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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 19:55
L'inspecteur ne renonce jamais (James Fargo)

Rien de tel qu’un bon vieux Clint Eastwood pour profiter de l’été aussi voici à présent « L’inspecteur ne renonce jamais » de James Fargo.

Sorti en 1976, ce troisième volet du sale flic de San Francisco montre cette fois Harry Callahan (Clint Eastwood) une nouvelle fois en proie à des difficultés avec sa hiérarchie le capitaine Mc Kay (Bradford Dillman) après une arrestation musclée ou l’inspecteur défonce la vitrine d’un bar avant de tuer un à un des preneurs d’otages particulièrement déterminés.

Relégué au recrutement du personnel après les frais et les plaintes résultantes, Harry y croise Kate Moore (Tyne Daly) une candidate au concours d’inspectrice bénéficiant des quotas féministes de la municipalité.

Macho et sceptique, Callahan se montre infecte avec la jeune femme en mettant en doute ses compétences face au danger du terrain.

Le flic est pourtant alerté par une affaire particulièrement grave au cours de laquelle un commando surarmé appel la Force de Frappe du Peuple, pénètre dans un dépôt de missiles pour dérober les charges explosives après avoir assassiné le gardien, deux employés du gaz mais surtout avoir blessé l’inspecteur Di Giorgio (James Mitchum), collègue d’Harry qui arrivé sur place avait lui-même tué une des membres du commando, la sexy Miki (Jocelyn Jones).

Sur son lit de mort, Di Giorgio met son ami sur la piste d’un ancien proxénète qu’Harry identifie comme Bobby Maxwell (Deveren Bookwalter), ancien du Viet Nam viré des Marines pour troubles psychologiques.

Obligé de faire équipe avec Moore, Callahan bénéficie pourtant du sens de l’observation de la jeune femme qui repère un poseur de bombe noir Henry Lee (Tim Burrus) membre du commando.

Après une course poursuite haletante dans les cours, toits et jardinets de la ville, Harry coince le fuyard dans une église du père John (MG Kelly) et fait ensuite pression sur Big Ed Mustapha (Albert Popwell), le leader d’un mouvement noir activiste mais pacifique pour remonter jusqu’au groupe de Maxwell qui menace à présent de faire d’autres attentats.

Mais l’arrivée de Mc Kay et ses hommes brouille la donne, le capitaine avide d’avancement coffrant Mustapha et sa bande pour lui faire porter la responsabilité des crimes du FFP.

Fidèle à sa réputation Callahan refuse de se ridiculiser devant les journalistes et n’hésite pas à flanquer sa démission à Mc Kay devant le maire (John Crawford).

Il est pourtant rappelé lorsque ce même maire se fait enlever par le FFP à la sortie d’un match de base ball.

Reprenant le travail avec Mustapha, Callahan obtient sa libération puis des informations précieuses sur une certaine Wanda (Samantha Doane) travaillant dans un salon de massage.
Après avoir retourné le salon, tabassé le videur et mis la pression au patron proxénète, Callahan oriente ses recherches sur l’église de John qui aurait couvert les agissement du FFP.

Dans l’église, Moore sauve la vie de Callahan en tuant Wanda qui cherchait à l’abattre.

Pris de remords, le prêtre donne la planque du FFP qui détient le maire dans la prison désaffectée d’Alcatraz.

N’écoutant que leur courage et leurs armes, Moore et Callahan prennent d’assaut l’ile pourtant étroitement défendue, tuant un à un les membres du FFP.

Malheureusement Moore est tuée en sauvant une nouvelle fois Harry après avoir elle-même libérée le maire d’une prison.

Pris de rage, Callahan traque Popwell qui s’enfuit avec le maire et le fait exploser à coup de missile une fois le tueur séparé de son otage.

Reste pour lui le souvenir de sa valeureuse coéquipière…

En conclusion, « L’inspecteur ne renonce jamais » tient sans surprise et solidement la rampe, offrant ce que le spectateur attend : une intrigue simple mais musclée, des courses poursuites rythmées, des dialogues percutants et des acteurs de qualité sur lesquels trône la star Eastwood alors au fait de sa classe naturelle.

Même si cette histoire de commando terroriste vaguement inspiré des brigades rouges parait tout juste passable, Eastwood adoucit un peu son personnage de dur à cuir réactionnaire en lui faisant sympathiser avec des minorités noires pacifiques et une femme dont il mesure la juste valeur sur le terrain après avoir émis un jugement hâtif.

Sans crier au chef d’œuvre, « L’inspecteur ne renonce jamais » demeure une valeur sur du film d’action des années 70 et comblera de plaisir les fans d’Eastwood.

L'inspecteur ne renonce jamais (James Fargo)

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 14:53
La féline (Paul Schrader)

Sorti en 1982, « La féline » est le remake du film culte mais oublié à présent du Français Jacques Tourneur.

Paul Schrader se colle donc à l’hommage rendu au maitre du fantastique des années 40 et met en scène Iréna Gallier (Nastassja Kinski), une jeune femme débarquant à la Nouvelle Orléans pour rejoindre son frère plus âgé Paul (Malcom Mc Dowell).

Soudé par la mort précoce de leurs parents, le couple frère-sœur parait rapidement étrange et Iréna se soustraie assez rapidement à la pesante présence de Paul pour sortir le soir et se rapprocher d’un zoo ou a été placée une énorme panthère noire responsable de l’agression d’une prostituée dans un motel crasseux du centre ville.

Sur place, Iréna fait la connaissance d’Oliver Yates (John Heard), le spécialiste qui a réussi la difficile capture de l’animal retranché dans une chambre d’hôtel.

Une troublante séduction s’installe mais un drame surgit lorsque la panthère happe le bras du soigneur Joe (Ed Begley) et le laisse agonisant à terre avant de s’enfuir dans la nuit.

L’opposition farouche de Paul à une éventuelle liaison entre sa sœur et Oliver, fait comprendre à Iréna la malédiction qui plane sur eux, les descendants de la panthère, se transformant en félins la nuit pour chasser et ne devant s’accoupler qu’entre eux.

Malgré cette loi universelle, Iréna refuse de coucher avec Paul qui se retrouve lui aussi pourchassé après que des restes humains ait été retrouvé dans la cave de sa maison.

Se sachant traquée par son frère, Iréna trouve refuge auprès d’Oliver qui l’emmène loin du centre ville dans le marais (bayou) de la Nouvelle-Orléans.

Bien que séduite, Iréna refuse in extremis l’acte sexuel et se rend la nuit nue dans les marais ou elle chasse un malheureux lapin plutôt que d’assassiner son amant qui comprend la situation en la voyant revenir ensanglantée au petit matin.

Peter lui aussi doit assouvir ses instincts de prédateur et jette son dévolue sur Billy (Theresa Richarde) une blonde opulente, fille facile rencontrée dans un bar, qu’il dévore sauvagement dans une chambre d’hôtel avant de s’enfuir.

Dans un ultime face à face, Peter tente de tuer Oliver mais comprenant qu’Iréna se refusera complètement à lui préfère se jeter dans le vide et périr.

Malgré sa peine, Iréna maintient son choix initial même si son comportement parfois sauvage la rend inquiétante comme lorsqu’elle poursuit Alice (Annette O’Toole) la collègue soignante d’Oliver qu’elle jalouse profondément.

Alice a finalement la vie sauve mais est quitte pour une peur mémorable dans une piscine baignée d’obscurité ou un fauve la traque avant de lacérer ses vêtements.

Sur de son amour, Oliver ligote Iréna et fait l’amour avec elle avant de l’enfermer dans un zoo, obéissant ainsi aux volontés de la jeune femme quand à leur amour impossible.

En conclusion, « La féline » est un film fort qui sans avoir le charme suranné et les effet d’ombres noir et blanc de la première œuvre de Tourneur, demeure un remake tout à fait respectable.

Schrader utilise les technologie de son époque, réussissant quelques spectaculaires transformations physiques et scènes de pur fantastique ou on peut voir l’héroïne vivre avec son peuple de panthères immortelles.

Mais bien sur le succès de « La féline » réside principalement dans ses acteurs prodigieux, Nastassja Kinski, alors âgée de vingt ans à peine aussi troublante, sexy et allumée que son père, le génial Klaus puis Mc Dowell, lui aussi impressionnant en frère incestueux au comportement animal.

Plus violent, sexuel, explicite et gore que le premier, « La féline » demeure pour moi un classique du cinéma fantastique des années 80 à voir et revoir pour tous les amateurs du genre…

La féline (Paul Schrader)

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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 22:34
Tyranny and mutation (Blue Oyster Cult)

Une des raisons pour lesquelles j’adore le rock des années 70, est que à cette époque les groupes donnaient sans compter, sortant un voir plusieurs albums d’une créativité folle par an, chose aujourd’hui impossible dans l’industrie du disque soigneusement formatée à coups d’études marketing.

Ainsi en 1973, un an seulement après leur premier (et déjà) superbe effort, The Blue Osyter Cult sort « Tyranny and mutation » à la pochette toujours aussi ésotérique évoquant une toile de Vazarelli mais au titre déjà nettement plus incisif.

On débute en force par « The red and the black » hard rock musclé efficace mais sans fioriture.

Plus de souplesse et des influences blues marquées sur « O.D’d on life itself » avec toujours ses solos de guitares vous emportant dans une autre dimension.

Rythmique nerveuse des frères Bouchard et riffs d‘acier caractérisent « Hot rails to hell » qui développe encore une fois un hard rock hyper entrainant.

Les Américains laissent ensuite libre court à leur créativité sur « 7 streaming diz busters » aux multiples variations de rythmes et de mélodies s’étalant sur sept minutes dans lesquelles Bloom s’en donne à cœur joie sur ses instruments additionnels (claviers, harmonica).

On revient à plus de concision sur « Baby ice dog » flamboyant mid tempo illuminé par le timbre unique du chanteur, alterne harmonieusement passage aériens et plus vicieux à la Black sabbath sur « Wings wetted down ».

Difficile pour l’auditeur de trouver un point d’appui sur « Teen archer » d’apparence assez décousu et il faut attendre le final, « Mistress of the salmon salt (quicklime girl) » pour achever l’album sur un titre complexe, puissant et alambiqué.

En conclusion, « Tyranny and mutation » s’avère plus difficile d’accès que son prédécesseur qui mariait à merveille hard rock direct et ambiances contrastées avec un remarquable travail sur les mélodies ensorcelantes et mystérieuse.

Il demeure certes toujours puissant dans ces parties dures avec des riffs bien sentis, des rythmiques rapides mais plus prévisible et lorsqu’il s’aventure sur des terrains moins balisés, perd pour moi en cohésion ce qu’il gagne en recherche musicale.

On a donc affaire à un bon album de hard des 70’s mais sans posséder la magie des meilleures créations de l’huitre bleue !

Tyranny and mutation (Blue Oyster Cult)

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 22:08
Blue Oyster Cult (Blue Oyster Cult)

Eté oblige, puisons à présent dans les vestiges du hard rock avec le méconnu mais culte Blue Oyster Cult créature américaine née dans les années 70 du cerveau fiévreux du génial Eric Bloom (chant/guitare/claviers).

Formé à Long Island, Blue Oyster Cult se compose des frères Bouchard, Albert à la batterie, Joe à la basse soutenant les deux guitaristes Allen Lanier et Donald Roeser.

Sorti en 1972, « Blue Oyster Cult » est le premier disque du groupe et se démarque déjà par son imagerie mystérieuse pour ne pas dire mystique avec une étrange croix qui deviendra le symbole des américains.

Premier morceau et premier tube avec « Transmaniacon MC » sur lequel le timbre chaud, puissant et enveloppant de Bloom se marrie à merveille avec les riffs de guitares musclés du reste de la bande.

Puissant et accrocheur, « Transmaniacon MC » frappe immédiatement les esprits et c’est avec un feeling très rock des années 70 que déboule « I’m on the lamb but I ain’t no sheep ».

La surprise n’en est que plus grande sur « Then came the las days of May », sublime ballade sur laquelle la voix de Bloom se fait incroyablement sensuelle et mélancolique.

Retour au hard rock dévastateur de « Stairway to the stars » nouvelle pièce maitresse de la musique des jeunes loups avant d’aborder le plus classique « Before the kiss, a redcap » qui glisse toute en fluidité et en maitrise dans les oreilles de l’auditeur.

Douceur et puissance s’entremêlent sur « Screams » remarquable par l’inventivité de son atmosphère de cérémonie secrète grandiose et inquiétante.

Le mystère est encore au rendez vous sur l’intime et chaud « She’s Beautiful like a foot » meme si de vous à moi, le pied est sans doute la région du corps que je trouve la moins érotique qui soit !

On monte d’un cran sur « Cities on flamme with rock ‘n’ roll » bien nommé hymne brulant sonnant certes volontairement vieillot mais dont la lourdeur maléfique rappelle Black sabbath, pour atterrir en douceur avec le plus sinueux et terne « Workshop on the telescopes » et le calme « Reedemed » qui conclue le disque par une note country qui ma foi passe fort bien.

En conclusion, comme on pouvait s’en douter, « Blue Oyster Cult » est un album magnifique, une merveille d’intelligence, de créativité et de feeling qui se déguste sans modération lorsqu’on est amateur de rock des années 70.

Dans l’ombre des Led zeppelin, Black sabbath et autres Deep purple, est donc né un quatrième géant du hard rock, Blue Oyster Cult, dont la musique mystérieuse et envoutante ne pourra pas qu’attirer le courageux adeptes des voyages temporels.

Ma recommandation, osez l’expérience du Culte de l’Huitre Bleue et vous serez plongé dans un véritable bain de félicité, celui du rock éternel !

Blue Oyster Cult (Blue Oyster Cult)

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 21:39
Lost saison 5, épisodes 15, 16 et 17 (Jeffrey Jacobs Abrams)

La fin de la saison 5 avec « Lost saison 5, épisodes 15, 16 et 17 ».

Paul Zbyszewski et Elizabeth Sarnoff pour le scénario de l’épisode 15 réalisé par Stephen Williams.

Dans le présent, Locke (Terry O’Quinn) prend complètement le dessus sur le groupe des Autres, entrainant Richard Alpert (David Carbonell) et Benjamin Linus (Michael Emerson) dans la quête de Jacob, le véritable maitre de l’ile.

Toujours troublant, Locke amène Richard jusqu’à l’épave de l’avion des trafiquants africains pour guetter le moment ou lui-même va apparaitre pour être soigné d’une blessure à la jambe.

Le minutage parfait impressionne Benjamin en personne et lorsque le nouveau leader lui révèle qu’il veut trouver Jacob pour le tuer, sa stupeur est à son comble.

En 1977, Jack (Matthew Fox), Kate (Evangeline Lilly) sont capturés par les Hostiles de ce même Alpert, mais la mort de Faraday (Jeremy Davies), pousse Eloïse Hawking (Alice Evans) à adoucir la politique brutale de Widmore (David S Lee) pour leur proposer son aide afin de trouver la fameuse bombe à hydrogène seule capable selon les calculs de son fils de contrer l’explosion électromagnétique imminente.

De leur coté, Sawyer (Josh Holloway) et Juliet (Elisabeth Mitchell) sont soumis à un brutal interrogatoire de Radzinsky (David Lange) qui aidé par le vindicatif Phil (Patrick Fischler), prend le dessus sur le leadership du timoré Goodspeed (Doug Hutchinson).

Finalement Sawyer parvient à négocier leur évacuation par le sous marin après avoir révélé les véritables intentions de Jack et sa bande.

Sous la pression de Goodspeed et du professeur Chang (François Chau), Radzinsky accepte également d’évacuer également les femmes et les enfants pour des raisons de sécurité.

Dans l’épisode 16, du trio Damon Lindelof-Carlton Cuse-Jack Bender, Locke le manipulateur parvient à convaincre Benjamin de tuer Jacob (Mark Pelligrino), qui vit sous les traits d’un homme dans les vestiges d’une immense statut néo égyptienne.

Dans les années 70, Richard et Eloïse conduisent Jack e Sayid jusqu’à la grotte ou se trouve la bombe à hydrogène, mais après les avoir aidé à démonter la tete nucléaire, Richard laisse mener à bien seul leur projet fou en ayant au préalable assommé Eloïse pour la protéger de tout cela.

Du coté du sous marin, Juliet pousse Sawyer à s’évader et à contraindre le commandant à refaire surface pour leur permettre de rentrer sur l’ile afin d’empêcher Jack de mettre son geste fou à exécution.

Avec Kate, ils regagnent l’ile et reçoivent l’aide précieuse de Hurley (Jorge Garcia), Jin (Daniel Dae Kim) et Miles (Ken Leung) après avoir croisé les époux , Rose (L Scott Caldwell) et Bernard (Sam Anderson), qui semblent vivre apaisés dans la jungle.

A travers de multiples flash backs, on découvre que Jacob est intervenu auprès de tous les habitants de l’ile dans différentes phases de leur vie, que ce soit durant l’enfance de Kate alors qu’elle avait volé des bonbons dans un supermarché, après une opération difficile ou Jack avait frôlé l’erreur médicale sous les yeux de son père Christian (John Terry), à la sortie de prison de Hurley, après la chute de Locke d’un immeuble, au moment de l’enterrement des parents de Sawyer, au mariage de Jin et Sun (Kim Yoon Jin), dans un hôpital pour Ilana ou plus étrangement au moment de la mort de Nadia (Andrea Gabriel), l’épouse de Sayid (Naveen Andrews) fauchée par une voiture à Los Angeles.

Dans l’épisode 17, Benjamin tue Jacob par orgueil, car furieux de n’avoir jamais été reçu par le maitre de l’ile après 35 ans sur place.

Mais la véritable nature de l’acte de Locke semble plus complexe et on soupçonne un ennemi de Jacob (Titus Welliver), d’avoir usurpé l’identité du véritable survivant de l’ile, dont le corps réellement mort a été retrouvé par Ilana (Zuleikha Robinson) et ses hommes et exhibé à Richard qui n’en croit plus ses yeux.

Après un choc frontal d’une grande violence entre Sawyer et Jack, ce dernier se fait rouer de coups afin que Sawyer ne fasse machine arrière, infléchi par un revirement de Juliet, qui pense qu’intervenir maintenant pour changer le futur est plus important que leur relation présente entachée par la jalousie à l’égard de Kate.

C’est donc en front uni que les rescapés reviennent à Dharma pour appuyer Jack qui souhaite placer la bombe dans la station de forage.

Durant l’opération, une fusillade éclate, blessant grièvement Sayid au ventre mais Jack riposte et parvient dans le van de Hurley à gagner la station ou Radzinsky force Chang à continuer le forage coute que coute.

Sayid mis de coté, les rescapés tentent de prendre d’assaut la station soigneusement gardée par le fanatique Radzinsky et ses fidèles.

Si Jack parvient à placer la bombe dans le puits, cela ne produit pas l’effet escompté.

Lecrash électro magnétique se produit, entrainant tout les objets métalliques au fond du puits.

Phil meurt, transpercé par des lames, Chang a le bras coincé par une poutre, mais plus grave encore Juliet tombe dans le puits malgré l’aide désespérée de Sawyer ravagé de chagrin à l’idée de perdre son amour.

Mais en un magnifique sursaut, Juliet active la bombe provoquant une énorme explosion…

En conclusion, « Lost saison 5, épisodes 15, 16 et 17 » conclut de manière magistrale cette saison 6 bien difficile à appréhender en raison de ses multiples sauts temporels et de son coté scientifique trop prononcé.

Obéissant à des motivations diverses, les survivants du vol Océanic 815 revenus aux États-Unis, reviennent sur l’ile dans l’espoir de porter secours à leurs amis restés sur place.

Le temps s’enchevêtre, laissant Jack avoir l’idée folle de vouloir changer le futur en intervenant dans le passé en contrant le phénomène électro magnétique qui aboutira dans le futur au crash de leur avion, sans toutefois avoir de garanties sur la validité de la démarche.

Beaucoup de pertes dans cette saison 5, comme celle de Juliet, devenue la compagne de Sawyer après avoir été celle de Jack, et qui laisse un amant revenu à zéro après le semblant de stabilité qu’il avait trouvé en intégrant le projet Dharma dans les années 70.

Peu d’émotions en revanche à la disparition de Daniel et Charlotte (Rebecca Mader), personnages qu’on devinait du reste bien secondaire.

Restent bien entendu des énigmes épaisses, comme la mort-résurrection du vrai-faux Locke et le meurtre du soit disant maitre de l’ile, le très mystérieux Jacob qui semble comme Alpert avoir traversé les époques sans prendre une ride…

La saison 6 pour une conclusion en espérant que les choses finissent par s'éclaircir...

Lost saison 5, épisodes 15, 16 et 17 (Jeffrey Jacobs Abrams)

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Published by Seth - dans Aventure
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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 09:11
Homeboy (Michael Seresin)

On l’a sans doute un peu vite oublié, mais Mickey Rourke incarna déjà dans les années 80 un boxeur dans « Homeboy » de Michael Seresin.

Passionné de boxe au point de devenir boxeur amateur, Rourke fut dans ce film sorti en 1988, Johnny Walker, un cow boy taiseux porté sur la bouteille, venant tenter sa chance à New-York pour percer dans le milieu de la boxe.

Semblant un peu perdu, Walker remporte suffisamment de combats pour se faire remarquer par Wesley Pendergrass (Christopher Walken) petit voyou qui se fait son manager.

Les deux hommes deviennent amis, Wesley entrainant malgré lui Johnny dans ses innombrables histoires d’argent sur fond d’alcool, drogues et femmes légères.

Le duo devient trio au contact de Ray (Anthony Alda) marginal et toxicomane gravitant autour de Wesley dans une relation d’amour vache.

Mais Johnny tente de nouer en parallèle une relation avec Ruby (Debra Feuer) une jeune femme solitaire comme lui, qui travaille dans une fête foraine de Coney island.

Plutôt farouche, Ruby se laisse peu à peu approcher par les avances maladroites mais sincères de Johnny.

Sur les rings, Johnny connait des jours ou l’arbitrage ne lui est pas favorable malgré un domination outrageuse de sa part mais plus grave tombe un jour lourdement en se plaignant de maux de tête.

Prévenant, Wesley l’emmène voir un ami docteur qui diagnostique une probable fissure de l’os temporal et un risque de mort si Johnny continue à prendre des coups dans la tête.

Le voyou lui propose comme alternative de faire un coup dans le quartier juif avec Ray, en volant un transporteur de diamants.

Mais malgré les risques, Johnny se laisse tenter par un gros combat face à Cotten (Matthew Lewis), un jeune boxeur noir de très bon niveau.

Il embauche Bill (Bill Slayton) un nouvel entraineur et travaille plus durement que jamais, musclant son corps et travaillant sans relâche ses combinaisons.

Le jour du combat tombant le jour du braquage de Wesley, Johnny refuse de faire le hold up de son ami et monte sur le ring.

Dans la dernière partie du film on suit en parallèle la tentative de braquage de Wesley flanqué du bon à rien Ray qui l’abandonne sur place, et le matche dantesque de Johnny face à Cotten.

Malgré une résistance héroïque à la douleur, Johnny chute lourdement sous les yeux effarés de Ruby tandis que Wesley rate son braquage et se fait flinguer par Grazziano (Kevin Conway) un policier en patrouille dans le quartier juif.

Wesley meurt abattu sur la plage, tandis que Johnny connait un sort équivalent sur le ring…

En conclusion, « Homeboy » est un film (de plus) sur la boxe, comme il en existe des dizaines et comme il continue d’en sortir encore maintenant tel ce « La rage au ventre » ou ce « Ali » avec des acteurs (Jack Gyllenhaal, Will Smith) métamorphosés physiquement.

Sous une musique forcément rock d’Eric Clapton et de Michael Kamen, Rourke fait son boulot honnêtement, campant à merveille un abruti défoncé et sensible face à une girl friend faire valoir sosie de Kim Basinger et à un Walken à son aise en truand flamboyant parfois attachant dans son amitié sincère.

Les scènes de combat sont crédibles et Rourke parait étonnamment mince et sec comparé au monstre stéroidé qu’il deviendra dans « The wrestler ».

Au final « Homeboy » se laisse regarder mais ne laisse pas un souvenir impérissable, sans doute surclassé par des films plus flamboyants ou réalistes.

Homeboy (Michael Seresin)

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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 10:38
Involution (Johan Héliot)

Sorti en 2014, « Involution » est un roman de Science fiction du français Johan Héliot.

L’histoire se déroule dans un futur proche à São Paulo (post 2020), ou se rend un informaticien français nommé Vincent Tanner dans le double but de travailler pour Sébastian Terra-Pereira, jeune et riche dirigeant brésilien de Globo, concurrent le plus sérieux du Google américain mais également de reprendre contact avec sa femme Chloé qui l’a quitté en emmenant avec elle à Santos, sa fille Angie.

Arrivé dans la capitale économique du Brésil, Vincent découvre un univers high tech poussé dans lequel les voitures conduisent de manière automatique pilotées par des ordinateurs de bord et ou la sécurité civile est assurée par des drones survolant les innombrables favelas et sont capables d’intervenir directement à chaque détection de comportement criminel.

Dans ce São Paulo luxuriant et technologique, Sébastian semble comme un poisson dans l’eau et fait preuve de la traditionnelle amabilité brésilienne avec Vincent, l’installant dans ses bureaux de Copan, monumentale œuvre de l’architecte visionnaire Oscar Niemeyer.

Grand prince, Sébastian place également Globo, son surpuissant moteur de recherche capable d’interactivité vocale, au service des recherches de Vincent.

Mais en parallèle de cette quête personnelle, se déroulent des phénomènes géologiques de grande échelle qui perturbent la vie au Brésil.

Les meilleurs scientifiques du pays, comme Mayer ou Paula Freitas, publient régulièrement des communiqués faisant états d’anomalies magnétiques en Atlantique Sud.

Cette anomalie appelée AMAS a pour principales conséquences de brouiller les communications satellites.

Bien loin en apparence de ces hautes préoccupations, César dit le Bizarre, un chef de gang tatoué d’une favela ayant fait fortune en écoulant pour le compte des barons emprisonnés du PCC (Primeiro Commando da Capital), un nouveau type de drogue appelé oxi, se rend à rendez vous avec un de ses lieutenants, João

Armé et confiant dans son aura, il comprend trop tard qu’il est tombé dans un guet apens et se fait sauvagement agressé.

Sa hargne et son refus d’abdiquer entraine la cruauté de João, qui découpe méthodiquement sa peau avant de laisser pour mort dans un égout putride d’une favela de Paraisopolis.

Le récit se penche ensuite sur Chloé Villeroi, qui parvient au culot à convaincre le staff de Forea, la plus grosse compagnie de pétrole du Brésil, que sa machine anti émeutes appelée le Hurleur, peut permettre après modifications de mener des forages sous marins à des profondeurs jusqu’alors inégalées.

L’ingénieur française parvient en jouant sur la fierté masculine brésilienne, à gagner l’adhésion de Luis, le chef de chantier et du chef de projet, Jorge Carreira, un viril ingénieur d’âge mur dont elle repousse les avances.

Tout est donc mis en place pour que le Hurleur avec à son bord Chloé puisse atteindre l’écorce du manteau terrestre à plus de dix mille mètres sous terre.

Mais les perturbations magnétiques s’intensifient provoquant la mise hors service des véhicules automatisés et des drones qui tombent par milliers à la surface du sol.

Le résultat est immédiat et provoque un soulèvement dans les favelas, dont les chefs profitent de l’aubaine pour lancer des attaques d’envergure contre les centres commerciaux de fait plus vulnérables.

Obligé de réagir, le pouvoir en place du président Tilburg envoie ses troupes pour tenter de juguler les émeutiers.

La fragile sécurité de la ville bascule au rythme des pillages et des répressions, le professeur Mayer est licencié en raison de ses thèses alarmistes, ce qui provoque une vague de démission des scientifiques et fragilise encore davantage les politiciens.

Vincent qui a réussi à retrouver sa fille grâce aux prouesses de Globo, découvre qu’elle est admiratrice de Vincent et parvient à la convaincre de le rejoindre au Copan avec la promesse de rencontrer le dirigeant visionnaire, qui du fait de la situation a durci les protocoles d’accès à ses bureaux-forteresses.

Une explosion de grande envergure se produit alors que Choe touche au but devant les caméras des média nationaux, ce qui produit un blackout complet des communications.

