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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 20:02

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Poursuite en mode toujours un peu craintif de l’œuvre fleuve de David Bowie avec « Aladdin sane » album sorti comme le montre la pochette à l’esthétique très glam, en 1973.

Le début se fait en pente douce avec « Watch that man » qui déroule placidement son rock ‘n’ roll ultra daté aux chœurs abondants.

Vient ensuite le déroutant « Alladin sane » qui après une entame tout en souplesse glisse vers un délire jazzy à rallonge mélangeant piano, chœurs et saxophone.

Les choses ne s’améliorent guère avec « Drive in saturday » dont les quelques bruitages futuristes ne suffisent pas à masquer la faible intensité et le rythme mollasson.

Bowie et sa troupe relèvent la tête avec « Panic in Detroit » plus engageant en raison de son jeu de percussions assez original et « Cracked actor » aux riffs beaucoup plus rock ‘n’ roll.

Vient ensuite le délire exubérant de « Time » ses multiples cassures rythmiques et ses chœurs grandiloquents.

Après ces légers coups de fièvre, Bowie se fait caressant et aérien avec « The prettiest star »  avant d’injecter un bon groove space and rock ’n’ roll sur la reprise des Rolling Stones « Let’s spend the night together ».

La fin de l’album arrive ensuite avec « The Jean genie » doté lui aussi d’une solide base blues/rock qui ne suffit malheureusement pas à elle seule et « Lady grinning soul » belle ballade subtile et éthérée ou la voix de Bowie fait des merveilles.

En conclusion, « Aladdin sane » est un album au terrible gout de daté.

La production faiblarde offre un son maigrelet qui rend l’impact de ce que je nommerais les inutiles en rock (saxo, piano, chœurs) plus irritants que valorisants.

Difficile dans ses conditions d’apprécier pleinement les délires créatifs du chanteur britanniques et ce ne sont pas les morceaux rock ‘n’ roll vintage également sous produits qui suffisent à relever le gout du plat.

Malgré donc la présence d’une belle ballade finale tout en grâce et en finesse, « Aladdin sane » sans doute trop précieux pour ses oreilles grossières, ne conviendra pas à votre serviteur.

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 14:50

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En 2007, le label Elektra sort un énième best of de The doors mais met cette fois les petits plats dans les grands avec « The doors : the very best of » beau livret contenant en plus de deux Cd copieusement garni, un bonus Dvd permettant de voir Jim et les siens en pleine action dans les années 70.

Le premier disque débute sans surprise par le plus grand smashing hit des américains, « Break on through » rapide, nerveux et bourré d’énergie.

Mais les fans le savent bien, le talent des Doors est multiples, aussi le très envoutant « Strange days » vient il injecter une forte dose de psychédélisme couplée à quelques belles ruades rock ‘n’ roll.

Après le rock dur et le psyché, vient le faussement décalé « Alabama song (whisky bar) » et son rythme titubant comme un homme ivre.

On revient à du solide, du compact avec « Love me two times » ou la parfaite symbiose de la triplette fatale : voix puissante et sensuelle de Morrison, guitare Krieger et claviers de Manzarek.

Passage obligé avec l’autre grand tube incontournable du groupe, « Light my fire » et ses sept minutes au final assez assommantes.

Il faut creuser plus profond pour découvrir les trésors enfouis du répertoire, comme cet exceptionnel « Spanish caravan » illuminé par le jeu de guitare acoustique exceptionnel de Krieger et par le ton prophétique du chanteur.

Ambiance plus douce et nuancée sur « The Crystal ship » et carrément bizarre sur « The unknown soldier » doté de multiples ruptures rythmiques et de bruitages de pelotons d’exécution.

On aborde ensuite un nouveau monument, « The end » et ses onze minutes de mysticisme absolu pour revenir à plus de simplicité sur  « People are Strange » parfaite synthèse du talent incontournable des Doors.

La facette blues est à l’honneur avec la puissante reprise de Willie Dixon « Back door man » avant de céder la place au plus éthéré « Moonlight drive » et à la ballade doucereuse « End of the night ».

Le premier disque s’achève avec un plus rythmé « Five to one » et le long et sinueux « When the music’s over » qui alterne poussées de fièvres et silence pesants.

Le second et volumineux disque débute par une courte prière de Jim « Bird of prey » puis déroule du classique qui met à genoux, « Love her madly » rendu irrésistible par la voix fantastique du chanteur, puis le fantastique « Riders of the storm » et son doux groove sur fond d’apocalypse.

L’ambiance n’est pas beaucoup plus gaie sur le lent, sombre et très bluesy « Orange county suite ».

Le réveil s’effectue avec « Runnin’ blue » aux étranges accents country puis « Hello I love you » soutenu par une rythmique massive et la forte présence du clavier de Manzarek.

L’auditeur n’a alors qu’à se laisser entrainer par l‘excellente qualité musicale de « The WASP » et par le flot plus parlé que chanté de Morrison, qui se prolonge agréablement d‘un court « Stoned immaculate » absolument savoureux.

La magie se poursuit avec « Soul kitchen » avec son orgue groovy puis avec « Peace frog » aux riffs de guitares fantastiques.

The doors place alors un nouveau tube, « LA woman » qui étale sa sereine assurance bluesy sur huit minutes un peu longues.

Rien à dire en revanche sur le très bon « Waiting for the sun » qui alterne passages appuyés et planants.

Si il est difficile de s’enthousiasmer sur le ton crooner et les cuivres superflus de « Touch me » , impossible en revanche de résister à la puissance inexorable de « The changeling ».

Morrison se noie dans la mièvre ballade « Wishful sin » et ses violons ridicules pour retrouver sa verve poétique sur le plus mesuré et charmant « Love street ».

Après ce long parcours l’auditeur est gentiment guidé vers la fin du disque par « Ghost song » contre nature avec son groove funky et la voix atone du chanteur, « Whiskey, mystics and men » original avec son style chanson pour marin et orgue de barbarie et enfin le blues enfiévré « Roadhouse blues », dernier célèbre hit des Doors.

Un mot tout de même sur le Dvd, ne regroupant que cinq titres assez inégaux avec d’un coté l’interminable « Light my fire » qui voit Jim Morrison complètement stone fricoter avec les jeunes femmes enamourées des premiers rangs, « Hello I love you » plus cadré, « Spanichs caravan » toujours aussi élégant et mystérieux et « Unknow soldier » et « Love me two times » interpretés en version standard sans esbrouffe.

En conclusion, malgré un Dvd pour moi assez dispensable, « The doors : the very best of » ne se moque pas du monde et propose un veritable festival de 34 des morceaux les plus marquants de la fastueuse carrière de la météorite de Los Angeles.

Les classiques sont bel et bien présent mais aussi des titres moins connus de qualité souvent exceptionnelle.

On ressort à la sortie de l’écoute de ce double cd forcémment émerveillé et impressionnant par le talent inconmensurable des Doors qui a su parfaitement intégrer ses influences blues et country pour les sublimer.

Cet hommage est aussi l’occasion pour moi de saluer derrière le charismatique frontman Morrison, Bobby Krieger et Ray Manzarek, tous deux indispensable par leur jeu de guitare et de clavier au formidable impact sonore des Doors.

 

A possèder donc pour tout amateur de musique !

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 09:39

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Poursuite de la fin de carrière de Queen avec « The miracle » et sa pochette passe partout assez prise de tete (!).

Sorti en 1989, « The miracle » débute par le court  et enjoué « Party » brillant surtout par le jeu de guitare toujours haut en couleurs de Brian May.

On poursuit dans un registre rock puissant avec « Khashoggi’s ship » et ses riffs sonnant parfois comme du Ac/Dc en sourdine.

Queen adoucit le ton et glisse vers une pop mélodique de qualité avec « The miracle » pour rebasculer sur le hard rock le plus dominateur de « I want it all » qui libère des torrents de décibels de la guitare de May.

Sans baisse de régime, « The invisible man » arrive et vient bousculer l’auditeur par sa vivacité, sa fraicheur et son intensité.

Le groupe poursuit sur son rythme de croisière avec « Breaktrhu » rendu plaisant par la combinaison fatale guitare étincelante de May/chant démonstratif de Mercury.

L’ambiance se ramollit avec « Rain must fall » qui plombé par d’horribles claviers tourne gentiment à vide puis change de sphère avec « Scandal » qui tout en poussant l’ambiance électro encore plus au bout, se montre tout compte fait une belle réussite.

Dans le registre plus sobre et bluesy de « My baby does me », Queen se montre particulièrement inspiré avant de redéployer ses ailes sur le plus exubérant  « Was it all worth it ».

La fin de l’album se profile alors avec « Hang on there » qui ne s’active de manière quelque peu désordonnée que sur les refrains, « Chinese torture » court instrumental mettant en avant la guitare de May et une version électro de « The invisible man » totalement redondante à la première mouture.

En conclusion, « The miracle » n’est sans doute pas le meilleur album de Queen mais demeure toutefois globalement solide.

Les anglais ont en effet le bon gout de placer quelques hits marquants (« I want it all », « Scandal » voir « Invisible man ») pour égayer un tableau peut être un peu trop sage et prévisible.

Bati sur le tandem May/Mercury, « The miracle » produit donc une impression globale favorable et plaisante, même si il ne contient pas la folie incandescente d’un « A night at the opera », la grâce crépusculaire d’un « Innuendo » ou les tubes fracassant d’un « News of the world ».

Hautement respectable toutefois.

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 20:05

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Avec Queen, nous chevauchons le temps et sautons les époques pour nous retrouver en 1991 avec « Innuendo » dernier album en date avant la mort de Freddy Mercury terrassé par le virus du Sida.

Avec sa belle pochette illustrant une ambiance de cirque cosmique, « Innuendo » s’ouvre par le morceau éponyme, longue pièce progressive sombre aux intonations de guitares flamenco et heavy rock surprenantes.

Surmontant tel un astre rougeoyant cet impressionnant édifice, vient le chant toujours formidablement inspiré de Freddy Mercury.

Le ton est toujours mélancolique sur le mid tempo « I’m going slightly mad »  puis plus dynamique avec « Headlong » et ses grosse guitare hard rock.

On passe sans coup férir sur le trop facile « I can’t live with you » puis se recroqueville sur la douce ballade « Don’t try so hard » interprétée tout en douceur.

Mais Queen sait se faire encore flamboyant avec « Ride the wild wind » irrésistible tube heavy rock sur fond de grondement de moteurs et à un degré moindre « All god’s people » aux puissants chœurs permanents.

L’intensité chute fortement sur « These are the days of our lives » doux et mélodique malgré un affreux son de synthétiseur puis « Delilah » qui déroule mollement ses trois minutes trente réglementaires.

Queen redresse ensuite violemment la barre avec les riffs heavy  de « The hitman » l’un des titres les plus hard de leur répertoire.

La fin de l’album arrive ensuite de manière sublime avec « Bijou » morceau élégant et triste marqué par le jeu de guitare prodigieusement lumineux de Brian May et « The show must go on » chant d’adieu déchirant du grand Freddy Mercury au monde terrestre.

En conclusion, commencée timidement voir froidement, la chronique des albums de Queen révèle un groupe au talent protéiforme tout bonnement hors du commun qui n’a en rien volé son immense renommée internationale.

Malgré un son de clavier souvent irritant, « Innuendo » est une œuvre crépusculaire de toute beauté marquée du sceau d’une grande tristesse sans doute due à l’issue tragique de la maladie de Freddy Mercury, partie indissociable du génial binôme formé avec Brian May.

Queen quitte donc définitivement la scène mais en produisant une œuvre rock dont la haute qualité ne pourra pas laisser indifférent l’amateur de belles mélodies, de guitares élégante et vivante et surtout de grande envolées vocales.

Un grand respect donc pour ce groupe dont la fin survint il y a vingt ans déjà.

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 18:57

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Le rock grand public continue avec « A night at the opera » de Queen.

Nous sommes en 1975 et Queen sort déjà son cinquième album en seulement trois années d’existence !

La performance est tout bonnement incroyable et démontre encore la créativité foisonnantes des groupes des années 70.

Avec sa belle pochette royale, « A night at the opera » débute par « Death on two legs » puissant, entrainant et dominateur qui place immédiatement l'auditeur dans de bonnes conditions.

Freddy Mercury se fait baroque et décalé sur le court et léger « Lazing on a sunday afternoon » aux belles mélodies de guitares qui contraste avec la puissance brute et inexorable d’un Roger Taylor sur « I’m in love with my car ».

On passe en mode doux et subtil avec « You’re my best friend » puis avec le très pop « 39 » ou Brian May rend un hommage appuyé aux Beatles.

Queen appuie légèrement plus sur « Sweet lady » un poil plus trapu et prévisible avant de rebasculer en mode cabaret léger et charmant sur « Seaside rendez vous ».

Arrive ensuite « The prophet’s song », long titre épique tout en variations et en chœurs ou Queen déploie toute sa puissance créatrice et Mercy ses grandes capacités vocales.

Après un tel chef d’œuvre rien de tel qu’une ballade pour se remettre d’aplomb et à ce titre le très tendre « Love of my life » joue pleinement son rôle.

En comparaison, « Good compagny » apparait bien effacé et inutile surtout face au monument qui lui succède « Bohemian Rhapsody » sans nul doute titre le plus connu et le plus créatif de Queen, équivalent « Starway to heaven » de Led Zeppelin en plus gracieux et moins puissant.

La conclusion de l’instrumental « God save the Queen » me parait également superflue après une telle pièce d’anthologie.

En conclusion, « A night at the opera » un album phare du rock et de la musique contemporaine.

Très inspiré, Queen surprend sans cesse en proposant avec une égale réussite une très grande variété de musique fluide fluctuant avec grace.

Riche, flamboyant et enthousiasmant, « A night at the opera » constitue en quelque sorte le zénith créatif du groupe poussant sa maitrise de composition au maximum.

A écoute et posséder donc pour tous les joyaux (de la couronne) qui scintillent derrière l’emblématique « Bohemian rhapsody ».

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 22:14

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Nous sommes à présent en 1992 avec « Wish » et The cure connait alors sa première et difficile bascule dans les années 90 alors qu’il régnait en maitre sur les années 80.

Perry Bamonte vient ici remplacer Roger O’donnell aux claviers tandis que Boris Williams vient déloger le batteur historique Laurence Tolhurst.

Doté d’une pochette étrange et toujours très arty-psyché,  « Wish »  débute par un long morceau, « Open » qui déroule son rythme lent et hypnotique sur prêt de sept minutes assez longues à tenir sur la distance.

Avec son format plus allégé, « High » passe tout en douceur et légèreté avec toutefois un petit gout de déjà entendu.

The cure ralentit la cadence pour se plonger dans l’atmosphère douce, subtile et éthérée de « Apart » puis s’enfonce encore plus profondément dans de longues plages de sommeil avec l’harassant « From the edge of the deep green see » et ses quasi huit longues minutes de pure catatonie.

Brève tentative « guillerette » sur « Wendy time » qui parvient presque à groover, qui se poursuit avec « Doing the unstruck » assez enjoué et vivant malgré une structure un peu trop alambiquée à mon gout.

Le résultat est franchement plus séduisant sur « Friday I’m in love » formidable tube au charme pop léger et charmant.

Mais fidèle à son style, The cure replonge dans des ambiances douces et mélancolique et froides avec « Trust » qui déroule lentement son spleen élégant après une longue introduction instrumentale.

On poursuit en mode plus terne avec « A letter to Elise » puis plus tonique avec « Cut » au tempo plus rapide et au son de guitare plus débridé.

La fin de l’album arrive pourtant avec « To wish impossible things » et « The end » deux splendides morceau planants hauts dans le ciel pour faire parvenir l’auditeur à un état de relaxation absolue.

En conclusion, « Wish » n’est sans doute pas le meilleur ou le plus abouti des albums de The cure.

Attention, même si à l’exception de « Friday I’m in love » les anglais sont ici en retrait sur les tubes, ils savent toujours jouer  avec talent sur les différentes palettes du spleen et composer une musique belle, subtile et forte émotionnellement mais le charme vénéneux perd quelque peu ici en intensité et en efficacité.

Avec « Wish », The cure se montre toujours à son aise mais sans doute plus prévisible et  moins inventif.

La suite des évènements donnera raison à cette impression avec un brutal passage à vide que connaitra le groupe durant toutes les années 90 avant finalement de renouer avec le succès à l’orée des années 2000.

Album de transition en pente douce, « Wish » marque donc la fin d’une époque bénie et le début d’une plus aride ou The cure disparaitra quasiment complètement du devant de la scène.

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 20:17

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Retour au rock grand public avec « Jazz » de Queen.

Sorti en 1978, « Jazz » et sa pochette minimaliste assez laide ont la tache difficile de succéder à l’excellent « News on the world ».

L’introduction arabisante et décalé de « Mustapha » à de prime abord de quoi dérouter voir choquer mais on peut aussi prendre cela comme un grand délire de Freddy Mercury.

On revient à un style plus balisé avec « Fat bottomed girl » certes puissant mais également très linéaire et prévisible.

La première ballade, « Jealousy » passe sans faire de vagues et c’est avec le très baroque et créatif « Bicycle » qu’on retrouve le grand Queen avec force de chœurs emphatiques, de cassures rythmiques et de solo haut en couleurs.

Le groupe déroule ensuit des rock solides « If you can’t beat them » et « Let me entertain you » et s’enflamme sur « Dead on time » véritable feu d’artificiel speed, intense et chatoyant.

Queen place alors deux ballades doucereuses « In only seven days » et « Dreamer’s ball » pour se remettre de ces furieux coups de boutoirs mais reprend ensuite sa marche en avant sur « Fun it » vif, nerveux et funky.

On appréciera la transition feutrée « Leaving home ain’t easy » avant de basculer sur « Don’t stop me now » pur morceau Queen bien emphatique et le final « More of that jazz » chanté par l’excellent Roger Taylor dans un style quasi heavy metal que n’aurait pas renié Deep purple.

En conclusion, « Jazz » qui n'a finalement de jazz que le nom n’a pas à rougir de la comparaison avec son glorieux prédécesseur.

Il recèle certes moins de tubes incontournables à l’exception de l’étourdissant « Bicycle race » voir « Don’t stop me now » mais contient une musique rock inspirée, variée et intense.

Du Queen de qualité donc, dans l’ombre il est vrai du célébrissime « News of the world » mais qui peut également en constituer un plaisant prolongement.

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 18:09

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Encouragé par la haute tenue des premiers albums de Van Halen, je me suis aventuré à l’écoute de « Diver down », cinquième production du groupe américain.

Sorti en 1982, « Diver down » et sa pochette particulièrement fade commence par « Where have all the good times gone » reprise assez entrainante de Ray Davies.

On appuie un tantinet sur l’accélérateur avec « Hang ’em high » qui rappelle toutefois la belle dextérité guitaristique du maestro Eddie Van Halen.

Le court instrumental « Cathedral » passe ensuite quasiment inaperçu et lance le très mollasson « Secrets » qui ronronne gentiment comme un gros chat au coin du feu.

Eddie fait un peu plus crisser sa guitare sur le nouvel instrumental « The intruder » enchainé cette fois d’une autre reprise « Oh pretty woman » l’insupportable tube de Roy Orbison.

Van Halen propose enfin une composition complète avec « Dancing in the streets » au groove sympathique sans être réellement renversant.

Un nouvel instrumental anecdotique plus tard arrive « Little guitars » qui malgré son coté agréable peine également à convaincre.

Van Halen se lache complètement sur une reprise du compositeur classique des années 1910-1920, Milton Ager « Big bad bill (is sweet William now) » avec un résultat feutré et fun étonnant.

Les guitares et le punch ressortent enfin fugacement sur « The full bug » avec un Dave Lee Roth endossant ses habits de rocker avant le final « Happy trails » reprise inutile de la chanteuse des années 40, Dale Evans.

En conclusion, après le prodigieux « Van Halen » et ses parties de guitares hallucinantes, « Diver down » constitue une grande déception.

Les tempos sont ici beaucoup plus lents, presque sages et Van Halen s’autorise d’énormes libertés artistiques avec le choix de reprises décalées issues des profondeurs de la musique traditionnelle américaine et comble les trous avec profusion d’instrumentaux troussés à la va vite et sans réel intérêt.

Le talent d’interprétation des musiciens ne suffit donc pas à compenser un album sans tube, bancal, décalé au fort gout de bâclé.

Pour toutes ses raisons, le très terne « Diver down » est pour moi à éviter.

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 08:56

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Au vu du formidable impact de l’écoute du premier volume du best of de Pat Benatar, je me devais de me ruer sur « The very best of, volume 2 » sorti également en 1996.

La nouvelle injection de 16 titres commence timidement avec « Rated X » dont le tempo gentillet contraste avec le titre très provocateur.

On retrouve le coté félin et irrésistible de l’américaine sur « I need a lover » tube incontestable capable de ridiculiser n’importe quels gros bras du hard rock.

Malgré la qualité toujours remarquable de la voix de Pat, le bancal « My clone sleeps alone » manque trop de conviction et de fluidité.

La tension remonte avec « You better run » qui renoue avec le rock puissant et enflammé sans toutefois atteindre le niveau des plus grands tubes de la chanteuse.

Impossible en revanche de résister à « Treat me right » , titre parfaitement huilée ou la chanteuse déploie toute sa classe phénoménale.

Grand moment de rock également avec « Sex as a weapon » morceau à la charpente solide et à l’efficacité notable.

Pat se déchaine sur la reprise des Beatles « Helter skelter » qu’elle transforme en titre hard rock encore plus dur que l’original puis sur « The victim » titre rapide, puissant et ultra plaisant.

Le niveau demeure élevé sur « Just like me » aussi musclé que du Ac/Dc.

La panthère rentre ensuite ses griffes avec « Never wanna leave you » titre doux et coulé ou sa voix se fait ensorcelante, puis le célébrissime tube « Wuthering heights » et ses grande envolées mélodiques.

Ambiance plus rock ‘n’ roll sur « So sincere » avec quelques courtes accélérations histoire de réveiller de temps à autre l’auditeur avant une nouvelle ballade « Don’t let it show » transfiguré par la voix exceptionnelle de la chanteuse.

Vient alors le temps de la fin du disque, qui se présente avec une triplette « Little paradise » « Evil Genius » et « Silent Partner » sous la forme de titres plutôt calmes sans relief particulier.

En conclusion, bien que nettement inférieur au premier volume, « The very best of, volume 2 » contient quelques excellent titres mais il est vrai que les extraordinaires qualités capacités vocales de Pat Benatar suffisent bien souvent à propulser sur orbite une composition standard.

A ce stade, l’ahurissement demeure intact devant la qualité de la musique proposée.

Sans être aussi violent que le choc de la découverte du premier best of, « The very best of, volume 2 » est plutôt la confirmation d’un talent absolu à (re)-découvrir avec la plus grande délectation.
Mais que de temps de perdu donc avant d’arriver jusqu’à cette reine du rock !

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 20:07

benatar_1.jpg5

 

 

J’écoute du rock depuis de nombreuses années et il m’est de plus en plus rare d’avoir des coups de foudres musicaux.

C’est pourtant ce qui m’est arrivé avec « The very best of, volume 1 » de Pat Benatar, petit bout de femme qui enflamma les charts du monde entier au milieu des années 80 par son rock dynamique.

Pourquoi alors attendre plus longtemps et plongeons dès à présent dans ce succulent best of de 18 titres retraçant les meilleurs moments de la carrière de la panthère sexy.

D’entrée « Heartbreaker » prend à la gorge, vivacité, puissance des riffs, refrains irrésistibles et déjà cette voix renversante à la fois caressante, énergique et si fantastiquement rock.

« Heartbreaker » est un tube indiscutable aplatissant l’auditeur sans lui laisser la moindre chance.

A peine remis du choc initial, on se dirige en titubant vers la suite pour découvrir un « We live for love » à l’ambiance pop eighties plus feutrée mais illuminé par les superbes envolées vocales de la belle sur les refrains.

Impossible également de résister à « Promises in the dark » rock terriblement accrocheur rendu irrésistible par les performances vocales ahurissantes de Pat.

Les tubes s’enchainent tel ce « Fire and ice » transperçant l’âme, « Ooh ooh song » un grand en dessous avec son rock ‘n’ roll vintage, mais surtout « Hit me with your best shot » dont les refrains nerveux s’impriment impitoyablement dans le cerveau.

En comparaison, la pseudo ballade « Shadows of the night » se montre plus convenue bien que correcte et il faut attendre l‘obsédant « Anxiety » pour encaisser un nouveau tube sonnant très années 80.

Impossible de ne pas être submergé par la spontanéité et la puissance frontale de « I want out ».

On passera sur « Lipstick lies » étonnamment en dedans pour se laisser dévorer avec délectation sur « Love is a battlefield », ma chanson préférée de Pat, en raison de ses incessantes montées et descentes tout en contrôle et surtout de l’invincible puissance émotionnelle que ce titre dégage.

Une ballade soignée plus tard (« We belong »),  de nouveaux tube surgissent au coin du bois, les excellents « All fired up » véritable leçon de rock puissant et parfaitement maitrisé, « Hell is for children » ou l’équilibre parfait entre mélodie et nervosité avant enfin « Invincible » hymne imparable pour se battre et aller de l’avant.

A ce stade, l’auditeur ne peut qu’avoir le souffle coupé et se traine à bout de force pour être cueilli en douceur par la ballade « Somebody’s baby » , subir les fortes rafales de vent solaires de « Everybody lay down » avant d’être achevé par une ballade jazzy « True love » ou la belle se coule comme dans un gant.
En conclusion, « The very best of, volume 1 » est un immense choc pour votre serviteur qui découvre sur le tard une artiste unique, une prêtresse du rock à la voix exceptionnelle, taillée pour transpercer son âme et enflammer son corps qu’il pensait glacé.

Du haut de son 1,52m, Pat Benatar est un volcan, un brasier sans fin et ce succulent best of ne fait que confirmer l’immense talent qu’il l’habite.

A l’écoute de sa voix et de sa musique, on se dit que le monde est parfois injuste de donner autant de dons, de charme et de classe à une seule personne.

Avec ses millions de disques vendus, Pat Benatar prouve également que le rock tendance dure peut être une musique immensément populaire si sa puissance est parfaitement canalisée.

Je recommande donc l’écoute de ce disque intemporel à tout amateur de rock grand public mais aussi d’amateur de voix féminines puissantes.

Et le poids des ans n’altère en rien la qualité des hits de la grande Pat.

Qui a dit une révélation ?

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