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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 09:01

Un peu de légèreté dans ce monde de brute avec « Amour sur place » ou à emporter d’Amelle Chahbi.
Cette adaptation de 2014 d’une pièce de théâtre à succès jouée par deux anciens du Djamel Comedy Club, raconte l’histoire d’Amelle (Amelle Chahbi) manageuse d’un Starbucks à Paris qui va rencontrer Noom (Noom Diawara) l’un des nouveaux employés et tomber progressivement sous le charme de cet antihéros attachant.
Noom se laisse en effet vivre dans le 91 dans la maison de ses deux mamans maliennes et subit l’influence néfaste de son copain glandeur Julien (Pablo Pauly), tandis qu’Amelle est une working girl d’origine algérienne tentant bravement de surmonter une violente rupture amoureuse.
Avec son humour et son ton décalé, Noom va attirer Amelle et commencer à flirter.
Mais Amelle par peur d’être déçue, Amelle se refuse à coucher rapidement et demande à son prétendant d’attendre un mois.
Frustré, Noom souffre mais tient bon malgré la pression de Julien qui vit une histoire explosive avec Barbara (Aude Pépin) une copine de danse d’Amelle.
Après un séjour mouvementé à Castor Park ou Amelle doit lutter contre la très sexy animatrice Vanessa (Kimberly Zakine), le couple décide de passer à l’acte et de faire ensuite les présentations aux parents.
Si les choses se passent à peu près bien avec les mamans de Noom, le père d’Amelle fait un malaise en découvrant la couleur noire de Noom après avoir assisté au spectacle de danse de sa fille.
En réalité Jeff (Sébastien Castro) un collègue amoureux d’Amelle a manœuvré pour évincer Noom.
Percluse de remords après avoir rejeté Noom sous la pression familiale, Amelle change d’avis et retourne le chercher pour vivre une véritable histoire d’amour avec un bébé à la clé.
En conclusion, « Amour sur place » est un film rafraichissant, bien écrit et bien joué, montrant que parfois l’amour peut aller au-delà des clivages raciaux et culturels.
Bien sur l’outrance est parfois présente avec des assertions violentes sur les Noirs ou les Arabes, mais on rit globalement tout le temps en raison de la finesse d’interprétation de Noom très attachant.
Une bonne surprise donc de la série B du Jamel Comedy Club, avec deux acteurs non superstars qui auront finalement réussi à trouver leur place dans un créneau ultra saturé et concurrentiel aujourd’hui.

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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 18:45

D’ordinaire assez inspiré dans ses réalisations, le duo comique Eric et Ramzy sort en 2011 « Halal police d’état » mis en scène par Rachid Dhibou.
L’histoire rocambolesque au possible est celle de deux policiers algériens envoyés à Paris pour enquêter sur le meurtre d’épiciers arabes dans le quartier de Barbès.
Nerh-Nerh (Ramzy Bédia) s’arrange donc avoir à ses cotés son ami le kabyle (Eric Judor) qui depuis qu’il a rencontré des extraterrestres, a perdu l’accent algérien et est obsédé par l’observation de l’espace.
A son arrivée à Paris, ce duo pittoresque est pris en main par un commissaire bien franchouillard (Jean-Pierre Lazerini) et son adjoint Cohen (Frédéric Chau) qui s’insurge contre les soupçons racistes ciblant un meurtrier asiatique.
Logé dans un hôtel miteux tenu par un gérant aux faux airs de Patrick Bates  (Jean Baptiste Shelmerdine), les deux blédards développent des théories plus fumeuses les unes que les autres allant à l’encontre de la rationalité du commissaire.
Si Nerh-Nerh s’amourache de Hilguegue (Anca Radici) une danoise croisée lors d’une course poursuite, l’arrivée de trois cousins du bled venant squatter sa chambre d’hôtel compromet quelque peu ses plans romantiques.
Quant au kabyle, il passe le plus clair de son temps à parler à une créature qu’il semble avoir ramenée dans sa valise et ne brille pas non plus par sa très grande sagacité.
Après de multiples péripéties, gags et fausses pistes, les deux flics dirigent leurs soupçons vers un réseau d’extrême droite qu’ils tentent d’infiltrer à une soirée encapuchonnée.
Mais repérés, Nerh-Nerh et le kabyle ne doivent leur salut qu’à l’extraterrestre de ce dernier qui avant de repartir sur sa planète en soucoupe volante, arrive à calmer les fachos.
Enfin, une oreille perdue puis recousue implique clairement le gérant de l’hôtel comme bras armé de l’organisation anti arabes…
Mais l’homme particulièrement retors les deux flics et les soumet à un supplice de noyade particulièrement raffiné et cruel.
Heureusement, le kabyle parvient à s’échapper et à délivrer Nerh-Nerh en fâcheuse posture.
Alors le gérant prend en otage Hilguegue, il est finalement mis hors d’état de nuire par les policiers algériens.
En conclusion, pour ce film, Eric et Ramzy ne semblent pas s’être beaucoup foulés et versent dans une certaine facilité avec blagues communautaires et moqueries bon enfant sur ceux que les Beurs appellent avec une certaine condescendance les Blédards.
Scénario rachitique, gags pour une fois moins drôles si ce n’est une hilarante scène de close combat ou Eric se fait défigurer par une instructrice très masculine, « Halal police d’état » est globalement un navet à oublier très vite même en étant fan du talentueux duo…

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22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 18:38

Sorti en 2008, « Seuls two » est le tout premier film du duo de comiques Eric Judor et Ramzy Bédia.
A Paris, Gervais (Eric Judor) est un policier minable obsédé par la traque d’un voleur de distributeurs de banque et d’objets d’art Curtis (Ramzy Bédia).
Mais le voleur reste le plus malin et humilie constamment le policier qui de plus est affublé de crises nerveuses qui l’obligent à prendre régulièrement des injections.
Du coté de sa vie privée, Gervais s’apprête à épouser Juliette (Elodie Bouchez), pratique des compétitions de curling avec passion et fréquente un voisin complètement barré Xavier (Fred).
Amoureux d’une marchande d’art bourgeoise (Kristin Scott Thomas), Curtis a néanmoins un problème autrement plus sérieux que la police, échapper aux quatre frères Bouglioni qui ont décidé de venir le tuer pour une dette non honorée.
Heureusement les deux leaders Samy (Omar Sy) et Freddy Bouglioni (MC Jean Gab’1) sont trop bêtes et maladroits pour être de bons tueurs et ratent régulièrement leur cible.
Au cours d’une course poursuite après Curtis, Gervais se retrouve seul sur les Champs-Elysées.
Il finit par s’inquiéter lorsqu’il réalise que Paris est complètement vide.
Après avoir épuisé le bottin et écumé les rues, Gervais découvre que le seul autre habitant de Paris encore présent est son ennemi Curtis qui lui profite à fond de la capitale vidée : conduite de formule 1 sur les quais de Seine, pillage de la Fnac, jeux sur la pelouse du Stade De France, barbecue sur la Tour Eiffel…
Finalement Gervais et Curtis comprennent que lorsqu’ils se touchent le monde redevient normal et lorsqu’ils se disputent il se vide.
Ils décident alors de s’entraider : Gervais désirant retrouver Juliette pour l’épouser, Curtis désirant échapper aux Bouglioni.
Après une succession de poursuites, de disputes et de scènes plus loufoque les unes que les autres notamment une mémorable dispute au zoo de Vincennes et course poursuite sur les toits se soldant par la mort de deux des frères, Curtis laisse Gervais épouser Juliette et s’arrange pour faire coincer in extremis les derniers imbéciles qui le poursuivent.
En conclusion, « Seuls two » est un premier film réussi dans la parfaite lignée de l’humour assez unique et irrésistible d’Eric et Ramzy.
Absurde, délirant, spectaculaire et servi par une pléiade de copains-stars acceptant des petits rôles, « Seuls two » fait passer un excellent moment de pur divertissement et c’est bien là l’essentiel qu’on peut attendre d’un tel film !

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 20:47

Dans un registre fort heureusement beaucoup plus léger, « Alibi.com » est la comédie en vogue de ce mois de février 2017.
Réalisé par Philippe Lacheau, « « Alibi.com » montre comment cette entreprise gérée par Grégory Van Huffel (Philippe Lacheau), fournit à ses clients des excuses/prétextes pour au choix tromper leur conjoint, échapper à un diner de famille, cacher son homosexualité lorsqu’on est un rapper macho (Joey Star) ou sécher l’école.
Grégory a pourtant une grande surprise lorsque Florence Martin (Elodie Fontan), une belle jeune femme dont il est éperdument amoureux, a pour père Gérard (Didier Bourdon) l’un de ses clients qui trompe allégrement sa femme Marlène (Nathalie Baye).
Les deux complices se tancent donc, chacun tenant l’autre par le biais de son secret, surtout que Grégory a dit à Florence qui ne supporte pas le mensonge qu’il était stewart.
Lorsqu’il lui indique partir en Tanzanie pour le travail, Gérard lui se rend dans le sud retrouver sa maitresse Cynthia (Nawell Madani) de la France en prétextant un séminaire de travail à Beauvais.
Mais les choses se gâtent lorsque Marlène et Florence se retrouvent dans le même hôtel que Gérard.
Paniqué, Gérard prétexte une surprise pour l’anniversaire de Florence mais contacte paniqué Gregory pour l’aider.
Avec le faux cul Mehdi (Tarek Boudali) et Augustin (Julien Arruti) un geek, Grégory doit donc cambrioler la maison des Martin pour ramener son alliance à Gérard.
Lors de ce périple épique, ils surprennent Maurice (Philippe Duquesne) un voisin fraichement divorcé se masturbant en cachette sur le portrait de Marlène.
Leur mission accomplie malgré les défaillances subites de Mehdi qui avait caché sa narcolepsie à ses collègues, les trois compères volent au secours de Gérard.
Cynthia est prévenue d’une garde à vue pour alcoolisme de Gérard et occupée par Gregory qui se fait passer pour un célèbre manager de musique afin de flatter son égo d’apprentie chanteuse.
La cohabitation de Florence et de Grégory au même endroit donne lieu à une série de péripéties qui font douter la jeune femme de la présence de son amant en Tanzanie.
Tandis que Mehdi endormi sur un matelas pneumatique dérive sur l’océan et se fait happer par des migrants et que Julien échoue dans une soirée « super héros » ou sous l’effet de la drogue il embrasse une femme âgée, Marlène révèle sa folie à Gérard en effectuant un run dans les campings en voiture de golf et en dansant avec lui comme lors de leur prime jeunesse.
Réconcilié, le couple fait l’amour sauvagement sous les yeux ébahis de leur fille.
L’affaire pourrait en rester là si Cynthia de retour après avoir échappé à une course poursuite face à des gitans revanchards, s’aperçoit avoir été dupée et dérobe le PC de Grégoire.
Le jeune homme hospitalisé après avoir échappé de peu aux gitans, se rue pour essayer de l’intercepter mais échoue avec une nouvelle fois les gitans à ses trousses.
Lorsque le scandale éclate, Florence quitte Martin qui tente par tous les moyens de la reconquérir.
Agressé par trois ouvriers au parc des Buttes-Chaumont, Grégoire est secouru par sa belle…qui lui pardonne tout, même si l’affaire apparait comme un coup monté.
En conclusion, « Alibi.com » est l’un des films français les plus drôles qui m’ait été donné de voir et va assurément entrer au palmarès des classiques du genre.
Jeunes acteurs talentueux (Madani et l’ex bande à Fifi) côtoient des acteurs confirmés (Bourdon, Baye) dans une avalanche non stop de gags mélangeant plusieurs références de geek : Star wars, Jean-Claude Van Damme, Mary à tout prix, la musique des années 80 et tous les films de super héros.
On passe donc un excellent moment en s’inclinant devant tant de talent et de créativité !

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 20:00

Plongé dans le passé avec « Hot shots ! » de Jim Abrahams.

Sorti en 1991, « Hot shots ! » est ni plus ni moins qu’une énorme parodie de « Top gun » avec en guest star Charlie Sheen alias Sean Tooper Harley, pilote d’élite retiré dans une communauté indienne après avoir été viré de l’US Navy pour insubordination.

Tooper est cependant recherché par le capitaine James Block  (Kevin Dunn) qui recherche des pilotes hautement qualifiés pour une mission risquée contre les centrales nucléaires de Saddam Hussein.

Après quelques palabres, Tooper accepte et rempile pour faire connaissance avec ses collègues : Pfaffenbach (Jon Cryer) atteint de strabisme divergent ou Pete Thomson (William O‘Leary) dit Pas de bol.

Kent Gregory (Cary Elwes) lui en veut à mort pour la mort de son père pilote Dominic (Ryan Stiles) censée avoir été provoquée par une erreur de pilotage de Buzz Harley (Bill Irvin).

Face à l’agressivité de Kent, Tooper montre des faiblesses criantes à l’évocation de la tragédie de son père, ce qui le pousse à consulter une psychiatre Ramada Thomson (Valeria Golino) dont il est tombe immédiatement amoureux.

