24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 14:02
Silence is golden (Hushpuppies)

Deux années après un premier album au succès déjà notable (adoption de morceaux dans des pubs pour marques célèbres et autres jeux vidéo à succès), les français de Hushpuppies sortent « Silence is golden ».

Nous sommes en 2007, le groupe apparait en couverture dans une ambiance classe de dandies rockers, rehaussée par le mannequin poitrine nue de la page forcément centrale de la pochette.

Comme souvent avec ce type de groupe, les débuts sont animés et le rythmé bien qu’un peu trop convenu « A trip to Vienna » n’échappe pas à la règle mais c’est bel et bien avec le musculeux « Lost organ » que Hushpuppies lance bel et bien les propos.

La puissance certes controlée est de mise sur « Moloko sound club » tout particulièrement sur les refrains.

Les français semblent très bien maitriser leur sujet avec « Bad taste and gold on the doors » et comme cela était prévisible il faut attendre « Love bandit » pour rencontrer la première ballade parfaitement insipide du disque.

Irréprochable est en revanche « Down, down, down » avec un long instrumental débouchant sur une belle montée en puissance et c’est dans le registre du dynamisme que s’exprime également « Fiction in the facts » et le plus nuancé « Lunatic’s song ».

Hushpuppies se surpasse sur « Hot shot » remarquable de fluidité et de puissance et le disque prend fin sur « Broken matador » également soutenu et doté de chœurs agréables avant un « Harmonium » aux belles mélodies idéales pour une conclusion.

En conclusion, « Silence is golden » est un album de rock solide réinventant avec habileté les influences de années 60/70 et qui confirmant tout le savoir faire des Hushpuppies en la matière.

Plus adulte, homogène et équilibré que son prédécesseur, il se montre peut être trop cadré et moins inventif que lui.

En effet, le principal défaut qu’on pourrait lui adresser est un certain manque d’audace et des compositions un peu trop copier/coller sans réels signes distinctifs.

Malgré ces quelques défauts sur un relatif manque de personnalité, « Silence is golden » demeure remarquable et fera sans doute le bonheur des amateurs de rock moderne élégant et puissant.

Silence is golden (Hushpuppies)

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 12:36
The trap (Hushpuppies)

Il ne sera pas dit que le rock français aussi influencé par les anglo-saxons soit il soit totalement négligé en ces colonnes.

J’ai découvert pour la première fois Hushpuppies au début des années 2000 dans un bar des Champs-Elysées et avais trouvé leur musique dynamique, enthousiasmante, au grand désespoir de ma copine de l’époque, qui du reste n’avait pas de gouts très surs pour grand-chose.

Originaire de Perpignan(g), Hushpuppies composé de Olivier Jourdan (chant), Cyrille Sudraud (guitare), Guillaume le Guen (basse) , Franck Pompidor (batterie) et Wilfried Jourdan (clavier) sort son premier vrai album en 2005.

Avec sa belle pochette évoquant presque un cliché des peintres impressionnistes, « The trap » débute par l‘excellent « 1975 » tout en vitesse et en puissance.

Les gifles continuent de pleuvoir sur « Packt up like sardines in a crushtin box » particulièrement vigoureux enchainé d’un simple, direct mais efficace comme une pique de l’avant bras au menton de « You’re gonna say yeah ! ».

Les petits français s’en sortent également bien sur le plus nuancé de « Marthelot ‘n’ clavencine » ou le clavier tire son épingle du jeu et c’est tout en douceur qu’ils nous emmènent vers la semi ballade « Sorry so » pleine de délicatesse.

On reprend de la vitesse sur « Pale blue eyes » très sautillant enfin de glisser vers une authentique ballade « Comptine » beaucoup plus soporifique.

Mélodie et douceur caractérisent « Bassautobahn » puis « Alice in wonderland » particulièrement agréable.

Hushpuppies ré appuie fugacement sur l’accélérateur avec « Single » comme son nom l’indique très accrocheur et revient à plus de mélodie sur « You and I » sensiblement plus pop.

On arrive enfin après un « The trap » vierge de plus de deux minutes sur « Automatic 6 » très jolie chanson également pop.

En conclusion, pour un coup d’essai « The trap » est très réussi ce qui peut paraitre surprenant de la part de jeunes français inconnus sur le devant de la scène.

Moins médiatiques que les assommants BB Brunes, Nast ou autres Plasticines bien soutenus par Rock&Folk, Hushpuppies dont le seule « défaut » est de chanter en anglais, leur est pourtant supérieur au niveau de la maturité et de la qualité des compositions.

Fortement influencé par le rock et la pop anglo-saxon des années 60, « The trap » se fait remarquer par sa première partie vive et musclée avant une seconde plus dans la retenue et la mélodie.

On ne peut donc que encourager ce jeune groupe talentueux à continuer à se faire une place dans le monde difficile et prétentieux du rock français.

The trap (Hushpuppies)

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 18:37
Radio city live music hall (Heaven and hell)

On change ici de registre pour revenir au heavy metal plus familier et ténébreux de Heaven and hell, copie quasi officielle de Black sabbath avec Ronnie James Dio à la place Ozzy Osbourne, qui eut une courte existence à la fin des années 2000.

Sorti en 2007, « Radio city live music hall » est un double album live sorti après un concert à New-York faisant figure de premier enregistrement d’une formation crée en 2006.

Après les bidouillages d’ambiance de « E5150 », le concert débute franchement par un morceau emblématique, « After all (the dead) » qui déroule une atmosphère lourde et menaçante sur plus de huit minutes.

Comme convenu, les américains puisent ensuite directement dans le répertoire de Black sabbath période Dio avec « The mob rules » que j’ai toujours trouvé aussi assommant que vigoureux.

Il faut attendre le troisième titre, « Children of the sea » pour redécouvrir le premier tube incontestable avec cette longue power ballade magnifiée par la chant puissant de Dio et c’est avec un grand bonheur qu’on bascule ensuite dans le hard rock plus rythmé de « Lady evil ».

Avec « I » long mid tempo puissant surdoté en riffs et en ambiance, Heaven and hell perpétue la tradition des grands titres heavy éclaboussants de classe mais rien au monde ne semble pouvoir rivaliser avec « The sign of the southern cross » et ses neuf minutes de pur voyage musical à travers le temps et l’espace.

Déjà passablement secoué par autant de merveilles, l’auditeur titubant sur ses frêles jambes se traine jusqu’à la fin du disque pour s’enchainer un « Voodoo » rutilant et dynamique et « The devil cried » atrocement long et disons le franchement moins convaincant.

C’est donc avec un plaisir non dissimulé que l’on se rue sur le second cd qui débute par « Computer god » qui hors sa partie centrale plus inspirée et le solo terminal de Iommi, peine à passionner.

Les américains se font plus impressionnants sur « Falling off the edge of the world » parfait aussi bien sur le plan des riffs que du chant et enfoncent le clou sur « Shadow of the wind » d’une lourdeur terrifiante.

On ne peut donc que s’incliner et succomber face à la déferlante de tubes qui s’abattent ensuite sur nos oreilles, « Die Young » et « Heaven and hell » deux merveilles absolues de l’histoire du heavy metal, ce dernier étant étalé sur quinze minutes.

A coté de pareils monstres, le pourtant excellent « Lonely is the word » passerait presque inaperçu et il faut attendre l’ultime déflagration de « Neon knights » pour considérer la messe (noire) entendue et de constater le cratère de l’explosion résultant du passage des musiciens

En conclusion, « Radio city live music hall » ne constitue rien d’autre qu’une grandiose démonstration de l’immense répertoire et talent des musiciens de Black sabbath qui ravissent l’auditoire sur quinze titre magiques.

Les classiques du grand Sabbath période Dio sont bel et bien là et soigneusement dépoussiérés/revitalisés pour l’occasion avec un petit chanteur en pleine forme qui atomise la concurrence par sa voix hors normes.

Le résultat est certes sans surprise mais d’une qualité exceptionnelle.

Je ne peux donc que recommander ce « Radio city live music hall » à tous les nostalgiques, amateurs, inconditionnels de Dio et aux autres, qui acquerrons la certitude que Black sabbath même sans Ozzy Osbourne, contenait un autre chanteur doté d’un talent exceptionnel.

Radio city live music hall (Heaven and hell)

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 17:00
Born to die (Lana Del Rey)

Focus sur un style et une chanteuse assez sous représentés ici, la chanteuse Lana Del Rey avec son second album « Born to die ».

Révélée par Internet et soumise à de fortes pressions de la profession sans doute jalouse d’un succès aussi rapide, Lana Del Rey est une jeune artiste américaine évoluant dans une pop élégante et mélancolique.

« Born to die » ouvre l’album dans le style si caractéristique de la rouquine, avec ce mélange de lenteur et de grâce mélancolique porté par une voix douce et grave.

La transition avec « Off the races » et ses légères influences hip hop peut surprendre … pour un résultat plutôt déroutant.

Rien à dire en revanche sur la splendide ballade « Blue jeans » illuminée de surcroit par un clip fantastique avec de sensuels enlacements dans une piscine ensoleillée.

Lui succédant « Video games » est également l’un des plus grands tubes de la chanteuse avec toujours cette douceur, ce charme et cette mélancolie.

Légèrement plus de rythme sur « Diet moutain dew » et des refrains plus soutenus sur « National anthem » qui tentent de groover timidement avec quelques touches plus modernes puis retour à plus de classicisme sur « Dark paradise » aux refrains efficaces.

Toujours beaucoup de douceur sur « Radio » et « Carmen » qui ne tiennent que sur la belle voix sensuelle de Lana.

On arrive alors à la dernière longue ligne droite de l’album composée de « Million dollar man » aux belles sonorités rétro vamp qui aurait tout à fait pu le faire figurer dans la BO d’un James Bond, puis un nouveau tube « Summertime sadness » ballade à tomber par terre en pleurant devant tant de beauté.

On clôt les débats avec « This is what makes us girls » léger et fluide.

En conclusion, « Born to die » est l’album de trois tubes colossaux, trois superbes ballades inscrivant le style rétro et classieux de Lana Del Rey au firmament des chanteuses les plus sensuelles du moment.

Sur la durée, les choses se compliquent un peu mais la chanteuse tient malgré un aspect peut être un peu trop vaporeux et monotone tout à fait correctement la distance.

Intelligent, doux, agréable, élégant, triste et racé, « Born to die » s’écoute avec plaisir et donne franchement envie d’ôter la cuirasse qui nous fait homme pour se laisser aller à plus de retenue et d’intériorité.

Puisse Lana Del Rey ne pat se laisser dévorer par les ogres et harpies du music business et continuer sa voie d’artiste flottant avec une grâce aérienne au dessus des débats.

Born to die (Lana Del Rey)

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 20:16
Apocalypse , la 2ième guerre mondiale, parties 3 et 4 (Isabelle Clarke, Daniel Costelle)

Nous découvrons les parties 3 et 4 de « Apocalypse, la 2ième guerre mondiale » intitulées « Le choc » et « L’embrasement ».

Dans la première d’entre elle, on découvre la tentative forcenée d’Hitler d’envahir l’Angleterre après avoir écrasé la France et le Benelux en 1940.

Pour arriver à ses fins, le chancelier fait appel à son fidèle maréchal Goering, directeur de la Luftwaffe, chargé de pilonner la capitale londonienne afin faire plier la population.

Mais contre toute attente, les anglais galvanisés par le charisme exceptionnel de leur dirigeant Winston Churchill résistent et les Spitfire et Hurricane de la Royal Air Force pilotés par les pilotes des nations déjà vaincues tiennent en échec les Messerschmitt allemands.

Par la suite, l’Angleterre qui a résisté au blocus maritime imposé par les redoutables sous marins U-boot sera même capable de répondre du tac au tac aux bombardements allemands par des bombardements sur les principales villes allemandes.

Écœuré par la résistance anglaise et satisfait d‘avoir établi son emprise sur la France et ses colonies, Hitler change d’objectif et se retourne contre son allié soviétique qu’il envahit par surprise en 1941 au cours de l’opération « Barbarossa ».

Avant de se focaliser sur l’URSS, Hitler envoie le général Rommel en Afrique de l’Est soutenir les armées de Mussolini en déroute en Libye face aux Britanniques, ce qui permet aux forces de l’Axe de poursuivre leur effort de conquête stratégique de l’Afrique de l’Est ouvrant la voie du canal de Suez.

L’attaque allemande de quatre millions d’hommes menés par le général Guderian, a pour objectif triple, la prise de l’Ukraine, poumon économique de l’URSS, puis de Moscou et Leningrad plus politiques et symboliques.

Les Russes sont tout d’abord défaits par plus forts et mieux armés qu’eux et ne font que reculer sous la poussée d’une armée qu’on dit invincible.

Les pays Baltes et l’Ukraine sont pris à la grande satisfaction de ses habitants, hostiles au régime stalinien qui les avait affamé et o surprise également fortement antisémites, avec une collaboration active aux massacres des juifs tout d’abord par balles puis par gaz dans des camps de concentration.

Hitler et Goering commettent alors une erreur tactique en plaçant l’Ukraine sous tutelle alors que ses soldats et habitants auraient pu constituer des alliés précieux face à la Russie.

Aux alentours de Moscou l’armée allemande se heurte à un premier adversaire non prévu : l’environnement avec des pluies diluviennes qui transforment les chemins en terrains boueux rendant la progression des chars et camions problématique.

Fidèles à eux même, les Russes brulent les villes dans leur retraite puis utilisent leurs formidables ressources en effectifs pour affaiblir la progression de leurs ennemis.

L’apparition du char T-34 plus rustique mais plus fiable que les Panzers allemands ainsi que des orgues de Staline, terribles lance fusées, posent des problèmes à la Wehrmacht qui trouve pour la première fois un ennemi à sa mesure, capable de rivaliser et de rendre coup pour coup.

Déporté en Sibérie, l’appareil de production soviétiques tourne à marche forcée et alimente sans fin les troupes d’innombrables fantassins enrôlés par force par des commissaires politiques impitoyables en cas de refus de combattre.

Toutes ces conditions aboutissent au ralentissement de la progression allemande qui se laisse surprendre par le terrible froid russe devant Moscou.

La ville défendue par le général Joukov et des bataillons de Sibériens habitués au froid est un trop gros morceau pour les troupes allemandes qui finissent par céder.

On termine par l’attaque surprise de Pearl Harbor qui pousse les Etats-Unis à déclarer la guerre au Japon.

Dans « L’embrasement », le conflit entre Américains et Japonais est soigneusement étudié avec la forte poussée japonaise dans le Pacifique et l’invasion de l’Asie du Sud Est avec la prise des d’iles indonésiennes,de la Birmanie, de Hong-Kong et surtout des Philippines avec l’asservissement de milliers de prisonniers anglais détenus dans des conditions effroyables.

La qualité de l’armée japonaise surprend américains et anglais, avec une Marine imposante utilisant déjà les porte avions, une aviation très performante les fameux chasseurs zéros et surtout des combattants endoctrinés par le code du Bushido, préférant la mort à la défaite jugée infamante.

Face à ces combattants redoutables, les Américains utilisent leur formidable puissance industrielle et le décryptage des codes de transmission.

Fait peu connu et peu glorieux, les citoyens américains d’origine japonaise sont déportés dans des camps de concentrations aux Etats Unis en raison de suspicion d’espionnage.

Le tournant a lieu lors de la terrible bataille de Midway en 1942 ou avec un petit coup de pouce du destin, la flotte américaine coule la plupart des porte avions adverses.

Dès lors, l’ascendant de la Marine et aviation US parait inéluctable avec la prise d’iles stratégiques comme Guadalcanal.

Les combats notamment en Nouvelle-Guinée ou le Japon menace l’Australie se déroulent dans la jungle tropicale dans des conditions épouvantables pour les deux camps avec maladies, serpents et insectes venimeux.

Lentement mais inexorablement, les GI prennent, dans un climat de haine absolu, le dessus sur leurs ennemis qui préfèrent le suicide à la capitulation quitte à jeter leurs avions sur les navires ennemis dans de fameuses opérations kamikazes.

En conclusion, les parties 3 et 4 d‘« Apocalypse, la 2ième guerre mondiale » se révèlent encore plus prenantes que les deux premières avec le début des difficultés pour l’armée allemande : la résistance farouche des britanniques et la décision audacieuse d’agresser un adversaire quasiment invincible sur son sol natal : l’URSS.

En se voyant l’égal de Napoléon, Hitler commet le même péché d’orgueil que lui et se casse les dents contre l’immensité d’un territoire hostile ou vivent des populations pauvres mais capables d’endurer naturellement une forte dose de souffrance surtout lorsque leurs chefs les acculent à une résistance forcenée.

Les forces s’équilibrent donc entre Allemagne et Russie, mais également entre USA et Japon qui luttent pour la maitrise du Pacifique vaste théâtre d’opérations maritimes avec des combats d’une férocité égale à celle de ceux en Europe de l’Est.

Pourtant on sent déjà que les forces de l’Axe font avoir des difficultés dans la durée face à des super puissances industrielles comme les USA ou l’URSS pour lesquelles le temps joue.

Enfin difficile également de fermer les yeux sur les premières images de massacres des juifs effectués dans l’Europe de l’Est avec la complicité des populations locales.

Les images d’exécutions sommaires dans des fosses communes ou les victimes devaient creuser elles-mêmes leur propre tombe sont insoutenables et montrent déjà l’horrible catastrophe orchestrée par les « théoriciens » du III ième Reich.

A ce stade, le monde semble s’embraser et son avenir se faire incertain …

L’apocalypse semble donc proche.

Apocalypse , la 2ième guerre mondiale, parties 3 et 4 (Isabelle Clarke, Daniel Costelle)

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 18:43
Apocalypse , la 2ième guerre mondiale, parties 5 et 6 (Isabelle Clarke, Daniel Costelle)

Le dernier volet « Apocalypse , la 2ième guerre mondiale » traite des parties les plus intenses et dramatique du conflit avec « L’étau » et « L’enfer ».

Très bien nommé, « L’étau » fait la part belle au conflit entre l’Allemagne et l’URSS suite à l’opération d’invasion de la Wehrmacht intitulée « Barbarossa ».

Dans ce contexte difficile, Hitler charge le général Von Paulus de prendre Stalingrad ce qu'il parvient dans un premier temps à faire au prix de terribles pertes dans les faubourgs de la ville en flammes.

Mais alors que depuis son nid d’aigle bavarois, Hitler triomphe prématurément, sous l’impulsion du général Joukov, les Russes galvanisés par leur police politique préparent leur riposte à l’aide d’un renfort d’un million d’hommes, perçant les flancs roumains et italiens plus faibles de leur adversaire.

L’armée allemande se trouve donc à son tour encerclée et lutte courageusement en obéissant aux ordres du Führer qui lui demande de garder ses positions en attendant des renforts ... qui ne viendront jamais.

Epuisé nerveusement et devenu hostile à Hitler, Von Paulus se laisse capturer et deviendra un précieux allié des Soviétiques.

Stalingrad est évidemment le tournant de la guerre, le point de basculement qui stoppe définitivement l’offensive de la Wehrmacht réputée invincible et la place sur le reculoir face à une poussée soviétique qui devient à son tour irrésistible.

Repoussée par le rouleau compresseur des chars T-34 russes, des lances fusées infernaux appelés orgues de Staline et de combattants en surnombre ivres de revanche, la Wehrmacht affaiblie physiquement et moralement ne fera ensuite que se défendre face à un adversaire qu' Hitler ne pense vraiment être capable de vaincre.

Cette déconfiture se poursuit en Egypte ou Rommel est défait par les troupes britanniques plus nombreuses du général Montgomery et contraint d’abandonner également la Tunisie aux anglais.

Le rêve d’Hitler de jonction dans le Caucase entre les troupes de l'Europe et de l’Afrique de l’Est s’effondre et la Wehrmacht doit dégarnir ses fronts pour voler au secours de son allié italien, mis en déroute sur son propre sol après un débarquement allié en Sicile.

Le temps est alors venu dans « L’enfer » d’aborder la dernière partie du conflit et sans nul doute la plus sanglante.

Comment en effet passer sous silence le débarquement américain de Normandie en 1944 et le courage des fantassins obligés de prendre d’assauts les bunkers allemands qui avaient résisté aux bombardements alliés ?

Mais la supériorité aérienne anglaise est telle que les allemands commandés par le mythique Rommel, ne peuvent faire autre chose que ralentir la poussée américaine dans les bocages normands.

Les allemands qui ont également connu la destruction de leurs villes principales par les bombardements alliés (Essen, Dresde, Berlin) tentent de répliquer par l’envoi de bombes volantes (V1 puis V2) sur Londres mais ne peuvent plus rivaliser avec l’aviation ennemie.

L’Italie de Mussolini chute après la célèbre et sanglante bataille de Monte Cassino et Hitler doit une nouvelle fois voler au secours de son allié défaillant en tentant de le rétablir pour une courte durée à la tête de son pays.

Partout la Wehrmacht perd pied et un second débarquement dans le Sud de la France, mené par les troupes coloniales d’Afrique permet de refouler l’occupant.

Mais l’adversaire le plus dangereux de l’Allemagne reste l’URSS de Staline qui fonce droit sur Berlin pour damner le pion aux alliés anglo-américains commandés par les généraux Eisenhower et Patton.

Pris en tenaille, Hitler a beau user de ses dernières forces en enrôlant des adolescents fanatisés, des extrémistes de toutes nationalités ou en accentuant la folie meurtrière du massacre des juifs dans les camps de la mort, son armée est finalement défaite à Berlin.

Après le suicide du Führer, de sa femme Eva Braun et de ses proches les horribles Himmler qui assassinent leurs propres enfants, les puissances dominantes à l’exception de la France, se réunissent en Crimée à Yalta pour se partager l’Europe.

En position de force par rapport à un Roosevelt malade, Staline obtient la plus large part du gâteau et fait de l’URSS le futur ennemi de demain du bloc occidental.

Les Etats-Unis se focalisent eux sur le Japon, qui malgré les défaites de Midway et de Guadalcanal et la destruction d’une large partie de son armée, continue la lutte de manière acharnée défendant jusqu’à la mort les archipels d’iles nipponnes.

Les pertes sanglantes des Marines face à des soldats fanatisés et intransigeants à toute reddition conduit le général Mc Arthur à utiliser les armes nucléaires sur Nagasaki et Hiroshima afin de forcer la décision finale.

Après la capitulation du Japon s’achève la Seconde guerre mondiale avec un bilan matériel et humain catastrophique, rendant le terme Apocalypse parfaitement approprié.

Outre le génocide juif, l’autre fait marquant est les lourdes pertes de les Russes, près de 15% de la population sacrifiées dans de sanglants combats.

En France, De Gaulle finit par s’imposer au détriment de son rival Giraud pour prendre la direction du pays.

Les principaux collaborateurs des nazis sont arrêtés, jugés et condamnés à mort.

Devenus de véritables super puissances industrielles à fort réservoir humain, les Etats-Unis et l’URSS sont les grands vainqueurs du conflit le plus meurtrier et atroce de tous les temps.

