22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 19:53
Le convoi (Sam Peckinpah)

Coup de projecteur sur un réalisateur sans doute un peu oublié mais o combien culte, Sam Peckinpah, dont le « Convoi » sorti en 1978 est l’avant dernier film.

Spécialiste principalement du western ou du film de guerre, Peckinpah adapte ici une chanson de country pour réaliser une sorte de western contemporain ou les cow boys sont remplacés par des … camionneurs !

L’histoire en effet basique à souhait se déroule dans les vastes étendues désertiques de l’Arizona ou un sympathique trio de routiers formé par le chef Rubbber Duck (Kris Kristofferson), Love Machine (Burt Young) et le noir Mike l’araignée (Franklin Ajaye) est pris à parti par Wallace (Ernest Borgnine) un sherif local particulièrement vicieux qui les rackettent et fait un usage abusif de la force.

Duck fait mine d’arranger les choses avec ses amis et cèdent aux caprices de Wallace pour filer retrouver Violet (Cassie Yates) une de ses petites amies dans un bar local.

Sur place, il y retrouve Mélissa (Ali Mc Graw) une superbe brune qui l’avait ouvertement provoqué en jupe courte à bord de sa décapotable avant de lui attirer des ennui avec un autre policier du coin.

Tout en traitant les affaires courantes avec Violet, Duck comprend par le biais de la CB que quelque chose ne tourne pas rond dans le bar ou Love Machine et Mike ont provoqué Wallace, qui fou furieux, décide d’enfermer le routier noir pour se venger des insultes entendues sur les ondes.

Duck intervient mais ne parvient pas à calmer le shérif qui est venu avec deux robustes adjoints armés.

La tension monte et une énorme bagarre de bar éclate, se soldant par la mise hors combat des trois policiers avec la complicité de Mélissa.

Devenus des fugitifs, le trio file à bord de ses camions en emmenant dans son sillage d’autres routiers sympathisants outrés par les brutalités policières.

La belle et peu farouche Mélissa qui se révèle être une journaliste, monte dans la cabine du Duck qui prend la tête de la cavale avec toute la police du comté aux trousses.

Wallace et ses hommes sont semés et ridiculisés dans le désert ou leurs voitures s’abiment mais font appel à d’autres forces de police pour barrer la route des fuyards cherchant à passer au Texas.

Mais le malin Duck parvient à faire plier Jerry Haskins (Seymour Cassel) le gouverneur de l’état en lui révélant transportant des produits chimiques, ce qui l’amène à lever son barrage.

En réalité le mouvement fait boule de neige et une centaine de camions forment alors une file fonçant à vive allure à travers le plus grand état du pays en direction du Mexique.

Alors que Wallace persiste, animé par une rancune personnelle tenace, Haskins se montre plus habile, faisant mine d’engager des pourparler avec le Duck afin de lui donner une tribune.

Mais lorsque les routiers qui ont réussi à établir un camp de nuit à l’abri des forces de police après négociations, apprennent que Mike s’est fait arrêté et tabassé alors qu’il s’apprêtait à rendre visite à sa femme enceinte, le mouvement de contestation reprend de la vigueur.

Préférant l’action au dialogue des politiciens, Duck et ses camions foncent sur la prison pour libérer en force le pauvre Mike et ainsi le relâcher.

Mais la ruée vers le Mexique n’est pas sans encombre et voit une large partie du convoi dont Love Machine bloqué par un accident de la route impliquant des écoliers.

Le Duck se trouve alors face à Wallace et un tank campant devant la frontière.

Melissa descend juste à temps pour voir le camion de Duck exploser alors qu’en réalité, il a usé d’un stratagème pour s’échapper et couler de jours heureux avec sa chère journaliste.

Finalement beau joueur, Wallace lui-même esquisse un sourire …

En conclusion, « Le convoi » est bel et bien un film de brutes s’adressant à un public de brutes.

Animé d’un esprit très seventies avec la contestation de l’ordre établi et notamment les affreux policiers violents et corrompus du sud des Etats-Unis ou les beaux parleurs politiciens, « Le convoi » fait souffler un vent de la liberté si chère aux américains surtout lorsque celle-ci s’accompagne de grands espaces, de grosses mécaniques et d’une bonne dose de violence.

Malgré l’abatage des acteurs, Borgnine en parfait salaud, Kristofferson presque aussi beau que Jim Morrison barbu et Mc Graw jolie brune aux traits délicats et impeccablement bronzée, « Le convoi » peine à s’extraire au delà du niveau 0 de la réflexion et n’a selon moi pas grand-chose à offrir qu’un film d’action plutôt beauf et trainard.

Reste les beaux paysages et une certaine ambiance country qui pourra séduire certains …

Le convoi (Sam Peckinpah)

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 19:01
Feels like the first time (Nirvana)

Comment chacun le sait, l’astre Nirvana a cessé d’émettre et même d’exister par une froide journée d’hiver 1994, lorsque Kurt Cobain se tira une balle dans la tête.

Ce qui bien entendu n’empêche pas le business music de continuer de générer de l’activité et donc du profit autour de la légende de Seattle comme le montre « Feels like the first time » compilation de titres live enregistrés durant les dernières tournées 1992-1993.

Sorti en 2012, « Feels like the first time » début par « Radio Friedel unit shifter » titre puissant suintant la rage sourde enregistré dans le fief du groupe à Seattle.

L’ambiance parait tout de suite explosive et le coté brut de décoffrage, sauvage et incontrôlable de Nirvana saute aux oreilles sur « Drain you » pourtant desservi par un son plus que médiocre.

Cobain lutte s’arrache les cordes vocales, lutte comme un diable sur un « Breed » violent et torturé.

On déraille un peu sur « Serve the servant » particulièrement déstructuré sur lequel le chanteur marmonne entre ses dents plus qu’il ne chante.

Viennent à la rescousse les classiques, « Rape me » parfaite illustration du malaise d’un être transmuté en énergie brute, puis « Heart shaped box » aux velléités mélodiques plus que bienvenues.

Retour au piochage raz mottes avec « Penny royal tea » puissant mais assez pénible à l’écoute, « Scentless apprentice » qui marque la régression absolue jusqu’au niveau le plus primitif avant un « Lithium » enfin plus construit tout en restant incroyablement dévastateur dans ses refrains.

Après la bouillie sonore de « Endless nameless » vient une fournée de titres enregistrées à Melbourne, notamment le pseudo pop déchirant « About a girl » plombé par un son de fin du monde.

Il est particulièrement difficile en pareilles conditions d’enregistrement, d’apprécier le tube « Come as you are » et ce sentiment se prolonge sur le nerveux « Breed ».

Enfin une des ballades les plus douces et populaires de Nirvana, « Polly » que le public peut chanter à tue tête dans un semblant de communion.

La mayonnaise prend bien sur « Lounge act » puissant tout en restant délié et « Love buzz » à la vibration très rock ‘n’ roll.

On ressort le « Lithium » chanté comme il se doit par une foule en délire avant l’extatique duo « Smells like teen spirit » / « Territorial passings » capturés en live au Saturday night live auxquels succèdent deux redites, « Rape me » et « Heart shaped box » au son beaucoup plus propre.

En conclusion, même si « Feels like the first time » surfe peut être un tantinet sur la nostalgie, il n’en délivre pas moins un programme complet de 21 titres, empreints certes de quelques redites.

Le principal mérite de ce live tardif est de rappeler quelle puissance sonore pouvait dégager Nirvana au fait de sa gloire, au cours de prestations scéniques exceptionnelles, ou en véritable punks des années 90, le trio dépassait parfois ses propres limites physiques et mentales.

Violent, rageur, parfois brouillon, souvent déchirant et impressionnant, « Feels like the first time » est à ranger auprès des beaux témoignages live d’un groupe culte des années 90.

Feels like the first time (Nirvana)

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 22:00
Americana (The Offspring)

Sorti en 1998, « Americana » marque le franchissement pour The offspring d’un cap supplémentaire pour passer du statut d’outsider à grosse cylindrée du rock.

Derrière cette pochette enfantine un brin ridicule et un après un « Welcome » de façade, « Americana » débute par un « Have you ever » saccadé marqué par les traditionnels chœurs beuglés si cher à la bande.

La formule est répétée quasiment à l’identique sur « Staring at the sun » mais avec beaucoup plus de conviction et d’impact.

Vient ensuite le gros tube pseudo comique « Pretty fly for a white guy » narrant les péripéties d’un petit blanc cherchant à singer la culture hip hop et les durs à cuir blacks et latinos.

Après ce titre plutôt entrainant vient la fusée « The kids aren’t alright » tube imparable mêlant vitesse, fluidité et rythme irrésistible.

Difficile de faire plus punk rock basique que « Feelings » rapide mais particulièrement peu intéressant et on ne peut pas dire que The offspring se montre beaucoup plus inspiré dans le registre plus calme de « She’s got issues ».

Nouvelle prise de vitesse sur l‘explosif « Walla walla » avant un « The end of the line » solide à défaut d’être révolutionnaire.

Les californiens continuent bravement de tailler leur route avec un « No brakes » simple mais dynamique, s’enfoncent avec l’abominable « Why don’t you get a job ? » facile succès commercial reposant sur une mélodie pourrie.

Deux titres pour finir, « Americana » puissant et tonique bien que téléphoné à 100 kilomètres et la surprise « Pay the man » long morceau planant de plus de dix minutes complètement décalé par rapport au reste des compositions.

En conclusion, « Americana » n’est pas dans l’absolu un mauvais album et révèle sans doute le meilleur de ce que peut donner The offspring dans les années 90 dans le registre plutôt limité de son punk rock généraliste.

Les tubes sont effectivement la et prennent de la place, mais l’ensemble du disque reposant certes sur des recettes simples, fait preuve d’une certaine prestance en diffusant une musique puissante et entrainante.

The offspring n’est donc pas un groupe culte quand on a écouté d’autres formations plus talentueuses mais demeure quoi qu’on en dise avec cet « Americana » une référence de son époque.

Americana (The Offspring)

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 18:36
Greatest hits (The Offspring)

Comme vous le savez, je ne suis pas un grand aficionado des californiens de The offspring mais vais-je toutefois m’atteler à ce « Greatest hits » sorti en 2005 et joliment garni de quinze titres.

Avec sa pochette sombre et sobre, « Greatest hits » vient rappeler les quinze ans de carrière du groupe avec beaucoup de hits radio principalement placés dans les années 90.

On débute par « Can’t replay » qui illustre fort bien la formule la plus utilisée par le groupe à base de riffs immédiatement mémorisables, de couplets soutenus et de refrains fédérateurs et souvent à mon gout braillards.

Arrive ensuite le premier et immense tube du groupe « Come out and play » porté par un riff oriental assez novateur, rythme punk rock musclé et des refrains particulièrement accrocheurs.

Autre tube mais de portée moindre, le puissant « Self esteem » se montre particulièrement irritant par la voix gueularde de Dexter Holland.

Rien à dire en revanche sur « Gotta get away » autre tube fluide et maitrisé.

On retrouve le coté chien fou des débuts sur « All I want » rapide, fougueux et désordonné puis prend le temps de placer un mid tempo plus mélodique et cadré sur « Gone away ».

Coup de génie des Californiens sur le fun et cynique « Pretty fly for a white guy » qui fut un colossal succès commercial tandis que « Why don’t get job » et son rythme atrocement grossier façon fête de la bière de Munich, révulse fortement.

Encore un tube (et oui !), celui-ci parfait, « The kids aren’t alright » rapide, fluide et incroyablement accrocheur.

Rythme chaloupé et ambiance déconne sur « Original prankster » avant une autre poussée de fièvre sur « Want you bad » nouveau tube qui touche sa cible, l’adolescent un tantinet rebelle, mais pas trop.

L’intensité chute fortement sur « Defy you » mid tempo lourd un brin poussif puis tout vire à la déconne entre copains de dortoirs/garage sur « Hit that » et ses petits bruitages de synthétiseurs allié avec des refrains pourtant puissamment rock.

Pour terminer, viennent « Head around you » direct et sans fioritures et un abominable remix de « The kids aren’t alright » absolument dispensable.

En conclusion, « Greatest hits » tient toutes ses promesses et ne ment pas sur la marchandise avec un groupe disons le franchement adepte des hits parades par la production de single punk rock énergiques et efficaces qui malgré leur pauvreté et les limites vocales évidentes du chanteur, trouvèrent leur public composé de jeunes, rebelles.

Bande son idéale pour les fans de sports dit extrêmes à base de glisse (skate, bmx, surf), « Greatest hits » permet de jauger l’efficacité maximum d’un groupe âgé aujourd’hui de 25 ans et aux dernières nouvelles toujours en activité.

Greatest hits (The Offspring)

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 19:39
Captain america n°340 (Mark Gruenwald, Kieron Dwyer)

Nous sommes toujours dans les années 80, mais un peu plus tard en 1988 avec « Captain america n°340 ».

L’excellent Mark Gruenwald (scénario) et Kieron Dwyer (dessins) prennent comme point de départ la lâche paralysie de Captain america par un gadget d’Iron-man alors qu’il tentait de l’empêcher de désactiver une de ses précieuses armures affectés au Guardsman sensé protéger un complexe ultra secret détenant des super criminels appelé la Cathédrale.

Mais dans sa fuite, Iron-man a provoqué une panne générale d’électricité qui comme on pouvait s’en douter provoque la désactivation des mécanismes de sécurité du complexe et donc la libération de super criminels aussi redoutables que le brutal Mister Hyde, la farouche Titania tout deux quasiment invulnérables, de l’énigmatique Griffon aux immenses pouvoirs mal connus, de l’explosif Vibro mais aussi du plus modeste Tatou dont le principal pouvoir semble résider dans un grotesque costume-carapace.

Etant parvenu à s’extraire de la Cathédrale, Cap doté d’un nouveau costume et d’un nouveau bouclier crée justement par le génie scientifique de Tony Stark, retrouve son équipe composée du Faucon, du Nomad, de Vagabond et du grotesque D-man, sorte de Daredevil old school bodybuildé pourtant le seul doté d’une force réellement surhumaine.

Le trio motorisé tombe malheureusement sur les fuyards, mais une action frontale périlleuse de Cap lui permet d’éjecter Titania du camion et de bloquer de justesse un Hyde très irrité.

En réalité, D-man ne pèse pas bien lourd face à Titania et est éjecté sans ménagement d’une falaise ou il est miraculeusement sauvé par le Faucon qui utilise une manœuvre audacieuse pour prendre par surprise le Griffon et le mettre KO.

Vibro est détaché de la falaise par une ruse sournoise du Nomade qui utilise ses disques et Hyde assailli de coups par Captain america finit par perdre l’équilibre et à demander grâce car suspendu dans le vide.

Si Titania parvient à s’échapper, le Tatou lui se rend pacifiquement ce qui conclut cette mission de sauvetage par un quasi victoire absolue et laisse Cap se concentrer sur sa guerre à distance face à Iron-man.

En conclusion, si « Captain america n°340 » est entaché du graphismes plutôt faiblard de Dwyer qui ne marqua pas les annales du comics par son talent, il bénéficie du style habituel de Gruenwald, et de son gout pour les complexes ultra secrets ou sont détenus de redoutables menaces capables sur un coup du sort de se libérer.

Malgré la pauvreté des alliés de Captain america qui reconnaissons le, sans de grossiers artifices ne feraient pas longtemps le poids face à des criminels aussi puissants que leurs adversaires, le Vengeur étoilé se sort honorablement du challenge en sortant un grand match contre son vieil ennemi Hyde.

Et le duel entre Cap et Iron-man aux looks modernisés, en toile de fond demeure suffisant pour attiser l’ambiance de paranoïa et de guerre civile de cette série …

Captain america n°340 (Mark Gruenwald, Kieron Dwyer)

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 19:10
Captain america n°282 (John Marc De Matteis, Mick Zeck)

Toujours un régal de se replonger dans les vieux comics des années 80, surtout quand il s’agit de « Captain america n°282 ».

Sorti en 1983 sous la houlette de John Marc De Matteis (scénario) et Mike Zeck (dessins), « Captain america n°282 » montre dès le début un Captain en fâcheuse posture, drogué et capturé par Viper à la tête de la puissante organisation Hydra et associée pour l’occasion avec le mercenaire aux tentacules d’adamantium, Constrictor.

Malgré son métabolisme hors du commun, Captain victime de terribles hallucinations ne parvient pas à surmonter totalement les effets du gaz et échoue dans son unique tentative d’évasion, cueilli à froid par les tentacules électrifiés du brutal Constrictor.

Pourtant Cap n’est pas seul et reçoit l’aide l’agent du S.H.I.E.L.D Gail Runciter infiltrée dans la base, qui prévient son patron Nick Fury au risque de se faire découvrir.

A Brooklyn, Jack Monroe le nouveau Bucky se trouve pétri de remords de ne pas être parvenu à secourir son ami et décide de solliciter l’aide du Faucon, éternel partenaire du Vengeur étoilé dans les rues de Harlem qui lui conseille de prendre également contact avec le S.H.I.E.L.D.

