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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 20:56

Après un très décevant « Alice Cooper goes to hell », Alice Cooper continue sur sa lancée en 1977 avec « Lace and whiskey » à la belle pochette évoquant une ambiance polar.
Confiant la production et la composition à son compère-mentor Bob Erzin secondé du guitariste Dick Wagner, Alice débute « Lace and whiskey » par « It’s hot tonight » mid tempo efficace au groove sensuel, enchainé de « Lace and whiskey »  superbe montrant tout la créativité du maitre : riffs ensorcelants, bruitages originaux, changements de rythmes et chœurs enveloppant sur les refrains.
On durcit encore le ton sur « Road rats » accédant au rang de tube par l’excellence des parties de guitare et du chant sans faille d’Alice pour verser ensuite dans le rythm’n’ blues plus surprenant de « Damned if you do ».
La boite à ballade est de sortie sur « You and me » dans un style toujours aussi mignonnet et inoffensif mais on redresse nettement la barre avec « King of the silver screen » beaucoup plus rock et inventif.
Rock ‘n’ roll pépère très 60’s sur « Ubangi stomp » puis disco très commerciale sur« No more love at your convenience » soutenu du reste pas d’excellents chœurs féminins.
Une nouvelle languissante ballade « I never wrote those songs » pour anesthésier son monde et Alice achève son disque sur « My god » à l’ambiance épique très réussie.
En conclusion, malgré un grand manque de reconnaissance de la part du public hard rebuté par son ambiance soft, « Lace and whiskey » est un très bon album de rock vintage, sophistiqué, éthéré doté d’une production impeccable.
Le talent des musiciens, la voix impeccable d’Alice font que les compositions moins frontales, tordues et sombres qu’à l’accoutumée, passent plutôt bien pour peu qu’on soit un peu ouvert d’esprit.
A ne pas dédaigner donc pour les esthètes fans de rock classieux des années 70 !

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 09:51

Sans plus attendre, Alice Cooper revigoré par sa nouvelle orientation musicale sort en 1976 « Alice Cooper goes to hell » à la pochette verdatre beaucoup plus quelconque.
Le génial producteur-claviériste Bob Erzin est toujours à la manœuvre avec les guitaristes Steve Hunter/Dick Wagner/John Tropea, deux bassistes Tony Levin, Babbit, un batteur Jim Gordon, un pianiste (Al Mc Millan) et même un percussionniste (Jim Maelen).
On commence par un tube « Go to hell » aux riffs et refrains très entrainants malgré un univers toujours macabre puis enchaine sur un autre hit très surprenant teinté de groove « You gotta dance » propre à être joué dans les boites de nuit de l’époque.
Alice prend alors ses habits de crooner pour proposer une ballade gnangnan« I never cry » et « Give the kid a break » inspiré du style music-hall et truffé de chœurs par trop éthérés.
L’artiste se fait meme carrément méconnaissable sur « I’m the coolest » qui susurre abominablement d’une voix suave sur une ambiance feutrée.
Difficile également de classer, « Didn’t we meet » sorte d’ovni musical empruntant autant au rock qu’au music-hall.
Alice revient  ensuite au rock dur avec « Guilty » presque punk dans sa compacité et son agressivité puis bascule dans nouvelle ballade par trop cotonneuse malgré la qualité des arrangements « Wake me gently ».
On s’emballe sur « Wish you were here » lui aussi traversé d’un feeling quasi dance-music, puis retombe au final dans l’insupportable avec une reprise casse gueule de Judy Garland « I’m Always chasing rainbows » classique de la musique populaire datant de 1918 (!) enchainée d’une énième ballade lourdingue au possible « I’m going home ».
En conclusion « Alice goes to hell » constitue une déception majeure après l’audacieux « Welcome to my nightmare ».
Ici Alice délaisse par trop son inspiration hard rock ‘n’ roll et se vautre dans une musique plus accessible composée de ballades guimauves plombées d’arrangements lourdingues et d’explorations diverses (crooner, dance, cabaret).
L’artiste restant talentueux le résultat fonctionne quelquefois mais ce n’est pas la maigre triplette de tubes qui viendra sauver un album globalement insupportable à l’écoute.
Très versatile la créature semble ici avoir été droguée, mise dans une cage dorée et rendue parfaitement inoffensive faisant de ce voyage en Enfer une gentille ballade bucolique…
A fuir !

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 22:17
Curse of the hidden mirror (Bue oyster cult)

Bouclons donc la boucle avec « Curse of the hidden mirror» dernier album en date de Blue osyter cult.

Sorti en 2001, « Curse of the hidden mirror » bénéficie cette fois d’une pochette d’un meilleur gout que les derniers très laids artworks des albums précédents et du soutien de l’écrivain John Shirley toujours coauteur de la majeur partie des morceaux.

Dharma Roeser chante sur le titre d’ouverture « Dance on stilts » qui balance gentiment sur six longues minutes avant de céder la place à la voix magique d’Eric Bloom sur un « Showtime » étrangement planant et flirtant même par instant avec un beat reggae (!).

Malgré quelques effets originaux sur ses refrains et une atmosphère théâtrale en diable, « The old god returns » manque de dynamisme pour demeurer un titre de premier plan.

Tout ronronne gentiment sur un « Pocket » pop-guimauve chanté par Roeser et « I just like to be bad » à la limite du ridicule entrecoupés d’un « One step ahead the devil » plus sombre et méchant.

Le style doucereux de Roeser refait surface avec un « Heres comes that feeling » aussi agréable qu’inintéressant et on trouve le chemin bien long sur le bluesy classieux « Out of the darkness » pourtant brillamment interprété par Bloom.

Dans la dernière ligne droite, le Blue oyster cult montre un Roeser utilisé à bon escient sur le splendide « Stone of love », un Bloom qui joue sans grande réussite au gros dur sur « Eye of the hurricane » avant un « Good to feel hungry » plombé par un horrible son de clavier daté.

En conclusion, « Curse of the hidden mirror » commet pour moi l’erreur tactique de délaisser les rives du hard/heavy punchy et mélodique assez inclassable de ce qu’était le Blue oyster cult des années 70 pour se diriger vers une musique plus aseptisée bien que toujours vectrice d’un certain niveau minimal de qualité avec des musiciens de premier plan.

Bien dénué de tout immense classique ou titre marquant sauf peut être « Stone of love, « Curse of the hidden mirror » n’est pourtant pas dans l’absolu un album catastrophique et pourra séduire certains amateurs de rock mélodique.

Une sortie par la petite porte malgré tout bien triste et injuste au regard de tout ce qu’a apporté le Blue oyster cult à la musique dans les années 70.

Curse of the hidden mirror (Bue oyster cult)
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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 22:31
Mirrors (Blue Oyster Cult)

Les années 70 se terminent et en 1979 Blue Oyster Cult sort « Mirrors » à la pochette décidément bien commune et donc décevante pour un groupe qui nous avait habitué à plus d’extravagances.

La formation américaine débute par « Dr Music » un succulent hard rock sensuel et groove porté par la voix magique d’Eric Bloom et quelques chœurs féminins.

La transition immédiate avec l’étrange power ballade biscornue « The great sun jester » coécrit avec l’écrivain de Science fiction John Morrcock a de quoi désarçonner et ce n’est pas le très doucereux et anecdotique « In thee » chanté par Donald Roeser qui vient changer la donne.

Certes, Blue Oyster Cult tente de redresser un peu la barre sur « Mirrors » à grands renforts de chœurs appuyés sur les refrains mais ce titre peine à atteindre le niveau des plus grands standards des américains.

Chanté par Eric Bouchard, « Moon crazy » sonne presque comme un titre des Beatles par son approche légère pop-rock et il est difficile de prendre plaisir à « The vigil » long et étonnamment amorphe malgré des parties de guitares toujours propres, trop sans doute de la paire Roeser/Lanier.

Bloom reprend les choses en main sur « I m the storm » qui malgré son titre aguicheur et son ambiance heavy metal n’a pas au final l’impact escompté.

Dans la dernière ligne droite, le BOC nous surprend avec « You’re not the one (I was looking for) » anecdotique mais frais puis « Lonely teardrops » aux riffs solides et aux harmonies vocales agréables.

En conclusion, « Mirrors » est non pas une plantade, mais sans doute l’album le plus faible de Blue Oyster Cult qu’il m’ait été donné d’écouter.

Doux, lisse, sans génie, force, ni esprit d’aventure, « Mirrors » déçoit franchement en proposant une musique à des années lumières des premiers délires extatiques des américains.

Après six années d’activité et sept albums, Blue Oyster Cult semble fatigué à la fin des années 70 et aborder la prochaine décennie sur la pente du déclin.

Heureusement, les albums suivants viendront invalider ce sombre pronostic, pour le plus grand plaisir des fans dont je fais partie !

Mirrors (Blue Oyster Cult)
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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 20:34
Post pop depression (Iggy pop)

C’est avec un immense plaisir que je vais chroniquer un nouvel album d’une de mes idoles, Iggy pop qui sort en 2016 « Post pop depression » dans un contexte particulier après la mort de nombreux de ses amis, Lou Reed, Scott Asheton et le dernier en date David Bowie.

C’est donc en survivant que le vieux reptile à la peau usée par les ans s’est ici acoquiné avec deux des leaders des Queens of the stone âge, les guitaristes-chanteurs Josh Homme-Dan Fertita avec en soutien le batteur Matt Helders des Artic monkeys.

Enregistré dans une zone désertique de la Californie ou réside Homme, « Post pop depression » et sa pochette sobre mais tellement rock ‘n’ roll débute par « Break into your heart » morceau lent, triste mais également hypnotique et fascinant sur lequel la légende pose sa belle voix grave.

Cette même légende force le trait sur « Gardenia » bien trop crooner et ronronnant à mes oreilles puis insuffle un pincée d’orientalisme à la « China girl » sur « American Valhalla » qui augmente l’effet d’un morceau également lent profond et mélancolique.

Peu d’engouement sur « In the lobby » dont l’ambiance originale ne saurait compenser le manque de rythme et de consistance.

Iggy hausse enfin un peu à la cadence sur « Sunday » plutôt léger et agréable avec quelques chœurs en soutien, qui contraste avec la puissance épique, brutale et distordue de « Vulture », meilleur titre du disque selon moi.

On se remet de ce brusque accès de fièvre avec « German days » aux mélodies lancinantes et éthérées puis enchaine avec « Chocolate drops » jolie promenade hypnotique prenant l’auditeur par la main.

La fin se matérialise par « Paraguay », ballade magnifiquement chantée.

En conclusion, « Post pop depression » fait partie de ces albums calmes et introspectifs qui feront fuir la franche plus dure des fans d’Iggy Pop, habitués à un rock vigoureux.

Alors qu’avec les Queens of the stone age, on aurait pu s’attendre à un gros son de stoner, ici tout se fait dans la subtilité et la recherche d’harmonies de guitares, avec des sons dépouillés, doux, charnels et souvent enveloppant.

Evoquant David Bowie ou Nick Cave, Iggy Pop sort un album sombre et soigné tenant surtout sur son timbre capable de véhiculer une émotion toujours unique.

Une œuvre mature et crépusculaire donc, à mille lieues du punk-rock des origines…

Post pop depression (Iggy pop)
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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 21:10
The loveless (Kathryn Bigelow)

Sorti en 1982, « The loveless » est le premier long métrage de Kathryn Bigelow.

Nous sommes à la fin des années 50 et Vance (Willem Dafoe) un jeune motard sortant à peine de prison, s’arrête dans un drive in perdu au milieu de nulle part pour attendre ses amis.

Il a entre temps détroussé une femme en panne sur une petite route, après l’avoir préalablement secourue.

Blouson noir, gomina et grosse Harley, Vance prend un repas copieux et se fait remarquer par les employés de l’établissement qui n’aiment pas sa dégaine de jeune voyou.

