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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 08:13
Wonder woman, chapitre 1, les liens du sang (Brian Azzarello, Cliff Chiang)

Fraichement sorti en 2012, voici « Wonder woman, chapitre 1, les liens du sang » qui revisite le mythe de DC comics sous la plume de Cliff Chiang et un scénario de Brian Azzarello.

L’histoire se situe dans de multiples villes du globe et Wonder woman (alias Diana Prince) est appelée au secours par une jeune femme de Virginie appelée Zola après avoir lutté pour défendre sa vie contre deux Centaures.

Wonder woman se téléporte sur place et affronte vaillamment les deux monstres, et parvient à les mettre en fuite en tranchant le bras du plus féminins des deux.

Elle découvre sur place Hermès le messager des dieux, grièvement blessé aux jambes et à l’abdomen pour avoir défendu Zola.

Wonder woman refuse d’abandonner sur place le dieu mourant et l’emmène en sécurité sur l’ile du paradis ainsi que Zola, mortelle enceinte de Zeus et donc sujette au courroux de sa femme jalouse, la déesse mère Héra.

Sur l’ile des Amazones, Wonder woman retrouve sa mère la reine Hippolyte doit relever le défi d’Aleka une robuste guerrière dont elle triomphe en duel singulier.

Pourtant les Amazones sont victime d’une attaque de grand envergure perpétrée par la déesse Eris, envoyée par sa mère Héra pour la venger.

Dotée de pouvoirs terrifiants qui poussent les guerrières à s’entre tuer et d’une taille de géante, Eris joue avec Wonder woman, lui révélant sa véritable origine, elle aussi fille de Zeus, ce que confirme Hippolyte séduite par l’une des nombreuses incarnations que revêt le père des dieux pour séduire les femmes.

Après avoir corrigé Aleka rivale évidente qui prétextait une corruption de l’ile pour expliquer la massacre des Amazones, Wonder woman quitte l’ile avec Zola, Hermès rétabli et Eris toujours versatile pour se rendre à Londres ou elle se détend devant un concert de heavy metal.

C’est donc Héra en personne qui se déplace sur l’ile du Paradis pour châtier Hippolyte en la changeant en statue de pierre.

Dans l’autre partie du globe, Apollon étonnant noirci tente de s’allier à son frère Arès pour prendre le pouvoir laissé vaquant par Zeus, disparu mystérieusement.

Les deux frères de Zeus ne sont pas les seuls à avoir des revendications puisque c’est Poséidon en personne qui surgit des flot à Londres sous l’aspect d’un gigantesque monstre marin pour revendiquer le pouvoir laissé par son frère.

Malgré sa force et son courage, Wonder woman a le dessous face au dieu des mers, aidé de surcroit par Hadès qui s’infiltre lui par les égouts et rencontre un homme mystérieux, Lennox, ancien militaire qui semble en savoir beaucoup sur cette histoire de conflit des dieux.

Repoussée par Poséidon, Wonder woman affronte de nouveaux les terribles Centaures d’Héra.

Le dénouement a lieu dans les égouts ou se trame une négociation entre les plus puissants dieux, Héra, Poséidon et Hadès.

Mais Wonder woman réagit vite, aidée par Lennox qui subtilise un parcelle des flammes d’Hadès pour envoyer Héra en enfer et lui échapper en profitant du bâton de voyageur d’Hermès.

Poséidon et Hadès menaçant quittent la scène mais Apollon surgit, ravissant de ses sombres tentacules la malheureuse Zola.

Suite au prochain numéro…

En conclusion, « Wonder woman, chapitre 1, les liens du sang » tente tant bien que mal de proposer une relecture des aventures de sirène musculeuse et sexy de DC comics sans réellement passionner.

La bonne vieille mythologie grecque est ici mise à contribution dans une histoire d’adultère et de rivalité divine…

Rien de bien nouveau donc du coté du scénario et grosse déception sur le style pauvre et enfantin d’Azarello qui nuit pour moi grandement au plaisir de la lecture.

On pourra donc passer sur cette pale resucée de l’héroïne amazone…

Wonder woman, chapitre 1, les liens du sang (Brian Azzarello, Cliff Chiang)

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 20:12
Les chroniques de Spawn n°3 (Todd Mc Farlane, Brian Holguin, Angel Medina)

On reste dans le monde fascinant du comics mais en passant de Marvel à Delcourt pour déguster « Les chroniques de Spawn n°3 » de Todd Mc Farlane/Brian Holguin (scénario) et Angel Medina (dessins).

Sorti en 2005, « Les chroniques de Spawn n°3 » montre l’embarra de la sorcière Nyx après qu’elle ait dérobé une partie du pouvoir de Spawn pour honorer un marché avec un mystérieux démon appelé N’zzezheaal.

Mais le dialogue tourne court lorsque Spawn est attaqué par le Rédempteur, un ange envoyé pour le tuer qui met en sécurité Nyx et engage un combat acharné.

Même diminué Spawn reste redoutable et mêlant force, ruse et instinct de survie parvient à triompher de son bourreau céleste, qu’il épargne malgré tout après lui avoir tranché les elles au moyen de son propre glaive rédempteur.

Laissée seule, Nyx cède à la pression de N’zzezheaal en réalité Maleboglia en personne qui sous l’aspect d’un homme en blanc, lui ravit son pouvoir magique pour prendre le dessus sur Spawn.

Très cruellement, Maleboglia capture Spawn et le torture, jouant avec les souvenirs douloureux de sa femme Wanda avant de les faire disparaitre à tout jamais.

Privé de ses attributs infernaux, Spawn est finalement relâché sous les traits d’Al Simmons et erre comme un vagabond sur les routes des États-Unis.

On change ensuite d’univers avec Marc Andreyko (scénario) et Scott Morse (dessins) pour découvrir avec plaisir les enquêtes de Sam Burke et Twitch Williams, les deux super flics intègres de Spawn, qui bénéficient eux aussi de leur propre série.

Après sa fille Lauren mystérieusement enlevé, Twitch perd son fils Max assassiné sous ses yeux.

Sam l’assiste sobrement dans son deuil comme la plupart de ses collègues policiers.

Perturbé, Twitch voit son ex petite amie le docteur K.C Rory pourtant morte lors de l’enterrement et reçoit ensuite un coup de fils anonyme particulièrement menaçant vis-à-vis de sa fille, laissant entrevoir comme mobile une vengeance personnelle.

Le policier vide ensuite son chargeur sur une voiture folle cherchant à l’écraser et découvre que K.C était encore au volant.

Le mystère s’épaissit…

En conclusion, avec de pareils artistes, « Les chroniques de Spawn n°3 » ne peut que séduire en proposant ni plus ni moins qu’un combat flamboyant entre un ange et un démon sous le regard calculateur du Diable en personne et prolonge le plaisir avec le duo de flics Laurel et Hardy prenant lors autonomie par rapport à la star crée par Mc Farlane.

Dessins puissants et étincelants de Medina, ambiance plus sombre et dépouillée du coté de Morse : le lecteur se régale !

Les chroniques de Spawn n°3 (Todd Mc Farlane, Brian Holguin, Angel Medina)

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 19:28
The uncanny X-men, volume 1, n°217 (Chris Claremont, Jackson Guice)

Retour dans le passé des comics avec « The uncanny X-men, volume 1, n°217 ».

Sorti en 1987 aux États-Unis, ce numéro concocté par Jackson Guice sur un scénario du maitre Chris Claremont place l’action sur la fameuse ile de Muir an nord de l’Écosse, connue pour être une des bases arrières des X-men.

L’anglaise Elisabeth Braddock, plus connue sous le nom de Psylocke teste ses puissantes capacités télépathiques en luttant avec brio contre un trio composé de Malicia, Dazzler et Longshot.

Malicia est sonnée par une rafale psychique qui la désoriente pour s’écraser, Dazzler contrôlée télépathiquement pour abattre le réputé plus faible de trois, qui usant de sa chance et de son habileté, arrive à empêtrer suffisamment son adversaire pour que Malicia reprenne physiquement le dessus pour mettre un terme à l’exercice.

Après un déjeuner réparateur concocté par le paternel Hurleur, on découvre que Moira Mc Taggart, sa compagne a reconverti une partie de l’ile en asile pour les mutants Morlocks, décimés par une attaque des Maraudeurs.

Mais la fragile Dazzler quitte l’ile après une altercation avec la fougueuse Callisto, ex chef des Morlocks et décide de se rendre en Ecosse pour se distraire dans un bar ou ses talents de chanteuses ne tardent pas à la faire remarquer.

A cran, l’adolescente réagit mal après s’être fait bousculer par une brute colossale sans même remarquer qu’elle a maille à partir avec le Fléau, sous son identité civile de Cain Marko.

Comprenant tardivement son erreur, Dazzler déploie tout son pouvoir de maitrise de la lumière face à un adversaire quasi invincible, qui la ménage car il est tout bonnement fan de sa musique !

Faisant du combat contre le Fléau un défi personnel, Dazzler épuise toute son énergie en essayant de le frapper avec un laser hautement concentré et tombe inanimé dans les bras du colosse, de surcroit sincèrement navré du résultat !

En conclusion, « The uncanny X-men, volume 1, n°217 » est un petit numéro sympathique ou le lecteur est plongé par la qualité et la finesse du trait de Guice dans le cadre exotiquement dépaysant de l’Ecosse.

Le match entre Dazzler à 130% de ses capacités et un Fléau plus embarrassé que violent vaut le déplacement et Claremont continue d’explorer les failles/doutes de ses personnages notamment féminin, comme la sexy télépathe Psylocke et la blonde flamboyante Dazzler.

Court mais intense/savoureux, du comics des années 80 comme on l’aime !

The uncanny X-men, volume 1, n°217 (Chris Claremont, Jackson Guice)

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 21:39
Dawg fight (Billy Corben)

Plongée dans l’univers sombre des combats de rues avec « Dawg fight » de Billy Corben.

Documentaire sorti en 2015, « Dawg fight » tourne essentiellement autour de Dhafir Harris alias Dada, ex lutteur membre de la garde rapprochée de Kimbo Slice, combattant de Mixed Martial Arts, qui connut une gloire éphémère en diffusant des vidéos de ses combats dans la rue.

Grand gaillard noir sosie de son mentor Slice, Dada tente ici sa chance en solo en tant que prometteur de combat de cour, en offrant la possibilité à des jeunes de la banlieue déshéritée de West Perrine en Floride, de se battre pour devenir peut être un jour des futurs champions de MMA.

Flanqué de ses deux frères, Arashio et Dyrushio, Dada utilise ses connaissances et son influence dans son quartier pour attirer de jeunes types pour l’essentiel sortis de prison pour deal, vers un style de combat dépouillé à l’extrême ou deux types torses nus s’affrontent dans un ring de quatre mètres sur quatre, sans pause ou possibilité de reculer.

Ces combats sont bien entendus complètement illégaux compte tenu du manque de contrôle notamment médical des combattants mais surfant sur la misère de West Perrine, parvient à recruter sans difficulté des durs des rues décidés à trouver une autre voie que le crime en utilisant leur courage et leurs poings.

Sous l’œil complice de sa propre mère Eleanor et d’autres mama blacks attirées par l’adrénaline du combat, Chauncey, un ex boxeur de bon niveau présélectionné aux Jeux Olympiques d’Atlanta avant de connaitre des difficultés avec la justice, fait parler la précision de ses poings face un adversaire au courage inouïe et Mike Trujillo, un superbe athlète au sourire enjôleur encaisse un sévère KO puis se fait massacrer par un adepte blanc du ju jistu, hypothéquant aux yeux de Dada la suite de sa carrière.

Une autre boxeur se fait remarquer, Tree, archétype parfait du jeune voyou des gangs, qui désoriente ses adversaires par son style tout en feintes et en esquives.

Atypique et provocateur, Tree se taille une belle réputation dans l’univers confiné des combats de rues.

Soumis à la pression de la police et en quête d’un besoin évident de reconnaissance, Dada fait un pas vers la légalité en obtenant une autorisation et un semblant d’assistance médicale.

Malgré des difficultés à tenir une foule toujours plus nombreuse et en proie à des accès de violence, Dada offre pourtant de splendides combats aux spectateurs dans lequel Chauncey vient à bout de Tree après une lutte indécise et une résistance farouche du gamin insolent et une mise en scène excitante dans laquelle Mike prend enfin se revanche par un spectaculaire KO sur le même Tree.

Remarqué par un prometteur de MMA qui a lancé un de ses amis appelé Nevel, Dada accepte de redevenir lui-même un combattant en passant professionnel.
Malheureusement un drame intervient lorsque le prometteur Chauncey se fait tirer dessus par son beau frère après une dispute familiale et est laissé entre la vie et la mort avant d’être finalement débranché par son frère devant l’inexistence des ses chances de rétablissement.

Malgré sa réelle affliction face à la perte de ce combattant attachant et talentueux, Dada saisit l’opportunité qui s’offre à lui, s’entraine de manière professionnelle, acquérant les techniques qui lui manque pour devenir plus qu’un simple bagarreur des rues.

A l’aide d’un coach personnel, il élargit son panel et se déclare prêt pour affronter un adversaire plus petit que lui mais plus lourd, véritable tank des rings.

Le combat a lieu à Miami avec une belle couverture médiatique et se montre acharné avec ces deux colosses noirs assez peu rapides et peu techniques mais dotés d’une impressionnante force physique.

Un poil plus endurant, Dada sort vainqueur, devenant ainsi le symbole de la réussite de son quartier…

En conclusion, « Dawg fight » est un documentaire brut montrant ce que peut pousser à faire la pauvreté et le désespoir des ghettos blacks américains.

A l’image de son personnage principal héros au look improbable de Mr T des années 2010, les combats sont dépouillés, brutaux et peu techniques mais impressionnants de violence avec souvent de spectaculaires blessures au visage : yeux enflés, lèvres, arcades ouvertes et tuméfactions diverses.

La morale de l’histoire, se battre à mains nues plutôt que de se tirer dessus dans les gangs, peut apparaitre comme simpliste et ridicule, mais nourrit sans doute la réussite de combattants murs ensuite pour décrocher un contrat dans le très concurrentiel mais lucratif MMA.

Fort heureusement, la statistique tombe à la fin du documentaire expliquant froidement que pour une réussite (Mike Trujillo) beaucoup de destins funestes menant à une mort rapide : Chauncey tué par balles, Tree par un taser de la police…

Mais il y a fort à parier que ceci n’empêchera pas ces desperados de continuer à tenter leur chance, parce qu’au final ils n’ont plus rien à perdre et qu’ils sont à l’image de ce que la société cherche : toujours plus de violence et de spectacle en renouant avec les combats de gladiateurs de l’Antiquité…

Dawg fight (Billy Corben)

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 21:24
Coup de chaud à la Butte-aux-Cailles (Yves Ternet)

Sorti en 2015, « Coup de chaud à la Butte-aux-Cailles » est un petit roman policier d’Yves Tenret.

« Coup de chaud à la Butte-aux-Cailles » met en scène Walter, un vieux prof de technologie du treizième arrondissement de Paris, qui après avoir perdu son emploi et avoir été mis dehors de l’appartement qu’il partageait avec sa jeune compagne Léa, est contraint de trouver refuge chez un ami du quartier de la Butte-aux-Cailles, César dit le Gros en raison de son physique imposant.

A la dérive et victime d’un fort penchant pour l’alcool qu’il écluse dans les bistrots de ce petit quartier excentré et atypique de Paris, Walter prend de plein fouet l’annonce de la mort d’un des amis, ce qui porte à quatre les disparitions proche de son cercle intime.

Il en vient à soupçonner progressivement César, seul point commun entre toutes ses morts en apparence décorrélées, un guitariste gitan victime d’un accident de voiture, un intellectuel torturé mort d’une mystérieuse maladie et deux artistes jouisseurs.

Discrètement, Walter qui n’a pas grand-chose à faire de ses journées, espionne son ami, qui partage son temps entre séances à la salle de gym et petits trafics dans le quartier.

Un massacre brutal dans un salon de massage asiatique vient donner un brutal coup de projecteur sur cet endroit jadis mal famé, devenu aujourd’hui un repaire à bobos.

Les conversations s’échauffent au bistrot « Aux barreaux » dans lequel Walter retrouve ses dernières connaissances.

L’une d’entre elles, une coréenne nommée Park Yun va lui servir de porte d’entrée dans la communauté asiatique entassée dans le triangle des tours compris entre le boulevard Massena, l’avenue de Choisy et l’avenue d’Ivry.

Marc Palowski, un polonais spécialiste des questions asiatiques vient compléter les jugements à l’emporte pièces de la Coréenne, en aidant Walter à décrypter les codes en usage chez les Asiatiques de Paris 13, avec les commerces, les tripots clandestins et enfin les salons de massages ou sévissent des prostituées.

Walter arpente la fameuse dalle des Olympiades, symbole de l’opacité de la communauté asiatique avec son enchevêtrement de galleries et ses établissement spécialisés ou tout ou presque est écrit en chinois.

Nanti d’un simili de verni sur les codes en vigueur, Walter questionne ensuite César qui commence par lui raconter une histoire de guerre des gangs pour le contrôle d’un nouveau centre d’aide aux personnages âgées à la Poterne des Peupliers, puis de mateur de masseuses, puis de fil en aiguille finit par craquer en lui révélant être un dealer d’anxiolytiques et de coupes faim pour ces dames des salons.

Ceci conforte les observations de Walter sur les trafics de César auprès des petits jeunes de sa salle de musculation auxquels il fournit des produits interdits destinés à se développer de manière spectaculaire.

Mais la véritable révélation intervient lorsque Walter presse son ami sur son implication dans les morts de leurs proches, ce qui le conduit à avouer qu’il les a tué parce qu’il pensait qu’il ne supportait pas de les voir dériver et que la mort lui paraissait préférable.

Après ce terrible aveu, César est arrêté et emprisonné à la prison de la Santé.

Redevenu plongeur dans un restaurant, Walter retrouve sa femme Léa, son fils, son appartement et un semblant de stabilité dans sa chère Buttes-aux-Cailles.

En conclusion, « Coup de chaud à la Butte-aux-Cailles » est un tout petit roman à l’intrigue trop faible pour tenir en haleine le lecteur.

Avec désinvolture, Tenret livre en pâture à ses lecteurs une histoire de meurtres en format réduit, accumulant un ramassis de clichés sur les Asiatiques du 13 ième arrondissement.

Même si le style très titi parisien de cet auteur pourra plaire aux amateurs d’argot, je l’ai pour ma part trouvé particulièrement dépassé en 2015.

Polar parisien paresseux, maladroit et malencontreusement déjà daté dans sa forme, « Coup de chaud à la Butte-aux-Cailles » ne mérite pas selon moi de s’y attarder…

Coup de chaud à la Butte-aux-Cailles (Yves Ternet)

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 19:04
The yards (James Gray)

Le cinéma sombre de James Gray avec « The yards ».

Sorti en 2000, « The yards » raconte la difficile réinsertion de Leo Handler (Mark « body building » Wahlberg) qui à sa sortie de prison pour vol de voitures, se tourne logiquement vers son cousin Willie Gutierrez (Joaquim Phoenix) qui semble lui avoir fort bien réussi dans la vie en travaillant chez son oncle Frank Olchin (James Caan), nouveau marie de sa tante Kitty (Faye Dunaway).

Olchin est le directeur d’une entreprise de travaux publics l’Electric Rail Corporation qui truste certains contrats de maintenance du métro New-Yorkais.

Après quelques hésitations, Léo qui est encore soumis à un contrôle judiciaire régulier, décide impressionné par la prestance de Willie, de suivre ses traces et découvre que son rôle dans l’entreprise est de soudoyer les conseillers municipaux de la ville comme Albert Grenada (Victor Arnold) en échange de l’obtention des 10% de contrats accordés aux entreprises minoritaires comme celles d’Olchin.

Aux cotés de Willie, Léo apprend les ficelles du métiers et participe à une opération de sabotage contre les trains de la compagnie rivale dirigé par Manuel Seqieira (Tomas Milian).

Mais l’opération tourne mal lorsque Elliott (Joe Lisi) le surveillant de la gare, refuse se laisser acheter et contraint Willie à le tuer d’un coup de couteau dans le ventre.

Alerté par l’alarme, Rifkin (David Zayas) un policier arrive sur les lieux et appréhende Léo perdu au milieu des voies ferrées.

Léo réagit aux coups de matraque, prend le dessus sur le policier et le blesse grièvement.

Paniqués par la gravité de leurs actes et les potentiels retombées d’une enquête sur l’Electric rail, les deux hommes gardent le silence, Willie renonçant à informer Olchin en pleine négociations avec les politiciens.

Léo est contraint de se cacher, puis sommé par Willie de tuer le policier dans le coma pour l’empêcher de l’identifier et de faire ainsi le lien avec le respectable Olchin.

Mais Léo demeure incapable de passer et à l’acte et prend la fuite.

Il se terre, rendant visite à sa mère, malade et Erica Stolz (Charlize Theron), la fille de Olchin et petite amie de Willie avec qui il a eu une liaison à quinze ans.

Le témoignage de Rifkin finit par inculper Leo et embarrasser Olchin qui demande des explications à Willie devant l’enquête de police qui menace de s’abattre sur lui.

Durant la discussion, le rusé Olchin glisse à Willie qu’Erica a eu une liaison avec Leo, afin d’exciter sa jalousie, ce qui fonctionne puisque le gangster voit rouge lorsqu’il trouve celle qu’il considère comme sa future femme dans le même immeuble que Leo.

Après une violente dispute, les deux hommes se rouent de coups et Léo, aidé par Erica parvient à prendre la fuite.

S’en est trop pour Willie qui charge Raymond (Andrew Davoli) de le tuer.

Mais Léo a de la ressource et blesse Raymond à l’oreille, le contraignant à la fuite.

Se sachant fait comme un rat, Léo va trouver Hector Gallardo (Robert Montano), le bras droit de Seqieira et lui propose de témoigner au procès contre Olchin afin qu’il puisse enfoncer son rival.

Sequiera qui a déjà manœuvré contre Olchin a négocié un fort pourcentage des contrats en échange de l’achat du silence de Rifkin soumis à des pressions du chef de la police et des politiciens corrompus.

Le coup de grâce intervient au procès lorsque Olchin et sa femme apprennent que Willie a tué Erica après une violente scène de jalousie en jetant son corps du haut d’un escalier.

Affecté, le couple doit quitter l’audience tandis que Léo accepte finalement de briser la loi du silence en balançant le noms des meurtriers d’Elliott, ce qui implique de fait Olchin dans un immense scandale de corruption…

En conclusion, second film de Gray, « The yards » confirme l’attrait du réalisateur pour les ambiance sombres et mafieuses de New-York.

Malgré sa grande efficacité, son esthétique soignée et la qualité d’acteurs comme Caan ou Phoenix, « The yards » apparait au final comme un film de mafieux de plus, sans réelle originalité.

Autre points négatifs pour moi, Mark Wahlberg, avec son air de paumé court sur pattes très difficile à supporter et Charlize Theron en (belle) potiche de luxe de femme de mafieux, dans un rôle réellement sans intérêt.

Et si « Little Odessa » restait finalement comme LE chef d’œuvre de Gray ?

The yards (James Gray)

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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 15:34
Lost saison 5, épisodes 3 et 4 (Jeffrey Jacobs Abrams)

Le rythme de Lost ralentit un peu en cet été naissant mais voici tout de même « Lost saison 5, épisodes 3 et 4 ».

Réalisé par Rol Holcomb sur un scénario de Elisabeth Sarnoff et Paul Zbyszewski, l’épisode 3, montre la quête de Desmond (Henry Ian Cusick) vivant sur un bateau avec Penny (Sonya Walger) et un enfant né de leur union en Thaïlande, pour retrouver la mère de Daniel Faraday (Jeremy Davies ) à Oxford.

Contre l’avis de Penny qui craint encore la puissance de son père, Charles (Alan Dale), Desmond s’aventure sur l’ile mais personne à Oxford ne semble connaitre le nom de Faraday, jusqu’à ce qu’un homme de ménage lui donne une adresse pour satisfaire sa quête.

Sur place, Desmond trouve une femme appelée Theresa Spencer (Sarah Farooqui) gardée par sa sœur Abigail Spencer (Imelda Corcoran) sous traitements médicaux lourds, conséquence des expériences de Faraday sur les voyages temporels financés par Widmore.

Prenant son courage à deux mains, il fonde dans les bureaux du puissant mafieux et apprend que la mère de Faraday se trouve à Los Angeles, ce qui relance sa quête…

Sur l’ile, les saut temporels continuent de rendre mystérieusement malade Charlotte (Rebecca Mader) mais le petit groupe qu’elle forme avec Miles (Ken Leung) et Daniel est capturé par une autre faction des Autres dirigée par Richard Alpert (Nestor Carbonell).

Daniel parvient à convaincre Richard de l’amener jusqu’à une bombe hydrogène en équilibre instable menaçant de détruire l’ile.

Sous la surveillance étroite de l’hargneuse Ellie (Alexandra Krosney), Faraday détecte une fissure dans la bombe suspendue et propose de l’enterrer ce qui ne convient à la jeune femme.

L’arrivée de Sawyer (Josh Holloway) et Juliet (Elisabeth Mitchell) force Ellie à plier.

Sawyer, Locke (Terry O ‘Quinn) et Juliet ont en effet profité de la capture de deux des Autres, pour filer l’un d’entre eux jusqu’au camp, laissant le vieux gourou parler seul avec Richard qu’il considère comme son semblable.

Mais après la révélation de la présence de Charles Widmore alors jeune homme des années 50 comme membre des Autres l’entretien des deux hommes tourne une nouvelle fois court, puisqu’un nouveau saut temporel se produit, provoquant un nouveau malaise de Charlotte.

Réalisé par Stephen Williams sur un scénario de Brian K. Vaughan et Melinda Hsu Taylor, l’épisode 4, on replonge dans le futur des rescapés du vol Oceanic, ou Kate (Evangeline Lilly) tente de négocier avec Dan Norton (Tom Irwin) l’avocat qui lui réclame des examens sanguins pour établir sa maternité avec Aaron.

Jack (Matthew Fox) parvient à rétablir Sayid (Naveen Andrews) au risque d’encourir les foudres de la médecin chef de service qui l’a suspendu et quitte précipitamment l’hôpital après que l’Irakien ait déjoué une nouvelle tentative d’attaque aux fléchettes.

Jack contacte Kate et se range à ses cotés pour filer Norton jusqu’à la maison de Carole Littleton (Susan Duerden), la mère de Claire (Emilie de Ravin), même si il s’avère au final que ce n’est pas elle qui cherche à récupérer Aaron.

L’intrigue se dénoue brutalement lorsque Benjamin (Michael Emerson) avoue que Norton travaille en réalité pour lui.

La nécessité de rentrer sur l’ile pour sauver les autres rescapés s’imposent à tous, mais l’arrivée de Sun (Yunjin Kim) armée et fermement décidée à tuer Benjamin.

Sur l’ile, alors que Charlotte est ranimée in extremis par Juliet, les malaises se succèdent progressivement au fil des voyages temporels, Miles et Juliet commençant aussi à saigner du nez.

Sawyer est bouleversé par la vision de Kate aidant Claire à accoucher dans la jungle, mais est de nouveau catapulté dans une époque indéfinie ou il découvre avec le reste de son équipe, des pirogues laissées sur la plage.

Devant le camp dévasté des survivants, Juliet, Sawyer, Charlotte, Miles et Faraday décident de prendre leur chance et de gagner une autre partie de l’ile par la mer.

Il sont malheureusement pris en chasse par les mystérieux chasseurs qui leur tirent dessus avant qu’un nouveau saut temporel n’évacuent la menace pour les placer dans une authentique tempête en pleine mer qui se termine par le sauvetage par une équipe de naufragés français ou se trouve Danielle Rousseau (Melissa Farman) jeune !

En conclusion, « Lost saison 5, épisodes 3 et 4 » continue pour moi de chercher ses marques et joue avec le spectateur désorienté voir complètement perdu avec ces multiples sauts temporels.

Difficile donc de trouver à quoi s’agripper dans cette saison 5 à réserver aux férus de physique quantique !

Lost saison 5, épisodes 3 et 4 (Jeffrey Jacobs Abrams)

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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 09:40
The immigrant (James Gray)

Cycle James Gray avec « The immigrant » son dernier film en date.

Sorti en 2013, « The immigrant » raconte dans les années 20, la difficile tentative d’une émigrée polonaise Eva Cybulska (Marion Cotillard) pour émigrer aux Etats-Unis, pays de tous les possibles.

Mais la sélection est parfois rude à l’entrée de l’Eldorado, et Eva perd sa sœur Magda (Angela Sarafyan), soupçonnée de tuberculose et mise en quarantaine à Ellis island dans des conditions sanitaires problématiques.

Le verdict des autorités semble le même pour Eva, blafarde et épuisée par un voyage éprouvant depuis l’Europe de l’est, mais Eva évite au refoulement par l’intervention de Bruno Weiss (Joaquin Phoenix), qui fait jouer ses relations au sein de la police pour lui permettre d’entrer à New-York.

Bruno prend Eva perdue et affaiblie sous son aile, l’installant dans un appartement et lui donnant à manger.

Pourtant elle comprend rapidement, que l’homme qui monte des spectacles de danse érotique dans les cabarets, est aussi un proxénète ayant sous sa coupe une dizaine de filles, toutes émigrées comme elle.

En habile souteneur, Bruno alterne menaces et chantage affectif, avec comme argument de poids l’argent nécessaire pour faire sortir Magda d’Ellis island.

Contrainte et forcée, Eva s’initie donc au cabaret avec les autres filles et fait surtout ses premiers pas difficile dans la prostitution, même si Bruno la ménage pour son premier client, un jeune fils de notable à déniaiser.

Bruno arrose en réalité une partie de la police et des fonctionnaires pour acheter sa tranquillité mais il sait que sa position est fragile et que la concurrence du nouveau cinéma est farouche.

Eva perd ses dernières illusions en tentant d’aller voir son oncle Voytek (Ilia Volok) et sa tante Edyta (Maja Wampuszyc), pour leur demander de l’aide.

Après lui avoir offert le gite, le couple la livre aux autorités prétextant l’atteinte à la réputation de commerçant que sa condition de prostituée sans papier fait planer sur eux.

Malgré quelques remords, Edyta obéit à son autoritaire mari et Eva se retrouve une nouvelle fois emprisonnée à Ellis island pour être extradée des Etats-Unis.

Bruno qui semble très attaché à elle, intervient une nouvelle fois et la fait ressortir, pensant ainsi assurer une main mise totale sur elle.

Mais le destin bascule encore une fois lorsqu’Eva est séduite par Orlando (Jeremy Renner), un magicien se produisant pour Bruno, en réalité son cousin.

Une furieuse altercation éclate entre les deux hommes au cabaret, la jalousie de Bruno se révélant au grand jour.

Après ce scandale, Bruno est viré du cabaret et doit proposer ses filles dans un coin discret de Central park.

L’exercice est périlleux et les rafles de police fréquentes.

Réduite à la prostitution en plein air, Eva est de nouveau approchée par Orlando qui lui propose de l’aider à retrouver Magda en utilisant ses relations d’Ellis island ou il se produit occasionnellement.

Mais Bruno découvre les amants et tente de poignarder Orlando, ce qui force Eva à appeler la police.

Après avoir été arrêtés et tabassés, les deux hommes se retrouvent pour un ultime face à face dans lequel Orlando menace Bruno à l’aide d’un pistolet mais hésitant à s’en servir est finalement poignardé par ce dernier.

Devenus complices de crime, Bruno et Eva brulent le corps du magicien dans la foret…

Mais lorsqu’il réalise que la police est à la recherche d’Eva et le harcèle de manière étroite et violente, le proxénète finit par voir l’évidence et accepte de l’aider à retrouver non seulement sa sœur mais à quitter New-York avec elle pour tenter sa chance en Californie.

Il tient parole, graissant encore une fois la patte à un policier d’Ellis island.

Après des retrouvailles émouvantes, les deux femmes quittent l’ile vers un nouveau destin…

En conclusion, « The immigrant » sort du registre habituel de Gray et propose un film historique glacé dans lequel Marion Cotillard joue la petite émigrée fragile perdue dans le monde des loups de la nuit.

L’ambiance est particulièrement glauque, misérable, le rythme plutôt lent et la tentative de triangle amoureux assez plate, manquant peut être de véritable passion charnelle.

Comme à son habitude, Joaquim Phoenix est le meilleur acteur du film mais le jeu de Cotillard, trop sur la réserve, nuit pour moi au développement de cette passion sensée être dévorante.

Encore une fois surestimée, l’actrice française toute auréolée de la gloire de son Oscar, ne convainc pas et participe grandement à l’aspect demi teinte de ce film décevant par son manque de vie et d’allant…

The immigrant (James Gray)

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 18:40
Marvel heroes n°13, pièce à conviction (Jeph Loeb, Ed Mc Guiness, Brian Bendis, Mark Bagley, Dan Slott, Chris N Cage, Stephano Caselli)

Iron-man reste sous les feux de la rampe avec « Marvel heroes n°13, pièce à conviction ».

Sorti en 2008, ce treizième volet des Marvel heroes commence par une histoire signée Jeph Loeb (scénario) et Ed Mc Guiness (dessins), dans laquelle Susan Hill devenue la directrice du puissant S.H.I.E.L.D, enquête sur l’arme responsable de la mort de l’Abomination.

Mais l’héliporteur du S.H.I.E.L.D conçu par Tony Stark en personne est victime d’une attaque surprise du Hulk rouge, beaucoup plus sauvage et meurtrier que son homologue vert.

Une fois Miss Hulk mise KO, Iron-mana reste le seul à être en mesure de stopper cette brute et si il échoue à vaincre ce Hulk maléfique, empêche in extremis l’héliporteur endommagé par la furie rouge de s’écraser sur New-York en mettant à contribution ses autres armures.

On termine ce cours épisode musclé par Bruce Jones, agressé dans le Nevada par ce même Hulk rouge et se transformant en colosse bleu appelé A-bomb rappelant vaguement l’Abomination.

Changement de cadre avec Brian Bendis (scénario) et Mark Bagley (dessins) qui place Sentry et Iron-man en plein décalage temporel dans le New-York du passé proche, après que le Docteur Fatalis ait perdu le contrôle d’une plateforme temporelle.

Piégé dans le temps, ce trio contre nature est forcé de s’allier pour trouver un moyen de revenir dans le présent et décide d’utiliser les installations High tech de Red Richards, le leader scientifique des 4 Fantastiques.

Sentry est envoyé en éclaireur au Baxter building, se débarrasser de manière spectaculaire du pourtant redoutable Chose.

Une fois pénétré dans le laboratoire de Richards, Fatalis effectue les manipulations nécessaires pour revenir dans le présent, dans son château de Latvérie.

Mais à leur arrivée sur place, Sentry et Iron-man sont harponnés par Miss Marvel pour leur éviter une horrible explosion.

Du coté de l’Initiative, courageuse tentative de Dan Slott/Christos Cage (scénario) et Stefano Caselli (dessins) pour renouveler l’équipe des Vengeurs dans laquelle les puissants cerveaux de Iron-man, Mr Fantastic et Hank Pym (Pourpoint jaune), se réunissent pour créer des camps d’entrainement dans chaque états des USA pour discipliner les jeunes super héros.

Le premier d’entre eux Camp Hammond est monté Stamford (Connecticut) et montre de jeunes super héros (L’homme fourmi, Crusader, Mélée, Geldoff, Dragon lord, Geiger, Red 9) sous la responsabilité du Maitre de corvée, ex criminel reconverti en instructeur en raison des ses incroyables capacités d’apprentissage.

Mais une parole de travers de l’homme fourmi alias GI fourmi, provoque la colère de Stature (Cassie Lang) la fille de l’Homme fourmi qui se change en géante pour écraser son adversaire qui réplique de la même manière pour ajuster sa taille à dix mètres, forçant Pourpoint jaune à aussi se transformer en géant.

C’est la confusion la plus totale dans la camp avant que le Maitre de corvée ne réagisse en frappant les jarrets, talons d’Achille des trois géants.

Mais la tentation d’utiliser un clone de Michael Van Patrick, tué lors de la première Initiative est trop forte pour Pym qui déclenche la folie de ce nouveau MVP une fois à nouveau en possession de la redoutable arme appelée le tactigon.

L’horreur reprend, avec la mort du Baron Von Blitzschlag scientifique du projet, la grave blessure de Pym, le massacre des autres clones, des nouvelles recrues, d’une partie des anciennes (Trauma, Thor girl) auquel échappe miraculeusement le Maitre de corvée.

Seul Gantelet armé lui aussi d’un tactigon semble en mesure de rivaliser avec ce nouvel MVP…

En conclusion, « Marvel heroes n°13, pièce à conviction » est une tenative plus ou moins réussie de combiner anciens et nouveaux personnages Marvel.

Du coté des valeurs sures, le style académique de Mc Guiness montrant un Iron-man luttant une énième fois contre un Hulk maléfique et une sucession de gros malabars irradiés frisant l’overdose de rayons gammas.

Du coté de la nouveauté, le pénible projet Intiative prenant une place excessive avec des jeunes héros aux pouvoirs minables, sans une once de charisme ni d’épaisseur avec en supplément le graphisme poussif de Caselli.

Difficile également d’éprouver une quelconque joie face à une bonne vieille histoire de voyage temporelle concoctée par Bendis, même si le trait très 70-80 de Bagley n’est pas dénué de finesse et de charme.

On pourra donc au final se passer de ce Marvel heroes franchement passable !

Marvel heroes n°13, pièce à conviction (Jeph Loeb, Ed Mc Guiness, Brian Bendis, Mark Bagley, Dan Slott, Chris N Cage, Stephano Caselli)

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 08:53
Marvel icons hors série n°9, programme exécution (Daniel Knauf, Charles Knauf, Patrick Zircher)

Le domaine du comics toujours avec « Marvel icons hors série n°9, programme exécution ».

Sorti en 2006, cet hors série Marvel de Daniel et Charles Knauf (scénario) et Patrick Zircher (dessins) montre un Tony Stark en plein doute après qu’une série de meurtres soit perpétrée par l’armure d’Iron-man activée par un mystérieux jeune homme encapuchonné.

Un homme tué à Londres, un autre un mafieux appelé Gorlovich à Sofia sèment le trouble, tandis que Stark sous les traits d’Iron-man se met à dos ses coéquipiers Vengeurs après l’arrestation brutal de la Dynamo pourpre en plein cœur de New-York.

Surclassant technologiquement de la tête et des épaules son vieux rival, Iron-man arrête son cœur et le fait redémarrer avec une surprenante désinvolture qui irrite ses camarades.

Stark tient tête à Nick Fury le patron du S.H.I.E.L.D qui s’inquiète si depuis l’alliance symbiotique de l’armure provoquée par le virus extremis, le milliardaire ne devient pas progressivement fou.

Tout en demandant à Iron-man comme aux autre Vengeurs d’assurer la sécurité d’un sommet pour la paix ou Najeeb un taliban repenti va s’exprimer en tant que futur prix Nobel, Fury fait le lien entre les meurtres après la mort d’un autre homme d’affaires dans un crash d’un avion d’Air France.

Le Vengeur doré fait encore parler de lui en stoppant l’évasion d’un ennemi encore plus redoutable que la Dynamo, Graviton, qui plaçait Spider-man et Captain america en position désespérée.

Combinant vitesse et puissance de feu hallucinantes, Iron-man domine complètement Graviton et ses immenses pouvoirs gravitationnels et est stoppé au dernier moment par Captain alors qu’il s’apprêtait à tuer son adversaire.

Une nouvelle explication se produit avec Wolverine et Spider-woman pour expliquer le retard inacceptable d’Iron-man face à une menace aussi sérieuse, ce qui finit par inquiéter Stark qui soupçonne un bug logiciel.

C’est ensuite en Colombie que Tanzerian un terroriste ultra protégé est abattu avec une facilité déconcertante.

Les caméra vidéos livrent une preuve accablante de la culpabilité d’Iron-man.

Affecté, Stark revoit son passé et Ho Yinsen, le médecin chinois qui lui a sauvé la vie avant de mourir lors de son évasion et se livre au S.H.I.E.L.D pour tenter de prouver son innocence.

Placé sous haute surveillance à Fort knox, l’armure d’Iron-man se fait activer à distance par le jeune hacker pour attaquer une armée d’islamistes au sud de l’Irak.
Après avoir décimé fantassins, tanks et hélicoptères, Iron-man liquide les deux chefs militaires irakiens en le jetant du ciel.

C’est l’affaire de trop pour Fury qui lâche le puissant Sentry pour enfin stopper Iron-man tandis que Stark cherche de l’aide auprès d’amis médecins (Sal Kennedy et l’ex taularde Maya Hensen) pour identifier l’origine de la mystérieuse tumeur qui altère sa personnalité et le rend « commandable » à distance.

Face au réputé invincible Sentry qui le domine en puissance, Stark montre toute l’étendue de son intelligence en perturbant l’esprit fragile de son adversaire, par l’envoi d’incessants appels aux secours qui paralyse sa capacité d’action.

A Londres le sommet pour la paix a lieu sous haute surveillance des agents du S.H.I.E.L.D , des Vengeurs et des Fantastiques, ce qui n’empêche pas le jeune hacker de pénétrer dans l’enceinte de la conférence dans le but de tuer Najeeb.

Stark parvient à appréhender le gamin qui contrôle son esprit à l’aide d’un implant posé par les talibans et lui révèle entre le fils de Ho Yinsen, animé par un terrible esprit de revanche pour la mort de son père et tous ceux impliqués dans cette affaire, trafiquants, terroristes et hommes d’affaires corrompus.

Abattu par les tireurs du S.H.I.E.L.D, le gamin déclenche alors toutes les armures d’Iron-man pour terminer sa sombre besogne.

Le vrai Iron-man doit donc réparer l’horreur qui se prépare et détruire ses propres créations.

Il secourt d’abord le Prince des mers en fâcheuse posture face à un Iron-man sous marin et après avoir relativement facilement détruit cette armure griffue, puis prête main forte aux Fantastiques face à un redoutable Iron-man foreur menaçant une centrale nucléaire russe.

Pour contrer cette unité renforcée à l’adamantium, Iron-man lui coupe les jambes et le jette de la stratosphère, non sans avoir fait une nouvelle fois étalage de son intelligence en détruisant un Iron-man furtif avec l’aide de la Torche humaine.

On garde le meilleur pour la fin, un Hulkbuster, armure spéciale pour combattre Hulk, qui ravage Time square face des Vengeurs (Spider-man, Miss Hulk, Miss Marvel, Captain america, Wolverine) dépassés.

Face à un adversaire quasi invincible menaçant de tuer Captain america, Stark prend la décision d’arrêter son cœur pour le désactiver, ce qui réussit.

Il survit grâce au virus Extremis, qui attaque peu à peu l’implant dans son cerveau pour évacuer les résidus de ce qui le rendait contrôlable à distance.

Sonné sur son lit d‘hôpital, Stark réalise la menace que son armure représente, et émet pour la première fois l’idée de ce qui constituera la saga « Civil war », l’enregistrement des super héros contrôlés par le gouvernement américain.
En conclusion, aucune critique sur « Marvel icons hors série n°9, programme exécution » qui demeure parfait en tout point avec un scénario complexe, excitant jouant sur la double personnalité et la folie rampante du plus puissant industriel et super héros technologique du monde Marvel.

Les Knauf bâtissent une histoire moderne, intelligente, ultra rythmée, riches en combats dantesques (Dynamo, Graviton, armée irakienne et les avatars d’Iron-man) sublimés par la plume du surdoué Zircher.

On se régale donc dans ce cauchemar technologique, montrant les dangers d’une symbiose trop étroite entre l’homme et la machine, cette dernière se rendant coupable d’altérer le fragile équilibre émotionnel du premier.

A déguster donc comme un must de ses dernières années !

Marvel icons hors série n°9, programme exécution (Daniel Knauf, Charles Knauf, Patrick Zircher)

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