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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 21:04
Sign of the hammer (Manowar)

Retour au heavy metal traditionnel avec sans nul doute la meilleure période pour la qualité de ce type de musique, le début des années 80, 1984 plus précisément date à laquelle sort « Sign of the hammer », troisième albums des américains virils de Manowar.

Tournant depuis trois ans, Manowar présente ici une pochette enfin sobre faisant clairement référence à la mythologie nordique avec un symbole qui deviendra le signe de ralliement des fans dans le monde entier.

« Sign of the hammer » débute par le mid tempo , « All men play on 10 » dont le rythme bien balancé et les refrains accrocheurs placent immédiatement en position d’hymne.

On prend un peu de vitesse avec « Animals » sur lequel le chanteur Eric Adams fait usage comme d’une arme de sa voix puissamment aiguë mais surtout avec le fantastique « Thor (the powerhead) » chef d’œuvre de heavy metal épique dédié au dieu du tonnerre viking mais surtout véritable source d’inspiration pour moi encore de nos jours.

Mais les américains savent également varier leur répertoire et placent alors « Mountains » longue ballade douce et mélancolique de plus de sept minutes pour mieux enchainer ensuite sur le nouvel hymne « Sign of the hammer » ou Adams soutenu par des chœurs puissants vient gifler l’air de ses hurlements rageurs.

L’énergie est encore au rendez vous sur « The oath » porté par la rythmique d’enfer du duo Joey de Maio (basse)-Scott Columbus (batterie) puis Manowar décide d’une fin d’album lente et majestueuse enchainant « Thunderpick » un instrumental pas indispensable puis « Guyana (cult of the damned) » long titre à l’atmosphère sombre et un tantinet pesante.

En conclusion, « Sign of the hammer » est très bon album des années 80, qui comblera les fans de heavy metal puissant, mélodique à tendance grandiloquente.

Fort bien servi par un chanteur à coffre, Manowar se montre ici très inspiré et déploie toute l’étendue de son talent en huit titres variés à l’atmosphère épique souvent prenante.

Assez curieusement on retiendra surtout les titres les plus rapides comme l’exceptionnel « Thor (the powerhead) », « The sign of the hammer » ou encore « The oath » et constatera que les américains se montrent relativement plus faibles dans le registre lent.

Tout ceci ne saurait entacher la réussite de ce troisième album et placer Manowar comme un bon outsider du heavy de l’époque derrière les intouchables leaders du genre (Judas priest, Iron maiden).

Sign of the hammer (Manowar)

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 11:27
Apocalypse, Hitler (Pascale Clarke, Danielle Costelle)

Dans la lignée des brillants travaux de pédagogie historique, « Apocalypse, Hitler » série en deux parties, voit le jour en 2011.

On retrouve Pascale Clarke et Danielle Costelle à l’origine de cet impressionnant travail de recherche, restauration et de coloration des archives.

L’enfant terrible du cinéma français, Mathieu Kassovitz prête ici sa voix pour une narration sobre.

Dans la première d’entre elles, appelée « La menace », on s’intéresse au passé d’Adolf Hitler, né en 1889 dans un petit village autrichien prêt de la frontière allemande de la région de Bohême.

L’aspect familial est important pour étudier la psychologie du futur dictateur et on notera que son père Alois, était un douanier extrêmement autoritaire et brutal, alors que sa mère Klara, était un objet de vénération qui mourut prématurément à 47 ans d’un cancer.

Hitler conservera une relation intime extrêmement forte avec sa mère et conservera un portrait d’elle jusque dans ses derniers jours dans son bunker de Berlin.

Remonter plus loin dans les origines de la famille se heurte rapidement au problème de l’origine paternelle d’Alois, enfant adopté par un meunier, ce qui laisse planer un doute sur quelques ascendances juives non assumées.

N’écoutant pas les volontés de son père qui le voit fonctionnaire, Hitler se rend après la mort de ses parents à Vienne pour étudier les beaux-arts.

Dans la prospère capitale autrichienne, il découvre avec horreur le cosmopolitisme et mène une vie de dilettante, échouant au concours et connaissant des moment de grande pauvreté après dilapidé tout l’argent de son héritage.

L’arrivée de la Première guerre mondiale va changer la destinée de ce peintre raté qui survit plutôt qu’il ne vit à Vienne.

Hitler s’engage et devient estafette dans la tranchées, accomplissant la tache périlleuse d’acheminer les messages sur le front.

Le choc de la Première guerre mondiale l’atteint de plein fouet et après avoir été retiré du front suite à une perte momentanée de la vision, Hitler vit comme un drame personnelle la défaite allemande et surtout les conditions humiliantes imposées par le traité de Versailles.

A Munich sous la République de Weimar, ses talents innés d’orateur et la détermination de son engagement nationaliste, le fond devenir agitateur politique ou espion infiltré contre les organisations communistes alors dominantes.

La vie quotidienne est alors atrocement difficile en Allemagne, les Français et Belges n’hésitant pas à envoyer des troupes se servir directement en charbon dans la région e la Ruhr alors que celle-ci rechignait à s’acquitter de ses dettes.

Le chômage explose et la pauvreté gagne la population allemande.

En se calquant sur son modèle de l’époque Benito Mussolini, Hitler fonde son parti fasciste le NSDAP (ou Nazi), devient un leader politique de premier plan en utilisant habilement la frustration des populations pauvres et humiliées.

La mort prématurée du président Ebert va constituer une opportunité intéressante pour la droite allemande représentée par les anciens généraux de 1914-1918, qui ont conservé malgré la défaite une prestige important au sein de la population.

De plus en plus populaire dans les milieux d’extrême droite, Hitler se rapproche du général Ludendorff et fomente en 1923 un coup d’état qui échoue assez piteusement.

Condamné à cinq ans de prison, il bénéficie d’une certaine clémence et en profite pour écrire son « Mein Kampf » ouvrage délirant exprimant sa haine des Juifs, de ses ennemis communistes, français et la volonté d’élévation du peuple allemand, amené à régner sur le monde en vertus de la supériorité de sa race réputée pure, descendante des Ayriens.

Ouvrage imprégné de mysticisme, « Mein Kampf » servira avant et après son ascension de base idéologique fumeuse à l’application d’une politique guerrière et intolérante.

Libéré en 1924, Hitler peut alors reprendre ses activités avec encore plus de force en bénéficiant d’un contexte économique favorable à l’expression d’une mentalité extrémiste.

La seconde partie intitulée « Le Führer » narre l’irrésistible ascension d’Adolf Hitler jusqu’aux plus hautes instances politiques d’Allemagne.

A sa sortie de prison, Hitler retrouve ses plus proches collaborateurs : son bras droit Rudolf Hess, fervent idéologue antisémite, Hermann Goering, ex héros de l’aviation devenu obèse et cocaïnomane après une blessure, le chétif Joseph Goebbels génie de la propagande et surtout Röhm chef de la milice des SA ou chemises brunes, qui sèment la terreur auprès des populations juives et des factions adverses communistes.

Cette remarquable organisation et le soutien d’industriels de premier plan comme Thyssen ou l’américain antisémite Henry Ford, ne suffisent pas à lui faire emporter les élections et le vieux maréchal Hindenburg, représentant d’une droite conservatrice est logiquement élu en 1925 en profitant néanmoins de la popularité d’Hitler.

Mais Hindenburg qui pense pouvoir contrôler l’ambition de cet encombrant allié le laisse progressivement prendre de plus en plus d’influence.

En 1933, les nazis parviennent à paralyser le jeu démocratique en Allemagne et contraignent Hindenburg à nommer Hitler premier chancelier.

Arrivé au pouvoir légalement, Hitler commandite l’incendie du Reichstag, le parlement allemand pour justifier des mesures très dures visant à détruire toute forme d’opposition.

Les communistes, pacifiques sont déportés dans les premiers camps de concentration créer par Heinrich Himmler et les Juifs victimes de persécutions, contraint à l’exil, notamment en France ou aux États-Unis.

Seules les plus pauvres d’entre eux environ 250 000 restent en Allemagne et subissent des persécutions dans l’indifférence générale des élites allemandes plus promptes en cet été 1933 à profiter pour encore un temps de leurs privilèges.

En 1934, Hitler élimine l’encombrant Röhm qu’il considérait comme un rival potentiel et dissout les SA, au profit de l’armée régulière de la Wehrmacht et de SS, garde rapprochée et personnelle d'Hitler.

A la tête de l’armée, soutenu par les industriels, Hitler est alors le maitre de son pays et peut ainsi commencer à reconstruire les industries lourdes de la défense allemandes notamment l’aviation et la marine, qui lui font pour l’instant encore défaut pour donner corps à ses rêves de grandeur.

En conclusion, « Apocalypse, Hitler » est un documentaire passionnant, montrant l’ascension d’un dictateur hors normes, rendu fascinant par un invincible désir de revanche sociale et surtout une force de persuasion surnaturelle.

Observer un discours d’Hitler reste en effet une expérience fascinante : la gestuelle excessive empruntée aux acteurs d’opéra wagnériens, la puissance des incantations, la mise en scène du génial Goebbels qui mit en place avec l’aide du couturier Hugo Boss et de la réalisatrice Riefenstahl, une véritable esthétique nazi avec les uniformes, les emblèmes, les bannières et les torches.

Ce mécanisme montre finalement que le contenu stupide et délirant compte peu, seule au final prenant le dessus la puissance symbolique et le pourvoir hypnotique d’un guide quasi spirituel subjugueur de foules.

En ces heures troubles en France, j’ai également trouvé certains points communs avec les organisations terroristes islamiques : besoin de références religieuses visant à prôner une légitimité d’ordre supérieure, gout pour les mises en scène théâtrales, puissants mécanismes d’embrigadement de populations soumises à un sentiment d’injustice, recours à la force et à la terreur pour donner corps à une inextinguible volonté de domination et d’expansion territoriale.

Le fascisme quelle que soit sa forme, reste le fascisme, c’est pourquoi l’étude du phénomène Hitler reste d’utilité publique.

Apocalypse, Hitler (Pascale Clarke, Danielle Costelle)

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 18:23
Moulin rouge (Baz Luhrmann)

Ayant eu la chance d’aller récemment dans ce lieu mythique de la vie parisienne, j’ai voulu compléter cette expérience en visionnant « Moulin rouge » de Baz Luhrmann.

