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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 20:02

Sorti en 1996 « Fargo » est l’un des premiers films de Joël et Ethan Cohen inspiré d’une histoire (malheureusement) vraie.
On y suit à Brainerd, un trou paumé du Minnesota enseveli sous une neige épaisse,  les sombres machinations de Jerry Lundegaard (William H Macy) un minable vendeur de voitures endetté jusqu’au cou qui décide de payer deux voyous Carl (Steve Buscemi) et Gaear (Peter Stormare)  pour simuler l’enlèvement de sa femme Jean (Kristin Rudrud).
Jerry espère en échange faire payer une rançon de 1 million de dollars à son beau père et patron Wade Gustafson (Harve Presnell) et son associé Stan Grossman (Larry Brandenburg).
Très faux cul, il fournit une voiture aux voyous et part normalement travailler tandis que les deux compères enlèvent Jean, non sans quelques difficultés.
Mais sur le chemin de leur planque, les choses se gâtent et le très brutal Gaear abat un policier trop curieux ainsi qu’un couple témoin du meurtre.
Inquiet, le duo contacte Jerry en demandant le versement immédiat des 80 000 dollars.
La police locale est mise sur l’affaire et Marge Gunderson (Frances Mc Dormand), une policière enceinte mène l’enquête avec calme et détermination.
Peu habitué à ce type de situation, Jerry ment pourtant effrontément à Wade et Stan, réussissant à leur faire gober l’histoire de l’enlèvement, l’impossibilité de contacter la police et la nécessité de lui confier la rançon à payer pour sauver sa fille.
Alors que Marge remonte lentement la piste des deux tueurs, met la pression sur Shep Proudfoot (Steeve Reevis) le mécanicien indien ayant servi d’intermédiaire dans l’affaire et interroge Jerry lui-même, du reste de plus en plus mal à l’aise.
La situation dégénère franchement quand Wade se montre intraitable sur le fait de livrer lui-même la rançon mais Carl n’accepte par la transaction sans voir sa fille vivante et fait feu, le blessant mortellement.
Avant de mourir, Wade blesse lui-même grièvement Carl à la mâchoire.
Mal en point, le voyou se dispute avec Gaear qui a encore une fois disjoncté et tué Jean sans attendre de toucher l’argent.
La dispute autour du million de dollar qui excède de loin la somme prévue de 80 000 qui leur était due, tourne à l’affrontement et à la mort de Carl.
Alors que Gaear s’apprête à se débarrasser du corps de son ami, Frances met la main sur leur planque et l’abat alors qu’il tentait de fuir en courant dans la neige.
Jerry est ensuite pris alors qu’il tentait maladroitement de fuir laissant Frances et son mari à la préparation de leur heureux évènement.
En conclusion, « Fargo » est un film bien étrange, évoluant dans une atmosphère sombre et glaciale de l’Amérique des paumés dont personne ne parle.
Malgré son atmosphère déprimante, la bêtise et la violence de ses personnages, « Fargo » est bien réalisé et bien interprété, notamment par William H Macy, excellent en salopard travesti sous les traits d’un brave vendeur de caisses…
Cela ne suffit pourtant pas à explique son succès pour moi largement surestimé !

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 18:53

Sorti en 1979, « L’évadé d’Alcatraz » de Don Siegel est l’un des derniers films de Clint Eastwood que je n’avais pas chroniqué en ces colonnes.
Inspiré d’une histoire vraie, « L’évadé d’Alcatraz » voit Frank Morris (Clint Eastwood) fraichement incarcéré dans la prison de haute sécurité sur l’ile au large de San Francisco en raison de ses nombreuses évasions.
Nous sommes en 1962 et Morris qui a immédiatement sympathisé avec Litmus (Frank Rozio) un prisonnier plus âgé ayant pour compagnon une souris, doit immédiatement se défendre face à un colosse Wolf Grace (Bruce M Fisher) qui entend bien faire de lui son petit copain.
Malmené physiquement dans les douches, Wolf essaiera plus tard de se venger en poignardant Morris avant d’être une nouvelle fois battu.
Après avoir été mis à l’isolement et tâté de la rudesse de Warden (Patrick Mc Goohan), Morris rentre en apparence dans le rang, travaillant dans une bibliothèque aux cotés d’un Noir appelé English (Benjamin) qui malgré son aversion pour les Blancs finit lui aussi par entrer en sympathie avec lui.
Autour de Morris commence à se dessiner une entreprise d’évasion.
Deux frères criminels endurcis, les Anglin entrent dans ce projet fou comme le plus timide Butts (Larry Hankin) voisin de cellule de Morris.
Morris parvient à convaincre son équipe de creuser la surface des murs de leur cellule pour explorer une sortie par les gaines de ventilation.
Une fois le passage ouvert, les détenus décident de confectionner des mannequins pour donner le change aux gardiens et un canot/gilet gonflables de fortune.
Jouant avec la vigilance des hommes de Warden, un homme dur et cruel n’éprouvant aucune compassion lorsque Doc (Robert Blossom) se sectionne un membre après qu’on lui ait retiré son passe temps favori : la peinture, Morris et ses hommes planifient à présent plus concrètement le jour de leur départ.
La mort de Litmus, de santé fragile et la libération de Wolf, encore plus déterminé que jamais a tuer Morris, précipite l’exécution du plan juste avant que le Warden ne décide de les changer de cellule.
L’opération reste à hauts risques : escalade, cache-cache sur les toits puis nage dans une eau glacée en s’agrippant à leurs équipements de fortune.
Tétanisé, Butts ne peut partir, Morris réalisant son évasion seul avec les frères Anglin.
Furieux, Warden lance les recherches au petit matin (hélicoptère, garde cotes, plongeurs) mais en l’absence de corps, préfère penser à une mort par noyade.
Il est néanmoins rappelé à Washington, l’affaire lui coutant visiblement plus cher que prévu.
En conclusion, malgré son statut de classique du film de taulard, son réalisateur prestigieux et la présence d’Eastwood, « L’évadé d’Alcatraz » a finalement pas mal vieilli et parait aujourd’hui bien gentillet comparé aux autres films sur le même sujet.
Si la scène de l’évasion reste la plus réussie, le reste demeure aujourd’hui un peu mou et ennuyeux.
Un film sympathique donc mais décidément d’une autre époque, qui ne pourra séduire que les nostalgiques ou les aficionados du grand Clint !

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 20:34

Dans le sillage des trois « Pusher » de Nicolas Winding Refn, sort en 2014 « Hyena » de Gerard Johnson.
« Hyena » se déroule dans les bas-fonds de Londres ou Michael Logan (Peter Fernandino) flic camé et crasseux aux faux airs abrutis de Philippe Lelouche, dirige une petite équipe composée de Keith (Tony Pitts), Martin (Neil Maskell) et Harrison (Thomas Craig) qui rackette les trafiquants locaux en argent et drogue.
Mais un jour la combine de Michael tourne mal lorsque son contact turc qui devait lui faire gagner beaucoup d’argent dans un transit risqué de drogue entre l’Afghanistan et l’Europe, est sauvagement assassiné et démembré sous ses yeux.
Choqué, Michael suit l’enquête qui mène tout droit vers deux frères albanais, les Kabachi, le chef balafré Nikolla (Orli Shuka) et Rezar (Gjevat Kelmendi) une montagne de muscles, de bêtise et de méchanceté.
Embarrassé par une enquête de l’inspection de la police sur des soupçons de corruption pesant sur son équipe, Michael doit jouer serrer face à Nick Taylor (Richard Dormer) le flic chargé de le surveiller.
Il finit néanmoins par contacter les Kabachi dans leur club de strip tease dégueulasse et leur propose une nouvelle association.
Curieux, Michael profite d’un moment d’inattention des frères pour fureter dans leur club et subtilise le plan du trajet du projet dans lequel il a investi.
Tombant nez à nez avec Ariana (Elisa Lasowski) une des filles des Kabachi, Michael comprend qu’elle est victime d’un vaste trafic d’être humains et décide de l’aider.
Mais Ariana risque gros dans l’affaire et est cruellement coupée au bras par ses patrons-tortionnaires.
Les affaires de Michael ne s’arrangent pas lorsqu’il est muté dans une autre équipe enquêtant sur le trafic de drogue en Europe de l’Est, et doit subir les ordres d’une vieille connaissance, l’arriviste David Knight (Stephen Graham).
Knight s’implique personnellement mais étrangle Spartak (Shaban Arifi) le comptable des Kabachi pour le faire sans succès balancer ses patrons.
Imprévisible et maladroit, Knight réagit mal dans une négociation aves les Kabachi et se fait poignarder puis découper, Michael échappant par miracle à la mort.
Blessé, Michael récupère le téléphone enregistreur de Knight et comprend que le deal avec les Kabachi était destiné à le piéger.
Oscillant entre intérêt personnel et vague relents du devoir à accomplir, Michael vole au secours d’Ariana, vendue sommairement à un réseau de prostitution ultra brutal et l’arrache à son geôlier par une opération coup de poing.
Après avoir mis Ariana en sécurité dans l’appartement de sa compagne Lisa (Myanna Buring), Michael reprend ses habits de flic et convainc sa hiérarchie de coffrer les Kabachi pour proxénétisme et trafic d’êtres humains.
Dans le même temps, en écoutant les enregistrements de Knight, Michael comprend que lui et Taylor manœuvraient en fait pour l’accuser du meurtre du jeune turc.
Lorsqu’il apprend que son équipé a été arrêtée, Michael n’a plus aucun doute sur le fait qu’on cherche à le faire tomber.
Sa vengeance sur Taylor est terrible et se termine par une exécution sommaire.
De leur coté, les Kabachi relâchés faute de comptable lui aussi sauvagement décapité, décident de retrouver Michael pour lui régler son compte.
Les deux frères finissent par retrouver Ariana et la prennent en otage ainsi que Lisa pour attirer Michael dans un guet apens.
Le film se termine sur une vision de Michael acculé, camé et seul dans sa voiture, se préparant à pénétrer dans l’appartement.
En conclusion, « Hyena » est un film extrêmement dur, sale et violent dont les similitudes avec « Pusher » confinent au plagiat.
Même scénario, même façon de filmer de dos les pérégrinations de l’anti-héros, un flic-épave à la dérive pris dans une embrouille inextricable, même bande son hypnotique très année 80, mêmes type de personnages : caïds locaux issus de l’immigration aussi cons que méchants , sales flics aux méthodes douteuses, femmes victimes la dérive et surtout même fin ouverte paroxysmique.
Sans ces similitudes troublantes et dérangeantes, « Hyena » reste un film dans l’absolu intense qui pourra séduire les adeptes de films sombres et durs, comme votre serviteur.

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 21:12

Les films colombiens sont assez rares dans nos contrées, aussi « Rosario » d’Emilio Maille, sorti en 2005 fait-il figure de curiosité.
Adapté d’un roman de Jorge Franco Ramos, « Rosario » montre l’attraction irrépressible d’Antonio (Unax Ulgade) et Emilio (Manolo Cardona), deux fils de bonne famille de Medellin envers une vaporeuse brune repérée dans une discothèque.
Emilio est le plus entreprenant et séduit la belle qui se nomme Rosario (Flora Martinez) et qui d’entrée se montre vénéneuse en raison de son appartenance à un gang de tueurs de la ville.
Emilio entreprend une relation complexe avec Rosario, qui revendique fièrement son mode de vie et son indépendance en n’hésitant pas à tenir la dragée haute à ses parents dans un diner familial plus que houleux.
Travaillant avec son frère Johnefe (Rodrigo Oviedo) et Ferney (Alonso Arias) également tueur, Rosario bénit chacune de ses sorties pour tuer des gens pour le compte des caïds locaux.
Mais l’inéluctable finit par arriver et Johnefe par se faire tuer.
Sa mort est un déchirement pour Rosario qui vivait avec lui depuis sa fuite de sa famille après avoir castré à coups de ciseaux un père qui abusait d’elle.
L’enterrement de Johnefe est particulièrement pénible, ses amis gangsters s’échinant à trimballer son cadavre jusque dans une boite de nuit pour lui faire passer sa dernière soirée avec les vivants.
Alors que le cœur de Rosario penche à présent du coté d’Antonio, le cycle infernal de la vengeance s’enclenche et la pousse à vouloir tuer les meurtriers de son frère.
Pour arriver à ses fins, Rosario combine sa sublime beauté et ses talents de tueuse.
Mais également traquée à son tour, elle se replie sur elle-même, s’éloignant de ses amants.
Elle finit par subir le même sort que ses victimes et reçoit plusieurs balles dans une discothèque sous les yeux d’Antonio qui paniqué se rue à l’hôpital dans l’espoir de la sauver.
Mais Rosario finit par mourir de ses blessures…après que la police recueille son témoignage.
En résumé, « Rosario » est un film à petit budget d’une violence et d’un désespoir quasi insupportable.
Flora Martinez crève littéralement en morena fatale, sillonnant les boites de nuit branchés et les ruelles sordides des bidonville de la ville pour accomplir ses basses besognes.
Histoire d’amour vénéneuse sur fond de minables trafiquant s’entretuant sur des motos, « Rosario » reste un petit film dur trop stéréotypé pour réellement sortir du lot des habituels sujets latino-américains.

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 23:19

On reste dans le registre du film brésilien avec « Operacões Especiais » de Tomas Portella.
Sorti en 2015, « Operacões Especiais » raconte l’histoire de Francis (Claudia Pires) une réceptionniste d’un hôtel de la périphérie de Rio, qui en 2010 après un braquage et l’inconsistance du vigile Robson (Carlos Fonte Boa), décide sous les conseils de son amie Karla (Olivia Araujo) de passer le concours d’entrée à la police.
Admise avec succès à la police civile, Francise est affectée au commissariat de São Juda do Livramento, dirigé par le commissaire Froes (Marcus Caruso), un vieux policier droit et honnête.
Envoyée sur le terrain des favelas, Francis découvre la peur et son incapacité à agir dans le feu de l’action, lorsque ses collègues doivent ouvrir le feu en plein milieu d’une course poursuite avec des trafiquants.
Mais Froes fait preuve d’indulgence et met Francis en tandem avec Decio (Fabricio Boliveira) un policier noir plus aguerri.
Francis doit prendre sur elle face aux quolibets machistes de ses collègues Roni (Thiago Martins) et Moacir (Fabio Lago) qui la jugent inapte aux dangers du terrain, mais montre de belles capacités d’analyse et de persévérance dans une enquête sur un faux braquage d’une station service.
Remontant la piste à l’aide des caméra vidéos et recoupant le témoignage d‘un détenu se disant menacé de mort, Francis en vient à soupçonner Toscano (Antonio Tabet) un ex flic devenu milicien et caïd local du trafic de drogue après avoir participé aux opérations de pacification de la favela.
L’intégrité et le courage des hommes de Froes, leur fait obtenir de bon résultats et l’arrestation des braqueurs, des criminels endurcis également impliqués dans le trafic de drogue.
Le commissaire invite alors Francis pour recevoir un prix de la main du maire (Augusto Madeira) et se voit également proposer un appartement dans une nouvelle résidence cossue que va bâtir un promoteur immobilier.
Incorruptible, Froes refuse l’offre et continue de plus belle sa politique de lutte contre le crime mais son action devient gênante pour les notables avec qui Toscano travaille en réalité.
Menaçant vis-à-vis de Francis qu’il a croisé à la soirée du maire, Toscano fait éliminer le prisonnier trop bavard et intervenir Heraldo (Gillray Coutinho) un avocat chargé de faire libérer ses hommes mis sous les verrous.
La rage de Decio, devenu l’amant de Francis, culmine alors lorsqu’il saccage le magasin de fleurs de Dona Ermenlida (Amelia Bittencourt) la femme d’Heraldo.
Decio paye de sa vie cet éclat et est assassiné sous les yeux de Francis.
L’habile Toscano tente alors de l’attirer dans un piège mais c’est Roni qui passe le premier.
Arrivée en soutien, Francis parvient à surprendre les tueurs et à en abattre deux, ce qui laisse le temps à son collègue de se libérer.
A eux d’eux, ils prennent le dessus sur le groupe armé et blessent grièvement Toscano.
Le gangster est alors ramené sanguinolent au commissariat pour apprendre que Froes est relevé de ses fonctions par décision du préfet.
Mais avant de quitter le commissariat, les policiers intègres décident d’aller livrer Toscano à Rio afin de le faire payer pour ses crimes.
En guise d’épilogue, on retrouve Francis et Roni montés en grade dans un commissariat du centre du Brésil…
En conclusion, « Operacões Especiais » est un très bon film d’action confirmant la vitalité du cinéma brésilien en la matière.
Utilisant un scénario réaliste au Brésil montrant la résistance d’une poignée de flics intègres face à la corruption des politiques et de certains de leurs collègues, « Operacões Especiais » se démarque par des scènes d’action très fortes et bien menées avec courses poursuites et fusillades dans les favelas.
Lorsqu’en plus les acteurs se montrent comme Claudia Pires, Marcus Caruso et Fabricio Boliveira, au top niveau, on ne peut qu’applaudir ce résultat bien plus équilibré et puissant que beaucoup de films américains inutiles et paresseux !

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 08:32

Paris reste décidément à l’honneur au cinéma avec « Taken » de Pierre Morel

Film d’action ultra musclé sorti en 2008, « Taken » raconte l’enlèvement à Paris d’une jeune américaine nommée Kim Mills (Maggie Grace), partie avec son amie Amanda (Katie Cassidy) suivre la tournée de sa chanteuse préférée Sheerah (Holly Valance)

Les deux amies se font aborder à l’aéroport par un charmant jeune homme Peter (Nicolas Giraud) et ne se méfient pas.

Avant d’être enlevée par des hommes armés, Kim a le temps d’appeler son père Bryan (Liam Neeson), ex agent secret essayant de couler une paisible retraite dans la banlieue californienne.

Expert, Bryan demande à Kim de laisser son téléphone ouvert et de décrire ses agresseurs, puis après avoir prévenu sa mère Léonore (Famke Jenssen) prend le premier avion pour Paris.

Il sait d’après ses sources que sa fille a été enlevé par une mafia albanaise spécialisée dans la traite des blanches et qu’il en dispose que de 96 heures pour la retrouver.

Rapidement sur place, Bryan recueille les indices notamment la puce du téléphone de sa fille avec laquelle le jeune rabatteur la prise en photo à l’aéroport.

Connaissant son visage, Bryan le localise à Roissy au moment ou il tente de rabattre une nouvelle touriste mais la course poursuite tourne court, l’homme étant tué en tentant de fuir.

Bryan demande alors de l’aide à Jean-Claude Pitrel (Olivier Rabourdin), un ami a lui devenu directeur adjoint de la DST.

Mais Pitrel tout en lui disant ou trouver les Albanais, Pitrel rechigne à l’aider et le met sur filature.

Bryan se rend à la Porte de Clichy ou travaillent des prostituées soumises à la brutalité de la mafia albanaise.

Il provoque un accrochage avec un petit mac et place un mouchard sur lui.

Avec l’aide involontaire d’un interprète, il piste l’homme jusqu’à un chantier ou les filles font de l’abattage pour les ouvriers.

Bryan cherche nerveusement sa fille au milieu des filles camées de force, trouve Amanda morte et embarque une fille de l’est ayant le même blouson que Kim.

Cette fois le choc frontal avec les mafieux est inévitable et Bryan doit tuer de nombreux gardes pour survivre, voler une voiture, une arme à feu et provoque un incendie.

Une fois la fille ranimée, Bryan se rend au QG des Albanais en se faisant passer pour Pitrel afin de négocier avec eux leur tranquillité contre un pourcentage.

Méfiants, les Albanais semblent accepter le deal mais lorsque Bryan identifie Marko (Arben Bajraktaraj) comme l’homme ayant enlevé sa fille, une violente fusillade éclate.

Quasiment invincible en clos combat, Bryan élimine tous les gangsters et torture Marko à l’électricité pour qu’il lui révèle ou est sa fille.

Le mafieux donne un nom et Bryan se rend chez Pitrel pour confirmer son implication passive dans ce trafic d’être humains.

Menaçant, Bryan obtient l’adresse d’une réceptions privée organisée par un certain Saint-Clair (Gérard Watkins) pour la vente des filles.

Il rentre en force, contraint Ali (Jalil Naciri) un acheteur du Moyen-Orient à surenchérir pour sa fille mais est arrêté peu après la vente par les gardes de Saint-Clair.

Bryan échappe de peu à une exécution et liquide les tueurs, Saint-Clair compris.

La poursuite continue jusqu’aux quais de Seine, ou prenant tous les risques il embarque sur une péniche ou se trouve Kim dans les griffes du cheik (Nabil Massad) l’ayant achetée.

Bryan devient une machine à tuer, éliminant les gardes pourtant entrainés et armés du cheikh, même Ali expert en close combat qui le blesse au poinçon.

Le cheikh éliminé, Bryan sauve sa fille et la ramène aux USA.

Avec ses parents rassurés, Kim peut ensuite se mettre aux cours de chant avec Sheerah !

En conclusion, « Taken » contient le meilleur et le pire d’une production Besson, le meilleur l’emportant cette fois de loin !

Scénario simpliste, truffé de personnages caricaturaux : inhumains trafiquants de l’Est, arabes riches et corrompus, français peu fiables autorisant des gentils américains à tuer à peu prêt tout le monde en toute impunité pour arriver à leur but.

Mais malgré ces clichés servis à la louche, « Taken » contient plus d’une heure d’action pure, de suspens, de course poursuite échevelées et de close combat ultra nerveux.

Plus physique que jamais dans un personnage de justicier solitaire à la Harrison Ford/Mel Gibson, Liam Neeson en impose et relève haut la main le challenge.

« Taken » n’est donc qu’un film d’action basique mais réalisé avec une efficacité confinant à la perfection ce qui en fait un must du genre !

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 08:51

Connue pour sa carrière de chanteuse et ses formes généreuses, Jennifer Lopez a également à son actif une carrière d’actrice des plus respectables comme l’indique « The cell » de l'Indien Tarsem Singh.

Sorti en 2000, « The cell » se présente au premier abord comme une rude mais classique histoire de tueur en série dans laquelle un homme nommé Carl Rudolph Stargher (Vincent D’Onofrio) enlève des jeunes femmes pour les séquestrer dans les sous sols d’un château d’eau abandonné et les laisser lentement se noyer à l’aide d’un astucieux dispositif de remplissage automatisé.

Lorsque Peter Novak (Vincent Vaughn) et Gordon Ramsey (Jake Weber) du FBI retrouvent un corps de femme sous un pont, ils lancent de gros moyens pour retrouver le tueur et finissent par l’appréhender, inconscient chez lui car trahi par des poils de son chien albinos retrouvé sur le corps.

Mais Stargher a eu le temps d’enlever une ultime femme Julia Hickson (Tara Subkoff) avant sa capture et celle-ci croupie dans sa cellule dans un lieu inconnu de la police.

Face à un homme tombé dans le coma, le FBI fait appel à Catherine Deane (Jennifer Lopez) une psychologue employant des traitement révolutionnaires pour soigner les enfants, en s’immergeant au moyen de casques et combinaisons dans leur psychisme.

Malgré ses réticences à entrer dans l’esprit d’un schizophrène, Catherine accepte d’aider le FBI et découvre l’esprit torturé et fou de Stargher.

Elle est d’abord violemment refoulée par cet homme dont les fantasmes sont la domination sexuelle, mentale et physique mais découvre cependant son passé d’enfant battu par un père violent et sadique.

Soutenue par son équipe de docteurs, Catherine revient à la charge mais est cette fois capturée par l’alter égo de Stargher qui l’asservit dans son psychisme.

Novak n’a alors pas d’autre solution que de s’immerger à son tour dans le monde de Stargher mais est lui aussi capturé et atrocement torturé à l’aide d’un supplice médiéval consistant à lui extraire lentement ses intestins.

Son intervention provoque néanmoins un choc chez Catherine qui brise l’emprise de Stargher et le blesse sérieusement.

Un indice entrevu dans le monde psychique permet à Novak et Ramsey de localiser le lieu possible de la détention de Julia…

Novak se rend sur place et sauve in extremis Julia qui commençait à se noyer, suffoquée par l’eau dans sa cuve tandis que dans le monde psychique, Catherine prend la douloureuse décision de tuer Stargher qui succombe également dans le monde réel, victime d’un arrêt cardiaque.

En conclusion, « The cell » est un film dont le principal atout est l’esthétisme raffinée et choc rendue possible par les capacités des ordinateurs des années 2000.
Audacieux et coloré, le film marque avant tout visuellement dans ses scènes les plus chocs avec violences et sévices corporels parfois difficiles à supporter.

Du coté des acteurs, le lourdaud Vaughn fait office de faire valoir à Lopez, très convaincante en psychologue et particulièrement mise en valeur dans les scènes de fantasmes dans lesquelles D‘Onofrio réussit sa mission de nous terrifier…

Un psycho-thriller original et efficace donc dont la bomba latina n’a pas rougir !

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 20:25
Eté rouge (Daniel Quiros)

L’Amérique centrale cette fois à l’honneur avec « Eté rouge » polar costaricain de Daniel Quiros.

Sorti en 2015 en France, « Eté rouge » raconte dans l’enfer d’un été caniculaire de Tamarindo, petit village de l’état de Guanacaste, situé au bord de mer, l’enquête d’un homme appelé Don Chepe, ex guérillero sandiniste et employé d’une compagnie d’assurance, déterminé à découvrir la mort d’une de ses meilleurs amie, Illana Echeverri dit l’Argentine dont le corps sans vie à été retrouvé sur une des magnifiques plages de la région.

Flanqué de Gato, un flic local comme auxiliaire occasionnel, Don Chepe se lance dans un véritable jeu de pistes qui va le mener sur la trace du passé révolutionnaire de son amie et de ses liens avec l’ERP (Armée révolutionnaire du peuple), auteur en 1977 d’un attentat raté contre un avion transportant le gouvernement argentin de l’époque.
Usant d’intimidation et parfois de violence, même si cette dernière se retourne parfois contre lui avec le passage à tabac par deux petites frappes de La Cruz qu’il avait molestées pour avoir des informations, don Chepe progresse à petits pas de bars en hôtels minables et découvre que le meurtre de l’Argentine correspond à la venue au Costa Rica de Peter Olsson, journaliste suédois revenu apporter un témoignage clé concernant un sanglant attentat en 1984 à La Cruz, qui avait tué quatre personnes et failli couter la vie au général Eden Pastora, ayant fait parti du FSLN nicaraguayen.

Inspiré par le général Augusto Sandino, le FSLN (Front sandiniste de libération national) renversa le président du Nicaragua Anastasio Somoza en 1979 malgré l’opposition des Contras, armés par la CIA plutôt favorable à l’ordre établi.

Ayant participé au coupe d’état, Pastora s’était ensuite retourné contre le président Daniel Ortega, qui pensait on avait tenter en retour de l’assassiner.

Usant de ses connaissances dans la magistrature, don Chepe rencontre Patricia Leardo, questionne Olsson puis rencontre l’avocate en charge de la déposition de Olsson, qui se présente à l’époque comme un jeune journaliste naïf ayant été abusé par un tueur professionnel argentin appelé Rodrigo Gandini, se faisant passer pour un photographe allemand pour déposer la bombe qui aurait pu être fatale à Pastora.

Malheureusement Olsson n’ira pas au bout de sa démarche puisqu’il meurt dans un suicide ressemblant étrangement à un assassinat.

Dès lors, don Chepe comprend que Gandini est également revenu au Costa Rica après s’être fait passer pour mort en Argentine afin d’éliminer les derniers témoins des ses activités terroristes des années 80.

Il n’a de cesse de traquer le dangereux tueur afin qu’il ne quitte le pays et bénéficie d’un coup de chance relayé par Gato quand Gandini est victime d’un accident de la route.

Bénéficiant de l’aide de Don Angel un puissant narcotrafiquant mexicain établi sur les hauteurs de Tamarindo, qui avait un dette vis-à-vis de l’Argentine, don Chepe localise Gandini dans une maison reculée ou il se terre, et l’abat avant qu’il ne le fasse.

En conclusion, « Eté rouge » contient tous les codes ou presque du polar : un crime, une enquête tortueuse d’un type entre deux eaux la jouant indépendant et enfin des cadavres soigneusement placés au fur et à mesure que l’intrigue progresse.

Rien de bien nouveau donc si ce n’est le cadre exotique du roman, le Costa Rica, paradis touristique dont certains lieux plus reculés révèlent le manque de moyen et d’implication des forces de police et surtout une plongée trouble dans l’histoire de l’encombrant voisin nicaraguayen, dont les actions révolutionnaires dans les années 80 éclaboussèrent tout l’Amérique centrale.

Un court roman à réserver aux fans du genre.

Eté rouge (Daniel Quiros)
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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 21:10
Troupe d'élite (José Padilha)

Troupe d’élite » (Tropa de elite en titre original) est un film brésilien de José Padilha sorti en salle en 2007.

Ce film traite d’un sujet choc, la guerre entre la police spéciale brésilienne appelées le BOPE et les narco trafiquants pour le contrôle des favelas de Rio de Janeiro.

L’histoire se déroule en 1997 lorsque pour la venue du Pape Jean Paul II dans une favela, le gouvernement brésilien fait appel au BOPE afin de « nettoyer » la zone.

Mais plus que cet événement extraordinaire, le film raconte les états d’âmes du capitaine Nascimento (Wagner Moura), très perturbé psychologiquement par son travail au BOPE et désireux de s’arrêter pour aider sa femme enceinte de son premier enfant.

Pour quitter son service, Nascimento doit trouver un remplaçant.

Aussi « Troupe d’élite » raconte le processus de recrutement de jeunes aspirants policiers, Matias (André Ramiro) et Neto (Caio Junquera ) devant faire leurs preuves pour intégrer le BOPE.

Bien que tout deux intègres et courageux, les caractères des deux hommes différent grandement.

Si Neto est fonceur et tête brûlée, Matias plus réfléchi et intellectuel va à la fac de droit et hésite entre le métier de policier et d’avocat.

En stage dans la police régulière, Matias et Neto s’appeçoivent assez vite des combines du quotidien, de la corruption allant jusqu’à haut niveau dans la hiérarchie qui rackette des commerçants et pactise avec les narco trafiquants.

Ecœurés, les deux hommes décident d’intégrer le BOPE et suivent alors sous le commandement de Nascimento un des entraînements militaires les plus durs au monde.

Mais malgré la dureté et les humiliations des épreuves, Matias et Neto réussissent.

Entre temps, Matias par ses fréquentations à l’université, comprend que certains de ses camarades sont en contact avec des narco trafiquants par le biais d’une ONG et dealent dans les quartiers riches.

Écartelé entre sa relation avec la jeune Maria et son métier de policier, Matias se met dans une situation difficile quand l’un de ses camarades le balance à Baiano chef ultra violent des narco trafiquants.

Mais c'est Neto qui est tué à sa place dans un guet appens.

Nascimento décide de venger Neto et la traque sanglante de Baiano commence …

« Troupe d’élite » est ce qu’on appelle un film coup de poing, violent et sans concession.

Les méthodes radicales du BOPE qui tue sans sommation et use de torture pour obtenir des informations ne sont pas édulcorées.

On sent une grande révolte contre la corruption de la police, contre les idées préconçus des gosses des quartiers riches et surtout contre l’horreur de la vie des favelas ou des enfants peuvent être enrôlés par des trafiquants sans scrupules possédant des armes de guerre.

Le film est donc violent, réaliste et déconseillé aux âmes sensibles.

J’ai apprécié cette radioscopie sans fard d’une fraction de la société brésilienne, j’ai également aimé le style narratif assez original avec l’emploi d’une narration en voix off de Nascimento sur une bonne construction globale de l’histoire.

Mais j’aimerais aussi qu’on parle également un jour autrement de ce grand et beau pays qu'est le Brésil sans entrer systématiquement dans les sujets les plus chocs ...

Troupe d'élite (José Padilha)
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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 09:10
Sons of anarchy, saison 7, épisode 13 (Kurt Sutter)

Après sept années voici le moment tant redouté de clore la série avec « Sons of anarchy, saison 7, épisode 13 ».

Une fois Gemma (Katey Sagal), Juice (Theo Rossi) et Unser (Dayton Callie) morts, Jax (Charlie Hunnam) observe un comportement étrange.

Il s’arrange tout d’abord pour régler le problème avec l’IRA mais de manière aussi inattendue que radicale : il élimine Roarke (Bob Mc Craken) un des chefs de l’organisation irlandaise et épargne Connor Malone (Scott Anderson) en raison des potentialités de son marché de trafic d’armes et de son ouverture à l’égard des latino américains.

Puis il fait le tri dans ses affaires, les rassemble, brule les souvenirs de son père, photos ou le fameux journal de John Teller dans lequel il raconte les dérives d’un idéal de liberté à une entreprise mafieuse.

Il passe ensuite au garage et fournit une liste de documents à Nero Padilla (Jimmy Smits) afin de répartir ses biens (maison, entreprises) entre Wendy (Drea de Mateo) et les Sons of anarchy.

Choqué, Nero accepte ainsi qu’une lourde responsabilité : emmener ses enfants Abel (Evan Loto) et Thomas (Ryan Loto) pour vivre dans son ranch avec Wendy dans l’espoir d’une vie meilleure loin des gangs et du crime.

Après un ultime adieux, Nero embarque donc Wendy et les enfants de Jax pour une autre vie.

La suite consiste à passer chez le procureur Pounder (Tyne Patterson) afin de lui faire des aveux sur l’auteur du meurtre de Tara, sur l’emplacement des corps de Gemma et Unser mais Jax n’ira pas plus loin concernant l’implication des Sons dans les tueries des hommes de Lin (Henry Choi) et Marks (Billy Brown).

Après un ultime recueillement sur les tombes d’Opie (Ryan Hurst) et Tara, Jax liquide Baroski (Tom Weller) à son épicerie puis Marks à sa sortie de prison après s’être dissimulé en mendiant.

Une fois le sale boulot effectué, il se rend une dernière fois à une réunion du club en sachant que les Sons sous la pression des Indian hills, ont du voté une condamnation à mort à son encontre.

Mais contre toute attente, Chibs (Tommy Flanagan) et Tiger (Kim Coates) respectivement nouveaux président et vice président, épargnent Jax au dernier moment et lui donne l’occasion de filer seul à moto.

Pris en chasse à la sortie de la ville par les policiers après d‘ultimes paroles pour l‘endroit ou son père est mort, Jax fuit et finit sa course folle encastré dans le camion de Milo (Michael Chiklis).

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 7, épisode 13 » se veut une conclusion particulièrement triste de la série avec une ambiance de fin de vie.

Sur le départ, Jax réunit toutes les formalités pour répartir ses biens auprès de ses proches tout en veillant à ce que son club ait de nouveaux débouchés avec une alliance avec les Mayans, les One niners et un ex membre de l’IRA plus souple sur les conventions raciales.

A l’heure des bilans, Jax comprend ses erreurs et l’incompatibilité de mener de front une vie d’honnête père de famille et de chef de gang.

En un dernier sursaut il s’arrange donc pour en finir et tenter d’assurer un avenir meilleur à sa progéniture.

Sa mort, un brin théâtrale, convient parfaitement à la mythologie du biker, mourant à moto poursuivi par la police.

Cette dernière saison articulée autour de l’enquête sur la mort de Tara, est pour moi la plus triste et la plus douloureuse avec la disparition progressive de personnages clés devenus au fil du temps attachants : Juice, Unser et même la monstrueuse Gemma.

Véritable chef d’œuvre notamment dans ses premières saisons ou une réelle opposition policière se manifeste avec notamment l’ATF, Sons of anarchy reste un monument entretenu par la qualité d’acteurs incroyables comme Ron Pearlman, Katey Sagal, Charlie Hunnam, Theo Rossi ou Dayton Callie.

De là à vous donner envie d’enfourcher une moto sous le soleil de plomb de Californie ?

Sons of anarchy, saison 7, épisode 13 (Kurt Sutter)
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