Dans l’attente de la préparation de la mission, les sketchs s’accumulent dans tous les sens : véritable numéro de Ramada à la fois exceptionnelle gymnaste et chanteuse glamour de cabaret, gaffes en pagaille de l’Amiral Thomas Benson (Lloyd Briges) responsable de la mission rendu complètement débile et incompétent par ses blessures de guerre…

Block qui travaille pour Wilson (Efrem Zimbalist) un industriel sans scrupule qui souhaite en réalité montrer que les vieux avions de la Navy sont impropres à remplir leur mission, accumule les missions foireuses qui aboutissent à la mort de Thomson.

Mais face au manque de scrupules des industriels, Block se rebelle et redevient fidèle à son pays, tandis que Wilson sabote les appareils.

Le jour de la mission, Topper connait une défaillance spectaculaire mais lorsque Block réhabilite l’honneur de son père, se reprend pour triompher de plusieurs chasseurs ennemis et sauver son escadrille.

Les centrales sont bombardées tout comme leur commanditaire Saddam Hussein et Topper peut finalement apponter malgré les dommages sur son avion.

Blessé, Block est évacué pour être traduit en cours martiale, Wilson poursuivi et torturé par un dentiste (!).

Reconnu pour son acte de bravoure, y compris par Gregory, Topper est réhabilité et libre de connaitre l’amour avec Ramada.

En conclusion, « Hot shots ! » est un classique du film parodique ayant aujourd’hui pris un bon coup de vieux.

Basé sur sa folie et son rythme d’un gag toutes les dix secondes, le film contient pas mal de déchets et ne fait rire qu’en de rares occasions.

Les références aux succès du box office américain sont innombrables, dépassant de loin « Top gun » et permettent à Charlie Sheen de décrocher le rôle le plus rentable de sa carrière.

Mais avec son humour bon enfant et souvent ras la moquette, « Hot shots ! » est à ranger à présent au rayon « vieilleries » aux cotés des « Y-a-t-il un ».

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 19:30
La tour Montparnasse infernale (Charles Nemes)

Avec la sortie de « La tour de contrôle infernale » petit retour sur « La tour Montparnasse infernale » film de Charles Nemes sorti déjà en 2001.

Ici on retrouve deux laveurs de carreaux (le duo Eric Judor et Ramzy Bedia) en plein travail sur la célèbre Tour Montparnasse, qui sont les témoins malgré eux d’une prise d’otage de grande envergure.

Les preneurs d’otage sont emmenés par Michel Vignault surnommé Machin (Serge Riaboukine) et font pression sur Lanceval (Michel Puterflam) le PDG d’un grand groupe international pour qu’il leur délivre le code pour ouvrir un coffre fort dans lequel se situent 50 millions d’euros.

Les laveurs de carreaux sont terrifiés par l’horreur de la situation d’autant plus que les gangsters semblent voir pris le total contrôle de la tour.

Tout se mélange dans leurs esprits simples, habités par des fantasmes de culturisme pour le plus longiligne des deux obsédé par un couteux programme de « force pure » ou pour le plus trapu un amour aussi passionné qu’irréaliste avec Marie Joëlle (Marina Fois) la nièce de Lanceval.

Face à la résistance du vieux PDG, Michel n’hésite pas à abattre Marie Joëlle, en réalité un complice n’hésitant pas à trahir sa famille pour de l’argent.

Mais une fois le code obtenu, un nouvel écueil se dresse : seule la main de la femme de Lanceval est capable d’ouvrir le coffre.

Le gang semble encore une fois avoir tout prévu et achemine la main de la femme qui a été préalablement exécuté.

Lorsque le petit laveur de carreau réalise que sa chère et tendre est en danger de mort, ceci déclenche en lui une réaction de courage/inconscience insoupçonnée.

S’élançant du haut de la tour retenu par un seul tuyaux d’arrosage, il percute violemment la vitre et s’assomme, restant suspendu dans le vide.

Son ami tente maladroitement de le secourir et le duo de gaffeurs réussit par un coup de chance inespéré à assommer le premier homme qui se rend sur le toit pour régler la situation.

Usant de chance ou de dissimulation, les laveurs de carreaux parviennent à échapper aux tueurs lancés par Michel qui semble obéir aux ordre de la froide Marie Joëlle.

Le duo parvient même à provoquer un gigantesque black out en faisant exploser par inadvertance une charge explosive et tuent Ming (Bo Gaultier de Kermoal) amenant la main de madame Lanceval dans la Tour.

Avec la police alertée et la main récupérée par les laveurs de carreau, Marie Joëlle décide d’utiliser la bêtise et l’affection du plus petit des deux pour le localiser et l’éliminer mais une succession de bêtises et de contre temps font échouer ses plans.

Chang (Bo Gaultier de Kermoal) le frère de Ming, expert en arts martiaux poursuit les deux gaffeurs de sa haine mais ne peut les attraper dans les gaines de ventilation de la gigantesque tour.

Trouvant fortuitement deux armures médiévales, les laveurs de carreaux tuent par ricochet Chris (Bruce L Johnson) un noir athlétique membre du gang.

C’est pareillement attifé que le duo affronte Chang qui manque de les tuer après un hilarant combat d’art martiaux copié sur « Le jeu de la mort ».

Chang rate son coup et saute dans le vide à la place de ses victimes…

Les gangsters tiennent tête à la police et le coffre est finalement ouvert.

Mais le duo de gaffeurs attend son heure sur le toit ou un hélicoptère est chargé de récupérer les truands.

Après avoir dupé les pilotes, ils prennent leur place et font mine d’embarquer la cupide Marie Joëlle qui a préalablement abattu Michel.

Le décollage a finalement lieu dans une cacophonie sidérante et des tirs entre policiers et gangsters, Michel blessé s’accrochant désespérément à l’hélico avant de chuter en voulant prendre la main coupée pour se hisser.

Les deux laveurs de carreaux finissent par se poser en catastrophe en se crashant dans le hall de la gare Montparnasse.

Marie Joëlle utilise un stratagème pour les amener à courir sans se retourner mais réalise trop tard qu’elle a récupéré une valise pleine de billets gribouillés.

En conclusion, « La tour de contrôle infernale » est un film 100% comique et délirant à réserver aux fans de l’humour d’Eric et Ramzy qui délivrent un véritable festival de blagues souvent très drôles.

Des deux acolytes, Eric est sans doute le plus drôle des deux avec son personnage de minable/abruti à la Jean-Claude Dus teinté d’une touche d’enfantillage de niveau 5 ans.

Son imitation laborieuse de l’accent chinois face à un sosie de Bruce Lee constitue sans doute l’un des pics du film.

Mais Ramzy n’est pas en reste non plus, jouant sur son physique maigre et son intérêt pour la musculation pour masquer une homosexualité refoulée.

Autour d’eux, une pléiades de guets/potes dont Omar et Fred, Pierre-François Laval ou Joey Starr font quelques apparitions amusantes.

Même si le scénario est volontairement débile et régressif, on se régale avec cette parodie de « Piège de cristal » de « La tour infernale » teintée de référence au « Jeu de la mort ».

Un premier film qui ne pourra que plaire aux fans d’humour à « Dumb and dumber » !

La tour Montparnasse infernale (Charles Nemes)
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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 17:23
Mafia blues (Harold Ramis)

Un peu de comédie en cette fin d’année avec « Mafia blues » de Harold Ramis.

Sorti ne 1999, « Mafia blues » voit un chef de la Mafia New-Yorkaise, Paul Vitti (Robert de Niro) atteint de dépression après une fusillade ayant tué un de ses proches.

De moins en moins capable de faire valoir son autorité et sa férocité, Vitti fait malaises sur malaises et comprend à contre cœur qu’il a besoin de voir un psychiatre.

Il charge son homme de confiance, l’énorme Jelly (Joe Viterelli) de lui trouver quelqu’un dans la plus grande discrétion.

Jelly qui n’est pas bien malin se souvient néanmoins avoir eu un accrochage avec un psychiatre du nom de Ben Sobol (Billy Crystal).

Sobol reçoit donc terrifié la visite d’un patron de la Maffia qui le contraint à le soigner.

Lors de son mariage à Miami avec Laura (Lisa Kudrow) Vitti et ses hommes s’invitent dans le même hôtel que lui et exigent une attention de tous les instants.

Sobol se retrouve donc en pleine nuit dans le sous sol d’une piscine à parler des problèmes sexuels de son encombrant client.

Mais Primo Sidone (Chazz Palminteri), le rival de Vitti qui a juré sa mort envoie des tueurs lui régler son compte.

Après un mano à mano dans sa chambre d’hôtel, un des tueurs est expédié d’un balcon et s’écrase au sol en plein milieu de la cérémonie de mariage de Ben et Laura.

Son mariage gâché, Sobel pousse Vitti a parler à parler à Sidone dans le cadre de sa thérapie.

Le résultat est un savoureux mélange de jargon de psy et de menaces de gangsters.

De retour à New-York, Sobel découvre les encombrants cadeaux de Vitti mais également la pression du FBI qui le manipule en lui faisant croire que le mafieux va l’éliminer prochainement.

Forcé de coopérer avec les fédéraux, Sobel porte un micro sur lui dans l’espoir de piéger Vitti mais se montrant calamiteux dans l’exercice, finit par l’enlever dans les WC d’un restaurant italien ou il déjeune avec le mafieux.

Vitti qui soupçonne Sobel de trahison décide de l’emmener dans un terrain vague pour le tuer mais un ultime face à face lui fait prendre conscience de la loyauté de son docteur et de la nature de son traumatisme, sa relation avec son père, assassiné sous ses yeux dans un restaurant sans qu’il ne puisse rien y faire.

Mais Vitti demeure trop effondré pour participer à une rencontre au sommet entre boss de la Mafia.
Jelly intervient donc une ultime fois, bâclant la nouvelle cérémonie de mariage de Sobel et Laura, pour forcer le psy à prendre la place de son patron.

L’entrevue dans un hangar ou siège une impressionnante assemblée dont le fameux Sidone, est des plus comiques, Sobel baratinant son rival par un mélange de techniques de psychiatre et de phrases de mafieux captées aléatoirement.

Sobel parvient à brouiller juste assez les pistes pour permettre à Vitti d’arriver pour annoncer son retrait des affaires.

Bien entendu les choses ne se passent pas si facilement et une fusillade éclate entre les hommes de Vitti et ceux de Sidone.

Le FBI arrive alors embarquant les gangsters tandis que Sobel qui a pris une balle pour Vitti est envoyé à l’hôpital.

Bonne pate, il se rend en prison voir son ancien patient qui lui communique sa gratitude en invitant le chanteur Tony Benett pour chanter dans son jardin.

En conclusion, « Mafia blues » est une comédie légère ne fonctionnant que sur le duo comique de Niro-Crystal.

De Niro parodie avec un plaisir évident ses traditionnels rôles de mafioso italien pour camper un gangster dépressif dans l’incapacité de menacer et tuer des gens.

On oubliera la minceur du scénario et les multiples invraisemblances pour ne retenir que les sourires provoquées par les situations incongrues, sourires ne signifiant pas pour autant éclats de rires...

Beau succès au box office, « Mafia blues » bénéficiera d’une suite tournée trois ans après.

Mafia blues (Harold Ramis)
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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 06:50
Fatal (Michael Youn)

Devenu ultra populaire au début des années 2000 à la faveur d’une émission matinale faite dans un esprit « radio libre », Michael Youn capitalise sur son succès pour devenir acteur et réalisateur pour la première fois avec « Fatal ».
Sorti en 2010, « Fatal » raconte la descente aux enfers de Fatal bazooka (Michael Youn) gangsta rap bling bling à la française, qui concurrencé par l’arrivée d’un rival nommé Chris Prolls (Stéphane Rousseau), adepte d’un courant électro-bio, se voulant proche de la nature, va perdre peu à peu son crédit.
Vivant dans la démesure dans une maison digne de Hugues Hefner, conduisant des pick ups surélevés, Fatal qui a construit son succès sur une musique vulgaire, beauf et misogyne a du mal à mettre son égo de coté et tombe grossièrement dans les pièges que lui tend Prolls.
Une première fois ridiculisé dans une pathétique tentative de communication autour d’un enfant bulle, Fatal perd définitivement la face lors d’une soirée récompensant les meilleurs musiciens de l’année ou Prolls rafle tous les prix, révèle ses origines savoyardes et non du ghetto, ce qui le met en rage et le pousse à venir s’exhiber nu sur scène.
Lorsqu’il se réveille après un coma éthylique, Fatal apprend que son manager Tony Tarba (Jean Benguigui) le licencie, que sa compagne potiche Athéna Novotel (Isabelle Funaro) sosie de Parie Hilton, le quitte et ainsi que ses amis les plus proches son manager Bruce Keita (Fabrice Eboué), son ingénieur du son Pedro Summer (Vincent Desagnat) et son garde du corps à la sexualité trouble Hervé Willard (Jérôme Le banner l’ex champion de kickboxing).
Ruiné et brisé, il est expulsé de chez lui et erre seul dans les rues, se clochardisant.
Après une ultime tentative de publicité pour les canapés qui avorte, Fatal quitte la ville, retournant en auto stop dans sa Savoie natale.
Sa mère Milka (Catherine Allegret) l’acceuille dans le chalet familial et lui prodigue ses encouragements.
Redevenu Robert Lafondu, l’ex rappeur retrouve une vie simple dans les montagnes et s’improvise, non sans difficulté berger sous l’œil goguenard de son nouveau beau père chinois Boon Mae (Xiao Sun).
Il renoue également avec Heidi (Armelle) son ex amour de jeunesse qui comme sa mère finit par le motiver pour faire ce qu’il fait de mieux : briller !
Regonflé à bloc après avoir récupéré au péril de sa vie une fleur légendaire pour la famille Lafondu sur une montagne gardée par un bouc maléfique, Lafondu retrouve ses trois amis et repart vers la ville après avoir lancé un défi à Kris Prolls.
Le match est une battle diffusée en direct et Fatal malgré les nouveaux moyens de son rival qui a au passage raflé la vénale Athéna, finit par dominer son rival avec un son nouveau mélangeant hip hop hargneux et musique savoyarde.
Lors de l’ultime face à face, Prolls assène un cri suraigu à Fatal qui réplique par un son plus grave, dite de la fréquence sombre, qui a pour effet de donner aux gens l’envie de déféquer.
Prolls doit donc battre en retraite et la salle être évacuée tandis que Fatal triomphe…
En conclusion, sous des dehors d’une grande bouffonnade ou « Younerie » illustrant l’esprit provocateur et déjanté de son auteur, « Fatal » est un film plutôt habile, équilibré et surtout incroyablement divertissant.
Youn se laisse aller à sa folie débridée, critiquant les rappeurs du show business (on pense à Booba), les écolos faux culs et les blondes écervelées de la télé réalité (voir rubrique Paris Hilton).
Parfaite synthèse de l’esprit « Morning live » émission que j’ai beaucoup regardé au début des années 2000 lorsque je cherchais un travail, « Fatal » a donc tout pour séduire un public jeune et branché.
Le meilleur film de Michael Youn à ce jour ?

Fatal (Michael Youn)
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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 20:34
Bébé, mode d'emploi (Greg Berlanti)

Changement radical de registre avec « Bébé, mode d’emploi » de Greg Berlanti.

Sorti en 2010, « Bébé, mode d’emploi » est pratiquement un copié/collé de « En cloque, mode d’emploi » sorti trois années auparavant.

Dans cette comédie américaine légère, deux trentenaires célibataires que tout oppose ou presque notamment un premier rendez vous arrangé catastrophique, se retrouvent tuteurs d’un bébé Sophie après la mort accidentelle de ses parents, Peter et Alison Novack (Hayes Mc Arthur et Christina Hendricks).

Holly Berenson (Katherine Heigl) est propriétaire d’une boulangerie et courtise un sémillant client docteur Sam (Josh Lucas) tandis que Eric Messer (Josh Duhamel) est un play boy travaillant dans le milieu du basket ball, jouant de son physique avantageux pour multiplier les aventures.

Faisant fi de leur animosité réciproque, les deux célibataires vont emménager dans la maison des Novack et tenter d’élever au mieux Sophie.

L’apprentissage du rôle de parents va être dur et les doutes nombreux pour ce couple mal assorti et mal préparé avec la pression des voisins s’exerçant : un couple homo George (Andy Buckley) et Gary (Bill Brochtrup) , Josh (Will Sasso) un ancien athlète bedonnant et sa femme blonde entre deux âges et enfin une grosse femme Dee Dee (Melissa Mc Carthy) menant la vie dure à Scott (Andrew Dally) un petit homme sans personnalité relégué à changer les gosses.

Contre toute attente, Eric et Holly vont se piquer au jeu et finir par devenir amants sur fond d’excès alcoolisés et drogués.

Malheureusement, Eric va accepter une promotion à Phoenix et laisser Holly seule qui a renoncé à un projet d’agrandissement professionnel pour se consacrer à Sophie.

Lorsque Eric revient pour Thanksgiving, il trouve Sam installé, la luxueuse maison en vente et fait une scène de ménage à Holly qui regrette amèrement son départ.

Poussée par un étrange revirement de l’assistance sociale Sarah Burns (Janine Groff), Holly court après Eric qui s’apprête à prendre un avion de retour pour Phoenix et le manque, pour finalement le retrouver dans la maison.

L’évidence s’impose donc et un véritable couple se forme donc avec un bébé à la clé.

En conclusion, « Bébé, mode d’emploi » marche sur les traces de « En cloque mode d’emploi » et perd donc en effet de surprise ou en saveur, car l’homme est ici doté d’un physique de mannequin tandis que dans le précédent opus on avait affaire à un geek attachant mais plutôt repoussant physiquement.

Les bonnes vieilles recettes sont donc de mise pour ce divertissement léger et bien interprété, avec cependant parfois l’agaçante sensation de politiquement correct qui ressurgit, Berlanti n’étant pas Appatow.

A réserver donc pour un public relativement peu exigeant.

Bébé, mode d'emploi (Greg Berlanti)
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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 11:00
De l'autre coté du périph (David Charhon)

Comédie à présent avec « De l’autre coté du périph » de David Charhon.

Sorti en 2012 après le raz de marée des « Intouchables », « De l’autre coté du périph » exploite sans vergogne la popularité de la nouvelle star et personnalité préférée des Français Omar Sy pour délivrer un nouveau film sur l’attirance des contraires : François Monge (Laurent Laffite) capitaine de police des beaux quartiers obligé de coopérer avec l’inspecteur Ousmane Diakité (Omar Sy), de Bobigny.

Diakité a en effet retrouvé sans son secteur le corps de la femme du patron des patrons, le puissant Chaligny (André Marcon) et force sa hiérarchie à le mettre sur l’enquête contre l’avis de Monge, qui voit surtout dans cette difficile affaire, une raison de monter dans la hiérarchie et de passer commissaire.

Le choc des cultures ne tarde pas à opérer entre le flic du 93 et celui du XVI ième arrondissement, chacun se jetant au visage ses propres clichés.

Véritable coureur de jupons carriériste, Monge suit Diakité sur la piste de Nabil (Youssef Hadji) minable truand de Bobigny soupçonné d’avoir introduit l’épouse de Chaligny dans un cercle de jeu clandestin tenu par des gitans.

L’arrestation de Nabil dans une cité hostile est mouvementée et fait apparaitre le passé de Diakité, passant pour un faible et un pleurnichard aux yeux des habitants.

Une fois au commissariat le petit truand les mets sur la piste d’un gitan appelé Van Gogh (Maxime Motte) dirigeant du tripot clandestin.

Monge accepte de rencontrer les collègues de Diakité et tombe sous le charme de Yasmine (Sabrina Ouazani) une jolie beurette qu’il drague maladroitement.

L’intervention trop directe de Monge chez les gitans tourne à l’affrontement et Diakité doit voler au secours de son partenaire en fâcheuse posture sous le feu de l’ennemi.

Van Gogh est arrêté mais l’enquête piétine et même si Cardinet (Lionel Abelanski) le bras droit de Chaligny apparait impliqué dans la mort de l’épouse, le manque de preuve empêche le duo de conclure alors que la pression hiérarchique du commissaire Morlan (Zabou Breitman) s’intensifie.

Cardinet est finalement piégé par son penchant pour les clubs échangistes au cours d’une mémorable soirée ou le trio infiltré doit se fondre dans une ambiance pour le moins dénudée.

Mais l’homme se sentant piégé à de la ressource et s’arrange pour prendre en flagrant délit de perquisition dans ses bureaux Monge et Diakité, le poussant ainsi à la faute.

Diakité est licencié sur le champs mais les liens d’amitié crée entre les deux hommes semblent plus fort, notamment par l’intermédiaire du fils du policier de banlieue, devenu proche de Monge.

Une nouvelle pression sur Nabil pousse Cardinet à sortir de l’ombre et à se dévoiler.
Il est tué après une course poursuite débridée qui aboutit à une blessure par balle de Diakité qui tentait de protéger son coéquipier.

Les deux hommes sont félicités pour leur réussite et Monge devient un habitué de Bobigny.

En conclusion, sur un scénario vieux comme le monde de deux policiers que tout oppose, « De l’autre coté du périph » construit un film divertissant, se voulant fortement influencé par « Le flic de Beverly hills » dont les référence sont clairement énoncés.

Le scénario faiblard est ici largement compensé par l’abattage des deux acteurs stars, Omar Sy dans un rôle taillé sur mesure mais également le surprenant Laurent Laffite, lui aussi incroyablement drôle, talentueux et sympathique.

« De l’autre coté du périph » n’est donc pas un chef d’œuvre et peut être considéré comme un film suiveur de « Intouchables » mais demeure au final un spectacle divertissant habilement mené surfant sur l’antagonisme présumé entre Paris ville riche et bourgeoise et banlieue, pauvre et criminogène ce qui dans les faits doit être plus nuancé, certains quartiers de Paris étant similaires à ceux de la Seine Saint Denis et d’autres banlieues étant aussi prospère et tranquilles que le centre de la métropole.

De l'autre coté du périph (David Charhon)
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Published by Seth - dans Humour
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