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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 11:18
Deux en un (Bob Farelly, Peter Farelly)

On ne présente plus les frères Farelly, Bob et Peter, qui en 2003 sévirent à nouveau avec « Deux en un ».

Auréolés de méga succès hilarants comme « Mary à tout prix » ou « Dumb and dumber », les Farelly s’attaquent à présent à un sujet encore plus casse gueule, les frères siamois Bob (Matt Damon) and Walt Tenor (Greg Kinnear) soudés ensemble depuis leur naissance.

Propriétaires d’un restaurant de hamburger dans une petite ville du Maine, les frères sont des célébrités locales et fonctionnent en parfaite symbiose, cuisinant deux fois plus vite que la moyenne et insufflant surtout une superbe ambiance de convivialité.

Mais Walt le beau parleur a des aspirations artistiques et se rêve acteur à Hollywood, ce qui effraie le timide Bob, qui communique via internet depuis 3 ans avec une May Fong (Wen Yann Shi), jolie asiatique de Californie sans jamais avoir osé lui avouer son handicap.

Walt parvient à convaincre Bob de tenter sa chance et le duo se met enquête de petits rôles en contactant un agent lui-même handicapé.

Compte tenu de leur handicap, la chasse au contrat s’avère difficile et même l’accueil bienveillant de Mery Streep, croisée par hasard dans un restaurant n’y change rien.

Walt séduit pourtant par son bagout April (Eva Mendes) superbe latina qui devient une aide précieuse.

La chance finit pourtant par sourire lorsque Cher devant jouée dans une série minable, prend en sympathie le duo et propose à Walt un second rôle d’expert scientifique dans des affaires criminelles.

Malgré le stress pathologique de Bob, Walt crève l’écran aidé en cela par les trucages modernes permettant de masquer son handicap.

En parallèle, il pousse son frère à rencontrer la timide May mais Bob se montre incapable de lui avouer son état, préférant déployer des trésors de ruses pour le masquer ce qui donne l’occasion de jolies scènes de fou rires en voiture ou en boite de nuit ou le duo tabasse l’ex petit amie de May et ses copains, en faisant preuve d’une réelle maitrise des sports de combats.

Pourtant tout semble s’écrouler lorsque le secret de Walt est révélé à la presse mais sous les conseils d’April, le duo choisit d’assumer, devenant des stars de la publicité et permettant aux sponsors de revenir pour faire vivre la série.

Lorsque May découvre la vérité à propos de Bob, elle le quitte pour ses mensonges, ce qui le laisse passablement déprimé.

Bob peine à suivre la vie trépidante de Walt, accro aux lumières de la scène et éprouve le besoin de souffler.

Comprenant l’incompatibilité de son mode de vie avec les aspirations plus tranquilles de son frère, Walt le pousse par un comportement déviant (sexe, alcool, vols et bagarres) à accepter de se faire opérer pour se séparer.

Soutenus par May et April, le duo passe sur le billard et recommence une nouvelle vie.

Bob revient dans le Maine avec May pour reprendre sa vie au restaurant, non sans difficulté.

Sans son frère, Walt voit sa carrière battre de l’aile et les contrats se raréfier.

Au chômage à Los Angeles, il revient voir son frère et reprend ses habitudes avec lui.

Le duo comprend qu’il fonctionne mieux uni, montrant une plus grande confiance, efficacité que séparé.

Le film s’achève sur une superbe représentation théâtrale ou devant Bob, April et May, Walt délivre une prestation époustouflant de danse et de chant, avec Mery Streep et quelques employés handicapés du restaurant.

En conclusion, ne vous fiez pas à son titre et à son sujet laissant à penser à une grosse pitrerie vulgaire, « Deux en un » est un film formidable qui tout en injectant son lot de situations comiques montre beaucoup de respect pour les handicapés.

La force du film réside en effet dans le fait que Bob et Walt se comportent normalement, travaillant, faisant du sport, sortant en boite, séduisant de belles femmes et parvenant même à devenir des stars du cinéma.

Derrière donc les gags, le talent des acteurs et l’invraisemblable humour des frères, pointe donc une belle ode à la tolérance et au respect.

Film méconnu et très belle surprise au demeurant, « Deux en un » constitue l’un des meilleurs films que j’ai pu voir dernièrement.

A voir donc absolument pour retrouver le sourire à l’approche de la fin d’année !

Deux en un (Bob Farelly, Peter Farelly)

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Published by Seth - dans Humour
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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 09:39
End of the century : the story of the Ramones (Jim Field, Michael Gramaglia)

Le rock n’est jamais loin ici et tout particulièrement une bonne vieille rasade de punk rock des familles avant la fête de Noel, aussi est-ce avec délectation que j’ai visionné « End of the century : the story of the Ramones » de Jim Field et Michael Gramaglia.

Sorti en 2003, après donc la mort de Joey et Dee Dee Ramone, « End of the century : the story of the Ramones » retrace en près de deux heures l’essentiel de la carrière d’un des groupes pionniers les plus fascinants du XX ième siècle et devenu avec le temps et les hommages réellement culte.

Tout commence donc à la fin des années 60 à Forest Hills dans l’état du Queens, non loin de New-York.

Dans une ambiance étudiante hippie, Dee Dee et Johnny ne sentent pas à leur place, préférant le style agressif et violent des Stooges, le groupe pionnier d’Iggy Pop venu de Détroit.

Cette adoration rapprochent ceux considérés comme des marginaux par la norme en vigueur.

Époque oblige, les garçons boivent et fument beaucoup, Dee Dee ayant déjà des tendances très marqués pour les drogues dures, tandis que Johnny verse lui dans la petite délinquance.

Les rejoignent rapidement Tommy et Joey, eux aussi issus du même quartier.

Joey est un échalas de près de 2m, victime de troubles compulsifs.

Hyper introverti, inadapté au système scolaire, il est rapidement en situation d’échec et d’exclusion mais trouve sa voie dans la musique avec ses amis fascinés par la musique violente des Stooges.

