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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 21:48

Enchainé comme une doublette, « Dragontown » d’Alice Copper succède dans la foulée (2001) à « Brutal planet », le producteur Bob Marlette et le guitariste Ryan Roxie étant les seuls éléments stables dans la composition du groupe qui incorpore Tim Pierce, Wayne Swinny aux guitares, Grey Smith à la basse et Kenny Aronov à la batterie.
Nanti d’une imagerie toujours aussi dark et futuriste, « Dragontown » débute par le « Triggerman » qui combine refrains accrocheurs un tantinet agaçants et son industriel.
Vient ensuite « Deeper » plus intéressant car lent, sinueux, sombre et menaçant, « Dragontown » se montrant dans cette veine absolument fabuleux avec ces teintes orientales mystérieuses et ses refrains puissants.
La ballade morbide se poursuit sur « Sex, death and violence » au venin mortel avant que « Fantasy man » ne vienne insuffler un rythme un peu plus soutenu.
On replonge dans les anneaux du serpent technoïde sur « Somewhere in the jungle » à la froideur un peu trop linéaire puis retrouve avec « Disgraceland » un mix incongru mais rafraichissant entre le métal indus et le rock ‘n’ roll elvisien.
Si « Sister Sara » s’étouffe un peu sous ses énormes riffs indus et l'horrible phrasé quasi rappé d’Alice, le chanteur n’oublie de fourguer sa sempiternelle ballade cul-cul « Every woman has a name » dotée d’un titre à la Fréderic François.
Le retour de riffs plus lourds ne parvient pas à lancer « I just wanna be God » bien poussif et l’album se termine de manière très décevante par le médiocre « It’s much too late » et l’informe « The sentinel ».
En conclusion, dans la lignée de « Brutal planet » , « Dragontown » est un album en réalité étrange et bien inégal, avec une première large partie metal industriel assumée donnant parfois de beaux résultat avec ce climat futuriste menaçant puis perd finalement sa ligne directrice pour tenter un pale raccrochement au hard rock originel pollué tel une rivière d’eau claire de quelques relents d’usines de produits toxiques.
Avec le passage à l’an 2000, Alice Cooper connait donc une mue technologique de courte durée qui demeurera une curiosité (une de plus !) dans sa carrière si bizarre et pleine de surprises !

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 08:22

Dans « Californication, saison 3, épisode 6 », de retour à LA pour quelques jours, Karen (Natascha Mc Elhone) tente avec l’aide de Hank (David Duchovny) de convaincre Rebecca (Madelin Martin) de partir avec eux vivre à New-York.

Mais l’adolescente se braque et entre en conflit avec ses parents.

Karen refuse les avances de Hank en lui avouant avoir couché avec son ex mari et demande à assister à ses cours à l’Université.

Hank s’y montre gêné en lisant à haute voix le manuscrit intime relatant leur première rencontre.

De plus Karen doit faire face à la curiosité de Jill (Diane Farr) qui décèle en elle une rivale.

S’enfonçant dans des mensonges peu convaincants, Hank écarte sans ménagement Jackie (Eva Amurri Martino) et présente Karen à la très guindée Felicia (Embeth Davidtz).

Rebecca refuse toute net de se rendre avec ses parents chez Charlie (Evan Handler) et Marcy (Pamela Adlon) et fait le forcing pour rester chez les Koons avec sa meilleure amie Chelsea (Ellen Woglom).

De guerre lasse, Karen et Hank cèdent et se retrouve en plein champs de bataille entre Charlie et Marcy, cette dernière lui reprochant de devoir suivre un traitement antibiotique en raison des MST attrapées.

Mais Marcy s’adoucit lorsqu’elle découvre le chanteur-acteur Rick Springfield à la maison et se laisse draguer par le bellâtre accompagné de l’irremplaçable Sue Collini (Kathleen Turner).

Un coup de téléphone des Koonz fait comprendre que Rebecca et Chelsea ont vidé leur cave et les fait quitter précipitamment la soirée.

Face à une Felicia et une Rebecca ivres, la situation s’envenime et Karen se dispute avec le directrice qui a brutalement perdu de sa superbe.

Heureusement, Rebecca finit par vomir sur l’impeccable doyen Stacy (Peter Gallagher) ce qui met fin aux hostilités.

Alors que Rebecca récupère au lit et que le couple s’interroge sur le meilleur choix à prendre, Charlie reçoit l’aide inespérée de Sue pour forcer Marcy à arrêter de baiser avec l’agaçant Springfield en plein dans leur chambre conjugale.

En conclusion, le retour de la sémillante Karen pimente un peu l’intrigue de « Californication, saison 3, épisode 6 » avec une véritable incursion dans les délires de Hank, toujours aussi instable et immature au fond.

Le voile se déchire autour des Koonz qui révèle se qui se cache derrière le voile de la bourgeoisie blanche californienne…pour notre plus grand plaisir !
Seul enjeu un peu sociétal de la saison : l’éducation de Rebecca adolescente mal dans sa peau en proie à une rébellion frontale pour quitter sa chère ville de LA pour NY !

Quant au célébrissime Rick Springfield, j’avoue sans vergogne ne rien savoir de lui !

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 08:01

Dans « Californication, saison 3, épisode 5 », Hank (David Duchovny) expédie la rétive Rebecca (Madelin Martin) chez a mère à New-York pour quelques jours et en échange récupère Zloz (Kevin Corrigan) un ami d’enfance habitant le Long island.

Rapidement il s’avère que Zloz est un pequenaud de première obsédé par boire et baiser.

Hank trimballe donc son encombrant pote dans les bars et accepte même de le conduire à une soirée chez Sue Collini (Kathleen Turner) qui révèle que son mari Ricardo (Stephen Root) est paraplégique et limité à un fauteuil roulant.

Egalement présents, on retrouve le couple terrible Charlie (Evan Handler)-Marcy (Pamela Adlon) qui stimulée par l’arsenal de godemichés de Sue demande à faire l’amour, ce que Charlie ayant attrapé une MST avec Daisy (Clara Gallo) refuse en finissant par lui avouer la vérité.

Fidèle à lui-même, Zloz dérape et frappe une jolie fille qui s’avère en fait un transsexuel.

Alors que le ton monte, les deux hommes en viennent aux mains et Sue en personne doit intervenir pour les expulser.

Hank et Zloz se retrouvent alors dans la boite de strip tease ou travaille Jill (Diane Farr) et en profitent à fond, avant que Zloz ne déraille une nouvelle fois et mordre les tétons d’une strip teaseuse, ce qui provoque une nouvelle bagarre avec le musculeux videur.

La soirée se termine chez Hank en partouze confuse.

Au petit matin, Hank demande à Jill de faire croire à Zloz qu’il a couché avec elle.

Tout heureux et fier, celui-ci peut alors repartir gonflé à bloc.

Mais une ultime confidence sur la plage, révèle que Zloz se sait en réalité gravement malade, ce qui explique une dispute avec sa femme et son comportement « no limit » à LA.

Inquiet, Hank pleure et réconforte son ami avant qu’il ne parte.

A l’aéroport, il récupère Rebecca et o surprise Karen (Natascha Mc Elhone) de retour à Los Angeles pour de courtes vacances !


En conclusion, « Californication, saison 3, épisode 5 » ne fait pas dans la dentelle avec le comportement outrageusement beauf et misogyne du meilleur copain d’Hank…

Ces débordements donnent tout de même lieux à des scènes si délirantes qu’elles finissent par emporter tout sur leur passage, avant o surprise une fin un peu plus touchante…

Le retour de Karen à LA semble vouloir un peu relever le niveau d’une saison 3 peinant à monter au dessus de la ceinture !

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 21:38

Très médiatique aujourd’hui en France en raison notamment de ses émissions sur M6, l’explorateur-aventurier d’origine sud africaine Mike Horn a attiré mon attention, c’est pourquoi j’ai lu avec curiosité « Latitude zéro, 40 000 km pour partir à la rencontre du monde » qui relate son incroyable aventure qui durant 17 mois l’amena à faire un tour du monde sans aucune motorisation le long de la ligne de l’Equateur avec une marge autorisée de 40 km.
Déjà aguerri par des aventures précédentes en Amérique du sud, Horn qui a 33 ans à l’époque débute son périple par un prélude complètement fou pour aller récupérer son trimaran  Latitude 0 à San Diego (Californie).
Après avoir bénéficié de généreux sponsors, dont Sector, Opel, Kuhne & Nagel, ainsi que des fonds accordés par un ami Suisse Marco Landolt, Horn et son frère Martin, courent contre la montre pour pouvoir acheminer en camion le voilier jusqu’au port de Miami.
Ils roulent jour et nuit, manquent de finir en prison et finissent avec un culot et une détermination monstres à forcer le destin pour faire embarquer le navire démonté dans un conteneur en direction du Gabon d’où ils comptent débuter leur voyage.
Se reconnaissant lui-même comme marin débutant, Horn affronte seul l’Océan atlantique et apprend sur le tas à manipuler ses voiles (foc, gennaker, grande voile) et écouter les signes annonciateurs d’un brusque changement climatique.
Se reposant seulement sur un GPS, un pilote automatique, une radio et un ordinateur se rechargeant à l’énergie solaire, Horn encaisse ses premières terribles enquêtes, fait des erreurs qui auraient pu lui couter cher (longer de trop prêt des iles, perdre sa voile) mais parvient à chaque fois à s’en sortir.
Il communique régulièrement avec sa femme Cathy, qui organise la partie administrative de son voyage avec comme relais outre Martin le logisticien, Claude-Alain Gailland un alpiniste chevronné, Sebastian Devenish et Sean Wisedale respectivement photographe et cameraman de l’expédition.
Horn finit par arriver dans le nord du Brésil dans la ville de Macapa.
Une fois les pénibles formalités administratives remplies avec les autorités brésiliennes promptes à toucher leur pot de vin, Horn dit au revoir à sa femme et ses filles venues l’accueillir, confie son navire à Martin et se jette alors dans un hallucinant périple à pied de 3600 km à travers la foret amazonienne.
Taillant son chemin à coup de machette dans une végétation dense, il marche plusieurs heures par jour dans une atmosphère étouffante, essuyant des averses de plomb qui ne refroidissent en rien.
Horn se désaltère avec l’eau de pluie contenue dans les lianes et chasse au collet pour se nourrir, généralement des petits mammifères puis des piranhas et des petits caïmans lorsqu’il approche de cours d’eau.
Dormant en hauteur pour éviter les prédateurs, il ne peut en revanche échapper éternellement aux moustiques et fourmis.
Les deux moments les plus fous de cette aventure surhumaine sont la morsure d’un serpent venimeux qui le laisse souffrant trois longs jours croyant sa dernière heure arrivée et la traversée d’un marécage de 80 km aux plantes coupantes comme des rasoirs qui le laisse à bout de force et ensanglanté.
Même si il essaye d’éviter les réserves indiennes, Horn finit inévitablement par tomber sur les derniers représentants de tribus d’Amazonie et décide de terminer son périple en pirogue en utilisant les innombrables cours d’eau de la jungle.
La pluie tombe drue lorsqu’il navigue sur le rio Urubaxi l’un des affluents du grand rio Negro à tel point que sa pirogue menace de couler…
Lorsqu’il perd sa pirogue dans le fleuve c’est la panique puis l’abattement en constatant que la jungle recouvre la surface de l’eau rendant la navigation impossible.
Pris dans ce bourbier inextricable, Horn est finalement rejoint par les siens au bout de onze longs jours à patauger dans une eau stagnante et finit par arriver enfin à la frontière avec la Colombie.
Immédiatement, il se heurte aux militaires en pleine guérilla avec les rebelles guerreros qui financent leur action en s’alliant à des narcotrafiquants au moins aussi dangereux.
Commencent alors d’autres dangers issus du monde des hommes : la suspicion des deux camps chacun voyant Horn comme un espion et surtout le risque bien réel de se faire abattre par les narcos si il pénètre sur leur territoire.
Fort heureusement, l’habile explorateur établit un contact avec un horticulteur médiateur influent de la région qui organise une rencontre avec les chefs guerreros d’Araracuara qui convaincus par la véracité de son projet, finissent par lui accorder un droit de passage si il se cantonne à rester sur le fleuve.
Pour autant dans la réalité la traversée de la Colombie sera en un enfer de stress : capture par les Indiens Miriti Parana qui le prenant pour un esprit maléfique sortant des eaux veulent le tuer, secours fortuit par des militaires avides de bakchich, multiples arraisonnements fluviaux et moustiques féroces qui finissent par lui inoculer la malaria.
Horn finit cependant par s’extirper de cette zone à hauts risques, se fait un petit plaisir d’alpiniste avec ses amis en réussissant la difficile ascension du mont Cayambe (5790 mètres) au Pérou et termine en VTT le dernier tronçon entre le Pérou et l’Equateur.
Mais avoir vaincu l’Amazone ne suffit pas à Horn qui veut à présent s’attaquer au Pacifique avec Latitude 0 amené par ses amis après avoir subi quelques réparation pour continuer le périple par voie maritime.
Après de nouveaux adieux déchirant à Cathy, Horn se lance à l’assaut de l’effrayant Pacifique avec du matériel révisé mais défaillant dont téléphone, radio, ordinateur et pilote automatique ce qui l’oblige à d’épuisante manœuvre manuelles.
Horn fait halte aux Galápagos pour remédier à ses problèmes technique et voit le passage à l’an 2000 en pleine mer, perdu loin des festivités planétaire et finalement sans regret.
Evitant les iles perdues et les énormes cargos lancés à pleine vitesse qui l’écraseraient comme une mouche, il continue sa route malgré quelques bobos et un navire commençant à sentir l’effet de l’usure pour arriver en Indonésie.
Mais la guérilla entre gouvernement et djihadistes islamistes bouleverse ses plans et l’oblige à éviter l’ile d’Halmahera pour accoster à Bangka beaucoup plus stable d’un point de vue politique.
Horn connait en revanche l’une de ses pires épreuve lorsque son navire amarré à la jetée est pris dans une énorme tornade.
Bravant la mort, il réussit à l’entrainer au large pour échapper à la furie de la mer non sans un enfoncement de son flotteur gauche et de sévères blessures.
A Bornéo, il fait faire une réparation de fortune par ses amis et leur laisse son navire puis fait route en VTT vers la jungle qui s’avère malgré la pluie tropicale moins sauvage et dangereuse que l’Amazonie en raison de la déforestation massive qui touche même les locaux appartenant à l’ethnie très accueillante des Dayak.
Arrivé à Pontianak ville portuaire déprimante de laideur et de pauvreté, son frère négocie avec les chefs des voleurs locaux pour surveiller Latitude 0 et le laisser repartir vers Sumatra.
Le départ de l’Indonésie est un océan de tracasserie administratives et de bakchich à verser pour aborder ensuite la traversée de l’Océan indien.
Moins réputé que l’Atlantique ou le Pacifique, l’Océan indien s’avère en réalité le plus dangereux des trois avec la rencontre près du Sri Lanka avec un authentique cyclone et pour moi les pages les plus fascinantes du livre : combat désespéré de l’homme contre ce que Horn appelle le « poing de Dieu » et pour la première fois une capitulation après des jours de lutte sans dormir avant d’être miraculeusement épargné par ce même Dieu.
Ayant survécu à l’épreuve ultime et enfin attiré l‘attention de la presse mondiale le sentant proche de réussir son impossible pari, Horn surmonte les tracasseries de gardes cotes de Maldives et bénéficiant une nouvelle fois de l’indispensable soutien logistique de ses amis, parvient à réparer son navire endommagé par le cyclone pour continuer jusqu’au Kenya à défaut de la Somalie en proie à la guerre civile.
Après avoir traversé tant d’épreuves sur l’eau, Horn quitte à regret Latitude 0 et termine son périple à VTT à travers l’Afrique équatoriale pour sombrer dans les affres de la guerre civile de la République Démocratique du Congo qui déborde sur le voisin Ougandais.
Une nouvelle fois le coriace Sud-africain qui se fait passer pour un scientifique de Médecins sans frontière, va frôler la mort sur le lac Victoria qu’il sous estime et manque de couler sa frêle pirogue en une tempête terrible, puis face aux militaires/rebelles/pirates congolais, soldats incontrôlables devenus au travers de la violence du conflit d’insensibles machines à tuer.
Heureusement la splendeur des paysages naturels africains, des animaux évoluant en liberté et l’ascension dans des conditions extrêmes (sans matériel adéquat ) du terrible Mont Kenya (4985m) vont parfois contrebalancer les horreurs crées par l’humanité.
Malgré l’horreur de la guerre, la culture des bakchich et l’agaçante habitude mendicité des Africains, Horn qui a bénéficié de la protection du président ougandais et des rebelles du FLC, connaitra quelques expériences humains très fortes comme faire accoucher une femme, soigner un enfant blessé ou accompagner un fermier blessé à mort par des militaires dans ses dernières heures.
L’arrivée au Gabon en vélo pour boucler la boucle à Libreville est une source d’émotion intense partagée sur la plage avec famille, amis et sponsors fidèles.
En conclusion, « Latitude zéro, 40 000 km pour partir à la rencontre du monde » est une histoire à la mesure du personnage Mike Horn : hors norme.
Expérience exceptionnelle à travers trois océans terrifiants, sur des rivières, des lacs, dans la jungle amazonienne la plus dense, sur des montagnes (Cayambe, Kenya), dans la savane africaine… dans laquelle Horn se révèle être l’aventurier parfait à la fois marin, alpiniste et VTTiste mais surtout doté d’une force mentale quasi surhumaine qui le pousse à ne jamais abdiquer face aux situations les plus désespérées.
Mais même avec un aventurier de cette trempe, cet exploit n’aurait pas été possible sans un soutien logistique sans faille notamment pour faire face aux multiples avaries du navire et complexes formalités administratives pour traverser des pays ou la culture du bakchich reste dominante.
Certains des dangers, tout particulièrement au Congo et en Colombie, restent les hommes, leur bêtise, leur cupidité et leur violence.
Je ne peux donc que recommander à tout le monde la lecture de cette aventure haletante ayant fait beaucoup à mes yeux pour construire la légende de M Horn !

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 22:33

Dans « Californication, saison 3, épisode 4 », Hank (David Duchovny) s’englue dans une relation multiple, continuant de fricoter avec Felicia Koons (Embeth Davidtz) qui s’était pourtant jurée que leur étreinte fugace lors de la fête de fin d’année n’aurait aucune suite puis de manière identique ne parvient pas à détacher son assistante Jackie (Eva Amurri Martino) de plus en plus dévergondée.

En pleine phase rébellion, Rebecca (Madeline Martin) continue de fréquenter Chelsea (Ellen Davis Woglom) ce qui donne à Hank un prétexte en béton pour voir Felicia.

Mais Hank restant fidèle à lui-même c’est-à-dire instable et coureur, ne peut s’empêcher d’entrainer son vieux compère Charlie (Evan Handler) dont le couple est toujours en perdition dans le club de strip tease ou travaille son ancienne élève Jill Robinson (Diane Farr).

Dans une ambiance de lave en fusion, Hank offre une stripteaseuse nommée Diana (Diana Terranova) à son ami, se gardant la sculpturale Jill pour lui-seul en une scène surréaliste ou il tente de la convaincre sans succès de revenir à son cours de littérature.

Après que Charlie jouisse dans son pantalon au grand damne de sa cavalière siliconée, Marcy (Pamela Adlon) l’appelle pour faire la visite de leur appartement à deux acheteurs potentiels.

Charlie rapplique en urgence mais la visite tourne au fiasco après que Marcy ait laissé un tampon sanguinolent boucher les WC.

Une nouvelle fois Charlie repart du domicile conjugal laissant sa future ex-femme dévastée…

Au sortir de la boite de strip, Hank se fait tabasser (pas trop fort) par des clients de Jill qu’il trouve un peu trop insistants.

Reconnaissante, la jeune femme l’invite chez lui et le convainc de passer la barrière prof-élève ainsi que celle de la différence d’âge pour faire l’amour avec elle.

Hank ressort de cette expérience vaguement culpabilisé et discute par caméras interposées avec Karen (Natascha Mc Elhone) depuis New-York et craque ensuite pendant son cours sous les assauts conjugués de Felicia, Jackie et Jill.

En conclusion, « Californication, saison 3, épisode 4 » sombre pour moi grandement dans la facilité par sa  course ininterrompue à la femelle, avec des situations confinant à l’absurde…

Véritable étalon au sex appeal irrésistible, Hank se laisse aller à ses vieux démons et dérive de seins en vagin, dans une quête aussi vaine que sa personne, son copain Charlie ne valant au fond pas mieux que lui dans son genre plus minable…

Aucun intérêt donc dans ce quatrième épisode plus que décevant : affligeant !

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 08:19

Après avoir surfé non sans opportunisme et talent sur la mode du hard FM au début des années 90, Alice Cooper encaisse la suite avec la montée en puissance du mouvement grunge qui met à mal les vieilles gloires comme lui.
Mais ayant toujours de la ressources, il sort en 1994 « The last temptation » avec un groupe une nouvel fois remanié de fond en comble : Dan Wexler (guitare), Greg Smith (basse), David Vosikkinen (batterie), John Purdell et Derrick Sherinian (claviers).
Avec sa pochette arty plus sombre et chargée signée Neil Gaiman, « The last temptation » débute pas « Slideshow » mid tempo rock ‘n’ roll très Rolling stones qui sonne de manière plutôt agréable.
Ce ton épuré et calme loin de la grosse artillerie des précédents disques se fait sentir sur « Nothing’s free » titre lui aussi fluide, léger et sympathique.
On monte d’un cran avec « Lost in america » véritable hymne aux refrains fracassants, digne par son impact de figurer dans le top 10 des meilleures chansons écrites par Alice Cooper.
La qualité est toujours au rendez-vous sur « Bad place alone » morceau inspiré, sinueux et grungy, cette dernière influence se faisant particulièrement criante sur « You’re my temptation », ressemblant à du Alice in Chains recyclé.
Quitte à basculer dans le Grunge, autant s’entourer des meilleurs, c’est pourquoi faisant jouer son carnet d’adresses, Alice s’attache la présence vocale de Chris Cornell sur « Stolen prayer » ballade de bonne facture sans atteindre des niveaux transcendants puis sur « Unholy war » pourtant bien à la peine.
On traverse « Lullaby » en état de somnambulisme, et encaisse deux ballades plutôt réussies pour finir « It’s me » aux accents Stoogiens et « Cleansed by fire » plus sombre et torturée.

En conclusion, Alice Cooper sera sans doute taxé d’opportuniste et de toujours en retard d’une guerre sur « The last temptation » qui opère un virage à 180° pour délaisser brutalement le hard FM tapageur pour venir braconner sur les terres du Grunge.
Cette cure de sobriété, de simplicité et d’une certaine noirceur fait du bien à Alice qui rend sa musique plus digeste mais passé une première partie de bonne qualité, « The last temptation » révèle ses limites en patinant quelques fois sur place.
Album inégal, le cul entre deux chaises, « The last temptation » n’en contient pas moins des compositions de qualité qui en font une curiosité non déplaisante à découvrir pour les plus aventureux d’entre vous ! Six ans après ce sera une nouvelle mue vers le métal industriel sur « Brutal planet », complètement fou ?

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 22:08

Partie intégrante de la doublette « magique » du début des 90’s, « Hey stoopid » et sa pochette flashy ultra créative voient le jour en 1991.
Avec Steph Burns à la guitare, Hugh Mc Donald à la basse, Mickey Curry à la batterie mais surtout une pléiade de guests pour l‘essentiel des pointures de la guitares comme Joe Satriani/Steve Vai/Slash/Mick Mars,  « Hey stoopid » débute par son titre éponyme, énorme claque de hard-FM propre à déboulonner à l’aide d’un clip magnifique très fête foraine et l‘aide de Satriani, les charts du monde entier.
Si « Love is a loaded gun » se montre enthousiasmant avec ses refrains d’excellente facture, « Snakebite » fait un peu retomber le soufflet malgré sa puissance.
Décidément peu à l’aise dans cet exercice, Alice s’enterre avec une ballade « Burning our bed » surnage dans le médiocre « Dangerous tonight » pourtant coécrit avec un Desmond Child qu’on a connu plus inspiré puis plonge à pic sur l’horrible ballade « Might as well be on Mars ».
Heureusement les copains sont là, Steve Vai surtout pour apporter son groove sur « Feed my Frankenstein » du reste mid tempo aux refrains assez irritants mais ceci ne suffit pas à arracher « Hurricane years » et « Little by little » à un océan d’ennui pour le premier et de nullité pour le second.
Au cas ou on l’auditeur n’en aurait pas reçu assez, une troisième ballade merdique vient le poignarder dans le dos « Die for you ».
Qu’attendre alors de cette fin de disque si ce n’est qu’elle soit rapide ? Malgré ses riffs et son ton dur, « Dirty dreams » ne décolle pas vraiment et le doucereusement pop « Win up toy » berce gentiment.
En conclusion, après la déferlante « Trash », « Hey stoopid » est une sacrée descente à pic, la qualité de la musique d’Alice Cooper bien que soutenu par une tripotée de guitaristes stars sombrant dans des abimes de médiocrité.
Album d’un, deux voir trois titre si on inclut « Feed my Frankenstein », « Hey stoopid » est dont le succès commercial se montre pour moi largement surestimé pour ne pas dire surestimé.
Alice n’ayant pas vu venir la montée du Grunge, la chute n’en sera que plus lourde et on peut considérer ce second disque de hard FM comme la fin de la courte mais lucrative embellie commercial du chanteur-star.

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 21:15

Sorti en 1989, « Trash » est un peu le « Final Countdown » ou le « Black album » d’Alice Cooper, l’énorme succès commercial qui aux yeux du grand public éclipsera tout le reste, sans nul doute bien à tort quand on connait l’immense variété de la carrière du chanteur.
Ici, Desmond Child célébrissime producteur et véritable « hit maker » prend les manettes, John Mc Curry (guitare), Hugh Mc Donald (basse), Bobby Chouinard (batterie) et Paul Chitten (claviers) renouvelant officiellement la structure du groupe, même si dans les faits d'impressionnants guests sont appelés à la rescousse : Aerosmith, Bon Jovi et Joan Jett.
Dès le début « Trash » place son tube, sa pièce maitresse « Poison » chef d’œuvre de hard-FM dont le clip truffé de top modèles persécutant notre bonne vieille canaille, tournant en boucle sur MTV contribua pour beaucoup au succès commercial de l’album.
A peine remis du choc de « Poison » surgit « Spark in the dark » dont la puissance canalisée et les gros refrains carrés font mouche sans coup férir.
Partant à l’assaut des radios US, Alice sonne comme Bon Jovi sur « House of fire » et cela n’est sans doute pas un mal au vu du résultat, même si « Why trust you » se repose sur une certaine facilité.
Vous avez demandé une ballade ? Elle arrive toute chaude sortie du four, « Only my hart talkin » d’une niaiserie absolue, confirmant le peu de talent d’Alice dans ce domaine..
Fort heureusement, Alice remet les gaz sur « Bed of nails » second grand hit de l’album, à un degré moindre cependant que l’inégalable « Poison ».
Dans son registre également très hard-FM, « This maniac’s in love with you » est un pur bijou et à ses cotés, le très poussif « Trash » fait plutôt pale figure malgré la dextérité guitaristique de Jack Johnson.
Ceci est vite oublié, tant la power ballade « Hell is living without you » écrase tout sur son passage lançant à la perfection « I’m your gun » ultime décharge flamboyante d’un disque majeur.
En conclusion, n’écoutez pas le éternels pisse-froids, grincheux et adeptes du « C’était mieux avant », « Trash » est un excellent album de hard rock/hard FM qui mérite largement sa réputation et ses deux millions de ventes.
Très bien écrit, sans grand défaut si ce n’est l’affreuse ballade de circonstance et le très moyen titre éponyme, « Trash » est un véritable rouleau compresseur écrasant tout sur passage par son homogénéité, sa puissance et sa tripotée de tubes au dessus desquels trônent « Poison » et « Bed of nails ».
Revenu en grâce à l’égal d’Aerosmith ou Bon Jovi, Alice Cooper peut donc attaquer les années 90 gonflé à bloc !

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 18:53

Sorti en 1979, « L’évadé d’Alcatraz » de Don Siegel est l’un des derniers films de Clint Eastwood que je n’avais pas chroniqué en ces colonnes.
Inspiré d’une histoire vraie, « L’évadé d’Alcatraz » voit Frank Morris (Clint Eastwood) fraichement incarcéré dans la prison de haute sécurité sur l’ile au large de San Francisco en raison de ses nombreuses évasions.
Nous sommes en 1962 et Morris qui a immédiatement sympathisé avec Litmus (Frank Rozio) un prisonnier plus âgé ayant pour compagnon une souris, doit immédiatement se défendre face à un colosse Wolf Grace (Bruce M Fisher) qui entend bien faire de lui son petit copain.
Malmené physiquement dans les douches, Wolf essaiera plus tard de se venger en poignardant Morris avant d’être une nouvelle fois battu.
Après avoir été mis à l’isolement et tâté de la rudesse de Warden (Patrick Mc Goohan), Morris rentre en apparence dans le rang, travaillant dans une bibliothèque aux cotés d’un Noir appelé English (Benjamin) qui malgré son aversion pour les Blancs finit lui aussi par entrer en sympathie avec lui.
Autour de Morris commence à se dessiner une entreprise d’évasion.
Deux frères criminels endurcis, les Anglin entrent dans ce projet fou comme le plus timide Butts (Larry Hankin) voisin de cellule de Morris.
Morris parvient à convaincre son équipe de creuser la surface des murs de leur cellule pour explorer une sortie par les gaines de ventilation.
Une fois le passage ouvert, les détenus décident de confectionner des mannequins pour donner le change aux gardiens et un canot/gilet gonflables de fortune.
Jouant avec la vigilance des hommes de Warden, un homme dur et cruel n’éprouvant aucune compassion lorsque Doc (Robert Blossom) se sectionne un membre après qu’on lui ait retiré son passe temps favori : la peinture, Morris et ses hommes planifient à présent plus concrètement le jour de leur départ.
La mort de Litmus, de santé fragile et la libération de Wolf, encore plus déterminé que jamais a tuer Morris, précipite l’exécution du plan juste avant que le Warden ne décide de les changer de cellule.
L’opération reste à hauts risques : escalade, cache-cache sur les toits puis nage dans une eau glacée en s’agrippant à leurs équipements de fortune.
Tétanisé, Butts ne peut partir, Morris réalisant son évasion seul avec les frères Anglin.
Furieux, Warden lance les recherches au petit matin (hélicoptère, garde cotes, plongeurs) mais en l’absence de corps, préfère penser à une mort par noyade.
Il est néanmoins rappelé à Washington, l’affaire lui coutant visiblement plus cher que prévu.
En conclusion, malgré son statut de classique du film de taulard, son réalisateur prestigieux et la présence d’Eastwood, « L’évadé d’Alcatraz » a finalement pas mal vieilli et parait aujourd’hui bien gentillet comparé aux autres films sur le même sujet.
Si la scène de l’évasion reste la plus réussie, le reste demeure aujourd’hui un peu mou et ennuyeux.
Un film sympathique donc mais décidément d’une autre époque, qui ne pourra séduire que les nostalgiques ou les aficionados du grand Clint !

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Published by Seth - dans Policier
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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 20:13

Sorti en 2016 par Netflix, « Spectral » est un film de Science fiction de Nic Mathieu.
L’histoire prend place en plein milieu d’une guerre civile en Moldavie dans laquelle un commando américain surarmé est mystérieusement décimé.
Suspectant des phénomènes paranormaux, le Dr Mark Clyne (James Badge Dale) de la DARPA sont envoyés sur place afin de faire profiter l’US army de leurs compétences bien particulières.
Pris en charge par Fran Madisson (Emily Mortimer) de la CIA et le général Orland (Bruce Greenwood) commandant de la base de Chisinau, Clyne visionne les images enregistrés de l’attaque et insiste pour faire monter sur un blindé léger une caméra high tech hyper sensible capable de détecter les formes spectrales qui ont agressé les soldats.
Clyne et Fran prennent ensuite part à une expédition visant à découvrir ce qui est arrivé à la première équipe.
Le convoi dirigé par le Major Sessions (Max Martini) progresse dans une ville ravagée par la guerre et investit l’immeuble maudit.
Mais si ils trouvent un unique survivant au massacre, les soldats sont eux aussi surpris par les apparitions qui insensibles aux balles les déciment.
Forcé à une retraite en catastrophe après avoir subi de lourdes pertes, le convoi finit par exploser sur des mines.
Les survivants trouvent refuge dans une usine désaffectée et découvrent que des minerais de fer placés aux alentours par les anciens habitants peuvent repousser les spectres.
Clyne essaie de collecter un maximum d’informations de la part des enfants rescapés et entreprend de fabriquer des balles artisanales rempli de minerai afin de repousser les spectres.
Ceci fonctionne et permet une évacuation par hélicoptère même si les redoutables créature se montrent capable de détruire deux tanks envoyés en renfort.
Malheureusement la base américaine a été envahie ce qui oblige les soldats à une nouvelle retraite vers une citadelle de pierre ou s’entassent tous les réfugiés locaux.
Rejoints par Orland et le reste de ses hommes, Martini rend compte de la situation quasi désespérée à mesure que les spectres ont envahi la ville..
A partir de témoignages locaux, le foyer est localisé dans une ancienne base militaire désaffectée.
Suspectant une expérience ayant mal tourné plutôt qu‘une force surnaturelle, Clyde construit des fusils à impulsions capable d’abattre les condensats.
Orland lance ensuite la grande offensive sur la base en utilisant les derniers hélicoptères à sa disposition.
Le face à face avec les condensats est spectaculaires, les créatures mourant sous les rafales mais tuant aussi de nombreux soldats en esquivant et les submergeant.
Alors que la situation devient critique sur le plan militaire, Clyde et Fran pénètrent dans le cœur de la base et découvre que les Moldaves ont créé des condensats à partir d’hommes et femme disséqués placés en état de semi vie/mort.
La mort dans l’âme, ils finissent par les débrancher, mettant ainsi fin à leur calvaire et sauvant les derniers soldats US.
Sa mission accomplie, Clyde est alors exfiltré laissant l’US army et la CIA exploiter potentiellement l’incroyable machine crée par la science moldave.
En conclusion, on ne va pas se mentir, « Spectral » n’est pas un chef d’œuvre ou un film de référence/culte mais un honnête mélange de SF et d’action valant surtout le détour par ses scènes d’action très spectaculaires ou des soldats surarmés/surentrainés ont maille à partir avec des créatures en apparence surnaturelle.
Classique donc et sans grande surprise, mais plutôt efficace dans son exécution, « Spectral » se laisse regarder tranquillement pour se détendre après une rude journée de travail.

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