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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 19:47

crazy_legs.jpg2

 

 

Déjà honoré dans ces colonnes, le guitariste Jeff Beck revient avec « Crazy legs ».

Sorti en 1993 avec l’aide due groupe The big town playboys, « Crazy legs » est comme l’indique fort bien sa superbe pochette 50’s un album de rock ‘n’ roll volontairement rétro reprenant des titres de Gene Vincent.

Beck assure en plus des guitare les parties chantées, en étant soutenu par Mike Sanchez (voix/piano), Adrian Utley (guitare), Ian Jennings (basse) et Clive Deamer (batterie).

On est tout de suite mis dans l’ambiance avec « Race with the devil » qui swingue comme au beau vieux temps de Chuck Berry, Little Richard et autres Elvis Presley.

Le tempo est toujours très appuyé sur « Cruisin » qui envoie férocement au niveau des attaques de guitares et groove à la Berry sur « Crazy legs ».

Cette plongée dans le rock des fifties se poursuit avec « Double talkin baby » presque agressif pour l’époque et si « Woman love » et « Lotta lovin » se montrent légèrement plus souple, on reste tout de même dans un style très stéréotypé.

On ondule souplement sur « Catman » puis continue d’enfiler les clichés avec « Pink thunderbird » sans grand relief et « Baby blue » affreux blues usé aux effets usés jusqu’à la corde.

Le pas redevient léger et sautillant sur « You better believe » et « Who slapped John ? » vifs et enlevés avec de jolis solo de guitar-héros à la clé.

Les vieux trucs du rythm ’n’ blues sont expurgés sur « Say Mama », puis Beck et sa bande continuent sur leur allure de croisière en enfilant les standards « Red blue jeans and a pony tail », « Five feet of lovin » avant le fulgurante poussée rock ‘n’ roll la plus primitive de « B-I-Bickey-Bi, Bo-Bo-go ».

La fin de ce disque interminable se profile alors non sans soulagement, avec un blues de plus « Blues stay away from me », « Pretty pretty baby » particulièrement plat et ennuyeux avant une dernière ruade à santiags « Hold me, hug me, rock me » peut être le morceau le plus violent du disque.

En conclusion, « Crazy legs » est un album de passionné, un grand plaisir personnel voir égoïste que s’est octroyé Jeff Beck, en s’éclatant à reprendre à sa sauce les dix huit titres de Gene Vincent.

Le résultat est exécuté avec talent et maitrise, mais reste trop figé dans un seul style par nature assez peu varié et pouvant rapidement devenir lassant.

Même si elles sont de bonne qualité, les compositions de Vincent soit loin d’égaler le génie de celles de Chuck Berry et finissent selon moi par tourner en rond.

Cet album est donc pour moi plus destiné au dingue de rock des années 50, de bon vieux rockabilly US sentant la gomina, le chewing gum, les juke box et les femmes à jupes courtes et queues de cheval qu’on drague dans sa cadillac décapotable flambant neuve.

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 13:29

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La mort de Ron Asheton en 2009, guitariste historique des Stooges n’empêche pas malgré tout le groupe de continuer son processus de résurrection et James Williamson, l’autre guitariste historique des Stooges, arrive ensuite en renfort pour pallier à l’absence d’Asheton.

Il s’ensuit en 2013, « Ready to die » reconnaissable à la magnifique pochette agressive et très punk montrant un Iggy péroxydé prêt à se faire exploser à coup de dynamite pour en terminer.

Après le contenant, le contenu donc avec « Burn » morceau touffu et dynamique bien habillé par la belle voix grave de Iggy pop.

Bien que moins rentre dedans, « Sex & money » se montre particulièrement plaisant à l’écoute et parvient même à faire accepter la présence d’un saxophone en soutien.

La bonne impression générale se confirme sur « Job » au tempo rock soutenu et puissant.

Sans grand relief et malgré des riffs de guitares nerveux, « Gun » glisse sans laisser d’impressions particulières puis les papys punk éprouvent le besoin de souffler sur une jolie ballade acoustique planante « Unfriendly world » avec un Iggy convaincant en mode crooner.

On reprend un peu de vitesse en souplesse avec « Ready to die », mid tempo fluide et accrocheur d’excellente qualité.

Impossible également de ne pas être séduit par le rythme et les riffs emballants de  « DD’s ».

A l’approche de la fin du disque, on sent un léger fléchissement sur « Dirty deal » poussif et « Beat that guy » ballade trainante au charme émoussé.

Mais Iggy et ses Stooges restent de grands artistes, aussi « The departed » longue ballade acoustique sépulcrale traversée par un Iggy croonant comme jamais, constitue une fin de grande classe.

En conclusion, si « The weirdness » avait grandement déçu mes attentes, « Ready to die » rétablit de belle manière la situation, en proposant une œuvre plus consistante et inspirée.

Nous parlons bien d’ici d’un album de rock garage plutôt rapide doté de riffs tranchants qui a tout pour combler les aspiration des fans de rock.

Le chant de Iggy Pop, très critiqué sur « The weirdness » revient ici à un niveau plus conforme à celui d’une icône punk-rock de sa stature.

Très convaincant sur ses lignes de chant, Iggy rajoute de ci de là sa touche personnelle sur les titres plus calmes et mélodiques on peut sentir l’influence de ses derniers disques solo plus introspectifs.

Bien sur tout n’est pas parfait ou génial, mais compte tenu des circonstances tragique de sa composition en état de deuil, « Ready to die » mérite assurément le plus grand respect pour sa qualité musicale !

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 21:44

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Malgré un sentiment plus que partagé sur les groupes de rock classiques anciens comme Aerosmith et Rolling stones, je persiste à explorer la voix du passé, en m’intéressant cette fois à « Exile on main street » double album studio, réputé appartenir à la meilleure production des rockers britanniques.

Sorti en 1978, « Exile on main street » et sa pochette minimaliste mais sympathique débute par « Rocks off » trainant son rythm ’n’ blues pépère avec cuivres et piano sur plus de quatre minutes trente.

Le tempo s’accélère sur « Rip this joint » plus dynamique mais tout aussi ancré dans le passé des ancêtres du rock ‘n’ roll.

Vient ensuite le tour du blues avec la reprise de Slim Harpo, « Shake your hips » à l’harmonica assez vif puis « Casino boogie » qui se traine abominablement.

Le célèbre « Tumbling dice » ses relents country et ses chœurs gospels produisent une impression tout aussi désagréable qui se prolonge sur les affreusement trainants « Sweet Virginia »  « Torn and frayed ».

En comparaison, « Sweet black angel » passe un peu mieux mais cette légère amélioration est immédiatement réduite à néant avec la ballade « Loving cup ».

A ce stade je sais déjà que probablement aucun morceaux de ce disque « culte » ne me plaira, aussi son écoute se transforme t’ elle en calvaire.

On ingurgite donc en tordant le nez l’abominable mixture country/blues/gospel de  « Happy » et autres « Ventilator blues »  entrecoupé du plus rock ‘n’ roll « Turd on the run ».

Le léger et hypnotique « I just want to see his face » fascine, le ballade chaleureuse « Let it loose » berce avec douceur, avant d’aborder enfin la dernière ligne droite de cet album marathon.

Sans surprise, le blues-rock est rappelé à la rescousse avec « All down the line » et « Stop breaking down » interchangeables et passe partout, le célèbre « Shine a light » et  « Soul survivor » ennuyeux à mourir.

En conclusion, quitte à être vertement tancé par les fans des Rolling stones ou les érudits du rock, « Exile on main street » est un album au style et son préhistorique absolument inécoutable pour moi.

Trop ancrés dans leurs racines majoritairement « noires », les Rolling stones ne proposent que des morceaux assez éloignés des standards du rock des années 70 et présentent une vision passéiste de leur musique qui ne me plait pas du tout.

Lent, poussiéreux, vieillot, boursouflé de musiciens additionnels et d’une longueur interminable, « Exile on main street » est pour moi un calvaire à l’écoute et risque de finir par me détourner pendant une durée certaine des Rolling stones, dont je ne goute au final que quelques titres au regard de l’immensité de leur carrière.

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 22:22

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Vous aurez pu le constater à mes critiques pour le moins mitigées, je ne suis pas un fan passionné des Rolling Stones, aussi accueillerais je « Steel wheels » paru en 1989 avec la plus grand circonspection.

Nanti d’un pochette affreuse et d‘un titre passe partout, « Steel wheels » débute par « Sad, sad, sad » entrée en matière solide sentant bon le rock ‘n’ roll groovant puis enchaine avec un joli tube « Mixed emotions » ou la voix de Mick Jagger donne sa pleine mesure.

Le Stones revêtent alors des habits légèrement plus bluesy pour colorer intelligemment un « Terrifying » aux refrains délicieusement planants avant de rejouer le plomb sur « Hold on to your hat » particulièrement puissant et véloce.

Le plaisir et la qualité sont toujours au rendez vous sur « Hearts for sale » mid tempo bien balancé avant d’émouvoir les cœurs sensibles avec la  délicate ballade « Blinded by love » aux sonorités celtiques.

En comparaison, « Rock and a hard place » bien qu’efficace manque d’originalité et d’impact, tandis que « Can’t be seen » glisse en souplesse sans trop se faire remarquer.

Les Stones jouent de nouveau la carte du tendre avec « Almost hear you sigh » ballade élégante et soignée avant d’emmener l’auditeur vers des voyages plus orientaux sur « Continental drift » au charme mystérieux, épique et envoutant.

A peine le temps de reprendre son souffle et la fin du disque se profile bientôt avec tout d’abord « Break the spell » court et ramassé et enfin « Slipping away » qui endort l’auditeur par son atmosphère cotonneuse.

En conclusion, ne vous fiez pas à sa pochette ne payant pas de mine, « Steel wheels » est un bon disque des Rolling stones, proposant un rock bien calibré, varié et d’une grande efficacité.

En grands professionnels parfaitement rompus à la maitrise de leur art, les Rolling stones touchent juste avec cet album intelligent, plaisant, qui comblera de joie les fans purs et durs ravis de trouver leurs idoles en pleine forme, mais fera également passer à un agréable moment aux autres, simples amateurs de rock dont je fais partie.

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 20:18

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Après 2005, Garbage en proie aux dissensions habituelles propres à tous les groupes de rock éprouve le besoin de souffler.

Les américains s’octroient donc un long break de près de sept longues années pour revenir en 2012 avec l’album « Not your kind of people » à l’insipide pochette.

Après autant d’absence, on se dit que la reconquête va être plutôt ardue aussi Est-ce avec une pointe d’appréhension que l’auditeur découvre le premier titre « Automatic systematic habit » titre assez accrocheur mélangeant sons électro et guitares puissantes qui peinent parfois à se tailler leur place dans cet espace musical brouillé.

Cette sensation de bouillie est également ressentie sur « Big bright world » et « Blood for poppies » certes énergiques mais beaucoup trop chargés, linéaires et prévisibles.

Les choses s’améliorent sur « Control » plus fluide plus délié puis « Not your kind of people » même si cette longue ballade alanguie ne laisse pas à vrai dire de souvenirs impérissables.

On s’ennuie ferme sur le psychédélique « Felt » et pire que tout « I hate love » affublé d’un affreux beat technoïde à la David Guetta, ne semble bon qu’à être diffusé dans les discothèques diffusant leurs ondes sans âmes sur des cerveaux et des corps standardisés.

Après pareil déferlement de décibels, Garbage opte pour la berceuse sucrée de « Sugar » puis reprend courageusement le chemin de l’offensive pour la dernière ligne droite du disque composée de « Battle in me » « Man on wire » excellents titres aux sonorités métalliques particulièrement musclées parachevés par un atmosphérique planant et mélancolique « Beloved freak ».

En conclusion, le moins que l‘on puisse dire est « Not your kind of people » n’est pas né sous le signe d’un retour fracassant mais se révèle être un album déroutant voir irritant.

Les compositions sont d’un niveau inégal, généralement assez pataudes avec un dosage électro/rock assez déséquilibré.

La voix trafiquée de Shirley Manson perd de sa pureté enjôleuse et les occasions ou Garbage parvient à retrouver sa magie originelle sont éparses.

« Not your kind of people » frôle donc la faute de gout et amputé de tout hit digne de ce nom, ne parvient qu’à échapper péniblement à la correctionnelle.

On pourra zapper sans grande difficulté ce plat industriel sans réelle saveur.

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 22:34

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Nous sommes à présent en 2001 et après deux albums étonnants Garbage s’est d’hors et déjà installé solidement comme l’un des groupe de rock les plus charismatiques de la fin des années 90.

Vient alors « Beautiful garbage » à la pochette très glamour pas forcément très révélatrice du style de musique pratiqué.

L’album débute par « Shut your mouth » qui malgré une forte teneur en sonorités électroniques parvient à suffisamment frapper les esprits par ses refrains ultra entrainants.

Plus fluide et toujours massivement électro, « Androgyny », fait également des ravages dans les charts en raison de ses refrains branchés et disons le tout de go par la qualité vocale impeccable de Shirley Manson.

On enchaine avec « Can’t cry these tears » qui pousse le bouchon un peu trop loin dans le registre ballade acidulée.

Mais à vrai à dire impossible de résister longtemps au charme irrésistible de « Till the day I die » qui glisse en douceur une pop-électro de haut niveau.

Garbage sort les violons ronflants sur la ballade sans âme « Cup of coffee » puis renoue avec « Silence is golden » avec une force de frappe lourde à défaut d’être parfaitement cadrée.

Le bonne carburation est retrouvée avec le providentiel « Cherry lips (go baby go) »,  authentique tube de fort calibre à la redoutable efficacité.

Après que « Breaking girl » se soit trainé de manière poussive, vient « Drive you home » une ballade sobre et gracieuse à défaut d’être transcendante.

Les titres se succèdent, bien ficelés mais sans relief, tel « Parade » bien terne ou « Nobody likes you » ballade mignonette et même si « Untouchable » redonne un peu de vie à l’ensemble, ceci ne demeure pas à suffisant.

« So like a rose » une ultime ballade éthérée et mollassonne vient conclure ce disque globalement décevant.

En conclusion, « Beautiful garbage » porte assez mal son nom et se montre grandement décevant.

Comparativement aux deux premiers opus, la baisse de niveau se fait ici sentir de manière sensible et à les américains peine à sortir quelques hits de calibre moyen tandis que le reste des productions s’englue dans une pop-électro sans grande saveur.

Baisse de créativité, d’intensité pour un groupe en perte de vitesse dont l’éclat pâlit ici fortement.

Un album médiocre qui ne pourra séduire qu’un public conquis d’avance ou assez peu exigeant.

Et si le charme était rompu ?

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 20:47

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Nous retournons à présent dans le passé déjà lointain des années 90 avec « Garbage » le premier album du groupe américain du même nom.

Nous sommes en 1995, le mouvement Grunge va s’éteindre prochainement avec la mort de Nirvana et dans cette phase de déclin amorcé émerge un quatuor composé de Shirley Manson (chant), Duke Erikson (guitare), Steve Marker (guitare) et Butch Vig (batterie).

On débute cet album à la pochette trop clinquante avec « Supervixen » morceau difficile, trainant rehaussé par des refrains plus appuyés flirtant avec la rengaine.

Lui succédant « Queer » passe mieux avec un refrain pop également trainant mais plus efficace qui ouvrit les portes des radio commerciales au groupe.

On change néanmoins de catégorie avec « Only happy when it rains » petite merveille mélangeant habilement mélodie attractive, guitare présentes et bruitages électroniques discrets.

Je goute pour ma part beaucoup ce morceau  grunge par excellence sur lequel la voix de Manson donne son plein rendement.

Le rythme s’accélère avec bonheur sur « As heaven is wide » toujours sombre mais doté d’un beat techno dynamisant puis « Not my idea » nettement plus saccadé et puissant.

Garbage bifurque vers plus de calme avec « A stroke of luck » lent et mélancolique puis ressort son artillerie rock sur un « Vow » magnifique de puissance canalisée.

Comme ci cela ne suffisait déjà pas, l’auditeur se trouve ensuite en présence d’un nouveau tube, « Stupid girl » sans doute le plus extraordinaire de Garbage, en raison de son travail d’orfèvre sur les sonorités et les changements de puissance, avec pour couronner le tout, une chanteuse en état d’apesanteur.

Le groupe ne semble pas pourtant en rester là et continue à pilonner avec « Dog new tricks » très imposant et si « My lover’s box » et « Fixe me now » constituent une baisse d’intensité fort pardonnable, la déchirante dernière ballade du disque « Milk », achève d’illuminer l’auditeur de son chaud éclat.

En conclusion, pour un premier jet, « Garbage » peut être considéré comme un chef d’œuvre de rock à consonances grunge et pop.

Incroyablement original dans sa recherche sonore avec ce mélange de guitares lourdes mais canalisées et d’habillage électronique subtil, Garbage impressionne par son déjà très haut degré de maturité.