Dee Dee et Johnny achètent leur premières basses et guitare et dépourvus de toute la technicité des groupes progressif des années 70, s’essayent à développer un style minimaliste mais extrêmement énergique.

Bien que initialement batteur, Joey se révèle pourtant excellent chanteur, écrivant des textes puissants et émouvants.

Tommy complète le quatuor, bien que ne sachant pas à la base jouer de la batterie.

Il est clairement que le dernier maillon de la chaine créatrice.

Le groupe se rapproche logiquement de New-York pour se produire dans de minuscules clubs et devient un habitué de CBGB, devenu par la suite mythique.

La concurrence est rude au milieu d’autres groupes aux dents longues comme Blondie, mais les Ramones ont clairement quelque chose en plus qui leur fait se démarquer rapidement.

Les images de l’époque sont impressionnantes, montrant toute l’intensité du groupe sur scène et la qualité des mélodies.

Les Ramones ne tardent pas se faire signer et sortent en 1976 leur premier disque, devant un célèbre mur de pierre.

Pourtant le succès aux États-Unis, ne vient pas, les radios boudant un groupe jugé infréquentable en raison de l’image négative des punks.

Assez paradoxalement ce sera au Royaume-Uni que le punk décollera notamment avec les Sex pistols et les Clash, qui apporteront une dimension de révolte sociale encore plus violente à laquelle les masses laborieuses britanniques ne pouvaient pas rester insensibles.

Bien que pionniers, les Ramones se trouvent à présent surclassés par les groupes anglais et encaissent le choc.

Ils continuent néanmoins à produire d’excellents disques comportant des morceaux devenus des classiques avec une identité visuelle forte comme le montre la vidéo de « Rock ‘n’ roll highschool » en 1979.

Blousons de cuirs, jeans serrés, nom de famille commun, les Ramones ont trouvé leur marque de fabrique.

Johnny apparait comme le leader de la formation, prompt à composer, diriger l’aspect contractuel et financier.

Autoritaire et rigide, il étouffe les autres membres notamment le fragile et timide Joey.

Le turbulent Dee Dee lui se débat en permanence face à son additions aux drogues et s’arrange généralement pour trouver des petites amies aux gouts similaires, ce qui provoque de violentes altercations se résolvant parfois au couteau.

En 1980 les Ramones croisent la route du producteur Phil Spector, réputé être un génie pour son travail avec les Beatles.

L’homme est en réalité un amateur d’armes mégalomane complètement cinglé, qui impose sa folie lors de l’enregistrement de « End of century » qui se voulant une version adoucie de la musique du groupe est un cuisant échec commercial.

Le contre coup est violent, Tommy quitte son poste de batteur pour devenir producteur, métier dans lequel sa fibre créatrice trouve son épanouissement.

Joey se révolte contre la dictature de Johnny, trouvant enfin la force de s’affirmer.

Entre les deux hommes aux tempéraments opposés, germe une querelle sans fin à propos d’une petite amie de Joey volée par Johnny.

Le chanteur, en réalité un romantique idéaliste plaçant sur un piédestal la notion d’amour, vouera une rancœur éternelle au guitariste.

Marky Ramone devient le second batteur du groupe mais au début des années 80, la vague punk s’est brisée, le disco survit encore faiblement et les Ramones connaissent une véritable traversée du désert.

Dee Dee quitte le groupe pour se lancer dans une aventure rap, dont les quelques extraits ici provoquent l’hilarité générale.

Il est remplacé par CJ Ramone sosie du bassiste qui malgré son énergie ne peut faire oublier l’influence créatrice du fêlé de Forrest Hills.

Richie Ramone jouera également brièvement à la place de Marky au poste de batteur.

Malgré la reconnaissance du mouvement Grunge, notamment de Nirvana et Pearl jam, les Ramones ne parviennent pas à remplir les salles, jouant souvent dans des petits clubs miteux avec une constance forçant le respect.

Le seul succès d’envergure est obtenu en Amérique du Sud, continent sur lequel les Ramones se produisent dans d’immenses stades, au Brésil et en Argentine, déclenchant souvent de véritables émeutes sur leur passage.

A la fin des années 90, épuisés et lassés, ils raccrochent après un dernier album « Adios amigos » et une dernière tournée.

Malheureusement la santé du fragile Joey décline et il meurt en 2001 emporté par un cancer.

Les membres du groupes lui rendront hommage en 2002 après avoir été intronisé au Rock ‘n’ roll hall of fame, même le bourru Johnny tenant à confier la tristesse de sa perte.

Malheureusement, le provocateur et excentrique Dee Dee décédera d’une overdose peu après la fin du reportage, rejoint par Johnny en 2004 et Tommy en 2014, ce qui achèvera de décimer le groupe de punk le plus excitant de tous les temps.

En conclusion, « End of the century : the story of the Ramones » est un documentaire passionnant pour tous les fans des Ramones.

Construit à partir d’images d’archives, d’interviews de proches (la mère et le frère de Joey Ramone) , des producteurs et des musiciens eux-mêmes, il retrace la carrière d’un groupe de pionnier inventant un nouveau son, du reste complètement incompris aux Etats Unis et en Europe, même si l’Angleterre s’en inspirera assez habilement.

Tournant sans arrêt par passion, délivrant des shows exceptionnels dans des clubs de troisième zone, sortant des classiques incroyables jusqu’au début des années 80, les Ramones furent un groupe fantastique, reconnu à mon sens bien trop tardivement malgré le soutien de pointures mondiales comme U2 ou Metallica.

On appréciera l’authenticité de la démarche, la sincérité des musiciens s’exprimant sur leurs problèmes relationnels et la puissance de la valeur du témoignage après aujourd’hui la disparition de tous les membres du groupe.

Indispensable donc comme mais plus que le souvenir, reste la musique, elle impérissable.

End of the century : the story of the Ramones (Jim Field, Michael Gramaglia)

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Published by Seth - dans Punk Rock
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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 13:13
La mutante (Roger Donaldson)

On reste dans la Science fiction des années 90 avec le célèbre « La mutante » de Roger Donaldson.

Sorti en 1995, « La mutante » prend pour point de départ un scénario audacieux ou des scientifiques américains utilisent une mystérieuse formule mathématiques envoyées de l’espace pour effectuer des tests sur des embryons humains.

Malheureusement l’expérience ultra secrète tourne mal et un des cobayes, une jeune fille nommée Sil (Natacha Henstridge) s’échappe du complexe et fuit de trains en trains.

Fitch (Ben Kingsley), le directeur du projet réunit alors une équipe hétéroclite composé d’un agent spécial Lennox (Michael Madsen), du télépathe Dan Smithson (Forrest Whitaker) et de deux scientifiques, Laura (Marg Helgenberger) et Stephen Harden (Alfred Molina).

Ensemble, profitant des facultés de pisteur de Dan, ils se lancent sur les traces de Sil qui tue deux personnes dans un train, un sans domicile fixe et une contrôleuse.

Obéissant à une croissance accélérée, Sil arrive finalement à Los Angeles ou elle se fond à loisir dans l’environnement urbain et branché de la ville.

Devenue une superbe blonde, elle se met en quête d’un reproducteur pour donner naissance à une race capable d’exterminer l’humanité.

Hantée par les relents de son humanité, Sil fait de curieux cauchemars ou elle se voit comme le monstre qu’elle est en réalité.

Une première rencontre dans une discothèque branchée de la ville, aboutit à la mort d’une rivale et à celle de l’homme sur lequel elle avait jeté son dévolu, un bellâtre aisé vivant sur les hauteurs de la ville, mais malheureusement pour lui diabétique et donc jugé incompatible pour la reproduction.

L’équipe de choc qui a réalisé dans la reproduction d’une expérience en laboratoire la virulence du virus extra-terrestre, ne peut que suivre les cadavres laissés sur sa route et constate qu’un nouvel homme, John Carey (Whip Hubley), qui a secouru la mutante après un accident de la route a également été tué au moment de s’accoupler avec elle.

Frustrée par son échec, Sil prend en otage une mère de famille (Virginia Morris), habite chez elle, la torture et l’emmène dans sa voiture pour faire croire à sa mort dans une explosion.

Bien que cette mort semble suspecte aux yeux de Lennox, Fitch adhère à cette thèse plausible.

Le groupe fête une dernière fois la fin de la mission dans la boite de nuit sans savoir que Sil rode les cheveux raccourcis et brunis.

Durant la soirée Lennox et Laura se rapprochent et ont une aventure.

Eméché, Arden se laisse séduire par la sculpturale brune et a un rapport sexuel avec elle, qu’il paye de sa vie.

Enceinte, Sil s’enfuie dans les égouts de la ville pour donner naissance à un fils.

Le groupe se remet sur le qui-vive et s’enfonce dans les égouts lourdement armé en se fiant aux capacités mentales de Dan.

Fitch est pris par surprise, tué par Sil qui a maintenant horriblement muté pour prendre l’aspect d’un réel monstre.

La progression dans des boyaux obscurs est angoissante.

Sil accouche d’un petit garçon aux pouvoirs et à la voracité déjà inquiétante.

Lennox Dan et Laura parviennent à échapper aux griffes de Sil et à la repousser dans une nappe enflammée ou elle périt non sans résistance avec son fils.

Le sujet semble donc clos, même si une tentacule survit et infecte un rat laissant penser à une suite probable …

En conclusion, « La mutante » est une série B très bien dotée en acteurs de premier plan, qui permit la révélation de la sculpturale Natascha Henstridge dont la beauté de top model et la poitrine parfaite font ici sensation.

La prestance des acteurs, l’originalité du scénario et l’impact de certaines scènes sexuelles/gore, ne compensent pas une certaine lenteur dans la réalisation et des effets spéciaux pour le moins limités.

Malgré ces petits défauts, le film reste cependant un bon divertissement avec cerise sur la gâteau la patte du sculpteur HR Giger, designer de la forme monstrueuse de Sil.

Non sans surprise donc, « La mutante » fut le premier d’une série de quatre films efficaces qui courre encore dans les années 2000.

La mutante (Roger Donaldson)

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 11:50
Real steel (Shawn Levy)

Passionné de Robotique depuis mes plus jeunes années, je me devais de visionner « Real steel » de Shawn Levy.

Sorti en 2011, « Real steel » traite dans un futur (très) proche, de la vie de Charlie Kenton (Hugh Jackman), un ancien boxeur passé près d’un titre mondial et reconverti en entraineur de robots boxeurs qui se produisent dans plusieurs organisations lucratives.

Solitaire, bourru, fauché et déclassé, Charlie voit son dernier robot démoli par son rival de toujours sur les rings Ricky (Kevin Durand) qui lâche contre lui dans une ambiance de rodéo un taureau d’une tonne.

Poursuivi par Ricky, Charlie s’enfuit et découvre que son ex femme est morte, lui léguant ainsi la charge de son fils Max (Dakota Goyo).

Peu concerné, Ricky préfère confier la garde de Max à ses beaux parents contre une coquète somme d’argent lui permettant d’acheter un nouveau robot de combat, mais accepte par commodité de garder l’enfant quelques mois pour récupérer ensuite la totalité de la somme.

Aidé par son ex petite amie Bailey (Evangeline Lilly) qui tient une salle de boxe pour robot, Charlie reçoit donc Noisy boy un robot japonais ayant concouru pour le titre mondial.

Il découvre les capacités de Max pour commander les robots mais n’en tient pas compte gâchant ainsi les capacités de Noisy boy qui se fait détruire lors d’un combat de seconde zone organisé par Finn (Anthony Mackie).

Déprimé et irrité par son échec, Charlie en est réduit à fouiner dans une décharge publique de quoi recréer un robot.

Son choix se porte sur un petit robot d’ancienne génération qu’il retape à l’aide su savoir faire de Bailey et des restes de Noisy boy.

Doué de capacités mimétiques lui permettant de combattre comme un homme, le robot appelé Atom fait ses preuves dans un combat clandestin dans un ancien zoo ou il triomphe d’un adversaire féroce.

Charlie et Max se rapprochent et se font remarquer par un organisateur de combat de première division la WRB, qui leur propose un combat contre un robot de classe mondiale, Twin cities dans une arène pleine à craquer.

Max tient bon et refuse une offre juteuse pour racheter Atom de Farra Lemkovva (Olga Fonda) riche femme d’affaires russes travaillant avec le concepteur génial Tak Mashido (Karl June).

La victoire de Atom contre Twin cities après un match âpre, ouvre la voie à un match pour le titre mondial face à Zeus, le dernier robot de Mashido.

Max a tenu bon, refusé contre l’avis de Charlie de vendre Atom et défié en public Mashido dans la plus pure tradition du sport spectacle américain.

Le couple père-fils est pris à parti hommes de main de Ricky qui passent à tabac son débiteur.

Après un ultime conseils pris auprès de Bailey, le jour du combat arrive en prime time.

Ricky a misé une sommes colossale pour un KO contre Atom et se retrouve de fait lié par son pari à Finn.

Tout d’abord surclassé par la puissance phénoménale et le gabarit de Zeus, Atom parvient à s’adapter en puisant dans les propres techniques de combat de Charlie et résiste à son adversaire, lui décochant quelques coups qui l’ébranlent.

Le combat est équilibré, semant le doute chez Mashido qui sentant le danger prend lui-même les commandes de Zeus en mode manuel.

Mais Atom plus véloce et technique, épuise la puissance de Zeus et le met sérieusement en difficulté.

Il faut alors attendre une intervention des juges pour décréter honteusement Zeus vainqueur aux points, sous les huées d’un public acquis à la cause du challenger.

Le film se termine sur un triomphe à la Rocky avec le père, le fils et le robot levant les bras devant la foule en délire, tandis que Ricky doit à son tour rendre des comptes à Finn et ses hommes.

En conclusion, malgré une idée de départ excitante consistant à calquer la montée en puissance des sports ultra violent de Free fight, pour l’adapter sur des combats robotisés, « Real steel » trop conventionnel dans son traitement déçoit.

Le scénario d’un père ex gloire de la boxe devenu un raté et retrouvant finalement son fils est nullissime, la minuscule Evangeline Lilly ne tenant ici qu’un rôle de potiche experte en robotique très peu crédible.

Avec des personnages caricaturaux, un scénario vide et un sous exploitation du thème pourtant passionnant de l’intégration de la Robotique dans nos existence, « Real steel » ne repose donc que sur ses scènes de combat entre robots.

Dans ce domaine, Levy nous sert un remake robotique de « Rocky » avec un vieux robot bon pour la casse grimpant les échelons pour défier les plus grands champions.

Ceci reste donc également peu inventif, la fluidité et le punch des combats ne suffisant pas à sauver le film de la médiocrité absolue.

Real steel (Shawn Levy)

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 16:17
Toy story (John Lasseter)

Le monde de l’animation avec un classique du genre, « Toy story », œuvre remarquée en 1995 de John Lasseter pour le compte des célèbres studios Pixar.

Entièrement réalisé en images de synthèses, « Toy story » raconte une histoire emplie de merveilleux dans laquelle les jouets d’un petit garçon américain typique, Andy (voix de Donald Reignoux) s’animent de vie propre une fois celui-ci parti.

En tête de cette joyeuse ménagerie, Woody le cow boy (voix de Jean-Philippe Puymartin), capable de balancer quelques tirades à l’aide d’une bande magnétique dans son abdomen et du fait de son statut de jouet préféré d’Andy, capable de fédérer ses petits camarades aux capacités intellectuelles et physiques diverses.

Woody comme Mr Patate (Jacques Ferrière), le chien à ressort Zigzag (voix de Jacques Balutin), Rex (voix d’Henri Guybet) le tyrannosaure en plastique peu confiant en lui, se trouvent sous pression dans l’attente de la découverte d’un nouveau jouet potentiellement concurrent pour l’anniversaire de leur propriétaire.

Un Sergent en plastique (voix de Marc Barros) et ses hommes sont envoyés en reconnaissance dans le salon et transmettent à l’aide d’un talkiewalkie walkie en jouet leurs informations.

Ils ont à peine le temps de revenir qu’ils découvrent le nouveau jouet, un cosmonaute ultra sophistiqué Buzz l’éclair (Richard Darbois) et son vaisseau Space command.

Se croyant sur une nouvelle planète et réellement un cosmonaute, Buzz se montre complètement décalé avec les autres jouets et compte tenu de l’attrait de sa nouveauté devient vite le jouet préféré d’Andy au détriment du pauvre Woody délaissé.

La tension monte entre les deux jouets rivaux, Buzz devenant même le nouveau leader devant les autres jouets notamment la bergère (voix de Rebecca Dreyfus) qui en pinçait pour elle.

Incapable de se départager, Buzz et Woody suivent tous les deux Andy dans une pizzeria doté d’une jeux pour enfants et sont malheureusement pour eux capturés par Sid (Christophe Lemoine), le voisin d’Andy, un petit rocker connu pour torturer les jouets.

Séquestrés, ils découvrent l’univers de Sid qui casse les jouets, les recomposent en mélangeant membres, torse et tête pour créer des choses difformes.

Après une nouvelle dispute à cause de l’esprit étriqué de Buzz, ce dernier est ciblé par Andy qui compte le faire exploser en lui fixant une fusée sur le corps.

Woody fait de son mieux pour aider son rival au bras cassé, mais ne peut empêcher Sid de le disposer dans le jardin.

Il parvient néanmoins à convaincre les jouets difformes de Sid d’intervenir pour empêcher cet horrible crime et lorsque le jeune homme découvre ses propres jouets animés, il perd la raison et recule, effrayé.
Buzz et Woody ne sont pourtant pas tirés d’affaires et cherchent à rejoindre le camion de déménagement de la famille d’Andy.

Juché sur une petite voiture électrique, réglée à pleine puissance, il colle au train du poids lourd, plus lent en ville sous les yeux des autres jouets, qui croient encore que Woody a livré Buzz à Sid par jalousie.

Poursuivi par l’affreux chien de Sid, le trio lutte pour ne pas perdre du terrain et utilise finalement la fusée de Buzz et ses ailes planante pour rattraper le camion et les jouets.

En conclusion, « Toy story » est une œuvre singulière, originale et fraiche.

Le jouet renvoie immédiatement à l’enfance et à un caractère universel capable de toucher n’importe quel être humain.

Derrière la prouesse technique de l’animation de synthèse, encore imparfaite en 1995, Pixar fait preuve d’une belle créativité, en donnant vie à des personnages attachants, drôles et complémentaires.

L’histoire est simple mais belle, emplie de poésie et de magie.

On apprécie le coté complètement barré de Buzz, celui plus humain de Woody et toute la galerie de choses loufoques provoquant rires et émerveillement.

Très fun pour les enfants, un peu nostalgiques pour les adultes, « Toy story » demeure un régal à revoir en famille à l’approche des fêtes de fin d’année, que je vous souhaite bonnes !

Toy story (John Lasseter)

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Published by Seth - dans Dessin animé
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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 11:58
Du rêve pour les oufs (Faïza Guène)

On change radicalement de registre avec « Du rêve pour les oufs » second roman de la jeune Faïza Guène, nouvelle révélation de la littérature moderne.

Sorti en 2006, « Du rêve pour les oufs » raconte l’histoire d’Alhème une jeune femme de vingt quatre ans, algérienne de naissance, venue en France durant l’enfance après la mort de sa mère, tuée pendant un massacre durant la guerre civile des années 90.

Alhème vit dans une cité à Ivry-sur-Seine avec son père qu’elle surnomme le Patron, très abimé par des années de labeur harassant de le bâtiment conclues par une mauvaise chute et son jeune frère Foued, agé de seize ans.

Sans diplôme et un peu perdue dans l’existence, Alhème survit plus qu’elle ne vit de petits boulots précaires et d’aides sociales.

Elle nourrit des sentiments complexes vis-à-vis de la France, se sentant décalée de part sa culture, complexée par sa situation dans les couches sociales les plus basses mais n’ayant aucune envie de revenir dans un pays qu’elle a quitté dans des circonstances dramatiques et dans lequel elle n’est pas retourné depuis dix ans.

Alhème est déçue également des hommes, que ce soient cas sociaux que lui présentent ses deux meilleures copines Linda et Nawel ou les rencontres éphémères de beaux parleurs.

Elle tombe néanmoins sous le charme de Tomislav, un blond yougoslave rencontré dans une file d’attente de la préfecture pour renouveler sa précieuse carte de séjour.

L’homme, un musicien marginal l’a séduit par ses yeux bleus, son attitude et quelques paroles bien tournées.

Alhème se sent amoureuse et veut y croire.

Ce sentiment la porte et lui permet d’oublier quelque peu les problèmes du quotidien notamment de Foued, qui commence à cause des mauvaises fréquentations du quartier à entrer dans une bande, se battre et faire du recel : dvd, manteaux et sacs.

Se sentant responsable de son frère en l’absence de sa Mère et les problèmes de santé de son Père, Alhème va courageusement s’adresser aux supérieurs de Foued, des jeunes hommes de vingt ans dont un par chance, la reconnait comme un ex flirt.

Le jeune homme un certain Didier devenu dans la rue Cafard, lui fait la faveur d’intervenir et obtient l’autorisation pour que Foued sorte de la bande, une fois qu’Alhème leur restitue le matériel qui lui était confié.

Foued est maintenant provisoirement sauvé du pire, même si ne rêvant que de football, il demeure inadapté pour le système scolaire classique.

Coté cœur, la disparition de Tomislav est vécue comme un drame de cœur (un de plus) et Alhème est consolée par ses amies, qui lui trouvent au moins un travail comme vendeuse de chaussures dans le XX ième arrondissement de Paris.
La famille saisit une ultime occasion pour revenir au bled, dans une zone reculée près d’Oran.

Les retrouvailles avec les tantes, oncles, cousins et cousines sous le soleil sont émouvantes et riches en émotions.

Foued qui parle mal l’arabe, découvre un monde plus dur, fait de courage, misère, simplicité et débrouille.

Alhème compte beaucoup sur ce voyage pour inculquer d’autres valeurs que l’argent facile et la criminalité à son jeune frère.

A son retour, la jeune femme qui a compris que Tomislav avait été victime d’une rafle des fonctionnaires zélés de Sarkozy pour se faire reconduire dans son pays, profite d’une tranquillité relative pour oublier ses soucis, sortir en boite et flirter avec un garçon brésilien qui la dépose au petit matin à la Préfecture, bouclant ainsi la boucle.

En conclusion,habillé de sa couverture ridicule, « Du rêve pour les oufs » est une œuvre mineure, naïve et simple d’une jeune femme couchant son cœur sur le papier.

Largement autobiographique, il révèle une auteur en souffrance, partagée entre deux pays, deux cultures et ne se sentant bien dans aucune d’entre elles.

Du bout des lèvres, tout en pestant contre les imperfections et lourdeur du système français, reconnait elle qu’un retour en Algérie serait à présent impossible, la vie en France l’ayant déjà trop imprégnée.

L’humour est certes présent mais surtout une grande douleur intérieure contre une vie plus subie que choisie.

Avec un roman social sensible mais peu original, un style finalement assez pauvre, mélangeant français correct et langage parlé parsemé d’expression du monde des cités, le succès de Gène reste pour moi très surprenant.

Si « Du rêve pour les oufs » se lit aisément, il demeure à des années lumières d’un chef d’œuvre.

Du rêve pour les oufs (Faïza Guène)

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Published by Seth - dans Société
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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 22:29
Blow out (Brian de Palma)

Brian de Palma a déjà eu les honneurs de ce blog avec des fortunes diverses, mais « Blow out » constitue assurément un de ses films les plus marquants.

Sorti en 1981, « Blow out » est un classique du thriller que j’ai vu et revu un nombre incalculable de fois depuis ma prime jeunesse.

Jack Terry (John Travolta) travaille à Philadelphie comme technicien bruitage pour des films d’horreurs fauchés et est témoin d’un accident de voiture étrange alors qu’il effectue des prises de son en pleine nuit.

N’écoutant que son courage, il se jette dans l’eau d’une rivière et repêche in extremis la passagère de la voiture, alors que le conducteur décède noyé.

A l’hôpital, Jack est irrité par l’interrogatoire de police qui a tendance à minimiser l’affaire mais comprend en voyant l’affluence des journalistes que la victime était le gouverneur Ryan, sérieux candidat aux élections présidentielles.

Jack se rapproche de la fille, Sally (Nancy Allen) et tombant sous son charme, parvient à décrocher un rendez vous.

Perdue et choquée, Sally accepte le soutien de Jack qui en écoutant la bande son enregistrée la nuit de l’accident, se persuade qu’il y a bien eu un tir de fusil.

La police souhaite classer l’affaire pour éviter le scandale d’une liaison du gouverneur et le témoignage du photographe Karp (Dennis Franz) curieusement présent sur les lieux le soir du drame, vient accréditer la thèse de l’accident.

Mais Jack s’obstine, allant jusqu’à superposer photos et son pour accréditer sa thèse.

Il ignore que le meurtrier, un certain Burke (l’imposant John Lightgow) a clairement outrepassé les consignes de ses commanditaires qui souhaitaient uniquement discréditer Ryan et a réglé le problème définitivement.

Ingérable, Burke a également décidé de son propre chef d’éliminer les témoins de la scène en commençant par l’encombrante Sally.

Maladroit, il confond la jeune femme avec une inconnue rencontrée dans un centre commercial et la tue dans un terrain vague.

Il maquille ensuite son meurtre en crime sexuel et persévère en tuant ensuite une prostituée à la gare de Philadelphie.

De son coté, Jack comprend que Sally n’est pas qu’une simple maquilleuse mais qu’elle travaillait en réalité avec le repoussant Karp pour piéger des hommes mariés et les faire chanter ou abattre leur réputation.

Bien que déçu, Jack conserve son attirance pour la fraicheur de la jeune femme et lui révèle ses propres échecs notamment lorsqu’il travaillait pour la police et quand une négligence de sa part à causé la mort d’un agent infiltré.
L’ignoble Karp trouve la mort en voulant faire chanter Sally mais Burke resserre sa pression, piratant la ligne téléphonique de Jack et se faisant passer pour le journaliste Frank Donahue (Curt May) pour attirer Sally dans un piège.

La jeune femme se rend au rendez vous surveillée à distance par Jack au moyen d’un micro placée sur son corps.

La rencontre se déroule en pleine fête de la Liberté, dans une ambiance de kermesse à Philadelphie.

Sally est entrainée dans le métro par le redoutable tueur et Jack perd leur trace.

Prenant tous les risques, il fonce avec sa jeep au milieu de la foule, n’hésitant pas à forcer les barrières de sécurité et défoncer la vitrine d’un magasin dans sa course folle pour sauver Sally.

Ces péripéties le ralentissent et le font arriver trop tard pour Sally qui est égorgée par Burke.

Jack poignarde le tueur mais ne peut que constater la mort de son amour.

La bande magnétique détruite, Sally morte, Jack reste seul avec son désespoir, écoutant et réécoutant sans cesse la bande son fatale dans laquelle il entend pour la dernière fois son amour s’exprimer.

En conclusion, malgré quelques longueurs « Blow out » n’est pas loin pour moi de constituer un véritable chef d’œuvre noir.

L’ambiance vintage des années de la fin des années 70 se marie à merveille avec l’atmosphère de froid et de nuit crée par de Palma.

Les acteurs sont excellents, Travolta au fait de sa gloire parfait en technicien persévérant et soucieux du moindre détail, Allen magnifiquement touchante dans son numéro de fille perdue et fragile sans oublier les méchants Franz, minable photographe vénal et Lightgow inquiétant par sa carrure et sa froide détermination.

Porté par une maestria technique fulgurante dans la mise en scène et par une fin non heureuse déchirante, « Blow out » est pour moi le meilleur film de Brian de Palma et mérite à ce titre d’être vu et revu tout au long d’une vie.

Blow out (Brian de Palma)

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 11:14
Lost saison 2, épisodes 9 et 10 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 2 , épisodes 9 et 10 ».

Dans l’épisode 9 réalisé par Paul Edwards sur un scénario de Steven Maeda et Craig Wright, la situation semble se stabiliser autour des survivants réunifiés.

Kate (Evangeline Lilly) secouée par un réveil brutal de Sawyer (Josh Holloway) revit son passé, avec l’incendie de la maison de sa mère Diane (Beth Broderick) pour tuer un beau père violent qu’elle ne supportait pas.

En cavale après ce meurtre, Kate informe néanmoins sa mère que l’assurance de la maison lui assurera de confortables revenus et rend visite à son père Sam Austen (Lindsey Guinter), un militaire qui la reçoit gênée par sa situation de hors la loi et lui apprend que l’homme qu’elle a tué était son père biologique.

Capturée par le marshall Edward Mars (Fréderic Lehne), Kate profite d’un accident de voiture pour lui fausser compagnie mais est victime d’une curieuse hallucination qui lui fait voir un cheval noir qu’elle retrouve partiellement sur l’ile.

A l’intérieur du bunker, Michael (Harold Perrineau Jr) se penche sur l’ordinateur activant les codes de survie et parvient o surprise à dialoguer avec son fils Walt (Malcom David Kelley).

Il cache la vérité aux autres, même si Jake (Matthew Fox) a pour but d’organiser une expédition pour secourir son fils.

Alors que les couples se reforme notamment Jin (Daniel Dae Kim) et Sun (Yunjin Kim) et les Sandler, on termine sur une cérémonie émouvante dans laquelle Shannon (Maggie Grace) est enterrée après un beau speech de Sayid (Naveen Andrews) son dernier ami en date.

L’épisode 10 réalisé par Matt Earl Beesley sur un scénario de Damon Lindelof et Carlton Cuse est centré sur Eko (Adewale Akinnuoye-Agbaje), capturé enfant au Nigéria par des trafiquants de drogues et devenu ensuite leur chef.

C’est en chef de guerre impitoyable qu’Eko retourne voir son jeune frère Yemi (Adetokumboh M’Cormack) devenu prêtre, pour le contraindre à l’ordonner prêtre afin de passer de la drogue dans des statuettes religieuse.

Mais la transaction tourne mal, les militaires tirant sur les trafiquants et dans la confusion Yemi est embarqué dans l’avion pour fuir les balles.

Pris de remord, Eko se reconverti réellement en prêtre et reçoit un violent choc lorsque Charlie (Dominic Monaghan) lui révèle l’existence d’un avion écrasé dans la jungle avec à son bord les statuettes.

L’ancien rocker est mal à l’aise devant Claire(Emily de Ravin), et nie son accoutumance à la drogue, mais contraint par la force d’Eko, l’amène sur place, ou le Nigérian trouve le corps de son frère.

Très affecté, Eko est épargné par une brume mystérieuse, puis prie sur la plage emmenant sans son sillage Charlie également croyant, même si secrètement taraudé par l’envie de replonger dans la consommation de réserves de drogues qu’il a caché dans la foret.

En conclusion, « Lost saison 2 , épisodes 9 et 10 » alterne poursuite de l’exploration pas réellement passionnante d’anciens personnages comme la petite poupée fadasse Kate tout en proposant une nouvelle approche sur d’autres personnages comme Eko, dont la vie passée, partagée entre violence et religion, se montre particulièrement difficile.

L’action reste suffisamment intéressante avec le retour du petit Walt par ordinateurs interposés pour que le téléspectateur ait encore envie de poursuivre la série …

Lost saison 2, épisodes 9 et 10 (Jeffrey Jacobs Abrams)

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 09:32
Lost saison 2, épisodes 7 et 8 (Jeffrey Jacobs Abrams)

On continue dans les séries avec « Lost saison 2 , épisodes 7 et 8 ».

Dans l’épisode 7 réalisé par Eric Laneuville sur un scénario de Damien Lindelof et Carlton Cuse, le spectateur est violemment ramené en arrière le premier jour du crash pour suivre l’évolution des autres rescapés du vol 815.

La situation est aussi dramatique que pour les premiers survivants avec son lot de cadavres, de disparus et de blessés graves qui sans soins ne passent pas plus de quelques jours.

Rapidement, Ana Lucia (Michelle Rodriguez) prend les opérations en main avec du reste une très forte autorité.

Elle est secondée par Goodwin Stanhope (Brett Cullen) et Libby (Cynthia Watros) qui possèdent des rudiments de médecine et l’aident à recueillir Bernard Nadler (Sam Anderson), un homme mur en fâcheuse posture sur un arbre.

Pourtant une autre menace se fait rapidement sentir avec l’agression du petit groupes par d’autres hommes, la fameux Autres, qui les enlèvent avec une prédilection pour les enfants.

L’imposant africain Eko (Adewale Akinnuoye-Agbaje) parvient à tuer deux agresseurs à coups de pierre mais en temps que prêtre vit mal ce meurtre, préférant se retrancher derrière un mutisme de pénitence.

Les avis divergent pour se protéger de leurs agresseurs mais on choisit pour l’instant de rester sur la plage.

Dans un climat de paranoïa intense, Ana Lucia pense avoir détecté un traitre, Nathan (Josh Randall) au comportement étrange, le capture et le jette dans une fosse pour le faire parler.

Devant le refus de Nathan pour parler, la tension monte et le jeune homme est finalement libéré en secret par Goodwin, qui le tue dans la foulée.

Perspicace, Ana Lucia comprend que le traitre est en réalité Goodwin et le tue après une lutte à mort dans la jungle.

Les choses s’arrangent ensuite puisque les survivants trouvent une sorte d’abri appartenant à la société Dharma et s’y réfugient.

Jin (Daniel Dae Kim) est finalement recueilli épuisé après le naufrage du radeau de fortune et bien que ligoté, parvient à s’enfuir pour rejoindre Sawyer (Josh Holloway) et Michael (Harold Perrineau Jr) qui sont eux même capturés.

On bascule donc à nouveau dans le « temps présent » dans l’épisode 8 réalisé par Stephen Williams sur un scénario de Léonard Dick et Javier Grillo-Marxuach.

Après le meurtre par accident de Shannon (Maggie Grace), Sayid (Naveen Andrews) devient enragé et tente de tuer Ana Lucia.

Il est maitrisé et ligoté à un arbre.

Très nerveuse, Ana Lucia commande le petit groupe à l’aide de ses pistolets et force Michael à aller au camps des autres survivants lui ramener de quoi survivre seule dans la jungle.

Eko lui désobéit clairement en portant sur ses épaules Sawyer mourant car gagné par l’infection.

Le robuste africain l’amène auprès de Jake (Matthew Fox) et Kate (Evangeline Lilly) qui le soignent immédiatement dans le bunker.

Très mal en point, le beau rebelle est veillé nuit et jour par Kate.

Du coté de la jungle, Ana Lucia se voit désavouée par ses troupes et reste seule avec Sayid dans un face à face angoissant.

La latina américaine se remémore son passé de policier de terrain à Los Angeles, avec son traumatisme après qu’un voyou lui ait tiré dessus alors qu’elle était enceinte.

Suivie par un psychologue, Ana Lucia remonte la pente, bien aidée par sa mère, le commissaire Cortez (Rachel Ticotin) et reprend finalement du service tout en étant sévèrement perturbée.

Son agresseur est finalement arrêté mais Ana Lucia l’innocente en apparence pour le filer dans un bar et l’assassiner.

Au final, prise de remords, Ana Lucia détache Sayid, qui se sentant lui aussi perdu, refuse de l’abattre.

En conclusion, « Lost saison 2 , épisodes 7 et 8 » reprend un peu de vitesse avec une exposition sommaire mais efficace des autres rescapés de l’ile, avec un vedette absolue la teigneuse Michelle Rodriguez, plus masculine que jamais.

L’exploration de son passé de policière permet d’expliquer les raisons de son agressivité, ce qui l’amène à rejoindre par instant le tourmenté Sayid, qui sait avoir du sang sur les mains.

On ne peut que trouver succulent cet épisode dans le contexte de protestation contre les violences policières aux Etats-Unis.

Du coté des figures historiques de la série, on sera ravi d’apprendre que Sawyer finit par sortir de la spirale infernale de sa blessure/maladie requinqué par le soins amoureux de Kate.

Un regain d’intérêt donc se profile, à confirmer après la réunion des deux groupes.

Lost saison 2, épisodes 7 et 8 (Jeffrey Jacobs Abrams)

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 10:17
L'arme à l'oeil (Ken Follett)

L’Écossais Ken Follett est l’un des plus gros vendeurs de livres contemporains, avec une spécialisation pour les romans historiques.

Sorti en 1978, « L’arme à l’œil » se concentre sur la Seconde guerre mondiale avec en toile de fond le débarquement des troupes alliées sur les cotes françaises.

En prélude à l’affrontement de masses, se déroule en 1944, une véritable guerre d’espions entre le MI-5, services secrets britanniques et l’Abwher, leurs homologues allemands.

L’enjeu pour les Anglais est de tromper les espions allemands présents sur l’ile en leur faisant croire à un débarquement dans le Nord de la France alors qu’il aura lieu sur les cotes de Normandie.

Mais le III ième Reich compte dans ses rangs un atout de taille, Henry Faber alias Die Nadel, l’aiguille, loup solitaire présent en Grande Bretagne et susceptible par ses compétences de découvrir la vérité et d’informer Hitler en personne qui cherche à vérifier par des preuves tangibles son intuition première face à des généraux plutôt enclin à tomber dans le piège tendu par les Anglais.

Détecté par le MI-5 après avoir tué sa logeuse qui l’avait par hasard découvert, Faber est poursuivi par l’inspecteur Fred Bloggs aidé de Percy Godliman un professeur d’histoire.

Les deux hommes tentent de le localiser, mais l’homme est prudent, mobile et surtout déterminé à tuer à l’aide de son arme favorite, un stylet aiguisé qui lui a valu son surnom.

La poursuite prend un tour dramatique lorsque Faber déguisé en observateur d’oiseau finit par découvrir les faux tanks et avions anglais disposés pour leurrer les reconnaissances aériennes et faire pencher la balance vers une attaque dans le Nord.

Redoutable, Faber tue cinq gardes territoriaux et abandonne la péniche qui lui servait de couverture.

Il fuit avec les clichés prouvant le supercherie montée par les Anglais, tentant de rejoindre l’Ecosse ou est sensé venir le chercher un sous marin allemand.

Traqué, Faber tue un nouvel agent anglais dans un train, se fait prendre en stop et gagne Aberdeen.

Malheureusement pour lui une terrible tempête éclate et provoque le naufrage du petit navire qu’il avait volé au port.

Echappant de justesse à la mort, Faber est récupéré blessé et épuisé sur une ile perdue en Ecosse, ou vivent avec leur fils Jo, David et Lucy, un couple perturbé par la guerre et un stupide accident de voiture qui a privé David de l’usage de ses jambes et de sa vocation de pilote de la Royal Air Force.

Considéré comme un naufragé, Faber est plutôt bien traité par le couple et donne habilement le change.
Plutôt bel homme, il séduit Lucy en manque d’amour depuis le changement physique mais surtout psychologique de son mari.

Une relation se noue entre eux mais David finit par se douter de quelque chose, combinant jalousie et suspicion de la qualité d’espion du naufragé.

Une dispute éclate entre eux sur l’ile et un terrible combat s’engage.

Malgré son handicap, David utilise la puissance du haut de son corps, la jeep de l’ile et un fusil de chasse.

Il parvient à blesser Faber et manque même de le tuer avec la jeep, mais l’athlétique Allemand prend finalement le dessus, jetant l’infortuné mari du haut d’une falaise.

De retour et plutôt mal en point chez Lucy, Faber prétexte un accident de voiture mais finit lui aussi par éveiller les soupçons de Lucy qui fuit avec son enfant à l’autre extrémité de l’ile afin d’émettre un SOS.

La lutte à mort reprend mais Lucy tient bon, découvrant en elle des ressources inespérées.

Lucy envoie un SOS capté par une corvette qui met vite le duo Bloggs/Godliman sur la piste de l’espion et finit par tuer l’espion en le faisant lui aussi chuter d’une falaise.

Faber meurt, manquant son rendez vous avec le sous marin et échoue dans sa mission.

Le sort de la guerre est donc scellé.

En guise de gentil épilogue, Lucy épouse Bloggs qui une fois grand père raconte plus tard l’histoire à ses petits enfants.

En conclusion, « L’arme à l’œil » est un classique mais plaisant roman d’espionnage dans lequel Follett déploie tout son savoir faire habituel.

Guerre et histoire ne servent ici que de plaisantes toiles de fond pour bâtir un roman très bien mené dans lequel le personnage principal, voir le héros est bel et bien l’espion Allemand.

Solide, brillant et parfaitement maitrisé, « L’arme à l’œil » séduire donc les fanas d’histoires de Seconde guerre mondiale, sujet pour moi un peu trop rabâché et balisé pour faire du troisième roman de l’Écossais un véritable chef d’œuvre.

L'arme à l'oeil (Ken Follett)

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