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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 20:34
Bébé, mode d'emploi (Greg Berlanti)

Changement radical de registre avec « Bébé, mode d’emploi » de Greg Berlanti.

Sorti en 2010, « Bébé, mode d’emploi » est pratiquement un copié/collé de « En cloque, mode d’emploi » sorti trois années auparavant.

Dans cette comédie américaine légère, deux trentenaires célibataires que tout oppose ou presque notamment un premier rendez vous arrangé catastrophique, se retrouvent tuteurs d’un bébé Sophie après la mort accidentelle de ses parents, Peter et Alison Novack (Hayes Mc Arthur et Christina Hendricks).

Holly Berenson (Katherine Heigl) est propriétaire d’une boulangerie et courtise un sémillant client docteur Sam (Josh Lucas) tandis que Eric Messer (Josh Duhamel) est un play boy travaillant dans le milieu du basket ball, jouant de son physique avantageux pour multiplier les aventures.

Faisant fi de leur animosité réciproque, les deux célibataires vont emménager dans la maison des Novack et tenter d’élever au mieux Sophie.

L’apprentissage du rôle de parents va être dur et les doutes nombreux pour ce couple mal assorti et mal préparé avec la pression des voisins s’exerçant : un couple homo George (Andy Buckley) et Gary (Bill Brochtrup) , Josh (Will Sasso) un ancien athlète bedonnant et sa femme blonde entre deux âges et enfin une grosse femme Dee Dee (Melissa Mc Carthy) menant la vie dure à Scott (Andrew Dally) un petit homme sans personnalité relégué à changer les gosses.

Contre toute attente, Eric et Holly vont se piquer au jeu et finir par devenir amants sur fond d’excès alcoolisés et drogués.

Malheureusement, Eric va accepter une promotion à Phoenix et laisser Holly seule qui a renoncé à un projet d’agrandissement professionnel pour se consacrer à Sophie.

Lorsque Eric revient pour Thanksgiving, il trouve Sam installé, la luxueuse maison en vente et fait une scène de ménage à Holly qui regrette amèrement son départ.

Poussée par un étrange revirement de l’assistance sociale Sarah Burns (Janine Groff), Holly court après Eric qui s’apprête à prendre un avion de retour pour Phoenix et le manque, pour finalement le retrouver dans la maison.

L’évidence s’impose donc et un véritable couple se forme donc avec un bébé à la clé.

En conclusion, « Bébé, mode d’emploi » marche sur les traces de « En cloque mode d’emploi » et perd donc en effet de surprise ou en saveur, car l’homme est ici doté d’un physique de mannequin tandis que dans le précédent opus on avait affaire à un geek attachant mais plutôt repoussant physiquement.

Les bonnes vieilles recettes sont donc de mise pour ce divertissement léger et bien interprété, avec cependant parfois l’agaçante sensation de politiquement correct qui ressurgit, Berlanti n’étant pas Appatow.

A réserver donc pour un public relativement peu exigeant.

Bébé, mode d'emploi (Greg Berlanti)

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Published by Seth - dans Humour
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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 10:53
Oblivion (Joseph Kosinski)

Toujours à la pointe, « Oblivion » est un film de science fiction ambitieux de Jospeh Kosinski.

Sorti en 2013, il s’inscrit dans la veine des histoires post apocalypse au cours desquelles en 2077 la race humaine a été détruite après une guerre nucléaire face à des envahisseurs extra terrestres appelés les Chacals qui détruisirent la Lune.

L’humanité triompha mais la planète fut irradiée et rendue inhabitable.

Les survivants s’établirent sur une station orbitale appelé le Tet en raison de sa forme tétraédrique dans le but de coordonner les opérations des derniers terriens avant la grande migration sur Titan.

Jack Harper (Tom Cruise) est l’un des derniers habitants et un technicien chargé de la maintenance des drones sphériques qui surveillent les plateformes de forage maritime chargée de drainer assez d’énergie pour le grand voyage.

Il fait équipe avec Vika (Andrea Riseborough) officier de liaison avec Sally (Melissa Leo) qui supervise leurs actions depuis le Tet.

Jack sillonne le globe terrestre sur un petit appareil hybride entre avion et hélicoptère et peut au gré des interventions descendre à terre pour se déplacer à l’aide d’une moto high tech.

Appelé pour la perte de deux drones, Jack descend dans un ancien bâtiment désaffecté et se trouve agressé par certains Chacals survivants.

Mal embarqué dans un lieu reculé, obscur et humide, il est sauvé par la réactivation d’un drone qui décime ses adversaire à l’aide de canons laser.

De retour au poste de surveillance confortable et épuré, Jack prend un repos bien mérité avec Vika dans leur piscine tandis que le drone récupéré doit être réparé.

Un différent oppose pourtant le couple, Vika désirant partir le plus tôt possible sur Titan tandis que Jack, nostalgique reste très attaché à la planète Terre ou il a tous ses souvenirs.

Au cours d’une autre patrouille, le technicien coupe volontairement le contact avec Vika et se rend dans un lieu secret ou il a aménagé une cabane près d’un lac.

Dans l’isolement de ce lieux montagneux idyllique, il revit sa vie passée en récoltant les objets d’avant la guerre nucléaire comme des vieux disques.

La chute d’une capsule venue du ciel vient bouleverser la quiétude de sa vie et Jack bravant toutes les consignes de sécurité du Tet, se rend sur la zone du crash, découvrant plusieurs survivants dans des capsules.

Jack s’interpose face aux drones qui éliminent les rescapés, sauvant in extremis une jeune femme Julia (Olga Kurylenko).
Persévérant, il fait fi des remontrances de Vika et ramène Julia à la plateforme.

Bien que choquée, la jeune femme se remet et oblige Jack à remettre en cause tout ce qu’il pensait savoir sur l’histoire de la Terre.

La coupure avec Vika semble inéluctable, et le couple Jack-Julia est ensuite capturé par les mystérieux Chacals, en réalité des humains dirigés par Malcom Beech (Morgan Freeman) qui utilisent des armures et des brouilleurs pour échapper aux drones et mener leurs actions terroristes.

Un dialogue tendu s’installe avec Malcom qui informe Jack de sa volonté d’utiliser ses capacités d’interface avec un drone capturé pour lui dérober une pile à hydrogène et la faire exploser à l’intérieur du Tet.

Le technicien refuse malgré la pression de Sykes (Nikolaj Coster Waldau) le lieutenant de Malcom puis se laisse troubler par les révélations de Julia qui lui annonce être sa femme avant qu’on efface sa mémoire.

De retour sur la plateforme, Jack tente de convaincre Vika qui refuse catégoriquement de l’entendre, préférant le dénoncer à Sally qui envoie des drones pour les détruire.

Vika est tuée et Jack/Julia s’enfuient dans leur appareil poursuivis pars trois drones.

Seule l’habileté et l’incroyable manœuvrabilité de l’appareil de Jack leur permet de détruire leur poursuivants, mais leur fuite les fait entrer dans la zone radioactive qui met hors service leur appareil.

Une fois à terre, Jack trouve son double et l’affronte sous les yeux ébahis de Julia.

Il triomphe après un corps à corps musclé et fonce avec l’appareil de son double tandis que Julia blessée agonise.

Par une curieuse coïncidence, l’appareil retrouve une autre plateforme dans laquelle une autre Vika bel et bien vivante finit par lui donner un moyen de sauver Julia.

Le couple rejoint donc les Chacals dans le but de détruire le Tet, mais leur base sous terraine est découverte et prise d’assaut par des drones qui déciment les combattants.

Rompu au combat des drones, Jack est d’un précieux secours tout comme Sykes qui connait le point faible de leur blindage.

Après avoir écarté la menace, Jack fait mine de livrer Julia à Sally, qui accepte de l’accueillir sur le Tet.

Au cours du voyage spatial, Jack écoute la boite noire récupérée dans la capsule de Julia et comprend qu’avant l’holocauste, il formait avec Vika une équipe de spationautes cherchant à mettre hors de danger leurs proches, avant que leur navette ne soit détournée par le Tet.

Dans un ultime réflexe de survie, Jack a libéré la capsule enfermant Julia afin de lui sauver la vie, tandis qu’il a été capturé comme Vika puis utilisé sous forme de clones par les extra terrestres une fois les défenses terrestres éradiquées.

Jack passe les contrôles du Tet en mentant avec habileté puis face à l’intelligence artificielle fait sortir Malcom du caisson pour activer la bombe à hydrogène après avoir cité l’exemple du sacrifice du guerrier Horace dans la Rome antique.

Le Tet est détruit et on retrouve quelques années après Julia élevant seule la fille du couple dans la cabane de Jack dans une Terre reprenant peu à peu vie.

La surprise est donc de taille quand Julia découvre un autre Jack revenu pour la voir.

En conclusion, « Oblivion » est un grand film de science fiction mêlant tout ce qu’on aime dans le genre : scénario ambitieux, complexe, paranoïaque, effets spéciaux impressionnants et esthétisme superbe.

Rien n’est vraiment original ici donc mais toutes les influences habilement réutilisées : extra terrestres, guerre nucléaire, manipulations mentales, clonage et robots.

Le fan du genre en aura donc pour son argent et pourra laisser son imagination explorer à l’infini les superbes variations proposées.

Oblivion (Joseph Kosinski)

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 09:36
Alamo (John Wayne)

En grand amoureux du western, j’ai revisionné avec un immense plaisir « Alamo » de John Wayne.

Sorti en 1960, « Alamo » prend place sur un fait historique, la résistance en 1836 d’une poignée de soldats américains pour défendre un fort face à l’imposante armée mexicaine du général Santa Anna (Ruben Padilla).

En question bien évidemment la guerre d’indépendance du Texas, immense région d’Amérique du Nord possédé par le Mexique mais fortement peuplée par les Etats-Unis

Rapidement le général Sam Houston (Richard Boone) charge le colonel Travis (Laurence Harvey) de retenir les 7000 hommes de Santa Anna en tenant coute que coute un fort isolé près du Rio grande.

Le but est de lui donner du temps de constituer sa propre armée mais lorsque Travis comprend qu’il n’aura qu’une centaine d’hommes à sa disposition, il comprend que le général lui confie une mission suicide.

L’homme très rigide et martial, accepte pourtant sa mission secondé en cela par le capitaine Dickinson (Ken Curtis).

Il prend place dans le fort en ruine pour constituer des défenses et motiver ses troupes en leur cachant une large part de la situation désespérée.

Travis se heurte rapidement à la personnalité du colonel Jim Bowie (Richard Widmark), officier très compétent mais moins porté sur la discipline et grand buveur.

Entre les deux hommes, la situation est rapidement électrique.

Lors d’une virée dans une petite ville non loin du fort, Curtis fait la connaissance du colonel Davy Crockett (John Wayne) et ses hommes, une cinquantaine de combattants potentiels aguerris par des combats contres les Indiens et les Anglais.

Il tente de convaincre Crockett, lui aussi buveur et bagarreur de bar de le rejoindre mais l’homme hésite à engager la vie de ses hommes, préférant courtiser une belle veuve mexicaine Flaca (Linda Cristal) aux prises avec son brutal amant Thimblerig (Denver Pyle) qui souhaite la contraindre à rester sur place malgré l’invasion imminente.

Le ton monte vit entre les deux hommes et Thimblerig surclassé par la valeur de combattant de Crockett a recours a des hommes de main pour le tabasser.

Le colonel se défend avec bravoure mais submergé par le nombre, reçoit l’aide de Bowery pour dérouiller les brutes.

La superbe Flaca se montre reconnaissante avec son héros et lui indique en retour une cache d’armes et de munitions que son amant comptait fournir à Santa Anna.

Séduit par le sympathique Bowie plus que par le rude Travis, Crockett accepte de convaincre ses hommes de participer à la défense du fort.

Le procédé employé est douteux, Crockett utilisant une lettre écrite en espagnol par Flaca en la faisant passer pour déclaration agressive de Santa Anna.

Tout en reconnaissant le mensonge, Crockett arrache l’adhésion des ses hommes, de fiers bagarreurs fermement décidés à rester sur cette splendide terre du Texas.

Mais la love story prend fin lorsque Crockett préfère mettre la jolie veuve à l’abri du combat imminent qui s’annonce.

C’est avec plusieurs fusils et munitions que Crockett apporte alors son aide aux défenseurs déjà soumis à un tir d’un canon à longue portée qui fait des ravages.

Une sortie non autorisée de Bowie et ses hommes permet de détruire le canon mais le raid tourne mal et seule l’intervention de Dickinson permet de sauver la peau de l’intrépide colonel.

A son retour, Travis outré insulte Bowie et menace de le mettre aux arrêts.

S’ensuit une proposition de duel au pistolet une fois le conflit terminé sous l’œil atterré de Crockett.

L’annonce de la mort de la femme de Bowie, emportée par la peste, attenue à peine l’animosité de Travis, tandis qu’elle anéantit le torturé colonel.

Crockett charge le jeune Smitty (Frankie Avalon) d’aller prévenir Houston pour chercher du renfort tandis que la troupe affamée tente une nouvelle audacieuse sortie pour dérober un troupeau de bétail aux soldats mexicains.

Un émissaire de Santa Anna demande que les femmes et enfants soient évacuées avant le conflit qui s’annonce, montrant en quelque sorte l’humanité du général ennemi.

Travis obéit mais Sue (Joan O’Brien) la femme de Dickinson, refuse de quitter son mari et reste avec sa fille à Alamo.

Autre réaction surprenante Nell (Veda Ann Borg) la femme aveugle de Robertson (John Dierkes) un vieux soldat qui aurait pu être libéré pour prendre soin d’elle, demande à ce que son mari reste pour faire son devoir aux cotés de ses compagnons.

Arrivé au camps de Houston, Smitty comprend que le général n’a aucune ressource à leur apporter et préfère revenir au fort plutôt que de sauver sa vie.

Emu, le général pousse en exemple le sacrifice des braves d’Alamo, qui à la veille du choc face aux 7000 hommes de Santa Anna, devisent sur le fait de mourir pour un idéal (la liberté), la vie après la mort, la spiritualité et la religion.

Tous malgré un logique premier mouvement de fuite, acceptent leur destin et font face aux Mexicains chargeant à cheval appuyés par une puissante canonnade.

La bataille est intense, acharnée et les défenseurs luttent jusqu’à la mort au corps à corps, chacun d’entre eux se faisant tuer, que ce soit Travis, Bowie blessé à une jambe et son domestique noir affranchi Jethro (Jester Hairston) ou Crockett qui blessé d’un coup de baïonnette fait exploser la réserve de munition du fort pour causer un maximum de dégâts dans le camps adverse.

Victorieux, Santa Anna laisse finalement partir les seuls survivants Sue et sa fille, en rendant ainsi hommage au courage des défenseurs d’Alamo.

En conclusion, « Alamo » est un de mes films préférés, et peut être mon western préféré à l’exception de la trilogie léonienne.

Malgré un début peut être un peu lent, consistant à exposer les différents personnages et à peut être atténuer la violence des dernières scènes, « Alamo » passionne plus de 50 ans après sa sortie, par son exaltation de l’héroïsme, de la liberté et de la solidarité entre camarades d’infortune.

Porté par la réalisation époustouflante de Wayne, qui insuffle un souffle épique, « Alamo » traite de valeurs universelles, du sacrifice pour un idéal et émeut plusieurs fois aux larmes par ses scènes d’une incroyable humanité, rendant même hommage aux ennemis mexicains, obéissant eux aussi à un code de l’honneur.

Western hors classe, « Alamo » séduira autant par le fond, universel que par la forme avec des scènes spectaculaires et une galerie d’acteurs ultra charismatiques d’une grande beauté (hommes comme femmes).

Un chef d’œuvre doublé d’un régal ! Un de mes films cultes !

Alamo (John Wayne)

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 20:07
Astonishing X-men n°30, irréparable (Greg Pak, Tyler Kirkham, Frank Tieri, Jim Calafiore, Peter David, Pablo Raimondi, Tony Bédard, Paul Pelletier)

On poursuit dans le comic contemporain avec « Astonishing X-men n°30, irréparable » sorti en 2007.

Ici, l’univers des histoires parallèles foisonnent autour des légendaires X-men, ou sous l’impulsion de Greg Pak (scénario) et Tyler Kirkham (dessins), trois sœurs télépathes nommées Mindee, Céleste et Phoebe découvre dans un laboratoire top secret de l’organisation Arme Plus qu’elles ont été clonées par un savant fous nommé le Dr Sublime pour créer une race de super soldats tueurs de mutants.

Les X-men (Cyclope, Colossus, Shadowcat et la Reine blanche) prennent d’assaut le complexe gardé par des robots défensifs qui bien entendu ne pèsent pas lourd face à des mutants aussi puissants.

La Reine blanche semble guidée par les pensées des jeunes filles parfois défigurées et conservées dans d’énormes tubes en verre et découvre avec horreur qu’elles ont toute étés crées en prélevant une partie de son patrimoine génétique.

Elle parvient jusqu’à Céleste déjà prise en charge par un Jake Oh un agent du S.H.I.E.L.D infiltré et libère par télépathie ses pouvoirs latents du Phénix contenus en elle.

Le résultat est une quasi explosion du complexe.

Restés en altitude sur le Blackbird, Wolverine et le Fauve sont attaqués par des clones zombifiés et sont contraints eux aussi d’entrer dans le combat et tentent sans succès d’arrêter Céleste dont les pouvoirs de Phénix sont incontrôlable.

On comprend alors qu’un duel de télépathe entre Céleste et la Reine blanche est inévitable.

De manière beaucoup plus passionnante, la seconde aventure scénarisée par Frank Tieri et dessinée par Jim Calafiore, traite du Fléau, enrôlé dans le camps des super héros avec Excalibur.

En plein questionnement intérieur, l’invincible colosse se rend dans un lieu reculé et dialogue avec le dieu Cyttorak, qui lui rappelle qu’il l’avait choisi en Asie pour son caractère colérique et destructeur, mais que sa récente évolution plus pacifique avec Excalibur l’oblige à le tuer pour lui trouver un remplaçant.

Alors que dans le monde réel Excalibur (Captain britain, Chevalier noir, Dazzler, Sage, Wisdom) affronte des agents ninja gardiens du temple de Cyttorak, Cain Marko affronte donc un prétendant en armure chargé de lui prendre son titre de Fléau et le tue après un combat d’une grande violence.

Bien que victorieux et détenteur à nouveau de son pouvoir, le Fléau est victime de Cyttorak qui expose son passé à Excalibur en expliquant qu’il n’a pas hésité à massacrer un village d’innocents, chose que son prédécesseur un certain Taiko refusait de faire.

Rongé par la culpabilité, le Fléau s’attend à se faire virer du groupe mais est finalement soutenu par le Chevalier noir, qui en revanche quitte lui le groupe pour régler lui aussi des problèmes personnels.

On bascule ensuite avec Peter David (scénario) et Pablo Raimondi (dessins) dans un épisode particulier de Facteur-X, dans lequel l’homme multiple James Madrox enlevé par Locke un scientifique de l’organisation criminelle Hydra afin de le conditionner mentalement pour en faire une arme anti S.H.I.E.L.D.

Mais tandis qu’à Paris, la scultpturale M et la Cyrène fille du Hurleur tentent d’éviter le lynchage d’un mutant, l’expérience tourne mal, Madrox multipliant ses doubles pour tuer les hommes de l’Hydra.

Dans la dernière aventure, Tony Bédard (scénario) et Paul Pelletier (dessins) réactivent le légendaire Proteus, mutant surpuissant capable de prendre possession du corps de n’importe qui pour faire face dans la Terre 616, un monde alternatif aux Exilés (Mimic, Dents de sabre, Bec, Morph, Blink)

Ayant investi le corps d’Angel, une mutante noir américaine, Proteus, s’en prend à sa mère Moira Mc Taggert.

Les héros sont aidés à distance par Heather Hudson qui tente depuis un base high tech de leur donner le clé pour vaincre cet adversaire redoutable mais Proteus intercepte les communication et force Hudson a tout fermer pour ne pas se trouver elle aussi détruite.

Proteus exhume les pires angoisse de chacun de ses adversaires et les torture cruellement, avant que Mimic n’utilise la seule faiblesse de Proteus au métal en se transformant en hybride de Colossus et Wolverine pour le combattre.

La charge ébranle Proteus, blessé par balle par Moira, mais le mutant se reconfigure en abandonnant le corps blessé d’Angel pour prendre celui de Mimic.

Les Exilés affrontent donc un adversaire transformiste capable de bouger aussi vite que Véga, d’être aussi féroce que Wolverine ou de tirer des rafales optiques comme Cyclope.

Proteus domine encore outrageusement ses adversaires puis abandonne le combat et disparait, préférant explorer l’immensité des mondes alternatifs qu’il a pu entrevoir.

Hudson téléporte ses amis dans sa base mais laisse Bec et Angel mourante sur la Terre 616 alors en pleine mutation.

En conclusion, toutes les aventures sont d’un intérêt plus que variable dans ce « Astonishing X-men n°30, irréparable ».

Servi par le graphisme lourd et figé de Kirkham, Pak fait plutôt un flop avec son histoire de base secrète de clones du Phénix usés jusqu’à la corde et malgré le style plus adulte et réaliste de Raimondi, David peine à passionner avec un personnage de sous rang comme Madrox.

Reste bien entendu le morceau de choix, le Fléau dont l’évolution au sein des britanniques d’Excalibur permet une passionnante exploration de son passé et des liens qui l’unissent avec son dieu, le ténébreux Cyttorak.

Cette aventure magistralement dessinée par Calafiore, met parfaitement en lumière un personnage sortant de son rôle de brute épaisse pour présenter un visage plus complexe et torturé.

Enfin, on goutera avec un certain plaisir le retour du maléfique Proteus, super criminel crée par Chris Claremont et de John Byrne, même si les artistes prenant la relève en 2007 sont loin d’atteindre le génie de leurs prédécesseurs.

Ultime constatation donc, les anciens personnages charismatiques (Fléau, Proteus) sont les seuls capables de maintenir à flot cet énième spin-off des X-men !

Astonishing X-men n°30, irréparable (Greg Pak, Tyler Kirkham, Frank Tieri, Jim Calafiore, Peter David, Pablo Raimondi, Tony Bédard, Paul Pelletier)

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 13:00
Le dernier trappeur (Nicolas Vanier)

Hiver oblige et profondes envies de ski/neige à la clé, j’ai visionné « Le dernier trappeur » du réalisateur aventurier Nicolas Vanier.

Sorti en 2004, « Le dernier trappeur » est un documentaire sur Norman Winther qui vit dans les Montagnes rocheuses canadiennes comme le vivait les trappeurs du XIX ième siècle.

Dans un cadre majestueux et splendide, l’homme se déplace en canoë sur les rivières et à cheval ou en traineau tiré par ses chiens, de vigoureux et fascinants huskies.

Il pêche et chasse pour sa substance, s’alimentant en nourriture mais également en peaux qui va périodiquement vendre dans la ville les villes les plus proche à Dawson ou Whitehorse.

Mais difficile de faire sans la civilisation au XXI ième siècle et la poussée des compagnies forestières chassant les animaux ne tarde pas à le pousser à déménager avec sa compagne indienne Nebraska.

Une fois trouvé un nouvel emplacement favorable, le couple bâtit de ses propres mains sa maison à base d’immenses arbres ponctionné dans les immenses forets voisines.

Le travail de charpentier/menuisier parait éreintant mais ne semble pas rebuter les deux courageux (ou inconscients) qui finissent par arriver à leurs fins.

Avant de partir à la ville faire des achats, Norman laisse les chiens à sa femme qui tire également profit d’une énorme carcasse d’élan placée en hauteur pour assurer leur substance ainsi qu’aux chiens.

En réalité, Norman se pose des questions existentielles car son mode de vie à la rude est menacé par le manque de rentabilité de son activité.

En ville pendant qu’il traite de ses affaires, un de ses chiens est tué par une voiture et remplacé par une jeune chienne, rapide mais qu’il juge pas assez robuste pour tirer un traineau.

Après être rentré chez lui en hydravion, Norman découvre que Nebraska souhaite entrainer la chienne pour la rendre apte au service.

L’hiver est arrivé et la neige épaisse qui recouvre la terre rend les déplacements en traineau indispensables.

Devant se rendre chez son ami Alex (Alex Van Bibber), Norman tombe dans l’eau glacée après que la glace trop fragile ne cède sous le poids de son traineau.

Mal embarqué, il ne doit la vie sauve qu’à la jeune chienne qui fait revenir le traineau sur ses pas pour qu’il le saisisse et sorte de ce piège mortel.


Reconnaissant, Norman change d’opinion sur la chienne et après avoir longuement discuté avec Alex, revient finalement en passant par des chemins enneigés particulièrement dangereux sur lesquels son traineau verse plusieurs fois.

Après une dernière virée à Dawson pour vendre ses peaux, se détendre dans un bar ou il boit et chante avec d’autres rudes canadiens, Norman, rejoint Nebraska dans leur maison en bois.

En conclusion, « Le dernier trappeur » est un documentaire fascinant sur le mode de vie aujourd’hui oublié des trappeurs à l’ancienne, qui vivaient en autarcie et n’allaient en ville qu’une ou deux fois par an.

La splendeur des montagnes canadiennes ne peut que charmer avec ses colossaux grizzli tenus en respect par la meute de chiens, ses lynx mystérieux, ses élans haut sur pattes, et ses loups à l’aspect inquiétant qu’on croise au détour d’une foret enneigée.

Peu importe si le scénario soit inexistant, seule ici compte la puissance visuelle des images et le choc qu’elle provoque sur le téléspectateur littéralement transporté dans un autre monde, celui des trappeurs du Yukon tel que l’a décrit Jack London, dans ses livres qui je l’avoue m’ont toujours fasciné depuis mon enfance.

