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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 08:59

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Avec le temps les gens ont sans doute oublié l’ex ministre François Léotard, qui après sa carrière d’homme politique controversé, s’est depuis une quinzaine d’années reconverti dans l’écriture.

En 2007, quelques années après avoir déjà écrit sur son frère, l’acteur François Léotard disparu en 2001, il publie « La vie mélancolique des méduses ».

Comme l’indique bien sa couverture sobre et glacée, « La vie mélancolique des méduses » se déroule dans l’univers mystérieux et dangereux des services secrets français, ou certains hommes appelés les méduses, enchainent des missions d’assassinats ciblés pour le compte de l’Etat français.

Sans attache, capable de rester plusieurs mois en attente d’une nouvelle mission désignée par une hiérarchie volontairement obscure et éclatée, Jean Bourdin appartient à la catégorie des méduses.

Mis en retrait de son travail après l’échec d’une mission impossible d’assassinat de Ratko Mladic, commandant de l’armée serbe pendant la guerre de Yougoslavie et criminel contre l’humanité, Bourdin échappe de peu à l’élimination mais échoue dans un hôpital psychiatrique ou il remâche ses pensées intimes.

Le lecteur suit donc le fil des pensées profondes de l’ex agent, avec un père militaire précocement disparu pendant la guerre d’Indochine, une mère enchainant les passes pour arrondir les fins de mois avant de partir sur un coup de tête en Asie pour tenter de le retrouver et finalement ne jamais revenir.

Sous la surveillance bienveillante de Puppy, une grosse et fausse infirmière alsacienne, Bourdin décrit son quotidien de méduse, avec les rendez vous silencieux pour attendre les ordres et les longues périodes d’attentes ou inévitablement l’ennui vous dévore.

Il ressasse sa rencontre avec Nathalie, la belle espionne auquel peu d’hommes peuvent résister et son rôle déterminant dans l’enclenchement de la mission ratée en Yougoslavie, mais c’est surtout son collègue allemand Peter qui est au centre de ses pensées.

La vie en effet de son seul ami dans le métier est passée au crible, avec une enfance difficile à Dresde, dans une Allemagne de l’Est d’après guerre soumise aux violences des Russes victorieux et l’ascendance problématique d’un père sculpteur membre du parti nazi avant le basculement vers le monde de l’espionnage via la Stasi puis le retournement classique pour travailler pour la France.

Buveur, homosexuel à tendance jeunes garçons, Peter se mue en parfait compagnon de route pour Jean, avec des réflexions pseudo philosophiques souvent nihilistes.

Les deux méduses à la dérive se fréquentent pour évacuer leur solitude, les crimes qui les hantent la nuit et finissent par devenir amis.

Lorsqu’il apprend que son ami a déserté pour rejoindre l’Italie ou il fréquente un agent israélien nommé Laura chargée d‘infiltrer les réseaux islamistes italiens, Jean comprend la réaction de son ami qui en avait assez de servir.

Avec la complicité de Puppy, elle-même proche de Peter, Jean s’évade de son hôpital, retrouve une Nathalie finalement elle aussi déserteuse et prend la décision de gagner l’Italie par bateau pour retrouver son ami.

Le long trajet avec cette belle et jeune mante religieuse est particulièrement pénible, même si Jean finit par succomber aux charmes d’une jeune femme vivant mal ce qu’elle définit comme sa condition de prostituée d’Etat.

Après un périple dans le Sud de l’Europe, le duo finit par retrouver Peter vivant mais atteint d’un cancer et sa compagne Laura à Trieste.

Sentant que son ami vit les derniers mois voir semaines de sa vie, Jean parle longuement avec lui, comprenant finalement son secret intime d’ex enfant juif de Tchécoslovaquie, déporté avec les siens par train avant d’être miraculeusement sauvé du génocide par la bienveillance inattendue d’un soldat allemand et d’une femme de nazi, qui deviendra sa mère d’adoption.

Apaisé par la révélation de son passé, Peter aidé par Laura, pousse Jean et Nathalie a venir avec eux en Israël afin de bénéficier de la protection du Mossad allouée aux agents occidentaux retournés.

Le duo accepte et tout le monde se retrouve en Israël.

Bien entendu Nathalie et Jean sont soumis à une étroite surveillance, et Jean se voit proposé un marché visant à lui assurer une vie tranquille en Israël en échange d’un ultime contrat, l’assassinat d’un terroriste islamiste à Marseille.

Jean n’a pas d’autre choix que d’accepter ce marché et se rend dans les bas fonds de la ville, les tristement quartiers nord pour localiser à moto sa cible et trouver le moment propice pour passer à l’acte.

Ce moment a finalement lieu et l’islamiste meurt finalement dans les toilettes d’une station service.

De retour en Israël, Jean apprend la mort de Peter emporté l’âme en paix par son cancer, comprend que Nathalie devenue la maitresse d’un colonel, l’a abandonné à tout jamais et se résigne à se faire oublier dans une vie solitaire, discrète et modeste sous le soleil du Moyen-Orient.

Reste un livre écrit par Peter racontant sa vie tumultueuse, devenu un best seller en Israël.

En conclusion, sous des dehors de roman d‘espionnage, « La vie mélancolique des méduses » est une œuvre étonnante, très sombre et mélancolique ou François Léotard se livre de manière très intime.

Les réflexions écrites dans une langue superbe, sonnent souvent de manière juste profonde et soutiennent en permanence le déroulement d’un récit-alibi sinueux autour du passé d’un vieil espion de l’Est, hanté par un passé en lambeaux.

On se demande souvent quelles sont les motivations de ces hommes qui se retrouvent sans identité, sans amis, ni attaches et doivent accomplir en sous marin le sal boulot de pays dits démocratiques.

Le livre ne répond pas à cette question, évite toute glorification à la James Bond du métier d’agent secret, préférant se focaliser sur une froide et méthodique efficacité du tueur sans oublier les longues périodes d’attente ou les nerfs sont mis à rude épreuve.

Lent, froid et gracieux comme l’animal dont il s’inspire, « La vie mélancolique des méduses » est un roman qui séduira les amateurs de sombres introspections.

Je vous livre quelques phrases fortes notamment à propos de sa Mère « Les hommes qui venaient la voir, les gros, les maigres, les plombiers ou les banquiers, j’avais compris très vite qu’ils n’étaient reliés à la vie que par ce morceau de cher entre les cuisses, qui les rendait fous, larmoyants, imposteurs, criminels. Leurs mots ou leur silence, leurs vie ou leur mort, avaient ce même tremblement inutile. Le sexe c’était juste une façon de croire qu’ils vivaient vraiment. Vous apprenez d’une pute ce que personne ne vous a jamais dit ».

Vous avez dit définitif ?

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 11:27

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Sorti en 2006, « Casino royale » de Martin Campbell constitue une véritable rupture avec l’univers traditionnel et quelque peu ronronnant de James Bond, jusqu’ici incarné par Pierce Brosnan depuis le milieu des années 90.

Ici le réalisateur choisit de repartir de zéro et de réinventer le mythe de Ian Flemming, en prenant un nouvel acteur blond, trapu et dur, Daniel Craig.

Après un prologue destiné à signifier que le jeune James Bond (Daniel Craig) a officiellement reçu du MI-6 l’habilitation à tuer (le fameux 00 devant 7), l’histoire fait apparaitre un nouveau criminel appelé le Chiffre (Mads Mikkelsen) spécialisé dans le financement de réseaux criminels ou militaires.

Flanque de son bras droit White (Jesper Christensen), le Chiffre conclue en effet une nouvelle transaction en Ouganda ou le chef de guerre Obanno (Isaac de Bankolé) lui confie une importante somme d’argent à placer.

De son coté, Bond est envoyé à Madagascar pour capturer un poseur de bombe appelé Mollaka (Sébastien Foucan).

La poursuite sur les toits de la ville est prodigieuse, d’autant plus que Mollaka doté d’une agilité digne d’un Yamakassi, grimpe sur des grues de chantiers pour échapper à Bond, forcé par les évènements de se muer lui aussi en Spider-man.

Après une dizaine de minutes vertigineuses, Bond capture Mollaka blessé à une jambe mais se retrouve mis en joue par les militaires malgaches.

Il opère un volte face surprenant, tue sa cible et déclenche une explosion pour couvrir sa fuite.

De retour à Londres, Bond essuie placidement les reproches de M (Judi Dench), fait mine de prendre des vacances au Bahamas mais en réalité traque les contacts de Mollaka repérés sur son téléphone portable.

Très à l’aise dans le monde des hôtels de luxe, Bond repère vite le contact de Mollaka , Dimitrios (Simon Abkarian) un homme d’affaires trouble travaillant pour le Chiffre.

Il le bat après une partie de cartes sous haute tension, récupère son Aston Martin misé au jeu et séduit sa compagne,  Solange (Caterina Murino) qui succombe à ses charmes tout en comprenant parfaitement ses objectifs.

Très déterminé, Bond retrouve Dimitrios à Miami et le tue en retournant le couteau qui lui était destiné.

Aidé par le MI-6, il comprend que Dimitrios était chargé d’organiser un attentat à l’aéroport de Miami en ciblant un avion prototype appelé le Skyfleet.

Après une course poursuite haletante, Bond rattrape le terroriste chargé de faire exploser un camion citerne sur l’avion et le fait exploser à la place du camion.

Le MI-6 confirme alors les pertes astronomiques du Chiffre qui avait acheté des actions Skyfleet avec l’argent de ses clients en misant sur leur vente avant l’attentat.

Obligé de se refaire, le Chiffre organise une grosse partie de poker au Monténégro afin de regagner les 100 millions d’euros perdus dans l’affaire.

Bond se rend sur place et bénéficie d’un gros apport financier du MI-6 avant de rentrer dans le jeu de manière crédible.

Incorrigible, il entame également un jeu de séduction avec la  comptable du MI-6 Vesper Lynd (Eva Green), qui lui tient tête avec aplomb.

Au Monténégro les enjeux sont énormes et Bond bien que aidé du contact local René Mathis (Giancarlo Giannini) a fort à faire avec le Chiffre, redoutable joueur au visage impassible qui remporte aisément les premières mises.

Tenace, Bond étudie les faiblesses de son adversaire balafré et notamment un léger tic lorsqu’il s’apprête à bluffer.

La partie ne se déroule pas normalement puisque profitant d’une pause, Obanno furieux de ses pertes, fait irruption dans la chambre du Chiffre et menace de couper le bras de sa compagne pour faire pression sur lui.

Bond intervient, lutte avec une grande expertise en close combat face aux tueurs ougandais, et aidé par Vesper, finit par étrangler Obanno.

Il soigne ses blessures, change de chemise et rejoint comme si de rien n’était la salle de jeu ou trône impassible le Chiffre.

Bond relève lui aussi le défi mais s’aperçoit que le Chiffre lui a inoculé un poison mortel dans son verre.

Paniqué, il sort à nouveau du Casino et se rend dans sa voiture pour utiliser un kit de survie.

Mais atteint par le poison et plus vraiment lucide, Bond ne peut activer un bouton destiné à faire repartir son cœur après administration de l’antidote.

C’est une nouvelle fois Vesper qui lui sauve la vie et Bond doté d’un aplomb incroyable revient une nouvelle fois à la table de jeu ou il reçoit l’aide d’un agent de la CIA qui a décelé en lui les capacités à gagner cette partie.

Après une nouvelle montée de tension quasi insupportable, Bond triomphe en effet du Chiffre et rafle la mise.

Il ne peut jouir longtemps de sa victoire puisque Mathis agent double à la solde du Chiffre, le trahit et livre Vesper au criminel.

Ivre de revanche, le Chiffre capture Bond et le torture mais est à son tour abattu par White, qui ne supporte pas les pertes astronomiques de son associé.

Bond se réveille dans un lieu idyllique près du Lac de Come ou il profite d’une convalescence bien méritée.

Son histoire d’amour avec Vesper prend forme et Bond semble pour l’une des seules fois de sa carrière s’attacher à une femme, qui du reste le lui rend bien.

Bond évoque son désir de prendre sa retraite et d’opérer un retour à la vie normale en profitant des gains amassés au Monténégro.

Après avoir fait arrêté le traitre Mathis, il envoie même un email de démission à M qui temporise.

Le couple se rend en voilier de luxe à Venise pour retirer l’argent et Vesper propose à son amant de passer à la banque pour financer leurs projets de farniente amoureuse.

Mais un coup de fil de M pour lui intimer l’ordre de restituer ses gains rappelle Bond à la réalité qui réalise que Vesper a retiré tout l’argent en abusant de sa confiance.

Vesper doit en effet remettre l’argent à Gettler un des clients du Chiffre mais Bond furieux, se lance à sa poursuite.

Une lutte confuse éclate alors dans un immeuble du centre ville entre Bond et les hommes de Gettler.

007 tue un à un ses adversaires mais ne peut empêcher l’effondrement de l’immeuble dont les fondations ont été sapées pendant la lutte.

Vesper meurt noyée non sans avoir adressée un message de pardon et d’amour à son amant.

Ce n’est qu’après coup que Bond réalise que Vesper l’aimait réellement mais était soumise à un chantage des hommes de Gettler qui détenait son petit ami en otage.

Il surmonte ce traumatisme et décide de rempiler au MI-6, en étant plus déterminé que jamais à assumer son rôle de 007.

En conclusion, « Casino royale » surprend par son audace iconoclaste et redonne un vrai coup de neuf au mythe un peu poussiéreux de James Bond.

Craig se montre impressionnant de male charisme et de virilité, avec une forte crédibilité dans les scènes de combat on son physique de lutteur donne sa pleine mesure.

Certaines scènes sont absolument anthologiques comme la poursuite sur les grues d’un immeuble en construction à Madagascar dans le plus pur style Yamakassi ou encore plus intense la partie de poker d’une folle intensité au Monténégro.

Craig trouve en la personne de Mikkelsen (le meilleur acteur du monde ?) un ennemi à sa mesure, intelligent, dur, froid et parfaitement crédible en grand financier du crime organisé.

On passera donc sur certaines invraisemblances du scénario au prétexte que les James Bond ne sont pas des films réalistes pour gouter son plaisir de voir un héros viril mais non exempt de faiblesse, frôlant la mort par empoisonnement et capable de succomber à ses sentiments le temps d’une rencontre, même si la mort d’Eva Green tombe en réalité à point nommé pour libérer le mythique séducteur d’encombrantes attaches pour la suite de la série.

« Casino royale » ou un excitant divertissement relançant avec un vif plaisir une franchise quelque peu usée …

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 16:52

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J’aurais pu à vrai dire commencer la saga des James Bond par les premiers films des années 60 avec Sean Connery mais je préfère l’approche inverse et parler de « Skyfall » dernier en date de la saga.

Réalisé en 2012 par Sam Mendes, « Skyfall » commence comme à son habitude par une scène de poursuite haletante sur les toits de Istanbul, ou James Bond (Daniel Craig plus musculeux que jamais) traque Patrice (Ola Rapace) un redoutable tueur ayant éliminé plusieurs agents du MI-16 et dérobé une disquette contenant la liste des agents infiltrés de l’OTAN.

Secondé par Eve (Naomie Harris) qui le prend en stop dans les ruelles de la ville puis le suit à distance lorsqu’il traque Patrice à moto, Bond en vient à lutter au corps à corps avec son adversaire sur un train de marchandise, après avoir manœuvré une pelle mécanique pour tenter d’empêcher un wagon de se décrocher.

Le combat est particulièrement spectaculaire et indécis, et Eve recevant l’ordre de M (Judi Dench) de tirer avec un fusil à longue portée, touche par erreur Bond qui tombe à pic dans une rivière profonde.

A Londres, les serveurs informatiques du MI-6 sont piratés et une bombe frappe dans les bureaux, tuant des employés administratifs.

M est vertement tancée par ses supérieurs qui lui font porter la responsabilité de cet attentat et de la perte de la disquette.

Pourtant, Bond comme on pourrait s’en douter, survit dans un endroit reculé (et paradisiaque !) de Turquie.

Une fois remis de sa blessure, lassé de l’alcool et d’une conquête de passage, Bond revient en Angleterre mais se montre toutefois incapable de passer les tests physiques et psychologiques pour être déclaré apte au service.

Malgré cela, M passe outre et autorise contre l’avis de son supérieur Mallory (Ralph Fiennes) de maintenir Bond en service en lui confiant comme mission de retrouver Patrice.

Doté des gadgets fournis par Q (Ben Whishaw) jeune informaticien plus à l‘aise avec les ordinateurs que avec les techniques de terrain, Bond accepte de bon cœur et se rend à Shangai ou il parvient à tuer Patrice après que celui-ci ait exécuté un homme d’affaires dans un building vertigineux.

Il recueille un indice orientant ses recherches du commanditaire du vol de disquette vers Macao

Sur place, Bond couvert par Eve avec laquelle il a eu une brève liaison, prend contact dans une salle de jeux avec Séverine ( Bérénice Marlohe) une mystérieuse inconnue qui lui donne rendez vous sur un bateau si il parvient à échapper à trois tueurs.

Bond manœuvre pour faire dévorer le premier par un dragon de komodo, laisse Eve abattre le second, ce qui décourage le troisième.

A l’heure au rendez vous, il fait l’amour avec Séverine dans la douche et comprend qu’elle est retenue contre son gré par le puissant commanditaire du vol de disquette, qui a déjà dénoncé plusieurs agents, exécutés une fois découverts.

A leur réveil, Bond et Séverine sont conduits sur une ile déserte ou réside le fameux commanditaire, Raoul Silva (Javier Bardem décoloré) ex agent du MI-6 reconverti par rancune personnelle, en ennemi farouche de M qu’il accuse de l’avoir envoyé à l’abattoir.

Bond refuse une association, ce qui provoque la colère de Silva et la mort de Séverine tuée après un jeu d’adresse cruel.

Mais 007 a pu activer une puce radio permettant au MI-6 d’intervenir au moyen d’hélicoptères ce qui permet la capture du terroriste.

Les révélations de Silva sur M troublent Bond lorsqu’il exhibe son visage déformé par l’ingestion d’une capsule de cyanure mais pas assez pour le faire basculer.

Q est en revanche battu par plus fort que lui lorsque tentant d’expertiser l’ordinateur de Silva, il active un virus déclenchant l’ouverture des trappes du QG du MI-6 et permettant au terroriste de fuir par les galeries sous terraines.

Déguisé en policier, Silva échappe à Bond dans la foule du métro londonien et se rend au tribunal ou M tente de se défendre face aux accusations d’incompétence du premier ministre anglais (Helen Mc Crory).

Bond échappe au déraillement d’un train et intervient alors que Silva et ses hommes tirent dans le tribunal pour abattre M.

Mallory est bléssé à l’épaule en la protégeant, et Silva doit finalement reculer lorsque Bond riposte à ses tirs en tuant ses hommes.

Bond prend alors la décision d’évacuer M dans sa demeure familiale de Skyfall en  Cornouailles, région sauvage d’Ecosse.

A bord de l’Aston Martin des années 60, Bond et M voyagent et sont pris en charge par Kincade (Albert Finney) le vieux gardien de la bâtisse.

Protégé avec des vieux fusils de chasse et des bâtons de dynamite, le trio essuie l’attaque de Silva et ses hommes qui à l’aide d’un hélicoptère de combat prend rapidement le dessus, détruisant l’Aston Martin.

Bléssée lors de l‘assaut, M est évacuée par Kincade à travers un réseau de galeries souterraines, tandis que Bond fait exploser la bâtisse provoquant la destruction de l’hélicoptère et la mort d’une partie des commandos de Silva.

Après avoir échappé à un tueur et à une noyade sous la glace, Bond retrouve in extremis Silva et le tue d’un coup de couteau dans le dos mais ne peut empêcher la mort de M

Après des funérailles dignes d’un chef militaire, M est remplacée par Mallory tandis que Eve Monneypenny devient sa secrétaire.

Bien que vieillissant, Bond continue donc ses missions au service du gouvernement anglais.

En conclusion, « Skyfall » confirme la très bonne qualité et le renouveau des James Bond depuis l’arrivée de Daniel Craig, certes blond et monolithique, mais beaucoup plus viril et athlétique que ses prédécesseurs, et donc ressemblant plus à mes yeux à un véritable agent secret.

Le scénario est certes limité, avec un ennemi décoloré réduit à un ex agent reconverti en terroriste informatique, qui fait preuve de curieuses tendances homosexuelles mais donne matière à une joli lifting du mythe oscillant entre traditions anglaises (vieilles voitures, abri de Churchill, batisse écossaise familiale) et modernité (attaques informatiques contre le gouvernement, dirigeants devant rendre des comptes face aux politiques).

« Skyfall » présente un Bond vieilli, vulnérable, et dont les méthodes de terrain sont remises en question, ce qui donne un charme supplémentaire au personnage dont le passé semble ici balayé par une attitude volontairement déterminée à aller de l’avant.

Les scènes spectaculaires remplissent leur office sans originalité démesurée, les jolies filles au physique de top models maigrichonnes manquent de charme tandis que l’exotisme lui aussi mesuré peine aussi à surprendre.

Reste cependant que par son rythme soutenu et par la présence écrasante de Craig, « Skyfall » demeure d’une redoutable efficacité.

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 22:49

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Le cinéma classique avec « Le rideau déchiré » d’Alfred Hitchcock.

Adapté d’un roman de Brian Moore, « Le rideau déchiré » est un pur film d’espionnage sorti en 1966.

L’histoire est celle d’un scientifique américain du nom de Michael Armstrong (Paul Newman) qui au cours d'un congrès à Copenhague, décide de passer dans le camp ennemi en prenant un vol pour Berlin Est.

Mais il n’a pas prévu que sa petite amie Sarah Sherman (Julie Andrews) également scientifique, le suive dans son voyage de l’autre coté du rideau de fer.

Arrivé sur place, Michael bien que embarrassé et agacé par la présence de la tenace Sarah, est mis devant le fait accompli et forcé de composer avec sa fougueuse amie.

Lorsque Sarah apprend que Michael se déclare lors d’une conférence publique, prêt à rallier le camps de l’Est pour que ses recherches sur les missiles anti missiles capable d’intercepter des tirs nucléaires soient financés, la jeune femme est terriblement déçue.

Michael justifie sa traitrise par des idéaux pacifiques et scientifiques supérieurs et est pris en charge par Heinrich Gerhard (Hansjorg Felmy) qui lui adjoint un garde du corps attitré le vulgaire et rusé Gromek (Wolfgang Kieling).

Il parvient à semer son chaperon dans le vaste musée de Berlin et rejoint une zone de la campagne ou il entre en contact avec un réseau d’espion appelé Pi.

Au milieu d’un champs, Michael révèle à un faux fermier (Mort Mills) qu’il est un agent double américain chargé de dérober des informations concernant les missiles anti missiles nucléaires à un brillant scientifique allemand nommé le Docteur Lindt (Ludwig Donath) résidant à Leipzig.

En retour, le fermier lui fait bénéficier de précieuses informations pour préparer sa fuite hors du pays.

De retour à la ferme, Michael est surpris par Gromek qui a aisément compris a véritable raison se sa présence à Berlin et une lutte terriblement violente s’engage alors.

Malgré son infériorité supposée en combat rapproché, Michael aidé de la femme du fermier (Carolyn Conwell) parvient difficilement à tuer Gromek en l’asphyxiant dans un four à gaz après lui avoir planté une lame dans l’épaule.

Se sachant en danger, il rallie à toute vitesse Berlin pour retrouver Sarah, qui a finalement décidé de rester à ses cotés.

Michael profite de son crédit positif pour solliciter un entretien avec le Docteur Lindt à mais il doit pour cela être auditionné par un jury composé de scientifiques est allemands.

L’audition à Leipzig se passe mal, puisque Gerhard ayant découvert la disparition suspecte de Gromek décide d’interrompre le processus.

Mais Lindt présent dans l’assistance, prend sur lui avec beaucoup d’autorité de recevoir Michael dont il estime les informations vitales pour la sécurité de son pays.

L’entretien entre les deux savants tourne court, car Michael très loin de posséder le niveau scientifique de Lindt, profite astucieusement d’une discussion autour de formules mathématiques complexes pour mémoriser les méthodes de l’allemand qui comprend trop tard le stratagème.

Michael s’enfuit ensuite avec Sarah alors que l’alerte est donnée.

Le réseau Pi lui permet de quitter la ville dans un faux bus en direction de Berlin, dans lequel ont pris place des candidats pour passer à l’Ouest.

Le trajet est cependant difficile, avec la présence de déserteurs puis de soldats qui ayant compris que le bus n’était pas un bus officiel, tirent dans la foule après l’arrivée à Berlin.

Perdu dans cette ville avec son allemand rudimentaire, le couple recherche un bureau de poste dans lequel il est sensé trouver des informations pour passer de l’autre coté.

Ils est aidé par une polonaise excentrique à la recherche de correspondants à l’Ouest, la comtesse Kuchinska (Lila Kedrova) qui contre la promesse d’une correspondance ultérieure, les conduits jusqu’au bureau de poste.

Malgré la forte présence policière et le sacrifice de la comtesse pour couvrir leur fuite, Michael et Sarah finissent par trouver leur contact qui leur indique qu’il doivent utiliser les malles d’une troupe de théâtre tchécoslovaque pour revenir par bateau en Suède.

Une nouvelle fois traqué jusque dans le théâtre, le couple simule une alerte incendie pour échapper à la rafle et peut caché dans des malles et par voie maritime sa destination, non sans une ultime péripétie ou une officielle est allemande particulièrement patibulaire fait tirer sur des malles heureusement vides sur le point d’être déchargées …

Hors d’atteinte, le couple peu alors se remettre de ses émotions et songer à son mariage proche.

En conclusion, « Le rideau déchiré » est un long et tortueux film d’espionnage (plus de 2h), au rythme assez mou malgré de multiples péripéties.

L’idée de départ est bonne quoi que aujourd’hui bien datée.

Malgré quelques scènes fortes comme l’interminable lutte à mort entre Kieling et Newman, le suspens crée par Hitchcock n’est pas aussi intense que dans ses meilleurs réalisations, l’ampleur non plus.

Le parti pris peu nuancé car ouvertement pro-américain présentant les communistes comme des personnages frustres et patibulaires irrite, tout comme certaines situations assez invraisemblables comme la rencontre tragico-comique avec la comtesse polonaise irritante.

Du coté des acteurs, l’élégant Newman livre une prestation de scientifique correcte mais sa partenaire féminine tient elle franchement le rôle de faire valoir.

Tout concourt donc à faire de « Le rideau déchiré » un film globalement moyen qui aurait pu être sans doute meilleur en étant épuré et musclé.

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 21:20

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Intéressons nous aux tous premiers films en noir et blanc d’Alfred Hitchcock avec « Une femme disparait ».

Sorti en 1938, « Une femme disparait » se déroule dans un pays indéterminé d’Europe de l’Est ou des passagers d’un train sont contraints en raison d’un retard de leur train de passer la nuit dans un hôtel.

Parmi eux, Iris Henderson (Margaret Lockwood), une jeune anglaise sur le point de se marier et accompagnée par deux de ses turbulentes amies, fait la connaissance de Gilbert Redman (Michael Redgrave), un musicien anglais dont le tapage l’importune.

Sur le point de se faire expulser de l’hôtel, Gilbert parvient au culot à s’incruster chez sa victime et à rétablir une situation pour le moins compromise.

D’autres passagers se distinguent comme Miss Froy ( Dame May Whitty) une vieille gouvernante anglaise rentrant au pays avec qui le « couple » Gilbert-Iris sympathise, et un couple d’amis également britanniques, Charters (Basil Radford) et Cadlicott (Nauton Wayne), dont la seule préoccupation semble être de ne pas être en retard pour assister à un match de cricket dans leur pays.

Après quelques péripéties, le train arrive finalement et au moment de monter à bord, Iris est heurtée par un pot de fleur jeté volontairement d’une fenêtre pour atteindre Miss Froy.

La jeune femme parvient finalement à monter dans le train mais demeure sonnée.

Elle partage le même compartiment que Miss Froy et constate subitement son absence.

Le plus étrange est qu’aucun des passagers situés dans le même compartiment ne semble avoir vu la vieille femme, ceux-ci même allant jusqu’à nier sa présence à bord.

Ebranlée par les dénégations des passagers et par le choc sur son crane, Iris reçoit l’aide inattendue de Gilbert qui décide de la soutenir dans sa recherche de la vérité.

Quelques indices glanés à bord et le témoignages trop honnête d’une femme Mrs Todhunter  (Linden Travers) qui dit avoir vu Miss Froy conforte le couple dans la véracité du témoignage de Iris.

Mais la présence imposante d’une baronne Isabel Nisatova (Mary Clare) mais surtout d’un froid neurologue le Dr Hartz (Paul Lukas) qui embarque une femme au visage bandée pour l’opérer du cerveau une fois arrivé à destination, poussent Mrs Todhunter à faire machine arrière pour préserver sa liaison clandestine avec son amant.

Le duo Charters et Cadlicott n’étant d’aucune utilité, Gilbert et Iris vont pourtant persévérer dans leurs recherches et à débusquer dans un wagon désert des accessoires de magie comme des malles à double fond permettant tout à fait de dissimuler Mrs Froy.

Après une féroce empoignade avec l’illusionniste italien Doppo (Philipp Leaver) au comportement plus que suspect, le couple est contraint de l’assommer mais n’a pas pour autant résolu l’énigme de la disparition.

Quand finalement Iris insiste pour examiner le visage de la patiente du Docteur Hartz, la résistance farouche de ce dernier allume en elle un doute et la pousse avec son allié devenu amoureux à outrepasser les ordres du médecin pour délivrer la patiente de ses bandages et retrouver ainsi Miss Froy qui était en réalité une espionné traquée par d’autres espions des pays de l’Est.

Commence alors un bras de fer particulièrement intense entre d’un coté les espions des pays de l’Est et les quelques passagers finalement ralliés aux dire de Gilbert et Iris.

Après les menaces vient l’assaut au pistolet du train avec une farouche résistance des britanniques, tandis que Miss Froy se sentant menacée a demandé à Gilbert de mémoriser un air de musique pour le chanter devant le ministre des affaires étrangères.

Une fois délivrée de son secret, la vieille dame profite de la confusion pour partir seule et à pied, tandis qu’une fausse religieuse (Catherine Lacey) prise de remord se retourne finalement contre ses alliés et accepte de se sacrifier pour permettre au train de dévier de sa route pour se mettre hors de portée des tueurs.

Une fois sauvé, le duo comique Charters-Cadlicott apprend que son fameux match a été annulé et Gilbert accompagné de son inséparable Iris se rend au ministère pour transmettre son message phonique, qu’il oublie sous le coup du stress (!)

Heureusement il trouve Miss Froy sur place qui lui joue un petit air de musique pour l’accueillir.

L’histoire se termine donc légèrement avec un projet de mariage entre le couple formé dans l’adversité et l’improvisation.

En conclusion, « Une femme disparait » n’est pas et de loin le meilleur des Hitchcock.

La premier tiers du film est assez ennuyeux voir ridicule avec des allusions assez déplaisantes aux pays de l’Est forcément sous développés par rapport au majestueux Royaume-Uni.

Bien sur les choses s’animent lorsque l’enquête pour retrouver la vieille dame débute mais tout ceci demeure trop fortement inspiré du « Crime de l’Orient Express » d’Agatha Christie.

Si l’intrigue d’espionnage reste absolument accessoire et sans aucun sens, on retiendra le joli petit jeu de pistes et la complicité du duo amoureux o combien classique de Redgrave et Lockwood.

Ceci reste cependant bien mince pour élever ce film trop peu abouti au range de classique du maitre du suspens.

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 16:46

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C’est toujours avec un très vif intérêt que je visionne un film d’Alfred Hitchcok.

Sorti en 1942, « La cinquième colonne » (Saboteur en anglais) film en noir et blanc raconte la traque d’un ouvrier américain du nom de Barry Kane (Robert Cummings) pris à tort pour un saboteur après l’explosion d’une usine de fabrication d’avions de guerre ou il travaillait.

Pourchassé par la police, ce brave Kane va alors s’enfuir et décider de retrouver un ouvrier louche du nom de Frank Fry (Norman Lloyd) qu’il soupçonne d’être le véritable auteur de l’attentat qui a couté la vie à son meilleur ami, brulé vif dans l’incendie qu’il tentait de contenir.

Ayant intercepté par hasard une lettre de Fry, Kane se rend à son domicile dans la banlieue de Los Angeles mais découvre à sa place un riche homme d’âge mur du nom de Tobin (Otto Kruger).

Hautain et en apparence détendu, Tobin nie connaitre Fry jusqu’à ce qu’une lettre de ce dernier soit exhibée par sa petite fille âgée de quelques années.

Dès lors le ton se durcit tout d’un coup et Tobin ne cède pas aux tentatives d’intimidations maladroite de Kane, allant jusqu’à le menacer de le livrer à la police.

Braqué par la gouvernante de Tobin, Kane s’échappe en utilisant l’enfant comme bouclier humain mais est rattrapé par les hommes de main du riche homme d’affaires.

Mais Kane est prêt à vendre chèrement sa peau et s’échappe à nouveau les mains toutefois entravées de menottes.

Sa folle cavale sous une pluie battante trouve refuge chez un vieil aveugle du nome de Robert (Ian Wofe) qui accepte de lui prêter secours.

Malheureusement sa nièce Patrica Martin (Priscilla Lane) se montre moins conciliante et entreprend de livrer Kane aux autorités.

Kane résiste encore, parvient à briser les chaines de ses menottes et finit par convaincre Patricia de l’aider.

Le couple trouve refuge auprès d’un cirque ambulant peuplé de nain, femme à barbe ou obèse qui refusant de se fier aux apparences, les couvre vis-à-vis de la police.

Les recherche de Pat et Barry s’oriente vers la ville abandonnée de Soda city ou ils entrent en contact avec des espions américains à la solde de l’Allemagne nazie.

Tandis que Pat s’échappe, Barry parle à Freeman (Alan Baxter) un des chefs et parvient au culot à se faire passer pour un des terroristes.

La vigilance de Freeman est vaincue par le statut de saboteur et de fuyard de Kane et il accepte de l’amener à l’est des Etats Unis en lieu sur chez une amie la riche Henrietta Sutton (Alma Kruger) qui sous des dehors de soirée mondaine, organise une véritable réunion d’espions.
Sur place, Kane à la désagréable surprise de retrouver Pat, trahie par le sheriff local et surtout le redoutable Tobin, contraint également à fuir depuis la déposition de cette dernière contre lui.

Alors que l’étau mortel semble se resserrer contre le couple, Kane à alors l’idée géniale d’inviter Pat à danser lors du bal, ce qui permet au milieu du public de gagner un peu de temps.

Malheureusement les espions ont le dernier mot : Kane est assommé tandis que Patricia enlevée.

Décidément plein de ressource, Kane parvient à s’enfuir en déclenchant une fausse alarme incendie, et comprend que les espions vont tenter de détruire un nouveau navire de guerre qui s’apprête à sortir en grande pompe des chantier navals.

Sur place, il tente d’alerter la police mais tombant sur Fry en personne, perd toute contenance pour se ruer sur lui.

Après une lutte farouche, Kane parvient à empêcher in extremis l’attentat mais ne peut empêcher la fuite de Fry.

De son coté, la brillante Patricia enfermée dans un gigantesque building trouve un moyen astucieux de communiquer un SOS aux force de l’ordre qui viennent la délivrer.

Elle se lance alors à la poursuite de Fry, qui a pour but de perpétrer également un attentat à la statue de la liberté.

N’écoutant que son courage, elle le prend en filature et va jusqu’à tenter de le retenir au haut de la statue pour permettre à la police d’arriver sur les lieux.

Le stratagème réussit et c’est Kane en personne inquiet pour sa chère et tendre qui poursuit le dangereux espion-anguille.

Le face à face se termine finalement au sommet du bras de la statut, et Fry finit par tomber dans le vide après une pénible tentative de sauvetage de Kane qui prend de gros risques à le soutenir à une altitude aussi élevée.

La mort de Fry semble solder brutalement l’aventure et permettre au couple Kane/Martin de se retrouver enfin pour une vie plus paisible.

En conclusion, assez peu connu, « La cinquième colonne » est un excellent Hitchcock construit sur un thème cher au maitre britannique : le faux coupable que tout accuse.

L’identification avec un acteur aussi beau et sympathique que Cummings est immédiate et le spectateur ne peut que vibrer au rythme des aventures palpitantes du héros pour se dégager du poids terribles des apparences.

Il est à noter que dans sa lutte, Cummings ne reçoit d’aide que de marginaux : un aveugle ou des montres de cirque, seuls sans doute de part leur condition amènes de voir plus loin que les a priori de la société.

Cummings et la pétillante Lane forment donc un couple particulièrement attachant que le spectateur a le plus grand plaisir à suivre dans des aventures haletantes au suspens parfaitement maitrisé.

Mais outre son rythme soutenu et son ambiance paranoïaque peuplée de personnages inquiétants comme le génial salaud Otto Kruger ou ce renard rusé de Norman Lloyd, « La cinquième colonne » accède au statut de grand Hitchcok par sa scène finale, extrêmement spectaculaire puisque se déroulant au sommet de la statut de la liberté !

Pour toutes ces raisons, « La cinquième colonne » est donc un film à voir absolument !

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 21:24

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Il y a bien longtemps que je désirais voir « La mémoire dans la peau » le classique de Doug Liman adaptant le best seller de Robert Ludlum.

Sorti en 2002, « La mémoire dans la peau » est un film complexe racontant la quête d’un homme amnésique (Matt Damon) retrouvé quasi noyé avec deux balles dans le corps au large de Marseille.

Recueilli et soigné sur bateau de pêche, l’amnésique rejoint la cote avec comme seul indice le numéro d’un compte à Zurich retrouvé implanté dans sa hanche.

Il se rend alors en Suisse et après avoir ouvert une mallette découvre plusieurs passeports dont celui de Jason Bourne ainsi qu’une arme à feu.

Mais recherché par la police après avoir agressé deux policiers qui lui demandait ses papiers, Bourne met hors d’état de nuire plusieurs gardes de l’ambassade américaine auprès duquel il cherchait un asile en vue de retourner aux Etats Unis.

En difficulté, il parvient à convaincre contre une forte somme d’argent une jeune allemande Marie Kreutz (Franka Potente) de l’amener à Paris en voiture.

Marie et Jason se trouvent donc dans la capitale et Jason teste alors en vain ses multiples identités pour trouver qui il est réellement.

Le couple est pourtant sauvagement agressé par un tueur embusqué dans l’appartement parisien de Bourne.

Une nouvelle fois, Bourne révèle d’étonnantes capacités de close combat et prend le dessus sur un tueur expérimenté qui pour préfère se défenestrer plutôt que de parler ce qui place le couple en état de recherche par la police française.

Le couple comprend qu’il est en danger et ce sentiment est conforté par les discussions de hauts gradés de la CIA, Conklin (Chris Cooper) et Abott (Brian Fox) qui ont identifié Bourne comme un de leur agent devenu incontrôlable.

La situation se complexifie lorsque Wombosi (Adewale Akinnuoye-Agbaje) le président d’un état africain en situation d’opposition avec les Etats-Unis est abattu par un tireur d’élite dans son appartement parisien.

Echappant à la fois aux policiers et aux poursuivants de la CIA, Bourne se rend à la morgue parisienne pour vérifier que l’un de ses alter egos, Kane est bel et bien mort.

Marie comprend que Bourne est en réalité un tueur de la CIA mais comprend que trop liée à lui, elle n’a d’autres choix que de le suivre pour espérer échapper aux tueurs et avoir la vie sauve.

Le couple fuit alors dans la campagne française ou Marie possède de la famille.

Réfugié dans une grande maison habitée par un cousin et sa petite famille, le couple est une nouvelle fois menacé par un tueur d’élite de la CIA, que Bourne finit par traquer et tuer après un duel en rase campagne.

Avant de mourir, le tueur révèle à Bourne le nom du service de la CIA l’employant, Treadstone.

Ayant récupéré de précieuses informations sur ses ennemis, Bourne place Marie en sécurité en l’annonçant comme morte et donne rendez vous à Conklin en personne à Paris.

Espérant enfin éliminer Bourne, Conklin se rend au rendez vous mais ne peut mettre la main sur le redoutable agent secret.

Lors d’un ultime face à face, Bourne parvient enfin à nouer les fils du passé et comprend qu’il a perdu la mémoire après avoir échoué dans une mission à Marseille pour tuer Wombosi.

Incapable de tuer le dictateur en raison de la présence d’enfants à bord, Bourne a été attaqué par les gardes du corps de Wombosi et laissé pour mort dans le Méditerranée.

Mais l’agent ne l’entend pas de cette oreille et déclare vouloir changer de vie.

Il prend alors le dessus sur Conklin en tuant ses agents.

Devant pareil carnage en plein centre de Paris, Abott prend la décision de faire abattre le dangereux Conklin et de laisser Bourne filer en tournant la page.

Libéré en apparence de toute contrainte, Bourne peut alors rejoindre Marie établie comme serveuse en Grèce.

En conclusion, « La mémoire dans la peau » est un film d’espionnage classique mais rondement mené, qui tient en haleine le spectateur quasiment tout le long.

L’histoire est bien entendu complexe, parfois difficile à suivre et les scènes d’actions très musclées mettent en avant la transformation physique de Matt Damon, devenu pour les besoins du rôle un combattant aguerri en close combat.

Autre point positif, l’histoire se déroulant dans le cadre de Paris, donne un éclairage européen intéressant aux films d’actions américains.

Coté négatif, on reprochera l’ambiance glaciale du film et un éclairage trop sombre qui nuisent au déroulé de l’action.

Loin d’être un chef d’œuvre donc, mais un produit bien ficelé qui connut un important succès commercial et donna lieu à plusieurs suites également très rentables.

Du cinéma de blockbuster destiné à un public généraliste.

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 23:11

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En 1956, Alfred Hitchcock réalise un remake américain d’un de ses propres films, « L’homme qui en savait trop » tourné à l’époque en 1934 avec un budget et des acteurs bien plus limités.

Dans la version américaine, le Docteur Ben Mc Kenna (James Stewart) et sa femme la chanteuse Jo (Doris Day), sont deux touristes américains en vacances avec leur fils Alain (Christopher Olsen) à Marrakech, qui font à la suite d’une altercation dans un car, la rencontre d’un français nommé Louis Bernard (Daniel Gélin).

Mystérieux et inquisiteur, Bernard pose beaucoup de question à Ben ce qui déplait à sa femme Jo.

Au cours du séjour, le couple se rapproche d’un autre couple américain, les Drayton, (Bernard Miles et Brenda de Banzie) qui les invite au marché le lendemain.

Mais le lendemain, Bernard est tué d’un coup de couteau dans le dos après une course poursuite au marché.

L’homme emploie ses dernières forces à se rapprocher de Ben et en mourant lui confie qu’un homme important va être assassiné à Londres.

Il lui donne également le nom d’un contact anglais, Ambrose Chappell.

Tétanisé lorsqu‘il apprend que Bernard était un espion français, Ben ne révèle rien à la police française, surtout lorsqu’il apprend que son fils Alain qu’il avait confié au Madame Drayton a été enlevé par un mystérieux inconnu au discours menaçant.

Après une violente altercation à l’hôtel, les Mc Kenna, comprennent qu’ils ne peuvent retrouver leur fils seuls et décident de se rendre à Londres pour alerter les autorités représentées par l’inspecteur Buchanan (Ralph Truman).

Tenace et autonome, Ben décide de retrouver seul Ambrose Chapell mais se rend chez un empailleur qui n’a rien à voir avec l’enlèvement de son fils.

Joe comprend alors que Ambrose Chappell n’est pas une personne mais une église.

Le couple se rend donc sur place et tombe sur les Drayton, avec le mari en pasteur et sa femme officiant à la paroisse.

En réalité, ceci n’est qu’une couverture, ils séquestrent bien Alain dans la paroisse et prépare l’assassinat d’un premier ministre étranger en le faisant exécuté lors d’un concert à l’Albert Hall par un tueur (Reggie Nalder) recruté lors de leur séjour à Marrakech.

Tandis que Jo prévient la police, Ben essaie seul et maladroitement de récupérer son fils.

Il est assommé et enfermé dans l’église.

Sur place, la police ne fait pas grand-chose pour aider Jo et celle-ci décide de se rendre seule à l’Albert Hall ou elle découvre le Ministre ainsi que le tueur accompagné d’une femme.

Lors du concert de musique classique d’une rare intensité (avec Bernard Herrmann lui-même), Jo crie et dévie in extremis le tir du tueur qui ne blesse que légèrement l’ambassadeur.

Arrivé sur place après s’être libéré par ses propres moyens, Ben bloque le tueur qui paniqué se jette dans le vide.

La police embarque tout le monde y compris le couple qui doit répondre à un interrogatoire serré.

Au cours de celui-ci, le couple comprend que l’ambassadeur a voulu supprimer le premier ministre d’un pays étranger, et que le premier nommé détient sans doute Alain à l’ambassade ce qui empêche la police d’intervenir.

Assez astucieusement, Ben contacte le premier ministre qui se sentant redevable, l’invite pour que sa femme chante à l’ambassade.

Profitant alors d’une représentation de Jo, Ben se glisse dans les appartements de l’ambassade et retrouve Alain gardé par les Dayton.

Monsieur Dayton tente alors une sortie désespérée mais est tué par sa propre arme dans une chute dans l’escalier.

Tout se termine alors pour le mieux pour la famille enfin réunie.

En conclusion, « L’homme qui en savait trop » est un très bon Hitchcock.

Le scénario est retors, très bien ficelé et la première partie tournée à Marrakech, nimbée d’une ambiance exotique et paranoïaque.

Même si pour moi, la suite à Londres est un plus classique et convenue, on notera néanmoins l’épisode du concert, point culminant de l’intensité du film.

Les acteurs sont très bons, et même ce grand échalas de James Stewart que je ne goute que modérément, fait ici preuve d’une belle prestance.

On est également captivé par la beauté et la classe de Doris Day, sublime actrice blonde dont l’interprétation de la chanson « Qui sera, sera » confine à l’exquis.

Bien entendu, Daniel Gélin, seul français de l’affaire, un largement en dessous, faisant figure de nain à coté du mètre quatre vingt huit de Stewart.

« L’homme qui en savait trop » ne fait donc pas partie du best of des meilleurs films d’Hitchcock mais tient très bien son rang dans le genre thriller/aventure.

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 17:26

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Sorti en 1946, « Les enchainés » d’Alfred Hitchcock sort déjà du lot des classiques les plus connus du maitre britannique.

Au premier abord, ce film en noir et blanc raconte une classique histoire d’espionnage comme il en fut réalisé souvent après guerre, avec Alicia Huberman (Ingrid Bergman) fille d’un espion allemand condamné à 20 ans de prison, qui est approchée par TR Devlin (Cary Grant) un homme des services secrets américains, qui lui propose pour racheter l’honneur familial de servir d’agent d’infiltration pour démanteler un réseau d’espions nazi réfugiés à Rio de Janeiro.

Entre le séduisant Devlin et l’impétueuse Alicia, se noue rapidement une relation complexe de séduction.

Après quelques scènes tumultueuses,  le couple se rend à Rio ou Alicia, utilise le fait qu’elle ait été l’ancienne petite amie d’un espion nommé Alexander Sebastian (Claude Rains) pour reprendre contact avec lui.

Aveuglé par ses sentiments et par l’image de son père, Sebsastian laisse Alicia approcher son cercle d’amis proches, composés d’hommes inquiétants parmi lesquels Eric Mathis (Ivan Triesault), le Docteur Anderson (Reinhold Schunzel) ou le plus effacé Emil Hupka (Eberhard Krumschmidt) qui après avoir commis une étrange bévue autour de bouteilles de vin, disparait mystérieusement, éliminé par le groupe.

Entre temps, Alicia rencontre périodiquement Devlin et lui rend compte de ses observations.

Ces rencontres demeurent périlleuses comme lorsque Sebastian les surprend sur un champs de course et les relations amoureuses entre les deux espions occasionnent souvent des scènes intenses ou la jalousie de Devlin éclate au grand jour.

Malgré la méfiance de la farouche Madame Sebastian mère (Léopoldine Konstantin), Alicia subjugue Sebastian à tel point qu’il entrevoit de l’épouser et baisse en conséquence son seuil de vigilance, ce qui permet au duo de profiter d’une réception pour pénétrer dans la cave ou Sebastian entrepose ses fameuses bouteilles, en réalité remplies d’uranium.

Pris sur le vif, le couple casse une bouteille et essaye de la remplacer pour ne pas laisser de trace.

Pourtant Sebastian finit par découvrir la tromperie et après un sentiment de panique à l’idée d’être à son tour éliminé par le groupe pour son imprévoyance, finit par élaborer un stratagème pervers avec sa mère, empoisonner à petit feu Alicia pour la tuer.

Le poison distillé dans le café de la belle ne va pas tarder à miner sa santé, et la dernière entrevue avec un Devlin muté en Europe sera tellement alarmante que l’agent secret se rendra lui-même chez les Sebastian pour l’arracher des griffes des empoisonneurs.

La manœuvre hautement risqué de l’enlèvement de Alicia, réussit parce que Devlin utilise la peur de Sebastian d’être découvert par ses collègues, pour emporter Alicia à l’hôpital sous les yeux inquisiteurs du groupe.

Mais au moment de monter dans la voiture pour emmener Alicia à l’hôpital, Devlin abandonne Sebastian sur place, ce qui le livre de fait à la meute de loups …

En conclusion, « Les enchainés » est un pur joyau Hitchcockien.

Le Brésil ne sert que de cadre et est assez peu exploité, en revanche Hitchcock déploie une prodigieuse mécanique de précision instaurant un suspens de tous les diables, ou la belle et indépendante Bergman évolue en permanence sur la corde raide, écartelée entre ses sentiments, son devoir et les risques terribles encourus.

L’histoire d’amour impossible intervient comme une complication essentielle rendant l’issue de l’histoire quasi imprévisible.

Derrière l’intrigue parfaite, vient le jeu des acteurs, particulièrement brillant, avec derrière les couple star Bergman-Grant, une mention spéciale aux deux nazis, Rains et Trieseault, aux regards particulièrement inquiétants.

J’ai vu trois fois dans ma vie « Les enchainés » toujours avec un immense plaisir.

Bien que moins puissant ou dérangeant qu’un « Psychose » ou que « Les oiseaux »
, ce film demeure un must démontrant tout le génie d’Hitchcock pour bâtir des thrillers magistraux ou l'amour finit par prendre le pas sur la raison.

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 19:48

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On change violemment de registre avec « La mort aux trousses », célébrissime film d’Alfred Hitchcock.

Sorti en 1959, « La mort aux trousses » n’est pas tiré d’un roman policier mais une pure réalisation du cinéaste qui met ici en scène un Monsieur tout le monde ou presque, Roger Thornhill (Cary Grant et son physique de playboy) publiciste new yorkais menant une vie aisée et trépidante, qui à la suite d’un malentendu est pris pour un agent secret du nom de Georges Kaplan.

Kidnappé et séquestré dans une luxueuse villa par un homme se faisant appeler Townsend (James Mason), Thornhill est soumis à un interrogatoire serré auquel bien sur il se montre incapable de répondre.

Lassé, Townsend décide de se débarrasser de lui en simulant un accident de voiture après l’avoir préalablement enivré au whisky.

Mais mu par un puissant instinct de conservation, Thornhill va échapper à son destin et mener une contre enquête courageuse visant à trouver qui Est-ce Monsieur Kaplan et qui est en réalité ce Townsend.

Muni de son courage et de l’appui timide de sa mère, Thornhill se heurte bien vite au scepticisme des autorités et devient même un franc suspect une fois qu’il est accusé du meurtre du véritable Townsend, membre des Nations-Unies, poignardé sous ses yeux par les hommes du faux Townsend.

A ce stade, Hitchcock juge utile de fournir quelques explications et dévoile que Kaplan est un leurre pour tromper la vigilance de Philip Vandamm, espion à la solde des soviétiques en passe de révéler des secrets d’états cachés dans des micro films.

Malgré lui, Thornhill servira d’appât tandis que le véritable agent de la CIA approchera Vandamm pour le neutraliser.

En attendant, le publiciste doit lutter pour échapper à la police et aux tueurs de Vandamm.

Lors d’une rencontre fortuite dans un train, il est aidé par une belle et mystérieuse jeune femme blonde Eve Kandall (Eva Marie Saint) avec qui il a une aventure nocturne torride.

Mais Eve travaille en réalité pour Vandamm et tend un piège à Thornhill en lui demandant de se rendre dans un rendez vous en rase campagne ou il est pourchassé par un avion tueur.

Echappant par miracle à la mort, Thornhill revient furieux contre Eve et au prix d’une audace inouïe sauve encore une fois sa peau en provoquant une rixe dans une vente aux enchères à laquelle assiste Vandamm.

Connaissant maintenant l’identité de ses ennemis, Thornhill est également aidé par la CIA qui lui permet d’échapper aux policiers et lui révèle que Eve est l’agent double chargé d’arrêter Vandamm.

Le dénouement de l’intrigue a lieu à Rushmore, fameux lieu ou se trouvent les sculptures dans la Montagne de quatre présidents des Etats Unis.

Pour échapper à Vandamm et le rassurer sur Eve, la CIA organise l’assassinant de Thornhill par balles, ce qui endort la surveillance de l’espion.

Désireux de quitter les USA à l’aide d’un avion privée devant décoller sur une piste privée de splendide demeure de montagne, Vandamm ne voit pas le bouillant Thornhill revenir en dépit de toute prudence pour secourir sa belle Eve, en fâcheuse posture.

La poursuite s’engage alors entre Eve/Thornhill qui ont dérobé la statuette contenant les micro films et les tueurs de Vandamm sur les crêtes de la montagne surplombant les visages des présidents.

Elle se solde de manière tragique par la mort de l’espion et de ses hommes après une chute vertigineuse.

Libéré de tout danger, le couple peut alors roucouler en toute quiétude.

En conclusion, « La mort aux trousses » est réellement pour moi l’un des tous meilleurs films d’Alfred Hitchcock en raison de son intrigue passionnante et de son rythme élevé.

Les acteurs sont excellents, avec un Cary Grant certes un peu trop Mister Perfect mais beaucoup plus viril et combattif qu’un James Stewart au physique et aux tempérament plus fragiles.

Malgré la beauté plastique de l’acteur pourtant déjà vieillissant, il est très facile de s’identifier à ses tourments, qui sont ceux de Monsieur tout le monde pris dans un mécanisme infernal se resserrant sans cesses sur lui.

« La mort aux trousses » reste absolument inoubliable pour ses scènes cultes qui ont marqué au fer rouge l’histoire du cinéma avec la poursuite d’un homme dans un champs par un avion à hélice particulièrement menaçant, une hallucinante chasse à l’homme sur la tête des présidents des USA dans les splendides décors montagneux du Dakota et enfin le meurtre si spectaculaire d’un homme en plein milieu du siège des Nations Unies.

Pour toutes ces émotions et cette virtuosité absolue, je recommande « La mort aux trousses » comme un des plus grand films de suspens jamais réalisés.

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