Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 15:54

En 2016, Safy Nebbou adapte au cinéma le roman de Sylvain Tesson, « Dans les forets de Sibérie ».

Teddy (Raphael Personnaz) un jeune français en remise en question personnelle profonde, délaisse sa vie parisienne pour s’exiler dans une cabane perdue avoisinant le Lac Baïkal dans l’immensité de la taïga russe.

Après un premier contact avec les locaux, Teddy achète la cabane dans laquelle il est censé habiter et hérite d’un fusil pour se défendre contre les ours ou chasser.

Peu à l’aise, il fait alors ses premiers pas de Robinson volontaire, se calfeutrant prêt du poêle à bois pour se protéger du vent et du froid parfois mortels dans cette région.

Ses uniques compagnons sont les livres et la vodka…mais aussi un ours qui lui fait une belle frayeur et l’oblige à se calfeutrer nu dans sa banya en le laissant dévorer ses provisions.

Maladroit à la chasse au cerf, Teddy est contraint de faire 5 heures de patin sur le lac glacé pour racheter des provisions auprès des gardes forestiers du coin qui lui apprennent qu’un homme s’est également caché dans la région pendant des années pour fuir un crime qu’il avait commis à Irkoutsk.

A son retour chez lui, une violente tempête l’oblige à rester cloitré chez lui mais une sortie obligatoire dehors pour aller chercher du bois se transforme en calvaire.

Piégé par le blizzard, Teddy chute lourdement sur la glace et perd connaissance.

Il est sauvé de la mort par un russe, un braconnier qui se masque le visage pour ne pas être reconnu.

L’homme lui apprend à tirer au fusil et lui prodigue des conseils de survie.

Peu à peu la confiance le gagne et il lui révèle son nom Aleksei (Evgueni Sidikhine).

Les deux hommes chassent le cerf ensemble et se trouve également piégés dans une tempête de neige en traquant un ours blessé au cours d’une chasse à l’hélicoptère.

Sentant la mort arriver dans la grotte ou ils ont trouvé refuge, ils prient… mais surtout Aleksei livre ses secrets : il est bien le criminel ayant tué un ancien supérieur de l’armée à Irkoutsk et étant en cavale depuis douze ans.

Les deux hommes survivent et scellent leur amitié à la vodka.

L’incursion de chasseurs faisant une halte chez Teddy provoque un instant de stress, mais les hommes ne trouvent pas Aleksei qui avait été contraint de se cacher dehors.

Malade, le vieux russe tente de se soigner seul mais finit par se résigner à laisser Teddy aller à Irkoutsk pour lui trouver des médicaments.

Teddy lui promet de revenir et qu’il finira sa vie auprès de sa famille après que son crime soit prescrit.

Après des adieux émouvants, Teddy trouve les médicaments à Irkoutsk  en soudoyant un médecin et se rend à la gare pour se faire traduire une lettre que lui a remis Aleksei, mais à sa grande surprise il découvre que la lettre lui était destiné avec une injonction à rentrer chez lui auprès des siens en délaissant cet endroit inhospitalier.

A son retour, Teddy découvre Aleksei mort et obéissant à ses dernières volontés jette son corps dans le lac.

Lorsque la fonte des glace a lieu, provoquant d’énorme craquements et une autre vision du lac se transformant en mer intérieure baignée de soleil, Teddy fait ses valises et laisse sa cabane…

En conclusion, « Dans les forets de Sibérie » est un film extraordinaire qui surclasse de la tête et les épaules le livre de Tesson.

Prenant ses distances avec l’ouvrage de base très contemplatif et centrée sur la vie intérieure de l’auteur, Nebbou réalise une œuvre personnelle plus dynamique mettant en lumière une belle rencontre entre deux âmes brisées et solitaires, l’ermite français et l’ancien criminel russe.

Epuré, visuellement superbe comme la nature russe et ses rudes montagnards au grand coeur, « Dans les forets de Sibérie » est également servi par des acteurs hors du commun.

Ne cherchez plus le film français de l’année, « Dans les forets de Sibérie » est une œuvre culte infiniment supérieure au très surestimé « Into the wild » de Sean Penn !

Repost 0
Published by Seth - dans Aventure
commenter cet article
30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 06:59

Fils du célèbre journaliste Philippe Tesson, l’aventurier-écrivain Sylvain Tesson publie en 2011 « Dans les forêts de Sibérie ».

Ce récit singulier d’un globe trotter excentrique grièvement accidenté après une chute d’un toit en 2015, s’inscrit dans une démarche volontaire d’exil sur les abord du Lac Baïkal, l’un des plus grands du monde et véritable mer intérieure de Sibérie.

Pendant six mois à partir de février 2010, Tesson tient donc son journal de bord, couchant sur le papier ses impressions intimes issues de la contemplation de la magnifique nature l’environnant et des quelques rencontres avec ses rares voisins pour la plupart gardiens de la réserve naturelle comme Serguei et Natascha.

Il passe l’essentiel de ses journées à observer la nature dans de longues marches sur le lac dans la taiga ou les montagnes avoisinantes, lire des ouvrages auxquels il n’avait jamais eu le courage de s’attaquer à Paris mais aussi à fumer le cigare et se saouler abondamment à la vodka.

Confiné dans son étroite cabane autour du poêle représentant le seul moyen de survie face aux -30°C du dehors, il veille à conserver une autonomie en se nourrissant du produit de sa pèche, principalement des ombles du lac et en utilisant des panneaux solaires pour recharger les quelques équipements électroniques qu’il a gardé auprès de lui comme son précieux GPS.

Près du Cap des Cèdres du Nord, à 120 km d’Irkoutsk la plus grande ville de la région, Tesson réapprend à trente huit ans l’usage des grands espaces, l’écoulement lent du temps et surtout le silence.

Il marche plusieurs dizaine de kilomètres par jour parfois dans des conditions extrêmes, s’émerveille des traces d’animaux (renards, lynx, loups, ours) rencontrées.

Son corps et son esprit s’habituent peu à peu à son environnement : sa peau blanchit, son rythme cardiaque se ralentit, les muscles de ses bras et ses jambes se renforcent.

Il apprend l’économie et la patience, médite sur lui-même, sur le monde moderne et livre des aphorismes parfois agaçants se voulant définitifs.

Les commentaires des lectures des philosophes (Jünger, Kierkegaard, Schopenhauer, Camus, Rousseau, Stoïciens, Lucrèce, Nietzsche, Lao Tse) côtoient ceux sur les classiques de la littérature (D.H Lawrence, Sade, Casanova, Mishima), des récits de survie (Tournier, Defoe, Conrad, ) ou de poésie (Baudelaire, Whitman, les Milles et une nuit) avec quelques polars pour aider à faire passer la pilule.

Ses rencontres avec des gardes forestiers, météorologues et des pécheurs sont autant d'occasions de réflexion sur l’âme russe, mélange de sauvagerie indomptable et de fatalisme mélancolique, mais aussi d’innombrables beuveries.

On sent que Tesson préfère ces rudes, généreux et surprenants compagnons aux rares touristes occidentaux Allemands ou Australiens trop civilisés qu’il croise épisodiquement.

Quant aux parvenus russes venant occasionnellement chasser, étaler leur argent et faire la fête, il considère plus leur présence comme un outrage à l’équilibre naturel du lac.

La récupération de deux jeunes chiens, Aika et Bek offre un véritable réconfort affectif en même temps qu’une protection toute théorique face aux loups et aux ours.

Au mois de mai, l’ermite assiste stupéfait à l’éclosion du printemps avec la fonte de a glace du lac, le fourmillement de la flore et de la faune, notamment les arrivées des oies, canards et des moustiques qui le harcèle pendant ses longues marches.

Mais la rupture prononcée à distance avec sa compagne, lassée de ses sempiternelles escapades le dévaste.

Après la visite de deux amis français peintre, le meilleur moyen de combattre le chagrin reste la lecture des philosophes, la marche, l’exercice physique, le contact avec les chiens et la splendeur de la nature.

Pourtant l’heure de partir finit par arriver en juillet, après une dernière nuit sur les galets avec les deux chiens qui l’ont soutenu dans les moments difficiles.

En conclusion, « Dans les forêts de Sibérie » est un ouvrage qui m’a divisé.

Du coté négatif, le récit façon journal de bord, forcément linéaire et répétitif (marche, pêche et rencontres de russes aussi picoleurs que taciturnes), les murges solitaires à la vodka pour tenir le coup et les conclusions/aphorismes chocs sur la vie ou les auteurs lus…

Mais de l’autre, une expérience d’ermitage aussi exceptionnelle que le splendide cadre naturel l’habitant, un style d’écriture élégant, racé et des réflexions personnelles parfois profondes sur la civilisation, les motivations profondes de la démarche, le sens de l’existence, l’âme slave dont la mélancolie et la folie font sans doute écho à celle de Sylvain Tesson.

A mes yeux, l’intelligence, la sensibilité et la tristesse de l’auteur ont donc fini par l’emporter sur les quelques défauts énoncés.

Repost 0
Published by Seth - dans Aventure
commenter cet article
6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 08:46
Le convoi de la peur (William Friedkin)

Immense réalisateur, William Friedkin sortit en 1977 « Le convoi de la peur » remake d’un film de son mentor le Français Henri Clouzot en 1953 adapté d’un roman de Georges Arnaud.

« Le convoi de la peur » montre la réunion de quatre hommes dans un pays tropical perdu d’Amérique du sud, tous réunis pour fuir leurs vies respectives.

Kassem (Amidou) est un terroriste palestinien qui a quitté Israël pour échapper à la police, Manzon (Bruno Cremer) un hommes d’affaires français véreux qui a fui la France après avoir coulé la société de son beau père, un riche baron du XVI ième arrondissement, Scanlon (Roy Scheider) un minable gangster américain tentant d’échapper à la mafia après un braquage raté et enfin Nilo (Francisco Rabal) un sud américain en cavale arrivé par avion.

Après l’explosion d’une raffinerie de pétrole ayant causé la mort de nombreux ouvriers locaux, Charles Corlett (Ramon Bieri) représentant de la compagnie pétrolière se met en quête de conducteurs de camion chevronnés acceptant de risquer leur vie pour ramener de la jungle des caisses entières de nitroglycérine afin d’étouffer le feu.

Cherchant désespérément un moyen de quitter ce trou à rats insalubre, les quatre hommes tentent leur chance et sont recrutés après un processus de sélection sévère.

Deux antiques camions sont rénovés et améliorés (moteur, transmission, éclairage) pour affronter une jungle hostile pour les hommes et les machines.

Le convoi se met ensuite en marche, charge les caisses sur du sable pour gommer les chocs et affronte ensuite d’innombrables difficultés comme des ponts hors d’usage menaçant de s’écrouler, des tempêtes colossales, des ponts suspendus au dessus d’une rivière démontée enfin un énorme tronc d’arbre bouchant la route.

Manzon et Scanlon s’affronte sur des questions de leadership mais Kassem se montre le plus ingénieux afin d’utiliser une caisse d’explosif capable de détruire l’arbre incriminé.

Lorsque les hommes se relâchent un peu dans une route de montagne ils sont attaqués par des guérilleros qui font exploser la roue d’un des camions et provoquent la mort de Manzon et Kassem.

Mal embarqués à leur tour, Scanlon et Nilo s’en sortent par une sanglante fusillade qui laisse Nilo grièvement blessé.

Scanlon panique seul dans une zone désertique en pleine nuit alors que Nilo rend son dernier souffle.

Il rentre finalement seul empochant les 40000 dollars à lui seul, gagnant une certaine notoriété locale et son billet de sortie du territoire.

