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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 19:01

Bon an mal an, Accept continue sa route et sort en 2014 « Blind rage » à la pochette simplissime que ne renierait pas la Vache-qui-rit jurassienne.
De charge aveugle il est bel et bien question avec l’horriblement brouillon « Stamped » qui confond ici largement vitesse et précipitation.
Passablement échaudé, l’auditeur poursuit avec « Dying breed » qui vient à grands renforts de chœurs guerriers tenter de faire oublier son aspect bancal et il faut attendre « Dark side of my heart » pour retrouver le coté accrocheur et souvent imparable du groupe.
Accept retombe dans ses vieux travers (de porc) et force la dose sur « The fall of the empire » d’une lourdeur et d’une répétitivité inouïes, puis met le turbo avec « Trail of tears » aussi rapide que creux.
Les titres s’enchainent, plus mélodique « Wanna be free » ne laisse pas un souvenir très marquant tandis que « 200 years » touche le fond de par son horrible caractère poussif.
En pareilles conditions, il devient difficile de poursuive l’écoute malgré la rugosité des riffs heavy de « Bloodbath mastermind », les chœurs puissants de « From the ashes we rise », le tempo rapide tournant à vide de « The curse » et autres « Final journey ».
En conclusion, « Blind rage » est pour moi un naufrage, une catastrophe et de loin l’un voir le plus mauvais album d’Accept.
Sans aucune inspiration, le groupe aligne ici les titres en recyclant tous les vieux trucs et astuces de son répertoire : riffs heavy, tempos soutenus, vocaux hauts éraillés haut perchés et surtout profusion de grands chœurs souvent à coté de la plaque.
En 2014, l’avenir semble donc s’obscurcir pour les Allemands qui semblent ici franchement entamer un déclin que le départ d’Herman Frank et Stephan Schwarzmann silence de 3 ans sans nouvel album studio semble aujourd’hui confirmer….jusqu’à une éventuelle nouvelle tentative de renaissance ?

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 10:28

En 2012, Accept se sent revigoré par l’arrivé de son nouveau chanteur Mark Tornillo et enchaine avec un nouvel album « Stalingrad » rappelant si besoin l’accointance des Allemands pour les ambiances slave dures et froides.
L’entame se fait par « Hung, drawed and quarted » morceau dynamique dont les refrains haut perchés font immanquablement mouche puis le très réussi « Stalingrad » vient rappeler la dimension épique indissociable de la musique du groupe avec notamment l’apport de longues et belles parties de guitares de la paire Wolf Hoffman/Herman Frank.
On continue sur cette bonne lancée avec « Hellfire » surtout remarquable par ses solo travaillés mais également ses refrains simples et puissants.
Tornillo pousse sur sa voix dans un style quasi Halfordien sur le très explosif « Flash to the bang time ».
Plus de douceur avec « Shadow soldiers » nouvelle power ballade épique extrêmement séduisante suivie de « Revolution » et « Us against the world » morceaux construits dans le même moule, fluides, rythmés et efficace.
Le niveau s’étiole un peu avec « Twist of fate » qui passe presque inaperçu avec sa douceur mélancolique puis le lourdingue « The galley » entrecoupés de « The quick and the dead » bref sursaut tonique.
En conclusion, « Stalingrad » tient ses promesses et délivre un très bon inespéré second album avec Tornillo au chant dont le timbre se cale à présent quasi parfaitement sur celui du regretté Dirkschneider.
Puissant, dense et de bonne qualité, « Stalingrad » tient fermement la route et peut laisser entrevoir l’avenir d’Accept sous de bon augures : ceux d’un groupe de vétérans en ayant encore sous la pédale avant de remiser les motos et perfectos à la casse !

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 20:19

Plombé commercialement après « Predator », Accept va connaitre une longue éclipse, chacun des musiciens vaquant à ses propres projet solos.
En 2010 pourtant, les vétérans décident à la surprise générale d’une reformation sans le mythique chanteur Udo Dirkschneider mais avec l'américain Mark Tornillo et émergent de l‘oubli avec « Blood of the nations » à la sobre pochette ensanglantée.
L’entame se fait plutôt au premier abord rassurante sur un « Beat the bastards » certes relativement peu original mais musclé et nerveux avec le timbre éraillé de Tornillo finalement assez similaire à celui de Dirkchneider.
Lui succédant, « Teutonic terror » se montre supérieur atteignant par la puissance de ses refrains et chœurs épiques le statut d’authentique hymne heavy-metal.
Gros riffs, ambiances variées plus travaillées et moins bestialement frontales confèrent à « The abyss » un certain cachet même si les hurlements de Tornillo se montrent parfois pénibles à supporter sur près de sept minutes.
On s’ennuie ensuite ferme sur « Blood of nations » très linéaire, lourd et braillard puis enlise les chenilles du Panzer sur « Shades of death » plombé de pesants arrangements néo-classiques sur sept minutes et demi interminables.
Accept fait parler la poudre sur « Locked and loaded » rapide et rageur puis sort les extincteurs avec la ballade « Kill the pain » sur laquelle la prestation de Tornillo se fait agréable à défaut d’atteindre les sommets de l’ère Dirkschneider.
On s’excite un peu sur « Rollin’ thunder » rappelant le meilleur d’un groupe affuté et tranchant puis déroule sans trop forcer « Pandemic » enchainé d’un « New world coming » sombrant dans la facilité.
En guise de bonus, le live « No shelter » un live musclé puis « Bucket full of hate » impressionnant de puissance épique.
En conclusion, il fallait bien qu’Accept tente un jour de redémarrer un jour la machine mais malgré les efforts de Turillo dont le chant éraillé manque de variété et de feeling, « Blood of nations »  demeure d’une grande platitude.
Nous sommes certes en présence d’un authentique album de heavy metal viril et brutal mais sans grande innovation ou prise de risques permettant de passer à la catégorie supérieure et de côtoyer les sommets du groupe dans les années 80.
A réserver donc aux plus inconditionnels du cuirassé allemand qui malgré de louable effort ne saurait faire oublier la perte incommensurable de son nabot mentor…

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 20:49

Sur la bonne lancée d’un « Objection overruled » marquant son retour en force, Accept enchaine avec « Death row » en 1994 avec comme changement majeur le départ du batteur historique Stephan Kaufman remplacé par Stephan Schwarzmann.
Avec sa pochette macabre mais profondément réussie, « Death row » s’ouvre par son titre éponyme sale méchant et dur comme on l’aime.
Lui emboitant le pas, « Sodom and Gomora » poursuit dans la même lignée avec un Dirkschneider posant sa voix rageuse et éraillée sur les riffs puissants de Wolf Hoffman, qui gratifie ce titre de plus de six minutes d’un solo de haute volée.
Mais Accept n’est jamais aussi bon que ces mid tempos et le démontre sur un « The beast inside » indestructible enchainé d’un « Dead on » pour le coup trop pataud et bien moins inspiré.
On appuie sur la pédale d’accélérateur du Panzer sur « Guns ’r’ us » beaucoup plus dynamique et digne par son coté hymne de figurer dans le bestof déjà bien fourni du groupe.
Sans pitié, les Allemands continuent de martyriser les tympans de l’auditeur avec « Like a loaded gun » dont les riffs ultra lourds annoncent l’arrivée prochaine d’un Rammstein puis « What else ? » véritable succession de mandales dans la gueule propre à défigurer un George Clooney  ou un Jean Dujardin en manque de café.
Moins frontal mais tout aussi intéressant, s’insinue le rampant et menaçant « Stone evil » avant qu’Accept ne renoue avec ses racines Ac/Dciennes sur « Bad habits » d’une efficacité mortelle.
On garde la ligne sur « Préjudice » lui aussi très Ramstanien les solos de Hoffman en plus, puis joue les prolongations de cette formule éprouvée sur « Bad religion » , un remake de l’excellent « Generation clash II » pour une fois inférieur à l’original chanté par Steve Reece, la magnifique ballade acoustique « Writing on the walls » ou Accept atteint son meilleur niveau avant un final composé deux instrumentaux scintillants « Drifting apart » et « Pomp and circonstance ».
En conclusion, taillé en pièces par la critique on se demande bien pourquoi comme tous les albums d’Accept des années 90, « Death row » si il contient sans doute moins de tubes que les quelques chefs d’œuvres des années 80, tient formidablement la route dans un registre de heavy pur et dur.
Album très long, trop pour certain et chargé jusqu’à la gueule de riffs et de solo, « Death row » tient sur ces quatorze titres sa formidable homogénéité musicale et livre à l’auditeur son lot de classiques comme « Guns ’r’ us », « What else ? » « Bad habits » ou « Writing on the walls ».
Dur, sanglant, puant et sauvage comme un gang de motards, « Death row » mérite pour moi largement mieux que sa réputation de plantage historique !

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 09:25

Le virage hard-US d’Accept entamé sur « Eat the heat » étant un fiasco commercial, le groupe allemand fait ensuite machine arrière, trouve un accord avec Udo Dirkschneider qui revient en 1993 soit quatre années après sur « Objection overruled » à la place du controversé David Reece, l’autre américain, le guitariste Jim Stacey étant lui aussi remercié.
Pochette sobre mais forte sur fond de justice forcément imparfaite comme dirait la doublette du moment Fillon-Le pen, « Objection overruled » débute par son titre éponyme, rapide et musclé.
Seul maitre à bord à la guitare, Wolf Hoffman s’en donne à cœur joie sur le rythme d’enfer impulsé par le batteur Stefan Kaufman.
Le tempo ralentit sur « I don’t wanna be like you » mais pour accroitre encore le pouvoir dévastateur du groupe, qui se fait souvent irrésistible sur ses hymnes métalliques puissamment structurés.
Après avoir accouché d’un nouveau classique à son répertoire, Accept enchaine sur un nouveau titre agressif « Protector of terror » condensé de heavy metal énergique à défaut d’être inventif.
La suite, « Slaves to metal » est une tentative ratée d’approche plus commerciale mais la voix éraillée de Dirkschneider se montre plus à la peine sur ce morceau bancal.
Fort heureusement, « All or nothing » surgit avec lui l’étiquette d’un authentique hymne propre à enflammer les stades.
Mais plus que ce rouleau compresseur, on est séduit par « Bulletproof » mid tempo plus nuancé sublimé par ses refrains puissants qui lance une impressionnante série composée de la magnifique ballade « Amamos la vida » une des plus réussies du répertoire des Allemands qui montre si besoin toute la finesse dont-ils peuvent être capables et de « Sick, dirty and mean » jouissif par son coté heavy méchant sans concession.
La fin de l’album prend des allures d’Ac/Dc période Brian Johnson sur « Donation », d’un instrumetal sympathique « Just by my own » puis « This one’s for you » dernière claque heavy à la dynamique souveraine.
En conclusion, le retour de Dirkschneider change radicalement la donne et fait beaucoup de bien à Accept, véritablement revitalisé avec ce « Objection overruled » d’excellente facture.
Beaucoup de classiques sortent donc de ce qu’on peut considérer comme un nouveau départ pour un groupe qu’on disait à bout de souffle à la fin des années 80.
Puissant, violent, teigneux mais aussi parfois très émouvant, « Objection overruled » confirme qu’on pourra compter à nouveau avec le heavy metal viril d’Accept dans les années 90 !

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 19:12

Mordant à pleines dents dans le début des années 80, Accept sort en 1981 « Breaker » à la pochette bien involontairement comique.

D'emblée, les guerriers teutons attaquent en force avec « Starlight » avec une rythmique puissante sur laquelle Udo Dirkschneider place sa voix suraigüe et agressive.

Très réussi jusque dans son solo central signé du maitre Wolf Hoffman, « Starlight » contient tous les ingrédients d’une entame particulièrement marquante.

C’est un ouragan de métal qui s’abat ensuite sur l’auditeur avec le terrible « Breaker » qui accélère encore le tempo et durcit les riffs de la paire Hoffman/Fischer.

Accept se surpasse ensuite avec « Run if you can » véritable hymne d’un heavy metal au charme viril irrésistible.

Comme les deux premiers albums l’ont déjà montré, les Allemands maitrisent également le style ballade et calment ensuite le jeu avec « Can’t stand the night » qui peine toutefois à trouver sa réelle place entre mélodie et puissance lyrique.

Après ce semi-échec, on revient à plus de férocité sur « Son of the bitch » aux refrains particulièrement jouissifs puis encaisse l’incroyable puissance de feu de « Burning » qui évoque le meilleur d’Ac/Dc jouant en live.

Fort heureusement, on revient à un niveau plus humain sur « Feelings » mid tempo nerveux sur lequel Dirkschneider se montre particulièrement criard.

La qualité est toujours de mise sur « Midnight highway » et « Down and out »  linéaires et sans fioritures entrecoupés d’un «  Breaking up again » plus difficilement supportable en raison de son tempo poussif et des cris permanents du chanteur.

En conclusion, avec « Breaker », Accept donne l’impression de prendre de la vitesse et de s’inscrire sur la trajectoire qui fera de lui le grand conquérant du heavy metal des années 80.

Tout est « plus » sur ce troisième disque, riffs durs et tranchants, tempos rapides et surtout Dirkschneider plus gueulard que jamais.

Même si Accept est encore loin du sans faute et si la voix de son chanteur se montre parfois difficile à supporter, « Breaker » impressionne par son assurance et sa puissance brute.

Vous avez dit fauves affamés ?

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 18:33

Nous sommes en 1980 et à peine une année après la sortie de son premier album éponyme, Accept récidive avec « I’m a rebel » au titre naïf mais néanmoins affirmé.

De manière assez surprenante, le disque s’ouvre avec un « I’m a rebel » qui au lieu d’un grand coup de poing dans la gueule, apparait comme une synthèse pataude entre Ac/dc et du punk rock made Oktober fest.

Plus léger et plus équilibré notamment par la présence judicieuse de chœurs féminins, « Save us » est plus conforme au réel talent du groupe qu’on devine déjà monstrueux.

Magnifique, splendide jusqu’à arracher des larmes survient la ballade  « No time to loose » qui démontre l’excellence d’Accept dans le registre feutré et mélodique.

En comparaison, « Thunder and lightning » tombe malgré son dynamisme et le chant suraigu d’Udo Dirkschneider plutôt à coté de la plaque et « China lady » assez foutraque ne passe mieux que par l’énergie supérieure dégagée par les musiciens survoltés.

Très décevant, « I wanna be no hero » dont le thème fait penser à une chanson de Daniel Balavoine  (!) n’a pas cette énergie à son crédit et se montre si plat et lisse qu'il faut attendre une nouvelle ballade « The king » emplie de sensibilité et délicatesse pour de nouveau s’enthousiasmer.

Ultime morceau du disque « Do it » officie dans le même registre habituel mid-tempo puissant à la Ac/Dc efficace sans se montrer transcendant.

En conclusion, alors que « Accept » était une introduction très réussie dans le business-music de ce nouveau groupe allemand, « I’m a rebel » déçoit franchement en comparaison et se montre clairement inférieur à son prédécesseur.

Sans doute sorti trop précipitamment, les morceaux se montrent moins inspirés délivrant un heavy metal stéréotypé effectué avec efficacité mais sans génie ou innovation.

Pas à grand-chose à retenir de ce second album au titre largement inspiré si ce n’est quelques ballades dont la belle « No time to loose », pour le reste tout concourt pour jeter « I’m a rebel » aux oubliettes de l’Histoire du rock.

Heureusement, Accept fera nettement mieux par la suite et écrira lui-même sa légende !

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 20:25

Moment historique avec la chronique de « Accept » le premier album éponyme de la future légende du heavy metal allemand.

En 1979 cinq solides gaillards de la ville de Solingen sortent leur premier disque à la pochette déjà provocatrice : belle gonzesse et tronçonneuse sont de sortie !

Deux guitaristes Wolf Hoffman et Jorg Fischer composent l’ossature du groupe sur laquelle vient se greffer Udo Dirkschneider au timbre similaire aux chanteurs d’Ac/Dc et la section rythmique Peter Baltes (basse)-Stefan Kaufmann (batterie).

On entre dans le vif du sujet avec « Lady you » mid tempo aux riffs et refrains pêchus soutenus par des chœurs mélodiques particulièrement efficaces.

Le principe est répété sur « Tired of me » avec un résultat plaisant bien qu’un tantinet plus répétitif mais Accept brise assez rapidement la linéarité qui aurait pu s’installer en proposant dès le troisième titre une magnifique ballade mélancolique « Seawinds » dévoilant toute sa finesse et sa sensibilité.

Y aurait-il un petit cœur qui battrait derrière le cuir et les muscles gonflés ?

En tout cas « Take him in my heart » repart de plus belle dans un registre épique-mélodique encore plus prononcé avant de laisser la place à un « Sounds of war » beaucoup plus violent dont l’impact est malheureusement amoindri par quelques bruitages/grognements ratés sur les refrains.

Accept appuie ensuite sur le champignon avec « Free me now » véritable tornade de speed montrant toute sa virtuosité avant de basculer ensuite dans une approche plus calme et émotionnelle sur le très réussi « Glad to be alone ».

On terminer en force par « That’s rock ‘n’ roll » sur lequel Dirkschneider s’arrache les cordes vocales de rage, « Helldriver » crachant et fumant puis « Street fighter » un peu moins fringuant, comme si les Allemands n’avaient plus rien dans les gants après avoir tout donné pendant dix rounds échevelés.

En conclusion, sans crier au génie, « Accept » est excellent album de démarrage dont l’unique défaut est une production faiblarde qui ne fait pas honneur à la qualité des compositions.

Lorsqu’on parvient à dépasser cet écueil et tendre l’oreille, on comprend que « Accept » marque déjà la naissance d’un grand groupe : morceaux accrocheurs, musique riche variée très puissante mais sachant aussi émouvoir lorsqu‘il le faut avec au sommet un chanteur au registre certes étroit mais immédiatement identifiable.

On pourra donc toujours faire la fine bouche ou mégoter en comparant ce premier opus aux classiques des années 80 du groupe, cet « Accept » se montre selon moi au dessus de la quasi-totalité de la concurrence de l’époque !

A découvrir ou redécouvrir donc.

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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 09:31

En 2016, Judas priest qui avait pourtant annoncé vouloir mettre un terme à ses tournées après « Epitah tour » sort le Dvd « Battle cry ».

Tourné en 2015 au méga-festival de Wacken (Allemagne) devant une foule de 75 000 chevelus, « Battle cry » débute par la courte introduction du même nom avant de mettre en avant le titre principal du nouvel album, « Dragonaut » titre rapide et percutant à défaut de présenter une réelle originalité.

Comme souvent la section rythmique Ian Hill/Scott Travis fait office de figuration, Glenn Tipton fait son job sans fioriture tandis que Rob Halford apparait toujours jouer à l’économie sur scène, se déplaçant à pas mesurés et prenant appui sur une canne pour masquer des problèmes physiques.

Dans ce club du troisième âge du métal, seul le jeune et nouveau guitariste Richie Faulkner semble s’éclater dans son style blond flamboyant.

Sans surprise non plus est « Metal gods » classique du groupe déroulé un nombre infini de fois, mais la petite nouveauté qui titille survient avec « Devil’s child » morceau teigneux, puissant et haut perché fort judicieusement ressorti des cartons de « Screaming for vengeance ».

Incontournable aussi est « Victim of changes » réadapté aux capacités actuelles des Rob, mais c’est sur son nouveau répertoire de « Halls of Valhalla » que le Priest fait mouche, avec un morceau puissant, viril et épique comme il en a le secret.

Petit plaisir coupable, « Turbo lover » demeure une merveille scénique ou l’émotion afflue, tandis que le troisième larron « Redeemer of souls » déroule son style passe partout mainte fois utilisé.

Nouveau sommet émotionnel avec « Beyond the realm of death » pièce maitresse du répertoire qui manque à chaque fois d’arracher des larmes puis séance jubilatoire de bourre-pifs des années 80 sur le très musclé « Jawbreaker ».

De baston il en question sur « Breaking the law »  puis « Helbent for leather » ou la harley-vrombrissante illustre fort bien le propos.

Derrière ces monuments du metal, l’enchainement « The hellion/Electric eye » tient solidement la route.

En guise de rappel, trois titres : « You’ve got another thing coming » en version rallongée et interactive, moment toujours agréable de communication avec le public même si Halford a à mon sens un peu trop automatisé le rituel, « Painkiller » tornade de violence maitrisée laissant le chanteur à genoux puis le plus relaxant « Living after Midnight » qui m’a toujours laissé de glace.

Enfin pour les plus gourmands, le Dvd a ajouté trois bonus enregistrés à Gdansk (Pologne) la même année, « Screaming for vengeance » linéaire, « The rage » dont l’originalité et les quelques vibes reggae (!) passent assez mal sur scène et « Desert plains » soft rock agréable à défaut d’être génial.
En conclusion, « Battle cry » prolonge un peu le plaisir de voir un groupe certes légendaire mais vieillissant sur scène.

Malgré le poids des ans, la perte de tonicité de Rob Halford et des capacités vocales en retrait, Judas priest parvient encore à assurer plus d’1h30 sur scène en produisant un spectacle de bonne qualité qui enchantera les fans du monde entier.

Les morceaux du nouvel album n’ont en eux-mêmes rien de chefs d’œuvre impérissables (même si « Halls of Valhalla » contient quelques arguments) et les classiques certes surjoués touchent encore juste en raison de leurs fantastiques qualités musicales et des l’interprétation parfois gorgée d’émotion d’un chanteur hors classe comme le Metal god.

Alors même si nous sommes à présent à des années lumières des années 70/80 de Judas priest et de l’âge d’or de la légende anglaise, « Battle cry » est un petit Dvd tout simple qui vous fera passer un agréable moment, juste encore une fois avant le clap final qui n’en doutons pas se rapproche maintenant pour de vrai, à grands pas cloutés !

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 15:04

Si l’on excepte le faux pas notable mais o combien compréhensible de Metallica avec un Lou Reed mourant dans un « Lulu » quasi inaudible, on ne peut s’empêcher de considérer les quatre vétérans du thrash-metal des années 80 comme une valeur sure du hard rock des années 2000 avec une poignée d’albums certes inégaux mais toujours hargneux.

En 2016 sort donc « Hardwired…to sel- destruct » et sa pochette chaotique fort attendus après un « Death magnetic » très bon mais ancien de déjà huit années.

Si le poids des ans se fait inévitablement sentir sur les physiques de nos stars avec un Lars Ulrich chauve, un Kirk Hammett ressemblant prématurément à un vieillard à cheveux gris, « Hardwired » n’en laisse au premier abord rien paraitre en balancçant une entame rapide et agressive rappelant les racines thrash du groupe.

Cette mise au poing étant faite, Metallica enchaine rapidement par « Atlas, rise ! » un véritable chef d'oeuvre d’équilibre et de puissance qui place la barre très haut en terme de qualité pure.

Mais nous ne sommes plus dans les années 80 et nos vieux briscards éprouvent à présent le besoin de souffler entre deux reprises, aussi « Now that we’re dead » fait-il figure de longue respiration ennuyeuse sur ses sept minutes lancinantes.

L’effacement du titre précédent ne fait que mieux ressortir la bombe « Moth into the flame » aux refrains épiques incroyablement puissants.

C’est un Metallica plutôt rampant et sinueux qu’on redécouvre sur « Dream no more » qui rappelle l’époque délicate de la doublette « Load-Reload » avec ces morceaux lents, gras et étouffants.

Construit sur le meme moule, « Halo on fire » et ses huit minutes pourtant écrasantes passent pourtant mieux en raison de ruptures mélodiques plus marquées et de refrains un tantinet plus emballants.

Mais malheureusement la seconde partie du disque ne fait que confirmer cette tendance se traduisant par « Confusion » et « Manunkind » certes puissants mais beaucoup trop longs, lents et linéaires pour captiver.

On dressera à peine une oreille sur le ton plus voilé et menaçant de « Here comes revenge » ou le péniblement lancinant « Am I savage ? » pour se surprendre à espérer sortir enfin de cette spirale désagréable.

La dernière ligne droite aboutit fort heureusement à quelques améliorations avec tout d’abord « Murder one » certes similaire musicalement aux titres précédents, mais présentant un fort bel hommage à Lemmy Kilmister, ami intime des Metallica décédé il y a un an, puis « Spit out the bone » ultime réminiscence thrash certes fantastique mais arrivant bien trop tard et de manière trop isolée/décalée pour produire son effet.

En conclusion, comme la plupart des albums des vétérans, « Hardwired…to self- destruct » est globalement décevant, ennuyeux, indigeste et relève à la limite plus d’intérêt pour la qualité des vidéos qui accompagnent quasiment chaque titre.

Ce constat sévère se tempère pourtant par la présence d’une poignée de morceaux de haut niveau, principalement les plus rapides et teigneux qui rappellent le passé sauvage et violent du groupe…mais qui demeurent en nombre insuffisants pour faire passer la pilule.

Indépendamment de son style rappelant le Metallica des années post « Black album »,  « Hardwired…to self-destruct » aurait surement gagné en impact à être raccourci car la plupart des morceaux de 7 à 8 minutes font comme sur les derniers albums d’Iron maiden penser à du remplissage…

Un recul donc par rapport à un « Death magnetic » enthousiasmant et meme face à un « Saint Anger » certes bancal mais plus audacieux.

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