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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 20:18

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Après 2005, Garbage en proie aux dissensions habituelles propres à tous les groupes de rock éprouve le besoin de souffler.

Les américains s’octroient donc un long break de près de sept longues années pour revenir en 2012 avec l’album « Not your kind of people » à l’insipide pochette.

Après autant d’absence, on se dit que la reconquête va être plutôt ardue aussi Est-ce avec une pointe d’appréhension que l’auditeur découvre le premier titre « Automatic systematic habit » titre assez accrocheur mélangeant sons électro et guitares puissantes qui peinent parfois à se tailler leur place dans cet espace musical brouillé.

Cette sensation de bouillie est également ressentie sur « Big bright world » et « Blood for poppies » certes énergiques mais beaucoup trop chargés, linéaires et prévisibles.

Les choses s’améliorent sur « Control » plus fluide plus délié puis « Not your kind of people » même si cette longue ballade alanguie ne laisse pas à vrai dire de souvenirs impérissables.

On s’ennuie ferme sur le psychédélique « Felt » et pire que tout « I hate love » affublé d’un affreux beat technoïde à la David Guetta, ne semble bon qu’à être diffusé dans les discothèques diffusant leurs ondes sans âmes sur des cerveaux et des corps standardisés.

Après pareil déferlement de décibels, Garbage opte pour la berceuse sucrée de « Sugar » puis reprend courageusement le chemin de l’offensive pour la dernière ligne droite du disque composée de « Battle in me » « Man on wire » excellents titres aux sonorités métalliques particulièrement musclées parachevés par un atmosphérique planant et mélancolique « Beloved freak ».

En conclusion, le moins que l‘on puisse dire est « Not your kind of people » n’est pas né sous le signe d’un retour fracassant mais se révèle être un album déroutant voir irritant.

Les compositions sont d’un niveau inégal, généralement assez pataudes avec un dosage électro/rock assez déséquilibré.

La voix trafiquée de Shirley Manson perd de sa pureté enjôleuse et les occasions ou Garbage parvient à retrouver sa magie originelle sont éparses.

« Not your kind of people » frôle donc la faute de gout et amputé de tout hit digne de ce nom, ne parvient qu’à échapper péniblement à la correctionnelle.

On pourra zapper sans grande difficulté ce plat industriel sans réelle saveur.

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 22:34

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Nous sommes à présent en 2001 et après deux albums étonnants Garbage s’est d’hors et déjà installé solidement comme l’un des groupe de rock les plus charismatiques de la fin des années 90.

Vient alors « Beautiful garbage » à la pochette très glamour pas forcément très révélatrice du style de musique pratiqué.

L’album débute par « Shut your mouth » qui malgré une forte teneur en sonorités électroniques parvient à suffisamment frapper les esprits par ses refrains ultra entrainants.

Plus fluide et toujours massivement électro, « Androgyny », fait également des ravages dans les charts en raison de ses refrains branchés et disons le tout de go par la qualité vocale impeccable de Shirley Manson.

On enchaine avec « Can’t cry these tears » qui pousse le bouchon un peu trop loin dans le registre ballade acidulée.

Mais à vrai à dire impossible de résister longtemps au charme irrésistible de « Till the day I die » qui glisse en douceur une pop-électro de haut niveau.

Garbage sort les violons ronflants sur la ballade sans âme « Cup of coffee » puis renoue avec « Silence is golden » avec une force de frappe lourde à défaut d’être parfaitement cadrée.

Le bonne carburation est retrouvée avec le providentiel « Cherry lips (go baby go) »,  authentique tube de fort calibre à la redoutable efficacité.

Après que « Breaking girl » se soit trainé de manière poussive, vient « Drive you home » une ballade sobre et gracieuse à défaut d’être transcendante.

Les titres se succèdent, bien ficelés mais sans relief, tel « Parade » bien terne ou « Nobody likes you » ballade mignonette et même si « Untouchable » redonne un peu de vie à l’ensemble, ceci ne demeure pas à suffisant.

« So like a rose » une ultime ballade éthérée et mollassonne vient conclure ce disque globalement décevant.

En conclusion, « Beautiful garbage » porte assez mal son nom et se montre grandement décevant.

Comparativement aux deux premiers opus, la baisse de niveau se fait ici sentir de manière sensible et à les américains peine à sortir quelques hits de calibre moyen tandis que le reste des productions s’englue dans une pop-électro sans grande saveur.

Baisse de créativité, d’intensité pour un groupe en perte de vitesse dont l’éclat pâlit ici fortement.

Un album médiocre qui ne pourra séduire qu’un public conquis d’avance ou assez peu exigeant.

Et si le charme était rompu ?

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 20:47

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Nous retournons à présent dans le passé déjà lointain des années 90 avec « Garbage » le premier album du groupe américain du même nom.

