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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 22:17
Le football au Brésil, onze histoires d'une passion (collectif)

En cette veille de l’Euro 2016 difficile de passer à coté du football aussi sans surprise cette chronique sera consacrée à « Le football au Brésil, onze histoires d’une passion » d’un collectif d’artistes brésiliens.

Sorti en 2014, ce recueil de onze courtes nouvelles débute par « Vocation d’attaquant » de Claudia Tajes, qui raconte la singularité d’un carioca détestant le football dans un pays ou il est adulé et les multiples aventures amoureuses que cette position à contre sens lui ont permis de vivre.

« Liberté, égalité, fraternité » de Mario Feijo relate la passion teinté de nostalgie d’un quadragénaire pour les parties de foot pieds nus sur la terre près des fleuves de son enfance dans des matchs sans autre enjeu que le plaisir de vaincre entre amis.

« L’importance relative des choses » de Luis Fernando Verissimo montre que le football peut vite devenir une passion dévorante poussant les hommes de toute condition à délaisser leur femme et leur vie de famille tandis que « Faute » de Toni Marques se fait plus subtil en déroulant l’été à la plage d’un fils de footballeur connu.

Plus anecdotique, « Pochette surprise » Flavio Carneiro raconte la joie d’un défenseur réputé pour sa maladresse de marquer le but de la victoire pour son équipe puis « Déraison » de Flavio Carneiro évoque la nostalgie d’une vieille émission consacrée au football dans les cinémas des années 80 : le canal 100.

Simple et émouvant, « Défaite » de João Anzanello Carrascoza traite de la transmission d’un père à son fils de la passion du football et plus particulièrement de l’équipe de Corinthia.

« Une question de principes » de Cristivão Tezza se fait plus torturé, avec le désir de revanche d’un arbitre envers Robertson un buteur-fraudeur, désir peu avouable exaucé au cours du dernier match de sa carrière.

Plus modestes, « Bonheur suprême » de Luiz Ruffato et « Passion » de Carola Saavedra montre la joie simple d’un intellectuel nul en football d’avoir pu composer un hymne pour supporters ou d’un homme de s’être fait tatoué l’emblème de son club.

On termine en beauté avec « Le fils noir de Dieu » de Rogerio Pereira montrant le déclin d’un grand buteur des années 80 ayant raté sur blessure une participation à la Coupe du monde avec la sélection nationale puis « Onze maillots » de Tatiana Salem Levy.la quête d’un homme du Nordeste misérable pour retrouver son fils albinos enlevé par sa mère pour devenir un bon joueur de foot à Rio de Janeiro dans le club de Flamengo.

En conclusion, « Le football au Brésil, onze histoires d’une passion » est un ouvrage par nature inégal pouvant aller du très léger avec quelques pages anecdotiques effleurant à peine le sujet à des nouvelles plus étoffées ou l’émotion lié à des souvenirs d’enfance, de famille ou d’amitié permet de comprendre l’attachement que peuvent avoir certains adultes à ce sport simple et beau lorsqu’il n’est pas sali par l’argent.

Sortent pour moi au dessus du lot par leur profondeur, les travaux de João Anzanello Carrascoza de Rodrigo Pereira et de Tatiana Salem, ce qui demeure à mon sens un peu juste pour faire de ce recueil un grand moment de littérature !

Le football au Brésil, onze histoires d'une passion (collectif)
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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 22:20
Captain america : civil war (Anthony Russo, Joe Russo)

Un printemps toujours riche en comic books avec « Captain america : civil war » de Anthony et Joe Russo.

Sorti en 2016, « Captain america : civil war » débute par une intervention à haut risques des Avengers au Nigéria, qui finissent par bloquer Crossbones (Frank Grillo) et ses redoutables mercenaires enquête d’une arme chimique détenue dans un complexe sécurisé par l’armée.

Le Faucon (Anthony Mackie), la Veuve noire (Scarlett Johansson), la Sorcière rouge (Elisabeth Olsen) et Captain america (Chris Evans) mènent à bien leur mission mais Crossbones surclassé par son rival préfère se faire exploser plutôt que de subir l’humiliation d’une arrestation, ce qui provoque la mort d’une dizaines de civils.

De retour aux Etats-Unis, les Avengers doivent subir une réaction des Nations Unies qui par la voix du Secrétaire d’état le général Ross (William Hurt), leur demandent de ratifier un accord les soumettant à leur contrôle.

Touché personnellement par la mort d’un jeune homme en Sokovie, Iron-man (Robert Downey Jr), accepte de se soumettre en considérant que les interventions des Avengers doivent être plus encadrées, tandis que Captain america s’y refuse, en avançant la perte de leur indépendance.

Alors que les Avengers débattent de la conduite à tenir, la situation se tend avec un attentat spectaculaire commis au siège de l’ONU qui provoque la mort de T’Chaka (John Kani) le roi du Wakanda que son fils et successeur T’Challa (Chadwick Boseman) jure de venger.

Assez rapidement, Bucky Barnes (Sebastian Stan) est identifié comme le terroriste auteur de l’acte et recherché par toutes les polices du monde.

Captain america le localise en premier en Roumanie mais se heurte à une farouche résistance.

Cernés dans un immeuble par les commandos Roumains, les deux hommes fuient mais leur combat est perturbé par l’intervention de T’Challa qui sous le costume de la Panthère noire possède des capacités physiques hors normes et un équipement (costumes/griffes) en vibranium aussi résistant que le bouclier de Captain america.

Après un combat spectaculaire auquel prend part le Faucon, Iron-man et War machine (Don Cheadle) interviennent et neutralise le quatuor.

Désarmés et incarcérés, ils sont traités comme des criminels dans l’attente de l’interrogatoire de Bucky.

Mais les choses ne se passent comme prévues avec le psychiatre chargé de l’interroger et l’homme nommé Helmut Zemo (Daniel Brühl) provoque un gigantesque blackout pour programmer Bucky à l’aide d’un vieux grimoire volée à une filiale russe de l’Hydra.

Zemo cherche en réalité la trace de quatre autres super soldats sibériens ayant subi le même traitement que Captain america et Bucky.

Maitrisé, Bucky se joint à Cap et au Faucon pour retrouver Zemo et chacun des deux camps s’arrange pour mobiliser le plus de héros possible à son coté.

La Veuve noire reste fidèle à Iron-man et War machine, tandis que la Sorcière rouge assignée à résidence et surveillée par Vision (Paul Bettany) l’énigmatique androïde aux pouvoirs extraordinaires est libérée par une intervention d’œil de Faucon (Jeremy Renner) pour rejoindre le camps de Captain et Faucon.

Spider-man (Tom Holland) un adolescent du Queens est débauché par Tony Stark tandis qu’Ant-man (Paul Ruud), le génial scientifique rejoint le camps des rebelles.

Le choc frontal a lieu dans une aéroport dans lequel les deux équipes se livrent à une terrible bataille.

Ant-man réduit sa taille pour infiltrer l’armure d’Iron-man mais est rejeté par le système de défense, puis accroit sa taille pour devenir aussi haut qu’un immeuble et faire le poids face aux deux héros en armure.

Le fantasque Spider-man qui pose des problèmes au Faucon et à Bucky, trouve la parade en emmaillotant les jambes d’Ant-man dans sa toile ce qui permet au duo en armure de le terrasser.

Séché par Captain america dont la science de combattant finit par surclasser les étonnantes capacités du jeune homme, Spider-man est mis sur la touche par Iron-man.

La poursuite du quinjet se dirigeant vers la Sibérie est stoppée net par la chute de War machine frappé par erreur par le faisceau frontal de Vision.

Iron-man se porte au chevet de son ami et le considère comme paralysé.

Il parvient à gagner la confiance du Faucon qui lui révèle la destination de Cap et Bucky en Sibérie.

Tout le monde se retrouve sur place, y compris la Panthère noire qui a finalement compris que Zemo avait manipulé tout le monde pour faire accuser Bucky.

Mais Zemo découvre ses véritables plans, non pas récupérer plusieurs soldats d’élite comme Bucky et montre seulement une vidéo de 1991 explicitant l’implication de ce Bucky dans la mort des parents de Tony Stark.

Fou de rage, Iron-man tente de tuer Bucky mais Captain le défend de toutes ses forces.

Après un combat terrible, Iron-man détruit le bras métallique de Bucky mais Captain america plante son bouclier dans son torse, touchant le point vital du générateur maintenant son cœur en vie.

Finalement Cap épargne Iron-man qui laisse partir Bucky.

Désireux de se suicider après la mort des siens en Sokovie, Zemo a la vie sauve par la Panthère noire.

Le film se termine sur la décision de remettre Bucky en cryogénisation et de laisser les dissidents libres…

En conclusion, « Captain america : civil war » est un bon film de super-héros surclassant le « Batman vs Superman » par la solidité supérieure de son scénario, la richesse de personnages et des scènes d’actions très bien menées avec des combats ultra spectaculaires dans lesquels s’illustrent les capacités surhumaines des héros.

Derrière les athlètes comme Captain, Bucky, la Panthère ou la Veuve noire, on retrouve des personnages à l’armement intéressant (Œil de Faucon ou le Faucon et son drone volant), des jokers excitants comme Spider-man ou Ant-man avant les poids lourds en armure ou les inclassables aux pouvoirs mystérieux comme la Sorcière rouge ou le fascinant androïde Vision.

Fort de toutes ses qualités, « Captain america : civil war » surclasse sans difficulté le dernier Avengers même sans Hulk, Thor ou Ultron !

Captain america : civil war (Anthony Russo, Joe Russo)
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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 10:37
Sons of anarchy, saison 7, épisode 2 (Kurt Sutter)

Dans « Sons of anarchy, saison 7, épisode 2 », aveuglé par son désir de vengeance, Jax (Charlie Hunnam) avale sans discernement un nouveau mensonge de Gemma (Katey Sagal) sur la mort de Tara (Maggie Stiff) qui désigne le gang d’Henry Lin (Kenneth Choi) comme responsable.

Jax informe alors le reste des Sons de son désir d’annihiler Lin mais en s’y prenant avec des précautions.

Il saute donc alors sur la tentative de médiation proposée par Nero (Jimmy Smits) afin de réunir Lin, Jax et Alvarez (Emilio Rivera).

Tout en faisant profil bas, Jax leur propose de prendre une partie du trafic d’armes de l’IRA afin d’apaiser leurs inquiétudes et de les brancher sur Baroski (Tom Weller) le flic véreux contrôlant les docks des Stockton pour leur trafic de cocaïne.

Les deux chefs se montrent séduits par la proposition et acceptent l’invitation de Jax dans leurs nouveaux studios de pornographie appelés Red Woody gérés par Layla (Winter Ave Zolle).

Tout en festoyant en galante compagnie, Jax charge Gemma d’isoler le tueur présumé de Tara, un des gardes du corps body buildé de Lin.

A la sortie de la boite, l’homme est capturé par TJ Cross (Michael Beach) et ses hommes, redevable de Jax après une intervention catastrophique ayant abouti à l’exécution d’un pasteur noir adepte de pratiques sado masochistes, puis livré aux Sons.

De son coté après quelques hésitations, Wayne Unser (Dayton Callie) accepte la proposition de Pounder (Tyler Patterson) de travailler comme consultant pour épauler la nouvelle shérif Althea Jarry (Annabeth Gish) dans le but de faire la lumière sur le meurtre de Tara.

Unser découvre la planque de Juice (Theo Rossi) chez Wendy et est finalement relâché par l’ex Son complètement perdu qui attend toujours une aide logistique de Gemma pour fuir le courroux de Jax.

Mais il ignore que Gemma découvre également son nouvel emploi d’enquêteur privé.

Le tueur présumé de Tara est torturé pendant des heures par Jax qui finit par le tuer de la même manière à l’aide d’un instrument de cuisine planté dans la tête.

Mais ceci n’est qu’une étape menant vers Lin, et Jax frappe ensuite un grand coup en massacrant les hommes de Lin réalisant une transaction de drogue pour le compte de triades asiatiques et en récupérant la drogue.

Jax commet pourtant une erreur en liquidant deux des hommes de Rane Quinn (Rusty Coones) ayant prêté main forte durant l’attaque, sans savoir que l’un d’entre eux Gib (Tanc Sade) était un proche.

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 7, épisode 2 », se surpasse dans l’horreur pure avec un meurtre sadique d’une brute innocente et le massacre sauvage de gangsters asiatiques, véritables punching balls des Sons, tous comme l’étaient les Russes de Pavlova.

Derrière la brutalité et la cruauté de Jax, devenu aussi animal que son prédécesseur, se développent d’autres alternatives plus intéressantes, avec le retour d’Unser dans la police et l’arrivée d’un nouveau shérif, féminin cette fois.

Pour le reste, Juice parait toujours en perdition et Gemma toujours aussi glaçante de machiavélisme mais à vrai dire on attend mieux des Sons of anarchy que de sombres histoires de règlement de comptes entre gangsters.

Mieux dans la suite ?

Sons of anarchy, saison 7, épisode 2 (Kurt Sutter)
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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 10:10
Sons of anarchy, saison 7, épisode 1 (Kurt Sutter)

Sortie en 2014, « Sons of anarchy, saison 7, épisode 1 », marque donc le début de la dernière saison de la série crée par Kurt Sutter.

Sans preuve à charge pour le meurtre de sa femme Tara (Maggie Stiff), Jax Teller (Charlie Hunnam) est finalement libéré par le procureur Pounder (Tyne Patterson) qui se montre étrangement proche en lui livrant quelques confidences intimes sur la mort d’un de ses fils tué par un gang.

Avant de sortir de prison, Jax dont l’accord avec Pounder pour le massacre de Matthew Jenkins, tombe sans plus d’explications, massacre un indicateur qui s’apprêtait à balancer Ron Tully (le goth rocker Marylin Manson) numéro 3 du gang néo nazi des frères aryens.

Le but de Jax est d’apaiser les tensions avec les frères aryens en faisant table rase du passé en leur proposant, chose difficile à accepter, d’entrer en affaire avec August Marks (Billy Brown), proposition devant laquelle Tully reste méfiant et évasif.

De retour dehors, Jax ne perd pas de temps, reprend logiquement ses prérogatives de chef et prête main forte à TJ Cross (Michael Beach) le leader des Grim bastards afin de rechercher les agresseurs de trois de ses hommes.

Les Sons procèdent à l’interrogatoire musclé de Flint (Chris Chalk), un chef de gang noir privé de ses jambes et parviennent à obtenir l’adresse présumé des tueurs.

De son coté Nero Padilla (Jimmy Smits) qui a rejoint à contre cœur l’alliance entre les Asiatiques et les Latinos tente de jouer les intermédiaires entre Jax, Alvarez (Emilio Rivera) et Lin (Kenneth Choi).

Il obtient un statu quo de la part du leader des Sons et se renoue avec Gemma.

En cavale après les meurtres de Tara et du sheriff Roosevelt (Rockmond Dunbar), Juice (Theo Ortiz) bénéficie de l’aide de Gemma (Katey Sagal) et se réfugie chez Wendy (Drea de Matteo) alors en cure de désintoxication.

Mais sans argent et soutien, sa position reste précaire… aussi cède il vite à l’inquiétude lorsque Wendy de retour chez elle lui demande de partir.

En conclusion, après la mort de Tara et Clay, les cartes sont rebattues dans « Sons of anarchy, saison 7, épisode 1 » qui se montre comme un épisode de transition toujours aussi violent.

Jax redevient très voir trop rapidement le chef, effectuant un séjour beaucoup trop rapide en prison et bénéficiant à mon sens d’une trop grande clémence de Pounder.

La mort de Tara est le prétexte à un nouvel exutoire de vengeance dirigée vers les gangs adverses tout en conservant la tête suffisamment froide pour préserver l’alliance économique fragile péniblement acquise dans le sang.

Toujours aussi ambigus, Nero et Juice demeurent à présent les personnages les plus intéressants de la série.

On saluera également l’arrivée d’un nouveau « guest » prestigieux venu du monde du rock, Marylin Manson dont le visage bouffi a pris un sacré coup de vieux !

Sons of anarchy, saison 7, épisode 1 (Kurt Sutter)
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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 09:49
Elephant (Gus Van Sant)

Gus Van Sant toujours avec le film considéré comme son plus grand succès « Elephant » qui lui valu la palme d’or à Cannes et la reconnaissance internationale.

Exploitant comme Michael Moore, le tragique fait divers du massacre de Columbine, « Elephant » qui sort en 2003 raconte le déroulé des évènements menant au drame par l’intermédiaire de plusieurs personnages, principalement John Robinson (John Mc Farland), un des adolescents du lycée qui se rend sur place conduit par son père (Timothy Bottoms) et Elias (Elias Mc Connell) photographe amateur prenant des clichés des autres élèves au gré de son inspiration.

Les filles ne sont pas en reste, notamment Jordan (Jordan Taylor) et ses copines Brittany (Brittany Mountain) et Nicole (Nicole George) mais aussi la malheureuse Michelle (Kristen Hicks) complexée comme beaucoup d’adolescentes par les cours de gym et l’obligation de dévoiler son physique ingrat.

L’un des deux tueurs est Alex (Alex Frost) cancre et souffre douleur du lycée qui ne supporte plus sa condition et décide d’entrainer peu à peu son ami et amant Eric (Eric Deulen) dans un délire morbide sur fond de jeux vidéos, d’armes de guerre et de propagande nazi.

Les deux garçons se motivent dans leur projet morbide et passent ensuite à l’action armés jusqu’aux dents et grimés en commandos de « Call of duty ».

John a juste le temps de fuir et d’échapper à la mort, ce qui n’est pas le cas des autres élèves qui sont massacrés un à un dans les salles de classes à la bibliothèque ou même dans les toilettes.

Alex mène la danse, liquidant le proviseur Luce (Matt Malloy) après lui avoir cruellement laissé un espoir et les corps s’amoncellent dans l’incompréhension et la terreur.

Il élimine Eric sans explication apparente puis Benny (Benny Dixon) un jeune noir du collège qui aidait les élèves à fuir sans se préoccuper retrouve le couple formé par Jordan Taylor) et Carrie (Carrie Finklea) pourtant retranchés dans une chambre froide et laisse planer un faible doute sur leur sort final.

En conclusion, comme la plupart des films de Van Sant, « Elephant » surfe sur un sujet très fort et retrace de manière sobre, éthérée l’horreur de la construction d’un massacre sur fond de malaise adolescent sans que les causes profondes soient explorées.

Le quotidien des lycéens est passé en revue avec la routine des cours, des repas à la cantine, des amourettes et des jalousies entre copines.

Difficile de ne pas éprouver un fort sentiment de dégout au visionnage de ce film trop plat et ennuyeux comparé à la réalité à la violence des actions… comme le montre l’horreur des quelques vidéos filmant le déroulé des attentats terroristes de Paris.

Une palme d’or mais pour récompenser quoi au juste ? La sophistication de l’horreur ? La satisfaction de nos bas instincts de voyeurs-meurtriers ? Tout ceci n’est il pas au fond bien hypocrite et répugnant ?

Elephant (Gus Van Sant)
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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 20:15
Trois jours et une nuit (Pierre Lemaitre)

Sorti en 2016, « Trois jours et une vie » est un roman de Pierre Lemaitre, considéré depuis son prix Goncourt en 2013 comme un des maitres du roman noir.

L’histoire se déroule à la fin de l’année 1999 ou Antoine, un jeune garçon d’un petit village du Loire et Cher appelé Beauval, tue par accident dans la foret de Saint Eustache, un autre enfant appelé Rémi Desmedt car il tient son père un ouvrier brutal pour responsable de la mort du chien avec qui il partageait ses sorties de petit garçon.

Paniqué, Antoine trouve néanmoins les ressources mentales et physiques suffisantes pour hisser le corps de Rémi jusqu’à un trou perdu dans la foret et l’y enfouir.

De retour à Beauval, Antoine ment à sa mère divorcée Blanche Courtin, fait un malaise après avoir ingéré plusieurs médicaments et laisse l’inquiétude puis l’angoisse gagner peu à peu les habitants.

Mais malgré les recherches et les battues de la Gendarmerie, rien n’y fait, le corps de Rémi demeure introuvable.

Vu sur place, Andrei Kowalski, le boucher au physique étrange, est arrêté, soupçonné puis relâché faute de preuves.

La tempête Lothar qui ravage la France à la fin de l’année sonne un coup d’arrêt définitif à une enquête qui piétine.

Rongé par la peur d‘être pris, Antoine s’arrache à son village et onze années après termine ses études de médecine.

Il fréquente Laura une étudiante en médecine aussi et compte partir avec elle pour se consacrer à l’humanitaire et donc quitter la France.

Mais son destin le rattrape par l’intermédiaire de sa mère, qui renversée par une voiture, nécessite son retour à Beauval ce qui lui fait prendre conscience des projets de construction d’un parc d’attraction sur la foret de Saint Eustache et donc de futurs travaux mettant probablement à nu le corps de Rémi.

Paniqué, Antoine assiste impuissant à la découverte inéluctable du corps de Rémi, à la relance d’une enquête qui ne donne pas plus de résultats.

Se croyant sorti définitivement d’affaires, Antoine est rattrapé par Emilie Mouchotte son fantasme d’enfance qui le recontacte, enceinte de lui après une étreinte fugace à Beauval.

Les démarches d’Emilie, une fille séduisante, volage et un brin stupide, agace Antoine qui cherche à la faire avorter mais se retrouve pris en tenailles par Mr Mouchotte, qui le menace de lui faire un procès et d’exiger un test ADN pour le forcer à reconnaitre le futur bébé.

Antoine qui sait que le test ADN démontrera de manière univoque sa culpabilité, cède et épouse à contre cœur la ravissante idiote, mettant un terme à sa passion avec Laura.
Pire, il retourne s’établir comme médecin à Beauval prenant la relève de son vieux prédécesseur le docteur Dieulafoy qui l’avait soigné peu après le meurtre de 1999.

Avant de quitter le village pour s’établir dans le sud de la France, le vieux Kowalski lui fait une surprenante confidence : il l’a vu le soir du meurtre mais n’a rien dit car il entretenait une relation secrète avec sa mère et voulait l’épargner.

Abasourdi, Antoine reçoit peu après par la poste sa montre son brassard fluo perdu dans le foret le soir du meurtre.

En conclusion, « Trois jours et une vie » est une découverte permettant de comprendre le succès de cet écrivain au style simple, construisant sa petite histoire de meurtre franchouillard bien maitrisée, mais sans trop forcer non plus.

Généraliste et (trop) grand public, Lemaitre joue distille habilement son suspens s’inspirant d’un de ses maitres, Alfred Hitchcock avec un nœud coulant qui se referme lentement sur le personnage principal.

Il manque donc au final pour moi à « Trois jours et une vie », de l’originalité, du rythme et l’intensité, mais ce succès populaire peut aussi être vu comme un message d’espoir pour tous les apprentis écrivains en mal de sujets…

Trois jours et une nuit (Pierre Lemaitre)
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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 10:51
La vie d'Adèle : chapitres 1 et 2 (Abdelatif Kechiche)

Festival de Cannes oblige, j’ai finalement pu voir en entier « La vie d’Adèle : chapitres 1 et 2 » d’Abdelatif Kechiche.

Sorti en 2013 et auréolé de la palme d’or ainsi que d‘une multitude de prix de par le monde, ce film choc raconte la vie d’Adèle (Adèle Exarchopoulos), une lycéenne du Nord de dix huit ans, qui après une expérience ratée avec Thomas (Jeremy Laheurte) un petit ami masculin, découvre brutalement et violemment une attirance homosexuelle avec un baiser fugace échangé avec une copine de classe, Béatrice (Alma Jodoroswky).

Paumée comme beaucoup d’adolescentes, Adèle suit son ami Valentin (Sandor Funtek) dans un bar homosexuel et y rencontre Emma (Léa Seydoux), une étudiante aux beaux-arts au look excentrique, qui elle fréquente de manière assidue les bars lesbiens.

Attirée comme un aimant, Adèle fréquente Emma mais leur relation met vite la lycéenne dans une position inconfortable vis-à-vis de ses copines de classes, qui l’accusent d’être une gouine.

Mais l’amour est plus fort, Adèle découvre le plaisir charnel intense avec Emma, emménage chez elle et se fait présenter à ses parents, très tolérants sur les couples de femmes.

Difficile cependant lorsqu’on est institutrice et qu’on s’occupe d’enfants d’avouer une vie privée « différente » et Adèle qui cache sa relation, finit par éveiller a curiosité de ses collègues, tout particulièrement.

Au cours d’une soirée dans un bar latino, Adèle succombe à et couche avec lui.

Dès lors, Adèle mène une double vie parallèle et lorsque Emma le découvre une violente dispute éclate entre elles et se solde par une rupture.

Adèle souffre violemment dans sa chair et se montre encore plus perdue que jamais.

Avec le temps, les deux femmes parviennent à se revoir notamment lors de la première exposition des peintures Emma, mais leur relation est bien finie.

Adèle part donc seule, tandis que Emma s’est remise avec Lise (Monica Walravens) une de ses ex qui a eu deux enfants.

En conclusion, « La vie d’Adèle : chapitres 1 et 2 » est un film incroyablement long mais très intense et filmé avec une justesse et un réalisme parfois troublant.

Kechiche joue avec ses actrices notamment la fragile Adèle, les poussant à la limite notamment dans des scènes de sexes incroyablement crues qui m’ont personnellement plus dégoutées qu’excitées.

Bien que non réceptif au sujet de la cause "homosexuelle", difficile cependant de faire la fine bouche sur cette histoire de passion et d’adolescence et de ne pas reconnaitre le talent de Kechiche.
Mention spéciale à Léa Seydoux dont le visage énigmatique, crève l’écran d’intensité !

La vie d'Adèle : chapitres 1 et 2 (Abdelatif Kechiche)
17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 22:06
La firme (Sydney Pollack)

Envie de me replonger dans les classiques des années 90 comme dans « La firme » ou quand un grand réalisateur, Sydney Pollack, rencontre un grand écrivain John Grisham.

Sorti en 1993 soit deux ans après le roman, « La firme » commence par un conte de fée : Mitch Mc Deere (Tom Cruise) un jeune avocat est débauché d’Harvard par un gros cabinet de droit des affaires.

Avec un salaire mirobolant, une maison et une Mercedes sport de fonction, Mitch s’enflamme vite et entraine sa femme Abigail (Jeanne Tripplehorn) loin de leur ville de Boston pour s’établir à Memphis, siège de la société.

Accueilli par Oliver Lambert (Hal Holbrook) le PDG de la firme, il découvre le mentor qu’on lui a assigné : Avery Tolar (Gene Hackman).

Mais rapidement Mitch découvre la mort étrange de deux collaborateurs de la firme, tué lors d’un accident de plongée au cours d’un séminaire aux iles Bahamas.

L’attitude très froide d’Avery choque également Abigail qui a pu aisément trouver un poste d’enseignante dans la ville mais ceci ne l’empêche pas d’inviter Mitch aux Bahamas pour rencontrer un de ses clients qui apparait comme en liaison avec les Morolto, une famille appartenant à la Mafia.

Après l’entretien ou Mitch se distingue par son culot, Avery l’invite à une soirée arrosée et lui propose une fille, ce que le jeune avocat refuse.

Mais une agression sur la plage le force à secourir une jeune femme maltraitée, qui pour le remercier s’offre à lui.

De retour à Memphis, Mitch qui a trouvé étrange que deux policiers l’abordent dans un restaurant, va voir en Arkansas son frère Ray (David Strathairn) en prison et lui fait part de ses doutes sur les agissements de son entreprise.

Ray lui conseille donc de contacter Eddie Lomax (Garey Busey) un détective privé qui travaille avec sa secrétaire Tammy Hémophile (Holly Hunter).

Mais Lomax ne va pas très loin dans ses recherches puisqu’il est abattu par deux hommes, un chauve trapu (Dean Harris) et un blond albinos (Tobin Bell).

Tammy survit et rejoint Mitch pour l’avertir du danger…

Mitch préfère faire équipe avec elle plutôt que de renseigner le FBI représenté par Wayne Tarrance (Ed Harris) qui lui propose de servir de taupe pour faire chuter la firme.

Il prend la décision courageuse de révéler son infidélité à Abby au risque de la perdre mais pour ne pas dépendre des pressions exercées par William Devasher (Wilford Brimley) le chef de la sécurité de la firme qui tente d’exercer avec le blond un chantage.
Comme on pouvait s’y attendre, Abby désire prendre du recul dans leur relation et rentrer chez ses parents, mais se ravise en acceptant une invitation au Bahamas d’Avery.

Sur place, elle drogue le vieil avocat et obtient d’autres informations supplémentaires qu’elle transmet à Tammy.

Ayant failli, Avery se sait condamné par la firme et meurt.

De son coté, Mitch manœuvre avec doigté et audace, négociant avec le FBI la sortie de prison de son frère, puis dérobant les factures de la firme montrant son implication dans l’arnaque de clients et la fraude fiscale.

Pourchassé par les deux tueurs de la firme, il leur échappe après une course poursuite dans le centre de Memphis et finit par tuer en état de légitime défense Devasher qui avait abattu par erreur le blond.

Il fait jusqu’au bout cavalier seul vis-à-vis du FBI et négocie directement auprès des Morlto (Paul Sorvino et Joe Vitelli) l’utilisation de leurs fausses factures tout leur promettant leur tranquillité.

Afin d’assurer sa sécurité, il leur fait savoir avoir mis un double en lieu sur des documents auxquels il a pu avoir accès et transmet finalement les fausses factures à Tarrance pour démanteler la firme.

Une fois sorti de cet enfer, Mitch qui a appris l’aventure d’Abby aux Bahamas, fait table rase du passé et décide de revenir avec sa belle s’établir dans son cher état du Massassuchetts tandis que son frère débute une nouvelle vie avec Tammy au Bahamas.

En conclusion, bien qu’aujourd’hui un peu daté, « La firme » est un très bon polar surfant sur une atmosphère paranoïaque à souhait et sur son rythme soutenu dans lequel un Tom Cruise alors en pleine jeunesse se donne sans compter.

Appuyé par un acteur aussi charismatique que Gene Hackman toujours parfait en salaud ambigu, le film fonctionne comme une mécanique bien huilée, montrant la réussite individuelle par le courage et l’audace d’un homme seul pris en étau entre puissante société mafieuse et autorités aux méthodes elles aussi brutales.

Trop cliché sans doute pour certains, « La firme » reste pour moi un modèle bien peu égalé de ce type de films.

La firme (Sydney Pollack)
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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 20:44
Breaking the waves (Lars Von Trier)

Grand cinéma toujours avec « Breaking the waves » du danois Lars Von Trier.

Sorti en 1996 et récompensé par divers prix européens donc cannois, « Breaking the waves » raconte l’histoire de de Bess Mc Neill (Emily Watson) qui épouse dans les années 70 un ouvrier du secteur offshore Jan Nyman (Stellan Skarsgard).

Le mariage se fait contre l’avis de la petite communauté religieuse de l’ile du nord de l’Ecosse ou le couple réside mais Bess reçoit malgré tout le soutien de sa sœur Dodo (Katrin Cartlidge) qui souhaite son bonheur avant tout.

Restée vierge pour le mariage, Bess découvre le plaisir charnel et l’amour fou avec Jan qui est un amant passionné.

Après quelques semaines, le départ de Jan de retour sur sa plateforme aux cotés de ses collègues Terry (Jean-Marc Barr) et Pits (Mikkel Gaup) est vécu comme un déchirement par Bess qui se tord de douleur à cause du manque.

Un jour Jan a un accident de travail et revient paralysé mais conscient.

Bess doit donc se résigner à l’invalidité de son mari et à suivre les traitements lourds du Docteur Richardson (Adrian Rawlins).

Mais Jan qui n’a plus aucune raison de vivre mis à part son amour pour Bess lui demande de coucher avec des hommes et de lui raconter ses aventures afin de soutenir sa libido.

Malgré quelques réticences notamment par rapport à sa foi, Bess accepte finalement par amour pour son mari et obtient quelques succès qui la font rapidement passer pour une dépravée auprès des autorités religieuses ou médicales de l’ile.

Le point culminant des aventures de Bess consiste à aller rendre visite à de dangereux marins en escale sur un cargo et à finalement s’enfuir pour sauver sa vie.

Incapable de supporter le scandale, Richardson force Jan à signer une décharge pour interner Bess et ainsi se faire éloigner à Glasscow pour subir de nouveaux traitements.

Choquée, Bess erre dans l’ile et se fait excommunier par le pasteur (Jonathan Hackett) pour son attitude et ses propos inconvenants.

Devenue une paria rejetée par sa propre mère (Sandra Voe), agressée par les enfants, Bess apprend par Dodo que Jan est mourant.

S’en est trop pour elle et elle est admise à l’hôpital après une chute ou elle y meurt après avoir vu une dernière fois son mari.

Miraculeusement Jan se remet de ses blessures et réapprend à marcher.

Plutôt que subir les foudres de l’église qui ne souhaite pas donner une sépulture, il dérobe avec ses amis le corps de sa femme et le jette dans la mer lui accordant la liberté à laquelle elle aspirait.

Finalement Richardson reconnait dans son témoignage médical un excès de bonté plutôt qu'une maladie mentale ce qui choque ses collègues médecins.

En conclusion, « Breaking the waves » est un film au sujet fort et dérangeant dont ni l’interprétation, ni la réalisation ne m’a séduit.

Lars Von Trier a visiblement des choses à dire et se montre intéressant sur le fond en tentant de montrer que le véritable amour est celui charnel, organique d’un être humain à un autre humain de chair et de sang et non par celui transcendant d’une religion.

