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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 10:32

Déjà chroniqué ici en tant que film, « American psycho » est au départ le roman phare de Bret Easton Ellis, surdoué du roman contemporain américain.
Sorti en 1992, « American psycho » raconte l’histoire de Patrick Bateman, un jeune cadre de la finance issu de Harvard évoluant dans les années folles du Wall Street des années 80.
La vie de Bateman est rythmée par une obsession de son apparence cultivée à grand renfort de gymnastique dans un club sélect et de soins (bronzage, manucure, massages, crèmes).
L’habillement est également vital pour le yuppie New-Yorkais, les costumes et chemises doivent toutes être de grandes marques et gare à celui qui dans son entourage, comment un « fashion faux pas ».
Le lecteur est donc happé pendant une longue première partie dans le monde des yuppies, leur adoration de Donald Trump, leurs conversations insipides et leur énergie imbécile à entrer dans les meilleurs restaurants et boites de New-York.
Mais peu à peu on comprend que Bateman a en lui une faille…une déviation psychique qui le pousse à s‘intéresser de manière malsaine aux tueurs en série et aux films d‘horreurs les plus tordus…
Puis finalement il finit par céder à ses pulsions et passe à l’acte, tuant un clochard noir dans une ruelle discrète après l’avoir énuclée.
Ce n’est alors que le début d’une longue spirale de démence.
Bateman hait à peu prêt tout ce qui ne lui ressemble pas et en particulier les femmes, les noirs et les homosexuels.
Aidé par la cocaïne et l’argent, il passe à la vitesse supérieure et tue des prostituées de luxe, ou des conquêtes de boite de nuit, qu’il sélectionne pour leur jeunesse et leur physique parfait.
Méticuleux, il aime à duper ses proies, entamer une relation sexuelle classique ou sous l’effet de la drogue pousser à des actes saphiques, avant de passer à l’agression pure et simple.
Les femmes se retrouvent donc droguées, gazées, assommées, ligotées, réduites à l’impuissance sur un lit, puis complaisamment torturées au moyen de perceuse, couteau, fils électriques avant la mise à mort généralement par sectionnement de la jugulaire.
Tueur sadique aimant filmer ses horreurs, Bateman liquide également ses connaissances masculines comme son agaçant rival Paul Owen dont il récupère le luxueux appartement pour commettre plus facilement ses crimes.
Le plus fou dans cette histoire c’est que la société semble complètement ignorer les indices accablants de sa folie : ses amis prenant à la rigolade ce qui s’affirme comme des allusions directes aux meurtres et Evelyn, sa petite-amie officielle s’échinant à vouloir s’engager dans une relation sérieuse avec un homme qui découpe les femmes pendant ses loisirs.
Pendant un bref instant, Donald Kimball un détective privé semble s’intéresser à lui dans le cadre de la disparition d’Owen, mais Bateman l’oriente avec une facilité déconcertante vers la piste d’un départ à Londres.
Encore plus invraisemblable, lorsque Bateman tue des policiers qui l’avaient surpris en train de tuer un musicien de rue…il parvient à s’en sortir comme si son statut de privilégié de riche/jeune/blanc lui conférait une impunité totale.
Après avoir écarté les femmes amoureuses de lui et atteint des sommets dans la perversion de ses meurtres, Bateman se retrouve face à lui-même, entouré du même cercle de petits connards friqués et snobinards.
En conclusion, on comprend sans peine le scandale provoqué par « American psycho » à sa sortie et il faut en réalité une bonne dose de résistance pour lire certaines pages absolument abominables de torture perverse.
Mais l’aspect pornographique et violent du livre ne doit pas faire oublier le style narratif exceptionnel d’Ellis qui peint avec brio la folie d’un homme dans un univers irréel représentant la quintessence de l’arrogance du pouvoir de l’argent tout puissant.
Plus qu’un énième roman trash sur les tueurs en série, « American psycho » est une description corrosive de l’absurdité, de la vacuité, de la superficialité d’un certain mode de vie occidental urbain centré sur un individualisme forcené.
Bateman est certes fou mais que dire de ses « amis », qui obsédés par leur poids, leurs fringues, leurs restos exotiques et leurs boites de nuit branchées qui ne perçoivent pas la réalité du super prédateur qui se tient devant eux chaque jour ?
Génie stylistique donc, Ellis excelle dans les longues descriptions absurdes d’appareils « high tech » des années 80 comme la chaine Hi-Fi, les crèmes de jour ou les carrières musicales de stars de l’époque comme Genesis, Whitney Houston ou Huey Lewis and the News.
C’est donc pour l’ensemble de ces raisons que je fais de « American psycho » est un chef d’œuvre trash de notre époque !

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 09:22

Disparu en 2014, Hans Ruedi Giger dit H.R Giger était un sculpteur, peintre et architecte hors norme dont j’ai pu admirer le travail lors d’une exposition à la Halle Saint Pierre en 2005.
« Le monde selon H.R Giger » se veut donc l’illustration de cette exposition dans laquelle Martine Lusardy et Alain Pusel retracent dans un style riche sinon ampoulé les principales étapes et influences del’art de Giger.
Giger est né en 1940 et a grandi en Suisse, dans un univers proche de la nature décrit comme paisible.
Son père pharmacien et sa mère au foyer lui assurent une vie confortable et aimante, dans laquelle il peut développer ses penchants solitaires et artistiques.
Les premiers tableaux datent de 1961-1962 et déjà se caractérisent par un goût prononcé pour le confiné, l’angoissant, le difforme, le monstrueux comme sous l’effet d’une curieuse mutation de l’homme.
Les explications avancées par Pusel pour comprendre ce style pour le moins inhabituel sont bien faibles : le monde des cow-boys et des indiens, le jazz, la psychologie de Bosch… alors qu’on chercherait plutôt du coté de Lovecraft et Poe.
A la fin des années 60 se dessine pour moi la thématique centrale de Giger : l’hybridation entre l’homme et la machine dans un monde biomécanoide inventé de toutes pièces où la science moderne se fait maitresse et tortionnaire de l’humain.
S’inspirant de Durer, Böcklin, Dali, Kubin ou de son contemporain Dado, Giger développe son propre univers futuriste, mutant, gothique et choquant avec des références pornographiques (phallus, vagins, seins, fesses) appuyées.
Il influence beaucoup de musiciens issus généralement de la scène rock/métal comme Emerson Lake and Palmer, Magma, Korn, Debbie Harry et réalise les illustrations de leurs disques.
Le monde du cinéma ne tarde pas non plus à s’intéresser à son art décalé et après une collaboration ratée sur « Dune », Giger décroche en 1980 la timbale sur « Alien » en créant le design futuristico-horrifique de la créature qui deviendra culte.
Malgré un oscar obtenu pour son travail, Giger fut souvent frustré par le cinéma, les réalisateurs narcissiques rejetant ou déformant trop souvent ses idées (« Dune » , « Alien II », « La mutante », « Poltergeist » , « Dead star »).
Seul Ridley Scott semble lui avoir été fidèle jusqu’au bout en lui offrant une nouvelle et ultime collaboration sur « Prometheus » en 2012.
Nous laissons Pusel et ses références boiteuses conclure pour plutôt admirer les illustrations du maitre : créatures féminines mutantes dénudées, souillées par des radiations nucléaires ou maltraitées par des mécaniques froides, évoluant dans des mondes tantôt angoissants par leur vide, tantôt oppressants par leur industrie omnipotente…
Hommage déchirant à Li Tolber, sa première femme suicidée en 1976, devenue une créature biomécanique immortelle dans la série des « Lil », à l’incontournable Alien qu’on devine nettement dans les œuvres de la fin des années 70 (« Necronum« ), mais aussi à des œuvres moins connues car plus sobres mais tout aussi fascinantes de pièces vides et sombres, de composants industriels rouillés (« Le Passage ») ou d’un New-York fascinant car complètement déshumanisé.
En conclusion, le temps a passé et lle grand public a sans doute déjà oublié Giger, aussi suis-je particulièrement heureux et fier d’avoir conservé « Le monde selon H.R Giger » comme souvenir du passé et d’un moment intense au travers de la découverte de l’univers torturé d’un artiste hors norme.
Certes Giger peut effrayer, choquer ou repousser lorsqu’il montre des hideux bébés élevés à la chaine, des créatures pénétrées par des phallus mécaniques ou des références très explicites au Diable (The Spell, Baphomet, Satan, Aleister Crowley) mais c’est je le pense le propre d’un artiste de ne pas se brider pour délivrer ses messages aux monde.
Inclassable, puissante, dérangeante, fascinante comme une course folle vers notre propre abime de destruction par le biais de la technologie que nous avons crée, l’œuvre de Giger dépasse pour moi le cadre strict d’un film, aussi génial soit-il.
C’est pourquoi « Le monde selon H.R Giger » est à prendre comme une porte d’entrée vers une découverte plus globale d’un artiste visionnaire du versant le plus sombre de notre Humanité.
Giger ou l’autre génie suisse avec Roger Fédérer ? L’Histoire jugera.

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 19:45

Sorti en 1991, « Puppet master 3, la revanche de Toulon » est le second film du genre réalisé par David Decoteau.

L’histoire propulse le spectateur en plein dans l’Allemagne nazi de 1941 ou André Toulon (Guy Rolfe) marionnettiste de génie met en scène des spectacles osés ou ses poupées animées maltraitent une représentant d’Adolf Hitler.

Ceci déplait au lieutenant Eric Stein (Kristopher Logan) qui sous couvert d’intérêt pour le procédé révolutionnaire employé par Toulon, renseigne son chef, le major Krauss (Richard Lynch) sur les activités du Français.

Krauss relaie l’information au docteur Hess (Ian Abercrombie) directeur d’un programme de recherche ultra secret pour donner vie aux morts et surtout au général Mueller (Walter Gotell) qui décident de capturer Toulon.

Au cours de son arrestation, sa femme Elsa (Sarah Douglas) est tuée, ce qui provoque la fureur du marionnettiste.

Usant de ses marionnettes favorites comme Pinhead et Tunneler, Toulon s’échappe et trouve refuge dans les décombres d’une vieille maison.

Préparant sa revanche, il recrée une marionnette de sa chère Elsa qu’il nomme Leech woman et fait assassiner Stein.

Pressé par Mueller qui veut des résultats tangibles pour ses soldats, Krauss fait perquisitionner le laboratoire de Toulon et fournit de précieux liquides à Hess qui peut ainsi progresser dans sa quête d’immortalité.

Toulon continue sa vendetta et fait assassiner Mueller par Six-shooter, le cow boy à six bras, au sortir d’un rendez vous chez une prostituée.

Mais il finit par être trahi par un père et son fils qu’il a pris sous protection, les Herz qui ramènent les nazis jusque dans sa tanière.

Aidé par ses marionnettes, Toulon triomphe des nazis et s'échappe.

Hess est tué non sans avoir proposé une ultime collaboration au génial artisan et le traitement le plus cruel est réservé à Krauss, sauvagement agressé par Blade crée à son image avant d’être hissé comme un quartier de viande en hauteur et d’être ensuite embroché contre une lame métallique.

Usurpant ses papiers d’identité, Toulon peut ensuite s’échapper et quitte l’Allemagne.

En conclusion, « Puppet master 3, la revanche de Toulon » a pour principal intérêt de plonger dans les origines du maitre des marionnettes avec la Seconde guerre mondiale et les inévitables Nazis comme symboles du mal absolu mais de manière encore plus étonnante avec la preuve que son secret est issu des techniques magiques égyptiennes.

Pour le reste histoire basique, acteurs caricaturaux et meurtres de pourritures nazis bien commodes viennent habiller ce petit film d’horreur à réserver aux plus indécrottables du genre.

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 09:28

En 1998 sort « Le retour des Puppet master » réalisé par David DeCoteau censée être la suite du premier opus mais qui est déjà le sixième volet d’une franchise particulièrement productive.

L’histoire se passe toujours aux Etats-Unis, dans une petite ville type ou le Docteur Magrew (George Peck), un spécialiste en marionnettes proposant des spectacles stupéfiant prend comme un nouvel apprenti Robert Winsley (Josh Green), un simple d’esprit travaillant dans un garage.

Malgré son coté frustre, Robert est en effet très habile de ses mains et se révèle parfait pour le travail délicat sur les marionnettes.

Robert entame une liaison avec Jane (Emily Harrison) la jolie fille de Magrew qui se montre particulièrement compréhensive avec les brutalités que subit le jeune apprenti de la part d’une petite bande locale commandée par Joey Carp (Michael D Guerin).

Après une altercation dans la foret, Joey ne supporte pas que Robert lui tienne tête pour protéger Jane et décide d’aller agresser la jeune femme à son domicile.

Mais la marionnette Pinhead prend sa défense sautant à la gorge du petit voyou qui réagit en la jetant par terre et en la piétinant avant de prendre la fuite.

Furieux par cette agression, Magrew mobilise alors les marionnettes ayant appartenues à Toulon et lâche Blade et Tunneler sur le jeune homme massacré en pleine séance de musculation à son domicile.

Après ce meurtre, le shériff Garvey (Robert Donovan) déjà sur le dos de Magrew en raison de la disparition suspecte de son précédent apprenti, intensifie ses questions auprès du vieil homme qui cherche à dissuader sa fille de continuer sa relation avec Robert.

