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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 22:31
Mirrors (Blue Oyster Cult)

Les années 70 se terminent et en 1979 Blue Oyster Cult sort « Mirrors » à la pochette décidément bien commune et donc décevante pour un groupe qui nous avait habitué à plus d’extravagances.

La formation américaine débute par « Dr Music » un succulent hard rock sensuel et groove porté par la voix magique d’Eric Bloom et quelques chœurs féminins.

La transition immédiate avec l’étrange power ballade biscornue « The great sun jester » coécrit avec l’écrivain de Science fiction John Morrcock a de quoi désarçonner et ce n’est pas le très doucereux et anecdotique « In thee » chanté par Donald Roeser qui vient changer la donne.

Certes, Blue Oyster Cult tente de redresser un peu la barre sur « Mirrors » à grands renforts de chœurs appuyés sur les refrains mais ce titre peine à atteindre le niveau des plus grands standards des américains.

Chanté par Eric Bouchard, « Moon crazy » sonne presque comme un titre des Beatles par son approche légère pop-rock et il est difficile de prendre plaisir à « The vigil » long et étonnamment amorphe malgré des parties de guitares toujours propres, trop sans doute de la paire Roeser/Lanier.

Bloom reprend les choses en main sur « I m the storm » qui malgré son titre aguicheur et son ambiance heavy metal n’a pas au final l’impact escompté.

Dans la dernière ligne droite, le BOC nous surprend avec « You’re not the one (I was looking for) » anecdotique mais frais puis « Lonely teardrops » aux riffs solides et aux harmonies vocales agréables.

En conclusion, « Mirrors » est non pas une plantade, mais sans doute l’album le plus faible de Blue Oyster Cult qu’il m’ait été donné d’écouter.

Doux, lisse, sans génie, force, ni esprit d’aventure, « Mirrors » déçoit franchement en proposant une musique à des années lumières des premiers délires extatiques des américains.

Après six années d’activité et sept albums, Blue Oyster Cult semble fatigué à la fin des années 70 et aborder la prochaine décennie sur la pente du déclin.

Heureusement, les albums suivants viendront invalider ce sombre pronostic, pour le plus grand plaisir des fans dont je fais partie !

Mirrors (Blue Oyster Cult)
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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 19:54
Minority report (Steven Spielberg)

En 2002, Steven Spielberg adapte un roman de Philip K Dick « Minority Report ».

L’histoire on s’en doute ultra complexe issue de l’imagination d’un des papes de la Science fiction, montre dans un futur proche (2054) John Enderton (Tom Cruise) un agent travaillant chez Précrime, une société permettant à l’aide de mutants appelés les Précogs, d’arrêter les criminels avant qu’ils ne passent à l’acte et de les plonger dans une sorte de coma éternel à l’aide de disques frontaux.

Travaillant à partir des visions des trois Précogs, plongés dans un liquide amniotique, Anderton démontre la fiabilité de la méthode en réalisant une arrestation spectaculaire, mais est ensuite alerté par une vision transmise directement par Agatha (Samantha Norton) une des Précogs, qui lui montre l’assassinat d’une femme nommée Anne Livey (Jessica Harper).

Faisant part de son étonnement, Anderton est rassuré par son chef Lamar Burgess (Max Von Sydow) qui lui assure que la Précog a été victime d’un effet rebond d’une ancienne prévision.

Il est vrai que Précrime qui n’est encore qu’une entreprise locale de Washington doit subir les investigations de Danny Witver (Colin Farrell) représentant de la Justice, afin de juger de l’extension de l’entreprise à tout le territoire américain.

Surmontant son animosité avec l’arrogant Witver, Anderton se relaxe dans son appartement futuriste au moyen d’hologrammes de son fils disparu.

Le lendemain une autre prévision le montre assassiner un homme nommé Leo Crow (Mike Binder).

Inquiet, Anderton prend la fuite mais est pris en chasse par Fletch (Neal Mc Donough) ses anciens coéquipiers, équipés de propulseurs dorsaux et d’armes non létales.

Avec beaucoup de courage et de capacités physiques, Anderton échappe à ses poursuivants et va trouver Iris Hineman (Lois Smith) la cofondatrice de Précrime.

La vieille femme lui donne des explications sur l’existence des Précogs, issus d’une expérience scientifique ratée et lui confirme que le rêve d’Agatha concernant Lively est probablement un rapport minoritaire qu’il peut retrouver directement dans son cerveau.

Anderton comprend qu’il doit revenir à Précrime mais passe par un trafiquant d’yeux nommé Eddie Solomon (Peter Stormare) qui lui greffe de nouveaux yeux pour échapper aux contrôles policiers.

L’opération est douloureuse et Solomon peu fiable mais Anderton n’a pas le choix et accepte.

Après l’opération, Anderton échappe à des petits robots traqueurs grâce à ce stratagème capture Agatha chez Précrime et parvient à scanner son esprit avec l’aide d’un ami hacker, ce qui confirme qu’il va bien tuer Crow.

Cette prédiction se réalise malheureusement puisque Anderton se retrouve dans l’appartement de Crow et comprend que c’est lui qui a enlevé et tué son fils alors qu’il jouait avec lui à la piscine.

Malgré la présence d’Agatha et sa volonté féroce de ne pas céder aux prémonitions, Anderton tue finalement Crow qui lui révèle avant de mourir avoir été simplement engagé pour jouer un rôle.

Tout prend forme néanmoins après que Agatha lui révèle que Lively était sa mère mais Anderton est ensuite capturé chez sa femme Lara (Kathryn Morris) à qui il rendait visite dans sa folle cavale.

De son coté, Witver qui a également trouvé des éléments falsifiés dans le rêve montrant le meurtre de Lively est froidement abattu par Burgess lui-même.

Lara qui a aussi fini par douter de l’innocence de Burgess, manque de subir le même sort mais il faut attendre une réaction d’un culot monstre de Jad (Steve Harris) un collègue informaticien d’Anderton pour voir divulguer en public l’horreur du crime de Burgess, qui a assassiné Lively pour le fait qu’elle ait chercher à retrouver sa fille.

Dans un dernier face à face avec Anderton, le vieil homme hésite à le tuer puis finit par se suicider.

Le projet Précrime est alors abandonné, les Précogs relâchés et Anderton peut couler des jours heureux avec Lara…

En conclusion « Minority report » est un film à la mesure des ambitions et du gout marqué pour la Science fiction de Spielberg.

Dans un monde futuriste et froid à la « I robot », le réalisateur brosse une histoire paranoïaque et folle dans le plus pur esprit torturé de Dick.

Difficile à comprendre car complexe et tordu, le film se caractérise par une réalisation efficace, d’honnêtes effets spéciaux même si aujourd’hui largement surpassés et par une prestation taillée sur mesure pour Cruise, qui fait ce qu’on attend de lui.

Original donc par son thème mais en aucun révolutionnaire et bouleversant à mon sens.

Minority report (Steven Spielberg)
24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 14:48
D'une famille à l'autre (Anna Muylaert)

Sorti en 2016, « D’une famille à l’autre » est un film brésilien d’Anna Muylaert.

Pierre (Naomi Nero) est un jeune homme vivant avec sa mère Arcay (Dani Defussi) et sa petite sœur Jaqueline dans la périphérie de São Paulo.

La famille vit modestement et Pierre se cherche beaucoup, jouant dans un groupe de rock et multipliant les aventures dans des sorties nocturnes.

Un autre de ses penchants est moins avouable : se maquiller et se vêtir en femme.

Un jour pourtant ce fragile équilibre bascule : la police civile débarque dans la maison et emmène Arcay qui est accusée de ne pas être la mère de Pierre.

Malheureusement cette accusation se vérifie après un test génétique et le pire est alors révélé : Pierre qui a été volé à sa naissance n’est pas le fils d’Arcay et doit être restitué à ses véritables parents Matheus (Nachtergaele) et Gloria (Dani Defussi également).

Yara (Luciana Paes) une tante de Campinas vient alors aider Jacqueline qui est mise sous la coupe d’une assistante sociale.

Pierre qui se nomme en réalité Felipe doit alors s’adapter à une nouvelle vie parmi la classe aisée de São Paulo.

Ses parents biologiques font tout pour l’intégrer mais les choses se passent mal pour Pierre qui peine à supporter cette situation difficile pour lui.

Par provocation, Pierre décide d’uniquement s’habiller en femme ce qui provoque de violentes altercations avec Matheus.

La police révèle que Jacqueline aussi a été enlevé et doit être restituée à ses véritables parents.

Ce nouveau déchirement réveille les pulsions bisexuelles de Pierre et sa frénésie d’expériences.

Gloria parvient à l’empêcher de partir pour visiter Arcay et le jeune homme accepte son jeune frère Joca (Daniel Bothello)…

En conclusion, « D’une famille à l’autre » porte sur un sujet original et fort : le déracinement adolescent.

Les acteurs sont excellents de justesse, notamment Dani Defussi extraordinaire dans deux rôles diamétralement opposés et Naomi Nero très bon en adolescent paumé et rebelle…

Intime et puissant donc, « D’une famille à l’autre » déçoit cependant avec sa fin trop rapide et à mon sens bâclée, qui laisse en plan le spectateur, pourtant bien immergé dans ce drame familial à tiroirs…

Dommage même si le film vaut assurément le détour !

D'une famille à l'autre (Anna Muylaert)
24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 13:35
O.M.A.C (Jack Kirby)

Brillante idée de DC comics que de réunir en 2008 les principales histoires du super héros Omac (One Man Army Corps) dans « O.M.A.C » de Jack Kirby.

Ces aventures ciblées entre 1974 et 1975, montrent dans un monde futuriste un modeste employé souffre douleur de ses collègues appelé Otto choisi par une organisation internationale appelée APP (Agence Pour la Paix) pour devenir un super héros technologique œuvrant pour la paix dans la monde.

Pris en main par le professeur Myron Forest, lui-même membre de l’APP comme ses représentants masqués, Otto reçoit un traitement à distance administré par un œil géant en orbite autour de la terre et devient un être supérieur doté d’une force surhumaine.

La première tache d’Omac consiste à détruire une base secrète appelé Section D ou étaient crées des androïdes destructeurs.

En liaison permanente avec l’œil qui adapte en permanence ses pouvoirs en fonction de la situation, Omac se voit désigné un nouvel objectif en la personne de Mr Big, chef d’une puissante organisation armée qui lance face à lui des tueurs suréquipés.

Mais Omac révèle ses étonnantes capacités, surpassant physiquement un bataillon entier mais ne peut empêcher la mort de Forest, assassiné par les hommes de Mr Big.

Omac se montre rusé, simulant sa mort dans une luxueuse fête organisée dans la ville d’Electric city, ce qui permet à deux agents de l’APP d’approcher Mr Big et de l’arrêter.

Bombardé général en chef, Omac est ensuite envoyé combattre Kafka un dictateur militaire d’un pays d’Europe de l’Est menaçant le monde de destruction.

Kafka est dispose d’encore plus d’armes et d’hommes que Mr Big et Omac doit utiliser les capacités d’un sièges volant truffés d’armes technologiques pour survivre aux missiles, tanks et drones qui l’assaillent.

Le général utilise un gigantesque tank-bunker pour tenter de venir à bout de cet invincible adversaire, mais avec l’aide de l’œil, Omac triomphe et le remet à l’APP pour jugement.

Même emprisonné, Kafka reste menaçant et obtient l’aide du multi-tueur monstruosité animale ressemblant à une araignée géante se renforçant en absorbant l’énergie autour d’elle.

Omac livre alors son plus formidable combat contre un adversaire qui le surpasse même avec l’aide l’œil mais parvient à le désorienter son système de guidage en lui brisant une antenne, ce qui l’envoie exploser dans l’espace.

Dans l’aventure suivante, Omac démantèle la Cabal du Crime, une organisation qui envisage de développer un business permettant à de riches clients âgés de transférer leurs esprits dans des corps d’hommes et femmes jeunes préalablement capturés.

Omac fait pression sur Buck Blue, un modeste porte flingue de la Cabale pour atteindre Freddy Sparga, dit le Coquet, le responsable de cette triste affaire.

Affrontant mutants et gardes agressifs dans les sous sols de la base secrète de la Cabale, Omac parvient à mettre fin à ce projet fou et exonère Buck le repenti qui l’a guidé jusqu’à son but.

Pour finir, Omac affronte Skuba un dangereux scientifique qui a trouvé un moyen révolutionnaire pour absorber l’eau de la terre.

Redoutable, Skuba trouve un procédé capable d’ôter ses pouvoirs aux colosse qui redevient le frêle Otto.

Capturé aisément, Otto est guidé par les enfants de Skuba dans les tréfonds de la base et découvre les horribles manipulations génétiques du savant fou.

Skuba parvient même à attaquer à distance l’œil qui tentait de porter secours à Otto mais l’effort détruit ses machines et par conséquent tout sa base !

En conclusion, « O.M.A.C » est une belle surprise et un superbe projet assez méconnu, né de l’imagination fertile de Jack Kirby qui impose sa vision du future et son style puissant et grossier dans des aventures toutes plus extraordinaires les unes que les autres.

Omac est une sorte de Captain america du futur, affublé d’une crête d’iroquois à la Gladiator/Savage dragon, doté d’une mâchoire carrée et d’une musculature d’athlète.

Face aux militaires, criminels ou savants fous usant de technologies pour menacer l’ordre mondial, ce héros relié à un Œil ange gardien, livre des batailles titanesques déroulées sur un rythme d’enfer.

Certes les intrigues sont simplistes, les personnages assez caricaturaux mais Omac demeure un héros attachant, courageux et affublé de nobles idéaux.

Alors un nouveau grand coup de chapeau pour le génie créateur de Kirby !

O.M.A.C (Jack Kirby)
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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 16:46
Agents of fortune (Blue Oyster Cult)

Rien de tel qu’un été longtemps attendu pour enfin s’injecter de large doses de rock ‘n’ roll enflammé des années 70.

Sorti en 1976, « Agents of fortune » de Blue Oyster Cult se voit affublé d’une pochette particulièrement minable évoquant un Freddy Mercury adepte de tours de magie.

Si on parvient à dépasser cette faute de gout assez étonnante de la part d’un groupe aussi sensible à l’évocation d’une esthétique forte et mystérieuse, « This ain’t the summer of love » débute par un court, solide mid tempo doté de parties de guitares puissantes et d’un chant plutôt nasillard d’Eric Bouchard rappelant Alice Cooper.

On passe ensuite dans une ambiance countrysante plus relaxante avec « True confessions » écrit et chanté par le claviériste Eric Lanier qui fait donc la part belle à cet instrument.

Il faut attendre le troisième morceau pour découvrir un des plus grands tubes de Blue Osyter Cult, « Don’t fear the reaper » véritable chef d’œuvre mélodique et parfaite combinaison guitares/voix sortie du cerveau de Donald Roeser.

En contrecoup, la déception à l’écoute du très aérien et surchargé « E.T.I » d’autant plus forte…

Patti Smith vient poser quelques mots sur « The revenge of Vera Gemini » pour un résultat plutôt linéaire et moyen malgré toujours des parties de guitares plaisantes.

On reste dans la cohabitation terne et ennuyeuse avec Helen Wheels mariant sa voix avec le chant quelconque d’Albert Bouchard sur « Sinful love » puis avec celui d’Eric Bloom sur « Tatoo vampire » beaucoup plus musclé et viril.

Assez peu mis en valeur d’habitude, le bassiste Joe Bouchard a droit à son moment de gloire en interprétant « Morning final » plaisant en raison de ses mélodies travaillées puis la soporifique ballade finale « Debbie Denise », entrecoupés d’un « Tenderloin » aux expérimentations jazzy extrêmement originales.

En conclusion, « Agents of fortune » constitue une déception comparée aux merveilles que sont « Secret traities » et « Spectres ».

Partagé en de multiples compositeurs/interprètes du groupe, l’album se montre beaucoup trop timoré et doux, ce qui a pour effet de rogner les ailes de géant qui font le génie de Blue Osyter Cult.

Seul titre vraiment remarquable, « Don’t fear the reaper » permet au disque d’échapper de peu à un relatif anonymat…

« Agents of fortune » a donc toutes les caractéristiques d’un faux pas dans l’ascension sans faille des durs à cuirs américains durant les 70’s.

Agents of fortune (Blue Oyster Cult)
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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 21:07
Spectres (Blue Oyster Cult)

Quelques peu délaissée depuis quelques mois en ces colonnes, la musique reprend ses droits avec « Spectres » cinquième album des super hard rockers américains de Blue Oyster Cult.

Sorti en 1977, « Spectres » débute par un véritable classique/tube du répertoire « Godzilla » avec des riffs inspirés de Donald Roeser et surtout des refrains irrésistibles soutenus par des chœurs de tout le groupe.

Sa majesté Eric Bloom reprend le micro sur « Golden age of leather » qui bascule au bout de trois minutes d’un morceau plaisant à un morceau d’une puissance épique extraordinaire qui emporte tout sur son passage.

L’efficacité mélodique du Cult fait ses preuves avec « Death valley Kings » manquant sans doute un peu de mordant et de folie mais il est à vrai dire difficile de ne pas plier ensuite face à l’enchantement de « Searching for Celine » dégoulinant de classe.

Le BOC parait à vrai dire intouchable sur « Fireworks » tant le toucher magique de Roeser et la voix aérienne d’Albert Bouchard émeuvent jusqu’aux larmes.

La puissance parle ensuite avec « R.U ready to rock » autre nouveau tube parfaitement calibré avec ses refrains entrainants pour enflammer les stades.

On flirte langoureusement avec le commercial de « Celestial the queen » avec les claviers un tantinet trop présents d’Allen Lanier mais comment résister ensuite à la terrible efficacité de « Goin through the motion » ?

Plus de douceur et de feeling sur « I love the night » jolie petite ballade soyeuse avant « Nosferatu » un final aussi fascinant que mystérieux digne du meilleur du BOC.

En conclusion, « Spectres » est un album de haute volée comme la quasi-totalité des disques de Blue Oyster Cult des années 70.

Pas de faiblesses, une grande homogénéité et qualité sur les 10 titres réglementaires dont une bonne moitié de tubes… difficile de ne pas crier au génie face à des musiciens aussi talentueux et inspirés.

On en redemande bien sur !

Spectres (Blue Oyster Cult)
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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 19:22
Una noche (Lucy Mulloy)

En 2012 « Una noche » un petit film Lucy Mulloy parvient à se frayer un joli succès d’estime notamment au festival de Deauville.

« Una noche » raconte l’histoire à La Havane d’un jeune garçon nommé Raul (Darriel Arrechaga) qui a pour ferme intention de quitter Cuba par tous les moyens pour fuir la misère et la maladie notamment de sa mère Hilda (Katia Caso), une prostituée malade du sida.

Travaillant comme cuisinier dans un restaurant, Raul parvient à convaincre son ami Elio (Javier Nunez Florian) de tenter avec lui la grande traversée de 145 km de mer mais dans un pays aussi surveillé que Cuba, l’entreprise prend du temps à se monter.

Lila (Anailin de la Rua de la Torre), la sœur de Elio qui fait du tae kwon do, ignore son projet de départ et rencontre par hasard Raul qui tombe sous son charme.

Mais la farouche jeune femme résiste, faisant fi des problèmes familiaux entre sa mère et son père, un militaire acariâtre qui entretient une relation secrète avec une autre militaire.

Les choses prennent une autre tournure lorsque Raul blesse un touriste client de sa mère.

Traqué par la police, il presse Elio de réunir les derniers éléments pour partir.

Celui-ci vend son vélo pour acheter deux chambres à air, un petit moteur de bateau, des lunettes de natation et une petite chaine en or.

Elio termine par deux larcins : le vol de provisions puis du GPS du père de sa copine Greisy (Greisy del Valle)

Il rattrape in extremis un Raul désespéré juché sur le toit d’un immeuble délabré pour échapper aux rafles et les duo décide d’aller sur la plage.

Les deux garçons découvrent que Lila a découvert leur secret et qu’elle a tenté de saboter leur embarcation.

Après une discussion orageuse, ils acceptent de l’emmener avec eux dans leur tentative.

Les trois adolescents grimpent donc sur leurs chambres à air et pagaient dans l’espoir d’arriver à Miami ou Raul croit pouvoir y retrouver son père.

Sur le frêle esquif la tension sexuelle est à son comble, Raul tentant de séduire une Lila de plus en plus réceptive à son charme et Elio jaloux, laissant apparaitre une attirance homosexuelle inattendue.

Mais sans moteur et sans GPS, l’expédition tourne court et le radeau chavire.

Elio est dévoré par les requins tandis que Raul et Lila s’accrochent à la vie avec l’énergie du désespoir.

Au petit matin, ils se réveillent en ayant l’impression d’avoir atteint Miami alors que de simples touristes américains présent à Cuba les ramènent à la dure réalité et à la police qui embarque Raul…

En conclusion « Una noche » est un joli petit film vantant la beauté d’une jeunesse cubaine pleine de vie et d’espoir, prête à prendre tous les risques pour fuir une ile ou tout manque.

Les acteurs, rayonnants de fraicheur et de justesse sont époustouflants…

L’intrigue simple mais efficace et rythmée, le dépaysement de l’ambiance de décadence ensoleillée vous emporte dans un tourbillon de plaisir réjouissant.

Une véritable leçon à tous ces réalisateurs français prétentieux, torturés et ennuyeux comme la pluie !

Una noche (Lucy Mulloy)
17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 22:31
Rencontre du troisième type (Steven Spielberg)

Sorti en 1977, « Rencontre du troisième type » est un classique du film de Science fiction de Steven Spielberg.

Plusieurs évènements mondiaux semblent laisse à penser qu’une présence extra terrestre s’est manifesté sur Terre : la découverte d’avions de la Seconde guerre mondiale dans un désert du Mexique, d’un vieux cargo des années 20 en plein désert du Gobi.

Chargé de l’affaire, le scientifique français Lacombe (François Truffaut) se rend également en Inde pour étudier un chant réputé d’origine céleste.

Aux Etats-Unis, des perturbations du réseau électriques font appeler Roy Neary (Richard Dreyfuss) pour réparer mais en chemin le technicien se trouve face à face avec des OVNI.

Traumatisé, Roy revient changé à tout jamais et commence à observer un comportement étrange qui l’isole de plus en plus de sa famille, sa femme Ronnie (Teri Garr), ses enfants Brad (Shawn Bishop), Sylvia (Adrienne Campbell) et Toby (Justin Dreyfuss).

Vivant dans le même état que les Neary, Jullian Guiler (Melinda Dillon) qui elle a vu elle aussi les OVNI en même temps que Roy voit son fils Barry (Cary Guffey) enlevé dans la maison familiale après qu’une mystérieuse fumée se soit infiltrée par tout.

Méfiante, l’armée boucle la zone ou sont supposés être les extra-terrestres, une montagne appelée Devil’s tower, en avançant une contamination chimique.

L’état de Neary s’aggrave et il accumule sans explication plusieurs matériaux chez lui pour construire un édifice similaire à Devil’s tower.

Lorsqu’il prend conscience de cela, Neary décide de se rendre sur place avec Julian.

Ensemble avec quelques autres passionnés, ils déjouent la surveillance de l’armée et gravissent la colline pour observer une base scientifique dans laquelle travaille Lacombe et son équipe.

Enfin, une gigantesque soucoupe volante se pose et Lacombe parvient à entrer en communication avec eux grâce au chant décodé en Inde.

En réaction, un alien longiligne puis d’autres plus petits, apparaissent et relâchent les humains qu’ils détenaient sans qu’ils semblent pour le moins du monde avoir été maltraités.

Mais Neary sent comme quelques autres un appel profond en lui et décide de les suivre pour embarquer avec eux…

En conclusion, malgré son statut de film culte, ses effets spéciaux brillants voir révolutionnaires en leur temps et toute la maestria de réalisation de Spielberg, « Rencontre du troisième type » est un film aujourd’hui daté, au rythme lent et à l’intrigue poussive débouchant sur une fin ultra optimiste montrant qu’une cohabitation pacifique serait possible avec une espèce extra terrestre pourtant largement supérieure technologiquement à la civilisation humaine.

A réserver donc aux amateurs de vieux films de SF gentillets ou/et aux plus nostalgiques des premiers Spielberg.

Rencontre du troisième type (Steven Spielberg)
17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 09:10
Sons of anarchy, saison 7, épisode 13 (Kurt Sutter)

Après sept années voici le moment tant redouté de clore la série avec « Sons of anarchy, saison 7, épisode 13 ».

Une fois Gemma (Katey Sagal), Juice (Theo Rossi) et Unser (Dayton Callie) morts, Jax (Charlie Hunnam) observe un comportement étrange.

Il s’arrange tout d’abord pour régler le problème avec l’IRA mais de manière aussi inattendue que radicale : il élimine Roarke (Bob Mc Craken) un des chefs de l’organisation irlandaise et épargne Connor Malone (Scott Anderson) en raison des potentialités de son marché de trafic d’armes et de son ouverture à l’égard des latino américains.

Puis il fait le tri dans ses affaires, les rassemble, brule les souvenirs de son père, photos ou le fameux journal de John Teller dans lequel il raconte les dérives d’un idéal de liberté à une entreprise mafieuse.

Il passe ensuite au garage et fournit une liste de documents à Nero Padilla (Jimmy Smits) afin de répartir ses biens (maison, entreprises) entre Wendy (Drea de Mateo) et les Sons of anarchy.

Choqué, Nero accepte ainsi qu’une lourde responsabilité : emmener ses enfants Abel (Evan Loto) et Thomas (Ryan Loto) pour vivre dans son ranch avec Wendy dans l’espoir d’une vie meilleure loin des gangs et du crime.

Après un ultime adieux, Nero embarque donc Wendy et les enfants de Jax pour une autre vie.

La suite consiste à passer chez le procureur Pounder (Tyne Patterson) afin de lui faire des aveux sur l’auteur du meurtre de Tara, sur l’emplacement des corps de Gemma et Unser mais Jax n’ira pas plus loin concernant l’implication des Sons dans les tueries des hommes de Lin (Henry Choi) et Marks (Billy Brown).

Après un ultime recueillement sur les tombes d’Opie (Ryan Hurst) et Tara, Jax liquide Baroski (Tom Weller) à son épicerie puis Marks à sa sortie de prison après s’être dissimulé en mendiant.

Une fois le sale boulot effectué, il se rend une dernière fois à une réunion du club en sachant que les Sons sous la pression des Indian hills, ont du voté une condamnation à mort à son encontre.

Mais contre toute attente, Chibs (Tommy Flanagan) et Tiger (Kim Coates) respectivement nouveaux président et vice président, épargnent Jax au dernier moment et lui donne l’occasion de filer seul à moto.

Pris en chasse à la sortie de la ville par les policiers après d‘ultimes paroles pour l‘endroit ou son père est mort, Jax fuit et finit sa course folle encastré dans le camion de Milo (Michael Chiklis).

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 7, épisode 13 » se veut une conclusion particulièrement triste de la série avec une ambiance de fin de vie.

Sur le départ, Jax réunit toutes les formalités pour répartir ses biens auprès de ses proches tout en veillant à ce que son club ait de nouveaux débouchés avec une alliance avec les Mayans, les One niners et un ex membre de l’IRA plus souple sur les conventions raciales.

A l’heure des bilans, Jax comprend ses erreurs et l’incompatibilité de mener de front une vie d’honnête père de famille et de chef de gang.

En un dernier sursaut il s’arrange donc pour en finir et tenter d’assurer un avenir meilleur à sa progéniture.

Sa mort, un brin théâtrale, convient parfaitement à la mythologie du biker, mourant à moto poursuivi par la police.

Cette dernière saison articulée autour de l’enquête sur la mort de Tara, est pour moi la plus triste et la plus douloureuse avec la disparition progressive de personnages clés devenus au fil du temps attachants : Juice, Unser et même la monstrueuse Gemma.

Véritable chef d’œuvre notamment dans ses premières saisons ou une réelle opposition policière se manifeste avec notamment l’ATF, Sons of anarchy reste un monument entretenu par la qualité d’acteurs incroyables comme Ron Pearlman, Katey Sagal, Charlie Hunnam, Theo Rossi ou Dayton Callie.

De là à vous donner envie d’enfourcher une moto sous le soleil de plomb de Californie ?

Sons of anarchy, saison 7, épisode 13 (Kurt Sutter)
Published by Seth - dans Policier
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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 09:05
Sons of anarchy, saison 7, épisode 12 (Kurt Sutter)

Dans « Sons of anarchy, saison 7, épisode 12 », Gemma (Katey Sagal) entreprend un long pèlerinage pour revoir son père Nate Maddock (Hale Holbrook) une dernière fois dans sa maison de retraite dans l’Oregon.

Elle abandonne sa voiture et bénéficie de l’aide d’un camionneur sympa, Milo (Michael Chiklis) pour arriver jusqu’à bon port.

Mais après la mort de Tara (Maggie Stiff) tutrice légale de Nate, l’hôpital contacte Wendy (Drea de Matteo) qui passe l’information à Jax (Charlie Hunnam).

Gemma peut donc parler à son père, très atteint par la maladie d’Alzheimer, qui mélange souvenirs du passé et réalité, puis se rend dans la maison familiale pour regarder une dernière fois des photos de famille.

Juice (Theo Rossi) est serré par Ryu Tom (Ron Yuan) le bras droit de Lin (Henry Choi) et échappe de peu à la mort contre la promesse de tuer Tully (Marylin Manson).

Après avoir encore une fois subi des sodomies violentes, Juice change d’avis, va trouver Tully et lui demande de le tuer lui-même afin de préserver ses liens avec les Sons of anarchy.

Il est exaucé et meurt la gorge percée.

Jax a fort a faire pour maintenir une paix fragile dans la rue et tente de répartir les forces entre ses alliés blacks et latino en faisant front contre les vestiges de l’empire de Lin.

Il parvient à faire patienter Tyler (Mo Mac Rae) et Alvarez (Emilio Rivera) qui veulent attaquer les chinois, le temps de laisser l’IRA étudier la réponse à sa proposition de vendre des armes en direct aux Mayans.

Mais Brendan Roarke (Bob Mc Cracken) l’un des leaders de l’IRA explique à Jax que Connor Malone (Scott Anderson) a tenté de trahir le mouvement pour son profit personnel et doit être éliminé afin que sa proposition soit étudié favorablement.

Jax change donc son fusil d’épaule et décide d’utiliser les One-niners pour tendre un piège à l’Irlandais félon.

Une autre problème se dessine avec le jugement des Indian hills concernant la mort de leur président Jury White.

Les Packer (Robert Patrick) et ses hommes écoutent les aveux de Jax concernant son erreur de jugement quand à l’implication de White dans une trahison, mais déclarent qu’un vote pour juger ou non si Jax doit vivre doit être provoqué entre les clubs.

Jax fait mine d’accepter le processus puis se rend seul pour trouver Gemma.

Mais il tombe sur Unser (Dayton Callie) que Nero (Jimmy Smits) a contacté pour s’interposer et arrêter Gemma afin de la mettre en prison pour la protéger.

Unser fait bloc contre Jax et dégaine son arme.

Après un échange musclé, Jax l’abat.

En une dernière requête, Gemma demande à aller dans le jardin respirer une dernière fois l’odeur des fleurs.

Puis Jax l’abat non sans avoir surmonté un crise de tremblements.
Il rentre de nuit en moto et retrouve Wendy pour une nuit d’amour réparatrice…

Dans le même temps, les blacks, latinos et Sons massacrent les asiatiques…

En conclusion, à l’approche de la fin, « Sons of anarchy, saison 7, épisode 12 » fait presque figure de point final à la série car des personnages clés comme Juice, Unser et Gemma y perdent la vie.

La mort de Juice est vécue comme une délivrance, tant son parcours de gamin paumé fut douloureux et empli de failles, notamment son état dépressif, sa fragilité intérieure et ses multiples trahisons.

La mort de Unser est réellement un crève cœur car le vieux shérif malade était une figure incroyablement attachante de la série, avec un rôle toujours complexe et ambigu.

Unser n’est pas cher payé de son amour et de sa dévotion pour Gemma et reçoit une mort expéditive.

Celle de Gemma est la plus marquante, après d’émouvants adieux à son père et aux vestiges de son histoire familiale emplie de religion.

Seul reste donc Jax plus impitoyable et corrompu que jamais, entrainé dans une spirale destructrice tuant tout sur son passage.

Mais qui saura arrêter cette machine infernale ?

En tous les cas, cet épisode 12 se surpasse encore d’un point de vue émotionnel.

Sons of anarchy, saison 7, épisode 12 (Kurt Sutter)
Published by Seth - dans Policier
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