Sorti en 2001 et de fait multi-récompensé, « Moulin rouge » est une comédie musicale dans lequel Christian (Ewan Mc Gregor), un jeune et modeste écrivain vivant dans le Montmartre de la Belle-époque, tombe sous le charme de Satine (Nicole Kidman), une courtisane danseuse vedette au Moulin Rouge.

A cette époque, le lieu est déjà un cabaret à la réputation artistique solidement établie, mais également un lieu de prostitution pour clients aisés.

L’attirance entre les deux jeunes gens est réciproque et la passion ne tarde pas à enflammer les cœurs et les corps.

Mais tandis que le génial peintre Toulouse-Lautrec (John Leguizamo) pousse Christian dans son entreprise de séduction, un obstacle de taille ne tarde pas à se dresser face à leur amour naissant : le Duc de Monroth (Richard Roxburgh) riche mécène entiché de Satine et prêt en échange à investir massivement dans le cabaret.

Comprenant son intérêt, Harold Zidler (Jim Broadbent), le directeur de l’établissement pousse Satine à entendre la voix de la raison et à céder aux avances du Duc.

La belle hésite, partagée entre son cœur et son sa raison.

Pour la conquérir, Christian entreprend d’écrire une pièce ou une belle jeune femme demandée en mariage par un riche et puissant maradjah, finit par écouter son cœur et à rejoindre son jeune amant musicien.

La trame de cette pièce est donc prétexte à une débauche de numéros de danse et de chant dans lesquels les acteurs prennent visiblement un malin plaisir.

Lorsque la balance finit par pencher du coté du Duc, Christian chassé du cabaret et menacé de mort, tente une dernière apparition désespérée pour empêcher le mariage de Satine qui malade finit par mourir dans ses bras.

Dévasté, l’écrivain entreprend de relater son histoire personnelle.

En conclusion, malgré toutes ses récompenses, « Moulin rouge » constitue un effroyable ratage dont la marque première est le scénario que pourrait comprendre un enfant de 10 ans.

Rien en réalité n’a été tourné à Paris ou au Moulin rouge, les décors tentant de recréer grossièrement et de toutes pièces la magie du mythique cabaret.

Au milieu de ces décors de carton pate, les acteurs habillés de costumes criards s’agitent frénétiquement et font leur cirque pour surtout satisfaire leur propre plaisir et leur égo boursouflé.

Partie importante sinon majeure du film, la musique omniprésente proposant une invraisemblable adaptation des standards de la musique pop et rock dans laquelle David Bowie, Nirvana, Kiss, The Beatles, Queen, U2 et Madonna se retrouvent atrocement défigurés.

Symbole suprême de ce paroxysme de vulgarité, l’abominable reprise de « Lady marmalade » de Christina Aguilera, Pink et Lil Kim ou les trois chanteuses ondulent attifées et maquillées comme des voitures volées.

« Moulin rouge » incarne donc pour moi le paroxysme de la (sous) culture américaine, qui dans un esprit très Las Vegas, copie grossièrement les autres cultures plus anciennes ou brillantes pour générer une énorme machine à cash dénuée de toute substance.

A vomir !

Moulin rouge (Baz Luhrmann)

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 09:24
The sentinel (Clark Johnson)

Voir un film avec Michael Douglas est toujours un plaisir aussi est-ce avec une grande curiosité que j’ai découvert « The sentinel » de Clark Johnson.

L’histoire se déroule en 2006, dans les arcanes de la Maison Blanche à Washington.

Pete Garrison (Michael Douglas) est un agent des services secret et assure la sécurité de Sarah Ballantine (Kim Basinger), la femme du président des Etats-Unis dont il a fini par devenir l’amant.

Le meurtre de son ami Charlie Merriweather (Clark Johnson) devant son domicile est un premier évènement troublant puis l’agent secret comprend qu’il est victime d’une machination lorsque il reçoit à son domicile des photos de sa liaison avec Sarah et qu’un coup de fil anonyme le conduit dans un café fréquenté par des proches de puissants cartels de drogues sud américains alors que dans le même temps, la tentative d’assassinat de président Ballantine (David Rasche) dont l’hélicoptère est abattu ne tarde pas à mettre en alerte rouge les services de sécurité qui cherchent un traitre dans l’entourage proche du président.

L’enquête est confiée à David Breckinridge (Kiefer Sutherland) assistée par Jil Marin (Eva Longoria) jeune et séduisant agent d’origine hispanique.

Garrison connu pour être le garde du corps ayant pris une balle pour sauver le président Reagan dans les années 80, est logiquement suspecté et doit passer le test du polygraphe, une sorte de détecteur de mensonge qui le met en difficulté.

Ayant un vieux contentieux avec Breckinridge pour une liaison avec son ex femme, Garrison échappe à une interpellation et tente par ses propres moyens d’établir son innocence.

Il parvient à retrouver son indicateur Walter Xavier (Raynor Scheine), qui l’avait attiré dans une violente fusillade dans un centre commercial et le découvre mort.

Contre toute attente, Marin qui croit en son innocence lui fournit une aide pour diriger ses recherches et le met sur la piste d’une organisation terroriste d’extrême Orient visant à éliminer le président lors d’un sommet israélo-palestinien.

Le duo Garrison-Marin comprend que le traitre est en réalité Montrose (Martin Donovan) le chef de la sécurité du président qui s’est de fait soustrait au test du polygraphe.

Prenant tous les risques, Garrison se rend au sommet et déclenche une fusillade avec les terroristes.

Montrose perd la vie dans les échanges de tir mais Garrison appuyé par Breckinridge, finit par éliminer les terroristes et à sauver le président.

Ayant prouvé son innocence, le vétéran finit par prendre une retraite bien méritée …

En conclusion, « The sentinel » est un de ces classiques thrillers sitôt vu sitôt oublié dans lequel Michael Douglas a été mille fois vu et revu.

Le scénario montrant un homme seul contre un système ligué contre lui n’est pas très original et se déroule tortueusement dans une ambiance de paranoïa liée au monde des services secrets américian.

Restent pour sauver « The sentinel » de la série B efficace mais anonyme le casting assez impressionnant, le charme de Longoria et la présence toujours magnétique de la star Douglas.

The sentinel (Clark Johnson)

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 22:11
Go fast (Olivier Van Hoofstadt)

Idéal pour un dimanche soir sans prise de tête, « Go fast » du Belge Olivier Van Hoofstadt.

Sorti en 2008, « Go fast » se déroule dans le milieu ou Marek (Roschdy Zem) un policier décide d’infiltrer un gang de trafiquants de drogue pour venger la mort de son collègue et ami Jean-Do Pauli (Olivier Gourmet) assassiné après une planque ayant mal tournée dans une cité de la banlieue parisienne.

Marek suit donc un entrainement ultra poussé auprès du Raid mêlant mise en condition physique (musculation, natation), séance d‘adresse au volant, de tir au pistolet et résistance au stress.

Nanti d’une nouvelle identité que lui accorde son nouveau patron Evrard (Xavier Maly) lui-même répondant aux directives de l‘américain John Wahl (Grégory Gadebois), Marek devient Slimane, ex braqueur revenu de prison pour proposer ses services aux trafiquants dont la spécialité est d’utiliser des voitures ultra rapides pour acheminer d’importantes quantités de drogues venant du Maroc via l’Espagne pour inonder les cités de Bobigny.

Pris sous la coupe de Wilfrid (Frédéric Epaud), un des caïds du gang, Slimane est mis à l’épreuve pour voler une Audi RS4 à un couple de bourgeois de Neuilly.

Sans prendre le temps de souffler, Slimane file avec un troisième homme Fred (David Saracino) pour rallier l’Espagne puis le Maroc afin de récupérer la drogue à la source.

De retour à Malaga, il comprend que Gladys (Catalina Denis), une superbe espagnole va lui ouvrir la voie en Porsche Cayenne alors que lui transportera la drogue avec Fred.

Mais le voyage tourne mal, un ex pilote de Go fast tentant de détourner dans une station service avec un complice la marchandise avant d’être blessé par Gladys et capturé par Fred et Slimane.

Alerté par les coups de feu, Slimane parvient à convaincre l’équipe de rebrousser chemin à Malaga.

Furieux, Wilfrid lui présente deux nouveaux membres du gant dont Lucien (Jil Milan) l’un des tueurs de Pauli qui connait de surcroit son visage pour l’avoir entrevu au cours d’une garde à vue au commissariat.

Les trafiquants ignorent cependant que l’Audi a été remplacée et truffée de caméras par la police qui peut ainsi suivre à distance l’évolution de la situation.

Poussé par le trafiquant espagnol en chef, les pilotes reprennent la route le soir même, Slimane faisant équipe avec N’Diaye (Evariste Kayembe-Beya) l’acolyte de Lucien, qui finit par se souvenir de la véritable identité du pilote et alerte aussitôt les autres gangsters.

Heureusement pour Slimane, les équipes du Raid sont déjà positionnés et peuvent intervenir du coté français lorsque les gangsters décident de l’éliminer.

Pris en chasse, Slimane provoque un accident de voiture pour sauver sa peau et découvre que Gladys est une policière après qu’elle ait tué N’Diaye.

Les chefs restés en Espagne sont arrêtés tandis que le Raid équipé d’un hélicoptère et de tireurs d’élite fait le ménage.

Slimane renonce in extremis à tuer Lucien, blessé à la jambe et à assouvir sa vengeance.

Il se console en filant le parfait amour avec Gladys et en accordant des vacances réparatrices au Maroc à la famille de Paoli.

En conclusion, « Go fast » est l’archétype du film d’action à la Luc Besson, avec policiers durs à cuir, jolies filles un peu potiches, gangsters peu commodes mais surtout fusillades et courses poursuites à fond la caisse.

Le scénario du flic infiltré voulant venger son coéquipier est certes usé jusqu’à la corde, mais Roschdy Zem qui a la gueule de l’emploi, s’en tire honorablement.

A l’arrivée le public en a pour son argent avec une réalisation nerveuse et efficace, même si pour être honnête, tout ceci ne vole pas bien haut et ne provoquera pas d’explosion de neurones.

Go fast (Olivier Van Hoofstadt)

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 21:09
Trilogie sale de la Havane (Pedro Juan Gutierrez)

Poursuite de la découverte de la littérature cubaine avec « Trilogie sale de la Havane » premier roman de Pedro Juan Gutierrez.

Sorti en 2000, « Trilogie sale de la Havane » est en réalité une succession de courtes chroniques interchangeables vaguement découpées en trois parties d’un peu plus de cent pages.

Ancien journaliste international tombé dans la déchéance après avoir perdu son emploi, Gutierrez y décrit le quotidien de la Havane des années 90 avec les terribles conditions de vie imposées par l’embargo américain.

Dans son style court, direct et explosif, Gutierrez évoque des tranches de sa propre vie ou de la vie de personnages de son entourage cherchant à survivre près du Malecon, le grand boulevard près de la mer, lieu de toutes les rencontres et trafics en tout genre.

L’homme décrit la vie dans un immeuble croulant sous le manque d’entretien, les toilettes collectives, les odeurs pestilentielles, les coupures d’eau, la saleté des occupants s’entassant par dizaines dans des lieux exigus ou élevant des animaux dans leurs appartements pour tenter d’améliorer leur quotidien.

Fauché, Pedro vit de petits boulots harassants et mal payés dans des usines ou dégradants de vendeur de rue avec la crainte permanente des rafles des policiers.

Pour tuer le temps et oublier le quotidien, il y a le rhum et le haschisch qu’il consomme comme la plupart des pauvres mais l’activité principale de Pedro reste le sexe, qui confine chez lui à l’obsession.

Cubain blanc et pauvre, Pedro vit dans un monde composé majoritairement de Noires et de Mulâtresses, dont il goute particulièrement les corps fermement sculptés.

Ses aventures sont innombrables, l’homme se refusant à tomber amoureux pour ne pas souffrir.

Mais la plupart de ces Cubaines pauvres, jeunes et jolies préfèrent chasser le touriste sur le Malecon, pour facilement vivre de leurs charmes ou simplement améliorer leur quotidien.

Pedro sait d’instinct qu’il ne peut lutter contre le pouvoir souverain du dollar et accepte de composer avec cette réalité sordide.

Les descriptions des actes sexuels sont particulièrement crues voir dégoutantes, l’écrivain y injectant une bonne dose de ses fantasmes, qui donnent l’impression que les Cubaines sont des filles faciles, volages et de véritables nymphomanes une fois au lit.

Témoins de cette exacerbation des désirs : les sexes de Noirs, atteignant souvent des proportions gigantesques et comblant de plaisir des femmes prises souvent directement à la faveur d’une zone obscure du Malecon.

L’homosexualité qu’elle soit féminine ou masculine n’est pas évacuée, mais constitue pour Pedro malgré sa détresse une limite infranchissable, le fier et machiste Cubain préférant faire le gigolo pour les vieilles et riches touristes de passage.

Inévitablement, Pedro effectue de courts séjours en prison pour ces menues incartades dans le domaine hors la loi.

Dans cet univers de pauvreté absolue, la violence est bien entendu présente et s’exprime souvent par le biais d’hommes noirs ou mulâtres colossaux résolvant leurs différents à coups de poings ou de couteaux.

Certaine scènes sont d’une brutalité insoutenable, comme le viol d’une femme ou l’agression d’un vieil homosexuel par des bandes de voyous noirs prêts à tout pour satisfaire leurs bas instincts.

En conclusion, « Trilogie sale de la Havane » constitue ce qu’on pourrait appeler un livre coup de poing qui peut choquer ou rebuter par son extrême crudité.

Gutierrez prend le parti d’une littérature sans filtre ou mensonge pour décrire le quotidien des couches sociales les plus basses de la Havane, ravagées par la misère, la violence et la dureté de la répression policière.

Incapable de sortir de sa déchéance, l’écrivain semble expier ses péchés dans cet univers reléguant les êtres humains au rang d’animaux mus par leur instinct de survie.

Excessif, brutal, écœurant par sa répététivité, « Trilogie sale de la Havane » n’en est pas moins une œuvre puissante qui bousculera un lecteur ravi de gouter au monde sous terrain de la Havane des années 90.

Trilogie sale de la Havane (Pedro Juan Gutierrez)

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 10:27
Twilight, tome 3, hésitation (David Slade)

La saga (adolescente) Twilight avec « Twilight tome 3, hésitation » de David Slade.

Sorti en 2010, cette troisième adaptation des romans à succès de Stéphanie Meyer, montre l’amour plus fort que jamais entre Bella Swan (Kristen Stewart) désirant se faire mordre et transformer en vampire et Edward Cullen (Robert Pattinson) qui préfère l’épouser symboliquement avant de la faire basculer de l’autre coté.

Les deux tourtereaux roucoulent mais observent rapidement l’émergence d’une double menace, la résurgence de Victoria (Bryce Dallas Howard) la redoutable vampire rousse désireuse de se venger sur Bella de la mort de son bien-aimé puis plus grave encore la multiplication d’attaques de jeunes vampires appelés « Nouveaux nés » venus de Seattle et emmenés par leur leader Riley Biers (Xavier Samuel).

Les incursions de Victoria ne tardent pas à raviver les tensions entre vampires et loups garous, et Jacob Black (Taylor Lautner) en profite pour exprimer son amour à Bella jusqu’à lui insuffler le doute quand à ses sentiments.

Devenue le centre de toutes les attentions, Bella doit être protégée, aussi loup garous et vampires de la famille Cullen acceptent ils une alliance exceptionnelle et contre nature afin de faire face à l’attaque imminente des Nouveaux nés.

Jasper (Jackson Rathbone) qui a déjà connu dans le passé ce type d’affrontement en élevant une armée de Nouveaux nés pendant la Guerre de Sécession, s’impose comme expert en la matière et dispense ses conseils pour le combat.

Bella qui a intérieurement coupé le contact avec sa Mère restée en Floride et son Père en Alaska, accepte de jouer les appâts portée par Jacob afin d’attirer leurs ennemis dans un piège.

Son cœur est toujours partagé entre Jacob et Edward, parfaits rivaux et opposés en tout.

Lorsque l’attaque survient, on comprend que Victoria manipule Riley qui a crée une armée de Nouveaux nés certes puissants mais difficilement contrôlables.

Le combat dans les épaisses forets du grand Nord américain est intense mais les Cullen et les loups garous prennent le dessus sur leurs adversaires.

Restée seul avec Edward, Bella est agressée par Riley et Victoria.

Un jeune loup garou distrait le vampire male tandis que Edward provoque Victoria en combat singulier pour en finir.

Mal embarqué, Edward est sauvé par Bella qui s’ouvre les veines pour perturber les vampires adverses par la vue du sang, ce qui permet à son protecteur de les tuer.

Malheureusement dans les derniers soubresauts du combat, Jacob est grièvement blessé au dos en voulant protéger sa belle et doit être évacué par les loups garous.

Restés seuls, les Cullen prennent contact avec les véritables commanditaires de l’attaque, les vampires italiens Volturi qui tout en restant circonspect devant leur réussite face à une telle attaque, exigent conformément à leur accord que Bella soit transformée en vampire par Edward.

Les deux amants acquiescent et Edward, demande Bella en mariage tandis que Jacob blessé par le combat récupère de ses blessures auprès de son clan.

En conclusion, « Twilight tome 3, hésitation » poursuit sans grande surprise sur la lignée des opus précédents.

La triangle amoureux bat son plein et les jalousies adolescentes s’exacerbent autour de Bella, à mesure des tentatives désespérées de Jacob pour ne pas la perdre.

Cet petit jeu trainant en longueur, une nouvelle menace de vampires est mise sur pied avec comme principal effet de forcer loup garous et « gentils » vampires à coordonner leurs efforts.

Au final, Edward continue de prendre une longueur d’avance sur son rival, même si en toute honnêteté la situation n’évolue guère par rapport au film précédent.

Restent l’atmosphère du film tourné dans les montagnes et forets du Grand Nord américains, certains effets spéciaux et scènes de combat.

Tout ceci ne suffira pas à sauver de l’insipide et de l’inutile ce troisième volet marqué par son incroyable manque d'inspiration.

Twilight, tome 3, hésitation (David Slade)

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 09:40
Mon nom est Personne (Tonino Valeri)

Pour ceux qui connurent les années 80, Terence Hill et son compère Bud Spencer furent des stars de films débiles parodiques, à base de western et de bonnes grosses bastons dans les bars.

Pourtant en 1973, Terence Hill joua sans son ami dans « Mon nom est personne » de Tonino Valeri avec comme suprême honneur l’ombre du maitre Sergio Léone planant sur le scénario.

Western original et décalé, « Mon nom est Personne » raconte dans les Etats Unis de la fin du XIX ième siècle, l’histoire d’un jeune cow boy facétieux se faisant appeler Personne (Terence Hill) qui suit pas à pas les exploits de son idole, le justicier Jack Beauregard (Henry Fonda).

Beauregard est un as de la gâchette à la réputation légendaire, cherchant à venger son frère Nevada abattu par son associé Sullivan (Jean Martin), pour exploiter seul une mine servant de couverture au recyclage de l’or volé par un groupe de bandits appelé la horde sauvage.

Le vieux cow boy endurci est tout d’abord agacé par cet encombrant admirateur et se méfie de lui, cherchant même à l’intimider en tirant à plusieurs reprise sur son chapeau dans le cimetière ou repose Nevada.

Mais rien n’y fait, Personne persévère, nourrissant dans son fantasme, l’idée folle d’un duel entre Beauregard et les 150 pistoleros de la horde afin de faire entrer la scène dans les livres d’histoire.

Personne est en réalité lui aussi un expert en arme à feu et dispose d’une rapidité exceptionnelle qui s’exprime lors de défis stupides dans les bars ou il ridiculise les meilleurs tireurs par son adresse à toucher des verres d’alcool en plein vol ou à gifler ses opposants avant même qu’ils ne puissent dégainer leurs armes.

Recherché par les hommes de Sullivan qui cherche à l’éliminer, Beauregard finit par accepter cette aide providentielle et ensemble les deux hommes tuent un groupe de tueurs en profitant du décor d’une fête foraine.

Beauregard finit par retrouver Sullivan et contre toute attente accepte de se faire acheter au lieu de venger son frère.

L’homme d’âge mur est en réalité las de cette vie de violence et ne rêve que de finir ses jours en Europe.

Profondément déçu par ce revirement, Personne manœuvre pour dérober le train que devait prendre son ami et s’arrange pour que la horde sauvage le retrouve afin d’engager le duel de ses rêves : Beauregard seul contre une multitude.

En réalité son idole est aidé par les explosifs dissimulés sous les selles des bandits, qui explosent à chaque tir de fusil, équilibrant de fait un peu plus les forces en présence.


Personne finit par faire monter Beauregard dans le train afin d’échapper aux pistoleros et lui annonce que sa vie finira dans un duel contre lui à la Nouvelle-Orléans.

Fidèle à sa réputation d’homme dur, Beauregard accepte le match typique des duels de western et est tué par Personne, le seul tireur plus rapide que lui.

La scène immortalisée par les photographes, fait immédiatement entrer Beauregard à la postérité mais contre toute attente, le vieux cow boy a été épargné par ce duel factice et peut en toute anonymat prendre un navire à vapeur pour gagner l’Europe.

En voix off, Beauregard conseille son ami Personne devenu en quelque sorte son héritier et soumis de fait aux mêmes tracas que lui avec les hommes de la horde à ses trousses afin de l’éliminer.

En conclusion, « Mon nom est Personne » est un western spaghetti atypique, qui sous des airs de parodies avec quelques gags purement hilarants, rend un hommage respectueux aux classicisme de ses années : les westerns américains.

Meilleur (seul ?) film de Terence Hill, « Mon nom est Personne » joue à merveille la complémentarité entre la fraicheur et l’insouciance du blond italien aux yeux bleus et la rudesse vieillissante d’un Henry Fonda toujours empli de prestance.

Lorsqu’en plus d’un scénario original et d’acteurs excellents, on réunit la splendeur des grands espaces des montagnes espagnoles et la musique fantastique d’un Ennio Morricone très inspiré, on obtient un magnifique divertissement à ranger parmi les westerns les plus rafraichissants qui soient.

A déguster donc de générations en générations !

Mon nom est Personne (Tonino Valeri)

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 21:59
Lost saison 2, épisodes 23 et 24 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 2, épisodes 23 et 24 ».

Dans l’épisode 23 réalisé par Jack Bender sur un scénario de Carlton Cuse et Damon Lindelof, Desmond Hume (Henry Ian Cusick) qu’on avait largement oublié, refait son apparition sur un voilier à la dérive.

Déprimé par l’échec de sa tentative de fuite, Desmond boit sans discontinuer et retrouve son successeur Locke (Terry O’Quinn) qui lui fait part de son fort scepticisme sur l’intérêt du travail de relève dans le bunker.

Habité par sa vérité, Locke convainc Desmond de l’aider à sortir Ecko de la salle de contrôle et ainsi pouvoir interrompre l’infernal cycle du compte à rebours et des numéros à taper sur le clavier de l'ordinateur.

Le flash back se centre sur cet énigmatique personnage, son échec dans l’armée écossaise pour indiscipline, la perte de sa fiancée Penny Walger (Sonya Walger) en raison de l’opposition de son père Charles (Alan Dale) à leur union.

Pour regagner Penny, Desmond se lance dans une course en voilier et croise par hasard dans un snack Libby (Cynthia Watros) qui accepte l’aider en lui donnant le bateau de son mari.

De retour sur l’ile, l’attitude étrange de Michael (Harold Perrineau Jr) finit par éveiller les soupçons de Sayid (Naveen Andrews) qui conclut un pacte avec Jake (Matthew Fox), gagner l’ile par la mer tandis qu’une équipe de quatre personnes s’aventure dans la jungle à la recherche de Walt (Malcom David Kelley).

Pour naviguer, Sayid utilise les compétences du pécheur Jin (Daniel Dae Kim) et Yunjin (Sun Hwa Kwon) capable de servir d’interprète avec le Coréen.

Le groupe des cinq progresse avec une grande tension dans la jungle et abat un des Autres qui les suivait.

Mis sous pression, Michael est alors contraint par Jake d’avouer sa trahison.

L’épisode 24, la même équipe de réalisateur montre la capture du groupe de quatre par les Autres au moyen de fléchettes anesthésiantes.

Amenés de force sur un ponton, les quatre sont tenus en respect par Henry Gale (Sam Anderson), en réalité le chef des Autres.

Gale révèle l’étendue de sa puissance et honore en apparence son marché avec Michael en lui permettant de retrouver Walt et de quitter l’ile dans un petit bateau de pêche, ce qui parachève complètement sa trahison.

Hurley (Jorge Garcia) est finalement épargné et relâché à titre d’exemple, laissant les trois personnalités marquantes de l’ile, Jake, Kate (Evangeline Lilly) et Sawyer (Josh Holloway) à la merci de Gale et ses troupes.

Les détenus dépendent donc de Sayid, Jin et Kim débarqués sur l’ile après avoir vu un pied d’une gigantesque statue de pierre et compris que le village des Autres décrit par Michael n’était qu’un décor de théâtre.

La situation dans le bunker n’est guère plus stable, en effet, le tenace Ecko contraint Charlie (Dominic Monaghan) à le conduire à une cache de dynamite pour faire sauter les portes blindées isolant Locke et Desmond.

Le résultat est un échec laissant Ecko et Charlie blessés, sonnés.

Cependant, Locke qui a interrompu le compte à rebours final, comprend son erreur lorsque le bunker puis l’ile se mettent à trembler de manière inquiétante.

Paniqué, Desmond qui a déjà connu une défaillance du système lorsque le vol 815 s’est écrasé, finit par se ruer sur une vanne de sécurité afin d’arrêter le processus de destruction de l’ile.

Le flash back est consacré encore une fois au navigateur écossais, à son échouage sur l’ile et à la difficile cohabitation avec Kelvin Inman (Clancy Brown), son prédécesseur dans la garde du bunker, qui lui apprend toutes les ficelles du métier avant de vouloir s’enfuir et d’être finalement tué lorsque Desmond comprend qu’il l’a manipulé.

En conclusion, comme pour la saison 1, « Lost saison 2, épisodes 23 et 24 » conclue en beauté la saison 2 avec un double suspens haletant : le découverte de l’importance vitale du travail de relève pour entrer les fameux chiffres permettant de préserver l’ile et la capture de trois des personnages les plus importants par les redoutables, mystérieux et pervers Autres.

Sans apporter de réponses décisives, la saison 2 a permis d’introduire de nouveaux éléments complexifiant l’histoire avec la présence d’autres passagers survivants du vol 815 et la montée en puissance des fameux Autres, mais également de perdre certains personnages devenus sympathiques comme Ana Lucia, Libby ou même Shannon.

Tout concourt donc à nous propulser avec intérêt vers la saison 3 !

Lost saison 2, épisodes 23 et 24 (Jeffrey Jacobs Abrams)

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 20:56
Lost saison 2, épisodes 21 et 22 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 2, épisodes 21 et 22 ».

Dans l’épisode 21 réalisé par Deran Sarafian sur un scénario de Carlton Cuse et Damon Lindelof, Mr Ecko (Adewale Akinnuoye-Agbaje) erre sur l’ile comme en état de transe, habité par d’obscures rêveries ou son frère mort au Nigéria lui indique que Locke (Terry O’Quinn) doit le mener dans un lieu en forme de point d’interrogation.

Ecko est également torturé par de puissants flash-back le poussant à enquêter en tant que prêtre en Australie sur la résurrection d’une jeune noyée que lui indique avoir été en communication dans l’au-delà avec son frère.

Le robuste Nigérian contraint par la force Locke à le mener à l’endroit indiqué et les deux hommes découvrent une nouvelle trappe menant à une autre station d’observation sous terraine.

Celle-ci semble dédiée à l’observation de la première station, ce qui laisserait à penser que le groupe Dharma initiative a juste monté une expérience avec des cobayes humains devant entrer périodiquement des séquences de chiffres afin d’étudier leurs réactions consignées dans des rapports transmis par des tuyaux pneumatiques à la surface.

Cette découverte est un choc pour Locke qui décide immédiatement de se rendre dans la première station pour arrêter le cycle infernal des relèves tandis que Ecko a pour lui l’intuition de continuer sous peine de grande catastrophe.

Du coté du premier bunker, Libby (Cynthia Watros) survit un moment à la blessure par balle que lui a infligé Michael (Harold Perrineau Jr) puis meurt sans avoir pu le dénoncer.

Ses funérailles ainsi que celles de Ania Lucia (Michelle Rodriguez) sont déchirantes d’émotions et même le rude Sawyer (Josh Holloway) semble ébranlé.

Le temps est au recueillement …

Dans l’épisode 22 réalisé par Stephen Williams sur un scénario de Edward Kitsis et Adam Horowitz, Michael continue son attitude étrange après le drame et pousse en effet absolument à ce que quatre personnes l’accompagnent pour chercher son fils chez les Autres et demeure inflexible sur le choix de celles-ci : Jake (Matthew Fox), Kate (Evangeline Lilly), Sawyer et le pauvre Hurley (Jorge Garcia) traumatisé par la mort de sa chère Libby.

Les flash backs se centrent sur sa rencontre avec les Autres, qui le capturent malgré ses armes, l’emmènent dans leur camp composé de huttes rudimentaires, lui montrent son fils Walt (Malcom David Kelley) ) et lui imposent un marché insupportable : livrer quatre survivant pour revoir Walt et pouvoir partir avec lui de l’ile.

De son coté, toujours hanté par ses instincts, Ecko abandonne Charlie (Dominic Monaghan) avec qui il construisait pourtant une église et s’installe fasciné dans le premier bunker pour entrer les suites de chiffres.
En conclusion, « Lost saison 2, épisodes 21 et 22 » est incroyablement irritant dans sa première partie, en raison des délires mystiques incompréhensibles d’Ecko, de son caractère obsessionnel et de la brutalité physique dont il peut faire l’objet lorsque les choses ne tournent pas selon ses désirs.

La seconde permet de mieux comprendre les motivations de Michael, et de sa trahison choquante vis-à-vis de ses camarades d’infortune avec à la clé deux horribles meurtres et la livraison de quatre d’entre eux en échange de la vague promesse de revoir son fils.

Irritants, étouffants et éprouvants, ces épisodes donnent néanmoins envie de se ruer vers la fin de la saison 2 !

Lost saison 2, épisodes 21 et 22 (Jeffrey Jacobs Abrams)

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