17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 14:29
Voodo jive : the best of Screamin' Jay Hawkins (Screamin' Jay Hawkins)

La musique est décidément très à l’honneur ces derniers temps d’inactivité forcée pour moi, aussi est-ce avec une joie non dissimulée que j’aborderais le répertoire d’un des plus grands cinglés de l’histoire du rock n’ roll, le dénommé Screamin Jay Hawkins.

Relativement inconnu du grand public pour cause de censure dans son propre pays, cet afro américain au jeu excentrique qualifié de fou furieux commença par sévir à la fin des années 50 avec un style inimitable composé d’un chant hors du commun et d’un jeu de scène ultra provocateur et macabre faisant penser à du Alice Copper avant l’heure.

Sorti en 1990, « Voodoo jive, the best of Screamin Jay Hawkins » regroupe sur une grosse vingtaine de titres la plus grande partie de l’œuvre d’un chanteur inclassable décédé en France dans des circonstances rocambolesques tout à fait à son image en 2000.

Impossible de ne pas débuter ce best of par le tube incontournable de Screamin Jay Hawkins « I put a spell on you » morceau sensuel et fou ou la voix incroyablement généreuse du chanteur crève littéralement le plafond.

Repris par de multiples stars de la music (dont Joe Cocker, Carlos Santana, Nick Cave et surtout Nina Simone en personne) « I put a spell on you » est un classique irrésistible entré par effraction au panthéon du rock n’ roll.

La formidable énergie de Hawkins se fait sentir sur le classique « Little demon » qui groove furieusement avant de basculer sur une ambiance de délire absolu avec « Alligator wine » et ses incantations fiévreuses sur fond de bruitages de jungle !

Le démon se fait enjôleur et jazzy sur « I love Paris » étonnante déclaration d’amour à la ville lumière et surtout à la vie …

Hurlements et groove déments sur « Person to person » enchainé du redoutable « Frenzy » son rythme sec et nerveux sur lequel se pose la voix fracassante du chanteur.

Plus de souplesse sur « Do you really love me ? » aux entrainants claps des mains avant un retour aux tempos hurlements fatiguant sur le blues lent et trainant « This is all ».

Hawkins replace son groove sur « Just don’t care » remarquablement fluide puis glisse en douceur sur « You made me love you » au rythm n’ blues plus convenu.

« Yellow cat » s’inscrit également dans cette même lignée de titres solidement maitrisés tournant sur la forte empreinte vocale du chanteur.

En toute franchise, c’est le Screamin Jay Hawkins complètement dingue et vociférant que l’on préfère sur le bien nommé « I hear voices » petit bijou de démesure vocale.

Après le rapide et dynamique « Orange colored sky » vient un nouveau blues atone et fatiguant « (She put) wamee (on me) ».
La fin du disque se fait alors attendre, avec « Feast of the mau mau » lui aussi un peu trop lent et répétitif, « Move me » aux chœurs attachants bien que trop classiques et le dernier tube du maitre maudit « Constipation blues » morceaux aux cris indécents et douloureux.

En conclusion, « Voodoo jive, the best of Screamin Jay Hawkins » permet de prendre conscience de toute la classe d’un artiste hors normes, capable de tout mais surtout doté d’une parfaite maitrise du rythm ‘n blues l’ancêtre le plus proche du rock n’ roll.

La voix de Screamin Jay Hawkins est sans nul doute l’une des plus incroyables que j’ai jamais entendu et ses hurlements surpuissants n’ont sans doute que peu d’égaux dans toute l’histoire de la musique.

Si quelques pépites géniales apparaissent ici, monstrueuses de créativité, d’audace, de talent et de swing, le best of peut également se montrer un peu long dans la durée notamment avec des morceaux de blues un peu trop classiques assez peu révélateurs de l’originalité de l’artiste.

Faites le test, profitez du beau soleil printanier et partez vous promener dans les rues de Paris en écoutant « I love Paris » dans votre I-phone et vous sentirez sans doute toute la magie du vieux fantôme noir de l’Ohio vous hanter …

Pour ma part, succès et adoption sur (presque) toute la ligne.

Voodo jive : the best of Screamin' Jay Hawkins (Screamin' Jay Hawkins)

Partager cet article

Published by Seth - dans Rock
commenter cet article
17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 11:50
Manic Nirvana (Robert Plant)

Faisons fi des incursions un tantinet branchouilles et aseptisées de la musique électro-rock de Garbage pour nous recentrer sur l’authenticité supposée d’un Robert Plant, qui depuis le début des années 80, poursuit avec bonheur une carrière solo dans le folk-rock ethnique à tendance world music.

Nous sommes cette fois en 1990 et le beau Robert à la crinière de lion sort son cinquième album solo au titre prometteur « Manic Nirvana ».

Son équipe est ici composée de Doug Boyle (guitares), Charlie Jones (basse), Chris Blackwell (batterie) et Phil Johnstone (claviers).

« Manic Nirvana » débute de manière très enthousiasmante avec « Hurting kind (I’ve got my eyes on you) » parfaite entrée en matière rapide et nerveuse avec des refrains étincelants.

Le leader propose ensuite avec « Big love » un titre plus lourd et pataud puis « SSSS & Q » un rock rythmé mais sonnant affreusement daté avec ses bruitages de claviers largement dépassés.

On trouve Plant plus à l’aise dans « I cried » superbe ballade acoustique éthérée ou sa maitresse voix produit une forte impression d’émotion à fleur de peau.

Très bonne impression également sur l’électrique et sensuel « She said » sur lequel le chanteur se contorsionne tel une couleuvre soumise au supplice avant de déchanter un peu sur un « Nirvana » à la structure trop chargée.

Le groupe retrouve le bon équilibre sur « Tie dye on the highway » qui offre une très grande coloration musicale sur laquelle s'élève majestueusement de grandes envolées vocales.

La suite est plus calme avec la ballade bluesy « Your ma said you cried in your Sleep last night » et le formidable « Anniversary » habitée par une atmosphère de rock progressif de haute qualité.

C’est dans le dépouillement, l’émotion et la subtilité que Plant touche le plus juste, tel le court l‘acoustique « Liars dance » qui introduit le final « Watching you » une nouvelle fois tout en ambiances et introduisant pour la première fois des influences orientales avec quelques phrases en arabe.

En conclusion, « Manic nirvana » porte bien un titre qu’on aurait pu trouver difficile à porter et propose à l’auditeur un tant soit peu réceptif un intense voyage auditif et sensoriel.

Très bien entouré, le chanteur gourou se montre très convaincant et déroule sur onze titres une musique de base foncièrement rock mais beaucoup plus riche dans son charme sensuel et hypnotique.

« Manic nirvana » ne vous bottera pas les fesses au réveil, ne vous motivera pas avant un entretien d’embauche ou de monter sur un ring, mais se révélera le partenaire idéal de soirées intimes ou à son ambiance sophistiquée et séduisante vous fera doucement planer.


Intelligent, subtil, riche et coloré, il demeure un régal à l’écoute pour les amateurs de rock classieux.

Manic Nirvana (Robert Plant)

Partager cet article

Published by Seth - dans Rock
commenter cet article
17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 10:18
Version 2.0 (Garbage)

Dans un registre plus moderne, voici le « Version 2.0 » des américains de Garbage qui vient en 1998 emboiter le pas au déjà très réussi premier album éponyme qui avait fait figure trois années auparavant de déferlante power-pop.

Avec sa pochette minimaliste, « Version 2.0 » ne paye tout d’abord pas de mine et introduit un « Temptation waits » certes bien troussé mais beaucoup trop lisse et convenu.

Il faut attendre le second morceau pour se prendre de plein fouet le premier tube du disque le sensationnel « I think I’m paranoid » qui alterne couplets doux-amer et énormes riffs de guitares de Duke Erikson sur des refrains en acier trempé.

Puissant, sensuel et surtout terriblement accrocheur, « I think I’m paranoid » s’inscrit comme l’une des plus grandes réussites des américains.

On change d’ambiance avec « When I grow up » beaucoup frais, léger, fluide et électronique.

L’intensité chute fortement sur « Medication » petite ballade informe enchainé de « Special » ou la voix sensuelle et enveloppante de Shirley Manson fait la différence.

Garbage aligne alors les titres de qualité avec « Hammering in my head » qui intègre avec bonheur de fortes doses de bidouillages électroniques pour produire un résultat moderne et dynamique, puis « Push it » aux refrains explosifs véritablement entrainants.

Dans le registre plus doux et feutré de « The trick is to keep breathing », la voix de Manson donne sa pleine mesure.

La suite se dévide en souplesse, « Dumb » « Sleep together » rythmés mais trop linéaires et sans surprise pour arriver aux deux dernières trouvailles du disque « Wicked ways » puissant, dynamique et « You look so fine » douce ballade apaisante aussi vite oubliée.

En conclusion, moins touchant et inventif que son prédécesseur, « Version 2.0 » est un album assez inégal comportant une bonne moitié de morceaux de qualité et une autre parfaitement dispensable.

Album de la consécration, notamment à cause de quelques hits particulièrement redoutables, « Version 2.0 » s’inscrit dans un renouveau du rock des années 2000 qui incorporait de fortes de doses de samples électroniques pour lui conférer cette touche de modernité qui se montrait si tendance à l’époque.

Avec le recul d’une quinzaine d’années derrière, il apparait sous son vrai visage : pas le chef d’œuvre annoncé mais un disque long, lissé, avec quelques faiblesses mais aussi de belles réussites.

Version 2.0 (Garbage)

Partager cet article

Published by Seth - dans Rock
commenter cet article
16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 19:22
Get your wings (Aerosmith)

Malgré mon intérêt relatif pour l’œuvre d’Aerosmith il me semblait pertinent de continuer à explorer le passé des Bostoniens avec « Get your wings ».

Nous sommes cette fois en 1974 et ce second album à la pochette bien sage débute par « Same old song and dance » mid tempo rock qui bouge gentiment mais sympathiquement.

On appréciera davantage « Lord of the thighs » un poil plus pugnace mais restera plus dubitatif devant « Spaced » beaucoup trop sage et terre à terre pour un titre sensé faire voyager loin l’auditeur.

On ne peut pas dire qu’Aerosmith tente de dynamiser sa musique tant « Woman of the world » sonne malgré les riffs toujours travaillés de la paire Perry/Whitford au final platement.

Plus de rage sur « S.O.S (too bad) » enchainé de « Train kept a rollin » qui constitue sans nul doute la partie la plus offensive du disque.

Mais cette petite poussée de fièvre est bien vite jugulée avec l’arrivée de la ballade « Seasons of wither » douce et gracieuse et du final « Pandora’s box » plombé par un saxophone lourdingue au possible.

En conclusion, « Get your wings » porte tout compte fait plutôt mal son nom, puisqu’apparait encore une fois comme un disque de rock, certes agréable et bien exécuté mais trop timide, étriqué et surtout peu capable de sortir des sentiers battus.

Impossible de se détacher de l’impression que au début des années 70, Aerosmith n’est qu’un groupe de rock un peu hard et blues, sans grande personnalité et incapable de se détacher de la masse de groupe de sa catégorie.

Alors certes, « Get your wings » n’est sans doute pas mauvais ou nul dans l’absolu mais ne tient pas une seule seconde face aux bombes de hard ultra créatives des principaux ténors de l’époque (Deep purple, Led zeppelin, Black sabbath et Judas Priest).

Get your wings (Aerosmith)

Partager cet article

Published by Seth - dans Rock
commenter cet article
13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 16:41
Punisher, chasseur/chassé (Matt Fraction, Leandro Fernandez, Ariel Olivetti, Scott Wegener)

Impossible vous l’aurez compris de me détacher durablement du monde des comics, aussi est-ce avec délectation que je vais m’atteler aux chroniques de ce Marvel icons hors série n°15 « Punisher n°15 : chasseur/chassé ».

Sorti en 2008, cet hors série concoctée par Matt Fraction (scénario) et Leandro Fernandez (dessins) montre un Punisher/ Frank Castle pourchassé par Bucky Barnes en mode soldat de l’hiver avec bras mécanique incorporé pour avoir osé endosser le costume de son ami Captain america.

Le règlement de compte a lieu sur les marches du capitole de Washington DC et après une courte mais âpre lutte, Castle rétrocède le costume de Cap à Bucky qui finit par le laisser tranquille.

Tandis qu’un jeune homme appelé Ian est conditionné par un couple de psychologues pour devenir un tueur de la trempe du Punisher, Tony Stark nouveau directeur du S.H.I.E.L.D parvient à convaincre un certain George Bridge de réunir une équipe pour coincer le Punisher, jugé incontrôlable et dangereux.

Avec Ariel Olivetti aux dessins, le Punisher reçoit la tache difficile de se colletiner avec les légions d’insectes de Mung, l’allié de Hulk dans son entreprise de dévastation de la planète Terre, Wolrd War Hulk.

Si les gros hommes-cafards ne posent pas de problèmes particuliers à un combattant aussi expérimenté et armé que Punisher, l’immense Mung doté d’une carrure impressionnante et de quatre bras surpuissants est un trop gros morceau pour lui seul.

C’est donc rehaussé d’un exosquelette similaire à la texture du monstre Venom crée par son ami Clarke que le Punisher repart donc affronter bravement Mung qu’il finit par tuer après un combat féroce.

Punisher se fait donc le défenseur des populations newyorkaises en mettant en fuite des hordes d’insectes tueurs.

Dans le dernier épisode dessiné par le cradingue Scott Wegener, le Punisher qui a traqué le colossal super criminel Rinho après que celui-ci ait tué accidentellement un policier dans un casse de banque, se trouve confronté comme Spider-man à Kraven le Chasseur, ou plutôt son fils Alyosha.

Paralysé par la toile de Spider-man, le Punisher ne peut empêcher Kraven de prendre le dessus sur Spider-man et d’embarquer avec lui le Rhino drogué par une fléchette empoisonné.

A son réveil, le Rhino comprend qu’il est comme d’autres super criminels tirant leurs pouvoirs, apparence ou nom d’animaux, détenu dans une ménagerie géante tenue par Kraven.

Le Rhino comme son collègue le Vautour ne peut s’échapper en raison de collier destructeurs attachés à leur cou.

Tandis que Bridge recrute à tour de bras des équipiers comme Jubilée en Turquie ou Sable, le Punisher parvient à retrouver la trace du zoo personnel de Kraven situé dans un vieux cargo.

Pris une nouvelle fois à revers par le redoutable Kraven, le Punisher est livré à la furie des criminels laissés libres hors de leur prison mais surtout réduits à l’état animal à l’aide des herbes magiques du chasseur.

Mais le Punisher reste plein de ressources, parvient à étrangler le redoutable Requin tigre dans une lutte sous marine et défait une tripotée de super criminels de moindre calibre comme le Grizzly, l’Homme taureau ou Mandrill pour avoir le privilège de retrouver Kraven.

Malgré l’aide du Rhino particulièrement revanchard contre Kraven, le Punisher a toutes les peines du monde face à un ennemi qui use d’herbes magiques pour se téléporter hors de portée de ses coups.

Kraven est néanmoins tenu en échec par la charge conjuguée du Rhino et du Punisher et disparait mystérieusement dans les flots

Touché par les remords sincères du Rhino, le Punisher le laisse filer et écrire une lettre à la veuve du policier mort.

L’histoire se termine sur l’annonce de la présence de Kraven en Terre sauvage.

En conclusion, « Punisher : chasseur/chassé » est à l’image de son personnage principal, dur, sombre, torturé et violent.

Dans des histoires tirées par les cheveux, le Punisher combat des adversaires plus puissants que lui comme l’horrible Mung qu’il détruit dans une belle scène gore et se trouve propulsé dans une aventure trouble ou le fils de Kraven apparait comme un psychopathe doté de pouvoirs bien trop importants.

On comprend mal en effet comment ce bon super héros de série B peut dominer des adversaires de calibre aussi important que Requin tigre ou le Rhino qui est de surcroit présenté comme un débile léger.

Difficile donc de trouver grâce à cette aventure en raison de ses invraisemblances et son aspect trouble limite sadomasochiste.

Desservi par le graphisme pauvre de Wegener, celui plus réalisme mais statique et laid de Olivetti et celui trop propre de Fernandez, ce « Punisher : chasseur/chassé » ne constitue pas un numéro de choix.

Punisher, chasseur/chassé (Matt Fraction, Leandro Fernandez, Ariel Olivetti, Scott Wegener)

Partager cet article

Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 09:47
Th1rt3en (Megadeth)

Rien de tel dirons sans doute certains en ce dimanche matin qu’un petit Megadeth pour se remettre d’aplomb.

Sorti en 2011, « Th1rt3en » ne recèle au premier abord ni originalité dans son titre ni dans sa pochette basique à souhait.

Autour de Dave Mustaine, les années ont passé … et les musiciens aussi.

Seul reste à présent le basiste Dave Ellefson autour du mentor, Chris Broderick et Shawn Broder constituant le ciment encore frais du groupe.

On débute par « Sudden death » très caractéristique du style du groupe avec grosse puissance de feu des guitares qui efface quelque peu le chant en retrait de Mustaine.

C’est néanmoins avec force et courage que les Américains attaquent « Public ennemy n°1 » particulièrement bien doté en guitares véloces et du reste tout à fait correct au niveau du chant.

Difficile de ne pas prendre du plaisir sur le rapide et incisif « Whose life (is it anyways ?) » qui montre un Megadeth en pleine forme.

L’auditeur continue de s’enfoncer dans cette cathédrale du son, passant son chemin sur le laborieux « We the people » et surtout « Guns, drugs and money » particulièrement faible.

Mustaine grogne entre ses dents, les guitares thrash bourdonnent pour insuffler la vie à « Never dead ».

Les titres s’enchainent, noyés sous des torrents de décibels avec un sentiment de violent chaos sur « New world order » ou de lourdeur harassante sur « Fast lane ».

On trouve enfin une tentative d’un peu de fluidité ou simplement d’aération sur « Black swan » enchainé d’un « The wrecker » puissant, basique et très efficace.

La dernière partie de l’album se révèle enfin, composée de « Millenium of the blind » power ballade mélodique et menaçante, « Deadly nightshade » mid tempo au riff central accrocheur et « 13 » nouvelle power ballade épaisse mais de qualité.

En conclusion, je n’ai pas critiques majeures à faire à ce « Th1re3en » ni de compliments majeurs non plus.

Comme souvent avec les américains, « Th1rt3en » montre l’étroitesse du spectre vocal de Mustaine, fait souvent la part belle aux guitares qui crachent leurs décibels à tout va au détriment de qualité de cohésion et de concision de compositions qui auraient gagné selon moi à être plus équilibrées et digestes.

Mais près de 30 ans après ses débuts, Megadeth est encore debout et délivre encore un thrash certes moins débridé et inspiré mais toujours puissant et vivace, ce qui force malgré tout le respect.

La qualité technique des musiciens ne semble pas ici à remettre en cause ni leur force de frappe, qui reste en 2011 terrible, mais « Th1re3en » qui se montre plus intéressant dans ses parties plus calmes et travaillées, ne parvient pas à passer le niveau supérieur, restera probablement comme un album de thrash moderne de plus à ranger dans la grande discographie de Megadeth.

Th1rt3en (Megadeth)

Partager cet article

Published by Seth - dans Thrash Metal
commenter cet article
12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 10:31
Ultimates n°41 : ultimatum 1/3 (Jeph Loeb, Joe Madureira, David Finch)

Le monde des super héros Marvel continue de m’attirer avec une nouvel œuvre contemporaine « Ultimates n°41 : ultimatum 1/3 » de 2009.

On retrouve dans la première partie signée Jeph Loeb (scénario) et Joe Madureira (dessins), un Magnéto ivre de colère après l’assassinat de sa fille la Sorcière rouge et qui après avoir rapatrié son corps dans son fief de la Terre sauvage entreprend de se venger sur l’espèce humaine.

Meme si dans les faits, le fameux robot Ultron secrètement amoureux de la Sorcière, l’aurait tué par jalousie, l’histoire s’avère plus complexe que cela, puisque Ultron ayant revêtu l’apparence de son créateur Hank Pym alias le super héros Pourpoint jaune, a pour but de profiter de la guerre entre Magneto et l’équipe gouvernementale américaine des Ultimates, pour établir le règne de machines clonant et surpassant parfaitement les humains.

Sur la Terre sauvage, Wolverine qui a réussi avec Captain america déguisé en Panthère noire à vaincre étrangement facilement le Fléau par la charge surprise d’un tricératops rejoint les véritables Ultimates (Captain america, Thor, Iron-man, le Guêpe et l’Homme fourmi) pour affronter des clones d’eux-mêmes crées par Ultron/Pourpoint jaune afin de vaincre Magneto.

Mais la décapitation d’Ultron par l’Homme fourmi transformé en géant aboutit à l’arrêt des Ultimates clonés.

La révélation de l’identité du tueur de la Sorcière rouge n’adoucit pas la rage de Magneto, surtout après la nouvelle tragédie de la mort de Vif argent tué en s’interposant face à un projectile lancé par Œil de Faucon qui lui était destiné.

L’épisode s’achève donc sur un nouveau courroux de Magneto et la révélation que Fatalis manipulait en réalité Ultron ou celui qui se faisait passer pour tel.

Ultimatum, la seconde partie dessinée par David Finch s’inscrit dans la continuité de la revanche de Magnéto qui lance ni plus ni moins qu’un gigantesque tsunami sur la ville de New-York, engloutissant une partie de la ville sous les flots et tuant des millions de gens.

Les super héros comme les Ultimates, les X-men et les Fantastiques sont contraints de réagir face à l’ampleur du désastre et c’est finalement l’Invisible qui parvient en poussant son champs de force à sa puissance maximale à faire refluer l’énorme masse liquide.

Mr Fantastique qui croit sa femme tué par l’effort colossal s’en prend au Prince des mers qu’il soupçonne à tort d’être à l’origine de l’attaque.

On comprend que Fatalis également victime de dérèglements climatiques dans sa Latvérie natale n’est pour rien dans tout cela.

Seul le Professeur-X comprend que Magnéto a entrepris de dévaster la planète et prévient mentalement les super héros restants pour tenter de l’arrêter dans son projet fou.

En conclusion, « Ultimates n°41 : ultimatum 1/3 » ressemble pour moi à une nouvelle super baston générale entre Magnéto gonflé à bloc et gavé de haine contre l’ensemble de super héros.

Le scénario de Loeb n’apparait donc pas bien évolué et ce n’est pas ce brave éternel looser couteau de Ultron ratiboisé en moins de deux, qui parviendra avec son armée de clones au rabais à bouleverser cette donne élémentaire.

Un scénario faible alimenté par d’énormes ficelles comme la mort successive des deux enfants de Magnéto et le style laid et crade de Madureira contribuent à abaisser considérablement l’intérêt de ces Ultimates marqués de surcroit par une défaite humiliante et incompréhensible de l’ex invincible Fléau, terrassé on croit rêver par un gros lézard et pas un coup du bouclier de Captain america.

Il reste la seconde partie, beaucoup plus impressionnante dans sa réalisation avec un graphisme monumental de Finch mettant parfaitement en scène la catastrophe de New-York englouti.

Ceci demeure au final bien trop moyen pour pleinement passionner, ce que je ne peux que regretter compte tenu des protagonistes engagés !

Ultimates n°41 : ultimatum 1/3 (Jeph Loeb, Joe Madureira, David Finch)

Partager cet article

Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 08:01
Computerworld (Kraftwerk)

« Computerworld» est mine de rien le septième album de Kraftwerk chroniqué en ces colonnes, ce qui prouve l’attrait qu’exerce sur moi ce pionnier de l’électro allemande des années 70.

Nous sommes ici en 1981, soit trois ans après le chef d’œuvre « The man machine » auquel ce « Computerworld » et sa pochette façon Minitel a la lourde charge de succéder.

« Computerworld » introduit les débats avec le style si caractéristique des Allemands : beat robotique froid et répétitif sur lequel se superposent nappes de sons électroniques harmonieux et voix désincarnées du duo Ralf Hutter-Florian Schneider Esleben.

Difficile de ne pas sourire en entendant les bruitages de jeux vidéos vintage de « Pocket calculator » qui évoquent les jeux à cristaux liquides de Nintendo du début des années 80.

« Numbers » se fait plus mécanique et rigide tandis que « Computerworld 2 » renoue avec les superbes mélodies du groupe insérées dans une ambiance d’étranges hommes machines.

Kraftwerk poursuit avec le doux et mièvre « Computer love » qui s’échine à infuser maladroitement une atmosphère de charme et d’émotion mais se montre plus inspiré sur « Home computer » dynamique, accrocheur et créatif dans ses évolutions.

On termine avec probablement un hymne précurseur pour tous les geeks, « It’s more fun to compute » particulièrement génial dans son ambiance puissamment hypnotique.

En conclusion, même si « Computerworld » n’est pas le meilleur album de Kraftwerk et demeure à quelques bonne encablure du célébrissime car parfait « The man machine », il convient cependant de ne pas en ignorer les qualités.

A l’orée des années 80 et d’un déclin inéluctable, Kraftwerk dont l’âge d’or restera à tout jamais dans les années 70, offre un album dans la continuité de ses œuvres précédentes, avec cette froide sophistication technologique qui se montre parfois si fascinante.

Manquant sans doute d’un ou deux titres « tubesque » avec gimmick irresistible, « Computerworld » n’en demeure pas moins un album de bon niveau qui honore la fin de carrière des Allemands.

Computerworld (Kraftwerk)

Partager cet article

Published by Seth - dans Electronique
commenter cet article
9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 21:07
The man machine (Kraftwerk)

Impossible de parler de musique électronique sans Kraftwerk, dont « The man machine » constitue pour moi le chef d’œuvre.

Sorti en 1978, « The man machine », sa pochette culte d’ingénieurs en informatique soviétiques bien sous tout rapport débute par un petit bijou technologique, « The robots » qui marie à merveille voix désincarnée de Ralf Hutter et mélodies répétitives enivrantes des machines jusqu’à l’hypnotisation la plus complète de l’auditeur.

Après avoir été cueilli à froid par les samples diaboliques de « The robots », on embarque sans hésitation pour un voyage expérimental dans le « Space lab » des allemands, voyage lui aussi fascinant en raison de ses superbes gimmicks aériens qui vous emportent dans de lointaines galaxies.

La suite est du même acabit avec « Metropolis », son beat de batterie d’une sécheresse absolue sur lequel se superposent de somptueuses nappes électronique et une certaine mélancolie de la solitude de l’homme face à l’immensité de villes tentaculaires et déshumanisées.

Autre immense tube de Kraftwerk, peut être son plus célèbre, « The model » aux accents pop hyper entrainants.

La dernière ligne droite se compose enfin de « Neon lights » plut lent et mou malgré quelques instrumentaux technoïdes toujours plaisants et « The man machine » qui érige quand à lui un puissant mur de beats un tantinet répétitifs.

En conclusion, vous l‘aurez compris « The man machine » mérite pour moi fort bien ses lettres de noblesse au panthéon des meilleurs musiques de l’histoire de l’humanité.

Kraftwerk atteint ici la quintessence de son art, en restant créatif tout en rendant sa musique parfaitement accessible.

Froideur et rigidité électroniques habitent certes « The man machine » mais sont toujours contre balancées par des mélodies accrocheuses et planantes qui plongent l’auditeur dans un trip quasi permanent.

Impossible donc de passer à coté de ce chef d’œuvre qui se montre aussi fascinant que son concept, la cohabitation voir la fusion de l’homme et de la technologie.

C’était en 1978, aujourd’hui les gens passent plus de temps avec leurs I-phone qu’avec leurs proches, Kraftwerk était donc un groupe visionnaire.

The man machine (Kraftwerk)

Partager cet article

Published by Seth - dans Electronique
commenter cet article
8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 22:12
X-men n°123 (Peter Milligan, Craig Kyle, Chris Yost, Neil Kleid, Paul Pelletier, Salvador Larroca, Paco Medina, Mike Oeming)

Nous revenons à présent dans le monde des comic books avec l’évolution la plus contemporaine qui soit des X-men, je veux bien entendu parler des « X-men n°123 » de 2007.

Majoritairement consacré à l’attaque de la base-sphinx du mutant réputé immortel Apocalypse, « X-men n°123 » traite également de la nouvelle croisade du prêcheur anti-mutants William Stryker.

Dans la première partie concoctée par Peter Milligan (scénario) et Paul Pelletier (dessins), Apocalypse qui a lancé un ultimatum au dirigeants humains du monde leur demandant de supprimer 90% de la population et a capturé Polaris pour en faire par traitement biologique un de ses cavaliers de l’Apocalypse est attaquée dans son fief par une association composée des Nouveaux Vengeurs (Iron-man, Spider-man, Wolverine, Captain america, Luke Cage) et des X-men (Cyclope, Malicia, Iceberg, Havok, Mystik) appuyés de deux sentinelles.

Salvador Larroca (dessins) prend la relève pour conter l’attaque des X-men à l’intérieur même du sphinx d’Apocalypse basculant dans les flots suite à l’attaque conjuguée des héros.

Malgré la présence de ses trois cavaliers dont Gambit lui aussi transformé, Apocalypse est vaincu dans sa confrontation avec les X-men et contraint de fuir dans l’espace ou il retrouve ses anciens alliés les Célestes qui exigent d’être payés en retour pour lui avoir laissé emprunter leur technologie.

Après la bataille, Polaris est récupéré inconsciente et soignée par ses amis tandis que Gambit est purifié par le feu nucléaire du mutant japonais Sunfire, lui-même ancien cavalier.

Les deux anciens cavaliers tentent de récupérer de force Polaris chez les X-men mais se heurtent à une défense acharnée qui aboutit au réveil de la mutante dont les pouvoirs magnétiques régénérés par le traitement d’Apocalypse sont suffisants pour les mettre en fuite.

Mais ébranlée par son expérience, l’infortunée Polaris décide de quitter les X-men pour se rendre en Egypte, terre de naissance d’Apocalypse.

L’épisode se clôt par l’arrivée inattendu d’un homme rappelant Sinistre qui approche Sunfire et Gambit livrés à eux-mêmes en l’absence de leur maitre.

On bascule ensuite sous la direction de Craig Kyle et Chris Yost (scénarios) et Paco Medina (dessins) dans une nouvelle croisade du révérend Stryker, féroce opposant anti-mutants, qui utilise la carcasse de la sentinelle du futur Nemrod, pour entrevoir les obstacles à la réalisation d’un futur dans lequel les mutants seraient éliminés.

Stryker utilise habilement un mutant appelé Jay enlevé du centre de Charles Xavier pour attirer son amie Dust, la seule mutante musulmane du monde Marvel, afin de l’éliminer car Nemrod l’avait identifié comme un obstacle majeur à la réalisation d’un futur sans mutants.

Enhardi par ce succès qu’il estime majeur, Stryker prend d’assaut avec ses hommes le manoir des X-men et utilise le bras mécanique de Nemrod pour mettre hors service les Sentinelles protégeant l’accès.

On termine par un joli supplément de Neil Kleid (scénario) et Mike Oeming (dessins), de Peter Raspoutine alias Colossus, transcendant sa souffrance intérieure à travers la peinture.

En conclusion, « X-men n°123 » réutilise plus ou moins adroitement des anciennes figures de l’univers Marvel (Apocalypse, Stryker) pour renouveler les histoires des X-men.

Bien que l’aventure d’Apocalypse ne manque pas d’ampleur et permette de mieux comprendre le passé du mutant immortel, sa mise en action sur le papier est assez confuse et décevante, avec des combats sans éclats ou les Vengeurs servent de faire valoir et ou le puissant mutant est mis en déroute par des mutants de puissance moyenne comme Iceberg.

L’alliance des fanatiques entre Stryker et Nemrod bien que balbutiante, ne manque pas de cachet et le supplément consacré à Colossus, se montre profond malgré le graphisme atroce de Oeming.

Sans vouloir offenser Milligan Kyle et Yost, pas sur au final que ces évolutions se montrent impérissables dans l’histoires des célèbres X-men.

X-men n°123 (Peter Milligan, Craig Kyle, Chris Yost, Neil Kleid, Paul Pelletier, Salvador Larroca, Paco Medina, Mike Oeming)

Partager cet article

Published by Seth - dans Comics
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens

Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog