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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 10:41
Lost saison 3, épisodes 15 et 16 (Jeffrey Jacobs Abrams)

Voici sans perte de temps, « Lost saison 3, épisodes 15 et 16 ».

Dans l’épisode 15 réalisé par Karen Gaviola sur un scénario de Damon Lindelof et Elisabeth Sarnoff, Kate (Evangeline Lilly) voit les Autres quitter leur camp et se trouve gazée.

Elle se réveille dans la jungle menottée à Juliet (Elisabeth Mitchell) elle aussi laissée sur place par ses anciens amis.

Entre les deux femmes la méfiance est de mise mais la précarité de leur situation les pousse à coopérer notamment pour échapper au terrible monstre de l’ile qui les poursuit sous la forme d’une fumée noire.

Terrorisées, Kate et Juliet trouvent refuge derrière les protections sonores du camp des Autres, qui bloquent l’étrange créature et la forcent à reculer sans toutefois la tuer.

Dans la panique de l’action, Juliet libère Kate qui comprend qu’elle les a attachées volontairement pour créer une relation de dépendance entre elles.

Si du coté de l’ile des survivants un petit jeu plaisant Hurley (Jorge Garcia) instaure un jeu plaisant en manipulant le farouche Sawyer (Josh Holloway) pour lui faire croire qu’il doit se sociabiliser sous peine d’être banni du camp, ce qui force Sawyer à de touchants et maladroits efforts, le flash back se centre principalement sur Kate qui cherche par tous les moyens à entrer en contact avec Diane (Beth Broderick), une mère qui l’a reniée après la mort de son compagnon.

Perdue dans l’Iowa, Kate sympathise avec Cassidy (Kim Dickens) la petite amie de Sawyer en la tirant d’affaires alors qu’elle s’apprêtait à escroquer un gérant de station service.

Les deux femmes sympathisent et s’unissent mues par la même vie de marginales.

Cassidy accepte de se faire passer pour Kate afin de leurrer les agents fédéraux et parvient à amener Diane, à la revoir dans les toilettes de la station service ou elle travaille.

L’entretien est des plus glacials, Diane refusant obstinément de pardonner à sa fille.

Cette épisode plutôt calme pour ne pas dire ennuyeux se termine par l’annonce faite à Sawyer du jeu auquel il a été soumis dans le but d’améliorer ses rapports avec les membres du camps.

On peut donc conclure à la générosité de Hurley et son amitié envers Sawyer, pourtant son antithèse physique.

Dans l’épisode 16 réalisé par Jack Bender sur un scénario de Carlton Cuse et Drew Goddard, Juliet parvient à inciter Kate à revenir au camp désert des Autres.

Elles y découvrent Jack (Matthew Fox) et Sayid (Naveen Andrews) et prennent alors la décision de rentrer au camps des survivants.

La présence de Juliet incommode Sayid qui souhaite l’interroger mais Jack intervient avec autorité, la prenant sous sa protection.

L’arrivée de Juliet sème en effet un trouble sur le camp et atténue fortement la joie des retrouvailles.

Mais la femme profite d’une situation dramatique, la maladie soudaine de Claire (Emilie de Ravin), pour décréter le besoin de lui faire un injection de toute urgence afin de la sauver.

Le passé ténébreux de l’austère blonde se révèle alors peu à peu, avec son embauche par la société Mittelos science afin de profiter de ses dons de médecin chercheur pour permettre aux femmes de l’ile d’avoir des enfants alors qu’elles meurent toutes d’un mal mystérieux.

Prise en main par le mystérieux Richard Alpert (Nestor Carbonell) PDG de Mittelos, Juliet qui vient de permettre à sa sœur Rachel (Robin Weigert) ex cancéreuse de tomber enceinte, accepte de se faire droguer pour arriver sur l’ile à bord du sous-marin.

Son travail sur place avec les chirurgiens Ethan (William Mapother) et Godwin (Brett Cullen) dont elle tombe amoureux, ne donne aucun résultat positif mais la découverte de la fécondité de Claire est vécue comme une aubaine scientifique.

Claire est donc enlevée et reçoit plusieurs injections pour lui permettre d’accoucher.

Si Juliet apparait dans un premier temps comme une victime de Benjamin (Michael Emerson), qui la manipule par l’intermédiaire de sa sœur Rachel restée aux Etats-Unis, à qui il assure la survie face au cancer en échange de sa présence permanente sur l’ile à ses cotés, elle se révolte ensuite en découvrant la maladie de son mentor.

Ensemble, Juliet et Benjamin bâtissent un plan machiavélique, utiliser les capacités de chirurgien de Jack pour l’opérer et infiltrer le camps des Autres en profitant de la relation entre Jack et Juliet.

Dans ce vaste ensemble, il apparait que même la soudaine crise de Claire semble etre un coup monté.

On peut donc dire que la paranoïa règne à présent à tous les étages autour de la personnalité ambigüe de Juliet..

En conclusion, « Lost saison 3, épisodes 15 et 16 », est assez inégal, car si l’épisode 15 se montre plutôt faible avec les sempiternels rapport mère-fille entre Kate et sa chère Moman, et ceux de camaraderie chien-chat entre Sawyer et Hugo, l’épisode 16 se montre lui réellement impressionnant par le coté diabolique de Juliet.

Insaisissable, ce personnage passe à la fois comme victime et bourreau, alliée ou ennemi des deux camps.

La méfiance légitime de Sawyer, Sayid et Kate se trouve compensée par la confiance du leader Jack.

Au final, si Benjamin semble tirer les ficelles, Juliet apparait elle aussi jouer un rôle dans cette organisation complexe et diablement vicieuse, capable d’utiliser des sous-marins, de faire crasher des avions et de collecter à distance toutes les informations sur les profils des survivants par l’intermédiaire de réseaux mystérieux et sophistiqués dirigés par la base de l’ex agent Mikhaïl Bakunin (Andrew Divoff).

Si la suite se révèle du même niveau que l’épisode 16, je prédis une addiction finale de ma part la série, ce qui n’est pour l’instant par (encore) le cas…

Lost saison 3, épisodes 15 et 16 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 09:28
Lost saison 3, épisodes 13 et 14 (Jeffrey Jacobs Abrams)

Lost toujours avec les épisodes 13 et 14.

Dans l’épisode 13 réalisé par Jack Bender sur un scénario de Drew Goddard et Jeff Pinkner, le trio de choc composé de Sayid (Naveen Andrews), Locke (Terry O’Quinn) et Kate (Evangeline Lilly) parvient a entrer en contact avec Jack (Matthew Fox) qui semble avoir sympathisé avec les Autres.

Sayid et Kate sont rapidement capturés puis interrogés.

A sa grande surprise, Kate apprend que Jake a passé un marché avec Benjamin (Michael Emerson) pour être évacué de l’ile à bord du sous-marin des Autres après lui avoir sauvé la vie.

L’action se centre sur Locke, qui s’infiltre dans la maison de Benjamin et le prend en otage ainsi que sa fille Alex Rousseau (Tania Raymonde).

Sous la menace d’une arme, Benjamin toujours cloué sur son lit après son opération de la colonne, accepte de dire à Locke ou se trouve le sous-marin mais comprend que le doyen de l’ile ne compte pas embarquer à son bord pour fuir mais le faire exploser à l’aide des explosifs récupérés chez Mikhaïl (Andrew Divoff).

Benjamin semble avoir des dossiers sur chaque personne de l’ile et savoir que Locke est hors de l’ile paralysé des jambes.

L’explication de ce handicap se trouve dans un long flash back au cours duquel Locke retrouve son père l’affreux Anthony Cooper (Kevin Tighe) par l’intermédiaire d’un jeune homme Peter (Patrick J Adams) dont la mère Madame Talbott (Barbara Baehler) une milliardaire s’apprête à épouser.

Après que Peter ait été tué, Locke est alors obligé d’intervenir et lorsque son escroc de père comprend que par ses révélations il peut faire capoter son mariage, se jette sur lui et le jette par la fenêtre.

Locke survit à une chute vertigineuse mais perd l’usage de ses jambes.

De retour sur l’ile, il prend l’initiative et fait exploser le sous-marin, damnant in extremis le pion à Jake, sous l’œil amusé de Benjamin, trop heureux que plus personne ne puisse s’échapper de l’ile à présent.

A son retour chez les Autres, Locke découvre aves stupeur son père enfermé et bâillonné…

Dans l’épisode 14 réalisé par Stephen Williams sur un scénario d’Edward Kitsis et Adam Horowitz, deux personnages jusqu’ici en retrait prennent pour un épisode les premiers rôles, Nikki (Kiele Sanchez) et Paulo (Rodrigo Santoro) retrouvés mystérieusement morts par Hurley (Jorge Diaz) et Sawyer (Josh Holloway).

Une enquête policière se déroule alors sur l’ile, menée par Hurley, Sawyer et Charlie (Dominic Monaghan).
Les auteurs rembobinent astucieusement le film mélangeant passé proche et flash backs.

On comprend que Nikki et Paulo sont un couple criminel ayant assassiné en Australie Zuckerman (Jacob Witkin) un riche et vieux producteur de séries B, que le corps de danseuse de Nikki avait séduit.

Le vieux producteur empoisonné, Nikki et Paulo lui volent des bijoux à 20 millions de dollars et tentent de fuir vers les États-Unis.

Le destin en décide autrement et le couple miraculeusement rescapé du crash n’a ensuite qu’une obsession, retrouver son sac avec ses bijoux.

La relation malsaine entre eux se remarque assez vite, Paulo trouvant en réalité assez vite le sac au fond d’un petit lac mais cachant les bijoux dans les toilettes du bunker sous terrain avant de les garder dans ses sous vêtements.

Nikki finit par se douter de quelque chose et lui jette au visage une araignée dont le venin provoque la paralysie.

Elle peut ensuite récupérer les bijoux mais est à son tour piqué par d’autres araignées attirées par les phéromones de la première.

Les deux amants présentant tous les aspects de la mort clinique sont ensuite enterrés alors qu’ils ne sont que paralysés…

En conclusion, « Lost saison 3, épisodes 13 et 14 » se révèle un très bon cru, permettant de comprendre enfin la raison de la paralysie de Locke, ravivant sa relation vicieuse avec son père et information importante aboutissant à la destruction du seul moyen des Autres pour quitter l’ile !

On se régale également de l’incroyable du couple vénéneux, de leurs péchés et de leur vraie-fausse-vraie mort sur fond d’enquête policière, qui ravira le spectateur !

La suite, vite ?

Lost saison 3, épisodes 13 et 14 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 20:55
Tennis, la préparation mentale (Antoni Girod)

D’un sport à l’autre, voici le tennis à présent abordé sous un angle essentiellement psychologique avec « Tennis, la préparation mentale » d’Antoni Girod, entraineur proche de la Fédération Française de Tennis.

Sorti en 1997 puis réédité en 2009, « Tennis, la préparation mentale » se propose d’étudier en trois courtes parties, les mécanismes internes profonds souvent inconscient différenciant souvent deux joueurs de talent et physique équivalents.

Ayant joué au tennis à un modeste niveau en compétition dans ma jeunesse, je me rappelle avoir souvent perdu des matchs pour raisons mentales, en me frustrant face à un adversaire que j’estimais plus faible, en complexant face à un classement réputé supérieur ou plus simplement en manquant de motivation personnelle pour lutter pour arracher une victoire à ma portée.

En préambule, Girod définit le cadre général du jeu des tennis, ses différentes composantes : le public, le conditions météo, le filet, les lignes et deux adversaires face à face puis des concepts généraux permettant de prendre conscience de valeurs structurant l’esprit du sportif.

On retrouve sans surprise la passion, la discipline, la volonté, la combativité, la maitrise de soi, l’audace et le respect.

Bien entendu, ces valeurs ne sont pas toutes pareillement développées chez les différents individus et sont pourtant essentielles dans la construction d’un mental de champion.

Après les valeurs viennent les croyances vues sous un angle également positif : l’idée de toujours trouver un chemin vers la victoire même en cas de situation très défavorable et de domination outrageuse de l‘adversaire, de faire face à toute situation déstabilisatrice comme l’interruption du jeu pour cause de pluie, la constance dans ses efforts, la confiance en soi, l’idée que l’échec fait partie de l’existence comme la victoire et doit être source d’inspiration pour continuer à avancer.

Ces deux dernières croyance sont importantes pour relativiser les défaites source d’abattement, de perte de confiance et de spirale infernale mais également ne pas se griser ou se contenter d’une victoire même particulièrement marquante, mais continuer à se remettre en question pour progresser.

L’auteur incite à développer des automatismes comme la perception fine et l’analyse de l’environnement notamment les conditions de jeu (lumière, vent, pluie), le comportement de l’adversaire trahissant souvent son état d’esprit, sans oublier de trouver si il le faut la force de s’isoler dans une bulle mentale afin de se préserver des impacts parfois négatifs de l’environnement sur soi-même.

L’autosuggestion positive semble une technique efficace tout comme la nécessité de rester dans le temps présent afin de ne pas s’arrêter de jouer en pensant au passé ou en anticipant un résultat futur.

Une donnée importante est la capacité d’action des champions dans les moments clés.
Prendre l’initiative assurerait selon l’auteur statistiquement de remporter à 90% les points décisifs d’un match.

On parle d’aller chercher le match plutôt que d’attendre que l’adversaire le donne, ce qui ne fonctionne que dans 50% des cas.

L’aspect tactique n’est pas négligé avec le maitre en la matière Brad Gilbert, qui avant d’être l’entraineur d’Agassi, a été n°4 mondial dans les années 80 et a expliqué dans un best seller mondial « Winning ugly » l’importance de la stratégie en exploitant au mieux les points faibles de ses adversaires.

L’autre maitre tacticien régulièrement cité dans l’ouvrage est Michael Chang, joueur aux capacités techniques et physiques plus limitées, qui parvint néanmoins à se hisser par son intelligence du jeu et son inébranlable force mentale à la seconde place mondiale dans les années 90.

Dans la seconde partie, Girod s’intéresse à la préparation mentale d’avant match en se fixant des objectifs à court, moyen et long termes suffisamment précis et atteignables pour permettre de trouver la motivation en soi.

Il s’agit ensuite de penser aux moyen d’y arriver et à élaborer plusieurs solutions de rechanges en cas d’obstacle à leur réalisation.

Les techniques pour combattre les phénomènes physiques du stress s’avèrent particulièrement utiles: s’isoler du monde extérieur, plaisanter, se distraire par un film ou en écoutant de la musique, relativiser, s’absorber dans le présent et l’action.

Le but final est de combiner confiance, calme, concentration et combativité en évitant de se surestimer, se sous estimer et de faire la même chose avec son adversaire qui a comme nous ses forces et ses faiblesses.

L’auteur détaille ensuite longuement des techniques de visualisation dans différents moments du match pour aider à la réalisation de ses actions et l’importance de l’attitude corporelle pour se motiver.

On termine par la gestion mentale de l’après match, en s’attachant à analyser ses performances sous un angle rationnel par des grilles techniques, tactiques, physiques et mentales pour conserver des axes de progrès poussant vers des nouveaux objectifs d’amélioration.

En conclusion, « Tennis, la préparation mentale » est un court ouvrage très intéressant qui dépasse le simple cadre du tennis pour s’adresser pour moi à toutes les catégories de sportif désirant améliorer leur approche des compétitions.

Les principes généraux qu’il énonce sont en effet profitables et permettent de ne pas perdre ses moyens, de contrôler sa frustration en cas de difficultés, d’éviter les excès de confiance ou de découragement et de trouver en soi des sources de motivation pour définir des objectifs, une stratégie et déployer les efforts nécessaires pour y parvenir.

Les références aux champions de l’époque sont appréciables même si forcément datées, avec des noms sans doute un peu éclipsés aujourd’hui : Pete Sampras, Boris Becker, Thomas Muster, Michael Chang, Brad Gilbert, Ivan Lendl voir même André Agassi et dans le registre français Yannick Noah, Guy Forget, Cédric Pioline et Arnaud Boetsch.

A n’en pas douter, l’édition de 2009 puisera dans les exemples des champions du XXI ième siècle que sont Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic pour donner un nécessaire coup de neuf à la forme.

Tennis, la préparation mentale (Antoni Girod)
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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 20:35
Cours de tae kwon do, technique du tchagui (Pil-Won Park)

Comme vous le savez le sport tient une place non négligeable dans mon existence aussi est-ce à présent le tour du tae kwon do, art martial coréen que je pratique depuis trois ans à présent.

Paru en 1997 puis réédité sous un format plus sexy en 2005, « Cours de tae kwon do, la technique du tchagui » de Pil-Won Park, ceinture noire cinquième dan, fait partie de ces innombrables ouvrages didactiques visant à vulgariser la pratique des arts martiaux dans le monde et en France plus particulièrement.

Comme souvent, une courte introduction historique s’avère nécessaire pour présenter un art martial coréen existant sous plusieurs formes avant d’être unifiées au milieu du XX ième siècle et d’être ensuite érigé au rang de sport national en 1971.

Après tout s’enchaine, la reconnaissance internationale, l’approche comme discipline olympique à Séoul en 1988 puis Barcelone en 1992 avant d’accéder finalement enfin au statut tant convoité de sport olympique à Sydney en 2000, au détriment de son grand rival, le karaté.

Contrairement aux idées reçues, le tae kwon do est un sport complet, qui bien qu’utilisant majoritairement les jambes, ne délaisse pas les autres parties du corps (poings, coudes, genoux, tibias) et les techniques de self défense.

La première difficulté et non des moindres dans sa pratique est l’acquisition du langage de base avec les quelques rudiments de coréen classifiant les différents types de coups de pied (tchagui) : ap pour les coups de pied de face, bandal pour le coups de pied demi circulaire, dorlyo pour les coups de pied circulaires, yeup pour les coups de pieds latéraux et enfin nal pour celui de face en diagonale.

Bien sur suivant les types de coups de pied, les zones utilisées varient : dui pour le talon, nal pour le tranchant et deung pour le dessus du pied.

On complètera par les jourougui pour les coups de poings avec également les variantes associées : de face, circulaires, de haut vers le bas ou de bas en haut, avec un ou deux poings.

Mais avant de porter le moindre coup mieux vaut connaitre les positions (seugui) à adopter : c’est ainsi que viennent ap seugui position de marche « naturelle » jambes à 30° l‘une de l‘autre, ap koubi position basse avancée avec une jambe avant fléchie et une jambe arrière en extension, jou tchoum suegi position dite du cavalier pieds sur la même ligne utile pour déclencher des séries de coups de poing et quantité de variétés comme le duit koubi, avec également une jambe fléchie et l’autre tendue le corps positionné de trois quart.

Toujours dans le travail des membres supérieurs viennent ensuite les blocages (makgui), are niveau bas, momtong moyen, eulgoul visage avec à chaque fois des variantes suivant les positions des mains ouvertes (han sonnal) ou fermées.

A chaque mouvement correspond des rotations des bras ou du buste afin de donner l’impulsion nécessaire pour bloquer le coup arrivant au corps, au visage ou même au bas ventre.

L’ouvrage révèle l’existence de makgui avec les jambes pour bloquer des coups de poings.

L’auteur décompose ensuite la multitude de coups de pieds en introduisant plusieurs techniques nouvelles : les coups de pieds de face tendus (podo) ou poussés (milo) destinés à repousser plutôt que frapper un adversaire.

Plus dynamiques viennent les coups de pieds marteau (nae ryo), fouettés (frou ryo) et les violents mouroupe à l’aide du genou.

Impossible également de parler de tae kwon do sans présenter les coups de pieds retournés et sautés, les fameux mamdorlyo et touio qui ont fait la réputation de ce sport en raison de leur aspect ultra spectaculaire.

La encore ils se déclinent sous toutes les formes possibles qu’elles soient fouettés poussées, écrasées avec des images de sauts extraordinaires de souplesse, de coordination et de maitrise.

Viennent ensuite les coup de pieds accompagnés de déplacement avant destinés à en doubler l’impact et les enchainements d’une jambe à l’autre.

Une fois les multiples combinaisons explorées vient le temps du combat, le kyorougui qu’il soit à partir de mouvement préalablement codifiés avec un nombre impressionnant de parades, blocages, contre allant jusqu‘à la saisie et l‘amenée au sol, plus libre mais encadré (chihap) dans une pratique sportive avec plastron, casque, protections bras/jambes et coquille et système de points à la touche au dessus de la ceinture, la principale différence avec la boxe américaine ou le karaté étant l’interdiction de coups de poings au visage.

La encore les techniques les plus efficaces en combat sont présentés avec quelque blocages, retraits mais surtout beaucoup de retournés et/ou sautés.

On termine avec le combat libre sans protection qui ressemble le plus à de la self défense avec blocage de coups aux parties, saisies, projections, frappes au sol avec cependant quelques bénéfiques mises en garde de sécurité quand aux règles de maitrise des techniques, de manque de concentration ou de préparation.

En conclusion, « Cours de tae kwon do, la technique du tchagui » confirme de la conclusion à laquelle je suis à présent arrivée sur les vertus des sports de combats qui quels qu’ils soient développent la maitrise, la confiance et la sérénité.

Après avoir tâté de boxe française, de ju jitsu et de tae kwon do, je peux dire que les bienfaits sont similaires avec une école de rigueur et de respect.

Bien entendu, je n’ai jamais pratiqué en compétition et ai d’autres centre d’intérêts même sportifs que les sports de combat, mais je trouve que pour faire face à un monde extérieur parfois stressant ou les rapports de force, les obstacles et l’agressivité sont souvent sur notre chemin, des sports comme le tae kwon do peuvent participer à un renforcement psychique et physique de l’individu.

Alors on pourra reprocher à « Cours de tae kwon do, la technique de tchagui » ces innombrables techniques aux noms complexes à assimiler et de ne pas se consacrer à l’art de poom se, figures essentielles dans les passages de grade de ce sport, mais l’ouvrage atteint pour moi son but initial : donner les informations nécessaires pour acquérir les bases théoriques et pratiques, ce qui à mes yeux compte déjà beaucoup !

Cours de tae kwon do, technique du tchagui (Pil-Won Park)
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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 12:28
X-men, l'intégrale 1990, tome 1 (Chris Claremont, Marc Silvestri, Jim Lee, Kieron Dwyer, Bill Jaaska, Mike Collins)

Les X-men des années 90 avec « X-men, l’intégrale 1990, tome 1 » avec le trio fort de ses années là : Chris Claremont (scénario), Mars Silvestri et Jim Lee (dessins).

Dans un Hong-Kong hyper symbole d’une Asie hyper moderne, le trait superbe de Jim Lee montre une Psylocke métamorphosée par la chef de la Main Matsuo Tsuarayaba et devenue le bras droit du Mandarin dans sa stratégie de reconquête de la pègre locale.

Mue en tueuse implacable, Psylocke terrasse des gangsters d’une extrême dangerosité en tirant profit du pouvoir des dix anneaux du Mandarin.

De son coté, Wolverine arrive sur place accompagné de sa nouvelle amie, la bouillante adolescente Jubilé, dans le but de retrouver et sauver Psylocke.

Le mutant griffu fait jouer ses contacts dans la mégalopole mais se heurte vite aux tueurs ninja de la Main puis à Psylocke elle-même qui le neutralise avec son arme maitresse, une dague psychique activable à portée de main.

Tsuarayaba tente de faire subir à Wolverine le même conditionnement mental qu’il a fait à Psylocke, en le privant de ses sens, l’enfermant dans une cuve d’eau et en le soumettant à des attaques de Psylocke.

C’est une nouvelle fois Jubilé, qui tire d’affaire son mentor, en court circuitant les systèmes électroniques de la Main avec ses feux d’artifices obligeant le Mandarin à intervenir en personne.

Si Jubilé doit logiquement plier devant la force d’un super criminel capable de rivaliser avec Iron-man, son intervention permet à Wolverine de briser l’emprise de Psylocke qui se retourne ensuite contre le Mandarin lui-même.

Ensemble, Wolverine et Psylocke parviennent à prendre le dessus sur le Mandarin et à le contraindre à le laisser repartir de Hong-Kong libres.

Silvestri revient pour développer une nouvelle histoire dans laquelle Peter Nicholas dépourvu de ses pouvoirs de Colossus est un jeune peintre Soho (New-York) et prête assistance à deux adolescents mutants Philipp et Jenny Moreau poursuivis par des mercenaires appelés les Magisters appartenant à l’état de Génosha.

Ayant sympathisé après l’épreuve commune, Peter est embauché comme concierge de l’immeuble, développe ensuite une obsessions artistique pour une superbe inconnue en détresse entre aperçue dans la rue et finit par rencontrer une certain succès dans le milieu artistique de Soho.

De New-York on passe à Los Angeles, ou Dazzler/Alison Blaire est récupérée par son garde du corps Guido, inconsciente sur le rivage de sa superbe demeure à Malibu.

Dazzler n’est pas mieux lotie que son collègue et se retrouve toute aussi déboussolée.

Elle fait la rencontre de son ex agent Fred Stanachek dans un club de Venice et est séduite par cet homme simple, sincère, fou de musique jazz qui fait resurgir son pouvoir de transmuter le son en lumière.

Fred aide Dazzler à se reconstruire et tente de relancer sa carrière au cinéma.

Du coté du revers de la médaille, Dazzler est traquée par Eric Beal, un psychopathe obsédée par son personnage publique et tentant obsessionnellement de l’assassiner.

Enlevée et séquestrée, Dazzler s’en sort en douceur par des jeux de lumières qui finissent par apaiser le déséquilibré.

Revenu aux USA, Wolverine fait croire à son enlèvement par des mercenaires anciens agents du S.H.I.E.L.D, afin de mettre uniquement à l’épreuve les capacités de ses deux nouvelles associées, Psylocke et Jubilé, qui se montrent parfaites dans cet exercice.

Alors que sur une ile de Grèce, les jumeaux Von Strucker de Fenris détruisent un avion pensant tuer le Hurleur et Forge, ces deux derniers échappent à l’attentat et choisissent de se cacher pour savoir qui leur en veut.

La pilote Cylla Markham survit miraculeusement au crash et est abordée par Pierce et Lady deathstrike qui lui offrent une nouvelle vie de cyborgs en échange de son allégeance.

Les deux X-men trouvent refuge dans les sous sols du Manoir des X-men, prêt de New-York et découvrent avec stupeur une Jean Grey revenue des morts, agressée et enlevée par d’horribles monstres imitant vaguement les anciens X-men.

Sous la plume de Kieron Dwyer puis Bill Jaaska, la quête de Forge et du Hurleur pour sauver Jean enlevée dans les sous sols de New-York, les amènent à entrer en contact avec Masque, l’ex bras droit de Callisto, la chef des Morlocks qui a pris le pouvoir.

Masque a ainsi remodelé le physique de son ancienne chef, d’autres X-man comme Angel ou Diablo avant de s’en prendre à Jean doté d’horribles tentacules ou même au Hurleur, privé de bouche et donc de ses terribles pouvoirs soniques.

Forge reste donc le seul capable de renverser la situation et y parvient après une traque intense dans les sous sols qui réveille son passé d’ancien soldat du Viet Nam et l’amène à entrer en contact avec Peter Nicholas, lui aussi venu dans les bas fonds pour secourir sa mystérieuse égérie poursuivie par les hommes de Masque.

A cette occasion, Peter retrouve le pouvoir de Colossus et Callisto son apparence première, révélant qu’elle était en réalité la femme superbe que cherchait obsessionnellement le peintre.

Avec Mike Collins au dessin, Forge fait équipe avec Jones une policière ayant cherché à empêché des Magisters de l’arrêter et utilise une nouvelle fois les égouts pour se débarrasser des ses poursuivants.
Les Magisters ne s’arrêtent pas là et utilisent les pouvoirs d’un certain Pipeline capable de numériser les gens pour attaquer les deux fugueurs de Génosha réfugiés avec les X-men au QG de Facteur X.

Heureusement, le Fauve, Forge et sa nouvelle alliée policière interviennent et neutralisent les Magisters qui bénéficiant d’appuis politiques à haut niveau auprès du gouvernement américain, sont immédiatement relâchés.

Le récit bascule ensuite dans l’Illinois, ou Tornade régressée à l’état d’enfant, quitte l’hôpital ou elle a été admise afin de tenter à son persécuteur, un homme mystérieux et menaçant ayant revêtu les traits d’un agent du FBI, Jacob Reisz.

Reisz est en réalité un puissant télépathe appelé le roi d’ombre et a pris le contrôle de Lian Shen le docteur qui était en charge de Tornade à l’hôpital, l’agent Val Cooper qui lui donne accès à tous les fichiers gouvernementaux sur les X-men.

Entouré par quatre esclaves qu’il nomme ses chiens, le roi d’ombre se lance à la poursuite de Tornade, elle-même convoitée par le robot Nanny et son bodyguard en armure, appelé Peter/Faiseur d’orphelin.

Le roi d’ombre tente un piège à Tornade pour l’amener à cambrioler la somptueuse villa d’un richissime escroc et lâche ses chiens sur elle, mais l’arrivée inopinée de Gambit, lui permet d’échapper à ses poursuivants.

Gambit utilise son adresse et ses projections d’énergie pour tenir en respect les chiens et mettre Tornade en sécurité.

Après avoir repoussé plusieurs attaques des chiens dirigés par la sexy Lian et mis une nouvelle fois en déroute les plans de l’assommante Nanny, Gambit et Tornade trouvent refuge à la Nouvelle Orléans.

On termine en beauté avec le retour de Jim Lee aux dessins pour superbe aventures à Hong-Kong montrant l’alliance de Captain america et Wolverine dans les années 40 pour protéger la Veuve noire alors enfant des tueurs ninja de la Main.

Mélangeant les années 40 au cours desquels les trois héros se rencontrèrent pour la première fois sur place et présent avec Wolverine Psylocke et Jubilé, volant au secours de la Veuve noire pourchassé par Fenris et la Main, le scénario se déroule agréablement…

En conclusion, « X-men, l’intégrale 1990, tome 1 » est une intégrale assez inégale.

Les scénario de Chris Claremont connaissent quelques faiblesses, notamment dans les médiocres histoires dans les égouts avec Masque, dans le recrutement d’anciens quatrième couteaux du S.H.I.E.L.D ou dans l’interminable traque d’une Tornade enfant avec en prime le robot débile Nanny pour couronner le tout !

En que dire encore des manigances de Génosha envoyant ses mercenaires au rabais dans des histoires d’une grande pauvreté ?
Pas grand-chose de positif lorsqu’en plus les dessinateurs comme Collins, Portaccio ne sont pas au niveau.

Bien sur on apprécie le coté star de la musique et du cinéma d’une Dazzler très californienne, mais cela ne suffit pas à relever le niveau.

Restent au final, les incursions asiatiques de Jim Lee, seul dessinateur à prétendre faire le poids face au génie d’un John Byrne, avec son trait si fin, puissant et beau.

Lee a de plus le privilège de mettre à son compte Wolverine, le Mandarin, Captain america avec comme l’un de ses plus grands succès, la transformation spectaculaire de Psylocke, beauté sexy et athlétique !

Intéressant donc mais clairement en dessous des meilleurs production des années 80 !

X-men, l'intégrale 1990, tome 1 (Chris Claremont, Marc Silvestri, Jim Lee, Kieron Dwyer, Bill Jaaska, Mike Collins)
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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 10:57
X-men, l'intégrale 1989, tome 2 (Chris Claremont, Terry Austin, Sally Pashto, Mike Vosburg, Marc Silvestri, Jim Fern, Jim Lee, Rick Leonardi)

Retour aux comics avec « X-men, l’intégrale 1989, tome 2 » dans lequel Marc Silvestri prend la place de Louise Simonson aux dessins avec toujours aux commandes le maitre Chris Claremont.

La première partie pourtant signée Terry Austin (scénario) et Mike Vosburg (dessins) monte le sexy et solaire Dazzler/Alison Blair en proie à une inversion de personnalité avec l’agent Diamondback.

En réalité, les deux super héroïnes ont été capturées par une créature difforme répondant au nom de Mr Jip, qui maitrisant la magie noire a inversé leurs personnalités et espère ainsi contraindre les X-men à récupérer quatre objets magiques possédés par la Société du serpent, organisation criminelle travaillant pour le compte de deux mystérieux commanditaires Ghaur et Llyra.

Basés à présent en Australie, les X-men trouvent donc un prétexte pour repartir à l’action et se font ainsi téléporter par leur mystérieux ami aborigène Gateway (Talisman) aux quatre coins du globe.

En Terre sauvage, Wolverine et l’esprit de Diamondback dans le corps de Dazzler, pénètrent dans une base secrète et triomphent aisément d’une équipe dirigée par Aspic.

Avec une Dazzler privée de ses pouvoirs et peu à l’aise, Wolverine fait à lui seul la différence, le costaud Vipère heurtante et le ringard Boomslang ne pesant pas bien lourd une fois les rafales de venin d’Aspic neutralisés.

Dans une ville de l’Ohio abandonnée, Colossus parvient non sans peine à desserrer l’étreinte surpuissante d’Anaconda, Havok mis à mal par les facultés d’illusionnistes du Mamba noir s’en sort par chance tandis que Malicia écrase Coachwhip dont la seule arme est un fouet coupant.

En Islande, la situation est plus confuse mais l’équipe de la Société du serpent ne pèse pas bien lourd face aux éclairs de Tornade et aux pouvoirs télépathiques de Psylocke.

Bushmaster renonce sans combattre convaincu par les argument de Diamondback/Dazzler et seul Crotale provoque le seul accroc au plan en faisant effondrer une colline qui ensevelit le malheureux Longshot.

Une fois chez Mr Jip, la discussion tourne à l’orage, mais le monstre accepte finalement de libérer ses otages en réintégrant leurs esprits dans leurs corps respectifs, mais se fait in extremis dérober ses précieux objets par Sidewinder l’ex chef de la Société du serpent évincé par Cobra qui peut ainsi les remettre à ses commanditaires contre un belle somme d’argent.

Sally Pashto (scénario) et Jim Fern (dessins) introduisent une nouvelle venue chez les X-men, la jeune adolescente un peu paumée Jubilé, qui téléportée par Gateway en Australie trouve refuge dans les sous sols de la base déserte des X-men.

Américaine d’origine chinoise, Jubilé dont le principal pouvoir, mal maitrisé est de projeter des feux d’artifices pouvant aboutir à des explosions plus puissantes qui lui permettent de se défaire d‘une attaque de chien cyborg, apporte un vent de fraicheur à des X-men plus adultes.

Chris Claremont et Marc Silvestri prennent ensuite le relai et changent brutalement de registre pour montrer une fusion intéressante entre les deux robots parmi les plus redoutables ennemis des X-men, le Moule initiale et Nemrod, tous appartenant à la classe des Sentinelles.

Le système du Moule semble prendre le dessus et intègre non sans peine Nemrod, créant ainsi un robot monstrueux représentant une véritable menace pour mutants et humains de la ville de New-York.

Le Moule profite de matériaux de chantier pour accroitre sa taille, devenant ainsi un colosse de métal et lance une attaque terrible contre Malicia dont le corps s’écrase sur une voiture transportant le sénateur Robert Kelly et sa femme Sharon, grièvement blessée dans l’accident.

Alors que Malicia s’apprête à plier face à la puissance de feu terrifiante du robot, les X-men volent à son secours, profitant de leur capacité à être indétectables aux senseurs électroniques, pour lancer une attaque combinée qui permet de détruire leur ennemi.

Mais les facultés de Nemrod s’activent, permettant au robot de se reconstituer et d’adapter de nouvelles tactiques de combat face aux attaques qui l’ont précédemment détruit.

Malicia a alors comme idée géniale d’absorber les pouvoirs de Colossus, de monter dans la stratosphère puis de plonger à des vitesses vertigineuses pour percuter le monstre et le désintégrer.

Alors que le Moule tente une nouvelle fois de se reconstituer, Dazzler a alors l’idée de le projeter dans une autre dimension en utilisant une amulette mystique, stratagème qui fonctionne même si Malicia est malheureusement elle aussi emportée.

Resté seul au chevet de sa femme morte, le modéré Kelly à présent ivre de douleur, contacte Sébastian Shaw et lui donne son accord pour démarrer un nouveau programme de création de robots anti mutant.

Avec Jim Lee aux dessins, une nouvelle menace entre en action, le groupe des Reavers, criminels cyborg crées ou recrutés par Donald Pierce, ex membre du Club des damnés.

Pierce consacre toute son énergie à capturer et tuer Wolverine, son ennemi personnel.

Les membres les plus redoutables de son équipes sont Lady deathstrike, pratiquement son bras droit, le vicieux Playboy le reste étant de facture moins impressionnante, que ce soit Cabèche, le chenillé Brisos ou les trois ex mercenaires du Club massacrés par Wolverine : Reese, Cole et Macon.
De leur coté, les X-men sont pris par surprise par le robot Nanny capable de les faire régresser à l’état infantile pour tomber sous son contrôle.

Psylocke, Havok et Dazzler subissent ce traitement et attaquent la base australienne des X-men.

Il se heurtent à Tornade et Colossus dans un combat extrêmement violent.

L’intervention surprise de Jubilé dérègle les circuits de Nanny et l’oblige avec son garde du corps Peter à se replier vers son vaisseau.

Pris à partie par le pouvoir élémentaire de Tornade, leur fuite est retardée, ce qui laisse le temps à Havok qui a repris ses esprits de caler une terrible rafale de plasma qui les désintègre… tuant du même coup Tornade !

Avec Silvestri, les X-men en plein deuil souffrent en Australie tandis que Polaris désorientée et réfugiée au Chili tente vainement des les contacter.

Havok parvient néanmoins à localiser l’appel grâce à l’ordinateur central de la base et Gateway téléporte les X-men au Chili pour tomber en plein milieu d’une attaque surréaliste de créatures de la Terre sauvage.

Désorientés par le pouvoir d’une créature nommé Whiteout, les X-men doivent faire face à de vieilles connaissances, les colosses Gaza l’aveugle et Barbarus aux quatre bras et le batracien Aquarius.

Polaris est cependant capturée par Zaladane et emmenée en Terre sauvage près de l’Antarctique.

Après avoir surclassé Ka-zar, Shanna et Nereel, Zaladane se revendique en effet comme la reine de la Terre sauvage et désire utiliser la technologie supérieure du Maitre de l’évolution pour faire muter Polaris.

Infiltré pour sauver sa bien aimée, Havok est découvert et capturé par Lupo une créature mi homme mi loup ayant une haine personnelle contre lui.

Zaladane semble posséder une grande palette de ressources, notamment le génie scientifique de Cervico seul capable de contrôler les appareils du Maitre et Larve, une créature capable de contrôler physiquement les corps des gens.

Larve utilise ses dons pour contrôler Colossus, Dazzler et Psylocke, aussi seule la réaction imprévue de Polaris dotée à présent d’une force surhumaine après sa mutation parvient à briser ce processus à sens unique.

La révolte de Polaris sème la confusion, permettant à Psylocke de briser le contrôle de Larve et de libérer les X-men.

Zaladane est éjectée par Havok, ses sbires aisément vaincus et même si la menace n’est pas complètement éliminée les X-men préfèrent entrer en Australie.
De retour en Australie, Pierce et ses Reavers s’acharnent sur Wolverine, crucifié en plein soleil, en de pénibles séances de torture.

Soumis au délire dans ce corps se refusant de mourir en raison de son pouvoir guérisseur, Wolverine voit en rêve lui parler ses proches : Psylocke, Kitty Pride, Dents de sabre, Tornade, Jean Grey, Mariko Yashida, Carol Danvers…

Il est même abandonné de manière surprenante par ses coéquipiers qui découragés préfèrent sous l’influence de Psylocke quitter les lieux pour se retirer dans une autre dimension.

C’est donc finalement la jeune Jubilé qui vient à son secours, le soustrayant sous la plume de Rick Leonardi à la folie des Reavers.

Rendu fou par cette fuite, Pierce lâche ses cyborgs sur la base, ce qui provoque une traque délicate dans chaque recoin que connait à présent Jubilé.

Wolverine toujours affaibli, blessé et choqué, gagne ainsi de précieux instants pour récupérer, réussissant à noyer une partie des Reavers après l’éclatement d’une canalisation reliée à un lac pour affronter en personne Pierce.

Le combat tourne court grâce à Jubilé qui ensevelit Pierce sous un mur.

Pendant que les Reavers pansent leurs blessures, on retrouve Tornade sous les traits d’une adolescente récupérée inconsciente dans l’Illinois et prise en charge par une équipe médicale.

L’histoire se complexifie lorsque Forge l’ex amant de Tornade la voit dans une transe prisonnière de son ex bourreau, le mutant égyptien Amahl Farouk.

Echappée de la Terre sauvage à bord d’un navire de pèche, Polaris est finalement récupérée par le Hurleur et Moira Mc Taggert qui la recueillent dans leur laboratoire de l’ile de Muir en Ecosse, sans se douter que Pierce les a designé à ses Reavers comme cibles à abattre.

Le Hurleur est abattu d’une balle en pleine poitrine sous les yeux d’Amanda Sefton, sorcière de son état et en visite sur l’ile mais finalement soigné par un des guérisseurs Morlock présent sur l'ile.

Amanda mobilise les défenses de l’ile constituées de Tom Corsi, Sharon Friedlander deux indiens et Polaris dotée à présent d’un physique à la Miss Hulk.

Ceux-ci s’avèrent utiles lorsque les Reavers attaquent violemment, arrosant tout ce qui bouge à l’aide de leurs puissantes armes à feu.

Daniel Haller, un des Morlocks gardé sur l’ile, plus connu sous le nom de Légion, sème le trouble dans le combat, faisant pencher la balance de l’un ou l’autre des cotés au gré de son psychisme perturbé.

Amanda dont les pouvoirs magiques ne suffisent pas face à des cyborgs, est capturée non sans une farouche résistance.

Remis de ses blessures, le Hurleur démolit Brisos et aidé par la super force de Polaris prend le dessus sur Cabèche et le redoutable Playboy aux tentacules vénéneuses.

Malgré cela, les deux héros sont mis KO par un force mystérieuse, jouant cette fois du coté des Reavers.

La situation délicate de la défense de l’ile, pousse Forge à convaincre la Freedom force de Mystique à intervenir.

Un moment équilibré, le combat penche de manière surprenante du coté des Reavers, Avalanche étant éventré par les griffes de Lady deathstrike, Mur électrocuté par Pierce en personne, l’invulnérable Colosse coulant également de manière inexpliquée par Légion qui bloque également les pouvoirs de Pyro.

Mystique découverte par Pierce, seul Forge peut à l’aide d’un fusil à haute précision tuer les Reavers en commençant par Cabèche ce qui force Pierce à la fuite.

Le bilan est néanmoins lourd pour Freedom force avec en prime la mort de Destinée, amie proche et mentor de Mystique.

Dans l’Illinois, l’agent Reisz du FBI approche la jeune Tornade, endormant la méfiance des médecins, pour se révéler un puissant télépathe à la solde Farouk et pour finir sous la plumme de Jim Lee, Matsuo Tsurayaba, chef de la Main propose à Hong-Kong une alliance avec le puissant Mandarin en lui livrant Psylocke récupérée vulnérable et dont les traits ont été modifiée pour ressembler à une asiatique athlétique à couper le souffle.

Longuement conditionnée mentalement par la Main, Psylocke tue symboliquement ses amis pour récupérer un à un les anneaux du Mandarin et devenir ainsi sa servante.

En conclusion, « X-men, l’intégrale 1989, tome 2 » est une copieuse intégrale pouvant se lire à plusieurs niveaux.

Difficile de prendre au sérieux la Société du serpent, équipe de troisième couteaux, sympathiques pour affronter Captain america ou Daredevil (encore que ?), mais incapable de rivaliser avec des X-men comme Tornade, Malicia, Colossus, Havok ou Psylocke.

Le style particulièrement pauvre de Vosburg n’arrange il est vrai pas les affaires d’Austin et il faut attendre Chris Claremont pour monter le niveau, avec une excitante histoire de robots sentinelle auto adaptatif du futur sur fond de drame personnel d’un sénateur américain.

Bien que je ne sois pas fan de Silvestri, son style demeure correct même si la finesse et la beauté de Jim Lee, lui ait pour moi largement supérieure, notamment par le superbe graphisme de la nouvelle Psylocke aux traits asiatiques, véritable bombe sexuelle devenue l’esclave du puissant Mandarin de Hong Kong.

Dans le registre des valeurs sure, l’aventure en Terre sauvage face à une nouvelle super méchante Zaladane, tient la route par son ampleur et son dépaysement, tandis que la large part laissée aux Reavers m’a parfois agacé notamment avec le style affreux de Leonardi, indigne pour moi de dessiner les X-men.

Le lecteur est en effet écœuré de l’acharnement de Pierce sur le corps martyrisé de Wolverine et de la brutalité de ses stupides tueurs aveugles s’en prenant à des X-men affaiblis, inexpérimentés, de second ordre ou lorsqu’ils sont de premier ordre comme le Hurleur, Polaris ou le Colosse, mystérieusement vaincus par les pouvoirs de l’étrange Légion.

Malgré ces choix discutables, une intégrale riche, dense, laissant entrevoir de captivantes histoires personnelles autour de Tornade poursuivie par son passé, Polaris asservie au Mandarin, Havok au tempérament difficilement contrôlable, ou la petite nouvelle Jubilé aide précieuse pour soutenir un Wolverine à bout de souffle.

Reste qu’avec des dessinateurs de plus haut niveau, le plaisir aurait sans doute été décuplé !

X-men, l'intégrale 1989, tome 2 (Chris Claremont, Terry Austin, Sally Pashto, Mike Vosburg, Marc Silvestri, Jim Fern, Jim Lee, Rick Leonardi)
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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 21:14
Substance mort (Philip K Dick)

Voici de nouveau le plus atypique des maitres de la Science fiction en la personne de Philip K Dick qui livre en 1977 « Substance mort » l’un de ses livres les plus barrés.

« Substance mort » raconte l’histoire de Fred, un policier de la brigade des stupéfiants d'Orange County (Californie) dont la mission est de s’infiltrer dans le monde du trafic de drogue des années 90 pour faire tomber un réseau.

Fred est aidé dans sa difficile mission par un complet brouillé, merveille de technologie qui lui permet de modifier son apparence à volonté.

Dans l’univers des camés, il est donc Bob Arctor, gros consommateur qui fréquente un petit groupe de collègues junky se shootant à une drogue appelé la substance mort, diffusée à grande échelle aux Etats-Unis.

Certains comme Jerry Fabin ont le cerveau complètement ravagé par les effets secondaires de la drogue et finissent par perdre toute vie sociale, restant chez eu à voir sous l’effet de terribles hallucinations des nuées de pucerons les assaillir continuellement.

Toujours lucide, Arctor a des vues sur Donna Hawthorne, une toxicomane qui préférant la drogue au sexe, se refuse à ses avances et le fait cruellement souffrir.

D’autres personnes comme Charles Freck l’ami de Jerry, Luckman, Jim Barris le plus intelligent de l’équipe gravitent autour de son entourage proche.

Malgré les crises de paranoïa aigus de Barris, Arctor parvient à truffer sa maison de caméra vidéo afin que ses collègues puissent accumuler les preuves permettant d’accomplir leur mission.

Ils ignorent cependant en raison des facultés de transformation du complet brouillé que Fred et Arctor sont la même personne, et que Fred devient extrêmement mal à l’aise à l’idée d’enquêter pour se piéger lui-même.

Le livre surfe donc habilement sur cette ambigüité de la double personnalité, accentué par le fait que Arctor devient également accro à la Substance mort, ce qui finit par inquiéter les médecins de la police charger de le contrôler périodiquement.

En parallèle des tourments intérieurs de son personnage principal rongé une situation inextricable et un amour frustré, Dick tisse des dialogues surréalistes entre défoncés avec en toile de fond la méfiance croissante de Barris envers Arctor.

Ce délire paranoïaque se traduit par plusieurs situations cocasses comme le sabotage supposé de la voiture d’Arctor pour que le groupe se tue sur l’autoroute ou les investigations forcenés de Barris pour trouver les preuves que leur maison a été visitée par la police en leur absence.

Après un étonnant revirement ou Barris qui a bien failli tuer Luckman, vient lui-même dénoncer Arctor aux policiers, par vengeance personnelle autant que pour se disculper lui-même, Fred est finalement diagnostiqué par les médecins trop atteint par la drogue pour continuer sa mission et mis sur la touche.

Choqué, délirant et parlant à son insu en allemand, Fred a pour suprême douleur de voir Donna en réalité elle aussi une agent infiltrée, le conduire à New Path dans un centre de repos ou il devra se soigner en compagnie d’autres toxicomanes eux aussi gravement atteints.

Devenu Bruce, il entreprend son sevrage, passant des taches de balayeur à celles de planteur, comble du cynisme dans un champ servant à cultiver la fameuse Substance mort, dont les bénéfices de la vente servent secrètement au financement du centre.

La boucle est donc bouclée pour le malheureux Fred/Bob/Bruce …

En conclusion, « Substance mort » est dans le genre si particulier de Dick, une vraie réussite, portée cette fois assez peu sur l’aspect Science fiction, pour se concentrer sur les thèmes si cher à l’auteur : schizophrénie, frustration et paranoïa dans une société américaine uniformisée ou Mc Donald et Coca-Cola sont les valeurs dominantes.

Pour fuir, la seule issue semble les plaisirs artificiels des drogues, qui permettent de planer et d’élever son champs de conscience.

Pourtant, Dick ne tombe dans l’apologie et dresse un constat lucide de ses années de défonce, en soulignant les ravages mortels des drogues sur ses amis disparus ou devenus fous, auxquels se livre est finalement dédié.

Une œuvre douloureuse et cruelle donc, mais emplie de maturité et du talent de Dick.

Substance mort (Philip K Dick)
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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 21:38
Commando (Mark L Lester)

Coup de projecteurs dans les chères années 80 avec « Commando » bon vieux classique du film d’action de Mark L Lester.

Sorti en 1985, époque bénie pour les gros bras bodybuildés de l’époque, « Commando » raconte l’histoire d’un ancien colonel des commando de l’US Air Force, John Matrix (Arnold Schwarzenegger) rangé des affaires qui voit bouleverser la petite vie paisible qu’il mène avec sa fille Jenny (Alyssa Milano alors juvénile) dans une zone montagneuse isolée.

Malgré les mises en gardes de son ami le général Kirby (James Olson) quant à l’élimination des anciens de son unité d’élite, Matrix est pris par surprise par un commando composé d’hommes déterminés et surarmés qui liquide ses gardes, le neutralise et kidnappe sa fille.

Rendu enragé par cette disparition, Matrix tente le tout pour le tout, précipitant son pickup sans frein dans une colline pour tenter de couper la route aux ravisseurs.

Il réussit presque mais est finalement lui aussi capturé puis livré aux hommes de main d’Arius (Dan Hedaya) un général corrompu d’un pays d’Amérique centrale appelé le Valverde qui lui demande de l'aider à renverser le président en échange de la vie de sa fille.

Solidement encadré à l’aéroport, Matrix parvient cependant en raison de ses incroyables capacités physiques à tuer son garde du corps et à sauter de l’avion en pleine phase de décollage, pour revenir sur ses pas et ainsi filer son second gardien, Sully (David Patrick Kelly) un blanc malingre.

Matrix profite de la présence de Cindy (Rae Dawn Chong) une belle pilote de ligne soumise aux avances du malfrat pour la réquisitionner et le filer à bord de sa voiture de sport.

La chasse est pourtant plus ardue qu’il n’y parait, car Cindy opérant un courageux volte face demande à des policiers d’un centre commercial d’arrêter Matrix tandis que Sully, alerté par la bagarre qui en résulte n’hésite pas à faire feu contre les forces de l’ordre.

Après un situation confuse combinant bagarre, émeute et fusillades, Matrix reprend Cindy en main et la contraint à courser Sully, percutant sa voiture.

Le petit homme ne pèse ensuite pas bien lourd face à l’imposante musculature de Matrix et finit jeté du haut d’une falaise.

En fouillant dans ses affaires, Matrix découvre les coordonnées d’un motel ou il se rend avec Cindy, fermement décidée à présent à l’aider à retrouver sa fille.

Dans le motel, Matrix fait face à Cooke (Bill Duke) imposant mercenaire travaillant pour Arius.

Mais même Cooke finit tué après un violent mano à mano qui démolit pas moins de deux chambres d’hôtels.

Le duo infernal se rend ensuite dans un entrepôt s’avérant être une énorme cache d’armes.

Matrix y fait le plein en armes de tout acabit : fusil mitrailleurs, fusils, pistolets, grenades, explosifs, couteaux et même lance roquette !

Arrêté à la sortie par la police, il bénéficie de l’aide surprenante de Cindy qui tir au lance roquette sur le fourgon, lui permettant ainsi de s’échapper !

Mis cette fois sur la piste d’une ile d’Amérique centrale, le duo prend un hydravion et réussit grâce aux capacités de pilote de Cindy à décoller pour amerrir non loin de l’ile ou est détenue Jenny.

Matrix laisse alors Cindy dans l’avion et se lance seul à l’assaut de l’imposant palais fortifié d’Arius.

Déchainé l’ancien commando mitraille tout ce qui bouge, décimant les gardes par dizaines à lui seul, avec même comble de l’inventivité des outils de jardinage !

Une fois Arius liquidé et Jenny mise en sécurité, l’ultime face à face peut maintenant avoir lieu avec Bennett (Vernon Vells), ex collègue de Matrix, rangé autant par rancune personnelle autant que par appât du gain du coté des ravisseurs.

C’est au couteau que les deux hommes s’expliquent, Bennett finissant électrocuté puis embroché par un tuyau de vapeur (!).

Apaisé, Matrix se permet le luxe d’envoyer balader Kirby arrivé en renfort avec ses hélicoptères et part couler des jours heureux en famille avec la belle Cindy et sa fille.

En conclusion, « Commando » est la réponse du berger à la bergère de Schwarzenegger à Rambo/Stallone, avec un invincible ex soldat d’élite, massacrant tout ce qui marche, vole ou nage pour une vague histoire de rancune personnelle dont à vrai dire tout le monde se contrefout assez rapidement !

On comprendra aisément que le scénario n’est qu’un prétexte pour mettre en avant la star du muscle, Mister Arny en personne, en pleine jeunesse et il est vrai dans une forme éblouissante du haut de ses trente huit ans !

Répliques décalées, action quasi non stop et charisme de la star, parviennent donc à enrober le produit et (presque) à masquer l’invraisemblance des situations rencontrées !

A considérer donc comme un film référence, sinon culte dans le genre.

Et de là à avouer que j’ai toujours rêvé de la vie au grand air en voyant Schwarzy porter des troncs d’arbres et couper du bois devant son chalet de montagne avec piscine...

Commando (Mark L Lester)
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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 10:18
Lost saison 3, épisodes 11 et 12 (Jeffrey Jacobs Abrams)

Lost toujours avec les épisodes 11 et 12.

Dans l’épisode 11 réalisé par Stephen Williams sur un scénario du duo fatal Damon Lindelof et Carlton Cuse, l’action se replace sur les naufragés restés sur l’ile, avec la traque d’un individu mystérieux et borgne aperçu sur un des moniteurs du projet Dharma.

Sayid (Naveen Andrews) dirige les opérations secondé par Locke (Terry O’Quinn) et Kate (Evangeline Lilly).

Le trio de choc arrive jusqu’à ce qui ressemble à une ferme plutôt confortable ou réside l’homme apparemment seul.

Sayid avance sans arme jusqu’à lui mais se fait tirer.

Touché à l’épaule, il parvient à raisonner suffisamment le borgne pour le faire approcher et le placer sous la menace des armes de Locke et Kate.

Désarmé, l’homme se confie, disant être Mikhail Bakunin (Andrew Divoff), le dernier survivant du projet Dharma laissé en vie par les Autres en échange de sa non ingérence dans leurs activités.

Bakunin est un russe, ex soldat mal à l’aise dans la vie civile après son départ de l’armée, ayant rejoint le projet Dharma pour redonner un sens à sa vie.

Tandis que Locke explore la maison du russe, découvrant un système de communication complexe et surtout un curieux jeux d’échecs sur ordinateur, Sayid relâche sa surveillance et permet à Bakunin de soigner sa blessure.

Pourtant un malaise s’installe assez vite compte tenu de la complexité des équipements de la maison.

Sayid révèle à demi mot à Kate que Bakunin ment et est un des Autres, mais une lutte violente éclate rapidement dans laquelle le Russe prend en otage Locke.

Mais Sayid et Kate ont également fait prisonnière Bea Klugh (April Grace) une femme noire membre des Autres, qui avait agressé violemment Kate dans le noir, aussi s’engage un échange périlleux entre prisonniers.

Locke refusant de céder au chantage, Bakunin tue Klugh mais est à son tour capturé.

Tandis qu’il est de nouveau interrogé, Locke pénètre les secrets de l’ordinateur et découvre que l’ile pouvait communiquer avec l’extérieur via une radio et une balise sous marine toutes deux malheureusement hors d’usage.

Il déclare alors la maison tombée aux mains de l’ennemi ce qui déclenche sa destruction.
Malgré les protestation de Sayid et Kate, Locke assume son acte, sachant en secret qu’il ne veut pas retourner à la vie normale pour se retrouver à nouveau paralysé des jambes.

Sur l’ile, Sawyer (Josh Holloway) ulcéré d’avoir perdu ses affaires, demande leur restitution au groupe au travers d’une partie de ping pong décisive, mais prend une humiliante défaite face à Hurley (Hugo Reyes), ce qui le contraint à ne plus user de surnoms pendant une semaine.

Les flash backs se focalisent sur Sayid, reconverti en cuisinier à Paris, mais enlevé par Sami (Shaun Toub) le mari d’une de ses anciennes victimes en Irak, Amira (Anne Bedian).

Après une violente séance de torture, Amira accepte de l’épargner devant ses remords sincères… mais l’ex soldat restera à jamais marqué par l’expérience.

Dans l’épisode 12, réalisé par Paul Edwards sur un scénario de Christina M Kim et Jordan Rosenberg, Sayid aidé par Rousseau (Mira Furlan) reconstitue à l’aide d’un plan de câblage électrique le réseau des maisons des Autres et se repère pour arriver jusqu’à leur village, hélas défendu par des pylônes capables de générer selon Bakunin, des hautes fréquences mortelles.

Locke perd patience devant les provocations de Bakunin et le jette entre les pylônes ce qui provoque sa mort instantanée.

Convaincus de la dangerosité du système de défense, les naufragés ont alors l’idée d’abattre un arbre pour passer au dessus.

Sur la plage, Claire (Emilie de Ravin) a comme idée de capturer des oiseaux migrateurs bagués pour faire passer un message de détresse sur terre.

Cette idée parait farfelue à Charlie (Dominic Monaghan) mais l’ex rocker accepte à regret d’aider la jeune femme.

Détourné de son aide par Desmond (Henry Ian Cusick) qui tente de l’écarter d’un danger mortel et fait fuir les oiseaux à coup de fusil, Charlie se sent très mal à l’aise avec Claire et négocie auprès de Desmond, la capture d’un oiseau qui se révèle en effet être bagué.

Cet épisode se penche longuement sur Claire, qui enceinte voit sa mère grièvement blessée après un lourd accident de voiture en Australie et découvre que son père est le chirurgien Christian Shephard (John Terry) le propre père de Jake (Matthew Fox).

Au final, Sayid, Danielle, Locke et Kate pénètrent à la lisière du village des Autres et découvrent avec stupeur Jake en train de jouer au football avec l’affreux Tom (MC Gainey).

En conclusion, « Lost saison 3, épisodes 11 et 12 », connait une première partie fulgurante dans laquelle l’action se déchaine avec la découverte du poste avancé de communication des Autres ou se trouvent le russe Bakunin et sa compagne Klugh, tous deux finalement tués après une période de tension intense avec le trio de choc des Autres.

Comme toujours, les flash back sur Sayid confronté à une de ses ex victimes qui le pardonne à Paris avec dignité et émotion est terriblement prenant.

Seule ombre au tableau, le personnage de Claire, toujours plus difficile à m’intéresser avec sa construction laborieuse, douloureuse et la (non) relation avec un Charlie qu’on devine aisément condamné à mort.

Quand aux autres stars, Jake et Sawyer, elles prennent pour le moment un repos bien mérité !

Lost saison 3, épisodes 11 et 12 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 09:32
Zero dark thirty (Kate Bigelow)

Très attendu après l’intense « Démineurs » voici à présent « Zero dark thirty ».

Sorti en 2012, « Zero dark thirty » traite d’un sujet passionnant, la traque d'une dizaine d'années d’Oussama Ben Laden, l’ennemi public numéro un depuis les attentats du 11 Septembre 2001.

Jeune enquêtrice de la CIA, Maya (Jessica Chastain) se porte volontaire pour une affectation au Pakistan afin de participer à l’interrogatoire d'Ammar (Reda Kateb), un des intermédiaires ayant servi de relai pour le financement des attentats du 11 Septembre.

Dans une prison secrète et hautement sécurisée, elle assiste à des séances de tortures orchestrées par Dan (Jason Clarke) afin de briser la résistance d’Ammar.

Après avoir été attaché, privé de nourriture de sommeil, asphyxié par le supplice de la serviette humide, Ammar finit comme tout le monde par craquer et livre le nom d’Abu Ahmed al Koweïti réputé être le messager privé de Ben Laden.

En bonne enquêtrice, Maya croise ses sources et collecte divers témoignages de terroristes ou soutiens logistiques, financiers essentiels aux rouages de la machinerie jihadiste et acquiert la certitude qu’Abu Ahmed est la clé de l’énigme.

Epuisé nerveusement par son sale boulot, Dan passe la main et prend quelques vacances.

Bénéficiant du soutien de sa collègue Jessica (Jennifer Ehle), Maya poursuit la difficile traque d’Abu Ahmed, échappant de justesse à un attentat dans un restaurant pourtant chic de l’Hotel Marriott d’Islamabad.

Il en faut plus pour démoraliser les deux femmes.

Passionnée par son enquête, Jessica établit un contact avec un chef terroriste nommé Hassan Ghoul (Homayoun Ershadi) et se rend en Afghanistan pour l’interroger dans l’environnement sécurisé de Camp Chapman.

Mais malheureusement, ceci s’avère un piège et Ghoul se fait exploser à l’aide d’une ceinture d’explosifs dans l’enceinte même du camp, provoquant la mort de Jessica.

Ceci ne fait que renforcer la détermination de Maya qui pense elle que Ben Laden ne se cache pas dans une zone tribale sauvage entre le Pakistan et l’Afghanistan, mais dans une grande ville ou il peut bénéficier des soins pour soigner son diabète et accéder aux communications lui permettant de diriger son réseau mondial.

A force de ténacité, elle fouine dans de vielles archives non exploitées et oriente ses soupçons sur un certain Ibrahim Sayeed dont les mouvements semblent correspondre avec une activité centrale au sein d’Al Quaida.

Maya parvient à rallier son chef George (Mark Strong) à ses thèses ce qui lui accorde d’importants moyens lui permettant de pister le portable de Sayeed.
L’homme est longuement traqué en voiture par une petite équipe locale qui parvient à le photographier après un difficile jeu de cache cache dans les marchés et les ruelles de la ville d’Abbottabad.

La suite est plus facile car Sayeed mène logiquement les enquêteurs jusqu’à une villa isolée et puissamment fortifiée qui oriente vers de fortes probabilités de la présence d’un gros bonnet d’Al Quaida dans les parages.

Convaincue de la présence de Ben Laden dans la villa, Maya pousse sa hiérarchie à une intervention armée, mais celle-ci hésite demandant un surplus de preuves afin que le président Obama puisse prendre la bonne décision en minimisant les risques d’erreurs.

Malgré les réserves compréhensibles du conseiller à la sécurité nationale (Stephen Dilane), Léon Panetta (James Gandolfini) le directeur de la CIA finit par se ranger aux arguments de Maya et déclenche une opération faisant appels aux SEALS, les commandos de la Marine.

Ils utilisent alors trois prototypes d’hélicoptères furtifs pour voler de nuit à basse altitude jusqu’à Abbottabad, débarquer des hommes pour investir la villa.

Même si un des appareils se crashe en raison d’un problème technique, les deux autres prennent place dans la cour intérieure et mènent l’assaut contre plusieurs maisons ou se trouvent trois familles.

Quelques hommes et femmes membre de la famille sont tués dans une courte fusillade avant d’enfin arriver à l’étage pour tuer Ben Laden en personne.

Le gourou d’Al Quaida est identifié, un maximum de documents amassés (fichiers électroniques, papiers, vidéos) avant de déguerpir face à l’intervention imminente de l’armée pakistanaise.

Exténuée mais libérée une fois la nouvelle rendue officielle, Maya est ramenée aux Etats-Unis dans un avion militaire.

En conclusion, « Zero dark thirty » est un film fort et souvent difficile à regarder en raison de son sujet pénible mais néanmoins nécessaire : la lutte contre le terrorisme mondial.

Très critiquées mais néanmoins réelles, les scènes de torture des prisonniers d’Al Quaida, restent difficiles à supporter puis condamnées officiellement par le président Obama, même si leur efficacité semble avoir été importante.

Derrière l’action et la violence, le film permet de comprendre le travail de fourmi des analystes de la CIA, qui dans l’ombre accumulent et recoupent des informations pour traquer et identifier les cibles à abattre.

C’est dans ce registre, plus que dans l’intervention commando finale certes musclée mais avec un fort gout de déjà vu que « Zero dark thirty » se fait passionnant et permet de comprendre que Ben Laden ne s’est en réalité jamais caché au fin fond de grottes dans les zones tribales à cheval entre Pakistan et Afghanistan mais a vécu comme un gros bonnet de la Mafia, dans une zone discrète et étanche près d’une ville, utilisant un système complexe de messagers pour les nécessaires communications avec l’extérieur.

Après le très réussi « Démineurs » Bigelow se surpasse encore pour livrer un film majeur particulièrement prenant à toutefois déconseiller aux âmes sensibles !

Zero dark thirty (Kate Bigelow)
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Published by Seth - dans Guerre
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