Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 15:45

quantum_solace.jpg3.gif

 

 

Nous terminons cette trilogie Bondienne post 2000 avec « Quantum of solace » de Marc Foster.

Sorti en 2008, « Quantum of solace » s’inscrit dans la continuité du déjà excellent  « Casino royale » et démarre en trombe par une course poursuite échevelée dans laquelle 007 (Daniel Craig) tente à bord de son Aston martin d’échapper à des tueurs lancés à ses trousses dans la région du lac de Garde en Italie.

Le poursuite se déroule à un train d’enfer et voit finalement l’agent le plus célèbre du MI-6 liquider ses tueurs et rentrer avec sa voiture très abimée dans une base secrète de Sienne ou il livre l’ex associé du chiffre White (Jesper Christensen) à sa supérieure M (Judi Dench).

Mais l’interrogatoire tourne court, le très hautain White qui revendique son appartenance à une organisation (Quantum ?) s’échappe en profitant de la confusion semée par la trahison d’un agent du MI-6, un dénommé Mitchell qui ouvre le feu pour protéger sa fuite.

Fidèle à lui-même, Bond prend en chasse le traitre dans une nouvelle course poursuite frénétique sur les toits de la ville ou au milieu d’un très populaire course de chevaux.

Le face à face se termine dans une église et Bond n’a d’autre choix que de tuer son redoutable adversaire.

De retour au MI-6, M qui a survécu à l’attaque aiguille Bond sur le dénommé Slate (Neil Jackson) possesseur des mêmes billets que Mitchell, détenus à la base par le Chiffre.

Malgré ses dénégations, Bond est en réalité très perturbé par la mort de Vesper et fait de la traque des hommes de White une affaire personnelle.

Il retrouve Slate dans l’atmosphère tropicale et pauvre de Port au prince en Haïti, et après une lutte furieuse le tue dans sa chambre d’hôtel.

Plein de culot, Bond prend sa place et est abordée par une jeune femme, Camille Montes (Olga Kurylenko) qui le prend en stop.

En ouvrant la mallette de Slate, il s’aperçoit qu’il a pour mission de tuer Camille mais n’ a pas le temps de s’expliquer puisqu’un homme à moto les prend en chasse.

Largué par une Camille furieuse, Bond se débarrasse de l’homme et lui prend sa moto pour la suivre.

Il tombe sur une zone portuaire hautement surveillée dominée par Dominic Green (Mathieu Almaric) mystérieux homme d’affaires amant de Camille qu’il a néanmoins tenté d’assassiner car il la soupçonnait de trahison.

Camille tient tête avec courage à cet homme menaçant qui reçoit la venue d’un ex général Merano (Joaquin Cosio) avec lequel il conclut un accord : lui faire bénéficier de son soutien financier pour reconquérir le pouvoir en Bolivie contre en échange la possession d’une région entière réputée désertique.

Cynique, Greene livre Camille au général qui semble en réalité la connaitre pour avoir assassiné sa famille plusieurs années auparavant.

C’est alors que Bond entre en action, prend un bateau et va percuter celui du général pour récupérer Camille et s’enfuir avec elle.

Après une course poursuite tendue, Bond parvient à échapper aux tueurs et dépose une Camille inconsciente dans une zone sure.

De retour au calme, Bond reçoit de précieuses informations du MI-6 qui identifie Green comme philanthrope écologique.

En réalité Green est en contact avec deux agents de la CIA, Beam (David Harbour) et Leiter (Jeffrey Wright) qui cherchent à récupérer le contrôle de la région.

Localisé en Autriche, Green y rencontre à l’opéra plusieurs puissants hommes d’affaires dont White et ex hommes politiques du secteur de l’énergie et de télécoms.

Présent sur place, Bond parvient à dérober l’oreillette de l’un d’entre eux et à intercepter une réunion secrète se déroulant en plein milieu de l’opéra.

Il y recueille de précieuses informations sur les plans d’implantations de Greene en Bolivie et perturbe la réunion non sans avoir pu photographier les hommes prenant la fuite.

Sur le toit de l’opéra, Bond tue un garde du corps, en réalité un agent américain et se retrouve lâché par le MI-6 qui bloque passeports et cartes de crédits.

Désireux de poursuivre Greene, Bond demande l’aide de Roger Mathis (Giancarlo Giannini), ex agent du MI-6 soupçonné de trahison puis innocenté, qui accepte de venir avec lui en Bolivie pour lui faire bénéficier de ses réseaux.

L’action se tend à La Paz, ou Bond noue une relation épisodique avec Fields (Gemma Arterton), agent du MI-6 chargée de lui faire quitter le pays et se rend à une soirée organisée par Greene pour obtenir des financements pour ses projets dits écologiques.

Greene est irritée par l’irruption de Camille qui lui fait perdre un potentiel contrat et se heurte de nouveau à Bond qui lui tient tête et lui arrache sa proie.

Mais la vengeance de l’homme d’affaires sera implacable : Mathis est retrouvé blessé dans le coffre de sa voiture.

Soupçonné de séquestration et torture par des policiers corrompus, Bond est forcé de se défendre et de les mettre hors combat.

Ceci ne fait que le rendre plus enragé et déterminé à faire payer Greene de ses crimes.

Aidé de Camille, il prend un vieil avion cargo pour survoler la zone du territoire convoité par Greene et découvre que l’homme d’affaire provoque à l’aide de barrages une immense sécheresse afin de s’enrichir une fois l’affaire conclue.

Le couple échappe à un petit avion et un hélicoptère boliviens chargé de les abattre et a à son retour la désagréable surprise de trouver Fields assassinée par ingestion de pétrole.

Couvert par M et aidé discrètement par Leiter qui ne partage pas la vision de son collègue, Bond parvient à localiser Greene et Murano dans un hôtel en plein désert, alimenté par d’immenses panneaux solaires

Greene contraint plus ou moins le général à signer un accord l’avantageant, mais subit l’attaque conjuguée de 007 et Camille qui mettent à mal son complexe ultra sophistiquée.

Murano est finalement tué par Camille qui peut ainsi venger sa famille, tandis que Greene est jeté dans le désert avec pour unique « liquide » un bidon d’essence.

Mais si Bond se sépare « bon ami » de Camille qui délivrée de sa haine, a décidé de rester pour aider son pays, l’histoire ne s’arrête pas là et il retrouve finalement en Russie l’ex petit ami de Vesper, en réalité un agent de Quantum.

Apaisé par rapport à la mort de Vesper, 007 parvient à juguler sa haine et livre l’homme au MI-6.

En conclusion, malgré une première partie ultra musclée assez peu égalée sur le plan de l’action pure avec des scènes de poursuites en voiture, sur les toits ou de close combat d’une violence implacable, « Quantum of solace » est sans doute le moins bons des trois James Bond incarnés par Craig.

En cause principalement, le personnage du méchant joué par un Almaric ridicule face au charisme d’un Mikkelsen et dont les motivations, contrôler le marché de l’eau d’un pays aussi pauvre et faible que la Bolivie, apparaissent au final bien dérisoires.

Sans ennemi de grande envergure, la confrontation tourne court et à partir de la Bolivie, perd grandement de son punch, si on excepte le joli duel aérien au dessus des montagnes.

Un peu d’ennui donc dans ce James Bond, avec un éternel dictateur américain bien entendu aussi stupide que violent, de jolies mannequins potiches sans âme (qui se souviendra de Gemma Arterton ?) et un exotisme pas toujours très attirant.

On retiendra donc la présence toujours solide de Craig, homme dur mais secrètement blessé par la mort de Vesper et une première partie italo-haïtienne à couper le souffle, ce qui demeure pour un Bond, sans doute suffisant.

Partager cet article

Repost 0
Published by Seth - dans Espionnage
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens