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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 09:44
The police, greatest hits (The police)

Fidèle à ma tactique habituelle, j’ai décidé d’aborder un groupe aussi fameux que The police par le biais d’un best of, « The police, greatest hits » sorti en 1992.

Tout le monde ou presque a déjà entendu dans sa vie une chanson de The police (ou de Sting) tant ce groupe des années 80 a marqué l’inconscient collectif alors qu’il ne fut actif que 5 petites années de 1978 à 1983.

Ce best of débute donc par « Roxane », grand tube des anglais narrant les déboires d’une prostituée sur fond de reggae lancinant.

Malgré un chant parfois difficile à supporter dans ses parties hurlées, « Roxane » contient déjà des variations de rythmes intéressantes.

La musique de The police parait toujours au croisement du reggae et du rock, comme le montre « Can’t stop losing you » plutôt brillant également dans sa structure rythmique variée et plaisante.

Le schéma se répète sur « So lonely » avec une succession de couplets reggae lents et planant et de refrains rock plus nerveux mais « Message in the bottle » se révèle pour moi un des tubes majeurs de The police, supplantant de la tête et des épaules les autres, par son intensité et sa fluidité.

Impossible non plus de résister au chef d’œuvre du groupe, l’ovni « Walking on the moon » chef d’œuvre étrange en état d’apesanteur absolue.

On redescend un peu sur terre avec « The bed’s too big whitout you » et « Don’t stand so close to me » considérablement plus plats et convenus bien que non réellement désagréables.

C’est toujours en mode reggae coolant que survient « De do do do, de da da da » et en toute honnêteté « Every little thing she does is magic » et son coté musique de plage passent complètement inaperçus.

On est plus séduit par l’atmosphère feutrée de « Invisible sun », guère passionné par celle ennuyeuse de « Spirits in the material world ».

Plus de dynamisme sur « Synchronicity II » dépouillé du coup de toute influence reggae et enfin un autre tube de carrure mondiale, « Every breath you take » d’ailleurs repris par Sting puis pillé par Puff Daddy, en raison de ses belles qualités mélodiques.

La fin du best of se profile alors, « King of pain » particulièrement anodin et ennuyeux, un « Wrapped around your finger » magnifique et largement portée par la voix aérienne du blond chanteur avant un « Tea in the Sahara » atmosphérique mortifère.

En conclusion, sans surprise « The police, greatest hits » ne peut que me faire rester sur mon sentiment initial, celui d’un groupe au succès fulgurant, porté par une poignée de tube particulièrement créatifs mélangeant habilement reggae et rock, tel le génial « Walking on the moon ».
Sorti des standards appartenant au patrimoine de la musique pop/rock, The police se montre comme un groupe beaucoup plus conventionnel, sans originalité ou inspiration particulière jouant beaucoup sur les effets et la voix de son chanteur leader incontournable.

Ce best of vaut donc le coup d’être écouté une fois mais ne tient certainement pas la distance des dix sept titres car The police a plutôt fait cinq à six tubes dans sa carrière, ce qui est déjà considérable.

The police, greatest hits (The police)
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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 21:52
Diesel and dust (Midnight oil)

Nous passons maintenant à une version plus conventionnelle du rock avec Midnight oïl, groupe australien formé à Sydney à la fin des années 70 et dont l’heure de gloire culmina en 1987 avec « Diesel and dust ».

Militants écologiques emmenés par le charismatique chanteur chauve Peter Garrett, les membres de Midnight oïl trouvent en effet avec ce septième album la clé d’une infernale machine à tubes qui viendront inonder la planète.

Le premier d’entre eux justement est « Beds are burning », parfait hit radio au rythme soutenu mais maitrisé porté par des refrains fédérateurs au fort contenu politique.

Difficile de résister au chant heurté et habité de Garett sur « Put down that weapon » incroyable tube donnant la chair de poule et surpassant pour moi de la tête et des épaules son pourtant glorieux prédécesseur.

C’est donc passablement ébranlé que l’auditeur revient sur terre avec « Dreamland » beaucoup plus doux linéaire et terne avant sombrer dans la douce torpeur de la ballade « Artic world ».

Le groupe reprend modestement de la vitesse avec « Warakurna » qui passe tout à fait inaperçu en comparaison de « The dead heart » nouveau tube aux refrains balayant tout sur leur passage.

Nouvelle semi ballade mélancolique et assez réussie du reste, « Whoah » avant un nouveau hit sous tension dont le groupe semble avoir le secret, « Bullroarer ».

Midnight oïl glisse non sans fluidité et habileté sur « Sell my soul », ennuie ferme avec « Sometimes » pour conclure avec un « Gunbarrel highway » plutôt agréable.

En conclusion, pour les gens de ma génération, « Diesel and dust » évoque peut être quelques souvenirs, deux ou trois tubes passant à la télévision ou à la radio avec un chanteur au physique impressionnant et un groupe évoluant dans l’univers assez exotique du bush australien, bref une attraction plaisante sans qu’on adhère un seul instant au contenu politique de son message.

Malgré quelques creux notables, « Diesel and dust » demeure même passé l’épreuve du temps un album étonnant, très maitrisé oscillant entre influences pop et réminiscences de rock musclé, avant de révéler une poignée d’armes maitresses constituées de tubes puissant et audacieux.

Ceci ne suffit pas à faire de lui un authentique chef d’œuvre mais lui permet d’arracher un certain respect, celui d’une efficacité notable que le groupe aura toutes les peines à conserver par la suite.

Diesel and dust (Midnight oil)
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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 20:37
Moment of glory (Scorpions)

Cédant à une mode assez en vogue au début des années 2000 (Metallica et Kiss entre autres), les Scorpions s’offre ni plus ni moins que l’orchestre philarmonique de Berlin pour un grand concert présentant une réinterprétation néoclassique de leurs plus grands hits.

Sorti en 2000, l’objet en question se nomme « Moment of glory » et affiche une pochette décalée assez savoureuse.

L’auditeur a bel et bien droit à une introduction intense, grandiloquente toute en cordes et cuivre pour voir débouler « Hurricane 2000 » et dès disons le franchement, l’apport de cette pléiade d’instruments classiques ne fait que détériorer un titre précédemment parfait.

On bascule immédiatement dans le registre ballade sirupeuse avec « Moment of glory » aussi massif qu’inutile.

L’auditeur qui a l’impression de se trouver dans la bande originale d’une super production hollywoodienne, déguste « Send me an angel » impeccablement chanté par un Klaus Meine et Zucchero, qui font immédiatement grimper le titre au firmament des cieux.

Le filon des ballades est exploité jusqu’à plus soif avec « Wind of change » qui tout en retenue et en sifflement passe bien.

Viennent ensuite le tour des instrumentaux réadapté pour faire corps avec l’orchestre, « Crossfire » et « Deadly sting suite » , intenses et lourds.

Les Scorpions optent volontiers pour les ballades à grosses ficelles, comme le ridicule « Here in my heart » ou le célébrissime « Still loving you » surjoué et usé jusqu’à la corde malgré l’interprétation toujours de qualité de Meine et la discrétion de l’orchestre.

Un peu de (hard) rock pour finir, « Big city lights » qui malgré l’apport de Ray Wilson, le chanteur de Génésis s’empêtre dans l’enchevêtrement des sons de l’orchestre et une ultime ballade assommante pour conclure « Lady starlight ».

En conclusion, comme beaucoup de groupes atteints par la folie des grandeurs, les Scorpions cèdent aux sirènes du gigantisme et du ronflant pour gonfler leur musique d’influences néoclassiques qui n’apportent quasiment rien à leur œuvre par essence rock.

« Moment of glory » pèche par son orgueil, massacre ses rares titres rapides et ne fait rien d’autres qu’affadir les innombrables ballades qu’il propose.

On sent donc les Scorpions complètement perdus artistiquement dans les années 2000 et partant dans plusieurs directions pour un résultat toujours plus décevant.

Dans un registre tout aussi casse gueule, le « S&M » de Metallica se montre plus convainquant car tablant sur la puissance de feu toujours supérieure des américains.
A jeter donc ou pas loin de mon coté pour tout amateur de rock un tant soit peu viril ..

Moment of glory (Scorpions)
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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 17:42
Before I forget (Jon Lord)

Hommage à un grand monsieur du rock et de la musique tout court, Jon Lord, claviériste mythique de Deep purple et Whitesnake, mort en 2012.

En sus des précédents travaux, l’homme nous laisse une œuvre solo de huit album étalés entre 1970 et 2012.

Sorti en 1982, « Before I forget » et sa pochette éléphantesque, voient le claviériste s’entourer d’une pléiade de musiciens, qu’ils soient chanteurs (Tony Ashton, Elmer Gantry, Vicky Brown), batteurs (Ian Paice, Cozy Powell, Simon Philipps) ou plus rarement guitaristes (Bernie Mardsen, Mick Ralphs) et bassistes (Boz Burell, Neil Murray).

Notre moustachu de gala débute avec « Chance on a feeling » rock classique entrainant parcouru de refrains hauts en couleur.

On laisse la bride au claviériste qui donne toute sa mesure sur l‘instrumental « Tender babes », puis « Hollywood rock and roll » fait de nouveau appel aux chœurs féminin pour délivrer un mid tempo encore une fois bien classique mais toujours entrainant.

Hommage appuyé au maitre, Johann Sebastian Bach avec « Bach onto this » qui au milieu d’un instrumental enlevé de plus de huit minutes, reprend des parties des morceaux les plus célèbres du compositeur classique.

Superbe ambiance douce et apaisée sur « Before I forget » également influencé par la musique classique et forte présence vocale de Vicky Brown sur la ballade « Say it’s all right ».

On se dirige tout en douceur sur la fin de l’album avec « Burntwood » et « Where are you ? » ou le registre bluesy et rocailleux de Gantry fait son effet.

En conclusion, « Before I forget » n’est sans doute pas un album bouleversant de rock mais une œuvre particulièrement rafraichissante et maitrisée par un vieux routier de la musique qui fait jouer son carnet d’adresses pour se et nous faire plaisir.

Jouant moins sur la volonté d’épate, Jon Lord crée une oeuvre mature ou chacun des éléments (vocaux, guitares) s’intègre avec ses compositions de claviers.

Mineur sans doute pour le plus grand nombre, majeur pour les fans du Lord, mais tout simplement élégante et plaisante pour moi.

Before I forget (Jon Lord)
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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 09:10
Blood pressures (The kills)

The kills toujours avec « Blood pressures ».

Sorti en 2011, « Blood pressures » est déjà le quatrième album d’un groupe poursuivant une carrière en progression constante.

Il débute de manière assez calme par « Future starts now » qui impose d’emblée sa sérénité majestueuse.

La suite semble également partir dans la même direction avec « Satellite » au rythme disons le un peu trop plan-plan pour quatre minutes.

On tape gentiment du pied sur « Heart is a beating drum » mignonnet mais guère bouleversant et le plus soutenu « Nail in my coffin » sombre corps et âme, plombé par des refrains atroces.

Intermède cotonneux et inutile chanté par Jamie Hince (« Wild charms ») et rien ne bouge franchement sur « DNA » transparent jusqu’à l’oubli.

L’auditeur suit donc sans conviction la litanie d’un « Baby says » édulcoré à l’extrême, « The last goodbye » ballade déprimo-classieuse et « Damned if she do » aux chœurs aériens agréables.

La fin du disque donc, composée de « You don’t own the road » mid tempo assommant et « Post and pans » acoustique bluesy soporifique en diable.

En conclusion, « Blood pressures » est un véritable grand écart avec le premier album « Keep your mean side » et montre toute l’évolution que peu subir un jeune groupe débutant généralement par des œuvres directes et sans concession, puis bifurquant vers la suite vers un style plus polissé, fade et sans grand intérêt.

« Blood pressures » montre cette évolution parcourue en seulement huit ans et ce pour mon plus grand déplaisir.

Exit donc le garage rock basique mais instinctif et sauvage et place au rock embourgeoisé statique et rogné de toute velléité créative.

Alors certes « Blood pressures » n’est sans doute pas un disque catastrophique mais si on excepte une ou deux étincelles de ci de là, s’avère globalement complètement dénué d’intérêt.

Blood pressures (The kills)
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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 08:12
Keep on your mean side (The kills)

Toujours dans la même voie, voici à présent un groupe anglo-américain ayant sorti son premier album en 2003, je veux bien entendu parler de The kills duo formé de Alison Mosshart (chant) et Jamie Hince (guitare).

« Keep on your mean side » et sa pochette façon identification judiciaire donnent tout de suite visuellement la tonalité, ce qui sera suivi d’effets à l’écoute de « Superstition » morceau certes basique mais intense et sauvage.

Immédiatement la voix sexy et impérieuse de Mosshart marque les esprits notamment sur « Cat claw » et ses ingrédients jouissifs de punk/garage rock.

C’est armé d’un son ultra sourd que s’annonce « Pull a U » avant un basculement imprévu calme et bluesy de « Kissy kissy ».

Le duo place un « Fried my little brains » au rythme lourd et répétitif, puis après « Hand » un interlude parlé reprend sa marche en avant avec « Hitched » puissant et monolithique.

Les titres s’enchainent en pilotage automatique, le terne « Black rooster » sur lequel les deux voix se mélangent, « Wait » qui glisse vers une version plus adoucie, « Fuck the people » qui derrière ce titre amusant à la provocation un peu facile cache un blues-rock incandescent.

On termine avec « Monkey 23 » et « Gypsy death & you » à la douceur bienvenue.

En conclusion, pour un premier album « Keep on your mean side » s’avère plutôt plaisant, et dévoile un groupe jouant une musique minimaliste mais fraiche et intense.

Bien entendu la voix enivrante et si rock de Mosshart est pour beaucoup dans l’efficacité globale de la formation se reposant sur un garage rock de bonne facture.

Les puristes pourront sans doute objecter que les Kills ne proposent rien de bien nouveau et que le style pratiqué reste bien monodimensionnel, ce qui n’empêche pas de saluer le succès d’estime de ce premier album sincère et artistiquement tout à fait valable.

Pas de match assurément avec The killers, Kings of Leon et autre Empire of the sun …

Keep on your mean side (The kills)
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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 20:22
Aha shake heartbreak (Kings of Leon)

Au risque de frôler l’indigence musicale après le cuisante déconvenue des usurpateurs de The killers, voici à présent un autre groupe de rock contemporain, Kings of Leon et leur album « Aha shake heartbreak ».

Sorti en 2004, « Aha shake heartbreak » est le second album d’une fratrie de Nashville, les Followill, Caleb au chant/guitare, Jared à la basse/piano, Matthew à la guitare et Nathan au chant.

On débute par « Slow night, so long » qui introduit un son de guitare plutôt plaisant même si la voix fluette et nasillarde de Caleb et le manque de rythme du titre, ne donnent pas franchement lieu à s’enthousiasmer.

Ambiance plus douce et feutrée sur « King of the rodeo » qui passe sans éveiller la moindre émotion tandis que « Taper jean girl » contient de manière surprenante quelques intonations d’un Ac/Dc avec un Bon Scott embourgeoisé.

Cette tendance à l’électrification prend plus de corps sur « Pistol of fire » au rythme plus marqué et The killer prend une nouvelle fois plaisir à jouer le contre pied en plaçant une belle ballade dépouillée « Milk ».

On file dans un registre beaucoup plus pop lissé vers « The bucket », alterne brèves agitations et picorage léger sur l’informe « Soft » avant de trouver un rock plus décidé sur « Razz ».

Un blues dépressif plus loin, « Day old blues » et on retrouve non sans déplaisir un « Four kicks » qu’on oserait presque qualifier de soutenu au niveau des guitares enchainé d’un « Velvet snow » rapide et tonique.

La fin surgit avec « Rememo » folk acoustique minimaliste non dénué d’originalité.

En conclusion, « Aha shake heartbreak » montre un groupe assurément original, doté d’un son organique et d’une volonté d’innovation dans des compositions très variées.

En ce sens, Kings of Leon soutient avantageusement la comparaison avec ses homologues de The killers en pratiquant une musique moins artificielle et plus intéressante car personnelle.

Malgré cela, « Aha shake heartbreak » pèche selon moins par un son poids plume bien inoffensif et par la voix de son chanteur essentiellement cantonné à un registre minimaliste.

Il est plus que probable que Kings of Leon ne me satisfasse pas assez pour pousser la découverte plus loin que « Aha shake heartbreak » soit l’unique expérience d’écoute de la fratrie de Nashville.

Aha shake heartbreak (Kings of Leon)
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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 20:18
Hot fuzz (The Killers)

Le rock contemporain présent ici avec « Hot fuzz » premier album des américains de The killers sorti en 2004.

Originaire de Las Vegas, The killers est composé de Brandon Flowers (chant), Dave Keuning (guitare), Mark Störmer (basse) et Ronnie Tanucci (batterie).

On débute avec « Jenny was a friend of mine » relativement rythmé mais manquant d’accroche et d’originalité.

Difficile de se détacher de ce sentiment d’uniformité mélodique sur « Mr Brightside » à l’image de la voix cotonneuse de Flowers et du plus languissant « Smile like you mean it » et ses claviers agaçant.

Bien sur le hit radio, « Somebody told me » contient des effets efficaces illustrant des refrains appuyés mais on ne peut s’empêcher de trouver à tout cela un fort gout d’artificiel et de déjà entendu.

Après des débuts poussifs, « All these things that I’ve done » relève la barre dans sa seconde partie avec des refrains fédérateurs portés par des chœurs féminins.

Le procédé est répété avec une réussite moindre sur le lent et pénible « Andy, you’re a star » et les efforts mélodiques de « On top » ne permettent pas d’inverser la tendance.

On laisse donc s’écouler cette musique douce et sans consistance en enchainant « Change your mind », « Believe me Nathalie » façonné par le chant monocorde de Flowers, la guitare mise en sourdine et des claviers has been.

Un peu plus de vitesse et de guitare sur « Midnight show » avant un abominable écroulement évanescent terminal sur « Everything will be alright ».

En conclusion, le moins qu’on puisse dire est que « Hot fuzz » me laisse complètement froid tant la musique pratiquée par The killers me parait trop balisée et manquant de relief pour éveiller l’intension.

Avec son nom très mal porté, The killers se présente comme un groupe de rock/pop américain de plus, capable de décrocher un succès radio par quelques singles habilement troussés, mais ne tient aucunement la distance en raison du peu de prise de risques ou tout simplement d’impact de ses compositions.

A l’image de son médiocre chanteur et de sa pochette représentants des tours d'immeubles perdues dans la grisaille cafardeuse, The killers incarne donc la veine la plus conformiste du rock et tiède qui soit et ne propose rien de bien frais, dynamique ou excitant.

Je ne peux donc que les laisser sur les bas cotés de la grande autoroute du rock ’n’ roll.

Hot fuzz (The Killers)
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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 21:30
The Altamont sin (The Lords of Altamont)

Déjà emballé par le premier album des Lords of Altamont, c’est avec un vif plaisir que j’ai écouté leur troisième méfait « The Altamont sin » sorti en 2008.

Jouant encore une fois avec les codes du rock de voyous des années 50 avec grosses cylindrées et petites pépées en cuissardes sexy, « The Altamont sin » débute par une introduction instrumentale fantastique « No love lost » qui allie frappe sèche de Max Eidson et bourdonnement sourd des guitares de la paire Shawn Medina/Johnny Devilla.

Le premier véritable titre, « Faded black » envoie un rock garage vif, nerveux et diablement punchy qui ouvre réellement les hostilités.

C’est toujours avec énergie et fougue que la voix pleine de rage de Jack Cavaliere vient habiller les riffs acérés de Saletra sur « Gods ans monsters ».

Le moins que l’on puisse dire est que les Californiens ne se posent pas de questions, enquillant leur garage rock mâtiné de punk survitaminé sur l‘imprononçable « Ne’er do well » enchainé de l‘hymne « Going no where fast ».

On brise un peu la linéarité sur « Lithning strikes » un peu plus calme et posé bien qu’habité d’une ambiance lourde et prenante mais tout ceci n’est que pour remettre les gaz sur l’ultra pêchu « The Altamont sin » gratifié d’un joli solo d’harmonica entre deux bombardements de guitare.

Pas de réelle innovation mais du cœur à revendre sur « A gun called justice » et « Hold fast » avec un martèlement intense qui pleut sans discontinuité sur l’auditeur.

L’efficacité est au rendez vous sur « Driving too fast » qui fait figure d’hymne aussi bien que de mode de vie pour nos rebelles rockers et c’est avec le sourire aux lèvres qu’on savoure les durs à cuir « Make out doll », « Living hell » et leurs harmonicas de soutien avant d’encaisser un ultime coup de poing américain sur « Don’t slander me ».

En conclusion, The lords of Altamont n’est certainement pas un groupe révolutionnaire ou avant-gardiste mais se montre à la fin des années 2000 comme un véritable outsider du rock capable de bousculer avec une audace de bad boys l’establishment ronronnant des grosses cylindrées actuelles.

Puisant dans un style vintage garage/punk sans concession des Stooges, les Californiens signent avec « The Altamont sin » un album direct, puissant, maitrisé qui fait plaisir par son aspect sauvage, instinctif et au final si rock ‘n’ roll.

Je ne peux donc que conseiller à tous les fans de rock qui décoiffe, la découverte de ce groupe un peu trop underground à mon gout, qui mériterait d’acquérir ses lettres de noblesses par son gout pour le cuir, les chaines, les motos et les filles sexy.

The Altamont sin (The Lords of Altamont)
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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 16:51
Velociraptor (Kasabian)

La musique toujours et éternellement en ce beau week end printanier avec Kasabian groupe anglais formé au milieu des années 2000.

Sorti en 2011, « Velociraptor » est déjà le quatrième album d’un groupe formé de Tom Meighan (chant), Sergio Pizzorno (guitare/synthétiseurs), Chris Edwards (basse) et Ian Matthews (batterie).

Avec sa pochette façon hommes des cavernes et son titre attractif, « Velociraptor » débute par une belle surprise, « Let’s roll just like we used to » aux faux airs orientaux du « Kashmir » de Led Zeppelin.

Le charme et l’originalité du groupe apparaissent nettement sur « Days are forgotten » aux refrains mélodiques soutenus par des chœurs à la Enio Morricone d’une efficacité incontournable.

La voix de Meighan apparait comme le point fort du groupe comme sur la ballade « Goodbye kiss » plus conventionnelle mais joliment exécutée.

Le voyage mélodique continue ave « La fée verte » un peu trop long et languissant avant que « Velociraptor » ne vienne mettre un peu de dynamique dans cet édifice un peu trop sage et bien ordonné.

Nouvelle influence orientale marquée sur « Acid turkish bath (shelter from the storm) » beaucoup plus intéressant car sortant des sentiers battus.

La musique électronique pèse ensuite fortement sur « I hear voices » qui passe tout en souplesse et fluidité tout comme « Re-wired » de structure lui beaucoup plus classique.

Kasabian continue sur sa lancée avec son rock lisse et soigné jusqu‘à la fin du disque, déroulement tranquillement le sans surprise « Man of simple pleasures » puis le pénible « Switchblade smiles » et ses horribles bruitages électro avant de finir sur un ballade transparente de vide « Neon noon ».

En conclusion, « Velociraptor » fait pour moi l’effet d’un soufflet avec un début impressionnant et trois titres alliant puissance et audace avant de glisser progressivement dans style pop/rock britannique certes efficace mais un peu trop polissé à mon gout.

La relation avec Oasis est évidente ne serait ce que par le timbre de voix doux et un tantinet nasillard de Meighan qui rappelle bien entendu celui de Liam Gallagher.

Malgré une certaine efficacité et sans doute quelques hits bien calibrés amènes de séduire les charts, Kasabian ne fait figure que d’honnête groupe de pop/rock moderne et manque pour moi trop de personnalité pour sortir pleinement du lot.

Velociraptor (Kasabian)
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