Le dernier trappeur (Nicolas Vanier)

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 22:41
Faites sauter la banque ! (Marc Fiorentino)

Sorti en 2014, « Faites sauter la banque ! » est un livre de l’ex banquier d’affaires Marc Fiorentino qui fit l’année dernière grand bruit.

Ce court ouvrage de vulgarisation se propose dans un style percutant de décrypter les mécanismes mis en place par les banques pour faire de l’argent sans justification sur le dos de leurs clients, jugés dans l’ensemble trop passifs pour réagir.

Dans la première partie, Fiorentino rappelle les définitions et les grands principes sensés définir les activités des banques de détail par opposition à celles des banques d’affaires : collecter les dépôts, gérer les moyens de paiement et accorder des prêts.

Il tente donc de battre en brèche les idées préconçues des Français qui légitimement apeurés par la complexité du fonctionnement des banques et par la toute puissance supposée du banquier, craignent plus que tout de changer et restent par habitude au sein du même établissement sans se rendre compte qu’ils y perdent financièrement.

Le style musclé, incisif tente de bousculer le lecteur pour désacraliser la banque et la considérer tel un commerce comme les autres.

Un petit historique rappelle que les banques notamment par les investissements irresponsables des subprimes en 2008 puis par la crise grecque en 2012, ont bénéficié d’interventions massives des Etats pour les soutenir en vertu des principes du « les pertes sont nationalisées, mais les bénéfices sont privatisés » ou du « trop gros pour tomber »

Les liens incestueux entre politiciens et banques rappellent également que les banques profitant d’un système mondial ultra libéral, retombent à chaque fois sur leurs pieds.

Cependant, la crise des subprimes ayant restreint leurs activités spéculatrices, les banques se recentrent sur leurs clients pour compenser leur baisse relative de bénéfices et inventer sans cesse des frais imaginaires comme les obscurs « frais de tenue de compte ».

Mais dans ce domaine, les banques traditionnelles se heurtent à des rivaux de taille : les nouvelles technologies qui permettent via la dématérialisation et le jeu de la concurrence de contourner les stratagèmes mis en place et de faire ainsi des économies substantielles c’est-à-dire jusqu’à 2000 euros d’économie par an.

L’arme absolue dans ce domaine semble être Internet qui via son offre de sites de comparaison de banques entre elles, permet d’orienter le client vers un établissement plus avantageux en fonction de ses habitudes.

Cette démarche amène à se poser la question de la rationalisation de besoins et dans cet exercice il s’avère que posséder un compte en banque et une carte de crédit s’avère nécessaire, mais encore faut il choisir une carte avantageuse économiquement, sachant que sur les banques en ligne ces cartes sont gratuites.

Assez inévitables les couts des virements et prélèvements peuvent également être réduits voir offerts par les banques en ligne.
Des techniques sont présentées pour éviter le découvert, véritable gouffre financier, qu’il soit par négligence, ponctuel ou structurel.

La troisième partie du livre se consacre aux placements, passant en revue toutes les possibilités les plus simples (Livret A, Livrets Développement Durable), aux plus complexes (Comptes à termes, Plan Epargne Actions, Fonds de Placement) en passant par les traditionnels Plan d’Epargne Logement, Compte Epargne Logement et Contrat d’Assurance Vie.

Une fois encore le recours à Internet est requis pour les Livrets non réglementés aux taux nettement plus rémunérateurs et les Contrats d’Assurance Vie pour éliminer les frais de versements, de retraits ou de gestion pouvant monter jusqu’à 3%.

La conclusion est la même pour les PEA et les Fonds de Placement pour lesquels les offres en ligne sont plus avantageuses question rendement et des outils comme le calculateur de l’Autorité des Marchés Financiers permettent de comparer les frais des différents opérateurs.

Pour les livrets réglementés par l’Etat ou les Comptes à terme le choix d’une banque classique apparait en revanche toujours pertinent.

Avec la quatrième partie, vient la délicate question des crédits de plus en plus difficiles à obtenir pour de simples particuliers non fonctionnaires, sans apport personnel et même souvent sans CDI.

Là encore, Fiorentino préconise de passer par un courtier qu’il soit online ou offline pour comparer les offres des banques et obtenir les meilleurs taux.

On peut même pousser la négociation jusqu’à contracter sur une durée d’un an, une assurance indépendante de l’organisme de crédit, afin bénéficier de la loi Hamon de 2014 et ainsi faire de nouveau jouer la concurrence pour faire baisser le cout important de l’assurance emprunteur.

L’exercice de mise en concurrence s’applique également pour les crédits à la consommation avec l’appel à des organismes spécialisés hors périmètre bancaire.

Après avoir exploré les services bancaires alternatifs comme ceux proposés par les bureaux de poste, la grande distribution ou l’automobile intéressants pour les clients fidèles et faire un curieux distinguo pour la Banque Postale, plus soucieuse selon lui de ses clients fragiles en raison des ses vestiges de service public, Fiorentino place enfin son attaque en publiant un classement des banques les plus et moins chères suivant les profils clients : cadre, cadre supérieur, employé, retraité, étudiant, commerçant ou chef d’entreprise.

Sans surprise les banques en ligne caracolent dans le peloton de tête et que ce soit sur ING direct, Fortuneo, Boursorama, Monabanq voir Hellobank, Fiorentino donne son assentiment pour oser le changement de manière préférentiellement progressive puis pousse encore plus loin ses raisonnements en se projetant dans un futur dominé par la technologie ou tout serait centralisé sur un téléphone portable avec la domination des géants américains comme Google, Amazon, Apple voir Facebook.

Fiorentino y voit donc à terme la disparition des banques traditionnelles, trahies par l’inutilité de leurs conseillers bancaires, le peu d’attractivité de leurs services et leurs couts de gestion élevés.

La huitième et dernière partie du livre propose un plan d’action étape par étape pour changer de banque en prenant le lecteur par la main au point de lui pré-rédiger sa lettre de résiliation.

En conclusion, « Faites sauter la banque ! » est un petit livre audacieux faisant office de véritable bâton de dynamite dans le monde feutré des banquiers.

Dans un style clair, direct et très voir trop pédagogique, Fiorentino se pose en véritable conseiller indépendant soucieux d’obtenir les meilleurs avantages pour ses lecteurs/clients.

L’analyse est pertinente, percutante et met en évidence l’intérêt de rationaliser ses besoins propres et de faire jouer la concurrence en misant sur les nouveaux services offerts par les banques en ligne.

Ce constat trouve un véritable écho lorsqu’on le met en miroir avec la réalité des services bancaires traditionnels : agences quasiment inutiles, conseillers fantômes sans cesse renouvelés plus commerciaux que conseillers, faible attractivité des offres et contrats incompréhensibles visant à placer des facturations pour services imaginaires.

Bien que goutant assez peu le monde de la finance, je n’ai pu qu’être réceptif à ces conseils d’utilité publique.

Reste ensuite le courage de les appliquer et d’oser finalement considérer « Mr le Banquier » comme un commerçant comme les autres et à aller voir ailleurs si insatisfait.

Dans ce domaine, il apparait que la fortune sourit aux audacieux …

Faites sauter la banque ! (Marc Fiorentino)

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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 12:14
Jarhead (Sam Mendes)

Nous changeons à présent d’univers avec « Jarehead » film américain de Sam Mendes.

Sorti en 2005, « Jarhead » est une adaptation des mémoires de l’ancien Marine Anthony Swofford incarné ici par Jack Gyllenhaal, qui a participé à la première Guerre du Golfe, durant l’année 1990-1991.

Après avoir renoncé à aller à l’Université pour suivre des études supérieures, Swofford suit par tradition familiale le difficile apprentissage de la vie de Marines, avec un processus de conditionnement physique et mental particulièrement éprouvant.

Pris en main par le Sergent Siek (Jamie Foxx), il apprend à surmonter sa peur, ramper et tirer au fusil d’assaut.

Lorsque Saddam Hussein envahit le Koweït en 1990, les Etats-Unis réagissent et déclarent la guerre à l’Irak.

L’opération « Tempête du désert » est alors déclenchée avec l’envoi de troupes au sol, notamment les fameux Marines de Swofford, qui comprennent qu’ils vont réellement devoir faire la Guerre.

Dans une ambiance virile et brutale, Swofford et ses camarades se rendent sur place pour s’acclimater au désert Saoudien en vue de leur intervention en Irak.

Rapidement chauffés à blanc par la fournaise, le stress,l’inactivité et de curieux médicaments expérimentaux qu‘ils ingèrent pour se protéger des armes chimiques, les Marines qui ne rencontrent que des bédouins, perdent peu à peu les pédales à l’instar de Fowler (Evan Jones) agressif et stupide ou le fragile Fergus (Brian Geraghty) qui met le feu par inadvertance au campement pendant une fête de mauvais gout ou les hommes boivent, dansent et se déguisent.

Chargé de monter la garde, Swofford écope de punitions humiliantes comme nettoyer les latrines ou purger son alcool en plein soleil sous les yeux consternés de la troupe.

Le manque de femmes pousse également les Marines a fantasmer sur les photos de leurs petites amies respectives aussi lorsque Swofford apprend que la sienne, Kristina (Brianne Davis) le trompe, se montre t il très affecté.

Heureusement Siek veille à le soutenir et décide de mettre la troupe en marche après avoir subi un premier bombardement irakien.

En réalité, les Marines découvrent qu’ils n’ont qu’un rôle de figuration, car c’est l’aviation qui fait l’essentiel du travail avec quelques fois des ratés comme des bombardements erronés sur leurs propres troupes.

L’avancée dans le désert les fait découvrir le résultat des bombardements avec des corps calcinés engoncés dans des carcasses de bus ou de voitures.

Toujours sans avoir tiré le moindre coup de feu, les Marines reçoivent l’ordre de nettoyer les puits de pétroles mis en flammes par l’armée irakienne.

Swofford souffre dans cette atmosphère de pétrole saturant l’air et est révulsé par la vision de cadavres, au contraire de Fowler qui en éprouve un plaisir malsain.

Arrivés à proximité d’un poste de commandement irakien, les Marines reçoivent l’ordre par un colonel Kazinski (Chris Cooper) d’abattre un gradé du camp adverse.

Swofford,son ami Chris Kruger (Lucas Black) et Fowler prennent alors place comme tireurs d’élite pour abattre leur cible mais sont une nouvelle fois stoppés par un sous officier qui leur ordonne de ne pas tirer pour laisser l'aviation bombarder la zone.

Malgré leur frustration, les Marines obéissent et reviennent vers leur camp pour fêter la fin de la guerre, toujours sans avoir tiré un seul coup de fusil.

Le retour à la vie civile est dur pour les Marines, Swofford perdant sa petite amie et la plupart d’entre eux trouvant des boulots alimentaires.

Pourtant malgré le changement de contexte et le retour à une vie normale, Swofford reste hanté par son séjour en Irak ..

En conclusion, « Jarhead » est un film atypique, éprouvant, démythifiant le rôle des Marines employés durant la Guerre du golfe à des taches annexes tandis que les avions liquident l’armée de Saddam Hussein.

On y découvre des hommes sous pression qui sous des dehors de brutes viriles sont en réalité rongés par des sentiments de frustration et d’inutilité.

Volontairement rebutant sur la dureté de la vie militaire vue au travers d‘un homme trop fragile psychologiquement pour la supporter sans dommage, « Jarhead » reste une œuvre pénible et douloureuse à regarder, qui ne m’a guère enchanté !

Jarhead (Sam Mendes)

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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 10:15
X-men extra n°77, enfant de la terre (Duane Swierszynski, Mile Deodato, Christopher Yost, Koi Turnbul, Mike Benson, Roland Bochi, Macon Blair, Vasilis Lolos)

2009 à présent avec « X-men extra n°77, enfant de la terre » dans lequel officient Duane Swierczynski (scénario) et Mike Deodato (dessins).

Le duo d’artistes plonge ici Wolverine au fin fond d’une ville perdue du Nouveau Mexique à la recherche d’une monstrueuse créature à l’apparence d’un coyote géant.

Lorsque le plus bourru des X-men arrive sur place, il découvre que la population de la ville a été décimée car l’animal est capable de tuer en produisant un hurlement strident.

Surmontant l’intense douleur que lui inflige l’animal à chaque hurlement, Wolverine lutte du mieux qu’il peut et parvient à échapper de peu à une première attaque en le blessant superficiellement.

Errant dans la ville, Wolverine rencontre une vieille femme dont la surdité naturelle a mis à l’abri des effets du cri du Coyote et qui lui explique les origines de l’animal dans d’anciennes légendes visant à venger le martyr des indiens d’Amérique.

Mieux préparé, Wolverine revêt son costume d’X-man et affronte une seconde fois le Coyotte dans une ambiance de duel de western.

Le combat est à l’image des deux protagonistes, violent et bestial.

Bien que blessé, Wolverine prend finalement le dessus, ouvre le ventre de la bête et découvre un enfant indien dont le cri à bout portant est insupportable.

Ceci ne l’empêche pas de le tuer d’un coup de griffe non sans éprouver une certaine empathie pour le sort du malheureux.

L’aventure suivante réalisée par Koi Turnbull sur un scénario de Christopher Yost, montre Wolverine capturé après avoir voulu porter secours à Hope Abbott dite Trance, une jeune mutante kidnappée par un énorme robot de métal appelé Peter obéissant aux ordres d’un robot plus petit appelé Nanny.

Soumis à une énorme puissance de feu, Wolverine a finalement le dessous et se retrouve lui aussi détenu dans une capsule par Nanny qui désire le renvoyer à l’âge infantile.

Heureusement, Trance libère ses pouvoirs, ce qui permet à Wolverine de se libérer et d’avoir cette fois le dessus sur Peter, dont il découpe l’armure à coups de griffes.

Nanny s’enfuit avec son garde du corps blessé, laissant Wolverine et Tance atterrir en sécurité.

La suite dessinée par Roland Boschi sur un scénario de Mike Benson, montre un Wolverine séduit comme dans un film de James Bond par une superbe inconnue dans un luxueux bar de nuit New-yorkais avant de finir drogué et enlevé par des trafiquants d’organes qui jettent son corps dans un fleuve après l’avoir mutilé.

Le pouvoir auto guérisseur de Wolverine lui permet de se reconstituer dans la douleur et de revenir ivre de rage contre ses ravisseurs.

Le mutant tue, découpe les médecins véreux et hommes de main qui n’en croient pas leurs yeux face à cette improbable résurrection, puis retrouve finalement la séductrice qu’il contraint à emmener les organes de son patron dans un hôpital.

On termine par un curieux digestif concocté par Macon Blair (scénario) et Vasilis Lolos (dessins) dans lequel Wolverine cherche à retrouver le fils d’un capitaine de police enlevé et drogué à mort par un baron de la drogue, Silva.

Wolverine pénètre en force chez le trafiquants, éliminant les gardes et se heurtant à trois freaks de cirques, un homme à échasse lanceur de couteau, une cracheuse de feu et une brute épaisse.

Bien que dur, le combat se solde par la mort des trois freaks, d’un docteur ripou et Wolverine poursuit sa recherche sans pouvoir arrêter le processus conduisant à la mort de l’enfant, abrégée par un coup de griffe bien placé.

En conclusion, « X-men extra n°77, enfant de la terre » taille encore a part du lion à Wolverine, la méga star des X-men et plus généralement de Marvel.

L’aventure au Nouveau Mexique dans une ambiance de western horrifique est de loin au dessus du lot et la violence de celle du trafic d’organes aux Etats-Unis force également le respect par sa radicalité.

Les autres parties demeurent pour moi largement négligeables, avec le ridicule du petit robot infantile Nanny et les dessins d’une grande laideur de Lolos pour une aventure marquée également par sa violence extreme.

L’ensemble tient au final la route, malgré quelques facilités.

X-men extra n°77, enfant de la terre (Duane Swierszynski, Mile Deodato, Christopher Yost, Koi Turnbul, Mike Benson, Roland Bochi, Macon Blair, Vasilis Lolos)

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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 09:23
X-men extra n°71, surprise (Fred Van Lente, Andrea Di Vito)

Voici dans le même registre « X-men extra n°71, surprise » consacré cette fois, o suprême originalité majoritairement à Wolverine.

En 2008, Fred Van Lente (scénario) et Andrea di Vito (dessins) mettent en scène le mutant baroudeur griffu forcé par Charles Xavier de faire équipe avec la jeune Kitty Pride pour aller en Virginie sur la trace d’un mutant réputé surpuissant.

Tout en renâclant fortement pour faire équipe avec une adolescente inexpérimentée, Wolverine prend les commandes du Blackbird et se rend sur place pour découvrir une petite ville de montagne en apparence désertée.

Attaqués par une foule hostile aux mutants, Wolverine et Kitty se séparent et comprennent que la jeune mutante en question, nommée Michelle, à le pouvoir de manipuler les émotions, pouvoir qui semble s’exercer sur Wolverine, rendu enragé de colère au point de manquer de peu de lacérer sa coéquipière.

Retrouvée dans foret, la fugitive est prise en charge et ramenée à l’institut Xavier.

Par la suite, on retrouve encore Wolverine et Kitty au restaurant pour fêter son anniversaire en compagnie de Mariko venue spécialement du Japon pour l’occasion.

Bien entendu, le diner dans un restaurant japonais ne se passe pas comme prévu et le féroce Dents de sabre, irréductible ennemi de Wolverine l’attaque par surprise, neutralisant son odorat et prenant en otage Mariko.

Contre toute attente, Kitty sauve la mise au plus viril des X-men en faisant exploser le restaurant et en tirant profit de son pouvoir d’intangibilité pour s’en servir sans dommage.

Reconnaissant, Wolverine accepte de conduire l’adolescente avec ses amies à New-York pour assister à un concert de Dazzler.

La dernière partie de l’aventure montre encore Wolverine et Kitty en équipe sur les traces de Magnéto dans une zone montagneuse reculée appelée le Wundagore.

Le duo se trouve attaqué par les New men, mi humains mi animaux crée pas la technologie du Maitre de l’évolution, mais apeurés par d’étranges disparitions dont leur population est victime.

Reconnus comme deux envoyés d’une prophétie venant les secourir, Wolverine et Kitty sont forcés à aider les New men et découvrent que les disparus sont manipulés pour devenir agressifs.

Le duo se sépare, Wolverine étant adoubé par le Maitre de l’évolution en personne qui l‘améliore en le débarrassant de sa légendaire agressivité, tandis que Kitty guidé par Prosimia a moins de chance, tombe dans les griffes du suspect, l’Homme fauve qui la transforme en femme chat.

Ancienne création du maitre de l’évolution, l’Homme fauve est un renégat doté d’immenses pouvoirs qui désire tuer son maitre et prendre la tete de sa propre armée de New men.

Le face à face avec le Maitre de l’évolution tourne en défaveur de ce dernier, qui est tué et dont l’armure est récupéré par son ennemi.

Sans hésiter, Kitty endosse une armure de chevalier et prend la tête des New men pour se défendre face à leurs agresseurs tandis que Wolverine un moment perturbé par son manque d’agressivité réussit à retrouver sa rage incontrôlable pour défaire l’Homme fauve dont les pouvoirs psychiques semblent impuissants.

Le Maitre de l’évolution refait ensuite surface, récupérant son armure et avouant qu’il a simulé sa mort pour observer la prophétie annoncée par Prosimia se révéler.

Malheureusement, Prosimia meurt dans le combat et reçoit un enterrement avec les honneurs à Wundagore.

Wolverine et Kitty rendue à son humanité par le Maitre de l’évolution quittent Wundagore en accédant au statut de légende de cette terre mystérieuse.

En conclusion, « X-men extra n°71, surprise » propose au final un scénario assez plat et une association convenue entre un vieux macho bourru et jeune femme à l’enthousiasme rafraichissant.

Le graphisme lourd et figé de Di Vito n’arrange rien à l’affaire et on peine quelque peu à vibrer face à une mutante anonyme au pouvoir mainte fois présenté, à ce bon vieux Dents de sabre empêtré dans sa rage et à une histoire certes originale de légendes emplies de noblesse, mais manquant d’ampleur.

Tout juste moyen donc, comme la plupart de ces productions contemporaines se trouvant tout compte fait assez peu « extra » !

X-men extra n°71, surprise (Fred Van Lente, Andrea Di Vito)

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 09:30
X-men extra n°61, l'élue de la Panthère (Reginald Hudlin, Scott Eaton, Chris Claremont, Tony Bédard, Clayton Henry, John Byrne)

Saint Valentin oblige, voici « X-men extra n°61, l'élue de la Panthère » largement consacré au couple finalement très conventionnel composé de Tornade et de la Panthère noire.

Parue en 2006, la première aventure écrite par Reginald Hudlin et mise en formes par Scott Eaton raconte de manière détaillée le long processus qui conduisit à la demande en mariage de la Panthère, alias T’Challa, souverain d’un pays imaginaire appelé le Wakanda à l’une des plus sexy si ce n’est la plus sexy des X-men.

Le lecteur se plonge ainsi dans le passé ou Munroe un américain proche de Malcom X et du père de T’Challa, tomba en Afrique amoureux d’une princesse kenyane et donna naissance à Ororo, future Tornade.

Les deux super héros d’origine africaine étaient donc proches par leurs parents avant que le bombardement de l’hôtel ou se trouvaient les Munroe au Caire, ne vienne changer leur destinée et conduire la jeune Ororo jusque chez les X-men aux Etats-Unis.

Revenue en Afrique (Soudan), Tornade fait parler d’elle en démantelant un gang de trafiquants de femmes avec Wolverine, avant que celui comprennent qu’il ne lui faille pudiquement s’effacer devant les retrouvailles annoncées avec T’Challa.

Assez rapidement, le souverain fait sa demande en mariage, mais la belle fait mine d’hésiter.

Une attaque surprise du Chevalier arabe, recrée par un curieux erzatz de Saddam Hussein pour attaquer le Wakanda crée une distraction momentanée aussi après que le super criminel au cimeterre magique soit ridiculisé, Tornade finit par se ranger à l’évidence et accepte la demande en mariage dans une scène émouvante.

Fidèle à la tradition Marvel, après l’aventure principale viennent deux aventures secondaires, la première étant l’œuvre de Chris Claremont/Tony Bédard (scénario) sur des dessins de Clayton Henry.

Ici les X-men (Bishop, Rachel, Psylocke, Rocket, Diablo) dirigés par Tornade se trouvent pris en embuscade en Afrique dans un remake de « La chute du Faucon noir » de Ridley Scott.

Bloquée sous les décombres d’une maison après une explosion, Tornade revit son douloureux passé : la mort de ses parents et ses tendances claustrophobes.

Fort heureusement, les autres X-men réagissent et ripostent dans une situation difficile dans le soucis d’épargner les civils et face à des enfants soldats dotés d’armes sophistiquées comme des drones predator ou des hurleurs capables de bloquer les facultés télépathes de Psylocke et Rachel.

Tandis que les X-men luttent pour leur survie, Tornade inconsciente discute avec son premier amant Forge, sa meilleure amie Jean Grey, Kitty Pride, qui finissent par la convaincre qu’épouser T’Challa serait la meilleure des solutions pour elle.

Tornade finit par triompher symboliquement de ses démons intérieurs, puis se ressaisit pour mettre aisément en déroute les enfants soldats avant de rejoindre ses coéquipiers.

Rocket parvient à trouver le commanditaire de l’attaque, le colonel Shetani qui vit retranché dans une forteresse et tente d’opprimer des populations pauvres sur lesquelles il prélèvent des enfants pour en faire des tueurs sanguinaires.

Le colonel qui se dit oncle de Tornade, est finalement neutralisé (ou tué ?) dans sa base.

On termine par une excellente aventure vintage du duo Chris Claremont (scénario)/John Byrne (dessins) dans laquelle, Tornade secourt le jeune T’Challa sous le point d’être capturé par un dangereux afrikaner, De Ruyter pour piller les ressources du Wakanda.

Malgré sa force surhumaine, De Ruyter se montre incapable de vaincre deux super héros et dix années après, envoie un de ses hommes de main à New-York pour tenter de tuer Tornade.

Alertée, Tornade recontacte la Panthère noire à son ambassade américaine qui usant de ses capacités informatique localise une maison isolée dans laquelle pourrait se trouver le criminel sud africain.

Le duo se rend sur place et affronte un énorme robot piloté par la voix de De Ruyter.

Le combat est âpre face à cette machine de combat blindée, mais finalement Tornade parvient à immobiliser le robot, ce qui en retour tue sur le coup De Ruyter, miné physiquement et psychiquement par sa volonté de vengeance.

En conclusion,« X-men extra n°61, l'élue de la Panthère » est un numéro assez inégal centré sur l’officialisation d’une liaison politiquement correcte (entre noirs !) dont le manque d’audace peut en 2006 décevoir.

On suit donc malgré le style imposant de Eaton, sans grand enthousiasme le déroulement ultra prévisible de la love story ou une orpheline, ex voleuse du Caire épouse un roi africain.

Peu d’action donc, un Chevalier arabe ridiculisé de manière choquante …

Plus intéressantes bien entendu sont les aventures scénarisés par le génie Claremont, que ce soit le lutte acharnée d’une poignée d’X-men pris au piège par des enfants soldats surarmés dans un erzatz de Somalie tandis que Tornade vit une profonde introspection, ou le délicieux petit digestif final concocté par la plume magique de Byrne, avec une histoire simple mais redoutablement efficace sur fond d’apartheid.

Un X-tra assez bancal donc, sauvé surtout pour moi par ses aventures dites « secondaires » sur lesquelles Chris Claremont fait la différence !

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