Les tubes pleuvent, la qualité artistique est au rendez vous, grandement aidée par la voix chaude, triste et émouvante de Shirley Manson, qui constitue un des points forts de l’ossature du groupe.

Je considère ce disque comme un modèle d’efficacité rock, et cautionne complètement le fort engouement commercial qu’il engendra à l’époque !

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 09:56

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On reste dans le domaine du rock classique avec « Dirty work » des Rolling Stones.

La période agitée des années 80 n’est généralement pas la plus développée des Stones, qui connurent des difficultés internes (disputes, séparations, velléités de carrières solo) dans un climat new-wave/pop moins favorable pour leur style de musique old-school.

Sorti en 1986, cet album peu connu à la pochette ultra ringarde aujourd’hui, débute de manière vive et musclée avec « One hit to the body », qui aidé par la guitare de Jimmy Page, s’impose tout de suite comme le titre introductif idéal.

On reste dans la même ambiance pugnace avec « Fight » avec un Jagger à la voix agressive sur une rythmique de Wyman/Watts soutenue.

Les Stones placent ensuite habilement un authentique tube, la reprise du « Harlem shuffle » de Barry White, superbe moment de rock ‘n’ roll groovant.

La suite s’enclenche tout naturellement avec « Hold back » morceau également dur, rageur manquant peut être d’un soupçon de fluidité.

Accalmie planante avec « Too rude » reprise Lindon Roberts aux fortes sonorités reggae puis ré-enclenchement du rythme de croisière avec  « Winning ugly », morceau rock ‘n’ roll pépère aux chœurs blacks féminins omniprésents.

L’auditeur trouve le temps long sur « Back to zero » titre long, linéaire agrémenté de funk.

On retrouve une dynamique plus rock avec « Dirty work » rapide et enlevé, et même le bluesy « Had it with you » recèle assez d’intensité pour tenir en haleine.

Il manquait une ballade pour conclure, la voici avec « Sleep tonight », parfaitement insipide au demeurant.

En conclusion, malgré une production faiblarde qui atténue ses effets, « Dirty work » est un solide album d’un groupe de vétérans toujours capables de produire de la musique de qualité capable de pimenter leur bon vieux rock ‘n’roll d’ingrédients blues, reggae voir funk.

Vif et dynamique à défaut d’être parfaitement renversant, « Dirty work » est un disque respectable qui ne dépareille pas dans la vaste discographie des légendes britanniques.

De la à le rendre parfaitement indispensable, c’est sans doute une autre histoire …

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 22:29

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Dans un souci d’exhaustivité de couverture de la carrière des Stooges, voici « The weirdness » issu en 2007 de la reformation complètement improbable du quatuor punk qui avait embrasé le début des années 70.

Avec Iggy Pop rabiboché avec les frères Ashton (Ron et Scott) et Mike Watts des Minutemen recruté poste du bassiste, nos quasi sexagénaires se sentirent des ailes pour donner une suite à l’explosif « Raw power » sorti en 1973.

Considéré à juste titre comme l’un des plus importants événements rock du début du millénaire, « The weirdness » et sa pochette très « Black album » débute par « Trollin » titre assez paresseux assez peu mis en valeur par un rythme trainard et des riffs de guitares mollassons.

Après avoir digéré la déception initiale, l’auditeur qui s’attendait à avoir en face de lui la tornade punk des années 70, s’attaque à « You can’t have friends » qui s’enfonce encore plus bas en raison du chant particulièrement faible de Iggy Pop.

Le premier regain intervient avec « ATM » doté de riffs aiguisés et d’un tempo rapide puis la machine semble bien lancée avec « My idea of fun » qui bénéficie des même qualités que son prédécesseur avec en plus des refrains nihilistes particulièrement accrocheurs.

Les papys punks reprennent leur souffle sur « The weirdness » qui lorgne désagréablement et incompréhensiblement vers un numéro de crooner fatigué de vivre puis reprennent gaillardement du service sur « Free & freaky » aux refrains hauts en couleur.

En vieux roublards, Iggy et sa bande fourguent habilement « Greedy awful people » pourtant assez moyen et redonnent un franc coup de collier sur « She took my money » surfant sur un mid tempo rock joliment troussé.

Malgré son titre offensif et quelques riffs sympathiques, « The end of christianity » déçoit par son manque d’intensité et de rythme et ce n’est pas « Mexican guy » narré en spoken words par Iggy Pop qui vient inverser ce sentiment.

La fin du disque arrive enfin, avec le médiocre « Passing cloud » plombé par un chant faiblard et un saxophone pénible et « I’m fried » qui envoie une dernière fois la sauce dans une ultime poussée de température rock.

En conclusion, comme il était prévisible, « The weirdness » est une déception.

Ron Asheton qui décédera deux années après d’une crise cardiaque n’est pourtant pas avare de riffs bien sentis mais la mayonnaise ne parvient pas à prendre pour la simple et bonne raison que les compositions ne sont pas assez bonnes pour tenir la comparaison avec les chefs d’œuvres des Stooges dans les années 70.

Second défaut majeur, la production faiblarde ne met pas en valeur la musique produite et atténue fortement l’impact des morceaux qui remuent gentiment plutôt qu’ils ne bousculent.
En troisième lieu et c’est sans doute le plus blessant, le chant éraillé et approximatif d’Iggy pop ne se montre pas réellement à la hauteur de l’évènement et plombe un nombre important de titres.

Bien entendu, l’expérience (le métier diront certains) permet aux Stooges de sauver les meubles à l’aide de quelques titres efficaces qui auraient pu (du ?) bénéficier à mon sens de finitions plus soignées.

Il était sans doute illusoire d’attendre de quasi retraités des prouesses d’intensité nihiliste punk, mais « The weirdness » ne peut au final que laisser un fort gout d’inutilité …

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 21:30

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Une année seulement après la sortie du très remarqué « Surfer rosa », les Bostoniens de Pixies alignent en 1989 « Doolittle » à la curieuse et assez laide pochette doté d’une structure chargée et de couleurs froides.

A l’entame de « Debaser » on retrouve le talent mélodique du groupe s’exprimant sur des structures simples, courtes immédiatement accrocheuses tout en n’étant pas exemptes de passages plus puissants et rageurs.

Le coté violent des Pixies s’exprime plus librement sur « Tame » ou Francis Black fait hurler ses cordes vocales.

Arrive ensuite « Wave of mutilation » authentique tube fort diffusé sur toutes les radios lors de sa sortie et dont le succès commercial demeure largement mérité au regard de sa remarquable fluidité.

On calme le jeu avec « I Bleed » amuse gueule sympathique sans être transcendant pour déboucher sur un second tube encore plus exceptionnel que « Wave of mutilation », « Heres comes your man » petit bijou de ballade surf music magnifiée par le jeu de guitare de Joey Santiago et par le talent de songwriter de Black.

L’auditeur se laisse porter par le flot léger et réjouissant de « Dead » et encaisse alors un troisième tube de rang, « Monkey gone to heaven » peut être le plus beau des trois en raison de sa mélodie subtile et de son chant tout en retenue soutenu par les chœurs aériens de Kim Deal.

Le contraste est ensuite saisissant entre un « Mr Grieves » lent et chaloupé et un « Crackity Jones » frénétique au chant aboyé rappelant les influences punk du groupe.

Même si cela parait difficile à croire, les Pixies trouvent encore les ressources pour sortir un nouveau tube, la séduisante ballade acoustico-romantique « I love you » complètement irrésistible.

On allonge le pas sur « No 13 baby » mid tempo rock solide notable pour sa partie instrumentale terminale scintillante, puis se relaxe sur le court « There goes my gun ».

La fin du disque se profile alors, avec « Hey » ballade calme et ombragée, le très western « Silver » transcendé par le chant divin de Deal pour finir clouer au sol par un ultime tube « Gouge away » parfaite synthèse de mélodie et de puissance contrôlés.

En conclusion, inutile de chercher plus longtemps le meilleur album des Pixies et un chef d’œuvre du rock de la fin des années 80, « Doolittle » réunit ces deux attributs pour le plus grand bonheur de l’auditeur.

Moins expérimental que « Surfer rosa », « Doolittle » reste toutefois très inventif, foncièrement rock et réussit à produire l’équilibre parfait entre punch et sens quasi divin de la mélodie accrocheuse.

La densité de tube est impressionnante, aussi devient il parfaitement illusoire de tenter de fuir son plaisir.
Ne vous arrêtez donc pas aux a priori crées par sa pochette froide, « Doolittle » n’en est pas moins un classique confirmant le statut de groupe culte des Pixies.

Eternel respect donc pour les Bostoniens …

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