Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 20:47

Dans un registre fort heureusement beaucoup plus léger, « Alibi.com » est la comédie en vogue de ce mois de février 2017.
Réalisé par Philippe Lacheau, « « Alibi.com » montre comment cette entreprise gérée par Grégory Van Huffel (Philippe Lacheau), fournit à ses clients des excuses/prétextes pour au choix tromper leur conjoint, échapper à un diner de famille, cacher son homosexualité lorsqu’on est un rapper macho (Joey Star) ou sécher l’école.
Grégory a pourtant une grande surprise lorsque Florence Martin (Elodie Fontan), une belle jeune femme dont il est éperdument amoureux, a pour père Gérard (Didier Bourdon) l’un de ses clients qui trompe allégrement sa femme Marlène (Nathalie Baye).
Les deux complices se tancent donc, chacun tenant l’autre par le biais de son secret, surtout que Grégory a dit à Florence qui ne supporte pas le mensonge qu’il était stewart.
Lorsqu’il lui indique partir en Tanzanie pour le travail, Gérard lui se rend dans le sud retrouver sa maitresse Cynthia (Nawell Madani) de la France en prétextant un séminaire de travail à Beauvais.
Mais les choses se gâtent lorsque Marlène et Florence se retrouvent dans le même hôtel que Gérard.
Paniqué, Gérard prétexte une surprise pour l’anniversaire de Florence mais contacte paniqué Gregory pour l’aider.
Avec le faux cul Mehdi (Tarek Boudali) et Augustin (Julien Arruti) un geek, Grégory doit donc cambrioler la maison des Martin pour ramener son alliance à Gérard.
Lors de ce périple épique, ils surprennent Maurice (Philippe Duquesne) un voisin fraichement divorcé se masturbant en cachette sur le portrait de Marlène.
Leur mission accomplie malgré les défaillances subites de Mehdi qui avait caché sa narcolepsie à ses collègues, les trois compères volent au secours de Gérard.
Cynthia est prévenue d’une garde à vue pour alcoolisme de Gérard et occupée par Gregory qui se fait passer pour un célèbre manager de musique afin de flatter son égo d’apprentie chanteuse.
La cohabitation de Florence et de Grégory au même endroit donne lieu à une série de péripéties qui font douter la jeune femme de la présence de son amant en Tanzanie.
Tandis que Mehdi endormi sur un matelas pneumatique dérive sur l’océan et se fait happer par des migrants et que Julien échoue dans une soirée « super héros » ou sous l’effet de la drogue il embrasse une femme âgée, Marlène révèle sa folie à Gérard en effectuant un run dans les campings en voiture de golf et en dansant avec lui comme lors de leur prime jeunesse.
Réconcilié, le couple fait l’amour sauvagement sous les yeux ébahis de leur fille.
L’affaire pourrait en rester là si Cynthia de retour après avoir échappé à une course poursuite face à des gitans revanchards, s’aperçoit avoir été dupée et dérobe le PC de Grégoire.
Le jeune homme hospitalisé après avoir échappé de peu aux gitans, se rue pour essayer de l’intercepter mais échoue avec une nouvelle fois les gitans à ses trousses.
Lorsque le scandale éclate, Florence quitte Martin qui tente par tous les moyens de la reconquérir.
Agressé par trois ouvriers au parc des Buttes-Chaumont, Grégoire est secouru par sa belle…qui lui pardonne tout, même si l’affaire apparait comme un coup monté.
En conclusion, « Alibi.com » est l’un des films français les plus drôles qui m’ait été donné de voir et va assurément entrer au palmarès des classiques du genre.
Jeunes acteurs talentueux (Madani et l’ex bande à Fifi) côtoient des acteurs confirmés (Bourdon, Baye) dans une avalanche non stop de gags mélangeant plusieurs références de geek : Star wars, Jean-Claude Van Damme, Mary à tout prix, la musique des années 80 et tous les films de super héros.
On passe donc un excellent moment en s’inclinant devant tant de talent et de créativité !

Repost 0
Published by Seth - dans Humour
commenter cet article
4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 20:00

Plongé dans le passé avec « Hot shots ! » de Jim Abrahams.

Sorti en 1991, « Hot shots ! » est ni plus ni moins qu’une énorme parodie de « Top gun » avec en guest star Charlie Sheen alias Sean Tooper Harley, pilote d’élite retiré dans une communauté indienne après avoir été viré de l’US Navy pour insubordination.

Tooper est cependant recherché par le capitaine James Block  (Kevin Dunn) qui recherche des pilotes hautement qualifiés pour une mission risquée contre les centrales nucléaires de Saddam Hussein.

Après quelques palabres, Tooper accepte et rempile pour faire connaissance avec ses collègues : Pfaffenbach (Jon Cryer) atteint de strabisme divergent ou Pete Thomson (William O‘Leary) dit Pas de bol.

Kent Gregory (Cary Elwes) lui en veut à mort pour la mort de son père pilote Dominic (Ryan Stiles) censée avoir été provoquée par une erreur de pilotage de Buzz Harley (Bill Irvin).

Face à l’agressivité de Kent, Tooper montre des faiblesses criantes à l’évocation de la tragédie de son père, ce qui le pousse à consulter une psychiatre Ramada Thomson (Valeria Golino) dont il est tombe immédiatement amoureux.

Dans l’attente de la préparation de la mission, les sketchs s’accumulent dans tous les sens : véritable numéro de Ramada à la fois exceptionnelle gymnaste et chanteuse glamour de cabaret, gaffes en pagaille de l’Amiral Thomas Benson (Lloyd Briges) responsable de la mission rendu complètement débile et incompétent par ses blessures de guerre…

Block qui travaille pour Wilson (Efrem Zimbalist) un industriel sans scrupule qui souhaite en réalité montrer que les vieux avions de la Navy sont impropres à remplir leur mission, accumule les missions foireuses qui aboutissent à la mort de Thomson.

Mais face au manque de scrupules des industriels, Block se rebelle et redevient fidèle à son pays, tandis que Wilson sabote les appareils.

Le jour de la mission, Topper connait une défaillance spectaculaire mais lorsque Block réhabilite l’honneur de son père, se reprend pour triompher de plusieurs chasseurs ennemis et sauver son escadrille.

Les centrales sont bombardées tout comme leur commanditaire Saddam Hussein et Topper peut finalement apponter malgré les dommages sur son avion.

Blessé, Block est évacué pour être traduit en cours martiale, Wilson poursuivi et torturé par un dentiste (!).

Reconnu pour son acte de bravoure, y compris par Gregory, Topper est réhabilité et libre de connaitre l’amour avec Ramada.

En conclusion, « Hot shots ! » est un classique du film parodique ayant aujourd’hui pris un bon coup de vieux.

Basé sur sa folie et son rythme d’un gag toutes les dix secondes, le film contient pas mal de déchets et ne fait rire qu’en de rares occasions.

Les références aux succès du box office américain sont innombrables, dépassant de loin « Top gun » et permettent à Charlie Sheen de décrocher le rôle le plus rentable de sa carrière.

Mais avec son humour bon enfant et souvent ras la moquette, « Hot shots ! » est à ranger à présent au rayon « vieilleries » aux cotés des « Y-a-t-il un ».

Repost 0
Published by Seth - dans Humour
commenter cet article
11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 19:30
La tour Montparnasse infernale (Charles Nemes)

Avec la sortie de « La tour de contrôle infernale » petit retour sur « La tour Montparnasse infernale » film de Charles Nemes sorti déjà en 2001.

Ici on retrouve deux laveurs de carreaux (le duo Eric Judor et Ramzy Bedia) en plein travail sur la célèbre Tour Montparnasse, qui sont les témoins malgré eux d’une prise d’otage de grande envergure.

Les preneurs d’otage sont emmenés par Michel Vignault surnommé Machin (Serge Riaboukine) et font pression sur Lanceval (Michel Puterflam) le PDG d’un grand groupe international pour qu’il leur délivre le code pour ouvrir un coffre fort dans lequel se situent 50 millions d’euros.

Les laveurs de carreaux sont terrifiés par l’horreur de la situation d’autant plus que les gangsters semblent voir pris le total contrôle de la tour.

Tout se mélange dans leurs esprits simples, habités par des fantasmes de culturisme pour le plus longiligne des deux obsédé par un couteux programme de « force pure » ou pour le plus trapu un amour aussi passionné qu’irréaliste avec Marie Joëlle (Marina Fois) la nièce de Lanceval.

Face à la résistance du vieux PDG, Michel n’hésite pas à abattre Marie Joëlle, en réalité un complice n’hésitant pas à trahir sa famille pour de l’argent.

Mais une fois le code obtenu, un nouvel écueil se dresse : seule la main de la femme de Lanceval est capable d’ouvrir le coffre.

Le gang semble encore une fois avoir tout prévu et achemine la main de la femme qui a été préalablement exécuté.

Lorsque le petit laveur de carreau réalise que sa chère et tendre est en danger de mort, ceci déclenche en lui une réaction de courage/inconscience insoupçonnée.

S’élançant du haut de la tour retenu par un seul tuyaux d’arrosage, il percute violemment la vitre et s’assomme, restant suspendu dans le vide.

Son ami tente maladroitement de le secourir et le duo de gaffeurs réussit par un coup de chance inespéré à assommer le premier homme qui se rend sur le toit pour régler la situation.

Usant de chance ou de dissimulation, les laveurs de carreaux parviennent à échapper aux tueurs lancés par Michel qui semble obéir aux ordre de la froide Marie Joëlle.

Le duo parvient même à provoquer un gigantesque black out en faisant exploser par inadvertance une charge explosive et tuent Ming (Bo Gaultier de Kermoal) amenant la main de madame Lanceval dans la Tour.

Avec la police alertée et la main récupérée par les laveurs de carreau, Marie Joëlle décide d’utiliser la bêtise et l’affection du plus petit des deux pour le localiser et l’éliminer mais une succession de bêtises et de contre temps font échouer ses plans.

Chang (Bo Gaultier de Kermoal) le frère de Ming, expert en arts martiaux poursuit les deux gaffeurs de sa haine mais ne peut les attraper dans les gaines de ventilation de la gigantesque tour.

Trouvant fortuitement deux armures médiévales, les laveurs de carreaux tuent par ricochet Chris (Bruce L Johnson) un noir athlétique membre du gang.

C’est pareillement attifé que le duo affronte Chang qui manque de les tuer après un hilarant combat d’art martiaux copié sur « Le jeu de la mort ».

Chang rate son coup et saute dans le vide à la place de ses victimes…

Les gangsters tiennent tête à la police et le coffre est finalement ouvert.

Mais le duo de gaffeurs attend son heure sur le toit ou un hélicoptère est chargé de récupérer les truands.

Après avoir dupé les pilotes, ils prennent leur place et font mine d’embarquer la cupide Marie Joëlle qui a préalablement abattu Michel.

Le décollage a finalement lieu dans une cacophonie sidérante et des tirs entre policiers et gangsters, Michel blessé s’accrochant désespérément à l’hélico avant de chuter en voulant prendre la main coupée pour se hisser.

Les deux laveurs de carreaux finissent par se poser en catastrophe en se crashant dans le hall de la gare Montparnasse.

Marie Joëlle utilise un stratagème pour les amener à courir sans se retourner mais réalise trop tard qu’elle a récupéré une valise pleine de billets gribouillés.

En conclusion, « La tour de contrôle infernale » est un film 100% comique et délirant à réserver aux fans de l’humour d’Eric et Ramzy qui délivrent un véritable festival de blagues souvent très drôles.

Des deux acolytes, Eric est sans doute le plus drôle des deux avec son personnage de minable/abruti à la Jean-Claude Dus teinté d’une touche d’enfantillage de niveau 5 ans.

Son imitation laborieuse de l’accent chinois face à un sosie de Bruce Lee constitue sans doute l’un des pics du film.

Mais Ramzy n’est pas en reste non plus, jouant sur son physique maigre et son intérêt pour la musculation pour masquer une homosexualité refoulée.

Autour d’eux, une pléiades de guets/potes dont Omar et Fred, Pierre-François Laval ou Joey Starr font quelques apparitions amusantes.

Même si le scénario est volontairement débile et régressif, on se régale avec cette parodie de « Piège de cristal » de « La tour infernale » teintée de référence au « Jeu de la mort ».

Un premier film qui ne pourra que plaire aux fans d’humour à « Dumb and dumber » !

La tour Montparnasse infernale (Charles Nemes)
Repost 0
Published by Seth - dans Humour
commenter cet article
23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 17:23
Mafia blues (Harold Ramis)

Un peu de comédie en cette fin d’année avec « Mafia blues » de Harold Ramis.

Sorti ne 1999, « Mafia blues » voit un chef de la Mafia New-Yorkaise, Paul Vitti (Robert de Niro) atteint de dépression après une fusillade ayant tué un de ses proches.

De moins en moins capable de faire valoir son autorité et sa férocité, Vitti fait malaises sur malaises et comprend à contre cœur qu’il a besoin de voir un psychiatre.

Il charge son homme de confiance, l’énorme Jelly (Joe Viterelli) de lui trouver quelqu’un dans la plus grande discrétion.

Jelly qui n’est pas bien malin se souvient néanmoins avoir eu un accrochage avec un psychiatre du nom de Ben Sobol (Billy Crystal).

Sobol reçoit donc terrifié la visite d’un patron de la Maffia qui le contraint à le soigner.

Lors de son mariage à Miami avec Laura (Lisa Kudrow) Vitti et ses hommes s’invitent dans le même hôtel que lui et exigent une attention de tous les instants.

Sobol se retrouve donc en pleine nuit dans le sous sol d’une piscine à parler des problèmes sexuels de son encombrant client.

Mais Primo Sidone (Chazz Palminteri), le rival de Vitti qui a juré sa mort envoie des tueurs lui régler son compte.

Après un mano à mano dans sa chambre d’hôtel, un des tueurs est expédié d’un balcon et s’écrase au sol en plein milieu de la cérémonie de mariage de Ben et Laura.

Son mariage gâché, Sobel pousse Vitti a parler à parler à Sidone dans le cadre de sa thérapie.

Le résultat est un savoureux mélange de jargon de psy et de menaces de gangsters.

De retour à New-York, Sobel découvre les encombrants cadeaux de Vitti mais également la pression du FBI qui le manipule en lui faisant croire que le mafieux va l’éliminer prochainement.

Forcé de coopérer avec les fédéraux, Sobel porte un micro sur lui dans l’espoir de piéger Vitti mais se montrant calamiteux dans l’exercice, finit par l’enlever dans les WC d’un restaurant italien ou il déjeune avec le mafieux.

Vitti qui soupçonne Sobel de trahison décide de l’emmener dans un terrain vague pour le tuer mais un ultime face à face lui fait prendre conscience de la loyauté de son docteur et de la nature de son traumatisme, sa relation avec son père, assassiné sous ses yeux dans un restaurant sans qu’il ne puisse rien y faire.

Mais Vitti demeure trop effondré pour participer à une rencontre au sommet entre boss de la Mafia.
Jelly intervient donc une ultime fois, bâclant la nouvelle cérémonie de mariage de Sobel et Laura, pour forcer le psy à prendre la place de son patron.

L’entrevue dans un hangar ou siège une impressionnante assemblée dont le fameux Sidone, est des plus comiques, Sobel baratinant son rival par un mélange de techniques de psychiatre et de phrases de mafieux captées aléatoirement.

Sobel parvient à brouiller juste assez les pistes pour permettre à Vitti d’arriver pour annoncer son retrait des affaires.

Bien entendu les choses ne se passent pas si facilement et une fusillade éclate entre les hommes de Vitti et ceux de Sidone.

Le FBI arrive alors embarquant les gangsters tandis que Sobel qui a pris une balle pour Vitti est envoyé à l’hôpital.

Bonne pate, il se rend en prison voir son ancien patient qui lui communique sa gratitude en invitant le chanteur Tony Benett pour chanter dans son jardin.

En conclusion, « Mafia blues » est une comédie légère ne fonctionnant que sur le duo comique de Niro-Crystal.

De Niro parodie avec un plaisir évident ses traditionnels rôles de mafioso italien pour camper un gangster dépressif dans l’incapacité de menacer et tuer des gens.

On oubliera la minceur du scénario et les multiples invraisemblances pour ne retenir que les sourires provoquées par les situations incongrues, sourires ne signifiant pas pour autant éclats de rires...

Beau succès au box office, « Mafia blues » bénéficiera d’une suite tournée trois ans après.

Mafia blues (Harold Ramis)
Repost 0
Published by Seth - dans Humour
commenter cet article
28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 06:50
Fatal (Michael Youn)

Devenu ultra populaire au début des années 2000 à la faveur d’une émission matinale faite dans un esprit « radio libre », Michael Youn capitalise sur son succès pour devenir acteur et réalisateur pour la première fois avec « Fatal ».
Sorti en 2010, « Fatal » raconte la descente aux enfers de Fatal bazooka (Michael Youn) gangsta rap bling bling à la française, qui concurrencé par l’arrivée d’un rival nommé Chris Prolls (Stéphane Rousseau), adepte d’un courant électro-bio, se voulant proche de la nature, va perdre peu à peu son crédit.
Vivant dans la démesure dans une maison digne de Hugues Hefner, conduisant des pick ups surélevés, Fatal qui a construit son succès sur une musique vulgaire, beauf et misogyne a du mal à mettre son égo de coté et tombe grossièrement dans les pièges que lui tend Prolls.
Une première fois ridiculisé dans une pathétique tentative de communication autour d’un enfant bulle, Fatal perd définitivement la face lors d’une soirée récompensant les meilleurs musiciens de l’année ou Prolls rafle tous les prix, révèle ses origines savoyardes et non du ghetto, ce qui le met en rage et le pousse à venir s’exhiber nu sur scène.
Lorsqu’il se réveille après un coma éthylique, Fatal apprend que son manager Tony Tarba (Jean Benguigui) le licencie, que sa compagne potiche Athéna Novotel (Isabelle Funaro) sosie de Parie Hilton, le quitte et ainsi que ses amis les plus proches son manager Bruce Keita (Fabrice Eboué), son ingénieur du son Pedro Summer (Vincent Desagnat) et son garde du corps à la sexualité trouble Hervé Willard (Jérôme Le banner l’ex champion de kickboxing).
Ruiné et brisé, il est expulsé de chez lui et erre seul dans les rues, se clochardisant.
Après une ultime tentative de publicité pour les canapés qui avorte, Fatal quitte la ville, retournant en auto stop dans sa Savoie natale.
Sa mère Milka (Catherine Allegret) l’acceuille dans le chalet familial et lui prodigue ses encouragements.
Redevenu Robert Lafondu, l’ex rappeur retrouve une vie simple dans les montagnes et s’improvise, non sans difficulté berger sous l’œil goguenard de son nouveau beau père chinois Boon Mae (Xiao Sun).
Il renoue également avec Heidi (Armelle) son ex amour de jeunesse qui comme sa mère finit par le motiver pour faire ce qu’il fait de mieux : briller !
Regonflé à bloc après avoir récupéré au péril de sa vie une fleur légendaire pour la famille Lafondu sur une montagne gardée par un bouc maléfique, Lafondu retrouve ses trois amis et repart vers la ville après avoir lancé un défi à Kris Prolls.
Le match est une battle diffusée en direct et Fatal malgré les nouveaux moyens de son rival qui a au passage raflé la vénale Athéna, finit par dominer son rival avec un son nouveau mélangeant hip hop hargneux et musique savoyarde.
Lors de l’ultime face à face, Prolls assène un cri suraigu à Fatal qui réplique par un son plus grave, dite de la fréquence sombre, qui a pour effet de donner aux gens l’envie de déféquer.
Prolls doit donc battre en retraite et la salle être évacuée tandis que Fatal triomphe…
En conclusion, sous des dehors d’une grande bouffonnade ou « Younerie » illustrant l’esprit provocateur et déjanté de son auteur, « Fatal » est un film plutôt habile, équilibré et surtout incroyablement divertissant.
Youn se laisse aller à sa folie débridée, critiquant les rappeurs du show business (on pense à Booba), les écolos faux culs et les blondes écervelées de la télé réalité (voir rubrique Paris Hilton).
Parfaite synthèse de l’esprit « Morning live » émission que j’ai beaucoup regardé au début des années 2000 lorsque je cherchais un travail, « Fatal » a donc tout pour séduire un public jeune et branché.
Le meilleur film de Michael Youn à ce jour ?

Fatal (Michael Youn)
Repost 0
Published by Seth - dans Humour
commenter cet article
22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 20:34
Bébé, mode d'emploi (Greg Berlanti)

Changement radical de registre avec « Bébé, mode d’emploi » de Greg Berlanti.

Sorti en 2010, « Bébé, mode d’emploi » est pratiquement un copié/collé de « En cloque, mode d’emploi » sorti trois années auparavant.

Dans cette comédie américaine légère, deux trentenaires célibataires que tout oppose ou presque notamment un premier rendez vous arrangé catastrophique, se retrouvent tuteurs d’un bébé Sophie après la mort accidentelle de ses parents, Peter et Alison Novack (Hayes Mc Arthur et Christina Hendricks).

Holly Berenson (Katherine Heigl) est propriétaire d’une boulangerie et courtise un sémillant client docteur Sam (Josh Lucas) tandis que Eric Messer (Josh Duhamel) est un play boy travaillant dans le milieu du basket ball, jouant de son physique avantageux pour multiplier les aventures.

Faisant fi de leur animosité réciproque, les deux célibataires vont emménager dans la maison des Novack et tenter d’élever au mieux Sophie.

L’apprentissage du rôle de parents va être dur et les doutes nombreux pour ce couple mal assorti et mal préparé avec la pression des voisins s’exerçant : un couple homo George (Andy Buckley) et Gary (Bill Brochtrup) , Josh (Will Sasso) un ancien athlète bedonnant et sa femme blonde entre deux âges et enfin une grosse femme Dee Dee (Melissa Mc Carthy) menant la vie dure à Scott (Andrew Dally) un petit homme sans personnalité relégué à changer les gosses.

Contre toute attente, Eric et Holly vont se piquer au jeu et finir par devenir amants sur fond d’excès alcoolisés et drogués.

Malheureusement, Eric va accepter une promotion à Phoenix et laisser Holly seule qui a renoncé à un projet d’agrandissement professionnel pour se consacrer à Sophie.

Lorsque Eric revient pour Thanksgiving, il trouve Sam installé, la luxueuse maison en vente et fait une scène de ménage à Holly qui regrette amèrement son départ.

Poussée par un étrange revirement de l’assistance sociale Sarah Burns (Janine Groff), Holly court après Eric qui s’apprête à prendre un avion de retour pour Phoenix et le manque, pour finalement le retrouver dans la maison.

L’évidence s’impose donc et un véritable couple se forme donc avec un bébé à la clé.

En conclusion, « Bébé, mode d’emploi » marche sur les traces de « En cloque mode d’emploi » et perd donc en effet de surprise ou en saveur, car l’homme est ici doté d’un physique de mannequin tandis que dans le précédent opus on avait affaire à un geek attachant mais plutôt repoussant physiquement.

Les bonnes vieilles recettes sont donc de mise pour ce divertissement léger et bien interprété, avec cependant parfois l’agaçante sensation de politiquement correct qui ressurgit, Berlanti n’étant pas Appatow.

A réserver donc pour un public relativement peu exigeant.

Bébé, mode d'emploi (Greg Berlanti)
Repost 0
Published by Seth - dans Humour
commenter cet article
8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 11:00
De l'autre coté du périph (David Charhon)

Comédie à présent avec « De l’autre coté du périph » de David Charhon.

Sorti en 2012 après le raz de marée des « Intouchables », « De l’autre coté du périph » exploite sans vergogne la popularité de la nouvelle star et personnalité préférée des Français Omar Sy pour délivrer un nouveau film sur l’attirance des contraires : François Monge (Laurent Laffite) capitaine de police des beaux quartiers obligé de coopérer avec l’inspecteur Ousmane Diakité (Omar Sy), de Bobigny.

Diakité a en effet retrouvé sans son secteur le corps de la femme du patron des patrons, le puissant Chaligny (André Marcon) et force sa hiérarchie à le mettre sur l’enquête contre l’avis de Monge, qui voit surtout dans cette difficile affaire, une raison de monter dans la hiérarchie et de passer commissaire.

Le choc des cultures ne tarde pas à opérer entre le flic du 93 et celui du XVI ième arrondissement, chacun se jetant au visage ses propres clichés.

Véritable coureur de jupons carriériste, Monge suit Diakité sur la piste de Nabil (Youssef Hadji) minable truand de Bobigny soupçonné d’avoir introduit l’épouse de Chaligny dans un cercle de jeu clandestin tenu par des gitans.

L’arrestation de Nabil dans une cité hostile est mouvementée et fait apparaitre le passé de Diakité, passant pour un faible et un pleurnichard aux yeux des habitants.

Une fois au commissariat le petit truand les mets sur la piste d’un gitan appelé Van Gogh (Maxime Motte) dirigeant du tripot clandestin.

Monge accepte de rencontrer les collègues de Diakité et tombe sous le charme de Yasmine (Sabrina Ouazani) une jolie beurette qu’il drague maladroitement.

L’intervention trop directe de Monge chez les gitans tourne à l’affrontement et Diakité doit voler au secours de son partenaire en fâcheuse posture sous le feu de l’ennemi.

Van Gogh est arrêté mais l’enquête piétine et même si Cardinet (Lionel Abelanski) le bras droit de Chaligny apparait impliqué dans la mort de l’épouse, le manque de preuve empêche le duo de conclure alors que la pression hiérarchique du commissaire Morlan (Zabou Breitman) s’intensifie.

Cardinet est finalement piégé par son penchant pour les clubs échangistes au cours d’une mémorable soirée ou le trio infiltré doit se fondre dans une ambiance pour le moins dénudée.

Mais l’homme se sentant piégé à de la ressource et s’arrange pour prendre en flagrant délit de perquisition dans ses bureaux Monge et Diakité, le poussant ainsi à la faute.

Diakité est licencié sur le champs mais les liens d’amitié crée entre les deux hommes semblent plus fort, notamment par l’intermédiaire du fils du policier de banlieue, devenu proche de Monge.

Une nouvelle pression sur Nabil pousse Cardinet à sortir de l’ombre et à se dévoiler.
Il est tué après une course poursuite débridée qui aboutit à une blessure par balle de Diakité qui tentait de protéger son coéquipier.

Les deux hommes sont félicités pour leur réussite et Monge devient un habitué de Bobigny.

En conclusion, sur un scénario vieux comme le monde de deux policiers que tout oppose, « De l’autre coté du périph » construit un film divertissant, se voulant fortement influencé par « Le flic de Beverly hills » dont les référence sont clairement énoncés.

Le scénario faiblard est ici largement compensé par l’abattage des deux acteurs stars, Omar Sy dans un rôle taillé sur mesure mais également le surprenant Laurent Laffite, lui aussi incroyablement drôle, talentueux et sympathique.

« De l’autre coté du périph » n’est donc pas un chef d’œuvre et peut être considéré comme un film suiveur de « Intouchables » mais demeure au final un spectacle divertissant habilement mené surfant sur l’antagonisme présumé entre Paris ville riche et bourgeoise et banlieue, pauvre et criminogène ce qui dans les faits doit être plus nuancé, certains quartiers de Paris étant similaires à ceux de la Seine Saint Denis et d’autres banlieues étant aussi prospère et tranquilles que le centre de la métropole.

De l'autre coté du périph (David Charhon)
Repost 0
Published by Seth - dans Humour
commenter cet article
21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 11:18
Deux en un (Bob Farelly, Peter Farelly)

On ne présente plus les frères Farelly, Bob et Peter, qui en 2003 sévirent à nouveau avec « Deux en un ».

Auréolés de méga succès hilarants comme « Mary à tout prix » ou « Dumb and dumber », les Farelly s’attaquent à présent à un sujet encore plus casse gueule, les frères siamois Bob (Matt Damon) and Walt Tenor (Greg Kinnear) soudés ensemble depuis leur naissance.

Propriétaires d’un restaurant de hamburger dans une petite ville du Maine, les frères sont des célébrités locales et fonctionnent en parfaite symbiose, cuisinant deux fois plus vite que la moyenne et insufflant surtout une superbe ambiance de convivialité.

Mais Walt le beau parleur a des aspirations artistiques et se rêve acteur à Hollywood, ce qui effraie le timide Bob, qui communique via internet depuis 3 ans avec une May Fong (Wen Yann Shi), jolie asiatique de Californie sans jamais avoir osé lui avouer son handicap.

Walt parvient à convaincre Bob de tenter sa chance et le duo se met enquête de petits rôles en contactant un agent lui-même handicapé.

Compte tenu de leur handicap, la chasse au contrat s’avère difficile et même l’accueil bienveillant de Mery Streep, croisée par hasard dans un restaurant n’y change rien.

Walt séduit pourtant par son bagout April (Eva Mendes) superbe latina qui devient une aide précieuse.

La chance finit pourtant par sourire lorsque Cher devant jouée dans une série minable, prend en sympathie le duo et propose à Walt un second rôle d’expert scientifique dans des affaires criminelles.

Malgré le stress pathologique de Bob, Walt crève l’écran aidé en cela par les trucages modernes permettant de masquer son handicap.

En parallèle, il pousse son frère à rencontrer la timide May mais Bob se montre incapable de lui avouer son état, préférant déployer des trésors de ruses pour le masquer ce qui donne l’occasion de jolies scènes de fou rires en voiture ou en boite de nuit ou le duo tabasse l’ex petit amie de May et ses copains, en faisant preuve d’une réelle maitrise des sports de combats.

Pourtant tout semble s’écrouler lorsque le secret de Walt est révélé à la presse mais sous les conseils d’April, le duo choisit d’assumer, devenant des stars de la publicité et permettant aux sponsors de revenir pour faire vivre la série.

Lorsque May découvre la vérité à propos de Bob, elle le quitte pour ses mensonges, ce qui le laisse passablement déprimé.

Bob peine à suivre la vie trépidante de Walt, accro aux lumières de la scène et éprouve le besoin de souffler.

Comprenant l’incompatibilité de son mode de vie avec les aspirations plus tranquilles de son frère, Walt le pousse par un comportement déviant (sexe, alcool, vols et bagarres) à accepter de se faire opérer pour se séparer.

Soutenus par May et April, le duo passe sur le billard et recommence une nouvelle vie.

Bob revient dans le Maine avec May pour reprendre sa vie au restaurant, non sans difficulté.

Sans son frère, Walt voit sa carrière battre de l’aile et les contrats se raréfier.

Au chômage à Los Angeles, il revient voir son frère et reprend ses habitudes avec lui.

Le duo comprend qu’il fonctionne mieux uni, montrant une plus grande confiance, efficacité que séparé.

Le film s’achève sur une superbe représentation théâtrale ou devant Bob, April et May, Walt délivre une prestation époustouflant de danse et de chant, avec Mery Streep et quelques employés handicapés du restaurant.

En conclusion, ne vous fiez pas à son titre et à son sujet laissant à penser à une grosse pitrerie vulgaire, « Deux en un » est un film formidable qui tout en injectant son lot de situations comiques montre beaucoup de respect pour les handicapés.

La force du film réside en effet dans le fait que Bob et Walt se comportent normalement, travaillant, faisant du sport, sortant en boite, séduisant de belles femmes et parvenant même à devenir des stars du cinéma.

Derrière donc les gags, le talent des acteurs et l’invraisemblable humour des frères, pointe donc une belle ode à la tolérance et au respect.

Film méconnu et très belle surprise au demeurant, « Deux en un » constitue l’un des meilleurs films que j’ai pu voir dernièrement.

A voir donc absolument pour retrouver le sourire à l’approche de la fin d’année !

Deux en un (Bob Farelly, Peter Farelly)
Repost 0
Published by Seth - dans Humour
commenter cet article
11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 22:55
Ted (Seth Mc Farlane)

Changement de registre avec la comédie « Ted » de Seth Mc Farlane.

Sorti en 2012, « Ted » raconte à Boston, la vie de John Bennett (Mark Wahlberg), employé dans une compagnie de location de voiture, vivant toujours à trente cinq ans avec son ours en peluche Ted (voix de Joey Starr), doué de vie après un curieux vœux exprimé une nuit d’orage étant enfant.

Compte tenu de ses étonnantes propriétés et d‘un sens aigu de la répartie, Ted est rapidement devenu une star des années 80, participant à des shows télévisés, avant de tomber ensuite logiquement dans un relatif anonymat.

Avec le temps, l’esprit de l’ours a évolué et exerce à présent une influence assez peu positive sur John, en le poussant à fumer du haschisch, à boire des coups et à regarder des vieux films des années 80, dont le kitschissime « Flash Gordon » dont-ils sont tous les deux grands fans.

Mais John a à présent une petite amie, Lori Collins (Mila Kunis) qui malgré un caractère des plus compréhensifs, voit au bout de quatre ans sa relation stagner.

Incapable de décisions matures et soumis à l’influence de Ted, volontiers vulgaire et amateur de prostituées, John comprend qu’il est en passe de perdre Lori qui ne pourra pas supporter longtemps ce rythme de vie.

Il prend alors la décision courageuse de se séparer de Ted en le poussant à prendre son indépendance via un travail de caissier et un appartement séparé du couple.

Mais le colérique Ted parait incorrigible, séduisant Tami-Lynn (Jessica Barth) une plantureuse collègue caissière et couchant avec elle dans le réserve et entraine un John bien peu résistant dans une soirée de folie aux cotés du mythique Sam J Jones, interprète principal de Flash Gordon aux faux airs l’âge venant de Dolph Lundgren.

Malgré le poids des ans, Jones demeure encore plein de vigueur et entraine ses nouveaux amis dans la défonce à la cocaïne et dans une improbable bagarre contre un voisin asiatique insupporté par le tapage nocturne.

C’en est trop pour Lori qui rompt avec John et se rapproche sans conviction de son patron, Rex (John Mc Hale) qui la poursuit de ses assiduités.

Désespéré, John tente de se faire aider par Ted qui jouant de sa proximité (?) avec la chanteuse Norah Jones, lui arrange une tribune dans un de ses concerts auquel Lori et Rex assistent également.

La prestation de John est catastrophique mais émeut suffisamment Lori pour lui faire changer d’avis au grand dam de Rex.

Mais un autre péril guette Ted, qui est la proie d’un psychopathe fan de lui depuis les années 80, Donny (Giovanni Ribisi).

Aidé de son fils Robert (Aedin Mincks), Donny enlève Ted et le séquestre dans une maison glauque du centre ville.

Soumis à des tortures de la part de l’affreux gamin, Ted parvient à appeler John mais est repris par la vigilance de Donny.

Mais John qui avait déjà été contacté par Donny et son fils pour qu’il leur cède Ted se rappelle de leur adresse et fonce avec Lori pour le secourir.

Après une course poursuite en voiture, l’action se termine dans un stade de base ball ou Ted, sérieusement endommagé par une chute est donné pour mort.

Malgré leur chagrin, John et Lori parviennent à sauver leur ami en rembourrant son ventre et en espérant de toute leur âme à sa résurrection.

C’est avec un Ted plus mature et intégré au bonheur du couple que se termine alors ce film.

En conclusion, « Ted » est une grosse pantalonnade non destinée aux enfants car basée sur la provocation et l’éclatement du mythe de l’ours en peluche synonyme de douceur et d’innocence enfantine.

Mc Farlane en fait des tonnes dans la lourdeur et la vulgarité, avec cet ours toxico, dragueur, grossier et bagarreur, affublé de surcroit de la voix irritante du rappeur Starr.

On ne peut pas dire non plus que le Wahlberg et son physique de Stephan Edberg gonflé aux stéroïdes sortent particulièrement grandi de l’épreuve.

Avec quelques rares scènes permettant de sourire en évoquant la nostalgie des années 80 (Star wars, Flash Gordon, K-2000, Indiana Jones, ET) et la participation d’un Sam Jones déjanté, le film aurait pu pourtant prétendre à mieux, mais ne peut rien faire de plus que se vautrer dans sa provoc facile et l’extrême maigreur de son scénario.

Il semblerait donc que même le bastion de l’enfance soit soumis au cynisme et à la corruption de notre époque ?

Ted (Seth Mc Farlane)
Repost 0
Published by Seth - dans Humour
commenter cet article
8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 20:46
Menteur, menteur (Tom Shadyac)

Dans les années 90, la carrière de Jim Carrey explose au rythme de un film par an et « Menteur, menteur » de Tom Shadyac en est la plus parfaite illustration.

Sorti en 1997, « Menteur, menteur » raconte la vie d’un avocat américain du nom de Fletcher Reede (Jim Carrey), habitué à toutes les roueries pour faire triompher ses clients dans les tribunaux, qui un jour est victime d’un sort jeté par son fils de cinq ans Max (Justin Cooper) le jour de son anniversaire, lui empêchant de mentir.

En réalité si la vie de Fletcher est brillante sur le plan professionnel, elle est un véritable désastre sur le plan personnel avec un divorce d’avec sa femme Audrey (Maura Tierney) mais surtout des absences insupportables vis à vis du malheureux Max.

Touché par le sort, Fletcher s’aperçoit rapidement pour notre plus grand plaisir qu’il est condamné à dire la vérité et rien que la vérité, ce qui occasionne des scènes drolatiques dans lesquelles il dit leurs quatre vérités aux employés de son cabinet, notamment sa fidèle secrétaire Greta (Anne Haney) pour le moins étonnée du changement radical du comportement de son patron.

Fletcher tente bien de résister mais son corps refuse de lui obéir avec force de contorsions.

Plus grave, il fait faux bond en saccageant la défense d’une de ses plus grosses clientes, Samantha Cole (Jennifer Tilly), coupable d’adultère, qui réclame avec beaucoup de culot sa part des biens de son mari, soit un montant de plusieurs millions de dollars.

Face au juge Stevens (Jason Bernard) et à sa consœur Dana Appleton (Swoosie Kurtz) qui défend les intérêts du mari, Fletcher cafouille, se contredit et s’enfonce en se montrant incapable de mentir et donc de tenir sa ligne de défense.

Mal embarqué, il profite d’un répit et comprend par son ex femme que le sort de son fils le bloquera jusqu’à la fin de la journée.

Cette information tombe également dans l’oreille de sa rivale l’arriviste Miranda (Amanda Donohoe) qui le traine devant le directeur du cabinet pour le forcer à dire ce qu’il pense de lui.

Mais contre toute attente, la franchise acérée de Fletcher, plait au directeur qui salue son audace et son sens de la formule.

Fletcher se trouve donc miraculeusement sauvé du piège tendu par Miranda.

Pour autant Fletcher n’est pas au bout de ses peines puisque Audrey poussée par son nouveau petit ami le gentil Jerry (Cary Elwes) lui propose de déménager avec son fils pour le suivre à Boston.

Il fonce tout d’abord au procès, découvre Kenneth Falk (Christopher Mayer) l’amant stupide de sa cliente, se maltraite physiquement dans les toilettes dans l’espoir d’échapper au cruel dénouement, mais parvient in extremis à sauver la situation en perturbant le témoignage de Falk et en montrant que sa cliente était mineure au moment de signer le contrat de mariage ce qui de fait l’annule.

Après cette victoire à la régulière, Fletcher est pourtant pris de remords face à Cole (Eric Pierpoint), refuse qu’il paye une pension alimentaire, et lui accorde la garde de son fils, ce qui contrecarre sa cupide cliente.

Il fonce ensuite à l’aéroport dans le fol espoir de reconquérir son fils et sa femme.

Après une manœuvre audacieuse ou il empêche leur avion de décoller en se grimpant sur un chariot élévateur pour leur courir après sur la piste, Fletcher parvient à ses fins.

Son témoignage plein de sincérité émeut Max mais aussi Audrey.

Bon perdant Jerry s’efface avec élégance, laissant la famille se reconstituer.

En conclusion, bâti sur une bonne idée mais un scénario filiforme, « Menteur, menteur » repose grandement pour ne pas dire essentiellement sur le talent protéiforme de clown de Jim Carey qui en pleine forme physique à trente et quelques années, multiplie les grimaces élastiques et les singeries hors normes pour nous divertir.

Derrière l’aspect gagesque du film, se délivre également un message plutôt agréable à propos du cynisme et de l’arrivisme, au détriment parfois d’une vie équilibrée notamment auprès d’un enfant en mal de modèle et d’affection.

L’avocat sans foi ni loi découvre donc les vertus de la sincérité et des relations familiales sans doute plus épanouissantes que sa vision individualiste et cynique des choses.

« Menteur, menteur » ne constitue donc pas un chef d’œuvre mémorable, mais remplit à merveille ses fonctions de divertissement de qualité, si tant est qu’on apprécie le style si particulier de ce diable de Jim Carey.

Menteur, menteur (Tom Shadyac)
Repost 0
Published by Seth - dans Humour
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens