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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 19:02
Nord et Sud, saison 1, épisodes 3 et 4 (Richard T Effron)

On enchaine avec un vif plaisir sur « Nord et Sud, saison 1, épisode 3 et 4 » de Richard T Effron.

Dans l’épisode 3, alors que Orry (Patrick Swayze) et Madeleine (Lesley Ann Down) cultivent leur liaison clandestine dans une chapelle abandonnée, Tilet Main (Mitchell Ryan) décède logiquement, laissant Orry comme nouveau directeur de la plantation.

Ceci pique son orgueil et le pousse à aller de l’avant en licenciant Salem Jones (Tony Frank), le brutal et vicieux contremaitre qui prenait à malin plaisir à torturer les esclaves noirs.

Tout en cédant la place au nouveau maitre, Salem professe de sombres menaces.

Il trouve en la personne de Charles Main (Lewis Smith), un jeune cousin éloigné en mal de reconnaissance, un parfait exutoire à son ressentiment et une violente bagarre de bar intervient alors avant qu’Orry ne désarme Salem et ses hommes tout en sermonnant son indigne cousin.

Mais le bouillant Charles continue ses frasques et est forcé de se battre en duel avec un notable qui s’estime offensé.

Habilement coaché par Orry, Charles apprend à maitriser ses nerfs dans le duel au pistolet et profite de la lâcheté de son adversaire qui s’effondre en larmes une fois son tir manqué.

Après avoir gracieusement épargné son adversaire, Charles regagne l’estime d’Orry qui accepte avoir plaisir de le voir s’inscrire à Westpoint.

Charles ne va pas pour autant seul à la prestigieuse académie et Billy Hazard (John Stockwell) le jeune frère de George (James Read) y est également admis.

Les deux familles resserrent leurs liens à l’occasion du mariage de George avec la douce Constance (Sandra Kilbourne) en présence d’Orry témoin du marié.

Malgré les incessantes provocations de Virgilia (Kirstie Alley) plus revendicative que jamais dans son engagement abolitionniste, l’amitié entre les deux hommes est au beau fixe, l’idée même d’une coopération économique pour mécaniser la plantation des Main est évoquée tout en considérant la condition express de ne plus utiliser d’esclaves.

Au cours d’un séjour empli de convivialité en Pennsylvanie, Asthon (Terri Garber) devenue une belle et provocante jeune femme, joue à séduire Billy pour meurtrir sa sœur Brett (Genie Françis), amoureuse du jeune homme.

Le caractère pervers et manipulateur d’Ashton se révèle alors tandis qu’elle vise un mariage d’intérêt avec James Hunton (Jim Metzler) promis à un bel avenir politique au sein de la Caroline du Sud.

Mais les positions pro radicales pro-esclavagistes de Hunton et sa concurrence amoureuse avec Billy provoque une bagarre générale qui gâche quelque peu les réjouissances.

Dans l’épisode 4, les Main rendent la pareil aux Hazard en les recevant dans leur plantation près de Charleston.

Ashton, grande amatrice des plaisirs de la chair, tombe sous le charme animal de Forbes Lamotte (William Ostrander), sous les yeux effarés de Billy qui comprend trop tard la mise en garde de Charles et reporte avec raison son intérêt sur la douce Brett.

Diabolique, Ashton joue sur plusieurs tableaux en usant de ses charmes pour manipuler les hommes.

Du coté des Lamotte, la mort de Nicholas Fabray (Lee Bergere) père de Madeleine affaiblit encore plus la position déjà fragile de Madeline auprès de son mari, l’horrible Justin (David Carradine).

Avant de voir son père mourir, Madeleine découvre qu’une des aïeuls était noire et comprend l’intérêt de ne rien révéler à Justin qui y verrait un prétexte pour la rabaisser encore davantage.

Alors que Virgilia demeure intenable dans la plantation, allant jusqu’à coucher avec un des esclaves de Hunton, Grady (Georg Stanford Brown) et de le pousser à s’échapper pour trouver refuge dans le Nord, un conflit terrible éclate entre les deux familles, les Hazard étant contraint de quitter la maison des Main.

Les retrouvailles ont pourtant lieu à Westpoint ou Charles et Billy sont reçus avec les honneurs.

Lors de la cérémonie de remise de diplôme, Ashton se révèle encore plus féroce qu’à l’accoutumée, couchant avec six soldats proches de Billy pour le faire souffrir.

Lorsque Charles le découvre il gifle sa cousine mais doit pourtant reculer face aux menaces de scandale.

Ashton tombe pourtant enceinte et doit se faire avorter avec la complicité de Madeleine, devenue experte dans l’aide aux jeunes femmes noires.

Madeleine paye cher sa générosité, puisque Lamotte furieux de ses allées et venues mais également de ne pas avoir de descendance, la violente et décide de la séquestrer afin de la laisser mourir de faim.

Impitoyable, Lamotte tue à mains nues Miss Sally (Olivia Cole) la Noire affranchie qui accompagnait et défendait Madeleine comme son ombre.

Le projet de fuite vers le Nord en compagnie d’Orry est donc avorté et celui se morfond dans l’absence de sa bien aimée.

En conclusion, « Nord et Sud, saison 1, épisode 3 et 4 » se révèle encore plus excitant que les deux premiers numéros.
L’action est rapide, rythmée, rapidement évolutive, proposant l’arrivée soudaine de nouveaux personnages comme le fougueux incompris Charles, le simple(t) Billy mais surtout l’incroyable montée en puissance d’Ashton véritable diablesse aux dangereuses séductions.

Le coté hardcore de la série prend tout son sens lors de scène torrides ou Ashton demande qu’on lui envoie six soldats pour satisfaire ses vices mais également dans les terribles colères de Lamotte, avec des scènes insupportables ou on le voit battre des femmes jusqu’à la mort.

Difficile de ne pas avoir envie de rendre la pareille à Lamotte…

Mais entre les turbulences familiales et les divergences fondamentales de politiques entre Nord et Sud, subsiste plus forte que tout l’amitié sacrée de George et Orry… mais pour combien de temps encore ?

Impossible donc à vrai dire de s’ennuyer pour le spectateur qui n’a qu’une seule envie, découvrir la suite !

Nord et Sud, saison 1, épisodes 3 et 4 (Richard T Effron)

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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 18:37
Nord et Sud, saison 1, épisodes 1 et 2 (Richard T Effron)

Petit plaisir nostalgique coupable avec la série « Nord et Sud » remarquable adaptation télévisuelle de Richard T Effron d’un roman historique de John Jakes qui fit le bonheur de ma famille durant des beaux étés de la fin des années 80, soit il y a pratiquement trente ans à présent (!).

Dans « Nord et Sud, saison 1, épisodes 1 et 2 » on débute fort logiquement par l’exposition des personnages en 1842, avec Orry Main (Patrick Swayze) fils d’un riche propriétaire de coton de Charleston en Caroline du Sud, Tilet Main (Mitch Ryan).

Orry vient d’être admis à Westpoint la prestigieuse académie militaire américaine qui forme l’élite des officiers de l’armée de terre, ce qui fait la fierté de son père qui le laisse partir pour son destin le cœur léger, après des adieux simples et émouvants.

En chemin, Orry secourt Madeleine Fabry (Lesley Ann Down) belle jeune femme créole dont la voiture a versé dans un fossé.

Après avoir écarté un serpent, il parvient à gagner la confiance de Madeleine qui tombe sous son charme et accepte qu’il la raccompagne à la demeure de Justin Lamotte (David Carradine), propriétaire voisin des Main, chez qui elle doit se rendre pour retrouver son père.

Avant de la laisser à destination, Orry obtient un baiser et un gage de Madeleine qui jure de l’attendre jusqu’à son retour de l’académie.

Se rendant dans l’état de New-York, Orry est secouru à la gare par une autre recrue George Hazard (Jim Read), qui l’aide à se débarrasser de voyous qui cherchaient à le dépouiller.

Les deux jeunes hommes sympathisent et décident de faire chambre commune à Westpoint avec un troisième homme, Ned Fisk (Andrew Stahl) qui rapidement s’en prend à Orry en raison de l’emploi d’esclaves dans les plantations du Sud, ce qui à ses yeux présente un concurrence déloyale pour sa famille d’agriculteurs issue du Nord.

George intervient et parvient à arracher un statut quoi de bon aloi.

Lui-même fils d’un richissime industriel de Pennsylvanie, ne partage pas la politique esclavagiste des états du Sud mais reste sur la réserve par amitié pour Orry.

Les trois hommes oublient leurs différents et souffrent ensemble sous l’instruction du cruel caporal Elkanah Bent (Philip Casnoff), aussi beau que sadique avec les hommes.

Fort de caractère, Orry humilie Bent dans un duel à l’épée avant que le jeune Ulysse Grant (Mark Moses) en personne n’intervienne pour apaiser les esprits.

L’amitié entre George et Orry se consolide dans l’adversité et se solde par une invitation chez les Hazard pour profiter de la première permission après deux ans passés à l’académie.

Orry est éberlué par l’organisation des Hazard, l’usage de la mécanisation pour accroitre le rendement de la production d’acier alors que son père est opposé par principe à l’usage de machines.

Un incident éclate cependant à table lorsque Virgilia (Kirsty Alley) la sœur de George, prend également à parti Orry en affichant clairement ses activités abolitionnistes.

Dans une position difficile, Orry est encore une fois soutenu par son ami.

Mais son esprit est ailleurs vers Madeleine a qui il écrit régulièrement et qui ignorant ses pensées, a fini par se résigner à épouser le riche Lamotte, pour faire plaisir à son père.

Bien que plus âgé et dur notamment avec ses esclaves qu’il fait battre régulièrement pour n’importe quel motif, Lamotte parvient à force de persévérance à ses fins et épouse Madeleine sous les yeux ravagés de tristesse d’Orry, revenu en permission auprès des siens.

Le couple comprend que le père de Madeleine a manœuvré pour intercepter leurs lettres et provoquer ce mariage d’intérêt avec le fourbe Lamotte.

L’épisode 2 montre le soutien permanent à Westpoint de George à Orry, déprimé par le mariage de Madeleine,

George aide Orry pour réviser ses cours et va même jusqu’à lui proposer une prostituée pour se détendre, ce qu’accepte le jeune homme tout en continuant de penser à sa chère Madeleine.

Même après un épisode tragico-comique ou de retour d’une échappée dans un bar, les deux hommes sont coursés par Bent avant de le secourir lorsqu’il tombe sous une plaque de glace, la dureté du caporal reste maximale et aboutit à de sévère punitions à l’encontre d’Orry, obligé de monter la garde malgré une intense fièvre.

Prié par Grant de laisser tranquille les deux cadets, Bent se rabat Ned qu’il fait monter sur un cheval lancé à plein galop pour le faire chuter et le blesser gravement aux jambes interrompant de fait son parcours à Westpoint.

Après que Bent ait échappé de justesse à la sanction d’une cours martiale, George et Orry décident de lui faire payer sa cruauté en le compromettant avec la prostituée.

Pris en flagrant délit, Bent est renvoyé de Westpoint et profère de terribles menaces contre les deux amis en faisant état de ses amis haut placés.

Ceci n’empêche pas George et Orry de sortir diplômés de Westpoint pour participer à la guerre contre le Mexique pour la possession du Texas entre 1846 et 48.

Malheureusement, Bent tient ses promesses et promu lieutenant par l’appui de son père biologique un sénateur du Nord, envoie les deux amis dans une mission suicide au cours de laquelle Orry est grièvement blessé.

Grace au talent du médecin militaire Patrick Flynn (Robert Mitchum), Orry est sauvé mais perd l’usage de sa jambe.

Le sympathique Flynn permet également à George de rencontrer Constance (Wendy Kilbourne) sa splendide fille, qu’il demande en mariage en un temps record.

En réaction à la blessure de son ami, George quitte lui aussi l’armée, dégouté par les horreurs de la guerre.

Orry revient à la plantation en compagnie de son ami mais dépressif, se sent inutile et se met à boire plus que de raison.

Rongé par son infirmité et par la perte de Madeleine, Orry broie du noir, se sachant de surcroit barré dans la direction de la plantation par l’aura de son père, seul maitre à bord.

Charles Main subit l’influence du terrible Lamotte, qui le pousse à plus de dureté envers ses esclaves et fait preuve d’une grande violence à l’égard de Madeleine qui a eu l’audace de le contredire en public en exprimant son opinion sur la politique, ce qu’il assimile à une humiliation insupportable.

Le paroxysme de violence est atteint lorsque Priam (David Harris), un des esclaves les plus indisciplines, s’évade de la plantation.

Lamotte lance la traque mais il ignore que Madeleine en personne va aider l’infortuné à fuir.

La jeune femme ne peut en effet supporter le joug brutal de son mari et parvient à organiser des rendez vous clandestins dans une chapelle abandonnée avec son cher Orry…

En conclusion, « Nord et Sud, saison 1, épisodes 1 et 2 » plonge immédiatement le spectateur dans une fresque historique grandiose ou se débattent des personnages aussi beaux que charismatiques.

Swayze y trouve un rôle en or, lui permettant d’interpréter un personnage complexe, fils de planteur esclavagiste, ami d’un homme aux idées radicalement différentes et amoureux d’une femme qui lui inaccessible en raison du pouvoir de l’argent.

Le romantisme un peu affecté incarné par la superbe Lesley Ann Down, est contrebalancé par les scènes de cruauté de Casnoff ou de Carradine, qui démontrent toute l’étendue de leur talent dans des rôles de véritables salauds.

Et derrière le destin des deux amis, se profile l’affrontement qu’on devine inévitable entre le Nord riche et industrialisé, et le Sud, pauvre et rural…

Nord et Sud, saison 1, épisodes 1 et 2 (Richard T Effron)

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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 13:51
Narcisa (Jonathan Shaw)

Le Brésil toujours mais sous un angle totalement différent avec « Narcisa » premier roman de Jonathan Shaw, ex tatoueur américain des stars du rock et du cinéma, proche notament de Johnny Depp.

Sorti en 2008, « Narcisa » est une volumineuse variation du « Lolita » de Nabokov version Rio de Janeiro.

Écrit sous la forme d’un journal, « Narcisa » raconte en 2003, la rencontre coup de foudre à Copacabana de Ignacio Valencia Lobos dit Cigano en raison des ses origines gitanes et Narcisa une adolescente de seize ans.

Âgé de plus de quarante ans, Cigano est un homme un perdu qui sort d’une prison mexicaine après avoir purgé une peine pour trafic de drogue et revient vers sa ville natale, son amour de jeunesse, Rio de Janeiro qu’il connait comme sa poche dans le but de se consacrer à l’écriture.

Bénéficiant d’un appartement en héritage d‘une tante adepte de Macumba, Cigano peut s’établir dans le quartier populaire de Catete et acheter une moto qui lui permet de se déplacer aisément en ville.

Le visage de madone, les longues jambes, la blancheur et les formes juvéniles de Narcisa frappent instantanément le vieux gitan tatoué et chevelu qui aborde fasciné la jeune créature.

D’emblée le dialogue est électrique, décousu voir complètement fou avec Narcisa, qui se déclarant comme une fille libre, sans attache, vivant ou bon lui semble, aligne sans sourciller tout un ensemble de théories mélangeant philosophie nietzschéenne, théories kabbalistiques et surtout violent rejet du monde tel qu’il lui parait.

Cigano emmène Narcisa chez lui et couche avec elle, entamant sans le savoir une relation incroyablement mouvementée.

Peu à peu Narcisa se dévoile à lui, évoquant un passé douloureux dans une petite ville de campagne de l‘état de Rio, l’absence de père, la pauvreté, la violence familiale puis une adolescence de fuyarde, partagée entre retraites mystiques dans les profondeurs de la jungle, défonces en tout genre et prostitution auprès de routiers afin de subvenir à ses besoins.

Cette histoire emplie de souffrances trouve un écho en Cigano, lui-même accidenté par la vie et hanté par une terrible malédiction s’abatant sur les gens de sa race.

Avec une incroyable tolérance, Cigano qui a décidé de ne plus prendre ni drogue ni alcool après son séjour en prison, entretient sa jeune compagne, lui fournissant de quoi s’approvisionner en drogue.

Le sexe occupe une place importante dans leur relation et rapidement, Cigano développe à ce sujet une très forte dépendance envers Narcisa.

Mais il comprend après un plan à trois avec une petite prostituée, qu’en réalité Narcisa déteste les hommes et ne les considère que comme une source d’argent.

Derrière la façade rebelle et bohème de l’adolescente se cache une réalité plus sordide, la dépendance à la drogue et la prostitution à Copacabana auprès de gringos étrangers de passage.

Un autre personnage ne tarde pas à faire son apparition dans la vie des deux amants, le dénommé Doc, mystérieux fonctionnaire bedonnant entre deux âges, se présentant comme le « tuteur » ou le « protecteur » de Narcisa.

Déjà animé par la jalousie, Cigano exige des explications mais Narcisa qui avec une répartie déroutante lui assure que sa relation avec Doc est platonique, intellectuelle, qu’elle tient le vieil homme sous sa coupe en lui sous tirant de l’argent à volonté.

Les explications tirées par les cheveux de Narcisa ajoutées à la relative apparence d’inoffensivité du Doc, qui recule vite face aux intimidations physiques, suffisent à apaiser relativement Cigano qui doit pourtant se rendre à l’évidence : sa muse est une prostituée toxicomane.

Ceci ne suffit pas à détourner Cigano de sa passion dévorante qui lui fait endurer les crises continuelles de Narcisa, capable d’insulter, provoquer des bagarres en pleine rue pour des motifs en apparence futiles, de retourner son appartement ou de voler ses affaires afin de se faire un peu d’argent.

Connaissant l’ascendant qu’elle a sur son amant plus âgé, Narcisa n’hésite pas à exercer un chantage affectif, le menaçant de le quitter ou de retourner se prostituer si il ne cède pas à ses moindres caprices.

Le lecteur suit donc cette alternance de ruptures/réconciliations chaotiques jusqu’au jour ou Narcisa disparait pour de bon, partie épouser un riche américain israélite du nom de James Gold.

Privée de son égérie, Cigano éprouve les affres du manque et tente vainement de combattre cette irrépressible sensation de dépression fréquentant les plages (Ipanema, Copacabana), les prostituées du quartier Vila Mimosa puis en voyageant un peu, sans succès loin de l’enfer urbain de Rio de Janeiro.

Puis alors qu’il ne pensait jamais revoir Narcisa, Cigano la retrouve méconnaissable dans la rue.

Elle semble amaigrie, sale et vieillie prématurément à seulement 19 ans.

Cigano reconnait toute de suite les effets du crack et vole sans hésiter au secours de sa protégée.

Peu à peu il découvre ce qui s’est passé avec Gold, le voyage en Israël pour la présenter à la famille, la vie de femme au foyer oisive à New-York pendant que Monsieur travaille, puis l’instabilité chronique de Narcisa se réveillant avec la mise en pratique des mécanismes d’emprise mentale sur le mari dépassé par la furie qu’il finit par trouver chez lui.

Malgré un début de carrière réussi dans le monde du tatouage branché de New-York, Narcisa craque une nouvelle fois, quitte son beau domicile et fréquente les franges de marginaux du Bronx et de Harlem.

Dans la rue, elle rencontre le crack et devient accro, vivant de passes en passes minables pour se procurer la prochaine dose.

Les ravages sont immédiats finit par quitter les Etats-Unis pour échouer dans l’enfer de Crackolandia à Sao Paulo, le ghetto des drogués de la ville.

Mue par un ultime réflexe de survie, elle quitte Sao Paulo pour Rio afin d’échapper aux menaces de mort des policiers payés par les commerçants pour nettoyer périodiquement la zone.

Se sentant en mission pour sa propre rédemption d’ex toxicomane, Cigano en frémissant le récit des épouvantables aventures de Narcisa au pays des Yankees et accepte une nouvelle fois de la prendre sur son aile.

Il comprend pourtant qu’il est bien démuni face aux ravages du crack et regarde impuissant son amour s’enfoncer chaque jour un peu plus dans la folie et l’auto destruction.

Le comble est atteint lorsque Cigano accepte par amour d’aller chercher de la drogue à Narcisa en s’enfonçant la peur au ventre dans les favelas de la Boca ou de Sante Teresa, ou de jeunes voyous lourdement armés exercent une loi impitoyable.

Mais Narcisa semble de plus en plus incontrôlable, rentrant et fuguant, allant se défoncer avec d’autres marginaux pseudo artistes ratés de la Casa Verde, se prostituer dans un motel de Lapa, ou n’hésitant pas à se rendre elle-même dans les favelas pour s’approvisionner en drogue.

Rongé d’inquiétude, Cigano prend lui aussi des risques et sillonne sur sa moto les rues de Rio pour retrouver sa belle dans l’espoir de la préserver un peu de cet enfer.

Narcisa a un ultime sursaut en acceptant de quitter Rio pour revenir dans son village natal de Penedo et se sevrer loin des tentations de la ville mais l’expérience tourne au fiasco intégral, l’emprise du crack s’avérant malgré tout trop forte.

De retour à Rio, Cigano doit en plus des crises toujours plus violentes de sa compagne, lutter contre le Doc, qui tente avec la complicité de sa mère de la faire interner en hôpital psychiatrique pour subir des traitements dangereux à base d’électro chocs visant à la détruire plutôt qu’à la soigner.

Cigano résiste, menace mais vit avec la peur au ventre d’une descente de police pour lui enlever Narcisa.

C’est pourtant elle qui part après une ultime dispute, d’une violence paroxysmique avec blessure superficielle au couteau et destruction de son totem, l’orisha Ogum.

Mais Cigano qui a consulté une prêtresse du Candomblé et son vieil ami Mateus Segatto, qui a connu la même situation de dépendance que lui avec une jeune putain toxicomane, a maintenant compris qu’il a accompli son destin, réalisant vers sa propre rédemption après avoir enduré l’enfer aux cotés de Narcisa.

Le vieux gitan demeure donc assez fort pour ne pas replonger une nouvelle fois et l’esprit enfin apaisé, laisse partir à tout jamais, la comète qui bouleversa sa vie pendant quelques années.

En conclusion, « Narcisa » est un chef d’œuvre contemporain, un roman d’une grande force qui parlera à tous ceux ayant été victime d’une intense passion amoureuse, capable d’engendrer des mécanismes vicieux de dépendance et d’emprise psychologique.

Le style magnifique de Shaw, à la fois fluide, puissant et vivant est pour l’essentiel dans ce résultat et porte le lecteur envouté par cette macabre danse de Salomé tropicale pendant plus de 400 pages de pure délectation.

Derrière cette histoire d’amour de marginaux cabossés par la vie, se cache la fascination d’un homme en quête de rédemption fasciné par l’intelligence, la sensibilité et la lucidité d’une femme trop libre et sauvage pour s’intégrer dans un modèle de société « normale ».

Enfin pour terminer, Shaw en bon carioca qu’il fut, excelle dans la description de l’underground de Rio de Janeiro, avec des avis captivants et sans concession sur la vie sans but dans les favelas rongées par le trafic de drogue, la poussée des églises évangélistes, les policiers violents et corrompus taxant les habitants pour les laisser tranquilles mais aussi le Carnaval de Rio transformant la ville en gigantesque bordel pour gringos du monde entier venant tout claquer en quelques jours dans les bars et les prostituées.

Même si « Narcisa » reste un roman hors norme traitant de sujets difficiles, je ne peux qu’en conseiller la lecture qui vous emportera comme un fétu de paille.

Pour moi, LA lecture de l’été…

Narcisa (Jonathan Shaw)

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 19:55
L'inspecteur ne renonce jamais (James Fargo)

Rien de tel qu’un bon vieux Clint Eastwood pour profiter de l’été aussi voici à présent « L’inspecteur ne renonce jamais » de James Fargo.

Sorti en 1976, ce troisième volet du sale flic de San Francisco montre cette fois Harry Callahan (Clint Eastwood) une nouvelle fois en proie à des difficultés avec sa hiérarchie le capitaine Mc Kay (Bradford Dillman) après une arrestation musclée ou l’inspecteur défonce la vitrine d’un bar avant de tuer un à un des preneurs d’otages particulièrement déterminés.

Relégué au recrutement du personnel après les frais et les plaintes résultantes, Harry y croise Kate Moore (Tyne Daly) une candidate au concours d’inspectrice bénéficiant des quotas féministes de la municipalité.

Macho et sceptique, Callahan se montre infecte avec la jeune femme en mettant en doute ses compétences face au danger du terrain.

Le flic est pourtant alerté par une affaire particulièrement grave au cours de laquelle un commando surarmé appel la Force de Frappe du Peuple, pénètre dans un dépôt de missiles pour dérober les charges explosives après avoir assassiné le gardien, deux employés du gaz mais surtout avoir blessé l’inspecteur Di Giorgio (James Mitchum), collègue d’Harry qui arrivé sur place avait lui-même tué une des membres du commando, la sexy Miki (Jocelyn Jones).

Sur son lit de mort, Di Giorgio met son ami sur la piste d’un ancien proxénète qu’Harry identifie comme Bobby Maxwell (Deveren Bookwalter), ancien du Viet Nam viré des Marines pour troubles psychologiques.

Obligé de faire équipe avec Moore, Callahan bénéficie pourtant du sens de l’observation de la jeune femme qui repère un poseur de bombe noir Henry Lee (Tim Burrus) membre du commando.

Après une course poursuite haletante dans les cours, toits et jardinets de la ville, Harry coince le fuyard dans une église du père John (MG Kelly) et fait ensuite pression sur Big Ed Mustapha (Albert Popwell), le leader d’un mouvement noir activiste mais pacifique pour remonter jusqu’au groupe de Maxwell qui menace à présent de faire d’autres attentats.

Mais l’arrivée de Mc Kay et ses hommes brouille la donne, le capitaine avide d’avancement coffrant Mustapha et sa bande pour lui faire porter la responsabilité des crimes du FFP.

Fidèle à sa réputation Callahan refuse de se ridiculiser devant les journalistes et n’hésite pas à flanquer sa démission à Mc Kay devant le maire (John Crawford).

Il est pourtant rappelé lorsque ce même maire se fait enlever par le FFP à la sortie d’un match de base ball.

Reprenant le travail avec Mustapha, Callahan obtient sa libération puis des informations précieuses sur une certaine Wanda (Samantha Doane) travaillant dans un salon de massage.
Après avoir retourné le salon, tabassé le videur et mis la pression au patron proxénète, Callahan oriente ses recherches sur l’église de John qui aurait couvert les agissement du FFP.

Dans l’église, Moore sauve la vie de Callahan en tuant Wanda qui cherchait à l’abattre.

Pris de remords, le prêtre donne la planque du FFP qui détient le maire dans la prison désaffectée d’Alcatraz.

N’écoutant que leur courage et leurs armes, Moore et Callahan prennent d’assaut l’ile pourtant étroitement défendue, tuant un à un les membres du FFP.

Malheureusement Moore est tuée en sauvant une nouvelle fois Harry après avoir elle-même libérée le maire d’une prison.

Pris de rage, Callahan traque Popwell qui s’enfuit avec le maire et le fait exploser à coup de missile une fois le tueur séparé de son otage.

Reste pour lui le souvenir de sa valeureuse coéquipière…

En conclusion, « L’inspecteur ne renonce jamais » tient sans surprise et solidement la rampe, offrant ce que le spectateur attend : une intrigue simple mais musclée, des courses poursuites rythmées, des dialogues percutants et des acteurs de qualité sur lesquels trône la star Eastwood alors au fait de sa classe naturelle.

Même si cette histoire de commando terroriste vaguement inspiré des brigades rouges parait tout juste passable, Eastwood adoucit un peu son personnage de dur à cuir réactionnaire en lui faisant sympathiser avec des minorités noires pacifiques et une femme dont il mesure la juste valeur sur le terrain après avoir émis un jugement hâtif.

Sans crier au chef d’œuvre, « L’inspecteur ne renonce jamais » demeure une valeur sur du film d’action des années 70 et comblera de plaisir les fans d’Eastwood.

L'inspecteur ne renonce jamais (James Fargo)

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Published by Seth - dans Policier
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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 14:53
La féline (Paul Schrader)

Sorti en 1982, « La féline » est le remake du film culte mais oublié à présent du Français Jacques Tourneur.

Paul Schrader se colle donc à l’hommage rendu au maitre du fantastique des années 40 et met en scène Iréna Gallier (Nastassja Kinski), une jeune femme débarquant à la Nouvelle Orléans pour rejoindre son frère plus âgé Paul (Malcom Mc Dowell).

Soudé par la mort précoce de leurs parents, le couple frère-sœur parait rapidement étrange et Iréna se soustraie assez rapidement à la pesante présence de Paul pour sortir le soir et se rapprocher d’un zoo ou a été placée une énorme panthère noire responsable de l’agression d’une prostituée dans un motel crasseux du centre ville.

Sur place, Iréna fait la connaissance d’Oliver Yates (John Heard), le spécialiste qui a réussi la difficile capture de l’animal retranché dans une chambre d’hôtel.

Une troublante séduction s’installe mais un drame surgit lorsque la panthère happe le bras du soigneur Joe (Ed Begley) et le laisse agonisant à terre avant de s’enfuir dans la nuit.

L’opposition farouche de Paul à une éventuelle liaison entre sa sœur et Oliver, fait comprendre à Iréna la malédiction qui plane sur eux, les descendants de la panthère, se transformant en félins la nuit pour chasser et ne devant s’accoupler qu’entre eux.

Malgré cette loi universelle, Iréna refuse de coucher avec Paul qui se retrouve lui aussi pourchassé après que des restes humains ait été retrouvé dans la cave de sa maison.

Se sachant traquée par son frère, Iréna trouve refuge auprès d’Oliver qui l’emmène loin du centre ville dans le marais (bayou) de la Nouvelle-Orléans.

Bien que séduite, Iréna refuse in extremis l’acte sexuel et se rend la nuit nue dans les marais ou elle chasse un malheureux lapin plutôt que d’assassiner son amant qui comprend la situation en la voyant revenir ensanglantée au petit matin.

Peter lui aussi doit assouvir ses instincts de prédateur et jette son dévolue sur Billy (Theresa Richarde) une blonde opulente, fille facile rencontrée dans un bar, qu’il dévore sauvagement dans une chambre d’hôtel avant de s’enfuir.

Dans un ultime face à face, Peter tente de tuer Oliver mais comprenant qu’Iréna se refusera complètement à lui préfère se jeter dans le vide et périr.

Malgré sa peine, Iréna maintient son choix initial même si son comportement parfois sauvage la rend inquiétante comme lorsqu’elle poursuit Alice (Annette O’Toole) la collègue soignante d’Oliver qu’elle jalouse profondément.

Alice a finalement la vie sauve mais est quitte pour une peur mémorable dans une piscine baignée d’obscurité ou un fauve la traque avant de lacérer ses vêtements.

Sur de son amour, Oliver ligote Iréna et fait l’amour avec elle avant de l’enfermer dans un zoo, obéissant ainsi aux volontés de la jeune femme quand à leur amour impossible.

En conclusion, « La féline » est un film fort qui sans avoir le charme suranné et les effet d’ombres noir et blanc de la première œuvre de Tourneur, demeure un remake tout à fait respectable.

Schrader utilise les technologie de son époque, réussissant quelques spectaculaires transformations physiques et scènes de pur fantastique ou on peut voir l’héroïne vivre avec son peuple de panthères immortelles.

Mais bien sur le succès de « La féline » réside principalement dans ses acteurs prodigieux, Nastassja Kinski, alors âgée de vingt ans à peine aussi troublante, sexy et allumée que son père, le génial Klaus puis Mc Dowell, lui aussi impressionnant en frère incestueux au comportement animal.

Plus violent, sexuel, explicite et gore que le premier, « La féline » demeure pour moi un classique du cinéma fantastique des années 80 à voir et revoir pour tous les amateurs du genre…

La féline (Paul Schrader)

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Published by Seth - dans Fantastique
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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 22:34
Tyranny and mutation (Blue Oyster Cult)

Une des raisons pour lesquelles j’adore le rock des années 70, est que à cette époque les groupes donnaient sans compter, sortant un voir plusieurs albums d’une créativité folle par an, chose aujourd’hui impossible dans l’industrie du disque soigneusement formatée à coups d’études marketing.

Ainsi en 1973, un an seulement après leur premier (et déjà) superbe effort, The Blue Osyter Cult sort « Tyranny and mutation » à la pochette toujours aussi ésotérique évoquant une toile de Vazarelli mais au titre déjà nettement plus incisif.

On débute en force par « The red and the black » hard rock musclé efficace mais sans fioriture.

Plus de souplesse et des influences blues marquées sur « O.D’d on life itself » avec toujours ses solos de guitares vous emportant dans une autre dimension.

Rythmique nerveuse des frères Bouchard et riffs d‘acier caractérisent « Hot rails to hell » qui développe encore une fois un hard rock hyper entrainant.

Les Américains laissent ensuite libre court à leur créativité sur « 7 streaming diz busters » aux multiples variations de rythmes et de mélodies s’étalant sur sept minutes dans lesquelles Bloom s’en donne à cœur joie sur ses instruments additionnels (claviers, harmonica).

On revient à plus de concision sur « Baby ice dog » flamboyant mid tempo illuminé par le timbre unique du chanteur, alterne harmonieusement passage aériens et plus vicieux à la Black sabbath sur « Wings wetted down ».

Difficile pour l’auditeur de trouver un point d’appui sur « Teen archer » d’apparence assez décousu et il faut attendre le final, « Mistress of the salmon salt (quicklime girl) » pour achever l’album sur un titre complexe, puissant et alambiqué.

En conclusion, « Tyranny and mutation » s’avère plus difficile d’accès que son prédécesseur qui mariait à merveille hard rock direct et ambiances contrastées avec un remarquable travail sur les mélodies ensorcelantes et mystérieuse.

Il demeure certes toujours puissant dans ces parties dures avec des riffs bien sentis, des rythmiques rapides mais plus prévisible et lorsqu’il s’aventure sur des terrains moins balisés, perd pour moi en cohésion ce qu’il gagne en recherche musicale.

On a donc affaire à un bon album de hard des 70’s mais sans posséder la magie des meilleures créations de l’huitre bleue !

Tyranny and mutation (Blue Oyster Cult)

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 22:08
Blue Oyster Cult (Blue Oyster Cult)

Eté oblige, puisons à présent dans les vestiges du hard rock avec le méconnu mais culte Blue Oyster Cult créature américaine née dans les années 70 du cerveau fiévreux du génial Eric Bloom (chant/guitare/claviers).

Formé à Long Island, Blue Oyster Cult se compose des frères Bouchard, Albert à la batterie, Joe à la basse soutenant les deux guitaristes Allen Lanier et Donald Roeser.

Sorti en 1972, « Blue Oyster Cult » est le premier disque du groupe et se démarque déjà par son imagerie mystérieuse pour ne pas dire mystique avec une étrange croix qui deviendra le symbole des américains.

Premier morceau et premier tube avec « Transmaniacon MC » sur lequel le timbre chaud, puissant et enveloppant de Bloom se marrie à merveille avec les riffs de guitares musclés du reste de la bande.

Puissant et accrocheur, « Transmaniacon MC » frappe immédiatement les esprits et c’est avec un feeling très rock des années 70 que déboule « I’m on the lamb but I ain’t no sheep ».

La surprise n’en est que plus grande sur « Then came the las days of May », sublime ballade sur laquelle la voix de Bloom se fait incroyablement sensuelle et mélancolique.

Retour au hard rock dévastateur de « Stairway to the stars » nouvelle pièce maitresse de la musique des jeunes loups avant d’aborder le plus classique « Before the kiss, a redcap » qui glisse toute en fluidité et en maitrise dans les oreilles de l’auditeur.

Douceur et puissance s’entremêlent sur « Screams » remarquable par l’inventivité de son atmosphère de cérémonie secrète grandiose et inquiétante.

Le mystère est encore au rendez vous sur l’intime et chaud « She’s Beautiful like a foot » meme si de vous à moi, le pied est sans doute la région du corps que je trouve la moins érotique qui soit !

On monte d’un cran sur « Cities on flamme with rock ‘n’ roll » bien nommé hymne brulant sonnant certes volontairement vieillot mais dont la lourdeur maléfique rappelle Black sabbath, pour atterrir en douceur avec le plus sinueux et terne « Workshop on the telescopes » et le calme « Reedemed » qui conclue le disque par une note country qui ma foi passe fort bien.

En conclusion, comme on pouvait s’en douter, « Blue Oyster Cult » est un album magnifique, une merveille d’intelligence, de créativité et de feeling qui se déguste sans modération lorsqu’on est amateur de rock des années 70.

Dans l’ombre des Led zeppelin, Black sabbath et autres Deep purple, est donc né un quatrième géant du hard rock, Blue Oyster Cult, dont la musique mystérieuse et envoutante ne pourra pas qu’attirer le courageux adeptes des voyages temporels.

Ma recommandation, osez l’expérience du Culte de l’Huitre Bleue et vous serez plongé dans un véritable bain de félicité, celui du rock éternel !

Blue Oyster Cult (Blue Oyster Cult)

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 21:39
Lost saison 5, épisodes 15, 16 et 17 (Jeffrey Jacobs Abrams)

La fin de la saison 5 avec « Lost saison 5, épisodes 15, 16 et 17 ».

Paul Zbyszewski et Elizabeth Sarnoff pour le scénario de l’épisode 15 réalisé par Stephen Williams.

Dans le présent, Locke (Terry O’Quinn) prend complètement le dessus sur le groupe des Autres, entrainant Richard Alpert (David Carbonell) et Benjamin Linus (Michael Emerson) dans la quête de Jacob, le véritable maitre de l’ile.

Toujours troublant, Locke amène Richard jusqu’à l’épave de l’avion des trafiquants africains pour guetter le moment ou lui-même va apparaitre pour être soigné d’une blessure à la jambe.

Le minutage parfait impressionne Benjamin en personne et lorsque le nouveau leader lui révèle qu’il veut trouver Jacob pour le tuer, sa stupeur est à son comble.

En 1977, Jack (Matthew Fox), Kate (Evangeline Lilly) sont capturés par les Hostiles de ce même Alpert, mais la mort de Faraday (Jeremy Davies), pousse Eloïse Hawking (Alice Evans) à adoucir la politique brutale de Widmore (David S Lee) pour leur proposer son aide afin de trouver la fameuse bombe à hydrogène seule capable selon les calculs de son fils de contrer l’explosion électromagnétique imminente.

De leur coté, Sawyer (Josh Holloway) et Juliet (Elisabeth Mitchell) sont soumis à un brutal interrogatoire de Radzinsky (David Lange) qui aidé par le vindicatif Phil (Patrick Fischler), prend le dessus sur le leadership du timoré Goodspeed (Doug Hutchinson).

Finalement Sawyer parvient à négocier leur évacuation par le sous marin après avoir révélé les véritables intentions de Jack et sa bande.

Sous la pression de Goodspeed et du professeur Chang (François Chau), Radzinsky accepte également d’évacuer également les femmes et les enfants pour des raisons de sécurité.

Dans l’épisode 16, du trio Damon Lindelof-Carlton Cuse-Jack Bender, Locke le manipulateur parvient à convaincre Benjamin de tuer Jacob (Mark Pelligrino), qui vit sous les traits d’un homme dans les vestiges d’une immense statut néo égyptienne.

Dans les années 70, Richard et Eloïse conduisent Jack e Sayid jusqu’à la grotte ou se trouve la bombe à hydrogène, mais après les avoir aidé à démonter la tete nucléaire, Richard laisse mener à bien seul leur projet fou en ayant au préalable assommé Eloïse pour la protéger de tout cela.

Du coté du sous marin, Juliet pousse Sawyer à s’évader et à contraindre le commandant à refaire surface pour leur permettre de rentrer sur l’ile afin d’empêcher Jack de mettre son geste fou à exécution.

Avec Kate, ils regagnent l’ile et reçoivent l’aide précieuse de Hurley (Jorge Garcia), Jin (Daniel Dae Kim) et Miles (Ken Leung) après avoir croisé les époux , Rose (L Scott Caldwell) et Bernard (Sam Anderson), qui semblent vivre apaisés dans la jungle.

A travers de multiples flash backs, on découvre que Jacob est intervenu auprès de tous les habitants de l’ile dans différentes phases de leur vie, que ce soit durant l’enfance de Kate alors qu’elle avait volé des bonbons dans un supermarché, après une opération difficile ou Jack avait frôlé l’erreur médicale sous les yeux de son père Christian (John Terry), à la sortie de prison de Hurley, après la chute de Locke d’un immeuble, au moment de l’enterrement des parents de Sawyer, au mariage de Jin et Sun (Kim Yoon Jin), dans un hôpital pour Ilana ou plus étrangement au moment de la mort de Nadia (Andrea Gabriel), l’épouse de Sayid (Naveen Andrews) fauchée par une voiture à Los Angeles.

Dans l’épisode 17, Benjamin tue Jacob par orgueil, car furieux de n’avoir jamais été reçu par le maitre de l’ile après 35 ans sur place.

Mais la véritable nature de l’acte de Locke semble plus complexe et on soupçonne un ennemi de Jacob (Titus Welliver), d’avoir usurpé l’identité du véritable survivant de l’ile, dont le corps réellement mort a été retrouvé par Ilana (Zuleikha Robinson) et ses hommes et exhibé à Richard qui n’en croit plus ses yeux.

Après un choc frontal d’une grande violence entre Sawyer et Jack, ce dernier se fait rouer de coups afin que Sawyer ne fasse machine arrière, infléchi par un revirement de Juliet, qui pense qu’intervenir maintenant pour changer le futur est plus important que leur relation présente entachée par la jalousie à l’égard de Kate.

C’est donc en front uni que les rescapés reviennent à Dharma pour appuyer Jack qui souhaite placer la bombe dans la station de forage.

Durant l’opération, une fusillade éclate, blessant grièvement Sayid au ventre mais Jack riposte et parvient dans le van de Hurley à gagner la station ou Radzinsky force Chang à continuer le forage coute que coute.

Sayid mis de coté, les rescapés tentent de prendre d’assaut la station soigneusement gardée par le fanatique Radzinsky et ses fidèles.

Si Jack parvient à placer la bombe dans le puits, cela ne produit pas l’effet escompté.

Lecrash électro magnétique se produit, entrainant tout les objets métalliques au fond du puits.

Phil meurt, transpercé par des lames, Chang a le bras coincé par une poutre, mais plus grave encore Juliet tombe dans le puits malgré l’aide désespérée de Sawyer ravagé de chagrin à l’idée de perdre son amour.

Mais en un magnifique sursaut, Juliet active la bombe provoquant une énorme explosion…

En conclusion, « Lost saison 5, épisodes 15, 16 et 17 » conclut de manière magistrale cette saison 6 bien difficile à appréhender en raison de ses multiples sauts temporels et de son coté scientifique trop prononcé.

Obéissant à des motivations diverses, les survivants du vol Océanic 815 revenus aux États-Unis, reviennent sur l’ile dans l’espoir de porter secours à leurs amis restés sur place.

Le temps s’enchevêtre, laissant Jack avoir l’idée folle de vouloir changer le futur en intervenant dans le passé en contrant le phénomène électro magnétique qui aboutira dans le futur au crash de leur avion, sans toutefois avoir de garanties sur la validité de la démarche.

Beaucoup de pertes dans cette saison 5, comme celle de Juliet, devenue la compagne de Sawyer après avoir été celle de Jack, et qui laisse un amant revenu à zéro après le semblant de stabilité qu’il avait trouvé en intégrant le projet Dharma dans les années 70.

Peu d’émotions en revanche à la disparition de Daniel et Charlotte (Rebecca Mader), personnages qu’on devinait du reste bien secondaire.

Restent bien entendu des énigmes épaisses, comme la mort-résurrection du vrai-faux Locke et le meurtre du soit disant maitre de l’ile, le très mystérieux Jacob qui semble comme Alpert avoir traversé les époques sans prendre une ride…

La saison 6 pour une conclusion en espérant que les choses finissent par s'éclaircir...

Lost saison 5, épisodes 15, 16 et 17 (Jeffrey Jacobs Abrams)

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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 09:11
Homeboy (Michael Seresin)

On l’a sans doute un peu vite oublié, mais Mickey Rourke incarna déjà dans les années 80 un boxeur dans « Homeboy » de Michael Seresin.

Passionné de boxe au point de devenir boxeur amateur, Rourke fut dans ce film sorti en 1988, Johnny Walker, un cow boy taiseux porté sur la bouteille, venant tenter sa chance à New-York pour percer dans le milieu de la boxe.

Semblant un peu perdu, Walker remporte suffisamment de combats pour se faire remarquer par Wesley Pendergrass (Christopher Walken) petit voyou qui se fait son manager.

Les deux hommes deviennent amis, Wesley entrainant malgré lui Johnny dans ses innombrables histoires d’argent sur fond d’alcool, drogues et femmes légères.

Le duo devient trio au contact de Ray (Anthony Alda) marginal et toxicomane gravitant autour de Wesley dans une relation d’amour vache.

Mais Johnny tente de nouer en parallèle une relation avec Ruby (Debra Feuer) une jeune femme solitaire comme lui, qui travaille dans une fête foraine de Coney island.

Plutôt farouche, Ruby se laisse peu à peu approcher par les avances maladroites mais sincères de Johnny.

Sur les rings, Johnny connait des jours ou l’arbitrage ne lui est pas favorable malgré un domination outrageuse de sa part mais plus grave tombe un jour lourdement en se plaignant de maux de tête.

Prévenant, Wesley l’emmène voir un ami docteur qui diagnostique une probable fissure de l’os temporal et un risque de mort si Johnny continue à prendre des coups dans la tête.

Le voyou lui propose comme alternative de faire un coup dans le quartier juif avec Ray, en volant un transporteur de diamants.

Mais malgré les risques, Johnny se laisse tenter par un gros combat face à Cotten (Matthew Lewis), un jeune boxeur noir de très bon niveau.

Il embauche Bill (Bill Slayton) un nouvel entraineur et travaille plus durement que jamais, musclant son corps et travaillant sans relâche ses combinaisons.

Le jour du combat tombant le jour du braquage de Wesley, Johnny refuse de faire le hold up de son ami et monte sur le ring.

Dans la dernière partie du film on suit en parallèle la tentative de braquage de Wesley flanqué du bon à rien Ray qui l’abandonne sur place, et le matche dantesque de Johnny face à Cotten.

Malgré une résistance héroïque à la douleur, Johnny chute lourdement sous les yeux effarés de Ruby tandis que Wesley rate son braquage et se fait flinguer par Grazziano (Kevin Conway) un policier en patrouille dans le quartier juif.

Wesley meurt abattu sur la plage, tandis que Johnny connait un sort équivalent sur le ring…

En conclusion, « Homeboy » est un film (de plus) sur la boxe, comme il en existe des dizaines et comme il continue d’en sortir encore maintenant tel ce « La rage au ventre » ou ce « Ali » avec des acteurs (Jack Gyllenhaal, Will Smith) métamorphosés physiquement.

Sous une musique forcément rock d’Eric Clapton et de Michael Kamen, Rourke fait son boulot honnêtement, campant à merveille un abruti défoncé et sensible face à une girl friend faire valoir sosie de Kim Basinger et à un Walken à son aise en truand flamboyant parfois attachant dans son amitié sincère.

Les scènes de combat sont crédibles et Rourke parait étonnamment mince et sec comparé au monstre stéroidé qu’il deviendra dans « The wrestler ».

Au final « Homeboy » se laisse regarder mais ne laisse pas un souvenir impérissable, sans doute surclassé par des films plus flamboyants ou réalistes.

Homeboy (Michael Seresin)

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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 10:38
Involution (Johan Héliot)

Sorti en 2014, « Involution » est un roman de Science fiction du français Johan Héliot.

L’histoire se déroule dans un futur proche à São Paulo (post 2020), ou se rend un informaticien français nommé Vincent Tanner dans le double but de travailler pour Sébastian Terra-Pereira, jeune et riche dirigeant brésilien de Globo, concurrent le plus sérieux du Google américain mais également de reprendre contact avec sa femme Chloé qui l’a quitté en emmenant avec elle à Santos, sa fille Angie.

Arrivé dans la capitale économique du Brésil, Vincent découvre un univers high tech poussé dans lequel les voitures conduisent de manière automatique pilotées par des ordinateurs de bord et ou la sécurité civile est assurée par des drones survolant les innombrables favelas et sont capables d’intervenir directement à chaque détection de comportement criminel.

Dans ce São Paulo luxuriant et technologique, Sébastian semble comme un poisson dans l’eau et fait preuve de la traditionnelle amabilité brésilienne avec Vincent, l’installant dans ses bureaux de Copan, monumentale œuvre de l’architecte visionnaire Oscar Niemeyer.

Grand prince, Sébastian place également Globo, son surpuissant moteur de recherche capable d’interactivité vocale, au service des recherches de Vincent.

Mais en parallèle de cette quête personnelle, se déroulent des phénomènes géologiques de grande échelle qui perturbent la vie au Brésil.

Les meilleurs scientifiques du pays, comme Mayer ou Paula Freitas, publient régulièrement des communiqués faisant états d’anomalies magnétiques en Atlantique Sud.

Cette anomalie appelée AMAS a pour principales conséquences de brouiller les communications satellites.

Bien loin en apparence de ces hautes préoccupations, César dit le Bizarre, un chef de gang tatoué d’une favela ayant fait fortune en écoulant pour le compte des barons emprisonnés du PCC (Primeiro Commando da Capital), un nouveau type de drogue appelé oxi, se rend à rendez vous avec un de ses lieutenants, João

Armé et confiant dans son aura, il comprend trop tard qu’il est tombé dans un guet apens et se fait sauvagement agressé.

Sa hargne et son refus d’abdiquer entraine la cruauté de João, qui découpe méthodiquement sa peau avant de laisser pour mort dans un égout putride d’une favela de Paraisopolis.

Le récit se penche ensuite sur Chloé Villeroi, qui parvient au culot à convaincre le staff de Forea, la plus grosse compagnie de pétrole du Brésil, que sa machine anti émeutes appelée le Hurleur, peut permettre après modifications de mener des forages sous marins à des profondeurs jusqu’alors inégalées.

L’ingénieur française parvient en jouant sur la fierté masculine brésilienne, à gagner l’adhésion de Luis, le chef de chantier et du chef de projet, Jorge Carreira, un viril ingénieur d’âge mur dont elle repousse les avances.

Tout est donc mis en place pour que le Hurleur avec à son bord Chloé puisse atteindre l’écorce du manteau terrestre à plus de dix mille mètres sous terre.

Mais les perturbations magnétiques s’intensifient provoquant la mise hors service des véhicules automatisés et des drones qui tombent par milliers à la surface du sol.

Le résultat est immédiat et provoque un soulèvement dans les favelas, dont les chefs profitent de l’aubaine pour lancer des attaques d’envergure contre les centres commerciaux de fait plus vulnérables.

Obligé de réagir, le pouvoir en place du président Tilburg envoie ses troupes pour tenter de juguler les émeutiers.

La fragile sécurité de la ville bascule au rythme des pillages et des répressions, le professeur Mayer est licencié en raison de ses thèses alarmistes, ce qui provoque une vague de démission des scientifiques et fragilise encore davantage les politiciens.

Vincent qui a réussi à retrouver sa fille grâce aux prouesses de Globo, découvre qu’elle est admiratrice de Vincent et parvient à la convaincre de le rejoindre au Copan avec la promesse de rencontrer le dirigeant visionnaire, qui du fait de la situation a durci les protocoles d’accès à ses bureaux-forteresses.

Une explosion de grande envergure se produit alors que Choe touche au but devant les caméras des média nationaux, ce qui produit un blackout complet des communications.

Plus grave, des Nuées grises d’origine inconnue s’étendent à la surface du globe et semblent former une sorte de bulle autour de la Terre.

Laissé pour mort dans son égout, César a pour délicieuse surprise de voir les nuées s’attacher à son corps et gommer ses blessures censées être mortelles.

Persuadé d’être protégé par le dieu Exu du Candomblé, César renait l’esprit plus conquérant que jamais et prend la tête du mouvement d’insurrection des favelas.

Désorganisée et submergée, l’armée finit par reculer et plier, laissant la voie libre à César qui devient le nouvel homme fort de São Paulo, en prenant place dans le Centro de la ville et ses quartiers chics, qui lui étaient jadis inaccessibles.

De son coté, l’esprit de Chloé est pénétré par une intelligence extra terrestre qui dormait dans le manteau terrestre.

A son corps défendant, l’ingénieur devient la Messagère le point de liaison entre les extra terrestres ayant lancé le mouvement des Nuées et les populations terrestres.

Elle comprend que des entités supérieures aussi vieilles que l’Univers ont décidé de continuer leur mouvement d’Expansion et de gommer l’espèce humaine qui les a dérangé en venant titiller le lieu ou elles attendait patiemment : le manteau de la couche terrestre.

L’Expansion passe donc par l’Involution, c’est-à-dire l’élimination de l’humanité en modifiant le rayonnement cosmique ce qui va provoquer d’horribles mutations et cancers.

Le processus de l’Involution est inexorable et constituera un prélude à l’arrivée dans plusieurs années des Initiateurs, extra terrestres à l’origine de l’Expansion.

Face à cette fin programmée, une fois la seule tentative de riposte des États-Unis anéantie ainsi qu’une bonne partie du pays, tandis que la Chine, la Corée et la Russie s‘enfoncent dans une guerre nucléaire absurde, la résignation gagne les Brésiliens, dont certains décident de vivre cloitrés chez eux et d’autres sortent en plein air, acceptant leur destin.

Rebaptisé Seigneur Exu, César traite avec Sébastian, le seul capable de maintenir un réseau de communication local en raison de l’aspect câblé de Globo et non satellitaire.

Les deux hommes deviennent les Seigneurs incontestés de ce pays en déliquescence.

Angie fausse compagnie à son père pour revenir chez sa mère à Santos, récupérant une fine couche de particules grises la protégeant des radiations, tandis que par un cruel renversement de circonstances, la peau abandonne César, qui meurt en comprenant qu’il n’était pas protégé par les Orishas.

Se sachant lui aussi condamné, Sébastian charge Globo de stocker la somme des connaissances humains sur ses serveurs afin que des traces de la civilisation humaine perdure après son extinction.

Vincent rejoint Chloé au service des extra-terrestres, gagnant ainsi une nouvelle et inespérée vie dans l’attente de la fin…

En conclusion, « Involution » est un court roman, original et inventif qui propose une nouvelle version de l’Apocalypse, ayant pour cadre symbolique un São Paulo luxuriant ultra modernisé, s’écroulant rapidement une fois ses moyens de communications anéantis par une force naturelle supérieure.

Difficile de s’attacher aux personnages, dont la psychologie reste plus que sommaire mais là ne réside pas le principal intérêt de « Involution » qui table plutôt sur une approche scientifique assez réaliste de la disparition de l’Homme, vu comme une singularité temporaire au sein d’un mouvement plus vaste d’Expansion cosmique.

Roman à la fois coloré, plaisant et profond, « Involution » surprend et séduit tout en laissant un arrière gout de malaise car décrivant la fin de ce que nous connaissons tous : notre civilisation.

Ce pessimisme finalement bien français demeure un des aspects les moins attractifs du roman à mes yeux, que je conseille néanmoins à tous les amateurs de Science fiction et du Brésil !

Involution (Johan Héliot)

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