Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 19:06

weird_machine.jpg4

 

 

Retour prévisible vers le métal industriel avec en 2008 le retour inattendu d’un pionnier français du genre, Treponem pal.

Ayant en effet émergé à la fin des années 80 à l’instar d’un Ministry, Treponem pal disparait de la circulation à la fin des années 90 et notamment quelques performances scéniques mémorables comme une exhibition sexuelle sur Canal + à une heure de grande écoute, pour refaire surface avec « Weird machine » à l’artwork sombre et agressif.

Les anglo saxons Paul Raven (basse) décédé en cours d’enregistrement et Ted Parsons (batterie), viennent épauler le chanteur Marc Neves le guitariste Polak et le clavier Didier B.

On débute plutôt calmement avec « Dirty dance » mid tempo lourd habité par le chant agressif et menaçant de Neves.

La suite est de meilleure qualité avec le rapide « Planet crash » aux riffs et refrains particulièrement entrainants.

En effet après « Unclean » un nouveau mid tempo pesant, violent et douloureux arrive « Hardcore » qui fait lui aussi figure d’hymne simple, puissant et extrêmement efficace.

Treponem pal délaisse les titres rentre dedans pour développer des atmosphères sombres et sinueuses comme sur « Mad box » voir carrément mélodiques et planantes comme « Sonic life » et « Freak machine » sur lesquelles le chant de Neves se fait étonnamment chaud et sensuel.

Le résultat est à vrai dire très réussi dans un registre ou on attendait pas réellement les français.

Neves reprend une voix plus froide et désincarnée à la Killing joke pour incarner le sourde menace de « Human attack » qui s’appuie sur une ossature de riffs en béton armé.

La dynamique est pourtant altérée, et « Evil angel »  peine à trouver le bon rythme et se montre au final plutôt ennuyeux.

La fin du disque se profile pourtant enfin et termine dans le même registre, clame mélancolique et atmosphérique avec « One more time » extrêmement agréable et « Never give up » fluide et un tantinet plus soutenu.

Pour les plus mordus, on signalera la présence de deux bonus « Revolutionist » excellent hypnotique ainsi que « Religion » plus arraché et disloqué.

En conclusion, pour un retour, « Weird machine » fait figure d’une œuvre particulièrement soignée et maitrisée.

Le niveau moyen des compositions est très élevé avec un parfait compromis entre puissance brute et froide du metal industriel et émotion organique s’exprimant surtout dans la seconde partie du disque, ou Treponem pal s’aventure dans un registre plus mélodique et apaisé du plus bel effet.

Mais que les fans de metal se rassurent, si Treponem pal sait encore faire parler la poudre et placer quelques titres en acier trempé faisant figure d’hymnes, « Weird machine » montre ici le travail d’un groupe en pleine possession de ses moyens évoluant au fait de son art.

Partager cet article

Repost 0
Published by Seth - dans Industriel
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens