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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 16:17
Toy story (John Lasseter)

Le monde de l’animation avec un classique du genre, « Toy story », œuvre remarquée en 1995 de John Lasseter pour le compte des célèbres studios Pixar.

Entièrement réalisé en images de synthèses, « Toy story » raconte une histoire emplie de merveilleux dans laquelle les jouets d’un petit garçon américain typique, Andy (voix de Donald Reignoux) s’animent de vie propre une fois celui-ci parti.

En tête de cette joyeuse ménagerie, Woody le cow boy (voix de Jean-Philippe Puymartin), capable de balancer quelques tirades à l’aide d’une bande magnétique dans son abdomen et du fait de son statut de jouet préféré d’Andy, capable de fédérer ses petits camarades aux capacités intellectuelles et physiques diverses.

Woody comme Mr Patate (Jacques Ferrière), le chien à ressort Zigzag (voix de Jacques Balutin), Rex (voix d’Henri Guybet) le tyrannosaure en plastique peu confiant en lui, se trouvent sous pression dans l’attente de la découverte d’un nouveau jouet potentiellement concurrent pour l’anniversaire de leur propriétaire.

Un Sergent en plastique (voix de Marc Barros) et ses hommes sont envoyés en reconnaissance dans le salon et transmettent à l’aide d’un talkiewalkie walkie en jouet leurs informations.

Ils ont à peine le temps de revenir qu’ils découvrent le nouveau jouet, un cosmonaute ultra sophistiqué Buzz l’éclair (Richard Darbois) et son vaisseau Space command.

Se croyant sur une nouvelle planète et réellement un cosmonaute, Buzz se montre complètement décalé avec les autres jouets et compte tenu de l’attrait de sa nouveauté devient vite le jouet préféré d’Andy au détriment du pauvre Woody délaissé.

La tension monte entre les deux jouets rivaux, Buzz devenant même le nouveau leader devant les autres jouets notamment la bergère (voix de Rebecca Dreyfus) qui en pinçait pour elle.

Incapable de se départager, Buzz et Woody suivent tous les deux Andy dans une pizzeria doté d’une jeux pour enfants et sont malheureusement pour eux capturés par Sid (Christophe Lemoine), le voisin d’Andy, un petit rocker connu pour torturer les jouets.

Séquestrés, ils découvrent l’univers de Sid qui casse les jouets, les recomposent en mélangeant membres, torse et tête pour créer des choses difformes.

Après une nouvelle dispute à cause de l’esprit étriqué de Buzz, ce dernier est ciblé par Andy qui compte le faire exploser en lui fixant une fusée sur le corps.

Woody fait de son mieux pour aider son rival au bras cassé, mais ne peut empêcher Sid de le disposer dans le jardin.

Il parvient néanmoins à convaincre les jouets difformes de Sid d’intervenir pour empêcher cet horrible crime et lorsque le jeune homme découvre ses propres jouets animés, il perd la raison et recule, effrayé.
Buzz et Woody ne sont pourtant pas tirés d’affaires et cherchent à rejoindre le camion de déménagement de la famille d’Andy.

Juché sur une petite voiture électrique, réglée à pleine puissance, il colle au train du poids lourd, plus lent en ville sous les yeux des autres jouets, qui croient encore que Woody a livré Buzz à Sid par jalousie.

Poursuivi par l’affreux chien de Sid, le trio lutte pour ne pas perdre du terrain et utilise finalement la fusée de Buzz et ses ailes planante pour rattraper le camion et les jouets.

En conclusion, « Toy story » est une œuvre singulière, originale et fraiche.

Le jouet renvoie immédiatement à l’enfance et à un caractère universel capable de toucher n’importe quel être humain.

Derrière la prouesse technique de l’animation de synthèse, encore imparfaite en 1995, Pixar fait preuve d’une belle créativité, en donnant vie à des personnages attachants, drôles et complémentaires.

L’histoire est simple mais belle, emplie de poésie et de magie.

On apprécie le coté complètement barré de Buzz, celui plus humain de Woody et toute la galerie de choses loufoques provoquant rires et émerveillement.

Très fun pour les enfants, un peu nostalgiques pour les adultes, « Toy story » demeure un régal à revoir en famille à l’approche des fêtes de fin d’année, que je vous souhaite bonnes !

Toy story (John Lasseter)

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Published by Seth - dans Dessin animé
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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 11:58
Du rêve pour les oufs (Faïza Guène)

On change radicalement de registre avec « Du rêve pour les oufs » second roman de la jeune Faïza Guène, nouvelle révélation de la littérature moderne.

Sorti en 2006, « Du rêve pour les oufs » raconte l’histoire d’Alhème une jeune femme de vingt quatre ans, algérienne de naissance, venue en France durant l’enfance après la mort de sa mère, tuée pendant un massacre durant la guerre civile des années 90.

Alhème vit dans une cité à Ivry-sur-Seine avec son père qu’elle surnomme le Patron, très abimé par des années de labeur harassant de le bâtiment conclues par une mauvaise chute et son jeune frère Foued, agé de seize ans.

Sans diplôme et un peu perdue dans l’existence, Alhème survit plus qu’elle ne vit de petits boulots précaires et d’aides sociales.

Elle nourrit des sentiments complexes vis-à-vis de la France, se sentant décalée de part sa culture, complexée par sa situation dans les couches sociales les plus basses mais n’ayant aucune envie de revenir dans un pays qu’elle a quitté dans des circonstances dramatiques et dans lequel elle n’est pas retourné depuis dix ans.

Alhème est déçue également des hommes, que ce soient cas sociaux que lui présentent ses deux meilleures copines Linda et Nawel ou les rencontres éphémères de beaux parleurs.

Elle tombe néanmoins sous le charme de Tomislav, un blond yougoslave rencontré dans une file d’attente de la préfecture pour renouveler sa précieuse carte de séjour.

L’homme, un musicien marginal l’a séduit par ses yeux bleus, son attitude et quelques paroles bien tournées.

Alhème se sent amoureuse et veut y croire.

Ce sentiment la porte et lui permet d’oublier quelque peu les problèmes du quotidien notamment de Foued, qui commence à cause des mauvaises fréquentations du quartier à entrer dans une bande, se battre et faire du recel : dvd, manteaux et sacs.

Se sentant responsable de son frère en l’absence de sa Mère et les problèmes de santé de son Père, Alhème va courageusement s’adresser aux supérieurs de Foued, des jeunes hommes de vingt ans dont un par chance, la reconnait comme un ex flirt.

Le jeune homme un certain Didier devenu dans la rue Cafard, lui fait la faveur d’intervenir et obtient l’autorisation pour que Foued sorte de la bande, une fois qu’Alhème leur restitue le matériel qui lui était confié.

Foued est maintenant provisoirement sauvé du pire, même si ne rêvant que de football, il demeure inadapté pour le système scolaire classique.

Coté cœur, la disparition de Tomislav est vécue comme un drame de cœur (un de plus) et Alhème est consolée par ses amies, qui lui trouvent au moins un travail comme vendeuse de chaussures dans le XX ième arrondissement de Paris.
La famille saisit une ultime occasion pour revenir au bled, dans une zone reculée près d’Oran.

Les retrouvailles avec les tantes, oncles, cousins et cousines sous le soleil sont émouvantes et riches en émotions.

Foued qui parle mal l’arabe, découvre un monde plus dur, fait de courage, misère, simplicité et débrouille.

Alhème compte beaucoup sur ce voyage pour inculquer d’autres valeurs que l’argent facile et la criminalité à son jeune frère.

A son retour, la jeune femme qui a compris que Tomislav avait été victime d’une rafle des fonctionnaires zélés de Sarkozy pour se faire reconduire dans son pays, profite d’une tranquillité relative pour oublier ses soucis, sortir en boite et flirter avec un garçon brésilien qui la dépose au petit matin à la Préfecture, bouclant ainsi la boucle.

En conclusion,habillé de sa couverture ridicule, « Du rêve pour les oufs » est une œuvre mineure, naïve et simple d’une jeune femme couchant son cœur sur le papier.

Largement autobiographique, il révèle une auteur en souffrance, partagée entre deux pays, deux cultures et ne se sentant bien dans aucune d’entre elles.

Du bout des lèvres, tout en pestant contre les imperfections et lourdeur du système français, reconnait elle qu’un retour en Algérie serait à présent impossible, la vie en France l’ayant déjà trop imprégnée.

L’humour est certes présent mais surtout une grande douleur intérieure contre une vie plus subie que choisie.

Avec un roman social sensible mais peu original, un style finalement assez pauvre, mélangeant français correct et langage parlé parsemé d’expression du monde des cités, le succès de Gène reste pour moi très surprenant.

Si « Du rêve pour les oufs » se lit aisément, il demeure à des années lumières d’un chef d’œuvre.

Du rêve pour les oufs (Faïza Guène)

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Published by Seth - dans Société
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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 22:29
Blow out (Brian de Palma)

Brian de Palma a déjà eu les honneurs de ce blog avec des fortunes diverses, mais « Blow out » constitue assurément un de ses films les plus marquants.

Sorti en 1981, « Blow out » est un classique du thriller que j’ai vu et revu un nombre incalculable de fois depuis ma prime jeunesse.

Jack Terry (John Travolta) travaille à Philadelphie comme technicien bruitage pour des films d’horreurs fauchés et est témoin d’un accident de voiture étrange alors qu’il effectue des prises de son en pleine nuit.

N’écoutant que son courage, il se jette dans l’eau d’une rivière et repêche in extremis la passagère de la voiture, alors que le conducteur décède noyé.

A l’hôpital, Jack est irrité par l’interrogatoire de police qui a tendance à minimiser l’affaire mais comprend en voyant l’affluence des journalistes que la victime était le gouverneur Ryan, sérieux candidat aux élections présidentielles.

Jack se rapproche de la fille, Sally (Nancy Allen) et tombant sous son charme, parvient à décrocher un rendez vous.

Perdue et choquée, Sally accepte le soutien de Jack qui en écoutant la bande son enregistrée la nuit de l’accident, se persuade qu’il y a bien eu un tir de fusil.

La police souhaite classer l’affaire pour éviter le scandale d’une liaison du gouverneur et le témoignage du photographe Karp (Dennis Franz) curieusement présent sur les lieux le soir du drame, vient accréditer la thèse de l’accident.

Mais Jack s’obstine, allant jusqu’à superposer photos et son pour accréditer sa thèse.

Il ignore que le meurtrier, un certain Burke (l’imposant John Lightgow) a clairement outrepassé les consignes de ses commanditaires qui souhaitaient uniquement discréditer Ryan et a réglé le problème définitivement.

Ingérable, Burke a également décidé de son propre chef d’éliminer les témoins de la scène en commençant par l’encombrante Sally.

Maladroit, il confond la jeune femme avec une inconnue rencontrée dans un centre commercial et la tue dans un terrain vague.

Il maquille ensuite son meurtre en crime sexuel et persévère en tuant ensuite une prostituée à la gare de Philadelphie.

De son coté, Jack comprend que Sally n’est pas qu’une simple maquilleuse mais qu’elle travaillait en réalité avec le repoussant Karp pour piéger des hommes mariés et les faire chanter ou abattre leur réputation.

Bien que déçu, Jack conserve son attirance pour la fraicheur de la jeune femme et lui révèle ses propres échecs notamment lorsqu’il travaillait pour la police et quand une négligence de sa part à causé la mort d’un agent infiltré.
L’ignoble Karp trouve la mort en voulant faire chanter Sally mais Burke resserre sa pression, piratant la ligne téléphonique de Jack et se faisant passer pour le journaliste Frank Donahue (Curt May) pour attirer Sally dans un piège.

La jeune femme se rend au rendez vous surveillée à distance par Jack au moyen d’un micro placée sur son corps.

La rencontre se déroule en pleine fête de la Liberté, dans une ambiance de kermesse à Philadelphie.

Sally est entrainée dans le métro par le redoutable tueur et Jack perd leur trace.

Prenant tous les risques, il fonce avec sa jeep au milieu de la foule, n’hésitant pas à forcer les barrières de sécurité et défoncer la vitrine d’un magasin dans sa course folle pour sauver Sally.

Ces péripéties le ralentissent et le font arriver trop tard pour Sally qui est égorgée par Burke.

Jack poignarde le tueur mais ne peut que constater la mort de son amour.

La bande magnétique détruite, Sally morte, Jack reste seul avec son désespoir, écoutant et réécoutant sans cesse la bande son fatale dans laquelle il entend pour la dernière fois son amour s’exprimer.

En conclusion, malgré quelques longueurs « Blow out » n’est pas loin pour moi de constituer un véritable chef d’œuvre noir.

L’ambiance vintage des années de la fin des années 70 se marie à merveille avec l’atmosphère de froid et de nuit crée par de Palma.

Les acteurs sont excellents, Travolta au fait de sa gloire parfait en technicien persévérant et soucieux du moindre détail, Allen magnifiquement touchante dans son numéro de fille perdue et fragile sans oublier les méchants Franz, minable photographe vénal et Lightgow inquiétant par sa carrure et sa froide détermination.

Porté par une maestria technique fulgurante dans la mise en scène et par une fin non heureuse déchirante, « Blow out » est pour moi le meilleur film de Brian de Palma et mérite à ce titre d’être vu et revu tout au long d’une vie.

Blow out (Brian de Palma)

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 11:14
Lost saison 2, épisodes 9 et 10 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 2 , épisodes 9 et 10 ».

Dans l’épisode 9 réalisé par Paul Edwards sur un scénario de Steven Maeda et Craig Wright, la situation semble se stabiliser autour des survivants réunifiés.

Kate (Evangeline Lilly) secouée par un réveil brutal de Sawyer (Josh Holloway) revit son passé, avec l’incendie de la maison de sa mère Diane (Beth Broderick) pour tuer un beau père violent qu’elle ne supportait pas.

En cavale après ce meurtre, Kate informe néanmoins sa mère que l’assurance de la maison lui assurera de confortables revenus et rend visite à son père Sam Austen (Lindsey Guinter), un militaire qui la reçoit gênée par sa situation de hors la loi et lui apprend que l’homme qu’elle a tué était son père biologique.

Capturée par le marshall Edward Mars (Fréderic Lehne), Kate profite d’un accident de voiture pour lui fausser compagnie mais est victime d’une curieuse hallucination qui lui fait voir un cheval noir qu’elle retrouve partiellement sur l’ile.

A l’intérieur du bunker, Michael (Harold Perrineau Jr) se penche sur l’ordinateur activant les codes de survie et parvient o surprise à dialoguer avec son fils Walt (Malcom David Kelley).

Il cache la vérité aux autres, même si Jake (Matthew Fox) a pour but d’organiser une expédition pour secourir son fils.

Alors que les couples se reforme notamment Jin (Daniel Dae Kim) et Sun (Yunjin Kim) et les Sandler, on termine sur une cérémonie émouvante dans laquelle Shannon (Maggie Grace) est enterrée après un beau speech de Sayid (Naveen Andrews) son dernier ami en date.

L’épisode 10 réalisé par Matt Earl Beesley sur un scénario de Damon Lindelof et Carlton Cuse est centré sur Eko (Adewale Akinnuoye-Agbaje), capturé enfant au Nigéria par des trafiquants de drogues et devenu ensuite leur chef.

C’est en chef de guerre impitoyable qu’Eko retourne voir son jeune frère Yemi (Adetokumboh M’Cormack) devenu prêtre, pour le contraindre à l’ordonner prêtre afin de passer de la drogue dans des statuettes religieuse.

Mais la transaction tourne mal, les militaires tirant sur les trafiquants et dans la confusion Yemi est embarqué dans l’avion pour fuir les balles.

Pris de remord, Eko se reconverti réellement en prêtre et reçoit un violent choc lorsque Charlie (Dominic Monaghan) lui révèle l’existence d’un avion écrasé dans la jungle avec à son bord les statuettes.

L’ancien rocker est mal à l’aise devant Claire(Emily de Ravin), et nie son accoutumance à la drogue, mais contraint par la force d’Eko, l’amène sur place, ou le Nigérian trouve le corps de son frère.

Très affecté, Eko est épargné par une brume mystérieuse, puis prie sur la plage emmenant sans son sillage Charlie également croyant, même si secrètement taraudé par l’envie de replonger dans la consommation de réserves de drogues qu’il a caché dans la foret.

En conclusion, « Lost saison 2 , épisodes 9 et 10 » alterne poursuite de l’exploration pas réellement passionnante d’anciens personnages comme la petite poupée fadasse Kate tout en proposant une nouvelle approche sur d’autres personnages comme Eko, dont la vie passée, partagée entre violence et religion, se montre particulièrement difficile.

L’action reste suffisamment intéressante avec le retour du petit Walt par ordinateurs interposés pour que le téléspectateur ait encore envie de poursuivre la série …

Lost saison 2, épisodes 9 et 10 (Jeffrey Jacobs Abrams)

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 09:32
Lost saison 2, épisodes 7 et 8 (Jeffrey Jacobs Abrams)

On continue dans les séries avec « Lost saison 2 , épisodes 7 et 8 ».

Dans l’épisode 7 réalisé par Eric Laneuville sur un scénario de Damien Lindelof et Carlton Cuse, le spectateur est violemment ramené en arrière le premier jour du crash pour suivre l’évolution des autres rescapés du vol 815.

La situation est aussi dramatique que pour les premiers survivants avec son lot de cadavres, de disparus et de blessés graves qui sans soins ne passent pas plus de quelques jours.

Rapidement, Ana Lucia (Michelle Rodriguez) prend les opérations en main avec du reste une très forte autorité.

Elle est secondée par Goodwin Stanhope (Brett Cullen) et Libby (Cynthia Watros) qui possèdent des rudiments de médecine et l’aident à recueillir Bernard Nadler (Sam Anderson), un homme mur en fâcheuse posture sur un arbre.

Pourtant une autre menace se fait rapidement sentir avec l’agression du petit groupes par d’autres hommes, la fameux Autres, qui les enlèvent avec une prédilection pour les enfants.

L’imposant africain Eko (Adewale Akinnuoye-Agbaje) parvient à tuer deux agresseurs à coups de pierre mais en temps que prêtre vit mal ce meurtre, préférant se retrancher derrière un mutisme de pénitence.

Les avis divergent pour se protéger de leurs agresseurs mais on choisit pour l’instant de rester sur la plage.

Dans un climat de paranoïa intense, Ana Lucia pense avoir détecté un traitre, Nathan (Josh Randall) au comportement étrange, le capture et le jette dans une fosse pour le faire parler.

Devant le refus de Nathan pour parler, la tension monte et le jeune homme est finalement libéré en secret par Goodwin, qui le tue dans la foulée.

Perspicace, Ana Lucia comprend que le traitre est en réalité Goodwin et le tue après une lutte à mort dans la jungle.

Les choses s’arrangent ensuite puisque les survivants trouvent une sorte d’abri appartenant à la société Dharma et s’y réfugient.

Jin (Daniel Dae Kim) est finalement recueilli épuisé après le naufrage du radeau de fortune et bien que ligoté, parvient à s’enfuir pour rejoindre Sawyer (Josh Holloway) et Michael (Harold Perrineau Jr) qui sont eux même capturés.

On bascule donc à nouveau dans le « temps présent » dans l’épisode 8 réalisé par Stephen Williams sur un scénario de Léonard Dick et Javier Grillo-Marxuach.

Après le meurtre par accident de Shannon (Maggie Grace), Sayid (Naveen Andrews) devient enragé et tente de tuer Ana Lucia.

Il est maitrisé et ligoté à un arbre.

Très nerveuse, Ana Lucia commande le petit groupe à l’aide de ses pistolets et force Michael à aller au camps des autres survivants lui ramener de quoi survivre seule dans la jungle.

Eko lui désobéit clairement en portant sur ses épaules Sawyer mourant car gagné par l’infection.

Le robuste africain l’amène auprès de Jake (Matthew Fox) et Kate (Evangeline Lilly) qui le soignent immédiatement dans le bunker.

Très mal en point, le beau rebelle est veillé nuit et jour par Kate.

Du coté de la jungle, Ana Lucia se voit désavouée par ses troupes et reste seule avec Sayid dans un face à face angoissant.

La latina américaine se remémore son passé de policier de terrain à Los Angeles, avec son traumatisme après qu’un voyou lui ait tiré dessus alors qu’elle était enceinte.

Suivie par un psychologue, Ana Lucia remonte la pente, bien aidée par sa mère, le commissaire Cortez (Rachel Ticotin) et reprend finalement du service tout en étant sévèrement perturbée.

Son agresseur est finalement arrêté mais Ana Lucia l’innocente en apparence pour le filer dans un bar et l’assassiner.

Au final, prise de remords, Ana Lucia détache Sayid, qui se sentant lui aussi perdu, refuse de l’abattre.

En conclusion, « Lost saison 2 , épisodes 7 et 8 » reprend un peu de vitesse avec une exposition sommaire mais efficace des autres rescapés de l’ile, avec un vedette absolue la teigneuse Michelle Rodriguez, plus masculine que jamais.

L’exploration de son passé de policière permet d’expliquer les raisons de son agressivité, ce qui l’amène à rejoindre par instant le tourmenté Sayid, qui sait avoir du sang sur les mains.

On ne peut que trouver succulent cet épisode dans le contexte de protestation contre les violences policières aux Etats-Unis.

Du coté des figures historiques de la série, on sera ravi d’apprendre que Sawyer finit par sortir de la spirale infernale de sa blessure/maladie requinqué par le soins amoureux de Kate.

Un regain d’intérêt donc se profile, à confirmer après la réunion des deux groupes.

Lost saison 2, épisodes 7 et 8 (Jeffrey Jacobs Abrams)

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 10:17
L'arme à l'oeil (Ken Follett)

L’Écossais Ken Follett est l’un des plus gros vendeurs de livres contemporains, avec une spécialisation pour les romans historiques.

Sorti en 1978, « L’arme à l’œil » se concentre sur la Seconde guerre mondiale avec en toile de fond le débarquement des troupes alliées sur les cotes françaises.

En prélude à l’affrontement de masses, se déroule en 1944, une véritable guerre d’espions entre le MI-5, services secrets britanniques et l’Abwher, leurs homologues allemands.

L’enjeu pour les Anglais est de tromper les espions allemands présents sur l’ile en leur faisant croire à un débarquement dans le Nord de la France alors qu’il aura lieu sur les cotes de Normandie.

Mais le III ième Reich compte dans ses rangs un atout de taille, Henry Faber alias Die Nadel, l’aiguille, loup solitaire présent en Grande Bretagne et susceptible par ses compétences de découvrir la vérité et d’informer Hitler en personne qui cherche à vérifier par des preuves tangibles son intuition première face à des généraux plutôt enclin à tomber dans le piège tendu par les Anglais.

Détecté par le MI-5 après avoir tué sa logeuse qui l’avait par hasard découvert, Faber est poursuivi par l’inspecteur Fred Bloggs aidé de Percy Godliman un professeur d’histoire.

Les deux hommes tentent de le localiser, mais l’homme est prudent, mobile et surtout déterminé à tuer à l’aide de son arme favorite, un stylet aiguisé qui lui a valu son surnom.

La poursuite prend un tour dramatique lorsque Faber déguisé en observateur d’oiseau finit par découvrir les faux tanks et avions anglais disposés pour leurrer les reconnaissances aériennes et faire pencher la balance vers une attaque dans le Nord.

Redoutable, Faber tue cinq gardes territoriaux et abandonne la péniche qui lui servait de couverture.

Il fuit avec les clichés prouvant le supercherie montée par les Anglais, tentant de rejoindre l’Ecosse ou est sensé venir le chercher un sous marin allemand.

Traqué, Faber tue un nouvel agent anglais dans un train, se fait prendre en stop et gagne Aberdeen.

Malheureusement pour lui une terrible tempête éclate et provoque le naufrage du petit navire qu’il avait volé au port.

Echappant de justesse à la mort, Faber est récupéré blessé et épuisé sur une ile perdue en Ecosse, ou vivent avec leur fils Jo, David et Lucy, un couple perturbé par la guerre et un stupide accident de voiture qui a privé David de l’usage de ses jambes et de sa vocation de pilote de la Royal Air Force.

Considéré comme un naufragé, Faber est plutôt bien traité par le couple et donne habilement le change.
Plutôt bel homme, il séduit Lucy en manque d’amour depuis le changement physique mais surtout psychologique de son mari.

Une relation se noue entre eux mais David finit par se douter de quelque chose, combinant jalousie et suspicion de la qualité d’espion du naufragé.

Une dispute éclate entre eux sur l’ile et un terrible combat s’engage.

Malgré son handicap, David utilise la puissance du haut de son corps, la jeep de l’ile et un fusil de chasse.

Il parvient à blesser Faber et manque même de le tuer avec la jeep, mais l’athlétique Allemand prend finalement le dessus, jetant l’infortuné mari du haut d’une falaise.

De retour et plutôt mal en point chez Lucy, Faber prétexte un accident de voiture mais finit lui aussi par éveiller les soupçons de Lucy qui fuit avec son enfant à l’autre extrémité de l’ile afin d’émettre un SOS.

La lutte à mort reprend mais Lucy tient bon, découvrant en elle des ressources inespérées.

Lucy envoie un SOS capté par une corvette qui met vite le duo Bloggs/Godliman sur la piste de l’espion et finit par tuer l’espion en le faisant lui aussi chuter d’une falaise.

Faber meurt, manquant son rendez vous avec le sous marin et échoue dans sa mission.

Le sort de la guerre est donc scellé.

En guise de gentil épilogue, Lucy épouse Bloggs qui une fois grand père raconte plus tard l’histoire à ses petits enfants.

En conclusion, « L’arme à l’œil » est un classique mais plaisant roman d’espionnage dans lequel Follett déploie tout son savoir faire habituel.

Guerre et histoire ne servent ici que de plaisantes toiles de fond pour bâtir un roman très bien mené dans lequel le personnage principal, voir le héros est bel et bien l’espion Allemand.

Solide, brillant et parfaitement maitrisé, « L’arme à l’œil » séduire donc les fanas d’histoires de Seconde guerre mondiale, sujet pour moi un peu trop rabâché et balisé pour faire du troisième roman de l’Écossais un véritable chef d’œuvre.

L'arme à l'oeil (Ken Follett)

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 21:56
Lost saison 2, épisodes 5 et 6 (Jeffrey Jacobs Abrams)

On continue dans les séries avec « Lost saison 2, épisodes 5 et 6 ».

Dans l’épisode 5 réalisé par Stephen Williams sur un scénario de Damien Lindelhof et Carlton Cuse, la cohabitation entre Sawyer (Josh Holloway) toujours blessé à l’épaule, Jin (Daniel Dae Jim) et Michael (Harrold Pineau Jr) est difficile avec les autres survivants emmenés par Ana Lucia (Michelle Rodriguez).

La patibulaire Latina finit par accepter la supériorité du Coréen dans la pêche au poisson mais se montre très dure avec le rebelle Sawyer.

Soumis à la peur des Autres qui les ont traqués et décimés, les survivants décident de rejoindre le groupe de Jake (Matthew Fox) plus nombreux et mieux organisé.

La progression dans la jungle épaisse et toujours dangereuse s’effectue sous la protection de Eko (Adewale Akinnuoye-Agbaje), imposant pisteur à la peau noire.

Eko accepte finalement de suivre Jin pour retrouver Michael, qui a complètement perdu la tête et se lance éperdument dans la jungle pour retrouver Walt (Malcom David Kelley) qui fait quelques mystérieuses apparitions sur l’ile, hantant notamment Shannon (Maggie Grace).

Du coté des flash backs, Jin et Sun (Yunjin Kim) sont au centre de l’histoire, avec un projet de mariage arrangé de la jeune femme avec Tony Lee (Jae Lee) le fils d’un homme d’affaires qui tourne court, la blessant durement, tandis que Jin, embauché comme simple portier dans l’hôtel de luxe ou a eu lieu la rencontre, se rebiffe contre son employeur et démissionne.

Dans l’épisode 6 réalisé par Adam Davidson sur un scénario de Elisabeth Sarnoff, Eko et Jin parviennent à retrouver puis raisonner Michael, parti seul affronter les redoutables et énigmatiques Autres.

Le père accepte de rejoindre le groupe qui continue d’avancer la peur au ventre dans la jungle.

La blessure de Sawyer s’aggrave et Ana Lucia se montre prête à l’abandonner sur place lorsque des chuchotements se font entendre, avant que Libby (Cynthia Watros) soit elle aussi enlevée.

Sur la plage ou se trouve les autres survivants, la situation est tout aussi étrange, Shannon perdant la tête devant une nouvelle apparition de Walt et se jetant à sa poursuite dans la jungle avec Sayid (Naveen Andrews) à ses trousses.

Malheureusement la belle est abattue par Ania Lucia, qui l’avait prise pour une menace et expire dans les bras de son amant.

Dans un flash back douloureux, Shannon apprend la mort de son père, tué dans l’accident de voiture qui a failli rendre infirme Sarah, la future femme de Jake.

Dévastée par la douleur, Shannon est de surcroit déshéritée par sa belle mère Sabrina (Lindsay Frost), qui lui préfère ostensiblement son fils Boone (Ian Somerhalder).

En conclusion, « Lost saison 2, épisodes 5 et 6 » est clairement pour moi une fournée faible au sein de la série.

L’intensité de l’intrigue chute sensiblement et l’action s’embourbe quelque peu avec une cohabitions sous tension entre survivants toujours soumis aux invisibles Autres dont on se demande si leur dangerosité n’est pas finalement un mythe.

En suspens plane aussi la mort de Shannon, personnage à vrai dire secondaire, dont le coté manipulateur et croqueuse d’hommes à la Sharon Stone n’a pas été pour moi pleinement exploité.

On ne peut donc qu’être déçu du manque d’avancée de la saison 2 et ne peut que penser que les scénaristes jouent la montre en délayant leur talent …

Lost saison 2, épisodes 5 et 6 (Jeffrey Jacobs Abrams)

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 21:13
Green zone (Paul Greengrass)

Comme beaucoup de films américains engagés politiquement, « Green zone » de Paul Greengrass prétend apporter sa pierre à l’édifice constituant la critique de la troisième guerre en Irak.

Sorti en 2010, « Green zone » raconte la quête du commandant Miller (Matt Damon) chargé par l’US army de chercher en Irak les armes de destructions massives ayant conduites à l’engagement militaire américain en 2003.

Homme de terrain, Miller constate assez rapidement que les sites qu’on lui demande de contrôler sont vides et n’accepte pas de risquer la vie de ses hommes sur la base de renseignements erronés.

Lors d’un briefing face à un général, il n’hésite pas à remettre en cause la qualité des renseignements, ce qui provoque la colère de Clark Proudstone (Greg Kinnear), chargé par Washington de piloter les activités de recherche.

Bien que remis à sa place par la hiérarchie, Miller continue de se poser des questions et est approché par Martin Brown (Brendan Gleeson) de la CIA qui partage ses doutes quand à la fiabilité du mystérieux informateur au nom de code Magellan.

Lancé sur une nouvelle opération, Miller dépité par la piètre qualité des informations trouvées, est accosté par un Irakien du noms de Freddy (Khalid Abdalla) qui lui indique que des hauts dignitaire de l’ancien régime de Saddam Hussein, se réunissent actuellement dans le plus grand secret.

Contre l’avis de ses hommes, Miller suit Freddy et lance une opération contre la villa concernée.

Après une courte fusillade, les soldats américains ne peuvent empêcher la fuite du chef de la réunion, le général Al Rawi (Yigal Naor) mais récupèrent un carnet.

Face au major Briggs (Jason Isaacs) dépêché sur place avec des hélicoptères, Miller tient bon et malgré un affrontement physique, transmet son carnet à Freddy qui s’enfuit dans les ruelles.

Une fois Briggs parti avec un des hommes d‘Al Rawi, Miller retrouve Freddy, le carnet et le transmet à Brown pour une analyse qui révèle un réseau de planques probables pour Al Rawi.

Mais Proudstone veille au grain et utilise son influence au Pentagone pour mettre un terme aux recherches de Miller.

Le faucon obéit en réalité aux directives de Washington pour placer un ancien opposant irakien exilé au pouvoir et en faire leur homme de main à Bagdad.

Miller décide cependant de continuer seul l’enquête et est très surpris de constater que la journaliste Lawrie Dayne (Amy Ryan), qui a relayé la plupart des informations de Magellan ne l’a jamais rencontré et n’a jamais même cherché à vérifier la fiabilité des sources.
Avec force de culot, Miller retrouve le sbire d’Al Rawi qui a été torturé dans une prison ressemblant étrangement à Abou Grahib et lui soutire des informations sur son chef.

En analysant les informations, Miller comprend que Magellan est Al Rawi et parvient à le localiser.

Il est malheureusement capturé et rencontre finalement le mystérieux général qui reconnaissant qu’il est Magellan, dément l’existence des armes de destruction massives.

Al Rawi qui briguait un poste d’influence au sein de la nouvelle Irak, comprend qu’il a été dupé par Proudstone et décide de se venger sur Miller.

Une intervention des forces spéciales américains vient changer la donne et provoque une fusillade.

Miller profite de la confusion mais ne peut empêcher Freddy, désireux d’en finir avec les fantômes du passé, d’abattre Al Rawi.

Pour terminer, Miller dit son fait à Proudstone qui minimise l’importance de ses mensonges vis-à-vis du résultat obtenu, la chute de Saddam Hussein, le renversement du parti Baasiste et l’usage d’un homme de paille.

Allant jusqu’au bout de sa logique, Miller envoie à Dayne et aux principaux journaux américains les preuves du mensonge du gouvernement.

En conclusion, « Green zone » est un film forcément partisan mais intéressant et très prenant à un propos d’un militaire osant remettre en question le fondement de sa mission et cherchant des réponses par lui-même.

Cette situation, hautement improbable dans la réalité, prend ici une saveur particulière dans le contexte si délicat de la guerre en Irak.

On apprécie donc à travers un film d'action efficace et musclé, de suivre l’entêtement de Damon à trouver la vérité, au mépris d’un système œuvrant à tout prix pour falsifier des preuves et ainsi servir des intérêts supérieurs.

Aujourd’hui en 2014 alors que l’Irak est très sérieusement déstabilisée par la poussée de l’Etat Islamique, ce film prend un écho particulier et démontre les limites de la stratégie américaine dans ce pays.

Green zone (Paul Greengrass)

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Published by Seth - dans Guerre
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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 10:03
Boxcar Bertha (Martin Scorcese)

Sorti en 1972, « Boxcar Bertha » est le second film de Martin Scorcese et sans nul doute l’un des plus méconnus.

L’histoire inspirée d’un roman de Ben Reitman prend place dans le Sud des Etats-Unis dans les années 30, en pleine Dépression.

Bertha Thomson (Barbara Hershey) est une jeune femme dont le père pilote d’avion pour le compte d’une compagnie de chemin de fer dirigée par Sartoris (John Carradine), meurt dans un accident.

Révoltée et sans famille, Bertha s’enfuit et passe de train en train, rencontrant finalement Bill Shelly (David Carradine), ouvrier de Sartoris mais surtout syndicaliste virulent.

Plus expérimenté, Shelly initie Bertha au sexe puis la laisse reprendre ses vagabondages

Bertha sympathise avec Rake Brown (Barry Primus) un homme du Nord venu chercher du travail dans le Sud.

Cet homme bien mis n’est pas un ouvrier mais plutôt un joueur/tricheur professionnel qui entraine sa compagne dans ses magouilles.

Pris sur le fait, Rake est menacé au pistolet par un notable arnaqué et dans la confusion, Bertha utilise un pistolet pour protéger son amant.

A présent coupable d’homicide, le duo fuit toujours par les trains, retrouvant Bill qui reprend ses droits sur Bertha.

Coffrés par les policiers, Bill et Rake se retrouvent en prison ou ils font la connaissance de Von Morton (Bernie Casey) un noir imposant, ex mécanicien du père de Bertha.

Morton est molesté par les gardiens en raison de sa couleur de peau, ce qui provoque une vive réaction de Bill et une bagarre générale se soldant par des morts.

Condamnés au travaux forcés, les trois hommes sont finalement secourus par une ruse de Bertha qui séduit un gardien.

Le quatuor verse ensuite dans la criminalité en attaquant et détroussant les trains de Sartoris.

Bill a beaucoup de mal à cacher sa répugnance pour ces actes et verse son butin à son Syndicat qui embarrassé le licencie.

Dès lors le combat entre Sartoris et la bande s’intensifie, et le patron est braqué dans sa propre maison pourtant bien gardée lors d’une soirée mondaine.


Pourtant les gardes de Sartoris retournent la situation, tuant Rake, capturant Morton, Shelly tandis que Bertha parvient à s’enfuir.

Esseulée, la jeune femme ne tarde pas à échouer dans un bordel, mais retrouve par hasard Morton dans un club black qui lui permet de retrouver Shelly qui se cache dans une maison.

Malgré de chaudes retrouvailles, le couple est rattrapé par son passé et sauvagement agressé par les hommes de Sartoris.

Morton intervient, tuant la plupart des hommes de main, mais il est trop tard pour Shelly, cruellement crucifié à un train.

Le film se termine sur Bertha courant désespérément derrière le train et son amant agonisant.

En conclusion, tiré d’une histoire vraie à la Bonnie and Clyde, source de fantasmes de beaucoup d’artistes, « Boxcar Bertha » est un film de cavale type aux influences libertaires et contestataires très marquées par les années 70.

Etant complètement insensible au romantisme des voyous, j’ai eu du mal à adhérer sur le fond et de prendre le parti des laissés pour compte : ouvriers, noirs, femmes seules face aux affreux industriels et policiers forcément inhumains.

Mais « Boxcar Bertha » est également intéressant pour ses acteurs, David Carradine, pas réellement une star (mais pas loin) qui décrocha ici un vrai premier rôle et Hershey, dont la jeunesse et le sex appeal de paysanne séduiront peut être les plus roots d’entre vous.

Daté très années 70 et donc parfois irritant notamment par sa musique country, « Boxcar Bertha » reste une curiosité, une petit film de jeunesse de la part d’un réalisateur qui fera ensuite beaucoup mieux dans des œuvres plus ambitieuses.

Boxcar Bertha (Martin Scorcese)

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 17:15
Unbreakable (Primal fear)

Ce n’est un secret pour personne, je suis un grand amateur de Primal fear, groupe de heavy metal germanique très (trop ?) fortement inspiré par Judas priest.

En 2012, nos increvables teutons flingueurs ressortent une nouvel album et « Unbreakable » voit le jour avec vous noterez l’originalité, un aigle métallique en couverture sur fond de fin du monde bien entendu !

Petite introduction un brin pompeuse pour commencer « Unbreakable part 1 », puis démarrage du vrai premier morceau avec « Strike » mid tempo martial sur lequel se placent quasiment tout seuls des refrains simples mais redoutablement efficaces.

Immédiatement, Ralf Scheepers occupe l’espace de toute son amplitude vocale, le duo Alex Beyrodt/Magnus Karlsson assurant toujours l’approvisionnement en riffs musclés et solo bien léchés.

Le soufflet retombe un peu sur « Give em hell » et « Bad guys wear black » certes solidement charpentés et correctement exécutés, mais un peu trop linéaires et prévisibles pour séduire.

Difficile de sortir de ce sentiment sur « And there was silence » qui malgré son tempo élevé tourne quelque peu à vide.

Il faut attendre « Metal nation » pour sentir une réelle élévation de niveau avec tout le sens de la mélodie et la puissance émotionnelle dont est capable le groupe.

Après un tel bijou, Primal fear utilise l’arme de la mélodie sur « Where angels die », superbe power ballade de huit minutes, illuminée par le chant hors norme de Scheepers et par le feeling des guitaristes.

Retour à la vitesse avec « Unbreakable part 2 » véritable hymne heavy metal s’étalant sur six minutes très entrainantes avec un Scheepers impérial.

Le plaisir afflue toujours sur « Marching again » certes plus classique avec ses refrains très haut perchés qui lance idéalement une nouvelle ballade symphonique « larger than life » intitulée « Born again ».

La fin du disque se présente ensuite avec une nouvelle déflagration heavy metal « Blaze of glory » parfaitement calibrée et « Conviction » nerveux mais clairement un cran en dessous.

En guise de bonus on appréciera « Night of the jumps » nouvel hymne festif tout à la gloire du heavy metal.

En conclusion, sept ans après avoir écouté le dernier album de Primal fear, force est de constater que « Unbreakable » tient toujours la dragée haute à tous les groupes de heavy metal et achève d’assoir la réputation d’excellence de ces experts forgerons toujours capables de façonner de véritables trésors dans leur style, il est vrai restreint.

Après une première partie sans grand génie qui fait naitre l'inquiétdue, « Unbreakable » élève brutalement son niveau vers les hautes cimes du heavy metal pour ne plus en descendre.

On se régale donc à l’écoute de ces hymnes diablement efficaces rapides et enlevés, mais aussi vibre sur les ballades intenses gonflées d’émotions.

Toujours porté par son chanteur hors classe, Ralf Scheepers, Primal fear ne risque il est vrai pas grand-chose et continue de nous ravir avec son heavy en acier trempé en doublure de luxe de sa Majesté le Priest.

Unbreakable (Primal fear)

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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