En conclusion, « Apocalypse , la 2ième guerre mondiale, parties 5 et 6 » constitue et de loin le point culminant du conflit et l’apothéose de l’apocalypse totale qui faillit détruire le monde.

L’extrême intensité de la bataille de Stalingrad inverse la tendance et fait passer l’Allemagne de la situation d’agresseur à agressé.

Le pouvoir d’Hitler se fissure, sa santé se dégrade : blanchiment de la moustache et maladie de Parkinson que l’absorption de cocaïne ne suffit pas à masquer.

Après l’échec de la campagne de Russie, le guide visionnaire prend un sévère coup au moral et certains généraux tentent de l’éliminer …

Son allié Mussolini n’apparait pas faire le poids et n’être qu’un pantin de luxe manipulé par plus fort que lui.

Ce déclin d’Hitler ne rend pas moins horribles les derniers accès de folie meurtrière du régime nazi, orchestrés par l’abominable Himmler et ses SS, inflexibles bourreaux des camps de la mort ayant érigé le meurtre à un niveau industriel.

On pourra sourire face aux bons mots et au charisme de Churchill, à la dégaine de cow boys autoritaires des généraux Patton et Mc Arthur, trembler de sueur glacée face au faciès inquiétant du monstre Staline alors considéré par la force des évènements comme un « allié » indispensable mais l’incompréhension la plus totale reste par rapport à la doctrine jusqu’au-boutiste des Japonais, finalement encore plus fanatiques que les SS dans leur refus de tout compromis.

L’horreur du traitement de leurs prisonniers et leur culte de la mort au combat alimenté par le Bushido, relègue les combattants japonais au rang de non humains qu’on hésitait à octroyer aux brutes soviétiques ou aux cinglés nazis.

Œuvre de salubrité publique, « Apocalypse, la 2ième guerre mondiale » apparait comme un chef d’œuvre pédagogique permettant de donner vie et intensité dramatique aux évènements figurant dans les livres d’histoire et que certains courants révisionnistes mettent soixante dix ans après déjà en doute …

On comprend à son visionnage que du fait de l’endoctrinement des belligérants et da fantastique efficacité des industries de l’armement que le monde a frôlé l’annihilation totale et qu’un conflit d’ampleur similaire au XXI ième siècle conduirait probablement à la destruction totale du monde tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Enfin certes les Anglais ont également bombardé des populations civiles, certes les Américains ont largué des bombes atomiques causant des dommages traumatisants pour l’humanité, mais il ne faut pas oublier qui étaient les agresseurs, quels régimes totalitaires qu’ils soient nazis ou impériaux ont déclenché des processus aussi horribles.

La culpabilité de l’Allemagne et celle du Japon paraissent ici écrasantes, faisant à tort éclipser l’immonde brutalité du régime stalinien.

En 2014, le responsabilité des dirigeants est de préserver l’équilibre des forces afin de préserver les acquis de 1945 et ce monde relativement pacifié à l’échelle mondiale que nous connaissons aujourd’hui.

Apocalypse , la 2ième guerre mondiale, parties 5 et 6 (Isabelle Clarke, Daniel Costelle)

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 17:01
Apocalypse , la 2ième guerre mondiale, parties 1 et 2 (Isabelle Clarke, Daniel Costelle)

Alors que les commémorations autour de la Première guerre mondiale battent leur plein, j’ai voulu me pencher sur « Apocalypse , la 2ième guerre mondiale » le documentaire de Isabelle Clarke et Daniel Costelle à partir d’un monumental travail d’orfèvre cinématographique mêlant archives de centres historiques et documents de particuliers soigneusement restaurés et colorisés.

Diffusé en 2009 sur les télévisions françaises avant d’être un succès à l’export, « Apocalypse , la 2ième guerre mondiale » est divisé en six parties.

Cette chronique ne traitera que des deux premières, « L’agression » et « L’écrasement » soit la période comprise entre 1939 et 1940.

Dans « L’agression », on assiste de manière rapide et directe aux préparatifs de la Guerre avec les manœuvres successives d’Adolf Hitler élu légalement président de l’Allemagne, pour annexer par étapes des états stratégiques pour la constitution d’une « grande Allemagne ».

Car le rêve caressé par Hitler est bien celui d’une revanche éclatante sur la conflit de 1914-1918 qu’il vécu comme une défaite humiliante pour l’Allemagne et sur l’édification d’un territoire immense incluant au moins l’Europe si ce n’est plus.

Nourri par un fascisme exalté et un antisémitisme assumé pour un peuple qu’il estime à l’origine de tous les maux de son pays, Hitler est politicien habile, un stratège militaire audacieux et surtout un orateur exceptionnel qui pousse le peuple allemand à le suivre comme le guide spirituel « Führer » qu’il prétend être.

Le dictateur dupe à Munich des dirigeants français et anglais faibles et peu déterminés à revivre l’enfer de la Première guerre, annexe sans réaction les Sudètes avec les précieuses usines Skoda et sa terre natale d’Autriche.

Après s’être allié avec l’Italie fasciste de Benito Mussolini et avoir conclu avec son voisin Staline, un pacte de non agression entre les deux pays afin de garantir la neutralité de la puissante URSS, Hitler a les mains libre pour envahir la Pologne qu’il conquiert rapidement par la puissance de ses chars Panzer et de ses avions Stuka malgré une résistance désespérée des Polonais.

Tandis que les nazis débutent leurs persécutions envers les juifs polonais parqués dans le tristement célèbre ghetto de Varsovie, l’Angleterre et la France sont obligées de déclarer la guerre à l’Allemagne, ce qui semble surprendre Hitler.

Les Etats-Unis restent par l’intermédiaire de Théodore Roosevelt d’une neutralité de façade et aident dans les faits leurs alliés britanniques par l’envoie de matériels.

On quitte le premier numéro en laissant un Hitler heureux de disposer d’un prétexte pour attaquer ses ennemis de toujours la France et l’Angleterre.

Dans la seconde partie intitulée « L’écrasement », le conflit entre la France et l’Allemagne se précise.

Trop confiant dans sa fameuse ligne Maginot et dans l’impossibilité supposée pour des blindés de percer la foret des Ardennes, l’Etat major français commet une cuisante erreur tactique et précipitant ses meilleurs éléments en Belgique pour secourir leurs voisins envahi par la toute puissance de la Wehrmacht.

La défense héroïque de l’armée belge ne fait que ralentir la percée allemande, tandis que les chars de Guderian et Rommel se ruent à travers les Ardennes pour percer le flanc de l’armée et française et prendre le reste des troupes à revers.

Leur tache est facilitée par la puissance des bombardiers Stuka qui détruisent les quelques blindés français et par la paralysie des généraux Gamelin, Weygand et des politiciens comme Daladier et Reynaud, pris de court par la foudroyante manœuvre de la Blitzkrieg.

Massées plus au nord, les troupes anglaises également en pleine déroute sont contraintes à réembarquer pour l’Angleterre en catastrophe à Dunkerque sous le feu nourri de l’ennemi qui coule le plus de navires possible..

La Norvège est elle aussi rapidement conquise et l’allié Staline peut lui aussi mettre la main sur des territoires enneigées de la Finlande.

De son coté, Mussolini qui se voit maitre de la Méditerranée tente crânement sa chance en Afrique de l’Est en Libye et Egypte face aux Anglais.

L’écroulement soudain et inattendu de la France pourtant réputée pour la qualité de son armée est un choc et conduit le maréchal Pétain, héros de 1914-1918 à signer un armistice douloureux coupant la France en deux et mettant la partie dite libre sous la coupe totale de l’Allemagne nazi, tandis que en Angleterre, le général de Gaulle prend la tête d’un mouvement de résistance.

Mais en 1940, l’Angleterre de Winston Churchill se retrouve donc seule face à l’hydre nazi.

En conclusion, « Apocalypse , la 2ième guerre mondiale, parties 1 et 2 » a le mérite de planter le décor de cette tragédie sans égale.

La voix précise et coupante du si controversée Mathieu Kassovitz, qui doutait de l’existence des attentats du 11 Septembre 2011, se révèle dans ce cadre particulièrement appropriée.

Sans être la partie la plus impressionnante du conflit, les premiers volets du documentaire ont le mérite de présenter l’incroyable détermination de Hitler et sa cour (Goering, Himmler, Goebbels) et montrer la lutte courageuse des troupes polonaises, belges et françaises malgré leur déroute rapide face à une Wehrmacht supérieure avec ses avions et ses blindés ultra rapides.

D’un point de vue humain, on retiendra les expressions des visages des soldats français et anglais, mélange d’abattement, d’inquiétude et de résignation par rapport à leur sort, la raideur des dirigeants français du gouvernement de Vichy passant sous domination allemande et l’intensité des premiers combats.

Et cette envie si pressante de connaitre la suite ...

Apocalypse , la 2ième guerre mondiale, parties 1 et 2 (Isabelle Clarke, Daniel Costelle)

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 12:40
Marvel heroes n°15 : Secret invasion (Brian Michael Bendis, John Michael Straczynscki, Dan Slot, Christos N Cage, Jeph Loeb, Alex Maleev, Marko Djurdjevic, Stefano Caselli, Art Adams, Frank Cho)

Sensiblement à la même période voit le jour « Marvel heroes n°15 : Secret invasion ».

Paru en janvier 2009, ce « Marvel heroes n°15 : Secret invasion » utilise toujours la combinaison réputée imparable Vengeurs-Hulk-Thor en variant le sens.

Cette fois le scénariste Brian Michael Bendis, patron de la série dans les années 2000 s’associe à Alex Maleev (dessins) pour montrer l’ex directeur du S.H.I.E.L.D, Nick Fury traqué et en cavale au Mexique, retrouvé par le comtesse Valentina Allegra elle-même agent double.

Mais Fury qui semble capable de dédoubler son corps astral pour se déplacer ne se laisse pas abuser et abat la comtesse qui se révèle être en réalité, un Skrull.

L’instinct du vieux chef se montre terriblement efficace et Fury tente de prévenir Maria Hill, la nouvelle directrice du S.H.I.E.L.D du danger qu’elle courre, sans grand succès disons le.

Fury passe au stade supérieur en approchant Spider-woman, elle-même agent du S.H.I.E.L.D pour la mettre en garde d’une possible infiltration de l’organisation gouvernementale par les Skrulls.

On change radicalement d’ambiance sous l’influence de John Michael Straczynscki (scénario) et Marko Djurdjevic (dessins) pour montrer un Thor venant en aide à son père Odin, mort et obligé après le Ragnarok d’affronter chaque jour le démon des enfers nordique, le puissant Surtur, qu’il doit repousser jour après jour, quitte à mourir et à renaitre éternellement dans le royaume des morts.

Tandis que Thor embarrassé du destin de son père tente de lui prêter assistance, son alter ego terrien le médecin Donald Blake retrouve l’infirmière Jade Foster avec qui il a eut une liaison compliquée.

Et lorsque Blake lui révèle qu’il cherche en elle l’esprit de Sif la compagne de Thor, cette annonce ne fait qu’empirer les choses.

Le médecin quitte cependant l’infirmière en de bons termes, tandis que Sif semble se réincarner dans le corps d’une vieille patiente agonisante, Mme Chambers.

Après avoir aidé son père à repousser Surtur, l’esprit de Thor revient finalement dans le royaume de vivants pour continuer à fonder une nouvelle Asgard sur Terre.

Beaucoup plus déroutante et chaotique apparait l’aventure de nouveaux jeunes Vengeurs imaginés par Dan Slott et Christos N Gage (scénarios), Stefano Caselli (dessins), dans laquelle Kia un clone du dénommé MVP (Michael Van Patrick) doté du tactigon bras artificiel lui conférant des pouvoirs fantastiques de projection d’énergie et de super force, sème le chaos et le destruction dans une base secrète gérée par l’agent Gyrich.

Même War Machine de faction dans la base ne peut arrêter Kia qui part affronter les nouveaux Vengeurs d’un projet appelé Initiative dans le Tennessee.

Doté de tels pouvoirs, Kia semble invincible et tue un à un ses adversaires : Justice, Guignol, Komodo avant que les vrais Vengeurs (Iron-man, Wonder-man, Miss Marvel, la Guêpe) ne viennent suite à l’appel de War Machine en renfort.

Mais même les Vengeurs ne parviennent pas à dominer l’invincible Kia et il faut attendre la ruse de la séduisante 7ième ciel pour le gazer puis l’intervention des trois MVP arachnéens pour placer un casque sur sa tête seul capable de le désactiver.

Enfin Jeph Loeb (scénario) et Art Adams (dessins) écrivent la suite tant attendue de Hulk pour montrer le nouveau Hulk rouge aussi féroce mais plus vicieux que le Hulk vert tuer un Wendigo dans la foret canadienne, notamment en utilisant des armes (pistolet et couteau) capable de terrasser une bête mystique quasiment immortelle.

Loeb toujours lui avec Frank Cho aux dessins montre ce même Hulk rouge flanquer une raclée à sa cousine Miss Hulk tandis que Bruce Banner retrace depuis sa cellule le destin de l’Abomination (alias le russe Emil Blonsky) ennemi historique de Hulk depuis les années 80 avant d’être tué par le Hulk rouge.

En conclusion, malgré une certaine frilosité, « Marvel heroes n°15 : Secret invasion » se montre globalement plutôt convaincant.

Reconnaissons que le coté polar de la recherche de Fury et les dessins réalistes/crades de Maleev confèrent à l’ensemble un cachet particulier.

Si rien de particulièrement excitant ne se dégage du Thor, certes plastiquement parfait et si ces nouveaux jeunes Vengeurs de pacotille mal dessinés me laissent parfaitement indifférent, Loeb tient toujours fermement le cap avec son Hulk rouge méchant et vicieux, qui dégomme cette fois Wendigo et Miss Hulk après avoir réglé définitivement le cas du super criminel maudit, l’Abomination.

Bien entendu, ce 15 ième volet n’est sans doute pas un chef d’œuvre du comic book mais continent néanmoins assez d’ingrédients et d’habileté pour soutenir l’attention du lecteur averti que je suis.

Marvel heroes n°15 : Secret invasion (Brian Michael Bendis, John Michael Straczynscki, Dan Slot, Christos N Cage, Jeph Loeb, Alex Maleev, Marko Djurdjevic, Stefano Caselli, Art Adams, Frank Cho)

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 10:50
Marvel universe n°13 : Secret invasion : Captain Marvel (Brian Reed, Lee Weeks)

Nous sommes cette fois en 2009 et dans le cadre de la nouvelle saga Secret invasion racontant l’attaque d’envergure des Skrulls sur la planète Terre, Marvel s’attaque dans « Marvel universe n°13 : secret invasion : Captain Marvel » à un véritable mythe : faire revivre le populaire Captain Marvel mort en 1982 d’un cancer sous la plume de son créateur Jim Starlin.

Cette lourde tache se voit ainsi confiée à Brian Reed (scénario) sur des dessins de Lee Weeks.

Réapparu fugacement lors la Guerre civile qui déchira les super héros, Captain Marvel est en effet à Paris ou il passe des heures au Louvre, à contempler la toile d’Alexandre le Grand du peintre Charles Le Brun.

Complètement déboussolé et en quête de réponse à sa présence sur Terre, Marvel trouve tout de même le temps de filer une dérouillée à un criminel français lui aussi revenu du néant, le médiocre Cyclone qui meurt dans une chute vertigineuse.

Il ignore qu’il est suivi par Heather Sante une agent travaillant pour Iron-man le directeur du S.H.I.E.L.D et que sa réapparition a donné naissance à une secte aux États-Unis, la secte d’Hala présidée par Jude Starr.

La secte est infiltrée par le journaliste Nathan Jefferson du National pulse.

Après avoir informé Stark, Sante entre en contact avec Marvel, qui lui apprend qu’il sait qu’il a été propulsé dans le futur et que ce saut temporel ne l’empêchera pas de mourir de son cancer dans les années 80.

Sante parvient à le convaincre de revenir à New-York ou il fait une entrée remarquée en aidant les Vengeurs à terrasser un immense robot ravageant le centre ville.

Hébergé dans un building du S.H.I.E.L.D, Marvel n’en continue pas moins son obsession de la peinture de Le Brun et par le destin tragique d’Alexandre, mort prématurément en guerrier.

Il retrouve néanmoins son ex-amour de jeunesse Carol Danvers, devenue Miss Marvel et l’aide à démolir un autre de ses ennemis du passé, Cobalt-man.

Marvel finit par être arraché à sa mélancolie lorsqu’il tombe ainsi qu’Iron-man dans une embuscade tendue par des guerriers Krees qui s’avère être en réalité des Skrulls.

Après l’incident et la mort d’un Skrull durant l’attaque, Stark charge Sante d’infiltrer à son tour la secte d’Hala qui semble être en connexion avec l’attaque des Skrulls.

De son coté, Marvel interroge la conscience cosmique puis Cobalt-man en réalité lui aussi un Skrull et obtient des révélations troublantes sur son identité, qui serait celle d’un Skrull ayant copié les pouvoirs et la conscience du super héros disparu.

Marvel est bouleversé par cette révélation et ne peut croire qu’il n’est qu’un Skrull.

Sa réaction est radicale, le pousse à se rapprocher de Starr la prêtresse d’Hala qui l’emmène au Soudan pour voir la misère humaine et réellement tenter d’y remédier.

La mort de Starr dans une explosion pousse Marvel à s’interposer dans le conflit et à pacifier par la force les belligérants.

Malheureusement, Stark le juge incontrôlable et charge Miss Marvel de le catapulter dans la zone négative en jouant de leur complémentarité avec les néga-bracelets.

Mais Marvel qui a obtenu entre temps la confirmation de sa création et programmation pour aider ses compatriotes Skrulls à envahir la Terre, parvient à revenir sur Terre ou fortement soutenu par Nathan Jefferson totalement converti à la secte d’Hala, il entreprend de pacifier les conflits en Irak et en Afrique pendant 24 heures.

Après avoir éliminé les Skrulls infiltrés au sein de la secte en les jetant dans l’espace, Marvel décide de revenir sur Terre pour accomplir une œuvre pacifique à l’opposé de ce que ces créateurs avaient originellement décidé pour lui.

En conclusion, « Secret invasion : Captain Marvel » semble malgré son sujet particulièrement casse gueule et vain, ne pas complètement manquer son but et proposer une relecture intéressante d’un des héros-martyr les plus attachants de l’univers Marvel.

Reed décrit en effet un héros parachuté sur Terre en quête d’identité et peut être d’un destin autre que celui se sa mort par maladie, d’où sa fascination pour la vie d’Alexandre et son refus de son ascendance Skrull forcément insupportable.

Même si j’ai toujours été particulièrement peu réceptif aux horribles Skrulls, la manière certes artificielle et forcément temporaire dont est réçussité l’un de mes héros préféré de jeunesse est ici suffisamment habile et délicate pour ne pas me rebuter brutalement.

Élégamment dessiné par le trait adulte de Weeks, nourri donc d’une atmosphère mélancolique et humaniste particulièrement touchante, « Marvel universe n°13 : secret invasion : Captain Marvel » mérite malgré un manque flagrant d’action et d’opposition, un certain respect absolument légitime à mes yeux.

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 18:36
X-men n°94 (Grant Morrison, Will Pfeiffer, Chuck Austen, Phil Jimenez, Quique Alcalera)

On reste dans le comic book contemporain avec « X-men n°94 ».

Paru en 2004, ce numéro met en scène avec Grant Morrison (scénario) et Phil Jimenez (dessins) une nouvelle folie de l’increvable Magnéto dont les pouvoirs sont semble t il boostés par l’absorption d’une drogue appelé kick, a dupé les mutants en se faisant passer pour le pacifiste Xorn mais a en réalité pour but d’inverser les pôles magnétiques du globe afin d’éradiquer une bonne fois pour toute ces satanés humains.

Ayant rassemblé ses fidèles à New-York, Magnéto plus fanatisé que jamais décide d’utiliser ses pouvoirs pour faire léviter une partie de la population et la faire s’écraser au sol et le pittoresque mutant appelé Bec qui a eu l’audace de contester les vues du chef subit le même traitement de choc, survivant à la chute malgré d’importantes blessures.

Recueilli par Cyclope, Dust et Fantomex, Bec trouve des alliés de poids prêts à empêcher Magneto de commettre l’irréparable.

Magneto épaulé par la mutante Esme, est cependant tiraillé par des voix intérieures qu’il attribue à tort à son ennemi Charles Xavier complètement réduit à l’impuissance par un assortiment de machines complexes.

La véritable révolte semble pourtant venir du cœur du soleil, ou Jean Grey a repris contact avec le redoutable Phénix et a permis à Wolverine de survivre à l’infernale chaleur.

Si Magneto parvient sans réelle peine à repousser les assauts de Bec et Fantomex, il est pris par surprise par un Cyclope déchainé qui le frappe de sa rafale optique à bout pourtant, détruisant son casque protecteur et brulant son visage.

Magneto se ressaisit, neutralise ses agresseurs, tuant au passage sa fidèle Esme qui l’a pense t il trahi, endosse le masque de Xorn pour se protéger et repousse in extremis une nouvelle attaque du Fauve qui cherche à neutraliser le flux de kick circulant dans son sang.

Mais Magneto doit plier face à la puissance du Phénix et aux discours de Xavier délivré de sa prison par l’astuce de Fantomex.

Avant de céder, le rusé injecte à bout portant une terrible impulsion électromagnétique au Phénix, pour tuer Jean Grey.

Malgré les coups de griffes acharnés de Wolverine qui s‘acharne sur Magnéto, Cyclope ne peut empêcher Jean de mourir une seconde fois dans ses bras.

On bascule avec Chuck Austen (scénario) ensuite violemment dans un monde plus coloré et enfantin dans lequel Diablo aidé par ses collègues X-men affronte son père le démon Azazel dans son royaume et un Fléau curieusement adolescent et attendri par les remontrances de son frêle et unique ami Samy se fait démolir sans réagir par une version bis de la Division Alpha.

On termine par un joli épilogue ou Will Pfeiffer (scénario) et Quique Alcalera (dessins) imaginent le destin funeste du super criminel appelé le Cerveau errant brisé dans New-York après une défaite cuisante infligée par le Phénix noir lors de la lutte des années 80 entre les X-men et le Club des damnés.

Pris à son propre jeu, le Cerveau voit des illusions de ses ennemis partout et finit par atterrir dans les bras de la police.

En conclusion, « X-men n°94 » n’est pas loin de là un numéro inoubliable de nos chers X-men.

La qualité des dessins de Jimenez ne suffit pas à rendre palpitante un recyclage des aventures des X-men avec un affrontement mainte fois vu face à un Magnéto plus haineux que jamais et comble du sacrilège une nouvelle mort de Jean Grey !

La partie consacrée à Diablo est quand à elle ridicule et indigne de figurer chez Marvel et ce n’est pas le dernier prologue du reste sympathique qui suffira à relever le niveau global.

Au final il parait difficile de faire vivre en 2004 des héros qui connurent leurs heures de gloire au début des années 80 sous l’impulsion du duo magique Claremont-Byrne !

X-men n°94 (Grant Morrison, Will Pfeiffer, Chuck Austen, Phil Jimenez, Quique Alcalera)

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