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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 11:53
I am what I am (Jerry Lee Lewis)

Nous plongeons toujours plus loin dans les origines du rock ‘n’ roll avec « I am what I am » best of de Jerry Lee Lewis, un des pionniers du rock des années 50 aux cotés de Little Richard, Chuck Berry et … sa majesté Elvis.

Pas de surprise donc avec « Whole lottta shakin goin on » hymne festif qui bouge gentiment avec tout l’abattage du chanteur.

Il est en effet question de la plus pure essence du rock ‘n’ roll avec « Great balls of fire » reconnaissable à son puissant groove de piano.

On ralentit le tempo avec « Big legged woman » bon vieux blues sans surprise avant de taper du pied sur le plus soutenu « Breathless ».

C’est même à un train d’enfer (pour l’époque !) que nous emmène Lewis dans les parties des collèges des 50’s avec « High school confidential ».

Puis brusquement, se révèle une facette plus crooner du chanteur avec les ballades assommantes d‘un autre temps « I’m throwing rice (at the girl I love) », « Crazy arms » et « That Lucky old sun ».

La verve sémillante du pianiste fou se réveille avec « What’d say », deux belles reprises de classiques de Chuck Berry « Sweet Little sixteen », « Johnny B Goode » enchainé d’une nouvelle surprise « Wild one (real wild child) » de l’australien Johnny O’Keefe.

On termine sur deux nouvelles reprises de sans doute les deux morceaux rock ‘n‘ roll les plus connus de l‘histoire : « Jailhouse rock » de King Presley et « Be bop a lula » de l’autre méga star de l’époque Gene Vincent.

En conclusion, « I am what I am » est un best of nous ramenant réellement dans les profondeurs de l’histoire du rock ‘n’ roll et en toute honnêteté ne rend pas particulièrement hommage au génie ou à la folie de Jerry Lee Lewis.

Quelques standards rythmés certes, beaucoup de ballades bluesy larmoyantes sans intérêt et une trop forte proportion de reprises de chanteurs pour moi plus doués et charismatique que lui.

Malgré le statut d’artiste culte des années 50, force est de constater que Jerry Lee Lewis est aujourd’hui un quasi inconnu en comparaison d’Elvis ou même Chuck Berry et Little Richard.

Difficile donc malgré le respect d’usage du à une icône des temps anciens, d’avouer un intérêt pour cette musique aujourd’hui datée et manquant de personnalité propre.

I am what I am (Jerry Lee Lewis)
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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 23:00
Acoustic (John Lennon)

Après Janis Joplin, une autre idole de la musique sans doute encore plus grande John Lennon, l’un des pères du groupe le plus populaire de la pop music, les Beatles.

Mais Lennon a aussi produit un nombre plus que respectable de disque en solo ou avec sa femme Yoko Hono entre 1968 et 1980, date de sa mort après un des plus célèbres assassinat de tous les temps.

Sorti en 2004, « Acoustic » est une compilation des meilleurs titres du chanteur interprétés en version unplugged.

On commence par « Working class hero » splendeur mélodique habillant une analyse sociale profonde sur ce qu’on appelle communément les classes laborieuses abruties par leur travail, le sexe, la religion et la télévision.

Toujours dans la douceur vient « Love » beau et calme, l’anecdotique et passe partout « Well well well » et le très mollasson « Look at me ».

On appréciera davantage le ton original et les gros travail mélodique de « God » tout en souffrant sur le chant trop nasillard de « Cold turkey ».

Arrivent alors deux live pour tenter d’animer le disque, « The luck of irish » inspiré des chants traditionnels irlandais en duo avec Yoko Ono et « John Sinclair » aux forts accents country-blues tempérés par la voie si agréable de Lennon.

Après le court interlude éthéré féministe et un peu facile (!) de « Woman is the nigger of the world » vient encore un morceau sans relief, « What you got ».

Tout glisse en souplesse avec « Watching the wheels » à l’agréable charme aérien, avec un peu plus de rythme sur « Dear Yoko » bel hommage la femme/muse de Lennon avant le très relaché « Real love ».

L’auditeur voit enfin sa faim comblée par le live « Imagine » morceau culte interprété en live et peut clôturer tranquillement ce disque sur « It’s real ».

En conclusion, « Acoustic » est un album montrant toute la subtilité et la finesse des compositions de Lennon, avec en surplus cette voix célèbre si touchante émotionnellement.

Malgré les qualités indéniables de compositeur/interprète de Lennon, la succession des morceaux dénués d’électricité donne une impression de douce langueur qui peut finir par lasser sur la durée.

Prisonnier de sa formule, « Acoustic » est donc un joli album qu’on aurait aimé parfois plus animé, vivant avec plus de morceaux marquants.

Acoustic (John Lennon)
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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 22:54
Janis Joplin : the essential (Janis Joplin)

Janis Joplin toujours avec « The essential » double best of sorti en 2003 regroupant la plus grande part des meilleurs morceaux d’une carrière météorique de seulement trois années.

On débute avec le célébrissime « Down on me » interprétée avec force et conviction.

Sur « Coo coo » la guitare tient (tout juste) tête à la puissance sauvage de la chanteuse ce qui n’est pas la cas de « Women is losers » ou le déséquilibre apparait flagrant.

Plus de charme, fluidité et un groove entrainant sur « Bye, bye baby » qui contient bon nombres d’attributs de ce qu’on appelle communément un tube.

Comme souvent compte tenu du tempérament excentrique de Joplin et de son répertoire relativement réduit, un premier live fait son apparition, « Ball and chain » blues énergique sans réelle surprise si ce n’est sa longueur assommante de huit minutes.

Rien à voir sans doute avec « Road block » rapide et échevelé avec son lot de hurlements et « Piece of my heart » autre standard aux refrains entrainants et musclés.

Plus sages, traditionnels et moins épicés sont « Misery’n » et le trop bluesy « I need a man to love » ou les grands éclats éraillés de la chanteuses se montrent irritants.

Gros son de guitare distordu, voix brisée par l’alcool et la cigarette, vient « Summertime » dégoulinant de souffrance.

Viennent ensuite cinq live destinés à combler les vides : « Flower in the sun » blues parsemé de cris, « Farewell song » un tantinet plus adouci et de fait écoutable, l‘hyper intense « Raise your hand » alliant cuivres et cris, « To love somebody » relativement apaisé » avant un ultime « Kozmic blues » trouvant enfin la grâce.

On aborde ensuite le second disque, « Try (just a little bit harder) » puissant et enlevé avec un chant hurlé parfois aux confins du supportable.

L’ambiance se fait plus calme et apaisée sur le classieux « Maybe ».

On croit rêver lorsque la tigresse se fait chatte sur les ballades « One good man », « Little girl blue », « Work me, lord », ce dernier se montrant purement et simplement assommant.

Un live plus loin « Tell Mama » survient « Move over » puissant, accrocheur et prélude au déroulement de quasiment tout l’album « Pearl ».

Beaucoup de ballades bluesy donc, « Cry baby », « A woman left lonely » « My baby » « Me and Bobby Mc Gee » entrecoupés « Half moon » un plus entrainant et groovy.

Après la courte mais divine illumination de « Mercedes Benz » on s’assoupit en douceur avec « Trust me » et « Get it while you can ».

En conclusion, aussi impensable que cela puisse paraitre, « Janis Joplin : the essential » ne m’a pas convaincu.

En cause principalement le style finalement assez classique de la musique, du rock transpirant le blues par tous ses pores, mais de manière plus gênante le style vocal certes explosif de la chanteuse mais par trop excessif et souvent douloureux à l’écoute tant la voix de Joplin charriait énormément de souffrance.

Janis Joplin chanteuse d’exception donc, révolutionnaire par son approche émotionnelle à « cœur ouvert » de la musique, par son excentricité et sa puissance animale mais au final juste une poignée de titres se détachent pleinement de son répertoire qui manque pour moi d’originalité et de consistance dont « Move over », « Mercedes Benz », « Piece of my heart » et autre « Down me ».

Pas d’adoration donc pour la grande icône du rock des 60’s mais juste un respect poli un peu embarrassé.

En tout état de cause, ce double bestof gonflé de live dispensables, s’avère parfaitement indigeste sur la longueur.

Janis Joplin : the essential (Janis Joplin)
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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 20:41
Pearl (Janis Joplin)

Abordons à présent une grande dame de la musique, Janis Joplin, décédée précocement en 1970 et martyr emblématique du rock psychédélique des années 60 aux cotés de Jimi Hendrix.

En 1970, peu avant la mort de Janis sort son dernier album « Pearl » enregistré avec un groupe nommé le Full Tilt Boogie Band composé de John Till à la guitare, Brad Campbell à la basse, Clark Pierson à la batterie et Richard Bell-Ken Pearson aux piano/claviers.

Avec sa pochette montrant une chanteuse souriante mais aux traits fatigués sans doute usée par des années d’abus de drogues en tout genre, « Pearl » débute par « Move over » vif et rythmé mettant formidablement en valeur la voix explosive de l'enfant terrible du blues-rock.

La suite se fait plus bluesy avec « Cry baby » avec une usante exubérance vocale puis revient à un peu plus de sobriété sur « A woman left lonely » ballade gorgée de piano.

On groove fiévreusement avec « Half moon » puis s’enfile un sympathique petit instrumental bien vintage « Buried alive in the blues ».

Malgré les qualités indéniables de Joplin et l‘apport supplémentaire de chœurs gospel, une certaine monotonie s’installe sur « My baby » que ne vient pas contrarier le doucereux « Me and Bobby Mc Gee ».

Il faut attendre « Mercedes Benz » pour éprouver à nouveau sur moins de deux minutes le puissant frisson de la voix éraillée si puissante et émouvante de Joplin.

La lionne se fait un peu plus douce sur « Trust me » et tout ceci se termine sur « Get it while you can » non sans un certain panache.

En conclusion, « Pearl » conclut la carrière de l’une des chanteuses les plus excentriques de tous les temps, la grand mère d’Amy Winehouse, dans le plus pur style blues-rock si caractéristique de Janis Joplin.

Difficile pour moi d’adhérer à cette musique aujourd’hui datée et très répétitive dans ses structures.

Reste bien entendu la voix incomparable de Joplin, qui peut toutefois à la longue s’avérer éreintante dans ses multiples circonvolutions.

Vous l’aurez compris, malgré son statut culte, « Pearl » ne réunit pas à mes oreilles suffisamment de qualités pour me séduire.

Pearl (Janis Joplin)
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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 20:27
Lex hives (The hives)

En 2012, The hives sortent leur sixième album « Lex hives ».

La performance est l’air de rien remarquable et le groupe de garage rock peut se targuer d’une belle longévité s’étalant sur 13 ans, avec une stabilité qui ferait envie à bon nombres de formations autrement plus célèbres.

Toujours smarts sur les pochettes, les Suédois reprennent leurs habitudes de morceaux introductifs coups de poing comme le simple, court et punchy « Come on » idéal pour ouvrir un concert en chauffant à blanc une foule.

La suite ne déçoit pas et « Go right ahead » et ses refrains ultra convaincants contient toutes les caractéristiques du tube garage rock.

Vivacité et puissance animent « 1000 answers » dans la parfaite veine des titres si efficaces du groupe mais ceci n’est rien face à l’audace créatrice de « I want more » qui mélange refrains à la Ac/Dc-Joan Jett et grandes envolées vikings.

Encore sonné par ce coup qu’il n’avait pas vu venir, l’auditeur se laisse mener par la rengaine de « Wait a minute » et secouer par la rage maitrisée de « Patrolling days ».

The hives frappent toujours fort et juste sur «Take the back the toys » puis calment le jeu sur « Without the money » atroce erzatz de ballade.

Impossible de stopper « These spectacles reveal the nostalgics » expédié telle une fusée dans la stratosphère à l’aide d’un mur de guitare édifié par Niklas Almqvist.

La fin de l’album se profile alors avec « My time is coming » punk braillard après des débuts en douceur, « If I had a cent » ultra cadencé avant l’ultime « Midnight shifter » aux excellentes influences rock ‘n’ roll old school.

En conclusion, « Lex hives » un très bon album de garage/punk rock pur et dur, impressionnant par sa puissance et son efficacité.

The hives semble se bonifier avec l’âge, maitrisant toujours davantage son rock nerveux et basique aussi « Lex hives » tourne à la démonstration en proposant une musique certes bien balisée mais fraiche, dynamisante et parfaitement réjouissante ce qui demeure à ce point parfaitement estimable !

Lex hives (The hives)
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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 19:03
The black and white album (The hives)

Nous sommes à présent en 2007 et les hives continuent bravement leur petit bonhomme de chemin en sortant « The black and white album » avec un titre référence aux Beatles/Metallica et un nouveau trait d’humour dont ils sont si coutumiers.

Avec sa pochette terne et peu attractive, « The black and white album » débute par une petite bombe « Tick tick boom » avec refrains ultra accrocheurs.

The hives annoncent la couleur, il est ici question de rock garage, de rythme soutenu et de riffs électrifiant comme « Try it again » et ses chœurs féminins en soutien qui n’échappent pas à cette sacro sainte règle.

Difficile de ne pas être impressionné par la force tourbillonnante de « You got it all wrong » tandis que les quelques délires de piano et de crooner de « Well all right » apportent des ingrédients imprévus non déplaisants à l’oreille.

L’auditeur continue d’être surpris par les sonorités de « Hey little world » et découvre ensuite un petit instrumental sans guitare « A stroll through hive manor corridors ».

Cette petite touche électronique d’accompagnement continue de faire mouche sur « Won’t be along » parfait hymne à la jeunesse dansante du monde entier et c’est avec stupeur qu’on découvre une influence funk massive sur « T.H.E.H.I.V.E.S » carrément dépareillé par rapport au style habituel du groupe.

On trouvera le groupe un peu trop facile sur les gros refrains lourdingues de « Return the favour » et complètement allumé sur « Giddy up ! » qu’on laisse s’envoler seul dans l’espace.

The hives se font plus traditionnels sur « Square one here I come » au rythme ravageur, « You dress up for Armageddon » qui sonne comme du Green day avant de ressortir la boite à surprise sur « Puppet on a string » ou Almqvist croone de manière particulièrement agaçante.

On termine tout de même déboussolé sur « Bigger hole to fill » rock musclé aux refrains efficaces.

En conclusion, « The black and white album » montre non sans plaisir l’évolution de The Hives qui font ici preuve d’innovation en sophistiquant leur musique pour explorer de nouveaux territoires.

L’aventure ne se fait pas sans surprise ni sans casse par instant, tant les Suédois poussent parfois le bouchon un peu loin en donnant à court à leur folie créatrice.

Tout en restant foncièrement garage rock dans sa première partie particulièrement réussie et dévastatrice, « The black and white album » prend plus de risques dans sa seconde, beaucoup plus expérimentales et pour moi décousue.

Tout en saluant la courageuse initiative de The hives de ne pas stagner, on ne pourra que rester plus circonspect sur le résultat de cet album intéressant, novateur mais aussi parfois raté.

The black and white album (The hives)
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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 18:14
Veni, vidi, vicious (The hives)

Nous poursuivons dans la veine du garage-rock avec les sympathiques Suédois de The hives.

En 1999 sort leur second album, « Veni, vidi, vicious » introduisant leur tendance au jeu de mots et à l’autodérision.

On introduit les débats avec « The hives-déclare guerre nucléaire » hymne braillard symbolisant la déclaration de guerre sonore des Suédois au monde et c’est réellement sur « Die, all right ! » que leur fraicheur et leur énergie dévastatrice se fait réellement sentir.

Tempo rapide imprimé par Mattias Bernvall, riffs percutants de Niklas Almqvist et chant éraillé de son frère Per composent en effet la base de la musique de The hives.

Certes, « A get together to tear it appart » n’est pas particulièrement technique ou novateur mais déferle avec vitesse et enthousiasme, lançant le mini hymne punk « Main offender » et son rythme entrainant.

On remarque encore le punch et la dextérité de Bernvall sur « Outsmarted » qui fonce dans le tas sans se poser de question et s’ébaudit sur les qualités accrocheuses de l‘excellent « Hate to say I told you » véritable perle de rock plus posé et mélodique.

Nouvelle poilade alliant tonicité et efficacité, « The hives-introduce the metric system in time » avant le ralentissement bien compréhensible de « Find another girl ».

Les hives demeurent cependant plus à l’aise dans le registre garage punk comme le prouve la triplette « Statecontrol » « Inspection Wise 1999 » « Knock knock » qui permet d’arriver sur le final « Supply and demand » plus cadré et original.

En conclusion, avec ce second album « Veni, vidi, vicious », The hives augmente encore une fois son audience et confirme la belle qualité de cette nouvelle scène suédoise adepte d’un renouveau du garage rock avec un état d’esprit vivifiant.

Attention, « Veni, vidi, vicious » est très limité musicalement et officie sur une bande étroite avec un peu de variations mais en cette fin de millénaire, saluons la belle démarche de ce jeune groupe suédois qui perpétue avec envie et talent une certaine tradition du rock fun et instinctif.

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 21:56
Unsual heat (Foreigner)

Quatre ans après « Inside information », Foreigner sort « Unsual heat » à la pochette encore une fois particulièrement terne.

Nous sommes en 1991 et le hard rock mélodique marque le pas derrière la vague Grunge ou celle plus metal de Metallica ou Gun ’n’ roses.

Faisant fi de ce contexte difficile, « Only heaven knows » attaque en souplesse et en fluidité avec quelques éclats de la voix toujours rock de Lou Gramm.

Sur « Lowdown and dirty », on se régale franchement du mélange entre cette voix si flamboyante et la guitare finalement plutôt lourde de Mick Jones.

Même si on pourrait penser les ficelles usées jusqu’à la corde, difficile de faire la fine bouche sur l’excellente power ballade « I’ll fight for you » exécutée par des maitres du genre.

Les américains restent solides sur le mid tempo « Moment of truth » d’une efficacité assez irréprochable et font juste ce qu’il faut rendre un minimum plaisant le très convenu « Moutain of love ».

Difficile d’écouter un album de Foreigner sans penser à ballade, aussi « Ready for the rain » et « When the night comes down » viennent elles remplir cet office, avec maitrise mais sans génie.

Pour être franc, on commence à trouver le temps long lorsque Foreigner continue sur cette voie avec « Safe in my heart » et apprécie le retour à un rock plus dynamique sur « No hiding place » surtout remarquable à ces gros refrains puissants.

C’est donc bien tardivement en reprenant (un peu) de poil de la bête sur « Flesh wounds » et « Unsual heat » que le disque se termine.

En conclusion, sans être particulièrement mauvais ou bâclé, « Unsual heat » est clairement en dessous de ses prédécesseurs.

La raison principale est le recours massif à de nombreuses ballades la plupart d’entre elles sans grande originalité ou frisson.

Malgré quelques titres encore efficaces principalement placés en début du disque et une interprétation toujours de haut niveau des musiciens, Foreigner perd donc en dynamisme et en variété.

Enorme échec aux Etats-Unis, pourtant dernier sanctuaire des américains après l‘écroulement de leurs ventes au Royaume-Uni dernier pays européen à les soutenir, « Unsual heat » n’est pas un album détestable mais apparait trop terne et émoussé pour permettre à Foreigner de défendre sa place face à l’agressive concurrence.

Foreigner apparait donc comme un très bon groupe de la fin des années 70 qui eut son heure de gloire commerciale dans les années 80 avant de basculer dans la seconde division du rock ensuite.

Il n’en demeure pas moins tout à fait agréable et respectable.

Unsual heat (Foreigner)
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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 20:35
Inside information (Foreigner)

Petit saut dans le temps pour nous emmener en 1987 avec « Inside information », le sixième album de Foreigner.

Après le succès important de « 4 » et « Agent provocateur » non seulement aux Etats-Unis mais également au Royaume-Uni et même o surprise en France, Foreigner était particulièrement attendu au tournant.

Le moins que l’on puisse dire est que cet album à la pochette insipide commence de manière convaincante par « Heart turns to stone » mid tempo rythmé aux refrains solides sur lequel la voix mélodique de Lou Gramm donne son plein rendement.

Les américains gonflent leurs biceps et montrent le poing sur le réjouissant « Can’t wait » qui lorgne franchement vers le hard-fm avec des refrains très appuyés.

Plus doux, « Say you will » fait la part belle aux synthétiseurs au son aujourd’hui un peu daté tandis que « I don’t want to live without you » verse dans la ballade facile bien mollassonne.

Tout ce beau monde se ressaisit sur « Counting every minute » qui fait preuve d’une belle énergie hard rock, avec dans son sillage un « Inside information » et « Beat of my heart » musclés et entrainants.

Foreigner poursuit sur sa lancée avec un « Face to face » également appuyé et soigné avant de revenir à un style qu’il affectionne tout particulièrement, la ballade classieuse sur « Out of blue » bien aidé en cela par le timbre de voix de son chanteur et l’apport des claviers de Thom Gibel.

On termine par un dernier coup d’éclat le très solide « A night to remember » à la dynamique hard-fm bien saillante.

En conclusion, même si « Inside information » eut moins de succès que ses prédécesseurs et marqua le début du déclin de Foreigner tout du moins en Europe, reconnaissons que sa qualité intrinsèque reste même plus de vingt cinq, une belle preuve de la constance du groupe.

Encore une fois, la musique des américains apparait très calibrée, très standardisée mais fonctionne toujours bien avec de très nettes influences hard rock tempérée par les synthétiseurs des années 80 et par le style de chant très mélodique de Lou Gramm, qui reste dans le genre, lui aussi une référence.

Dynamique, entrainant, mélodique dans ses ballades pas toujours incroyablement inspirées, « Inside information » continue comme ses auteurs, de forcer le respect.

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 19:39
Head games (Foreigner)

Le rock américain avec Foreigner, qui depuis la fin des années 70 mène dans un relatif anonymat hors de ses frontières une belle carrière dans la durée.

Sorti en 1979, « Head games » et sa pochette sexy-trash de lycéenne prise en flagrant délit dans les WC débute par un hit solide, « Dirty white boy » composé de riffs nerveux et de refrains efficaces.

Surpris par cette première entame accrocheuse, l’auditeur découvre avec ravissement « Love on the telephone » qui bénéficie de l’apport judicieux des claviers de Al Greenwood en soutien de la belle alliance Lou Gramm-Mick Jones-Ian Mc Donald

C’est un ensuite un rock ’n’ roll extrêmement bien balancé à base de voiture et de femmes que nous envoie les New-yorkais sur « Women » enchainé dans le même mouvement du plus mélodique « I’ll get even with you » qui en raison de la qualité vocale de Gramm passe tout en souplesse.

On déroule sur « Seventeen » vif, nerveux avant qu’un creux s’installe sur « Head games » et « The modern day » plus linéaires et moins accrocheurs.

En revanche, Foreigner se montre très performant dans les registre plus mélodique de « Blinded by science » aux refrains très agréables et de la bonne vieille ballade acoustique « Do what you like » et c’est donc tout naturellement qu’on aborde la fin du disque matérialisée par « Rev on the red line » encore une fois très accrocheur.

En conclusion, pour une découverte, « Head games » est une heureuse surprise permettant de découvrir un très bon groupe de rock/hard fm américain produisant une musique certes simple et peu inventive mais très équilibrée, plaisante et agréable à l’écoute.

Foreigner n’est donc pas un groupe culte qui vous fera chavirer l’âme et le cœur, mais n’en demeure pas moins un groupe tout à fait intéressant et respectable si on aime le rock mélodique.

Head games (Foreigner)
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