30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 20:23
Paris'81 (Téléphone)

Il a déjà été dit en ces colonnes combien Téléphone était un groupe considéré comme marquant dans l’histoire du rock français.

Sorti en 2000, « Paris’81 » est une compilation des concerts du début des années 80 principalement enregistrés à Paris et ses environs (Saint Ouen).

On débute par « Crache ton venin » qui roule sans trop d’effort ni d’éclat, enchainé de « Fait divers » un tantinet plus dynamique et enlevé.

Difficile de s’enthousiasmer sur « Au cœur de la nuit » saccadé et poussif, puis sur l’infantile léger et sans intérêt « Ploum-ploum ».

On glisse quasiment vers la pop de « Fleur de ma ville » qui s’emballe à peine dans sa phase terminale.

Il faut attendre « Argent trop cher » pour enfin retrouver plus de muscle et de nefs chez les Parisiens et poursuivre sur cette bonne lancée avec le vif et frais « Ordinaire ».

Grand classique avec « La bombe humaine » porté par la voix du grand frère idéal de Jean-Louis Aubert qui en jouant sur les émotions et un texte habile, compense la relative platitude du morceau.

Tout se calme sur « Laisse tomber » bien terne et ennuyeux et on est ravi de retrouver la verve rock ‘n’ roll du groupe sur « Seul ».

« Telephomme » se présente ensuite comme une longue ballade mélancolique au premier abord geignarde avant d’accélérer de manière plaisante dans sa seconde partie avec un long solo de Bertignac.

Il était prévisible que Téléphone place son « Hygiaphone », tube rock à la dynamique puissante mais le choix de « Tu vas me manquer », long morceau plutôt déstructuré aux forts relents blues, laisse perplexe.

On termine par « Le silence » longue ballade acoustique folk-blues.

En conclusion, « Paris’81 » est un album live modestement achalandé qui a pour principal tort de se situer dans la tournée précédent les deux meilleurs albums de Téléphone, « Dure limite » mais surtout « Un autre monde ».

Montrant paradoxalement assez peu d’interactivité avec le public et manquant de tubes incontestables, « Paris’81 » n’est pas l’album live ultime qu’on serait en droit d’attendre de Téléphone est n’atteint qu’un niveau tout juste moyen pour peu qu’on ne soit pas un fan pur et dur du groupe.

Paris'81 (Téléphone)

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 13:14
A voté (Parabellum)

Alors que Schultz, le chanteur des légendaires Parabellum vient de nous quitter il y a un mois à peine, il me semblait logique de lui rendre hommage avec « A voté » dernier album en date des parisiens.

Sorti en 2012, « A voté » utilise un artwork simpliste en forme de comic et propose une approche toujours rageuse et anti système.

Le trio de vétérans punk, Olivier Meyrand (basse) et Patrick Lemarchand (batterie) déboule par une simulation d’élections présidentielles dans laquelle Schultz devient président de la république « La victoire ! » avant de basculer avec « Le nouveau président » dans un titre braillard, lourd et vulgaire.

Le punk incisif et alerte revient en force avec « J’en ai rien foutre » décoché comme un uppercut au foie.

Parabelllum fait également forte impression sur « Brasero » mid tempo posé diablement efficace sur lequel la voix puissamment rock de Schultz fait mouche.

Que dire sinon qu’on goute avec plaisir le rock nerveux et viril de « Putain de série B » mais également le plus surprenant « Mayday » et ses quelques passages plus posés.

Après l’interlude surréaliste « Schultz bricole », on arrive à « C’est pas fait pour un mec comme toi » savoureuse joke sur le montage d’un meuble Ikea qui se transforme en enfer pour le chanteur, avec force de riffs étincelants.

Le feu d’artifice punk ‘n’ roll continue sur « Le 13 ième salopard » à l’harmonica flamboyant, enchainé par la reprise énergique de « Stand by your man » interprétée à deux voix.

On cogne à tout va sur « Super brune » ultra cynique sur les rockstars préfabriquées de toutes pièces, « Osmose 2012 » avec un coup de projecteur sur les 25 ans de carrière du groupe pour terminer par « Punky daddy » un peu long sur ses huit minutes.

En conclusion, « A voté » est un vigoureux album de punk rock montrant que les vétérans de Parabellum avaient encore en 2012 gardé quelques cartouches en réserve pour vendre chèrement leur peau face à l’establishment du music business.

Plus durs et féroces que les Wampas, les Parabellum flirtent parfois avec le heavy metal au niveau de leur son, gardant l’esprit irrévérencieux, rebelle et parfois déconneur du punk sur leurs textes souvent de très bonne qualité.

Avec un avenir à présent plus qu’incertain, il est normal de saisir l’occasion de ce dernier album pour rendre hommage à Schutz, sorte de Lemmy Kilmister français dont la voix puissante et rauque, hantera encore pour longtemps les mémoires des amateurs de rock.

A voté (Parabellum)

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 09:01
Lost saison 1, épisodes  15 et 16 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 1, épisodes 15 et 16 ».

Dans l’épisode 15 écrit par Damon Lindelof et réalisé par Kevin Hooks, la découverte de Claire (Emilie de Ravin) par Locke (Terry O ‘Quinn) dans la foret provoque un vent de panique au sein des survivants.

Mais la jeune femme toujours enceinte ne se rappelle de rien.

C’est au tour de Charlie (Dominic Monaghan) de revivre son passé à mesure qu’il subit une nouvelle fois la pression d’Ethan (William Mapother) qui menace de tuer un survivant par jour si il ne lui ramène pas Claire.

Charlie se revoit junky en Grande Bretagne, obligé de séduire Lucy (Sally Strecker), la riche fille d’un homme d’affaires, pour lui dérober un objet de valeur et le revendre pour obtenir sa dose.

Sur l’ile, la résistance s’organise avec l’élaboration d’un système d’alerte sensé prévenir une nouvelle attaque d’Ethan, même si ceci ne l’empêche pas de tuer un naufragé et de laisser sa dépouille prêt du rivage.

Jack Shephard (Matthew Fox) change de stratégie et en accord avec Kate (Evangeline Lilly), déterre la valise contenant 3 pistolets automatiques 9 mm.

Il distribue les armes à Locke et même à Sawyer (Josh Holloway) qui bon prince confie celle qu’il a récupéré sur le corps du marshal à sa chère Kate.

Jack a l’idée d’utiliser Claire comme appât pour attirer Ethan.

La ruse fonctionne et un corps à corps intense s’engage.

Contre toute attente, Jack remporte le combat mais Charlie trop ivre de revanche surgit et tue Ethan.

Dans son flashback, il ne peut aller jusqu’au bout de sa trahison envers Lilly qui lui a de surcroit trouver un job de représentant en photocopieuses et pris sur le vif, ne peut que piteusement s’excuser d’avoir trahi la confiance de la jeune femme.

Dans l’épisode 16 écrit Drew Goddard par et réalisé par Jack Bender, l’histoire se resserre autour de Sawyer, qui se sent victimes d’attaques d’un sanglier.

Hanté par un problème plus complexe lié à son passé, il se lance seul dans une battue pour tuer l’animal qui le persécute.

Kate l’accompagne et une relation plus étroite se lie entre eux autour d’un feu de camps.

On découvre la traque de Sawyer pour retrouver l’escroc qui a séduit sa mère et poussé son père au suicide, et le tuyau que lui fournit le voyou Hibbs (Robert « Terminator II » Patrick), sur la présence de l’homme en Australie sous le nom de Frank Duckett (Jeff Perry).

Aveuglé par son désir de vengeance, Sawyer fait le déplacement, rencontre l’homme qui vend des crevettes, mais ne peut se résoudre à le tuer.

Perdu dans un bar glauque, il croise Christian Shephard ( John Terry), le père de Jack, en déroute en Australie et s’entretient avec lui.

Christian lui confie admirer le courage de son fils, et lui recommande d’aller au bout de son affaire pour se sentir apaisé, tout en ignorant la nature exacte.

Sawyer revient voir le marchand de crevettes et le tue, mais comprend plus tard qu’il n’était qu’un mauvais payeur dont voulait se débarrasser Hibbs.

Sawyer devient donc comme Charlie hanté, par le sentiment d’avoir tué un homme, même si ce dernier en nie farouchement les impacts sur son psychisme.

Ebranlé, Sawyer écoute les sages conseils de Kate et épargne le sanglier …

En conclusion, « Lost saison 1, épisodes 15 et 16 » continue de susciter l’attention en s’attachant à des personnages intéressants, le rocker sur le déclin Charlie, obligé de profiter de son capital notoriété pour séduire de riches groupies pour satisfaire son addiction à la drogue et Sawyer, charismatique et torturé escroc aux faux airs de Viggo Mortensen.

Ces flash back très sombres collent à merveille avec l’ambiance générale de la série, même si sur l’ile, la situation reste tout aussi mystérieuse et opaque, pour le moment.

Lost saison 1, épisodes  15 et 16 (Jeffrey Jacobs Abrams)

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 18:28
Les Wampas sont la preuve que dieu existe (Les Wampas)

Groupe légendaire du punk des années 80, les Wampas connurent un succès inespérée en 2003 à la faveur d’un single humoristique, décalé et bigrement accrocheur « Manu Chao ».

En 2009, six ans après le puissant mais court phénomène, les Wampas continuent leur bonhomme de chemin, loin des provocations faciles comme celle concernant Jacques Chirac sur l’album précédent.

Avec sa pochette débile à tête d‘autruche, « Les Wampas sont la preuve que dieu existe » débute par un glaviot punk « U.N.I.V.E.R.S.A.L » violente charge contre leur maison de disque.

On retrouve donc avec plaisir le coté frondeur, gouailleur mais aussi puissant des Wampas.

En comparaison, « Je me suis noyé » se situe plusieurs crans en dessous malgré sa rage et la voix braillarde de Didier Wampas mais c’est nanti d’une belle énergie que le groupe redresse la barre sur « Mon petit PD » puissant et accrocheur.

On sourira avec indulgence sur « I hate Switzerland » et les traditionnelles approximations vocales du chanteur dans les aigus.

Naif voir culcul, se place ensuite « La plus belle chanson d’amour » médiocre ballade manquant de feeling et de technique.

On trouve le groupe plus à son aise dans l’ambiance bordelico-punk des « Elle est ou ma loge ? » , fou et endiablé sur « Un dimanche à Strasbourg », et aussi amusant que touchant sur la petite bombe « Persistance rétinienne ».

Les ptits gars cognent encore dur sur « Les Wampas sont la preuve que dieu existe » punk méchant et teigneux puis parviennent à dompter leur envie d’en découvre sur l’étrangement calme « Il n’y a que les lâches qui freinent ».

Grosse poilade avec un hommage à Georges Marchais sur « George Marchais », aussi amusant que décalé puis fausse ballade du plus médiocre effet sur « Je n’aime que toi ».

On termine sur « Nevers était si bleu » vibrant et émouvant enchainé de « J’écoutais les Cramps » hommage brouillon qui fait office de conclusion baclée.

En conclusion, « Les Wampas sont la preuve que dieu existe » est un album de plus à mettre au crédit des parisiens, inlassables rebelles et trublions, habité par leur musique, un punk adolescent, tour à tour touchant ou irritant.

Ici rien de bien neuf au niveau de la forme et du fond, les Wampas restent un groupe agité et bruyant, usant de la provocation et étroitement marqué par les limites vocales de son chanteur Didier Wampas, assez incapable de monter dans les aigus sans se prendre les pieds dans le tapis.

Mais forts de leur nouveau statut, les Wampas bénéficient d’une production conséquente qui leur assure une puissance de feu impressionnante et leur permet de souvent faire mouche et de tenir la dragée haute aux groupes plus récents.

On saluera donc la longévité et l’enthousiasme du groupe qui continue ici de tenir fermement le cap des trente ans de carrière.

Les Wampas sont la preuve que dieu existe (Les Wampas)

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 17:10
Moonraker (Lewis Gilbert)

Comme vous le savez, j’apprécie les James Bond à petites doses, aussi est-ce après quelques semaines à présent le tour de « Moonraker» de Lewis Gilbert.

Sorti en 1979, « Moonraker » démarre par une classique affaire d’espionnage dans laquelle une navette spatiale américaine portant ce nom est enlevée au nez et à la barbe des services secrets britanniques qui étaient dévolus à sa surveillance.

Bien évidemment compte tenu de la crise politique qui couve, James Bond (Roger Moore) est chargé par le MI-6 d’enquêter sur cette disparition et va naturellement se renseigner auprès du constructeur, Hugo Drax (Michael Lonsdale) un richissime industriel excentrique ayant reconstitué intégralement le château de Vaux-Le-Vicomte dans ses collines californiennes.

Accueilli par Corinne Dufour (Corinne Cléry), une séduisante pilote, Bond est acheminé en hélicoptère jusqu’au château de Drax et découvre un homme poli mais froid et cassant, passionné par la conquête spatiale.

Découvrant une centrifugeuse destinée à entrainer les futurs cosmonautes, Bond est soumis à un piège mortel par Chang (Toshiro Suga), l’homme de main de Drax, qui désactive les sécurités de la machine et la pousse à son maximum.

Usant d’un des meilleurs gadgets de Q, une balle explosive déclenchable par un simple pression du poignet, Bond s’en tire miraculeusement et accepte les excuses du Docteur Goodhead (Lois Chile), séduisante scientifique travaillant pour Drax.

Après avoir séduit Corinne, Bond en profite pour dérober les plans d’un étrange objet situé dans un coffre secret et évite une nouvelle tentative pour l’assassiner, cette fois au cours d’une partie de ball trap dans les luxueux jardins du seigneur local.

Malheureusement Corinne ne survit pas à cet échec et est jetée en pâture aux dobermans de Drax.

Bond ne perd pas un instant et se rend à Venise pour investiguer sur le motif curieux découvert dans la maison de Drax.

Il y rencontre le Docteur Goodhead soit disant sur place pour un séminaire et qui se montre très froide à son égard.

Bond enquête sur la fabrication de vases vénitiens, échappe à une nouvelle tentative de meurtre par des gondoliers armés jusqu’aux dents, et découvre un labo secret dans lequel des scientifiques travaillant pour Drax crée une curieuse substance, toxique pour l’homme.

Fidèle à ses réflexes, Bond dérobe une fiole et doit ensuite faire face à Chang habillé en kendoka dans une lutte à mort au milieu de vases précieux.

Après s’être difficilement débarrassé du redoutable Chang, Bond alerte les autorités anglaises mais découvre que Drax a extrêmement rapidement fait évacué son laboratoire clandestin.
Discrédité, Bond est sommé de prendre des vacances, mais couvert par son supérieur M (Bernard Lee), en profite pour se rendre à Rio de Janeiro, lieu de provenance (ou d’expédition) de caisses trouvées sur place.

Dans le Rio de la fin des années 70, Bond fait la connaissance avec un agent local, la belle Manuela (Emily Bolton) qu’il séduit bien entendu en un tour de main.

Nous sommes en plein carnaval et Bond profite de l’agitation pour aller inspecter les entrepôts d’une filiale de Drax mais doit intervenir pour sauver la vie de Manuela malmenée par Requin (Richard Kiel) le géant aux mâchoires d’acier qui a même réussi à survivre à la chute d’une avion sans parachute dans une scène d’introduction.

Finalement emporté par la foule, Requin qui a été engagé par Drax, ne capitule pas et attaque Bond et le Docteur Holloway, en réalité agent de la CIA et allié du MI-6.

L’attaque sur le téléphérique menant au pain de sucre est extrêmement spectaculaire, le géant sectionnant à l’aide de ses dents un câble d’acier puis descendant sur la cabine de sa cible pour un corps à corps endiablé.

Préférant la fuite, Bond parvient à échapper in extremis au tueur qui vient s’encastrer à pleine vitesse dans le mur de la station et bien entendu survit à l’impact.

Ayant identifié grâce au MI-6 une fleur d’Amazonie à l’origine de la substance toxique dérobée à Venise, se rend sur place et échappe une nouvelle fois à des tueurs le prenant en chasse sur des bateaux rapides.

Il est cependant cette fois capturé par Requin qui l’emmène dans la base secrète de Drax, cachée en plein milieu de la foret amazonienne.

Après avoir tué un anaconda lâché sur lui pour le tuer, Bond contrarie une nouvelle fois Drax et utilise les capacités d’agent secret de Holloway également retenue prisonnière pour prendre la place de cosmonautes et s’embarquer sur une navette semblable au Moonraker afin de filer le savant et ses hommes.

Le duo se retrouve sur une station orbitale et passe quasi inaperçu jusqu’à ce qu’il débranche le système de brouillage de la station.

Découverts, ils sont une nouvelle fois capturés par l’invincible Requin qui a trouvé une petite amie, Dolly (Blanche Ravalec) minuscule blonde au physique de collégienne.

Epris de grandeur, Drax leur explique son plan fou, détruire la race humaine en envoyant des capsules remplies d’un gaz ultra toxique crée à base de la plante amazonienne et ensuite la repeupler à l’aide de son arche de Noé spatiale, ou figurent des couples humains réputés parfaits.

Lorsqu’une navette américaine est envoyée à sa rencontre, Drax tente de la désintégrer à l’aide d’un puissant rayon laser, mais Bond aidé de Requin qui a compris qu’il ne ferait pas parti de la race supérieure, provoque assez de perturbations pour annuler le tir.

Le combat à l’intérieur de la station est aussi intense que celui à l’extérieur, ou les cosmonautes s’affrontent à coups d’armes laser.

Bond triomphe de Drax en lui plantant une fléchette de cyanure dans le torse et l’expédie dans l’espace.

Aidé de Holloway, il détruit la station, les sphères, et utilisant un des Moonrakers, désintègre les sphères déjà larguées.

Il laisse Requin et Dolly, devenus finalement sympathiques, filer le parfait amour dans l’espace.

En conclusion, malgré une intrigue toujours aussi invraisemblable, « Moonraker » ne peut que séduire par sa folie, se démesure et la multiplicité de ses lieux d’action avec les plus beaux lieux de la planète : Vaux le Vicomte, Venise, Rio de Janeiro et au final l’espace.

Ebouriffant ce film l’est par ses scènes d’actions plus qu’audacieuses (le combat en parachute introductif, celui en altitude sur le téléphérique du pain de sucre), mais aussi par son humour cristallisé par les apparitions de Requin, personnage hors de proportions comique malgré lui pour finir par devenir un authentique homme de bien.

Après une première partie de facture classique (Paris/Venise), tout s’emballe ensuite avec Rio, l’Amazonie et de superbes scènes spatiales dans une ambiance de science fiction des plus réussies.

Alors certes Roger Moore avait déjà la quarantaine, une technique de combat des plus approximatives (surtout face à un spécialiste des arts martiaux beaucoup plus alerte que lui ou un gros serpent en plastique), un humour machiste tombant souvent à plat, mais ceci n’enlève rien à se prestance quasi surnaturelle.

Dernier James Bond des années 70 avec Requin, ennemi mythique de Bond malheureusement disparu il y un petit mois à 74 ans, « Moonraker » peut être considéré comme unes des meilleures cuvées de la période Roger Moore voire de toute la saga.

Moonraker (Lewis Gilbert)

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 10:22
Regards affligés sur la morne et pitoyable existence de Benjamin Tremblay (Pigalle)

Formé au milieu des années 80, le bien nommé Pigalle connait son heure de gloire en 1990 avec son second album au titre imprononçable « Regards affligés sur la morne et pitoyable existence de Benjamin Tremblay, personnage falot mais o combien attachant ».

Pigalle est une version plus rock/chanson française des Garçons Bouchers l’autre groupe punk de François Hadji-Lazaro, auteur compositeur chanteur et multi instrumentiste.

Robert Basarte (guitare), Thierry Svahn (piano/synthétiseurs), Riton Mitsouko (basse) et Joe (batterie) vient compléter la formation atour du gros type au crane rasé.

Avec sa pochette triste et belle dessinée par Tardi, « Regards affligés sur la morne et pitoyable existence de Benjamin Tremblay, personnage falot mais o combien attachant », débute par « Ecris moi » morceau lent et obsédant qui propage un certain malaise diffus.

On appréciera plus « Marie le rouquine », rapide, entrainant, qui met en évidence les textes d’un réalisme puissant de Hadji-Lazaro portée par sa grosse voix.

« Marie la rouquine » raconte durant les années folles, la destinée tragique d’une prostituée bretonne venue chercher fortune à Paris avant de connaitre la déchéance et les bordels pour mineurs de l’Est de la France.

Difficile en revanche de supporter « Une nuit » texte érotico-pornographique peu ragoutant, déclamé d’une voix monotone pendant trois longues minutes plus que pénibles.

Malgré son originalité musicale et une certaine profondeur quasi philosophique « Le tourbillon » lasse par son rythme volontairement décousu.

Le punch du groupe s’exerce sur « Y’a l’aventure » rapide et gouailleur comme un titi d’un Paris qui n’existe plus que dans certains fantasmes.

On calme un peu le jeu sur le court et mélodique « Premières fois » qui laisse cependant un fort gout d’inachevé, avant que ne surgisse « Les lettres de l’autoroute » poignant récit d’un travailleur exilé à sa famille, qui construit dans des conditions épouvantable une autoroute.

Combinant richesse du texte et magnifique mélodie de banjo, « Les lettres de l’autoroute » a pour moi tous les ingrédients d’un authentique chef d’œuvre noir.

Ce morceau magnifique sera pourtant éclipsé pour l’histoire par « Dans la salle du bar tabac de la rue des martyrs » authentique tube à l’entrainant orgue de barbarie qui ne saurait pourtant faire oublier le fond incroyablement sombre et sordide du Pigalle des voyous.

Après ce petit festival vient « Sophie de Nantes » calme et mélancolique, « Eternel salaud » étrange hybride introduisant des claviers pop trop écrasants à mon gout.

On verse dans la nostalgie sur « Chez Pascal et Ronan » en mémoire d’un temps oublié dédié aux soirées de l’underground avec alcool, musique et parfois baston.

Pigalle se fait plus agressif avec « Dans les prisons » qui flirte parfois avec le punk dur et rapide.

Les femmes sont encore à l’honneur sur « Angèle » court hommage finalement assez joli et élégant avant que ne vienne l’un des meilleurs titres de l’album « En haut, en bas » magnifique description d’une fin de journée à Paris vu des tours, ce que en tant qu’habitant du treizième arrondissement je ne peux qu’apprécier.

Voix rauque, ton pesant et triste sur « Le chaland » puis émotion à fleur de peau sur « Un petit paradis » évoquant encore la nostalgie des bars-cabarets des portes de Paris.

Les deux derniers morceaux, « Paris le soir » et « Renaitre » s’étalent ensuite, magnifiques folks beaux et tristes à pleurer.

En conclusion, « Regards affligés sur la morne et pitoyable existence de Benjamin Tremblay, personnage falot mais o combien attachant » est une véritable plongée dans l’univers artistique assez incomparable de Pigalle axée sur le Paris des bas cotés, le monde de la nuit, des bars, des musiciens, des voyous, des camés et des prostituées.

Cette véritable poésie urbaine se construit autour des textes brillants et parfois géniaux de Hadji-Lazaro très inspiré par les légendes de personnages hauts en couleur du bitume parisien.

La musique contient elle plusieurs ingrédients : le rock bien sur mais aussi la chanson française, le folk US tout en émotion à fleur de peau.

Porté par le succès de « Dans la salle tabac de la rue des martyrs« , « Regards affligés sur la morne et pitoyable existence de Benjamin Tremblay, personnage falot mais o combien attachant » permet bien d’appréhender le talent d’un groupe unique et inclassable, sans doute resté trop underground et véritable antidote à David Guetta.

Regards affligés sur la morne et pitoyable existence de Benjamin Tremblay (Pigalle)

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 21:31
Lost saison 1, épisodes  13 et 14 (Jeffrey Jacobs Abrams)

La série la plus populaire des années 2000 avec « Lost saison 1, épisodes 13 et 14 ».

Dans l’épisode 13 écrit par Javier Grillo-Marxuach/Carlton Cuse et réalisé par Rod Holcomb, un choc a lieu entre Locke (Terry O ‘Quinn) et Boone (Ian Somerhalder) alors que ce dernier allait révéler à sa sœur Shannon l’existence d’une trappe secrète en plein milieu de la foret.

Boone est assommé et ligoté en pleine foret par Locke, qui bon prince lui laisse un couteau pour se détacher.

Le jeune homme vit alors un flashback épuisant ou sa demi sœur Shannon (Maggie Grace) le fait venir en Australie pour lui venir en aide car elle se dit maltraitée par son compagnon le costaud Bryan (Charles Mesure).

Bonne mort à l’hameçon et paye une forte somme à Bryan, 50 000 dollars pour qu’il laisse sa sœur partir mais découvre en réalité la machination du couple, qui souhaitait lui soutirer de l’argent pour que Shannon touche un prétendu héritage dont sa mère l’aurait spolié.

Bonne est tabassé par Bryan mais Shannon revient vite vers lui après que son prétendu petit ami soit parti avec l’argent.

De manière troublante, Shannon fait du charme à son demi frère et a une relation sexuelle avec lui.

Lorsqu’il revient à lui, Boone entend les cris de détresse de sa sœur également attachée à un arbre et parvient sous l’effet de l’adrénaline à se libérer.

Il la trouve attachée mais ne peut empêcher un horrible monstre de la ravir et de la lacérer à mort.

Bonne revient alors au camp et tome sur l’énigmatique Locke, qui avoue l’avoir drogué.

Shannon est en réalité bel et bien vivante et flirte avec Sayid (Naveen Andrews) ce qui exacerbe la jalousie de Boone.

Toujours aussi impénétrable, Locke donne une boussole faussée à Sayid.

Du coté de la plage, Hurley (Jorge Reyes) qui souffre de troubles digestifs lié au manque de protéine réussit à amadouer Jin (Daniel Dae Kim) pour qu’il lui offre un des nombreux poissons qu’il pèche dans la mer.

On bascule dans l’épisode 14 écrit par David Fury et réalisé Greg Yataines, vers un couple jusqu’alors sous exploité, Michael Dawson (Harold Perrineau Jr ) et son fils Walt (Malcom David Kelley).

Michael est un artiste peintre sans le sous, peine à réunir les conditions matérielles de sa famille composée de Susan (Tamara Taylor) et Walt.
Malgré sa bonne volonté, sa femme avocate excédée, finit par le quitter pour aller vivre avec Walt aux Pays bas ou elle noue une relation avec son boss Brian Porter (David Starzyk).

Resté aux Etats-Unis, Michael est impuissant et fou de rage, mais une surprise l’attend lorsque Brian lui rend visite personnellement, en lui annonçant que Susan est morte d’une maladie du sang foudroyante.

Choqué et furieux, Michael rejette Brian qui tente de lui confier Walt mais accepte finalement d’aller le chercher en Australie pour l’élever.

Mais la cohabitation est difficile avec Walt, qui n’a pas connu son père et a été élevé dans le confort bourgeois de Brian et qui doit surmonter le décès de sa mère.

Cette difficulté ressort sur l’ile ou Walt suit ostensiblement les enseignements de Locke, qui le pousse à exploiter son potentiel, tandis que Michael le couve farouchement.

Sous les mise en garde de plus en plus violentes de Michael, Locke laisse finalement Walt tranquille qui se voit happé par son père, dans le projet fou de construire un radeau pour quitter l’ile.

Walt fugue aves son chien mais est attaqué par un ours polaire.

Il s’en sort in extremis, sauvé par l’union de Locke et de son père qui met en fuite l’ours en le poignardant.

Enfin, Charlie (Dominic Monaughan), toujours tourmenté par la disparition de Claire (Emilie de Ravin), lit son journal intime avec affection.

En conclusion, « Lost saison 1, épisodes 13 et 14 » continue sur sa lancée, révélant les facettes de personnages jusqu’alors secondaire, Boone et Shannon dont la trouble relation quasi incestueuse fascine, même si le mince Boone a régulièrement le dessous physiquement lors de ses face à face que ce soit sur l’ile ou dans les flashbacks.

La relation entre Michael et son fils recèle également son lot de complexité avec entre eux la mort tragique et brutale d’une belle femme à qui tout réussissait.

Fort d’un beau suspens, on attend donc la suite avec impatience.

Lost saison 1, épisodes  13 et 14 (Jeffrey Jacobs Abrams)

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 05:48
L'aventure du Poséidon (Ronald Neame)

Sorti en 1972, « L’aventure du Poséidon » est l’archétype du film catastrophe des années 70.

Le réalisateur Ronald Neame brosse l’histoire d’un paquebot de luxe américain, le Poséidon, effectuant une traversée transatlantique pour se rendre en Grèce pour la nouvelle année.

Malgré son standing, le navire vieillissant et instable car insuffisamment ballasté, est poussé à son maximum par la rapacité du représentant de l’armateur, Mr Linarcos (Fred Sandoff) contre l’avis du commandant Harrison (Leslie Nielsen) et rencontre une véritable lame de fond résultant d’un séisme sous marin.

Les passagers qui festoient en écoutant de la musique sont pris par surprise lorsque le navire se renverse sous l’effet de l’immense vague qui le submerge.

Le Poséidon se retourne complètement et se retrouve la quille en l’air.

A l’intérieur, c’est le chaos et bon nombre de personnes décèdent sur le coup.

Les survivants s’organisent sous l’impulsion d’un pasteur particulièrement énergique, Frank Scott (Gene Hackman) qui les poussent à monter pour trouver une sortie via la salle des machines située à l‘arrière, zone ou la coque est l’a-t-il entendu d’un mécanicien, la moins épaisse.

Mais le commissaire de bord (Byron Webster) s’oppose à ce plan et convainc la majeure partie des passagers à rester sur place en attendant les secours.

Frank ne cède pas et entraine avec lui une poignée de volontaires qui escalade un sapin de Noel pour monter dans les coursives renversées.

Avec lui le sergent Mike Rogo (Ernest Borgnine), vieux flic bourru, sa femme Linda (Stella Stevens) une ex prostituée, un couple de juifs d’une soixantaine d’années, les Rosen, Belle (Shelly Winters) et Manny (Jack Albertson), Nonnie Paris (Carol Lynley) une jeune musicienne éplorée d’avoir perdu son frère durant la catastrophe, James Martin (Red Buttons) un célibataire endurci, Susan (Pamela Sue Martin) une jeune femme et son frère Robin (Eric Shea), un adolescent plus mature que son âge.

L’intuition de Frank s’avère au final bonne puisque les passagers restés en bas sont pris par l’eau montante et décèdent dans un horrible chaos.

Parmi eux se trouve John (Arthur O’Connell), un autre pasteur et ami de Frank qui a préféré rester sur place pour ne pas abandonner ceux qui voulaient rester.

Le petit groupe suit donc son impulsion de survie, traverse une salle ou a éclaté un incendie en raison de l’explosion des chaudières à vapeur.

Un rapport de force s’établit clairement entre Frank et Mike, qui n’entend pas suivre aveuglément un homme qui prétend les amener au salut.

La progression dans un navire complètement retourné et partiellement immergé est en effet une course contre la montre ou l’entraide s’avère vitale.

Victime de son âge et de son poids, Madame Beten ralentit la progression du groupe qui se trouve confronté à la présence d’autres survivants, qui se dirigent eux vers l’avant.

Frank parvient de justesse à éviter à son groupe de les imiter, s’accrochant durement avec Mike, qui remet ses compétences en doute et souhaite suivre le plus grand nombre.

Les deux hommes conviennent de laisser un délai à Frank pour se rendre jusqu’à la salle des machines pour voir si une sortie par là est possible.

Nerveux à l’extrême, Mike s’impatiente dans l’attente du retour de Frank et menace de partir lorsque celui-ci revient avec la bonne nouvelle d’une sortie possible.

Le groupe se remet alors vaillamment en marche en allant toutefois trouver le jeune Robin qui s’était éloigné pour trouver des toilettes.

Mais l’accès aux machines demandent de passer sous l’eau pendant une dizaine de mètres.

Toujours courageux, Frank passe le premier une corde à ses hanches mais reste bloqué sous un panneau métallique.

Madame Beten révèle alors un courage insoupçonné et arguant de son passé de nageuse, plonge à son tour, réussissant à le libérer et à gagner l’autre bord, même si son cœur lâche en raison de l’effort intense fourni.

Le nerveux Rogo est le troisième à réussir la traversée et guide les autres passagers dans le cheminement aquatique.

Mr Beten est affligé de la perte de sa femme, songe à rester mourir avec elle, mais est finalement convaincu par Frank de rester en vie pour ses petits enfants.

Il reste à présent une dernière trappe à ouvrir pour accéder à la ligne d’arbre, mais une fuite vapeur à haute température en barre l’accès.

Un mouvement du navire fait chuter malheureusement Nonnie puis Linda dans un mélange de flammes et d’eau.

C’est au tour de Rogo d’être terrassé de douleur et de colère envers Frank.

N’écoutant que son courage, le pasteur accepte de se sacrifier en se jetant dans le vide, pour accrocher une vanne de fermeture vapeur, l’actionner et ensuite tomber à son tour dans les flammes.

Martin pousse alors Rogo à se ressaisir avec les derniers survivants qui arrivés au point le moins épais de la coque, ont la délicieuse surprise de la voir se découper pour laisser la place aux secours, qui les sortent en hélicoptère avant que le bateau ne sombre définitivement.

En conclusion, « L’aventure du Poséidon » est un film qui fut novateur en son temps par son suspens et son coté spectaculaire, mais qui plus de quarante ans après sa sortie, fait son âge et pourra paraitre largement surclassé par les productions ultérieures notamment un certain « Titanic » de James Cameron.

Malgré l’érosion inévitable du temps, « L’aventure du Poséidon » tient encore la barre offrant un spectacle de qualité interprété par des acteurs solides, au dessus desquels trône le duo musclé de l’époque, Hackman-Borgnine.

Pour l’histoire donc mais aussi un coté rétro aujourd’hui attachant ou involontairement comique, le film pourra continuer à séduire les plus cinéphiles, les autres préférant des blockbusters plus modernes et dynamiques.

L'aventure du Poséidon (Ronald Neame)

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 10:38
Lost saison 1, épisodes  11 et 12 (Jeffrey Jacobs Abrams)

L‘action se précipite dans « Lost saison 1, épisodes 11 et 12 ».

Dans l’épisode 11 écrit par Javier Grillo-Marxuach et réalisé par Stephen Williams, Ethan Rom (William Mapother) le naufragé inconnu passe à l’acte et enlève Claire Littleton (Emilie de Ravin) pourtant encadrée de Charlie Pace (Dominic Monaghan) qui comprend trop tard la menace qu’il représente.

Les autres naufragés deviennent inquiets de cette disparition et lancent une battue pour retrouver Claire et Charlie.

Jack Shephard (Matthew Fox) se sent particulièrement impliqué dans cette recherche puisqu’il n’a pas réellement cru aux angoisses de Claire et les a mises sur le compte de l’accouchement imminent.

Guidé par Locke (Terry O ‘Quinn), seul capable de suivre une trace dans la foret, Boone (Ian Somerhalder), Kate (Evangeline Lilly) et Jack s’enfoncent profondément dans la jungle.

Très nerveux, Jack revit par flashback interposé une histoire douloureuse dans laquelle un de ses patientes décède après que son père Christian (John Terry) ivre au bloc opératoire, est commis une faute médicale.

Après avoir cédé à son père pour couvrir sa faute et préserver sa carrière qui représente toute sa vie, Sam se rétracte finalement devant la commission chargée d’examiner les fait et énonce clairement la vérité, chargeant ainsi son propre père d’une faute lourde.

De retour dans la réalité, Jack perd la raison et retrouve finalement Charlie pendu à un arbre.

Aidé de Kate, il parvient à le décrocher et à le ranimer assez miraculeusement mais le rocker reste choqué et muré dans un mutisme profond.

Il concède simplement que c’est bien Ethan qui les a agressé et qu’il en voulait spécifiquement à Claire et son bébé.

Sous les conseils de Kate, il prend alors la sage décisions de retourner au camp mettre Charlie en sécurité, tandis que Locke et Boone continuent la traque même avec la nuit tombante.

Dans l’épisode 12 écrit par Damon Lindelhof/Jennifer Johnson et réalisé par Jack Bender, Locke et Boone tombent sur une trappe métallique en plein milieu de la jungle et décide d’investiguer.

Kate et Sawyer (Josh Holloway) partis en patrouille au Sud de l’ile, tombent sur une cascade idyllique et se baignent sensuellement avant de déchanter lorsqu’ils réalisent que des corps gisent au fond de la rivière.

Il s’agit en réalité de passagers de leur vol, dont les corps sont restés coincés aux sièges.

Sawyer plonge et aide Kate à extraire une mallette métallique à laquelle la jeune femme semble particulièrement tenir.

Fidèle à sa réputation de rebelle, il refuse de lui donner et résiste à une réaction violente de Kate qui le frappe d’un coup de tête.

Mais Sawyer est incapable d’ouvrir la mallette, qui contient un système de protection particulièrement efficace.

Kate se rapproche alors de Jake, lui livre une partie de la vérité sur son contenu, avec notamment deux pistolets neuf millimètres et des cartouches appartenant au marshal décédé.

Le seul moyen pour ouvrir la mallette est de déterrer le malheureux marshal et de récupérer sur son cadavre la clé ce qu’ils font non sans que Kate tente encore une fois de duper Sam en lui subtilisant la clé.

Au travers d’un nouveau flashback on comprend mieux le passé de Kate avec la participation à un hold hup particulièrement violent en Australie, ou la jeune femme n’hésite pas à doubler ses associés, notamment son amant Jason (Victor Browne) le chef du gang, pour récupérer la mallette en question.

De plus en plus dur, Jake va trouver Sawyer et le menace de ne plus lui donner d’antibiotiques si il ne leur rétrocède pas la mallette, ce qui entrainera le retour de l’infection à son bras et probablement une amputation.

Tout en grognant, Sawyer comprend que le jeu ne vaut pas la chandelle et cède.

Jack et Kate récupère donc le contenu, notamment les armes, qui peuvent s’avérer utiles dans la jungle face notamment aux inconnus s’y trouvant et ayant enlevé Claire.

De son coté, Sayid (Naveen Andrews) qui a finalement repris des forces, bénéficie de la clémence de Sawyer, qui aurait pu en profiter pour se venger de la tentative de meurtre qu’il a subi et s’attelle avec les connaissance de Shannon en français, à essayer de décrypter les documents volés à la naufragée Rousseau.

La cohabitation est difficile, et le duo improbable composé de la bimbo et de l’ancien tortionnaire, arrive à la conclusion que les phrases désordonnées forment une vieille chanson française de Charles Trenet, « La mer ».

En conclusion, « Lost saison 1, épisodes 11 et 12 », provoque un net regain d’intérêt avec l’enlèvement de Claire, l’agression de Charlie, la présence hostile d’autres habitants.

L’exploration du passé des personnages se révèle intéressante, avec les troubles de Jack par rapport à son père, qu’il a symboliquement tué en destituant de son prestige de chirurgien et son acharnement à retrouver Claire à tout prix.

Kate reste également fascinante en raison de sa dangerosité notamment sa vénéneuse capacité à manipuler les gens, ce qui semble attirer Sawyer, qui dispose grosso modo des mêmes aptitudes.

Après le douzième épisode, on a qu’une seule envie, poursuivre !

Lost saison 1, épisodes  11 et 12 (Jeffrey Jacobs Abrams)

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 18:25
Les cavernes d'acier (Isaac Asimov)

Isaac Asimov n’a étrangement jamais encore eu les honneurs de ces colonnes jusqu’alors, ce qui montre clairement que je suis beaucoup moins friand de romans de science fiction à l’heure actuelle que je l’étais il y a encore une dizaine d’années.

Sorti en 1954, « Les cavernes d’acier » fait partie d’une trilogie consacrée au robots, grand sujet de prédilection de la SF d’après guerre jusqu’à encore nos jours.

Ici, il est question d’un meurtre dans un futur proche, sur notre bonne vieille planète Terre complètement transformée et sur laquelle les humains survivent dans d’immenses conurbations souterraines auto suffisantes en électricité, air, eau et vivres.

Le meurtre en question se déroule à Spacetown, zone frontalière de New-York mais ségréguée dans laquelle vivent les descendants des colons terriens des mondes extra terrestres, plutôt mal perçus par les autres terriens.

La victime est le professeur Sarton, éminent scientifique de Spacetown.

Elijah Baley le policier New-Yorkais chargé de l’enquête par son supérieur hiérarchique le commissaire Julius Enderby, qui était à Spacetown au moment du meurtre.

Les deux hommes sont en bons termes, Baley étant un bon flic de terrain, tandis que Enderby est plus un bureaucrate.

L’enquête s’annonce délicate en raison de la situation politique explosive entre les deux communautés, aussi les Spaciens imposent ils un de leurs robots, R Daneel Olivaw pour travailler de concert à la résolution de l’énigme.

Baley est donc contraint par sa hiérarchie de travailler avec un parfait androïde, imitant à la perfection le comportant humain et doit surmonter la répugnance intime des Terriens à l’égard de créatures crées de toute pièces par les Spaciens.

Contre la promesse d’une promotion dans la hiérarchie des citoyens de la vielle, il se plie néanmoins aux ordres et fait connaissance avec le très poli Daneel avant qu’un premier incident éclate dans un magasin de chaussures, dans lequel une émeute éclate après qu’une femme ait refusé de se faire servir par un robot.

La situation s’envenime et l’autorité de policier de Baley n’est pas suffisante pour contenir la colère de la foule, aussi de manière surprenante Daneel prend il l’initiative de menacer les émeutiers d’une arme afin de les contraindre au calme.

Baley stupéfié par l’autorité de Daneel, le conduit néanmoins à son appartement pour le présenter à sa femme Jessie, qui se montre également très perturbée par l’apparence humaine du robot mais séduite par la promesse d’ascension sociale, pousse son mari à résoudre l’enquête.

Le duo insolite se met néanmoins au travail et Daneel révèle que Straton travaillait sur un nouveau matériaux combinant fer et carbone afin de créer une parfaite synthèse de l’humain et du robot, pour mettre un terme à la peur irrationnelle qu’impose ce dernier, peur puisant également ses racines dans les menaces de licenciement professionnel crées par la productivité supérieure des machines sur les hommes.

Assez rapidement, Daneel émet l’hypothèse que le tueur a emprunté un des chemins de campagne hors de la surveillance des accès traditionnels fait d’escaliers mécaniques à haute vitesse.

Flanqué de son associé, Baley se rend Spacetown interroger un des collègues de la victime le professeur Fastolfe et sous les yeux ébahis de son chef Enderby qui suit à distance l‘entretien, affirme qu’il n’y a pas eu de meurtre car en réalité, Straton était un robot.

Cette déclaration fracassante provoque un tollé et un débat quasi philosophique avec Fastolfe et Daneel, qui est suspecté malgré lui d’être en réalité un homme devient l’enjeu de la discussion et lorsqu’il révèle être en réalité bien un robot, Baley s’évanouit sous le choc.

Soigné sur place, Baley surmonte le ridicule de son échec et est à sa grande surprise maintenu dans ses fonctions et continue d’échanger avec Fastolfe pour mieux connaitre le mode de vie des Spaciens, à la longévité exceptionnelle car très peu soumis aux maladies et pratiquant un sévère contrôle de la natalité.

Face aux mouvements terriens dit « médiévalistes » prônant un retour à l’ancienne vie centrée sur la Terre, plus proche de la nature et à la rupture avec Spacetown,
Fastolfe expose ses thèses pour pousser les humains à la colonisation d’autres mondes extraterrestres en s’appuyant sur leurs alliés robots, afin de résoudre les inévitables problèmes de démographie qui se poseront à mesure que la science progressera.

Ébranlé par ses thèses, Baley l’est encore davantage lorsque Daneel lui soumet l’hypothèse que Enderby, lui-même présent sur les lieux au moment du crime est en vertu d’un principe logique implacable, également suspect.

Mais Baley n’a pas le temps d’investiguer davantage sur son patron, puisque le duo de policier est pris en chasse par des médiévalistes qu’il sème à grand peine, en sautant de tapis roulant en tapis roulant.

Une fois remis de ses émotions, Baley convoque le Dr Gerrigel, un expert en Robotique pour en savoir plus sur les Robots.

Le savant lui énonce ce qu’est un robot avec à la clé l’énoncé des trois fameuses lois de la Robotique, qui édictent en premier principe le fait qu’un robot ne doit pas porter atteinte à la vie d’un homme ou tout faire pour la préserver, de lui obéir et en dernier lieu de préserver sa propre existence, mais semble complètement décontenancé lorsqu’il réalise que Daneel, est un robot imitant parfaitement l’homme et capable dans certaines conditions de le menacer comme lors de l’incident du magasin de chaussures.

Une fois Gerrigel parti, Baley reçoit un nouveau choc, lorsqu’il comprend que sa femme a été secrètement séduite par un mouvement médiévaliste et a été en contact avec Francis Clousarr, un activiste beaucoup virulent, détecté par l’analyse des suspects potentiels de Daneel, comme l’un des poursuivants des tapis roulants.

Baley admet la repentance de sa rêveuse de femme, et se rend avec Daneel dans une usine de fabrication de levure interroger Clousarr, personnage particulièrement revêche et hostile aux robots.

Mais l’interrogatoire tourne court lorsque Baley apprend la mort mystérieuse de R Sammy, robot travaillant au commissariat avec Enderby.

A sa grande surprise, Baley est suspecté par Enderby en raison de l’arme du crime, un vaporisateur nucléaire, qu’il aurait pu se procurer dans une centrale nucléaire traversée après la fuite face aux médiévalistes.

Soumis à la pression de Spacetown, qui désire clore l’enquête avant minuit, Baley joue son vatout et fait craquer Enderby en démontrant qu’il était un sympathisant médiévaliste et exploitant une vidéo compromettante, qu’il a utilisé R Sammy pour tuer Straton et ensuite le faire disparaitre.

Une fois Enderby confondu, Baley surprend ensuite en lui demandant d’utiliser son influence pour tenter de changer les mentalités en prônant la cohabitation pacifique entre hommes et robots.

Daneel finit par avouer à Baley que la résolution de l’enquête n’était qu’accessoire et que le but véritable de Spacetown, était d’utiliser la psychologie de Baley, plus accessible à leurs thèses, pour propager leur message de paix sur Terre et d’exode extra planétaire.

En conclusion, « Les cavernes d’acier » est un mélange de policier et de science fiction dont la lecture est au final plutôt pénible.

L’intrigue est extrêmement tortueuse et manque de rythme, les protagonistes s’égarant plutôt dans de longues discussions scientifico-philosophiques, que cherchant réellement à faire avancer l’enquête.

Asimov est bien entendu plus convaincant sur le terrain scientifique, avec une analyse plaisante de la cohabitation entre robots et hommes, devenant similaires physiquement tout en restant complémentaires, notamment dans la conquête spatiale.

Le modèle présenté est plutôt en effet pacifique, le robot n’étant plus vu comme une menace soit pour faire perdre son emploi aux humains faiblement qualifiés, soit pour en vertu de principes d’intelligence artificielle, prendre complètement le dessus sur ses créateurs.

Cette vision optimiste contraste avec celle plus négative des cités modernes, toujours plus gourmandes en énergie et de ce fait dépendantes de ressources de plus en plus difficiles à trouver et à acheminer pour faire face à une démographie en augmentation constante résultant des progrès scientifiques.
La solution proposée, la colonisation de nouveaux mondes ne peut pour moi se suffire à elle-même puisque représentant une fuite en avant, et négligeant nettement l’existence d’espèces vivantes extra terrestres capables de s’opposer à cette entreprise de conquête qui serait nécessairement belliqueuse.

Ouvrage pionnier en son époque (les années 50), « Les cavernes d’acier » est 60 ans après, relativement intéressant sur le fond et plutôt faible sur la forme.

Les cavernes d'acier (Isaac Asimov)

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