25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 20:15
The godless endeavor (Nevermore)

En 2005 soit trois années après « Ennemies of reality », les gaillards de Nevermore récidivent avec « This godless endeavor » à la pochette ne nous cachons pas toujours aussi macabre et sombre.

Le guitariste Steve Smyth ayant fait ses preuve sur le disque précédent, il conserve ici son poste et on attaque bille en tete avec « Born » parfaitement fidèle au style du groupe, mélange de brutalité thrash au niveau des riffs et des rythmiques véloces, mais capable également de plus de variations mélodiques le tout dans une ambiance torturée.

Après une entrée en matière aussi épique vient « Final product » construit dans le même moule et parfois avouons le difficile à suivre dans sa juxtaposition d’ambiances en apparence contradictoires mais toujours construites sur un fond de violence.

Un peu moins d’intensité sur « My acid words » et « Bittersweat feast » qui s’installent déjà dans une certaine routine un peu répétitive malgré la vigueur de la rythmique de la paire Van Williams (batterie)/Sam Sheppard (basse) et des riffs toujours aussi costauds.

Il faut donc attendre « Sentient 6 » pour briser cette relative monotonie avec une power ballade de haut niveau porté par la voix si particulière et plaisante de Warel Dane.

On revient à plus de punch mais aussi plus de classicisme sur le mid tempo sans éclat « Medicated nation » et après le bel interlude instrumental « The holocaust thought » survient une nouvelle power ballade racée, « Sell my heart for stone » à la remarquable finesse.

Difficile de faire la fine bouche sur la qualité hors du commun du riff de « The psalm of Lydia » et du terrible bombardement qui l’accompagne.

Grand seigneur, Nevermore termine le disque sur deux pièces maitresses « A future certain » et « This godless endeavor » qui font figure de totale démonstration de maitrise mélodique laissant l’émotion s’exprimer à bon escient tout en conservant de grosses capacités d’accélération.

En conclusion, « This godless endeavor » réussit sans doute là on son prédécesseur peinait in extremis à atteindre le bon dosage entre riffs de mastodontes, rythmiques punchy et solo/vocaux plus aérés.

Très puissant, remarquablement structuré, homogène et inspiré, il ne contient aucune faiblesse et permet à Nevermore de prouver sa valeur en creusant son sillon dans la voie d’un thrash technique et mélodique plus varié et subtil qu’il peut laisser paraitre au premier abord.

Attention, « This godless endeavor » reste un album difficile d’accès réservé à un marché de niche composé de spécialistes, mais remplira sans doute haut la main les désidérata des adeptes de metal sombre, violent et parfois émouvant …

The godless endeavor (Nevermore)

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 19:09
Ennemies of reality (Nevermore)

Il y a bien longtemps que je n’avais consacré une chronique au thrash metal, cette forme pure et dure du hard rock née aux Etats-Unis au début des années 80 avant d’essaimer jusqu’à nos jours.

Crée en 1992 à Seattle, Nevermore sort en 2003 son cinquième album non sans une belle constance et opiniâtreté.

L’objet s’intitule « Ennemies of reality » et arbore une parure des plus mystico-macabre.

Le premier titre éponyme marque d’entrée le marque de fabrique du groupe, avec une alternance de couplets foncièrement thrash c’est-à-dire très puissant, rythmé et saccadé avec de surprenantes cassures rythmiques sur des refrains et des solos plutôt mélodiques.

Sans doute moins accrocheur, « Ambivalent » se distingue plus par les brillants solo de guitares de Jeff Loomis/Steve Smyth et se montre pour le reste tortueux et confus.

Cette impression de sourde confusion se maintient sur « Never purify » avec un certain manque de lien entre les parties, que ce soit les rythmiques bastonnantes, les solos sortis de nulle part ou le chant tout compte fait assez doux et aérien de Warel Dane.

L’orientation power ballade est franchement recherché sur « Tomorrow turned into yesterday » du reste superbe tout en grâce et subtilité mélancolique.

Les choses sont beaucoup plus poussives sur le lourd et lent « I voyager » et ses quasi six minutes d’ennui profond auquel succède « Create the infinite » plus rapide mais tout aussi touffu et étouffant.

Nevermore semble curieusement plus à son aise dans les tempo lent comme « Who decides » ou l’étonnamment spiralé « Nouemon » permettant aux américains d’exprimer davantage leur fibre mélodique.

Pour faire bonne mesure le disque se conclut par le meilleur titre du disque, « Seed awakening » parfaite synthèse du meilleur de Nevermore avec ce mélange de riffs destructeurs et refrains surnaturels de grace.

En conclusion, « Ennemies of reality » est un album assurément frustrant, laissant entrevoir le potentiel de Nevermore, qui pratique un thrash puissant teinté d’influences plus progressives et mélodiques mais peine parfois à mettre son talent pleinement en valeur.

Tous les ingrédients d’un grand groupe semblent en effet présent, mais leur jonction a la plupart du temps à prendre, aussi passé quelques belles impressions fugaces, « Ennemies of reality » ne permet pas malgré son originalité et son mariage puissance/mélodie à pleinement rassasier, ce que l’on ne peut que regretter.

Ennemies of reality (Nevermore)

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 21:07
Captain america n°404 (Mark Gruenwald, Rick Levins, Larry Alexander)

Nulle intention de ma part de délaisser les comics books avec « Captain america n°404 » avec toujours Mark Gruenwald au scénario épaulé par Rick Levins aux dessins.

Sorti en 1992, « Captain america n°404 » met en scène une association entre le Vengeur étoilé et le Docteur Druid, membre occasionnel des Vengeurs en tant que Docteur Strange de seconde catégorie.

Le duo insolite se retrouve à Starekesboro dans un petit village du Massachussetts aux prises avec une horde de loups garous ayant infecté John Jameson un ami pilote de Cap.

Télépathe de bon niveau, Druid parvient à prendre le contrôle d’une partie des loups garou pour les forcer à s’entre déchirer tandis que Captain gère à l’aide des habituelles capacités de combattants, le reste de la meute.

En réalité les habitants de ce village sont victimes des agissements d’un scientifique malsain appelé Dredmund qui injecte en eux un sérum les transformant en loups garou.

Lorsque son principal homme de main, le nommé Moonhunter rendre bredouille de sa mission de capture du duo Captain-Druid, Dredmund décide de lâcher contre lui Wolverine, psychiquement contrôlé.

Déchainant son coté bestial, Wolverine agresse sauvagement Captain america qui a toutes les peines à survivre à cet assaut mortel et est juste assez immobilisé pour que Moonhunter le drogue tandis que Druid se retranche dans une prudente invisbilité.

L’épisode se termine donc sur une vision de Captain america sanglé sur une table d’opération et prêt à recevoir une injection pour le transformer en loup garou.

En guise bonus, Larry Alexander (dessins) illustre comment Diamondback est manipulée par Crossbones un des pires ennemis de Captain america, pour dérober dans un laboratoires des Vengeurs, le sérum du super soldat.

En conclusion, « Captain america n°404 » ne contient qu’une intrigue de faible niveau avec une histoire à dormir debout de loups garou infectés par un super criminel et ne recèle en elle-même que l’avantage de montrer une belle confrontation entre deux légendes du genre Wolverine et Captain america.

Si le combat se montre assez équilibré, la rapidité et la férocité de Wolverine lui confèrent pourtant un léger avantage suffisant pour placer notre héros en fâcheuse posture.

La qualité des dessins est également au rendez vous avec un Rick Levins faisant honneur à un Captain élancé, puissant et aux muscles remarquablement ciselés.

Pas d’aventures géniales donc, mais une confrontation excitante et au final plutôt plaisante qui provoquera une certaine indulgence chez le fan que je suis encore …

Captain america n°404 (Mark Gruenwald, Rick Levins, Larry Alexander)

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 19:58
Le procès Paradine (Alfred Hithcock)

L’exploration de la filmographie d’Alfred Hitchcock n’a sans doute pas de limites rapidement atteintes aussi est-ce avec une certaine jubilation que j’ai pu visionner « Le procès Paradine ».

Vieux film en noir et blanc sorti en 1947, « Le procès Paradine » raconte une histoire ultra classique de procès ou un jeune et bel avocat londonien Anthony Keane (Gregory Peck) accepte de défendre une séduisante jeune femme accusée du meurtre de son mari, Anna Paradine (Alida Valli).

D’emblée, Keane est troublé par la beauté froide de Mrs Paradine et prend personnellement le parti de défendre son innocence.

Cette proximité produit immédiatement une impression de gêne chez sa femme, Gay (Ann Tod) en raison du surcroit de travail qu’il provoque chez son mari et de l’annulation d’un voyage en Europe prévu de longue date.

Keane se trouve peut convainquant lorsqu’il s’agit défendre le caractère professionnel de son affaire et prend de lui-même l’initiative de se rendre dans la banlieue de Londres dans la maison qu’occupait le défunt.

Dans une belle maison bourgeoise de campagne, Keane fait la connaissance troublante d’André Latour (Louis Jourdan) le valet des Paradine, qui l’épie et se montre particulièrement hostile à l’égard d’Anna Paradine.

De retour à Londres, la situation ne s’éclaircit pas forcément et le procès bat son plein.

Celui-ci présidé par le juge Lord Thomas Horfield (Charles Laughton) se montre particulièrement houleux et débouche sur une confrontation directe entre Keane et Latour, qui sous le feux des questions de l’avocat, finit par céder peu à peu du terrain et révèle son implication dans un possible meurtre de Mr Paradine.

La défense acharnée de Keane finit donc par porter ses fruits et l’avocat pousse Latour à reconnaitre qu’il a probablement empoisonné Paradine car celui-ci avait découvert qu’il courtisait sa femme.

Le fait que Latour ait été de surcroit l’un de bénéficiaires du testament du vieux militaire aveugle en raison de ses bons et loyaux services, constitue de surcroit une circonstances aggravantes.

Mais si Latour qui s’obstine à associer Mrs Paradine à cet assassinat, finit par céder et à se suicider par peur du déshonneur public, un nouveau coup de théâtre se produit lorsque Anna, ébranlée par l’annonce de la mort du jeune homme, accepte de s’accuser de complicité de meurtre.

Cette annonce bouleverse Keane, qui comprend la relation amoureuse entre Latour et Mrs Paradine, et l’assassinat du mari handicapé, principal obstacle à leur passion.

Il trouve cependant un soutien bienvenu auprès de sa femme et accepte de se rapprocher d’elle après l’avoir si longtemps délaissée …

En conclusion, « Le procès Paradine » est un film faisant son âge et se caractérise par un manque patent d’action.

Inutile de dire qu’on trouve le temps long auprès de ses presque deux heures et que la qualité du jeu des acteurs notamment Valli parfaite en femme fatale et Peck toujours aussi impressionnant/énervant de charisme insolent.

Malgré sa force, le thème de de la passion amoureuse et l’ambigüité de la relation entre l’avocat et sa cliente, ne sont pas suffisamment mis en avant pour tenir le film à bout de bras et « Le procès Paradine » ne tient donc pas au niveau du suspens toutes ses promesses, loin s’en faut.

Un film qu’on qualifiera donc de mineur dans la si riche filmographie du maitre britannique.

Le procès Paradine (Alfred Hithcock)

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 19:53
Le convoi (Sam Peckinpah)

Coup de projecteur sur un réalisateur sans doute un peu oublié mais o combien culte, Sam Peckinpah, dont le « Convoi » sorti en 1978 est l’avant dernier film.

Spécialiste principalement du western ou du film de guerre, Peckinpah adapte ici une chanson de country pour réaliser une sorte de western contemporain ou les cow boys sont remplacés par des … camionneurs !

L’histoire en effet basique à souhait se déroule dans les vastes étendues désertiques de l’Arizona ou un sympathique trio de routiers formé par le chef Rubbber Duck (Kris Kristofferson), Love Machine (Burt Young) et le noir Mike l’araignée (Franklin Ajaye) est pris à parti par Wallace (Ernest Borgnine) un sherif local particulièrement vicieux qui les rackettent et fait un usage abusif de la force.

Duck fait mine d’arranger les choses avec ses amis et cèdent aux caprices de Wallace pour filer retrouver Violet (Cassie Yates) une de ses petites amies dans un bar local.

Sur place, il y retrouve Mélissa (Ali Mc Graw) une superbe brune qui l’avait ouvertement provoqué en jupe courte à bord de sa décapotable avant de lui attirer des ennui avec un autre policier du coin.

Tout en traitant les affaires courantes avec Violet, Duck comprend par le biais de la CB que quelque chose ne tourne pas rond dans le bar ou Love Machine et Mike ont provoqué Wallace, qui fou furieux, décide d’enfermer le routier noir pour se venger des insultes entendues sur les ondes.

Duck intervient mais ne parvient pas à calmer le shérif qui est venu avec deux robustes adjoints armés.

La tension monte et une énorme bagarre de bar éclate, se soldant par la mise hors combat des trois policiers avec la complicité de Mélissa.

Devenus des fugitifs, le trio file à bord de ses camions en emmenant dans son sillage d’autres routiers sympathisants outrés par les brutalités policières.

La belle et peu farouche Mélissa qui se révèle être une journaliste, monte dans la cabine du Duck qui prend la tête de la cavale avec toute la police du comté aux trousses.

Wallace et ses hommes sont semés et ridiculisés dans le désert ou leurs voitures s’abiment mais font appel à d’autres forces de police pour barrer la route des fuyards cherchant à passer au Texas.

Mais le malin Duck parvient à faire plier Jerry Haskins (Seymour Cassel) le gouverneur de l’état en lui révélant transportant des produits chimiques, ce qui l’amène à lever son barrage.

En réalité le mouvement fait boule de neige et une centaine de camions forment alors une file fonçant à vive allure à travers le plus grand état du pays en direction du Mexique.

Alors que Wallace persiste, animé par une rancune personnelle tenace, Haskins se montre plus habile, faisant mine d’engager des pourparler avec le Duck afin de lui donner une tribune.

Mais lorsque les routiers qui ont réussi à établir un camp de nuit à l’abri des forces de police après négociations, apprennent que Mike s’est fait arrêté et tabassé alors qu’il s’apprêtait à rendre visite à sa femme enceinte, le mouvement de contestation reprend de la vigueur.

Préférant l’action au dialogue des politiciens, Duck et ses camions foncent sur la prison pour libérer en force le pauvre Mike et ainsi le relâcher.

Mais la ruée vers le Mexique n’est pas sans encombre et voit une large partie du convoi dont Love Machine bloqué par un accident de la route impliquant des écoliers.

Le Duck se trouve alors face à Wallace et un tank campant devant la frontière.

Melissa descend juste à temps pour voir le camion de Duck exploser alors qu’en réalité, il a usé d’un stratagème pour s’échapper et couler de jours heureux avec sa chère journaliste.

Finalement beau joueur, Wallace lui-même esquisse un sourire …

En conclusion, « Le convoi » est bel et bien un film de brutes s’adressant à un public de brutes.

Animé d’un esprit très seventies avec la contestation de l’ordre établi et notamment les affreux policiers violents et corrompus du sud des Etats-Unis ou les beaux parleurs politiciens, « Le convoi » fait souffler un vent de la liberté si chère aux américains surtout lorsque celle-ci s’accompagne de grands espaces, de grosses mécaniques et d’une bonne dose de violence.

Malgré l’abatage des acteurs, Borgnine en parfait salaud, Kristofferson presque aussi beau que Jim Morrison barbu et Mc Graw jolie brune aux traits délicats et impeccablement bronzée, « Le convoi » peine à s’extraire au delà du niveau 0 de la réflexion et n’a selon moi pas grand-chose à offrir qu’un film d’action plutôt beauf et trainard.

Reste les beaux paysages et une certaine ambiance country qui pourra séduire certains …

Le convoi (Sam Peckinpah)

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 19:01
Feels like the first time (Nirvana)

Comment chacun le sait, l’astre Nirvana a cessé d’émettre et même d’exister par une froide journée d’hiver 1994, lorsque Kurt Cobain se tira une balle dans la tête.

Ce qui bien entendu n’empêche pas le business music de continuer de générer de l’activité et donc du profit autour de la légende de Seattle comme le montre « Feels like the first time » compilation de titres live enregistrés durant les dernières tournées 1992-1993.

Sorti en 2012, « Feels like the first time » début par « Radio Friedel unit shifter » titre puissant suintant la rage sourde enregistré dans le fief du groupe à Seattle.

L’ambiance parait tout de suite explosive et le coté brut de décoffrage, sauvage et incontrôlable de Nirvana saute aux oreilles sur « Drain you » pourtant desservi par un son plus que médiocre.

Cobain lutte s’arrache les cordes vocales, lutte comme un diable sur un « Breed » violent et torturé.

On déraille un peu sur « Serve the servant » particulièrement déstructuré sur lequel le chanteur marmonne entre ses dents plus qu’il ne chante.

Viennent à la rescousse les classiques, « Rape me » parfaite illustration du malaise d’un être transmuté en énergie brute, puis « Heart shaped box » aux velléités mélodiques plus que bienvenues.

Retour au piochage raz mottes avec « Penny royal tea » puissant mais assez pénible à l’écoute, « Scentless apprentice » qui marque la régression absolue jusqu’au niveau le plus primitif avant un « Lithium » enfin plus construit tout en restant incroyablement dévastateur dans ses refrains.

Après la bouillie sonore de « Endless nameless » vient une fournée de titres enregistrées à Melbourne, notamment le pseudo pop déchirant « About a girl » plombé par un son de fin du monde.

Il est particulièrement difficile en pareilles conditions d’enregistrement, d’apprécier le tube « Come as you are » et ce sentiment se prolonge sur le nerveux « Breed ».

Enfin une des ballades les plus douces et populaires de Nirvana, « Polly » que le public peut chanter à tue tête dans un semblant de communion.

La mayonnaise prend bien sur « Lounge act » puissant tout en restant délié et « Love buzz » à la vibration très rock ‘n’ roll.

On ressort le « Lithium » chanté comme il se doit par une foule en délire avant l’extatique duo « Smells like teen spirit » / « Territorial passings » capturés en live au Saturday night live auxquels succèdent deux redites, « Rape me » et « Heart shaped box » au son beaucoup plus propre.

En conclusion, même si « Feels like the first time » surfe peut être un tantinet sur la nostalgie, il n’en délivre pas moins un programme complet de 21 titres, empreints certes de quelques redites.

Le principal mérite de ce live tardif est de rappeler quelle puissance sonore pouvait dégager Nirvana au fait de sa gloire, au cours de prestations scéniques exceptionnelles, ou en véritable punks des années 90, le trio dépassait parfois ses propres limites physiques et mentales.

Violent, rageur, parfois brouillon, souvent déchirant et impressionnant, « Feels like the first time » est à ranger auprès des beaux témoignages live d’un groupe culte des années 90.

Feels like the first time (Nirvana)

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 22:00
Americana (The Offspring)

Sorti en 1998, « Americana » marque le franchissement pour The offspring d’un cap supplémentaire pour passer du statut d’outsider à grosse cylindrée du rock.

Derrière cette pochette enfantine un brin ridicule et un après un « Welcome » de façade, « Americana » débute par un « Have you ever » saccadé marqué par les traditionnels chœurs beuglés si cher à la bande.

La formule est répétée quasiment à l’identique sur « Staring at the sun » mais avec beaucoup plus de conviction et d’impact.

Vient ensuite le gros tube pseudo comique « Pretty fly for a white guy » narrant les péripéties d’un petit blanc cherchant à singer la culture hip hop et les durs à cuir blacks et latinos.

Après ce titre plutôt entrainant vient la fusée « The kids aren’t alright » tube imparable mêlant vitesse, fluidité et rythme irrésistible.

Difficile de faire plus punk rock basique que « Feelings » rapide mais particulièrement peu intéressant et on ne peut pas dire que The offspring se montre beaucoup plus inspiré dans le registre plus calme de « She’s got issues ».

Nouvelle prise de vitesse sur l‘explosif « Walla walla » avant un « The end of the line » solide à défaut d’être révolutionnaire.

Les californiens continuent bravement de tailler leur route avec un « No brakes » simple mais dynamique, s’enfoncent avec l’abominable « Why don’t you get a job ? » facile succès commercial reposant sur une mélodie pourrie.

Deux titres pour finir, « Americana » puissant et tonique bien que téléphoné à 100 kilomètres et la surprise « Pay the man » long morceau planant de plus de dix minutes complètement décalé par rapport au reste des compositions.

En conclusion, « Americana » n’est pas dans l’absolu un mauvais album et révèle sans doute le meilleur de ce que peut donner The offspring dans les années 90 dans le registre plutôt limité de son punk rock généraliste.

Les tubes sont effectivement la et prennent de la place, mais l’ensemble du disque reposant certes sur des recettes simples, fait preuve d’une certaine prestance en diffusant une musique puissante et entrainante.

The offspring n’est donc pas un groupe culte quand on a écouté d’autres formations plus talentueuses mais demeure quoi qu’on en dise avec cet « Americana » une référence de son époque.

Americana (The Offspring)

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 18:36
Greatest hits (The Offspring)

Comme vous le savez, je ne suis pas un grand aficionado des californiens de The offspring mais vais-je toutefois m’atteler à ce « Greatest hits » sorti en 2005 et joliment garni de quinze titres.

Avec sa pochette sombre et sobre, « Greatest hits » vient rappeler les quinze ans de carrière du groupe avec beaucoup de hits radio principalement placés dans les années 90.

On débute par « Can’t replay » qui illustre fort bien la formule la plus utilisée par le groupe à base de riffs immédiatement mémorisables, de couplets soutenus et de refrains fédérateurs et souvent à mon gout braillards.

Arrive ensuite le premier et immense tube du groupe « Come out and play » porté par un riff oriental assez novateur, rythme punk rock musclé et des refrains particulièrement accrocheurs.

Autre tube mais de portée moindre, le puissant « Self esteem » se montre particulièrement irritant par la voix gueularde de Dexter Holland.

Rien à dire en revanche sur « Gotta get away » autre tube fluide et maitrisé.

On retrouve le coté chien fou des débuts sur « All I want » rapide, fougueux et désordonné puis prend le temps de placer un mid tempo plus mélodique et cadré sur « Gone away ».

Coup de génie des Californiens sur le fun et cynique « Pretty fly for a white guy » qui fut un colossal succès commercial tandis que « Why don’t get job » et son rythme atrocement grossier façon fête de la bière de Munich, révulse fortement.

Encore un tube (et oui !), celui-ci parfait, « The kids aren’t alright » rapide, fluide et incroyablement accrocheur.

Rythme chaloupé et ambiance déconne sur « Original prankster » avant une autre poussée de fièvre sur « Want you bad » nouveau tube qui touche sa cible, l’adolescent un tantinet rebelle, mais pas trop.

L’intensité chute fortement sur « Defy you » mid tempo lourd un brin poussif puis tout vire à la déconne entre copains de dortoirs/garage sur « Hit that » et ses petits bruitages de synthétiseurs allié avec des refrains pourtant puissamment rock.

Pour terminer, viennent « Head around you » direct et sans fioritures et un abominable remix de « The kids aren’t alright » absolument dispensable.

En conclusion, « Greatest hits » tient toutes ses promesses et ne ment pas sur la marchandise avec un groupe disons le franchement adepte des hits parades par la production de single punk rock énergiques et efficaces qui malgré leur pauvreté et les limites vocales évidentes du chanteur, trouvèrent leur public composé de jeunes, rebelles.

Bande son idéale pour les fans de sports dit extrêmes à base de glisse (skate, bmx, surf), « Greatest hits » permet de jauger l’efficacité maximum d’un groupe âgé aujourd’hui de 25 ans et aux dernières nouvelles toujours en activité.

Greatest hits (The Offspring)

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 19:39
Captain america n°340 (Mark Gruenwald, Kieron Dwyer)

Nous sommes toujours dans les années 80, mais un peu plus tard en 1988 avec « Captain america n°340 ».

L’excellent Mark Gruenwald (scénario) et Kieron Dwyer (dessins) prennent comme point de départ la lâche paralysie de Captain america par un gadget d’Iron-man alors qu’il tentait de l’empêcher de désactiver une de ses précieuses armures affectés au Guardsman sensé protéger un complexe ultra secret détenant des super criminels appelé la Cathédrale.

Mais dans sa fuite, Iron-man a provoqué une panne générale d’électricité qui comme on pouvait s’en douter provoque la désactivation des mécanismes de sécurité du complexe et donc la libération de super criminels aussi redoutables que le brutal Mister Hyde, la farouche Titania tout deux quasiment invulnérables, de l’énigmatique Griffon aux immenses pouvoirs mal connus, de l’explosif Vibro mais aussi du plus modeste Tatou dont le principal pouvoir semble résider dans un grotesque costume-carapace.

Etant parvenu à s’extraire de la Cathédrale, Cap doté d’un nouveau costume et d’un nouveau bouclier crée justement par le génie scientifique de Tony Stark, retrouve son équipe composée du Faucon, du Nomad, de Vagabond et du grotesque D-man, sorte de Daredevil old school bodybuildé pourtant le seul doté d’une force réellement surhumaine.

Le trio motorisé tombe malheureusement sur les fuyards, mais une action frontale périlleuse de Cap lui permet d’éjecter Titania du camion et de bloquer de justesse un Hyde très irrité.

En réalité, D-man ne pèse pas bien lourd face à Titania et est éjecté sans ménagement d’une falaise ou il est miraculeusement sauvé par le Faucon qui utilise une manœuvre audacieuse pour prendre par surprise le Griffon et le mettre KO.

Vibro est détaché de la falaise par une ruse sournoise du Nomade qui utilise ses disques et Hyde assailli de coups par Captain america finit par perdre l’équilibre et à demander grâce car suspendu dans le vide.

Si Titania parvient à s’échapper, le Tatou lui se rend pacifiquement ce qui conclut cette mission de sauvetage par un quasi victoire absolue et laisse Cap se concentrer sur sa guerre à distance face à Iron-man.

En conclusion, si « Captain america n°340 » est entaché du graphismes plutôt faiblard de Dwyer qui ne marqua pas les annales du comics par son talent, il bénéficie du style habituel de Gruenwald, et de son gout pour les complexes ultra secrets ou sont détenus de redoutables menaces capables sur un coup du sort de se libérer.

Malgré la pauvreté des alliés de Captain america qui reconnaissons le, sans de grossiers artifices ne feraient pas longtemps le poids face à des criminels aussi puissants que leurs adversaires, le Vengeur étoilé se sort honorablement du challenge en sortant un grand match contre son vieil ennemi Hyde.

Et le duel entre Cap et Iron-man aux looks modernisés, en toile de fond demeure suffisant pour attiser l’ambiance de paranoïa et de guerre civile de cette série …

Captain america n°340 (Mark Gruenwald, Kieron Dwyer)

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 19:10
Captain america n°282 (John Marc De Matteis, Mick Zeck)

Toujours un régal de se replonger dans les vieux comics des années 80, surtout quand il s’agit de « Captain america n°282 ».

Sorti en 1983 sous la houlette de John Marc De Matteis (scénario) et Mike Zeck (dessins), « Captain america n°282 » montre dès le début un Captain en fâcheuse posture, drogué et capturé par Viper à la tête de la puissante organisation Hydra et associée pour l’occasion avec le mercenaire aux tentacules d’adamantium, Constrictor.

Malgré son métabolisme hors du commun, Captain victime de terribles hallucinations ne parvient pas à surmonter totalement les effets du gaz et échoue dans son unique tentative d’évasion, cueilli à froid par les tentacules électrifiés du brutal Constrictor.

Pourtant Cap n’est pas seul et reçoit l’aide l’agent du S.H.I.E.L.D Gail Runciter infiltrée dans la base, qui prévient son patron Nick Fury au risque de se faire découvrir.

A Brooklyn, Jack Monroe le nouveau Bucky se trouve pétri de remords de ne pas être parvenu à secourir son ami et décide de solliciter l’aide du Faucon, éternel partenaire du Vengeur étoilé dans les rues de Harlem qui lui conseille de prendre également contact avec le S.H.I.E.L.D.

La réaction de Fury déroute pourtant, avec ce qui ressemble à un excès de prudence devant les plans de Viper, manipulant des germes toxiques d’origine inconnue mais néanmoins d’une grande dangerosité à proximité d’une ville de 15 000 habitants, Hartsdale.

Passablement dérangée, la Viper désire en effet mettre au point un virus transporté par les serpents afin d’éradiquer l’espèce humaine qu’elle abhorre.

Ceci n’arrête pas Monroe, revêtu du costume un brin criard du Nomade, de se faire parachuter devant la base de Viper depuis un avion par Dugan, l’adjoint moustachu de Fury.

Tout semble trop bien se passer pour Nomade qui terrasse à mains nues les gardes de Viper aidé de surcroit par Captain america en personne.

En réalité, le boy scout tombe lui-même dans un traquenard et découvre que Captain et Runciter ont été hypnotisés par Viper tandis que Dugan a été mystérieusement frappé par un le virus mis au point par les labos de l’Hydra.

En conclusion, sans prétention ni fioriture, « Captain america n°282 » est un comics comme on les aime montrant un célébrissime héros en grandes difficultés, terrassé par un mystérieux venin et aux mains de dangereux super criminels puissamment organisés.

Si la mutation du pale Bucky en ridicule Nomade ne passionne guère et si le match Captain/Constrictor se montre trop bref t déséquilibré pour émerveiller, la construction habile de l’intrigue au demeurant basique sur fond de danger sanitaire/terroriste, provoque son flot habituel d’adrénaline.

Gros point fort de cette courte aventure, le dessin de Zeck, superbe, conférant finesse et beauté athlétique quasi classique aux personnages.

Très agréable donc et on en redemande !

Captain america n°282 (John Marc De Matteis, Mick Zeck)

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