18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 18:36
X-men n°94 (Grant Morrison, Will Pfeiffer, Chuck Austen, Phil Jimenez, Quique Alcalera)

On reste dans le comic book contemporain avec « X-men n°94 ».

Paru en 2004, ce numéro met en scène avec Grant Morrison (scénario) et Phil Jimenez (dessins) une nouvelle folie de l’increvable Magnéto dont les pouvoirs sont semble t il boostés par l’absorption d’une drogue appelé kick, a dupé les mutants en se faisant passer pour le pacifiste Xorn mais a en réalité pour but d’inverser les pôles magnétiques du globe afin d’éradiquer une bonne fois pour toute ces satanés humains.

Ayant rassemblé ses fidèles à New-York, Magnéto plus fanatisé que jamais décide d’utiliser ses pouvoirs pour faire léviter une partie de la population et la faire s’écraser au sol et le pittoresque mutant appelé Bec qui a eu l’audace de contester les vues du chef subit le même traitement de choc, survivant à la chute malgré d’importantes blessures.

Recueilli par Cyclope, Dust et Fantomex, Bec trouve des alliés de poids prêts à empêcher Magneto de commettre l’irréparable.

Magneto épaulé par la mutante Esme, est cependant tiraillé par des voix intérieures qu’il attribue à tort à son ennemi Charles Xavier complètement réduit à l’impuissance par un assortiment de machines complexes.

La véritable révolte semble pourtant venir du cœur du soleil, ou Jean Grey a repris contact avec le redoutable Phénix et a permis à Wolverine de survivre à l’infernale chaleur.

Si Magneto parvient sans réelle peine à repousser les assauts de Bec et Fantomex, il est pris par surprise par un Cyclope déchainé qui le frappe de sa rafale optique à bout pourtant, détruisant son casque protecteur et brulant son visage.

Magneto se ressaisit, neutralise ses agresseurs, tuant au passage sa fidèle Esme qui l’a pense t il trahi, endosse le masque de Xorn pour se protéger et repousse in extremis une nouvelle attaque du Fauve qui cherche à neutraliser le flux de kick circulant dans son sang.

Mais Magneto doit plier face à la puissance du Phénix et aux discours de Xavier délivré de sa prison par l’astuce de Fantomex.

Avant de céder, le rusé injecte à bout portant une terrible impulsion électromagnétique au Phénix, pour tuer Jean Grey.

Malgré les coups de griffes acharnés de Wolverine qui s‘acharne sur Magnéto, Cyclope ne peut empêcher Jean de mourir une seconde fois dans ses bras.

On bascule avec Chuck Austen (scénario) ensuite violemment dans un monde plus coloré et enfantin dans lequel Diablo aidé par ses collègues X-men affronte son père le démon Azazel dans son royaume et un Fléau curieusement adolescent et attendri par les remontrances de son frêle et unique ami Samy se fait démolir sans réagir par une version bis de la Division Alpha.

On termine par un joli épilogue ou Will Pfeiffer (scénario) et Quique Alcalera (dessins) imaginent le destin funeste du super criminel appelé le Cerveau errant brisé dans New-York après une défaite cuisante infligée par le Phénix noir lors de la lutte des années 80 entre les X-men et le Club des damnés.

Pris à son propre jeu, le Cerveau voit des illusions de ses ennemis partout et finit par atterrir dans les bras de la police.

En conclusion, « X-men n°94 » n’est pas loin de là un numéro inoubliable de nos chers X-men.

La qualité des dessins de Jimenez ne suffit pas à rendre palpitante un recyclage des aventures des X-men avec un affrontement mainte fois vu face à un Magnéto plus haineux que jamais et comble du sacrilège une nouvelle mort de Jean Grey !

La partie consacrée à Diablo est quand à elle ridicule et indigne de figurer chez Marvel et ce n’est pas le dernier prologue du reste sympathique qui suffira à relever le niveau global.

Au final il parait difficile de faire vivre en 2004 des héros qui connurent leurs heures de gloire au début des années 80 sous l’impulsion du duo magique Claremont-Byrne !

X-men n°94 (Grant Morrison, Will Pfeiffer, Chuck Austen, Phil Jimenez, Quique Alcalera)

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 13:54
Marvel heroes n°12 (Jeph Loeb, Stan Lee, John Michael Straczynski, Ed Mc Guinness, Mirko Djurdjevic, Olivier Coipel , Kevin Mc Guire)

Toujours dans le domaine des comics contemporains voici « Marvel heroes n°12 » d’octobre 2008.

Au programme ni plus ni moins que la crème de la crème : Hulk, les Vengeurs et Thor.

Et pour commencer ce programme alléchant Jeph Loeb (scénario) associé à Ed Mc Guinness (dessins) nous plongent dans une passionnante enquête en Russie pour découvrir qui a assassiné un être aussi puissant que l’Abomination.

Dans ce monde post World War Hulk, ou Bruce Banner est reclus et maitrisé dans une prison hautement sécurisée de l‘armée américaine, Doc Samson et Miss Hulk se rendent à l’ouest de la ville d’Odessa pour enquêter sur place.

Soutenu par Iron-man, le commandant Hill nouvel directrice du S.H.I.E.L.D et l’inévitable général Ross, le duo imagine une agression d’une puissance terrifiante aboutissant à la destruction de la ville et ensuite à l’assassinant de l’Abomination par une sorte d’arme à feu d’une puissance suffisante pour percer l’épaisse peau du rival russe de Hulk.

Mais la Garde d’hiver (Grande ourse, Dynamo Pourpre, Nébuleuse noire et le Gardien rouge) font irruption entendant bien faire respecter les droits du sol russe pour mener à bien cette ténébreuse enquête.

L’affrontement physique devient vite inévitable et après que les super héros américains aient pris un léger avantage sur leurs homologues, une jeune fille rescapée fait son apparition en répétant inlassablement le mot rouge, ce qui laisse à penser à l’existence d’un Hulk rouge différent de Banner emprisonné aux Etats-Unis.

Samson et Ross se voient donc contraints de rebrousser chemin afin de demander de l’aide au détenu le plus dangereux du monde …

Sans réellement pouvoir souffler, le lecteur est propulsé dans les aventures des Vengeurs (Iron-man, Wonder-man, Sentry, Arès, Miss Marvel, Spider-woman, la Veuve noire) dessinés par Mirko Djurdjevic, qui prennent d’assaut le château de Fatalis en Latvérie pour l’arrêter suite à la diffusion d’un virus mortel sur Terre.

Le combat face à une armée de robots défensifs est dantesque et Iron-man devenu directeur du S.H.I.E.L.D parvient à pénétrer dans les appartements du monarque en personne.

Bien entendu Fatalis ne se laisse pas faire et le lecteur en prend encore une fois plein les yeux dans son combat d’armures technologiques hors du commun.

Assez habilement, Fatalis triomphe pourtant d’Iron-man en utilisant des sources d’énergie magique, attaques contre lesquelles la technologie ne suffit pas et seule la puissance brute indiscutable de Sentry suffit à le pousser à rebrousser chemin vers une salle des machines ou il disparait en utilisant ses capacités à voyager dans le temps.

Mais au cours de sa fuite dans le temps, Fatalis emporte avec lui Iron-man et Sentry dans un passé proche ou il entend bien se venger.

On bascule ensuite dans l’univers de Thor scénarisé par John Michael Straczynski et dessiné par Olivier Coipel, avec une cohabitation difficile entre les Asgardiens venus s’établir sur Terre et les habitants d’une petite ville américaine, peu accoutumés à côtoyer d’aussi étranges voisins.

Pour des raisons obscures, Thor se rend à la fin de l’épisode dans l’espace et fait donner toute sa puissance pour faire revenir sur Terre des êtres disparus.

Mais l’effort est tel que le dieu du tonnerre tombe et s’écrase sur le sol de la planète.

Par la suite, une mini aventure nous montre la naissance de MVP alias Michael Van Patrick et de trois clones de Spider-man crées par les savants nazis pour trouver une réponse au fameux Captain america, puis en prévision de l’invasion secrète des horribles Skrulls, une nouvelle équipe de teenagers reprenant les pouvoirs de super héros américains des années 40 (Aigle bleu, Miss america, Espoir, Glaçon, Petit bolide, le Révolutionnaire, 2-D), met en déroute un super criminel de seconde zone nommé Flagsmasher qui s’en prenait aux symboles de l’Amérique.

Lorsqu’on comprend que le jeune super héros appelé le Révolutionnaire est en fait un Skrull infiltré on se dit que le plan des redoutables métamorphes est en route.

On termine enfin par un petit amusement concocté par Stan Lee et Kevin Mc Guire (dessins) afin de rendre hommage au créateur des Vengeurs, en le mettant en scène en pleine négociations avec des égos surdéveloppés au moment de créer l’équipe dans les années 60.

En conclusion, difficile de faire la fine bouche devant ce « Marvel heroes n°12 » tant les scénaristes et dessinateurs nous régalent.

Superbe est la progression de l’enquête pour trouver quel Est-ce nouveau Hulk rouge féroce capable de tuer en faisant usage d’une arme d’origine inconnu un adversaire aussi redoutable que l’Abomination.

Excitant est le combat entre Vengeurs et Fatalis capable de manipuler la magie et de voyager dans le temps ce qui ajoute encore de nouvelles capacités inédites à cet arsenal déjà conséquent.

On sera plus réservé sur les errements des Asgardiens sur Terre emmenés par un Thor reconverti en pasteur divin, même si les dessins de Coipel restent magnifiques et complètement désintéressé par les énièmes tentatives de recycler des anciennes gloires de Marvel à travers des gamins sans épaisseur avec en toile de fond les éternels et surestimés Skrulls.

Rien de bien intéressant non plus dans le petit plaisir personnel de Stan Lee, qui au final n’intéressera que lui.

Reste que « Marvel heroes n°12 » tient avec les deux puissantes locomotives que sont Hulk et les Vengeurs, encore solidement la route en 2008.

Marvel heroes n°12 (Jeph Loeb, Stan Lee, John Michael Straczynski, Ed Mc Guinness, Mirko Djurdjevic, Olivier Coipel , Kevin Mc Guire)

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 10:31
Rusty James (Françis Ford Coppola)

Déjà encensé dans ces colonnes pour ces trois parrains, Francis Ford Coppola est de nouveau à l’honneur avec le sulfureux « Rusty James ».

Sorti en 1983 alors que le réalisateur était déjà solidement établi par des succès incontournables, « Rusty James » est une adaptation en noir et blanc d’un roman de S.E Hinton relatant la vie d’un petit voyou d’une grande ville américaine appelé Rusty James (Matt Dillon) qui vit dans l’ombre d’un grand frère adulé de tous, Motorcycle boy (Mickey Rourke).

Depuis le départ du Motorcycle boy, Rusty tente de reprendre en main la bande de son frère et de s’imposer comme leader.

Tout en nerf et en os, Rusty parvient à convaincre ses amis Smokey (Nicolas Cage), BJ (Chris Penn) et Steve (Vincent Spano) de l’accompagner pour une bagarre de rue avec un autre clan emmené par le dénommé Biff Willcox (Glenn Withrow)

Mais avant d’en découvre avec son rival, Rusty fait un crochet chez sa petite amie Patty (Diane Lane) pour s’offrir un moment de détente.

Quand vient l’heure du combat, Rusty se rend avec une dizaine de types dans une zone située sous une gare et affronte le redoutable Bill qui tente de le tuer à l’aide d’un couteau.

Malgré la disparité apparente des forces, Rusty parvient à prendre le dessus sur son ennemi mais distrait par l’arrivée impromptue du Motorcycle boy est frappé en traitre par la lame du couteau.

Le châtiment est terrible pour Bill qui est frappé de plein fouet par la Harley du Motorcycle boy.

Sous l’œil bougon d’un policier, le gang évacue le blessé fort heureusement superficiellement.

L’immobilisation temporaire de Rusty est l’occasion d’un semblant de retrouvailles familiales avec Motorcycle boy qui rehausse encore plus son prestige naturel en annonçant qu’il revient de Californie ou dit il il a pu voir leur mère, partie sans laisser d’adresse.

Le père des deux jeunes hommes (Dennis Hopper) fait une apparition et cadre tout de suite l’ambiance de misère et d’alcoolisme dans laquelle ils ont grandi.

En rupture totale avec l’école, Rusty suit son frère comme un aimant, admirant sa classe naturelle, ses discours et son succès avec les femmes.

Bien entendu ce style de vie marginale lui vaut quelques déboires avec Patty, mais ne l’empêche de suivre son mentor dans des virées nocturnes et de rencontrer parfois des problèmes comme une agression par deux autres voyous en rentrant d’une fête.

Frappé à la tête par un tuyau de métal au cours de la bagarre, Rusty perd conscience, son esprit flotte au dessus de son corps tandis que l’inévitable Motorcycle boy surgit de nulle part pour rosser ses ennemis.

Durement secoué après l’agression, Rusty a de surcroit le profond déplaisir de constater que Patty l’a quitté pour sortir avec son ami Smokey.

Ravalant son amertume, Rusty se rapproche une nouvelle fois de son frère et découvre avec lui dans un marchand d’animaux sa philosophie du poisson d’aquarium désireux de retrouver la liberté du fleuve.

Allant jusqu’au bout de sa logique basique, Motorcycle boy entraine Rusty pour un casse nocturne chez ce même marchand d’animaux et se fait tuer bêtement par la police laissant son jeune frère remettre symboliquement les poisson au fleuve.

En conclusion, « Rusty James » Est-ce qu’on qualifier de film d’auteur, en noir et blanc esthétique et à budget limité.

Malgré la qualité des acteurs et le charisme d’un Matt Dillon parfait en petite frappe sexy bandana/boucle d’oreilles/blouson de cuir, le propos du film : une relation entre frères parait au final particulièrement pauvre et peine à tenir en haleine sur une heure et demi.

En grand frère motard classieux et inaccessible, Mickey Rourke qui avait encore son minois de jeune premier, tient le beau rôle et demeure au final un peu agaçant par sa prétendue philosophie finalement assez vide.

Reste au final la qualité de la réalisation, l’ambiance très « Billy Jean » ou « Bad » de bandes des années 80, quelques moments de grâce comme l’élévation de l’esprit du héros après un mauvais coup mais ceci reste néanmoins trop faible pour faire de « Rusty James » autre chose qu’un film mineur.

Rusty James (Françis Ford Coppola)

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 18:42
Space ritual (Hawkwind)

Après le modernisme aseptisé d’un Garbage, la richesse lumineuse d’un Robert Plant et l’animale excentricité d’un Screamin Jay Hawkins, voici une autre forme de folie avec « Space ritual » le premier album solo des britanniques de Hawkwind.

Enregistré à Liverpool en 1972 « Space ritual » et sa superbe pochette psychédélique débutent par une courte introduction venue d’un autre monde « Earth calling » et ses bruitages futuristes étranges.

Immédiatement dans l’ambiance, l’auditeur encaisse dans la foulée un « Born to go » long voyage spatial de près de dix minutes ou se côtoient pilonnage puissant, instrumentaux à rallonge avec synthétiseurs et flutes dans un tourbillon de haute intensité.

Aucun répit n’est laissé après l’édification d’un tel monument et « Down through the night » à la mélodie relativement plus accessible vient terminer de propulser l'auditeur définitivement dans une autre galaxie.

A la déclamation dingue de « The awakening » suit « Lord of light » hymne superbe à la mélodie grandiose s’étalant sur plus de sept minutes de délire avec saxophone en prime.

On souffle un peu sur « Black corridor » aussi taré que « The awakening » et réenclenche les moteurs de la navette spatiale sur « Space is deep » à mon sens un peu moins tubesque que les morceaux précédents.

Un bidouillage électronique plus loin « Electronic no 1 » surgit un nouveau monument sonore, « Orgone accumulator » long et large de dix minutes majoritairement instrumentales.

A ce stade, on se demande ou est le public de Liverpool car l’auditeur complètement lessivé par le choc de toutess ces décibels n’a plus beaucoup de ressources mentales pour suivre les musiciens partis dans leurs expérimentations live.

Les courts « Upside down » et le déclamatif « Seconds of forever » passent comme dans un reve et on file sans s’arrêter sur l’ultime coup de grâce « Brainstorm » et ses neufs minutes de pure puissance cosmique.

C’est donc passablement éprouvé que l’on se traine vers le second disque composé de cinq titres qu’on devine aisément du même acabit.

Malgré sa longueur, le premier d’entre eux, « 7 by 7 » passe au final plutôt bien en raison d’un ton relativement apaisé.

Les musiciens délirent copieusement sur « Sonic attack » déclamation verbale assez pénible de près de trois minutes puis repartent dans leur trip intergalactique sur « Time we left this world today » particulièrement bien cadré et maitrisé.

Hawkwind déploie donne une nouvelle fois toute sa puissance sur « Master of the universe » invraisemblable bombardement musical de plus de sept minutes avant de quitter son public sur un ultime discours « Welcome to the future » qui aurait pu tout aussi bien se montrer introductif.


En conclusion , « Space ritual » porte bien son nom et est à l’image d’un groupe de fêlés hors normes construisant une musique ultra puissante faite de démesure permanente et de fascination pour les voyages spatiaux soigneusement alimentée par une consommation massive de psychotropes.

Soyons honnête, je mets au défi quiconque parfaitement clean d’esprit de s’envoyer les dix sept titres de ce live cosmique sans défaillir tant la musique proposée ici se montre puissante, massive et débridée.

Alors certes, Hawkwind impressionne par l’intensité et la qualité de ses titres souvent excellents mais finit également par mettre l’auditeur à l’épreuve et lui promettant une copieuse indigestion de décibels.

Quasiment réduit à zéro sur le plan de l’interactivité avec le public, « Space ritual » apparait également comme un délire personnel de musiciens brillants habités par leur art et leur concept.

Une œuvre brillante donc mais qui pourra lasser par sa froideur, son coté monolithique et replié sur lui-même.

Space ritual (Hawkwind)

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 14:29
Voodo jive : the best of Screamin' Jay Hawkins (Screamin' Jay Hawkins)

La musique est décidément très à l’honneur ces derniers temps d’inactivité forcée pour moi, aussi est-ce avec une joie non dissimulée que j’aborderais le répertoire d’un des plus grands cinglés de l’histoire du rock n’ roll, le dénommé Screamin Jay Hawkins.

Relativement inconnu du grand public pour cause de censure dans son propre pays, cet afro américain au jeu excentrique qualifié de fou furieux commença par sévir à la fin des années 50 avec un style inimitable composé d’un chant hors du commun et d’un jeu de scène ultra provocateur et macabre faisant penser à du Alice Copper avant l’heure.

Sorti en 1990, « Voodoo jive, the best of Screamin Jay Hawkins » regroupe sur une grosse vingtaine de titres la plus grande partie de l’œuvre d’un chanteur inclassable décédé en France dans des circonstances rocambolesques tout à fait à son image en 2000.

Impossible de ne pas débuter ce best of par le tube incontournable de Screamin Jay Hawkins « I put a spell on you » morceau sensuel et fou ou la voix incroyablement généreuse du chanteur crève littéralement le plafond.

Repris par de multiples stars de la music (dont Joe Cocker, Carlos Santana, Nick Cave et surtout Nina Simone en personne) « I put a spell on you » est un classique irrésistible entré par effraction au panthéon du rock n’ roll.

La formidable énergie de Hawkins se fait sentir sur le classique « Little demon » qui groove furieusement avant de basculer sur une ambiance de délire absolu avec « Alligator wine » et ses incantations fiévreuses sur fond de bruitages de jungle !

Le démon se fait enjôleur et jazzy sur « I love Paris » étonnante déclaration d’amour à la ville lumière et surtout à la vie …

Hurlements et groove déments sur « Person to person » enchainé du redoutable « Frenzy » son rythme sec et nerveux sur lequel se pose la voix fracassante du chanteur.

Plus de souplesse sur « Do you really love me ? » aux entrainants claps des mains avant un retour aux tempos hurlements fatiguant sur le blues lent et trainant « This is all ».

Hawkins replace son groove sur « Just don’t care » remarquablement fluide puis glisse en douceur sur « You made me love you » au rythm n’ blues plus convenu.

« Yellow cat » s’inscrit également dans cette même lignée de titres solidement maitrisés tournant sur la forte empreinte vocale du chanteur.

En toute franchise, c’est le Screamin Jay Hawkins complètement dingue et vociférant que l’on préfère sur le bien nommé « I hear voices » petit bijou de démesure vocale.

Après le rapide et dynamique « Orange colored sky » vient un nouveau blues atone et fatiguant « (She put) wamee (on me) ».
La fin du disque se fait alors attendre, avec « Feast of the mau mau » lui aussi un peu trop lent et répétitif, « Move me » aux chœurs attachants bien que trop classiques et le dernier tube du maitre maudit « Constipation blues » morceaux aux cris indécents et douloureux.

En conclusion, « Voodoo jive, the best of Screamin Jay Hawkins » permet de prendre conscience de toute la classe d’un artiste hors normes, capable de tout mais surtout doté d’une parfaite maitrise du rythm ‘n blues l’ancêtre le plus proche du rock n’ roll.

La voix de Screamin Jay Hawkins est sans nul doute l’une des plus incroyables que j’ai jamais entendu et ses hurlements surpuissants n’ont sans doute que peu d’égaux dans toute l’histoire de la musique.

Si quelques pépites géniales apparaissent ici, monstrueuses de créativité, d’audace, de talent et de swing, le best of peut également se montrer un peu long dans la durée notamment avec des morceaux de blues un peu trop classiques assez peu révélateurs de l’originalité de l’artiste.

Faites le test, profitez du beau soleil printanier et partez vous promener dans les rues de Paris en écoutant « I love Paris » dans votre I-phone et vous sentirez sans doute toute la magie du vieux fantôme noir de l’Ohio vous hanter …

Pour ma part, succès et adoption sur (presque) toute la ligne.

Voodo jive : the best of Screamin' Jay Hawkins (Screamin' Jay Hawkins)

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 11:50
Manic Nirvana (Robert Plant)

Faisons fi des incursions un tantinet branchouilles et aseptisées de la musique électro-rock de Garbage pour nous recentrer sur l’authenticité supposée d’un Robert Plant, qui depuis le début des années 80, poursuit avec bonheur une carrière solo dans le folk-rock ethnique à tendance world music.

Nous sommes cette fois en 1990 et le beau Robert à la crinière de lion sort son cinquième album solo au titre prometteur « Manic Nirvana ».

Son équipe est ici composée de Doug Boyle (guitares), Charlie Jones (basse), Chris Blackwell (batterie) et Phil Johnstone (claviers).

« Manic Nirvana » débute de manière très enthousiasmante avec « Hurting kind (I’ve got my eyes on you) » parfaite entrée en matière rapide et nerveuse avec des refrains étincelants.

Le leader propose ensuite avec « Big love » un titre plus lourd et pataud puis « SSSS & Q » un rock rythmé mais sonnant affreusement daté avec ses bruitages de claviers largement dépassés.

On trouve Plant plus à l’aise dans « I cried » superbe ballade acoustique éthérée ou sa maitresse voix produit une forte impression d’émotion à fleur de peau.

Très bonne impression également sur l’électrique et sensuel « She said » sur lequel le chanteur se contorsionne tel une couleuvre soumise au supplice avant de déchanter un peu sur un « Nirvana » à la structure trop chargée.

Le groupe retrouve le bon équilibre sur « Tie dye on the highway » qui offre une très grande coloration musicale sur laquelle s'élève majestueusement de grandes envolées vocales.

La suite est plus calme avec la ballade bluesy « Your ma said you cried in your Sleep last night » et le formidable « Anniversary » habitée par une atmosphère de rock progressif de haute qualité.

C’est dans le dépouillement, l’émotion et la subtilité que Plant touche le plus juste, tel le court l‘acoustique « Liars dance » qui introduit le final « Watching you » une nouvelle fois tout en ambiances et introduisant pour la première fois des influences orientales avec quelques phrases en arabe.

En conclusion, « Manic nirvana » porte bien un titre qu’on aurait pu trouver difficile à porter et propose à l’auditeur un tant soit peu réceptif un intense voyage auditif et sensoriel.

Très bien entouré, le chanteur gourou se montre très convaincant et déroule sur onze titres une musique de base foncièrement rock mais beaucoup plus riche dans son charme sensuel et hypnotique.

« Manic nirvana » ne vous bottera pas les fesses au réveil, ne vous motivera pas avant un entretien d’embauche ou de monter sur un ring, mais se révélera le partenaire idéal de soirées intimes ou à son ambiance sophistiquée et séduisante vous fera doucement planer.


Intelligent, subtil, riche et coloré, il demeure un régal à l’écoute pour les amateurs de rock classieux.

Manic Nirvana (Robert Plant)

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 10:18
Version 2.0 (Garbage)

Dans un registre plus moderne, voici le « Version 2.0 » des américains de Garbage qui vient en 1998 emboiter le pas au déjà très réussi premier album éponyme qui avait fait figure trois années auparavant de déferlante power-pop.

Avec sa pochette minimaliste, « Version 2.0 » ne paye tout d’abord pas de mine et introduit un « Temptation waits » certes bien troussé mais beaucoup trop lisse et convenu.

Il faut attendre le second morceau pour se prendre de plein fouet le premier tube du disque le sensationnel « I think I’m paranoid » qui alterne couplets doux-amer et énormes riffs de guitares de Duke Erikson sur des refrains en acier trempé.

Puissant, sensuel et surtout terriblement accrocheur, « I think I’m paranoid » s’inscrit comme l’une des plus grandes réussites des américains.

On change d’ambiance avec « When I grow up » beaucoup frais, léger, fluide et électronique.

L’intensité chute fortement sur « Medication » petite ballade informe enchainé de « Special » ou la voix sensuelle et enveloppante de Shirley Manson fait la différence.

Garbage aligne alors les titres de qualité avec « Hammering in my head » qui intègre avec bonheur de fortes doses de bidouillages électroniques pour produire un résultat moderne et dynamique, puis « Push it » aux refrains explosifs véritablement entrainants.

Dans le registre plus doux et feutré de « The trick is to keep breathing », la voix de Manson donne sa pleine mesure.

La suite se dévide en souplesse, « Dumb » « Sleep together » rythmés mais trop linéaires et sans surprise pour arriver aux deux dernières trouvailles du disque « Wicked ways » puissant, dynamique et « You look so fine » douce ballade apaisante aussi vite oubliée.

En conclusion, moins touchant et inventif que son prédécesseur, « Version 2.0 » est un album assez inégal comportant une bonne moitié de morceaux de qualité et une autre parfaitement dispensable.

Album de la consécration, notamment à cause de quelques hits particulièrement redoutables, « Version 2.0 » s’inscrit dans un renouveau du rock des années 2000 qui incorporait de fortes de doses de samples électroniques pour lui conférer cette touche de modernité qui se montrait si tendance à l’époque.

Avec le recul d’une quinzaine d’années derrière, il apparait sous son vrai visage : pas le chef d’œuvre annoncé mais un disque long, lissé, avec quelques faiblesses mais aussi de belles réussites.

Version 2.0 (Garbage)

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 19:22
Get your wings (Aerosmith)

Malgré mon intérêt relatif pour l’œuvre d’Aerosmith il me semblait pertinent de continuer à explorer le passé des Bostoniens avec « Get your wings ».

Nous sommes cette fois en 1974 et ce second album à la pochette bien sage débute par « Same old song and dance » mid tempo rock qui bouge gentiment mais sympathiquement.

On appréciera davantage « Lord of the thighs » un poil plus pugnace mais restera plus dubitatif devant « Spaced » beaucoup trop sage et terre à terre pour un titre sensé faire voyager loin l’auditeur.

On ne peut pas dire qu’Aerosmith tente de dynamiser sa musique tant « Woman of the world » sonne malgré les riffs toujours travaillés de la paire Perry/Whitford au final platement.

Plus de rage sur « S.O.S (too bad) » enchainé de « Train kept a rollin » qui constitue sans nul doute la partie la plus offensive du disque.

Mais cette petite poussée de fièvre est bien vite jugulée avec l’arrivée de la ballade « Seasons of wither » douce et gracieuse et du final « Pandora’s box » plombé par un saxophone lourdingue au possible.

En conclusion, « Get your wings » porte tout compte fait plutôt mal son nom, puisqu’apparait encore une fois comme un disque de rock, certes agréable et bien exécuté mais trop timide, étriqué et surtout peu capable de sortir des sentiers battus.

Impossible de se détacher de l’impression que au début des années 70, Aerosmith n’est qu’un groupe de rock un peu hard et blues, sans grande personnalité et incapable de se détacher de la masse de groupe de sa catégorie.

Alors certes, « Get your wings » n’est sans doute pas mauvais ou nul dans l’absolu mais ne tient pas une seule seconde face aux bombes de hard ultra créatives des principaux ténors de l’époque (Deep purple, Led zeppelin, Black sabbath et Judas Priest).

Get your wings (Aerosmith)

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 16:41
Punisher, chasseur/chassé (Matt Fraction, Leandro Fernandez, Ariel Olivetti, Scott Wegener)

Impossible vous l’aurez compris de me détacher durablement du monde des comics, aussi est-ce avec délectation que je vais m’atteler aux chroniques de ce Marvel icons hors série n°15 « Punisher n°15 : chasseur/chassé ».

Sorti en 2008, cet hors série concoctée par Matt Fraction (scénario) et Leandro Fernandez (dessins) montre un Punisher/ Frank Castle pourchassé par Bucky Barnes en mode soldat de l’hiver avec bras mécanique incorporé pour avoir osé endosser le costume de son ami Captain america.

Le règlement de compte a lieu sur les marches du capitole de Washington DC et après une courte mais âpre lutte, Castle rétrocède le costume de Cap à Bucky qui finit par le laisser tranquille.

Tandis qu’un jeune homme appelé Ian est conditionné par un couple de psychologues pour devenir un tueur de la trempe du Punisher, Tony Stark nouveau directeur du S.H.I.E.L.D parvient à convaincre un certain George Bridge de réunir une équipe pour coincer le Punisher, jugé incontrôlable et dangereux.

Avec Ariel Olivetti aux dessins, le Punisher reçoit la tache difficile de se colletiner avec les légions d’insectes de Mung, l’allié de Hulk dans son entreprise de dévastation de la planète Terre, Wolrd War Hulk.

Si les gros hommes-cafards ne posent pas de problèmes particuliers à un combattant aussi expérimenté et armé que Punisher, l’immense Mung doté d’une carrure impressionnante et de quatre bras surpuissants est un trop gros morceau pour lui seul.

C’est donc rehaussé d’un exosquelette similaire à la texture du monstre Venom crée par son ami Clarke que le Punisher repart donc affronter bravement Mung qu’il finit par tuer après un combat féroce.

Punisher se fait donc le défenseur des populations newyorkaises en mettant en fuite des hordes d’insectes tueurs.

Dans le dernier épisode dessiné par le cradingue Scott Wegener, le Punisher qui a traqué le colossal super criminel Rinho après que celui-ci ait tué accidentellement un policier dans un casse de banque, se trouve confronté comme Spider-man à Kraven le Chasseur, ou plutôt son fils Alyosha.

Paralysé par la toile de Spider-man, le Punisher ne peut empêcher Kraven de prendre le dessus sur Spider-man et d’embarquer avec lui le Rhino drogué par une fléchette empoisonné.

A son réveil, le Rhino comprend qu’il est comme d’autres super criminels tirant leurs pouvoirs, apparence ou nom d’animaux, détenu dans une ménagerie géante tenue par Kraven.

Le Rhino comme son collègue le Vautour ne peut s’échapper en raison de collier destructeurs attachés à leur cou.

Tandis que Bridge recrute à tour de bras des équipiers comme Jubilée en Turquie ou Sable, le Punisher parvient à retrouver la trace du zoo personnel de Kraven situé dans un vieux cargo.

Pris une nouvelle fois à revers par le redoutable Kraven, le Punisher est livré à la furie des criminels laissés libres hors de leur prison mais surtout réduits à l’état animal à l’aide des herbes magiques du chasseur.

Mais le Punisher reste plein de ressources, parvient à étrangler le redoutable Requin tigre dans une lutte sous marine et défait une tripotée de super criminels de moindre calibre comme le Grizzly, l’Homme taureau ou Mandrill pour avoir le privilège de retrouver Kraven.

Malgré l’aide du Rhino particulièrement revanchard contre Kraven, le Punisher a toutes les peines du monde face à un ennemi qui use d’herbes magiques pour se téléporter hors de portée de ses coups.

Kraven est néanmoins tenu en échec par la charge conjuguée du Rhino et du Punisher et disparait mystérieusement dans les flots

Touché par les remords sincères du Rhino, le Punisher le laisse filer et écrire une lettre à la veuve du policier mort.

L’histoire se termine sur l’annonce de la présence de Kraven en Terre sauvage.

En conclusion, « Punisher : chasseur/chassé » est à l’image de son personnage principal, dur, sombre, torturé et violent.

Dans des histoires tirées par les cheveux, le Punisher combat des adversaires plus puissants que lui comme l’horrible Mung qu’il détruit dans une belle scène gore et se trouve propulsé dans une aventure trouble ou le fils de Kraven apparait comme un psychopathe doté de pouvoirs bien trop importants.

On comprend mal en effet comment ce bon super héros de série B peut dominer des adversaires de calibre aussi important que Requin tigre ou le Rhino qui est de surcroit présenté comme un débile léger.

Difficile donc de trouver grâce à cette aventure en raison de ses invraisemblances et son aspect trouble limite sadomasochiste.

Desservi par le graphisme pauvre de Wegener, celui plus réalisme mais statique et laid de Olivetti et celui trop propre de Fernandez, ce « Punisher : chasseur/chassé » ne constitue pas un numéro de choix.

Punisher, chasseur/chassé (Matt Fraction, Leandro Fernandez, Ariel Olivetti, Scott Wegener)

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 09:47
Th1rt3en (Megadeth)

Rien de tel dirons sans doute certains en ce dimanche matin qu’un petit Megadeth pour se remettre d’aplomb.

Sorti en 2011, « Th1rt3en » ne recèle au premier abord ni originalité dans son titre ni dans sa pochette basique à souhait.

Autour de Dave Mustaine, les années ont passé … et les musiciens aussi.

Seul reste à présent le basiste Dave Ellefson autour du mentor, Chris Broderick et Shawn Broder constituant le ciment encore frais du groupe.

On débute par « Sudden death » très caractéristique du style du groupe avec grosse puissance de feu des guitares qui efface quelque peu le chant en retrait de Mustaine.

C’est néanmoins avec force et courage que les Américains attaquent « Public ennemy n°1 » particulièrement bien doté en guitares véloces et du reste tout à fait correct au niveau du chant.

Difficile de ne pas prendre du plaisir sur le rapide et incisif « Whose life (is it anyways ?) » qui montre un Megadeth en pleine forme.

L’auditeur continue de s’enfoncer dans cette cathédrale du son, passant son chemin sur le laborieux « We the people » et surtout « Guns, drugs and money » particulièrement faible.

Mustaine grogne entre ses dents, les guitares thrash bourdonnent pour insuffler la vie à « Never dead ».

Les titres s’enchainent, noyés sous des torrents de décibels avec un sentiment de violent chaos sur « New world order » ou de lourdeur harassante sur « Fast lane ».

On trouve enfin une tentative d’un peu de fluidité ou simplement d’aération sur « Black swan » enchainé d’un « The wrecker » puissant, basique et très efficace.

La dernière partie de l’album se révèle enfin, composée de « Millenium of the blind » power ballade mélodique et menaçante, « Deadly nightshade » mid tempo au riff central accrocheur et « 13 » nouvelle power ballade épaisse mais de qualité.

En conclusion, je n’ai pas critiques majeures à faire à ce « Th1re3en » ni de compliments majeurs non plus.

Comme souvent avec les américains, « Th1rt3en » montre l’étroitesse du spectre vocal de Mustaine, fait souvent la part belle aux guitares qui crachent leurs décibels à tout va au détriment de qualité de cohésion et de concision de compositions qui auraient gagné selon moi à être plus équilibrées et digestes.

Mais près de 30 ans après ses débuts, Megadeth est encore debout et délivre encore un thrash certes moins débridé et inspiré mais toujours puissant et vivace, ce qui force malgré tout le respect.

La qualité technique des musiciens ne semble pas ici à remettre en cause ni leur force de frappe, qui reste en 2011 terrible, mais « Th1re3en » qui se montre plus intéressant dans ses parties plus calmes et travaillées, ne parvient pas à passer le niveau supérieur, restera probablement comme un album de thrash moderne de plus à ranger dans la grande discographie de Megadeth.

Th1rt3en (Megadeth)

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