Lorsqu’il est rejoint par trois autres membres, le teigneux Davis (Robert Gordon), sa petite amie aussi sexy que vulgaire Debbie (Tina L’hotsky) la situation empire et l’attente des retardataires avec une moto en panne devient pénible.

Malgré l’arrivée des motards en panne, Davis reste enragé car inquiet de rater un grand rassemblement à Daytona et se dispute avec Ricky (Danny Rosen) le motard incriminé.

Quand finalement Vance parvient à convaincre un vieux mécanicien du coin de changer la chaine de la harley en panne, il tombe par hasard sur Telena (Marin Kanter) une jeune fille sexy et rebelle roulant en décapotable rouge.

Le courant passe bien entre les deux et une virée improvisée s’organise se soldant par une nuit d’amour au motel.

Mais Vance ignore que Telena est la fille de Tarver (J Don Ferguson) un des habitants les plus conservateurs de la bourgade.

Fou de rage, Tarver ouvre le feu sur la décapotable et ramène de force sa fille.

Restant en meute menaçante face à une population de plus en plus hostile, les motards font une dernière fois la fête dans un bar local mais cette provocation est de trop pour John qui sort un fusil pour tuer ces types qui l’insupportent.

Mais alors qu’une fusillade est prête à éclater dans le bar, Telena surgit et tue son propre père, lui faisant payer pour toutes ses années ou il l’avait violée.

Incapable d’assumer son geste, elle se tue ensuite dans sa propre voiture.

Tristes, Vance et sa bande quittent la nuit tombée le bar et la ville, à la recherche de nouvelles aventures…

En conclusion, « The loveless » est un petit film sans grande envergure remarquable surtout pour ses acteurs charismatiques, Willem Dafoe en tête, parfait en rebelle hautain et désœuvré et son ambiance rock ‘n’ roll et drive des années 50.

Malgré son coté sympathique, il reste à des années lumière de son modèle, « L’équipée sauvage » de Lazlo Benedek.

A voir comment un premier film insolent et provocateur d’une jeune réalisatrice qui fera par la suite beaucoup mieux !

The loveless (Kathryn Bigelow)
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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 15:52
Caravanserai (Santana)

Comme vous avez pu le constatez les guitar heroes n’ont pas forcément la partie aisée dans ces colonnes aussi est-ce beaucoup de prudence que voici « Caravanserai » quatrième album de Santana, groupe formé au début des années 70 autour du célèbre guitariste mexicain.
Sorti en 1972, « Caravanserai » est déjà le quatrième album de Santana qui se montre incroyablement prolifique depuis sa formation en 1969.
Aux cotés de Neal Shon (guitare), Douglas Rauch (basse), Mike Shrieve (batterie) et Greg Rolie (claviers) mais sans ses musiciens additionnels percussionnistes José Areas et Michael Carabello, Santana ouvre avec « Eternal caravan of reincarnation » longue introduction planante de plus de quatre minutes assez déroutante qui lance si on peut dire « Waves within » sur lequel la guitare se fait un peu plus présente et surtout soutenue par des percussions.
Tout prend forme et s’anime subitement sur « Look up (to see what’s coming down » très musical et vivant suivi du plus court « Just in time to see the sun » sur lequel le guitariste s’essaie fugacement et avec peu de réussite au chant.
Grand numéro de toucher sur le lumineux « Song of the wind » tout en sensibilité et en finesse avant que les influences latino du guitaristes ne viennent souligner discrètement « All the love of the universe » dont les parties chantées font bien pales figure face à la maestria des musiciens.
La part belle est laissée aux percussions latines sur le très atmosphérique « Future primitive » ainsi que sur « Stone flower » composé avec le Brésilien Tom Jobim pour un mariage harmonieux avec le chant et la guitare électrique.
On termine avec « La fuene del ritmo » très cubain et magnifiquement enlevé puis « Every step of the way » véritable mix de neuf minutes débordant de créativité artistique.
En conclusion, sans appartenir nécessairement au style de musique que j’affectionne le plus, « Caravanserai » est un album poussif dans son démarrage puis progressivement de plus en plus réjouissant pour devenir festif et endiablé dans sa dernière ligne droite.
Le résultat est une musique métissée mélangeant rock psychédélique pour le coté le plus planant et influences latino américaines au sens très large pour les parties les plus rythmées et dynamiques.
Talentueux voir génial pour certains, Santana atteint donc sa cible et séduit par ce quatrième album ambitieux, vivant et créatif.
Reste en bémol les parties vocales, à mon sens plus faibles que les autres.

Caravanserai (Santana)
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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 18:36
Joe Satriani Live (Joe Satriani)

Peut on encore présenter Joe Satriani, guitariste de hard rock légendaire qui depuis le milieu des années 80 enchantent les fans de guitare du monde entier ?
Sorti en 2006, « Joe Satriani Live ! » est le Cd d’un DVD enregistré en Californie à l’occasion de la tournée de l’album « Super colossal ».
Entouré de Jeff Campitelli (batterie); Dave Larue (basse) et Galen Hanson (guitare), le virtuose débute par « Flying in a blue dream » dont le célébrissime thème aérien enchante la foule.
Suivent ensuite « The extremist » plus quelconque malgré son harmonica en soutien, « Redshift riders » plus agressif dans ses riffs, le bien nommé « Cool # 9» qui renoue avec une certaine légèreté portée par la dextérité du maitre.
Difficile de ne pas trouver le temps long et bailler à l’écoute de « A cool new way » qui malgré quelques passages délicieusement planants s’étale sur dix longues minutes de délire solitaire.
Le tempo s’accélère sur « Satch boogie » qui lance « Super colossal » au thème principal très mélodieux mais quelque peu lassant sur la durée.
Satriani nous fait swinguer sur « Just like lightin’ » et surtout « Ice 9 » sur lequel il s’en donne à cœur joie, jouant enfin (un peu) avec son public jusqu’à alors plus que discret : absent.
On termine le premier disque avec « One robots dream », long morceau assez calme et monotone de huit minutes malgré l’habituelle surenchère de notes du guitariste.
Le second disque débute par « Ten words » agréable, doux et fluide comme une brise du matin, puis enchaine « The mystical potato head groove thing » qui s’étire laborieusement sur plus de sept minutes de gratouillage de corde stérile et « The meaning of love » qui passe à contrario mieux car plus dépouillé, souple et léger.
« Made of tears » constitue un bloc colossal de dix minutes parfait pour plonger en léthargie un public déjà particulièrement amorphe et il faut attendre « Circles » qui combine adroitement passages en toucher et explosions de décibels pour voir ses sens se réveiller.
Le toucher du maitre parle encore sur « Always with me, Always with you » véritable déclaration d’amour de presque dix minutes qui contraste avec la dynamique de « Surfing with the alien ».
Satriani provoque enfin l’interactivité du public avec « Crowd chant » qui ne dure que trois petites minutes (!) et conclue son méga show par « Summer song » interminable.
En conclusion, « Joe Satriani Live ! » m’a rappelé pourquoi je goute assez peu les albums de guitare qui restent pour moi affaires de techniciens.
Avec ces dix neuf titres lorgnant la plupart du temps plus vers les dix minutes interprétés avec une grande froideur, « Joe Satriani Live ! » demeure à mon sens assez inécoutable dans la durée, car fruit d’une individualité aussi brillante soit elle.
Pris dans son monde, Joe Satriani enchaine les morceaux et les notes, dessinant des structures sonores alambiquées qui souvent me lassent et qui lorsqu’elle glissent vers des formes plus éthérées ou statiques, me séduisent davantage.
Impossible donc pour moi quelle que soit la maestria du guitariste, de prendre du plaisir devant cet exercice qui me laisse complètement froid.

Joe Satriani Live (Joe Satriani)
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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 19:23
Good morning England (Richard Curtis)

Nanti de très bonnes critiques, « Good morning England » de Richard Curtis voit le jour en 2009.

Ce film raconte l’histoire de Radio Rock, qui au milieu des années 60 émettait depuis un navire dans la mer du Nord, pour éviter la censure sévissant en Grande-Bretagne et ainsi diffuser les premiers groupes de pop-rock qui émergeaient à l’époque.

En situation d’échec scolaire, Carl (Tom Sturridge) est envoyé par sa mère Charlotte (Emma Thomson) chez son parrain Quentin (Bill Nighy), pour se remettre les idées en place sur le navire qu’il possède.

En réalité, Quentin dirige Radio Rock et promeut des DJ qui entre deux morceaux de pop-rock, émettent des idées provocatrices.

Le Comte (Philip Seymour Hoffman) est le DJ vedette de la radio, Docteur Dave (Nick Frost), Simon (Chris O‘Dowd), Angus (Rhys Darby), Bob (Ralph Brown) DJ de nuit vivant reclus avec ces disques, Mark (Tom Wisdom) sex symbole muet, le journaliste John (Will Adamsdale), Kevin (Tom Brooke) réputé pour sa bêtise, la cuisinière lesbienne Felicity (Katherine Parkinson) complétant le reste de cette turbulente équipe.

La qualité de la musique mais surtout les propos salaces des DJ font rapidement de Radio Rock une radio très populaire auprès du public, ce qui déplait au gouvernement britannique et pousse le premier ministre britannique Alistair Dormandy (Kenneth Brannagh) à charger un de ses adjoints cavalièrement appelé Troudballe (Jack Davenport) de trouver un moyen de faire cesser ces obscénités.

Carl découvre la vie à bord dans une ambiance rock ‘n’ roll complètement débridé.

Obsédé par l’idée de perdre son pucelage, il rate une occasion en or que lui offre Docteur Dave, qui malgré son obésité, parvient on ne sait trop comment à coucher avec un nombre élevé de femmes au profil de groupies.

Séduit par Marianne (Talulah Riley), la nièce de Quentin présente occasionnellement à bord, Carl temporise, la jouant fleure bleue pour découvrir qu’il a été pris de vitesse par le sex appeal de Docteur Dave.

L’arrivée de Gavin Kavanagh (Rhys Ifans), ex DJ vedette revenu des Etats-Unis pour booster l’audience de Radio Rock pousse encore les DJ à se surpasser dans l’outrance.

Simon tombe follement amoureux d’une femme appelé Eléonore (January Jones) et l’épouse précipitamment pour découvrir que cette femme ne l’aime pas et l’a épouser pour vivre près de Gavin son véritable amour.

Le cœur brisé, Simon trouve du soutien auprès du Comte qui déjà en rivalité avec Gavin le défie en duel pour monter en haut du mat principal du navire.

Gavin ne se dégonfle pas et les deux hommes se retrouve à 20 mètres de haut en pleine mer avant de plonger.

Calmé par le courage de Gavin, le Comte finit par accepter sa domination et la situation s’apaise même avec le malheureux Simon.

L’arrivée de Charlotte à bord provoque un coup de théâtre avec l’annonce que Gavin est la vrai père de Carl alors que Quentin avait été un temps suspecté par le jeune homme complètement perdu.

Ebranlé par la désinvolture de sa mère, Carl finit par voir la réalité en face et se console (enfin !) avec Marianne, avec qui il perd son pucelage avec une retransmission quasiment en live des DJ.

S’en est sans doute trop pour Dormandy qui fait passer une loi rendant illégale Radio Rock et s’apprête à faire intervenir la Marine.

Pour échapper à une arrestation, l’équipe pousse le bateau à fond ce qui fait exploser les moteurs et provoque une voie d’eau fatale.

La fin de Radio Rock est annoncé en direct par les DJ ce qui arrache des larmes aux auditeurs.

Carl secourt Bob qui s’apprête à mourir avec sa précieuse collection de disques…

Mais les DJ ont la délicieuse surprise de voir des dizaines d’embarcations surgir pour les secourir.

Même si Radio Rock a été coulé, la diffusion de la musique rock ‘n’ roll semble inarrétable, propageant l’œuvre des DJ pionniers…

En conclusion, malgré une idée de départ sympathique « Good morning England » déçoit par le grand vide qu’il recèle.

Curtis préfère en effet mettre en avant les acteurs déblatérant plutôt que la musique, reléguant en arrière plan des stars comme Jimi Hendrix, The who, Cream, Otis Redding ou The beach boys.

Le résultat est que son film aboutit à montrer une poignée de types d’une vulgarité et d’une laideur repoussantes ne parlant que de sexe pendant près de deux heures, reléguant les femmes dans des rôles de faire valoir dociles à leurs prouesses sexuelles.

Ceci ne correspond pas à la partie qui m’attire dans la musique rock, l’aspect défonce et débauche non stop aboutissant au néant faussement cool et rebelle.

Je ne pourrais donc que conseiller ce film inutile qu’aux plus nostalgiques de la musique des années 60, ce qui doit représenter un public des plus réduits à présent !

Good morning England (Richard Curtis)
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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 20:43
2 (Mallory)

Après un break des plus compréhensibles, la musique reprend ses droits dans ces colonnes par l’intermédiaire d’un coup de pouce donné à un proche, membre du groupe de rock Mallory.

Formé en 2013, Mallory est un groupe amateur parisien formé de Phil au chant, Jé à la guitare, Mat à la basse et Twist à la batterie.

Mallory s’articule autour d’un concept, la cavale d’une femme mal mariée à travers le Sud-ouest des États-Unis, dans un voyage qu’on devine sans peine environné de grands espaces, de lumière, de chaleur, de poussière mais aussi d’abus en tout genre selon le traditionnel saint triptyque sex, drugs and rock ‘n’ roll.

En 2014 sort « 2 » le second album de la formation.

Articulé en neuf titres racontant à chaque fois une nouvelle péripétie dans les aventures de cette héroïne femme fatale, « 2 » débute par « Awake » un mid tempo qui place assez rapidement de solides riff stoner rock et se démarque par le chant tour à tour mélodique ou rageur de Phil.

Se dessine alors immédiatement l’empreinte musicale de Mallory à la croisée entre rock, blues et métal lourd.

Le coté agressif et pesant du groupe surgit comme un crotale dérangé dans sa sieste en plein désert sur « Big nails » qui fait preuve d’une puissante dynamique métallique.

Avec le plus vaporeux « Ready », l’auditeur est ensuite attiré en douceur dans l’atmosphère hypnotique de ce road trip et peut à loisir au gré du long solo planant de Jé laisser voguer son esprit à travers des paysages désolés.

Mallory continue sur ce faux rythme faussement rassurant en déroulant un « Bad monkeys » étrangement mis en sourdine puis s’accorde une halte rafraichissante sur « Somewhere » court instrumental acoustique.

On ouvre un peu plus la manette des gaz avec « Summer rain » curieuse bête hybride mélangeant couplets en Français aux forts relents de Noir désir et refrains US plus musclés puis retrouve une carburation plus classique sur « Heavy » aux hurlements un tantinet stéréotypés.

La frontière mexicaine semblant se dessiner au lointain, aussi le groupe se densifie-t-il en un « Running » nerveux avant de plonger dans une conclusion apaisée sur la ballade acoustique « Something » un peu trop statique et bluesy à mon gout.

En conclusion, compte tenu du caractère non professionnel de Mallory, « 2 » est un album de haute qualité, parfaitement cohérent dans sa structure et son concept forcément visuel car déjà très référencé cinématographiquement parlant.

Album atmosphérique proposant un rock sableux, tour à tour poisseux ou chauffé à blanc, « 2 » brille par la puissance charismatique du chant de Phil, son large éventail l’autorisant à se risquer jusqu’aux rivages du chant en Français alors que les influences du groupe sont très largement américaines mais également par la richesse du jeu de guitare subtil et varié de Jay.

Mallory écume régulièrement les salles parisiennes, ne les manquez pas sur scène si vous aimez le rock lourd et fiévreux, car il y a fort parier que sa persévérance finira par lui ouvrir des portes…

2 (Mallory)
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