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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 13:52
The social network (David Fincher)

Sorti en 2010, « The social network » est un film de David Fincher récompensé par trois oscars et méritait donc à ce titre un minimum d’intérêt.

« The social network » explore la naissance du plus puissant réseau social, Facebook, crée par Mark Zuckerberg (Jesse Eisenberg) au début des années 2000.

Alors étudiant à Harvard, Zuckerberg qui contient tous les attributs d’un geek féru d’informatique, décide après s’être fait éconduire par sa petite amie Erica Albright (Rooney Mara) qui le trouve arrogant et grossier, de pirater les serveurs de son université pour organiser un jeu ou les garçons peuvent voter pour les étudiantes les plus jolies.

Le site intitulé mash.com fait un tabac dans les milieux d’Harvard, à tel point que le nombre trop élevé de connections fait planter le serveur de l’université.

Zuckerberg qui s’est de surcroit fendu de propos peu amènes à l’égard de son ex petite amie est convoqué par un conseil de discipline et écope d’une peine avec sursis.

Son exploit attire l’attention de deux frères champions d’aviron, Cameron et Tyler Winklevoss (Armie Hammer et Josh Pence) qui brillants étudiants à Harvard et bénéficiant de plus d’importants moyens financiers dus à leur riche famille, contactent Zuckerberg pour lui demander de développer avec eux un site de mise en relation.

Désireux de rentrer dans les prestigieux clubs fermés de Harvard, Zuckerberg fait mine d’accepter l’offre mais travaille en réalité en secret avec son ami Eduardo Saverin (Andrew Garfield) à développer un autre projet de réseau social permettant à n’importe qui d’être mis en relation avec une autre personne.

Travaillant avec acharnement jour et nuit, les deux amis créent The Facebook qui ne tarde pas à devenir très populaire dans les milieux universitaires.

Devenu populaire, le duo a maintenant des groupies, ce qui permet à Saverin de se trouver une petite amie asiatique, Christy (Brenda Song).

Cette notoriété attire Sean Parker (Justin Timberlake) le créateur de Napster, qui entre en relation avec eux, jouant de son bagout et de son expérience pour devenir le conseiller spécial voir le mentor de Zuckerberg.

Devenu directeur financier, Saverin ne goute guère les manières et l’ambition de Parker pour qui trouver des investisseurs semble aisé alors que lui-même se démène comme un beau diable à New-York.

Parker parvient à convaincre Zuckerberg de déménager en Californie (Stanford) pour bénéficier de l’effervescence locale en matière de nouvelles technologies.

Avec le talent de quelques développeurs doués, l’entreprise croit en laissant Saverin sur le bas coté.

Fou de rage par la main mise de Parker, Saverin décide de bloquer les comptes de l’entreprise et force Parker et Zuckerberg a un accord avec leur nouvel actionnaire, le puissant Peter Thiel (Wallace Langham).

Mais Saverin se fait berner et croyant signer un accord lui octroyant 30% de la société, ignore que ses parts peuvent être diluées en cas de venues de nouveaux actionnaires.

Lorsqu’il le découvre il est furieux et tente une action en justice qui se déroule en parallèle de celle des frères Winklevoss, qui avec Divya Navenda (Max Minghella) estiment avoir été volés de leur idée par Zuckerberg.

Pris dans un étau de justice face à deux adversaires, Zuckerberg doit donc se défendre, arguant de sa propriété intellectuelle sur Facebook qui pèse déjà des millions de dollars.

Après des face à face nerveux entre les anciens associés/amis, Alice (Malese Jow) une avocate stagiaire, lui conseille de dédommager Saverin et les Winklevoss de quelques millions de dollars, ce qui représente une goutte d’eau dans l’état actuel des finances de son entreprise.

L’arrogant Zuckerberg accepte finalement le deal, restant le plus jeune milliardaire de la planète…

En conclusion, même si le sujet de « The social network » devait me laisser complètement de marbre, le film de Fincher est bien réalisé et maintient pendant plus de deux heures un suspens efficace principalement en raison de la terrible bagarre financière entre les ambitieux jeunes hommes.

Dans ce monde ou les requins ont des abords de nerds débraillés, Zuckerberg est présenté comme un type certes intelligent mais parfaitement antipathique voir détestable sur le plan des relations humaines.

Arriviste, froid, irrespectueux et arrogant, le personnage repousse et force à relativiser son prétendu « génie » consistant à avoir su générer de la richesse sans créer autre chose que des services informatiques, certes performants mais inutiles voir nuisibles au développement de l’homme en raison des multiples dérives qui peuvent en découler (addiction, harcèlement, propagande douteuse).

Difficile donc malgré l’efficacité du scénario et la qualité des acteurs, de crier au génie pour ce film néanmoins intéressant pour en savoir plus sur la Facebook story.

Et au final, likez vous cette chronique ?

The social network (David Fincher)

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 09:59
Fire and water (Free)

Le rock des années 70 avec « Fire and water » troisième album des britanniques de Free.

Formé à Londres la fin des années 60 durant la pleine explosion du rock british, Free est composé de Paul Rodgers (chant), Paul Kossof (guitare), Andy Fraser (basse) et Simon Kirke (batterie).

Avec trois albums en deux ans, les prolifiques Anglais sortent en 1970 « Fire and water » à la pochette simplissime à souhait montrant les quatre jeunes chevelus de l’époque.

On entame avec « Fire and water » qui déroule mid tempo blues-rock solide mais sans folle inventivité ou génie.

Le feeling est identique sur « Oh I wept » blues encore sans doute plus calme que le titre précédent.

La léthargie s’installe profondément sur « Remember » qui persévère dans le même filon absolument soporifique et quitte à aller dans la douceur la plus prononcée, la ballade « Heavy load » s’en sort plus honorablement en raison principalement du grain de voix sensuel de Rodgers.

Ce même Rodgers pousse un tantinet davantage sur ses cordes vocales en un « Mr Big » qui peine toutefois à s’extraire de ses pesantes racines bluesy.

Ce bref regain est toutefois immédiatement annihilé par une langoureuse ballade « Don’t say you love me » dégoulinante de mièvrerie sur six longues minutes insupportables et il faut attendre le dernier titre, « All right now » pour trouver un titre un peu plus enlevé et rock bien que tout ceci reste fort timide.

En conclusion, malgré tout le respect qu‘on peut avoir pour un groupe de pionniers cités comme référence par Ac/Dc en raison de leur son similaire, « Fire and water » est un album fort décevant, ne parvenant jamais à se démarquer de ses racines blues.

Alors certes, les musiciens se montrent plutôt maitres de leur style et Rodgers chanteur de grande renommée au style tout de même très marqué par son époque, est plutôt agréable à l’écoute, mais aucune innovation ou prise de risque majeure ne vient pour moi justifier d’un intérêt particulier pour « Fire and water ».

A réserver donc pour les amateurs de vieux son bluesy…les autres comme votre serviteur passeront allégrement leur chemin !

Fire and water (Free)

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 11:49
In the court of the King crimson (King crimson)

Plongée dans un courant musical que je ne goute généralement que du bout des oreilles, le rock progressif de King crimson, qui avec son premier album « In the court of the crimson king » marqua son époque avec un disque novateur.

Nous sommes ici en 1969 et cinq Londoniens ont alors l’idée de former un groupe avec le guitariste Robert Fripp, le multi instrumentistes Ian Mc Donald, le bassiste-chanteur Greg Lake, le batteur Michael Giles et le parolier Peter Sinfield.

Nanti d’une pochette particulièrement expressive évoquant la folie, « In the court of the crimson king » débute par le bien nommé « 21th century schizoid man/mirrors » qui pose immédiatement l’empreinte musicale du groupe : titre long (plus de sept minutes), riff central puissant et entêtant, voix saturée plutôt discrète mais surtout longues plage instrumental de plusieurs minutes dans lequel l’influence d’un jazz-rock vif et délié se fait sentir.

Bien accroché par ce premier titre, l’auditeur enchaine ensuite avec « I talk to the wind » qui fait immédiatement retomber le soufflet en proposant une ballade lente et éthérée à l’effet plutôt soporifique.

On poursuit sur le même thème avec « Epitaph/March for no reason/Tomorrow and tomorrow » qui déploie en près de neuf minutes, un morceau à tiroirs, beau, élégant, riche musicalement mais aussi très calme, tristounet et relativement peu exaltant.

Avec ses douze minutes au compteur, « Moonchild/The dream/The illusion » propose un réel voyage auditif en jouant sur la superposition de multiples couches musicales, avec une large part d’expérimentation jazzy plutôt difficile à endurer.

On termine cet album à cinq titres avec « The court of the crimson king/ the return of the fire witch/dance of the puppets » dont le thème principal, soutenu par des chœurs aériens splendides assure un final mémorable.

En conclusion, « In the court of the crimson king » est un premier album atypique et novateur, brisant les codes de la pop-music en vigueur à la fin des années 60 pour proposer une musique à tiroirs, incorporant des influences du jazz et du classique à la simplicité supposée du rock.

Le résultat, très cérébral et froid, pourra laisser perplexe les amateurs de rock nerveux et intense, mais même sans gouter ce genre particulier, l’auditeur sera forcé de reconnaitre les belles qualités musicales de l’ensemble et la voix parfaite dans ce registre de Lake.

Bien que globalement assez peu réceptif à ce style auquel il manque pour moi un zeste de dynamisme, « In the court of the crimson king » demeure à mes yeux digne d’intérêt au moins pour ses morceaux d’introduction et de sortie, réellement mémorables par leur puissance, leur musicalité et leur audace.

Ayant traversé quatre décades, King crimson est un groupe devenu culte, toujours en activité et se produisant encore régulièrement sur les scènes du monde entier.

In the court of the King crimson (King crimson)

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 22:10
Manhattan (Woody Allen)

J’ai toujours eu beaucoup de difficultés avec Woody Allen et ne vois ces films encore aujourd’hui qu’avec beaucoup de précautions.

C’est le cas avec « Manhattan ».

Sorti en 1979, « Manhattan » est un film en noir et blanc narrant les aventures d’Isaac Davis (Woody Allen), scénariste pour la télévision d’une quarantaine d’années, qui se débat dans le cœur de New-York entre un divorce délicat avec Jill (Meryl Streep) et une relation contre nature avec Tracy (Mariel Hemingway) une étudiante de dix sept ans à peine.

Il fréquente un couple d’amis composé de Yel (Michael Murphy) et sa maitresse Mary Wilkie (Diane Keaton) eux aussi intellectuels.

Attiré par Mary, Isaac découvre peu à peu qu’elle vit mal sa liaison avec Yale, qui reste peu disponible en sa qualité d’homme marié.

La situation devient vite inextricable pour Isaac, qui peine de surcroit à écrire son prochain scénario.

Il saisit une proposition faite à Tracy pour aller étudier le théâtre à Londres pour rompre avec elle, prétextant une insurmontable différence d’âge, mais la jeune fille s’accroche à lui et vit très mal cette rupture.

En parallèle, Isaac entreprend une relation avec Mary qui finit par faire marche arrière et revenir avec Yel !

Désabusé, stressé par l’annonce du prochain livre de Jill sur leur vie de couple le dépeignant sous un jour particulièrement peu favorable, Isaac finit par se rabattre sur Tracy, qui lui fait une vague promesse tout en lui annonçant sa ferme volonté de partir à Londres.

Isaac se trouve donc seul…

Auréolé d’un césar et plus grand succès de Allen en France, « Manhattan » est l’incarnation de tout ce qui me déplait dans le cinéma de l’américain : personnages appartenant à une élite intellectuelle américaine assez insupportable de prétention, omniprésence des histoires de sexes servant à masquer un éventuel complexe d’infériorité physique du réalisateur dont le physique n’a rien d’un Don Juan, humour sarcastique et crises existentielles nombrilistes dont tout le monde se fout ou presque.

Impossible donc pour moi d’adhérer à un cinéma aussi recroqvillé sur lui-même, aussi snob et vide de tout message…

Il semble donc que mon pressentiment à l’égard d’Allen soit avéré, pas un cinéma pour votre serviteur ?

Manhattan (Woody Allen)

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 19:23
Good morning England (Richard Curtis)

Nanti de très bonnes critiques, « Good morning England » de Richard Curtis voit le jour en 2009.

Ce film raconte l’histoire de Radio Rock, qui au milieu des années 60 émettait depuis un navire dans la mer du Nord, pour éviter la censure sévissant en Grande-Bretagne et ainsi diffuser les premiers groupes de pop-rock qui émergeaient à l’époque.

En situation d’échec scolaire, Carl (Tom Sturridge) est envoyé par sa mère Charlotte (Emma Thomson) chez son parrain Quentin (Bill Nighy), pour se remettre les idées en place sur le navire qu’il possède.

En réalité, Quentin dirige Radio Rock et promeut des DJ qui entre deux morceaux de pop-rock, émettent des idées provocatrices.

Le Comte (Philip Seymour Hoffman) est le DJ vedette de la radio, Docteur Dave (Nick Frost), Simon (Chris O‘Dowd), Angus (Rhys Darby), Bob (Ralph Brown) DJ de nuit vivant reclus avec ces disques, Mark (Tom Wisdom) sex symbole muet, le journaliste John (Will Adamsdale), Kevin (Tom Brooke) réputé pour sa bêtise, la cuisinière lesbienne Felicity (Katherine Parkinson) complétant le reste de cette turbulente équipe.

La qualité de la musique mais surtout les propos salaces des DJ font rapidement de Radio Rock une radio très populaire auprès du public, ce qui déplait au gouvernement britannique et pousse le premier ministre britannique Alistair Dormandy (Kenneth Brannagh) à charger un de ses adjoints cavalièrement appelé Troudballe (Jack Davenport) de trouver un moyen de faire cesser ces obscénités.

Carl découvre la vie à bord dans une ambiance rock ‘n’ roll complètement débridé.

Obsédé par l’idée de perdre son pucelage, il rate une occasion en or que lui offre Docteur Dave, qui malgré son obésité, parvient on ne sait trop comment à coucher avec un nombre élevé de femmes au profil de groupies.

Séduit par Marianne (Talulah Riley), la nièce de Quentin présente occasionnellement à bord, Carl temporise, la jouant fleure bleue pour découvrir qu’il a été pris de vitesse par le sex appeal de Docteur Dave.

L’arrivée de Gavin Kavanagh (Rhys Ifans), ex DJ vedette revenu des Etats-Unis pour booster l’audience de Radio Rock pousse encore les DJ à se surpasser dans l’outrance.

Simon tombe follement amoureux d’une femme appelé Eléonore (January Jones) et l’épouse précipitamment pour découvrir que cette femme ne l’aime pas et l’a épouser pour vivre près de Gavin son véritable amour.

Le cœur brisé, Simon trouve du soutien auprès du Comte qui déjà en rivalité avec Gavin le défie en duel pour monter en haut du mat principal du navire.

Gavin ne se dégonfle pas et les deux hommes se retrouve à 20 mètres de haut en pleine mer avant de plonger.

Calmé par le courage de Gavin, le Comte finit par accepter sa domination et la situation s’apaise même avec le malheureux Simon.

L’arrivée de Charlotte à bord provoque un coup de théâtre avec l’annonce que Gavin est la vrai père de Carl alors que Quentin avait été un temps suspecté par le jeune homme complètement perdu.

Ebranlé par la désinvolture de sa mère, Carl finit par voir la réalité en face et se console (enfin !) avec Marianne, avec qui il perd son pucelage avec une retransmission quasiment en live des DJ.

S’en est sans doute trop pour Dormandy qui fait passer une loi rendant illégale Radio Rock et s’apprête à faire intervenir la Marine.

Pour échapper à une arrestation, l’équipe pousse le bateau à fond ce qui fait exploser les moteurs et provoque une voie d’eau fatale.

La fin de Radio Rock est annoncé en direct par les DJ ce qui arrache des larmes aux auditeurs.

Carl secourt Bob qui s’apprête à mourir avec sa précieuse collection de disques…

Mais les DJ ont la délicieuse surprise de voir des dizaines d’embarcations surgir pour les secourir.

Même si Radio Rock a été coulé, la diffusion de la musique rock ‘n’ roll semble inarrétable, propageant l’œuvre des DJ pionniers…

En conclusion, malgré une idée de départ sympathique « Good morning England » déçoit par le grand vide qu’il recèle.

Curtis préfère en effet mettre en avant les acteurs déblatérant plutôt que la musique, reléguant en arrière plan des stars comme Jimi Hendrix, The who, Cream, Otis Redding ou The beach boys.

Le résultat est que son film aboutit à montrer une poignée de types d’une vulgarité et d’une laideur repoussantes ne parlant que de sexe pendant près de deux heures, reléguant les femmes dans des rôles de faire valoir dociles à leurs prouesses sexuelles.

Ceci ne correspond pas à la partie qui m’attire dans la musique rock, l’aspect défonce et débauche non stop aboutissant au néant faussement cool et rebelle.

Je ne pourrais donc que conseiller ce film inutile qu’aux plus nostalgiques de la musique des années 60, ce qui doit représenter un public des plus réduits à présent !

Good morning England (Richard Curtis)

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 10:11
Comment en faire un gentleman (Eugénie Saint Antoine)

Sorti en 2012, « Comment en faire un gentleman ? » est un ouvrage Eugénie Saint Antoine, adressé principalement au public féminin pour à l’aide de quelques conseils judicieux inculquer quelques principes de bonnes manières à son compagnon.

En cinq chapitres, l’auteur balaye sur le ton d’un humour piquant finalement très « parisian-girly » les grandes thématiques visant à transformer un homme certainement charmant mais mal dégrossi en Darcy, incarnation du parfait gentleman dans « Orgueil et préjugés ».

On commence par travailler sur le sujet en lui-même, en lui intimant de se tenir droit en toute circonstances, tout particulièrement lorsqu’il est assis, de porter des vêtements repassés, chemises à manches longues, costumes, chaussures noires ou marrons avec quelques accessoires supplémentaires : écharpe, gilet, gants en cuir.

Son élocution ainsi que son orthographe doivent également être irréprochables, quitte à le travailler.

Savoir garder le silence ou une certaine réserve est également le signe du gentleman à contrario des assommants moulins à paroles.

Connaitre quelques textes de poésie est un plus pour accentuer son charme romantique.

L’humour est à manier avec précaution : il doit rester dans la retenue, ne jamais être méchant sauf dans l’auto dérision.

Dans le monde moderne, le travail conditionne pour beaucoup la place de l’homme dans la société.

Le gentleman devra donc s’épanouir dans celui-ci, avoir de l’ambition si et seulement si elle passe en second plan par rapport à sa partenaire.

Corollaire du travail, l’argent doit être maitrisé, pour être suffisamment à l’aise afin d’être généreux sans ostentation synonyme de vulgarité.

L’une des caractéristiques principales du gentleman est le contrôle du soi en toute circonstance, vis-à-vis des enfants, de sa compagne ou au volant.

Il doit entretenir son corps et être à l’aise dans ses déplacements, même si une certaine maladresse peut être touchante.

Dans le registre du contrôle, il doit boire avec parcimonie et en connaisseur et ne pas fumer, même si une pipe ou un cigare peuvent receler une certaine virilité.

Dans sa relation avec les autres, il doit mettre sa compagne sur un piédestal, la faire accepter à ses parents, charmer ses beaux parents, être à l’aise avec les enfants, avoir des amis de qualité (méfiance toutefois sur les amies féminines), avoir tendance à défendre les faibles, être loué pour ses qualités humaines vis-à-vis-à-vis de ses collègues, son patron ou ses employés.

Il doit également conserver une réserve sur ses amours passés et sur ceux de sa compagne.

En plus de ses qualités intellectuelles et humaines, il doit être à l’aise dans les taches manuelles comme le bricolage, le ménage, la cuisine, les courses quitte à l’inciter/l’encourager.

Pour les plus campagnards, la culture d’un jardin ou d’un potager est une extension de ses qualités manuelles.

Dans l’inimité il n’oubliera pas de donner du plaisir à sa compagne, respectera son intimité dans la salle de bain, ne repoussera jamais le contact physique.

L’un des passages les plus drôles traite de la maladie avec la tendance à l’exagération des hommes dès qu’ils ont un rhume, tendance, qui devra être combattue en faveur d’un stoïcisme de rigueur à l’instar d’un John Wayne touché par une balle à l’épaule.

En société, il passera avant sa compagne au restaurant, conseillera le menu, réglera l’addition même si la frontière entre le rôle homme/femme reste volontairement floue sur ces questions sensibles.

Il sera cultivé goutant l’opéra, le théâtre, à l’aise à la plage, discret, bon nageur et aura une grande adaptabilité dans les voyages les plus lointains et exotique, conservant sang froid, bonne humeur et curiosité.

Bien entendu, son gout pour les langues étrangères viendra parfaire ce tableau avantageux.

Dans les mariages, il sera bon danseur maitrisant la plupart des danses (quitte à prendre des cours au préalable), dansant avec des tantes ou des grands-mères âgées si il le faut, sera réconforter dans les enterrements par sa présence forte et rassurante.

Si il fait une demande en mariage, il respectera les traditions, demandant au père la main de la mariée avec les risques que cela comporte, saura se faire accepter ou faire accepter sa compagne.

Il ne fuira pas ses responsabilités en cas de paternité, aidera sa compagne dans la grossesse en l’assistant ou réglant les détails pratiques.

Il aura une bonne mémoire des dates clés (anniversaires, première rencontre, mariage…) et saura surprendre par quelques cadeaux bien choisis.

Même son comportement en cas de rupture qu’elle soit de son fait ou de sa compagne, sera exemplaire, en refusant de sombrer dans l’agressivité ou la rancune.

Pour conclure sur l’aspect ludique de l’ouvrage, figure en annexe un questionnaire à choix multiples permettant d’évaluer son niveau de gentleman et quelques recommandations simples pour s’améliorer…
En conclusion, « Comment en faire un gentleman ? » trouvera son intérêt chez les femmes mais aussi chez certains hommes désireux de séduire ou de conserver l’être aimé.

Même si (comme moi) vous ne pouvez ou ne désirez pas suivre toutes les recommandations du livre sous peine de perdre vos particularités forgées par votre éducation, votre histoire et qui font votre unicité, il existera forcément des conseils qui trouveront écho chez vous afin de vous améliorer.

Certes la plupart des hommes trouveront ridicule fantasme d’un homme parfait, toujours à élégant, à l’aise et maitrisant les situations les plus inattendues ou délicates avec un flegme britannique.

Mais vouloir coller au fantasme féminin d’un gentleman à la fois érudit et manuel, sportif et poète, viril et protecteur, généreux et ambitieux, pourra aider les plus astucieux des hommes à séduire une femme.

D’un point de vue plus formel, « Comment en faire un gentleman ? » se lit plutôt agréablement en raison de son humour sarcastique malgré un coté parisian trendy parfois un tantinet agaçant…

Comment en faire un gentleman (Eugénie Saint Antoine)

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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 09:57
Voir Naples et mourir (Neil Griffiths)

Le polar avec « Voir Naples et mourir » de Neil Griffiths, journaliste et scénariste anglais.

Sorti en 2004, « Voir Naples et mourir » raconte l’histoire de Jim Wolf, un anglais approchant la quarantaine, un peu perdu dans sa vie, décidant sur un coup de tête, de se rendre à Naples pour y passer quelques jours avant de reprendre son travail de psychothérapeute pour sans domiciles fixes, dépressifs et drogués.

Peu enthousiaste à l’idée de reprendre un travail usant et peu gratifiant, Jim arrive à Naples et pris d’une violente fièvre, se laisse prendre en main par un taxi qui le conduit jusqu’à une maison d’hôte tenue par une femme d’âge mur, la signora Maldini qui le prend sous son aile protectrice.

Dans un état semi conscient, Jim reçoit de l’aide, un lit et de la nourriture qui lui permettent de reprendre peu à peu pied.

Ne parlant pas italien, il se rend à l’aventure dans une ville particulière, réputée mystérieuse et dangereuse.

Son esprit tourne à plein régime, imaginant que chaque individu croisé dans les ruelles salles du vieux Naples et un voyou en puissance, prêt l’agresser.

Il croise par hasard Louisa, une ancienne amante de la Fac, qui lui dit avoir repris des études d’histoire mais surtout être mariée à un italien, Alessandro Mascagni, président de la cour d’assises de Naples, au cœur d’un retentissant procès contre un groupe de la Camorra, la mafia napolitaine, connue pour sa violence, le trafic de drogue et le racket.

La curiosité et l’attirance que ressent Jim pour Louisa sont plus fortes que la peur et il accepte une invitation à diner chez les Mascagni dans une villa située à l’écart de la ville.

Alessandro est un homme plus âgé que Louisa, très charismatique, intelligent et mêlant une sorte de puissance paysanne brute à un raffinement intellectuel le poussant à jouer du Chopin au piano pour se détendre, comparer les systèmes politiques anglais et italiens, et s’intéresser à la psychologie des criminels qui passent entre ses mains au tribunal.

Jim pâlit de la comparaison et sent l’attraction qu’exerce le président, qui l’invite à assister au procès de neufs hommes de la famille Savarese chargé par leur ancien chef le repenti Sonino, en échange d’une impunité pour ses propres crimes.

Les Savarese sont accusés d’avoir posé des bombes dans le centre ville pour régler leurs comptes et avoir ainsi provoqué la mort de nombreux innocents.

Mal à l’aise au tribunal mais excité malgré tout de côtoyer les familles de personnages aussi dangereux, Jim aide Eugenia Savarese, la mère devenue chef mafieuse par intérim du clan à gravir des marches ce qui lui octroie une sympathie inattendue.

Le jeu dangereux avec les Mascagni continue, Jim découvrant les coins cachés de la ville en compagnie de Louisa, devenue une italienne d’adoption, sentant son désir pour son ancienne amante se raviver.

Mais la présence régulière de Jim aux audiences notamment filmées finit par attirer l’attention du clan Savarese et pousse Giovanna, la sœur de Lorenzo le principal accusé, à prendre contact avec lui.

La jeune femme est attirante malgré une allure de garçon manqué savamment étudiée.

Elle pose des questions à Jim et demande à être rassurée sur ses intentions.

En échange, elle lui livre son malaise et sa volonté de révolte face à l’inéluctabilité de son destin de fille et sœur de mafioso.

Jim la suit très imprudemment jusqu’au fief des Savarese, découvrant la brutalité des hommes du clan à son égard et des menaces lourdes de sens si il continue de trainer à proximité de cet environnement dangereux.

Révolté lui aussi, il prend progressivement fait et cause pour Giovanna.

Tout en prenant de plus en plus de risques au fil des rendez vous, Jim profite d’un voyage d’Alessandro à Rome et finit par passer à l’acte avec Louisa, couchant avec elle dans sa villa de Sorrente, après une baignade érotique dans une plage isolée.

Ceci ravive leur passion commune, fait éclater le malaise de Louisa mal mariée à un homme plus vieux dans un pays inconnu et celui plus aigu encore de Jim, empêtré dans le doute existentiel de sa crise de la quarantaine.

L’annonce de l’acquittement des Savarese est un coup de théâtre majeur, faisant s’écrouler le témoignage du repenti, planer des doutes sur la corruption de juges mais surtout remettre en liberté des hommes très dangereux, déterminés à sa venger.

De plus en plus pressé par Giovanna, Jim accepte de l’aider à quitter la ville pour lui offrir une nouvelle vie.

Il obtient l’aide de Louisa, qui bien que très jalouse, consent à lui prêter de l’argent pour le laisser partir et mettre ainsi un terme à leur aventure.

Après un face à face nerveux avec un Alessandro furieux de la trahison de sa femme, Jim reçoit la visite de Lorenzo Savarese le frère libéré de Giovanna qui si il ne le tue pas lui assène un coup à la tête d’une grande violence à l’aide de la crosse de son pistolet.

Choqué et apeuré par l’avertissement, Jim ne recule pourtant pas dans son désir d’aider Giovanna, retrouve Louisa qui lui remet et l’argent et par rejoindre Giovanna dans un Mc Donald de la gare pour fuir.

Mais il est filé sur le chemin par les frères Savarese et il commet l’erreur de penser qu’il peut semer ces deux truands napolitains dans les ruelles de la ville, erreur qu’il paie en étant abattu au moment d’arriver à la gare.

Le livre se termine sur la sensation de flottement qu’éprouve Jim au moment de mourir dans l’ambulance qui le prend en charge.

En conclusion, « Voir Naples et mourir » est un premier roman noir magistralement mené par Griffiths.

On comprend que cet anglais entre deux âges à la dérive dans sa vie professionnelle et privée, trouve dans le charme mystérieux et la dangerosité de Naples, tout ce qui manque à sa vie actuelle.

Dans le dédale des ruelles connues dans le monde entier pour ses vespas, ses murs lézardés ou pend le linge, Jim prend plaisir à se perdre pour retrouver le charme de l’imprévu, de l’instinct et de l’action.

La rencontre avec Louisa est l’occasion de fréquenter un homme côtoyant de près les fameux gangsters napolitains, ce qui rajoute de l’excitation à cette aventure.

Fasciné par la Camorra, le fantôme d’une ancienne relation avec une femme devenue mariée à présent, Jim augmente progressivement les risques, préférant sans doute inconsciemment mourir à Naples en ayant vécu quelque chose de vraiment palpitant plutôt que e retourner vivoter dans sa crasse minable à Londres.

Son souhait est finalement exaucé dans un final digne d’un grand film de gangster.

Plus qu‘un polar excitant et superbement ficelé, « Voir Naples et mourir » est une belle plongée dans un Naples intime, dévoilant peu à peu ses mystères sous une apparence dure et chaotique.

A consommer sans modération donc !

Voir Naples et mourir (Neil Griffiths)

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Published by Seth - dans Policier
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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 17:55
Le sous-sol de la peur (Wes Craven)

Rien de tel en plein été qu’un petit film d’horreur de derrière les fagots comme « Le sous-sol de la peur » de Wes Craven.

Sorti en 1991, après que le réalisateur se soit déjà établi avec des classiques du genre comme l’un des maitres de l’horreur, « Le sous-sol de la peur » met en scène un adolescent du nom de Tout fou (Brandon Adams), qui pour venir en aide à sa mère, atteinte d’une tumeur opérable mais mise à la porte en raison de l’inflexible politique des propriétaires, décide contraint et forcé d’accepter l’offre de Leroy (Ving Rhames), un voyou du quartier de cambrioler la cossue maison des propriétaires eux-mêmes.

Le couple, composé de Papa (Everett Mc Gill) et Maman (Wendy Robie) laisse en effet volontairement la situation des logements se dégrader pour faire partir les locataires de ce quartier pauvre de Los Angeles et pouvoir ainsi revendre à des prometteurs et ainsi faire une belle plus value.

Déguisé en réparateur, Spenser (Jeremy Roberts) le troisième homme du trio parvient à pénétrer dans l’enceinte de la haute maison mais ne revient pas.

Inquiets, Tout fou et Leroy entrent à leur tour par effraction et sont rapidement attaqués par un molosse particulièrement féroce appelé Prince.

Mais l’étrange maison révèle d’autres secrets plus inquiétants, comme de nombreuses trappes au travers desquels des êtres étranges et décharnés apparaissent, tentant de saisir les cambrioleurs.

Spenser est retrouvé mort, le visage méconnaissable et le duo restant panique lorsque Papa et Maman détectent leur présence.

Traqués dans une maison hermétiquement close par un homme armé de fusil et une femme utilisant le chien, les cambrioleurs paniquent.

Leroy est tué, ses entrailles données en pâture à la horde des créatures souterraine et son corps abandonné dans une fosse.

Tout fou ne doit la vie sauve qu’à Cafard (Sean Whalen) un jeune garçon du sous sol persécuté par ses « parents » au point d’avoir la langue coupée.

Cafard aide Tout fou à s’orienter dans les murs et sous terrains de la maison dans lesquels Papa n’ose pas s’aventurer.

Alice (AJ Langer) la fille actuelle du couple, également persécutée, s’avère aussi être une aide précieuse pour Tout fou en lui donnant des indications sur le nature de ses gens rejetés en sous sol par la cruauté des propriétaires et devenus des monstres des profondeurs mais également sur un chemin pour s’enfuir en passant par les galeries centrales.

Cette aide n’est pas de refus tant la police du quartier s’avère inefficace pour percer les stratagèmes diaboliques du couple.

Après une course poursuite haletante dans laquelle Papa atteint de névrose tire à tout bout de chant dans les murs lorsqu’il découvre qu’il a tué par erreur son chien, ce qui finit par attirer policiers et locataires avides de revanche.

Dans une grande confusion, Alice se révolte également, blesse grièvement Maman à l’aide du couteau qu’elle pointait sur elle pour la laisser mourir ainsi que son mari dans les sous sols, dévorés par leurs « enfants » bannis.

Le film se conclut sur l’argent du couple criminel volant dans la rue pour le plus grand bien des locataires déshérités.

En conclusion, « Le sous-sol de la peur » est un film au scénario basique, simpliste à souhait (pour ne pas dire plus méchant) servant de prétexte à de folles cavalcades dans une maison inquiétante occupée par des monstres sortant des murs et un couple plus hystérico grotesque que réellement effrayant.

On pourra donc avec pas mal d’indulgence trouver quelques crédits comme celui de la mise en scène très rythmée pour ne pas dire frénétique à ce film qui globalement ne tient pas ses promesses aussi bien d’un point de vue de l’horreur pure que du scénario ou du jeu des acteurs, franchement mauvais…

A réserver donc aux fans du genre !

Le sous-sol de la peur (Wes Craven)

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Published by Seth - dans Horreur
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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 21:33
Les bruits de Recife (Kleber Mendonça Filho)

Cinéma plus intimiste avec « Les bruits de Recife » film brésilien de Kleber Mendonça Filho.

Sorti en 2012, « Les bruits de Recife » se déroule dans la ville du même nom au nord du Brésil dans laquelle on suit la vie d’un quartier plutôt aisé du bord de mer dans lequel João (Gustavo Jahn), agent immobilier tente de savoir qui a vandalisé la voiture de sa nouvelle copine Sofia (Irma Brown).
João ne ménage pas sa peine, interrogeant les employés, son voisin Anco (Lula Terra) avant d’aller toquer chez son jeune cousin Dinho (Yuri Hollanda) connu pour ses frasques dans la rue.
Après un face à face tendu, Dinho accepte de rétrocéder un auto radio dérobé, qui s’avère ne pas être celui de Sofia.
Perpétuellement taciturne, la jeune femme se rappelle avoir vécu dans ce quartier il y a vingt ans de cela et est envahi par les souvenirs liée à son ancienne maison.
Autre personnage de la rue, Bia (Maeve Jinkings), est une mère de famille de deux enfants en apparence sans histoire, si ce n’est son obsession pour un chien du voisinage aboyant en permanence et une consommation régulière de haschisch qu’elle se fait livrer par un livreur d’eau à domicile.
Un jour João est approché par Clodoaldo (Irandhir Santos), qui se dit à la tête d’une entreprise de sécurité privée offrant ses services pour sécuriser la rue au moyen de patrouilles et d’une présence nocturne quotidienne.
Malgré la réticence de João, Clodoaldo réussit à convaincre son grand père Francisco (W J Solha) le propriétaire de la plupart des immeubles de la rue, un vieil homme riche et influent, avec la restriction concernant les bêtises de Dinho.
Clodoaldo accepte mais met la pression sur Dinho qui réagit mal, provoquant à son tour l’équipe composée de deux à trois hommes.

Peu à peu, Clodoaldo et ses hommes s’installent et prennent le contrôle de la rue, dans un climat de paranoïa nocturne latente.
Clodoaldo utilise ses accès aux propriétés pour coucher avec Luciene (Clebia Souza), la jolie bonne de Francisco.

Les vigiles aident un touriste argentin égaré à retrouver son chemin et molestent un jeune garçon sauvage passant sur les toits et les arbres afin de lui faire quitter le quartier.
Le dealer vendeur d’eau est toléré…
Les habitants continuent d’évoluer entre rêves et réalité, angoisse, passé et présent…
Francisco emmène João et Sofia visiter sa propriété à la campagne et montre une maison jadis occupée et aujourd’hui abandonnée ce qui ajoute au climat de trouble.
Après une fête de quartier, le voile se déchire lorsque Clodoaldo répond à une demande de Francisco accompagné de son frère Claudio (Sebastão Formiga) qui souhaite les engager comme gardes du corps à la suite de la mort de son homme de confiance dans sa fazenda.
Après avoir écouté la proposition du vieil homme, les deux vigiles lui annoncent être les fils d’un homme qu’il a fait tué dans le passé pour une histoire de clôture.
Francisco comprend donc, trop tard le piège de la vengeance se refermer sur lui.


En conclusion, « Les bruits de Recife » est un film brésilien atypique, original mais surtout desservi par un rythme d’une lenteur irritante.
Les acteurs trainent leur nonchalance ou leur mal être existentiel sur plus de deux heures incroyablement longues ou Filho se centre surtout sur son propre plaisir à décrire le quotidien de la classe moyenne de Recife dans un climat de sournoise paranoïa soigneusement distillée.
Surestimé, intello et prétentieux, « Les bruits de Recife » est un film que je ne recommande pas.

Les bruits de Recife (Kleber Mendonça Filho)

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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 20:29
Mission impossible : rogue nation (Christopher Mc Quarrie)

Énorme blockbuster de l’été 2015, « Mission impossible : rogue nation » de Christopher Mc Quarrie envahit actuellement toutes les salles de cinéma.

Cinquième volet d’une saga commencée en 1996, soit il y a quasiment vingt ans à présent, « Mission impossible : rogue nation » montre l’IMF en proie à un ennemi féroce en la personne du mystérieux Syndicat, dont les motivations plutôt obscures de changement de l’ordre mondial aboutissent plus explicitement à une succession d’actes terroristes.

L’agent Ethan Hunt (Tom Cruise) fait échouer une première livraison d’armes chimiques dérobés en Biélorussie en grimpant sur un A400-M en pleine phase de décollage.

Il se rend ensuite chez un disquaire anglais et est pris en traitre par un tueur mystérieux, Solomane Lane (Sean Harris) qui tue son contact local et le capture à l’aide d’un gaz paralysant.

Avant de succomber au gaz, Hunt a le temps d’avertir sa hiérarchie, William Brandt (Jeremy Renner), directeur de l’IMF qui doit faire face à une menace de dissolution suite aux violentes accusation d’irresponsabilité portées par le directeur de la CIA, Alan Hunley (Alex Baldwin).

Détenu et torturé par Janik (Jens Hulten) un spécialiste du Syndicat particulièrement sadique, Hunt bénéficie de l’aide inattendue de Ilsa Faust (Rebecca Ferguson) en réalité un agent double du MI-6 qui tue la plupart des gardes et l’aide à s’échapper.

A Londres, Benji Dunn (Simon Pegg) doit faire face à un interrogatoire serré de sa hiérarchie qui l’accuse d’aider Hunt, devenu indésirable depuis la dissolution de l’AMF.

Le sympathique et fantasque geek n’en fait qu’à sa tête et met ses compétences informatiques au service de son ami.

Il se rend à Vienne pour empêcher l’assassinat du chancelier d’Autriche en plein opéra.

Mais à l’intérieur du splendide édifice la situation se complique, forçant Hunt à intervenir face un colossal tueur blond.

Hunt parvient à triompher de son coriace adversaire après une lutte échevelée sur le complexe système de plateformes élévatrices mais Ilsa également présente, tire sur le chancelier le blessant assez superficiellement pour le faire évacuer et l’aider à échapper à un second tueur.

Le chao règne alors dans la ville lorsque le chancelier est évacué avant de mourir dans l’explosion de sa voiture.

De nouveau unis dans la fuite, Ilsa, Benji et Ethan sont pris en chasse par les tueurs du Syndicat.
Ilsa parvient à convaincre Ethan de l’éjecter de sa voiture afin de couvrir sa fuite et de donner le change à Lane, son employeur officiel, qui malgré de forts doutes sur son efficacité de tueuse, lui accorde le bénéfice du doute.

Afin de prouver l’existence du Syndicat et de le démanteler, Ethan et Billy se rendent au Maroc pour retrouver Ilsa qui leur indique un plan risqué visant à dérober un fichier de registres informatiques situé dans un complexe ultra sécurisé.

Ethan plonge pour une apnée de trois minutes pour changer le profil d’accès des protections informatiques et permettre ainsi à Billy de dérober le précieux fichier à l’intérieur même du complexe.

L’opération réussit mais Ilsa dérobe le fichier et s’enfuit à moto.

Une ahurissante course poursuite débute alors dans les rues de Casablanca, avec des motards du Syndicat, le duo Ethan/Billy à bord d’une BMW ultra rapide et enfin Brandt aidé de l’informaticien Luther Stickwell (Ving Rhames) à bord d’un robuste 4x4.

Les motards sont éliminés, la BMW fait un spectaculaire saut périlleux mais Ethan qui continue la poursuite en moto à une cadence infernale, échoue à rattraper la belle agent double.

A Londres, elle remet tente de remettre le fichier à son supérieur Atlee (Simon Mc Burney) qui lui ordonne de le remettre à Lane.

Mais le fichier est en réalité vide et Benji qui a fait un double découvre qu’il est triplement crypté, ne pouvant être déverrouillé que par le premier ministre britannique lui-même.

Ce qui reste de l’IMF comprend donc que le Syndicat va enlever le premier ministre et décide de le prendre de vitesse au grand désespoir de Brandt, qui finit par trahir ses amis en alertant Hunley.

La situation se tend lors d’une cérémonie caritative ou assiste le premier ministre (Tom Hollander).

Hunton se joue de la sécurité de la CIA et à l’aide d’un grossier masque à l’effigie de Atlee, plante une fléchette dans le premier ministre pour lui faire avouer l’existence d’un projet de Atlee pour créer une organisation para militaire afin d’exécuter les basses besognes du gouvernement britannique.

Sous l’effet du sérum, le premier ministre déverrouille les fichiers officialisant l’existence du Syndicat, ce que confirme le vrai Atlee lui aussi frapper d’une fléchette.

Après une négociation tendue dans une gare de Londres, Hunt fait virer 50 millions sur le compte de Lane et parvient à faire libérer le malheureux Benji harnaché avec une bombe.

Il lui assure avoir détruit la liste mais mémorisé tous les contacts.

Lane lance alors ses tueurs sur Ethan et Ilsa.

La jeune femme tue Janik le boucher après un face à face au couteau, tandis que Ethan attire Lane dans un piège et lui rend la monnaie de sa pièce en le gazant.

Beau joueur, Hunley reconnait avoir démantelé l’IMF pour forcer le Syndicat à s’exposer. La CIA accepte donc de réactiver cette organisation concurrente.

En conclusion, « Mission impossible : rogue nation » contient tous les ingrédients du blockbuster à succès, avec des scènes d’actions ultra spectaculaires visant à masquer un scénario complexe mais ridicule à souhait ou des méchants terroristes blonds menace l’ordre établi pour des motifs inconnus dont tout le monde se fout.

Tom Cruise est du haut de ses cinquante trois printemps, éclatant de forme, réalisant des cascades ébouriffantes et tuant à mains nues ou armes à feu autant d’hommes que sa partenaire féminine la belle et athlétique Rebecca Ferguson.

Le spectateur en prend donc plein la tête, avec des scènes aériennes, sous marines ou motorisées ayant valeur d’anthologie dans le genre action pure et dure.

Malgré cela et la présence du comique Pegg, pour insuffler un peu d’humour et de second degré dans le récit, on ne peut s’empêcher de trouver un peu sans âme cette grosse machine hollywoodienne tournant à plein régime.

A réserver donc aux fans d’action ne voulant pas se claquer de neurones cet été..

Mission impossible : rogue nation (Christopher Mc Quarrie)

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Published by Seth - dans Espionnage
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