Nous sommes en 1995, le mouvement Grunge va s’éteindre prochainement avec la mort de Nirvana et dans cette phase de déclin amorcé émerge un quatuor composé de Shirley Manson (chant), Duke Erikson (guitare), Steve Marker (guitare) et Butch Vig (batterie).

On débute cet album à la pochette trop clinquante avec « Supervixen » morceau difficile, trainant rehaussé par des refrains plus appuyés flirtant avec la rengaine.

Lui succédant « Queer » passe mieux avec un refrain pop également trainant mais plus efficace qui ouvrit les portes des radio commerciales au groupe.

On change néanmoins de catégorie avec « Only happy when it rains » petite merveille mélangeant habilement mélodie attractive, guitare présentes et bruitages électroniques discrets.

Je goute pour ma part beaucoup ce morceau  grunge par excellence sur lequel la voix de Manson donne son plein rendement.

Le rythme s’accélère avec bonheur sur « As heaven is wide » toujours sombre mais doté d’un beat techno dynamisant puis « Not my idea » nettement plus saccadé et puissant.

Garbage bifurque vers plus de calme avec « A stroke of luck » lent et mélancolique puis ressort son artillerie rock sur un « Vow » magnifique de puissance canalisée.

Comme ci cela ne suffisait déjà pas, l’auditeur se trouve ensuite en présence d’un nouveau tube, « Stupid girl » sans doute le plus extraordinaire de Garbage, en raison de son travail d’orfèvre sur les sonorités et les changements de puissance, avec pour couronner le tout, une chanteuse en état d’apesanteur.

Le groupe ne semble pas pourtant en rester là et continue à pilonner avec « Dog new tricks » très imposant et si « My lover’s box » et « Fixe me now » constituent une baisse d’intensité fort pardonnable, la déchirante dernière ballade du disque « Milk », achève d’illuminer l’auditeur de son chaud éclat.

En conclusion, pour un premier jet, « Garbage » peut être considéré comme un chef d’œuvre de rock à consonances grunge et pop.

Incroyablement original dans sa recherche sonore avec ce mélange de guitares lourdes mais canalisées et d’habillage électronique subtil, Garbage impressionne par son déjà très haut degré de maturité.

Les tubes pleuvent, la qualité artistique est au rendez vous, grandement aidée par la voix chaude, triste et émouvante de Shirley Manson, qui constitue un des points forts de l’ossature du groupe.

Je considère ce disque comme un modèle d’efficacité rock, et cautionne complètement le fort engouement commercial qu’il engendra à l’époque !

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 09:56

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On reste dans le domaine du rock classique avec « Dirty work » des Rolling Stones.

La période agitée des années 80 n’est généralement pas la plus développée des Stones, qui connurent des difficultés internes (disputes, séparations, velléités de carrières solo) dans un climat new-wave/pop moins favorable pour leur style de musique old-school.

Sorti en 1986, cet album peu connu à la pochette ultra ringarde aujourd’hui, débute de manière vive et musclée avec « One hit to the body », qui aidé par la guitare de Jimmy Page, s’impose tout de suite comme le titre introductif idéal.

On reste dans la même ambiance pugnace avec « Fight » avec un Jagger à la voix agressive sur une rythmique de Wyman/Watts soutenue.

Les Stones placent ensuite habilement un authentique tube, la reprise du « Harlem shuffle » de Barry White, superbe moment de rock ‘n’ roll groovant.

La suite s’enclenche tout naturellement avec « Hold back » morceau également dur, rageur manquant peut être d’un soupçon de fluidité.

Accalmie planante avec « Too rude » reprise Lindon Roberts aux fortes sonorités reggae puis ré-enclenchement du rythme de croisière avec  « Winning ugly », morceau rock ‘n’ roll pépère aux chœurs blacks féminins omniprésents.

L’auditeur trouve le temps long sur « Back to zero » titre long, linéaire agrémenté de funk.

On retrouve une dynamique plus rock avec « Dirty work » rapide et enlevé, et même le bluesy « Had it with you » recèle assez d’intensité pour tenir en haleine.

Il manquait une ballade pour conclure, la voici avec « Sleep tonight », parfaitement insipide au demeurant.

En conclusion, malgré une production faiblarde qui atténue ses effets, « Dirty work » est un solide album d’un groupe de vétérans toujours capables de produire de la musique de qualité capable de pimenter leur bon vieux rock ‘n’roll d’ingrédients blues, reggae voir funk.

Vif et dynamique à défaut d’être parfaitement renversant, « Dirty work » est un disque respectable qui ne dépareille pas dans la vaste discographie des légendes britanniques.

De la à le rendre parfaitement indispensable, c’est sans doute une autre histoire …

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 22:29

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Dans un souci d’exhaustivité de couverture de la carrière des Stooges, voici « The weirdness » issu en 2007 de la reformation complètement improbable du quatuor punk qui avait embrasé le début des années 70.

