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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 20:27
Lex hives (The hives)

En 2012, The hives sortent leur sixième album « Lex hives ».

La performance est l’air de rien remarquable et le groupe de garage rock peut se targuer d’une belle longévité s’étalant sur 13 ans, avec une stabilité qui ferait envie à bon nombres de formations autrement plus célèbres.

Toujours smarts sur les pochettes, les Suédois reprennent leurs habitudes de morceaux introductifs coups de poing comme le simple, court et punchy « Come on » idéal pour ouvrir un concert en chauffant à blanc une foule.

La suite ne déçoit pas et « Go right ahead » et ses refrains ultra convaincants contient toutes les caractéristiques du tube garage rock.

Vivacité et puissance animent « 1000 answers » dans la parfaite veine des titres si efficaces du groupe mais ceci n’est rien face à l’audace créatrice de « I want more » qui mélange refrains à la Ac/Dc-Joan Jett et grandes envolées vikings.

Encore sonné par ce coup qu’il n’avait pas vu venir, l’auditeur se laisse mener par la rengaine de « Wait a minute » et secouer par la rage maitrisée de « Patrolling days ».

The hives frappent toujours fort et juste sur «Take the back the toys » puis calment le jeu sur « Without the money » atroce erzatz de ballade.

Impossible de stopper « These spectacles reveal the nostalgics » expédié telle une fusée dans la stratosphère à l’aide d’un mur de guitare édifié par Niklas Almqvist.

La fin de l’album se profile alors avec « My time is coming » punk braillard après des débuts en douceur, « If I had a cent » ultra cadencé avant l’ultime « Midnight shifter » aux excellentes influences rock ‘n’ roll old school.

En conclusion, « Lex hives » un très bon album de garage/punk rock pur et dur, impressionnant par sa puissance et son efficacité.

The hives semble se bonifier avec l’âge, maitrisant toujours davantage son rock nerveux et basique aussi « Lex hives » tourne à la démonstration en proposant une musique certes bien balisée mais fraiche, dynamisante et parfaitement réjouissante ce qui demeure à ce point parfaitement estimable !

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 19:03
The black and white album (The hives)

Nous sommes à présent en 2007 et les hives continuent bravement leur petit bonhomme de chemin en sortant « The black and white album » avec un titre référence aux Beatles/Metallica et un nouveau trait d’humour dont ils sont si coutumiers.

Avec sa pochette terne et peu attractive, « The black and white album » débute par une petite bombe « Tick tick boom » avec refrains ultra accrocheurs.

The hives annoncent la couleur, il est ici question de rock garage, de rythme soutenu et de riffs électrifiant comme « Try it again » et ses chœurs féminins en soutien qui n’échappent pas à cette sacro sainte règle.

Difficile de ne pas être impressionné par la force tourbillonnante de « You got it all wrong » tandis que les quelques délires de piano et de crooner de « Well all right » apportent des ingrédients imprévus non déplaisants à l’oreille.

L’auditeur continue d’être surpris par les sonorités de « Hey little world » et découvre ensuite un petit instrumental sans guitare « A stroll through hive manor corridors ».

Cette petite touche électronique d’accompagnement continue de faire mouche sur « Won’t be along » parfait hymne à la jeunesse dansante du monde entier et c’est avec stupeur qu’on découvre une influence funk massive sur « T.H.E.H.I.V.E.S » carrément dépareillé par rapport au style habituel du groupe.

On trouvera le groupe un peu trop facile sur les gros refrains lourdingues de « Return the favour » et complètement allumé sur « Giddy up ! » qu’on laisse s’envoler seul dans l’espace.

The hives se font plus traditionnels sur « Square one here I come » au rythme ravageur, « You dress up for Armageddon » qui sonne comme du Green day avant de ressortir la boite à surprise sur « Puppet on a string » ou Almqvist croone de manière particulièrement agaçante.

On termine tout de même déboussolé sur « Bigger hole to fill » rock musclé aux refrains efficaces.

En conclusion, « The black and white album » montre non sans plaisir l’évolution de The Hives qui font ici preuve d’innovation en sophistiquant leur musique pour explorer de nouveaux territoires.

