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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 18:50
T'inquiète (Pigalle)

En 2014, Pigalle toujours tenu à bout de gros bras par son leader François Hadji-Lazaro, continue contre vents et marée de sortir des disques et donne naissance à « T’inquiète ».

Avec se pochette assez peu ragoutante, « T’inquiète » débute par « Le souvenir de son sourire » qui utilise une rengaine un peu facile pour accrocher l’auditeur.

Le rythme retombe sur « La tentation était belle » plat, linéaire et ennuyeux puis Pigalle explore une nouvelle fois le coté sombre de l’existence avec l’histoire glauque d’une enfance tordue « J’ai versé l’essence tout autour des granges ».

On appréciera le coté plus aérien et original de « Faut pas que tu changes » puis écoutera non sans ennui « L’arrêt du bus 51 » narrant une rencontre fortuite et hideuse à un arrêt du bus.

Plus décalé et amusant, « Mon toutou » est une belle déclaration d’amour à un chien (!) devenu le confident d’un homme seul.

Ambiance folk celtique pénible sur « Elle rêvait la tête en l’air » enchainé de « Devant la machine à sous » au texte finement ciselé sur l’addiction parfois fatale aux jeux.

Glissement vers la tristesse et l’ennui sur « Encore faudrait il » puis vers l’accordéon franchouillard des bals populaires avec « Ce soir, c’est çui qui dit qui y est ».

Hommage aux épiciers arabes et à la vie de quartier sur « Chez monsieur Mohamed », puis nouvelle flopée de spleen sur « Partir » et son triste harmonica.

« La baguette » se traine péniblement, « Ma petite sardine » tente d’émouvoir en évoquant avec talent les truands aux grand cœur attachés à leur progéniture.

On arrive enfin à la fin du disque composé de « Le phare » léger et subtil avant un « Ma moman je ne l’aime pas » version tordue d’un conte pour enfant.

En conclusion, « T’inquiète » fait l’effet d’un album de plus de Pigalle qui se répète au fil des ans et ne se risque pas au-delà du petit périmètre de la chanson dite réaliste.

Même si le talent littéraire de Hadji-Lazaro n’est plus à démontrer et si le bonhomme excelle dans l’ébauche de textes subtils, sombres et parfois émouvants, la musique reste quand à elle parfaitement minimaliste.

Difficile donc de s’enthousiasmer pour le manque de mélodie, de vivacité et de punch de la musique de « T’inquiète » qui restera une belle curiosité un peu vaine pour amoureux de beaux mots.

T'inquiète (Pigalle)
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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 17:40
Des espoirs (Pigalle)

Après avoir gentiment implosé à la fin des années 90, Pigalle renait de ses cendres en 2010 et sort un nouvel album « Des espoirs ».

Le groupe de François Hadji-Lazaro, auteur compositeur chanteur et multi instrumentiste dont on peut voir le crane reconnaissable sur la pochette du disque débute par le noir « Il te tape » avec sur un rythme quasi reggae l’évocation du calvaire d’une femme battue par son mari.

Incroyable de justesse, « Il te tape » met mal à l’aise par ses mots mais aussi par son rythme lancinant.

La joie ne refait pas surface avec « La dernière fois » ballade mélancolique sur fond de rupture.

Nostalgie toujours mais par rapport à l’enfance, sur « Si on m’avait dit » sur un rythme et un ton toutefois beaucoup plus guilleret.

L’accordéon est de sortie sur « Qui voudrait parler d’elle » particulièrement mou, tristoune et ennuyeux.

Que dire ensuite de « Je bois ma vie » pitoyablement dédié aux alcooliques avec de surcroit un détestable banjo.

On trouve Pigalle plus inspiré sur « La cité sans nom » superbe ode aux cités des banlieues françaises.

Après les banlieusards, les braqueurs sont à l’honneur de « Chez mme Eulalie » puis les couples adultères sur « Ils se voyaient deux trois fois par mois » avec violon et une timide guitare en soutien.

L’ennui suinte sur l’étrange « La frontière » puis la vulgarité s’installe sur le déglingué « Ah si j’avais su ».

On revient à la tristesse de « Il l’attendait », prend une giclée de (punk) rock gaudriolant sur « Il faut que je m’en aille » .

La fin du disque se profile alors, « Ophélie » sympathique avec son rythme haché et sa flute additionnelle puis « La biche », conte aux mélodies amples et soignées.

En conclusion, « Des espoirs » porte bien son nom et se montre un album très triste voir dépressif.

La qualité des textes de Hadji-Lazaro reste indéniable mais le manque de rythme, et d’allant se fait cruellement sentir sur le musique.

Trop linéaire, manquant de surprise, « Des espoirs » déroule tranquillement son spleen élégant.

Le résultat ne pourra donc que plaire aux fans les plus irréductible du groupe qui saliveront sur l’atmosphère toujours sombre, urbaine et réaliste de Pigalle.

Des espoirs (Pigalle)
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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 10:15
Paris (Cédric Klapisch)

Toujours en délicatesse avec Cédric Klapisch et le cinéma français en général, j’ai néanmoins regardé « Paris ».

Avec ce film au titre sobre sorti en 2008, Klapisch peint en plein hiver parisien le quotidien de plusieurs personnages gravitant dans la capitale française en se centrant sur Pierre (Romain Duris), jeune homme dont la carrière de danseur au Moulin rouge prend un tournant inattendu lorsqu’il apprend qu’il souffre d’une maladie du cœur en apparence incurable.

Ebranlé, le jeune homme qui se sait à plus ou moins courte échéance condamné, se replie sur lui-même dans son petit appartement parisien non loin du cimetière du Père Lachaise qui lui rappelle chaque jour l’issue un peu plus proche.

Il reçoit néanmoins le soutien de sa sœur ainée Elise (Juliette Binoche), qui n’hésite pas à demander de lever le pied avec son métier d’assistante sociale, pour s’installer chez lui avec ses deux enfants.

Jeune quadragénaire divorcée, Elise connait elle aussi une période de flottement dans sa vie.

Tandis que Pierre observe les gens vivre du haut de sa fenêtre, notamment sa jeune et belle voisine étudiante Laetitia (Mélanie Laurent), Elise fait le marché et côtoie une communauté de marchands gravitant autour du marché de Rungis.

On retrouve ainsi le fruitier Jean (Albert Dupontel), qui vit mal le comportement excentrique de son ex femme Caroline (Julie Ferrier) et son rapprochement avec le lourdingue Franky (Gilles Lellouche) le poissonnier.

On termine avec les commerçants par la boulangère (Karin Viard), aigrie, dure et pétrie d’a priori qui consent néanmoins à faire travailler une jeune femme d’origine maghrébine Khadija (Sabrina Ouazani).

Du coté des sphères plus « bobo » de la capitale, l’action se centre sur l’historien Roland Verneuil (Fabrice Lucchini) spécialiste de Paris, en pleine dépression après la mort de son père qui entretient des rapports conflictuel avec son frère Philippe (François Cluzet), architecte à succès dont la vie apparait en comparaison plus rangée avec femme et enfant.

Roland s’éprend de Laetitia qui est son élève à la Sorbonne, lui envoie des texto anonyme, finit par coucher avec elle, même si la jeune femme préfère Rémy (Joffrey Platel) un bel étudiant dans ses âges.

Le couple Pierre-Elise passe du temps ensemble, en sortant leurs vielles photos de famille ou en écoutant leurs vieux vinyles.

Malgré la peur, Pierre semble accepter plutôt sereinement son destin.

Après avoir constaté que la jolie voisine avait un petit amie, Pierre tente avec l’aide de sa sœur d’avoir une dernière fois des rapports sexuels avec une collègue de travail mais la manœuvre trop artificielle échoue.

Du coté des marchands, les débordements dus à l’alcool entrainent des scènes tordues comme l’humiliation de Caroline par Franky qui l’utilise comme une brouette.
Alors que ce couple hors norme tend à se rapprocher, Caroline décède brutalement dans un accident de moto.

Ivre de chagrin, Jean disperse ses cendres en haut de la Tour Montparnasse.

La fin du film est consacrée à la fête, avec deux soirées quasiment en parallèle, une organisée par Elise pour son frère diminué, l’autre entre filles à Rungis avec à la clé, exploration des immenses entrepôts du « Ventre de Paris ».

Au final, Elise repousse les avances d’un jeune homme noir (Marco Prince) et tombe par hasard sur Jean au marché.

Les deux quadra brisés finissement par devenir amants.

Pour finir, Pierre reçoit l’annonce de la disponibilité d’un donneur pour tenter une transplantation cardiaque.

Courageusement il accepte de tenter l’aventure et prononce un adieu à sa sœur, simple et en forme de « Merci ».

Il se laisse ensuite conduire en taxi jusqu’à l’hôpital, regardant peut être une dernière fois la beauté de la ville.

En conclusion, « Paris » est un film particulièrement profond et remuant qui traite de sujets tabous comme la mort ou plus précisément la brièveté de la vie comme l’avaient déjà remarqué des philosophes comme Sénèque.

Klapisch s’en sort à merveille avec ses acteurs fétiches comme Romain Duris, impressionnant de sobriété et de subtilité, les autres officiant dans des registres plus convenus.

La partie consacrée aux derniers instants d’un jeune homme se sachant condamné avec en appui sa sœur soudainement redevenue proche et les chassé croisés au cœur de la ville sont pour moi les parties les plus réussies.

Pour le reste les histoires de prof bobo se tapant leurs étudiantes, des gros beaufs de Rungis carburant au litron de rouge, les remarques racistes des boulangères ou la volonté d’Africains désireux de venir sur place, ne pèsent au final par bien lourd dans le propos final.

Autre point fort, cette fois visuel, l’hommage rendu à Paris qui peut être magique lorsque la luminosité (ne été ou hiver) vient sublimer la beauté de ses monuments.

On notera également la scène de dispersion de cendres en haut de la Tour Montparnasse, également forte et à contrepied des habituels clichés « nature » du genre.

Malgré donc les quelques habituels défauts du metteur en scène, « Paris » demeure une belle œuvre qui comblera sans doute sur le fond et la forme les amateurs de cinéma dit « intelligent ».

Paris (Cédric Klapisch)
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 22:47
Une nuit en enfer (Robert Rodriguez)

Au milieu des années 90, Robert Rodriguez est un des réalisateurs les plus branchés d’Hollywood aux cotés d’un Quentin Tarentino.

En 1996 sort « Une nuit en enfer » qui commence tambour battant en montrant un duo de braqueurs criminels les Gecko, Seth (Georges Clooney) et Richard (Quentin Tarentino) fraichement évadés de prison après avoir tué plusieurs policiers chargé de les arrêter.

La dangerosité du duo est mise en avant au cours de la scène d’une station service au cours de laquelle sont tués un policier en patrouille Earl Mc Grow (Michael Parks) et le gérant Pete Bottoms (John Hawks) qui paye cher en étant brulé vif, le fait d’avoir blessé Richard à la main.

Après avoir incendié la station service et trouvé un motel discret permettant de passer relativement inaperçu, le duo comprend qu’il a toute la police du Texas et le FBI aux trousses, et décide de gagner le Mexique ou une bande de narcotrafiquants est sensée les récupérer contre une part de leur butin.

Mais Richard montre des signes inquiétants de démence et tue une otage employée de banque et mère de famille après l’avoir violée.

L’irritation de Seth n’y change pas grand-chose et le duo criminel détourne alors une famille roulant en camping car pour passer au travers des barrages de police et ainsi approcher de la frontière.

Jacob Fuller (Harvey Keitel) ex pasteur et père de famille est obligé de céder à la force pour protéger sa fille Kate (Juliette Lewis) et son fils Scott (Ernest Liu).

Malgré une forte tension lors d’un contrôle de la police mexicaine, le stratagème fonctionne et le petit groupe ainsi constitué se rend au point de ralliement au Mexique, un bar improbable perdu au milieu du désert, le « téton tordu ».

Après avoir forcé le passage en tabassant les videurs, les Gecko et leurs otages pénètrent dans un endroit délirant ou le jeu, l’alcool et les femmes à demi nues sont monnaie courante sur fond de musique rock déjantée.

Lorsque le clou du spectacle arrive, la stripteaseuse Satanica Pandemonium (Salma Hayek) qui évolue lascivement avec comme accessoires un python albinos et une bouteille de whisky, les voix se taisent et les hommes ont le souffle coupé.

Mais le charme est rompu par l’arrivée des gorilles de l’entrée venu chercher leur revanche.

Une fusillade éclate, les videurs sont abattus mais la main de Richard une nouvelle fois blessée au couteau.

Le film bascule alors subitement dans la folie lorsque Satanica révèle sa véritable nature de vampire et tente de mordre Seth.

Si la belle est finalement abattue, les videurs et employés du bar se révèlent être en réalité de véritables vampires se repaissant des routiers de passages qu’ils dépouillent préalablement.

Une lutte confuse éclate alors à laquelle se mêlent deux clients : Sex Machine (Tom Savini) et Frost (Fred Williamson).

Les vampires sont finalement détruits à coups de pieux dans le cœur et de balles dans la tête, leur corps s’auto incinérant mais Richard est finalement mordu, ce qui le conduit immanquablement à devenir lui aussi un vampire et à se faire tué par son propre frère.

Sex Machine est lui aussi mordu au bras, sa transformation est inévitable et fait de lui excellent combattant maniant à merveille le fouet.

Il est finalement lui détruit.

La chaine semble pourtant sans fin puisque Frost et même Jacob se font mordre.

En un sursaut, l’ex pasteur parvient à rejoindre le petit groupe de survivants terrés dans une cave et les aide à se fournir en armes afin d’entamer une lutte ultime contre tous les clients eux aussi transformés en vampires.

Chacun prend alors une arme de fortune, Seth un marteau piqueur capable d’enfoncer des pieux, Kate une arbalète chargée de flèches baignée dans l’eau bénite, Scott avec un fusil à eau bénite + des préservatifs d’eau bénite et enfin une simple croix formé avec un fusil pour Jacob.

La lutte est épique, Scott et Jacob tués, seuls restent Seth et Kate qui sont alors miraculeusement sauvés par l’aube naissante qui brule implacablement les chairs des vampires.

Une fois récupéré par ses alliés narco mexicains, Seth offre à Kate une seconde liberté avec une partie du butin, loin de la nuit infernale vécus ensemble.

En conclusion, fausse série B, « Une nuit en enfer » connu en son temps un succès phénoménal auprès d’un public branché.

Scindé en deux partie, le film débute comme un polar ultra violent et choquant évoquant le pire de Tarentino, avec vulgarité atroce et violence malsaine puis bascule une fois dans le bar vers le fantastique le plus gore, jusqu’à en devenir amusant par son coté grand guignolesque.

Délirant, absurde, parfois agaçant par sa bêtise pure, « Une nuit en enfer » ne vaut le détour que par une unique scène, celle ou Salma Hayek ondule sensuellement son petit corps parfaitement musclé et sexy sur une musique particulièrement hypnotique de Tito & Tarentula.

En dehors de cette unique scène de grâce pure, on laissera ce film régressif et décérébré aux adolescents attardés et aux fans de Tarentino.

Une nuit en enfer (Robert Rodriguez)
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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 10:57
Lost saison 1, épisodes  17 et 18 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 1, épisodes 17 et 18 ».

Dans l’épisode 17 écrit par Javier Grillo Marxuach/Leonard Dick et réalisé par Tucker Gates l’action se focalise sur un flashback autour de Jin Soo Kwon(Daniel Dae Kim) en Corée, avec son serment d’allégeance prêté à Mr Paik (Byron Chung) pour qu’il lui concède la main de sa fille Sun (Kim Yoon Jin).

Jin devient donc l’exécuteur des basses œuvres de Paik, qui est derrière une vitrine d’hommes d’affaire, cache un des plus puissants parrains de la mafia coréenne, si puissant qu’il l’envoie menacer Butler (John Shoi), le Ministre de l’environnement qui refuse de le laisser ouvrir une usine ne respectant pas les normes.

Encore tendre et empli de scrupules, Jin se contente transmettre un message exempt de violence et en retour Butler bloque l’ouverture de l’usine, ce qui met Paik dans une fureur noire.

Chargé avec un collègue tueur à gages d’éliminer le ministre récalcitrant, Jin le tabasse à mains nues afin d’épargner se vie de père de famille.

Lorsqu’il revient ensanglanté auprès de Sun qui ignore tout des réelles activités de son père, une dispute éclate.

Ecœuré par ce qu’il est devenu, Jin va prendre conseil auprès de son père Mr Kwon, un modeste pécheur, qui lui recommande de quitter la Corée pour sauver son couple.

Ce sera Los Angeles avec à la clé d’autres difficultés.

Sur l’ile, Jin n’est pas au bout des ses peines, puisque suspecté d’avoir incendié le radeau que fabriquait Michael (Harold Pineau Jr) après que celui-ci soit intervenu pour l’arrêter de battre sa femme, trop dénudée à ses yeux.

Sawyer (Josh Holloway) qui devait participer à l’expédition maritime se charge de le capturer et le livre pies et poings liés à la colère de Michael.

Le coréen échappe de peu au lynchage par l’intervention de Sun, qui est du coup obligée de révéler au groupe qu’elle parle anglais.

Au final, Locke (Terry O‘Quinn), émet l’hypothèse que les autres habitants de l’ile ont probablement incendié le radeau de Michael mais arrache en réalité les aveux de Walt (Malcom David Kelley), qui ne souhaitait pas encore une fois déménager.

Malgré cela le couple coréen ne résiste pas à la tension et se sépare.

Libérée, Sun peut ainsi se baigner en maillot de bain dans l’océan.

Enfin de manière surprenante, une relation intime se crée entre Sayid (Naveed Andrews) et Shannon (Maggie Grace), malgré une froide mise en garde de Boone (Brian Somerhalder).

Dans l’épisode 18 écrit par Brent Fletcher/David Fury et réalisé par Dan Tallias, l’action s’oriente autour de la recherche d’un poste radio pour le radeau qui sera reconstruit avec chose inédite une collaboration entre Michael et Jin finalement réconciliés.

Sayid est mis à contribution pour retourner voir la française folle de la jungle Rousseau (Mira Furlan) mais prétexte ne pas être capable de retrouver le chemin.

Contre toute attente, Hurley (Jorge ), prend l’initiative et se rend seul dans la jungle pour trouver la française et la radio.

Lorsque le groupe s’aperçoit de l’imprudence de son raid solitaire, il envoie Jake (Matthew Fox), Charlie (Dominic Monaghan) et Sayid pour le récupérer.

Le petit groupe s’enfonce dans la jungle et retrouve Hurley en fâcheuse posture face aux pièges mortels placés par la Rousseau.

Cet épisode est l’occasion d’un flashback enfin consacré à Hurley, gagnant au loto de plusieurs centaines de millions de dollars mais victime après coup d’une incroyable série de malédictions aboutissant à la mort ou la blessure de ses proches.

Mal à l’aise, Hurley se rend à l’hôpital psychiatrique ou il rencontre Leonard Simms (Ron Bottita), l’homme qui lui a fourni la combinaison gagnante, mais le malade très agité, le met en garde contre la malédiction associés à ces chiffres et l’oriente vers l’Australie pour en déterminer l’origine.

La boucle se boucle de manière frappante, lorsque Hurley finalement arrivé seul jusqu’à Rousseau, parvient à instaurer un dialogue, gagner sa confiance et comprendre que l’avion de Rousseau s’était écrasé après avoir capté la même combinaison de chiffres qui lui a permis de gagner au loto.

Bonne pate, Rousseau accepte de donner sa radio à Hurley mais on comprend ensuite également que la combinaison fatale figurait également sur le fuselage de l’avion des naufragés.

En conclusion, « Lost saison 1, épisodes 17 et 18 » crée une nouvelle dimension à la série, en plongeant plus profondément dans la passé des différents acteurs, notamment le couple coréen, avec les surprenants tourments intérieurs de Jin, modeste pécheur éduqué autour de valeurs simples, happé par amour dans le monde corrompu et violent de la mafia coréenne.

Le personnage de « bon gros » de Hurley est lui aussi finalement un peu plus développé et introduit une mystérieuse histoire de chiffres, apparemment connectée de manière étroite aux déboires de nos naufragés, ce qui ne peut que rendre que captivante la suite des épisodes !

Lost saison 1, épisodes  17 et 18 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 17:59
Rock 'n' roll part 9 (Les Wampas)

Le rock français toujours à l’honneur récemment avec « Rock ‘n’ roll part 9 » neuvième album des Wampas, devenus en 2006 après la diffusion large bande de « Manu Chao » des stars quasiment mainstream, statut sans nul doute difficile à assurer pour les punk undergrounds.

Avec sa pochette flamboyante évoquant la fascination pour la musique US, « Rock ‘n’ roll part 9 » débute par « Christine » mid tempo terriblement accrocheur mettant en évidence la voix attachante de Didier Wampas.

La polémique arrive ensuite avec le second titre, « Chirac en prison » qui derrière un titre vicieusement calibré pour les radio, cache une provocation à l’égard d’un ancien président de la République.

Le ton est ensuite étonnamment doucereux sur « Danser sur U2 », ballade apaisée insolite sur lequel la voix de Wampas peine dans les aigus.

On revient avec plaisir au punk dans le plus pur esprit Ramones avec « Quand j’étais psycho » rapide, intense et insoumis.

La guitare de Philippe Almosino hurle encore sur « Saint Rémi » avant un hommage élégant sur fond de surf music au cycliste Marco Pantani sur « Rimini ».

On poursuit toujours en douceur avec « Hélicoptère » ballade mièvre malgré un son de guitare agréable avant de refaire cracher les décibels sur « Patrick » et « Tokyo yaki » excellents titres de punk rock vifs et puissants.

Soufflant le chaud et le froid, les Wampas versent à nouveau dans la ballade gentillette inoffensive avec « Seul en Gaspésie »

Difficile de s’enthousiasmer sur le robuste mais trop prévisible « Boogaloo » et même si « Johnny » prône étonnamment le respect voir la soumission face à l’indéboulonnable idole des ringards de France, le chant haut perche de Wampas la rend pénible à supporter.

On termine avec « Edimbourg » jolie ballade mélancolique emplie de classe.

En conclusion, « Rock ‘n’ roll part 9 » est un album de bonne qualité, confirmant le statut de groupe respectable des Wampas, officiant à mi chemin entre le punk des origines et le pop rock plus mainstream et accessible à un public généraliste.

Penchant un peu plus du coté du rock tendance pop, ce neuvième album s’écoule toujours avec plaisir en appréciant les quelques tubes bien troussés qui y figurent, l’intelligence des textes de Didier Wampas et en reconnaissant toujours les limites aisément identifiables de sa satanée voix.

Sans être un groupe à mes yeux culte ou inoubliable, les Wampas sont de solides artisans méritant assurément e respect.

Rock 'n' roll part 9 (Les Wampas)
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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 20:23
Paris'81 (Téléphone)

Il a déjà été dit en ces colonnes combien Téléphone était un groupe considéré comme marquant dans l’histoire du rock français.

Sorti en 2000, « Paris’81 » est une compilation des concerts du début des années 80 principalement enregistrés à Paris et ses environs (Saint Ouen).

On débute par « Crache ton venin » qui roule sans trop d’effort ni d’éclat, enchainé de « Fait divers » un tantinet plus dynamique et enlevé.

Difficile de s’enthousiasmer sur « Au cœur de la nuit » saccadé et poussif, puis sur l’infantile léger et sans intérêt « Ploum-ploum ».

On glisse quasiment vers la pop de « Fleur de ma ville » qui s’emballe à peine dans sa phase terminale.

Il faut attendre « Argent trop cher » pour enfin retrouver plus de muscle et de nefs chez les Parisiens et poursuivre sur cette bonne lancée avec le vif et frais « Ordinaire ».

Grand classique avec « La bombe humaine » porté par la voix du grand frère idéal de Jean-Louis Aubert qui en jouant sur les émotions et un texte habile, compense la relative platitude du morceau.

Tout se calme sur « Laisse tomber » bien terne et ennuyeux et on est ravi de retrouver la verve rock ‘n’ roll du groupe sur « Seul ».

« Telephomme » se présente ensuite comme une longue ballade mélancolique au premier abord geignarde avant d’accélérer de manière plaisante dans sa seconde partie avec un long solo de Bertignac.

Il était prévisible que Téléphone place son « Hygiaphone », tube rock à la dynamique puissante mais le choix de « Tu vas me manquer », long morceau plutôt déstructuré aux forts relents blues, laisse perplexe.

On termine par « Le silence » longue ballade acoustique folk-blues.

En conclusion, « Paris’81 » est un album live modestement achalandé qui a pour principal tort de se situer dans la tournée précédent les deux meilleurs albums de Téléphone, « Dure limite » mais surtout « Un autre monde ».

Montrant paradoxalement assez peu d’interactivité avec le public et manquant de tubes incontestables, « Paris’81 » n’est pas l’album live ultime qu’on serait en droit d’attendre de Téléphone est n’atteint qu’un niveau tout juste moyen pour peu qu’on ne soit pas un fan pur et dur du groupe.

Paris'81 (Téléphone)
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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 13:14
A voté (Parabellum)

Alors que Schultz, le chanteur des légendaires Parabellum vient de nous quitter il y a un mois à peine, il me semblait logique de lui rendre hommage avec « A voté » dernier album en date des parisiens.

Sorti en 2012, « A voté » utilise un artwork simpliste en forme de comic et propose une approche toujours rageuse et anti système.

Le trio de vétérans punk, Olivier Meyrand (basse) et Patrick Lemarchand (batterie) déboule par une simulation d’élections présidentielles dans laquelle Schultz devient président de la république « La victoire ! » avant de basculer avec « Le nouveau président » dans un titre braillard, lourd et vulgaire.

Le punk incisif et alerte revient en force avec « J’en ai rien foutre » décoché comme un uppercut au foie.

Parabelllum fait également forte impression sur « Brasero » mid tempo posé diablement efficace sur lequel la voix puissamment rock de Schultz fait mouche.

Que dire sinon qu’on goute avec plaisir le rock nerveux et viril de « Putain de série B » mais également le plus surprenant « Mayday » et ses quelques passages plus posés.

Après l’interlude surréaliste « Schultz bricole », on arrive à « C’est pas fait pour un mec comme toi » savoureuse joke sur le montage d’un meuble Ikea qui se transforme en enfer pour le chanteur, avec force de riffs étincelants.

Le feu d’artifice punk ‘n’ roll continue sur « Le 13 ième salopard » à l’harmonica flamboyant, enchainé par la reprise énergique de « Stand by your man » interprétée à deux voix.

On cogne à tout va sur « Super brune » ultra cynique sur les rockstars préfabriquées de toutes pièces, « Osmose 2012 » avec un coup de projecteur sur les 25 ans de carrière du groupe pour terminer par « Punky daddy » un peu long sur ses huit minutes.

En conclusion, « A voté » est un vigoureux album de punk rock montrant que les vétérans de Parabellum avaient encore en 2012 gardé quelques cartouches en réserve pour vendre chèrement leur peau face à l’establishment du music business.

Plus durs et féroces que les Wampas, les Parabellum flirtent parfois avec le heavy metal au niveau de leur son, gardant l’esprit irrévérencieux, rebelle et parfois déconneur du punk sur leurs textes souvent de très bonne qualité.

Avec un avenir à présent plus qu’incertain, il est normal de saisir l’occasion de ce dernier album pour rendre hommage à Schutz, sorte de Lemmy Kilmister français dont la voix puissante et rauque, hantera encore pour longtemps les mémoires des amateurs de rock.

A voté (Parabellum)
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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 09:01
Lost saison 1, épisodes  15 et 16 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 1, épisodes 15 et 16 ».

Dans l’épisode 15 écrit par Damon Lindelof et réalisé par Kevin Hooks, la découverte de Claire (Emilie de Ravin) par Locke (Terry O ‘Quinn) dans la foret provoque un vent de panique au sein des survivants.

Mais la jeune femme toujours enceinte ne se rappelle de rien.

C’est au tour de Charlie (Dominic Monaghan) de revivre son passé à mesure qu’il subit une nouvelle fois la pression d’Ethan (William Mapother) qui menace de tuer un survivant par jour si il ne lui ramène pas Claire.

Charlie se revoit junky en Grande Bretagne, obligé de séduire Lucy (Sally Strecker), la riche fille d’un homme d’affaires, pour lui dérober un objet de valeur et le revendre pour obtenir sa dose.

Sur l’ile, la résistance s’organise avec l’élaboration d’un système d’alerte sensé prévenir une nouvelle attaque d’Ethan, même si ceci ne l’empêche pas de tuer un naufragé et de laisser sa dépouille prêt du rivage.

Jack Shephard (Matthew Fox) change de stratégie et en accord avec Kate (Evangeline Lilly), déterre la valise contenant 3 pistolets automatiques 9 mm.

Il distribue les armes à Locke et même à Sawyer (Josh Holloway) qui bon prince confie celle qu’il a récupéré sur le corps du marshal à sa chère Kate.

Jack a l’idée d’utiliser Claire comme appât pour attirer Ethan.

La ruse fonctionne et un corps à corps intense s’engage.

Contre toute attente, Jack remporte le combat mais Charlie trop ivre de revanche surgit et tue Ethan.

Dans son flashback, il ne peut aller jusqu’au bout de sa trahison envers Lilly qui lui a de surcroit trouver un job de représentant en photocopieuses et pris sur le vif, ne peut que piteusement s’excuser d’avoir trahi la confiance de la jeune femme.

Dans l’épisode 16 écrit Drew Goddard par et réalisé par Jack Bender, l’histoire se resserre autour de Sawyer, qui se sent victimes d’attaques d’un sanglier.

Hanté par un problème plus complexe lié à son passé, il se lance seul dans une battue pour tuer l’animal qui le persécute.

Kate l’accompagne et une relation plus étroite se lie entre eux autour d’un feu de camps.

On découvre la traque de Sawyer pour retrouver l’escroc qui a séduit sa mère et poussé son père au suicide, et le tuyau que lui fournit le voyou Hibbs (Robert « Terminator II » Patrick), sur la présence de l’homme en Australie sous le nom de Frank Duckett (Jeff Perry).

Aveuglé par son désir de vengeance, Sawyer fait le déplacement, rencontre l’homme qui vend des crevettes, mais ne peut se résoudre à le tuer.

Perdu dans un bar glauque, il croise Christian Shephard ( John Terry), le père de Jack, en déroute en Australie et s’entretient avec lui.

Christian lui confie admirer le courage de son fils, et lui recommande d’aller au bout de son affaire pour se sentir apaisé, tout en ignorant la nature exacte.

Sawyer revient voir le marchand de crevettes et le tue, mais comprend plus tard qu’il n’était qu’un mauvais payeur dont voulait se débarrasser Hibbs.

Sawyer devient donc comme Charlie hanté, par le sentiment d’avoir tué un homme, même si ce dernier en nie farouchement les impacts sur son psychisme.

Ebranlé, Sawyer écoute les sages conseils de Kate et épargne le sanglier …

En conclusion, « Lost saison 1, épisodes 15 et 16 » continue de susciter l’attention en s’attachant à des personnages intéressants, le rocker sur le déclin Charlie, obligé de profiter de son capital notoriété pour séduire de riches groupies pour satisfaire son addiction à la drogue et Sawyer, charismatique et torturé escroc aux faux airs de Viggo Mortensen.

Ces flash back très sombres collent à merveille avec l’ambiance générale de la série, même si sur l’ile, la situation reste tout aussi mystérieuse et opaque, pour le moment.

Lost saison 1, épisodes  15 et 16 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 18:28
Les Wampas sont la preuve que dieu existe (Les Wampas)

Groupe légendaire du punk des années 80, les Wampas connurent un succès inespérée en 2003 à la faveur d’un single humoristique, décalé et bigrement accrocheur « Manu Chao ».

En 2009, six ans après le puissant mais court phénomène, les Wampas continuent leur bonhomme de chemin, loin des provocations faciles comme celle concernant Jacques Chirac sur l’album précédent.

Avec sa pochette débile à tête d‘autruche, « Les Wampas sont la preuve que dieu existe » débute par un glaviot punk « U.N.I.V.E.R.S.A.L » violente charge contre leur maison de disque.

On retrouve donc avec plaisir le coté frondeur, gouailleur mais aussi puissant des Wampas.

En comparaison, « Je me suis noyé » se situe plusieurs crans en dessous malgré sa rage et la voix braillarde de Didier Wampas mais c’est nanti d’une belle énergie que le groupe redresse la barre sur « Mon petit PD » puissant et accrocheur.

On sourira avec indulgence sur « I hate Switzerland » et les traditionnelles approximations vocales du chanteur dans les aigus.

Naif voir culcul, se place ensuite « La plus belle chanson d’amour » médiocre ballade manquant de feeling et de technique.

On trouve le groupe plus à son aise dans l’ambiance bordelico-punk des « Elle est ou ma loge ? » , fou et endiablé sur « Un dimanche à Strasbourg », et aussi amusant que touchant sur la petite bombe « Persistance rétinienne ».

Les ptits gars cognent encore dur sur « Les Wampas sont la preuve que dieu existe » punk méchant et teigneux puis parviennent à dompter leur envie d’en découvre sur l’étrangement calme « Il n’y a que les lâches qui freinent ».

Grosse poilade avec un hommage à Georges Marchais sur « George Marchais », aussi amusant que décalé puis fausse ballade du plus médiocre effet sur « Je n’aime que toi ».

On termine sur « Nevers était si bleu » vibrant et émouvant enchainé de « J’écoutais les Cramps » hommage brouillon qui fait office de conclusion baclée.

En conclusion, « Les Wampas sont la preuve que dieu existe » est un album de plus à mettre au crédit des parisiens, inlassables rebelles et trublions, habité par leur musique, un punk adolescent, tour à tour touchant ou irritant.

Ici rien de bien neuf au niveau de la forme et du fond, les Wampas restent un groupe agité et bruyant, usant de la provocation et étroitement marqué par les limites vocales de son chanteur Didier Wampas, assez incapable de monter dans les aigus sans se prendre les pieds dans le tapis.

Mais forts de leur nouveau statut, les Wampas bénéficient d’une production conséquente qui leur assure une puissance de feu impressionnante et leur permet de souvent faire mouche et de tenir la dragée haute aux groupes plus récents.

On saluera donc la longévité et l’enthousiasme du groupe qui continue ici de tenir fermement le cap des trente ans de carrière.

Les Wampas sont la preuve que dieu existe (Les Wampas)
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