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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 22:26

Disparu en 2017 à 90 ans, Chuck Berry laisse en ultime testament l’album posthume « Chuck » à la sobre pochette endeuillée.
Double évènement donc que ce « Chuck » en tant que dernier album de l’un des plus grands guitaristes de rock mais aussi le premier après une période de silence de… 38 ans !
On débute cette œuvre dans laquelle participent le bassiste Jimmy Marsala, le batteur Keith Robinson et le pianiste Robert Lohr, par le fort sympathique par « Wonderful woman » : rythme entrainant, riffs blues-rock entêtant joué par Gary Clark à la guitare et surtout voix magique chaude et caressante inimitable de la star.
Tom Morello est également un guest de luxe du disque sur « Big boys » qui continue de groover gentiment pour nous emmener vers la sensuelle reprise jazz feutrée de « You go to my head » de Gillepsie et J Fred Coots sur laquelle la voix de Chuck flirte avec la voix féminine des New respects.
Ambiance intime de club enfumé sur « ¾ time enchilladas » autre reprise moins connue de Tony Joe White, puis Chuck continue de nous bercer en mode lover avec « Darlin » toujours couplé d'une voix féminine.
Bref retour au rock avec un hommage à son célèbre tube revisité en l’occasion en « Lady B Goode » bien sympathique avant de roupiller un bon coup sur « She still loves you » bien soporifique…
Heureusement ce groove lisse, chaud et humide rattrape tout et laisse glisser « Jamaica moon » comme une douceur sucrée dans la gorge mais c’est assurément « Dutchman » blues terrible en spoken word qui fait sans doute la plus forte impression du disque.
A coté de pareil monstre, le final tranquille « Eyes of a man » parait bien anecdotique.
En conclusion, « Chuck » est un enterrement en beauté, un remarquable album pour un vieil homme de 90 ans à la voix n’ayant rien perdu de son incroyable magie.
La fougue de la jeunesse des années 50-60 est certes bien loin mais qu’importe !
Doux, caressant, chaleureux et intime, ce « Chuck » ravira vos tympans par sa classe naturelle assez inimitable et sera sans doute le compagnon de bien de vos nuits à la maison ou en voiture à manger des kilomètres…
Chapeau bas Monsieur Chuck !

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 19:29

Retour à la musique avec « Dada » nouvel album d’Alice Cooper sorti en pleine tourmente artistico-commerciale en 1983.
Après les échecs (bien mérités !) des albums précédents, Alice tente de revenir à ses fondamentaux et fait appel à ses fidèles : Bob Ezrin (batterie, claviers, production) et Dick Wagner (guitare), Graham Shaw (claviers) le reste des musiciens étant une variable ajustable comme le batteur de Téléphone Richard Kolinka crédité sur trois titres.
Inspiré comme le montre sa superbe pochette cubiste par le mouvement artistique du même nom, « Dada » s’ouvre par un morceau atmosphérique éponyme particulièrement réussi par son ambiance étrange rappelant la bande son des films d’horreur de l’époque.
Malheureusement la suite composée de « Enough’s enough » mid tempo pop paresseux truffé de claviers vient immédiatement enrayer cette entame prometteuse.
Et même si Alice s’y connait pour créer des ambiances uniques, « Former Lee Warmer » ne décolle pas vraiment malgré sa grande originalité.
Un peu plus d’allant et de rock ‘n’ roll sur « No man’s land » même si tout ceci reste bien timide avant une nouvelle plongée à pic dans la pop new wave atroce de « Dyslexia ».
Alice prend plus d’ampleur avec « Scarlet and Sheba » sur lesquelles les refrains, les touches pseudo orientales et les parties de guitares font plutôt bon ménage mais rien n’a faire, « I love america » pourtant sorti en single est un véritable naufrage dans lequel le chanteur débite un flot ininterrompu de paroles sur une musique de bande originale de film.
Dans pareilles conditions, l’auditeur ne peut que se jeter sur la ligne d’arrivée, encaissant un « Fresh blood » aussi vide que boursouflé et un « Pass the gun around » surtout remarquable par ses solides refrains et par le magnifique solo aérien de Wagner
En conclusion, malgré ses hautes ambitions artistiques, « Dada » n’est rien d’autre qu’une bouse de plus dans la carrière d’Alice Cooper.
Enregistré ivre, jamais promu ou joué en concert, « Dada » ne remet pas en cause la qualité de chanteur ou de créateur d’Alice Cooper mais délivre un résultat en forme de musique d’ambiance sans personnalité, réellement rédhibitoire pour tout fan de rock, la guitare n’étant ici qu’un instrument secondaire par rapport à l’omniprésence des affreux claviers.
Concluant une série impressionnante de ratés, « Dada » marque pour moi le fond du fond de la carrière d’Alice, véritablement à la dérive en ce début d’années 80.

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 13:30

Le passage dans les années 80 s’avère délicat pour un musicien aussi âgé qu’Alice Cooper qui change ici radicalement son équipe pour s’entourer de Fred Mantel (guitare/claviers), Dennis Conway (batterie) et John Lopresti (basse), seul le guitariste Davey Johnstone restant en place par rapport au précédent album.
Avec sa pochette minimaliste assez horrible, « Flush the fashion » débute par « Talk talk » qui s’échinant à sonner moderne, sonne en fait aujourd’hui horriblement daté avec ses horribles synthétiseurs.
On retrouve ensuite un Alice new-wave sur « Clones (we’re all) » qui bénéficie d’une structure solide et d’un groove assez dynamique, puis plus doux sur « Pain » semi-ballade du reste assez inoffensive.
La transition avec le rockabilly de « Leather boots » est assez audacieuse et plutôt malvenue surtout qu’après les synthétiseurs ringards viennent ensuite refaire leur apparition sur « Aspirin damages » assez abominable à l’écoute avec sa pop bubble gum.
Alice sonne ensuite comme du bon Billy Idol sur « Nuclear infefected » puis revient à une approche plus pop sur l’insipide « Grim facts » et « Model Citizen »  doté pourtant de refrains assez entrainants.
On termine cet album avec « Dance yourself to death » qui glisse sans effort avec une vague atmosphère country et « Headlines » rapide mais trop propret.
En conclusion « Flush the fashion » est un très mauvais album faisant penser à la pire période des années 80 d’Iggy pop comme si les anciennes gloires des années 70, sans inspiration, paumées par le changement de décennie, essayaient de coller coute que coute aux modes…
Titres faibles, approche pop, sonorités horribles, « Flush the fashion » n’a pas grand chose pour lui, si ce n’est quelques courtes réminiscences du passé du grand Alice.
Ceci laisse cependant augurer du pire pour la décennie à venir comme si la disco et la pop avait littéralement avalé le hard de 70’s.

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 18:46

Si « Lace and whiskey » constituait une surprise plutôt agréable dans la carrière d’Alice Cooper, son échec commercial poussa le chanteur à se séparer de Bob Erzin, son compositeur fétiche de la fin des années 70 pour plutot lorgner du coté d'Elton John.
Remaniant une nouvelle fois radicalement son équipe, Alice embauche une véritable armada composée du guitariste Davey Johnston au jeu et à la voix très pop, de deux autres guitaristes additionnels à  son fidèle compère Dick Wagner, trois claviers, cinq bassistes, trois batteurs + un percussionniste !
En 1978 sort « From the inside » à la pochette beaucoup plus inquiétante/agressive représentant le visage maquillé de la star.
Le bal des maudits s’ouvre par « From the inside » titre surprenant certes calibré disco avec peu de guitares offensives mais pouvant accéder sans difficulté au rang de tube en raison de l’impact de sa rythmique et de ses refrains.
Cette tendance initiale se poursuit sur « Wish I was born in Berverly Hills » moins tranchant mais tout aussi dynamique.
Impossible d’échapper aux atroces ballades d’Alice avec l‘insupportable « The quiet room » et ses claviers ringards qui le poursuivent également sur « Nurse rozetta » pourtant beaucoup plus sombre et agressif.
On alterne le chaud et le froid entre la pop la niaise de « Billie and Millie », l’horrible ballade « How you gonna see me now » puis du hard rock plus digne de la réputation d’homme dangereux du chanteur sur le puissant « Serious ».
Alice entretient le brasier sur « For Veronicas’s sake » puis replonge dans ses vieux démons avec « Jackknife Johnny » une nouvelle horreur acidulée.
Dommage qu’il faille attendre le dernier titre « Inmitates (we’re all crazy) » pour retrouver un compositeur inspiré capable de varier les ambiances dans une véritable épopée musicale digne d’habiller un film.
En conclusion, « From the inside » est sans nul doute l’un des albums les plus commerciaux d’Alice Cooper et ne retrouve que durant de courtes éclipses l’agressivité de son hard rock originel matinée de disco.
Déroutant donc dans son approche, bancal voir insupportable dans ses ballades toujours aussi mièvres et ratées, « From the inside » ne peut en aucun cas tenir la distance et confirme pour moi le peu d’intérêt de la carrière d’Alice Cooper dans la seconde moitié des années 70.
L’avenir dira-t-il si les années 80 furent plus prolifiques ?

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 17:31

Toujours incroyablement prolifique dans les années 70, Alice Cooper sort en 1973 son second album de l'année « Muscle of love ».
Dernier album avec la formation originale, « Muscle of love » se distingue au premier abord par sa pochette assez minable en carton.
On débute par « Big apple dreamin » hommage vibrant à New-York, patrie des artistes en quête de reconnaissance même si ce rock mid tempo se montre à vrai dire plus sympathique que réellement impérissable.
Par la suite « Never been sold before » évoque plutôt une tranquille promenade qu’une folle chevauchée, puis Alice verse franchement dans la ballade cuivrée de « Hard hearted alice » surtout remarquable par sa teinte progressive.
Un petit tour au piano bar sur « Crazy little child » puis enfin un peu plus de vie sur « Working up a sweat » très blues-rock et « Muscle of love » un tantinet plus appuyé.
La fin de l’album finit par se profiler avec « Man with the golden gun » très novateur avec ses cuivres et ses rares montées dans les aigus du chanteur, « Teenage lament ’74 » power ballade assez peu convaincante et « Woman machine » qui se traine plutôt laborieusement.
En conclusion, il manque beaucoup de choses à « Muscle of love » pour séduire votre serviteur à savoir de l’instinct, des crocs et des griffes…
Très daté dans sa production, « Muscle of love » fait penser à du sous-Deep purple et manque singulièrement de puissance pour prétendre jouer les premiers rôles.
Malgré donc la qualité intrinsèque des morceaux et une interprétation somme tout correcte, « Muscle of love » n’est donc au final qu’un album de plus des années 70. Par la suite Alice va radicalement reconsidérer sa carrière en s'adjuvant les services du célèbre producteur Bob Erzin.

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 20:56

Après un très décevant « Alice Cooper goes to hell », Alice Cooper continue sur sa lancée en 1977 avec « Lace and whiskey » à la belle pochette évoquant une ambiance polar.
Confiant la production et la composition à son compère-mentor Bob Erzin secondé du guitariste Dick Wagner, Alice débute « Lace and whiskey » par « It’s hot tonight » mid tempo efficace au groove sensuel, enchainé de « Lace and whiskey »  superbe montrant tout la créativité du maitre : riffs ensorcelants, bruitages originaux, changements de rythmes et chœurs enveloppant sur les refrains.
On durcit encore le ton sur « Road rats » accédant au rang de tube par l’excellence des parties de guitare et du chant sans faille d’Alice pour verser ensuite dans le rythm’n’ blues plus surprenant de « Damned if you do ».
La boite à ballade est de sortie sur « You and me » dans un style toujours aussi mignonnet et inoffensif mais on redresse nettement la barre avec « King of the silver screen » beaucoup plus rock et inventif.
Rock ‘n’ roll pépère très 60’s sur « Ubangi stomp » puis disco très commerciale sur« No more love at your convenience » soutenu du reste pas d’excellents chœurs féminins.
Une nouvelle languissante ballade « I never wrote those songs » pour anesthésier son monde et Alice achève son disque sur « My god » à l’ambiance épique très réussie.
En conclusion, malgré un grand manque de reconnaissance de la part du public hard rebuté par son ambiance soft, « Lace and whiskey » est un très bon album de rock vintage, sophistiqué, éthéré doté d’une production impeccable.
Le talent des musiciens, la voix impeccable d’Alice font que les compositions moins frontales, tordues et sombres qu’à l’accoutumée, passent plutôt bien pour peu qu’on soit un peu ouvert d’esprit.
A ne pas dédaigner donc pour les esthètes fans de rock classieux des années 70 !

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 09:51

Sans plus attendre, Alice Cooper revigoré par sa nouvelle orientation musicale sort en 1976 « Alice Cooper goes to hell » à la pochette verdatre beaucoup plus quelconque.
Le génial producteur-claviériste Bob Erzin est toujours à la manœuvre avec les guitaristes Steve Hunter/Dick Wagner/John Tropea, deux bassistes Tony Levin, Babbit, un batteur Jim Gordon, un pianiste (Al Mc Millan) et même un percussionniste (Jim Maelen).
On commence par un tube « Go to hell » aux riffs et refrains très entrainants malgré un univers toujours macabre puis enchaine sur un autre hit très surprenant teinté de groove « You gotta dance » propre à être joué dans les boites de nuit de l’époque.
Alice prend alors ses habits de crooner pour proposer une ballade gnangnan« I never cry » et « Give the kid a break » inspiré du style music-hall et truffé de chœurs par trop éthérés.
L’artiste se fait meme carrément méconnaissable sur « I’m the coolest » qui susurre abominablement d’une voix suave sur une ambiance feutrée.
Difficile également de classer, « Didn’t we meet » sorte d’ovni musical empruntant autant au rock qu’au music-hall.
Alice revient  ensuite au rock dur avec « Guilty » presque punk dans sa compacité et son agressivité puis bascule dans nouvelle ballade par trop cotonneuse malgré la qualité des arrangements « Wake me gently ».
On s’emballe sur « Wish you were here » lui aussi traversé d’un feeling quasi dance-music, puis retombe au final dans l’insupportable avec une reprise casse gueule de Judy Garland « I’m Always chasing rainbows » classique de la musique populaire datant de 1918 (!) enchainée d’une énième ballade lourdingue au possible « I’m going home ».
En conclusion « Alice goes to hell » constitue une déception majeure après l’audacieux « Welcome to my nightmare ».
Ici Alice délaisse par trop son inspiration hard rock ‘n’ roll et se vautre dans une musique plus accessible composée de ballades guimauves plombées d’arrangements lourdingues et d’explorations diverses (crooner, dance, cabaret).
L’artiste restant talentueux le résultat fonctionne quelquefois mais ce n’est pas la maigre triplette de tubes qui viendra sauver un album globalement insupportable à l’écoute.
Très versatile la créature semble ici avoir été droguée, mise dans une cage dorée et rendue parfaitement inoffensive faisant de ce voyage en Enfer une gentille ballade bucolique…
A fuir !

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 22:17
Curse of the hidden mirror (Bue oyster cult)

Bouclons donc la boucle avec « Curse of the hidden mirror» dernier album en date de Blue osyter cult.

Sorti en 2001, « Curse of the hidden mirror » bénéficie cette fois d’une pochette d’un meilleur gout que les derniers très laids artworks des albums précédents et du soutien de l’écrivain John Shirley toujours coauteur de la majeur partie des morceaux.

Dharma Roeser chante sur le titre d’ouverture « Dance on stilts » qui balance gentiment sur six longues minutes avant de céder la place à la voix magique d’Eric Bloom sur un « Showtime » étrangement planant et flirtant même par instant avec un beat reggae (!).

Malgré quelques effets originaux sur ses refrains et une atmosphère théâtrale en diable, « The old god returns » manque de dynamisme pour demeurer un titre de premier plan.

Tout ronronne gentiment sur un « Pocket » pop-guimauve chanté par Roeser et « I just like to be bad » à la limite du ridicule entrecoupés d’un « One step ahead the devil » plus sombre et méchant.

Le style doucereux de Roeser refait surface avec un « Heres comes that feeling » aussi agréable qu’inintéressant et on trouve le chemin bien long sur le bluesy classieux « Out of the darkness » pourtant brillamment interprété par Bloom.

Dans la dernière ligne droite, le Blue oyster cult montre un Roeser utilisé à bon escient sur le splendide « Stone of love », un Bloom qui joue sans grande réussite au gros dur sur « Eye of the hurricane » avant un « Good to feel hungry » plombé par un horrible son de clavier daté.

En conclusion, « Curse of the hidden mirror » commet pour moi l’erreur tactique de délaisser les rives du hard/heavy punchy et mélodique assez inclassable de ce qu’était le Blue oyster cult des années 70 pour se diriger vers une musique plus aseptisée bien que toujours vectrice d’un certain niveau minimal de qualité avec des musiciens de premier plan.

Bien dénué de tout immense classique ou titre marquant sauf peut être « Stone of love, « Curse of the hidden mirror » n’est pourtant pas dans l’absolu un album catastrophique et pourra séduire certains amateurs de rock mélodique.

Une sortie par la petite porte malgré tout bien triste et injuste au regard de tout ce qu’a apporté le Blue oyster cult à la musique dans les années 70.

Curse of the hidden mirror (Bue oyster cult)
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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 22:31
Mirrors (Blue Oyster Cult)

Les années 70 se terminent et en 1979 Blue Oyster Cult sort « Mirrors » à la pochette décidément bien commune et donc décevante pour un groupe qui nous avait habitué à plus d’extravagances.

La formation américaine débute par « Dr Music » un succulent hard rock sensuel et groove porté par la voix magique d’Eric Bloom et quelques chœurs féminins.

La transition immédiate avec l’étrange power ballade biscornue « The great sun jester » coécrit avec l’écrivain de Science fiction John Morrcock a de quoi désarçonner et ce n’est pas le très doucereux et anecdotique « In thee » chanté par Donald Roeser qui vient changer la donne.

Certes, Blue Oyster Cult tente de redresser un peu la barre sur « Mirrors » à grands renforts de chœurs appuyés sur les refrains mais ce titre peine à atteindre le niveau des plus grands standards des américains.

Chanté par Eric Bouchard, « Moon crazy » sonne presque comme un titre des Beatles par son approche légère pop-rock et il est difficile de prendre plaisir à « The vigil » long et étonnamment amorphe malgré des parties de guitares toujours propres, trop sans doute de la paire Roeser/Lanier.

Bloom reprend les choses en main sur « I m the storm » qui malgré son titre aguicheur et son ambiance heavy metal n’a pas au final l’impact escompté.

Dans la dernière ligne droite, le BOC nous surprend avec « You’re not the one (I was looking for) » anecdotique mais frais puis « Lonely teardrops » aux riffs solides et aux harmonies vocales agréables.

En conclusion, « Mirrors » est non pas une plantade, mais sans doute l’album le plus faible de Blue Oyster Cult qu’il m’ait été donné d’écouter.

Doux, lisse, sans génie, force, ni esprit d’aventure, « Mirrors » déçoit franchement en proposant une musique à des années lumières des premiers délires extatiques des américains.

Après six années d’activité et sept albums, Blue Oyster Cult semble fatigué à la fin des années 70 et aborder la prochaine décennie sur la pente du déclin.

Heureusement, les albums suivants viendront invalider ce sombre pronostic, pour le plus grand plaisir des fans dont je fais partie !

Mirrors (Blue Oyster Cult)
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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 20:34
Post pop depression (Iggy pop)

C’est avec un immense plaisir que je vais chroniquer un nouvel album d’une de mes idoles, Iggy pop qui sort en 2016 « Post pop depression » dans un contexte particulier après la mort de nombreux de ses amis, Lou Reed, Scott Asheton et le dernier en date David Bowie.

C’est donc en survivant que le vieux reptile à la peau usée par les ans s’est ici acoquiné avec deux des leaders des Queens of the stone âge, les guitaristes-chanteurs Josh Homme-Dan Fertita avec en soutien le batteur Matt Helders des Artic monkeys.

Enregistré dans une zone désertique de la Californie ou réside Homme, « Post pop depression » et sa pochette sobre mais tellement rock ‘n’ roll débute par « Break into your heart » morceau lent, triste mais également hypnotique et fascinant sur lequel la légende pose sa belle voix grave.

Cette même légende force le trait sur « Gardenia » bien trop crooner et ronronnant à mes oreilles puis insuffle un pincée d’orientalisme à la « China girl » sur « American Valhalla » qui augmente l’effet d’un morceau également lent profond et mélancolique.

Peu d’engouement sur « In the lobby » dont l’ambiance originale ne saurait compenser le manque de rythme et de consistance.

Iggy hausse enfin un peu à la cadence sur « Sunday » plutôt léger et agréable avec quelques chœurs en soutien, qui contraste avec la puissance épique, brutale et distordue de « Vulture », meilleur titre du disque selon moi.

On se remet de ce brusque accès de fièvre avec « German days » aux mélodies lancinantes et éthérées puis enchaine avec « Chocolate drops » jolie promenade hypnotique prenant l’auditeur par la main.

La fin se matérialise par « Paraguay », ballade magnifiquement chantée.

En conclusion, « Post pop depression » fait partie de ces albums calmes et introspectifs qui feront fuir la franche plus dure des fans d’Iggy Pop, habitués à un rock vigoureux.

Alors qu’avec les Queens of the stone age, on aurait pu s’attendre à un gros son de stoner, ici tout se fait dans la subtilité et la recherche d’harmonies de guitares, avec des sons dépouillés, doux, charnels et souvent enveloppant.

Evoquant David Bowie ou Nick Cave, Iggy Pop sort un album sombre et soigné tenant surtout sur son timbre capable de véhiculer une émotion toujours unique.

Une œuvre mature et crépusculaire donc, à mille lieues du punk-rock des origines…

Post pop depression (Iggy pop)
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