Mais malheureusement, deux tueurs américains viennent lui rendre visite au moment ou il désire partir définitivement…
En conclusion, « Le convoi de la peur » est un film d’aventures assez injustement méconnu remarquable sur le plan de la réalisation se déroulant dans de multiples endroits du globe (Israël, France, Etats-Unis, République dominicaine) et culminant dans un face à face viril et vivifiant avec une Nature souveraine.

Porté par des acteurs époustouflants dont les regrettés Roy « Sortez de l’eau » Scheider ou Bruno « Maigret » Cremer et par une musique très 80‘s avant l‘heure, « Le convoi de la peur » ne pourra que séduire les amateurs de spectacle bien balancé.

A ranger à coté des classiques du maitre !

Le convoi de la peur (William Friedkin)
Repost 0
Published by Seth - dans Aventure
commenter cet article
10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 22:04
Le fils du loup (Jack London)

Littérature toujours avec « Le fils du loup » recueil de courtes nouvelles « nordiques » de Jack London parues entre 1899 et 1900 dans The Overland monthly.

La première d’entre elles « Le silence blanc » met en scène Malemute kid, alter égo de l’auteur lorsqu’il s’était brièvement et sans succès lancé à la conquête de l’or du Yukon, qui se trouve obligé pour abréger ses souffrances d’abattre Mason, un compagnon d’aventure, grièvement blessé après la chute d’un arbre et sans possibilité d’aucun secours car perdu dans le Grand Nord canadien.

Dans « Le fils du Loup », Scruff Mackenzie un téméraire chasseur d’or joue d’habileté et de courage pour arracher Zarinska, une jeune épouse indienne à son peuple, les Sticks.

Face à l’opposition de Thling-Tinneh, père de Zarinska et chef de tribu, Mackenzie doit âprement négocier puis affronter et tuer un robuste guerrier appelé Ours et le shaman, autorité spirituelle du clan.

« Les hommes de Forty-mile » décrit un affrontement entre deux chercheurs d’or désœuvrés, Jim Belden et Lon Mc Fane, sur le point de s’entretuer dans un duel à l’ancienne au pistolet, avant de renoncer à leur projet par un habile stratagème de Malemute kid.

Moins comique, « En pays lointain » montre la lente dégradation de deux hommes, le fonctionnaire Carter Weatherbee et l’artiste Percy Cuthfert, tous deux attirés par le gout du profit ou de l’aventure mais parfaitement inadaptés aux rudes conditions de la vie au Grand Nord.

Restés seuls dans une cabane en attendant leurs compagnons, les deux hommes vont soigneusement gâcher leurs provisions, s’enfonçant progressivement dans une lente décrépitude physique et mentale les menant à des délires paranoïaques.

Malades et fous, ils finiront par s’entretuer et trouver ensemble le repos éternel.

« A l’homme sur la piste » raconte de la bouche de Malemute kid une anecdote sur Jack Westondale un aventurier fuyant la police canadienne qui le pourchasse pour un vol de 40 000 dollars afin de compenser le don de tous ses biens à un ami s’étant empressé de tout perdre au jeu.

En raison de son but de retrouver sa femme et son fils avec cette somme en s‘élançant seul dans le Grand Nord, Westondale bénéficie finalement de circonstances atténuantes et de la protection des chercheurs d’or.

Dans « La prérogative du prêtre » traite d’un sujet d’adultère autour d’un couple de chercheurs d’or, les Bentham Edwin et Grace, qui succombe au charme d’un autre chercheur d’or Clyde Wharton.

Séduite par les belles promesses de Wharton, la courageuse Edwin est prête à tout plaquer pour le suivre mais est raisonnée in extremis par le père Paul Roubeau qui met parvient à la maintenir au sein de son foyer conjugal avec un homme colérique et incapable.

Variante autour du même sujet, « La sagesse de la piste » montre le changement de mentalité de l’Indien Sitka Charley en raison du comportement exemplaire sur les pistes du Grand Nord d’une femme blanche du nom Mrs Eppingwell.

Lorsque deux Indiens de l’expédition maquent à leur devoir en volant les vivres avant de tenter de s’enfuir, Charley n’hésite pas un instant et abat les deux hommes menaçant par leur comportement la survie de sa patronne.

Dans « La femme d’un roi » honneur est fait au Indiens avec Madeline une métisse indienne épousant un chercheur d’or Cal Galbraith de Circle city et profitant de son absence pour apprendre à maitriser à la perfection les danses de salon avec Malemute kid et le surprendre par son habileté dans un bal masqué.

On garde le meilleur pour la fin avec « Une Odyssée dans le Grand Nord » ou un Indien des iles Akatan nommé Naas raconte une véritable Odyssée digne d’Homère pour poursuivre un colossal chercheur d’or lui ayant dérobé Unga la femme dont il était tombé amoureux étant jeune.

Naas poursuit le couple partis à la chasse aux phoques dans le détroit du Béring, traverse la Russie, le Japon, se rend en Angleterre dans des conditions de pauvreté et de danger incroyables, le ratant à chaque fois de peu.

Revenu dans le Yukon en même temps que le couple qui avait perdu toute leur fortune, Naas profite de l’attrait de l’or pour se faire embaucher comme guide et s’arrange pour faire mourir le mari de faim et de froid dans la neige.

Mais à sa grande surprise, Unga méprise son acte et préfère rester mourir dans la neige avec son époux.

Ayant raconté son périple et son crime à Malemute kid et les siens, Naas bénéficie également de leur clémence au regard de son histoire hors du commun.

En conclusion, « Le fils du loup » ravira les admirateurs du grand Jack London tant il contient tout l’univers de ce baroudeur du Grand Nord Canadien qui a si bien su sublimer ses aventures d’apprenti chercheur d’or.

Bien sur, l’ensemble est assez inégal, certaines nouvelles relevant plus de l’anecdote que d’histoires bien construites et émouvantes, à l’exception notable de « Une Odyssée dans le Grand Nord », pour moi au dessus du lot.

London relate la rigueur de la vie dans des conditions aussi extrêmes et inhospitalières, ne pardonnant pas aux intrépides mal préparés, la folie des hommes aveuglés par la quête de l’or, la violence des relations avec les chiens parfois exploités jusqu’à la mort et les Indiens, dominés, arnaqués en prenant leurs femmes.

Une pointe de racisme affleure parfois à propos de la supériorité de la race/civilisation de l’homme blanc mais London sait aussi donner les premiers rôles aux Indiens et Indiennes ce qui pour moi se montre susceptible d’atténuer voir gommer ses critiques.

Le fils du loup (Jack London)
Repost 0
Published by Seth - dans Aventure
commenter cet article
8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 09:12
Lost saison 6, épisodes 17 et 18 (Jeffrey Jacobs Abrams)

Voici à présent le dernier épisode de Lost avec « Lost saison 6, épisodes 17 et 18 ».

Pour clore la série, le trio Jack Bender (réalisation), Damon Lindelof et Carlton Cuse (réalisation) place Desmond (Henry Ian Cusick) comme objet de toutes les attentions et le contraint à suivre Locke (Terry O ‘Quinn) et Jack (Matthew Fox) devenu le successeur de Jacob (Mark Pelligrino) pour défendre la source de lumière magique de l’ile.

Seul capable d’approcher la lumière en raison de son incroyable tolérance au rayonnement magnétique, Desmond descend dans la grotte et touche la lumière ce qui engendre un phénomène étrange aboutissant à des tremblements de terre.

Lorsque les trois hommes ressortent, Locke semble avoir perdu son invulnérabilité et est blessé par Jack.

Alors que l’ile s’apprête à être détruite, une lutte à mort s’engage entre les deux leaders, Jack étant blessé au couteau après avoir hésité à le tuer, avant que Kate (Evangeline Lilly) ne lui tire dessus et n’aide son ami à le jeter du haut de la falaise.

Sévèrement blessé au ventre, Jack est secouru par ses amis, Hurley (Jorge Garcia) Sawyer (Josh Holloway) et Benjamin (Michael Emerson).

Malgré sa blessure, il ordonne aux autres de rejoindre l’équipe composée de Richard (David Carbonell), Fred Lapidus (Jeff Fahey) et Miles (Ken Leung) qui sur l’ile de l’Hydre vont essayer de faire décoller l’avion pour quitter l’ile avant sa destruction.

Kate et Sawyer lui obéissent après des adieux émouvants, mais Hurley et Benjamin l’accompagnent dans la grotte pour raviver la lumière et tenter de sauver l’ile.

Avant de descendre seul dans la grotte, Jack transfère la responsabilité de la protection de la source à Hurley et trouve ensuit Desmond inconscient.

Il le fait hisser à la sortie et réactive la source ce qui n’arrete pas le processus de destruction enclenché.

Après avoir sauté du haut d’une falaise et récupéré Claire (Emilie de Ravin) prostrée sur la plage, Kate et Sawyer embarquent in extremis dans l’avion que Lapidus parvient à faire décoller.

Resté seul, Jack sorte de la grotte, titube et s’allonge, mourant à coté du chien de Walt.

Dans la réalité alternative, Hurley joue toujours son rôle de rassembleur, enlevant Charly (Dominic Monaghan) à sa dépression pour le conduire à son concert de bienfaisance ou il fait la connaissance de Claire qui accouche subitement assistée par Kate.

Hurley continue son œuvre réconciliatrice en conduisant Sayid (Naveen Andrews) jusqu’à Shannon (Maggie Grace) et Boone (Ian Somerhalder) pour partager leurs souvenirs communs.

Sun (Yunjin Kim) retrouve également Juliet (Elisabeth Mitchell), qui l’ausculte après la blessure par balle lors de la fusillade entre Jin (Daniel Dae Kim) et les hommes de Keamy (Kevin Durand) et se souvient de sa maternité sur l’ile.

Les autres personnes à se retrouver sont Jack qui après avoir opéré Locke, réussit à lui rendre l’usage de ses jambes et allant chercher son fils au concert de Drive shaft, tombe sur Kate et se rappelle, très troublé leur histoire d’amour commune.

Puis Jack retrouve son père Christian (John Terry) qui n’est pas en réalité mort et qui lui révèle le pourquoi de toute cette histoire, le besoin pour eux de sortir de l’impasse que constituait leur vie passée et d’en passer par les incroyables aventures de l’ile.

Le père et le fils, enfin réconciliés rejoignent les autres survivants dont Desmond et Penny (Sonya Walger), Bernard (Sam Anderson) et Rose (L Scott Caldwell), Sun et Jin rassemblés à l’église et tout le monde mort sur l’ile, retrouve ainsi la vie et la sérénité dans ce nouveau futur…

En conclusion, « Lost saison 6, épisodes 17 et 18 » conclue de fort belle manière cette longue saga riche en rebondissements.

On comprend l’intérêt de planter dans la dernière saison une réalité alternative qui peu à peu laisserait la possibilité aux survivants de se rappeler de leurs aventures communes sur l’ile pour prendre un nouveau départ.

Les héros qu’on a ainsi vu souffrir pendant toutes ses années face à une ile aux propriétés surnaturelles, sujet d’étude par des scientifiques des années 70 puis zone de massacres entre clans rivaux, trouvent ainsi enfin la paix dans leurs conflits intimes : Jack se réconciliant avec un père détestable, Kate trouvant la stabilité entre le fils de Claire et Jack, Sawyer également avec Juliet, Charlie avec Claire, Sun et Jin avec la naissance de leur fille, Desmond avec Pennny, Sayid et Shannon, Locke avec ses jambes retrouvés et ce bon vieux Hurley avec sa chère Libby.

Riche, torturé, complexe jusqu’à en être parfois irritant, « Lost » boucle la boucle dans le cheminement nécessaire vers la voie de la sérénité après avoir affronté toutes ces épreuves.

Lost saison 6, épisodes 17 et 18 (Jeffrey Jacobs Abrams)
Repost 0
Published by Seth - dans Aventure
commenter cet article
1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 21:37
Lost saison 6, épisodes 15 et 16 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 6, épisodes 15 et 16 ».

L’épisode 15 réalisé Tucker Gates sur un scénario de Carlton Cuse et Damon Lindelof est entièrement consacré à l’exploration du passé de Jacob (Mark Pelligrino).

Une femme appelée Claudia (Lela Loren) est un jour rejetée par la mer sur l’ile.

Enceinte, elle est assistée dans son accouchement par une femme plus âgée (Allison Janney), qui après avoir permis la naissance de jumeaux, la tue à coups de pierre.

Les deux bébés sont élevés par cette mère d’adoption et devenus adolescents, découvrent la présence d’autres hommes sur l’ile, que leur mère leur défend fermement d’approcher en raison de leur dangerosité présumée.

Puis la femme, leur révèle après leur avoir bandé les yeux, l’existence sur l’ile d’une source lumineuse aux propriétés magiques : guérison accélérée, résurrection, électro magnétisme…

Mais plus tard, le frère de Jacob (Titus Welliver) reçoit la visite en rêve de Claudia qui lui avoue la vérité sur ses origines et le fait que la femme qui les a élevés est sa meurtrière.

Révolté, le jeune homme demande des explications puis décide d’aller rejoindre le groupe des hommes dans le but de quitter l’ile, Jacob préférant rester aux cotés de cette mère d’adoption.

Malgré la différence de leur mode de vie, les deux frères se voient périodiquement mais lorsque l’homme en noir montre à sa mère le fait qu’il est découvert l’emplacement de la source magique et qu’il entend bien à l’aide de ses amis exploiter ses propriétés pour quitter l’ile, celle-ci réagit violemment en l’assommant contre la pierre et en massacrant le camp des hommes.

La vieille sorcière paye pourtant cher son geste, puisque l’homme en noir survit et la tue, la délivrant ainsi d’un lourd serment transféré à Jacob : protéger la source magique.

Touché par le remord, l’homme en noir est agressé par Jacob qui ne pouvant pas le tuer en raison d’un sort jeté par leur mère adoptive, le frappe et le jette dans la source magique, faisant de lui ce monstre de fumée noire que l’on connait à présent…

Après que Jacob ait enterré le corps de son frère et de sa mère d’adoption, la boucle semble bouclée puisque on voit Jack, Kate et Locke trouver les squelettes un temps beaucoup plus lointain après.

Dans l’épisode 16 réalisé par Paul Edwards sur un scénario de Edward Kitsis, Adam Horowitz et Elisabeth Sarnoff, Benjamin (Michael Emerson), Richard (David Carbonell) et Miles (Ken Leung) se rendent dans l’ancien camps des Autres pour trouver de la dynamite afin de faire exploser l’avion.

Alors qu’ils puisent dans la réserve secrète de Benjamin ils sont rattrapés par Charles Widmore (Alan Dale) et Zoé (Sheila Kelley) qui recherchent toujours Desmond (Henry Ian Cusick).

Après un échange musclé, l’annonce de l’arrivée proche de Locke (Terry O’Quinn) les obligent à remettre à plus tard leur explication et à se mettre à l’abri dans le bunker de Benjamin.

Seuls Richard et Benjamin osent rester à l’extérieur pour affronter Locke.

Richard est brutalement projeté dans les airs tandis que Benjamin est réembauché par le Monstre qui lui promet de régner à nouveau sur l’ile en échange de son obéissance.

Avant de suivre son nouveau chef, Benjamin livre vicieusement son rival Widmore à Locke.

Zoé est sommairement égorgée puis Widmore tué par balles par Benjamin pour lui faire payer la mort de sa fille.

Mais avant de mourir, Widmore avoue à Locke qu’il cherchait Desmond en raison de sa résistance phénoménale aux rayonnement électromagnétiques.

Locke décide donc d’utiliser Desmond pour détruire l’ile.

De l’autre coté de l’ile, Hurley (Jorge Garcia) entre en contact une dernière fois avec Jacob qui se rendant visible à tous, leur explique qu’il cherche un remplaçant pour protéger la source de lumière avant de disparaitre à tout jamais.

Finalement, Jack (Matthew Fox) accepte la charge et est investi par Jacob de pouvoirs surnaturels.

Dans la réalité alternative, Desmond continue à mettre en relation les survivants d’Oceanic Airlines, se faisant volontairement arrêter par Sawyer (Josh Holloway) pour approcher Kate (Evangeline Lilly) et Sayid (Naveen Andrews) également emprisonnés.

Lors de leur transfert dans une autre prison, le trio est libéré par Ana Lucia (Michelle Rodriguez) payée par Hurley allié de Desmond dans la grande réconciliation.

Les deux hommes continuent leur travail de ralliement vers un concert de bienfaisance donné par Drive shaft.

En conclusion, « Lost saison 6, épisodes 15 et 16 » continue de se diriger vers la fin en donnant de précieuses informations sur la raison profonde des phénomènes étranges de l’ile, émanant d’une source aux propriétés surnaturelles.

La rivalité entre Jacob et son frère apparait claire, ce dernier se montrant réellement menaçant et machiavélique sous les traits de Locke.

On comprend également enfin l’origine de la fumée noire alias le Monstre qui massacre les survivants depuis les premiers épisodes.

Dans ces conditions la mort de Widmore passe presque inaperçue, Benjamin reprenant peu à peu de son allant perdu, tandis que sans surprise Jack accède aux plus hautes fonctions de l’ile, se positionnant ainsi en rival n°1 de son vieux rival Locke.

Enfin le personnage jusqu’alors secondaire de Desmond prend une importance toute particulière et inattendue…

Lost saison 6, épisodes 15 et 16 (Jeffrey Jacobs Abrams)
Repost 0
Published by Seth - dans Aventure
commenter cet article
1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 09:15
Lost saison 6, épisodes 13 et 14 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 6, épisodes 13 et 14 ».

L’épisode 13 réalisé par Steve Semel sur un scénario de Paul Graham et Zbyszewski Roland, Zoé (Sheila Kelley) et les hommes de Widmore (Alan Dale) viennent au camps de Locke (Terry O’Quinn) et le menacent de mort si il ne leur rend pas Desmond (Henry Ian Cusick).

Cet ultimatum appuyé par des déflagrations de bombes confirme la dangerosité de Widmore mais n’affecte en rien la détermination de Locke qui demande à Sayid (Naveen Andrews) de se rendre dans la foret pour abattre Desmond jeté au fond d'un puits.

Lié au Monstre par la promesse de revoir sa femme Nadia, Sayid semble accepter docilement sa mission mais renonce in extremis après que Desmond ait éveillé en lui des remords.

Revenu au camps il annonce à son nouveau maitre avoir rempli sa mission.

Mais Sawyer (Josh Holloway) parvient à convaincre un petit groupe de fidèles de trahir Locke, de se sauver dans la jungle et de prendre le voilier pour partir seuls en avion à l’aide de Fred Lapidus (Jeff Fahey), le seul pilote de l’équipe.

Kate (Evangeline Lilly), Hurley (Jorge Garcia), Sun (Yunjin Kim) et Jack (Matthew Fox) l’accompagnent mais sont rattrapés par Claire (Emilie de Ravin) menaçante avec son fusil.

Kate est alors obligée de négocier avec elle et parvient à la convaincre de venir avec eux pour revoir son fils, contre l’avis de Sawyer qui l’estime folle.

Mais sur le bateau, Jack a un doute et estime que Locke les manipulent pour les pousser à partir.

Il s’en ouvre à Sawyer qui irrité lui intime de quitter son navire, ce que fait Jack en sautant à la mer sous les yeux ébahis de Kate.

Revenu sur la plage, il tombe sur Locke et les siens.

Arrivés sur l‘ile de l‘Hydre, Sawyer et les siens sont trahis par Zoé sur ordre de Widmore et capturés ce qui terni les retrouvailles entre Sun et Jin (Daniel Dae Kim).

Sur le point d’être mis en cage, ils sont secourus par l’intervention de Locke qui changé en Monstre de fumée noire, massacre les gardes.

Dans la réalité alternative, Desmond permet à Claire de rentrer en contact avec Illana (Zuleikha Robinson), devenue avocate, qui traitant également la succession de Christian Shephard, permet à Jack de rencontrer sa demi sœur.

Enfin, Sawyer et Miles (Ken Leung) arrêtent Sayid pour le meurtre de Keamy (Kevin Durand) et ses hommes, sans connaitre sa réelle identité.

On bascule très vite sur l’épisode 14 réalisé par Jack Bender sur un scénario d’Elizabeth Sarnoff et Jim Galasso, Locke après avoir libéré Sawyer et les siens, les devancent vers l’avion en raison de ses capacités surnaturelles, tue les gardes de Widmore en un souffle et exhibe devant Sawyer un détonateur prouvant que l’avion était piégé, ce qui les pousse à se rabattre sur une évacuation par sous marin.

Sous une intense fusillade, Sawyer parvenir à embarquer dans le sous marin, laissant Claire en dehors et intégrant à grand peine Kate, blessée par balle à l’épaule ainsi que Sayid.

Il contraint sous la menace le capitaine à plonger alors que Locke laissé également sur place après un ultime volte face élimine en surface les derniers gardes de Widmore.

Lorsque Jack désireux de soigner Kate fouille dans son sac, il découvre un explosif et comprend que Locke les a trahi désirant les réunir dans un lieu confiné pour les éliminer hors de l’ile.

Commence alors une éprouvante course contre la montre, qui aboutit à une décision courageuse de Sayid se sacrifiant pour protéger ses amis.

Mais l’explosion terrible ouvre une brèche dans la coque du sous marin qui prend l’eau inexorablement.

Prise sous un amas de ferraille, Sun ne peut se libérer et Jin reste avec elle jusqu’à la fin, refusant de l’abandonner encore une fois.

Seuls Jack, Kate, Sawyer et Hurley parviennent à s’extraire et remonter à la surface.

Dans la réalité alternative, Jack opère Locke après la tentative d’assassinat de Desmond et tente de le convaincre, sans succès de suivre un traitement révolutionnaire lui permettant de retrouver l’usage de ses jambes.

Mais avant de laisser Locke repartir, Jack interroge Bernard Adler (Sam Anderson) le dentiste ayant opéré Locke après un grave accident d’avion, qui lui révèle que son père Anthony Cooper (Kevin Tighe) est dans une maison de retraite, quasiment paralysé après cet accident, dont Locke se sent responsable.

En conclusion, « Lost saison 6, épisodes 13 et 14 » accélère enfin la cadence dans une ultime course pour quitter l’ile, avec comme leader émergent Sawyer, prêt à jouer sur les deux tableaux avec Widmore et Locke, deux alliés extrêmement dangereux.

Des personnages historiques perdent la vie comme Sayid et les époux Kwon, unis dans une ultime scène d’un romantisme aigu.

Dans cette mêlée intense ou un sous marin est coulé et un avion rendu inutilisable, Jack trouve une place intermédiaire intéressante bien qu’en apparence secondaire face à son vieux rival Sawyer, étant entendu que Locke se situe à présent au dessus du lot.

Les flash backs dans la réalité alternative conservent pour moi un manque évident d’intérêt et revêtent pour moi le caractère d’un simple amusement de scénariste.

Mais le dénouement semble approcher…

Lost saison 6, épisodes 13 et 14 (Jeffrey Jacobs Abrams)
Repost 0
Published by Seth - dans Aventure
commenter cet article
31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 09:37
Lost saison 6, épisodes 11 et 12 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 6, épisodes 11 et 12 ».

L’épisode 9 réalisé par le trio historique Jack Bender, Carlton Cuse et Damon Lindelof, est entièrement consacré à Desmond Hume (Henry Ian Cusick) repêché par miracle par les hommes de Charles Widmore (Alan Dale) et placé dans un des bunkers de l’ile pour subir une dangereuse expérience en l’exposant à un puissant générateur d’ondes électromagnétiques.

Survivant au bombardement, Desmond se retrouve dans un univers alternatif dans lequel employé de Widmore, il revient d’un voyage en Australie pour s’occuper du bassiste du groupe de son fils, Drive shaft, hospitalisé après une overdose.

L’homme en question est Charlie Pace (Dominic Monaghan), qui était sur le même vol que Desmond de retour de l’ile.

Rebelle et ingérable, Charlie refuse l’aide de Desmond et s’enfuie, le laissant annoncer de manière désemparée la nouvelle à la femme de Widmore, Eloïse (Fionnula Flanagan), dont les pouvoirs de voyante lui permettent de voir que Desmond est en réalité à la recherche de quelqu’un.

Après un entretien avec David (Jeremy Davis) le fils de Widmore dans cette réalité, qui confirme lui aussi son étonnement par ses étranges capacités de physicien alors qu’il n’est que musicien dans cette réalité, Desmond se rend dans un stade ou s’entraine la nuit Penny Widmore (Sonya Walger).

Séduit par cette femme qu’il aimera dans un autre univers, il l’invite à prendre un café.

De retour sur l’ile, Desmond se réveille éberlué et sortant à grand peine de son expérience est secouru par Sayid (Naveen Andrews) envoyé par Locke (Terry O’Quinn) pour le récupérer et l’intégrer au groupe des gens désirant partir.

Dans l’épisode 12 réalisé par Dan Attias sur un scénario d’Edward Kitsis et Adam Horrowitz, Hugo (Jorge Garcia) est atteint par la perte de sa chère Libby (Cynthia Watros) et revoit d’entre les morts Michael (Harold Perrineau Jr) qui lui conseille d’arrêter les plans de Illana (Zuleikha Robinson) pour détruire l’avion de retour que cherche Locke.

Ce conseil semble prémonitoire lorsque la belle métisse explose avec un bâton de dynamite dans la main, mais Hugo ne s’arrête pas là et fait exploser toute la dynamite entreposée dans le Black rock, ruinant ainsi tous les espoirs de Richard Alpert (David Carbonell) principal instigateur du projet.

La scission est alors inévitable avec Richard, Benjamin (Michael Emerson) et Miles (Ken Leung) qui laisse Hurley conduire les autres pour rencontrer Locke.

Il trouve le vieil homme de retour d’une étrange expédition nocturne au cours de laquelle il précipite Desmond dans un puits profond situé en pleine jungle.

Après un échange tendu, Locke remet son couteau à Hugo et les groupe se réunissent.

Dans un univers alternatif, Hugo devenu un milliardaire philanthrope après avoir réussi comme PDG d’une chaine de fast food de poulet, rencontre Libby dans un restaurant et tombe amoureux d’elle, allant jusqu’à la suivre dans l’hôpital psychiatrique ou elle est internée, à sa propre demande.

Le lien qui les unit sur l’ile ressurgit alors dans ce monde alternatif dans lequel Desmond percute en voiture Locke à la sortie de l’école ou il enseigne sous les yeux étonné de Benjamin, lui-même enseignant en histoire.

En conclusion, « Lost saison 6, épisodes 11 et 12 » brouille toujours davantage les cartes jusqu’à rendre difficilement compréhensible une histoire, ou plutôt des histoires particulièrement compliquées.

Entre passé/présent/futur et réalités alternatives ou tout le monde acquiert de mystérieux et nouveaux liens de parenté, les scénaristes jouent avec le téléspectateur en donnant l’impression de tirer sur la ficelle pour faire durer la série jusqu’à son terme.

Difficile donc d’adhérer à ses épisodes développant des vies alternatives bien qu’inconsciemment liées au passé, surtout que les personnages de Desmond et d’Hugo ne sont pas les plus intéressants à mes yeux.

On attend donc mieux pour la dernière ligne droite avant la fin !

Lost saison 6, épisodes 11 et 12 (Jeffrey Jacobs Abrams)
Repost 0
Published by Seth - dans Aventure
commenter cet article
29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 19:45
All is lost (Jeffrey C Chandor)

Cinéma à présent avec une œuvre étrange, « All is lost » de Jeffrey C Chandor.
Sorti en 2013, « All is lost » est un film quasi muet dans lequel un navigateur solitaire (Robert Redford), se réveille un matin avec la coque de son catamaran percée par un conteneur dérivant.
Rapidement l’eau pénètre par la brèche et l’homme perdu au milieu de l’Océan indien, se voit obligé de s’activer pour rétablir la situation.
Il parvient à dégager l’énorme masse de métal en utilisant une ancre flottante et à improviser une réparation de fortune permettant de colmater la brèche.
Après avoir péniblement écopé en activant manuellement une pompe d’évacuation, l’homme parvient à stabiliser la situation mais sa situation avec une radio et un GPS hors d’usage reste précaire.
Pire que cela, il est pris dans une violente tempête qui fait chavirer son bateau, manque de le tuer en l’entrainant sous la mer et le pousse à évacuer dans son radeau de sauvetage.
Le navigateur survit à la tempête mais constate que son navire est trop endommagé pour être réutilisé.
Il parvient à revenir à bord, à récupérer des vivres, un sextant et des cartes maritimes, à soigner une vilaine coupure au front et se résout à finalement se laisser dériver dans son radeau pneumatique.
Un petit espoir subsiste lorsque calculant sa position au sextant il comprend qu’il dérive jusqu’à une route maritime.
L’homme tient bon, survit à une nouvelle bascule de son embarcation qui lui fait perdre toutes ses provisions et parvient à produire de l’eau potable par condensation autour d’une bâche en plastique.
Affaibli et brulé par le soleil, l’homme croise plusieurs cargo qui l’ignorent, ne le voyant pas de toute leur hauteur et la puissance de leurs machines.
La présence de requins évoluant sous son embarcations et lui chipant à l’occasion des poissons péchés, ajoute à son angoisse.
Sorti de la route maritime, l’homme voit un dernier cargo et désespéré allume un grand feu qui finit par détruire son radeau.
Alors qu’il se laisse glisser dans les profondeurs de la mort, il perçoit la lumière d’une embarcation et rassemble ses dernières forces pour remonter à la surface.
En conclusion, « All is lost » est un film atypique, dépouillé à l’extrême, narrant de manière sobrissime la lutte pour la survie d’un homme plus tout jeune face à une nature hostile et souveraine.
On ne peut que saluer la performance de Redford, la ténacité de son personnage qui parvient jusqu’au bout à enclencher des mécanismes de survie qui le préservent avec une ténacité impressionnante d’un découragement ou d’une panique mortels.
Admiration et angoisse sont les deux sentiments qui prédominent au visionnage de ce film particulièrement original et marquant.

All is lost (Jeffrey C Chandor)
Repost 0
Published by Seth - dans Aventure
commenter cet article
20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 19:45
Lost saison 6, épisodes 9 et 10 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 6, épisodes 9 et 10 ».

L’épisode 9 réalisé par Tucker Gates sur un scénario de Melinda Hsu Taylor & Greggory Nations est entièrement consacré au personnage de Richard Alpert (David Carbonell), qui dans le passé en Espagne tue un médecin qui ne voulait pas soigner sa femme Isabella (Mirelly Taylor), gravement malade.

Les conséquences sont désastreuses pour lui avec non seulement la mort d’Isabella mais une condamnation à embarquer sur navire pour échapper à la peine de mort.

Mais le navire anglais, le Black rock fait naufrage sur l’ile près de l’Australie, délivrant Richard des affreuses conditions de vie dans la cale.

Survivant miraculeusement au naufrage, Richard n’en demeure pas moins enferré dans la cale mais l’attaque du Monstre qui tue les officiers sous la forme de sa fumée noire, l’épargne miraculeusement.

Affamé et assoiffé, Richard voit Isabella lui parler dans un demi coma et est finalement délivré par le Monstre qui a pris une apparence d’un homme en noir (Titus Welliver).

Très bienveillant, il lui dit être en enfer propose de revoir Isabella en échange d’un petit service : le meurtre de Jacob (Mark Pellegrino).

Richard accepte sans sourciller mais ne peut tuer Jacob qui lui révèle qu’il a fait un marché avec le Diable en personne.

Jacob retourne Richard, lui accordant la vie éternelle en échange d’une charge d’administrateur.

Lorsqu’il retourne voir le Diable, celui-ci accepte ses raisons en lui rappelant que son offre tient toujours.

Un dialogue tendu s’installe ensuite entre le Monstre/Diable et Jacob qui se trouve menacé de mort.

Dans le présent, Richard profite de la mort de Jacob pour dire au Monstre qu’il a changé d’avis et demande à mourir pour retrouver sa femme, sans succès….

Hurley (Jorge Garcia) fait ensuite son apparition et rassure Richard Alpert après être entré en contact avec Isabella, puis dit qu’il doit empêcher l’Homme en noir de quitter l’ile sous peine de mort.

Dans l’épisode 10, réalisé par Paul Edwards sur un scénario de Paul Zbyszewski & Graham Roland, le camp de Locke (Terry O’Quinn) est attaqué par les hommes de Widmore (Alan Dale) et Jin (Daniel Dae Kim) enlevé.

A bord du sous marin, le mafieux-industriel montre à Jin une photo de sa fille et lui propose de l’aider à la revoir si il empêche Locke de quitter l’ile.
De son coté, Locke qui a un besoin impérieux de Jin et Sun (Yunjin Kim) pour partir, se rend avec Sayid (Naveen Andrews) sur l’ile de l’Hydre pour le réclamer à Widmore.

Il essuie un refus, tandis que Sayid envoyé en infiltration sous marine a la surprise de trouver Desmond (Henry Ian Cusick) aux mains des hommes de Widmore.

Dans le flash back, Jin voit ses 25 000 dollars confisqués par les douaniers américains et se retrouve en fâcheuse posture face à l’homme à qui il devait les remettre, l’increvable gangster Martin Keamy (Kevin Durand).

Malgré une courageuse tentative de Sun pour le protéger, Jin est enlevé par Keamy, Mikhaïl (Andrew Divoff) et Omar (Anthony Azizi).

Après s’être rendue en catastrophe à la banque pour retirer l’argent, Sun découvre que son père Mr Paik a fermé son compte car en réalité les 25000 dollars étaient destinés à payer Keamy pour tuer Jin afin de le punir de sa liaison avec Sun.

L’arrivée de Sayid qui tire sur Keamy et Aziz change la donne, permettant à Jin de se libérer, puis de tirer dans l’œil Mikhaïl.

Malheureusement Sun reçoit une balle au cours de l’affrontement.

En conclusion, « Lost saison 6, épisodes 9 et 10 » ne constitue pas pour moi la meilleure partie de la série, même si elle permet de connaitre toute l’histoire de Richard Alpert et d’en savoir un peu plus sur la dualité entre le Monstre et Jacob, même si leur relation antagoniste reste confuse.

L’intrigue se complexifie avec le match à distance entre Locke/le Monstre et Widmore, dans lequel Jin, Sun et éventuellement Desmond interviennent à présent…

Difficile pour l’instant d’y voir claire.

Lost saison 6, épisodes 9 et 10 (Jeffrey Jacobs Abrams)
Repost 0
Published by Seth - dans Aventure
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens