29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 23:01
Burnt after reading (Joel et Nathan Cohen)

Joël et Nathan Cohen, le très surestimé duo de réalisateurs américains reviennent à leur genre de prédilection, la comédie en 2008 avec « Burnt after reading ».

Cette histoire somme toute loufoque, invraisemblable voir absurde, met en scène un analyse de la CIA, Osborne Cox (John Malkovitch), mis sur la touche par ses patrons, et finalement démissionnaire par lassitude devant les manigances des bureaucrates.

Lorsque il annonce la nouvelle à sa femme Katie Cox (Tilda Swinton), celle-ci le prend mal, trouvant ridicule sa décision d’écrire ses mémoires et en profitant pour préparer activement la mise en place d’une procédure de divorce.

La revêche Katie, a en effet un amant, Harry Pfaffer (Georges Clooney), un ex policier de terrain reconverti en administratif, qui trompe allégrement sa femme (Elisabeth Marvel), écrivain pour enfants.

Dragueur compulsif, beau parleur, pétri de tics, Harry n’en en réalité aucune envie de quitter sa femme pour Katie et gagne du temps, continuant à draguer frénétiquement sur les sites de rencontres d’Internet.

La vie de Osborne bascule lorsque le Cd ou se trouvent ses fichiers est retrouvé dans les vestiaires d’un club de gym, hard-bodies.

Les gérants, Chad Elsheimer (Brad Pitt) un jeune homme aussi athlétique que stupide, et Linda Litzke (Frances Mc Dormand), une quadragénaire complexée, obsédée par se financer de couteuses opérations chirurgicales, décident de tirer profit de cette opportunité pour faire chanter Osborne.

Mais le duo d’amateurs peine à mettre à exécution son plan, Osborne ne se laissant pas faire, malgré la désagrégation de son mariage.

Ainsi, Chad est cogné alors qu’il tentait de négocier une récompense et sauvé in extremis par une intervention musclée de Linda qui n’hésite pas percuter la voiture de Osborne.

Sans se laisser démonter, Katie pousse Chad à s’adresser à l’ambassade de Russie à Washington, pour exiger enfin une somme d’argent.

Mais le duo d’amateurs commet l’erreur de laisser le Cd, qui est déclaré sans valeur par les ambassadeurs.

Tout s’emmêle lorsque Harry rencontre par hasard Linda sur un site de rencontres et a une brève liaison avec elle.

Le quiproquo est total lorsque Chad s’introduit chez Osborne dans l’espoir de lui sous tirer de nouvelles informations, sans se douter que Katy qui l’a mit à la porte, occupe l’espace avec Harry.

Mal dissimulé dans une penderie, Chad fait peur à Harry qui le tue d’une balle dans la tête.
Paniqué, Harry se débarrasse maladroitement du corps, sans se douter que tous ces mouvements sont observés par les supérieurs de la CIA, (David Rasche) et (JK Simmons).

L’absence de Chad inquiète Linda qui finit par s’en confier à son amant Harry, complètement chamboulé par ce meurtre.

Le film achève de basculer complètement dans la folie lorsque Harry découvre que l’homme qu’il a tué était l’ami de Linda, et sombre dans la paranoïa totale.

En parallèle, Osborne tombe sur le pauvre Ted Treffon (Richard Jenkins), patron de Hardbodies, et ayant accepté par amour pour Linda de retourner fouiller dans sa maison, et incapable de maitriser sa colère, le tue.

Les officiers de la CIA concluent alors sur leur incapacité à comprendre ce qui c’est réellement passé, mais se promettent de tout faire pour éviter de renouveler cette désagréable expérience.

En conclusion, « Burnt after reading » est une comédie se voulant déjantée, absurde, dans le style habituel des comédies des frères Cohen.

La bêtise des personnages y est présente, notamment chez Brad Pitt, parfait en prof de fitness, la tête pleine d’eau et les muscles plein d’air mais c’est surtout leur lâcheté qui est mise en avant.

Même si Clooney et Malkovitch tiennent solidement leurs places, leurs rôles manquent selon moi de folie ou d’épaisseur.

Paradoxalement, « Burnt after reading » déçoit donc, manquant d’humour et de tendresse, contrairement au chef d’œuvre des Cohen, « The big Lewoski ».

Il comblera sans doute d’aise les fans du duo, mais malgré la qualité intrinsèque des acteurs, se montre trop juste pour s’élever au rang de grand film.

Burnt after reading (Joel et Nathan Cohen)

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28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 11:22
Les Quatre fantastiques (Tim Story)

Afin de combler les manques de ce blog, voici à présent « Les Quatre fantastiques » première adaptation cinématographique officielle de Tim Story.

Sorti en 2005, en plein boom sur les super héros drivé par X-men et Spider-man, « Les Quatre fantastiques » s’attachent de manière plutôt classique à décrire les origines des super héros, en narrant un projet d’exploration spatiale afin d’étudier les rayonnements cosmiques, source potentielle de progrès pour l’humanité.

Mais malgré ses brillantes théories scientifiques, Reed Richards (Ioan Gruffud) connait de grosses difficultés financières et doit faire appel à un riche industriel, le Docteur Victor von Fatalis (Julian Mc Mahon) pour financer l’expédition et en tirer les éventuels bénéfices.

Fatalis apparait tout de suite comme un homme ambitieux, froid, orgueilleux sans doute jaloux du génie de Richards et ravi d’avoir engagé son ex petite amie, Susan Storm (Jessica Alba) parti furieuse après leur rupture.

Richards fait avec cette situation difficile, mettant sa fierté de coté et embarque dans le vol, Johnny (Chris Evans), le propre frère de Susan, beau garçon adepte des sports de vitesse et tombeur de ses dames, ainsi que son ami Ben Grimm (Michael Chiklis) dernier pilote de la bande.

Fatalis les accompagne en personne pour superviser l’expédition mais les choses ne tournent pas comme prévu, les cinq hommes se trouvant pris dans une tempête cosmique.

Ils survivent et sont accueillis dans un centre médical appartenant à Fatalis, mais découvrent peu à peu que l’accident à modifié leur ADN, faisant d’eux des super héros.

Johnny est le premier à s’en apercevoir au cours d’une ride de snowboard en montagne, lorsque son l’effet de l’adrénaline son corps s’enflamme, faisant de lui une Torche humaine, puis viennent Reed qui peut étirer son corps à volonté et Susan, capable de devenir invisible ou de projeter des champs de force.

Mais le plus douloureux est à venir pour Ben, dont la peau mute horriblement, devenant une gargouille de pierre à la force surhumaine.

Devenu la Chose, Ben fuit, son ex petite amie ne supportant pas son apparence, les autres humains le rejetant avec peur.

Solitaire et déprimé, Ben se retrouve seul sur un pont et en tentant de secourir un homme en pleine tentative de suicide, bloque un camion à l’aide de son corps de pierre.

Mais son intervention provoque un enchainement de catastrophe, explosion d’un camion citerne, basculement d’un camion de pompier dans le vide …

Heureusement ses trois amis interviennent, Susan bloquant l’explosion à l’aide de son champs de force, Red rattrapant les gens basculant dans le vide, tandis que Ben hisse le camion sur le pont.

Devenus des héros populaires, il se font appelés à présent les 4 Fantastiques.

Cependant, Fatalis qui a été lui aussi irradié de manière moins visible, voit aussi son corps changer, se revêtir d’une fine couche métallique mais aussi être capable de drainer quasiment toute forme d’énergie, surtout électrique pour la projeter en rafales.

Il règle à sa manière ses énormes problèmes financiers qui mettent sa société au bord du gouffre après l’échec cuisant du vol spatial, en tuant le représentant des actionnaires.

Désireux de détruire son rival, Richards qui s’est rapproché à nouveau de Susan, Fatalis convainc la Chose toujours complexé par son physique disgracieux, de pénétrer dans une machine sensée lui rendre son apparence humaine, mais le grille à en réalité à grand coups de rafales.

Privé de son garde du corps, Richards ne fait pas le poids face à un Fatalis déchainé, qui a de surcroit revêtu, un masque de fer pour renforcer son apparence métallique.

La Torche intervient, déviant un missile à guidage thermique sur sa propre chaleur avant de le conduire pour exploser au large de la ville mais laisse la voie libre à Fatalis pour torturer son rival en refroidissant sa peau afin de la rendre friable.

La Chose qui survécu à la traitrise de Fatalis, inverse le processus de transformation, redevant un colosse de pierre capable de tenir un match contre Hulk et affronte bravement son ennemi dans les rues de New York transformées en champs de bataille.

Mais seul le retour de la Torche humaine permet d’équilibrer les forces.

Conjuguant leurs pouvoirs sous la direction de Mr Fantastic, les FF emprisonnent Fatalis dans un champs de force, tandis que la Torche porte sa flamme à l’intensité d’une super nova, afin de porter sa carcasse de métal à incandescence.

Une fois le processus achevé, la Chose brise une bouche d’incendie pour le refroidir et solidifier le metal, transformant Fatalis en statue.

Les FF peuvent donc faire la fête ensemble pour célébrer leur victoire, Ben ayant finalement trouvé en la personne d’Alicia Masters (Kerry Washington) une aveugle l’acceptant pour sa personnalité, un havre de paix, même si les vilaines blagues de la Torche continuent de l’asticoter, tandis que Susan et Reed filent à nouveau le parfait amour, au point de songer au mariage.

De son coté, le corps statufié de Fatalis est acheminé par cargo jusqu’en Latvérie.

En conclusion, sans atteindre la catastrophe du second Ghost rider, « Les Quatre fantastiques » est une médiocre adaptation de comic books.

L’histoire est d’une grande faiblesse, les personnages assez peu attachants, entre un Richards aux pouvoirs ridicules et au coté « génie déconnecté » irritant, une Jessica Alba potiche sexy à la décoloration ratée et un Fatalis remis au gout du jour, en méchant classique, riche et assoiffé de pouvoir en oubliant sa dimension de sorcier d’Europe de l’Est torturé par son passé de tzigane.

Story modifie également le personnage en faisant de Fatalis un irradié doté de pouvoirs, alors que le comics base toutes ses capacités sur son armure et ses gadgets.

Seuls acteurs dignes d’intérêt, Evans pas encore Captain america mais déjà gonflé aux stéroïdes, parfait en flambeur inconséquent et Chiklis, dont le physique trapu et la « gueule » de costaud cadrent parfaitement avec son personnage.

Sans être un naufrage, ce divertissement fade et lisse, ne laissera que peu de souvenirs aux spectateurs.

Aujourd’hui, sept ans après le semi échec second volume, le projet FF est au point mort, car loin d’atteindre le succès de ses rivaux de toujours : Vengeurs ou X-men.

Les Quatre fantastiques (Tim Story)

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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 09:57
Songs from the wood (Jethro tull)

Nous sautons une poignée d’années pour voir Jethro tull revenir en 1977 à des meilleurs sentiments.

C’est en effet à cette date que sort « Songs from the wood » à la pochette .. Disons proche de dame nature dans un trip new age assez en accord avec le coté hippie des anglais.

On débute par « Songs frome the wood » qui illustre ni plus ni moins que le meilleur de ce que peut donner Jethro tull : mélodies aériennes sublimes, chant habité de Ian Anderson et richesse musicale incomparable.

Le voyage élémental dure près de cinq minutes semblables à un rafraichissement sous une cascade de montagne, puis les shamans nous emmènent sur les sentiers de « Jack in the green » à l’ambiance similaire mais moins réussie.

Tout en reconnaissant son coté frais et agréable, « Cup of Wonder » manque toutefois d’un tantinet de punch pour marquer les esprits mais reconnaissons que la fantastique richesse musicale de « Hunting girl » apporte réellement une transcendance de l’âme s’étalant sur cinq belles minutes.

Difficile de ne pas se sentir également enveloppé par « Ring out solstice bells » même si à dire vrai la magie prend moins aux tripes.

Les influences médiévales de font clairement sentir sur « Velvet green » pour un mélange étonnant avec des riffs de guitares ciselés et un chant se coulant subtilement dans le cadre imposé.

Bien entendu, la flute est mise à l’honneur sur « The Whistler » à la mélodie remarquablement accrocheuse.

L’ambiance se calme voir se fige avec « Pibroch (cap in hand) » qui étale son ambiance progressive sur plus de huit minutes avant un final « Fire at Midnight » aussi élégant qu’ennuyeux.

En conclusion, « Song from the wood » peut être assurément considéré dans son genre comme un ovni.

Jethro tull s’éloigne davantage des rivages du rock pour proposer une musique progressive emplie d’influences moyen ageuse, incroyablement originale et souvent très agréable à l’écoute en raison de sa belle musicalité.

Malgré ses indéniables qualités et quelques tubes en puissance au potentiel incontournable (« Songs from the wood » et « The Whistler »), « Song for the wood » manque un tantinet de punch selon moi pour en faire un album culte.

La musique de Jethro tull s’adresse donc plutôt aux esthètes, aux amoureux des structures complexes, vivantes et formidablement mélodiques.

Songs from the wood (Jethro tull)

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 22:35
A passion play (Jethro tull)

Les années 70 marquèrent une période bien particulière de la musique rock et Jethro tull comme bon nombre de ses collègues de l’époque s’octroya des délires artistiques qui sembleraient plus difficiles aujourd’hui dans un monde plus mercantile à mettre en pratique.

C’est dans ce contexte de création débridée que voit le jour « A passion play » en 1973.

Le premier batteur, Clive Bunker est ici parti depuis deux ans remplacé par Barriemore Barlow au jeu plus vaste avec un champ d’expérimentation en théorie plus exotique.

Avec sa pochette classique et forcément décalée, « A passion play » se construit de manière tout à fait inhabituelle en seulement deux morceaux, de plus de vingt minutes chacun !

C’est donc un tantinet dérouté et inquiet, que l’auditeur découvre cette « Part 1 » qui débute par un instrumental aux relents médiévaux en raison de la présence de la flute et d’instruments anciens, avant d’entendre après trois minutes la voix de Ian Anderson se poser sur un rythme lent et doux.

Tout semble très étudié et gracieux jusqu’au maniérisme, laissant enfin au bout de onze minutes partir la musique dans de belles envolées de flute introduisant la guitare enfin plus présente de Martin Barre.

Après une fin plus adoucie, vient la « Part 2 » débutant par une longue tirade parlée avec un accent marqué de sorcier de dessin animé pour que après près de cinq longues minutes, la musique démarre … fort timidement.

Englué dans la toile d’araignée tissée par Jethro tull, l’auditeur voit donc les secondes puis les minutes défiler tout en demeurant incapable de se caler sur un semblant de rythme ou de riff présentant une structure à laquelle se raccrocher.

Vers dix huit minutes, les choses semblent s’apaiser pour s’orienter vers une ambiance plus feutrée et on arrive ensuite sans trop souffrir au bout des vingt trois minutes.

En conclusion, « A passion play » est un ovni, un bras d’honneur aux fans et aux maisons de disques.

Il semblerait que Jethro tull se soit fait plaisir dans un de ces grands plaisirs égoïstes dont sont coutumiers les musiciens.

Le résultat de cette démarche élitiste, expérimentale et exploratoire est purement indigeste et inécoutable pour n’importe quel personne normalement constituée.

Mais nous sommes en 1973 et tout ceci n’est sans doute pas bien grave, les anglais revendiquant sans doute leur total affranchissement artistique … pour mon plus grand désappointement en 2014 !

A passion play (Jethro tull)

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 21:53
Aqualung (Jethro tull)

Il me paraissait évident compte tenu de sa qualité intrinsèque, de rendre hommage à Jethro tull, légende du rock britannique des années 70 avec « Aqualung ».

Sorti en 1971, « Aqualung » est déjà le quatrième album d’une groupe formé à Londres à la fin des années 60.

Nanti d’une pochette foncièrement hideuse et d‘un concept cérébro-spirituel forcément tendance à l‘ époque, « Aqualung » débute par son titre éponyme, mêlant riffs accrocheurs et envolées aériennes sur lesquels Ian Anderson pose sa superbe voix.

On durçit le ton sur « Cross eyes Mary » qui lorgne foncièrement plus vers le hard rock, malgré la présence d’un flute et du piano de John Evan, du reste plutôt en retrait.

Après la courte respiration acoustique de « Cheap day return » vient « Mother goose » un autre morceau acoustique remarquable de beauté en raison du toucher de Martin Barre et de l’apport toujours agréable de la flute d’Anderson.

On reste dans la douceur avec le court « Wond’ ring around » un tantinet précieux et reprend le sourire à l’écoute de « Up to me » qui sublime ces quelques influences blues pour atteindre un summum de musicalité.

Titre à rallonge (plus de sept minutes) sur « My god » long voyage musical empli de spiritualité sur lequel le groupe donne libre court à sa créativité.

Le rock plus dynamique refait quelque peu surface sur « Hymn 43 » bâti sur un format plus conventionnel et accessible pour une efficacité optimale et c’est après la respiration « Slipstream » que Jethro tull lance un « Locomotive breath » flirtant une nouvelle fois avec le hard rock pour conclure par « Wind up » long titre tout en variations comportant des parties planantes comme plus appuyées.

En conclusion, « Aqualung » confirme la bonne impression que Jethro tull m’avait laissé à l’écoute de son best of.

Il brille en effet par sa belle créativité, la haute qualité des titres composés, mariant à merveille musicalité hors norme et rock appuyé tout en restant toutefois soigneusement en deçà du hard rock de brute.

L’auditeur mélomane s’éclate donc à son écoute, goutant avec délice ses remarquables reliefs.

A noter également l’apport essentiel de Ian Anderson, excellent chanteur bien que non spectaculaire et toujours très inspiré une flute à la main.

A déguster donc comme une des nombreuses merveilles méconnues des années 70 !

Aqualung (Jethro tull)

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 23:48
Ghost rider 2, l'esprit de vengeance (Mark Neveldine, Brian Taylor)

Il est étonnant de constater que même après un franchement mauvais premier opus en 2007, les réalisateurs Mark Neveldine et Brian Taylor, furent chargés en 2012 de « Ghost rider 2, l’esprit de la vengeance ».

On retrouve ici un Johnny Blaze (Nicolas Cage) tiré de sa retraite d’ermite torturé en Roumanie par un prêtre nommé Moreau (Idriss Elba) pour retrouver Danny (Fergus Riordan) un enfant recherché par son pire ennemi Roarke (Ciaran « César » Hinds) l’une des nombreuses incarnations terrestres du Diable afin de réincarner son fils Satan.

S’accrochant au mince espoir de voir la malédiction le transformant en Ghost rider dès qu’il se trouve au contact du mal, Blaze se transforme en Rider pour retrouver plus facilement Danny qui a été pris sous la protection de sa mère Nadya (Violante Placido) séduisante voleuse repentie qui tente d’échapper aux envoyés de Roarke, des gangsters roumains dirigés par Ray Carrigan (Johnny Whitworth).

Malgré leur armement, les gangsters ne pèsent pas lourd face aux pouvoirs du Rider, qui brule leur âme, désintégrant leur enveloppe corporelle.

Seul, Carrigan qui utilise une arme plus puissante, parvient à le sonner suffisamment pour s’en sortir vivant et kidnapper l’enfant.

Blaze se réveille sonné à l’hôpital et comprend que Roarke a utilisé ses pouvoirs pour brouiller les pistes et rendre Danny indétectable.

Malheureusement, l’enfant est solidement gardé, et Nadya a besoin des pouvoirs du Rider pour faire pression sur les voyous et retrouver la trace de Danny.

Un nouveau combat s’engage dans une carrière abandonné contre Carrigan et ses hommes, dotés de bazookas d’une puissance de feu terrible, qui oblige le Ghost rider a user de sa flamme démoniaque pour contrôler une immense machine à excavation et détruire ses ennemis.

Guidé par Moreau qui semble connaitre des secrets mystiques, Danny est alors amené dans un lieu de montagne ultra secret ou il rencontre des moines vivant coupés du monde.

Moreau permet à Blaze de le débarrasser de sa malédiction mais Methodius (Christophe Lambert) le chef des moines, a également comme dessein de sacrifier Danny pour empêcher Roarke d’accomplir le rituel magique faisant renaitre son fils Satan.

Il est pourtant stoppé par net par Carrigan transformé par Roarke en démon Blackout et capable de corrompre toute matière vivante ou non.

Malgré leur combativité, les moines sont tués par un adversaire quasi invincible et Danny a nouveau enlevé.

Il est remis à Roarke qui peut donc devant une assemblée démoniaque invoquer la cérémonie.
Moreau tente l’impossible mais est tué par Blackout.

Contre toute attente, Danny aide Blaze impuissant sans son pouvoir, lui insufflant une partie de l’âme démoniaque de Satan pour lui restituer les pouvoirs du Rider.

Le Ghost rider peut alors lutter d’égale à égal avec Blackout et finit par le tuer, non sans une lutte spectaculaire et indécise.

Roarke est ensuite envoyé sans ménagement au fin fond de l’écorce terrestre, rejoindre sa demeure en enfer.

En conclusion, si l’indulgence était encore de mise sur le premier Ghost rider, cinq années après, elle ne l’est plus pour « Ghost rider 2, l’esprit de la vengeance ».

Le scénario est d’une très grande faiblesse, avec un match à distance sans souffle entre Ghost rider et son ennemi le Diable aux pouvoirs bien amoindris.

Sans ennemi à sa mesure, si ce n’est le pale Blackout, Ghost rider casse du malfrat roumains dans des décors industriels particulièrement cheaps et hideux.

Ce n’est pas la présence d’un Christophe Lambert cachetonnant en moine tatoué ou de la sexy Placido, qui suffisent à relever le niveau et arracher ce second Ghost rider à sa fange de putride nullité.

En renouvelant le choix d’un Nicolas Cage vieux et usé malgré la chirurgie esthétique, les réalisateurs ne rendent pas service au personnage de comics, dont on finit par douter de la réelle épaisseur au vu des piètres adaptions cinématographiques dont il fait l’objet.

A mille lieues des « Avengers », « Gardiens de la galaxie » ou « Captain america », « Ghost rider 2, l’esprit de la vengeance » constitue et on le peut le regretter le fond du fond du panier des comic books.

Ghost rider 2, l'esprit de vengeance (Mark Neveldine, Brian Taylor)

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 20:15
Rome, saison deux, épisodes 9 et 10 (Bruno Heller)

Les meilleures choses ont une fin, c’est pourquoi « Rome, saison 2, épisodes 9 et 10 » viennent achever définitivement et précocement une série prévue initialement par ses créateurs Bruno Heller et John Milius pour durer 5 ans.

Dans l’épisode 9 écrit par Mere Smith et réalisé par Steve Hill, Marc Antoine (James Purefoy) mène grand train en Egypte avec Cléopâtre (Lyndsey Marshal) et se comporte en souverain oriental décadent.

Il affame volontairement Rome en restreignant ses livraisons de blé, et snobe ouvertement une proposition de médiation de sénateurs envoyés par Octave (Simon Woods).

Il espère provoquer son rival à l’attaquer pour préserver sa popularité encore grande au sein du peuple romain.

Deux enfants sont nés de cette union, le troisième Césarion, fils de César, étant sous la garde étroite de Vorenus (Kevin Mc Kidd) plus dévoué que jamais.

La situation à Rome est en réalité critique et la révolte gronde au sein du peuple de plus en plus affamé.

Laissé seul pour régir l’Aventin, Titus Pullo (Ray Stevenson) qui vit en ménage avec la séduisante Gaia (Zuleikha Robinson), a bien du mal à contenir la foule en colère.

Contre toute attente Pullo a laissé en vie Memmio (Daniel Cerqueira) et le conserve dans une cage en le traitant à titre d’exemple comme une bête sauvage.

Il finit par informer Octave du mécontentement populaire.

Irrité, le consul réagit en envoyant Octavia (Kerry Condon) et Atia (Polly Walker), respectivement femme et ancienne maitresse de Marc Antoine, pour tenter de faire fléchir son rival.

Fidèle à son habitude, Atia négocie son intervention en demandant une villa à Capri et accepte finalement d’effectuer le voyage en Egypte.

Mais l’expédition tourne à l’humiliation publique, et Marc Antoine poussé par Cléopâtre, refuse de recevoir les deux femmes, qui rejetées fermement par Vorenus, repartent la haine dans le cœur.

Désormais la guerre entre les deux consuls parait inévitable.

Posca ( Nicholas Woodeson) fournit la clé à Octave en trahissant Marc Antoine, et en lui fournissant son testament qui déshérite sa famille romaine au profit de ses nouvelles connaissances égyptiennes.

En politicien habile, Octave exploite la faille, expose au peuple la trahison de son rival et se lance dans des préparatifs de guerre auxquels il associe Pullo, l’un des rares soldats qui soit pour lui digne de confiance.
L’épisode se termine par un drame très fort, Pullo qui s’apprête à faire ses adieux à Gaia, est attaqué par surprise par Memmio échappé de sa cage.

La belle vole à son secours, tue Memmio mais reçoit un coup de couteau fatal.

Agonisante sur son lit de mort, elle lui avoue le meurtre d’Eirene pour expier ses péchés.

Insensible à ses motifs amoureux, Pullo l’étrangle et jette son corps dans le fleuve, la jugeant indigne de funérailles décentes.

Le dixième et dernier épisode de la série, écrit par Bruno Heller et réalisé par John, Maybury, montre clairement la défaite et déroute de Marc Antoine, sèchement battu par les troupes d’Antoine en Egypte.

Brisé et démoralisé, Antoine se réfugie dans son palais d’Alexandrie aux cotés de Cléopâtre et du fidèle Vorenus, qui refuse une demande de trahison envoyée par Octave.

Rongé par les abus divers dont les drogues, Antoine n’est plus que l’ombre de lui-même et incapable de résolutions lucides.

Il tourne comme un lion en cage dans son palais, s’accrochant à l’idée absurde de provoquer en combat singulier son rival, s’entraine le glaive à la main avec Vorenus, tue un esclave qui avait osé rire de sa maladresse et se dissout lui-même en échafaudant de vains plans de fuite avec Cléopâtre.

Le couple se résout finalement à l’évidence, et conclut à se donner la mort à l’aube.

Antoine se saoule une dernière fois avec Vorenus, et recevant une lettre lui annonçant la mort de sa bien aimée, se suicide avec l’aide de Vorenus en s’enfonçant un glaive dans le torse.

Emu, Vorenus l’habille en général et l’installe sur son trône pour honorer sa dépouille.

Lorsqu’il constate que Cléopâtre est en vie et a menti, il lui tient tête avec mépris, prenant la décision de lui-même de sauver Césarion qu’il estime être en réalité le fils de Pullo, des griffes vengeresses d’Octave.

Octave en effet ne fait pas dans la demi mesure, et tout en froideur et en dureté, contraint également Cléopâtre à se suicider par morsure de serpent plutôt que d’accepter le déshonneur d’être exhibée en trophée à Rome.

Soignant son image populaire il confie les deux enfants de Cléopâtre à Octavia pour les élever, tout en chargeant Pullo de retrouver Césarion et de le tuer.

Pullo accepte la mission, retrouve son ami Vorenus dans le désert avec l’insupportable gamin qui se prend pour un dieu.

Tentant de fuir par le désert jusqu’en Judée, ils tombent sur un barrage et sont contraints de tuer les soldats qui ont détecté quelque chose de louche avec le gamin.

Mais Vorenus est touché au dos dans le combat et se sachant condamné, demande à Pullo de le ramener à Rome pour y voir une dernière fois ses enfants avant de mourir.

Pullo cède à sa requête, rend compte à Octave de la mort de Césarion et permet à Vorenus de mourir avec ses enfants qui finalement le pardonnent.

Octave se fait célébrer un triomphe à sa mesure d’empereur romain, mais Atia ébranlée par la mort d’Antoine y fait bonne figure, insultant Livia (Alice Henley) pourtant femme du nouveau maitre absolu de l’empire.

Après les festivités, on comprend que Pullo a maintenu son fils Césarion en vie et le garde avec lui à Rome …

En conclusion, si déjà les épisodes précédents confinaient au sublime, « Rome, saison 2, épisodes 9 et 10 » l’atteint et le dépasse même.

Le chute de Marc Antoine corrompu par une vie de débauche dans ses palais de milles et une nuit est grandiose, en raison de la performance exceptionnelle digne de Marlon Brando de James Purefoy.

Sa passion avec Cléopâtre bien que brièvement exposée apparait dévorante, cette dernière se montrant prête à tout pour sauver sa vie et son royaume, avant finalement de se rendre à l’évidence face à la froideur inflexible du prédateur Octave.

Mis à part la mort exceptionnelle d’Antoine, on vibrera également devant celle de Gaia, son surprenant volte face sur son lit de mort, son courage au combat et son corps sublime lentement englouti par les flots.

Par comparaison, celle de Vorenus apparait plus fade, même si le Kevin Mc Kidd est parfait tout en raideur et en force militaire, ne pliant finalement que devant l’amour regagné de ses enfants.

Dure vie donc que celle de Vorenus, et Pullo infatigable machine de guerre, transformé en survivant monté en grade avec un enfant à sa charge.

Un mot enfin sur Atia, l’un des personnages phares de la série, qui souffre face à la l’affront de l’abandon de son amant, par son humiliation publique mais se ressaisit brillamment comme la superbe garce qu’elle reste.

Cette conclusion ne peut donc que mettre en rage, car on aurait bien entendu voulu en voir plus compte tenu de la perfection atteinte de la seconde saison de Rome, infiniment supérieure à la première saison, du reste tout à fait agréable.

Impossible de ne pas s’attacher à des acteurs aussi charismatique évoluant dans des intrigues complexes ou se mêlent, politique, passion, violence et sexe.

Tout concourt donc à faire de « Rome, saison 2 » une drogue dont j’aurais bien du mal à me passer !

Rome, saison deux, épisodes 9 et 10 (Bruno Heller)

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 12:28
Rome, saison deux, épisodes 7 et 8 (Bruno Heller)

Les évènements se précipitent dans « Rome, saison 2, épisodes 7 et 8 » à l’approche de la fin (initalement non prévue) de la série.

Dans l’épisode 7 écrit par Scott Buck et réalisé par John Maybury, Servillia (Lindsay Duncan) déjà fortement éprouvée par le rude traitement que lui a administré par sa rivale de toujours Atia (Polly Walker) reçoit comme un coup de grâce l’annonce de la mort de son fils Brutus (Tobias Menzies) tué sur le champs de bataille face aux troupes de Marc Antoine (James Purefoy)

Désespérée, elle se rend sur le pas de la porte de la maison d’Atia et l’accable publiquement d’une spectaculaire demande de justice, en psalmodiant à genoux dans la rue, une servante la couvrant de cendres.

Atia feint d’abord de l’ignorer, préférant concentrer son énergie sur le possibilité d’un mariage avec son cher Antoine pour venir sceller l’alliance toujours fragile avec son fils Octave (Simon Woods).

En effet si Lépide (Ronan Vibert) ne semble jouer qu’un rôle figuratif dans le triumvirat, Octave entend bien négocier d’égal à égal avec Antoine et ne pas lui céder un pouce de terrain.

La rivalité entre les deux hommes s’exacerbe autour des questions de partage de l’empire romain, l’Egypte étant la plus convoitée pour ses richesses et bien sur d’argent, surtout lorsque Hérode roi de Judée, vient trouver Antoine pour lui offrir de le payer en échange de la protection de Rome pour assurer son règne.

Après quelques tergiversations, Antoine accepte le pot de vin en promettant un vague partage avec les deux autre consuls qu’il n’entend bien entendu jamais effectuer.

Lorsqu’il refuse d’accorder sa part à l’affranchi Posca (Nicholas Woodeson), celui-ci le trahit sans ménagement, allant proposer une alliance à Mécène (Alex Wyndham) afin de prélever une partie du trésor de Judée au détriment de leurs maitres respectifs, Antoine et Octave.

Mis au courant des tractations d’Antoine et Hérode, Octave explose, exige le respect des accords conclus et sa part du tribu versé à l’Empire romain.

Antoine accepte du bout des lèvres, et les deux hommes chargent leur représentant Vorenus (Kevin Mc Kidd) de récupérer l’or qui doit être livré dans le plus secret au port de l’Aventin.

Mais Vorenus qui pense avoir toujours la mainmise sur les bandes de l’Aventin, ignore que son rival Memmio (Daniel Cerqueira) l’a infiltré en prenant sur le fait sa fille Vorena (Coral Amiga) en plein ébats avec un des ses hommes et en la contraignant à le renseigner.

En réalité, Vorena qui hait son père depuis qu’elle le juge responsable de la mort de sa mère, ne se fait pas prier pour l’espionner et renseigne Memmio sur les modalités de la réception de la cargaison d’or.

Titus Pullo (Ray Stevenson) dont la femme Eirene (Chiara Mastalli) attend un heureux évènement doit intervenir physiquement pour punir une violente altercation avec Gaia (Zuleikha Robinson), qui malgré son statut d’esclave, refuse l’autorité de Eirene.

Belle et manipulatrice, Gaia, use des ses talents pour retourner le châtiment qui lui était destiné et a un rapport sexuel intense avec Pullo en plein milieu d’un scène de lutte.

Penaud face à son échec, le grand costaud sauve péniblement la face devant Eirene qui devant la soumission affectée de Gaia est persuadée que tout est rentrée dans l’ordre.

Dans les hautes sphères du pouvoir, Atia cède finalement à la pression de Servillia et subit les malédictions de sa rivale qui s’occit pour que les dieux donnent corps à ses incantations.

La mort spectaculaire de Servillia frappe l’esprit, Atia est tétanisée tandis que même Marc Antoine reconnait la force de caractère de l’ex maitresse de César.

La malédiction de Servillia semble déjà l’œuvre puisque au dernier moment, Octavia (Kerry Condon) lui est préférée car plus jeune et donc amène d’enfanter.

Brisée, Atia voit donc ses rêves de grandeur s’écrouler lorsque Antoine épouse sa fille en un mariage politique voulu principalement par Octave, ne supportant sans doute plus la liaison entre sa mère et son rival.

Agrippa (Alleen Leech) a également le cœur brisé en voyant son amante lui échapper.

Au cours du mariage, Hérode invité d’honneur échappe de peu à un attentat perpétré par Timon (Lee Boardman) et son frère Levy, mais au dernier moment Timon se rétracte, incapable de tuer devant son ex maitresse Atia.

Une lutte confuse éclate entre les deux frères, Levy étant tué d’un coup de couteau.

Dans l’épisode 8 écrit par Todd Ellis Kessler et réalisé par Carl Franklin, Octave de plus en plus dominateur, édicte des lois particulièrement strictes concernant la morale de ses romains, condamnant par exemple les relations adultères.

Homme rigide aux mœurs strictes, Octave entend en effet contrôler les ébats entre les hauts membres de sa famille et ainsi pouvoir intervenir en cas de nouvelle liaison entre Antoine et sa mère.

En parallèle, il agit par force pour se trouver femme en choisissant Livia (Alice Henley) une jeune femme blonde et mince, déjà épouse d’un sénateur, qu’il n’a aucun mal à « convaincre » de divorcer en vue d’un mariage avec lui.

Pullo qui doit récupérer l’or d’Hérode au port, ne peut accomplir sa mission.

En effet sa femme Eirene, empoisonnée par Gaia, a une hémorragie, perdant son fils et mourant dans son lit en implorant son mari dévasté de l’enterrer à la coutume germanique et non de l’incinérer.

L’enterrement de Eirene est un des grands moments d’émotions de la série.

Respectant la douleur de son ami, Vorenus le décharge de sa mission, envoyant le fameux troisième homme, Mascius (Michael Nardone) le remplacer.

Mais Mascius tombe dans un guet append et revient blessé chez Vorenus, avec comme nouvelle, le vol du chargement d’or.

Fou de rage, l’ex centurion met ses hommes à pied d’œuvre pour battre la ville.

Memmio, logiquement suspecté, fait mine de l’écouter avec insolence et suggère la trahison d’un de ses hommes.

Après avoir rendu des comptes face à Antoine et Octave qui le menacent de manière à peine voilée, Vorenus aidé d’un Pullo convalescent suspecte Mascius, qui sentant sa mort arriver, affirme sa fidélité à ses compagnons de la treizième légion.

Vorenus arrête le bras vengeur de son ami en reconnaissant dans les mains de ses enfants, une des poupées en paille que manipulait un des hommes de Memmio et comprend en un éclair la trahison de Vorena.

Loin de plier, la jeune femme avoue et lui crache sa haine au visage, haine de la mort de sa mère, d’avoir fait d’elle une prostituée …

Vorenus accuse le choc, réfrénant ses penchants brutaux sous l’influence de Pullo.

Il profite alors de la disgrâce de Marc Antoine, dont les relations extra conjugales avec Atia sont jetées en pâture à Octave et qui fout de rage, exige son départ pour l’Egypte.

Antoine tente de battre à nouveau le jeune homme mais comprend in extremis qu’il n’est plus un frêle adolescent.

Il doit donc partir, sous la pression du nouveau maitre de Rome.

Quittant Atia par de vagues promesses de retrouvailles émises en présence d’une garde rapprochée dirigée par un centurion imposant, Marc Antoine part pour l’Egypte ou il retrouve une Cléopâtre (Lyndsey Marshal) toute disposée à un accueillir un allié potentiellement aussi puissant.

Antoine emmène avec lui un Vorenus préférant démissionner de sa charge de maitre des collèges de l’Aventin, et surtout fuir sa propre famille, qu’il confie à la charge de Pullo, devenu de fait son successeur.

Pullo s’acquitte fort bien de sa tache, arrachant la langue de Memmio venu chercher une alliance, et massacrant les autres membres des bandes de l’Aventin achetées par l’or dérobé à Antoine et Octave.
Mascius et l’amazone Gaia sont des précieux auxiliaires dans ce combat de rue.

Pour terminer, Octavia fait également les frais de la colère d’Octave, qui menace également Agrippa et le contraint à rompre ses relations avec elle.

Hanté par son crime fratricide, Timon, émigre enfin avec sa famille à Jérusalem.

En conclusion, « Rome, saison 2, épisodes 7 et 8 » ravive encore la passion dans la dernière ligne droite de la série.

Les drames se succèdent, la mort de Servillia est digne de rentrer dans la légende, tout comme le châtiment qui semble poursuivre Atia finalement délaissée et abandonnée pour raisons politiques par Marc Antoine.

Octave prend de plus en plus d’assurance, montrant un caractère rigide, intransigeant et volontiers colérique.

Le jeune homme a visiblement un revanche à prendre sur la vie, sa mère, sa sœur et son rival de toujours Antoine en faisant les frais, une fois bien entendu la menace Brutus/Cicéron/Cassius écartée.

Un nouveau choc entre les deux hommes forts de l’Empire semble à terme inévitable et l’Egypte se présente alors comme le cadre idéal pour ce règlement de compte final.

On appréciera toute la finesse de la vie des hautes sphères romaines avec le rôle des puissants intermédiaires comme Timon et Mécène, redoutables intrigants capables d’influencer les décideurs mais aussi de les doubler pour leur intérêt personnel.

La vie reste éprouvante pour Vorenus et Pullo, avec de terribles drames familiaux, la situation de Vorenus demeurant inextricable et le poussant à quitter Rome pour l’Egypte.

On notera également avec intérêt, la montée en puissance de Gaia, maitresse femme aussi belle que déterminée dont on découvre également avec ahurissement les capacités de combattante.

Tout concourt donc pour faire des derniers épisodes une véritable apothéose !

Rome, saison deux, épisodes 7 et 8 (Bruno Heller)

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 21:34
Imaginaerum (Nightwish)

Alors qu’on les pensait sévèrement touchés, voir coulés par le départ en 2004 de Tarja Turunen, les Finlandais de Nightwish réussirent contre toute attente leur reconversion en 2007 avec une nouvelle chanteuse Annette Olzon, et tentent en 2011 d’enfoncer le clou avec « Imaginaerum ».

Cet album à la pochette sombre et sobre, débute par « Taikatalvi » courte introduction mollassonne chantée en finnois par le bassiste Marco Hieatela.

C’est donc avec l’arrivée d’Olzon au micro sur « Story time » que débute véritablement « Imaginaerum » fidèle au style caractéristique du groupe, avec la guitare puissante de Vuorinen et les effets grandiloquents des claviers de Holopainen.

Long, dense, épique, mélodique et surtout très accrocheur, « Story time » constitue un lancement idéal pour « Ghost river » au chant masculin beaucoup plus violent pour un résultat au final plus déséquilibré et confus.

Nigthwish corrige immédiatement le tir sur « Slow, love, slow » longue ballade dépouillée rendue agréable par la voix presque blues de Olzon et joue la carte de l’ouverture musicale en incluant de la cornemuse sur « I want my tears back » au charme celtique des plus notables.

Ambiance conte de fée horrifique sur « Scaretale » qui se déroule comme une histoire musicale de plus de sept minutes difficilement passionnantes sur la durée.

On reste dans le grandiloquent avec l’instrumental « Arabesque » à la dynamique puissante, puis calme le jeu avec deux nouvelle ballade la celtique « Turn loose the mermaids » dédiée cette fois aux sirènes enchainée de « Rest calm » franchement pénible avec ses sept minutes affichées au compteur.

Nightwish poursuit sur cette lancée sur « The crow, the owl and the dove » sur laquelle Hieatela module sa voix pour chanter normalement plutôt que de jouer les brutes épaisses.

Le groupe lâche la vapeur dans la phase terminale du disque, avec un « Last ride of the day » néoclassique rapide et enlevé, puis l’énorme « Song of myself » qui le surpasse encore de ses treize minutes ou la voix de Olzon est soutenue par des chœurs puissants, avant un « Imaginaerum » longue plage quasi instrumentale aux vertus apaisantes.

En conclusion, « Imaginaerum » est encore une fois un disque fort riche et respectable.

Certes, Nightwish en fait probablement trop, versant dans la surenchère d’effets et de durée des titres, lorgnant majoritairement vers les six minutes et dépassant couramment les sept.

Mais à vrai dire lorsqu’on apprécie ce style, on ne peut que se régaler, car le groupe en donne pour son argent au fan ou de manière générale à l’auditeur avec une musique épique, faisant office de bande originale de film d’heroic fantasy.

Dernier album avec Olzon, « Imaginaerum » est l’occasion de saluer le court mais remarqué passage de la chanteuse, au style sans doute moins spectaculaire et opéra que Turunen, mais à vrai dire quasi irréprochable dans son registre.

Aujourd’hui, le futur de Nightwish avec une troisième chanteuse, demeure à nouveau incertain, même si après près de quinze ans d’une belle carrière internationale, les Finlandais n’ont absolument pas à rougir de leur parcours.

Imaginaerum (Nightwish)

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 23:06
L'étrangleur d'Edimbourg (Ian Rankin)

Retour au classicisme avec « L’étrangleur d’Edimbourg » premier d’une longue série de polars écossais écrits par Ian Rankine à partir de 1987.

« L’étrangleur d’Edimbourg » narre une enquête d’un inspecteur de police appelé John Rebus, qui a maille à partir avec un tueur de petite ville sévissant à Edimbourg.

Le tueur qui se fait appelé Knot (nœud), le nargue ouvertement en lui envoyant des lettres anonymes ou figurent des croix en allumettes ou des nœuds en bout de ficelles.

Divorcé, père d’une fille adolescente appelée Samantha, Rebus est un homme solitaire assez mal dans sa peau car profondément marqué par son passé dans les forces spéciales britanniques, les fameux SAS.

Flanqué de son adjoint Jack Morton, il est relégué par une hiérarchie tatillonne à faire des recherches papiers sur les précédents concernant les tueurs en série alors que son véritable talent réside justement dans sa faculté à occuper le terrain.

Rebus qui a également des difficultés avec son frère Michael, officiellement hypnotiseur mais en réalité authentique dealer de drogue, ignore que cette série de meurtres est également suivie par un journaliste indépendant, Jim Stevens.

Stevens est lui aussi un solitaire, infatigable homme de terrain, très à l’aise dans les bas quartiers d’Edimbourg dans lesquels il fait jouer ses contacts dans la police ou chez les petits voyous.

En réalité, au fur et à mesure que les meurtres s’accumulent et que la presse amplifie le phénomène, le flair de Stevens lui intime que Rebus est la clé de l’enquête.

Mais Rebus n’a pas cette clairvoyance, englué dans ses problèmes personnels, sa relation avec l’inspecteur Gill Templer avec qui il travaille également et les affreux cauchemars que son passé fait ressurgir.

Au fil de l’enquête, Rankin dévoile peu à peu les ressorts profonds du psychisme de Rebus avec en ligne de mire l’effroyable processus de recrutement de l’élite des SAS, qui consistait à torturer et humilier les soldats sélectionnés.

On comprend que Rebus avait un camarade d’infortune dans ces séances aussi éprouvantes physiquement que psychologiquement, un dénommé Gordon Reeve.

Logiquement les deux hommes déjà amis avant le processus, se sont ressoudés davantage dans l’épreuve, partageant sous le coup de l’émotion des sentiments très forts.

Poussé à l’extrême, Reeve aurait développé une attirance homosexuelle pour Rebus, qui aurait été sauvé in extremis du passage à l’acte par l’intervention de gradés, lui annonçant sa réussite à l’épreuve, tandis que son ami était lui recalé pour ses faiblesses psychiques.

Même si Rebus, écœuré a ensuite quitté l’armée pour rejoindre la police, on comprend que c’est Reeve, qui cherche à se venger de cet échec en enlevant des filles.

Rebus dont la fille a été enlevée par Reeve, doit donc effectuer contre l’avis de sa hiérarchie qui souhaite le mettre hors de l’enquête, une course contre la montre pour la retrouver saine et sauve.

Il fait jouer son flair, arrive à la conclusion que Reeve que Rebus a initié à la littérature s’est fait engager dans une bibliothèque pour pouvoir approcher plus facilement les enfants.

L’homme est démasqué sur son lieu de travail et armé, n’hésite pas à faire feu sur lui.

Blessé à l’épaule, Rebus aiguillonné par l’envie de retrouver sa fille, rattrape toutefois son ennemi et le tue après une lutte acharnée.

Reeve semble accueillir la mort comme un soulagement à ses tourments intérieurs et Rebus peut ainsi retrouver sa fille emprisonnées dans sa demeure.

En conclusion, « L’étrangleur d’Edimbourg » est une classique histoire de tueur en série bien trop prévisible, usant des vieux artifices des énigmes et de l’intime relation entre l’enquêteur et le criminel.

Le personnage de Rebus, ancien militaire hanté par son passé, n’a rien de bien original et met assez peu en empathie le lecteur.

On sera également lassé des visions des flics rustauds coureurs de pubs et de bière, tout comme de celle du journaliste fouineur et tenace.

Rien à signaler donc du coté des polars écossais et on pourra donc calmement passer son chemin …

L'étrangleur d'Edimbourg (Ian Rankin)

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Published by Seth - dans Policier
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