L’aventure ne se fait pas sans surprise ni sans casse par instant, tant les Suédois poussent parfois le bouchon un peu loin en donnant à court à leur folie créatrice.

Tout en restant foncièrement garage rock dans sa première partie particulièrement réussie et dévastatrice, « The black and white album » prend plus de risques dans sa seconde, beaucoup plus expérimentales et pour moi décousue.

Tout en saluant la courageuse initiative de The hives de ne pas stagner, on ne pourra que rester plus circonspect sur le résultat de cet album intéressant, novateur mais aussi parfois raté.

The black and white album (The hives)
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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 18:14
Veni, vidi, vicious (The hives)

Nous poursuivons dans la veine du garage-rock avec les sympathiques Suédois de The hives.

En 1999 sort leur second album, « Veni, vidi, vicious » introduisant leur tendance au jeu de mots et à l’autodérision.

On introduit les débats avec « The hives-déclare guerre nucléaire » hymne braillard symbolisant la déclaration de guerre sonore des Suédois au monde et c’est réellement sur « Die, all right ! » que leur fraicheur et leur énergie dévastatrice se fait réellement sentir.

Tempo rapide imprimé par Mattias Bernvall, riffs percutants de Niklas Almqvist et chant éraillé de son frère Per composent en effet la base de la musique de The hives.

Certes, « A get together to tear it appart » n’est pas particulièrement technique ou novateur mais déferle avec vitesse et enthousiasme, lançant le mini hymne punk « Main offender » et son rythme entrainant.

On remarque encore le punch et la dextérité de Bernvall sur « Outsmarted » qui fonce dans le tas sans se poser de question et s’ébaudit sur les qualités accrocheuses de l‘excellent « Hate to say I told you » véritable perle de rock plus posé et mélodique.

Nouvelle poilade alliant tonicité et efficacité, « The hives-introduce the metric system in time » avant le ralentissement bien compréhensible de « Find another girl ».

Les hives demeurent cependant plus à l’aise dans le registre garage punk comme le prouve la triplette « Statecontrol » « Inspection Wise 1999 » « Knock knock » qui permet d’arriver sur le final « Supply and demand » plus cadré et original.

En conclusion, avec ce second album « Veni, vidi, vicious », The hives augmente encore une fois son audience et confirme la belle qualité de cette nouvelle scène suédoise adepte d’un renouveau du garage rock avec un état d’esprit vivifiant.

Attention, « Veni, vidi, vicious » est très limité musicalement et officie sur une bande étroite avec un peu de variations mais en cette fin de millénaire, saluons la belle démarche de ce jeune groupe suédois qui perpétue avec envie et talent une certaine tradition du rock fun et instinctif.

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 21:56
Unsual heat (Foreigner)

Quatre ans après « Inside information », Foreigner sort « Unsual heat » à la pochette encore une fois particulièrement terne.

Nous sommes en 1991 et le hard rock mélodique marque le pas derrière la vague Grunge ou celle plus metal de Metallica ou Gun ’n’ roses.

Faisant fi de ce contexte difficile, « Only heaven knows » attaque en souplesse et en fluidité avec quelques éclats de la voix toujours rock de Lou Gramm.

Sur « Lowdown and dirty », on se régale franchement du mélange entre cette voix si flamboyante et la guitare finalement plutôt lourde de Mick Jones.

Même si on pourrait penser les ficelles usées jusqu’à la corde, difficile de faire la fine bouche sur l’excellente power ballade « I’ll fight for you » exécutée par des maitres du genre.

Les américains restent solides sur le mid tempo « Moment of truth » d’une efficacité assez irréprochable et font juste ce qu’il faut rendre un minimum plaisant le très convenu « Moutain of love ».

Difficile d’écouter un album de Foreigner sans penser à ballade, aussi « Ready for the rain » et « When the night comes down » viennent elles remplir cet office, avec maitrise mais sans génie.

Pour être franc, on commence à trouver le temps long lorsque Foreigner continue sur cette voie avec « Safe in my heart » et apprécie le retour à un rock plus dynamique sur « No hiding place » surtout remarquable à ces gros refrains puissants.

C’est donc bien tardivement en reprenant (un peu) de poil de la bête sur « Flesh wounds » et « Unsual heat » que le disque se termine.

En conclusion, sans être particulièrement mauvais ou bâclé, « Unsual heat » est clairement en dessous de ses prédécesseurs.

La raison principale est le recours massif à de nombreuses ballades la plupart d’entre elles sans grande originalité ou frisson.

Malgré quelques titres encore efficaces principalement placés en début du disque et une interprétation toujours de haut niveau des musiciens, Foreigner perd donc en dynamisme et en variété.

Enorme échec aux Etats-Unis, pourtant dernier sanctuaire des américains après l‘écroulement de leurs ventes au Royaume-Uni dernier pays européen à les soutenir, « Unsual heat » n’est pas un album détestable mais apparait trop terne et émoussé pour permettre à Foreigner de défendre sa place face à l’agressive concurrence.

Foreigner apparait donc comme un très bon groupe de la fin des années 70 qui eut son heure de gloire commerciale dans les années 80 avant de basculer dans la seconde division du rock ensuite.

Il n’en demeure pas moins tout à fait agréable et respectable.

Unsual heat (Foreigner)
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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 20:35
Inside information (Foreigner)

Petit saut dans le temps pour nous emmener en 1987 avec « Inside information », le sixième album de Foreigner.

Après le succès important de « 4 » et « Agent provocateur » non seulement aux Etats-Unis mais également au Royaume-Uni et même o surprise en France, Foreigner était particulièrement attendu au tournant.

Le moins que l’on puisse dire est que cet album à la pochette insipide commence de manière convaincante par « Heart turns to stone » mid tempo rythmé aux refrains solides sur lequel la voix mélodique de Lou Gramm donne son plein rendement.

Les américains gonflent leurs biceps et montrent le poing sur le réjouissant « Can’t wait » qui lorgne franchement vers le hard-fm avec des refrains très appuyés.

Plus doux, « Say you will » fait la part belle aux synthétiseurs au son aujourd’hui un peu daté tandis que « I don’t want to live without you » verse dans la ballade facile bien mollassonne.

Tout ce beau monde se ressaisit sur « Counting every minute » qui fait preuve d’une belle énergie hard rock, avec dans son sillage un « Inside information » et « Beat of my heart » musclés et entrainants.

Foreigner poursuit sur sa lancée avec un « Face to face » également appuyé et soigné avant de revenir à un style qu’il affectionne tout particulièrement, la ballade classieuse sur « Out of blue » bien aidé en cela par le timbre de voix de son chanteur et l’apport des claviers de Thom Gibel.

On termine par un dernier coup d’éclat le très solide « A night to remember » à la dynamique hard-fm bien saillante.

En conclusion, même si « Inside information » eut moins de succès que ses prédécesseurs et marqua le début du déclin de Foreigner tout du moins en Europe, reconnaissons que sa qualité intrinsèque reste même plus de vingt cinq, une belle preuve de la constance du groupe.

Encore une fois, la musique des américains apparait très calibrée, très standardisée mais fonctionne toujours bien avec de très nettes influences hard rock tempérée par les synthétiseurs des années 80 et par le style de chant très mélodique de Lou Gramm, qui reste dans le genre, lui aussi une référence.

Dynamique, entrainant, mélodique dans ses ballades pas toujours incroyablement inspirées, « Inside information » continue comme ses auteurs, de forcer le respect.

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 19:39
Head games (Foreigner)

Le rock américain avec Foreigner, qui depuis la fin des années 70 mène dans un relatif anonymat hors de ses frontières une belle carrière dans la durée.

Sorti en 1979, « Head games » et sa pochette sexy-trash de lycéenne prise en flagrant délit dans les WC débute par un hit solide, « Dirty white boy » composé de riffs nerveux et de refrains efficaces.

Surpris par cette première entame accrocheuse, l’auditeur découvre avec ravissement « Love on the telephone » qui bénéficie de l’apport judicieux des claviers de Al Greenwood en soutien de la belle alliance Lou Gramm-Mick Jones-Ian Mc Donald

C’est un ensuite un rock ’n’ roll extrêmement bien balancé à base de voiture et de femmes que nous envoie les New-yorkais sur « Women » enchainé dans le même mouvement du plus mélodique « I’ll get even with you » qui en raison de la qualité vocale de Gramm passe tout en souplesse.

On déroule sur « Seventeen » vif, nerveux avant qu’un creux s’installe sur « Head games » et « The modern day » plus linéaires et moins accrocheurs.

En revanche, Foreigner se montre très performant dans les registre plus mélodique de « Blinded by science » aux refrains très agréables et de la bonne vieille ballade acoustique « Do what you like » et c’est donc tout naturellement qu’on aborde la fin du disque matérialisée par « Rev on the red line » encore une fois très accrocheur.

En conclusion, pour une découverte, « Head games » est une heureuse surprise permettant de découvrir un très bon groupe de rock/hard fm américain produisant une musique certes simple et peu inventive mais très équilibrée, plaisante et agréable à l’écoute.

Foreigner n’est donc pas un groupe culte qui vous fera chavirer l’âme et le cœur, mais n’en demeure pas moins un groupe tout à fait intéressant et respectable si on aime le rock mélodique.

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 10:28
Live Isle of Wight' 70 (Jimi Hendrix)

Les albums live de Jimi Hendrix sont innombrables et pas toujours d’un intérêt exceptionnel, mais vais-je faire une entorse à cet a priori en chroniquant ici « Live isle of Wight’70 » qui comme son nom l’indique illustre l’une des dernières performances scénique en 1970 du guitariste-chanteur disparu peu après.

Comme à Woodstock une année auparavant, se tient un énorme festival de music pop/rock sur cette grande ile de Wight située au sud de l’Angleterre.

On débute par une introduction à la guitare, le célèbre « God save the queen » réinterprété pour l’occasion puis découvre le premier titre « Message to love » dont la partie instrumentale assez ennuyeuse prend à mon gout trop de place par rapport aux lignes de chant.

C’est ensuite une version étirée sur huit minutes de « Voodoo chile » qui fait son apparition accordant encore une fois une part prédominante aux évolutions du guitariste.

Dans un format plus compact et équilibré, « Lover man » se montre plus plaisant et accessible mais ceci ne s‘avère être qu‘un apéritif pour un « Machine gun » de plus de douze minutes avec comme on pourrait s’y attendre un long cavalier seul de Hendrix mais cette fois avec plus d’intensité.

Fort de ce son très bon riff central et d’une belle dextérité dans ses parties de guitares, « Dolly dagger » passe bien.

Hendrix nous gratifie ensuite d’une nouveau titre monumental de onze minutes, « Red house » beaucoup plus lent, bluesy et donc ennuyeux que les autres.

L’auditeur passablement anesthésié par le soporifique « Red house » reprend un peu de vie sur « In from the storm » rapide, nerveux et puis s‘étiole lentement sur « New rising sun ».

En conclusion, ne comptez pas sur moi pour m’enthousiasmer outre mesure pour « Live isle of Wight’70 » qui est pour moi un long disque de guitare live des années 70 sans réelle émotion, chaleur ou interactivité avec la foule.

Le disque fait bien entendu la part belle au guitariste dont la réputation de virtuose et bête de scène n’est plus à démontrer en 1970.

Il en résulte des titres à rallonge, largement étirés en instrumentaux qui raviront sans doute les spécialistes de la guitare électrique mais qui s’avèrent pour souvent arides et ennuyeux.

J’aurais sans doute plus préféré en live entendre la voix du chanteur que j’apprécie autant voir plus que son instrument et sentir plus de spontanéité/générosité avec le public.

Malgré le cadre magnifique et si particulier de ce festival anglais de hippies, « Live isle of Wight’70 » n’est donc pour moi qu’un live de plus, ce qui demeure regrettable.

Live Isle of Wight' 70 (Jimi Hendrix)
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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 14:02
Silence is golden (Hushpuppies)

Deux années après un premier album au succès déjà notable (adoption de morceaux dans des pubs pour marques célèbres et autres jeux vidéo à succès), les français de Hushpuppies sortent « Silence is golden ».

Nous sommes en 2007, le groupe apparait en couverture dans une ambiance classe de dandies rockers, rehaussée par le mannequin poitrine nue de la page forcément centrale de la pochette.

Comme souvent avec ce type de groupe, les débuts sont animés et le rythmé bien qu’un peu trop convenu « A trip to Vienna » n’échappe pas à la règle mais c’est bel et bien avec le musculeux « Lost organ » que Hushpuppies lance bel et bien les propos.

La puissance certes controlée est de mise sur « Moloko sound club » tout particulièrement sur les refrains.

Les français semblent très bien maitriser leur sujet avec « Bad taste and gold on the doors » et comme cela était prévisible il faut attendre « Love bandit » pour rencontrer la première ballade parfaitement insipide du disque.

Irréprochable est en revanche « Down, down, down » avec un long instrumental débouchant sur une belle montée en puissance et c’est dans le registre du dynamisme que s’exprime également « Fiction in the facts » et le plus nuancé « Lunatic’s song ».

Hushpuppies se surpasse sur « Hot shot » remarquable de fluidité et de puissance et le disque prend fin sur « Broken matador » également soutenu et doté de chœurs agréables avant un « Harmonium » aux belles mélodies idéales pour une conclusion.

En conclusion, « Silence is golden » est un album de rock solide réinventant avec habileté les influences de années 60/70 et qui confirmant tout le savoir faire des Hushpuppies en la matière.

Plus adulte, homogène et équilibré que son prédécesseur, il se montre peut être trop cadré et moins inventif que lui.

En effet, le principal défaut qu’on pourrait lui adresser est un certain manque d’audace et des compositions un peu trop copier/coller sans réels signes distinctifs.

Malgré ces quelques défauts sur un relatif manque de personnalité, « Silence is golden » demeure remarquable et fera sans doute le bonheur des amateurs de rock moderne élégant et puissant.

Silence is golden (Hushpuppies)
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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 12:36
The trap (Hushpuppies)

Il ne sera pas dit que le rock français aussi influencé par les anglo-saxons soit il soit totalement négligé en ces colonnes.

J’ai découvert pour la première fois Hushpuppies au début des années 2000 dans un bar des Champs-Elysées et avais trouvé leur musique dynamique, enthousiasmante, au grand désespoir de ma copine de l’époque, qui du reste n’avait pas de gouts très surs pour grand-chose.

Originaire de Perpignan(g), Hushpuppies composé de Olivier Jourdan (chant), Cyrille Sudraud (guitare), Guillaume le Guen (basse) , Franck Pompidor (batterie) et Wilfried Jourdan (clavier) sort son premier vrai album en 2005.

Avec sa belle pochette évoquant presque un cliché des peintres impressionnistes, « The trap » débute par l‘excellent « 1975 » tout en vitesse et en puissance.

Les gifles continuent de pleuvoir sur « Packt up like sardines in a crushtin box » particulièrement vigoureux enchainé d’un simple, direct mais efficace comme une pique de l’avant bras au menton de « You’re gonna say yeah ! ».

Les petits français s’en sortent également bien sur le plus nuancé de « Marthelot ‘n’ clavencine » ou le clavier tire son épingle du jeu et c’est tout en douceur qu’ils nous emmènent vers la semi ballade « Sorry so » pleine de délicatesse.

On reprend de la vitesse sur « Pale blue eyes » très sautillant enfin de glisser vers une authentique ballade « Comptine » beaucoup plus soporifique.

Mélodie et douceur caractérisent « Bassautobahn » puis « Alice in wonderland » particulièrement agréable.

Hushpuppies ré appuie fugacement sur l’accélérateur avec « Single » comme son nom l’indique très accrocheur et revient à plus de mélodie sur « You and I » sensiblement plus pop.

On arrive enfin après un « The trap » vierge de plus de deux minutes sur « Automatic 6 » très jolie chanson également pop.

En conclusion, pour un coup d’essai « The trap » est très réussi ce qui peut paraitre surprenant de la part de jeunes français inconnus sur le devant de la scène.

Moins médiatiques que les assommants BB Brunes, Nast ou autres Plasticines bien soutenus par Rock&Folk, Hushpuppies dont le seule « défaut » est de chanter en anglais, leur est pourtant supérieur au niveau de la maturité et de la qualité des compositions.

Fortement influencé par le rock et la pop anglo-saxon des années 60, « The trap » se fait remarquer par sa première partie vive et musclée avant une seconde plus dans la retenue et la mélodie.

On ne peut donc que encourager ce jeune groupe talentueux à continuer à se faire une place dans le monde difficile et prétentieux du rock français.

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 14:29
Voodo jive : the best of Screamin' Jay Hawkins (Screamin' Jay Hawkins)

La musique est décidément très à l’honneur ces derniers temps d’inactivité forcée pour moi, aussi est-ce avec une joie non dissimulée que j’aborderais le répertoire d’un des plus grands cinglés de l’histoire du rock n’ roll, le dénommé Screamin Jay Hawkins.

Relativement inconnu du grand public pour cause de censure dans son propre pays, cet afro américain au jeu excentrique qualifié de fou furieux commença par sévir à la fin des années 50 avec un style inimitable composé d’un chant hors du commun et d’un jeu de scène ultra provocateur et macabre faisant penser à du Alice Copper avant l’heure.

Sorti en 1990, « Voodoo jive, the best of Screamin Jay Hawkins » regroupe sur une grosse vingtaine de titres la plus grande partie de l’œuvre d’un chanteur inclassable décédé en France dans des circonstances rocambolesques tout à fait à son image en 2000.

Impossible de ne pas débuter ce best of par le tube incontournable de Screamin Jay Hawkins « I put a spell on you » morceau sensuel et fou ou la voix incroyablement généreuse du chanteur crève littéralement le plafond.

Repris par de multiples stars de la music (dont Joe Cocker, Carlos Santana, Nick Cave et surtout Nina Simone en personne) « I put a spell on you » est un classique irrésistible entré par effraction au panthéon du rock n’ roll.

La formidable énergie de Hawkins se fait sentir sur le classique « Little demon » qui groove furieusement avant de basculer sur une ambiance de délire absolu avec « Alligator wine » et ses incantations fiévreuses sur fond de bruitages de jungle !

Le démon se fait enjôleur et jazzy sur « I love Paris » étonnante déclaration d’amour à la ville lumière et surtout à la vie …

Hurlements et groove déments sur « Person to person » enchainé du redoutable « Frenzy » son rythme sec et nerveux sur lequel se pose la voix fracassante du chanteur.

Plus de souplesse sur « Do you really love me ? » aux entrainants claps des mains avant un retour aux tempos hurlements fatiguant sur le blues lent et trainant « This is all ».

Hawkins replace son groove sur « Just don’t care » remarquablement fluide puis glisse en douceur sur « You made me love you » au rythm n’ blues plus convenu.

« Yellow cat » s’inscrit également dans cette même lignée de titres solidement maitrisés tournant sur la forte empreinte vocale du chanteur.

En toute franchise, c’est le Screamin Jay Hawkins complètement dingue et vociférant que l’on préfère sur le bien nommé « I hear voices » petit bijou de démesure vocale.

Après le rapide et dynamique « Orange colored sky » vient un nouveau blues atone et fatiguant « (She put) wamee (on me) ».
La fin du disque se fait alors attendre, avec « Feast of the mau mau » lui aussi un peu trop lent et répétitif, « Move me » aux chœurs attachants bien que trop classiques et le dernier tube du maitre maudit « Constipation blues » morceaux aux cris indécents et douloureux.

En conclusion, « Voodoo jive, the best of Screamin Jay Hawkins » permet de prendre conscience de toute la classe d’un artiste hors normes, capable de tout mais surtout doté d’une parfaite maitrise du rythm ‘n blues l’ancêtre le plus proche du rock n’ roll.

La voix de Screamin Jay Hawkins est sans nul doute l’une des plus incroyables que j’ai jamais entendu et ses hurlements surpuissants n’ont sans doute que peu d’égaux dans toute l’histoire de la musique.

Si quelques pépites géniales apparaissent ici, monstrueuses de créativité, d’audace, de talent et de swing, le best of peut également se montrer un peu long dans la durée notamment avec des morceaux de blues un peu trop classiques assez peu révélateurs de l’originalité de l’artiste.

Faites le test, profitez du beau soleil printanier et partez vous promener dans les rues de Paris en écoutant « I love Paris » dans votre I-phone et vous sentirez sans doute toute la magie du vieux fantôme noir de l’Ohio vous hanter …

Pour ma part, succès et adoption sur (presque) toute la ligne.

Voodo jive : the best of Screamin' Jay Hawkins (Screamin' Jay Hawkins)
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