Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 18:57

a_night_opera.jpg5

 

 

Le rock grand public continue avec « A night at the opera » de Queen.

Nous sommes en 1975 et Queen sort déjà son cinquième album en seulement trois années d’existence !

La performance est tout bonnement incroyable et démontre encore la créativité foisonnantes des groupes des années 70.

Avec sa belle pochette royale, « A night at the opera » débute par « Death on two legs » puissant, entrainant et dominateur qui place immédiatement l'auditeur dans de bonnes conditions.

Freddy Mercury se fait baroque et décalé sur le court et léger « Lazing on a sunday afternoon » aux belles mélodies de guitares qui contraste avec la puissance brute et inexorable d’un Roger Taylor sur « I’m in love with my car ».

On passe en mode doux et subtil avec « You’re my best friend » puis avec le très pop « 39 » ou Brian May rend un hommage appuyé aux Beatles.

Queen appuie légèrement plus sur « Sweet lady » un poil plus trapu et prévisible avant de rebasculer en mode cabaret léger et charmant sur « Seaside rendez vous ».

Arrive ensuite « The prophet’s song », long titre épique tout en variations et en chœurs ou Queen déploie toute sa puissance créatrice et Mercy ses grandes capacités vocales.

Après un tel chef d’œuvre rien de tel qu’une ballade pour se remettre d’aplomb et à ce titre le très tendre « Love of my life » joue pleinement son rôle.

En comparaison, « Good compagny » apparait bien effacé et inutile surtout face au monument qui lui succède « Bohemian Rhapsody » sans nul doute titre le plus connu et le plus créatif de Queen, équivalent « Starway to heaven » de Led Zeppelin en plus gracieux et moins puissant.

La conclusion de l’instrumental « God save the Queen » me parait également superflue après une telle pièce d’anthologie.

En conclusion, « A night at the opera » un album phare du rock et de la musique contemporaine.

Très inspiré, Queen surprend sans cesse en proposant avec une égale réussite une très grande variété de musique fluide fluctuant avec grace.

Riche, flamboyant et enthousiasmant, « A night at the opera » constitue en quelque sorte le zénith créatif du groupe poussant sa maitrise de composition au maximum.

A écoute et posséder donc pour tous les joyaux (de la couronne) qui scintillent derrière l’emblématique « Bohemian rhapsody ».

Repost 0
Published by Seth - dans Rock
commenter cet article
18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 22:14

wish.jpg3

 

 

Nous sommes à présent en 1992 avec « Wish » et The cure connait alors sa première et difficile bascule dans les années 90 alors qu’il régnait en maitre sur les années 80.

Perry Bamonte vient ici remplacer Roger O’donnell aux claviers tandis que Boris Williams vient déloger le batteur historique Laurence Tolhurst.

Doté d’une pochette étrange et toujours très arty-psyché,  « Wish »  débute par un long morceau, « Open » qui déroule son rythme lent et hypnotique sur prêt de sept minutes assez longues à tenir sur la distance.

Avec son format plus allégé, « High » passe tout en douceur et légèreté avec toutefois un petit gout de déjà entendu.

The cure ralentit la cadence pour se plonger dans l’atmosphère douce, subtile et éthérée de « Apart » puis s’enfonce encore plus profondément dans de longues plages de sommeil avec l’harassant « From the edge of the deep green see » et ses quasi huit longues minutes de pure catatonie.

Brève tentative « guillerette » sur « Wendy time » qui parvient presque à groover, qui se poursuit avec « Doing the unstruck » assez enjoué et vivant malgré une structure un peu trop alambiquée à mon gout.

Le résultat est franchement plus séduisant sur « Friday I’m in love » formidable tube au charme pop léger et charmant.

Mais fidèle à son style, The cure replonge dans des ambiances douces et mélancolique et froides avec « Trust » qui déroule lentement son spleen élégant après une longue introduction instrumentale.

On poursuit en mode plus terne avec « A letter to Elise » puis plus tonique avec « Cut » au tempo plus rapide et au son de guitare plus débridé.

La fin de l’album arrive pourtant avec « To wish impossible things » et « The end » deux splendides morceau planants hauts dans le ciel pour faire parvenir l’auditeur à un état de relaxation absolue.

En conclusion, « Wish » n’est sans doute pas le meilleur ou le plus abouti des albums de The cure.

Attention, même si à l’exception de « Friday I’m in love » les anglais sont ici en retrait sur les tubes, ils savent toujours jouer  avec talent sur les différentes palettes du spleen et composer une musique belle, subtile et forte émotionnellement mais le charme vénéneux perd quelque peu ici en intensité et en efficacité.

Avec « Wish », The cure se montre toujours à son aise mais sans doute plus prévisible et  moins inventif.

La suite des évènements donnera raison à cette impression avec un brutal passage à vide que connaitra le groupe durant toutes les années 90 avant finalement de renouer avec le succès à l’orée des années 2000.

Album de transition en pente douce, « Wish » marque donc la fin d’une époque bénie et le début d’une plus aride ou The cure disparaitra quasiment complètement du devant de la scène.

Repost 0
Published by Seth - dans Rock
commenter cet article
1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 20:17

jazz.jpg3

 

 

Retour au rock grand public avec « Jazz » de Queen.

Sorti en 1978, « Jazz » et sa pochette minimaliste assez laide ont la tache difficile de succéder à l’excellent « News on the world ».

L’introduction arabisante et décalé de « Mustapha » à de prime abord de quoi dérouter voir choquer mais on peut aussi prendre cela comme un grand délire de Freddy Mercury.

On revient à un style plus balisé avec « Fat bottomed girl » certes puissant mais également très linéaire et prévisible.

La première ballade, « Jealousy » passe sans faire de vagues et c’est avec le très baroque et créatif « Bicycle » qu’on retrouve le grand Queen avec force de chœurs emphatiques, de cassures rythmiques et de solo haut en couleurs.

Le groupe déroule ensuit des rock solides « If you can’t beat them » et « Let me entertain you » et s’enflamme sur « Dead on time » véritable feu d’artificiel speed, intense et chatoyant.

Queen place alors deux ballades doucereuses « In only seven days » et « Dreamer’s ball » pour se remettre de ces furieux coups de boutoirs mais reprend ensuite sa marche en avant sur « Fun it » vif, nerveux et funky.

On appréciera la transition feutrée « Leaving home ain’t easy » avant de basculer sur « Don’t stop me now » pur morceau Queen bien emphatique et le final « More of that jazz » chanté par l’excellent Roger Taylor dans un style quasi heavy metal que n’aurait pas renié Deep purple.

En conclusion, « Jazz » qui n'a finalement de jazz que le nom n’a pas à rougir de la comparaison avec son glorieux prédécesseur.

Il recèle certes moins de tubes incontournables à l’exception de l’étourdissant « Bicycle race » voir « Don’t stop me now » mais contient une musique rock inspirée, variée et intense.

Du Queen de qualité donc, dans l’ombre il est vrai du célébrissime « News of the world » mais qui peut également en constituer un plaisant prolongement.

Repost 0
Published by Seth - dans Rock
commenter cet article
26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 18:09

Diver_down.jpg1

 

 

Encouragé par la haute tenue des premiers albums de Van Halen, je me suis aventuré à l’écoute de « Diver down », cinquième production du groupe américain.

Sorti en 1982, « Diver down » et sa pochette particulièrement fade commence par « Where have all the good times gone » reprise assez entrainante de Ray Davies.

On appuie un tantinet sur l’accélérateur avec « Hang ’em high » qui rappelle toutefois la belle dextérité guitaristique du maestro Eddie Van Halen.

Le court instrumental « Cathedral » passe ensuite quasiment inaperçu et lance le très mollasson « Secrets » qui ronronne gentiment comme un gros chat au coin du feu.

Eddie fait un peu plus crisser sa guitare sur le nouvel instrumental « The intruder » enchainé cette fois d’une autre reprise « Oh pretty woman » l’insupportable tube de Roy Orbison.

Van Halen propose enfin une composition complète avec « Dancing in the streets » au groove sympathique sans être réellement renversant.

Un nouvel instrumental anecdotique plus tard arrive « Little guitars » qui malgré son coté agréable peine également à convaincre.

Van Halen se lache complètement sur une reprise du compositeur classique des années 1910-1920, Milton Ager « Big bad bill (is sweet William now) » avec un résultat feutré et fun étonnant.

Les guitares et le punch ressortent enfin fugacement sur « The full bug » avec un Dave Lee Roth endossant ses habits de rocker avant le final « Happy trails » reprise inutile de la chanteuse des années 40, Dale Evans.

En conclusion, après le prodigieux « Van Halen » et ses parties de guitares hallucinantes, « Diver down » constitue une grande déception.

Les tempos sont ici beaucoup plus lents, presque sages et Van Halen s’autorise d’énormes libertés artistiques avec le choix de reprises décalées issues des profondeurs de la musique traditionnelle américaine et comble les trous avec profusion d’instrumentaux troussés à la va vite et sans réel intérêt.

Le talent d’interprétation des musiciens ne suffit donc pas à compenser un album sans tube, bancal, décalé au fort gout de bâclé.

Pour toutes ses raisons, le très terne « Diver down » est pour moi à éviter.

Repost 0
Published by Seth - dans Rock
commenter cet article
24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 08:56

benatar_2.jpg4

 

 

Au vu du formidable impact de l’écoute du premier volume du best of de Pat Benatar, je me devais de me ruer sur « The very best of, volume 2 » sorti également en 1996.

La nouvelle injection de 16 titres commence timidement avec « Rated X » dont le tempo gentillet contraste avec le titre très provocateur.

On retrouve le coté félin et irrésistible de l’américaine sur « I need a lover » tube incontestable capable de ridiculiser n’importe quels gros bras du hard rock.

Malgré la qualité toujours remarquable de la voix de Pat, le bancal « My clone sleeps alone » manque trop de conviction et de fluidité.

La tension remonte avec « You better run » qui renoue avec le rock puissant et enflammé sans toutefois atteindre le niveau des plus grands tubes de la chanteuse.

Impossible en revanche de résister à « Treat me right » , titre parfaitement huilée ou la chanteuse déploie toute sa classe phénoménale.

Grand moment de rock également avec « Sex as a weapon » morceau à la charpente solide et à l’efficacité notable.

Pat se déchaine sur la reprise des Beatles « Helter skelter » qu’elle transforme en titre hard rock encore plus dur que l’original puis sur « The victim » titre rapide, puissant et ultra plaisant.

Le niveau demeure élevé sur « Just like me » aussi musclé que du Ac/Dc.

La panthère rentre ensuite ses griffes avec « Never wanna leave you » titre doux et coulé ou sa voix se fait ensorcelante, puis le célébrissime tube « Wuthering heights » et ses grande envolées mélodiques.

Ambiance plus rock ‘n’ roll sur « So sincere » avec quelques courtes accélérations histoire de réveiller de temps à autre l’auditeur avant une nouvelle ballade « Don’t let it show » transfiguré par la voix exceptionnelle de la chanteuse.

Vient alors le temps de la fin du disque, qui se présente avec une triplette « Little paradise » « Evil Genius » et « Silent Partner » sous la forme de titres plutôt calmes sans relief particulier.

En conclusion, bien que nettement inférieur au premier volume, « The very best of, volume 2 » contient quelques excellent titres mais il est vrai que les extraordinaires qualités capacités vocales de Pat Benatar suffisent bien souvent à propulser sur orbite une composition standard.

A ce stade, l’ahurissement demeure intact devant la qualité de la musique proposée.

Sans être aussi violent que le choc de la découverte du premier best of, « The very best of, volume 2 » est plutôt la confirmation d’un talent absolu à (re)-découvrir avec la plus grande délectation.
Mais que de temps de perdu donc avant d’arriver jusqu’à cette reine du rock !

Repost 0
Published by Seth - dans Rock
commenter cet article
23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 20:07

benatar_1.jpg5

 

 

J’écoute du rock depuis de nombreuses années et il m’est de plus en plus rare d’avoir des coups de foudres musicaux.

C’est pourtant ce qui m’est arrivé avec « The very best of, volume 1 » de Pat Benatar, petit bout de femme qui enflamma les charts du monde entier au milieu des années 80 par son rock dynamique.

Pourquoi alors attendre plus longtemps et plongeons dès à présent dans ce succulent best of de 18 titres retraçant les meilleurs moments de la carrière de la panthère sexy.

D’entrée « Heartbreaker » prend à la gorge, vivacité, puissance des riffs, refrains irrésistibles et déjà cette voix renversante à la fois caressante, énergique et si fantastiquement rock.

« Heartbreaker » est un tube indiscutable aplatissant l’auditeur sans lui laisser la moindre chance.

A peine remis du choc initial, on se dirige en titubant vers la suite pour découvrir un « We live for love » à l’ambiance pop eighties plus feutrée mais illuminé par les superbes envolées vocales de la belle sur les refrains.

Impossible également de résister à « Promises in the dark » rock terriblement accrocheur rendu irrésistible par les performances vocales ahurissantes de Pat.

Les tubes s’enchainent tel ce « Fire and ice » transperçant l’âme, « Ooh ooh song » un grand en dessous avec son rock ‘n’ roll vintage, mais surtout « Hit me with your best shot » dont les refrains nerveux s’impriment impitoyablement dans le cerveau.

En comparaison, la pseudo ballade « Shadows of the night » se montre plus convenue bien que correcte et il faut attendre l‘obsédant « Anxiety » pour encaisser un nouveau tube sonnant très années 80.

Impossible de ne pas être submergé par la spontanéité et la puissance frontale de « I want out ».

On passera sur « Lipstick lies » étonnamment en dedans pour se laisser dévorer avec délectation sur « Love is a battlefield », ma chanson préférée de Pat, en raison de ses incessantes montées et descentes tout en contrôle et surtout de l’invincible puissance émotionnelle que ce titre dégage.

Une ballade soignée plus tard (« We belong »),  de nouveaux tube surgissent au coin du bois, les excellents « All fired up » véritable leçon de rock puissant et parfaitement maitrisé, « Hell is for children » ou l’équilibre parfait entre mélodie et nervosité avant enfin « Invincible » hymne imparable pour se battre et aller de l’avant.

A ce stade, l’auditeur ne peut qu’avoir le souffle coupé et se traine à bout de force pour être cueilli en douceur par la ballade « Somebody’s baby » , subir les fortes rafales de vent solaires de « Everybody lay down » avant d’être achevé par une ballade jazzy « True love » ou la belle se coule comme dans un gant.
En conclusion, « The very best of, volume 1 » est un immense choc pour votre serviteur qui découvre sur le tard une artiste unique, une prêtresse du rock à la voix exceptionnelle, taillée pour transpercer son âme et enflammer son corps qu’il pensait glacé.

Du haut de son 1,52m, Pat Benatar est un volcan, un brasier sans fin et ce succulent best of ne fait que confirmer l’immense talent qu’il l’habite.

A l’écoute de sa voix et de sa musique, on se dit que le monde est parfois injuste de donner autant de dons, de charme et de classe à une seule personne.

Avec ses millions de disques vendus, Pat Benatar prouve également que le rock tendance dure peut être une musique immensément populaire si sa puissance est parfaitement canalisée.

Je recommande donc l’écoute de ce disque intemporel à tout amateur de rock grand public mais aussi d’amateur de voix féminines puissantes.

Et le poids des ans n’altère en rien la qualité des hits de la grande Pat.

Qui a dit une révélation ?

Repost 0
Published by Seth - dans Rock
commenter cet article
21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 12:43

elmer_foof_beat.jpg1

 

 

Exploration du passé du rock français avec le très mineur groupe nantais Elmer food beat qui connut un joli petit succès au début des années 90 avec sa musique énergique, festive et très axée sur la grivoiserie comme l'indique la pochette particulièrment graveleuse (et laide).

Rien de tel donc qu’un «Ze best of » de vingt deux titres pour se remémorer cette époque qui aura on s’en doute forcément vieilli.

Sans surprise le best of débute par le plus grand tube du groupe, le mémorable « Daniela » qui derrière ses paroles ouvertement sexuelles vantant l’ouverture … d’esprit d’une partenaire féminine, cache une mélodie terriblement accrocheuse qui s’imprime directement dans le cortex cérébral de l’auditeur.

On enchaine avec l’autre tube du groupe, le très pénible et moralisateur « Le plastique c’est fantastique » et son ode à l’amour sous protection.

On apprécie plus le délire vaguement brésilien (?) de « Couroucoucou roploplo » qui rend hommage aux grosses poitrines sud américaines, ce qui montre tout de même que les Elmer avaient bon gout en ce qui concerne l’esthétique féminine.

Le rock ‘n’ roll old school est remis au gout du jour avec « La caissière de chez Leclerc » qui amusera tous ceux qui ont déjà fantasmé sur des caissières.

Après la caissière, « L’infirmière » qui ne se foule pas beaucoup et la ballade prodigieusement gnangnan de « Je vais encore dormir dehors ce soir » des obsédés finalement dépressifs.

Le groupe révèle une autre facette assez inattendue, « Les traversées sont solitaires » qui fait preuve d’une belle dose de fluidité qui conviendra aux marins.

Les titres s’enchainent rapides, léger et anodins « J’en peux plus », « Véronique » une cousine gourmande mais plus effacée que « Daniela », « Marie à la mer » aux riffs rock trapus et une ballade insipide « Une semaine de réflexion » qui confirme comme « Ex star d’aujourd’hui » « J’ai un cerveau malade » que Elmer food beat peine sur les chansons calmes.

Le sourire revient avec « Hey docteur » entrainant mais s’efface aussitôt avec la pénible « Complainte du laboureur » et son sexe agricole.

On termine par un morceau rapide et rock ’n’ roll « Toutes essayées » avec en guise de bonus trois versions de la célèbre « Daniela » puis quelques lives « Le plastique c’est fantastique », « Roméo et Juliette » et « La grosse Jocelyne ».

En conclusion, « Ze best of » permet de mieux connaitre le groupe qui se cachait derrière quelques tubes particulièrement osés.

La musique d’Elmer food beat n’est pas si médiocre que cela et s’appuie sur des bases rock 60’s pour proposer une formule simple aux mélodies efficaces.

Principaux points forts : le chant clair et agréable de Manou et le jeu de guitare de Twistos.

Bien sur, tout ceci ne dépasse pas le stade de l’anecdotique musique populaire fraiche, légère, sans réel impact et ne peut absolumment pas prétendre tenir la distance.

 

En effet sur 22 titres, Elmer Food Beat révèle ses limites et son manque de consistance.

Repost 0
Published by Seth - dans Rock
commenter cet article
16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 19:14

lords_altamont.jpg3

 

 

Pour moi le rock ne s’est jamais résumé à des grosses cylindrées comme Queen mais revêt également tout son intérêt en de petites formations hyper dynamiques comme The lords of Altamont, qui pratiquent un garage rock teinté de punk et de hard.

Sorti en 2005, « Lords have Mercy » est le second album du groupe californien formé de Jack Cavaliere (voix/orgue), Spencer Robinson (basse), Shawn Medina (guitare) et Max Edison (batterie).

On notera au passage l’excellente pochette rock, simple et brutale, avec un poing fermement serré sur une chaine de vélo.

« Lords have Mercy » commence par un ouragan ou plutôt un « Cyclone » de garage punk prompt à vous retourner tout un appartement.

L’identité musicale du groupe se dessine aussitôt, rythmiques lourdes et ferreuses, riffs tranchants, déluge de décibels, touchettes d'orgue et voix certes limitée mais rageuse.

Lui succédant, « Buried » est certes moins ravageur mais néanmoins sévèrement burné.

Déception en revanche sur « Action » qui compte tenu de sa lenteur et de sa relative mollesse porte bien mal son nom mais celle-ci est aussitôt compensée par « Let’s burn » et sa belle puissance offensive.

Succès également sur « She cried » un peu plus posé et doux.

The lords of Altamont font ensuite cracher les décibels sur « Velvet » et « Project blue » morceaux rock simples, sauvages et énergiques.

Les refrains puissants de « $4,95 » font mouche mais ne peuvent égaler le terrible impact de « Live Young » irrésistible hymne à la liberté et à la défonce rock ‘n’ roll.

On termine sans réellement lever le pied de la pédale d’accélérateur avec « Though as nails » agrémenté d’un harmonica et « Time has come » puissamment soutenu par ses refrains.

En conclusion, « The lords have Mercy » est un album de garage rock réellement revivifiant.

Se situant à l’opposé de tout concept cérébral du rock progressif, The lords of Altamont délivrent une musique de mauvais garçons sentant la sueur, la violence, les virées entre motards et les bastons qui en découlent.

En sus de l’efficacité des compositions, la présence de l’orgue confère un petit cachet vintage parfaitement sympathique à l’ensemble.

« The lords have Mercy » n'est sans doute par le groupe du siècle qui viendra révolutionner la rock-music mais constitue une jolie décharge de chevrotines dans le fessier.

Repost 0
Published by Seth - dans Rock
commenter cet article
12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 22:58

hot_space.jpg2

 

 

Nous sommes maintenant en 1982 et Queen tente avec « Hot space » un pari audacieux : pousser encore plus loin ses expérimentations sonores pour réaliser un album très orienté disco-funk.

Avec sa pochette colorée, « Hot space » débute par « Staying power » qui annonce clairement la couleur avec la prédominance de claviers, d’arrangements de cuivre et la mise en retrait de la guitare électrique.

La voix de Mercury se coule assez bien dans ce style frais, léger et groovy même si l’exercice dure un peu trop longtemps à mon gout.

Lui succédant, « Dancer » est plus intéressant car tout aussi groovy mais beaucoup plus dynamique en particulier sur les refrains.

Il en va de même à un degré moindre pour « Black cat » qui parvient grâce à la présence de Mercury et un solo bien placé de May à conserver l’attention de son auditeur.

Malgré la qualité du chanteur, une certain engourdissement s’installe néanmoins sur « Body language » en raison de son rythme lent et linéaire.

Peu d’impact également sur « Action this day » sympathique agréable mais trop prévisible.

« Put out the fire » s’en sort mieux par son coté festif et le retour de quelques passages de guitares plus appuyés.

Queen délaisse le funk et se fait alors plus classique avec la ballade « Life is real (song for Lennon) » en forme de charmant hommage aux Beatles puis le très frais et accrocheur « Calling all girls ».

Une nouvelle ballade « Los palabras de amor » assez ennuyeuse plus loin et on aborde la fin du disque composée de « Cool cat » et son chant quasi féminin puis « Under pressure » chanté avec David Bowie et plus célèbre titre du disque en raison de sa ligne de basse samplée par le rappeur Vanilla Ice dix ans après !

En conclusion, « Hot space » est un disque complètement décalé et atypique dans la discographie d’un groupe de rock aussi grand public que Queen.

Grosse prise de risque artistique donc et comme dans 99% des cas énorme échec commercial.

Pourtant le résultat est loin d’être catastrophique car Queen se montre plutôt à l’aise dans le registre disco-funk afin de bifurquer dans la seconde partie du disque sur des terrains beaucoup plus balisés.

La star du disque est pour moi Freddy Mercury particulièrement bon dans des styles relativement nouveaux pour lui.

Inutile donc d’écouter « Hot space » lorsqu’on veut aller à l’essentiel de Queen, mais ce disque audacieux n’est pas pour moi à rejeter complètement pour les auditeurs les plus ouverts d’esprits.

Repost 0
Published by Seth - dans Rock
commenter cet article
12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 22:02

news_world.jpg3

 

 

La légende Queen a déjà été chroniqué en ces colonnes avec des résultats jusqu’alors globalement plutôt décevants.

La tendance s’inversera probablement avec « News of the world ».

Paru en 1977, « News of the world » et sa belle pochette de robot géant voit le jour juste après deux disques considérés comme des chefs d’œuvres absolus « A night at the opera » et « A day at the races ».

Sans nourrir de complexes par rapport à ses ainés, le disque débute par ni plus ni moins que les deux morceaux les plus célèbres de Queen, deux hymnes ayant fait le tour des stades et de la culture populaire, le musclé « We will rock », son tempo puissamment scandé et sa folle envolée de guitare terminale puis le plus emphatique « We are the champions » et ses refrains quasi irrésistibles.

A peine le temps de digérer ses énormes classiques que survient une véritable tornade hard rock, l‘excellent « Sheer heart attack » et son tempo frénétique.

On calme le jeu avec la ballade mélancolique « All dead, all dead » qui refroidit bien la température jusqu’alors incandescente puis « Spread your wings » qui peine à décoller malgré la bonne interprétation de Freddy Mercury.

Queen ressort ses griffes avec « Fight for the Inside » excellent titre rock rendu plus compact par la voix puissante de Roger Taylor avant de se faire beaucoup feutré sur « Get down, make love » véritable merveille de sensualité ou la voix féline de Mercury joue à merveille avec les bruitages hyper créatif de la guitare de May.

Morceau taillé sur mesure pour Rob Halford, « Get down, make love » pourrait sonner du reste sonner comme le meilleur de Judas priest des années 80.

Par contraste, le blues « Sleeping on the sidewalk » et la caressante ballade « Who needs you » sonnent plus quelconques.

On retrouve la flamboyance démesurée de Freddy Mercury sur « It’s late » avant de conclure sur une ballade suintant l’émotion  à fleur de peau « My melancholy blues ».

En conclusion, « News of the world » est un très bon album de Queen ou figurent d’énormes tubes entrés au panthéon du rock mais également des morceaux certes moins connus mais sans doute encore plus exceptionnels (« Fight from the Inside » et « Get down, make love »).

Les structures sont moins complexes, le ton est moins emphatiques que sur les albums précédents, pour un résultat plus cadré et plus percutant tout en restant toujours hautement créatif.

Je recommande donc ce disque puissant et agréable à tous les amateurs de rock de haute qualité.

Jusqu’ici, mon album préféré de la Reine …

Repost 0
Published by Seth - dans Rock
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens