25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 10:22
Regards affligés sur la morne et pitoyable existence de Benjamin Tremblay (Pigalle)

Formé au milieu des années 80, le bien nommé Pigalle connait son heure de gloire en 1990 avec son second album au titre imprononçable « Regards affligés sur la morne et pitoyable existence de Benjamin Tremblay, personnage falot mais o combien attachant ».

Pigalle est une version plus rock/chanson française des Garçons Bouchers l’autre groupe punk de François Hadji-Lazaro, auteur compositeur chanteur et multi instrumentiste.

Robert Basarte (guitare), Thierry Svahn (piano/synthétiseurs), Riton Mitsouko (basse) et Joe (batterie) vient compléter la formation atour du gros type au crane rasé.

Avec sa pochette triste et belle dessinée par Tardi, « Regards affligés sur la morne et pitoyable existence de Benjamin Tremblay, personnage falot mais o combien attachant », débute par « Ecris moi » morceau lent et obsédant qui propage un certain malaise diffus.

On appréciera plus « Marie le rouquine », rapide, entrainant, qui met en évidence les textes d’un réalisme puissant de Hadji-Lazaro portée par sa grosse voix.

« Marie la rouquine » raconte durant les années folles, la destinée tragique d’une prostituée bretonne venue chercher fortune à Paris avant de connaitre la déchéance et les bordels pour mineurs de l’Est de la France.

Difficile en revanche de supporter « Une nuit » texte érotico-pornographique peu ragoutant, déclamé d’une voix monotone pendant trois longues minutes plus que pénibles.

Malgré son originalité musicale et une certaine profondeur quasi philosophique « Le tourbillon » lasse par son rythme volontairement décousu.

Le punch du groupe s’exerce sur « Y’a l’aventure » rapide et gouailleur comme un titi d’un Paris qui n’existe plus que dans certains fantasmes.

On calme un peu le jeu sur le court et mélodique « Premières fois » qui laisse cependant un fort gout d’inachevé, avant que ne surgisse « Les lettres de l’autoroute » poignant récit d’un travailleur exilé à sa famille, qui construit dans des conditions épouvantable une autoroute.

Combinant richesse du texte et magnifique mélodie de banjo, « Les lettres de l’autoroute » a pour moi tous les ingrédients d’un authentique chef d’œuvre noir.

Ce morceau magnifique sera pourtant éclipsé pour l’histoire par « Dans la salle du bar tabac de la rue des martyrs » authentique tube à l’entrainant orgue de barbarie qui ne saurait pourtant faire oublier le fond incroyablement sombre et sordide du Pigalle des voyous.

Après ce petit festival vient « Sophie de Nantes » calme et mélancolique, « Eternel salaud » étrange hybride introduisant des claviers pop trop écrasants à mon gout.

On verse dans la nostalgie sur « Chez Pascal et Ronan » en mémoire d’un temps oublié dédié aux soirées de l’underground avec alcool, musique et parfois baston.

Pigalle se fait plus agressif avec « Dans les prisons » qui flirte parfois avec le punk dur et rapide.

Les femmes sont encore à l’honneur sur « Angèle » court hommage finalement assez joli et élégant avant que ne vienne l’un des meilleurs titres de l’album « En haut, en bas » magnifique description d’une fin de journée à Paris vu des tours, ce que en tant qu’habitant du treizième arrondissement je ne peux qu’apprécier.

Voix rauque, ton pesant et triste sur « Le chaland » puis émotion à fleur de peau sur « Un petit paradis » évoquant encore la nostalgie des bars-cabarets des portes de Paris.

Les deux derniers morceaux, « Paris le soir » et « Renaitre » s’étalent ensuite, magnifiques folks beaux et tristes à pleurer.

En conclusion, « Regards affligés sur la morne et pitoyable existence de Benjamin Tremblay, personnage falot mais o combien attachant » est une véritable plongée dans l’univers artistique assez incomparable de Pigalle axée sur le Paris des bas cotés, le monde de la nuit, des bars, des musiciens, des voyous, des camés et des prostituées.

Cette véritable poésie urbaine se construit autour des textes brillants et parfois géniaux de Hadji-Lazaro très inspiré par les légendes de personnages hauts en couleur du bitume parisien.

La musique contient elle plusieurs ingrédients : le rock bien sur mais aussi la chanson française, le folk US tout en émotion à fleur de peau.

Porté par le succès de « Dans la salle tabac de la rue des martyrs« , « Regards affligés sur la morne et pitoyable existence de Benjamin Tremblay, personnage falot mais o combien attachant » permet bien d’appréhender le talent d’un groupe unique et inclassable, sans doute resté trop underground et véritable antidote à David Guetta.

Regards affligés sur la morne et pitoyable existence de Benjamin Tremblay (Pigalle)

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 21:31
Lost saison 1, épisodes  13 et 14 (Jeffrey Jacobs Abrams)

La série la plus populaire des années 2000 avec « Lost saison 1, épisodes 13 et 14 ».

Dans l’épisode 13 écrit par Javier Grillo-Marxuach/Carlton Cuse et réalisé par Rod Holcomb, un choc a lieu entre Locke (Terry O ‘Quinn) et Boone (Ian Somerhalder) alors que ce dernier allait révéler à sa sœur Shannon l’existence d’une trappe secrète en plein milieu de la foret.

Boone est assommé et ligoté en pleine foret par Locke, qui bon prince lui laisse un couteau pour se détacher.

Le jeune homme vit alors un flashback épuisant ou sa demi sœur Shannon (Maggie Grace) le fait venir en Australie pour lui venir en aide car elle se dit maltraitée par son compagnon le costaud Bryan (Charles Mesure).

Bonne mort à l’hameçon et paye une forte somme à Bryan, 50 000 dollars pour qu’il laisse sa sœur partir mais découvre en réalité la machination du couple, qui souhaitait lui soutirer de l’argent pour que Shannon touche un prétendu héritage dont sa mère l’aurait spolié.

Bonne est tabassé par Bryan mais Shannon revient vite vers lui après que son prétendu petit ami soit parti avec l’argent.

De manière troublante, Shannon fait du charme à son demi frère et a une relation sexuelle avec lui.

Lorsqu’il revient à lui, Boone entend les cris de détresse de sa sœur également attachée à un arbre et parvient sous l’effet de l’adrénaline à se libérer.

Il la trouve attachée mais ne peut empêcher un horrible monstre de la ravir et de la lacérer à mort.

Bonne revient alors au camp et tome sur l’énigmatique Locke, qui avoue l’avoir drogué.

Shannon est en réalité bel et bien vivante et flirte avec Sayid (Naveen Andrews) ce qui exacerbe la jalousie de Boone.

Toujours aussi impénétrable, Locke donne une boussole faussée à Sayid.

Du coté de la plage, Hurley (Jorge Reyes) qui souffre de troubles digestifs lié au manque de protéine réussit à amadouer Jin (Daniel Dae Kim) pour qu’il lui offre un des nombreux poissons qu’il pèche dans la mer.

On bascule dans l’épisode 14 écrit par David Fury et réalisé Greg Yataines, vers un couple jusqu’alors sous exploité, Michael Dawson (Harold Perrineau Jr ) et son fils Walt (Malcom David Kelley).

Michael est un artiste peintre sans le sous, peine à réunir les conditions matérielles de sa famille composée de Susan (Tamara Taylor) et Walt.
Malgré sa bonne volonté, sa femme avocate excédée, finit par le quitter pour aller vivre avec Walt aux Pays bas ou elle noue une relation avec son boss Brian Porter (David Starzyk).

Resté aux Etats-Unis, Michael est impuissant et fou de rage, mais une surprise l’attend lorsque Brian lui rend visite personnellement, en lui annonçant que Susan est morte d’une maladie du sang foudroyante.

Choqué et furieux, Michael rejette Brian qui tente de lui confier Walt mais accepte finalement d’aller le chercher en Australie pour l’élever.

Mais la cohabitation est difficile avec Walt, qui n’a pas connu son père et a été élevé dans le confort bourgeois de Brian et qui doit surmonter le décès de sa mère.

Cette difficulté ressort sur l’ile ou Walt suit ostensiblement les enseignements de Locke, qui le pousse à exploiter son potentiel, tandis que Michael le couve farouchement.

Sous les mise en garde de plus en plus violentes de Michael, Locke laisse finalement Walt tranquille qui se voit happé par son père, dans le projet fou de construire un radeau pour quitter l’ile.

Walt fugue aves son chien mais est attaqué par un ours polaire.

Il s’en sort in extremis, sauvé par l’union de Locke et de son père qui met en fuite l’ours en le poignardant.

Enfin, Charlie (Dominic Monaughan), toujours tourmenté par la disparition de Claire (Emilie de Ravin), lit son journal intime avec affection.

En conclusion, « Lost saison 1, épisodes 13 et 14 » continue sur sa lancée, révélant les facettes de personnages jusqu’alors secondaire, Boone et Shannon dont la trouble relation quasi incestueuse fascine, même si le mince Boone a régulièrement le dessous physiquement lors de ses face à face que ce soit sur l’ile ou dans les flashbacks.

La relation entre Michael et son fils recèle également son lot de complexité avec entre eux la mort tragique et brutale d’une belle femme à qui tout réussissait.

Fort d’un beau suspens, on attend donc la suite avec impatience.

Lost saison 1, épisodes  13 et 14 (Jeffrey Jacobs Abrams)

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 05:48
L'aventure du Poséidon (Ronald Neame)

Sorti en 1972, « L’aventure du Poséidon » est l’archétype du film catastrophe des années 70.

Le réalisateur Ronald Neame brosse l’histoire d’un paquebot de luxe américain, le Poséidon, effectuant une traversée transatlantique pour se rendre en Grèce pour la nouvelle année.

Malgré son standing, le navire vieillissant et instable car insuffisamment ballasté, est poussé à son maximum par la rapacité du représentant de l’armateur, Mr Linarcos (Fred Sandoff) contre l’avis du commandant Harrison (Leslie Nielsen) et rencontre une véritable lame de fond résultant d’un séisme sous marin.

Les passagers qui festoient en écoutant de la musique sont pris par surprise lorsque le navire se renverse sous l’effet de l’immense vague qui le submerge.

Le Poséidon se retourne complètement et se retrouve la quille en l’air.

A l’intérieur, c’est le chaos et bon nombre de personnes décèdent sur le coup.

Les survivants s’organisent sous l’impulsion d’un pasteur particulièrement énergique, Frank Scott (Gene Hackman) qui les poussent à monter pour trouver une sortie via la salle des machines située à l‘arrière, zone ou la coque est l’a-t-il entendu d’un mécanicien, la moins épaisse.

Mais le commissaire de bord (Byron Webster) s’oppose à ce plan et convainc la majeure partie des passagers à rester sur place en attendant les secours.

Frank ne cède pas et entraine avec lui une poignée de volontaires qui escalade un sapin de Noel pour monter dans les coursives renversées.

Avec lui le sergent Mike Rogo (Ernest Borgnine), vieux flic bourru, sa femme Linda (Stella Stevens) une ex prostituée, un couple de juifs d’une soixantaine d’années, les Rosen, Belle (Shelly Winters) et Manny (Jack Albertson), Nonnie Paris (Carol Lynley) une jeune musicienne éplorée d’avoir perdu son frère durant la catastrophe, James Martin (Red Buttons) un célibataire endurci, Susan (Pamela Sue Martin) une jeune femme et son frère Robin (Eric Shea), un adolescent plus mature que son âge.

L’intuition de Frank s’avère au final bonne puisque les passagers restés en bas sont pris par l’eau montante et décèdent dans un horrible chaos.

Parmi eux se trouve John (Arthur O’Connell), un autre pasteur et ami de Frank qui a préféré rester sur place pour ne pas abandonner ceux qui voulaient rester.

Le petit groupe suit donc son impulsion de survie, traverse une salle ou a éclaté un incendie en raison de l’explosion des chaudières à vapeur.

Un rapport de force s’établit clairement entre Frank et Mike, qui n’entend pas suivre aveuglément un homme qui prétend les amener au salut.

La progression dans un navire complètement retourné et partiellement immergé est en effet une course contre la montre ou l’entraide s’avère vitale.

Victime de son âge et de son poids, Madame Beten ralentit la progression du groupe qui se trouve confronté à la présence d’autres survivants, qui se dirigent eux vers l’avant.

Frank parvient de justesse à éviter à son groupe de les imiter, s’accrochant durement avec Mike, qui remet ses compétences en doute et souhaite suivre le plus grand nombre.

Les deux hommes conviennent de laisser un délai à Frank pour se rendre jusqu’à la salle des machines pour voir si une sortie par là est possible.

Nerveux à l’extrême, Mike s’impatiente dans l’attente du retour de Frank et menace de partir lorsque celui-ci revient avec la bonne nouvelle d’une sortie possible.

Le groupe se remet alors vaillamment en marche en allant toutefois trouver le jeune Robin qui s’était éloigné pour trouver des toilettes.

Mais l’accès aux machines demandent de passer sous l’eau pendant une dizaine de mètres.

Toujours courageux, Frank passe le premier une corde à ses hanches mais reste bloqué sous un panneau métallique.

Madame Beten révèle alors un courage insoupçonné et arguant de son passé de nageuse, plonge à son tour, réussissant à le libérer et à gagner l’autre bord, même si son cœur lâche en raison de l’effort intense fourni.

Le nerveux Rogo est le troisième à réussir la traversée et guide les autres passagers dans le cheminement aquatique.

Mr Beten est affligé de la perte de sa femme, songe à rester mourir avec elle, mais est finalement convaincu par Frank de rester en vie pour ses petits enfants.

Il reste à présent une dernière trappe à ouvrir pour accéder à la ligne d’arbre, mais une fuite vapeur à haute température en barre l’accès.

Un mouvement du navire fait chuter malheureusement Nonnie puis Linda dans un mélange de flammes et d’eau.

C’est au tour de Rogo d’être terrassé de douleur et de colère envers Frank.

N’écoutant que son courage, le pasteur accepte de se sacrifier en se jetant dans le vide, pour accrocher une vanne de fermeture vapeur, l’actionner et ensuite tomber à son tour dans les flammes.

Martin pousse alors Rogo à se ressaisir avec les derniers survivants qui arrivés au point le moins épais de la coque, ont la délicieuse surprise de la voir se découper pour laisser la place aux secours, qui les sortent en hélicoptère avant que le bateau ne sombre définitivement.

En conclusion, « L’aventure du Poséidon » est un film qui fut novateur en son temps par son suspens et son coté spectaculaire, mais qui plus de quarante ans après sa sortie, fait son âge et pourra paraitre largement surclassé par les productions ultérieures notamment un certain « Titanic » de James Cameron.

Malgré l’érosion inévitable du temps, « L’aventure du Poséidon » tient encore la barre offrant un spectacle de qualité interprété par des acteurs solides, au dessus desquels trône le duo musclé de l’époque, Hackman-Borgnine.

Pour l’histoire donc mais aussi un coté rétro aujourd’hui attachant ou involontairement comique, le film pourra continuer à séduire les plus cinéphiles, les autres préférant des blockbusters plus modernes et dynamiques.

L'aventure du Poséidon (Ronald Neame)

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 10:38
Lost saison 1, épisodes  11 et 12 (Jeffrey Jacobs Abrams)

L‘action se précipite dans « Lost saison 1, épisodes 11 et 12 ».

Dans l’épisode 11 écrit par Javier Grillo-Marxuach et réalisé par Stephen Williams, Ethan Rom (William Mapother) le naufragé inconnu passe à l’acte et enlève Claire Littleton (Emilie de Ravin) pourtant encadrée de Charlie Pace (Dominic Monaghan) qui comprend trop tard la menace qu’il représente.

Les autres naufragés deviennent inquiets de cette disparition et lancent une battue pour retrouver Claire et Charlie.

Jack Shephard (Matthew Fox) se sent particulièrement impliqué dans cette recherche puisqu’il n’a pas réellement cru aux angoisses de Claire et les a mises sur le compte de l’accouchement imminent.

Guidé par Locke (Terry O ‘Quinn), seul capable de suivre une trace dans la foret, Boone (Ian Somerhalder), Kate (Evangeline Lilly) et Jack s’enfoncent profondément dans la jungle.

Très nerveux, Jack revit par flashback interposé une histoire douloureuse dans laquelle un de ses patientes décède après que son père Christian (John Terry) ivre au bloc opératoire, est commis une faute médicale.

Après avoir cédé à son père pour couvrir sa faute et préserver sa carrière qui représente toute sa vie, Sam se rétracte finalement devant la commission chargée d’examiner les fait et énonce clairement la vérité, chargeant ainsi son propre père d’une faute lourde.

De retour dans la réalité, Jack perd la raison et retrouve finalement Charlie pendu à un arbre.

Aidé de Kate, il parvient à le décrocher et à le ranimer assez miraculeusement mais le rocker reste choqué et muré dans un mutisme profond.

Il concède simplement que c’est bien Ethan qui les a agressé et qu’il en voulait spécifiquement à Claire et son bébé.

Sous les conseils de Kate, il prend alors la sage décisions de retourner au camp mettre Charlie en sécurité, tandis que Locke et Boone continuent la traque même avec la nuit tombante.

Dans l’épisode 12 écrit par Damon Lindelhof/Jennifer Johnson et réalisé par Jack Bender, Locke et Boone tombent sur une trappe métallique en plein milieu de la jungle et décide d’investiguer.

Kate et Sawyer (Josh Holloway) partis en patrouille au Sud de l’ile, tombent sur une cascade idyllique et se baignent sensuellement avant de déchanter lorsqu’ils réalisent que des corps gisent au fond de la rivière.

Il s’agit en réalité de passagers de leur vol, dont les corps sont restés coincés aux sièges.

Sawyer plonge et aide Kate à extraire une mallette métallique à laquelle la jeune femme semble particulièrement tenir.

Fidèle à sa réputation de rebelle, il refuse de lui donner et résiste à une réaction violente de Kate qui le frappe d’un coup de tête.

Mais Sawyer est incapable d’ouvrir la mallette, qui contient un système de protection particulièrement efficace.

Kate se rapproche alors de Jake, lui livre une partie de la vérité sur son contenu, avec notamment deux pistolets neuf millimètres et des cartouches appartenant au marshal décédé.

Le seul moyen pour ouvrir la mallette est de déterrer le malheureux marshal et de récupérer sur son cadavre la clé ce qu’ils font non sans que Kate tente encore une fois de duper Sam en lui subtilisant la clé.

Au travers d’un nouveau flashback on comprend mieux le passé de Kate avec la participation à un hold hup particulièrement violent en Australie, ou la jeune femme n’hésite pas à doubler ses associés, notamment son amant Jason (Victor Browne) le chef du gang, pour récupérer la mallette en question.

De plus en plus dur, Jake va trouver Sawyer et le menace de ne plus lui donner d’antibiotiques si il ne leur rétrocède pas la mallette, ce qui entrainera le retour de l’infection à son bras et probablement une amputation.

Tout en grognant, Sawyer comprend que le jeu ne vaut pas la chandelle et cède.

Jack et Kate récupère donc le contenu, notamment les armes, qui peuvent s’avérer utiles dans la jungle face notamment aux inconnus s’y trouvant et ayant enlevé Claire.

De son coté, Sayid (Naveen Andrews) qui a finalement repris des forces, bénéficie de la clémence de Sawyer, qui aurait pu en profiter pour se venger de la tentative de meurtre qu’il a subi et s’attelle avec les connaissance de Shannon en français, à essayer de décrypter les documents volés à la naufragée Rousseau.

La cohabitation est difficile, et le duo improbable composé de la bimbo et de l’ancien tortionnaire, arrive à la conclusion que les phrases désordonnées forment une vieille chanson française de Charles Trenet, « La mer ».

En conclusion, « Lost saison 1, épisodes 11 et 12 », provoque un net regain d’intérêt avec l’enlèvement de Claire, l’agression de Charlie, la présence hostile d’autres habitants.

L’exploration du passé des personnages se révèle intéressante, avec les troubles de Jack par rapport à son père, qu’il a symboliquement tué en destituant de son prestige de chirurgien et son acharnement à retrouver Claire à tout prix.

Kate reste également fascinante en raison de sa dangerosité notamment sa vénéneuse capacité à manipuler les gens, ce qui semble attirer Sawyer, qui dispose grosso modo des mêmes aptitudes.

Après le douzième épisode, on a qu’une seule envie, poursuivre !

Lost saison 1, épisodes  11 et 12 (Jeffrey Jacobs Abrams)

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 18:25
Les cavernes d'acier (Isaac Asimov)

Isaac Asimov n’a étrangement jamais encore eu les honneurs de ces colonnes jusqu’alors, ce qui montre clairement que je suis beaucoup moins friand de romans de science fiction à l’heure actuelle que je l’étais il y a encore une dizaine d’années.

Sorti en 1954, « Les cavernes d’acier » fait partie d’une trilogie consacrée au robots, grand sujet de prédilection de la SF d’après guerre jusqu’à encore nos jours.

Ici, il est question d’un meurtre dans un futur proche, sur notre bonne vieille planète Terre complètement transformée et sur laquelle les humains survivent dans d’immenses conurbations souterraines auto suffisantes en électricité, air, eau et vivres.

Le meurtre en question se déroule à Spacetown, zone frontalière de New-York mais ségréguée dans laquelle vivent les descendants des colons terriens des mondes extra terrestres, plutôt mal perçus par les autres terriens.

La victime est le professeur Sarton, éminent scientifique de Spacetown.

Elijah Baley le policier New-Yorkais chargé de l’enquête par son supérieur hiérarchique le commissaire Julius Enderby, qui était à Spacetown au moment du meurtre.

Les deux hommes sont en bons termes, Baley étant un bon flic de terrain, tandis que Enderby est plus un bureaucrate.

L’enquête s’annonce délicate en raison de la situation politique explosive entre les deux communautés, aussi les Spaciens imposent ils un de leurs robots, R Daneel Olivaw pour travailler de concert à la résolution de l’énigme.

Baley est donc contraint par sa hiérarchie de travailler avec un parfait androïde, imitant à la perfection le comportant humain et doit surmonter la répugnance intime des Terriens à l’égard de créatures crées de toute pièces par les Spaciens.

Contre la promesse d’une promotion dans la hiérarchie des citoyens de la vielle, il se plie néanmoins aux ordres et fait connaissance avec le très poli Daneel avant qu’un premier incident éclate dans un magasin de chaussures, dans lequel une émeute éclate après qu’une femme ait refusé de se faire servir par un robot.

La situation s’envenime et l’autorité de policier de Baley n’est pas suffisante pour contenir la colère de la foule, aussi de manière surprenante Daneel prend il l’initiative de menacer les émeutiers d’une arme afin de les contraindre au calme.

Baley stupéfié par l’autorité de Daneel, le conduit néanmoins à son appartement pour le présenter à sa femme Jessie, qui se montre également très perturbée par l’apparence humaine du robot mais séduite par la promesse d’ascension sociale, pousse son mari à résoudre l’enquête.

Le duo insolite se met néanmoins au travail et Daneel révèle que Straton travaillait sur un nouveau matériaux combinant fer et carbone afin de créer une parfaite synthèse de l’humain et du robot, pour mettre un terme à la peur irrationnelle qu’impose ce dernier, peur puisant également ses racines dans les menaces de licenciement professionnel crées par la productivité supérieure des machines sur les hommes.

Assez rapidement, Daneel émet l’hypothèse que le tueur a emprunté un des chemins de campagne hors de la surveillance des accès traditionnels fait d’escaliers mécaniques à haute vitesse.

Flanqué de son associé, Baley se rend Spacetown interroger un des collègues de la victime le professeur Fastolfe et sous les yeux ébahis de son chef Enderby qui suit à distance l‘entretien, affirme qu’il n’y a pas eu de meurtre car en réalité, Straton était un robot.

Cette déclaration fracassante provoque un tollé et un débat quasi philosophique avec Fastolfe et Daneel, qui est suspecté malgré lui d’être en réalité un homme devient l’enjeu de la discussion et lorsqu’il révèle être en réalité bien un robot, Baley s’évanouit sous le choc.

Soigné sur place, Baley surmonte le ridicule de son échec et est à sa grande surprise maintenu dans ses fonctions et continue d’échanger avec Fastolfe pour mieux connaitre le mode de vie des Spaciens, à la longévité exceptionnelle car très peu soumis aux maladies et pratiquant un sévère contrôle de la natalité.

Face aux mouvements terriens dit « médiévalistes » prônant un retour à l’ancienne vie centrée sur la Terre, plus proche de la nature et à la rupture avec Spacetown,
Fastolfe expose ses thèses pour pousser les humains à la colonisation d’autres mondes extraterrestres en s’appuyant sur leurs alliés robots, afin de résoudre les inévitables problèmes de démographie qui se poseront à mesure que la science progressera.

Ébranlé par ses thèses, Baley l’est encore davantage lorsque Daneel lui soumet l’hypothèse que Enderby, lui-même présent sur les lieux au moment du crime est en vertu d’un principe logique implacable, également suspect.

Mais Baley n’a pas le temps d’investiguer davantage sur son patron, puisque le duo de policier est pris en chasse par des médiévalistes qu’il sème à grand peine, en sautant de tapis roulant en tapis roulant.

Une fois remis de ses émotions, Baley convoque le Dr Gerrigel, un expert en Robotique pour en savoir plus sur les Robots.

Le savant lui énonce ce qu’est un robot avec à la clé l’énoncé des trois fameuses lois de la Robotique, qui édictent en premier principe le fait qu’un robot ne doit pas porter atteinte à la vie d’un homme ou tout faire pour la préserver, de lui obéir et en dernier lieu de préserver sa propre existence, mais semble complètement décontenancé lorsqu’il réalise que Daneel, est un robot imitant parfaitement l’homme et capable dans certaines conditions de le menacer comme lors de l’incident du magasin de chaussures.

Une fois Gerrigel parti, Baley reçoit un nouveau choc, lorsqu’il comprend que sa femme a été secrètement séduite par un mouvement médiévaliste et a été en contact avec Francis Clousarr, un activiste beaucoup virulent, détecté par l’analyse des suspects potentiels de Daneel, comme l’un des poursuivants des tapis roulants.

Baley admet la repentance de sa rêveuse de femme, et se rend avec Daneel dans une usine de fabrication de levure interroger Clousarr, personnage particulièrement revêche et hostile aux robots.

Mais l’interrogatoire tourne court lorsque Baley apprend la mort mystérieuse de R Sammy, robot travaillant au commissariat avec Enderby.

A sa grande surprise, Baley est suspecté par Enderby en raison de l’arme du crime, un vaporisateur nucléaire, qu’il aurait pu se procurer dans une centrale nucléaire traversée après la fuite face aux médiévalistes.

Soumis à la pression de Spacetown, qui désire clore l’enquête avant minuit, Baley joue son vatout et fait craquer Enderby en démontrant qu’il était un sympathisant médiévaliste et exploitant une vidéo compromettante, qu’il a utilisé R Sammy pour tuer Straton et ensuite le faire disparaitre.

Une fois Enderby confondu, Baley surprend ensuite en lui demandant d’utiliser son influence pour tenter de changer les mentalités en prônant la cohabitation pacifique entre hommes et robots.

Daneel finit par avouer à Baley que la résolution de l’enquête n’était qu’accessoire et que le but véritable de Spacetown, était d’utiliser la psychologie de Baley, plus accessible à leurs thèses, pour propager leur message de paix sur Terre et d’exode extra planétaire.

En conclusion, « Les cavernes d’acier » est un mélange de policier et de science fiction dont la lecture est au final plutôt pénible.

L’intrigue est extrêmement tortueuse et manque de rythme, les protagonistes s’égarant plutôt dans de longues discussions scientifico-philosophiques, que cherchant réellement à faire avancer l’enquête.

Asimov est bien entendu plus convaincant sur le terrain scientifique, avec une analyse plaisante de la cohabitation entre robots et hommes, devenant similaires physiquement tout en restant complémentaires, notamment dans la conquête spatiale.

Le modèle présenté est plutôt en effet pacifique, le robot n’étant plus vu comme une menace soit pour faire perdre son emploi aux humains faiblement qualifiés, soit pour en vertu de principes d’intelligence artificielle, prendre complètement le dessus sur ses créateurs.

Cette vision optimiste contraste avec celle plus négative des cités modernes, toujours plus gourmandes en énergie et de ce fait dépendantes de ressources de plus en plus difficiles à trouver et à acheminer pour faire face à une démographie en augmentation constante résultant des progrès scientifiques.
La solution proposée, la colonisation de nouveaux mondes ne peut pour moi se suffire à elle-même puisque représentant une fuite en avant, et négligeant nettement l’existence d’espèces vivantes extra terrestres capables de s’opposer à cette entreprise de conquête qui serait nécessairement belliqueuse.

Ouvrage pionnier en son époque (les années 50), « Les cavernes d’acier » est 60 ans après, relativement intéressant sur le fond et plutôt faible sur la forme.

Les cavernes d'acier (Isaac Asimov)

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 22:26
Lost saison 1, épisodes  9 et 10  (Jeffrey Jacobs Abrams)

L‘épisode 9 de « Lost saison 1, épisodes 9 et 10 », voit David Fury s’essayer au scénario avec Greg Yataines à la réalisation.

Cette fois c’est au tour de Sayid (Naveen Andrews) parti seul explorer l’ile et purger sa faute, d’être au centre de l’intrigue.

Il est tout d’abord capturé par un piège vicieux situé en plein milieu de la foret et se réveille blessé à la jambe et torturé par des décharges électriques assénées par une femme mystérieuse, la fameuse française Danielle Rousseau (Mira Furlan) qui émettait un SOS en continu.

Cloué sur son lit de torture, Sayid revoit son passé d’officier de la l’armée irakienne, avec comme spécialisation la torture d’opposants politiques.

Lorsque son supérieur Omar (David Negabhan) lui ordonne de torturer Nadia (Andrea Gabriel), une amie d’enfance, soupçonné d’activités terroriste, Sayid éprouve un véritable cas de conscience.

La jeune femme lui tient tête, invoquant le passé et étant prête à mourir pour ses convictions.

Malgré la promesse d’une belle promotion dans les transmissions, Sayid ne peut exécuter son ancienne amie et lui propose de s’enfuir.

Mais le stratagème tourne mal et si Nadia peut s’enfuir, Sayid est contraint d’abattre Omar qui l’a découvert et se tire ensuite une balle dans la jambe pour faire croire à une agression.

De retour à la réalité, Sayid parvient à établir un dialogue plus que confus avec la méfiance Danielle qui lui explique par bribes avoir échoué sur l’ile avec ses collègues scientifiques, qu’elle a ensuite tués.

La femme consent à le libérer mais parle d’autres occupants de l’ile et sort armée combattre de mystérieux et gigantesques monstres.

Du coté des autres rescapés, l’ambiance est plutôt à la détente, avec à l’initiative de Hurley (Jorge Garcia) un mini tournoi de golf organisé dans une zone herbeuse.

Profitant d’un moment de distraction de sa geôlière, Sayid bien que blessée, parvient à s’enfuir …

On bascule dans l’épisode 10, avec Lynne E Litt (scénario) et Marita Grabia (réalisation) vers le personnage jusqu’alors secondaire de Claire Littleton (Emilie de Ravin), la jeune femme blonde enceinte, qui est victime d’affreux cauchemar ou elle affirme qu’on cherche à tuer son bébé.

Jack Shephard (Matthew Fox) accueille avec scepticisme cette annonce et met les angoisses de Claire sur le compte du stress prénatal alors que son ami Charlie Pace (Dominic Monaghan) croit fermement à une agression bien réelle et la soutient.
Hurley a alors la très bonne idée d’effectuer un recensement des naufragés afin de mener une enquête pour déterminer la présence d’un éventuel intrus parmi eux.

On découvre également le passé tumultueux de la jeune femme, australienne, qui voit son couple se déchirer à l’annonce de sa grossesse non désirée et son fiancé Thomas (Ker O’Donnell) artiste peintre, la quitter.

Suivant les conseils d’une amie, Claire prend contact avec un medium, Mr Malkin (Nick Jameson) qui lui recommande de garder l’enfant avec elle sous peine d’un grand malheur.

Ces conseils finissent par porter leur effet, puisque Claire renonce à donner son enfant avant de sous les conseils du medium, entreprendre le voyage depuis l’Australie jusqu’à Los Angeles afin de le donner à un couple californien.

Les évènements s’enchainent alors lorsque Sayid blessé et confus rejoint finalement le camps, livrant les informations qu’il a obtenu auprès de Rousseau.

De son coté, Hurley comprend finalement que Ethan Room (William Mapother), est finalement l’intrus parmi eux ….

En conclusion, « Lost saison 1, épisodes 9 et 10 » constituent des épisodes d’intérêt relatif.

La découverte de la vie intime de Sayid est assez peu reluisante, avec un passé lourd de tortionnaire réussissant on ne sait trop par quel miracle, à s’en détacher.

Idem pour celle de Claire, jeune mère célibataire plutôt banale dans un état de grande détresse au moment de la catastrophe.

Même la découverte trop prévisible de potentiels autre rescapés par l’intermédiaire de la solitaire Claire, ne parvient pas à passionner.

Reste, la découverte de l’intrus dans le groupe, l’inquiétant Ethan, pour créer un soupçon de suspens.

Lost saison 1, épisodes  9 et 10  (Jeffrey Jacobs Abrams)

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 18:58
Lost saison 1, épisodes  7 et 8  (Jeffrey Jacobs Abrams)

La suite avec « Lost saison 1, épisodes 7 et 8 » de Jeffrey Jacobs Abrams.

Dans l’épisode 7 écrit par le duo Paul Dini/Jennifer Johnson et réalisé par Jack Bender, l’action se recentre autour de Charlie Pace ( (Dominic Monaghan) en pleine période de sevrage après John Locke (Terry O ‘Quinn) l’ait poussé à se débarrasser de son addiction à la drogue.

En pleine souffrance, Charlie revit son passé de rocker, sa liaison avec son frère Liam (Neil Hopkins), chanteur du groupe Drive shaft, qui perdit pied en raison du succès, de la drogue et des filles faciles, et l’entraina dans une spirale négative et la disparition du groupe après seulement deux albums.

Bassiste mais principal compositeur du groupe, Charlie retrouve néanmoins la trace de Liam, rangé des voitures à Sydney, pour relancer le groupe.

Mais entre temps, Charlie est bel et bien tombé à son tour dans la drogue.

Locke le soutient dans sa lutte comme un frère, tout comme à un degré moindre Jack (Matthew Fox) qui a comprit son addiction aux phénomènes physiques se manifestant.

Le vieil homme fait ici figure de mentor en même temps qu’il parvint à capturer un nouveau sanglier pour rassasier le groupe.

Au cours d’une exploration, les grottes s’effondrent sur Jack, le laissant emprisonné sous des tonnes de gravats.

C’est alors que Charlie révèle un véritable courage inattendu, en se portant volontaire pour ramper dans les galeries et dégager Jack.

Cet acte de bravoure, contribue à lui faire regagner son estime de lui-même.

Du coté de la plage, Sayid (Andrews) qui tente une triangulation avec Sawyer (Josh Holloway ) sur la plage, parvient finalement à localiser le signal émetteur mais est assommé par derrière et récupéré sonné.

Dans l’épisode 8 réalisé par Tucker Gates sur un scénario de de Damon Lindelhof, Sawyer déjà soupçonné par Sayid de l’avoir assommé en traitre sur la colline, est encore une fois en difficulté, car réputé avoir volé des cartouches de ventoline destinées à sauver Shannon Rutherford (Maggie Grace) victime d’une violente crise d’asthme dans la foret.

Sawyer réagit durement en cognant sur Boone (Ian Somerhalder) qui fouillait dans ses affaires, tient tête à Jack qu’il perçoit comme un rival vis-à-vis de Kate (Evangeline Lilly) et finit par provoquer une exaspération générale.

Jack cède à une proposition de Sayid pour le capturer et le torturer afin de le forcer à révéler sa cachette mais le médecin ne peut aller jusqu’au bout de l’horrible exercice.

Sawyer obtient un nouveau répit et en profite pour négocier un baiser de quête avant de lui avouer qu’il ne possède pas les cartouches.

Excédé, Sayid s’apprête à le tuer et une violente lutte éclate entre les deux hommes, qui aboutit à une grave blessure de Sawyer, touché à une artère et sauvé in extremis de la mort par Jack.

Cet épisode est également prétexte à explorer le passé tumultueux de Sawyer, sorte de gigolo arnaqueur qui séduit une femme d’âge mur Jessica (Kristin Richardson) pour la pousser à faire investir son mari David (Michael Deluise) dans une affaire sensé leur faire rapporter gros.

Sawyer berne le couple mais se rétracte finalement en voyant leur fils, se reconnaissant finalement en lui.

Il explique confusément à Kate ses souffrances avec sa mère escroquée par un gigolo, son envie de traquer cet homme avant qu’il ne se confonde avec lui par un curieux mécanisme.

Sayid ébranlé par son acte de pure violence, décide de partir arpenter la plage afin d’expier la partie la plus détestable de sa personnalité.

Le cas Shannon est finalement traité par Sun (Kim Yoon Jin) qui trouve des plantes parvenant à apaiser son asthme.

En conclusion, « Lost saison 1, épisodes 7 et 8 » se montre plus excitant que les épisodes précédents.

La thématique de la rockstar déchue tentant de racheter son âme corrompue par la drogue est intéressante, avec notamment l’apport de Locke, véritable mentor quasi mystique mais ceci n’est au final pas grand-chose face à la découverte de la personnalité tourmentée de Sawyer, portée par le charisme impressionnant de Josh Holloway.

Si on met de coté l’aspect sombre de sa personnalité, on reconnait le courage de Sawyer qui tient tête à Jack puis au dangereux Sayid au péril de sa vie.

Avec les épisodes 7 et 8, la qualité revient donc dans la série !

Lost saison 1, épisodes  7 et 8  (Jeffrey Jacobs Abrams)

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 18:17
Lost saison 1, épisodes 5 et 6 (Jeffrey Jacobs Abrams)

On continue avec « Lost saison 1, épisodes 5 et 6 » de Jeffrey Jacobs Abrams.

Dans l’épisode 5 écrit par Christian Taylor et réalisé par Kevin Hooks, Jack Shephard (Matthew Fox) secourt Boone Carlyle (Ian Somerhalder) qui tentait lui-même de sauver de la noyade une femme, qui meurt finalement.

Malgré son exploit, Jack vit comme un échec personnel la mort de cette femme et revit un passé douloureux, notamment vis-à-vis de son père, Christian (John Terry), lui-même médecin, qui le rabaissait volontairement avant de en proie à des problèmes personnels, quitter le domicile conjugal et partir en Australie pour y mourir mystérieusement victime d’une crise cardiaque.

Très affecté par cette mort, Jack tentait de faire rapatrier son corps aux Etats-Unis, lorsque son vol s’est écrasé.

Victime d’hallucinations, Jack erre sur l’ile à la recherche du cercueil de son père qu’il trouve vide, avant d’être finalement secouru par John Locke (Terry O ‘Quinn).

Mais le manque d’eau se fait alors sentir auprès des survivants.

Le manque de discipline du groupe est alors pointé mais plus que cela c’est la disparition des bouteilles d’eau qui orientent les soupçons vers Sawyer (Josh Holloway), seul à cacher des objets dérobés dans les débris de l’avion.

Sawyer est finalement mis hors du coup, tandis que Jack, Kate (Evangeline Lilly), Lock et Charlie (Dominic Monaghan) se rendent dans la jungle pour reconstituer leurs réserves d’eau à partir d’une source trouvée par Jack.

Emballé par sa découverte, Jack propose que le groupe se déplace vers la foret pour se rapprocher de la source d’eau et bénéficier de l’abri naturel constitué par les grottes.

Cette proposition est soumise aux autres naufragés restés sur la plage avec un accueil plus que divisé, certains préférant rester visibles d’un avion ou d’un bateau.

Dans le sixième épisode réalisé par Michael Zinberg sur un scénario de Javier Grillo-Marxuach, l’action se déplace du coté du couple coréen composé de Sun Kwon (Kim Yoon Jin) et Jin Soo Kwon (Daniel Dae Kim).

Sans que l’on comprenne exactement pourquoi Jin agresse sauvagement Michael Dawson (Harold Perrineau Jr) sur la plage, manquant de le tuer à coups de poings avant que Sawyer et Sayid (Naveen Andrews) n’interviennent l’immobilisant à un tronc d’arbre avec une paire de menottes.

Les motivations de Jin restent obscures, la barrière de la langue faisant le reste.

Un nouveau flash back montre l’histoire du couple, avec Jin modeste pécheur séduisant Sun, fille d’un riche homme d’affaires coréen, et parvenant à convaincre ce père autoritaire de l’épouser.

Jin est alors embauché par Mr Kwon, et change alors brusquement de statut social ainsi que de comportement, devenant plus dur et brutal avec sa femme.

On comprend en réalité que Jin exécute les basses besognes de Kwon un chef mafieux et accepte cette situation pour ne pas perdre la face devant Sun, qui écœurée par ces révélations, envisage sérieusement de le quitter, avant de s raviser in extremis dans l’aéroport.

Du coté des autres survivants, après avoir essuyé une attaque de guêpes, Jack, Locke, Charlie et Sayid, trouvent les corps de ce qui ressemble à d’autres naufragés, visiblement morts depuis plus de cinquante ans.

Cette découverte n’est pas pour remonter le moral du groupe, d’autant plus que Charlie sous l’effet du manque de drogue commence à se sentir nerveux.

Au final, Sun finit par flancher, s’adressant en anglais aux autres naufragés pour expliquer que la montre trouvée par Michael, était un cadeau de son père à son mari, ce qui a déchainé sa colère.

La proposition de Jack aboutit à l’éclatement du groupe, entre ceux préférant la plage et ceux désireux de s’enfoncer dans la jungle à ses cotés.

En conclusion, « Lost saison 1, épisodes 5 et 6 » s’avère nettement plus faible que les précédents avec une intrigue quelque peu stagnante et le développement de personnages à mon sens beaucoup moins intéressants.

On découvre un Jack plus torturé et fragile qu’il n’y parait derrière la façade de médecin responsable et organisé, et des époux coréens, toujours aussi difficiles car vivant volontairement en marge du groupe.

Après l’excitation des premiers épisodes, Lost marque le pas et ne propose pas réellement de choses concrètes ou réellement novatrices permettant de se passionner pour la suite de la série …

Lost saison 1, épisodes 5 et 6 (Jeffrey Jacobs Abrams)

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 12:28
La chute (Oliver Hirschbiegel)

Abordons à présent une page de l’Histoire relativement méconnue, la fin du règne d’Adolf Hitler avec « La chute » film allemand de Oliver Hirschbiegel.

Sorti en 2004, « La chute » prend place en avril 1945, dans un Berlin en flammes assiégé par l’armée Russe.

Terré dans son bunker avec ses proches et les lambeaux de son état major, Hitler (Bruno Ganz) déjà grandement affecté physiquement par le stress de la guerre, perd peu à peu toute lucidité et refuse de voir la réalité en face : la victoire des Russes et des Américains est inévitable.

Il refuse les sollicitations de Himmler (Ulrich Noethen) pour tenter de négocier avec les Américains et décide de tenir Berlin coute que coute, en sommant ses généraux de lancer des contre attaques impossibles à l’aide de troupes imaginaires.

Son caractère irritable et colérique s’accentue sous les poussées de stress et de rage dressés notamment contres les hauts officiers allemands dont il ne supporte pas l’élitisme.

Autour de lui, on trouve un noyau de fidèles, sa maitresse Eva Braun (Julian Köhler) bien entendu, qui malgré le désespoir de la situation affecte une bonne humeur de façade en organisant des fêtes, les fanatiques Goebbels, Magda (Corinna Harfouch) et Joseph (Ulrich Matthes) qui en l’absence de Himmler devient en quelque sorte le bras droit d’Hitler, même si son absence de compétences militaire n’aide pas beaucoup son chère Führer dans un telle situation, quelques généraux relégués à des postes de coordinateurs Hans Krebs (Rolf Kanies), Alfred Jodl (Christian Redl) et enfin le personnel administratifs dont la bavaroise Traudl Junge (Alexandra Maria Lara) secrétaire personnelle d’Hitler autour duquel le procédé narratif s’articule.

Le charismatique Albert Speer (Heino Ferch), ministre et surtout grand architecte du III ième Reich, prend ses distances avec Hitler et lui annonce qu’il renonce à rester sur place.

Le face à face entre Speer et Hitler est tendu, mais ce dernier le laisse finalement partir sans réagir, acceptant l’évidence.

La fuite d’Himmler et de ses hommes, met en revanche le Führer hors de lui.

Le docteur Schenk (Christian Berkel) médecin dirigeant un hôpital militaire à Berlin, choisit de rester sur place pour venir en aide aux populations civiles, volontairement sacrifiées pour accompagner Hitler sans sa chute.

Herman Fegelein (Thomas Kretschmann) officier réputé opportuniste car époux de la sœur d‘Eva Braun, souhaite lui aussi s’enfuir mais il est finalement pris et exécuté.

Devant l’impossibilité de parer toutes ses désertions, Hitler se rabat sur les quelques rares hommes fidèles et de valeur comme le général Weidling Michael Mendl) qui échappe de peu au peloton d’exécution pour être réaffecté à la défense, certes désespérée de la ville, tandis que le général Wilhelm Mohnke (André Hennicke) reçoit lui la défense du bunker.

Mais la plupart des soldats défendant Berlin sont inexpérimentés, Hitler ayant enrôlé des adolescents et même des enfants fanatisés pour faire face aux Russes et à leurs tanks.

La poussée des Russes semble donc inexorable et Hitler lui-même comprend dans son fort intérieur que la seule issue pour lui est la mort, ce que ses fidèles qui le considère comme un guide spirituel sont bien en peine d’envisager.

Quand vient le moment, Hitler choisit la technique classique de l’ampoule de cyanure et d’une balle dans la bouche, son fidèle garde du corps Otto Gunsche (Goz Otto) se chargeant d’incinérer ses restes ainsi que ceux d’Eva Braun, finalement devenue sa femme et ayant décidé de le suivre dans la mort.

La mort d’Hitler est un choc pour tous les membres du bunker, les généraux désemparés sur la tactique à tenir à présent bien entendu, mais également le personnel administratif qui s’y était attaché.

Dès lors, la capitulation face aux Russes s’impose, mais certains comme les Goebbels ne peuvent l’accepter.

Ceux-ci se tuent donc, après une scène particulièrement pénibles ou ils tuent leurs propres enfants à l’aide de capsules de cyanure.

Après quelques suicides épars, la décision d’évacuer le bunker semble inévitable.

Schenk qui tente d’apporter un peu d’humanité en vertu de sa condition de médecin, essaie d’empêcher les suicides ou les tentatives désespérées de résistance ultimes en vertu de vœux devenus absurdes de fidélité au Führer.

Traudl comme son amie Gerda Christian (Birgit Minichmayr), sont exfiltrés à travers les lignes russes, bénéficiant d’une relative clémence en vertu de leur condition de femmes.

Le film se clôt sur un témoignage de Traudl, au début des années 2000, faisant son mea culpa par rapport aux atrocités à l’époque inconnues commises par les nazis et par un sobre décompte des destinées des principaux protagonistes de l’histoire.

En conclusion, malgré sa durée (2h30) et la multiplicité de ses personnages, « La chute » est un film passionnant et intense, proposant une véritable plongée dans l’intimité des derniers jours du dictateur le plus fascinant de tous les temps.

L’atmosphère dans le bunker assiégé y est oppressante et rendue captivante par la qualité incroyable des acteurs, Brun Ganz en tête, tous parfaitement convaincants dans la rigidité militaire et la puissance de leurs idéaux fanatiques.

Le film n’humanise pas réellement Hitler au sens ou il le rend sympathique.

Même si beaucoup le considère comme un monstre, Hitler n’en était pas moins un homme, certes implacable dans la poursuite d’idéaux déments, mais néanmoins disposant de certaines caractéristiques dites « humaines ».

Sa froideur et son manque d’empathie évidents, se manifestent dans le film, ou son égo démesuré prend le dessus sur le respect ou l’affection qu’il aurait pu montrer à ses proches.

Rythmé, effrayant et dur parfois jusqu’à l’insoutenable (les scènes de suicides ou d’infanticide des Goebbels) « La chute » est un film magistral, qui marquera l’esprit du spectateur avide d’explorer une face plutôt ignorée de l’Histoire, la prise de Berlin et la chute du III ième Reich.

La chute (Oliver Hirschbiegel)

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 21:55
Les fils des ténèbres (Dan Simmons)

Je retrouve périodiquement des vieux livres de Dan Simmons dans ma bibliothèque et suis régulièrement déçu à leur lecture tant cet écrivain ne m’a semble t il jamais été meilleur que dans « L’échiquier du mal » ou autres « Hypérion ».

Sorti en 1992, « Les fils des ténèbres » est un bon vieux roman de fantastique/épouvante revisitant à la sauce Simmons le mythe de Dracula.

L’histoire se déroule dans la Roumanie juste après la chute de Ceausescu, dans un pays en proie à la désorganisation, les troubles et la misère.

Kate Neuman, une biologiste made in USA (Colorado) effectue une mission humanitaire à Bucarest pour tenter de venir en aide aux nombreux enfants abandonnés et maltraités en raison des insuffisances du système sanitaire roumain.

Le spectacle qu’elle contemple tous les jours éprouve sa conscience de nord américaine, aussi tente t elle avec les moyens du bord d’alléger les souffrances de nourrissons souvent condamnés par avance notamment par une épidémie galopante de Sida.

Intriguée par le cas de Joshua, un nourrisson orphelin dépérissant à vue d’œil et se régénérant à chaque transfusion sanguine, améliorant peu à peu sa résistance, Kate reçoit l’aide inespérée de Michael O’Rourke un prêtre américain lui aussi en mission humanitaire, qui lui recommande étant donné la rareté du cas de Joshua, de l’adopter pour l’emmener aux Etats-Unis afin qu’il bénéficie de traitements de pointe.

Kate est immédiatement séduite par l’idée et notamment le formidable potentiel du cas Joshua pour traiter notamment le Sida, se lance à corps perdu dans les démarches.

Mais elle se heurte rapidement à la redoutable bureaucratie roumaine, corrompue et inefficace.

Heureusement un étudiant roumain du nom de Lucian l’aide à franchir quelques étapes, O’Rourke, en réalité incroyablement influent en raison de ses relations avec d’anciens du Viet Nam, se chargeant de faire pression sur les fonctionnaires de l’ambassade américaine pour lever les derniers obstacles.

Finalement de retour aux Etats-Unis, Kate retrouve son ex mari Tom, alpiniste avec qui elle est heureusement restée en bon termes qui l’aide dans l’accueil de Joshua.

Elle met toutes ses relations à profit pour faire étudier Joshua dans un des laboratoires de pointe du Colorado, arrivant à des résultats impressionnants confirmant l’unicité du cas de Joshua et surtout sa capacité à créer une nouvelle hémoglobine susceptible de guérir du Sida ou du cancer.

Pourtant, Kate subit une agression à son domicile et fait feu à plusieurs reprises sur un homme grand et pale, dont le corps s’évanouit malgré une chute en principe mortelle dans un ravin.

Elle comprend que l’inconnu en voulait à Joshua mais ne peut parer une autre attaque cette fois de plusieurs hommes, qui lui arrachent son fils adoptif et tuent Tom qui essayait de la défendre.

En parallèle, le centre de recherche est saccagé, les données volées et le personnel travaillant sur le cas Joshua assassiné.

Désespérée, Kate se tourne alors de nouveau vers O’Rourke, qui accepte de l’aider à retrouver Joshua, qu’elle pense détenu en Roumanie.

Arrivé en Hongrie, O’Rourke fait jouer ses contacts auprès des prêtres orthodoxes qui le mettent sur la piste des légendaires vampires, appelés strigoi en roumain et notamment de Vlad Tepes, seigneur roumain du XV ième siècle, sensé être le célèbre Dracula.

Usant d’un de ses procédés habituels, Simmons place quelques chapitres savoureusement abominables, ou Dracula, réincarné en milliardaire américain sous le nom de Deacon Trent, se livre à de longs monologues une fois revenu sur sa terre natale des Carpates, et raconte selon lui sa véritable histoire, faite de guerres contre les Turcs, d’horribles tortures et d’asservissements contre la population des Carpates.

On comprend que Dracula est le chef des strigoi, vampires roumains se transmettant leur malédiction génétique de générations en générations, et jouant une influence majeure au sein des pouvoirs politiques du pays.

A la tête d’une véritable organisation secrète utilisant des gros bras et des fonctionnaires aisément achetables dans un pays en pleine déliquescence, Dracula déclinant lentement a en réalité fait enlever Joshua pour en faire son fils et le nouveau roi des strigoi.

Aidés par le toujours serviable Lucian qui a passé un examen sanguin pour les rassurer, Kate et O’Rourke prennent contact avec une filière tzigane mafieuse pour pénétrer clandestinement en Roumanie et surveiller Radu Fortuna, hommes réputé proche du pouvoir strigoi, tout en ignorant que Fortuna n’est autre que le frère de Dracula en personne.

Ils filent le dignitaire, arrivent jusqu’à un monastère dans la ville de Snagov, non loin de Bucarest et découvrent ce qui ressemble à une cérémonie strigoi visant à préparer Joshua à recevoir la paternité de Dracula en profitant de son étonnant capacité à régénérer son organisme sans sang humain.

Soumis à une intense surveillance de la Securitate aux ordres de Fortanu, Kate et O’Rourke partent en cavale bord d‘un side car hors d‘âge, un peu perdus dans un pays de l’ex Europe de l’Est et peu hospitalier pour des étrangers surtout s’ils sont américains.

Devenus entre temps amants, Kate et O’Rourke, sont finalement livrés à Fortuna par de simples paysans et par une trahison de Lucian, puis et emmenés en hélicoptère jusqu’au château de Dracula dans la ville de Sighişoara, ou doit avoir lieu la dernière partie de la cérémonie.

Ligotés et torturés, ils doivent servir de victimes humaines à Dracula, en finissant leur jours empalés et dévorés par les strigoi venus du monde entier assister à la cérémonie suprême de leur race.

Mais alors qu’elle s’apprête à se faire violer par une des brutes de Fortuna, Kate est sauvée par une intervention miraculeuse de Lucian, finalement agent double d’un ordre dit du Dragon, destiné à lutter toute sa vie contre les strigoi.

Malheureusement Lucian meurt dans une fusillade, révélant avant de mourir à Kate que le château a été piégé dans ses fondations pour exploser en plein milieu de la cérémonie et tuer les strigoi venus en masse.

Après avoir reçu l’aide d’une tzigane, Kate poussée par le désir plus fort que tout de sauver son fils, se lance dans une escalade périlleuse et pénètre en pleine cérémonie, arrachant Joshua aux strigoi, et exigeant la libération de O’Rourke contre sa restitution.

Le plus grand chaos règne alors, Fortuna est grièvement blessé, mais finalement O’Rourke est libéré, parvient on ne sait trop comment à prendre les commandes d’un hélicoptère emmenant Kate et Joshua hors du château de Dracula qui explose lorsque les charges placées dans ses fondations entrent en action.

Si le trio victorieux parvient à rentrer en hélicoptère jusqu’à Bucarest, le roman se termine sur un énième songe de Dracula, finalement rescapé de l’explosion fatale aux autres strigoi.

En conclusion, « Les fils des ténèbres » est un volumineux roman fantastique introduisant une forte dose de polar et de semblant de théorie scientifique, autour d’un mythe dont le charme est par essence le mystère et l’inexpliqué.

Simmons peine donc à construire une histoire réellement palpitante autour de son duo improbable de prêtre ancien pilote du Viet Nam et bonne petite mère courage américaine prête à tout pour retrouver un orphelin roumain sauvé d’une catastrophe humanitaire.

Je me suis donc assez rapidement désintéressé des incompréhensibles explication pseudo scientifiques sensés faire de Joshua un être exceptionnel pour l’humanité mais plus grave ai eu les plus grandes peines du monde à trouver les personnages principaux attachants et les vampires effrayants.

Seuls point positifs donc de ce roman fantastique poussif, la description d’une société roumaine en décomposition après l’écroulement du tyran des Carpates, avec les trafics en tout genre, y compris d’enfants vendus par des tziganes misérables et des usines évoquant un cauchemar industriel.

Tout en brossant un portrait sans concession de la société roumaine, Simmons qui semble avoir acquis quelques notions de roumain, en reconnait toutefois les beautés notamment de la splendide zone montagneuse des Carpates.

On appréciera également les quelques monologues de Dracula, évoquant le coté plus hardcore de l’écrivain avec des actes de tortures particulièrement sadiques vis-à-vis de serfs ou de moines osant défier son autorité.

Tout ceci ne suffit donc pas à élever « Les fils des ténèbres » à la cheville du « Dracula » de Bram Stroker.

Les fils des ténèbres (Dan Simmons)

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