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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 21:59

Sur nos écrans en cette fin d’année 2016, « Snowden » d’Oliver Stone traite d’un sujet en principe fort comme l’affectionne le réalisateur en retraçant le parcours de l’ex analyste de la CIA et de la NSA qui défraya la chronique en révélant les écoutes pratiquées au nom de la lutte contre le terrorisme sur des citoyens lambda et surtout sur l’ensemble des chefs d’états ou patrons d’entreprises afin de contribuer à assoir la domination américaine dans le monde.

L’action commence à Hong-Kong en 2013, ou Edward Snowden (Joseph Gordon Lewitt) a convoqué le journaliste du Gardian Gleen Gruenwald (Zachary Quinto) et de  Laura Proitas (Melissa Leo) du Washington Post pour diffuser ses aveux.

Snowden parle, les journalistes filment et enregistrent.

Réformé en 2004 de l’armée américaine en raison d’un problème aux jambes, Snowden saisit sa chance pour entrer à la National Security Agency et mettre à profit ses dons réels pour l’informatique.

Formé dans la Maryland, Snowden séduit son professeur Harry Foster (Nicolas Cage) par ses capacités et par son patriotisme sans tache.

Il devient le favori du directeur Corbin O’Brian (Rhys Ifans) qui lui propose une première mission à Genève ou les choses ne se passent pas comme prévu.

Snowden détecte des failles dans le système informatique des RH de l’ONU mais écope d’un blâme en récompense.

Mais Matt Kovar (Timothy Olymphant) de la CIA le remarque et l’embauche personnellement pour une mission d’espionnage.

Aidé par sa petite amie Lindsay Mills (Shailene Woodley), Snowden apprend les rudiments de l’ingénierie sociale en approchant un banquier iranien puis Gabriel Sol (Ben Schnetzer) un collègue lui apprend comment utiliser PRSIM et Xkeyscore, un logiciel espion permettant à partir de mots clés de récupérer toutes formes d’informations numériques sur une personne.

Un point faible est alors détecté sur le banquier qui est trainé dans un club de strip tease et abondamment saoulé par Kovar.

Mais Snowden se montre choqué par ces méthodes et éprouve de réelles difficultés devant un logiciel capable de violer sans vergogne toutes les principes de protection de la vie privée.

Il quitte alors avec fracas la CIA mais est réembauché comme consultants chez Dell au Japon pour espionner ce pays pour cette même CIA…

Les disputes avec Lindsay qui le suit par amour mais qui a plutôt une vie d’artiste bohème deviennent fréquentes…

Lorsque Snowden découvre de plus qu’il est épileptique il refuse de prendre un traitement qui ralentirait estime il ses facultés intellectuelles.

Après le Japon et les nouvelles félicitations de O’Brian, Snowden est affecté à Hawaï pour développer des programmes de cyber défense.

Il y retrouve Gabriel mais se trouve supervisé par Trevor James (Scott Fitzgerald) mais Snowden comprend que l’un de ses programmes a en réalité servi à géolocaliser des terroristes pour les abattre.

Ces méthodes choquent les autres analystes qui se posent aussi des questions sur ses assassinats sommaires.  

Après une nouvelle crise d’épilepsie devant ses collègues, Snowden se sait très surveillé par O’Brian et profite d’une gaffe de Trevor vis-à-vis de l’infrastructure syrienne pour copier tous les fichiers sur une clé informatique.

Il réussit à sortir du complexe et prend ensuite contact avec les journalistes.

Après de longs débats, la hiérarchie du Gardian composé de Ewen Mc Askill (Tom Wilkinson) et Janine Gibson (Joely Richardson) accepte de publier les informations de l’interview de Snowden qui se sait ensuite recherché activement par le gouvernement américain.

Il bénéficie de la protection des avocats de Wikileaks et parvient à rejoindre la Russie ou Poutine le protège de la vindicte américaine.

De là, il est donne quelques interviews pour revendiquer ses actes malgré le lourd tribu qu’il doit payer (exil, privation de liberté).

Suite à ces révélations, le congrès américain déclare les méthodes de la NSA illégales et Obama annonce l’arrêt des écoutes de masses.

En conclusion, « Snowden » ressemble davantage à un documentaire/grand déballage public des méthodes de l’espionnage américain qu’à un véritable film.

L’intrigue est linéaire, complexe, difficile à suivre et ne rend pas justice à un sujet qui aurait pu être plus passionnant.

Au final donc une œuvre un peu plate qui a le mérite d’informer le grand public sur l’impact que peut avoir un seul homme pétri de principes inaltérables capable de trahir son pays et de vivre en paria en vertu de ceux-ci.

Héros ou traitre ? Seule l’histoire jugera l’acte fou de cet homme persuadé d’avoir ouvré dans l’intérêt général.

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 19:45

Fort du succès fulgurant du premier opus, « Mission impossible 2 » est confié en 2000 à John Woo, l’un des maitres du film d’action hong-kongais.

A Séville, Ethan Hunt (Tom Cruise) met à l’épreuve Nyah Nordoff-Hall (Thandie Newton) une voleuse professionnelle qui n’apprécie pas de rentrer bredouille après s’être fait baladée par les systèmes de sécurité.

L’affaire aurait pu en rester là si après la mort du Dr Nerkhovitch (Rade Serbedzija) un spécialiste mondial de virologie, Hunt ne devait pas sous les ordres de sa hiérarchie, recruter pour de bon Nyah qui s’avère être l’ex petite amie du principal suspect, un ex agent de l’IMF Sean Ambrose (Dougray Scott).

Hunt parvient à convaincre la belle qui tente pourtant de le semer dans une effarante course poursuite en voiture de sport.

Nyah renoue avec Ambrose qui toujours attiré, l’admet dans sa base australienne solidement gardée malgré quelques réticences de son bras droit Hugh Stamp (Richard Roxborough) sèchement réprimées.

En réalité Ambrose a dérobé un virus mortel appelé la Chimère et seul possesseur de l’antidote appelé le Bellerophon tente de faire chanter le patron de Nerkhovitch, le PDG de Biocyte John Mc Cloy (Brendan Gleeson).

Toujours en contact Nyah par le biais de micro émetteurs, Ethan tente de recoller les pièces du puzzle et obtient les informations recherchés en enlevant Mc Cloy et en lui faisant croire à sa contamination par la Chimère.

Il apparait en réalité que Mc Cloy voulait intentionnellement diffuser la Chimère pour augmenter les gains de sa société et qu’il a juste été doublé par plus malin et déterminé que lui.

Sans se douter que Ambrose a détecté le double jeu de Nyah et l‘a faite prisonnière, Ethan tente une infiltration audacieuse dans les locaux de Biocyte, un building hautement sécurisé, afin de détruire les souches de Chimère.

Aidé par son fidèle expert en cyber sécurité Luther Stickell (Ving Rhames) et son pilote d’hélicoptère Billy Baird (John Polson) il parvient presque à ses fins mais se fait cueillir par Ambrose et ses hommes.

Paniquée, Nyah préfère s’injecter la Chimère pour ne pas être exécutée et devient de fait la dernière souche vivante…

Ethan se replie sous une pluie de balles et promet à sa bien aimée de la secourir sous 20h, durée à laquelle le virus devint mortel, tandis que Ambrose la largue sournoisement en plein cœur de Sydney pour répandre la Chimère dans une ville de 5 millions d’habitants et faire grimper les stock options de Biocyte seul possesseur du vaccin.

Mais Ethan tient parole et prend d’assaut une base pourtant surprotégée de la baie de Sydney.
Quasiment invincible en close combat il élimine tous les gardes et se paye même le luxe d’utiliser Hugh pour duper la vigilance d’Ambrose.

Parti en moto avec le vaccin, Ethan se fait poursuivre par Ambrose et ses gardes surarmés.

La poursuite combinant hélicoptère, motos et voiture est dantesque et se solde par une confrontation virile entre les deux hommes.

Après une hésitation quasi fatale, Ethan tue finalement l’affreux Ambrose.

Bien entendu Nyah qui s’apprêtait à se suicider plutôt que de contaminer le monde est sauvée !

Le couple peut donc filer le parfait amour sous le soleil australien !

En conclusion, obéissant à la loi du toujours plus, « Mission impossible 2 » surclasse d’une tête le premier opus en boostant l’action à son paroxysme dans des scènes si époustouflantes qu’elles en deviennent irréelles.

Tom Cruise n’est ici plus un être humain mais un surhomme capable d’accomplir toutes les plus grandes prouesses physiques/techniques sans jamais être blessé plus que par quelques égratignures.

Bien construit, mené sur un rythme d’enfer avec une BO mémorable ou se cotoient Metallica, Limp Bizkit, Foo fighters, Brian May et Godsmack ce film référence dans le genre, parviendrait presque à grand shoot d’adrénaline à faire oublier ses invraisemblances !

Difficile après de se renouveler sans doute !

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 10:07

Il y a vingt déjà sortait « Mission impossible » de Brian de Palma adapté de la célèbre série des années 1960-1970.

Ici, une équipe de l’IMF (Impossible Mission Force) commandée par Jim Phelps (John Voight) est envoyée à Prague pour arrêter Alexander Golystin (Marcel Lures) un espion cherchant à acquérir un disquette permettant de connaitre tous les agents doubles américains d’Europe de l’Est.

Sur place lors d’une complexe opération dans une ambassade américaine, les agents se font progressivement massacrés : Jack Harmon (Emilio Estevez) le spécialiste du piratage informatique est écrasé par un ascenseur, Jim se fait tirer dessus et tombe dans une rivière, Sarah Davis (Kristin Scott Thomas) est poignardée et la voiture d’Hannah (Ingebora Dapkunaite) explose.

Seul Ethan Hunt (Tom Cruise) le transformiste échappe au massacre et contacte sa hiérarchie qui lui donne rendez vous dans un restaurant.

Eugene Kittrigde (Henry Czerny) explique donc à Ethan que l’opération était un leurre destiné à faire sortir un agent double nommé Job dans leur propre équipe.

Ethan étant le seul survivant, il devient le principal suspect.

Mais il parvient à s’extraire du piège en utilisant un chewing gum explosif qui fait exploser le restaurant.

Avec Claire (Emmanuelle Béart) la femme de Jim autre miraculée de l’opération, Ethan contre attaque et fixe un rendez vous par email au commanditaire de Job.

Il rencontre donc Max (Vanessa Redgrave), une femme à la tête d’une organisation secrète concurrent qui cherche à mettre la main sur la véritable liste des agents doubles.

Après une légitime mise à l’épreuve, Ethan négocie 10 millions de dollars pour lui apporter et contacte ensuite deux experts en piratage : Franz Krieger (Jean Reno) et Luther Stickel (Ving Rhames).

La mission à hauts risques consiste à dérober les données en plein cœur d’un centre ultra sécurisé de la CIA situé à Langley (Etats-Unis).

Le quatuor parvient à ses fins après une audacieuse manœuvre combinant piratage informatique réalisé par Stickel et prouesses physique d’Ethan qui télécharge les fichiers suspendu par des filins dans une salle truffée de détecteurs (température, pression) ultra sensibles.

Lorsque Donloe (Rolf Saxon) l’employé principal drogué par Claire revient, il ne peut que constater les dégâts.

Furieux, Kittridge fait arrêter les parents de Jim pour de fausses accusations de trafic de drogue.
Ethan l’appelle donc depuis une cabine téléphonique londonienne mais raccroche avant d’avoir pu être localisé.

A sa grande surprise il tombe sur Jim qui lui explique une histoire invraisemblable pour justifier le fait qu’il soit encore vivant.

De plus en plus méfiant sur ses « associés » notamment le trouble Krieger, Ethan fixe  un rendez vous à Max dans le TGV Paris-Londres avec les hommes de Kittridge à ses trousses.

Alors que la chef criminelle télécharge les précieuses données, Ethan se rend dans le wagon à bagage récupérer son argent et comprend que Claire était de mèche avec Jim qui était Job, l’agent infiltré responsable de la mort des siens.

Claire est tuée dans une lutte confuse tandis qu’Ethan poursuit Jim sur le toi du train.

L’action culmine dans cette lutte à plus de 300 km/h avec Krieger allié également de Jim qui cherche à le récupérer avec un petit hélicoptère.

Finalement Jim et Krieger sont tués dans l’explosion de leur machine.

Réintégrés et promus, Ethan et Luther sont les grands gagnants de l’histoire.

En conclusion, « Mission impossible » est l’archétype du blockbuster des années 90 construit pour une rentabilité maximum : présence de la superstar Tom Cruise et de scènes d’actions spectaculaires (jeux avec les filins, bagarre sur le toit du TGV).

Qu’importe au fond si l’intrigue tarabiscotée soit des plus improbables, si les matériels informatiques massifs prêtent aujourd’hui à sourire, seule compte l’action et l’emballage…

Très européen (Prague, Londres) voir français avec la présence deux stars hexagonales, « Mission impossible » lança une franchise transformant une sympathique série un peu datée des années 60 en grosse machine à fric.

Même si on n’adhère pas forcément à ce type de cinéma, on en reconnaitra une certaine efficacité.

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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 20:29
Mission impossible : rogue nation (Christopher Mc Quarrie)

Énorme blockbuster de l’été 2015, « Mission impossible : rogue nation » de Christopher Mc Quarrie envahit actuellement toutes les salles de cinéma.

Cinquième volet d’une saga commencée en 1996, soit il y a quasiment vingt ans à présent, « Mission impossible : rogue nation » montre l’IMF en proie à un ennemi féroce en la personne du mystérieux Syndicat, dont les motivations plutôt obscures de changement de l’ordre mondial aboutissent plus explicitement à une succession d’actes terroristes.

L’agent Ethan Hunt (Tom Cruise) fait échouer une première livraison d’armes chimiques dérobés en Biélorussie en grimpant sur un A400-M en pleine phase de décollage.

Il se rend ensuite chez un disquaire anglais et est pris en traitre par un tueur mystérieux, Solomane Lane (Sean Harris) qui tue son contact local et le capture à l’aide d’un gaz paralysant.

Avant de succomber au gaz, Hunt a le temps d’avertir sa hiérarchie, William Brandt (Jeremy Renner), directeur de l’IMF qui doit faire face à une menace de dissolution suite aux violentes accusation d’irresponsabilité portées par le directeur de la CIA, Alan Hunley (Alex Baldwin).

Détenu et torturé par Janik (Jens Hulten) un spécialiste du Syndicat particulièrement sadique, Hunt bénéficie de l’aide inattendue de Ilsa Faust (Rebecca Ferguson) en réalité un agent double du MI-6 qui tue la plupart des gardes et l’aide à s’échapper.

A Londres, Benji Dunn (Simon Pegg) doit faire face à un interrogatoire serré de sa hiérarchie qui l’accuse d’aider Hunt, devenu indésirable depuis la dissolution de l’AMF.

Le sympathique et fantasque geek n’en fait qu’à sa tête et met ses compétences informatiques au service de son ami.

Il se rend à Vienne pour empêcher l’assassinat du chancelier d’Autriche en plein opéra.

Mais à l’intérieur du splendide édifice la situation se complique, forçant Hunt à intervenir face un colossal tueur blond.

Hunt parvient à triompher de son coriace adversaire après une lutte échevelée sur le complexe système de plateformes élévatrices mais Ilsa également présente, tire sur le chancelier le blessant assez superficiellement pour le faire évacuer et l’aider à échapper à un second tueur.

Le chao règne alors dans la ville lorsque le chancelier est évacué avant de mourir dans l’explosion de sa voiture.

De nouveau unis dans la fuite, Ilsa, Benji et Ethan sont pris en chasse par les tueurs du Syndicat.
Ilsa parvient à convaincre Ethan de l’éjecter de sa voiture afin de couvrir sa fuite et de donner le change à Lane, son employeur officiel, qui malgré de forts doutes sur son efficacité de tueuse, lui accorde le bénéfice du doute.

Afin de prouver l’existence du Syndicat et de le démanteler, Ethan et Billy se rendent au Maroc pour retrouver Ilsa qui leur indique un plan risqué visant à dérober un fichier de registres informatiques situé dans un complexe ultra sécurisé.

Ethan plonge pour une apnée de trois minutes pour changer le profil d’accès des protections informatiques et permettre ainsi à Billy de dérober le précieux fichier à l’intérieur même du complexe.

L’opération réussit mais Ilsa dérobe le fichier et s’enfuit à moto.

Une ahurissante course poursuite débute alors dans les rues de Casablanca, avec des motards du Syndicat, le duo Ethan/Billy à bord d’une BMW ultra rapide et enfin Brandt aidé de l’informaticien Luther Stickwell (Ving Rhames) à bord d’un robuste 4x4.

Les motards sont éliminés, la BMW fait un spectaculaire saut périlleux mais Ethan qui continue la poursuite en moto à une cadence infernale, échoue à rattraper la belle agent double.

A Londres, elle remet tente de remettre le fichier à son supérieur Atlee (Simon Mc Burney) qui lui ordonne de le remettre à Lane.

Mais le fichier est en réalité vide et Benji qui a fait un double découvre qu’il est triplement crypté, ne pouvant être déverrouillé que par le premier ministre britannique lui-même.

Ce qui reste de l’IMF comprend donc que le Syndicat va enlever le premier ministre et décide de le prendre de vitesse au grand désespoir de Brandt, qui finit par trahir ses amis en alertant Hunley.

La situation se tend lors d’une cérémonie caritative ou assiste le premier ministre (Tom Hollander).

Hunton se joue de la sécurité de la CIA et à l’aide d’un grossier masque à l’effigie de Atlee, plante une fléchette dans le premier ministre pour lui faire avouer l’existence d’un projet de Atlee pour créer une organisation para militaire afin d’exécuter les basses besognes du gouvernement britannique.

Sous l’effet du sérum, le premier ministre déverrouille les fichiers officialisant l’existence du Syndicat, ce que confirme le vrai Atlee lui aussi frapper d’une fléchette.

Après une négociation tendue dans une gare de Londres, Hunt fait virer 50 millions sur le compte de Lane et parvient à faire libérer le malheureux Benji harnaché avec une bombe.

Il lui assure avoir détruit la liste mais mémorisé tous les contacts.

Lane lance alors ses tueurs sur Ethan et Ilsa.

La jeune femme tue Janik le boucher après un face à face au couteau, tandis que Ethan attire Lane dans un piège et lui rend la monnaie de sa pièce en le gazant.

Beau joueur, Hunley reconnait avoir démantelé l’IMF pour forcer le Syndicat à s’exposer. La CIA accepte donc de réactiver cette organisation concurrente.

En conclusion, « Mission impossible : rogue nation » contient tous les ingrédients du blockbuster à succès, avec des scènes d’actions ultra spectaculaires visant à masquer un scénario complexe mais ridicule à souhait ou des méchants terroristes blonds menace l’ordre établi pour des motifs inconnus dont tout le monde se fout.

Tom Cruise est du haut de ses cinquante trois printemps, éclatant de forme, réalisant des cascades ébouriffantes et tuant à mains nues ou armes à feu autant d’hommes que sa partenaire féminine la belle et athlétique Rebecca Ferguson.

Le spectateur en prend donc plein la tête, avec des scènes aériennes, sous marines ou motorisées ayant valeur d’anthologie dans le genre action pure et dure.

Malgré cela et la présence du comique Pegg, pour insuffler un peu d’humour et de second degré dans le récit, on ne peut s’empêcher de trouver un peu sans âme cette grosse machine hollywoodienne tournant à plein régime.

A réserver donc aux fans d’action ne voulant pas se claquer de neurones cet été..

Mission impossible : rogue nation (Christopher Mc Quarrie)
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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 09:24
The sentinel (Clark Johnson)

Voir un film avec Michael Douglas est toujours un plaisir aussi est-ce avec une grande curiosité que j’ai découvert « The sentinel » de Clark Johnson.

L’histoire se déroule en 2006, dans les arcanes de la Maison Blanche à Washington.

Pete Garrison (Michael Douglas) est un agent des services secret et assure la sécurité de Sarah Ballantine (Kim Basinger), la femme du président des Etats-Unis dont il a fini par devenir l’amant.

Le meurtre de son ami Charlie Merriweather (Clark Johnson) devant son domicile est un premier évènement troublant puis l’agent secret comprend qu’il est victime d’une machination lorsque il reçoit à son domicile des photos de sa liaison avec Sarah et qu’un coup de fil anonyme le conduit dans un café fréquenté par des proches de puissants cartels de drogues sud américains alors que dans le même temps, la tentative d’assassinat de président Ballantine (David Rasche) dont l’hélicoptère est abattu ne tarde pas à mettre en alerte rouge les services de sécurité qui cherchent un traitre dans l’entourage proche du président.

L’enquête est confiée à David Breckinridge (Kiefer Sutherland) assistée par Jil Marin (Eva Longoria) jeune et séduisant agent d’origine hispanique.

Garrison connu pour être le garde du corps ayant pris une balle pour sauver le président Reagan dans les années 80, est logiquement suspecté et doit passer le test du polygraphe, une sorte de détecteur de mensonge qui le met en difficulté.

Ayant un vieux contentieux avec Breckinridge pour une liaison avec son ex femme, Garrison échappe à une interpellation et tente par ses propres moyens d’établir son innocence.

Il parvient à retrouver son indicateur Walter Xavier (Raynor Scheine), qui l’avait attiré dans une violente fusillade dans un centre commercial et le découvre mort.

Contre toute attente, Marin qui croit en son innocence lui fournit une aide pour diriger ses recherches et le met sur la piste d’une organisation terroriste d’extrême Orient visant à éliminer le président lors d’un sommet israélo-palestinien.

Le duo Garrison-Marin comprend que le traitre est en réalité Montrose (Martin Donovan) le chef de la sécurité du président qui s’est de fait soustrait au test du polygraphe.

Prenant tous les risques, Garrison se rend au sommet et déclenche une fusillade avec les terroristes.

Montrose perd la vie dans les échanges de tir mais Garrison appuyé par Breckinridge, finit par éliminer les terroristes et à sauver le président.

Ayant prouvé son innocence, le vétéran finit par prendre une retraite bien méritée …

En conclusion, « The sentinel » est un de ces classiques thrillers sitôt vu sitôt oublié dans lequel Michael Douglas a été mille fois vu et revu.

Le scénario montrant un homme seul contre un système ligué contre lui n’est pas très original et se déroule tortueusement dans une ambiance de paranoïa liée au monde des services secrets américian.

Restent pour sauver « The sentinel » de la série B efficace mais anonyme le casting assez impressionnant, le charme de Longoria et la présence toujours magnétique de la star Douglas.

The sentinel (Clark Johnson)
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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 10:17
L'arme à l'oeil (Ken Follett)

L’Écossais Ken Follett est l’un des plus gros vendeurs de livres contemporains, avec une spécialisation pour les romans historiques.

Sorti en 1978, « L’arme à l’œil » se concentre sur la Seconde guerre mondiale avec en toile de fond le débarquement des troupes alliées sur les cotes françaises.

En prélude à l’affrontement de masses, se déroule en 1944, une véritable guerre d’espions entre le MI-5, services secrets britanniques et l’Abwher, leurs homologues allemands.

L’enjeu pour les Anglais est de tromper les espions allemands présents sur l’ile en leur faisant croire à un débarquement dans le Nord de la France alors qu’il aura lieu sur les cotes de Normandie.

Mais le III ième Reich compte dans ses rangs un atout de taille, Henry Faber alias Die Nadel, l’aiguille, loup solitaire présent en Grande Bretagne et susceptible par ses compétences de découvrir la vérité et d’informer Hitler en personne qui cherche à vérifier par des preuves tangibles son intuition première face à des généraux plutôt enclin à tomber dans le piège tendu par les Anglais.

Détecté par le MI-5 après avoir tué sa logeuse qui l’avait par hasard découvert, Faber est poursuivi par l’inspecteur Fred Bloggs aidé de Percy Godliman un professeur d’histoire.

Les deux hommes tentent de le localiser, mais l’homme est prudent, mobile et surtout déterminé à tuer à l’aide de son arme favorite, un stylet aiguisé qui lui a valu son surnom.

La poursuite prend un tour dramatique lorsque Faber déguisé en observateur d’oiseau finit par découvrir les faux tanks et avions anglais disposés pour leurrer les reconnaissances aériennes et faire pencher la balance vers une attaque dans le Nord.

Redoutable, Faber tue cinq gardes territoriaux et abandonne la péniche qui lui servait de couverture.

Il fuit avec les clichés prouvant le supercherie montée par les Anglais, tentant de rejoindre l’Ecosse ou est sensé venir le chercher un sous marin allemand.

Traqué, Faber tue un nouvel agent anglais dans un train, se fait prendre en stop et gagne Aberdeen.

Malheureusement pour lui une terrible tempête éclate et provoque le naufrage du petit navire qu’il avait volé au port.

Echappant de justesse à la mort, Faber est récupéré blessé et épuisé sur une ile perdue en Ecosse, ou vivent avec leur fils Jo, David et Lucy, un couple perturbé par la guerre et un stupide accident de voiture qui a privé David de l’usage de ses jambes et de sa vocation de pilote de la Royal Air Force.

Considéré comme un naufragé, Faber est plutôt bien traité par le couple et donne habilement le change.
Plutôt bel homme, il séduit Lucy en manque d’amour depuis le changement physique mais surtout psychologique de son mari.

Une relation se noue entre eux mais David finit par se douter de quelque chose, combinant jalousie et suspicion de la qualité d’espion du naufragé.

Une dispute éclate entre eux sur l’ile et un terrible combat s’engage.

Malgré son handicap, David utilise la puissance du haut de son corps, la jeep de l’ile et un fusil de chasse.

Il parvient à blesser Faber et manque même de le tuer avec la jeep, mais l’athlétique Allemand prend finalement le dessus, jetant l’infortuné mari du haut d’une falaise.

De retour et plutôt mal en point chez Lucy, Faber prétexte un accident de voiture mais finit lui aussi par éveiller les soupçons de Lucy qui fuit avec son enfant à l’autre extrémité de l’ile afin d’émettre un SOS.

La lutte à mort reprend mais Lucy tient bon, découvrant en elle des ressources inespérées.

Lucy envoie un SOS capté par une corvette qui met vite le duo Bloggs/Godliman sur la piste de l’espion et finit par tuer l’espion en le faisant lui aussi chuter d’une falaise.

Faber meurt, manquant son rendez vous avec le sous marin et échoue dans sa mission.

Le sort de la guerre est donc scellé.

En guise de gentil épilogue, Lucy épouse Bloggs qui une fois grand père raconte plus tard l’histoire à ses petits enfants.

En conclusion, « L’arme à l’œil » est un classique mais plaisant roman d’espionnage dans lequel Follett déploie tout son savoir faire habituel.

Guerre et histoire ne servent ici que de plaisantes toiles de fond pour bâtir un roman très bien mené dans lequel le personnage principal, voir le héros est bel et bien l’espion Allemand.

Solide, brillant et parfaitement maitrisé, « L’arme à l’œil » séduire donc les fanas d’histoires de Seconde guerre mondiale, sujet pour moi un peu trop rabâché et balisé pour faire du troisième roman de l’Écossais un véritable chef d’œuvre.

L'arme à l'oeil (Ken Follett)
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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 17:10
Moonraker (Lewis Gilbert)

Comme vous le savez, j’apprécie les James Bond à petites doses, aussi est-ce après quelques semaines à présent le tour de « Moonraker» de Lewis Gilbert.

Sorti en 1979, « Moonraker » démarre par une classique affaire d’espionnage dans laquelle une navette spatiale américaine portant ce nom est enlevée au nez et à la barbe des services secrets britanniques qui étaient dévolus à sa surveillance.

Bien évidemment compte tenu de la crise politique qui couve, James Bond (Roger Moore) est chargé par le MI-6 d’enquêter sur cette disparition et va naturellement se renseigner auprès du constructeur, Hugo Drax (Michael Lonsdale) un richissime industriel excentrique ayant reconstitué intégralement le château de Vaux-Le-Vicomte dans ses collines californiennes.

Accueilli par Corinne Dufour (Corinne Cléry), une séduisante pilote, Bond est acheminé en hélicoptère jusqu’au château de Drax et découvre un homme poli mais froid et cassant, passionné par la conquête spatiale.

Découvrant une centrifugeuse destinée à entrainer les futurs cosmonautes, Bond est soumis à un piège mortel par Chang (Toshiro Suga), l’homme de main de Drax, qui désactive les sécurités de la machine et la pousse à son maximum.

Usant d’un des meilleurs gadgets de Q, une balle explosive déclenchable par un simple pression du poignet, Bond s’en tire miraculeusement et accepte les excuses du Docteur Goodhead (Lois Chile), séduisante scientifique travaillant pour Drax.

Après avoir séduit Corinne, Bond en profite pour dérober les plans d’un étrange objet situé dans un coffre secret et évite une nouvelle tentative pour l’assassiner, cette fois au cours d’une partie de ball trap dans les luxueux jardins du seigneur local.

Malheureusement Corinne ne survit pas à cet échec et est jetée en pâture aux dobermans de Drax.

Bond ne perd pas un instant et se rend à Venise pour investiguer sur le motif curieux découvert dans la maison de Drax.

Il y rencontre le Docteur Goodhead soit disant sur place pour un séminaire et qui se montre très froide à son égard.

Bond enquête sur la fabrication de vases vénitiens, échappe à une nouvelle tentative de meurtre par des gondoliers armés jusqu’aux dents, et découvre un labo secret dans lequel des scientifiques travaillant pour Drax crée une curieuse substance, toxique pour l’homme.

Fidèle à ses réflexes, Bond dérobe une fiole et doit ensuite faire face à Chang habillé en kendoka dans une lutte à mort au milieu de vases précieux.

Après s’être difficilement débarrassé du redoutable Chang, Bond alerte les autorités anglaises mais découvre que Drax a extrêmement rapidement fait évacué son laboratoire clandestin.
Discrédité, Bond est sommé de prendre des vacances, mais couvert par son supérieur M (Bernard Lee), en profite pour se rendre à Rio de Janeiro, lieu de provenance (ou d’expédition) de caisses trouvées sur place.

Dans le Rio de la fin des années 70, Bond fait la connaissance avec un agent local, la belle Manuela (Emily Bolton) qu’il séduit bien entendu en un tour de main.

Nous sommes en plein carnaval et Bond profite de l’agitation pour aller inspecter les entrepôts d’une filiale de Drax mais doit intervenir pour sauver la vie de Manuela malmenée par Requin (Richard Kiel) le géant aux mâchoires d’acier qui a même réussi à survivre à la chute d’une avion sans parachute dans une scène d’introduction.

Finalement emporté par la foule, Requin qui a été engagé par Drax, ne capitule pas et attaque Bond et le Docteur Holloway, en réalité agent de la CIA et allié du MI-6.

L’attaque sur le téléphérique menant au pain de sucre est extrêmement spectaculaire, le géant sectionnant à l’aide de ses dents un câble d’acier puis descendant sur la cabine de sa cible pour un corps à corps endiablé.

Préférant la fuite, Bond parvient à échapper in extremis au tueur qui vient s’encastrer à pleine vitesse dans le mur de la station et bien entendu survit à l’impact.

Ayant identifié grâce au MI-6 une fleur d’Amazonie à l’origine de la substance toxique dérobée à Venise, se rend sur place et échappe une nouvelle fois à des tueurs le prenant en chasse sur des bateaux rapides.

Il est cependant cette fois capturé par Requin qui l’emmène dans la base secrète de Drax, cachée en plein milieu de la foret amazonienne.

Après avoir tué un anaconda lâché sur lui pour le tuer, Bond contrarie une nouvelle fois Drax et utilise les capacités d’agent secret de Holloway également retenue prisonnière pour prendre la place de cosmonautes et s’embarquer sur une navette semblable au Moonraker afin de filer le savant et ses hommes.

Le duo se retrouve sur une station orbitale et passe quasi inaperçu jusqu’à ce qu’il débranche le système de brouillage de la station.

Découverts, ils sont une nouvelle fois capturés par l’invincible Requin qui a trouvé une petite amie, Dolly (Blanche Ravalec) minuscule blonde au physique de collégienne.

Epris de grandeur, Drax leur explique son plan fou, détruire la race humaine en envoyant des capsules remplies d’un gaz ultra toxique crée à base de la plante amazonienne et ensuite la repeupler à l’aide de son arche de Noé spatiale, ou figurent des couples humains réputés parfaits.

Lorsqu’une navette américaine est envoyée à sa rencontre, Drax tente de la désintégrer à l’aide d’un puissant rayon laser, mais Bond aidé de Requin qui a compris qu’il ne ferait pas parti de la race supérieure, provoque assez de perturbations pour annuler le tir.

Le combat à l’intérieur de la station est aussi intense que celui à l’extérieur, ou les cosmonautes s’affrontent à coups d’armes laser.

Bond triomphe de Drax en lui plantant une fléchette de cyanure dans le torse et l’expédie dans l’espace.

Aidé de Holloway, il détruit la station, les sphères, et utilisant un des Moonrakers, désintègre les sphères déjà larguées.

Il laisse Requin et Dolly, devenus finalement sympathiques, filer le parfait amour dans l’espace.

En conclusion, malgré une intrigue toujours aussi invraisemblable, « Moonraker » ne peut que séduire par sa folie, se démesure et la multiplicité de ses lieux d’action avec les plus beaux lieux de la planète : Vaux le Vicomte, Venise, Rio de Janeiro et au final l’espace.

Ebouriffant ce film l’est par ses scènes d’actions plus qu’audacieuses (le combat en parachute introductif, celui en altitude sur le téléphérique du pain de sucre), mais aussi par son humour cristallisé par les apparitions de Requin, personnage hors de proportions comique malgré lui pour finir par devenir un authentique homme de bien.

Après une première partie de facture classique (Paris/Venise), tout s’emballe ensuite avec Rio, l’Amazonie et de superbes scènes spatiales dans une ambiance de science fiction des plus réussies.

Alors certes Roger Moore avait déjà la quarantaine, une technique de combat des plus approximatives (surtout face à un spécialiste des arts martiaux beaucoup plus alerte que lui ou un gros serpent en plastique), un humour machiste tombant souvent à plat, mais ceci n’enlève rien à se prestance quasi surnaturelle.

Dernier James Bond des années 70 avec Requin, ennemi mythique de Bond malheureusement disparu il y un petit mois à 74 ans, « Moonraker » peut être considéré comme unes des meilleures cuvées de la période Roger Moore voire de toute la saga.

Moonraker (Lewis Gilbert)
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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 16:18
On ne vit que deux fois (Lewis Gilbert)

En 1967, Sean Connery tient toujours la baraque de la franchise James Bond et « On ne vit que deux fois » voit le jour sous l’égide de Lewis Gilbert.

Cette épisode débute fort par l’enlèvement audacieux d’une capsule spatiale américaine par un curieux vaisseau qui engloutit littéralement l’objet sous les yeux médusés des autorités américaines.

Bien entendu en cette période de guerre froide, la tension monte immanquablement entre les deux super puissances l’URSS étant l’accusé le plus logique pour les USA.

Le Royaume-Uni sert pourtant d’intermédiaire inattendu dans ce match de poids lourds, proposant que ses services secrets du MI-6 aillent enquêter au Japon, lieu identifié d’un tir spatial suspect.

Le meilleur agent du MI-6, James Bond (Sean Connery) prétendument tué à Hong-Kong, s’est en réalité fait passer pour mort et est récupéré par un sous marin britannique afin de se voir confier une mission d’enquête au Japon.

Parlant très bien le japonais, Bond rencontre à un tournoi de sumo, la belle Aki (Akiki Wakabayashi), qui le met en relation avec son contact anglais local Henderson (Charles Gray) qui lui arrange un entretien avec le chef des services secrets japonais Tigre Tanaka (Tetsuro Tamba) avant d’être assassiné.

Bond se débarrasse sans mal du tueur, prend audacieusement sa place et se fait embarquer dans la voiture du complice qui l’emmène jusqu’au siège de Osato, un géant industriel de la chimie nippone.

Après une lutte acharnée contre le chauffeur, véritable lutteur professionnel, Bond parvient à le vaincre en l’assommant avec une statue, et dérobe des documents qu’il confie à Tanaka.

Le chef des services secrets japonais met à disposition de Bond tous ses moyens les plus sophistiqués notamment un train privé circulant sous terre et lui offre une couverture pour approcher Osato, en tant qu’acheteur potentiel de produits chimiques nécessaire à la propulsion de fusées.

Mais Osato (Teru Shimada), flanquée de sa secrétaire Helga Brandt (Karen Dior), perce à jour la couverture de Bond et tente de le faire assassiner par ses hommes à la sortie de ses bureaux.

L’agent secret ne doit sa survie qu’à Aki qui le sauve à l’aide d’une décapotable de sport et à Tanaka qui fait aimanter la voiture de ses poursuivants pour la jeter dans la mer.

L’exploitation des documents volés chez Osato oriente les recherches vers un cargo mouillant à Kobé, mais sur place Aki et Bond tombent sur Osato et ses hommes, des marins armés jusqu’aux dents qui finissent par le capturer, tandis que Aki parvient à s’enfuir.

A port du cargo, Bond retombe sur Brandt et tente de lui faire de charme en lui proposant de partager les bénéfices en vendant les secrets des brevets de Osato.

La manœuvre échoue encore et Bond, ligoté à bord d’un petit avion destiné à s’écraser, se sort de cette situation extrême.

En pistant le trajet du cargo, Tanaka et Bond comprennent qu’il a déchargé sa marchandise sur l’ile de Matsu.

Aidé par les gadgets infernaux de son fidèle Q (Desmond Llewelyn), Bond effectue une reconnaissance à bord d’un petit hélicoptère pris en chasse par des hélicoptères défendant l’ile.

Bond s’en sort une nouvelle fois en utilisant son puissant armement (bombes, mitrailleuses et missiles) et rejoint le camp d’entrainement de Tanaka pour s’initier aux techniques de combat des ninja comportant close combats, camouflage, infiltration, et maitrise d’armes diverses majoritairement traditionnelles japonaises.

Devant s’infiltrer sur l’ile, Bond prend l’aspect d’un japonais et prend pour épouse factice Kissy Suzuki (Mie Hamma), après l’assassinat nocturne de Aki, malheureusement vite oubliée.

Se faisant passer pour des jeunes mariés en voyage de noce, Bond et Suzuki explorent l’ile, comprenant après la capture d’une fusée russe, qu’une organisation secrète pilotée par le Spectre, utilise un volcan transformé en base secrète pour lancer ses attaques spatiales.

Tel un ninja, Bond s’infiltre dans le volcan, libère les cosmonautes américains mais est capturé par Ersnt Stavro Blofeld (Donald Pleasance) chef suprême du Spectre qui a préalablement fait dévorer Brandt par ses piranhas pour lui faire payer son échec avec Bond;

Blofeld qui se déplace avec un garde du corps au physique colossal, Hans (Ronald Rich), utilise en réalité Osato comme paravent pour alimenter les fusées du Spectre et continuer à capturer la prochaine fusée des Etats-Unis en faisant porter le chapeau aux Russes, déclenchant ainsi une guerre nucléaire mondiale dont son organisation serait la principale bénéficiaire.

Le salut va pourtant venir des ninjas de Tanaka, appelés à la rescousse par Kissy qui prennent d’assaut la base, provoquant une gigantesque bataille sous terraine.

Profitant de la confusion et d’un petit coup de main des cigares explosifs de Q, Bond se libère et aide Tanaka et ses hommes qui prennent peu à peu le dessus sur les gardes du Spectre.

Sentant le vent tourner, Blofeld s’échappe, tuant Osato et manquant de peu Bond sauvé in extremis par Tanaka.

Une ultime action héroïque du super agent, lui permet de prendre la clé d’un dispositif de destruction de la fusée, pourtant âprement défendue par Hans, finalement lui aussi dévoré par les piranhas qu’il nourrissait quotidiennement.

Le fusée détruite, Bond s’échappe de la base qui explose et se retrouve dérivant sur un canot pneumatique avec la belle Suzy, avant qu’un sous marin britannique ne mettent fin aux ébats à venir.

En conclusion, « On ne vit que deux fois » démarre sur les chapeaux de roues, avec une action très rythmée dans l’ambiance exotique et mystérieuse du japon des années 60 mélangeant traditions et modernité industrielle.

On retrouve les vieux rêves de grandeur des ennemis de Bond, en voyant pour la première fois le redoutable leader du Spectre, qui deviendra en raison de son visage défiguré et du chat blanc qu’il caresse obsessionnellement un des ennemis les plus mythiques de la saga.

Malgré une seconde partie plus mollassonne, étirée en longueur et les habituelles utilisation des femmes gadgets , « On ne vit que deux fois » propose une variation intéressante du cadre habituel des aventures du héros, en mettant en avant les atouts du japon pour les films d’espionnage : arts martiaux, geishas, superbes paysages naturels mais également fascination pour la technologie.

Ceci permettra de passer avec indulgence sur les quelques lenteurs et le caractère daté de certaines scènes d’action, notamment les combats d’hélicoptères.

Un bon James Bond des années 60 donc …

On ne vit que deux fois (Lewis Gilbert)
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17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 11:38
Goldfinger (Guy Hamilton)

Plongée à présent dans les tréfonds historiques de James Bond avec « Goldfinger ».

Troisième volet de la longue série (encore en cours !) des James Bond, « Goldfinger » de Guy Hamilton voit le jour en 1964.

Après une courte et bien inutile introduction dans un obscur pays d’Amérique latine ou Bond fait exploser un complexe de production de drogue, séduit presque une danseuse et électrocute un tueur, 007 rejoint un hôtel de luxe à Miami pour quelques jours de vacances.

Mais contacté par son supérieur direct M (Bernard Lee), Bond se voit intimer l’ordre de surveiller un dénommé Auric Goldfinger (Gert Frobe), homme d’affaires trouble suspecté de tricher aux jeux pour soutirer d’énormes sommes d’argent à son partenaire quotidien.

Bond comprend assez vite que Goldfinger triche au moyen d’une complice qui juchée sur le balcon de sa chambre d’hôtel observe le jeu de son adversaire et le renseigne au moyen d’une oreillette.

Il intervient à distance, séduit la jeune femme, Jill Masterson (Shirley Eaton) et force Goldfinger a perdre la partie en rétrocédant ses gains.

Bond ne peut cependant jouir bien longtemps de sa nouvelle conquête puisqu’il est assommé dans sa chambre d’hôtel par une manchette de karaté et lorsqu’il reprend ses esprit la trouve étendue sur lit, morte et recouverte d’une fine couche d’or.

De retour à Londres dans les bureaux ultra secrets du MI-6, Bond est briffé par ses supérieurs sur les activités de Goldfinger, trafiquant international d’or qu’il fond lui même ou tente d’obtenir par tous les moyens illégaux.

Après avoir fait le plein de gadgets auprès de Q (Desmond Llewelyn), notamment une superbe Aston Martin truffée de gadgets (émetteur récepteur, mitraillettes, siège éjectable, blindage), Bond prend le chemin de la Suisse (Genève) pour pister Goldfinger.

Il appâte Goldfinger en lui promettant une lingot d’or récupéré auprès des nazis, et le défait au golf non sans tricherie.

Irrité, Goldfinger accepte sa défaite mais menace Bond, notamment au travers de son garde du corps le robuste Oddjobb (Harold Sakata), expert muet coréen en arts martiaux et doté d’un chapeau à bords acérés capables de trancher la tête d’une statue.

Bond continue sa filature, fait la connaissance après un accrochage musclé sur les routes suisses de Tilly (Tania Mallet) la sœur de Jill, déterminée à la venger.

Le couple pénètre dans une usine détenue par Goldfinger, mais est repéré par les gardes asiatiques.

Après une courte poursuite dans la foret, Tilly est assassinée par le chapeau de Oddjobb, tandis que Bond est finalement capturé en deux temps après qu’il ait épuisé tout l’arsenal défensif de son Aston Martin..

Sanglé sur une table, il s’apprête à être découpé par un laser surpuissant inventé par les scientifiques asiatiques travaillant pour Goldfinger mais parvient à négocier sa survie en lui faisant croire qu’il a su déjoué ses plans.

Détenu prisonnier, Bond est alors acheminé par avion jusqu’aux Etats-Unis, et fait alors la connaissance de Pussy Galore (Honor Blackman), pilote et chef d’un gang aérien composé de séduisantes femmes pilotes.

Parvenant une nouvelle fois à se soustraire à ses geôliers, Bond erre dans la base de Goldfinger et comprend qu’il a convoqué les principaux chefs mafieux des Etats Unis pour leur exposer son projet d’attaque de Fort Knox afin de contaminer l’or de la banque nationale américaine pour faire monter le cours et s’enrichir davantage.

Bond échoue à prévenir ses chefs en mettant un petite message dans la poche d’un chef mafieux Solo (Martin Benson), qui refuse la proposition de Goldfinger et est finalement assassiné par Oddjobb qui le comprime vivant aves sa voiture dans une casse.

Il ne peut donc empêcher Goldfinger de mener son plan à exécution, par l’intermédiaire des aviatrices de Galore qui vaporisent un gaz pour mettre hors de combat les militaires, afin de permettre à ses hommes de percer au moyen du laser l’épaisse porte de métal protégeant l’accès à l’or.

Bond passe alors à l’attaque et triomphe finalement du redoutable Oddjobb dont l’invulnérabilité est finalement prise en défaut en se faisant électrocuter, et est finalement secouru par les hommes du MI-6, alertés par Galore, finalement convaincue par les arguments du sexy 007.

Goldfinger parvient néanmoins à s’enfuir déguisé en militaire américain et retrouve Bond et Galore dans l’avion qui le ramène en Grande Bretagne.

Une lutte à mort s’engage alors dans l’avion et Goldfinger tire à l’aide de son pistolet en or dans l’habitacle du zinc, provoquant un gigantesque appel d’air qui l’aspire dans le vide.

Seules les capacités de pilote de Galore parviennent au couple de survivre au crash, et à roucouler à l’abri dans une foret alors que toute le monde les croit perdu.

En conclusion, « Goldfinger » contient déjà tous les ingrédients qui contribueront au succès ultérieur des James Bond, action, gadgets « high tech », multiplicité des lieux de tournage, superbes paysages surtout suisses, conquêtes féminines blondes faciles et jetables mais également tout ce qui me semble être des points faibles : scénario à dormir debout, ennemi mégalomane abject, organisation criminelle secrète étrangère donc criminelle (ici germano-asiatique) avec un esprit machiste occidental finalement très années 60 incarné à merveille par le viril et séduisant Connery.

Tout ceci parait sans doute un peu daté et usé par le poids des années, même si en étant peu exigeant, le spectateur moyen pourra sans doute y trouver son compte.

A noter toutefois le thème musical chanté par Shirley Bassey, assez efficace dans le genre soul-music.

Goldfinger (Guy Hamilton)
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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 15:45

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Nous terminons cette trilogie Bondienne post 2000 avec « Quantum of solace » de Marc Foster.

Sorti en 2008, « Quantum of solace » s’inscrit dans la continuité du déjà excellent  « Casino royale » et démarre en trombe par une course poursuite échevelée dans laquelle 007 (Daniel Craig) tente à bord de son Aston martin d’échapper à des tueurs lancés à ses trousses dans la région du lac de Garde en Italie.

Le poursuite se déroule à un train d’enfer et voit finalement l’agent le plus célèbre du MI-6 liquider ses tueurs et rentrer avec sa voiture très abimée dans une base secrète de Sienne ou il livre l’ex associé du chiffre White (Jesper Christensen) à sa supérieure M (Judi Dench).

Mais l’interrogatoire tourne court, le très hautain White qui revendique son appartenance à une organisation (Quantum ?) s’échappe en profitant de la confusion semée par la trahison d’un agent du MI-6, un dénommé Mitchell qui ouvre le feu pour protéger sa fuite.

Fidèle à lui-même, Bond prend en chasse le traitre dans une nouvelle course poursuite frénétique sur les toits de la ville ou au milieu d’un très populaire course de chevaux.

Le face à face se termine dans une église et Bond n’a d’autre choix que de tuer son redoutable adversaire.

De retour au MI-6, M qui a survécu à l’attaque aiguille Bond sur le dénommé Slate (Neil Jackson) possesseur des mêmes billets que Mitchell, détenus à la base par le Chiffre.

Malgré ses dénégations, Bond est en réalité très perturbé par la mort de Vesper et fait de la traque des hommes de White une affaire personnelle.

Il retrouve Slate dans l’atmosphère tropicale et pauvre de Port au prince en Haïti, et après une lutte furieuse le tue dans sa chambre d’hôtel.

Plein de culot, Bond prend sa place et est abordée par une jeune femme, Camille Montes (Olga Kurylenko) qui le prend en stop.

En ouvrant la mallette de Slate, il s’aperçoit qu’il a pour mission de tuer Camille mais n’ a pas le temps de s’expliquer puisqu’un homme à moto les prend en chasse.

Largué par une Camille furieuse, Bond se débarrasse de l’homme et lui prend sa moto pour la suivre.

Il tombe sur une zone portuaire hautement surveillée dominée par Dominic Green (Mathieu Almaric) mystérieux homme d’affaires amant de Camille qu’il a néanmoins tenté d’assassiner car il la soupçonnait de trahison.

Camille tient tête avec courage à cet homme menaçant qui reçoit la venue d’un ex général Merano (Joaquin Cosio) avec lequel il conclut un accord : lui faire bénéficier de son soutien financier pour reconquérir le pouvoir en Bolivie contre en échange la possession d’une région entière réputée désertique.

Cynique, Greene livre Camille au général qui semble en réalité la connaitre pour avoir assassiné sa famille plusieurs années auparavant.

C’est alors que Bond entre en action, prend un bateau et va percuter celui du général pour récupérer Camille et s’enfuir avec elle.

Après une course poursuite tendue, Bond parvient à échapper aux tueurs et dépose une Camille inconsciente dans une zone sure.

De retour au calme, Bond reçoit de précieuses informations du MI-6 qui identifie Green comme philanthrope écologique.

En réalité Green est en contact avec deux agents de la CIA, Beam (David Harbour) et Leiter (Jeffrey Wright) qui cherchent à récupérer le contrôle de la région.

Localisé en Autriche, Green y rencontre à l’opéra plusieurs puissants hommes d’affaires dont White et ex hommes politiques du secteur de l’énergie et de télécoms.

Présent sur place, Bond parvient à dérober l’oreillette de l’un d’entre eux et à intercepter une réunion secrète se déroulant en plein milieu de l’opéra.

Il y recueille de précieuses informations sur les plans d’implantations de Greene en Bolivie et perturbe la réunion non sans avoir pu photographier les hommes prenant la fuite.

Sur le toit de l’opéra, Bond tue un garde du corps, en réalité un agent américain et se retrouve lâché par le MI-6 qui bloque passeports et cartes de crédits.

Désireux de poursuivre Greene, Bond demande l’aide de Roger Mathis (Giancarlo Giannini), ex agent du MI-6 soupçonné de trahison puis innocenté, qui accepte de venir avec lui en Bolivie pour lui faire bénéficier de ses réseaux.

L’action se tend à La Paz, ou Bond noue une relation épisodique avec Fields (Gemma Arterton), agent du MI-6 chargée de lui faire quitter le pays et se rend à une soirée organisée par Greene pour obtenir des financements pour ses projets dits écologiques.

Greene est irritée par l’irruption de Camille qui lui fait perdre un potentiel contrat et se heurte de nouveau à Bond qui lui tient tête et lui arrache sa proie.

Mais la vengeance de l’homme d’affaires sera implacable : Mathis est retrouvé blessé dans le coffre de sa voiture.

Soupçonné de séquestration et torture par des policiers corrompus, Bond est forcé de se défendre et de les mettre hors combat.

Ceci ne fait que le rendre plus enragé et déterminé à faire payer Greene de ses crimes.

Aidé de Camille, il prend un vieil avion cargo pour survoler la zone du territoire convoité par Greene et découvre que l’homme d’affaire provoque à l’aide de barrages une immense sécheresse afin de s’enrichir une fois l’affaire conclue.

Le couple échappe à un petit avion et un hélicoptère boliviens chargé de les abattre et a à son retour la désagréable surprise de trouver Fields assassinée par ingestion de pétrole.

Couvert par M et aidé discrètement par Leiter qui ne partage pas la vision de son collègue, Bond parvient à localiser Greene et Murano dans un hôtel en plein désert, alimenté par d’immenses panneaux solaires

Greene contraint plus ou moins le général à signer un accord l’avantageant, mais subit l’attaque conjuguée de 007 et Camille qui mettent à mal son complexe ultra sophistiquée.

Murano est finalement tué par Camille qui peut ainsi venger sa famille, tandis que Greene est jeté dans le désert avec pour unique « liquide » un bidon d’essence.

Mais si Bond se sépare « bon ami » de Camille qui délivrée de sa haine, a décidé de rester pour aider son pays, l’histoire ne s’arrête pas là et il retrouve finalement en Russie l’ex petit ami de Vesper, en réalité un agent de Quantum.

Apaisé par rapport à la mort de Vesper, 007 parvient à juguler sa haine et livre l’homme au MI-6.

En conclusion, malgré une première partie ultra musclée assez peu égalée sur le plan de l’action pure avec des scènes de poursuites en voiture, sur les toits ou de close combat d’une violence implacable, « Quantum of solace » est sans doute le moins bons des trois James Bond incarnés par Craig.

En cause principalement, le personnage du méchant joué par un Almaric ridicule face au charisme d’un Mikkelsen et dont les motivations, contrôler le marché de l’eau d’un pays aussi pauvre et faible que la Bolivie, apparaissent au final bien dérisoires.

Sans ennemi de grande envergure, la confrontation tourne court et à partir de la Bolivie, perd grandement de son punch, si on excepte le joli duel aérien au dessus des montagnes.

Un peu d’ennui donc dans ce James Bond, avec un éternel dictateur américain bien entendu aussi stupide que violent, de jolies mannequins potiches sans âme (qui se souviendra de Gemma Arterton ?) et un exotisme pas toujours très attirant.

On retiendra donc la présence toujours solide de Craig, homme dur mais secrètement blessé par la mort de Vesper et une première partie italo-haïtienne à couper le souffle, ce qui demeure pour un Bond, sans doute suffisant.

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