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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 08:51
Taxi driver (Martin Scorcese)

Sorti en 1976, « Taxi driver » de Martin Scorcese est l’un des films les plus marquants du talentueux réalisateur italo-américain.

L’histoire est celle de Travis Bickle (Robert de Niro) un ex marine du Viet Nam solitaire et un peu paumé qui pour fuir l’insomnie se fait embaucher comme chauffeur de taxi de nuit à New-York.

Bickle ne refuse aucune course et se rend dans les lieux les plus mal famés de la ville (Harlem, le Bronx, Brooklyn) ou il observe la faune nocturne composée de prostituées, petits voyous, drogués et homosexuels.

Cette clientèle particulière le dégoute et est pour lui le résultat de la déliquescence de la société américaine.

Malgré les quelques incidents, Bickle reste en apparence serein et tombe sous le charme de Betsy (Cybil Shepherd), une séduisante employée de bureau travaillant pour un futur candidat au poste de maire, Charles Palantine (Leonard Harris).

Il l’observe longuement à travers les vitres de son bureau et se décide finalement à l’aborder non sans un certain culot.

Désorientée, Betsy finit par accepter une invitation pour un café et les tentatives maladroite de Bickle pour la séduire.

Malheureusement le jeu de la séduction tourne court lorsque Bickle emmène Betsy au cinéma voir un film éducatif sur la sexualité.

Choquée, Betsy met brutalement un terme à cette relation ce qui déstabilise le fragile Bickle.

Après une nouvelle mauvaise expérience ou un client lui annonce vouloir tuer sa femme et son amant, Bickle réagit et décide d’acheter non pas une arme mais tout un arsenal comportant fusil, un ensemble de pistolets, colts et même un couteau.

Il passe plusieurs heures devant sa glace à s’entrainer, se préparant à dégainer son arme, son agressivité croissant au fur et à mesure que son esprit s’échauffe.

Lorsqu’un soir il charge par hasard Palantine en personne dans sa voiture, Bickle échange avec lui sur la corruption de la société et le politicien prête une attention polie à ses propos.

Le processus psychique dans lequel est à présent enclenché Bickle l’entraine à tuer un voyou qui tentait de braquer une épicerie puis à se rendre dans un meeting de Palantine dans le but de le tuer mais il demeure incapable d’aller au bout de son acte, reculant in extremis devant la sécurité rapprochée du politicien.

Doté dorénavant d’une coupe à l’iroquoise symbole de sa radicalisation, Bickle entreprend à présent de sauver une prostituée adolescente (13 ans), Iris (Jodie Foster) qu’il a repéré un soir dans la rue.

Il approche son maquereau, Spot (Harvey Keitel) qui lui arrange une passe.

Bickle ne peut coucher avec Iris et lui propose de la sortir de la rue mais la jeune fille est sous la coupe de Spot et ne peut trouver la force de s’en extraire seule.

Bickle passe donc à l’acte et va trouver Spot pour lui tirer une balle dans le ventre.

Il se rend ensuite dans l’hôtel de passe ou travaille Iris, blesse le gorille en faction mais est à son tour blessé au cou par le tir d’un client voyou.

Bickle se ressaisit et après une lutte confuse et une autre blessure au bras, achève Spot agonisant, tue le client et enfin le gorille.

Lorsque la police arrive, Bickle git blessé dans le salon aux cotés d’Iris.

Le fin du film relate la convalescence de Bickle et les remerciements des parents d’Iris qui ont pu finalement extraire leur fille de la rue, de la drogue et la prostitution pour lui donner une vie normale.

En conclusion, « Taxi driver » est une œuvre forte, radicale et dérangeante comme la plupart des chef d’œuvres.

Scorcese y dépeint la dérive d’un homme réactionnaire, se révoltant contre la corruption d’un monde ou les prostituée sont des enfants droguées.

Incarnant ce chauffeur de taxi solitaire en arrivant à des extrémité violentes, Robert de Niro alors jeune et gringalet, y délivre une des meilleurs prestations de sa carrière avec certaines scènes devenues aujourd’hui culte comme le fameux « C’est à moi que tu parles ? ».

Sans doute le film le plus sombre et introspectif de Scorcese et un véritable électrochoc vis-à-vis du New York de la fin des année 70.

A voir au moins une fois dans son existence.

Taxi driver (Martin Scorcese)

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 21:43
Centurion (Neil Marshall)

Place à présent au renouveau du péplum avec « Centurion » de Neil Marshall.

Sorti en 2010, « Centurion » raconte le destin de Quintus Dias (Michael Fassbender), centurion romain accompagnant le général Titus Virilus (Dominic West), chargé par le gouverneur Agricola (Paul Freeman), de défaire les redoutables Pictes qui tiennent en échec l’armée romaine dans le nord de l’Ecosse vers 117 après JC.

Intégrant le neuvième légion, Dias qui a déjà échappé au roi picte Gorlacon (Ulrich Thomsen) qui avait pris d’assaut sa garnison de nuit, est en réalité récupéré par une patrouille et réincorporé par sa connaissance de la langue picte.

Mais Virilus qui pense s’appuyer sur une éclaireuse picte muette appelée Etain (Olga Kurylenko) qui lui a été recommandée par Agricola, comprend trop tard qu’elle l’a trahi en menant sa légion dans une embuscade en pleine foret, durant laquelle la plupart des légionnaires sont décimés.

Dias survit à l’attaque pour tenter avec plusieurs rescapés de secourir Virilus capturé par Gorlakon.

Il est accompagné de Tarak (Riz Ahmed) cuisiner d’origine perse, le vétéran Brick (Liam Cunningham), Bothos (David Morrissey) et Leonidas (Dimitri Leonidas) d’origines grecques, Thax (JJ Field) simple légionnaire, Macros (Noel Clarke) numide et ex marathonien.

Les hommes doivent déjouer les patrouilles pictes qui dirigées par la pisteuse Etain les traquent sans relâche dans les glaciales forets écossaises.

Soudés dans l’épreuve, les hommes gagnent le camp des Pictes et tentent sans succès de libérer Virilus.

Contraint à fuir, Thax tue un enfant qui se révèle être le fils de Gorlacon.

La vengeance du père est terrible et après avoir livré Virilus à la haine d’Etain dont la famille à été massacrée par les soldats romains, le roi lance ses hommes pour traquer et tuer les meurtriers.

Comprenant l’urgence de la situation, Dias décide de ne pas regagner la frontière Sud ou est établi le puissant mur d’Hadrien, pour se cacher au Nord.

Au cours de leur fuite, Tarak à la jambe cassée est le premier massacré après une manœuvre courageuse consistant à attaquer des nuits les poursuivants.

Acculé par les Pictes, les légionnaires sautent dans une rivière glacée et se séparent, Thax et Macros continuant seuls leur route.

Leonidas tué par des flèches, seuls restent les expérimentés Dias, Bothos et Brick blessé malgré tout à la jambe par une flèche.

Le trio trouve refuge auprès d’une sorcière picte, Arianne (Imogen Poots) délaissée par les siens qui accepte de les soigner et cacher malgré la pression d’Etain.

Arianne sympathise avec Dias qui doit finalement fuir pour regagner les siens.

Lorsque les trois hommes reviennent à leur garnison, ils découvrent un lieu abandonné sur décision politique d’Agricola de reculer les troupes plus au Sud.

Dépités ils affrontent les guerriers pictes dans un ultime combat sanglant au cours duquel, Gorlacon et Etain sont tués mais également Brick qui ne reverra jamais la Toscane ou il comptait vivre des jours heureux.

Le duo rescapé retrouve finalement Thax qui a lâchement blessé Marcos pour le livrer aux loups afin de couvrir sa fuite.

Dias se doute de la duplicité de Thax qui a menti au sujet du meurtre du fils de Gorlacon ce que confirme la traitrise du jeune homme une fois le mur d’Hadrien en vue.

Dias le tue mais éprouve avec horreur la mort de Bothos qui se portait imprudemment au devant des siens.

Reçu par les généraux romains et Drusilla (Rachael Stirling), Dias découvre qu’on veut en réalité l’éliminer pour taire l’échec de la neuvième légion et donc de la campagne d’Agricola.

Bien que blessé, il parvient à s’enfuir et retrouve Arianne pour s’établir avec elle, après avoir déserté cette armée qui l’a manipulé comme un pion.

En conclusion, « Centurion » n’est pas un chef d’œuvre mais un péplum comme on les aime avec action sanglante, virilité et paysages somptueux tournés dans des régions montagneuses d’Ecosse.

Le spectateur est tout de suite plongé dans l’ambiance de ce survival ou une poignée de légionnaires abandonnés de tous et sacrifiés par des jeux de politiciens tentent de sauver leurs peaux face à des barbares plus nombreux et meilleurs connaisseurs du terrain.

L’objectif est donc atteint et fait de ce « Centurion » est un petit régal pour les amateurs du genre (dont je fais partie !)

Centurion (Neil Marshall)

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 09:22
Lost saison 3, épisodes 3 et 4 (Jeffrey Jacobs Adams)

On reprend avec « Lost saison 3, épisodes 3 et 4 ».

Carlton Cuse et Elisabeth Sarnoff au scénario pour l’épisode trois réalisé par Stephen Williams.

On y retrouve un Locke (Terry O‘Quinn) désorienté, aphone et ensanglanté dans la jungle après l’explosion spectaculaire du bunker qui a ébranlé l’ile entière.

Locke finit par retrouver le chemin du campement et devant l’air interloqué de Charlie (Dominic Monaghan), se réfugie dans un rite shamanique dans lequel Boone (Ian Somerhalder) pourtant mort sur l’ile, le guide pour sauver Ecko (Adewale Akinnuoye Agbaje) capturé par un des mystérieux ours polaire de l’ile.

De son coté, Hurley (Jorge Garcia) tombe sur le Locke et Charlie à la recherche de Ecko, ce qui permet à chacun d’échanger des informations capitales : la destruction du bunker contre la capture de Jake (Matthew Fox), Kate (Evangeline Lily) et Sawyer (Josh Holloway) par les Autres.

Devant le danger encouru par les deux hommes, Hurley bat sagement en retraite et tombe sur Desmond (Henry Ian Cusick) nu errant dans la jungle ce qui complète le tableau du troisième survivant à l’explosion.

Prenant son courage à deux mains, Locke pénètre dans la grotte de l’ours, le brulant à l’aide d’un aérosol relié à une torche pour pouvoir emmener Ecko gravement blessé au campement.

En plein flash back, Locke revit une curieuse partie de son existence ou vivant dans une communauté en Californie, il récupère Eddie (Justin Chatwin) un jeune auto stoppeur égaré qu’il amène sur place pour qu’il fasse la connaissance du couple gérant Mike (Chris Mulkey) et Jan (Virginia Morris).

La tension monte d’un cran dans l’épisode 4 écrit par Edward Kitsis et Adam Horowitz lorsque Sawyer est radicalement puni d’une tentative d’évasion et agression contre Benjamin (Michael Emerson) en se faisant implanté un pacemaker dans le corps qui explosera si il fait un effort trop intense.

Choqué, Sawyer retourne dans sa cage et observe une attitude mutique devant l’insistance légitime de Kate à son sujet, qui finit par renoncer à s’évader pour rester à ses cotés.

De son coté, Jake est brutalement sollicité par Juliet (Elizabeth Mitchell) pour sauver Colleen (Paula Malcomson), dans un état désespérée après avoir été blessée par balle par Sun (Yunjin Kim) dans le bateau.

Malgré sa volonté d’aider à sauver une vie, le médecin ne peut rien faire pour elle mais observe néanmoins quelques radios compromettantes montrant la colonne vertébrale d’un homme de 40 atteint d’une tumeur mortelle.

Enragé par la douleur, son mari Danny (Michael Bowen), décide de se faire justice lui-même en tabassant copieusement Sawyer qui ne peut se défendre en raison de son pacemaker.

Sawyer ne doit la vie sauve qu’à une intervention désespérée de Kate.

Un puissant flash back montre un Sawyer en prison pour arnaque découvrant par une de ses anciennes victimes Cassidy Philipps qu’il a une fille appelée Clémentine.

L’homme joue au dur, ignorant la nouvelle et s’approche de Munson (Ian Gomez) un détenu sensé avoir caché dix millions de dollars avant sa capture pour honorer un deal fait avec le directeur de la prison Harris (Bill Duke) et le ministère des finances représenté par l’Agent Freedman (Peter Ruocco).

Ayant accompli avec succès sa mission en livrant la cachette de Munson aux autorités, Sawyer est libéré par anticipation et verse sa commission sur un compte au nom de sa fille.

En conclusion,« Lost saison 3, épisodes 3 et 4 » contient un petit coup de mou avec le premier épisode centré sur le personnage de Locke, qui entre délires mystiques et communauté pseudo hippie reste très difficile à appréhender, puis se ressaisit pour entrer dans l’action pure et dure avec la captivité de trois personnages principaux : Jake, Kate et Sawyer.

Sawyer ramasse encore beaucoup de coups ce qui confirme son statut de rebelle-victime mais reçoit le soutien de Kate, très attachée à lui qui va jusqu’à refuser de s’évader pour rester à ses cotés.

On découvre également le passé de voyou de Sawyer, sa paternité et un fond d’humanité après avoir escroqué un de ses codétenu pour abréger sa peine.

Jake n’est de son coté pas inactif non plus et obtient quelques informations cruciales qu’il compte bien entendu exploiter à son avantage.

La suite, bientôt ?

Lost saison 3, épisodes 3 et 4 (Jeffrey Jacobs Adams)

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 09:44
L'homme aux colts d'or (Edward Dmytryk)

En 1959 sort « L’homme aux colts d’or » d’Edward Dmytryk.

Western assez méconnu, « L’homme aux colts d’or » raconte de manière classique mais plaisante les difficultés d’une petite ville appelée Warlock en proie aux exactions d’une bande organisée commandée par Mc Quown (Tom Drake).

Terrorisés par la violence de ce gang qui humilie puis expédie le shérif Thomson (Walter Coy) hors de la ville, les habitants font appel à un prévôt, sorte de mercenaire aux pleins pouvoirs soumis à l’autorité d’un conseil de citoyens.

Leur choix se porte sur Clay Blaisedell (Henry Fonda) qui arrive avec son ami boiteux Tom Morgan (Robert Mitchum) nanti d’une réputation de pistoleros expérimentés.

Sans perdre de temps, les deux hommes se rendent au saloon pour entrer au contact des hommes de Mc Quown et un première rixe éclate donc au cours de laquelle deux gangsters : Curley Bune (Deforest Kelley) et Billy Gannon (Frank Gorshin) sont surclassés.

Soumis à une interdiction de venir armé en ville, Mc Quown fait mine de battre en retraite.

Au cours de la rixe, Johnny Gannon (Richard Wydmark), le propre frère de Billy a une attitude étrange, suivant la bande à laquelle il appartient mais tentant d’apaiser la situation en raisonnant ses amis.

Blaisedell s’installe en ville, faisant la connaissance de Jessie Marlow (Dolores Michael) une jolie jeune femme blonde avec qui il sympathise.

Un incident éclate lorsque Morgan tue un voyageur qui tentait avec une femme d’arriver jusqu’à Warlock.

Il fait accuser la bande de Mc Quown présente sur les lieux ce qui provoque une arrestation d’une bonne partie de la bande.

Alerté, Blaisedell apprend que la victime était le frère d’un homme qu’il a tué en duel et dont la veuve Lily Dollar (Dorothy Malone) est présente sur place.

L’histoire parait ténébreuse tant Morgan semble avoir eu également une liaison avec Lily, néanmoins Blaisedell intervient pour empêcher le lynchage par une population hostile des bandits Mc Quown.

Le sheriff Keller (Hugh Sanders) de la bourgade voisine, vient se rendre sur place pour offrir une place de suppléant à Blaisedell qu’il refuse pour une question de salaire.

Contre toute attente, Johnny Gannon accepte l’offre et prend la place, devenant ainsi le nouveau shérif local et représentant de l’ordre.

Touchée par le courage de Johnny et sa volonté de régler les problèmes légalement, Lily s’amourache de lui et le soutient, ce qui excite la jalousie de Tom.

Johnny ne peut néanmoins empêcher la mort de son frère Billy qui tenait absolument à provoquer Blaisedell en duel.

Choqué par la mort de son frère, Johnny se rend chez Mc Quown et sa bande pour leur interdire aussi l’entrée de la ville, avec cette fois pense t il l’appui de la légalité.

Mais Mc Quown refuse de l’entendre et le blesse à la main avec un couteau.

Johnny échappe de justesse à la mort par l’intervention de Bune, qui lui révèle sa sympathie.

Mc Quown lui annonce néanmoins qu’il va revenir en ville avec toute sa bande pour en finir avec Blaisedell qui semble lui aussi sous le charme de Jessie, prêt à lever le pied de ses activités de pistolero pour se ranger.

Le combat parait donc inévitable.

De manière surprenante, Morgan empêche Blaisedell de secourir Gannon, afin que le nouveau shérif se fasse tuer et que le prévôt reprenne son statut de héros de la ville.

Mais soutenu par la population qui a repris courage, Gannon tue Mc Quown et ses hommes dans un duel auquel Bune prend part en se rangeant du coté de la loi.

Morgan révèle sa haine de Gannon, son amour meurtri pour Lily et le meurtre du frère de son ex mari.

S’en est trop pour Blaisedell qui refuse de partir et s’oppose à présent à ce que son ami reste en ville pour semer le trouble.

Perturbé et violent, Morgan provoque Blaisedell en duel et est tué après avoir visé …le chapeau de son ami au lieu de sa tête.

Blaisedell est profondément choqué de cette mort, exige que la population rende hommage au disparu, provoque à son tour Gannon en duel avant de se raviser, laissant arme et vie rangée, pour quitter la ville et laisser la loi s’installer.

En conclusion, « L’homme aux colts d’or » est un superbe western trop méconnu qui a partir d’une trame convenue : l’arrivée d’un sauveur providentiel dans une ville mise sous la coupe de bandits, parvient à dresser un intéressant processus menant au rétablissement de principes de justice légale incarnés par la rédemption de plusieurs hommes à la moralité jusqu’alors douteuse.

Magnifiquement incarné par son trio royal composé de Fonda-Mitchum-Wydmark, « L’homme aux colts d’or » se dresse comme un beau classique du western américain avec ses grands espaces, ses amitiés viriles et ses spectaculaires duels au pistolet.

A découvrir ou (re)découvrir avec un plaisir sans cesse renouvelé.

L'homme aux colts d'or (Edward Dmytryk)

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 22:08
Gilgamesh, la quête de l'immortalité (Stephen Mitchell)

En cette époque triste ou les forces obscures attaquent des musées pour détruire la culture babylonienne, j’ai ressenti le profond désir de lire « Gilgamesh, la quête de l’immortalité » du poète et traducteur américain Stephen Mitchell.

Ecrit aux alentours de -1700/ 1600 av JC, « Gilgamesh » ne fut découvert que bien plus tardivement au XIX ième siècle par un voyageur anglais Austen Henry Layard qui envoya sa découverte au British muséum pour être traduit par George Smith en 1872.

Pour honorer ce texte mythique mais court et forcément tronqué par le poids des ans et les multiples versions, Mitchell propose une réécriture de certains passages et surtout une explication pas à pas du cheminement du roi sumérien.

On y découvre que Gilgamesh, redoutable guerrier aux deux tiers divin à la stature colossale, fut le roi de la prospère cité d’Uruk aussi admiré que détesté par sa politique injuste, égoïste et parfois brutale.

Pour le mettre à l’épreuve, le dieux Anu et Aruru créent Enkidu son double à l’état de sauvage primitif.

Averti par un trappeur de l’existence de cette créature effrayante, Gilgamesh lui envoie d’abord Shamhat, une prêtresse experte en l’art de la sexualité, qui se charge de son initiation sexuelle afin sans doute d’adoucir son tempérament potentiellement dangereux.

Cette expérience quasi mystique d’une semaine entière ne calme pas les ardeurs d’Enkidu qui doit se mesurer physiquement Gilgamesh pour éprouver sa force et ainsi le respecter en égal sinon supérieur.

Devenus amis comme des frères sinon davantage comme le suggère Mitchell, Gilgamesh et Enkidu se rendent dans une foret de cèdres affronter un monstre terrifiant, Humbaba dont le cri paralyse de frayeur les hommes qui se font ensuite dévorer pour avoir oser s’aventurer sur le territoire dont le dieu Enlil lui a donné la garde.

Surmontant leur peur par leur désir d’immortalité, les deux guerriers se soutiennent pour pénétrer dans la dangereuse foret et reçoivent l’aide de Shamash qui immobilise le monstre afin qu’ils puissent le tuer.

Soutenu par Enkidu, Gilgamesh reste sourd aux supplications d’Humbaba, préférant accéder au statut de héros.

De retour à Uruk, il est néanmoins menacé par l’ombrageuse Ishtar qui n’accepte qu’il se refuse à ses avances et déchaine sur lui un immense taureau céleste.

Gilgamesh, une nouvelle fois soutenu par son ami parvient à tuer le monstre, cette fois sans l’aide des dieux.

Malheureusement cette joie est de courte durée puisque Enkidu décède subitement, terrassé par une mystérieuse et foudroyante maladie.

Gilgamesh est brisé par le chagrin, révélant un attachement presque amoureux pour son double et après de nombreuses interrogations philosophique sur le sens de l’existence, décide d’aller trouver le sage Utnapishtim, seul homme réputé immortel.

Le voyage initiatique est digne d’une épopée, avec des épreuves surnaturelles, comme la traversé d’un tunnel obscure pendant une douzaine d’heures, la rencontre avec des hommes scorpions, des hommes de pierre, une longue navigation sur un fleuve mortel guidé par le passeur Urshanabi pour atteindre le jardin du paradis des dieux ou vit Utnapishtim.

Stupéfait par la réussite de Gilgamesh, du reste au deux tiers divin, Utnapishtim consent à lui raconter son histoire ou roi de Shuruppak, il survécut au Déluge en embarquant hommes et animaux et put ainsi bénéficier de la clémence des dieux pour accéder à l’immortalité.

Pour rendre Gilgamesh immortel, Utnapishtim le met à l’épreuve en lui interdisant de dormir pendant sept jours et sept nuits mais le roi guerrier, épuisé par ses efforts surhumains, s’endort rapidement, échouant lamentablement.

Utnapishtim le renvoie donc mais lui offre tout de même en guise de compensation une plante sensée le faire rajeunir, plante que l’étourdi roi se fait dérober par un serpent vicieux en se baignant dans une rivière.

Gilgamesh n’en revient pas moins grandi à Uruk, grandi par les épreuves et par l’acceptation de sa propre mortalité.

Devenu plus mur, il administre avec plus de sagesse et bienveillance sa cité.

En conclusion, plus que par l’instructif mais laborieux travail d’exégèse, « Gilgamesh, la quête de l’immortalité » révèle par la passion et le talent de conteur de Mitchell, toute la beauté et la puissance de ce texte majeur dans l’histoire de l’humanité, sorte d’Odyssée d’Homère avant l’heure.

Action, liberté, érotisme et sens du merveilleux viennent habiller la réelle teneur du récit qui se veut une puissante réflexion philosophique sur la brièveté de l’existence, la vaine quête d’immortalité, de la gloire et de l’orgueil, avant d’acquérir par un certain nombre d’épreuves (voyages, combats) se soldant par des échecs ou des pertes, la sagesse nécessaire pour mener sa vie.

Véritable chef d’œuvre intemporel, « Gilgamesh, la quête de l’immortalité » est aussi une œuvre troublante, ayant sans doute inspiré la légende d’Hercule et certains passages bibliques, par notamment le récit du Déluge.

A lire et à conserver donc dans toutes les bibliothèques d’hommes de gout, tout en inclinant à penser qu’avant de devenir une terre de guerre et d’horreur, l’Irak fut un des berceaux de l’humanité par les civilisations sumériennes puis akkadiennes et babyloniennes.

Gilgamesh, la quête de l'immortalité (Stephen Mitchell)

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 22:30
Le dernier rempart (Kim Jee Woon)

C’est avec un grand plaisir que 2013 a vu le retour d’Arnold Schwarzenegger dans « Le dernier rempart ».

Réalisé par Kim Jee Woon, « Le dernier rempart » raconte la vie d’un vieux sheriff d’une petite ville d'Arizona appelé Sommertime, Ray Owens (Arnold Schwarzenegger) qui gère de manière paternelle sa petite équipe composée de Jerry Bailey (Zach Gilford), Sarah Torrance (Jaimie Alexander) et le bedonnant Mike Figuerola (Luis Guzman).

Appelé sur le meurtre d’un fermier, Owens suit son instinct et flaire les agissements louches d’un groupe d’hommes arrivés en ville et commandés par Burell (Peter Stormare), un mercenaire déterminé.

Moins expérimentés, Jerry et Christie se laissent surprendre par des mercenaires lourdement armés qui n’hésitent pas à ouvrir le feu sur eux la nuit tombée.

Jerry est blessé et Christie en position désespérée lorsque le groupe d’assaut utilise une vision nocturne.

Seule l’intervention musclée en pick up de Ray et Mike parvient à sauver la vie des deux policiers, même si Jerry finit par décéder dans les bras de sa coéquipière.

En parallèle, John Bannister (Forest Whitaker), chef du FBI, constate l’évasion du chef mafieux Gabriel Cortez (Eduardo Noriega) qui tue un agent et prend en otage une autre agent Christie (Christiana Leucas).

Filant à bord d’une corvette au moteur surgonflé, Cortez qui est un pilote chevronné, allie hautes compétences volant en main et aide de mercenaires pour forcer les barrages policiers et filer droit vers la frontière mexicaine.

Bannister qui a prévu que Cortez allait passer à Sommertime pour passer, entre en contact avec Owens, qui prépare ses hommes pour une défense héroïque face à des mercenaires surentrainés.

Owens recrute en soutien l’excentrique Lewis Dinkum (Johnny Knoxville) qui dispose d’une mitrailleuse de la Seconde guerre mondiale et Frank Martinez (Rodrigo Santoro) ex flic détenu en prison pour un délit mineur.

Ensemble l’équipe utilise un bus scolaire et sa connaissance du terrain pour tenir en échec les mercenaires.

Burell déchante lorsque ses hommes tombent dans un déluge de violence.

Mike et Lewis sont superficiellement blessés dans les fusillades mais Owens fait le vide, révélant son passé de flic de la brigade des stupéfiants à Los Angeles.

Après la mort de Burell, Owens se trouve face à Cortez et le prend en chasse dans une corvette d’un habitant de la ville.

La poursuite a lieu dans un champs de mais puis sur un pont.
Après une lutte sanglante, Owens finit par prendre le dessus et plante un poinçon dans la cuisse du mafieux.

Il le tracte ensuite derrière sa corvette abimée et le ramène à Bannister qui a découvert que Christie était une taupe travaillant pour le compte de son petit amie mafieux.

En conclusion, « Le dernier rempart » est un très bon film d’action renouant avec le style des années 80 dans lequel Schwarzenegger a construit sa réputation de star mélangeant muscle et humour.

On ne peut que prendre du plaisir à voir cette bande de sympathiques seconds couteaux tenir en échec des milices para militaires mettant en échec le S.W.A.T et le FBI.

Mêlant action, violence, humour, jolies filles et voitures de sport, « Le dernier rempart » fonctionne à plein régime et délivre un spectacle réjouissant qui ne pourra que ravir les aficionados de la star californienne.

Le dernier rempart (Kim Jee Woon)

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 20:17
Les cheyennes (John Ford)

« Les Cheyennes » est le second film de John Ford chroniqué ici et le dernier de la carrière de l’immense réalisateur décédé peu après.

Sorti en 1964, « Les Cheyennes » raconte le long périple de cette communauté indienne, quittant les terres arides de l’Oklahoma ou le gouvernement américain les a assigné à résidence pour retourner à leur région d’origine du Wyoming.

Malgré son respect pour ce grand peuple indien, le capitaine Thomas Archer (Richard Widmark) est chargé par sa hiérarchie de pourchasser les Cheyennes et de les ramener à leur place.

Les indiens sont accompagnés dans leur exode par Deborah Wright (Carroll Baker) une institutrice Quaker touchée par leur souffrance et l’injustice dont-ils semblent victimes.

Après la mort du vieux chef malade, Dull knife (Gilbert Roland) prend le leadership du clan mais doit faire face à la contestation de Red shirt (Sal Mineo) partisan lui d’actions plus radicales contre les soldats américains lancés à leurs trousses.

A mesure que la tension monte entre soldats et indiens, Carl Schurz (Edward G Robinson), secrétaire d’état chargé des affaires indiennes prend fait et cause pour eux, en souvenir du combat qu’il a mené pour la libération des esclaves noirs durant la Guerre de sécession.

Mais les autres politiciens sont d’un avis autre, cherchant à réduire la tailles des réserves indiennes pour mieux les contrôler et également récupérer plus de territoires pour les grosses compagnies américaines.

Schurz tient bon, quitte à mettre sa carrière en péril.

Sur le terrain, Archer peine à juguler la fougue du jeune lieutenant Scott (Patrick Wayne) qui lance une attaque hasardeuse contre les Indiens, perd beaucoup d’hommes et se trouve blessé au pied.

Les indiens progressent pourtant dans leur long périple, affrontant parfois la stupidité d’éleveurs de bœufs qui les traquent et les tuent pour le plaisir.

Après un court interlude ou le sheriff Wyatt Earp (James Stewart) refuse de croire la version de trois texans tueurs d’Indiens et tire sur un des hommes particulièrement agressif avant de se refuser à intervenir dans cette délicate affaire, Dull knife parvient à arriver à destination à Fort Robinson garnison tenue par le capitaine Oskar Wessels (Karl Malden).

Mais obéissant aux ordres des politiciens, Wessels décide de renvoyer les Indiens d’où ils viennent ce que Dull knife se refuse obstinément.

Le ton monte entre les deux représentants et Wessels pour faire plier les Indiens décide de les priver de nourriture alors qu’ils sont déjà parqués dans des baraquements non chauffés en plein hiver.
Poussés au désespoir les Indiens tentent une ultime action et prennent les armes.

Une violente lutte éclate alors dans la garnison provoquant la mort d’une majorité d’Indiens et de de nombreux soldats.

Dull knife mène alors les derniers survivants jusqu’à des grottes sacrées pour s’y établir.

Heureusement, Archer convoqué par Schurz à Washington reçoit un soutien massif du politicien qui se rend personnellement sur le terrain pour arrêter les soldats américains prêt à exterminer les derniers Indiens.

Laissés libres, les Indiens finissent de régler leur compte entre eux par la mort de Red shirt, tué par Dull knife qui remet finalement l’insigne du chef des Cheyennes à Little wolf (Ricardo Montalban).

Archer de son coté, s’établit paisiblement avec la belle Deborah qui aura soutenu jusqu’au bout la cause indienne.

En conclusion, « Les Cheyennes » est un western surprenant prenant fait et cause pour le calvaire des Indiens parqués dans des réserves arides dans lesquelles ils dépérissaient peu à peu.

Film humaniste tentant de rétablir le respect pour une population trop vite caricaturée dans les films comme de violents sauvages à exterminer, le dernier film de John Wayne se montre réellement émouvant même si sans doute assez peu nuancé et un peu trop pétri de bons grands sentiments.

Malgré cette approche un peu manichéenne, on ne pourra que souligner l’approche courageuse bien que tardive du réalisateur et vibrer devant la splendeur des grands espaces de l’Ouest américain avec le site à vrai dire incroyable de Monument valley.

Les cheyennes (John Ford)

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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 09:35
La poursuite sauvage (Daniel Mann)

Sorti en 1972, « La poursuite sauvage » est un film de Daniel Mann.

L’histoire, simple au possible raconte la quête d’un fermier, ancien soldat de la Guerre de Sécession, John Benedict (William Holden) dont la famille a été massacrée par une bande d’Indiens voleurs de chevaux pendant qu’il était à la chasse.

Après avoir questionné l’un des bandits qui lui révèle que les Indiens étaient commandés par un Blanc nommé Tarp, Benedict se lance dans une traque sans merci des tueurs.

Mais ses hommes le lâchent lorsqu’ils réalisent que les Indiens Comancheros sont passés au Mexique avec leur butin.

Compréhensif, Benedict les renvoie et continue sa traque seul.

En discutant avec un militaire mexicain, il a pour idée d’enrôler six prisonniers occupés à casser des cailloux en plein cagnard.

Il prend donc à ses cotés Bill Hoop (Ernest Borgnine) beau parleur et américain comme lui, Quiberon (Roger Navarro Hanin) un français bagarreur et coureur, Chamaco (Jorge Luke) un mexicain hargneux, Job (Woody Strode) un Noir encore marqué par la fin de l’esclavage, Zweig (René Kolldehoff) un colosse allemand et Cholo (Jorge Martinez de Hoyos) qui se revendique comme l’intellectuel de la bande.

Les prisonniers acceptent la mission en échange de leur liberté mais se révèlent difficilement gérables, n’hésitant pas à se retourner contre Benedict une fois armés et dotés de bon chevaux.

Benedict fait face courageusement et obtient les faveurs de Job qui se range à ses cotés tandis que les autres sont finalement calmés en recevant des l’argent.

Seul l’ombrageux Chamaco semble tenir rancune à Benedict et prêt à le tuer à la moindre occasion.

Après avoir dilapidé une partie de leur argent dans les bordels alentours, les pistoleros approchent Tarp et ses hommes en se faisant passer pour des contrebandiers vendant armes et alcools.

S’ensuit une intense fusillade mais l’homme retranché sur une position surélevée et fortifiée, parvient à s’échapper.

Le contre coup est délicat pour Benedict qui se replie dans une auberge et peine à garder intacte la motivation de ses mercenaires.

S’estimant insulté après une conversation orageuse, Chamaco tire sur lui et le laisse pour mort.

Pourtant Benedict bien que blessé, survit et est soigné par Elisabeth Reilly (Susan Ward) dont la douceur le fait tomber amoureux.
Mais toujours mu par son désir de vengeance, il reprend sa quête seul mais est capturé par l’armée mexicaine.

Lorsque les mercenaires apprennent que leur ancien patron est en vie et détenu prisonnier, ils prennent d’assaut le camp mexicain pour le libérer.

Reconnaissant, Benedict pardonne Chamaco qui n’en mène pas large.

Les sept hommes retrouvent finalement la trace de Tarp dans un camp de l’armée américaine assiégé par le gang de Comancheros qui cherche à libérer son patron.

Le lieutenant en charge du prisonnier refuse de le livrer à Benedict mais il est tué lors de l’attaque d’envergure des Indiens.

Après une intense fusillade dans laquelle les mercenaires aidés des soldats prennent le dessus, Benedict peut enfin retrouver Tarp prisonnier et sans armes.

Mais il renonce au final à mettre à exécution sa vengeance, accédant ainsi au pardon et à la noblesse de sentiments plus élevés.

En conclusion, « La poursuite sauvage » est un classique mais très bon western servi par un rythme trépidant, une bonne musique de soutien, de splendides paysages de l’ouest américain, des fusillades et des histoires d’amitié entre hommes à la moralité souvent douteuse.

On se régale donc avec une distribution de haut niveau, ces acteurs charismatiques comme Holden en père vengeur, Borgnine en voyou roublard au grand cœur et même des second rôles notables comme l’élégant Strode, le hiératique Luke et notre bon vieux Navarro, parfaitement crédible en pistolero french.

A vrai dire pas grand-chose à demander de plus pour mon plaisir !

La poursuite sauvage (Daniel Mann)

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 20:35
La foire aux ténèbres (Ray Bradbury)

Auteur légendaire de la Science-fiction, Ray Bradbury va avoir ici sa première chronique avec « La foire aux ténèbres ».

Paru en 1962, « La foire aux ténèbres » est un roman fantastique narrant l’étrange aventure de deux adolescents d’une petite ville de l’Illinois, Jim Nighshade et Will Halloway,qui vont voir leur vie bouleverser par l’arrivée d’une fête foraine peu avant Halloween.

La foire en question est tenue par deux associées Cooger et Dark, plus connus sous leurs pseudonymes, Mr Electro et l’Homme illustré en raison de leurs tatouages et de leurs capacités à supporter des courants électriques.

Dès l’arrivée en ville de la foire, de curieux évènements se produisent comme la disparition d’un vendeur de paratonnerre ou l’apparition de fantômes dans une attraction à base de labyrinthe de miroirs.

Intrigués les deux garçons observent l’évolution d’un curieux manège provoquant suivant son sens de rotation le vieillissement ou la rajeunissement des gens.

Rajeuni par ce procédé, Cooger s’introduit ensuite chez l’institutrice Madame Foley en se présentant comme Robert son petit neveu mais est finalement reconnu à son regard et pris en chasse par les deux garçons.

Cooger s’enfuit et utilise à nouveau le manège pour avancer jusqu’au stade de vieillard agonisant.

Cette nouvelle transformation affole les adolescent qui alertent les autorités, pour constater que le vieil homme est finalement ranimé lors d’un numéro d’électrocution spectaculaire qui décrédibilise leurs accusations.

Will obtient pourtant l’appui de son père Charles, un bibliothécaire hanté par son âge avancée, plus de cinquante ans.

Ceci n’empêche par une Sorcière aveugle de lancer un raid aérien en ballon sur sa maison pour la marquer d’une substance visqueuse.

Will fait bravement face et réussit contre toute attente à repousser cette dangereuse adversaire en perçant son ballon à l’aide d’une flèche.

Mr Dark prend alors la direction des opérations en organisant une grande parade en ville dans le but de retrouver les deux enfants qui constituent une menace pour ses curieuses activités.

Malgré son air menaçant et les propriétés magique de ses tatouages, Dark est courageusement tenu en échec par Charles Halloway, qui protège son fils.

Des recherches dans les archives de la bibliothèques apprennent au trio que les forains seraient des êtres maléfiques quasiment immortels, prospérant sur le sentiment de malheur qu’ils diffusent au fil des siècles.
Mais Dark fait irruption dans la bibliothèque, menace puis agresse Charles avant de chercher furieusement les enfants cachés à l’intérieur.

Les enfants sont emmenés de force à la foire escorté par des monstres,(un nain et un squelette), mais Charles Halloway resté seul face à la Sorcière découvre la faille dans ces créatures en faisant appel à des émotions positives en lui (joie, rire) ce que ne peut supporter son adversaire.

Arrivé à la fête, Charles tue cette fois la Sorcière soumise de force à un jeu cruel par Mr Dark et utilise ensuite la même technique d’émotions positives démultipliée dans le labyrinthe des miroirs pour propager une immense onde tuant Dark, Cooger et mettant en déroute les autres monstres.

Le processus est tellement puissant que Jim, attaché de force sur le manège et réduit à l’état d’enfant est lui-aussi finalement sauvé.

En conclusion, « La foire des ténèbres » est un roman réellement étrange jouant sur la fascination/peur des enfants pour le cirque et ses personnages étranges à qui Bradbury associe des propriétés ici maléfiques inquiétantes.

Le résultat est plutôt déroutant et ne m’a que rarement passionné tant la richesse de l’univers du cirque aurait pu selon moi être davantage exploitée au lieu de tourner sur un petit trio voir duo de personnages réellement de premier plan.

Difficile donc de s’enthousiasmer de ce simpliste combat du bien contre le mal sur fond de relation père-fils.

La foire aux ténèbres (Ray Bradbury)

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 20:35
X-men n°122 (Peter Milligan, Salvador Larroca, Clayton Henry, Tony Bedard, Roger Cruz)

On poursuit dans la même lignée avec « X-men n°122 » sorti en 2006.

Ici Peter Milligan (scénario) et Salvador Larroca (dessins) présentent un affrontement désormais classique entre les X-men et Apocalypse, attaqué dans son immense vaisseau spatial, source également de son incroyable technologie.

Apocalypse leur oppose son cavalier Mort en fait Gambit conditionné et une lutte confuse s’engage alors dans un espace confiné qui aboutit à la destruction d’une cuve remplie de liquide destinée à servir d’antidote à un virus que souhaitait répandre le mutant égyptien sur la Terre.

Restés en contre bas de l’immense vaisseau-forteresse, Cyclope, Rockslide, Colossus et Emma Frost se heurtent au puissant Famine, l’un des cavaliers d’Apocalypse, tandis qu’Apocalypse décide de partir jugulant à grand peine les errements de Gambit, hésitant devant son amour Malicia.

L’arrivée de Sunfire, ex cavalier finalement déconditionné, fait pencher la balance du coté des X-men et repousse Famine à coup de feux solaires.

Les autres X-men parviennent à quitter le vaisseau avec la complicité de Ozymandias, le scribe d’Apocalypse et à rejoindre leurs amis, tandis que leur adversaire se rend au siège des Nations Unies pour livrer un ultimatum aux humains, exterminer eux-mêmes 90% de la population ou alors libérer son virus sur la Terre.

Pour faire face, les X-men obtiennent l’utilisation d’utiliser deux robots de combats : Crazy train et War machine.

Clayton Henry prend ensuite la plume pour raconter le processus de conditionnement volontaire de Gambit, s’offrant aux douloureux instruments d’Apocalypse par rancune personne contre les X-men.

Dans la suite, Tony Bedard (scénario) et Roger Cruz (dessins), montrent l’arrivée spectaculaire de l’énigmatique Gardien dans la propriété des X-men (Rocket, Bishop, Rachel, Psylocke, Diablo) et comprennent par Psylocke, que son frère Jamie et trois autres de ses amis, Ned Horrocks, Amina Synge et Godfrey Calthrop partis dans un rallye au Sahara et revenus changés à jamais par le pouvoir d’une entité cosmique appelé l’Ange déchu, sorte de pendant au Phénix noir, cherchant l’immuabilité éternelle.

L’arrivée prochaine du Déchu sur Terre entraine des phénomènes irrationnels, comme l’attaque de monstres reptiliens invulnérables semblant uniquement sensibles au sabre de Psylocke.

Les amis de Jamie se déchainent également, Godfrey montrant des capacités à assembler le métal pour créer un colosse animé, Ned capable de maitriser la foudre, qui prennent par surprise les X-men, les capturent et les entrainent auprès d’Amina, qui invoque un rituel magique afin des les aspirer dans le monde du Déchu.

Les X-men pénètrent dans un monde orientalisant réputé parfait ou le Déchu explique sous la forme d’un ange la pureté des ses intentions pacifiques mais Psylocke trouve la faille de son raisonnement, l’accès à cette perfection à seulement quatre représentant d’une même espèce, le reste étant voué à la destruction.

Découvert puis mis étrangement à mal par les pouvoirs combinés de Psylocke et de Rachel, le Déchu finit par rebrousser chemin, libérant le corps du roi égyptien qu’il occupait.

L’épisode se termine sur un appel au secours de Tornade qui depuis le Kenya est aux prises avec son ennemi le colonel Shetani.

Par la suite, Colossus donne une leçon aux trop tendres Hellion : Rockslide, X-23, Surge, Elixir et Dust tandis que Matthew Risman, obéissant aux ordres du révérend Stryker, réactivant le mouvement religieux anti mutant appelé les Purificateurs, lance une attaque commando et tue Wallflower la petite amie d’Elixir d’une balle dans la tête …

On termine par le spectre de Nimrod, la sentinelle du futur, apparemment réactivé par Stryker pour accomplir sa mission divine.

En conclusion, « X-men n°122 » brille davantage par la qualité du trait des dessinateurs de talents comme Larroca et Cruse, que par l’originalité des scénario.

Des trois épisodes, seul celui avec Apocalypse sort du lot, autant par le style majestueux de Larroca que par l’efficacité du scénario de Milligan.

Malgré la présence du Gardien, d’un être similaire au Phénix ou de la résurrection des Purificateurs, Tony Bedard n’arrive pas à la cheville de son maitre Chris Claremont et peine rendre aussi passionnante cette resucée des années 80.

X-men n°122 (Peter Milligan, Salvador Larroca, Clayton Henry, Tony Bedard, Roger Cruz)

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