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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 19:56
Roots to branches (Jethro tull)

Par la magie du numérique, nous sautons les époques et nous retrouvons donc toujours ave Jethro tull mais en 1995 soit un gouffre de 25 ans après « Benefit » pour découvrir « Roots to branches » à la sobre pochette mystico-écologique.

L’entrée en matière de « Roots to branches » est une merveille de beauté mélodique envoutante, mariant parfaitement le chant/flute de Ian Anderson, les effets de claviers de Andrew Giddings et la guitare discrète mais essentielle par son feeling de Martin Barre.

C’est en l’esprit apaisé et le corps en lévitation qu’on découvre ensuite avec ravissement « Rare and precious chain » aux influences orientales délicieusement planantes rappelant par instant le travail en solo de Robert Plant.

Plus traditionnel et communément rock vient ensuite « Out of the noise », avant un nouveau somptueux décollage sur « This free will » et ses orchestrations majestueuses.

Impossible de ne pas succomber au charme dépouillé de « Valley » long morceau semi acoustique digne des meilleurs ballades Led zeppelin.

Tout en restant splendidement aérien et envoutant, Jethro tull muscle un peu l’affaire de « Dangerous veils » qui achève de fasciner par ses multiples variations étalées sur plus de cinq minutes.

Le voyage spatio-temporel continue avec « Beside myself » puis le long « Wounded, old and tracherous » : chant mesuré, flute hypnotique, claviers enveloppant et guitares discrètes mais lumineuses.

Construit sur le même registre, la ballade « At last forever » et ses grandes orchestrations majestueuses traine un peu en longueur sur ses huit minutes et introduit la dernière longue ligne droite du disque composée de nouvelles ballades folk « Stuck in the august rain » et « Another Harry’s bar ».

En conclusion, même si « Roots to branches » s’écarte fortement du style rock/heavy metal que je suis sensé affectionner au plus haut point, il constitue assurément l’un des objets musicaux se rapprochant le plus de la définition de grâce et de beauté absolue.

Tout est ici lent et beau mais pas d’une beauté évolutive végétale, vivante, s’épanouissant dans le calme et la sérénité.

Véritable œuvre d’art appelant à la relaxation zen, « Roots to branches » est pour moi le disque idéal pour créer une atmosphère d’apaisement, de relaxation et méditation.

Bien entendu, tout éclat ou envolée énergétique semble ici quelque peu hors de propos, mais cette parcelle de ma personnalité ne peut que relever ce (léger) manque à une œuvre par ailleurs virtuellement inattaquable sur le plan artistique.

Roots to branches (Jethro tull)
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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 18:51
Benefit (Jethro tull)

Ayant gouté depuis peu à la musique de Jethro tull, je me suis alors empressé de découvrir les premiers albums du groupe de rock progressif britannique.

Sorti en 1970, « Benefit » et sa pochette hippie ultra vintage est déjà le troisième album de Jethro tull et débute par « With you there to help me » qui malgré un rythme relativement lent et mesuré, laisse suffisamment entrevoir une part assez importante du charme mystérieux du groupe pour donner envie de continuer plus en avant.

On s’ouvre progressivement sur « Nothing to say » surtout remarquable en raison de la belle voix apaisante de Ian Anderson et de la finesse/richesse mélodique de Martin Barre.

C’est toujours dans le calme que l’on aborde « Alive and well and living in » au format plus accessible, tandis que « Son » se montre un tantinet plus dynamique.

Jethro tull nous ramène ensuite bien vite dans le royaume des ballade avec « For Michael Collins, Jeffrey an Me » enchainé de l‘original « To cry a song » qui malgré de beaux effets vocaux et ses parties de guitares soignées, peine à soutenir l’attention sur ses plus de six minutes.

On goute la belle mélodie de « A time for everything » et de « Inside » ou la flute de Anderson se montre plus présente.

Arrive enfin la dernière partie du disque composée de « Play in time » séduisant par son rythme appuyé venant soutenir ses diverses palettes musicales et « Society : you’re a woman », beaucoup plus calme mais doté de superbes plages acoustiques tout en subtilité.

En conclusion, « Benefit » est une belle pièce raffinée, finement ciselée et polie mais manquant un peu de lustre et d’éclat pour moi par rapports aux merveilles de créativité folle qui émergeaient dans le même temps à la même époque.

Tout y est en effet bien rangé, élégant, agréable mais on a souvent envie de secouer les anglais, de monter le son, d’accélérer le rythme de la batterie et de pousser plus les guitares.

Jolie petit bijou auditif, « Benefit » permet donc d’entrevoir clairement le grand talent d’esthète et de magicien du son de Jethro tull mais aurait pour moi gagné a plus de folie, d’audace ou tout simplement de puissance pour pleinement décoller.

Benefit (Jethro tull)
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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 10:35
Jethro tull : the very best of (Jethro tull)

Formé à la fin des années 60, Jethro tull est une légende du rock progressif britannique encore en activité aujourd’hui autour du chanteur leader Ian Anderson.

Ignorant tout de leur musique reconnaissons le plus pointue que commerciale, j’ai écouté logiquement leur « The very best of » sorti en 2001.

On attaque ce copieux programme de vingt titres avec « Living in the past » aux parties instrumentales légères et fluides particulièrement agréables.

Première surprise avec « Aqualung » qui débute par un riff central puissant foncièrement hard rock avant de basculer sur un titre à tiroirs truffé de changements d’ambiances somptueux.

A ce stade, l’auditeur à déjà pris la mesure de Jethro tull, se trouve aimanté par la voix aérienne et gracieuse de Anderson, les titres finement ciselés et la flute en support.

Dans une registre plus classique l’acoustique « Sweet dream » renforcé par des cordes et des cuivres, frappe très fort.

Les anglais rappellent également leur gout par la musique moyenâgeuse sur « The whistler » qui vient fortement influencer un titre acoustique particulièrement beau et élégant.

En comparaison, « Bungle in the jungle » parait plus conventionnel même si en réalité il demeure habité de multiples sons (flute, cordes) en complément de la guitare de Martin Barre et du clavier.

La mélodie semble règner en maitre sur la calme ballade « The witch’s promise » avant un retour au muscle sur le bien nommé « Locomotive breath » beaucoup plus rock.

Mais c’est bien « Steel monkey » beaucoup plus puissant et moderne avec sa rythmique électronique qui vient provoquer un réel électrochoc, mais il est vrai que son époque (la fin des années 80) le place à part des autres morceaux jusqu’alors entendus.

On retrouve le style plus feutré et mélodique du groupe sur un « Thick as a brick » assez inoffensif puis le bel instrumental « Bourrée » tous deux en provenance directe des années 70.

Malgré son titre alléchant, « Too old to rock ‘n’ roll : too Young to die » est plutôt calme et doté de sophistications néoclassiques à mon sens assez incongrues ici et on retrouve cette même approche à un degré moindre sur « Lige is a long song ».

L’auditeur goute toujours la richesse musicale incroyable de « Songs from the wood » qui combine vitesse et mélodie dans un tourbillon permanent de notes puis se fait écraser par le blues-rock lourd de « A new day yesterday ».

Une nouvelle ballade « Heavy horses » emplie de classe et de dignité plus loin, Jethro tull replace un titre moderne et puissant des années 80, le monumental « Broadsword » illuminé par la voix magique de Anderson et des splendides solo de Barre.

L’envoutement se poursuit avec « Root to branches » élégant et mystérieux et c’est un group décidément surprenant jusqu’au bout qui place un blues old school « A song for Jeffrey ».

On termine ce par deux dernières flèches tirées du carquois, « Minstrel in the gallery » solidement charpenté et « Cheerio » court épilogue gracieux.

En conclusion, « Jethro tull : the very best of » atteint son objectif : permettre de découvrir un groupe de rock progressif assez inclassable et insaisissable car protéiforme.

Construite sur trois décades, la musique de Jethro tull contient assurément des bases rock fortement alimentées par la musique classique, celte et médiévale.

Les cordes, claviers et encore d’avantage la flute de Anderson ne sont donc pas que des instruments d’accompagnement mais tiennent un rôle au moins égal à ceux du traditionnel triptyque guitare-basse-batterie du rock.

Il en résulte une musique riche, inventive, complexe très mélodique et sophistiquée tout particulièrement dans la période des années 70, celle des années 80 étant plus dévolue à celle de la puissance.

Mes lecteurs habituels auront compris que je ne goute pas forcément la sophistication en rock mais il serait stupide de ma part de ne pas reconnaitre le fantastique talent de Jethro tull, capable de faire voyager l’auditeur par l’ambition de compositions stimulantes.

La musique de Jethro tull parait également parfaite pour constituer la BO d’un film d’aventures doté de paysages grandioses comme par exemple « Le seigneur des anneaux ».

Jethro tull : the very best of (Jethro tull)
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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 20:25
II (Peter Gabriel)

Détour vers la rock music avec « II » le second album solo de Peter Gabriel après des débuts chez les rock progueux anglais de Genesis.

Pour son second album sorti en 1978, Gabriel garde le guitariste Robert Fripp et renouvelle tous les autres musiciens, Jerry Marotta à la batterie, Tony Levin à la basse et Larry Fast aux claviers.

On débute par le dynamique et entrainant « On the air » sur lequel le chanteur pose un timbre de voix nasillard rappelant de manière troublante Bon Scott.

La bonne surprise se confirme sur « D.I.Y » construit sur le même modèle, un rock alerte doté de refrains puissants et efficace.

Plus de douceur sur le mal nommé « Mother of violence » ballade au piano qui glisse élégamment mais également sur « A wonderful day in a one way world » léger et feutré sur lequel les claviers de Fast donne leur pleine mesure.

Cette influence des claviers se fait sentir par ailleurs sur « White shadow » très mélodique et aérien.

Difficile en revanche de s’intéresser au soporifique « Indigo » timidement relancé par « Animal magic ».

Gabriel joue la carte de l’envoutement oriental sur « Exposure » très riche musicalement enchainé de l’élégante bien que mollassonne ballade « Flotsam and Jetsam ».

On termine l’album par « Perspective » plombé par un affreux saxophone, et la ballade insipide « Home sweet home ».

En conclusion, après un début rock n‘ roll des plus tonitruant et trompeur, « II » révèle son vrai visage, celui d’un album de rock progressif forcément plus doux et léché.

Beaucoup de piano donc, toujours trop de saxophone et une approche globale de la musique trop cérébrale et passez assez instinctive pour votre serviteur.

Même si Peter Gabriel reste un bon chanteur à la voix protéiforme et si l’ensemble se tient artistiquement parlant, « II » ne correspond globalement pas à ma vision de la musique.

II (Peter Gabriel)
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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 22:13

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Attaquons nous à présent à un monument sans doute encore plus haut que celui d’Aerosmith, je veux bien entendu parler du « Dark side of the moon » de Pink Floyd.

Comme vous le savez je considère avoir tout loisir de m’exprimer librement en ces colonnes et ne considère donc pas comme un critère déterminant la réputation de chef d’œuvre du disque le plus vendu au monde après le « Thriller » de Michael Jackson.

« Dark side of the moon » et sa pochette prismatique si énigmatique si fascinante voient le jour en 1973.

Le quatuor anglais débute cet album, conceptuel comme la plupart des œuvres de rock progressif par « Speak to me/breath » qui fait figure d’introduction duveteuse à souhait.

On continue d’avancer sans grande conviction vers « On the run » étrange instrumental notable surtout pour ses bruitages pour le moins déroutants.

La mise en action est incroyablement lente sur « Time » qui s’avère au final un morceau agréable par sa superposition d’ambiances, du chant varié de Gilmour et de solo de guitares lumineux.

Les anglais poursuivent dans la même veine avec « The great gig in the sky » marqué par des chœurs féminines omniprésents à la longue assez ennuyeux.

Plus abordable, « Money » déroule un swing jazz-rock froid, tandis que « Use them » et « Any colour you like » replongent dans les ambiances majoritairement instrumentales et planantes.

Avec ses puissants chœurs féminins en soutien, « Brain damage » se montre tout aussi élégant mais un tantinet plus animé.

L’album se conclut par « Eclipse » version modèle réduit sans aucun interet du titre précédent.

En conclusion, au risque de choquer les puristes ou d’horrifier les fans du Flamand rose, je suis passé complètement au travers de « Dark side of the moon ».

Je n’hésite pas à l’exprimer clairement, la musique de ce disque, tout comme sans doute une bonne partie du rock progressif m’ennuie formidablement et ne correspond pas à ce que je recherche dans la musique, qui se doit plus pour moi d’émouvoir que de faire réfléchir.

On pourrait certes ému de la grâce élégante et fragile de la musique ici proposée, mais son statisme m’ennuie, et l’usage de chœurs ou saxophone m’horripile dans la plupart des cas.

Peu de portes de sortie donc face à cette incompréhension et une réaction plutôt de rejet devant cette oeuvre trop cérébrale, sophistiquée et précieuse à mon gout.

Votre serviteur ne décollera donc pour le voyage lunaire cette fois et restera plutôt cramponné à cette bonne vieille terre, ce qui après tout n’est sans doute pas si mal.

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 22:52

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Queensryche n’est sans doute pas aussi connu que les Beatles mais demeure malgré tout une solide référence pour les amateurs de heavy metal classieux.

Sorti en 1994, « Promised land » est le sixième album du groupe et le troisième chroniqué en ces colonnes.

Pochette sobre montrant simplement le symbole de la formation de Seattle, « Promised land » débute par une courte introduction instrumentale « 9.28 am » qui met plutôt mal à l’aise, ce qui colle parfaitement à l’atmosphère étrange de « I am I » morceau lent, alambiqué et à connotation orientale.

Cette tendance se poursuit sur « Damaged » qui développe une ambiance très progressive sur laquelle les guitares de la paire Degarmo-Wilton s’en donnent à cœur joie.

Avec les deux ballades « Out of mind » et « Bridge », Queensryche met en valeur la voix magnifique de Geoff Tate, assurément l’une des plus belles du heavy metal.

Poursuivant dans cette voie, le groupe se sublime sur « Promised land » long titre progressif ultra mélodique d’une classe renversante.

Si la longue marche des ballades semble s’interrompre, c’est pour laisser la place à « Disconnected » un nouveau titre lent tout en ambiances.

Plus fluide et accessible, la nouvelle ballade « Lady Jane » passe remarquablement bien en raison de ses immenses qualités mélodiques et de son interprétation sans faille.

Le groupe déroule posément sa musique sur « Out of mind »  et « One more time » ce dernier étant éblouissant de classe et d’émotion.

Evidemment, l’album se termine sur une ballade « Someone else » absolument renversante.

En conclusion, « Promised land » n’est pas à proprement un album de heavy metal au sens agressif du terme.

Très calme et mélodique, il délivre des compositions très travaillées de toute beauté ou la voix de Tate se fait irrésistible.

Avec « Promised land » Queensryche prend des risques et atteint un niveau de maturité exceptionnelle.

Album idéal pour les fins de journée quand la nuit se met à tomber et que l‘agitation trépidante de la ville se calme enfin, « Promised land » se déguste en esthète et est un vrai régal pour tous les amateurs de heavy-progressif de très grande classe.

Et si les hard rockers n’étaient finalement pas tous des brutes amateurs de bières, tatouages, moto et femmes à poil ?

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 19:56

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Avec « Test for echo » , Rush nous emmène en 1996 en poursuivant son aventure musicale au rythme toujours fort soutenu des passionnés.

Cette fois la pochette est assurément de qualité, avec cette superbe vision polaire montrant une sculpture mystérieuse et des antennes paraboliques en quête de signaux qu’on devine extra terrestres.

Dès l’entame, l’auditeur est impressionné par « Test for echo » mid tempo alambiqué combinant sonorités métalliques anormalement lourdes pour du Rush et passages plus doux ou la voix de Geddy Lee fait mouche.

Ce coté pesant et lourd se confirme sur « Driven » qui engoncé dans son surpoids se traine péniblement en longueur et même « Half the world » et « Color of right » pourtant plus mélodiques semblent pâtir de cette nouvelle orientation heavy rock.

On bascule ensuite dans un univers compact et intense avec « Time and motion » composition beaucoup trop chargée à mon sens et il faut attendre « Totem » pour retrouver le Rush plus fin, subtil et touchant.

La suite présente toujours aussi peu d’intérêt, avec les pénible « Dog years » et « Virtuality » lents et patauds malgré leurs gros riffs.

On aborde ensuite la dernière ligne droite avec « Resist » plus acoustique, « Limbo » aux longues plages instrumentales progressives plutôt envoutantes avant le final « Carve away from stone » péniblement stagnant.

En conclusion, « Test for echo » souffre d’une orientation musicale ultra contestable à mes yeux en alourdissant le style de Rush pour clouer au sol son habituelle grâce aérienne.

La musique est certes métallique, lourde et puissante mais perd en dynamisme, en souplesse et en subtilité.

En voulant jouer les gros bras et surfer sur un mur du son, Rush se fourvoie dans une direction qui lui sied for mal.

Un album à oublier donc et qui confirme la carrière en dents de scie du groupe avec des choix pas toujours heureux.

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 21:59

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Sorti en 1991, « Roll the bones » de Rush a la difficile tache de voir le jour en plein milieu d’une déferlante de musique Grunge influencée par le rock alternatif et le punk.

Mais ce revirement de modes ne semble pas perturber nos progueux qui continuent de soutenir la cadence très soutenue de un album tous les deux ans.

On passera rapidement le peu d’intérêt de la pochette assez quelconque voir médiocre pour se concentrer sur la musique avec « Dreamline » un titre introductif relativement incisif et musclé pour du Rush.

Mais le coté gracieux et mélodique du groupe ressort vite sur « Bravado » aux somptueuses parties de guitares très aériennes de Alex Lifeson.

Evoluant certes moins en suspension, « Roll the bones » n’en est pas moins un titre agréable et solide, si on excepte sa curieuse incartade centrale hip hop-électro.

Par la suite, malgré de louables intentions de dynamisme, « Face up » se montre assez inefficace dans son exécution en raison de refrains trop stéréotypés.

Après le traditionnel exercice de l’instrumental bien gentillet  « Where’s my thing » , Rush montre une nouvel fois sa maitrise en combinant refrains mélodiques et rythmes appuyés sur « The big Wheel ».

On déroule ensuite avec « Heresy » dont le titre puissant sied mal à ce morceau calme et effacé pour retrouver la pureté fragile et cristalline du groupe sur « Ghost of chance » porté par la voix enivrante de Geddy Lee.

Décidément très affuté, Rush soigne sort un « Neurotica » aux refrains élégants et accrocheurs beaucoup plus réussi que le terne « You bet your life » final.

En conclusion, « Roll the bones » est une bonne surprise et un très bon album de rock progressif révélant un groupe mature et inspiré.

Bien entendu, le manque de punch des compositions reste mon reproche principal, mais sur ce point les Canadiens font preuve de quelques progrès intéressants avec le développement de tempo assez soutenus.

Tout en conservant ses points forts (pureté mélodique, recherche de variations) , Rush épure les parties électroniques de son style, tout en évitant de verser dans une pop trop facile ou une complexification bien inutile pour trouver le meilleur des compromis.

« Roll the bones » est  donc un petit bonheur pour les oreilles, une douceur apaisante susceptible de calmer les tensions internes.

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 21:38

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J’ai plutôt connu des fortunes diverses avec Rush, groupe canadien pionnier et légendaire du rock progressif.

En 1993 sort « Counterparts » à la piètre pochette évoquant plus un plan de schéma industriel qu’une œuvre d’art.

Le départ est pourtant fort alléchant avec un « Animate » frais, dynamique et de fort belle facture.

La voix caressante et aigue de Geddy Lee se marie toujours aussi agréablement avec la guitare lumineuse d’Alex Lifeson pour créer cet ensemble soignée et aérien.

Par contraste, « Stick it on » parait plus emprunté et maladroit, tandis que les plus lents et calmes « Cut to the chase » et « Nobody’s hero »  symphoniquement gonflé par Michael Kamen, mettent en évidence l’élégance musicale du groupe.

Rush parait réglé en mode soft avec « Between sun and moon » et « Alien shore » mid tempo bien timides et mollassons.

On rebascule ensuite dans le rock prog enivrant, éthérée et classieux de « The speed of love »  avant de ressentir une pointe de puissance certes soigneusement diluée sur « Double agent ».

Un bel instrumental (« Leave that thing alone ») destiné à montrer le toucher et la maitrise des musiciens et on aborde la fin du disque composée d’un bon titre « Cold fire » aux solides parties de guitares et « Everyday glory » très doux et  mélodique.

En conclusion, « Counterparts » est un album de qualité tirant plutôt la musique vers le haut du panier.

Coté positif, le son est excellent, fluide, aérien et d’une grande musicalité.

Coté négatif, si Rush brille par sa technique et son intelligence, le coté propret et lisse des compositions finit par agacer.

Je situe à présent mieux le groupe canadien, que je comparerai à un boxeur poids moyen technique, élégant et appliqué, mais un peu juste question puissance et férocité pour remporter des titres majeurs.

On reste donc sur sa faim devant ce beau travail d’orfèvre à qui il manque un supplément de folie pour devenir réellement génial et oubliable.

Dommage.3

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 09:53

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Après les expérimentations électroniques de « Signals », Rush tente de réorienter sa musique à nouveau vers le rock progressif et délivre en 1984 « Grace Under pressure ».

Optant une nouvelle fois pour une pochette esthétisante et cérébrale, les canadiens débutent par « Distant early warning » qui malgré une dynamique rapide ne parvient pas à décoller franchement.

Les choses ne s’améliorent pas franchement avec « Afterimage », dont les longues plages instrumentales truffées de synthétizeurs sont bien difficiles à ingérer.

Le constat est le même avec « Red sector A » dont les gimmicks faciles sur les refrains se montrent passablement lourds.

L’insipide « The ennemy within » au tempo pseudo reggae glisse ensuite comme une brise d’air sur une paroi lisse.

Rush semble construire des édifices en cristal avec « The body electric » gracieux et fragile comme le cou d’un cygne blanc.

La dernière partie du disque ne montre aucune embellie, avec le très plat et linéaire « Kid gloves »  et le pompeux « Red lenses » aux effets électroniques balourds.

On achève le calvaire avec « Between the wheels » dont la solennité tombe quelque peu à plat.

En conclusion, « Grace under pressure » n’a pas trouvé grâce à mes oreilles en raison de l’usage massif de sonorités synthétiques qui confère à l’ensemble un coté années 80 ayant pour moi sacrément mal vieilli.

De grâce, ce disque surchargé et pompeux n’en a aucune, de pression nullement en raison d’une approche trop aseptisée.

Rush colle donc ici malheureusement à son époque en hybridant sa musique d’influences venant en dénaturer l’essence.

« Grace under pressure » est donc à réserver aux fans absolus des années 80 (y’en a-t-il encore ? ), les autres pourront sans problème passer leur chemin et ignorer ce disque insipide.

De mon coté, on appelle cela une déception.

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