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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 20:34

Je vous propose de reprendre ce soir le chemin du musée pour (re)découvrir le tout premier album d’Alice Cooper « Pretties for you ».
En 1969, Alice Cooper est alors composé  outre son chanteur du duo Michael Bruce/Glen Buxton aux guitares ce dernier assurant en plus les claviers, Dennis Dunaway à la basse et Neil Smith à la batterie.
Comme le pourrait l’indiquer la pochette et les vêtements des musiciens à l’époque, la musique est ici du rock progressif, aussi après la courte introduction néo-classique de « Titanic ouverture », cette influence saute rapidement aux oreilles à la découverte de « 10 minutes before the worm » court morceau déstructuré ou Alice sonne comme les Beatles mais surtout « Swing low sweet Cherrio » qui fait la part belle aux instrumentations jazzy avec grand renfort d’harmonica.
Le ton pop-soft se confirme avec « Today mueller » au ton léger et aux refrains aériens avant que les guitares appuient un peu plus sur un « Living » très rafraichissant.
Le groupe lâche la bride à sa créativité sur « Field of regrets » lui aussi parcouru de parties instrumentales étincelantes puis s’autorise des expérimentations de plus en plus osées sur « No longer empire », l'épique « Levity ball » et l'excentrique « B.B on Mars ».
« Reflected » réussit à combiner ce vent de folie avec une puissante structure ou brillent les guitares.
Dans la dernière ligne droite, « Apple bush » poursuit dans la droite ligne psychédélique tandis que « Earwigs to eternity » parait un peu bâclé comparé à l’ultime « Changing arranging » beaucoup plus abouti.
En conclusion, « Pretties for you » n’a rien à voir avec le hard rock ni le reste de la carrière d’Alice Cooper mais constitue un bon/très bon album de rock psychédélique/progressif  précédent de quelques courtes années la musique plus dure qui prendra sa suite.
Créatif, léger et mélodique, « Pretties for you » s’écoute avec un grand plaisir et ne pourra que séduire les amateurs de bonne musique des sixties.

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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 11:54
Club ninja (Blue Oyster Cult)

En plein milieu des années 80, Blue Oyster Cult traverse un cap difficile, se sépare du claviériste Allen Lanier au profit de Tommy Zvoncheck puis embauche un nouveau batteur Jimmy Wilcox.

Cette nouvelle collaboration donne naissance en 1986 à « Club ninja » album au titre et à la pochette ridicules qui peuvent au premier abord laisser augurer du pire.

On débute par « White flags » mid tempo dynamique marqué par les claviers néo-classiques spectaculaires du nouveau venu.

Plus intéressant car plus soigné et mélodique, « Dancing in the ruins » rappelle la grande classe de Blue Osyter Cult même si cette fois Buck Dharma remplace le légendaire Eric Bloom au chant.

C’est dans la même veine que tente de s’inscrire le plus balourd « Make rock not war » qui s’enferre dans du sous-Europe,

La touche mélodique se montre encore plus prononcée sur « Perfect water » et « Spy in the house tonight » qui sonnent très progressifs par leur maniérisme agaçant et leur surabondance d’effets guitaristiques et vocaux.

On retrouve un peu plus de férocité sur « Beat’em up » avec un Bloom qui semble se souvenir des racines hard/heavy de son groupe mais c’est pour mieux replonger dans une informe mélasse pop-clavier sur « When the war comes ».

Inutile de chercher une amélioration avec « Shadow warriors » qui honore bien peu son titre offensif et reste scotché dans son ambiance chargée et pesante malgré la puissance de feu des guitares du trio Bloom-Dharma-Bouchard.

Le BOC termine par « Madness to the method » plus lent mais tout aussi pénible.

En conclusion, « Club ninja » confirme le déclin de cette légende du hard rock américain des années 70 avec un album surchargé manquant d’inspiration, de fraicheur et d’audace.

« Club ninja » sonne aujourd’hui très ancré dans son époque et lorgne vers l’affreuse pop-progressive des années 80 sans avoir plus grand-chose à voir avoir avec son glorieux et audacieux passé.

A déconseiller donc fortement.

Club ninja (Blue Oyster Cult)
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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 11:49
In the court of the King crimson (King crimson)

Plongée dans un courant musical que je ne goute généralement que du bout des oreilles, le rock progressif de King crimson, qui avec son premier album « In the court of the crimson king » marqua son époque avec un disque novateur.

Nous sommes ici en 1969 et cinq Londoniens ont alors l’idée de former un groupe avec le guitariste Robert Fripp, le multi instrumentistes Ian Mc Donald, le bassiste-chanteur Greg Lake, le batteur Michael Giles et le parolier Peter Sinfield.

Nanti d’une pochette particulièrement expressive évoquant la folie, « In the court of the crimson king » débute par le bien nommé « 21th century schizoid man/mirrors » qui pose immédiatement l’empreinte musicale du groupe : titre long (plus de sept minutes), riff central puissant et entêtant, voix saturée plutôt discrète mais surtout longues plage instrumental de plusieurs minutes dans lequel l’influence d’un jazz-rock vif et délié se fait sentir.

Bien accroché par ce premier titre, l’auditeur enchaine ensuite avec « I talk to the wind » qui fait immédiatement retomber le soufflet en proposant une ballade lente et éthérée à l’effet plutôt soporifique.

On poursuit sur le même thème avec « Epitaph/March for no reason/Tomorrow and tomorrow » qui déploie en près de neuf minutes, un morceau à tiroirs, beau, élégant, riche musicalement mais aussi très calme, tristounet et relativement peu exaltant.

Avec ses douze minutes au compteur, « Moonchild/The dream/The illusion » propose un réel voyage auditif en jouant sur la superposition de multiples couches musicales, avec une large part d’expérimentation jazzy plutôt difficile à endurer.

On termine cet album à cinq titres avec « The court of the crimson king/ the return of the fire witch/dance of the puppets » dont le thème principal, soutenu par des chœurs aériens splendides assure un final mémorable.

En conclusion, « In the court of the crimson king » est un premier album atypique et novateur, brisant les codes de la pop-music en vigueur à la fin des années 60 pour proposer une musique à tiroirs, incorporant des influences du jazz et du classique à la simplicité supposée du rock.

Le résultat, très cérébral et froid, pourra laisser perplexe les amateurs de rock nerveux et intense, mais même sans gouter ce genre particulier, l’auditeur sera forcé de reconnaitre les belles qualités musicales de l’ensemble et la voix parfaite dans ce registre de Lake.

Bien que globalement assez peu réceptif à ce style auquel il manque pour moi un zeste de dynamisme, « In the court of the crimson king » demeure à mes yeux digne d’intérêt au moins pour ses morceaux d’introduction et de sortie, réellement mémorables par leur puissance, leur musicalité et leur audace.

Ayant traversé quatre décades, King crimson est un groupe devenu culte, toujours en activité et se produisant encore régulièrement sur les scènes du monde entier.

In the court of the King crimson (King crimson)
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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 22:40
Too old to rock 'n' roll (Jethro tull)

Après un album aussi hermétique et difficile d’accès que « Minstrel in the gallery », on était en droit d’espèrer avec « Too old too rock ‘n’ roll : too young to die » un retour vers plus de rusticité et de punch de la part de Jethro tull.

Sorti en 1976, sans le bassiste Jeffrey Hammond-Hammond remplacé par John Glascock, « Too old too rock ‘n’ roll : too young to die » présente en effet une pochette irrévérencieuse en décalage avec l’imagerie habituelle proprette et intello des groupes de rock progressifs.

L’entrée en matière de « Quiz kid » vient pourtant immédiatement défausser cette première impression, avec un tempo doux et ondoyant sur lequel vient se poser la voix calme de Ian Anderson.

C’est donc à l’allure d’une promenade dans un jardin d’une maison de retraite qu’on embraye sur « Crazed institution ».

Plus dépouillé et mélodique, l‘acoustique « Salamander » passe mieux en raison de la dextérité à la guitare/flute d’Anderson.

Un peu plus d’animation blues-rock sur « Taxi grab », puis plus de feeling mélancolico-jazzy sur « From a dead beat to an old greaser ».

On reste dans le calme et triste avec « Bad eyes and loveless » au fort gout de chagrin d’amour avant de retrouver une fraction du coté plus mouvant et gai de la musique de Jethro tull sur « Big dipper ».

Lorsqu’on arrive au fameux « Too old too rock ‘n’ roll : too young to die », on est forcément déçu par le manque de vivacité et de tranchant de ce morceau bien trop sage et tranquille pour justifier son nom aguicheur.

Un morceau d’inspiration classique, « Pied pier » plus loin et on sombre dans une nouvelle ballade de plus de cinq minutes, « The chequered flag (dead or alive) » assommante.

En conclusion, « Too old too rock ‘n’ roll : too young to die », est l’un des albums les plus mal nommés qui soit et ne contient ingrédient rock ‘n’ roll ou punk.

Même si il se montre plus accessible à l’oreille que ses hermétiques prédécesseurs, « Too old too rock ‘n’ roll : too young to die » manque de la légèreté aérienne et de la fraicheurs des meilleurs albums de Jethro tull pour camper sur un style convenu, lissé construit sur des racines plus bluesy-folk qu’à l’accoutumé.

Tout ceci demeure insuffisant pour m’accrocher et me faire adhérer à ce groupe certes brillant, talentueux mais aussi imprévisible et à la production discographique par trop inégale. .

Too old to rock 'n' roll (Jethro tull)
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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 21:18
Ministrel in the gallery (Jethro tull)

Nous sommes toujours en 1975 en plein chœurs des seventies pour découvrir « Minstrel in the gallery » de Jethro tull.

On passera sur la pochette assez laide mais ayant au moins le mérite de montrer clairement les influences moyenâgeuses des anglais pour entamer le premier titre fleuve, « Minstrel in the gallery » longue pièce de rock progressif complexe au travers laquelle on traverse de multiples atmosphères dont le point commun est la grande musicalité.

Dans un registre similaire mais dans un format plus accessible vient « Cold wind to Valhalla » puis « Black satin dancer » plus difficile à suivre en raison de son absence apparente de structure forte et de ses longues plages instrumentales.

On bascule ensuite avec « Requiem » et « One white duck/O10= nothing at hall » dans deux ballades acoustiques particulièrement soporifiques.

Jethro tull place ensuite un nouveau titre-concept à lui tout seul « Baker St Muse » découpé en quatre parties d’intérêt plus que relatif, s’étalant au final sur près de dix sept longues minutes avec « Grace » comme conclusion passant complètement inaperçu.

En conclusion, « Ministrel in the gallery » est encore un de ses albums concepts progressifs majoritairement acoustique et instrumental, absolument inécoutable dans la durée.

Réservé sans doute à un public de spécialistes triés sur le volet, de musique progressive d’influence médiévale, « Ministrel in the gallery » ne m’a en réalité que ennui et déplaisir.

Il lui manque en effet l’énergie, la fraicheur et un aspect plus direct pour justifier pour moi d’un intérêt.

Ministrel in the gallery (Jethro tull)
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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 09:57
Songs from the wood (Jethro tull)

Nous sautons une poignée d’années pour voir Jethro tull revenir en 1977 à des meilleurs sentiments.

C’est en effet à cette date que sort « Songs from the wood » à la pochette .. Disons proche de dame nature dans un trip new age assez en accord avec le coté hippie des anglais.

On débute par « Songs frome the wood » qui illustre ni plus ni moins que le meilleur de ce que peut donner Jethro tull : mélodies aériennes sublimes, chant habité de Ian Anderson et richesse musicale incomparable.

Le voyage élémental dure près de cinq minutes semblables à un rafraichissement sous une cascade de montagne, puis les shamans nous emmènent sur les sentiers de « Jack in the green » à l’ambiance similaire mais moins réussie.

Tout en reconnaissant son coté frais et agréable, « Cup of Wonder » manque toutefois d’un tantinet de punch pour marquer les esprits mais reconnaissons que la fantastique richesse musicale de « Hunting girl » apporte réellement une transcendance de l’âme s’étalant sur cinq belles minutes.

Difficile de ne pas se sentir également enveloppé par « Ring out solstice bells » même si à dire vrai la magie prend moins aux tripes.

Les influences médiévales de font clairement sentir sur « Velvet green » pour un mélange étonnant avec des riffs de guitares ciselés et un chant se coulant subtilement dans le cadre imposé.

Bien entendu, la flute est mise à l’honneur sur « The Whistler » à la mélodie remarquablement accrocheuse.

L’ambiance se calme voir se fige avec « Pibroch (cap in hand) » qui étale son ambiance progressive sur plus de huit minutes avant un final « Fire at Midnight » aussi élégant qu’ennuyeux.

En conclusion, « Song from the wood » peut être assurément considéré dans son genre comme un ovni.

Jethro tull s’éloigne davantage des rivages du rock pour proposer une musique progressive emplie d’influences moyen ageuse, incroyablement originale et souvent très agréable à l’écoute en raison de sa belle musicalité.

Malgré ses indéniables qualités et quelques tubes en puissance au potentiel incontournable (« Songs from the wood » et « The Whistler »), « Song for the wood » manque un tantinet de punch selon moi pour en faire un album culte.

La musique de Jethro tull s’adresse donc plutôt aux esthètes, aux amoureux des structures complexes, vivantes et formidablement mélodiques.

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 22:35
A passion play (Jethro tull)

Les années 70 marquèrent une période bien particulière de la musique rock et Jethro tull comme bon nombre de ses collègues de l’époque s’octroya des délires artistiques qui sembleraient plus difficiles aujourd’hui dans un monde plus mercantile à mettre en pratique.

C’est dans ce contexte de création débridée que voit le jour « A passion play » en 1973.

Le premier batteur, Clive Bunker est ici parti depuis deux ans remplacé par Barriemore Barlow au jeu plus vaste avec un champ d’expérimentation en théorie plus exotique.

Avec sa pochette classique et forcément décalée, « A passion play » se construit de manière tout à fait inhabituelle en seulement deux morceaux, de plus de vingt minutes chacun !

C’est donc un tantinet dérouté et inquiet, que l’auditeur découvre cette « Part 1 » qui débute par un instrumental aux relents médiévaux en raison de la présence de la flute et d’instruments anciens, avant d’entendre après trois minutes la voix de Ian Anderson se poser sur un rythme lent et doux.

Tout semble très étudié et gracieux jusqu’au maniérisme, laissant enfin au bout de onze minutes partir la musique dans de belles envolées de flute introduisant la guitare enfin plus présente de Martin Barre.

Après une fin plus adoucie, vient la « Part 2 » débutant par une longue tirade parlée avec un accent marqué de sorcier de dessin animé pour que après près de cinq longues minutes, la musique démarre … fort timidement.

Englué dans la toile d’araignée tissée par Jethro tull, l’auditeur voit donc les secondes puis les minutes défiler tout en demeurant incapable de se caler sur un semblant de rythme ou de riff présentant une structure à laquelle se raccrocher.

Vers dix huit minutes, les choses semblent s’apaiser pour s’orienter vers une ambiance plus feutrée et on arrive ensuite sans trop souffrir au bout des vingt trois minutes.

En conclusion, « A passion play » est un ovni, un bras d’honneur aux fans et aux maisons de disques.

Il semblerait que Jethro tull se soit fait plaisir dans un de ces grands plaisirs égoïstes dont sont coutumiers les musiciens.

Le résultat de cette démarche élitiste, expérimentale et exploratoire est purement indigeste et inécoutable pour n’importe quel personne normalement constituée.

Mais nous sommes en 1973 et tout ceci n’est sans doute pas bien grave, les anglais revendiquant sans doute leur total affranchissement artistique … pour mon plus grand désappointement en 2014 !

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 21:53
Aqualung (Jethro tull)

Il me paraissait évident compte tenu de sa qualité intrinsèque, de rendre hommage à Jethro tull, légende du rock britannique des années 70 avec « Aqualung ».

Sorti en 1971, « Aqualung » est déjà le quatrième album d’une groupe formé à Londres à la fin des années 60.

Nanti d’une pochette foncièrement hideuse et d‘un concept cérébro-spirituel forcément tendance à l‘ époque, « Aqualung » débute par son titre éponyme, mêlant riffs accrocheurs et envolées aériennes sur lesquels Ian Anderson pose sa superbe voix.

On durçit le ton sur « Cross eyes Mary » qui lorgne foncièrement plus vers le hard rock, malgré la présence d’un flute et du piano de John Evan, du reste plutôt en retrait.

Après la courte respiration acoustique de « Cheap day return » vient « Mother goose » un autre morceau acoustique remarquable de beauté en raison du toucher de Martin Barre et de l’apport toujours agréable de la flute d’Anderson.

On reste dans la douceur avec le court « Wond’ ring around » un tantinet précieux et reprend le sourire à l’écoute de « Up to me » qui sublime ces quelques influences blues pour atteindre un summum de musicalité.

Titre à rallonge (plus de sept minutes) sur « My god » long voyage musical empli de spiritualité sur lequel le groupe donne libre court à sa créativité.

Le rock plus dynamique refait quelque peu surface sur « Hymn 43 » bâti sur un format plus conventionnel et accessible pour une efficacité optimale et c’est après la respiration « Slipstream » que Jethro tull lance un « Locomotive breath » flirtant une nouvelle fois avec le hard rock pour conclure par « Wind up » long titre tout en variations comportant des parties planantes comme plus appuyées.

En conclusion, « Aqualung » confirme la bonne impression que Jethro tull m’avait laissé à l’écoute de son best of.

Il brille en effet par sa belle créativité, la haute qualité des titres composés, mariant à merveille musicalité hors norme et rock appuyé tout en restant toutefois soigneusement en deçà du hard rock de brute.

L’auditeur mélomane s’éclate donc à son écoute, goutant avec délice ses remarquables reliefs.

A noter également l’apport essentiel de Ian Anderson, excellent chanteur bien que non spectaculaire et toujours très inspiré une flute à la main.

A déguster donc comme une des nombreuses merveilles méconnues des années 70 !

Aqualung (Jethro tull)
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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 20:25
Red (King crimson)

Nous restons dans le plus pur style rock progressif avec une nouvelle légende du genre, les anglais de King crimson, avec une carrière fort remarquée dans les années 70 et une intense production de sept disques ayant contribué à former leur réputation de fines lames du genre.

Sorti en 1974, « Red » marque justement la fin de cette ère et le gel des activités de King crimson jusqu’au début des années 80.

On débute ce mini album par « Red », long instrumental dont la structure finit par devenir répétitive sur plus de six minutes.

Il faut donc attendre le second titre, « Fallen angel » pour attendre la voix de John Wetton, assez posée au premier abord avant de suivre l’évolution naturelle du morceau vers une montée en puissance terminale.

Les choses s’animent davantage sur « One more red nightmare » à la rythmique plus soutenue tout se mariant avec des sonorités rêches assez irritantes.

La dernière partie du disque voir King crimson s’enfoncer dans un expérimental abscons à réserver aux bacs +10 en musicologie, « Providence » puis « Starless » titre à tiroir horriblement aride et statique avant une dernière ligne droite brusquement plus animée.

En conclusion, pour une découverte « Red » se présente comme un album froid, pénible et horriblement difficile d’accès.

Incapable sans doute par manque d’éducation musicale d’en apprécier les subtilités et les innovations, il ne peut que me plonger dans un océan d’ennui voir de rejet devant tant de prétention intellectuelle.

Déception également sur la voix de Wetton, tout à fait banale et véhiculant que très peu d’émotion.

Incapable de se mettre à mon niveau et de me tendre la main, « Red » a donc été impitoyable avec moi, m’empêchant de trouver mes marques et me laissant aussi pauvre et perdu après qu’avant son écoute.

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 09:56
Octahedron (The mars volta)

Nous restons dans le domaine de la musique pour aborder « Octahedron » avant dernier album de The mars volta, groupe de rock progressif apparu au début des années 2000 avant d’éclater en 2013 en laissant une poignée d’albums références.

Comme l’indique sa pochette artistique surréaliste, « Octahedron » s’inscrit dans la lignée d’un style musical réputé pour son coté cérébral et souvent élitiste de rock ayant des ambitions intellectuelles.

On débute en pente douce par « Since we’ve been wrong » qui ne débute qu’au bout de huit minutes avec la voix douce quasi féminine de Cedric Bixler-Zavala rappelant fortement celle de Geddy Lee des canadiens de Rush.

Doux, gracieux, fragile et intimiste, « Since we’ve been wrong » fait figure de belle respiration apaisante montrant toute la subtilité des musiciens.

C’est dans un registre toujours calme mais plus tortueux et expérimental que s’avance « Teflon » beaucoup moins fluide à l’écoute tandis que le trop plat et statique « Halo of nembutals » ne peut que laisser de marbre.

The mars volta pousse l’exercice encore plus loin, emmenant l’auditeur dans une longue méditation hypnotique de prêt de huit minutes sur « With twilight as my guide ».

L’exercice est d’une telle beauté épurée qu’il évoque les chants religieux tendant vers l’ascendance céleste.

A ce stade, les américains semblent se rappeler qu’ils sont aussi un groupe de rock et produisent avec « Cotopaxi » le premier titre rapide bruyant et incisif, enchainé de « Desperate graves » qui après un début tiède se construit plus en force.

La fin du disque se profile enfin avec « Copernicus » nouvelle ballade en lévitation dépassant allégrement les sept minutes et « Luciforms » d’une longueur également excessive malgré quelques élévations de température.

En conclusion, « Octahedron » recèle pour moi toutes les caractéristiques d’un album beau, racé mais aussi fragile et parfois ennuyeux dans ses longues plages d’apesanteur pure.

Son coté cérébral, épuré, léché et statique peut finir par déplaire à l’amateur de rock instinctif et sauvage que je suis, quitte à ce que le niveau technique soit largement moins haut.

Tout en reconnaissant certaines qualités notamment mélodique et vocale à cette œuvre, je ne peux donc pas décemment proclamer que l’écoute de « Octahedron » provoque en mois un océan de félicité !

A réserver donc aux fans forcenés de rock-prog ?

Octahedron (The mars volta)
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