Plus grave, des Nuées grises d’origine inconnue s’étendent à la surface du globe et semblent former une sorte de bulle autour de la Terre.

Laissé pour mort dans son égout, César a pour délicieuse surprise de voir les nuées s’attacher à son corps et gommer ses blessures censées être mortelles.

Persuadé d’être protégé par le dieu Exu du Candomblé, César renait l’esprit plus conquérant que jamais et prend la tête du mouvement d’insurrection des favelas.

Désorganisée et submergée, l’armée finit par reculer et plier, laissant la voie libre à César qui devient le nouvel homme fort de São Paulo, en prenant place dans le Centro de la ville et ses quartiers chics, qui lui étaient jadis inaccessibles.

De son coté, l’esprit de Chloé est pénétré par une intelligence extra terrestre qui dormait dans le manteau terrestre.

A son corps défendant, l’ingénieur devient la Messagère le point de liaison entre les extra terrestres ayant lancé le mouvement des Nuées et les populations terrestres.

Elle comprend que des entités supérieures aussi vieilles que l’Univers ont décidé de continuer leur mouvement d’Expansion et de gommer l’espèce humaine qui les a dérangé en venant titiller le lieu ou elles attendait patiemment : le manteau de la couche terrestre.

L’Expansion passe donc par l’Involution, c’est-à-dire l’élimination de l’humanité en modifiant le rayonnement cosmique ce qui va provoquer d’horribles mutations et cancers.

Le processus de l’Involution est inexorable et constituera un prélude à l’arrivée dans plusieurs années des Initiateurs, extra terrestres à l’origine de l’Expansion.

Face à cette fin programmée, une fois la seule tentative de riposte des États-Unis anéantie ainsi qu’une bonne partie du pays, tandis que la Chine, la Corée et la Russie s‘enfoncent dans une guerre nucléaire absurde, la résignation gagne les Brésiliens, dont certains décident de vivre cloitrés chez eux et d’autres sortent en plein air, acceptant leur destin.

Rebaptisé Seigneur Exu, César traite avec Sébastian, le seul capable de maintenir un réseau de communication local en raison de l’aspect câblé de Globo et non satellitaire.

Les deux hommes deviennent les Seigneurs incontestés de ce pays en déliquescence.

Angie fausse compagnie à son père pour revenir chez sa mère à Santos, récupérant une fine couche de particules grises la protégeant des radiations, tandis que par un cruel renversement de circonstances, la peau abandonne César, qui meurt en comprenant qu’il n’était pas protégé par les Orishas.

Se sachant lui aussi condamné, Sébastian charge Globo de stocker la somme des connaissances humains sur ses serveurs afin que des traces de la civilisation humaine perdure après son extinction.

Vincent rejoint Chloé au service des extra-terrestres, gagnant ainsi une nouvelle et inespérée vie dans l’attente de la fin…

En conclusion, « Involution » est un court roman, original et inventif qui propose une nouvelle version de l’Apocalypse, ayant pour cadre symbolique un São Paulo luxuriant ultra modernisé, s’écroulant rapidement une fois ses moyens de communications anéantis par une force naturelle supérieure.

Difficile de s’attacher aux personnages, dont la psychologie reste plus que sommaire mais là ne réside pas le principal intérêt de « Involution » qui table plutôt sur une approche scientifique assez réaliste de la disparition de l’Homme, vu comme une singularité temporaire au sein d’un mouvement plus vaste d’Expansion cosmique.

Roman à la fois coloré, plaisant et profond, « Involution » surprend et séduit tout en laissant un arrière gout de malaise car décrivant la fin de ce que nous connaissons tous : notre civilisation.

Ce pessimisme finalement bien français demeure un des aspects les moins attractifs du roman à mes yeux, que je conseille néanmoins à tous les amateurs de Science fiction et du Brésil !

Involution (Johan Héliot)

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 21:38
Marvel heroes n°6 (Brian Michael Bendis, Frank Cho, Greg Pak, Gary Frank, Frank Tieri, Carlos Ferreira, Leonardo Kirk)

Un comics nouveau avec « Marvel heroes n°6, les chasseurs ».

Sorti en 2008, ce « Marvel heroes n°6, les chasseurs » commence par une aventure épique des Vengeurs de Brian Michael Bendis (scénario) et Frank Cho (dessins) pour montrer la folle équipée de Arès à l’intérieur du corps de Tony Stark dont la partie machine a été infiltré par un redoutable avatar féminin d’Ultron.

Guidé par les connaissances scientifiques de l’Homme-fourmi, le dieu olympien réduit en format miniature affronte fièrement les défenses technologiques de l’organisme robotique d’ Ultron.

L’attaque éclair de Sentry contre Ultron vient bouleverser la donne et mettre en péril le plan de sauvetage de Stark.

Ralenti par Wonder-man puis Miss Marvel, Sentry n’arrive pas à détruire Ultron et permet à Arès d’arriver jusqu’à son unité centrale pour lui inoculer le virus salvateur.

Ultron détruit, Stark est finalement tiré d’affaires, Sentry réalise que sa femme Lindy est encore en vie ce qui apaise finalement sa colère.

Wonder-man met les choses au point avec Miss Marvel avec qui il entretient un début de relation, définissant les rôles de chacun au sein de l’équipe.

L’histoire se termine sur l’arrivée de Spider-woman avec dans ses bras une skrull habillée comme Elektra.

Place ensuite à Greg Pak (scénario) et Gary Frank (dessins) pour montrer la revanche de Hulk après la destruction de Sakaar sa planète d’adoption et la mort de sa femme Caiera enceinte.

Avec les liés en guerre (Korg, Miek, Elloe, Brood, Hiroim) ses compagnons d’armes extra-terrestres, Hulk descend sur terre et se heurte à Iron-man à New-York tandis que Hercule, Angel, Namora… qui ont pris sous leur protection le jeune génie scientifique Amadeus Cho, cherchent sans succès une terre d’accueil pour lui auprès du Prince des mers.

Amadeus qui a prit en sympathie le géant vert tente de l’amadouer mais sa rage est telle que Hercule doit s’interposer pour encaisser des coups d’une violence inouïe que seul un dieu pourrait supporter.

Dans une autre aventure dessinée par Carlos Ferreira sur un scénario de Frank Tieri, une super équipe appelée l’Escadron gamma se reconstitue dans un laboratoire de l’AIM en Amérique du Sud, avec Griffon, Prodige, Mess et Monsieur Gidéon et un Hulk gris au service du général Ryker mis sous surveillance par le S.H.I.E.L.D.

On termine par retour une variation de la destruction de Sakaar concoctée par Greg Pak sur des dessins de Leonardo Kirk, dans laquelle ce n’est pas Caiera mais Hulk qui trouve la mort, sa compagne prenant la relève de la vengeance avec les liés en guerre.

Usant de l’ancienne force au niveau maximum, Caiera reconstitue Sakaar et lance une attaque d’une puissance inouïe contre la Terre.

En manipulant le pouvoir sonore de Flèche noire réduit à l’esclavage, Caiera anéantit Sentry et le Docteur Strange et tue personnellement Iron-man et Mister Fantastic.

Les autres super héros sont rapidement balayés ou réduit en esclavage à l’aide des disques de contrôle implantés dans leur corps et vingt ans après, Caiera qui règne sur Terre avec son fils, fait ériger une immense statue à l’effigie de Hulk…

En conclusion, « Marvel heroes n°6, les chasseurs » est au final plutôt inégal et décousu.

Le plus intéressant reste sans nul doute les aventures de Hulk scénarisé par le brillant Pak, qui exploite à merveille l’univers de Planet/World War Hulk pour proposer des histoires simples mais puissantes dans lesquelles Hulk plus puissant que jamais ou sa propre femmes, reviennent ivres de vengeance ravager notre bonne vieille Terre.

Pour le reste, les Vengeurs patinent en ressassant une histoire de ce brave Ultron devenu une femme quand à l’Escadron gamma, ce spin off tournant autour du géant vert a encore tout à prouver pour se forger sa propre identité.

Un peu décevant au final tout comme le faux combat entre Hulk et un Hercule se laissant dérouiller pour la bonne cause…

Marvel heroes n°6 (Brian Michael Bendis, Frank Cho, Greg Pak, Gary Frank, Frank Tieri, Carlos Ferreira, Leonardo Kirk)

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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 19:42
Through the never (Nimrod Antal)

Malgré le déclin du heavy metal, Metallica arrive encore d’une manière ou d’une autre à faire parler de lui.

Ainsi sort en 2013, « Through the never » film documentaire de Nimrod Antal.

Basé autour d’un énorme concert de Metallica à Vancouver sur la tournée « Death magnetic », la film tisse une trame narrative montrant un jeune livreur appelé Trip (Dane Dehaan) aux faux airs de Leonardo Di Caprio jeune, qui doit quitter la salle pour acheminer un colis à travers la ville.

Après la traditionnelle introduction « The ectasy of gold » enchainé d’un « Creeping death » toujours nerveux et scandé par la foule, Trip délaisse son skate board pour prendre une camionnette hors d’âge afin de porter un espèce de jerrican rouge.

Pendant ce temps là, les musiciens jouent dans une arène circulaire, le public formant une masse compact autour d’eux.

Derrière un James Hetfield toujours plus tatoué et grisonnant mais encore en forme, Lars frappe derrière sa batterie avec ses kilos en plus et sa calvitie marquée, Robert Trujillo travaille ses abducteurs en jouant accroupi les cheveux collés par la sueur dans un exercice toujours un peu vain/ingrat, seul Kirk Hammett semble ne pas avoir bougé, avec juste quelques cheveux gris et traits marqués en plus.

Place aux muscles avec « For whom the bells tolls » et « Fuel » et son train d’enfer à mesure que Trip roule à fond de train dans le quartier d’affaires de Vancouver, étrangement vide à cette heure tardive de la nuit.

Metallica innove sur « Ride the lightning » ou d’énormes générateurs surgissant du toit envoient de véritables arcs électriques pour illustrer un morceau rare, précieux et sans concession.

Curieusement figé à un feu rouge, Trip se fait percuter par une voiture, sa camionnette bascule et le jeune homme émerge en sang et choqué sur un « One » toujours aussi émouvant et spectaculaire par son déferlement terminal de décibels.

Bonne surprise sur « The memory remains » qui fait hurler le stade en cœur sur les parties chantées de Marianne Faithfull mais les premières mesures de « Wherever I may roam » ne servent qu’à lancer la peur de Trip face à une horde d’émeutiers ravageant la ville.

Tout bascule en bagarre rangée sur « Cyanide » du dernier album, sympathique mais clairement moins fluide que le reste du répertoire.

Les flics en tenue de Robocop chargent les émeutiers masqués qui répliquent à coups de barres de fer et de cocktails Molotov.

Perdu dans ce chaos, Trip repère un mystérieux cavalier doté d’un effrayant masque à gaz, qui chasse les émeutiers pour les pendre aux lampadaire.

On monte d’un cran dans le spectacle lorsque une immense statue représentant la Justice est démolie sur « …and justice for all » morceau culte du très technique album éponyme.

Sur fond de « Master of puppets » et « Battery » traditionnelles fusées un peu usées du groupe, Trip affronte le terrible homme à cheval sur le toit d’un immeuble et parvient non seulement à échapper à la mort mais à détruire à coup de masse la terrible apparition.

Un break dans toute cette violence avec « Nothing else matters » puis une ultime confrontation avec la foule en furie après que Trip n’ait pu livrer son colis à un routier apeuré et calfeutré dans son bahut.

Face à face avec son destin et la mort, Trip s’asperge d’essence avec le jerrican, se met en flammes et fonce dans le tas sur fond de « Enter sandman ».

Bien entendu après une bagarre farouche, Trip est mis à terre et laissé pour mort avant de se dissoudre en un flux d’énergie.

Utilisant une ruse bien connue, Metallica simule un grave accidents et des blessés chez ses techniciens pour repartir d’un son plus roots en se remémorant ses années « garage ».

Un petit « Hit the lights » nerveux vient donc achever le concert avec en bonus le long instrumental « Orion » parfait hommage à Cliff Burton.

En conclusion, bien que plutôt réussi compte tenu des importants moyens déployés « Through the never » apparait un peu survendu et n’est pour moi pas grande chose de plus qu’un concert de Metallica dans une énorme salle nord américaine.

Certes le groupe a mis cette fois le paquet pour allier puissance visuelle à son habituel impact sonore, mais la trame autour du jeune chauffeur livreur sensé représenter l’archétype du jeune hard rocker et fan du groupe demeure bien faiblarde et artificielle.

A réserver donc aux éternels fans des 4 horsemen, les autres applaudiront tièdement la formidable mécanique mise en œuvre selon les préceptes du « toujours plus ».

Through the never (Nimrod Antal)

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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 11:58
Marvel icons hors série n°14, jusqu'au bout (Paul Jenkins, Paul Gulacy)

On reste dans le monde du comics avec « Marvel icons hors série n°14, jusqu’au bout » de Paul Jenkins (scénario) et Paul Gulacy (dessins).

Sorti en 2007, « Marvel icons hors série n°14, jusqu’au bout » est entièrement dédié au personnage de Penance, ex Speedball (Robbie Baldwin), seul survivant d’une terrible catastrophe ayant abouti à la mort de 600 personnes à Stamford suite à une intervention ratée des New warriors pour maitriser le redoutable criminel explosif Nitro.

Vivant comme un fugitif en cavale, Robbie se sait traqué et ne vit que dans le désir obsessionnel de retrouver Nitro détenu par le Docteur Fatalis en Latverie après que le Prince des mers lui ait remis, afin de le tuer.

Armure doté de pointes, crane rasé, boucles d’oreilles, piercings et ouvrages sur le sado masochisme, Robbie déroute par son obsession des séries de chiffres, Norman Osborn nouvel homme fort du gouvernement américain chargé de le surveiller et de découvrir ses véritables intentions.

Sous l’aspect de Penance, super héros casqué capable sous l'effet de la douleur de produire d’incroyables rafales d’énergie cinétique, Robbie profite d’une mission des Thunderbolts (Moonstone, Swordsman, Venom) pour récupérer les codes d’accès aux missiles nucléaires dérobés par Fatalis.

Devant l’urgence de la situation, Osborn fait appel à Iron-man entré au service du gouvernement après la guerre civile entre super héros.

Mais Penance montre plutôt de l’intérêt pour Robot master, un ex criminel repenti protégé par le S.H.I.E.L.D pénètre ses systèmes de sécurité, se défait de ses robots gardiens et contraint le vieux cyborg a lui fournir le moyen d’activer les codes des missiles nucléaires pointés sur la Latvérie.

Penance se rend dans le Vermont et se heurte à Wolverine qui garde la base.

Fidèle à sa réputation, le teigneux mutant griffu refuse de céder et tente même de raisonner la vengeance de son adversaire, mais la puissance électrique de Penance est telle que même Wolverine ne peut le vaincre.

Arrivés à la rescousse, les Thunderbolts trouvent une base vide et des codes non activés.

Ils comprennent alors que Penance les a berné : il ne souhaitait pas détruire la Latvérie mais s’y rendre à bord du Faucon, leur avion high tech qu’il leur a dérobé.

Mis au courant de la situation par Red Richards, Fatalis refuse les excuses des Etats-Unis et se prépare à l’affrontement sur son sol.

Devant ses hommes décimés par le pouvoir sans égal de Penance, il décide d’affronter seul la menace.

Energie pure contre technologie, Fatalis triomphe in extremis de son redoutable adversaire, mais le combat provoque une surcharge des circuits de régulation du cœur nucléaire sur lequel Fatalis travaille dans le plus grand secret.

Redoutant la crise politique et une attaque des USA, Fatalis capitule et livre Nitro à Penance en échange de son départ.

Mais Nitro, libéré reste dangereux et fait exploser Penance à sa propre demande.

De manière incroyable, Penance résiste au pouvoir de Nitro et encaisse deux terribles explosions sans dommage sérieux.

Il prend alors une revanche cruel sur le criminel, le tabassant en énumérant les noms des victimes innocentes de la catastrophe de Stamford avant de le mettre dans son armure remplie de pointes et de le faire crasher à bord du Faucon.

Nitro survit miraculeusement mais demeure atrocement blessé/mutilé.

De son coté, Robbie est récupéré en pleine mer par Wolverine et se fond dans la vie civile, l’esprit apaisé après l’annonce de la création d’un mémorial aux victimes à Stamford.

En conclusion, « Marvel icons hors série n°14, jusqu’au bout » est le récit d’une vengeance inexpugnable inscrite dans le cœur et l’âme d’un super héros, autrefois plutôt léger et amusant en tant que Speedball, mais devenu une véritable machine à détruire torturée et SM sous les traits de Penance.

Transformation et ton radicaux donc dans ce comic particulièrement sombre et violent.

Le dessin de Gulacy est impeccable, peut être un peu trop propre mais rend hommage à de spectaculaires combat mettant aux prises Wolverine, Fatalis et Nitro face au super héros vengeur…

Contemporain, sans concession, efficace à défaut d’être inoubliable.

Marvel icons hors série n°14, jusqu'au bout (Paul Jenkins, Paul Gulacy)

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