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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 19:24
Démineurs (Kathryn Bigelow)

Film choc multi récompensés, « Démineurs » de Kathryn Bigelow sort en 2009.

Nous sommes ici en plein milieu de la seconde guerre d’Irak en 2004 ou on suit une équipe de démineurs ouvrant la route pour l’US army afin de la débarrasser des multiples Engins Explosifs Improvisés qui jonchent les rues de Baghdad, prenant pour cible les soldats mais également les populations civiles.

Après la mort du sergent Thomson (Guy Pierce) tué lors d’une opération de déminage à hauts risques effectuée lui-même pour pallier à la défaillance d‘un robot, le sergent William James (Jeremy Renner) prend le relais et démontre une incroyable dextérité couplée à une bravoure confinant à l’inconscience.

Personnage fantasque et fort en gueule, James sympathise avec le sergent Sanborn (Anthony Mackie), Owen Eldrige (Brian Geraghty) complétant l’équipe.

Ensemble, le trois hommes se tirent de situations ultra délicates, comme lorsque James désamorce un EEI relié à des multiples charges enterrées ou un autre relié au système électrique d’une voiture.

Ils sortent également victorieux d’un angoissant face à face dans le désert avec des insurgés qui les ont pris en embuscades et réussi à éliminer des chasseurs de primes en free lance.

A cette occasion, Sandborn se révèle un excellent tireur d’élite capable d’abattre un redoutable sniper adverse embusqué à 800 mètres.

Les épreuves soudent les hommes qui se défoulent en buvant et se battant entre eux le soir.

Mais la mort d’un adolescent irakien nommé Beckham (Christopher Sayegh) que James avait pris en affection va altérer son humeur surtout lorsqu’il doit déminer lui-même le cadavre piégé.

Mu par un désir de vengeance, James ne va pas hésiter à se ruer seul dans les ruelles de Baghdad pour tenter de se faire justice et son opération périlleuse va causer une grave blessure à Eldrige, qui doit se faire évacuer.

Sans avoir le temps de souffler, James qui réalise que Beckham est encore en vie, est appelé pour mission encore plus risquée consistant à sauver la vie d’un père de famille irakien transformé de force en bombe ambulante par les insurgés.

Dans une scène ultra intense, James comprend qu’il ne peut pas sauver l’homme trop fortement harnaché et parvient à sauver sa vie in extremis, protégé par son gros scaphandre.

Très affecté, Sandborn pense à raccrocher et à fonder une famille.

James rentre finalement aux Etats-Unis et lui aussi père de famille, finit par confier à sa femme Connie (Evangeline Lilly) son désir de repartir, finalement exaucé.

En conclusion, si « Démineurs » est un bon film, ses six oscars ont de quoi laisser perplexe.

Le scénario est extrêmement simple et tout repose sur l’intensité des scènes d’action, avec des séquences extrêmement forte de déminage ou guérillas contre des insurgés/terroristes irakiens infiltrés dans les ruelles.

L’accoutumance à l’adrénaline et au danger est certes habilement évoquée mais sans dénoter d’un traitement particulièrement original.

Je lui préfère pour ma part « Zero dark thirty » de la même réalisatrice, nettement plus complexe et encore plus haletant !

Démineurs (Kathryn Bigelow)
Published by Seth - dans Guerre
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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 08:19
Sons of anarchy, saison 6, épisode 8 (Kurt Sutter)

Dans « Sons of anarchy, saison 6, épisode 8 », le procureur Pounder (Tyne Patterson) manipule la presse californienne pour établir un lien entre la tuerie de Jennings (Tate Berney) et les gangs trafiquants d’armes comme Sons of anarchy et Byz lat.

Sous pression, Jax (Charlie Hunnam) décide d’aller rencontrer Fiasco (Rey Gallegos) afin de serrer les rangs pour ne rien divulguer.

Au cours de leur entretien, un homme fonce avec sa voiture sur eux et tue un des Byz lat.

Pounder saisit ce nouvel incident pour demander à Baroski (Peter Weller) de lui livrer le tueur sous peine de mettre fin à ses activités illégales sur le port de Stockton.

L’ex flic véreux se retourne donc logiquement vers Jax pour exiger qu’il lui remette cet homme.

Les Sons mettent tout en œuvre et retrouve l’homme un père de famille latino voulant venger son fils.

Au cours d’une action confuse ou les Byz lat cherchent à se venger brutalement en tuant l’homme, Jax parvient à l’épargner mais l’homme finit par s’égorger devant les hommes de Baroski venus le chercher pour recueillir son témoignage.

Jouant sur plusieurs tableaux, Pounder agit également sur Nero Padilla (Jimmy Smits) qui se charge pour le meurtre de Jennings en échange de mesures de soins améliorées pour son fils handicapé.

Mais Roosevelt (Rockmond Dunbar) démontre son innocence dans le meurtre de l’escort de Diosa et Pounder plus intéressée par les Sons que les Byz lat renonce finalement à ce marché et le fait libérer en faisant travailler sa conscience en lui soumettant des photos des enfants tués.

Du coté du jeu à trois de Tara (Maggie Stiff), Unser (Dayton Callie) annonce la lâcher après l’incarcération de Gemma (Katey Sagal) après la fausse agression de l’hôpital.

Tara ne dépose pas finalement plainte contre la reine mère des Sons, ayant réussit à obtenir une injonction du juge pour la tenir à l’écart de ses enfants.

Hésitante sur son avenir, elle consulte Bobby (Mark Boone Jr) qui tente de la convaincre de rester avec Jax en lutte pour remettre le club sur le chemin de la légalité.

Gemma organise sa riposte, faisant pression sur Wendy (Drea de Matteo) pour la rallier de son coté en la menaçant de la réaction de Jax quand il apprendra la vérité sur le comportement de Tara.

Wendy craque et replonge dans la drogue…

Pour l’heure, Jax reste toujours ferme à l’égard de Gemma, lui interdisant fermement de s’approcher de ses enfants.

L’avenir du couple semble toujours incertain.

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 6, épisode 8 » continue dans cet intrigue mais les démarches de Pounder semble assez peu convaincantes pour coincer des adversaires aussi aguerris que les Sons ou même Nero le leader des Byz lat.

L’action semble assez peu avancer et on se doute de l’issue qui devrait être similaire à toutes les autres tentatives légales face aux Sons.

Et pendant ce temps là, les actions avec l’IRA ou Brown se font oublier…

Sons of anarchy, saison 6, épisode 8 (Kurt Sutter)
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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 20:20
Sons of anarchy, saison 6, épisode 7 (Kurt Sutter)

« Sons of anarchy, saison 6, épisode 7 », marque une sorte de temps mort dans la série avec l’intronisation des trois nouveaux membres ramenés par Bobby (Mark Boone Jr) : Quinn (Rusty Coones), Montez (Jacob Vargas), Orlin West (Douglas Bennett) plus finalement Ratboy (Nick Nicotera) récompensé pour sa fiabilité.

Jax (Charlie Hunnam) temporise avec les Irlandais, ayant besoin de temps et surtout d’argent pour reconstruire le club house dans les locaux qu’il loue à Jacob Hale (Jeff Kober).

Mais cet épisode voit aussi l’intensification des manœuvres de Tara (Maggie Stiff) pour avec l’aide de Wendy (Drea de Matteo) et Unser (Dayton Callie) attirer Gemma (Katey Sagal) dans un traquenard en la poussant à l’agresser devant témoin à l’hôpital en simulant une blessure en ventre à l’aide de son propre sang préalablement prélevé.

Gemma tombe dans le piège et Tara ainsi victimisée peut ensuite manipuler Jax (Charlie Hunnam) pour lui faire signer une déclaration lui permettant d’évincer sa belle mère de la garde des enfants au profit de Wendy.

En réalité, Tara voit plus loin encore et envisage de demander le divorce de Jax pour enlever ses enfants à l’enfer de la vie de gangster.

Le président des Sons a été il est vrai plutôt occupé en accédant à une demande de Nero Padilla (Jimmy Smits) de porter secours à Venus Van Dam (Walton Goggins) le sculptural transsexuel qu’il a pris sous sa protection.

Venus explique que son jeune neveu Joey (Israël Broussard) est sous la menace de sa mère Alice (Adrienne Barbeau), une femme très dangereuse qui risque d’abuser de lui comme elle l’a fait avec lui dans sa prime jeunesse.

Poussé par Gemma, Jax et les Sons rendent visite à Alice et à compagnon, qui vivent avec quelques gros bras.

L’explication entre Venus et Alice est orageuse et se termine par la fuite de cette dernière avec Joey.

Pourchassée Alice est finalement rattrapée dans ses studios d’enregistrements de films pédophiles.

Ulcéré par le discours haineux d’Alice qui dénigre le droit à Venus de s’occuper de son fils, Jax abat la mère indigne et demande à Baroski (Peter Weller) de faire le ménage dans ses troubles activités.

Le flic ripoux accepte mais demeure sous la menace de Pounder (Tyne Patterson) et Roosevelt (Rockmond Dunbar) qui lui demande de donner les Sons sous peine de voir la tranquillité de ses affaires réduite à néant.

Pounder a en effet compris que Padilla tout comme Tara ne trahira pas les Sons et change donc de tactique, ciblant des éléments extérieurs au gang.

Pour terminer, Tiger (Kim Coates) conserve son étrange attraction pour Venus et la prend sous son aile…

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 6, épisode 7 » fait largement chuter l’intensité il est vrai jusque là faramineuse avec l’IRA, Lee Toric, Otto et Clay en prison…

Les histoires de familles de Venus sur fond de pédopornographie dégueulasses paraissent bien dérisoires et artificielles comparées aux sommets précédemment atteints.

Et on ne croit pas un instant que la procureur puisse réussir à coincer les Sons là ou Stahl, Zobelle ou Potter ont échoué…

Le retour des membres forts vite ?

Sons of anarchy, saison 6, épisode 7 (Kurt Sutter)
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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 17:29
Batman v Superman : l'aube de la justice (Zack Snyder)

Grand fan de Zack Snyder, je suis allé voir avec plaisir « Batman v Superman : l’aube de la justice » en ce printemps 2016.

L’histoire assez confuse commence par l’implication de Superman (Henry Cavill) dans une série de meurtres commis dans le désert Saharien alors qu’en réalité le super héros n’a fait que porter secours à son amour Lois Lane (Amy Adams), capturée par un chef de guerre terroriste qu’elle cherchait à interviewer pour le Daily planet.

Superman sauve Lois mais une mystérieuse organisation dirigée par le mercenaire russe Anatoli Knyazev (Callan Muvley) massacre les hommes pour lui faire porter le chapeau.

Vivant en couple avec Clark Kent l’alter égo journaliste de Superman, Lois comprend que le gouvernement américain est probablement impliqué dans cette manœuvre afin de contrôler celui qui se prend pour un dieu ou un messie en devant rendre de compte à personne.

Il est vrai que le violent combat de Superman contre le général Zod (Michael Shannon) a causé d’énormes dégâts humains et matériels à la ville de Métropolis, ce qui provoque l’inimité de Bruce Wayne (Ben Affleck) dont l’immeuble de sa société est détruit, tuant ses employés et en laissant d’autres infirmes, comme Wallace Keefe (Scott Mc Nairy) qui y laisse ses jambes.

Le milliardaire torturé hanté par la mort de ses parents, qui rode la nuit dans les docks de Métropolis sous les traits de Batman pour rendre une justice expéditive n’est pas non plus apprécié de Kent, qui désire sans succès rendre publique le phénomène.

Le deux hommes se croisent à un gala de Lex Luthor (Jesse Eissenberg), le jeune et excentrique PDG de Lexcorp, une société high tech proposant au gouvernement américain d’exploiter des gisements de kryptonite, pour construire une arme anti Superman.

Aidé par son majordome Alfred Pennyworth (Jeremy Irons) qui supervise depuis la base secrète de son manoir ses activités, Wayne tente de pirater les données de Luthor mais se fait voler son appareil électronique par une brune longiligne Diana Prince (Gal Gadot) qui lui remet finalement en se montrant incapable de décrypter le système de protection des fichiers.

Après avoir vécu un rêve fou ou Batman est capturé dans le désert par Superman qui tue impitoyablement ses hommes, Wayne parvient à l’aide de sa puissante technologie à lire les fameux fichiers révélant les liens entre Knyazev et Luthor fournisseurs des armes à la CIA dans l‘opération du désert contre Superman, puis l’existence de quatre méta-humains, dont Diana Prince, une super héroïne déjà vivante en 1918 sous les traits de Wonder woman.
Le refus de la sénatrice June Finch (Holly Hunter) d’exploiter la kryptonite force Luthor a employer les grands moyens en faisant exploser le tribunal chargé d’évaluer la culpabilité de Superman dans la trouble affaire des meurtres du désert.

Keefe, brisé par son infirmité, transporte la charge explosive dans le fauteuil roulant que lui a crée Luthor.

Seul survivant à l’horreur, Superman devient de plus en plus suspect aux yeux de l'opinion publique.

Mais Batman parvient à dérober la kryptonite de Luthor placée dans un cargo en utilisant les fantastiques capacités offensives et défensives de sa Batmobile.

Dans sa fuite, il croise Superman qui l’humilie en le corrigeant sévèrement et jure de se venger.

Vexé par cette perte, Luthor tente finalement une expérience audacieuse sur le corps du général Zod en mélangeant son propre sang à celui du kryptonien puis augmente la pression sur son ennemi en enlevant sa mère Martha Kent (Diane Lane) afin de lui proposer un chantage infernal : tuer Batman en moins d’une heure pour revoir sa mère vivante.

Pris au piège, Superman tente de parler à Batman qui rendu furieux par sa précédente défaite a prévu un dispositif spécial pour le tuer.

Au début du combat, Superman prend logiquement l’avantage sur Batman par ses pouvoirs insurpassables mais Batman qui utilise un exosquelette renforçant sa force et sa résistance, place ensuite des cartouches de kryptonite afin de l’affaiblir pour reprendre l’avantage.

Superman souffre et finit par être surclassé par un Batman déchainé qui l’entraine dans des bas fonds pour le tuer à l’aide d’une lance de kryptonite pure.

Mais le nom de Martha, étant le même que celui de sa mère, le détourne de son acte fou et le pousse à aller la libérer.

Utilisant sa Batwing, Batman prend d’assaut seul un entrepôt puissamment gardé, décimant les mercenaires de Luthor au corps à corps.

Il libère Martha et tue Knyazev qui explose après avoir voulu bruler sa victime.

Luthor déploie alors son ultime carte, Doomsday, la créature hybride qu’il a crée pour tuer Superman.

Ce monstre invincible surclasse Superman qui désespéré l’amène dans l’espace pour tenter de s’en débarrasser.

Le gouvernement américain profite vicieusement de l’occasion pour placer une frappe nucléaire mais le missile assomme Superman et ne fait que renforcer par mutation Doomsday qui revient sur terre chargé à bloc d’une énergie surnaturelle.

Batman se retrouve alors seul pour lutter avec sa Batwing contre un adversaire invincible.

Il reçoit l’aide de Wonder woman, magnifique guerrière qui avec son bouclier et son épée tient tête à la brute le temps que Superman revienne sur terre pour l’ultime combat.

Batman oriente ensuite Lois et Superman sur la lance kryptonite comme seule arme capable de tuer Doomsday.

Tandis que Wonder woman retient le monstre avec son lasso magique, Superman lui plante la lance dans le corps mais est lui-même transpercé par la griffe de son adversaire.

Il se sacrifie donc pour tuer Doomsday.

La mort de Superman est vécu comme un drame national mais alors que la nation enterre un cercueil vide, Clark Kent est réellement enterré discrètement auprès de la famille Kent dans le Kansas.

Présents à ses funérailles discrètes, Batman et Wonder woman décident de contacter les autres méta humains : Flash, Cyborg et Aquaman en prévision d’un futur qu’ils devient incertain sans le meilleur défenseur de l’humanité.

Leur intuition semble se confirmer puisque Luthor emprisonné et instable, invoque l’arrivée d’une nouvelle et lointaine menace extraterrestre…

En conclusion, « Batman v Superman : l’aube de la justice » est un film dont on attendait beaucoup car présentant la rencontre des deux plus grands héros de l’univers DC comics mise en scène par le réalisateur le plus talentueux du moment dans l’univers du comic pur et dur.

Dans sa première partie le film déçoit : histoire incroyablement complexe, difficile à suivre et bancale… l’action de déroule lentement, les ingrédients ont du mal à se mettre en place et tout partait bien artificiel malgré quelques scènes visuellement extraordinaires représentant la grande force de Snyder.

Puis vient le combat tant attendu et un Batman alourdi et plus massif que Superman trouvant enfin la faille face à ce héros trop lisse et parfait.

Les combats au corps à corps sont impressionnants, intense et bien hardcore avec un Batman finalement convaincant en héros habile qui triomphe en prenant des coups…

Avec Doomsday , la Némésis de Batman on bascule dans une dimension supérieure avec des combats exceptionnels dans lesquels l’alliance Superman-Wonder woman-Batman contre une menace planétaire enfin digne d’un film de super héros.

Le sacrifice de Superman émeut, tout comme le recueillement de ce qui formera ensuite l’ossature de la ligue de justice.

Snyder ménage donc ses effets en laissant la porte ouverte à encore plus grand encore et à l’arrivée d’autres héros jusqu’alors non exploités par DC.

A l’arrivée un film somme toute inégal, laborieux dans sa première partie et grandiose dans sa seconde avec toute la puissance visuelle du génial Snyder.

De quoi regonfler DC pour une dizaine d’années ?

Batman v Superman : l'aube de la justice (Zack Snyder)
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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 15:21
Sons of anarchy, saison 6, épisode 6 (Kurt Sutter)

Dans « Sons of anarchy, saison 6, épisode 6 », les Sons of anarchy se remettent du choc causé par l’explosion d’une bombe de l’IRA.

Le shérif Eli Roosevelt (Rockmond Dunbar) ne manque pas de les questionner sur cette affaire et renonce à une certaine clémence vis-à-vis d’eux en raison de l’impact de leurs agissements concernant la tranquillité de Charming.

Mais malgré cette réaction du reste prévisible, Roosevelt emploie une énergie considérable à trouver des preuves montrant la culpabilité de Toric (Donal Logue) pour faire inculper Nero Padilla (Jimmy Smits) dans le meurtre de l’escort afin de faire tomber les Sons.

La perquisition de la chambre de motel du marshal prend la bonne direction puisque met en évidence l’existence de drogues, armes et surtout impact de balles dans le sol.

Tandis que Roosevelt demande l’intervention de la police scientifique, Padilla est activement soutenue par Gemma (Katey Sagal) qui fait un forcing acharné pour lui parler en prison.

Depuis sa prison, Clay (Ron Perlman) lui fait savoir que c’est lui que l’IRA pressent pour prendre la place des Sons dans le trafic d’armes et lui fait comprendre que Jax (Charlie Hunnam) a besoin de lui vivant pour se sortir de ce piège mortel.

En position de faiblesse, le président des Sons fait en effet mine de céder aux exigences des Kings de l’IRA pour mettre en place la succession de Clay et leur offre en prime la vie de Malone (Scott Anderson) toujours stratégiquement épargné.

Les Sons se rendent ensuite à Eden, une autre ville de Californie pour une réunion de tous les clubs de Sons of anarchy mais tombent sur deux policiers de la route violents et corrompus qui tentent d’immobiliser leurs motos pour alimenter un trafic de pièces détachées.

Juice (Theo Rossi) perd patience et boxe un des deux policiers ce qui provoque une bagarre générale.

Les Sons fuient une fourgonnette de quatre policiers qui finit dans le décor et s’en tirent avec la moto de Juice laissée sur place.

La réunion au sommet est présidée par Jax en présence des autres chefs dont Quinn (Rusty Coones) et Bobby (Mark Boone Jr) qui revient avec quatre membres surs fraichement recrutés.

Bobby fait de nouveaux allégeance à Jax et les deux hommes se réconcilient.

Après un discours emphatique, Jax se montre convaincant pour demander aux autres bandes de laisser tomber le trafic d’armes et se reconvertir dans un business légal comme la prostitution ou la pornographie à l’instar de son affaire avec Nero Padilla.

Cette décision semble donc sur le papier ben acceptée.

Mais avant quitter la ville, les Sons font un détour à la fourrière, agresse le gardien et constate un important trafic de motos et voitures volées alimenté par la police locale.

Ils s’arrangent donc pour attirer les policiers dans un traquenards et les menacent de mettre à jour leur trafic si ils tentent de les poursuivre pour leurs actes.

De manière humiliante, les policiers sont obligés de présenter leurs excuses à la bande avant leur départ.

Enfin Tara (Maggie Stiff) est acculée au pire par Pounder (Tyne Patterson) qui avance son procès et entrevoit le spectre d’une lourde condamnation pour complicité dans le meurtre des Toric.

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 6, épisode 6 » baisse un peu d’intensité après la violente attaque de l’IRA contre le club

Jax sait qu’il joue à présent sur un fil, risquant d’un coté la destruction si il ne collabore pas avec son pire ennemi Clay et de l’autre la perte de sa femme avec la terrible pression de la procureur sur Tara, maillon faible de l’organisation qui tient bon, mais pour combien de temps encore ?

Difficile donc de savoir ou va le club dans pareil contexte, même si les affaires de Padilla semblent s’arranger et si la petite bagarre contre une police corrompue apporte une distraction plaisante.

Sons of anarchy, saison 6, épisode 6 (Kurt Sutter)
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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 09:55
Sons of anarchy, saison 6, épisode 5 (Kurt Sutter)

Dans « Sons of anarchy, saison 6, épisode 5 », le procureur Pounder (Tyne Patterson) réagit à la mort de Lee Toric (Donal Logue) en mettant la pressions sur le shérif Eli Roosevelt (Rockmond Dunbar) afin de l’aider à coincer Nero Padilla (Jimmy Smits) pour faire tomber ensuite les Sons of anarchy.

Roosevelt effectue une filature renâclant mais est rapidement dissuadé par Baroski (Peter Weller) qui le menace en faisant jouer ses contacts dans la police.

Furieux de cette intrusion dans ses affaires, Baroski doit être rassuré par Collette (Kim Dickens) pour ne pas rompre son association avec Jax (Charlie Hunnam) et Nero.

La mort de Toric par Otto (Kurt Sutter) a un effet très négatif sur la situation de Tara (Maggie Stiff) qui refuse la proposition de Pounder de livrer Jax contre son immunité et sa protection.

Dès lors, elle va devoir se préparer à être inculpée pour complicité de meurtre.

Prévoyante, Tara s’associe à Wendy (Drea de Matteo) pour qu’elle obtienne la garde des ses enfants en cas de malheur, mais Unser (Dayton Callie) tout en proposant son aide, s’arrange pour être au courant de leurs intentions.

En prison, Clay (Ron Perlman) obtient un droit de visite conjugal et lui explique avoir été contacté par l’IRA pour devenir le distributeur officiel en Californie.

Ceci signifie que l’IRA va refuser l’offre de Jax de travailler avec
d’August Marks (Billy Brown) pour des motifs raciaux et met le doute sur la fragilité de la position des Sons.

Lors de la visite en prison, Clay profite de la complicité des gardiens pour abuser de Gemma qui en ressort traumatisée.

A son retour, Jax reçoit le message et fait enlever Connor Malone (Scott Anderson) le bras de droit de Galen O’Shay (Timothy V Murphy) afin de contacter les Kings de l’IRA, Brendan Roarke (Bob Mac Cracken), Peter Dooley (Paul Collins) et Declan Brogan (Bart Mc Carthy) restés en Irlande du Nord.

Tout en s’excusant de ses méthodes brutales, Jax leur explique la nécessité pour eux de se retirer du trafic d’armes et tente de leur vendre l’idée de s’associer à Marks.

En guise de sa bonne fois, Jax propose de relâcher vivant Malone et ses hommes puis tente de les faire douter de la sincérité de O’Shay qu’il pense plus intéressé par le profit que par la cause de l’armée d’Irlande du Nord.

Les Kings l’écoutent et lui propose de lui faire savoir leur décision le lendemain à 20h.

Soucieux à présent de ne pas froisser Chibs (Tommy Flanagan) qui l‘a mis en garde contre cette stratégie dangereuse, Jax devra réunir le club pour avoir l’agrément de tous au vote.

Lors de la réunion, Jax détecte quelque chose d’étrange avec des livreurs de bière et demande l’évacuation du club.

Bien lui en prend puisque le club explose sous les yeux de Roosevelt et ses hommes venus coffrer Padilla pour le meurtre de l‘escort.

Jax sauve in extremis ses hommes et sa famille de la mort…

En conclusion, l‘intrigue se tend encore dans « Sons of anarchy, saison 6, épisode 5 » avec une procureur qui prend immédiatement le relai du tordu et vicieux marshal Toric et met une pression considérable sur tout le monde, Roosevelt, Padilla et surtout la pauvre Tara, mouillée à présent jusqu’au cou dans les affaires tordues de son gangster de mari.

Cette épisode montre toute la férocité et la dangerosité de l’IRA qui n’hésite pas à feindre une négociation et apaisement avec les Sons pour mieux les éradiquer.

Avec ce puissant adversaire irlandais, Jax a peut être face à lui son plus dangereux adversaire.

La série se renouvelle donc en permanence et atteint ici des sommets d’intensité dramatique !

Sons of anarchy, saison 6, épisode 5 (Kurt Sutter)
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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 20:10
Sons of anarchy, saison 6, épisode 4 (Kurt Sutter)

Dans « Sons of anarchy, saison 6, épisode 4», Tiger (Kim Coates) mal embarqué face aux hommes d’August Marks (Billy Brown) échappe par miracle à une exécution et demande des comptes à Jax (Charlie Hunnam) qui le rassure alors qu’il est le premier surpris de ce revirement.

En réalité Marks testait la fidélité de Jax et satisfait du résultat lui annonce vouloir s’investir dans le trafic d’armes de l’IRA.

Ces tractations secrètes agacent Chibs (Tommy Flanagan) qui conteste de plus en plus les décisions du président des Sons.

Mais Unser (Dayton Callie) est violemment agressé dans son mobil home et exposé le ventre tailladé d’une croix gammée.

Choqué, le vieux ex shérif est comme toujours soigné par son amie Tara (Maggie Stiff) qui se rapproche de Wendy (Drea de Matteo) pour son testament.

Jax est alors obligé de réagir et va retrouver Ernst Darby (Mitch Pileggi) l’ex leader néo nazi des Nords fraichement sorti de prison.

Tout en se disant rangé des affaires et marié à une Mexicain, Ernst avoue sa peur d’un dénommé Gary Putner (Clint Culp) ex membre de son gang aujourd’hui devenu chef d’un groupuscule.

Sous la contrainte, Darby est forcé de conduire Tiger, Juice (Theo Rossi) et Ratboy (Nick Nicotera) dans la ferme des néo nazis.

Tiger et Ratboy tentent maladroitement de se faire enrôler pour sous tirer des informations mais échouent en se faisant capturer.

Seule une réaction a propos de Ratboy permet aux Sons de s’en tirer sans trop de casse.

Mais Darby se trouve à présent menacé de mort par Putner et sa bande de brutes.

Jax qui est allé annoncé aux représentants de l’IRA que la franchise de Sons de Californie du Nord identifiée avait refusé de reprendre le trafic d’armes finit par s’énerver face à l’insistance et l’arrogance de Galen O’Shay (Timothy V Murphy).

O’Shay fait mine de laisser tomber mais s’en prend brutalement à V-Lin (Walter Wong) et Phil (Christopher Douglas Reed) qu’il tue et découpe en morceaux pour servir d’exemple.

Cette horrible mort choque Jax qui contacte les Sons de Belfast pour on s’en doute faire payer à O’Shay sa folie.

Pour se défouler, Jax récupère les fusils mitrailleurs de l’IRA et fait un carnage dans la ferme de Putner, l’anéantissant ainsi que sa bande de crétins tatoués.

Du coté de Lee Toric (Donal Logue), l’étau semble se resserrer sur Nero Padilla (Jimmy Smits) qui est interrogé par le shérif Eli Roosevelt (Rockmond Dunbar) après les preuves embarrassantes laissé par le marshal pour l’accuser de la mort de son escort.

Mais le flair de Roosevelt joue en sa faveur et lui permet plutôt de soupçonner une manœuvre de l’étrange Toric.

Relâché, Padilla confie néanmoins à Gemma (Katey Sagal) son désir de se retirer des affaires avec les Sons.

Leur amour résistera-t-il à ce déchirement ?

N’ayant plus beaucoup de cartes à jouer, Toric intensifie sa pression sur Clay (Ron Perlman) et le menaçant de se faire violer chaque jour si il ne signe pas le document de sa collaboration avec les autorités.

Mais le vieux lion tient encore une fois bon et transmet lors d’une ultime entrevue un poinçon à Otto Delaney (Kurt Sutter) aveugle et muet, qui en une ultime vengeance poignarde à mort Toric avant de se faire abattre.

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 6, épisode 4» est un épisode d’une grande complexité et d’une extrême violence.

Les problèmes entre gang s’entremêlent, avec un affrontement à présent inévitable entre les Sons et l’IRA, ces derniers étant réputés plus puissants et dangereux.

A coté de cette menace, les néo nazis aussi stupides que violent semblent presque du menu fretin.

De son coté Clay impressionne toujours, parvenant à tenir le choc face au redoutable Toric dans une situation de grande vulnérabilité et Otto le motard martyr signe un nouveau crime abominable en quittant ce monde.

Toric quitte donc la série après avoir fait forte impression durant quelques épisodes.

La disparition d’Otto sonne également la fin d’un élément central de la série depuis les premiers épisodes, mais il semble difficile de pleurer ce concentré de douleur et de haine à l’état pur, devenu une bête sauvage par l’isolement et la violence de la prison.

On reste toujours impressionné par la qualité et la tension des épisodes !

Sons of anarchy, saison 6, épisode 4 (Kurt Sutter)
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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 20:34
Post pop depression (Iggy pop)

C’est avec un immense plaisir que je vais chroniquer un nouvel album d’une de mes idoles, Iggy pop qui sort en 2016 « Post pop depression » dans un contexte particulier après la mort de nombreux de ses amis, Lou Reed, Scott Asheton et le dernier en date David Bowie.

C’est donc en survivant que le vieux reptile à la peau usée par les ans s’est ici acoquiné avec deux des leaders des Queens of the stone âge, les guitaristes-chanteurs Josh Homme-Dan Fertita avec en soutien le batteur Matt Helders des Artic monkeys.

Enregistré dans une zone désertique de la Californie ou réside Homme, « Post pop depression » et sa pochette sobre mais tellement rock ‘n’ roll débute par « Break into your heart » morceau lent, triste mais également hypnotique et fascinant sur lequel la légende pose sa belle voix grave.

Cette même légende force le trait sur « Gardenia » bien trop crooner et ronronnant à mes oreilles puis insuffle un pincée d’orientalisme à la « China girl » sur « American Valhalla » qui augmente l’effet d’un morceau également lent profond et mélancolique.

Peu d’engouement sur « In the lobby » dont l’ambiance originale ne saurait compenser le manque de rythme et de consistance.

Iggy hausse enfin un peu à la cadence sur « Sunday » plutôt léger et agréable avec quelques chœurs en soutien, qui contraste avec la puissance épique, brutale et distordue de « Vulture », meilleur titre du disque selon moi.

On se remet de ce brusque accès de fièvre avec « German days » aux mélodies lancinantes et éthérées puis enchaine avec « Chocolate drops » jolie promenade hypnotique prenant l’auditeur par la main.

La fin se matérialise par « Paraguay », ballade magnifiquement chantée.

En conclusion, « Post pop depression » fait partie de ces albums calmes et introspectifs qui feront fuir la franche plus dure des fans d’Iggy Pop, habitués à un rock vigoureux.

Alors qu’avec les Queens of the stone age, on aurait pu s’attendre à un gros son de stoner, ici tout se fait dans la subtilité et la recherche d’harmonies de guitares, avec des sons dépouillés, doux, charnels et souvent enveloppant.

Evoquant David Bowie ou Nick Cave, Iggy Pop sort un album sombre et soigné tenant surtout sur son timbre capable de véhiculer une émotion toujours unique.

Une œuvre mature et crépusculaire donc, à mille lieues du punk-rock des origines…

Post pop depression (Iggy pop)
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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 22:24
Le bouddhisme (Peter Harvey)

Vaste entreprise que celle de l’universitaire anglais Peter Harvey que d’écrire en 1993 « Le bouddhisme » volumineux ouvrage traitant de cette religion largement majoritaire dans toute l’Asie avec au total 495 millions de pratiquants.

Découpé en 13 chapitres, « Le bouddhisme » s’intéresse tout aux racines de cette religion née entre l’ Inde et le Népal vers -400 av JC, avec le premier Bouddha, Siddhârta Gotama un de ses sages errants appelés samana, qui décida de se détacher d’une vie normale et des religions dominantes dans son pays (brahmanisme, jaïnisme) pour méditer seul dans la nature à la recherche d’un état supérieur (Nirvana) permettant de se débarrasser de la souffrance humaine.

Au cours de sa méditation Bouddha parvient à vaincre le démon tentateur Mara armé de désirs sensuels, jalousie, faim, soif, avidité, paresse, lâcheté, insensibilité, orgueil…

Il eut alors la vision de ses vies antérieures (Samsara) et atteint l’Illumination du Nirvana.

Revenu de son expérience mystique, Bouddha se décida à former d’autres moines pour répandre ses connaissances à travers l’enseignement de préceptes (Dharma) prônant une recherche de la Sagesse et fonda le Sangha, la communauté des bouddhistes.

A sa mort, son enseignement se diffusa au travers de plusieurs écoles dont les plus connues sont le Theravada puis le Mahayana devenu par la suite dominant en Chine et au Japon.

Dans la vision du bouddhisme, la moralité de nos actions terrestres détermine notre karma qui à notre mort oriente le cycle de notre prochaine réincarnation dans plusieurs monde allant des Enfers à celui des pures formes mentales (espace, conscience, néant), en passant par des strates intermédiaires notamment celles des esprits désincarnés, des animaux, des hommes et des dieux.

Pour progresser jusqu’à atteindre l’état suprême de Nirvana menant aux formes du néant et de l‘infini, le bouddhiste doit donc rechercher une conduite emplie de bonté, de vérité, de générosité et de compassion afin de se débarrasser de la souffrance de l’existence terrestre (Dukkha) causée par l’avidité, la colère, l’ignorance, la jalousie et l’orgueil.

Après avoir longuement expliqué les particularités de la doctrine Mahayana et ses différentes émanations le Madhyamaka, le Yogacara, le Tathagata-garbha et le Tantrisme empli de rituels mystiques, Harvey explique les chemins ayant amené le Bouddhisme à s’étendre depuis l’Inde ou l’Hindouisme religion d’état légitimant le système de classes puis au Népal, en Mongolie, au Sri Lanka, en Indonésie, en Thaïlande, au Viet Nam, au Cambodge, en Corée, en Chine, au Japon ou ils cohabite sous diverses formes (L’école de la terre pure, le Zen) pour ses deux derniers avec le Confucianisme, le Taoïsme et le Shintoïsme.

La pratique bouddhique est alors décortiquée avec les rites quotidiens, prosternations chants, méditations et offrandes qui rythment la vie des fidèles dans des temples (stupas) avec des statues de Bouddha ou d’autres divinités importantes comme Avalokitésvara, Amitabha, Bhaisajya-guru.

Quel que soit le courant, la méditation occupe une place centrale dans l’atteinte des différents stades pour se détacher du monde du désir et des sens afin d’accéder aux strates supérieures permettant de connaitre la concentration, la réflexion et la joie pour pouvoir espérer un jour connaitre des pouvoirs surnaturels de télépathie, connaissance des vies antérieures menant au Nirvana.

Il s’agit donc d’une ascèse quotidienne visant à développer les capacités du croyant.

Enfin, Harvey termine en évoquant la situation du bouddhisme contemporain avec les périodes de persécutions en Chine communiste ou lors des invasions musulmanes, avant de connaitre une expansion surprenante dans les pays occidentaux (Europe/Amériques) en réfléchissant à des spiritualités alternatives apportées par les populations émigrées venues d’Asie.

En conclusion, « Le bouddhisme » est une œuvre universitaire dense, complexe et difficile d’accès en raison des multiples termes employés.

Les notions sont souvent très abstraites et théoriques, confirmant le double statut du bouddhisme, à la fois religion clairement non monothéiste, puisque plusieurs divinités parmi lesquels le puissant Brahma sont représentées mais philosophie avec la description d’un code moral ou éthique permettant de progresser par une amélioration continue jusqu’à se débarrasser des afflictions inhérentes à la condition de vie terrestre.

Malgré ces nombreux écueils conceptuels et étymologiques, le bouddhisme reste pour moi un mouvement puissant et mystérieux, qui mérite intérêt et approfondissement.

Principale difficulté pour moi : mon scepticisme par rapport au cycle des renaissances et à l’accessibilité aux états supérieurs de la conscience infinie et du néant.

Le bouddhisme (Peter Harvey)
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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 19:37
Nos souvenirs brulés (Susanne Bier)

Envie de radoucir un peu l’ambiance vis-à-vis de mes motards tatoués, aussi me suis-je intéressé à un petit film d’auteur de Susanne Bier « Nos souvenirs brulés ».

Sorti en 2007, « Nos souvenirs brulés » raconte l’histoire d’Audrey Burke (Halle Berry) une mère de famille de deux enfants vivant confortablement dans une magnifique maison de la banlieue de Seattle, qui perd brutalement son mari Brian (David Duchovny) tué en voulant s’interposer pour secourir une femme battue par son mari en pleine rue.

Le choc est terrible pour Audrey qui se retrouve déboussolée dans cette grande maison avec sa fille Dory (Micah Berry) et son fils Harper (Alexis Llewellyn) âgés de onze et six ans.

Après les funérailles de Brian, Audrey se rapproche de Jerry Sunborne (Benicio del Toro), le meilleur ami de son défunt mari, qu’elle détestait auparavant.

Jerry est en effet l’antithèse de Brian, et est un ex avocat devenu un marginal en raison de sa puissante addiction à l’héroïne.

Pourtant ces deux êtres brisés vont se rapprocher instinctivement et Audrey va proposer une seconde chance à Jerry en lui proposant de s’installer dans sa maison.

Ce changement de cadre de vie va être profitable à Jerry qui va se mettre au footing avec son voisin Howard (John Caroll Lynch) et se montrer assidu à ses réunions de toxicomanes ou il fera la connaissance de Kelly (Alison Lohman), une jeune toxicomane.

Jerry va même jusqu’à s’inscrire à un concours pour travailler dans la finance comme le faisait avec talent Brian… mais développe surtout une vrai proximité avec les enfants qui trouvent en lui un père de substitution.

Mais ses vieux démons finissent par le rattraper et Jerry plonge dans l’enfer des bas quartiers de Seattle pour se défoncer de plus belle…

Audrey va finalement le sortir manu militari pour le ramener à la maison.

Jerry comprend ses erreurs et accepte par amour pour les enfants de se rendre en cure de désintoxication, généreusement payée par Audrey.

En conclusion, « Nos souvenirs brulés » est l’antithèse d’un blockbuster américain mais un film intimiste et douloureux sur le deuil, l’addiction et les processus de reconstruction.

Malgré toute son intelligence, sa profondeur, sa sensibilité, une distribution haut de gamme et une Halle Berry parfois horripilante, « Nos souvenirs brulés » reste plombé par sa longueur, son extrême noirceur notamment dans de violentes scènes de manque, qui le rendent globalement pénible à regarder.

Dommage car le sujet ne manquait pas d’intérêt.

Nos souvenirs brulés (Susanne Bier)
Published by Seth - dans Psychologie
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