La réaction de Fury déroute pourtant, avec ce qui ressemble à un excès de prudence devant les plans de Viper, manipulant des germes toxiques d’origine inconnue mais néanmoins d’une grande dangerosité à proximité d’une ville de 15 000 habitants, Hartsdale.

Passablement dérangée, la Viper désire en effet mettre au point un virus transporté par les serpents afin d’éradiquer l’espèce humaine qu’elle abhorre.

Ceci n’arrête pas Monroe, revêtu du costume un brin criard du Nomade, de se faire parachuter devant la base de Viper depuis un avion par Dugan, l’adjoint moustachu de Fury.

Tout semble trop bien se passer pour Nomade qui terrasse à mains nues les gardes de Viper aidé de surcroit par Captain america en personne.

En réalité, le boy scout tombe lui-même dans un traquenard et découvre que Captain et Runciter ont été hypnotisés par Viper tandis que Dugan a été mystérieusement frappé par un le virus mis au point par les labos de l’Hydra.

En conclusion, sans prétention ni fioriture, « Captain america n°282 » est un comics comme on les aime montrant un célébrissime héros en grandes difficultés, terrassé par un mystérieux venin et aux mains de dangereux super criminels puissamment organisés.

Si la mutation du pale Bucky en ridicule Nomade ne passionne guère et si le match Captain/Constrictor se montre trop bref t déséquilibré pour émerveiller, la construction habile de l’intrigue au demeurant basique sur fond de danger sanitaire/terroriste, provoque son flot habituel d’adrénaline.

Gros point fort de cette courte aventure, le dessin de Zeck, superbe, conférant finesse et beauté athlétique quasi classique aux personnages.

Très agréable donc et on en redemande !

Captain america n°282 (John Marc De Matteis, Mick Zeck)

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 12:22
Here and now (Nickelback)

Un peu de musique à présent avec la grosse cylindrée canadienne Nickelback qui depuis les années 2000 s’inscrit comme un des groupes les plus populaires dans le registre certes étroit du hard rock généraliste.

En 2011, les frères Kroeger Chad (chant/guitare) et Mike (basse) continue de creuser leur sillon avec « Here and now ».

Avec sa pochette assez pauvre, « Here and now » début par « This means war » qui déroule un hard rock efficace tout en restant extrêmement musclé.

C’est avec des riffs lourds, un son épais et la voix rauque/sensuelle de Kroeger que suit « Bottoms up ».

On lève un peu le pied sur « When we stand together » chanson de support aux troupes américaines beaucoup plus douce et accessible mais Nickelback semble bien disposer à en découdre sur cet album comme le montre « Midnight queen » particulièrement robuste et nerveux.

Mid tempo lourd et chaloupé sur « Gotta get some me », power ballade de qualité sur « Lullaby » portée par un excellent Kroeger toujours très juste en pareille occasion.

On poursuit sur le même rythme conquérant avec « Kiss it good bye » mid tempo solide et accrocheur auquel succède une nouvelle power ballade « Trying not to love you » aux ficelles certes bien grosses mais toujours emplie d’une certaine efficacité.

Arrive alors la dernière ligne droite, « Holding on to heaven » le bien gnangnan « Don’t ever let it end » peut être la ballade de trop ou en tout loin d’être indispensable, qui encadre le plus soutenu « Everything I wanna do ».

En conclusion, « Here and now » est un album de hard rock mélodique moderne de facture classique mais de bonne qualité.

Sans surprise, Nickelback reste dans le registre qui fait sa force, du hard rock carré, puissant, servi par une production énorme et par la voix parfaite pour ce style de musique de son blond chanteur.

Le coté mélodique du groupe n’est cependant pas en reste et s’exprime toujours dans ces bonne ballades certes sans grande originalité mais toujours bien réalisées.

Bien que toujours énergique, efficace, Nickelback souffre pour moi de son style trop prévisible, figé, pas assez aventureux ce qui provoque une certaine monotonie ou ennui à l’écoute de ce « Here and now » trop parfaitement calibré pour passionner.

En résumé, un bon album de hard rock mélodique de plus …

Here and now (Nickelback)

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 11:06
Thor n°17 (Dan Jurgens, John Romita Jr, Klaus Janson, Glenn Herdling, Gregg Shigiel)

Thor toujours mais quelques années plus tard avec « Thor n°17 » chez Marvel comics.

Nous sommes à présent en 1999 et cette fois le duo Dan Jurgens (scénario) et John Romita Jr et Klaus Janson (dessins) prend la relève pour incarner les aventures illimitées du puissant dieu du tonnerre.

Et le moins que l’on puisse dire est cela commence fort avec l’attaque en plein New-York d’une violence inouie de Enrakt, appartenant au trio des Enchanteurs, divinités appartenant extra dimensionnelles capables de rivaliser voir surpasser leurs homologues asgardiens.

Enrakt est rendu redoutable par sa capacité à contrôler par magie mjolnir, l’arme maitresse de Thor.

Au moment ou Enrakt semble prendre le dessus sur Thor jeté à terre, il disparait pour se rendre à Asgard ou ses deux frères Brona et Magnir menacent Odin en personne de mort.

Pourtant malgré la criticité de la situation, Thor renonce temporairement à poursuivre son adversaire car dans le même temps, l’invincible Fléau se déchaine en plein centre ville.

En réalité, Thor a au moins autant de difficultés face à la puissance brute encore augmentée du Fléau que face à la magie d’Enrakt et a clairement le dessous devant un adversaire invulnérable à tout attaque physique aussi puissante soit elle.

Intrigué par cette créature mettant à mal son demi frère, Loki observe le combat depuis Asgard et cherche auprès d’une flamme mystique d’autres informations concernant des créatures similaires au Fléau, trouvant ainsi Conquête, irlandaise possédée par le pouvoir mystique de Krakkan et Bedlam, kenyane habitée elle par Ikonn, équivalent africain de Cyttorak.

De manière assez peu compréhensible, Bedlam et Conquête interviennent dans le combat entre le Fléau et Thor, écartant sans ménagement ce dernier surclassé par son adversaire, pour faire disparaitre le Fléau qu’ils estiment être leur frère.

En guise de bonus, Glenn Herdling (scénariste) et Gregg Shigiel (dessins) narrent dans un contexte certes modernisé une énième attaque du super criminel Mysterio contre son vieux rival Spider-man, pour senser punir une critique négative concernant son travail.

En conclusion, aucune comparaison possible entre « Thor n°17 » de Marvel comics et celui clairement décevant de « Thor n°466 ».

Nous avons ici affaire à deux terribles adversaires pour Thor, Enrakt et le plus classique Fléau qui chacun à leur manière le mettent à mal dans des luttes spectaculaires ou le lecteur de régale.

On apprécie l’efficacité du scénario de Jurgens, l’efficacité des scènes de combat de Romita avec on l’espère des suites assez excitantes narrant une attaque de grande envergure contre Asgard par les Enchanteurs et ou les plans plus mystérieux de Loki concernant la manipulation du Fléau et de ses homologues féminines irlandaises et kenyanes.

Ce numéro de Thor contient donc tous les ingrédients nécessaires à un comics de qualité !

Thor n°17 (Dan Jurgens, John Romita Jr, Klaus Janson, Glenn Herdling, Gregg Shigiel)

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 10:07
Thor n°466 (Ron Marz, Bruce Zick)

Les comics ne sont jamais loin en ces colonnes, aussi voici « Thor n°466 » originellement sorti en 1993.

Avec Ron Marz (scénario) et Bruce Zick au dessins, « Thor n°466 », se distingue par sa couverture alléchante narrant un féroce combat entre le dieu du tonnerre et un adversaire à sa mesure, Drax le destructeur aux pouvoirs gonflés par le joyau de la puissance des doyens des l’univers.

En réalité, l’histoire se passe principalement à Asgard, ou les Asgardiens attablés à un traditionnel banquet écoutent religieusement leur père le dieu Odin raconter un trait de caractère assez peu connu de Thor, sa patience et son pacifisme lorsqu’un stupide troll le provoqua pour une futile question de cours d’eau.

Par cette anecdote, Odin entend compenser l’absence de son fils, en réalité en plein combat avec Drax dans l’immensité de l’espace, comme le montre la trilogie de la Croisade cosmique sortie à la même époque.

Finalement, après avoir rappelé les bases du caractère de son fils, calme face à l’adversité et n’ayant recours à la force qu’en cas de grave offense, Odin laisse entrevoir que le combat contre Drax pourrait laisser des traces dans le psychisme du dieu du tonnerre.

En conclusion, « Thor n°466 » est une immense déception voir un simili d’arnaque tant à partir d’une affiche alléchante d’un combat avec Drax, ne propose en réalité qu’un contenu minimaliste.

Quelques planches du combat viennent se superposer au récit d’Odin, pour former un ensemble manquant beaucoup trop de consistance.

Pire que cela, l’issue du match est renvoyé aux saga cosmiques d’Adam Warlock.

Et ce ne sont pas les quelques planches terminales laissant entrevoir un crossover entre dieux olympiens et asgardiens qui suffit à relever l’intérêt défaillant pour la série.

Dommage donc car le style de Zick est plus que correct et le potentiel de Thor semble en réalité quasi illimité !

Thor n°466 (Ron Marz, Bruce Zick)

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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 19:59
Qu'est ce qu'on a fait au bon dieu ? (Philippe Chauveron)

Une fois n’est pas coutume voici « Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu ? » la comédie à la mode de Philippe Chauveron en cet été 2014.

« Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu ? » raconte l’histoire d’un couple de la bourgeoisie provinciale de Chinon, les Verneuil, Claude (Christian Clavier) et Marie (Chantal Lauby), catholique de droite, qui a la désagréable surprise de voir chacune de ses quatre filles mariée avec un homme issu de l’émigration.

Ainsi Ségolène (Emilie Caen) se voit marié avec Chao Ling (Frédéric Chau), d’origine chinoise, Isabelle avec Rachid Ben Assem (Medi Saoun) d’origine maghrébine et Odile (Julia Piaton) avec David Benichou (Ary Abittan) de confession israélite.

Ce mélange de culture crée des situations explosives lors des réunions familiales ou chacun fait preuve d’une grande mauvaise foi pour critiquer les us et coutume des diverses ethnies ou religions représentés.

Les Verneuil sont accablés par cette situation, Marie sombre peu à peu dans la dépression tandis que Claude s’emporte contre ses gendres dont il reproche la différence.

David est sans doute celui dont la situation est la plus précaire avec de grosses difficultés financières et des projets farfelus de casher-bio qui ne trouvent aucun financement.

Chao est le financier de la bande, et reçoit l’essentiel des critiques adressées aux Chinois supposés racheter la planète, tandis que Rachid se targue d’une peu glorieuse situation d’avocat commis d’office à Bobigny.

Lorsque Laure (Emilie Fontan) annonce à ses parents qu’elle va se marier avec un Charles catholique acteur de profession, ceux-ci reprennent espoir.

Mais ils ignorent à ce stade que le Charles en question (Noom Diawara) est originaire d’Afrique de l’ouest et la découverte de cet état de fait provoque un immense traumatisme chez eux.

Le premier échange avec les Kofi, surtout André (Pascal Nzonzi) est à vrai dire catastrophique, le ton montant rapidement entre les deux pères à propos de leurs différences culturelles.

En réalité personne dans la famille n’approuve ce mariage, et les trois couples déjà constitués tentent même de discréditer Charles en essayant de le prouver une prétendue infidélité.

Le stratagème échoue lamentablement et tout le monde se retrouve donc à Chinon pour le mariage.

André et Claude qui se détestent assez vite, finissent par s’isoler dans une partie de pêche, et se rapprochent unis par le même gout pour l’alcool et le scepticisme.
Les deux larrons finissent au poste de police pour avoir semé le trouble dans une boulangerie et tout se beau monde se retrouve donc en bon ordre pour la cérémonie et le repas de mariage, mélangeant culture française et africaine.

En conclusion, « Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu ? » est un film léger au scénario rachitique surfant sur un ensemble de clichés communautaires et sur un fond d’anti racisme que certains pourront qualifier de bien pensant.

Si on passe sur le fond d’un niveau plus que faible, on pourra être séduit par la qualité des acteurs, réunissant la nouvelle vague de comiques pétris de talents s’en donnant à cœur joie auprès de vieilles figures du rire, Clavier et Lauby assez parfaits dans leurs rôles de parents un tantinet réactionnaires dépassés par les événements.

Alors oui pour la bonne humeur, les dialogues enlevés et l’abattage des acteurs, même si le film pousse à mon sens beaucoup trop le trait d’une France mélangée s’entendant à merveille en bonne intelligence en absorbant sans difficultés les particularités des autres.

Qu'est ce qu'on a fait au bon dieu ? (Philippe Chauveron)

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