En se rendant dans la foret, Jane comprend que son père a transformé en marionnette le précédent apprenti Matt et l’a ensuite tué…

Face à la police, Magrew utilise ses marionnettes au grand complet avec Six-shooter un cow boy à six bras pour massacrer le shériff et son adjoint Weyburn (Jason Shane Scott).

Sans perdre de temps, il met à exécution ses plans, ligote Robert dans sa cave dans le but d’appliquer le même processus le transformant en marionnette.

Magrew réussit faisant de Robert une sorte de robot-tank  doté d’un moniteur dans lequel apparait son visage mais le vieux sorcier n’a pas prévu la révolte des marionnettes qui emmenées par le vicieux Blade se retournent contre lui et l’attaquent.

Sous les yeux d’Emily, Tank donne le coup de grâce à l’aide d’un canon électrique incorporé, liquidant le Puppet master, ce qui termine brutalement le film.

En conclusion,« Le retour des Puppet master » est un petit film d’horreur sympathique offrant aux amateurs du genre ce qu’ils cherchent : une ambiance middle classe blanche américaine, un héros souffre douleur, une jolie fille sympa et des meurtres sanglants.

Malgré l’usage de cette recette éprouvée et exécutée avec une certaine efficacité par DeCoteau, le film sous-exploite grandement le potentiel des marionnettes en tournant principalement sur trois-quatre figurines.

Le cruel Blade obtient clairement la place de leader du gang au détriment du plus doux Jester..

Autre point rédhibitoire, la fin en queue de poisson du film laisse un fort gout d’inachevé à un film par ailleurs plutôt au dessus de la moyenne du genre.

A réserver donc aux amateurs de « slasher » movies !

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 09:18

Sorti en 2009, « Jennifer’s body » de Karyn Kusama est le film d’horreur offrant le premier rôle à l’étoile montante de l’époque, la jeune et sexy Megan Fox.

L’histoire est typique du genre, deux amies proches d’un lycée d’une petite ville américaine Devil’s kettle (Minnesota), Jennifer Check (Megan Fox) une délurée sure de son impact sexuel sur les hommes et Anita Lesnicky (Amanda Seyfried) beaucoup plus timide et réservée se contentant d’un seul petit copain Chip Dove (Johnny Simmons).

Lorsque les deux filles se rendent à un concert de pop-rock du groupe Low shoulder, Jennifer tombe sous le charme du chanteur Nikolai Wolf (Adam Brody) qui correspond à son style d’homme.

Mais un incendie éclate soudainement dans le club, provoquant plusieurs morts et blessés.

Jennifer disparait pendant la tragédie et se trouve enlevée par le groupe.

Lorsqu’elle revient, hagarde et choquée, elle est changée à jamais.

Elle multiplie les aventures sexuelles mais dévore ses proies comme Jonas Kozelle (Josh Emerson), le plus robuste de joueur de l’équipe de football, mangé dans une foret.

Anita ne reconnait plus sa meilleure amie et commence à se poser des questions sur cette série de meurtres qui fait de Devil’s kettle une ville martyr et booste la carrière de ces opportunistes de Low shoulder.

Après Kozelle, vient Colin Gray (Kyle Gallner) le gothique du lycée que Jennifer attire dans un piège pour mieux le dévorer lors d’un pseudo rituel satanique.

Pressée par Anita qui manque de succomber à son charme vénéneux, Jennifer finit par avouer que les membres du groupe, l’ont enlevée après le concert et lui ont voulu la sacrifier dans un bois pour connaitre le succès mondial, mais le fait qu’elle n’était pas vierge a fait d’elle une succube dévoreuse d’hommes obligée de tuer pour assurer sa vitalité et ses pouvoirs surhumains.

Le dénouement aura lieu au bal de fin d’année ou Jennifer entreprend de dévorer l’innocent Chip.

Mais Amanda se doute de quelque chose et vole au secours de son petit ami.

Après une lutte dans une piscine désaffectée, Chip meurt et Jennifer disparait.

Les deux jeunes femmes luttent ensuite dans un lit et Jennifer meurt.

Malheureusement sa malédiction se transfert en Amanda, qui internée dans un hôpital psychiatrique, hérite de ses pouvoirs et s’échappe, devenant à son tour une succube de l’Enfer.
En conclusion, « Jennifer’s body » est un film complètement nul qui séduira  à au mieux quelques adolescents décérébrés peu regardants ou quelques adultes lorgnant libidineusement sur la « performance » de Fox.

Scénario ras les pâquerettes pompé sur tous les films d‘horreur, scènes gores avec profusion d’hémoglobine ou autres liquide visqueux douteux et vraies-fausses scènes de sexe ou l’on ne voit rien jalonne ce film long et vide.

Fox incarne une réelle garce (pour ne pas dire salope), fière d’elle car « populaire » puis encore plus désinhibée et insupportable par son statut de démon.

Derrière la starlette surestimée, on touche le fond avec des personnages archi-caricaturaux : le pop-rocker beau gosse cherchant le succès, le gothique torturé, le footballeur brutal et la gentille petite copine nerd…

Rien a retenir donc sur cette nullité survendue à coup de campagne marketing !

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 21:17

Grand succès des films d’horreur des années 80, « Jeu d’enfant » est le premier opus de la série des Chucky.

En 1988, Tom Holland s’y colle en narrant la cavale d’un tueur psychopathe Charles Lee Ray (Brad Dourif) poursuivi par l’inspecteur Mike Norris (Chris Sarandon) dans un magasin de jouets, qui avant de mourir, utilise un rituel magique pour parvenir à transférer son esprit malade dans une poupée pour enfant.

Plus tard, Andy Barclay (Alex Vincent) un jeune enfant de Chicago reçoit ladite poupée Chucky en cadeau de sa mère Karen (Catherine Hicks).

Retenue un soir à son travail, Karen confie Andy à garder à une collègue Maggie Peterson (Dinah Manoff) mais la garde tourne mal et Maggie frappée par la poupée se défenestre.

Malgré l’arrivée de Norris, l’influence maléfique de Chucky continue d’agir sur Andy, qui prend seul le métro, pour conduire la poupée dans une zone dangereuse de la ville pour éliminer son ancien associé Eddy Caputo () qui l’avait abandonné le soir de son meurtre.

Mais personne ne croit Andy qui est placé dans un hôpital sous la surveillance du Dr Ardmore (Jack Colvin).

Karen tente à son tour de faire parler la poupée qui se montre parfaitement mutique jusqu’à ce qu’elle menace de le jeter dans le feu.

Violent, Chucky s’échappe et tente ensuite d’éliminer Norris en s’immisçant dans sa voiture pour le poignarder.

Après un spectaculaire accident de voiture, Norris parvient à s’en sortir vivant.

Bléssé par balle, Chucky va retrouver John Simonsen (Raymond Olivier) son maitre vaudou pour lui expliquer la raison de sa soudaine vulnérabilité.

Tout en regrettant que ses enseignements aient été détournés, John explique à Chucky qu’il va redevenir peu à peu humain et donc mourir…

Torturé, le maitre vaudou, finit avant de mourir par lui donner la seule façon de s’en sortir, se transférer dans le premier être humain à qui il a dit son secret.

Animé d’un joie cruelle, Chucky se met alors à la recherche d’Andy pour renaitre dans le corps d’un enfant.

Pour sauver sa vie, Andy fuit l’hôpital ou Chucky tue Ardmore (Jack Colvin) en l’électrocutant.

Coincé par Chucky, Andy reçoit l’aide de Karen et Norris.

Le combat contre la poupée infernale qui résiste au feu et aux tirs par balles, est terrible et occasionne la mort de Jack (Tommy Swerdlow) l’ami de Norris.

Mais Chucky est semble-t-il détruit.

En conclusion, « Jeu d’enfant » est un film violent et vicieux parvenant à créer un climat malsain autour d’une simple poupée rousse à taches de rousseur capable de se muer en horrible machine à tuer.

Exploitant habilement les rituels vaudou, l‘atmosphère glaciale d‘un Chicago en plein hiver, « Jeu d’enfant » rappelle un peu sans l’égaler l’excellent « Candyman ».

Seule sa fin à rallonge grandguignolesque vint quelque peu altérer sa redoutable efficacité.

Et comme pour les franchises à succès, six suites ont permis à l’horrible poupée de traverser les époques !

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 13:19

En 2004, Jim Wynorski nous régale ave « L’ile des Komodos géants ».

Dans ce film d’horreur de série Z, un groupe de braqueurs de casino doit après une violente tempête faire atterrir son hélicoptère sur une ile perdue près d’Hawaï.

Ils ignorent en fait qu’ils sont tombés sur un centre d’expérimentation de la Marine américaine pour créer une nouvelle race de monstres.

Foster (Jay Richardson) le commandant à l’origine du projet, doit pourtant se rentre à l’évidence après la perte d’un commando de six hommes, le projet lui a échappé et a donné naissance à au moins un dragon de Komodo d’une taille gigantesque.

Il cède donc aux injonctions du professeur Nathan Philipps (William Langlois) et de sa compagne Dawn Porter (Gail Harris) pour les envoyer sur place afin de résoudre le problème.

Mais les scientifiques constatent qu’il est impossible de contrôler la situation et se résolvent à faire évacuer la base, composée de Hanson (Ted Monte), Rebecca (Glori Ann Gilbert) la fille de Philipps.

A cours de carburant, ils décident de couper la journée la clôture électrique qui les protègent dans l’attente d’une évacuation par l’aeronavale.

Au cours d’une excursion près des cascades, Rebecca et Dawn sont pourtant agressées en pleine journée par le Komodo géant.

Une intense fusillade éclate et force les gangsters à voler au secours des scientifiques pour échapper de peu au monstre semblant invulnérable aux balles.

Profitant de la confusion, Jake (Tim Abell) le pilote d’hélicoptère embauché par les gangsters se rebelle contre l’autorité de Drake (Paul Logan) le leader.

Les gangsters unissent leurs forces aux scientifiques pour survivre dans l’attente du lendemain.

Mais Reece (Cam Nelwin) l’un d’entre eux se montre infecté à son tour et perd la tête, se faisant dévorer sur place.

Cette mort ainsi que la pénurie de carburant forcent les occupants à tenter de fuir par l’hélicoptère que peut piloter Jake.

En nombre trop important pour décoller, la mort de la belle Tiffany (Melissa Brasselle) petite amie de Drake ainsi que de Hanson frappé d’un coup de queue tombent à point nommé.

Alors que Foster envoie des avions de chasse pour passer l’ile au napalm, Philipps infecté par un morsure d’Hanson, se sacrifie en se faisant exploser à l’intérieur du Komodo.

L’hélicoptère décolle tandis que les avions bombardent l’ile.

Seul Drake reste sur place pour garder le butin du braquage bien inutile à présent.

Mais il constate amèrement que d’autres Komodos étaient présents et se fait dévorer sur place.

Les survivants font exploser l’affaire de la base secrète dans les médias ce qui pousse Foster à se suicider par crainte du scandale.

En conclusion, « L’ile des Komodos géants » est un sous-produit que certains qualifieront de nanard mais qui offre un sympathique divertissement.

L’intrigue est basique, les Komodos géants assez ridicules mais on rigole pas mal avec des scènes d’action ou les héros vident des montagnes de chargeurs sans aucun effet et ou les quelques playmates dignes d’un magazine Playboy montrent leurs formes pour oui ou un non.

Alors nanard certes mais plutôt agréable si l’on accepte de ne pas se prendre trop au sérieux !

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 09:16

Pour fêter la fin de cette année pourrie voici une petite rétrospective des films d’horreur des années 80.

A tout saigneur, tout honneur, « Puppet master » de David Schmoeller.

Sorti en 1989, ce premier volet d’une longue série déjà datée commence en 1939 ou André Toulon (William Hickey) un marionnettiste ayant réussi à donner vie à des poupées en usant de magie égyptienne se suicide dans un hôtel de la Californie avant d’avoir pu être arrêté.

Bien plus tard, des mediums américains cherchant à percer le secret de Toulon sont convoqués par leur collègue Neil Gallagher (Jimmy F Skaggs).

Ainsi Alex Whitaker (Paul le Mat), Dana Hadley (Irene Miracle), Frank Forester (Matt Roe) et Carrisa Stamford (Kathryn O’Reilly) se retrouvent ils dans le même hôtel décrépi  ou se cachait Toulon pour constater la mort par suicide de Gallagher.

Sceptiques, ils restent en présence de la veuve Megan (Robin Frates) et la gérante du bâtiment Theresa (Mews Small) qui n’accueille pas d’un bon œil leur venue.

Gallagher est bien dans son cercueil mais son corps ne tarde pas à se déplacer mystérieusement ce qui cause la panique de Megan et la curiosité des mediums.

On s’aperçoit également que les marionnettes de Toulon ont pu renaitre à la vie grâce aux recherches obstinés de Gallagher et commencent à semer la terreur dans l’hôtel.

Theresa est ainsi frappée à coup de tisonnier par Pinhead une poupée à la petite tête par rapport à son corps surdimensionné et puissant.

L’horreur ne s’arrête pas là puisque Frank et Carissa sont également assassinés en pleine séance de copulation, Carissa ayant la tête percée par Tunneler, une poupée dont la tête est remplacée par le foret d’une perceuse, Frank étant saigné à mort par des sangsues vomies de la bouche d’une poupée féminine Leech woman.

Mais le plus vicieux d’entre eux semble être Blade, une poupée morbide usant d’un crochet et d’une lame-couteau pour traquer et tuer Dana, qui finit par succomber non sans une résistance farouche face à Pinhead et son dernier bourreau.

Seuls survivants, Frank et Megan unissent leurs forces et comprennent que Gallagher est en réalité encore envie.

Ayant percé le secret de l’immortalité, il revendique à présent le contrôle des poupées mortelles de Toulon et aligne les cadavres dans la salle à manger.

Toulon n’hésite pas à frapper Frank mais sonné par Megan, a la désagréable surprise de voir ses poupées emmenées par Jester capable de changer de visage suivant la situation, se retourner contre lui et le tuer.

La mort de Gallagher met fin à la mortelle série… Frank quitte l’hotel laissant Megan avec le petit chien empaillé de Dana miraculeusement revenu à la vie !

En conclusion, en dépit d'un scénario basique et ses personnages taillés à la truelle, « Puppet master » est une petite référence du genre horrifique.

Les poupées sadiques mettent mal à l’aise et font vraiment peur lorsqu’elles traquent de manière sadique les minables médiums perdus dans ce grand hôtel décrépi situé au bord de mer.

Malgré ses immenses faiblesses, « Puppet master » marquera surtout les esprits par l’originalité de son idée de base et par quelques scènes d’actions particulièrement fortes !

Assez pour générer un culte et onze suites !

Série toujours en cours…

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 19:33

Diffusé sur Syfy 2011, « Béhémot, la créature du volcan » est un téléfilm de David Hogan.

L’histoire, simplissime à souhait fait état d’inquiétants phénomènes sismiques au Mont Lincoln situé dans les montagnes du New Hampshire.

Thomas Walsh (Ed Quinn) un guide forestier est pris avec son équipe dans un tremblement de terre qui cause la mort d’un de ses ouvriers.

Son inquiétude rejoint celle de la scientifique Emily Green (Pascale Hutton) dont les appareils de mesure ont enregistrés des variations inquiétantes laissant à présager d’une catastrophe.

William (William B Davis) le père de Thomas vivant dans la ville d’Ascension tente de le mettre en garde contre une vieille légende Maya d’un monstre appelé le Béhémot se réveillant tous les 15 000 ans pour semer la destruction mais le vieil homme excentrique est assez peu écouté par ses proches.

Sa jeune sœur Grace (Cindy Busby) va même camper dans la foret avec son petit ami Jerrod (James Kirk) en dépit de toutes ses mises en garde.

Dans le même temps, Thomas est contacté par Jack Murray (Ty Olsson) un agent gouvernemental lui aussi rescapé des secousses mortelles qui lui demande de lui servir de guide pour aller à la recherche de deux ses collègues disparus dans la foret.

Après quelques hésitation Thomas accepte et le duo rencontre Emily qui fuit de son coté la montagne qu’elle estime à juste titre devenue trop dangereuse puisque les corps des collègues de Murray sont retrouvés morts.

Le Béhémot attaque alors, tuant Murray qui avant de mourir a indiqué au couple que le seul moyen de tuer l’animal était d’utiliser le contenu d’une mallette récupérée de périlleuse manière par Thomas.

Le couple revient en ville et parvient à convaincre le mollasson shérif (Garry Chalk) de faire évacuer la ville secouée par des secousses de plus en plus violentes.

Mais ces mesures tardives ne peuvent empêcher l’agression du couple et la mort de Jerrod happé par une créature monstrueuse qui conformément aux prédictions de William s’est réveillée.

Tandis que le vieil homme aide Zoe (Jessica Parker Kennedy) une serveuse à se cacher dans un grenier, Grace est sauvée in extremis par Thomas et Emily revenus sur place en hélicoptère pour arrêter le monstre.

Utilisant à bon escient les conseils de William et le lance roquette contenu dans la mallette de Murray, Thomas lance quelques missiles bien placés qui détruisent la le Béhémot.

Tout le monde est donc sauvé dans la ville qui a donc écarté la menace.

En conclusion, « Béhémot, la créature du volcan » est à prendre pour ce qu’il est : une minable série B reprenant paresseusement tous les codes du film de monstre sans une once d’imagination.

Les acteurs tous impeccables physiquement font leur travail efficacement dans une intrigue poussive qui ne révèle que tardivement le monstre : une horrible créature de synthèse troussée à la va vite !

Sans humour, prise de risques ou frisson, ce « Béhémot, la créature du volcan » est donc un sous produit sans aucune espèce d’intérêt qui tombera rapidement dans l’oubli de votre vidéothèque !

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 19:56

En 1983, soit vingt trois longues années après le chef d’œuvre d’Alfred Hitchcock sort « Psychose 2 » réalisé par Richard Franklin.

Ici, Norman Bates (Anthony Perkins) sort finalement de l’hôpital psychiatrique après avoir suivi un long traitement  administré par le médecin Bill Raymond (Robert Loggia).

Bates est donc relâché au grand dam de Lila Loomis (Vera Miles) la sœur de la principale victime, qui a fondé une association pour s’opposer à cette décision.

Pris en charge par Raymond, Bates se réinstalle dans son vieux manoir sur la colline donnant sur le motel dont il est le propriétaire.

Pour se réinsérer, il travaille comme aide cuisinier dans un petit restaurant ou il fait la connaissance de Mary (Meg Tilly), une jolie et jeune serveuse.

Malgré son comportement étrange, Bates est protégé par la générosité de Madame Spool (Claudia Bryar), la patronne.

Jouant les chevaliers servants auprès d’une jeune femme qui ignore tout de son passé, Bates lui propose de l’héberger temporairement après une douloureuse rupture avec son petit ami.

Embarrassée, Mary accepte et suit Bates qui découvrant les pratiques du gérant véreux du motel Warren Toomey (Dennis Frantz), décide de le mettre à la porte.

En attendant, Mary emménage directement dans le manoir et découvre les troublants souvenirs entreposés par Bates qui continue d’évoquer sa mère.

Au restaurant, les choses se gâtent quand Toomey vient le provoquer verbalement et physiquement afin de se venger de son éviction.

Bates parvient à se maitriser in extremis après avoir vu un petit papier soit disant écrit par sa mère, parfaitement hostile à l’arrivée de Mary chez elle.

De retour au manoir, Bates très éprouvé finit par craquer devant les ultimes provocations de Toomey et le tue le croit on à coup de couteaux, se débarrassant du corps et de la voiture dans l’étang familial.

La disparition de Toomey n’émeut pas grand monde et Mary continue de découvrir l’âme torturée de Bates qui maintenant constate que sa mère apparait aux fenêtres, remet ses affaires dans sa chambre et pire, lui passe des coups de téléphones.

L’aide de Raymond qui exhume le cercueil de sa mère n’est pas d’un grand réconfort sur le psychisme fragile de Bates…et la mort présumée d’un jeune homme dans sa cave, resserre la curiosité du shérif John Hunt (Hugh Gillin) à son égard.

Pourtant Mary va finalement craquer et demander à sa mère, en réalité la véritable instigatrices des manipulations d’arrêter de persécuter un homme qu’elle estime innocent.

Après une violente dispute, Lila va reprendre elle-même les choses en main et s’infiltrer dans la cave de Bates pour se déguiser en sa mère…mais va finalement être tuée.

Quand Hunt retrouve finalement la voiture et le corps de Toomey dans l’étang, l’étau se resserre dangereusement pour Bates que Mary tente de protéger.

Mais Bates a à présent renoué avec ses vieux démons et redevient inquiétant.

Après une scène tendue et rocambolesque ou Bates victime de paranoïa se fait menaçant à ses cotés, Mary tue Raymond venu l’aider et poignarde également Bates avant d’être abattue par la police.

Les Loomis sont ainsi officiellement chargées de tous les crimes, ce qui laisse Bates à nouveau complètement obsédé par le psychisme de sa mère en réalité Madame Spool au point de la tuer réellement à coup de pelle lorsqu’elle vient lui avouer ses crimes, basculer ensuite dans la folie…

En conclusion, « Psychose 2 » n’a en rien évidemment la magie surnaturelle du premier opus en noir et blanc du maitre Alfred Hitchcock et tente assez peu adroitement de renouer avec l’atmosphère de trouble mental, de manipulation et d’horreur.

On est certes heureux de retrouver le charisme inquiétant d’Anthony Perkins, mais cela ne suffit pas à insuffler l’ambiance de terreur psychologique qui était si présente dans le chef d’œuvre original.

Pourtant malgré son coté poussif, « Psychose 2 » fut un grand succès commercial et générera deux suites avec toujours ce même Perkins.

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