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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 10:57
X-men, l'intégrale 1989, tome 2 (Chris Claremont, Terry Austin, Sally Pashto, Mike Vosburg, Marc Silvestri, Jim Fern, Jim Lee, Rick Leonardi)

Retour aux comics avec « X-men, l’intégrale 1989, tome 2 » dans lequel Marc Silvestri prend la place de Louise Simonson aux dessins avec toujours aux commandes le maitre Chris Claremont.

La première partie pourtant signée Terry Austin (scénario) et Mike Vosburg (dessins) monte le sexy et solaire Dazzler/Alison Blair en proie à une inversion de personnalité avec l’agent Diamondback.

En réalité, les deux super héroïnes ont été capturées par une créature difforme répondant au nom de Mr Jip, qui maitrisant la magie noire a inversé leurs personnalités et espère ainsi contraindre les X-men à récupérer quatre objets magiques possédés par la Société du serpent, organisation criminelle travaillant pour le compte de deux mystérieux commanditaires Ghaur et Llyra.

Basés à présent en Australie, les X-men trouvent donc un prétexte pour repartir à l’action et se font ainsi téléporter par leur mystérieux ami aborigène Gateway (Talisman) aux quatre coins du globe.

En Terre sauvage, Wolverine et l’esprit de Diamondback dans le corps de Dazzler, pénètrent dans une base secrète et triomphent aisément d’une équipe dirigée par Aspic.

Avec une Dazzler privée de ses pouvoirs et peu à l’aise, Wolverine fait à lui seul la différence, le costaud Vipère heurtante et le ringard Boomslang ne pesant pas bien lourd une fois les rafales de venin d’Aspic neutralisés.

Dans une ville de l’Ohio abandonnée, Colossus parvient non sans peine à desserrer l’étreinte surpuissante d’Anaconda, Havok mis à mal par les facultés d’illusionnistes du Mamba noir s’en sort par chance tandis que Malicia écrase Coachwhip dont la seule arme est un fouet coupant.

En Islande, la situation est plus confuse mais l’équipe de la Société du serpent ne pèse pas bien lourd face aux éclairs de Tornade et aux pouvoirs télépathiques de Psylocke.

Bushmaster renonce sans combattre convaincu par les argument de Diamondback/Dazzler et seul Crotale provoque le seul accroc au plan en faisant effondrer une colline qui ensevelit le malheureux Longshot.

Une fois chez Mr Jip, la discussion tourne à l’orage, mais le monstre accepte finalement de libérer ses otages en réintégrant leurs esprits dans leurs corps respectifs, mais se fait in extremis dérober ses précieux objets par Sidewinder l’ex chef de la Société du serpent évincé par Cobra qui peut ainsi les remettre à ses commanditaires contre un belle somme d’argent.

Sally Pashto (scénario) et Jim Fern (dessins) introduisent une nouvelle venue chez les X-men, la jeune adolescente un peu paumée Jubilé, qui téléportée par Gateway en Australie trouve refuge dans les sous sols de la base déserte des X-men.

Américaine d’origine chinoise, Jubilé dont le principal pouvoir, mal maitrisé est de projeter des feux d’artifices pouvant aboutir à des explosions plus puissantes qui lui permettent de se défaire d‘une attaque de chien cyborg, apporte un vent de fraicheur à des X-men plus adultes.

Chris Claremont et Marc Silvestri prennent ensuite le relai et changent brutalement de registre pour montrer une fusion intéressante entre les deux robots parmi les plus redoutables ennemis des X-men, le Moule initiale et Nemrod, tous appartenant à la classe des Sentinelles.

Le système du Moule semble prendre le dessus et intègre non sans peine Nemrod, créant ainsi un robot monstrueux représentant une véritable menace pour mutants et humains de la ville de New-York.

Le Moule profite de matériaux de chantier pour accroitre sa taille, devenant ainsi un colosse de métal et lance une attaque terrible contre Malicia dont le corps s’écrase sur une voiture transportant le sénateur Robert Kelly et sa femme Sharon, grièvement blessée dans l’accident.

Alors que Malicia s’apprête à plier face à la puissance de feu terrifiante du robot, les X-men volent à son secours, profitant de leur capacité à être indétectables aux senseurs électroniques, pour lancer une attaque combinée qui permet de détruire leur ennemi.

Mais les facultés de Nemrod s’activent, permettant au robot de se reconstituer et d’adapter de nouvelles tactiques de combat face aux attaques qui l’ont précédemment détruit.

Malicia a alors comme idée géniale d’absorber les pouvoirs de Colossus, de monter dans la stratosphère puis de plonger à des vitesses vertigineuses pour percuter le monstre et le désintégrer.

Alors que le Moule tente une nouvelle fois de se reconstituer, Dazzler a alors l’idée de le projeter dans une autre dimension en utilisant une amulette mystique, stratagème qui fonctionne même si Malicia est malheureusement elle aussi emportée.

Resté seul au chevet de sa femme morte, le modéré Kelly à présent ivre de douleur, contacte Sébastian Shaw et lui donne son accord pour démarrer un nouveau programme de création de robots anti mutant.

Avec Jim Lee aux dessins, une nouvelle menace entre en action, le groupe des Reavers, criminels cyborg crées ou recrutés par Donald Pierce, ex membre du Club des damnés.

Pierce consacre toute son énergie à capturer et tuer Wolverine, son ennemi personnel.

Les membres les plus redoutables de son équipes sont Lady deathstrike, pratiquement son bras droit, le vicieux Playboy le reste étant de facture moins impressionnante, que ce soit Cabèche, le chenillé Brisos ou les trois ex mercenaires du Club massacrés par Wolverine : Reese, Cole et Macon.
De leur coté, les X-men sont pris par surprise par le robot Nanny capable de les faire régresser à l’état infantile pour tomber sous son contrôle.

Psylocke, Havok et Dazzler subissent ce traitement et attaquent la base australienne des X-men.

Il se heurtent à Tornade et Colossus dans un combat extrêmement violent.

L’intervention surprise de Jubilé dérègle les circuits de Nanny et l’oblige avec son garde du corps Peter à se replier vers son vaisseau.

Pris à partie par le pouvoir élémentaire de Tornade, leur fuite est retardée, ce qui laisse le temps à Havok qui a repris ses esprits de caler une terrible rafale de plasma qui les désintègre… tuant du même coup Tornade !

Avec Silvestri, les X-men en plein deuil souffrent en Australie tandis que Polaris désorientée et réfugiée au Chili tente vainement des les contacter.

Havok parvient néanmoins à localiser l’appel grâce à l’ordinateur central de la base et Gateway téléporte les X-men au Chili pour tomber en plein milieu d’une attaque surréaliste de créatures de la Terre sauvage.

Désorientés par le pouvoir d’une créature nommé Whiteout, les X-men doivent faire face à de vieilles connaissances, les colosses Gaza l’aveugle et Barbarus aux quatre bras et le batracien Aquarius.

Polaris est cependant capturée par Zaladane et emmenée en Terre sauvage près de l’Antarctique.

Après avoir surclassé Ka-zar, Shanna et Nereel, Zaladane se revendique en effet comme la reine de la Terre sauvage et désire utiliser la technologie supérieure du Maitre de l’évolution pour faire muter Polaris.

Infiltré pour sauver sa bien aimée, Havok est découvert et capturé par Lupo une créature mi homme mi loup ayant une haine personnelle contre lui.

Zaladane semble posséder une grande palette de ressources, notamment le génie scientifique de Cervico seul capable de contrôler les appareils du Maitre et Larve, une créature capable de contrôler physiquement les corps des gens.

Larve utilise ses dons pour contrôler Colossus, Dazzler et Psylocke, aussi seule la réaction imprévue de Polaris dotée à présent d’une force surhumaine après sa mutation parvient à briser ce processus à sens unique.

La révolte de Polaris sème la confusion, permettant à Psylocke de briser le contrôle de Larve et de libérer les X-men.

Zaladane est éjectée par Havok, ses sbires aisément vaincus et même si la menace n’est pas complètement éliminée les X-men préfèrent entrer en Australie.
De retour en Australie, Pierce et ses Reavers s’acharnent sur Wolverine, crucifié en plein soleil, en de pénibles séances de torture.

Soumis au délire dans ce corps se refusant de mourir en raison de son pouvoir guérisseur, Wolverine voit en rêve lui parler ses proches : Psylocke, Kitty Pride, Dents de sabre, Tornade, Jean Grey, Mariko Yashida, Carol Danvers…

Il est même abandonné de manière surprenante par ses coéquipiers qui découragés préfèrent sous l’influence de Psylocke quitter les lieux pour se retirer dans une autre dimension.

C’est donc finalement la jeune Jubilé qui vient à son secours, le soustrayant sous la plume de Rick Leonardi à la folie des Reavers.

Rendu fou par cette fuite, Pierce lâche ses cyborgs sur la base, ce qui provoque une traque délicate dans chaque recoin que connait à présent Jubilé.

Wolverine toujours affaibli, blessé et choqué, gagne ainsi de précieux instants pour récupérer, réussissant à noyer une partie des Reavers après l’éclatement d’une canalisation reliée à un lac pour affronter en personne Pierce.

Le combat tourne court grâce à Jubilé qui ensevelit Pierce sous un mur.

Pendant que les Reavers pansent leurs blessures, on retrouve Tornade sous les traits d’une adolescente récupérée inconsciente dans l’Illinois et prise en charge par une équipe médicale.

L’histoire se complexifie lorsque Forge l’ex amant de Tornade la voit dans une transe prisonnière de son ex bourreau, le mutant égyptien Amahl Farouk.

Echappée de la Terre sauvage à bord d’un navire de pèche, Polaris est finalement récupérée par le Hurleur et Moira Mc Taggert qui la recueillent dans leur laboratoire de l’ile de Muir en Ecosse, sans se douter que Pierce les a designé à ses Reavers comme cibles à abattre.

Le Hurleur est abattu d’une balle en pleine poitrine sous les yeux d’Amanda Sefton, sorcière de son état et en visite sur l’ile mais finalement soigné par un des guérisseurs Morlock présent sur l'ile.

Amanda mobilise les défenses de l’ile constituées de Tom Corsi, Sharon Friedlander deux indiens et Polaris dotée à présent d’un physique à la Miss Hulk.

Ceux-ci s’avèrent utiles lorsque les Reavers attaquent violemment, arrosant tout ce qui bouge à l’aide de leurs puissantes armes à feu.

Daniel Haller, un des Morlocks gardé sur l’ile, plus connu sous le nom de Légion, sème le trouble dans le combat, faisant pencher la balance de l’un ou l’autre des cotés au gré de son psychisme perturbé.

Amanda dont les pouvoirs magiques ne suffisent pas face à des cyborgs, est capturée non sans une farouche résistance.

Remis de ses blessures, le Hurleur démolit Brisos et aidé par la super force de Polaris prend le dessus sur Cabèche et le redoutable Playboy aux tentacules vénéneuses.

Malgré cela, les deux héros sont mis KO par un force mystérieuse, jouant cette fois du coté des Reavers.

La situation délicate de la défense de l’ile, pousse Forge à convaincre la Freedom force de Mystique à intervenir.

Un moment équilibré, le combat penche de manière surprenante du coté des Reavers, Avalanche étant éventré par les griffes de Lady deathstrike, Mur électrocuté par Pierce en personne, l’invulnérable Colosse coulant également de manière inexpliquée par Légion qui bloque également les pouvoirs de Pyro.

Mystique découverte par Pierce, seul Forge peut à l’aide d’un fusil à haute précision tuer les Reavers en commençant par Cabèche ce qui force Pierce à la fuite.

Dans l’Illinois, l’agent Reisz du FBI approche la jeune Tornade, endormant la méfiance des médecins, pour se révéler un puissant télépathe à la solde Farouk et pour finir sous la plumme de Jim Lee, Matsuo Tsurayaba, chef de la Main propose à Hong-Kong une alliance avec le puissant Mandarin en lui livrant Psylocke récupérée vulnérable et dont les traits ont été modifiée pour ressembler à une asiatique athlétique à couper le souffle.

Longuement conditionnée mentalement par la Main, Psylocke tue symboliquement ses amis pour récupérer un à un les anneaux du Mandarin et devenir ainsi sa servante.

En conclusion, « X-men, l’intégrale 1989, tome 2 » est une copieuse intégrale pouvant se lire à plusieurs niveaux.

Difficile de prendre au sérieux la Société du serpent, équipe de troisième couteaux, sympathiques pour affronter Captain america ou Daredevil (encore que ?), mais incapable de rivaliser avec des X-men comme Tornade, Malicia, Colossus, Havok ou Psylocke.

Le style particulièrement pauvre de Vosburg n’arrange il est vrai pas les affaires d’Austin et il faut attendre Chris Claremont pour monter le niveau, avec une excitante histoire de robots sentinelle auto adaptatif du futur sur fond de drame personnel d’un sénateur américain.

Bien que je ne sois pas fan de Silvestri, son style demeure correct même si la finesse et la beauté de Jim Lee, lui ait pour moi largement supérieure, notamment par le superbe graphisme de la nouvelle Psylocke aux traits asiatiques, véritable bombe sexuelle devenue l’esclave du puissant Mandarin de Hong Kong.

Dans le registre des valeurs sure, l’aventure en Terre sauvage face à une nouvelle super méchante Zaladane, tient la route par son ampleur et son dépaysement, tandis que la large part laissée aux Reavers m’a parfois agacé notamment avec le style affreux de Leonardi, indigne pour moi de dessiner les X-men.

Le lecteur est en effet écœuré de l’acharnement de Pierce sur le corps martyrisé de Wolverine et de la brutalité de ses stupides tueurs aveugles s’en prenant à des X-men affaiblis, inexpérimentés, de second ordre ou lorsqu’ils sont de premier ordre comme le Hurleur, Polaris ou le Colosse, mystérieusement vaincus par les pouvoirs de l’étrange Légion.

Malgré ces choix discutables, une intégrale riche, dense, laissant entrevoir de captivantes histoires personnelles autour de Tornade poursuivie par son passé, Polaris asservie au Mandarin, Havok au tempérament difficilement contrôlable, ou la petite nouvelle Jubilé aide précieuse pour soutenir un Wolverine à bout de souffle.

Reste qu’avec des dessinateurs de plus haut niveau, le plaisir aurait sans doute été décuplé !

X-men, l'intégrale 1989, tome 2 (Chris Claremont, Terry Austin, Sally Pashto, Mike Vosburg, Marc Silvestri, Jim Fern, Jim Lee, Rick Leonardi)

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 21:14
Substance mort (Philip K Dick)

Voici de nouveau le plus atypique des maitres de la Science fiction en la personne de Philip K Dick qui livre en 1977 « Substance mort » l’un de ses livres les plus barrés.

« Substance mort » raconte l’histoire de Fred, un policier de la brigade des stupéfiants d'Orange County (Californie) dont la mission est de s’infiltrer dans le monde du trafic de drogue des années 90 pour faire tomber un réseau.

Fred est aidé dans sa difficile mission par un complet brouillé, merveille de technologie qui lui permet de modifier son apparence à volonté.

Dans l’univers des camés, il est donc Bob Arctor, gros consommateur qui fréquente un petit groupe de collègues junky se shootant à une drogue appelé la substance mort, diffusée à grande échelle aux Etats-Unis.

Certains comme Jerry Fabin ont le cerveau complètement ravagé par les effets secondaires de la drogue et finissent par perdre toute vie sociale, restant chez eu à voir sous l’effet de terribles hallucinations des nuées de pucerons les assaillir continuellement.

Toujours lucide, Arctor a des vues sur Donna Hawthorne, une toxicomane qui préférant la drogue au sexe, se refuse à ses avances et le fait cruellement souffrir.

D’autres personnes comme Charles Freck l’ami de Jerry, Luckman, Jim Barris le plus intelligent de l’équipe gravitent autour de son entourage proche.

Malgré les crises de paranoïa aigus de Barris, Arctor parvient à truffer sa maison de caméra vidéo afin que ses collègues puissent accumuler les preuves permettant d’accomplir leur mission.

Ils ignorent cependant en raison des facultés de transformation du complet brouillé que Fred et Arctor sont la même personne, et que Fred devient extrêmement mal à l’aise à l’idée d’enquêter pour se piéger lui-même.

Le livre surfe donc habilement sur cette ambigüité de la double personnalité, accentué par le fait que Arctor devient également accro à la Substance mort, ce qui finit par inquiéter les médecins de la police charger de le contrôler périodiquement.

En parallèle des tourments intérieurs de son personnage principal rongé une situation inextricable et un amour frustré, Dick tisse des dialogues surréalistes entre défoncés avec en toile de fond la méfiance croissante de Barris envers Arctor.

Ce délire paranoïaque se traduit par plusieurs situations cocasses comme le sabotage supposé de la voiture d’Arctor pour que le groupe se tue sur l’autoroute ou les investigations forcenés de Barris pour trouver les preuves que leur maison a été visitée par la police en leur absence.

Après un étonnant revirement ou Barris qui a bien failli tuer Luckman, vient lui-même dénoncer Arctor aux policiers, par vengeance personnelle autant que pour se disculper lui-même, Fred est finalement diagnostiqué par les médecins trop atteint par la drogue pour continuer sa mission et mis sur la touche.

Choqué, délirant et parlant à son insu en allemand, Fred a pour suprême douleur de voir Donna en réalité elle aussi une agent infiltrée, le conduire à New Path dans un centre de repos ou il devra se soigner en compagnie d’autres toxicomanes eux aussi gravement atteints.

Devenu Bruce, il entreprend son sevrage, passant des taches de balayeur à celles de planteur, comble du cynisme dans un champ servant à cultiver la fameuse Substance mort, dont les bénéfices de la vente servent secrètement au financement du centre.

La boucle est donc bouclée pour le malheureux Fred/Bob/Bruce …

En conclusion, « Substance mort » est dans le genre si particulier de Dick, une vraie réussite, portée cette fois assez peu sur l’aspect Science fiction, pour se concentrer sur les thèmes si cher à l’auteur : schizophrénie, frustration et paranoïa dans une société américaine uniformisée ou Mc Donald et Coca-Cola sont les valeurs dominantes.

Pour fuir, la seule issue semble les plaisirs artificiels des drogues, qui permettent de planer et d’élever son champs de conscience.

Pourtant, Dick ne tombe dans l’apologie et dresse un constat lucide de ses années de défonce, en soulignant les ravages mortels des drogues sur ses amis disparus ou devenus fous, auxquels se livre est finalement dédié.

Une œuvre douloureuse et cruelle donc, mais emplie de maturité et du talent de Dick.

Substance mort (Philip K Dick)

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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 21:38
Commando (Mark L Lester)

Coup de projecteurs dans les chères années 80 avec « Commando » bon vieux classique du film d’action de Mark L Lester.

Sorti en 1985, époque bénie pour les gros bras bodybuildés de l’époque, « Commando » raconte l’histoire d’un ancien colonel des commando de l’US Air Force, John Matrix (Arnold Schwarzenegger) rangé des affaires qui voit bouleverser la petite vie paisible qu’il mène avec sa fille Jenny (Alyssa Milano alors juvénile) dans une zone montagneuse isolée.

Malgré les mises en gardes de son ami le général Kirby (James Olson) quant à l’élimination des anciens de son unité d’élite, Matrix est pris par surprise par un commando composé d’hommes déterminés et surarmés qui liquide ses gardes, le neutralise et kidnappe sa fille.

Rendu enragé par cette disparition, Matrix tente le tout pour le tout, précipitant son pickup sans frein dans une colline pour tenter de couper la route aux ravisseurs.

Il réussit presque mais est finalement lui aussi capturé puis livré aux hommes de main d’Arius (Dan Hedaya) un général corrompu d’un pays d’Amérique centrale appelé le Valverde qui lui demande de l'aider à renverser le président en échange de la vie de sa fille.

Solidement encadré à l’aéroport, Matrix parvient cependant en raison de ses incroyables capacités physiques à tuer son garde du corps et à sauter de l’avion en pleine phase de décollage, pour revenir sur ses pas et ainsi filer son second gardien, Sully (David Patrick Kelly) un blanc malingre.

Matrix profite de la présence de Cindy (Rae Dawn Chong) une belle pilote de ligne soumise aux avances du malfrat pour la réquisitionner et le filer à bord de sa voiture de sport.

La chasse est pourtant plus ardue qu’il n’y parait, car Cindy opérant un courageux volte face demande à des policiers d’un centre commercial d’arrêter Matrix tandis que Sully, alerté par la bagarre qui en résulte n’hésite pas à faire feu contre les forces de l’ordre.

Après un situation confuse combinant bagarre, émeute et fusillades, Matrix reprend Cindy en main et la contraint à courser Sully, percutant sa voiture.

Le petit homme ne pèse ensuite pas bien lourd face à l’imposante musculature de Matrix et finit jeté du haut d’une falaise.

En fouillant dans ses affaires, Matrix découvre les coordonnées d’un motel ou il se rend avec Cindy, fermement décidée à présent à l’aider à retrouver sa fille.

Dans le motel, Matrix fait face à Cooke (Bill Duke) imposant mercenaire travaillant pour Arius.

Mais même Cooke finit tué après un violent mano à mano qui démolit pas moins de deux chambres d’hôtels.

Le duo infernal se rend ensuite dans un entrepôt s’avérant être une énorme cache d’armes.

Matrix y fait le plein en armes de tout acabit : fusil mitrailleurs, fusils, pistolets, grenades, explosifs, couteaux et même lance roquette !

Arrêté à la sortie par la police, il bénéficie de l’aide surprenante de Cindy qui tir au lance roquette sur le fourgon, lui permettant ainsi de s’échapper !

Mis cette fois sur la piste d’une ile d’Amérique centrale, le duo prend un hydravion et réussit grâce aux capacités de pilote de Cindy à décoller pour amerrir non loin de l’ile ou est détenue Jenny.

Matrix laisse alors Cindy dans l’avion et se lance seul à l’assaut de l’imposant palais fortifié d’Arius.

Déchainé l’ancien commando mitraille tout ce qui bouge, décimant les gardes par dizaines à lui seul, avec même comble de l’inventivité des outils de jardinage !

Une fois Arius liquidé et Jenny mise en sécurité, l’ultime face à face peut maintenant avoir lieu avec Bennett (Vernon Vells), ex collègue de Matrix, rangé autant par rancune personnelle autant que par appât du gain du coté des ravisseurs.

C’est au couteau que les deux hommes s’expliquent, Bennett finissant électrocuté puis embroché par un tuyau de vapeur (!).

Apaisé, Matrix se permet le luxe d’envoyer balader Kirby arrivé en renfort avec ses hélicoptères et part couler des jours heureux en famille avec la belle Cindy et sa fille.

En conclusion, « Commando » est la réponse du berger à la bergère de Schwarzenegger à Rambo/Stallone, avec un invincible ex soldat d’élite, massacrant tout ce qui marche, vole ou nage pour une vague histoire de rancune personnelle dont à vrai dire tout le monde se contrefout assez rapidement !

On comprendra aisément que le scénario n’est qu’un prétexte pour mettre en avant la star du muscle, Mister Arny en personne, en pleine jeunesse et il est vrai dans une forme éblouissante du haut de ses trente huit ans !

Répliques décalées, action quasi non stop et charisme de la star, parviennent donc à enrober le produit et (presque) à masquer l’invraisemblance des situations rencontrées !

A considérer donc comme un film référence, sinon culte dans le genre.

Et de là à avouer que j’ai toujours rêvé de la vie au grand air en voyant Schwarzy porter des troncs d’arbres et couper du bois devant son chalet de montagne avec piscine...

Commando (Mark L Lester)

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Published by Seth - dans Action
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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 10:18
Lost saison 3, épisodes 11 et 12 (Jeffrey Jacobs Abrams)

Lost toujours avec les épisodes 11 et 12.

Dans l’épisode 11 réalisé par Stephen Williams sur un scénario du duo fatal Damon Lindelof et Carlton Cuse, l’action se replace sur les naufragés restés sur l’ile, avec la traque d’un individu mystérieux et borgne aperçu sur un des moniteurs du projet Dharma.

Sayid (Naveen Andrews) dirige les opérations secondé par Locke (Terry O’Quinn) et Kate (Evangeline Lilly).

Le trio de choc arrive jusqu’à ce qui ressemble à une ferme plutôt confortable ou réside l’homme apparemment seul.

Sayid avance sans arme jusqu’à lui mais se fait tirer.

Touché à l’épaule, il parvient à raisonner suffisamment le borgne pour le faire approcher et le placer sous la menace des armes de Locke et Kate.

Désarmé, l’homme se confie, disant être Mikhail Bakunin (Andrew Divoff), le dernier survivant du projet Dharma laissé en vie par les Autres en échange de sa non ingérence dans leurs activités.

Bakunin est un russe, ex soldat mal à l’aise dans la vie civile après son départ de l’armée, ayant rejoint le projet Dharma pour redonner un sens à sa vie.

Tandis que Locke explore la maison du russe, découvrant un système de communication complexe et surtout un curieux jeux d’échecs sur ordinateur, Sayid relâche sa surveillance et permet à Bakunin de soigner sa blessure.

Pourtant un malaise s’installe assez vite compte tenu de la complexité des équipements de la maison.

Sayid révèle à demi mot à Kate que Bakunin ment et est un des Autres, mais une lutte violente éclate rapidement dans laquelle le Russe prend en otage Locke.

Mais Sayid et Kate ont également fait prisonnière Bea Klugh (April Grace) une femme noire membre des Autres, qui avait agressé violemment Kate dans le noir, aussi s’engage un échange périlleux entre prisonniers.

Locke refusant de céder au chantage, Bakunin tue Klugh mais est à son tour capturé.

Tandis qu’il est de nouveau interrogé, Locke pénètre les secrets de l’ordinateur et découvre que l’ile pouvait communiquer avec l’extérieur via une radio et une balise sous marine toutes deux malheureusement hors d’usage.

Il déclare alors la maison tombée aux mains de l’ennemi ce qui déclenche sa destruction.
Malgré les protestation de Sayid et Kate, Locke assume son acte, sachant en secret qu’il ne veut pas retourner à la vie normale pour se retrouver à nouveau paralysé des jambes.

Sur l’ile, Sawyer (Josh Holloway) ulcéré d’avoir perdu ses affaires, demande leur restitution au groupe au travers d’une partie de ping pong décisive, mais prend une humiliante défaite face à Hurley (Hugo Reyes), ce qui le contraint à ne plus user de surnoms pendant une semaine.

Les flash backs se focalisent sur Sayid, reconverti en cuisinier à Paris, mais enlevé par Sami (Shaun Toub) le mari d’une de ses anciennes victimes en Irak, Amira (Anne Bedian).

Après une violente séance de torture, Amira accepte de l’épargner devant ses remords sincères… mais l’ex soldat restera à jamais marqué par l’expérience.

Dans l’épisode 12, réalisé par Paul Edwards sur un scénario de Christina M Kim et Jordan Rosenberg, Sayid aidé par Rousseau (Mira Furlan) reconstitue à l’aide d’un plan de câblage électrique le réseau des maisons des Autres et se repère pour arriver jusqu’à leur village, hélas défendu par des pylônes capables de générer selon Bakunin, des hautes fréquences mortelles.

Locke perd patience devant les provocations de Bakunin et le jette entre les pylônes ce qui provoque sa mort instantanée.

Convaincus de la dangerosité du système de défense, les naufragés ont alors l’idée d’abattre un arbre pour passer au dessus.

Sur la plage, Claire (Emilie de Ravin) a comme idée de capturer des oiseaux migrateurs bagués pour faire passer un message de détresse sur terre.

Cette idée parait farfelue à Charlie (Dominic Monaghan) mais l’ex rocker accepte à regret d’aider la jeune femme.

Détourné de son aide par Desmond (Henry Ian Cusick) qui tente de l’écarter d’un danger mortel et fait fuir les oiseaux à coup de fusil, Charlie se sent très mal à l’aise avec Claire et négocie auprès de Desmond, la capture d’un oiseau qui se révèle en effet être bagué.

Cet épisode se penche longuement sur Claire, qui enceinte voit sa mère grièvement blessée après un lourd accident de voiture en Australie et découvre que son père est le chirurgien Christian Shephard (John Terry) le propre père de Jake (Matthew Fox).

Au final, Sayid, Danielle, Locke et Kate pénètrent à la lisière du village des Autres et découvrent avec stupeur Jake en train de jouer au football avec l’affreux Tom (MC Gainey).

En conclusion, « Lost saison 3, épisodes 11 et 12 », connait une première partie fulgurante dans laquelle l’action se déchaine avec la découverte du poste avancé de communication des Autres ou se trouvent le russe Bakunin et sa compagne Klugh, tous deux finalement tués après une période de tension intense avec le trio de choc des Autres.

Comme toujours, les flash back sur Sayid confronté à une de ses ex victimes qui le pardonne à Paris avec dignité et émotion est terriblement prenant.

Seule ombre au tableau, le personnage de Claire, toujours plus difficile à m’intéresser avec sa construction laborieuse, douloureuse et la (non) relation avec un Charlie qu’on devine aisément condamné à mort.

Quand aux autres stars, Jake et Sawyer, elles prennent pour le moment un repos bien mérité !

Lost saison 3, épisodes 11 et 12 (Jeffrey Jacobs Abrams)

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Published by Seth - dans Aventure
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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 09:32
Zero dark thirty (Kate Bigelow)

Très attendu après l’intense « Démineurs » voici à présent « Zero dark thirty ».

Sorti en 2012, « Zero dark thirty » traite d’un sujet passionnant, la traque d'une dizaine d'années d’Oussama Ben Laden, l’ennemi public numéro un depuis les attentats du 11 Septembre 2001.

Jeune enquêtrice de la CIA, Maya (Jessica Chastain) se porte volontaire pour une affectation au Pakistan afin de participer à l’interrogatoire d'Ammar (Reda Kateb), un des intermédiaires ayant servi de relai pour le financement des attentats du 11 Septembre.

Dans une prison secrète et hautement sécurisée, elle assiste à des séances de tortures orchestrées par Dan (Jason Clarke) afin de briser la résistance d’Ammar.

Après avoir été attaché, privé de nourriture de sommeil, asphyxié par le supplice de la serviette humide, Ammar finit comme tout le monde par craquer et livre le nom d’Abu Ahmed al Koweïti réputé être le messager privé de Ben Laden.

En bonne enquêtrice, Maya croise ses sources et collecte divers témoignages de terroristes ou soutiens logistiques, financiers essentiels aux rouages de la machinerie jihadiste et acquiert la certitude qu’Abu Ahmed est la clé de l’énigme.

Epuisé nerveusement par son sale boulot, Dan passe la main et prend quelques vacances.

Bénéficiant du soutien de sa collègue Jessica (Jennifer Ehle), Maya poursuit la difficile traque d’Abu Ahmed, échappant de justesse à un attentat dans un restaurant pourtant chic de l’Hotel Marriott d’Islamabad.

Il en faut plus pour démoraliser les deux femmes.

Passionnée par son enquête, Jessica établit un contact avec un chef terroriste nommé Hassan Ghoul (Homayoun Ershadi) et se rend en Afghanistan pour l’interroger dans l’environnement sécurisé de Camp Chapman.

Mais malheureusement, ceci s’avère un piège et Ghoul se fait exploser à l’aide d’une ceinture d’explosifs dans l’enceinte même du camp, provoquant la mort de Jessica.

Ceci ne fait que renforcer la détermination de Maya qui pense elle que Ben Laden ne se cache pas dans une zone tribale sauvage entre le Pakistan et l’Afghanistan, mais dans une grande ville ou il peut bénéficier des soins pour soigner son diabète et accéder aux communications lui permettant de diriger son réseau mondial.

A force de ténacité, elle fouine dans de vielles archives non exploitées et oriente ses soupçons sur un certain Ibrahim Sayeed dont les mouvements semblent correspondre avec une activité centrale au sein d’Al Quaida.

Maya parvient à rallier son chef George (Mark Strong) à ses thèses ce qui lui accorde d’importants moyens lui permettant de pister le portable de Sayeed.
L’homme est longuement traqué en voiture par une petite équipe locale qui parvient à le photographier après un difficile jeu de cache cache dans les marchés et les ruelles de la ville d’Abbottabad.

La suite est plus facile car Sayeed mène logiquement les enquêteurs jusqu’à une villa isolée et puissamment fortifiée qui oriente vers de fortes probabilités de la présence d’un gros bonnet d’Al Quaida dans les parages.

Convaincue de la présence de Ben Laden dans la villa, Maya pousse sa hiérarchie à une intervention armée, mais celle-ci hésite demandant un surplus de preuves afin que le président Obama puisse prendre la bonne décision en minimisant les risques d’erreurs.

Malgré les réserves compréhensibles du conseiller à la sécurité nationale (Stephen Dilane), Léon Panetta (James Gandolfini) le directeur de la CIA finit par se ranger aux arguments de Maya et déclenche une opération faisant appels aux SEALS, les commandos de la Marine.

Ils utilisent alors trois prototypes d’hélicoptères furtifs pour voler de nuit à basse altitude jusqu’à Abbottabad, débarquer des hommes pour investir la villa.

Même si un des appareils se crashe en raison d’un problème technique, les deux autres prennent place dans la cour intérieure et mènent l’assaut contre plusieurs maisons ou se trouvent trois familles.

Quelques hommes et femmes membre de la famille sont tués dans une courte fusillade avant d’enfin arriver à l’étage pour tuer Ben Laden en personne.

Le gourou d’Al Quaida est identifié, un maximum de documents amassés (fichiers électroniques, papiers, vidéos) avant de déguerpir face à l’intervention imminente de l’armée pakistanaise.

Exténuée mais libérée une fois la nouvelle rendue officielle, Maya est ramenée aux Etats-Unis dans un avion militaire.

En conclusion, « Zero dark thirty » est un film fort et souvent difficile à regarder en raison de son sujet pénible mais néanmoins nécessaire : la lutte contre le terrorisme mondial.

Très critiquées mais néanmoins réelles, les scènes de torture des prisonniers d’Al Quaida, restent difficiles à supporter puis condamnées officiellement par le président Obama, même si leur efficacité semble avoir été importante.

Derrière l’action et la violence, le film permet de comprendre le travail de fourmi des analystes de la CIA, qui dans l’ombre accumulent et recoupent des informations pour traquer et identifier les cibles à abattre.

C’est dans ce registre, plus que dans l’intervention commando finale certes musclée mais avec un fort gout de déjà vu que « Zero dark thirty » se fait passionnant et permet de comprendre que Ben Laden ne s’est en réalité jamais caché au fin fond de grottes dans les zones tribales à cheval entre Pakistan et Afghanistan mais a vécu comme un gros bonnet de la Mafia, dans une zone discrète et étanche près d’une ville, utilisant un système complexe de messagers pour les nécessaires communications avec l’extérieur.

Après le très réussi « Démineurs » Bigelow se surpasse encore pour livrer un film majeur particulièrement prenant à toutefois déconseiller aux âmes sensibles !

Zero dark thirty (Kate Bigelow)

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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 09:37
L'homme de Rio (Philippe de Broca)

Nous sommes toujours dans le vieux cinéma avec « L’homme de Rio » films ultra populaire de Philippe de Broca.

Sorti en 1964, « L’homme de Rio » marque une nouvelle collaboration entre le réalisateur et son acteur fétiche, Jean-Paul Belmondo alors jeune et pétant de santé.

Cette histoire de course poursuite invraisemblable commence à Paris ou une statuette maltèque est dérobée au Musée de l’Homme.

Appelé sur les lieux, l’inspecteur de police (Daniel Ceccaldi) chargé de l’enquête interroge le professeur Catalan (Jean Servais), qui a participé avec deux autres scientifiques à l’expédition en Amazonie ayant ramené trois statues maltèques extrêmement rares.

Il tombe également sur Adrien Dufourquet (Jean-Paul Belmondo), soldat de seconde classe affecté à Besançon, qui fréquente Agnès Villermosa (Françoise Dorléac), la fille d’un des trois explorateurs, décédé depuis.

Après une certaine confusion, Agnès est enlevé par deux hommes en bas du Musée.

N’écoutant que son courage, Adrien se lance à leur poursuite, arrive à l’aéroport, et s’embarque dans un vol pour Rio de Janeiro.

Une fois sur place, il perd bien entendu dans l’immensité de la ville, la trace des ravisseurs et commence à errer.

Il rencontre Sir Winston (Ubiracy de Oliveira), un petit cireur de chaussures avec qui il sympathise et qui le renseigne aussi …

Adrien échappe à un des tueurs, qui tente de lui décocher une flèche empoisonnée puis le file jusqu’à un hôtel face aux plages dans lequel est séquestrée Agnès.

Il grimpe à la façade, entre par la fenêtre, arrache par force une Agnès droguée aux ravisseurs, deux Brésiliens patibulaires et s’enfuie avec elle.

Le couple bénéficie de l’aide de Winston qui appelle quelques gros bras de la rue pour le protéger les héberge dans sa modeste cabane près de la plage.

Agnès conduit Adrien jusqu’à la maison de son père et le guide pour creuser et trouver le seconde statue jusqu’ici soigneusement cachée.

Mais leur joie est de courte durée, puisque de nouveaux les Brésiliens les attaquent, l’un d’entre eux Tupac (Milton Ribeiro) semblant pratiquement invulnérable physiquement.

Une fois la seconde statue dérobée, le couple décide de trouver le troisième homme, le Brésilien De Castro (Adolfo Celi), qui finançait l’expédition en Amazonie.

L’homme mène grand train à Brasilia, ville nouvelle alors en pleine construction, et sortie du cerveau du génial architecte Oscar Niemeyer.

De Castro les reçoit dans sa somptueuse demeure au design futuriste mais est tué peu après par Catalan, qui est en réalité derrière toute cette machination dans le but de récupérer les trois statues.

Catalan dérobe la troisième statue de De Castro, kidnappe de nouveau Agnès à l’aide des gorilles et s’enfuie en avion jusqu’en Amazonie.

Fidèle à lui-même, Adrien se lance à sa poursuite, échappant aux tueurs à coups d’acrobaties dans les buildings de Brasilia, dérobant un petit avion à hélice et se posant en catastrophe en pleine jungle amazonienne (!).

Aidé par un baroudeur français, Adrien se sort des pièges de la jungle et échoue dans bar à voyou ou chante la dénommée Lola (Simone Renant).

Maitresse de Catalan, Lola tente de faire exécuter Adrien mais se trompe de cible en choisissant le baroudeur.

Adrien intervient sauvant in extremis la vie de son ami et déclenche un bagarre générale dans le bar, ce qui leur permet de s’enfuir.

L’aventure se termine en pleine jungle, après que Catalan qui ait tenté d’aligner les trois statues dans une grotte pour trouver un trésor soit mort enseveli et que le couple Adrien-Agnès ne parvienne à s’extirper de la jungle déjà à l’époque en pleine déforestation.

En conclusion, « L’homme de Rio » est sans doute le parfait film d’aventures, avec un scénario de bandes dessinées à la Tintin, un rythme trépidant ne laissant aucunement souffler le spectateur et un exotisme débridé permettant de voyager de Rio de Janeiro à l’Amazonie en passant par Brasilia, alors objet de fascination pour le monde entier.

Belmondo est idéal dans ce type de rôle, mettant parfaitement à profit son courage, ses performances physiques et son coté hâbleur, baroudeur et séducteur.

Parfait produit divertissement pour l‘époque, « L’homme de Rio » ne serait malgré son dynamisme et son bon esprit, faire tout à fait oublier la faiblesse de son scénario et de ses dialogues souvent consternants de bétise.

L'homme de Rio (Philippe de Broca)

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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 08:57
La prisonnière du désert (John Ford)

Exploration du western classique avec « La prisonnière du désert » de John Ford.

Sorti en 1956, « La prisonnière du désert » se déroule au Texas ou un ancien soldat confédéré de la guerre de Sécession, Ethan Edwards (John Wayne) revient fourbu chez son frère Aaron.

Il est bien accueilli et célèbre les joies des retrouvailles en famille, notamment aves les enfants d’Aaron, Debbie (Nathalie Wood), Lucy (Pippa Scott) et Martin Pawley (Jeffrey Hunter), un fils adoptif doté de sang indien.

Mais la quiétude de la vie au ranch est troublée par l’arrivée d’une troupe de rangers commandée par le capitaine Clayton (Ward Bond) révérend de son état, qui annonce le vol de bétail par une tribu d’indiens comanches.

Ethan et Martin accompagnent les rangers pour traquer les Indiens mais découvrent qu’ils ont été volontairement éloignés du ranch qui était la véritable cible du raid.

Lorsqu’ils reviennent sur place, les maisons ont été brulés, les parents Edwards assassinés et les deux filles Debbie et Lucy enlevées.

Après un enterrement sommaire, Ethan voit rouge et se lance accompagné de Martin, Brad Jorgensen (John Qualen) le fiancé de Lucy et des Rangers dans une traque folle pour retrouver les deux filles.

Mais les Indiens commandés par un chef appelé le Balafré (Henry Brandon) les encerclent et les attaquent.

Les cow boys fuient en traversant un fleuve et parviennent à s’en sortir après une intense fusillade.

Après avoir perdu la trace des Indiens, les Rangers renoncent tandis que les trois hommes, mus par un désir personnel, continuent.

La découverte du corps sans vie de Lucy rend Lars fou de rage et le pousse à se lancer seul dans le désert pour on le devine être rapidement tué.

Réduits à deux, Ethan et Martin doivent repousser des attaques de bandits et finissent eux aussi par rebrousser chemin chez les Jorgensen qui leur prêtent assistance.

Lors de leur séjour, on découvre l’amour puissant qui unit Laurie Jorgensen (Vera Miles) à Martin, bien que celui-ci finisse contre son avis par imiter son mentor Ethan et à repartir traquer les Comanches.

Les deux hommes font du commerce avec les Indiens pour les approcher, leur vendant des vêtements.

Au cours d’une scène de troc particulièrement cocasse, Martin hérite d’une épouse indienne qui le suit fidèlement à son grand embarras et finit par la pousser à partir rejoindre les siens.

Malheureusement la fidèle indienne est retrouvée morte plus tard après un horrible massacre perpétré par la tribu du Balafré.

En continuant leurs recherches, les deux hommes apprennent que Debbie est toujours en vie mais qu’elle a été intégrée à la tribu du Balafré.

Par l’intermédiaire d’un négociant mexicain, ils parviennent à approcher le Balafré et à voir Debbie qui se comportant à présent en indienne refuse de les suivre.

Ulcéré par cette décision, Ethan envisage de la tuer mais se heurte à l’opposition farouche de Martin.

Après une lutte indécise, les deux hommes fuient à nouveau pour échapper aux Indiens, parvenant à trouver refuge dans une grotte et à repousser in extremis leur charge.

Blessé à l’épaule par une flèche, Ethan accepte de mauvaise grâce de revenir à la ferme des Jorgensen avec Martin.

Ils y découvrent avec stupeur le mariage de Laurie, qui lassée de ne plus recevoir de nouvelles de Martin durant cinq ans s’est résignée à épouser le riche commerçant Charlie Mc Corry (Ken Curtis).

La réaction de Martin est très primaire et une lutte éclate entre les deux hommes sous le regard amusé et excité des convives, auxquels appartient Clayton sous les attributs d’un homme de religion.

Après une empoignade virile mais correcte, Mc Corry renonce au mariage, mais cet épisode est vite effacé par l’arrivée d’un jeune lieutenant, Greenhill (Patrick Wayne), qui annonce que la tribu du Balafré a été localisée.

Appuyé par l’armée, les Rangers s’apprêtent donc à prendre d’assaut le camps indien mais Martin négocie de justesse avec Clayton une tentative pour extraire Debbie avant l’attaque alors que Ethan, s’apprêtait lui à la sacrifier sans remord.

Martin parvient à ses fins, et l’assaut a lieu, provoquant la mort du Balafré.

Le cœur d’Ethan s’assouplit finalement et le pousse à finalement considérer de nouveau sa nièce et non comme une âme perdue.

Martin peut donc revenir au ranch des Jorgensen pour y épouser Laurie, tandis qu’Ethan repart seul dans le désert …

En conclusion, considéré comme un grand classique, « La prisonnière du désert » est en réalité un film assez lent, à l’action mollassonne, montrant de manière flagrante l’antagonisme entre les tribus indiennes et les éleveurs américains.

Le thème de l’enlèvement est prétexte à une longue quête dans des paysages superbes entre les déserts de Monument valley (dans l’Utah) et les montagnes du Colorado.

L’indien n’est ici pas réellement humanisé ou considéré puisque les personnages restent assez stéréotypés à l’exception des rôles principaux de Wayne et Hunter, tous les deux parfaits en hommes blessés, l’un par un sentiment diffus de déchéance après la Guerre perdue par le Sud, l’autre par ses origines métissées.

La beauté et la grâce des actrices féminines, que ce soit Wood ou Miles, ne suffit pas non plus à masquer le maigreur de leurs rôles.

Loin de partager l’engouement général pour ce western trop traditionnel à mon gout, je pense que « La prisonnière du désert » comblera davantage les amateurs de western à l’ancienne avec acteurs virils, bagarres médiocres et splendides paysages.

La prisonnière du désert (John Ford)

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 23:18
La guerre Iran Irak, première guerre du Golfe 1980-1988 (Pierre Razoux)

Lorsque j’avais une dizaine d’années, mon meilleur ami était Iranien et s’appelait Sina.

Sans que je comprenne un jour pourquoi, cet ami m’a été arraché et a du rentrer en Iran en plein milieu de la guerre contre l’Irak.

Sina m’a ensuite écrit une belle lettre ou il me parlait des bombardements, je lui ai répondu mais n’ai jamais eu de réponse en retour.

Cet épisode m’a marqué étant enfant aussi est-ce avec le plus grand intérêt que je vais maintenant chroniquer « La guerre Iran Irak, première guerre du Golfe 1980-1988 » de l’historien Pierre Razoux.

Cet ouvrage imposant de plus de 500 pages publié en 2013 se propose de décortiquer les origines du conflits, les différentes forces agissant pour soutenir les deux camps, les étapes de la guerre et les répercussions sur le monde quelles soient politiques ou économiques.

Comme souvent on trouve à l’origine du conflit un litige territorial, des territoires comme le Khouzistan arabophone, zone marécageuse pétrolifère séparée des deux camps par le fleuve Chatt el Arab avec du coté irakien Bassora et du coté iranien Abadan.

Saddam Hussein déjà président de l’Irak, qu’il dirige d’une main de fer en éliminant ses opposants et terrorisant son propre camp, parait à l’origine du conflit et profite de la chute du chah d’Iran, renversé par la dictature islamique de l’ayatollah Ruhollah Khomeiny pour attaquer un régime qu’il estime affaibli car miné par des conflits intérieurs et incapable de résister à une offensive musclée.

Bien qu’ambitieux, Saddam Hussein sait qu’il n’a pas les moyens de contrôler un pays aussi vaste et peuplé que l’Iran, c’est pour ceci qu’il déclenche en 1980 une guerre qu’il espère courte et décisive.

Du coté irakien, on mise sur du matériel soviétique de qualité moyenne mais en quantité impressionnante assurant une domination des forces terrestres avec chars T-55, T-62 et canons, tandis que les Iraniens resteront supérieurs au niveau aérien en profitant de la supériorité technologiques des avions américains Phantom, Tomcat des hélicoptères Cobra achetés par le chah, mais également d’un point de vue maritime avec des vedettes rapides et quelques frégates, alors que leurs rivaux ne disposent au mieux que de patrouilleurs.

Echaudé par les quelques revers essuyés par ses MiG et Su, Saddam Hussein comprend vite qu’il ne pourra pas compter sur une maitrise écrasante des airs et lance une offensive terrestre lui permettant d’effectuer une percée jusqu’à la ville de Khorramchahr.

Se pensant arrivé au but, il stoppe devant la résistance iranienne son offensive et entreprend des négociations qu’il espère en sa faveur avec l’Iran.


Mais l’effet obtenu est alors tout opposé, le pays agressé fait bloc, exige le départ de Saddam, des réparations pour les dommages, un référendum pour le Kurdistan.

Fanatisé par les mollahs et par la défense de son territoire, l’Iran fait bloc, exhumant la fierté perse contre l’envahisseur arabe.

Khomeiny qui fait office de guide spirituel se tenant en retrait de la vie politique, dirige en réalité dans les principaux dirigeants que sont les ayatollahs Akbar Hashemi Rafsandjani et Ali Khamenei, le premier nommé se révélant être un chef de guerre charismatique et le second plus religieux introverti que homme d’action.

Ensemble, les trois hommes créent des unités de pasdarans, composés de jeunes garçons fanatisés par la religion, combattant aux cotés de l’armée régulière, plus entrainée et mieux armée.

Ces pasdarans seront envoyés pour se sacrifier en des charges suicidaires afin de submerger les positions irakiennes.

Du coté géopolitique mondial, engoncés dans une logique de Guerre froide, les autres pays s’alignent non sans duplicité sur l’un ou l’autre camps dans cette région vitale pour leurs économies.

Partenaire historique de l’Irak, l’URSS continuera ses livraisons d’armes tout en tentant quelques rapprochement de circonstances avec l’Iran à la fin du conflit pour contrer leurs rivaux américains, conserver une influence au Moyen-Orient et aider les Iraniens à développer leur programme nucléaire.

Les Etats-Unis afficheront tout d’abord une neutralité de bon aloi avant devant l’intransigeance doctrinale de l’Iran à leur égard, de devoir intervenir eux-mêmes militairement pour libérer le détroit d’Ormuz.

La France comme la Chine et la plupart des autres pays, soutiendra massivement l’Irak en livrant de puissants chasseurs Mirage et Super étendard, et en soutenant le programme nucléaire irakien en fournissant l’assistance technique à la construction de la centrale nucléaire d’Osirak, avant que celle-ci ne soit détruite par l'armée israélienne en 1981.

Du coté des puissances locales, le Koweït souffrira de son encombrant voisin irakien, tandis que l’Arabie Saoudite bien que craignant l’ambition de Saddam Hussein, choisira l’Irak contre son vieux rival chiite.

La Syrie, rivale de l’Irak se rangera aux cotés de l’Iran tout comme la Libye du colonel Kadhafi ennemi personnel de Saddam, mais on retiendra surtout le rôle de la Turquie qui achètera la quasi-totalité du pétrole iranien et une bonne partie du pétrole irakien, profitant d’une occasion inespérée de s’enrichir et de préserver sa neutralité.

L’Iran comptera aussi un allié inattendu, Israël qui livrera dans le plus secret également des armes pour combattre la menace irakienne jugée beaucoup plus proche et menaçante.

Au total, durant les huit années de guerre, la plupart des grandes industries militaires du monde décrochèrent des contrats mirifiques en venant des armes, matériels et munitions souvent indistinctement aux deux camps, allant même jusqu’à violer par appât du gain les traités internationaux ratifiés par leur pays avec au passage de retentissants scandales impliquant des personnages politiques ou militaires de très haut rang.

Nourri d’un fort sentiment de revanche et galvanisés par leurs leaders, les Iraniens mobilisent leurs troupes pour résister, bloquer l’avancée irakienne à Abadan, puis ensuite contre attaquer en 1981 en ouvrant un nouveau front Kurdistan ou les peshmergas pro iraniens du PDKI prennent les armes contre les Irakiens.

L’Irak est obligé de déplacer des troupes dans une région montagneuse et difficile d’accès et ouvre ainsi une possibilité de contre attaque exploités par les vagues de fantassins pasdarans qui appuyés de chars parviennent à refouler les soldats irakiens à Suze puis au Khouzistan en 1982 avec la reprise symbolique de Khorramchahr, réputé entre un Stalingrad perse en raison de la violence des combat rue par rue.

Encouragés par leurs victoires, Khomeiny et Rafsandjani refusent toute tentative de médiation et lancent ensuite une énorme attaque sur une ligne étendue entre Bassora et Kirkouk afin de frapper l’Irak au cœur de son économie.

Malgré de sanglants combats, l’armée irakienne appuyée par son aviation et l’emploi pour la première fois d’armes chimiques (gaz moutarde ou neurotoxique de type sarin) parvient à stopper l’invasion.

La poussée iranienne continue en 1983 grignotant un peu de territoire aux Irakiens aux prix d’énormes pertes humaines.

Même si Saddam Hussein bénéficie d’un machine cryptographique lui permettant de prévoir les grands mouvements de l’armée régulière en interceptant ses communications, cet avantage stratégique ne peut l’empêcher de perdre les iles Majnoun plateformes pétrolières situées dans un zone marécageuse au nord de Bassora.

Incapable de porter un coup décisif à l’Irak, l’Iran va changer de tactique et avoir recours à une stratégie d’attentats, d’enlèvements et de prises d’otages au Liban afin de faire pression sur des pays comme la France avec qui existe un contentieux depuis l’arrêt en 1979 du programme Eurodif qui devait permettre à l’Iran de développer son programme nucléaire par la livraison de trois centrales nucléaires Framatome.

Sous la présidence de François Mitterrand, les relations se tendront à l’extrême entre les deux pays chacun exerçant des pressions sur leurs ambassades et sur des échanges de prisonniers comme le terroriste Anis Nakache finalement gracié contre la libération d’otages.

Les Américains ont aussi leurs lots d’attentats et d’enlèvements, allant même jusqu’à se lancer sous Ronald Reagan dans une entreprise secrète de négociations périlleuses consistant à livrer des armes à l’Iran en échange de la libération de leurs otages.

Devant l’enlisement, Saddam Hussein change de tactique, bombardant les villes majeures comme Téhéran par avions ou missiles scud avec des résultats mitigés.

L’Iran répliquera également, frappant en retour Bagdad mais même les bombardements des raffineries pétrolières seront insuffisants pour affaiblir de manière significative l’économie de tel ou tel camp.

De son coté, le roi Fahd d’Arabie observe une stratégie efficace visant à faire chuter le cours du baril de pétrole, pour affaiblir l’économie de l’Iran.

A plusieurs reprises, l’Iran lance des offensives de grande ampleur pour faire tomber Bassora dans une zone qui entre 1985 et 1987 peut être comparée à un Verdun du Moyen-Orient par l’horreur des combats qui s’y déroulent, le sacrifice des hommes et la destruction des matériel tanks ou hélicoptères.

Après de multiples assauts et des dizaines de milliers de morts des deux cotés, l’Iran, exténuée et démoralisée, finit par renoncer et change de stratégie en utilisant le bombardement ou la dépose de mines contre les pétroliers venant se ravitailler dans le détroit d’Ormuz, ce qui entraine le franchissement d’une étape dans l’escalade avec un risque évident de dérapage à plus grande échelle.

Après l’attaque de plusieurs navires américains, les Etats-Unis sont alors contraints d’intervenir à Ormuz en 1987 et déploient d’importants moyens aéronavals avec porte-avions, destroyers, frégates et même base navale flottante dans laquelle embarquent les commandos des Seals.

Malgré un certain panache devant la disparité des forces en présence, la Marine iranienne est balayée et les structures dans lesquelles s’abritaient les poseurs de mines détruites.

Dans le chaos de l‘affrontement, un avion de ligne iranien est abattu par un croiseur ultra automatisé l’USS Vincennes, ce qui aggrave la crise diplomatique entre les deux pays et provoquera l’attentat du Lockerbie avec Kadhafi en exécutant.

Profitant de ce répit, Saddam Hussein reprend la majeure partie des territoires perdus et règle ses comptes en 1988 avec les Kurdes pro iraniens en faisant larguer des bombes chimiques sur le village rebelle de Halabja.

Sentant le vent tourner, l’Iran affaibli par la montée du cours du pétrole, les incursions américaines qui ont annihilé leur capacité d’intervention à Ormuz et par les lourdes ponctions de combattants engagés dans des combats-sacrifices face à un ennemi mieux armé et organisé, finit par céder et à ouvrir une négociation.

Malade, l’ayatollah Khomeiny en personne accepte avant de mourir de mettre son inébranlable orgueil de coté pour accepter les conditions d’un retour au status quo territorial sans exiger de réparations.

Saddam Hussein accepte de clore cette guerre qui lui a finalement échappé et commence ensuite à réfléchir au Koweït comme une proie tentante et plus facile à prendre que le coriace Iran.

En conclusion, « La guerre Iran Irak, première guerre du Golfe 1980-1988 » est un ouvrage passionnant m’ayant permis de tout comprendre ou presque de ce conflit contemporain terriblement meurtrier qui aura causé la mort de 680 000 personnes dont 500 000 Iraniens.

On est frappé de l’ampleur des combats, de la terrible ingéniosité des militaires et des ingénieurs, qui rivalisèrent de trouvailles pour utiliser leurs armements et le relief du terrain pour arriver à leurs fins.

Guerre d’usure ou le fanatisme religieux des Iraniens compensa la supériorité technologique et stratégique des Irakiens, la guerre entre l’Iran et l’Irak se distingua par son extrême violence, la puissance de son armement aérien, terrestre et à un degré moindre maritime, par le sacrifice des soldats et l’emploi d’armes chimiques.

Difficile également de ne pas être écœuré devant le cynisme des autres pays qui tout en condamnant le conflit et en s’emmêlant dans des organisations incapables d’actions (ONU, Ligue arabe ..) a profité du conflit pour faire tourner à plein régime son industrie d’armement et énergétique nucléaire et pétrolière.

Enfin, tout en nous rappelant que l’Iran bel et bien commandité des attentats à Paris et dans des TGV dans les années 80, ce magnifique ouvrage montre de manière éclatante l’antagonisme profond entre les Perses repliés dans un chiisme radical et les Arabes sunnites plus prosaïques comme l’Irak ou l’Arabie saoudite, antagoniste qui se vérifie encore aujourd’hui à la lumière des tristes conflits récent en Irak et en Syrie.

A recommander donc pour tous les passionnés d’Histoire et ceux qui comme moi voulaient comprendre ce qui était arrivé à Sina de retour dans l’Iran des années 80...

La guerre Iran Irak, première guerre du Golfe 1980-1988 (Pierre Razoux)

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 16:05
Lost saison 3, épisodes 9 et 10 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 3, épisodes 9 et 10 ».

Dans l’épisode 9 réalisé par Paris Barclay sur un scénario de Christina M Kim et Elisabeth Sarnoff, Juliet Burke (Elisabeth Mitchell), se trouve mise en accusation après la mort de Pickett (Michael Bowen) et l’accident qui a failli couter la vie à Benjamin (Michael Emerson).

Pris d’un remord, Jake (Matthew Fox) tente sans grand succès de mentir pour la sauver et se retrouve mis en quarantaine dans les cage à ours qui accueillaient précédemment Sawyer (Josh Holloway) et Kate (Evangeline Lilly) avant leur fuite.

Isabel (Diana Scarwid) une blonde entre deux âges semble présider ce simulacre de procès tandis que Tom (MC Gainey) prend la direction du groupe des Autres.

Revenu sur leur ile, Sawyer et Kate campent dans la jungle et laissent partir Karl (Blake Bashoff) très perturbé par sa séparation d’avec Alex (Taina Raymonde).

Ils sont chaleureusement accueilli par leurs collègues.

Sur l’autre ile, Jake tient bon et se retrouve à nouveau en position de force lorsqu’il découvre que Benjamin a une infection potentiellement mortelle après son intervention.

Il négocie donc l’acquittement et libération de Juliet mais c’est ensuite tous les Autres qui quittent l’ile, revenant sur l’ile des premiers réfugiés.

Le flashback montre de manière étonnante Jake seul en Thaïlande faisant la connaissance dans un cadre idyllique d’Achara (Bai Ling) une séduisante et mystérieuse jeune femme, qui se dit propriétaire d’un don lui permettant de voir dans les gens.

Dubitatif, Jake force Achara à le tatouer de plusieurs symboles chinois et a comme mauvaise surprise de se faire passer à tabac par plusieurs hommes de main et se faire intimer l’ordre de quitter la Thaïlande.

L’épisode 10 réalisé par Eric Laneuville sur un scénario d’Edward Kitsis et Adam Horowitz, est presque entièrement consacré à Hurley (Jorge Diaz), abandonné encore enfant par son père (Cheech Marin), puis poursuivi après son gain au loto par sa terrible malédiction qui conduit à la chute d’une météorite sur le premier magasin de fast food qu’il tente d’ouvrir, ce qui cause la mort d’une journaliste (Tricia Tanaka).

Dépité, Hurley retrouve son père après 17 ans et le soupçonne de ne revenir que pour l’argent.

Sous la pression de sa mère Carmen (Lillian Hurst), Hurley réacceuille son père et lui montre une vieille voiture qu’ils réparaient ensemble : une réconciliation semble possible.

Toujours actif, Hurley pousse son ami Charlie (Dominic Monaghan) ébranlé par la révélation de sa mort prochaine par Desmond (Henry Ian Cusick) à venir avec lui pour remettre sur pied un vieux van retrouvé dans la jungle.

Epaulés par Sawyer et Jin (Daniel Dae Kim), le duo parvient à redresser le van ayant appartenu aux Autres et garni de bières.

Refusant d’abandonner, Hurley pousse le van dans une descente prenant des risques considérables et parvient in extremis à remettre le moteur en marche, s’offrant une virée des plus agréables avec ses amis.

En conclusion, « Lost saison 3, épisodes 9 et 10 », marque un peu le pas par rapport aux épisodes précédents, beaucoup plus riche en événements et actions.

On se perd dans les errements de Jake en Thaïlande sans en comprendre le sens et la vie de Hurley ne parvient guère à passionner.

L’action se ralentit avec une transition amenant les Autres à quitter leur ile de travail pour revenir au plus près des naufragés.

Seul point sympathique, la virée en van, jolie parenthèse de plaisir offerte dans un climat d’angoisse et de stress.

Lost saison 3, épisodes 9 et 10 (Jeffrey Jacobs Abrams)

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 10:35
John Carter (Andrew Stanton)

Paru en 2012, « John Carter » est une adaptation d’Andrew Stanton d’un roman culte de Science fiction écrit en 1917 par Edgar Rice Burroughs.

L’histoire commence par un jeune anglais du nom d’Edgar Rice Burroughs (Daryl Sabara) qui apprend la mort de son oncle John Carter (Taylor Kitsch) et le fait qu’il hérite d’un gigantesque manoir ou il découvre un vieux manuscrit laissé sur place.

Curieux, Edgar lit le manuscrit et apprend à connaitre l’histoire de son oncle, chercheur d’or du début du XX ième siècle, qui connait comme beaucoup de ses collègues des difficultés financières qui l’amènent à se faire refuser de crédit par les commerçants et en raison de son tempérament bouillant se faire incarcérer.

En prison, on découvre un homme solitaire, ex soldat à la réputation flatteuse qui refuse obstinément d’avoir encore à faire à l’armée.

Après une évasion et une course poursuite avec les soldats, Carter se réfugie dans une carrière indienne et trouve un talisman magique, qui lui fait perdre confiance et se réveille sur une planète inconnue et désertique, Mars.

Il a rapidement affaire aux populations locales, les Tharks, humanoïdes verdâtres haut de plus de deux mètres et dotés de quatre bras.

Ebloui par les étonnantes capacités physiques de Carter capable d’accomplir en raison de la faible gravité des bonds prodigieux, Tars Tarkas (William Dafoe) le chef des Tharks, capture Carter et le prend sous sa protection.

Amené au campement, Carter découvre une société guerrière et clanique ou la force sert souvent à régler les conflits.

Rebelle, Carter tient tête à ses geôliers qui le traitent comme un bête curieuse, mais est pris en compassion par Sola (Samantha Morton) a fille de Tars, qui lui fait boire un élixir le rendant capable de comprendre la langue de la planète.

Carter se lit aussi d’amitié avec une créature mélange de chien et de monstre, capable malgré sa masse de se déplacer à des vitesses surnaturelles.

La réalité de Mars le rattrape brutalement avec un affrontement dantesque entre les deux royaumes humains de la planète, dans lequel Sab Than (Dominic West) le prince rouge de Zodanga tente d’annexer sa rivale Helium.

Un combat entre navires aériens a lieu au dessus du camp des Tharks, mais Than doté d’une puissance surnaturelle lui permettant de projeter des rafales d’énergie et de décimer ses adversaires.

Personnage brutal et limité, Than semble piloté par un prêtre mystérieux Matai Shang (Mark Strong) chef d’une caste apparentée à des dieux de Mars les Therns.

N’écoutant que son courage, Carter monte à l’assaut des vaisseaux et grâce à ses étonnantes qualités physique, défait la horde de Zodanga.

Après le combat, Carter fait la connaissance de Dejah Torris (Lynn Collins), la fille du roi d’Helium, forcée par son père, d’épouser Sab Than pour préserver son royaume et en fuite.

Rebelle et scientifique de haut niveau, Dejah apprend à Carter sa situation d’exilé sur Mars.

Choqué et incrédule, Carter bénéficie en raison de ses capacités de guerrier de la clémence de Tars Tarkas qui tenant tête à son rival Tal Hajus (Thomas Haden Church), leur permet de s’enfuir du camp des Tharks, avec Sola devenue de fait une traitresse à son propre camp.

Chevauchant des pachydermes étonnamment véloces, le trio se fait guider par Sola dans un monde désertique et parfois hostile.

Après avoir pénétré dans un temple sacré qui se révèle sous l’action du médaillon en réalité une machinerie d‘une infinie complexité, Dejah et Carter comprennent qu’un double de Carter a peut être été crée pour être envoyé sur Mars mais attaqués par les Warhoons, une tribu similaire aux Taraks commandée par Shang.

Refusant la fuite, Carter se retourne et affronte seul une horde hostile, qu’il détruit presque à lui seul mais est finalement capturé et amené à Zodanga ou il est interrogé par Shang qui semble user de pouvoirs surnaturels le rendant capable de contrôler musculairement ses adversaires au moyen de la force bleue.

Dans l’affrontement, Dejah est reprise par un navire de son père et ramenée à Helium ou elle se résigne à épouser à Than pour le bien de son royaume.

Aidé par Kantos Kan (James Purefoy) un proche de Dejah, échappe à Shang et ses sbires et revient chez les Taraks pour chercher de l’aide et renverser Zodanga.

Il se heurte à la prise de pouvoir d’un nouveau roi, qui le met en prison aux coté de Tars le roi déchu.

Faisant preuve de courage, Carter et Tars affrontent dans une arène deux immenses singes blancs qu’ils parviennent aidés par Sola, à tuer devant un foule finalement acquise à leur cause.

Tal Hajus est finalement tué en combat singulier par Carter qui devenu chef rallie de fait à ses cotés les Tharks.

Interrompant les noces de Dejah, Carter et les Tharks combattent les troupes de Zodanga et alliés aux Heliumites, parviennent à les défaire, seul Shang, usant de capacités méta morphes, parvenant à s’enfuir.

Carter épouse Dejah mais son bonheur est de courte durée lorsqu’il est brutalement ramené sur Terre par l’abominable Shang.

La boucle se boucle avec Edgar qui suivant les instructions de son oncle, pénètre dans son caveau pour protéger son corps de la vengeance des Therns.

On comprend qu’en réalité Carter a maquillé sa mort pour attirer un Thern et lui dérober son médaillon pour retourner vers Mars retrouver sa vie avec Dejah.

En conclusion, « John Carter » est un film riche, foisonnant et bien enlevé avec tous les ingrédients d’un space opera à la « Star wars » : ennemis aux pouvoirs mystiques, affrontements entre factions diverses parsemés d’intrigues politiques et enfin créatures étranges évoluant dans des décors dépaysants.

Malgré ce fond intéressant, des acteurs plutôt charismatiques notamment Taylor Kitsch et Lynn Collins aux physiques parfaits, « John Carter » recèle néanmoins un fort gout de déjà vu et se révèle comme une copie de « Star wars » ou de films du même style.

Efficace donc mais au final assez peu novateur. Aura quand meme permis de refaire connaitre l'existence du formidable roman de Burroughs.

John Carter (Andrew Stanton)

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