22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 23:48
Ghost rider 2, l'esprit de vengeance (Mark Neveldine, Brian Taylor)

Il est étonnant de constater que même après un franchement mauvais premier opus en 2007, les réalisateurs Mark Neveldine et Brian Taylor, furent chargés en 2012 de « Ghost rider 2, l’esprit de la vengeance ».

On retrouve ici un Johnny Blaze (Nicolas Cage) tiré de sa retraite d’ermite torturé en Roumanie par un prêtre nommé Moreau (Idriss Elba) pour retrouver Danny (Fergus Riordan) un enfant recherché par son pire ennemi Roarke (Ciaran « César » Hinds) l’une des nombreuses incarnations terrestres du Diable afin de réincarner son fils Satan.

S’accrochant au mince espoir de voir la malédiction le transformant en Ghost rider dès qu’il se trouve au contact du mal, Blaze se transforme en Rider pour retrouver plus facilement Danny qui a été pris sous la protection de sa mère Nadya (Violante Placido) séduisante voleuse repentie qui tente d’échapper aux envoyés de Roarke, des gangsters roumains dirigés par Ray Carrigan (Johnny Whitworth).

Malgré leur armement, les gangsters ne pèsent pas lourd face aux pouvoirs du Rider, qui brule leur âme, désintégrant leur enveloppe corporelle.

Seul, Carrigan qui utilise une arme plus puissante, parvient à le sonner suffisamment pour s’en sortir vivant et kidnapper l’enfant.

Blaze se réveille sonné à l’hôpital et comprend que Roarke a utilisé ses pouvoirs pour brouiller les pistes et rendre Danny indétectable.

Malheureusement, l’enfant est solidement gardé, et Nadya a besoin des pouvoirs du Rider pour faire pression sur les voyous et retrouver la trace de Danny.

Un nouveau combat s’engage dans une carrière abandonné contre Carrigan et ses hommes, dotés de bazookas d’une puissance de feu terrible, qui oblige le Ghost rider a user de sa flamme démoniaque pour contrôler une immense machine à excavation et détruire ses ennemis.

Guidé par Moreau qui semble connaitre des secrets mystiques, Danny est alors amené dans un lieu de montagne ultra secret ou il rencontre des moines vivant coupés du monde.

Moreau permet à Blaze de le débarrasser de sa malédiction mais Methodius (Christophe Lambert) le chef des moines, a également comme dessein de sacrifier Danny pour empêcher Roarke d’accomplir le rituel magique faisant renaitre son fils Satan.

Il est pourtant stoppé par net par Carrigan transformé par Roarke en démon Blackout et capable de corrompre toute matière vivante ou non.

Malgré leur combativité, les moines sont tués par un adversaire quasi invincible et Danny a nouveau enlevé.

Il est remis à Roarke qui peut donc devant une assemblée démoniaque invoquer la cérémonie.
Moreau tente l’impossible mais est tué par Blackout.

Contre toute attente, Danny aide Blaze impuissant sans son pouvoir, lui insufflant une partie de l’âme démoniaque de Satan pour lui restituer les pouvoirs du Rider.

Le Ghost rider peut alors lutter d’égale à égal avec Blackout et finit par le tuer, non sans une lutte spectaculaire et indécise.

Roarke est ensuite envoyé sans ménagement au fin fond de l’écorce terrestre, rejoindre sa demeure en enfer.

En conclusion, si l’indulgence était encore de mise sur le premier Ghost rider, cinq années après, elle ne l’est plus pour « Ghost rider 2, l’esprit de la vengeance ».

Le scénario est d’une très grande faiblesse, avec un match à distance sans souffle entre Ghost rider et son ennemi le Diable aux pouvoirs bien amoindris.

Sans ennemi à sa mesure, si ce n’est le pale Blackout, Ghost rider casse du malfrat roumains dans des décors industriels particulièrement cheaps et hideux.

Ce n’est pas la présence d’un Christophe Lambert cachetonnant en moine tatoué ou de la sexy Placido, qui suffisent à relever le niveau et arracher ce second Ghost rider à sa fange de putride nullité.

En renouvelant le choix d’un Nicolas Cage vieux et usé malgré la chirurgie esthétique, les réalisateurs ne rendent pas service au personnage de comics, dont on finit par douter de la réelle épaisseur au vu des piètres adaptions cinématographiques dont il fait l’objet.

A mille lieues des « Avengers », « Gardiens de la galaxie » ou « Captain america », « Ghost rider 2, l’esprit de la vengeance » constitue et on le peut le regretter le fond du fond du panier des comic books.

Ghost rider 2, l'esprit de vengeance (Mark Neveldine, Brian Taylor)

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 20:15
Rome, saison deux, épisodes 9 et 10 (Bruno Heller)

Les meilleures choses ont une fin, c’est pourquoi « Rome, saison 2, épisodes 9 et 10 » viennent achever définitivement et précocement une série prévue initialement par ses créateurs Bruno Heller et John Milius pour durer 5 ans.

Dans l’épisode 9 écrit par Mere Smith et réalisé par Steve Hill, Marc Antoine (James Purefoy) mène grand train en Egypte avec Cléopâtre (Lyndsey Marshal) et se comporte en souverain oriental décadent.

Il affame volontairement Rome en restreignant ses livraisons de blé, et snobe ouvertement une proposition de médiation de sénateurs envoyés par Octave (Simon Woods).

Il espère provoquer son rival à l’attaquer pour préserver sa popularité encore grande au sein du peuple romain.

Deux enfants sont nés de cette union, le troisième Césarion, fils de César, étant sous la garde étroite de Vorenus (Kevin Mc Kidd) plus dévoué que jamais.

La situation à Rome est en réalité critique et la révolte gronde au sein du peuple de plus en plus affamé.

Laissé seul pour régir l’Aventin, Titus Pullo (Ray Stevenson) qui vit en ménage avec la séduisante Gaia (Zuleikha Robinson), a bien du mal à contenir la foule en colère.

Contre toute attente Pullo a laissé en vie Memmio (Daniel Cerqueira) et le conserve dans une cage en le traitant à titre d’exemple comme une bête sauvage.

Il finit par informer Octave du mécontentement populaire.

Irrité, le consul réagit en envoyant Octavia (Kerry Condon) et Atia (Polly Walker), respectivement femme et ancienne maitresse de Marc Antoine, pour tenter de faire fléchir son rival.

Fidèle à son habitude, Atia négocie son intervention en demandant une villa à Capri et accepte finalement d’effectuer le voyage en Egypte.

Mais l’expédition tourne à l’humiliation publique, et Marc Antoine poussé par Cléopâtre, refuse de recevoir les deux femmes, qui rejetées fermement par Vorenus, repartent la haine dans le cœur.

Désormais la guerre entre les deux consuls parait inévitable.

Posca ( Nicholas Woodeson) fournit la clé à Octave en trahissant Marc Antoine, et en lui fournissant son testament qui déshérite sa famille romaine au profit de ses nouvelles connaissances égyptiennes.

En politicien habile, Octave exploite la faille, expose au peuple la trahison de son rival et se lance dans des préparatifs de guerre auxquels il associe Pullo, l’un des rares soldats qui soit pour lui digne de confiance.
L’épisode se termine par un drame très fort, Pullo qui s’apprête à faire ses adieux à Gaia, est attaqué par surprise par Memmio échappé de sa cage.

La belle vole à son secours, tue Memmio mais reçoit un coup de couteau fatal.

Agonisante sur son lit de mort, elle lui avoue le meurtre d’Eirene pour expier ses péchés.

Insensible à ses motifs amoureux, Pullo l’étrangle et jette son corps dans le fleuve, la jugeant indigne de funérailles décentes.

Le dixième et dernier épisode de la série, écrit par Bruno Heller et réalisé par John, Maybury, montre clairement la défaite et déroute de Marc Antoine, sèchement battu par les troupes d’Antoine en Egypte.

Brisé et démoralisé, Antoine se réfugie dans son palais d’Alexandrie aux cotés de Cléopâtre et du fidèle Vorenus, qui refuse une demande de trahison envoyée par Octave.

Rongé par les abus divers dont les drogues, Antoine n’est plus que l’ombre de lui-même et incapable de résolutions lucides.

Il tourne comme un lion en cage dans son palais, s’accrochant à l’idée absurde de provoquer en combat singulier son rival, s’entraine le glaive à la main avec Vorenus, tue un esclave qui avait osé rire de sa maladresse et se dissout lui-même en échafaudant de vains plans de fuite avec Cléopâtre.

Le couple se résout finalement à l’évidence, et conclut à se donner la mort à l’aube.

Antoine se saoule une dernière fois avec Vorenus, et recevant une lettre lui annonçant la mort de sa bien aimée, se suicide avec l’aide de Vorenus en s’enfonçant un glaive dans le torse.

Emu, Vorenus l’habille en général et l’installe sur son trône pour honorer sa dépouille.

Lorsqu’il constate que Cléopâtre est en vie et a menti, il lui tient tête avec mépris, prenant la décision de lui-même de sauver Césarion qu’il estime être en réalité le fils de Pullo, des griffes vengeresses d’Octave.

Octave en effet ne fait pas dans la demi mesure, et tout en froideur et en dureté, contraint également Cléopâtre à se suicider par morsure de serpent plutôt que d’accepter le déshonneur d’être exhibée en trophée à Rome.

Soignant son image populaire il confie les deux enfants de Cléopâtre à Octavia pour les élever, tout en chargeant Pullo de retrouver Césarion et de le tuer.

Pullo accepte la mission, retrouve son ami Vorenus dans le désert avec l’insupportable gamin qui se prend pour un dieu.

Tentant de fuir par le désert jusqu’en Judée, ils tombent sur un barrage et sont contraints de tuer les soldats qui ont détecté quelque chose de louche avec le gamin.

Mais Vorenus est touché au dos dans le combat et se sachant condamné, demande à Pullo de le ramener à Rome pour y voir une dernière fois ses enfants avant de mourir.

Pullo cède à sa requête, rend compte à Octave de la mort de Césarion et permet à Vorenus de mourir avec ses enfants qui finalement le pardonnent.

Octave se fait célébrer un triomphe à sa mesure d’empereur romain, mais Atia ébranlée par la mort d’Antoine y fait bonne figure, insultant Livia (Alice Henley) pourtant femme du nouveau maitre absolu de l’empire.

Après les festivités, on comprend que Pullo a maintenu son fils Césarion en vie et le garde avec lui à Rome …

En conclusion, si déjà les épisodes précédents confinaient au sublime, « Rome, saison 2, épisodes 9 et 10 » l’atteint et le dépasse même.

Le chute de Marc Antoine corrompu par une vie de débauche dans ses palais de milles et une nuit est grandiose, en raison de la performance exceptionnelle digne de Marlon Brando de James Purefoy.

Sa passion avec Cléopâtre bien que brièvement exposée apparait dévorante, cette dernière se montrant prête à tout pour sauver sa vie et son royaume, avant finalement de se rendre à l’évidence face à la froideur inflexible du prédateur Octave.

Mis à part la mort exceptionnelle d’Antoine, on vibrera également devant celle de Gaia, son surprenant volte face sur son lit de mort, son courage au combat et son corps sublime lentement englouti par les flots.

Par comparaison, celle de Vorenus apparait plus fade, même si le Kevin Mc Kidd est parfait tout en raideur et en force militaire, ne pliant finalement que devant l’amour regagné de ses enfants.

Dure vie donc que celle de Vorenus, et Pullo infatigable machine de guerre, transformé en survivant monté en grade avec un enfant à sa charge.

Un mot enfin sur Atia, l’un des personnages phares de la série, qui souffre face à la l’affront de l’abandon de son amant, par son humiliation publique mais se ressaisit brillamment comme la superbe garce qu’elle reste.

Cette conclusion ne peut donc que mettre en rage, car on aurait bien entendu voulu en voir plus compte tenu de la perfection atteinte de la seconde saison de Rome, infiniment supérieure à la première saison, du reste tout à fait agréable.

Impossible de ne pas s’attacher à des acteurs aussi charismatique évoluant dans des intrigues complexes ou se mêlent, politique, passion, violence et sexe.

Tout concourt donc à faire de « Rome, saison 2 » une drogue dont j’aurais bien du mal à me passer !

Rome, saison deux, épisodes 9 et 10 (Bruno Heller)

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 12:28
Rome, saison deux, épisodes 7 et 8 (Bruno Heller)

Les évènements se précipitent dans « Rome, saison 2, épisodes 7 et 8 » à l’approche de la fin (initalement non prévue) de la série.

Dans l’épisode 7 écrit par Scott Buck et réalisé par John Maybury, Servillia (Lindsay Duncan) déjà fortement éprouvée par le rude traitement que lui a administré par sa rivale de toujours Atia (Polly Walker) reçoit comme un coup de grâce l’annonce de la mort de son fils Brutus (Tobias Menzies) tué sur le champs de bataille face aux troupes de Marc Antoine (James Purefoy)

Désespérée, elle se rend sur le pas de la porte de la maison d’Atia et l’accable publiquement d’une spectaculaire demande de justice, en psalmodiant à genoux dans la rue, une servante la couvrant de cendres.

Atia feint d’abord de l’ignorer, préférant concentrer son énergie sur le possibilité d’un mariage avec son cher Antoine pour venir sceller l’alliance toujours fragile avec son fils Octave (Simon Woods).

En effet si Lépide (Ronan Vibert) ne semble jouer qu’un rôle figuratif dans le triumvirat, Octave entend bien négocier d’égal à égal avec Antoine et ne pas lui céder un pouce de terrain.

La rivalité entre les deux hommes s’exacerbe autour des questions de partage de l’empire romain, l’Egypte étant la plus convoitée pour ses richesses et bien sur d’argent, surtout lorsque Hérode roi de Judée, vient trouver Antoine pour lui offrir de le payer en échange de la protection de Rome pour assurer son règne.

Après quelques tergiversations, Antoine accepte le pot de vin en promettant un vague partage avec les deux autre consuls qu’il n’entend bien entendu jamais effectuer.

Lorsqu’il refuse d’accorder sa part à l’affranchi Posca (Nicholas Woodeson), celui-ci le trahit sans ménagement, allant proposer une alliance à Mécène (Alex Wyndham) afin de prélever une partie du trésor de Judée au détriment de leurs maitres respectifs, Antoine et Octave.

Mis au courant des tractations d’Antoine et Hérode, Octave explose, exige le respect des accords conclus et sa part du tribu versé à l’Empire romain.

Antoine accepte du bout des lèvres, et les deux hommes chargent leur représentant Vorenus (Kevin Mc Kidd) de récupérer l’or qui doit être livré dans le plus secret au port de l’Aventin.

Mais Vorenus qui pense avoir toujours la mainmise sur les bandes de l’Aventin, ignore que son rival Memmio (Daniel Cerqueira) l’a infiltré en prenant sur le fait sa fille Vorena (Coral Amiga) en plein ébats avec un des ses hommes et en la contraignant à le renseigner.

En réalité, Vorena qui hait son père depuis qu’elle le juge responsable de la mort de sa mère, ne se fait pas prier pour l’espionner et renseigne Memmio sur les modalités de la réception de la cargaison d’or.

Titus Pullo (Ray Stevenson) dont la femme Eirene (Chiara Mastalli) attend un heureux évènement doit intervenir physiquement pour punir une violente altercation avec Gaia (Zuleikha Robinson), qui malgré son statut d’esclave, refuse l’autorité de Eirene.

Belle et manipulatrice, Gaia, use des ses talents pour retourner le châtiment qui lui était destiné et a un rapport sexuel intense avec Pullo en plein milieu d’un scène de lutte.

Penaud face à son échec, le grand costaud sauve péniblement la face devant Eirene qui devant la soumission affectée de Gaia est persuadée que tout est rentrée dans l’ordre.

Dans les hautes sphères du pouvoir, Atia cède finalement à la pression de Servillia et subit les malédictions de sa rivale qui s’occit pour que les dieux donnent corps à ses incantations.

La mort spectaculaire de Servillia frappe l’esprit, Atia est tétanisée tandis que même Marc Antoine reconnait la force de caractère de l’ex maitresse de César.

La malédiction de Servillia semble déjà l’œuvre puisque au dernier moment, Octavia (Kerry Condon) lui est préférée car plus jeune et donc amène d’enfanter.

Brisée, Atia voit donc ses rêves de grandeur s’écrouler lorsque Antoine épouse sa fille en un mariage politique voulu principalement par Octave, ne supportant sans doute plus la liaison entre sa mère et son rival.

Agrippa (Alleen Leech) a également le cœur brisé en voyant son amante lui échapper.

Au cours du mariage, Hérode invité d’honneur échappe de peu à un attentat perpétré par Timon (Lee Boardman) et son frère Levy, mais au dernier moment Timon se rétracte, incapable de tuer devant son ex maitresse Atia.

Une lutte confuse éclate entre les deux frères, Levy étant tué d’un coup de couteau.

Dans l’épisode 8 écrit par Todd Ellis Kessler et réalisé par Carl Franklin, Octave de plus en plus dominateur, édicte des lois particulièrement strictes concernant la morale de ses romains, condamnant par exemple les relations adultères.

Homme rigide aux mœurs strictes, Octave entend en effet contrôler les ébats entre les hauts membres de sa famille et ainsi pouvoir intervenir en cas de nouvelle liaison entre Antoine et sa mère.

En parallèle, il agit par force pour se trouver femme en choisissant Livia (Alice Henley) une jeune femme blonde et mince, déjà épouse d’un sénateur, qu’il n’a aucun mal à « convaincre » de divorcer en vue d’un mariage avec lui.

Pullo qui doit récupérer l’or d’Hérode au port, ne peut accomplir sa mission.

En effet sa femme Eirene, empoisonnée par Gaia, a une hémorragie, perdant son fils et mourant dans son lit en implorant son mari dévasté de l’enterrer à la coutume germanique et non de l’incinérer.

L’enterrement de Eirene est un des grands moments d’émotions de la série.

Respectant la douleur de son ami, Vorenus le décharge de sa mission, envoyant le fameux troisième homme, Mascius (Michael Nardone) le remplacer.

Mais Mascius tombe dans un guet append et revient blessé chez Vorenus, avec comme nouvelle, le vol du chargement d’or.

Fou de rage, l’ex centurion met ses hommes à pied d’œuvre pour battre la ville.

Memmio, logiquement suspecté, fait mine de l’écouter avec insolence et suggère la trahison d’un de ses hommes.

Après avoir rendu des comptes face à Antoine et Octave qui le menacent de manière à peine voilée, Vorenus aidé d’un Pullo convalescent suspecte Mascius, qui sentant sa mort arriver, affirme sa fidélité à ses compagnons de la treizième légion.

Vorenus arrête le bras vengeur de son ami en reconnaissant dans les mains de ses enfants, une des poupées en paille que manipulait un des hommes de Memmio et comprend en un éclair la trahison de Vorena.

Loin de plier, la jeune femme avoue et lui crache sa haine au visage, haine de la mort de sa mère, d’avoir fait d’elle une prostituée …

Vorenus accuse le choc, réfrénant ses penchants brutaux sous l’influence de Pullo.

Il profite alors de la disgrâce de Marc Antoine, dont les relations extra conjugales avec Atia sont jetées en pâture à Octave et qui fout de rage, exige son départ pour l’Egypte.

Antoine tente de battre à nouveau le jeune homme mais comprend in extremis qu’il n’est plus un frêle adolescent.

Il doit donc partir, sous la pression du nouveau maitre de Rome.

Quittant Atia par de vagues promesses de retrouvailles émises en présence d’une garde rapprochée dirigée par un centurion imposant, Marc Antoine part pour l’Egypte ou il retrouve une Cléopâtre (Lyndsey Marshal) toute disposée à un accueillir un allié potentiellement aussi puissant.

Antoine emmène avec lui un Vorenus préférant démissionner de sa charge de maitre des collèges de l’Aventin, et surtout fuir sa propre famille, qu’il confie à la charge de Pullo, devenu de fait son successeur.

Pullo s’acquitte fort bien de sa tache, arrachant la langue de Memmio venu chercher une alliance, et massacrant les autres membres des bandes de l’Aventin achetées par l’or dérobé à Antoine et Octave.
Mascius et l’amazone Gaia sont des précieux auxiliaires dans ce combat de rue.

Pour terminer, Octavia fait également les frais de la colère d’Octave, qui menace également Agrippa et le contraint à rompre ses relations avec elle.

Hanté par son crime fratricide, Timon, émigre enfin avec sa famille à Jérusalem.

En conclusion, « Rome, saison 2, épisodes 7 et 8 » ravive encore la passion dans la dernière ligne droite de la série.

Les drames se succèdent, la mort de Servillia est digne de rentrer dans la légende, tout comme le châtiment qui semble poursuivre Atia finalement délaissée et abandonnée pour raisons politiques par Marc Antoine.

Octave prend de plus en plus d’assurance, montrant un caractère rigide, intransigeant et volontiers colérique.

Le jeune homme a visiblement un revanche à prendre sur la vie, sa mère, sa sœur et son rival de toujours Antoine en faisant les frais, une fois bien entendu la menace Brutus/Cicéron/Cassius écartée.

Un nouveau choc entre les deux hommes forts de l’Empire semble à terme inévitable et l’Egypte se présente alors comme le cadre idéal pour ce règlement de compte final.

On appréciera toute la finesse de la vie des hautes sphères romaines avec le rôle des puissants intermédiaires comme Timon et Mécène, redoutables intrigants capables d’influencer les décideurs mais aussi de les doubler pour leur intérêt personnel.

La vie reste éprouvante pour Vorenus et Pullo, avec de terribles drames familiaux, la situation de Vorenus demeurant inextricable et le poussant à quitter Rome pour l’Egypte.

On notera également avec intérêt, la montée en puissance de Gaia, maitresse femme aussi belle que déterminée dont on découvre également avec ahurissement les capacités de combattante.

Tout concourt donc pour faire des derniers épisodes une véritable apothéose !

Rome, saison deux, épisodes 7 et 8 (Bruno Heller)

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 21:34
Imaginaerum (Nightwish)

Alors qu’on les pensait sévèrement touchés, voir coulés par le départ en 2004 de Tarja Turunen, les Finlandais de Nightwish réussirent contre toute attente leur reconversion en 2007 avec une nouvelle chanteuse Annette Olzon, et tentent en 2011 d’enfoncer le clou avec « Imaginaerum ».

Cet album à la pochette sombre et sobre, débute par « Taikatalvi » courte introduction mollassonne chantée en finnois par le bassiste Marco Hieatela.

C’est donc avec l’arrivée d’Olzon au micro sur « Story time » que débute véritablement « Imaginaerum » fidèle au style caractéristique du groupe, avec la guitare puissante de Vuorinen et les effets grandiloquents des claviers de Holopainen.

Long, dense, épique, mélodique et surtout très accrocheur, « Story time » constitue un lancement idéal pour « Ghost river » au chant masculin beaucoup plus violent pour un résultat au final plus déséquilibré et confus.

Nigthwish corrige immédiatement le tir sur « Slow, love, slow » longue ballade dépouillée rendue agréable par la voix presque blues de Olzon et joue la carte de l’ouverture musicale en incluant de la cornemuse sur « I want my tears back » au charme celtique des plus notables.

Ambiance conte de fée horrifique sur « Scaretale » qui se déroule comme une histoire musicale de plus de sept minutes difficilement passionnantes sur la durée.

On reste dans le grandiloquent avec l’instrumental « Arabesque » à la dynamique puissante, puis calme le jeu avec deux nouvelle ballade la celtique « Turn loose the mermaids » dédiée cette fois aux sirènes enchainée de « Rest calm » franchement pénible avec ses sept minutes affichées au compteur.

Nightwish poursuit sur cette lancée sur « The crow, the owl and the dove » sur laquelle Hieatela module sa voix pour chanter normalement plutôt que de jouer les brutes épaisses.

Le groupe lâche la vapeur dans la phase terminale du disque, avec un « Last ride of the day » néoclassique rapide et enlevé, puis l’énorme « Song of myself » qui le surpasse encore de ses treize minutes ou la voix de Olzon est soutenue par des chœurs puissants, avant un « Imaginaerum » longue plage quasi instrumentale aux vertus apaisantes.

En conclusion, « Imaginaerum » est encore une fois un disque fort riche et respectable.

Certes, Nightwish en fait probablement trop, versant dans la surenchère d’effets et de durée des titres, lorgnant majoritairement vers les six minutes et dépassant couramment les sept.

Mais à vrai dire lorsqu’on apprécie ce style, on ne peut que se régaler, car le groupe en donne pour son argent au fan ou de manière générale à l’auditeur avec une musique épique, faisant office de bande originale de film d’heroic fantasy.

Dernier album avec Olzon, « Imaginaerum » est l’occasion de saluer le court mais remarqué passage de la chanteuse, au style sans doute moins spectaculaire et opéra que Turunen, mais à vrai dire quasi irréprochable dans son registre.

Aujourd’hui, le futur de Nightwish avec une troisième chanteuse, demeure à nouveau incertain, même si après près de quinze ans d’une belle carrière internationale, les Finlandais n’ont absolument pas à rougir de leur parcours.

Imaginaerum (Nightwish)

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 23:06
L'étrangleur d'Edimbourg (Ian Rankin)

Retour au classicisme avec « L’étrangleur d’Edimbourg » premier d’une longue série de polars écossais écrits par Ian Rankine à partir de 1987.

« L’étrangleur d’Edimbourg » narre une enquête d’un inspecteur de police appelé John Rebus, qui a maille à partir avec un tueur de petite ville sévissant à Edimbourg.

Le tueur qui se fait appelé Knot (nœud), le nargue ouvertement en lui envoyant des lettres anonymes ou figurent des croix en allumettes ou des nœuds en bout de ficelles.

Divorcé, père d’une fille adolescente appelée Samantha, Rebus est un homme solitaire assez mal dans sa peau car profondément marqué par son passé dans les forces spéciales britanniques, les fameux SAS.

Flanqué de son adjoint Jack Morton, il est relégué par une hiérarchie tatillonne à faire des recherches papiers sur les précédents concernant les tueurs en série alors que son véritable talent réside justement dans sa faculté à occuper le terrain.

Rebus qui a également des difficultés avec son frère Michael, officiellement hypnotiseur mais en réalité authentique dealer de drogue, ignore que cette série de meurtres est également suivie par un journaliste indépendant, Jim Stevens.

Stevens est lui aussi un solitaire, infatigable homme de terrain, très à l’aise dans les bas quartiers d’Edimbourg dans lesquels il fait jouer ses contacts dans la police ou chez les petits voyous.

En réalité, au fur et à mesure que les meurtres s’accumulent et que la presse amplifie le phénomène, le flair de Stevens lui intime que Rebus est la clé de l’enquête.

Mais Rebus n’a pas cette clairvoyance, englué dans ses problèmes personnels, sa relation avec l’inspecteur Gill Templer avec qui il travaille également et les affreux cauchemars que son passé fait ressurgir.

Au fil de l’enquête, Rankin dévoile peu à peu les ressorts profonds du psychisme de Rebus avec en ligne de mire l’effroyable processus de recrutement de l’élite des SAS, qui consistait à torturer et humilier les soldats sélectionnés.

On comprend que Rebus avait un camarade d’infortune dans ces séances aussi éprouvantes physiquement que psychologiquement, un dénommé Gordon Reeve.

Logiquement les deux hommes déjà amis avant le processus, se sont ressoudés davantage dans l’épreuve, partageant sous le coup de l’émotion des sentiments très forts.

Poussé à l’extrême, Reeve aurait développé une attirance homosexuelle pour Rebus, qui aurait été sauvé in extremis du passage à l’acte par l’intervention de gradés, lui annonçant sa réussite à l’épreuve, tandis que son ami était lui recalé pour ses faiblesses psychiques.

Même si Rebus, écœuré a ensuite quitté l’armée pour rejoindre la police, on comprend que c’est Reeve, qui cherche à se venger de cet échec en enlevant des filles.

Rebus dont la fille a été enlevée par Reeve, doit donc effectuer contre l’avis de sa hiérarchie qui souhaite le mettre hors de l’enquête, une course contre la montre pour la retrouver saine et sauve.

Il fait jouer son flair, arrive à la conclusion que Reeve que Rebus a initié à la littérature s’est fait engager dans une bibliothèque pour pouvoir approcher plus facilement les enfants.

L’homme est démasqué sur son lieu de travail et armé, n’hésite pas à faire feu sur lui.

Blessé à l’épaule, Rebus aiguillonné par l’envie de retrouver sa fille, rattrape toutefois son ennemi et le tue après une lutte acharnée.

Reeve semble accueillir la mort comme un soulagement à ses tourments intérieurs et Rebus peut ainsi retrouver sa fille emprisonnées dans sa demeure.

En conclusion, « L’étrangleur d’Edimbourg » est une classique histoire de tueur en série bien trop prévisible, usant des vieux artifices des énigmes et de l’intime relation entre l’enquêteur et le criminel.

Le personnage de Rebus, ancien militaire hanté par son passé, n’a rien de bien original et met assez peu en empathie le lecteur.

On sera également lassé des visions des flics rustauds coureurs de pubs et de bière, tout comme de celle du journaliste fouineur et tenace.

Rien à signaler donc du coté des polars écossais et on pourra donc calmement passer son chemin …

L'étrangleur d'Edimbourg (Ian Rankin)

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 20:52
Rome, saison deux, épisodes 5 et 6 (Bruno Heller)

Impossible de résister à « Rome, saison 2, épisodes 5 et 6 ».

Dans l’épisode 5 écrit par Mere Smith et réalisé par Alik Sakharov, le jeune Octave (Simon Woods) profite de sa position militairement dominante après sa victoire surprise face à Marc Antoine (James Purefoy), prend place à Rome avec ses légions et négocie à son avantage avec Cicéron (David Bamber) de se faire nommer consul.

Une fois en place, Octave se détache du vieux sénateur en proclamant devant des sénateurs outragés, Brutus (Tobias Menzies) et Cassius (Guy Henry), assassins de son père.

Irrité d’avoir été dupé, Cicéron se retire dans sa villa de campagne et mise tout sur le duo Brutus-Cassius pour renverser le nouveau dictateur.

Octave perçoit la menace et soigneusement conditionné par sa mère Atia (Polly Walker) va retrouver Marc Antoine dans sa retraite montagnarde pour lui proposer une alliance de circonstance face à leurs ennemis communs.

Marc Antoine qui a déjà été rallié de force par le général Lépide (Ronan Vibert) après la désertion des ses hommes se sent lui aussi en mesure de négocier.

Cette alliance est renforcée par la liaison naissante entre Agrippa (Allen Leech) et Octavia (Kerry Condon).

Du coté des bas quartiers stratégiques de l’Aventin, Vorenus (Kevin Mc Kidd) tente maladroitement d’éduquer ses trois enfants mais se heurte à leur haine froide, notamment celle de sa fille Vorénia (Coral Amiga) qui lui reproche d’avoir assassiné leur mère.

Il est vrai que son repère de brigands et les manigances de Gaia (Zuleikha Robinson), qui couche avec lui sans succès pour s’attirer ses faveurs avant de se rabattre, sans plus de réussite sur le numéro 2 Titus Pullo (Ray Stevenson) et le numéro 3 l’ex vétéran de la treizième légion l’ambitieux Mascius (Michael Nardone).

Plus intéressant, l’épisode 6 écrit par Eoghan Mahony et réalisé par Roger Young, montre le duo infernal Marc Antoine-Octave bien influencé par Atia, choisir une liste de noms de sénateurs et notables de Rome à assassiner en tant qu’ennemis mais aussi pour leurs richesses servant à financer la couteuse campagne militaire.

En tant que fidèle serviteur de Marc Antoine, Vorenus est chargé de réunir les chefs de clans dont son rival Memmio (Daniel Cerqueira) pour mobiliser toutes leurs ressources afin d’exécuter les plans de son maitre.

Après une pénible mais inévitable de négociations sur le partage des richesse, Vorenus émet même l’idée osée de donner à manger au bas peuple de Rome afin de redorer l’image des bandes criminelles romaines.

A sa grande surprise, Memmio soutient cette idée mais tisse en secret un plan visant à envoyer un bel homme séduire sa fille Vorena dans un but encore indéterminé.

Pullo est chargé d’éliminer l’ennemi n°1 de Marc Antoine, Cicéron et emmène Vorenus, sa famille et Eirene en piquenique à la campagne avant d’établir sa basse besogne.

L’assassinat de Cicéron est poignant, Pullo tentant de lui témoigner du respect afin qu’il meure dans la dignité.

Son message visant à prévenir Cassius et Brutus de la stratégie établie entre Octave et Marc Antoine est malheureusement intercepté ce qui change probablement l’histoire à tout jamais.

Après ce bain de sang qui coute la vie au père de Jocaste (Camila Rutherford), l’amie d’Octavie sur un simple caprice de Atia, le choc entre les armées semble inévitable.

Brutus se rend compte tardivement de sa situation d’infériorité numérique mais lassé de fuir, convainc Cassius de ne plus reculer et d’affronter leurs ennemis.

La bataille est superbe de violence et émouvante d’émotion, quand Cassius est tué le jour de son anniversaire et Brutus vaincu se jette sur les soldats adverses afin de mourir.

Mais au cours de la bataille, Octave paralysé par la peur n’a pas pu prendre part au combat, laissant Agrippa se montrer à la hauteur de la bravoure d’un Marc Antoine.

Dans un registre secondaire, Timon (Lee Boardman) part en Judée avec son frère activiste pour pousser à l’aide d’actions violentes les juifs à se révolter contre la domination romaine.

Par un curieux concours de circonstances, Atia est également contrainte à recueillir Jocaste, brisée et ruinée par l’assassinat de son père.

En conclusion, « Rome, saison 2, épisodes 5 et 6 » se montre légèrement inférieur aux épisodes précédents.

Après la récupération des ses enfants, les choses sont plutôt calmes du coté de Vorenus, qui piétine dans l’éducation de ses enfants et se vautre dans les pires horreurs du meurtre tandis que Pullo nostalgique de ses années de soldat tourne également comme un lion en cage en aspirant sans doute à mieux.

Parmi les scènes fortes, on trouvera l’assassinat de Cicéron, superbe de dignité et de subtilité et le suicide de Brutus, qui fait preuve ici d’un courage digne des plus grands hommes.

Pour le reste, Marc Antoine est légèrement en retrait, le jeune Octave peine encore malgré ses aptitudes à s’affirmer au cœur des batailles et Atia continue de charmer par sa perversité.

Inutile de dire qu’on attend avec une impatience mal dissimulée la suite !

Rome, saison deux, épisodes 5 et 6 (Bruno Heller)

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 10:40
Rome, saison deux, épisodes trois et quatre (Bruno Heller)

On continue non sans plaisir la découverte de la belle série historique « Rome, saison 2, épisodes 3 et 4 ».

Dans l’épisode 3 écrit par Scott Buck et réalisé par Alain Poul, Brutus (Tobias Menzies) et Cassius (Guy Henry), écartés du pouvoir par la domination outrancière de Marc Antoine (James Purefoy), partent en Bythinie tenter de recruter une armée de mercenaires pour marcher sur Rome et détrôner leur ennemi.

Mais les échanges avec les rois locaux sont difficiles, compte tenu des différences culturelles et si Cassius se montre plutôt diplomate face aux exigences de peuples dit barbares, Brutus très perturbé par son parricide, perd la tête, provoquant les soldats et ayant recours à la purification dans des fleuves pour tenter de sauver son âme.

L’opposition à Marc Antoine se manifeste de plusieurs manières et si Octave (Simon Woods) épaulé par le général Agrippa (Allen Leech) continue de renforcer son armée de vétérans, le courageux Cicéron (David Bamber) tente de combattre le proconsul de l’intérieur en refusant de le servir au Sénat pour assoir de manière légale son pouvoir.

La perfide Atia (Polly Walker) inconditionnellement proche de son amant Marc Antoine au point de renier son fils Octave, ne se doute pas qu’elle est menacée au sein même de sa demeure par un jeune et beau domestique chargée par sa rivale Servilia (Lindsay Duncan) de l’empoisonner en épargnant son ex amante Octavia (Kerry Condon).

Du coté des bas quartiers stratégiques de l’Aventin, Vorenus (Kevin Mc Kidd) devenu le chef de bande le plus redouté, se montre particulièrement rigide dans la résolution d’un conflit d’honneur avec la bande de Memmio (Daniel Cerqueira), réclamant la mort d’un de ses hommes pour avoir eu des rapports sexuels avec un jeune garçon de bonne famille.

Vorenus refuse catégoriquement tout compromis, ce qui provoque une violente altercation avec son ami Titus Pullo (Ray Stevenson) plus ouvert au dialogue.

Bien entendu, la situation dégénère, le coupable est châtré par la bande adverse, ce qui provoque en retour la mise à mort du tueur et la guerre avec le clan de Memmio.

Sentant que son ami souffre toujours de l‘intérieur, Pullo tente de le raisonner mais Vorenus s’emporte lorsqu’il comprend qu’il a tué l’amant de sa femme, imaginant que Pullo a lui aussi couché avec elle.

L’altercation dégénère en violent combat à mains nues et après ceci, Pullo prend la décision de quitter la bande de Vorenus avec son épouse Eirene (Chiara Mastalli).

L’épisode se clôt sur la rébellion de Cicéron qui insulte Marc Antoine au Sénat par message interposé au lieu de le servir et s’enfuit afin de nouer une alliance avec Octave, qu’il juge dépositaire du salut de la République.

Furieux, Marc Antoine lève une armée pour combattre ce jeune rival qui le défie militairement, emmenant avec lui Vorenus.

Dans l’épisode 4 écrit par Todd Ellis Kessler et réalisé par Adam Davidson, le conflit entre Marc Antoine et Octave se solde par un choc à Modène de leurs armées et la défaite du premier, surclassé par les consuls généraux Hirtius et Pansa qui malheureusement décèdent au combat.

Blessé superficiellement et accusant la perte de 6000 hommes, Marc Antoine secondé par Posca (Nicholas Woodson), l’ex esclave préféré de César, continue fièrement de vouloir lutter et décide d’une retraite dans les montagnes.

Pullo qui a appris que les enfants de Vorenus étaient en vie et retenus dans un camps d’esclaves, parcourt le champs de bataille à la recherche de son ami pour lui annoncer la nouvelle et tombe sur Octave, grandi et auréolé d’un prestige nouveau de chef.

Octave honore les liens du passé avec son ancien instructeur et lui délivre un sauf conduit pour circuler dans les lignes plus facilement.

Fidèle et tenace comme un chien de chasse, Pullo retrouve son ami qui malgré l’épuisement du combat et l’abattement de la défaite, reprend vie à l’annonce de cette bonne nouvelle.

Ensemble le duo va trouver Marc Antoine, qui toujours sensible à la qualité de son fidèle Vorenus, consent à le délivrer de ses obligations militaires pour retrouver ses enfants.

Du coté de Rome, Atia échappe par miracle à l’empoisonnement, une de ses servantes goutant le plat qui lui était destiné et tombant raide sous ses yeux au cours d’un exercice de chant particulièrement émouvant.

L’empoisonneur est alors arrêté et torturé par le féroce Timon (Lee Boardman), exécuteur des basses œuvres d’Atia.

Ayant livré le nom de Servilia dans le mince espoir de sauver sa vie, le jeune est exécuté et jeté dans un égout.

De manière assez surprenante, Timon est victime du jugement moralisateur de son frère, un juif de Jérusalem, qui condamne son mode de vie et son asservissement aux Romains.

Il reçoit en retour un réaction brutale et des menaces sous les yeux médusés de son jeune fils, témoin de la scène.

La vengeance d’Atia est terrible. Elle fait enlever Servilia en pleine prière, l’emprisonne chez elle et ordonne à Timon de la faire souffrir lentement avant de la tuer.

Fidèle à son haut rang, Servilia tient tête face aux coups et contre toute attente, Timon écœuré de tant de violence et peut être sensibilisé par les mots de son frère, désobéit pour la première fois, relâchant finalement une Servilia blessée, humiliée, mais encore valide.

De son coté, le duo Pullo-Vorenus arrive jusqu’au camp d’esclaves ou sont retenus les enfants de Vorenus.

Vorenus laisse Pullo, plus habile en négociations palabrer avec le responsable du camp, un brigand sans foi ni loi prompt à torturer et exécuter les esclaves récalcitrants.

Jouant de bluff en invoquant une demande explicite d‘Octave, Pullo arrache une visite des enfants et les découvrent encore en vie, bien que la fille ainée ait été contrainte de se prostituer.

Fidèle à sa réputation sanguine, il tue le maitre du camps et repart avec ses trois enfants, acceptant au final de prendre sous sa protection le jeune fils adultère de sa femme.

En conclusion, « Rome saison 2, épisode 3 et 4 » continue sur son excellente lancée.

Vorenus qui semblait complètement perdu, corrompu et devenu une brute sanguinaire digne des plus grands brigands de l’Aventin, parvient finalement à revenir à plus d’humanité sous l’impulsion de son fidèle ami Pullo, toujours courageux, généreux, habile et brave.

La force de cette liaison d’amitié pourtant mise à rude épreuve par la violence des évènements constitue assurément le point marquant de cette série.

Du coté des hauts sphères, on se réjouit toujours autant de la haine entre les deux maitresses femmes Servilia et Atia, qui se matérialise par une lutte à mort d’une grande cruauté.

La question juive est ici abordée en douceur par l’intermédiaire du revirement de Timon, mais il parait difficile de savoir si elle sera développée par la suite.

Ces deux épisodes brillent également par des scènes d’une beauté inouïe comme la mort de la servante d’Atia, dotée d’une voix de cantatrice ou l’enlèvement de Servilia en pleine séance de prières.

Superbement scénarisé et interprété, « Rome saison 2, épisodes 3 et 4 » se déguste toujours comme un must du genre !

Rome, saison deux, épisodes trois et quatre (Bruno Heller)

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 23:20
Still got the blues (Gary Moore)

Sorti en 1990 dans la foulée de son prédécesseur, « Still got the blues » est un nouvel album de Gary Moore marquant un changement d’orientation musicale vers un virage vers le blues.

Pour arriver à ses fins, le guitariste va recruter des cuivres (trompettes, saxophones), des cordes, un piano, embaucher Nick Hopkins au clavier et même s’attacher les services d’autres guitaristes complémentaires Albert King et Albert Collins.

Avec sa pochette sympathique et vintage montrant une chambre d’adolescent répétant devant un poster de Jimi Hendrix, « Still got the blues » débute par « Movin on » qui présente l’aspect d’un blues rock somme toute assez vivant et entrainant.

Assez rapidement, Moore cède à son péché mignon, reprendre des morceaux de ces bluesmen préférés, ainsi « Oh pretty woman » de A.C Williams plaisant, « Walking by myself » de Jimmy Rogers, plus convenu avec son harmonica et son rythme balisé.

Mais c’est dans le registre de la ballade blues sensuel et languissante que Moore marque des points comme le prouve « Still got the blues » modèle d’un genre … qui me laisse à vrai dire plutôt de marbre.

Les choses bougent un peu plus sur « Texas strut » de facture par ailleurs beaucoup trop classique, avant que Moore ne reprenne son entreprise d’hommage à Maxwell Davies, Saul Bihari et Johnny Watson en reprenant « Too tired ».

On déroule du blues au kilomètre, « King of the blues » composition singeant ses ainés, « As the years go passing by » lancinante reprise de Deadric Alone, toute en lenteur mélancolique à laquelle « Midnight blues » n’a rien à enlever, surclassant même par endroit son modèle par sa douleur tout en retenue.

Le Beatles George Harrison fait une apparition pour reprendre « That kind of woman » ce qui n’empêche pas ce morceau trainard et mollasson d’être ennuyeux comme la pluie.

L’album se termine par deux ultimes reprises, « All your love » d’Otis Rush correct et « Stop messing around » un tantinet plus animée de Clifford Davis et Peter Green.

En conclusion, plus grand succès de Gary Moore aux Etats-Unis, « Still got the blues » est un authentique disque de bleus qui comblera d’aise les fans … de blues et laissera complètement froid les personnes extérieures à ce style si particulier.

L’auditeur profane que je suis ne pourra donc pas adhérer à ce disque insupportablement long à l’écoute lorsqu’on ne goute pas le style ici proposé.

Virage important dans la carrière solo de Gary Moore, « Still got the blues » marque le détachement pour le monde du hard rock et un voyage quasiment sans retour dans celui du blues rock.

Avis aux amateurs … que je ne suis pas.

Still got the blues (Gary Moore)

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 20:42
After the war (Gary Moore)

En 1989, « After the war » de Gary Moore voit le jour poursuivant la production régulière de disques de l’Irlandais durant les années 80.

Avec Cozy Powell à la batterie en sus de son habituelle armée de batteurs : Charlie Morgan, Simon Philipps ou Brian Downey son compère de Thin Lizzy, Moore présente une pochette d’un grande force épurée.

Un court instrumental « Dunluce (part 1) » en guise d’apéritif et l’album démarre véritablement avec « After the war » mid tempo pesant et un peu pompeux qui aurait pu coller au répertoire d’un Yngwie Malmsteen.

On est surpris par le registre franchement heavy metal de « Speak for yourself » aux refrains du reste plutôt agréables qui contraste avec le très soft « Livin’ on dreams ».

Ozzy Osbourne vient prêter main forte au guitariste sur « Led clones » pour un résultat fortement inspiré par le « Kashmir » de Led Zeppelin pas nécessairement des plus réussis.

Moore rend hommage à ses premiers amours, le blues avec « The messiah will come again » reprise instrumentale de Roy Buchanan étalée sur plus de sept minutes puis retrouve une belle inspiration personnelle pour glisser un « Running for the storm » certes peu original mais incroyablement fluide et agréable

Le rock ‘n’ roll vitaminé n’est pas non plus oublié et trouve sa place sur « This thing called love » qui groove comme du Van Halen enchainé de « Ready for love » du même acabit bien que moins réussi.

Le tempo se ralentit pour la fin du disque et « Blood of emeralds » posé sur ses huit minutes trente, évoque les morceaux les plus progressif d’un Iron maiden assagi avant que ne survienne « Dunluce part 2 » instrumental conclusif faisant écho à son frère jumeau de l’ouverture.

En conclusion, bien que moins tranchant et inspiré que « Run for cover », « After the war » n’en est pas moins un album surprenant, majoritairement influencé par le hard rock et le heavy metal.

On comprend mieux à présent l’évolution de Gary Moore, qui sortait dans les années 80 des albums plus durs avant d’évoluer à partir des années 90 vers une orientation beaucoup plus bluesy.

Gary Moore livre donc ici une prestation musclée et sans fioriture en allant lorgner du cotés des spécialistes du rock lourd (Led Zep, Van Halen, Ozzy Osbourne voir Iron maiden), registre dans lequel il demeure tout à fait efficace à défaut d’être particulièrement génial ou novateur.

After the war (Gary Moore)

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 23:09
Run for cover (Gary Moore)

C’est avec un plaisir évident que je vais continuer à explorer la carrière solo de Gary Moore avec « Run for cover » qui en 1985 contribua à sa première percée hors de l’ombre parfois envahissante de Thin Lizzy.

Entouré d’une pléiade de stars du milieu notamment Glenn Hughes de Deep Purple, Bob Daisley ou son compère Phil Lynott à la basse, Neil Carter de UFO en soutien vocal, de Don Airey aux claviers et d’une petite armée de batteurs Charlie Morgan, James Barton et Paul Thomson.

Posant avec fière allure en redingote, Gary Moore débute par un beau « Run for cover » doté de refrains musclées et diablement efficaces.

Alléché par cette entrée en matière, l’auditeur déguste « Reach for the sky » délicieux mid tempo bien ajusté contenant juste ce qu’il faut de clavier vintage des années 80 se mariant fort bien avec le chant plus mélodique du chanteur.

L’apport de Lynott se fait sentir sur le très bon « Military man » sur lequel le bassiste place un chant soutenu contrastant avec le sublime break aérien central.

Le duo renouvèlera l’exploit en le surpassant de toute la classe de « Out in the fields » véritable tube irrésistible chanté à deux voix sur fond de guerre en Irlande du nord.

Entre ses deux titres majeurs, se glisse pourtant une ballade classieuse « Empty room » et « Out my system » mid tempo plus quelconque si on fait abstraction du toucher toujours aussi joli de Moore.

L’Irlandais mène toujours correctement sa barque avec « Nothing to loose » rugueux mais manquant un peu de fluidité, puis passe plus en souplesse à l’aide de « Once in a lifetime » qui lorgne plus vers le rock/hard FM de qualité.

Il est à présent d’aborder la fin de l’album qui se matérialise avec « All messed up » puissant et trapu, avant un « Listen to your heartbeat » également très orienté rock mélodique élégant.

En conclusion, à son écoute on comprend que « Run for cover » permit à la carrière solo de Gary Moore de décoller tant ce disque puissant et emballant est truffé de pépites hard rock ou soft rock.

Très bien entouré et sans trop en faire dans la surenchère guitaristique, Gary Moore bâtit un album intelligent, équilibré et particulièrement plaisant.

Moins orienté blues mélancolique que la suite de la carrière de l’Irlandais, « Run for cover » culmine dans ses deux duos avec Thin Lynott, qui crèvent l’écran, confirmant les résultats impressionnants produits lorsque ses deux génies un peu méconnus de la musique s’associaient.

Je ne peux donc que conseiller cette plongée dans le meilleur des années 80 aux plus férus de rock à guitare(s) d’entre vous !

Run for cover (Gary Moore)

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