Mais la forme de l’œuvre, sa longueur rébarbative, son atmosphère austère et froide, la simplicité rustique des personnages, la crudité de corps blancs et laids copulant m’ont particulièrement rebuté.

Reste une bande son superbe car rock des années 70 mais complètement décalée par rapport à l’ambiance froide et laide…

Dommage donc.

Breaking the waves (Lars Von Trier)
16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 10:43
The raid (Gareth Evans)

Pour le 4500 ième article de ce blog, voici « The raid » film indonésien de Gareth Evans sorti en 2011.

Auréolé d’une réputation d’enfer dans le milieu des films d’action/arts martiaux, « The raid » raconte l’histoire d’une unité de la police, menée par le lieutenant Wahyu (Pierre Gruno) pour éliminer Tama (Ray Sahetapy) un baron de la drogue qui vit retranché dans un immeuble ultra sécurisé de Jakarta.

Mais alors qu’ils foncent tètes baissées dans l’immeuble, les policiers se font surprendre car les trafiquants les attendaient.

De chasseurs, ils deviennent chassés et se font décimés par des tireurs d’élites positionnés stratégiquement.

Les pertes sont énormes et leur moyen de fuite via un véhicule posté dehors éliminé en même temps que les deux chauffeurs.

Dès lors, une poignée de survivants dirigée par Wahyu, le sergent Jaka (Joe Taslim) et Rama (Iko Uwais) tente de sauver leur peau en se cachant dans les appartements de curieux locataires toxicomanes ou trafiquants eux-mêmes et donc soumis aux ordres de Tama.

Le chef qui supervise la situation au travers son réseau de caméras de surveillance, charge ses deux lieutenants Andi (Doni Alamsyah) et Mad dog (Yahian Ruhian), un expert en arts martiaux de retrouver et de tuer la poignée de policiers retranchée dans l’immeuble.

Les policiers vendent chèrement leur peau, progressant pas à pas dans chaque pièce de chaque niveau en affrontant et tuant des trafiquants par armes à feu mais également par armes blanches ou à mains nues dans de spectaculaires corps à corps.

Déchainé, Jaka projette ses adversaires par les fenêtres ou n’hésite pas à faire exploser une bonbonne de gaz dans un frigo pour leur infliger un maximum de pertes.

Blessé et traqué par le cruel Mad dog, Rama est miraculeusement sauvé par Andi, qui est en réalité son frère.

Rama qui va bientôt être père tente de convaincre Andi de quitter l’immeuble avec lui mais celui-ci refuse, invitant seulement son frère de partir maintenant pour échapper à la mort qu’il estime certaine pour les policiers.

Jaka finit par trouver plus fort que lui face à Mad dog, qui le tue après un combat à mains nues d’une violence et d’une explosivité hors normes.

Le petit tueur traine le corps du sergent jusqu’à son maitre et provoque Andi rentré bredouille.

Furieux, Tama plante un couteau dans la main d’Andi car il l’a vu grâce à ses caméras aider Rama.
De son coté Rama qui suspecte Wahyu d’avoir envoyé son équipe au casse pipe exige des explications de son supérieur, dont les dénégations font figure d’aveux.

Le duo décide cependant de monter chez Tama pour le prendre en otage et s’en servir comme bouclier pour quitter vivants l’immeuble de la mort.

Wahyu réussit sa manœuvre mais l’arrogant trafiquant lui annonce qu’il a négocié avec ses supérieurs pour le faire tuer à la sortie.

Furieux, Wahyu le tue et tente de se supprimer sans succès.

De son coté Rama désire sauver Andi torturé par le cruel Mad dog.

Il provoque en duel le tueur et aidé par son frère pourtant blessé à la main, parvient à tuer l’invincible petit guerrier après un combat complètement fou.

Braquant Wahyu le pourri pour le livrer à la justice, Rama parvient à sortir protégé par Andi qui lui ouvre les portes de la forteresse.

Les deux frères se séparent, chacun campant sur ses propres convictions.

En conclusion, malgré son colossal succès, « The raid » est un film assez insupportable par son extrême violence et par la vacuité de son scénario.

150% action et 0% réflexion, tel est le dosage de ce film bas du front accumulant les cadavres (policiers, trafiquants) avec une cadence purement écœurante.

Evans en donne pour son argent à ses spectateurs en faisant la part belle aux combats de Penchak Silat, cet art martial indonésien proche du kung fu, certes spectaculaire mais sans une once de réalisme avec des adversaires se relevant à peine estourbis de coups de coude ou de genoux au visage.

Brutal, sadique, débile comme le plus débile des jeux vidéos, « The raid » recèle un fort gout de plaisir malsain en banalisant la violence comme peut le faire les images continues d’actes terroristes dont on nous abreuve chaque jour.

A vivement déconseiller, sauf pour les plus fanatiques de films d’arts martiaux…

The raid (Gareth Evans)
Published by Seth - dans Policier
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