Avec Iggy Pop rabiboché avec les frères Ashton (Ron et Scott) et Mike Watts des Minutemen recruté poste du bassiste, nos quasi sexagénaires se sentirent des ailes pour donner une suite à l’explosif « Raw power » sorti en 1973.

Considéré à juste titre comme l’un des plus importants événements rock du début du millénaire, « The weirdness » et sa pochette très « Black album » débute par « Trollin » titre assez paresseux assez peu mis en valeur par un rythme trainard et des riffs de guitares mollassons.

Après avoir digéré la déception initiale, l’auditeur qui s’attendait à avoir en face de lui la tornade punk des années 70, s’attaque à « You can’t have friends » qui s’enfonce encore plus bas en raison du chant particulièrement faible de Iggy Pop.

Le premier regain intervient avec « ATM » doté de riffs aiguisés et d’un tempo rapide puis la machine semble bien lancée avec « My idea of fun » qui bénéficie des même qualités que son prédécesseur avec en plus des refrains nihilistes particulièrement accrocheurs.

Les papys punks reprennent leur souffle sur « The weirdness » qui lorgne désagréablement et incompréhensiblement vers un numéro de crooner fatigué de vivre puis reprennent gaillardement du service sur « Free & freaky » aux refrains hauts en couleur.

En vieux roublards, Iggy et sa bande fourguent habilement « Greedy awful people » pourtant assez moyen et redonnent un franc coup de collier sur « She took my money » surfant sur un mid tempo rock joliment troussé.

Malgré son titre offensif et quelques riffs sympathiques, « The end of christianity » déçoit par son manque d’intensité et de rythme et ce n’est pas « Mexican guy » narré en spoken words par Iggy Pop qui vient inverser ce sentiment.

La fin du disque arrive enfin, avec le médiocre « Passing cloud » plombé par un chant faiblard et un saxophone pénible et « I’m fried » qui envoie une dernière fois la sauce dans une ultime poussée de température rock.

En conclusion, comme il était prévisible, « The weirdness » est une déception.

Ron Asheton qui décédera deux années après d’une crise cardiaque n’est pourtant pas avare de riffs bien sentis mais la mayonnaise ne parvient pas à prendre pour la simple et bonne raison que les compositions ne sont pas assez bonnes pour tenir la comparaison avec les chefs d’œuvres des Stooges dans les années 70.

Second défaut majeur, la production faiblarde ne met pas en valeur la musique produite et atténue fortement l’impact des morceaux qui remuent gentiment plutôt qu’ils ne bousculent.
En troisième lieu et c’est sans doute le plus blessant, le chant éraillé et approximatif d’Iggy pop ne se montre pas réellement à la hauteur de l’évènement et plombe un nombre important de titres.

Bien entendu, l’expérience (le métier diront certains) permet aux Stooges de sauver les meubles à l’aide de quelques titres efficaces qui auraient pu (du ?) bénéficier à mon sens de finitions plus soignées.

Il était sans doute illusoire d’attendre de quasi retraités des prouesses d’intensité nihiliste punk, mais « The weirdness » ne peut au final que laisser un fort gout d’inutilité …

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 21:30

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Une année seulement après la sortie du très remarqué « Surfer rosa », les Bostoniens de Pixies alignent en 1989 « Doolittle » à la curieuse et assez laide pochette doté d’une structure chargée et de couleurs froides.

A l’entame de « Debaser » on retrouve le talent mélodique du groupe s’exprimant sur des structures simples, courtes immédiatement accrocheuses tout en n’étant pas exemptes de passages plus puissants et rageurs.

Le coté violent des Pixies s’exprime plus librement sur « Tame » ou Francis Black fait hurler ses cordes vocales.

Arrive ensuite « Wave of mutilation » authentique tube fort diffusé sur toutes les radios lors de sa sortie et dont le succès commercial demeure largement mérité au regard de sa remarquable fluidité.

On calme le jeu avec « I Bleed » amuse gueule sympathique sans être transcendant pour déboucher sur un second tube encore plus exceptionnel que « Wave of mutilation », « Heres comes your man » petit bijou de ballade surf music magnifiée par le jeu de guitare de Joey Santiago et par le talent de songwriter de Black.

L’auditeur se laisse porter par le flot léger et réjouissant de « Dead » et encaisse alors un troisième tube de rang, « Monkey gone to heaven » peut être le plus beau des trois en raison de sa mélodie subtile et de son chant tout en retenue soutenu par les chœurs aériens de Kim Deal.

Le contraste est ensuite saisissant entre un « Mr Grieves » lent et chaloupé et un « Crackity Jones » frénétique au chant aboyé rappelant les influences punk du groupe.

Même si cela parait difficile à croire, les Pixies trouvent encore les ressources pour sortir un nouveau tube, la séduisante ballade acoustico-romantique « I love you » complètement irrésistible.

On allonge le pas sur « No 13 baby » mid tempo rock solide notable pour sa partie instrumentale terminale scintillante, puis se relaxe sur le court « There goes my gun ».

La fin du disque se profile alors, avec « Hey » ballade calme et ombragée, le très western « Silver » transcendé par le chant divin de Deal pour finir clouer au sol par un ultime tube « Gouge away » parfaite synthèse de mélodie et de puissance contrôlés.

En conclusion, inutile de chercher plus longtemps le meilleur album des Pixies et un chef d’œuvre du rock de la fin des années 80, « Doolittle » réunit ces deux attributs pour le plus grand bonheur de l’auditeur.

Moins expérimental que « Surfer rosa », « Doolittle » reste toutefois très inventif, foncièrement rock et réussit à produire l’équilibre parfait entre punch et sens quasi divin de la mélodie accrocheuse.

La densité de tube est impressionnante, aussi devient il parfaitement illusoire de tenter de fuir son plaisir.
Ne vous arrêtez donc pas aux a priori crées par sa pochette froide, « Doolittle » n’en est pas moins un classique confirmant le statut de groupe culte des Pixies.

Eternel respect donc pour les Bostoniens …

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 21:52

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De l’autre coté temporel de la courte carrière discographique des Pixies, figure « Trompe le monde » , quatrième et dernier album du groupe sorti en 1991, juste avant l’explosion de leur fils illégitime, Nirvana.

Avec son titre français et sa pochette bizarroïde vous regardant d’un mauvais œil, « Trompe le monde » débute en souplesse avec « Trompe le monde » qui combine adroitement vocaux mélodiques, riffs appuyés et batterie soutenue.

La suite est ensuite d’un tout autre acabit et bascule progressivement dans le métal le plus explosif avec le bien nommé « Planet of sound » sur lequel Frank Black pousse sa voix au maximum.

On retrouve plus de fluidité mais toujours beaucoup de vitesse sur le plaisant « Alec Eiffel » qui contient pour moi tous les attributs d’un tube rock écrasant avec notamment la petite touche de clavier supplémentaire de Eric Drew Feldman.

Comme son nom l’indique, « Sad punk » commence par un formidable défouloir punk ultra agressif avant de se calmer fortement dans sa seconde partie.

« Head on » reprise de The Jesus and Mary Chain contient également quelques velléités punk habilement canalisées pour produire un rock riche et puissant très agréable à l’écoute.

Le ton (et le niveau) baisse d’un cran sur « U-mass » lourd et emprunté,  reprend du lustre sur « Palace of the Brine » enchainé d’un « Letter to Memphis » qui fait la part belle aux guitares.

Quoi de mieux alors que de déguster un savoureux tube, « Bird dream of the Olympus Mons », sorte de synthèse parfaite de ce qu’un groupe de rock parfaitement inspiré peut produire au sommet de son art ?

« Space (I believe in) » est un morceau assez étrange aux multiples ambiances et aux refrains scandés, tandis que « Subbacultcha » glisse sans trop se faire remarquer.

Les Pixies continuent d’aligner les titres nerveux comme le court et rageur « Distance equals rate time time » ou le véloce « Lovely day »  puis optent finalement pour une conclusion plus douce avec « Motorway to Roswell » et  « The Navajo know » plus intimes et atmosphériques.

En conclusion, pour un épilogue, « Trompe le monde » n’a rien d’un album moribond et fait preuve d’une vigueur exceptionnelle.

Armés d’un son incroyablement puissant et fluide, les Pixies donnent tout ce qu’ils ont et accouchent d’une bombe power rock lorgnant fortement vers le punk et le métal.

La finesse mélodique et l’approche radio en prennent sans doute un coup, mais l’amateur de gros son lui en prend plein les oreilles et se régale de pareille débauche de décibels produites par des guitares aussi aiguisées et aussi bien maniées.

Avec ce « Trompe la mort » puissant et conquérant, les Pixies laissent donc une place encore chaude pour leur successeurs du Grunge, mais également des monceaux de regrets pour leur fan-base, qui leur attribueront par la suite un statut de groupe culte.

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 20:05

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Rien de tel qu’un peu de musique pour terminer en pente douce une intense semaine de labeur.

Voici donc « Surfer rosa » premier album d’un groupe américain culte de Boston relativement peu connu, Pixies.

Sorti en 1988, « Surfer rosa » et sa superbe pochette sexy représentant une sculpturale danseuse de flamenco dénudée, est le résultat d’efforts du grassouillet Frank Black (guitare/chant) âme créative du groupe, Joey Santiago (guitare), Kim Deal (basse) et David Lovering (batterie).

On débute par « Bone machine » mid tempo trainant doté d’un riff remarquable répété à l’envie.

Le second morceau, « Bone machine » raffinant sa structure en lui ajoutant des aspects mélodiques tout en conservant des riffs toujours prenant est plus réussi.

Pixies révèle ensuite ses influences punk en accélérant la cadence sur le court instrumental « Something against you » beaucoup plus violent.

Le sentiment d’urgence punk est dupliqué sur « Broken face » court et direct puis Black laisse le micro à Deal, le temps d’un « Gigantic » plus cadré.

Avec ses riffs distordus, ses voix masculines et féminines enchevêtrées, son équilibre fragile oscillant entre mélodie et violence, « River euphrates » caractérise parfaitement le style du groupe avant que ne déboule son premier grand tube commercial « Where is my mind ? » titre posé dopé par de grands chœurs emphatiques.

Lui succédant « Cactus » porté par une dynamique sourde se montre plus aride puis laisse la place à un nouvel éclat rock « Tony’s theme » beaucoup plus vivant et offensif dans ses attaques de guitares et dans le chant du duo Black/Deal.

Assez déroutant, Pixies aligne un « Oh my golly ! » bancal et médiocre, puis « Studio interlude » complètement bordélique et difficile à supporter.

L’auditeur se fait donc aspirer par le maelstrom punk-rock expérimental très intense de « Vamos » puis retombe abruptement sur « I’m amazed » et « Brick is red » particulièrement lents et transparents.

Toujours surprenant, lorsqu’on s’y attend le moins, le groupe place quelques coups de griffe bien sentis sur « Caribou » hymne rock ultra intense et les supersoniques punk « Vamos » et « Isla de Encanta » chantés en espagnol.

On calme le jeu avec « Ed is dead » au jeu de guitare planant néanmoins bigrement efficace puis s’envole sur « The Holiday song » irrésistible tube rock soutenu et mélodique.

Pixies tiennent fermement la cadence jusqu’à la fin du disque en poussant un « Nimrod’s son » enlevé, réintroduisent le chant féminin flirtant avec le hip hop sur « I’ve been tired » pour finir d’achever l’auditeur par un « Levitate me » nouveau tube doté de mélodies terriblement accrocheuses.

En conclusion, encensé par la critique rock « Surfer rosa » est une petite bombe de créativité qui fit sensation en son temps.

Bien entendu, impossible de ne pas avoir de déchet sur 21 morceaux comprenant autant de prise de risque mais il parait impossible de ne pas succomber au talent de songwriting de Frank Black et à sa redoutable habileté guitare en main.

En conservant des structures simples, Pixies parvient à engendrer un style musical au carrefour de la pop, du rock et du punk.

L’influence de Pixies sur Nirvana est connue de longue date et l’audacieux « Surfer rosa » confirme la filiation directe entre les deux groupes.

Parfois déroutant, irritant ou peu facile d’accès, « Surfer rosa » continent forcément des chansons qui finiront par toucher n’importe quel amateur de rock.

Plus de vingt cinq ans après, le respect demeure …

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 18:54

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Voila bien longtemps que j’avais envie de découvrir la biographie de l'une de mes idoles musicales Iggy pop, ceci est à présent réalisé avec « Gimme danger » énorme pavé de 500 pages du journaliste Joe Ambrose.

Paru en 2008, « Gimme danger » retrace de manière chronologique toute la vie de l’homme dont le véritable nom est James Ostenberg.

Né en 1947 prêt de Détroit dans l’état du Michigan, James est issu de parents pauvres vivant dans une caravane, mais très soucieux des valeurs de l’instruction.

Son père, un ancien sportif et professeur d’anglais, tient en effet envoyer James dans des écoles bourgeoises afin de lui permettre de faire des études.

Grandissant dans cet environnement marginal, James se distingue très tôt par un tempérament solitaire et mélancolique allant de pair avec une santé asmathique fragile.

Néanmoins très bon élève il parvient à s’inscrire à l’Université de Ann Harbor ou il entame des études d’anthropologie.

Nous sommes dans les années 60, en pleine révolution hippies et au contact de l’immense centre universitaire de Ann Harbor, James va comprendre qu’il est plus attiré par la musique que par les études.

Il commence ainsi comme batteur dans divers groupes locaux de pop/blues comme les Prime movers,

Il fait également la connaissance des frères Asheton (Ron et Scott) eux même déjà en marge des autres étudiants et très portés comme James sur la musique.

Le rapprochement se fait progressivement et les compères décident alors de former un groupe appelé les Stooges et de composer une musique expérimentale, très barrée avec bien souvent l’usage d’instruments fabriqués par leurs soins.

Porté naturellement à attirer la lumière sur lui, Iggy délaisse la batterie pour se positionner comme chanteur avec Ron à la guitare, Scott à la batterie puis plus tard Dave Alexander à la basse.

Leur musique s’oriente alors vers le rock dur, avec comme modèles The doors.

Aidé par leur nouveau manager Jimmy Silver, les Stooges se taillent un succès grandissant dans l’underground, notamment en raison du jeu de scène déjà spectaculaire d’Iggy pop puis côtoient The up et the MC5, les deux autres groupes  tendance rebelle de la scène émergente de Detroit.

Violents et intenses, les Stooges sont soutenus par les magazines spécialisés comme Creem (dans lequel officie l’écrivain rock Lester Bangs).

Iggy attire l’attention par son maquillage gris argenté, ses excentricités, ses provocations au public, ses exhibitions, ses bonds dans la foule et même ses curieux rituels d’ auto mutilation.

Sa vie privée est le reflet de son image scénique, chaotique et intense, avec un nombre impressionnant de conquêtes féminines.

Iggy se marie par accident à 19 ans avec la fille de bonne famille Wendy Weisberg qui ne supportera pas bien longtemps la vie en communauté dans une grande maison de Ann Harbor ou les Stooges vivent en marginaux sans repères ni lois.

Le groupe signe un contrat chez Elektra et composent à New York dans un état de quasi improvisation leur premier album « The Stooges » en 1969 qui se fait immédiatement remarquer par son originalité et par la virulence de quelques titres phares, « 1969 », « No fun » et « I wanna be your dog ».

Sur place, Iggy découvre New York et se rapproche d’un certain milieux arty-branché dans lequel gravitent Andy Warhol, William Burroughs, David Bowie et une ex chanteuse du Velvet Underground Nico, belle plante vénéneuse qui lui fait découvrir par le biais d’une courte liaison le cunnilingus, les vins français et la consommation de drogues dures comme l’héroïne !

Le coté extraverti et androgyne d’Iggy ainsi que la taille présumée de son énorme sexe, lui attire également l’intérêt du public homosexuel et les Stooges surfent sur cet attraction en se produisant dans des clubs ouvertement gays plus habitués aux spectacles de travestis.

Le bisexualité possible d’Iggy pop est ainsi souvent évoqué par Ambrose au cours du livre, sans que ces soupons ne dépassent le cadre de rumeurs quasi invérifiables.

Après « Fun house » deuxième album assez jazzy sorti en 1970, les Stooges changent de stature, commencent à se produire dans des grandes salles et a gagner de l’argent.

Ils obtiennent alors de grandes facilités pour se procurer de la drogue dans des quantités astronomiques avec notamment le speed (ou STP) mélange de LSD et d’amphétamines aux effets dévastateurs.

Leader du groupe, Iggy vire l’alcoolique Alexander et le remplace par Jimmy Recca, ce qui n’empêche pas leur maison de disques de mettre fin à leur contrat.

Camé jusqu’à la moelle, il se rapproche alors d’un ami d’enfance, le guitariste James Williamson, qui meilleur techniquement que Ron et doté d’un physique plus avantageux, prend alors une place dominante dans le groupe.

Lorsque James et Iggy parviennent à se sortir (temporairement) de l’emprise des drogues, ils se rendent à Londres pour que David Bowie alors superstar du glam rock anglais, les aide à former leur propre groupe.

Sur place, les deux amis ne trouvent pas malgré la richesse du vivier anglais de l’époque les musiciens qu’ils souhaitent et refont appel aux frères Asheton pour sortir en 1974 le troisième album des Stooges, l’exceptionnel « Raw power » produit par Bowie mais mal vendu par leur management, la société Mainman.

A leur retour aux Etats-Unis, les Stooges s’établissent à Los Angeles mais se délitent de l‘intérieur, la dépendance d’Iggy à la drogue le rendant ingérable et la déception des retombées de « Raw power » achevant de miner le moral des musiciens.

Les frasques d’Iggy pop à LA semblent sans fin, avec un délire permanent d’abus alcoolisés, opiacés et sexuels, mais aussi de bagarres et d’accidents graves qui auraient bien pu lui couter la vie.

Après « Metallic KO », un show mémorable à Détroit car mis sous tension en raison de représailles violentes d’un groupe de motards, les Stooges épuisés se séparent.

Le premier bassiste, Alexander meurt de son alcoolisme en 1975, Iggy se rapproche du clavier des Doors, Ray Manzarek puis tente de rebondir avec son ami Williamson pour sortir son premier album solo « Kill city » en 1976, jugé excellent par Ambrose, mais que je trouve pour ma part bien insipide comparé aux fusées des Stooges.

Vivant de manière extrêmement précaire et toujours sous l’emprise de ses addictions, Iggy pop ne doit son salut qu’à son ami David Bowie qu’il va suivre à Berlin dans sa fascination pour l’Allemagne d’avant guerre.

La vie des deux amis à Berlin laisse fortement à penser à une relation homosexuelle, mais donne aussi lieu à une production artistique interessante, « The idiot » et « Lust for life » assurément les deux albums les plus connus d’Iggy pop en solo et contenant ses tubes les plus célèbres : « Lust for life » « The passenger » ou « China girl » qui deviendront des hits planétaires et assurèrent par la suite sa fortune par le biais de juteux contrats publicitaires.

Sans Bowie comme tuteur et Williamson parti se reconvertir avec talent comme ingénieur informatique, la suite est plus délicate, aussi les albums suivants « New values », « Soldier » « Party », sans réel hits et globalement très moyens font plonger lentement Iggy sur le chemin du déclin.

Nous sommes dans les années 80 à présent, la vague punk qui reconnut Iggy comme père spirituel était passée, les gouts du public avaient changé et Iggy soudain trentenaire, se trouva rapidement à nouveau en difficulté et sans maison de disques.

Ambrose profite de cette période pour souligner la surprenante adhésion d’Iggy pop aux valeurs conservatives américaines et son soutien discret mais réel au président républicain Ronald Reagan.

Ces critiques sur ses gouts de droite en apparence aux antipodes de son style de vie déglingué et sans limite seront avec la supposée misogynie du chanteur réputé au cœur froid et dur avec les femmes, seront récurrentes tout au long du livre.

En 1982, Iggy s’établit alors dans le quartier miteux de Brooklyn italien à New York, co-rédige avec Anne Wehrer son autobiographie « I need more » et entame une brève liaison avec la journaliste.

Un concert au Japon durant la tournée « Zombie birdhouse » (autre flop musical retentissant) Iggy rencontre une jeune japonaise Suchi Ran, qui deviendra sa femme et contribuera à l’assagir pendant quelques années.

C’est une nouvelle fois David Bowie, considérablement assagi et ayant opté pour un important virage commercial en réadaptant leur tube commun « China girl » à la sauce MTV, qui vola au secours du vieux chanteur en perte de vitesse pour l’aider à composer et produire un nouvel album.

Bien que détestable artistiquement car horriblement rock-fm, « Blah-blah-blah » relança quelque peu la carrière d’Iggy pop, qui opta pour un nouveau look presque propret, cheveux courts et costumes sobres.

Avec l’argent des royalties du tube de Bowie et le succès de « Blah-blah-blah », Iggy peut à nouveau se permettre de vivre confortablement.

Exit donc le populaire et métissé Brooklyn pour le chic Manhattan et ses immeubles de luxes.

Sous l’influence de Suchi, Iggy change son image, opte pour des gouts de nouveau riche, collectionnant les œuvres d’arts comme des peintures et sculptures vaguement ethniques.

Iggy devenu parfaitement clean et intransigeant sur la consommation de drogues dures, s’acoquine alors avec Andy Mc Coy, l’ancien guitariste de Hanoi Rocks, et sort en 1988 « Instinct » un excellent album de hard mélodique, qui confirme le renouveau de l’icône du rock capable encore de violentes colères face à des sponsors trop omniprésents comme Pespi.

Avec le succès, il est assez aisé de réunir un ensemble de stars (dont Kate Pierson, Slash, Mc Kagan) pour produire un « Brick by brick » inégal, puis un « American caesar » plus cérébral au début des années 90, tout deux étant selon moi bancals.

Meme si « Naugthy little doggie » est un poil meilleur, la carrière d’Iggy connait un creux notable au milieu des années 90 et le fait se tourner malgré la sympathie de Scorcese ou Johnny Depp, sans grand succès vers le cinéma avec des seconds roles peu marquants dans « The crow : city of angels », « Tank girl » ou le peu mémorable « Crocodile dundee III ».

Après son divorce, un disque acoustique « Avenue B » superbement introspectif mais peu compris à l’époque, Iggy pop quitte ses luxueux appartements de Manhattan pour s’installer à Miami dans une demeure plus modeste.

A cinquante ans passés, il y rencontre Nina Alu, sculpturale métisse nigériano-irlandaise de 35 ans qui deviendra sa nouvelle petite amie.

Mais malgré un tonitruant « Beat’em up » ultra métallique sorti en 2002, la carrière d’Iggy peine à reprendre son essor et il est alors devenu de plus en plus fréquent de  le voir cachetonner sans vergogne pour des campagnes publicitaires (Reebook, Pespi, SFR).

Contre toute attente, Iggy se rapprochera de ses anciens compères de Stooges, les frères Asheton, tout d’abord timidement sur quelques morceaux de « Skull ring » moins métallique mais néanmoins excellent album de punk/roll, qui semble a-t-il moins retenu les faveurs de Ambrose, assez critique face à la nouvelle garde pop-punk (Green day, Sum 41) ou électro (Peaches) racolée ici pour l’occasion.

Le livre se conclut donc sur la réunion des Stooges, avec un Iggy sexagénaire, encore en forme physiquement, débarassé de ses addictions et en apparence maitre de sa destinée.

En conclusion, « Gimme danger » est-ce qu’on peut appeler une œuvre fleuve, retraçant sans complaisance et avec une grande minutie l’intégralité de la vie d’Iggy pop, depuis ses origines modestes matériellement mais privilégiées intellectuellement, la conjonction de sa jeunesse avec les années 60 marquées par la liberté, la rébellion, la musique, le sexe libre et la drogue et sa maturité somme toute relativement tardive.

Iggy pop incarne avec la musique avant gardiste des Stooges la parfaite transition entre la fin des années hippies, le folk/pop pschédélique des beatles et l’arrivée d’un nouveau courant musical, plus social, violent et malsain, le punk à la fin des années 70.

Rien que pour ceci et pour son jeu de scène inégalé mélant performance athlétique, souplesse et folie, il mérite d’etre vénéré.

Cependant, la carrière d’Iggy pop se prolonge audelà de ses années de défonce, traversant les décennies, années 80, 90, 2000 et maintenant 2010.

Souvent à terre, seul, ruiné, Iggy s’est à chaque fois redréssé, aidé par des amis influents comme David Bowie ou sa seconde femme Suchi.

Son statut de survivant, de monument vivant du rock, ses excès aussi bien dans la pauvreté que dans la démesure, avec la vie simple dans la banlieue industrielle de Detroit, la folie musicale de Londres, le délire philosophico-amoureux de Berlin, la démesure oppulente ou misérable de New-York et enfin la stabilité métissée de Miami, en fond un homme absolument captivant.

Bien entendu, les esprits chagrins noteront sa dureté envers les femmes, son absence de sens des responsabilités envers son fils, ses convictions politiques un brin réactionnaires, ses pitoyables tentatives pour cacher ses histoires homosexuelles et son gout prononcé pour l’argent, qu’il a utilisé sans aucun sens du paradoxe en vendant son image pour des multi-nationales, mais avouons que en toute honneté ces ciritiques s’avèrent négligeables face au parcours d’un tel homme.

Je recommande donc ce livre aux fans d’Iggy pop, qui comme moi désireront tout connaitre de leur idole et de la folie rock des années 60-70. Rock’n’roll baby !

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 22:58

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Nous sommes toujours dans le registre des albums solo avec celui complètement inespéré de la légende Joey Ramone, « Ya know ? » sorti à titre posthume en 2012 puisque le chanteur est décédé en 2001 d’une leucémie.

Les musiciens crédités sont Richie Stots (guitare), Ed Stasium (guitares, basse, piano), Charley Drayton, Richie Ramone, JP Patterson, Pat Carpenter (batterie) et Mickey Leigh (producteur, multi instrumentiste et ami proche de Joey).

Avec sa pochette bien destroy fleurant bon les glorieuses années passées du mouvement punk rock dont Joey fut l’instigateur, « Ya know ? » débute avec « Rock ‘n’ roll is the answer » très bel hymne rock d’une simplicité et efficacité effarantes.

On déroule ensuite « Going nowhere fast » mid tempo agréable mais assez peu relevé et « New York City » hommage policé à la ville d’origine du chanteur.

Joey se fait déchirant sur « Waiting for that railroad » magnifique ballade acoustique ou il exprime toute sa sensibilité et sa douceur puis revient à ses racines punk sur l’excellent « I couldn’t sleep » sonnant comme du pur Ramones.

Pour être honnête, « Why did I do to deserve you ? » patine allégrement dans la semoule et « Seven days of gloom » manque malgré ses riffs fluides d’originalité.

On passera bien vite sur « Eyes of green » bien trop mollasson mais goutera avec surprise le joli duo avec Joan « I love rock ‘n’ roll » Jett sur « Party line ».

Assez bizarrement surviennent ensuite une reprises de Ramones, « Merry Christmas (I don’t want to fight tonight) » affreusement amolli enchainé d'un « 21 st century girl » rock de niveau standard.

Un terrible sentiment de décousu arrive alors avec « There’s got to be more to life » au groove marquant, enchainé du pénible acoustique « Make me tremble » , avant de vibrer sur l’atmosphère emballante du génialement hypnotique « Cabin fever » assurément le meilleur titre de l’album.

Pour finir, un nouvelle reprise des Ramones, « Life is a gas » superbe ballade acoustique rendue particulièrement émouvante dans le contexte particulier de la maladie et de la mort de Joey …

En conclusion, « Ya know ? » n’est pas plus que « Don’t worry about me » un album impérissable qui apportera grand-chose à la carrière si riche de Joey Ramone.

Quelques jolies choses bien entendu, toujours du domaine du possible avec un chanteur aussi talentueux que Joey mais la plupart des morceaux d’un niveau assez moyen.

Du respect malgré tout donc pour Joey pour cette œuvre tardive qui contribue dix ans après sa mort à entretenir faiblement sa mémoire.

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