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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 09:01

Alors qu’on le croyait mort et enterré, classé dans un rayon poussiéreux des archives du heavy metal, Diamond head renait de ses cendres en 2005 avec « All will be reavealed ».
Le légendaire Sean Harris a cette fois passé la main à Nick Tart au chant, le guitariste Brian Tatler étant le garant d’une certaine (?) continuité aux cotés de Karl Wilcox (batterie), Eddie Mohan (basse) et Adrian Mills (guitare).
Dès l’entame, « Mine all mine » frappe fort avec un heavy dur et puissant sur lequel la voix plutôt aigue de Tart fait mouche.
La qualité des riffs de la paire Tatler/Mills se fait également remarquer sur « Git it to me » morceau construit sur le même type mais un ton en dessous au niveau intensité.
On déroule avec « Nightmare » beaucoup moins bon car plus plat et linéaire tout comme « Fallen angel » malgré une légère tentative de nuancer un hard braillard et stéréotypé.
Diamond head remonte d’un cran sur « Alimony » titre majeur aux riffs et refrains très accrocheurs.
Enfin une rupture se produit avec « Lost at sea » sur lequel Tart dévoile enfin des qualités vocales insoupçonnées combinant finesse et puissance explosive.
Mais tout à vrai dire on retombe de haut sur « Dead or living » trapu mais sans âme… Dans la dernière ligne droite, Diamond head appuie sur le champignon atomique avec « Drinkin again », calme le jeu sur « Come alive » et rend un hommage aussi touchant qu’inattendu au bluesmen avec « Muddy waters ».
En conclusion, compte tenu du contexte, « All will be reavealed » est un album méritant de vétérans tentant de relancer une carrière bloquée aux premières lueurs des années 80.
25 ans après, Diamond head s’en sort convenablement avec un heavy compact mais trop balisé et sans réelle prise de risques.
Tart est un bon chanteur et le résultat fait quelques fois penser à du Van Halen période Sammy Hagar, un bon cran si ce n’est deux en dessous.
Il serait cependant mal avisé de ma part de descendre en flammes « All will be reavealed » qui conserve malgré ses limitations une certaine tenue et mérite également un certain respect.

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 19:17

Dans la catégorie retour improbable, Diamond head tente un come back en 1933 avec « Death and progress » à l’austère pochette bien loin du style héroïque des débuts.
Autour du duo mythique Sean Harris/Brian Tatler se joignent deux éléments additionnels Pete Vukcevic à la basse et Karl Wilcox à la batterie.
Tony Iommi en personne est appelé à la rescousse sur le premier titre « Starcrossed (lovers of the night) » anormalement agressif compte tenu du style habituel du groupe.
Après Iommi, c’est Dave Mustaine qui s‘invite sur « Truckin » beau morceau majoritairement instrumental.
Il faut donc attendre la troisième composition pour trouver la patte de Diamond head dans la ballade « Calling your name » power ballade moderne sur laquelle la voix si expressive de Harris fait toujours des merveilles.
En changeant de bassiste, (bienvenue Eddie Mohan !), « I can’t help myself » rock un peu trop gentiment pour bouleverser et c’est avec « Paradise » et « Run » qu’on prend enfin son pied sur du heavy de grande classe rapide et incisif.
Pour conclure ce come back, « Wild on the Streets » continue sur cette lancée certes linéaire mais punchy, « Damnation street » séduit par son mid tempo puissant et posé, tout comme « Home » nerveux et plaisant.
En conclusion, malgré l’échec de la reformation due surtout à des dissensions internes, « Death and progress » n’est dans l’absolu pas un mauvais disque et délivre un heavy propre, tonique et de qualité à défaut d’être absolument génial.
Si Diamond head donne un peu l’impression de rentrer dans le rang et de faire du sous Megadeth  à l’époque en délaissant son charme unique, à savoir l‘émotionnel et le démesuré, le résultant global n’en est pas moins respectable. Mais après une prestation catastrophique au Super Bowl, Diamond ne sortira plus rien de neuf pendant 12 ans, retournant à l'état de mort clinique. Dernier disque avec l'incomparable Sean Harris au micro, « Death and progress » reste un disque agréable à ne pas sous-estimer.

 

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 19:28

Allant au bout de la démarche, voici le troisième et encore plus méconnu album de Diamond head « Canterbury ».
Sorti en 1983, « Canterbury » et sa curieuse pochette médiévale, aurait du être l’album de la consécration, celui installant les Anglais au firmament des grosses cylindrées du heavy metal de leur époque.
On commence par un « Makin music » lassant par son coté répétitif et sa tentative ratée de créer un hit radio.
Lui emboitant le pas, « Out of phase » poursuit dans cette lignée soft rock avec force refrains mélodiques…
Le coté concept médiéval apparait avec « The kingmaker » morceau enfin plus audacieux et épique et si « One more night » vient encore une fois donner une impression de grande médiocrité racoleuse, par la suite,  « To the devil his due » petit bijou progressif et surtout le superbement mystérieux « Knight of the Swords » font enfin décoller l’album vers un niveau plus conforme au talent des Anglais.
Diamond head poursuit tout en souplesse avec le ténébreux « Ishmael » puis achève son travail avec « I need your love » dispensable hard fm lourdingue et « Canterbury » titre progressif bien mineur avec références marquées au médiéval.
En conclusion, il n’est pas vraiment étonnant que « Canterbury » fut un retentissant échec commercial.
S’éloignant encore plus des riffs fabuleux et des constructions pharaoniques de « Lightning to the nations » oscille entre racolage hard HM bien peu convaincant et rock progressif lui globalement plus réussi.
Mal perçu par son public, « Canterbury » sonna un coup d’arrêt brutal à l’ascension pourtant prometteuse de Diamond head qui fut rangé aux oubliettes pendant une dizaine d’années, ne vivant que sur un court passé semi underground réservé aux spécialistes.
Un beau gâchis plutôt au regard du potentiel immense du groupe !

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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 20:52

Après un premier album exceptionnel, les Anglais de Diamond head sortent en 1982 « Borrowed time » à la superbe pochette dessinée par Rodney Matthews.
Dès l’entame, « In the heat on the night » magnifique mid tempo tout en sensualité vient cueillir par surprise l’auditeur.
La classe de Diamond head se déploie ensuite sur « To heaven from hell » un autre mid tempo fluide aux refrains attachants portés par la voix magique de Sean Harris.
Certes les grincheux pourront objecter quelques relents commerciaux à « Call me » mais encore une fois ce serait bien chercher la petite bête à ce titre de qualité maitrisé de bout en bout.
On cultive le sens de l’épique et des changements de rythme sur « Lightning to the nations » puis débouche sur « Borrowed time » nouveau chef d’œuvre de sensualité en clair obscur.
Pour finir, « Don’t you ever leave me » marque la première relative baisse de régime du disque mais ceci est bien vite gommé par un « Am I evil ? » repris certes du premier album mais toujours aussi impressionnant.
En conclusion, considéré par les fans de heavy metal purs et durs comme une déception par son approche plus accessible voir commerciale, « Borrowed time » est en réalité un magnifique album de heavy mélodique aux mélodies ciselées sur lesquelles trône toujours impériale la voix de Sean Harris.
Même si nous sommes loin de la magie infernale de « Lightning to the nations », au début des années 80, Diamond head s’affirme donc comme une des étoiles les plus prometteuses du heavy anglais.

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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 21:55

Nous sommes en 1980 et Diamond head, membre de la New Wave Of British Heavy Metal, sort son premier album « Lightning to the nations ».
Formé en Angleterre dans les années 70, ce quatuor constitué de Sean Harris (chant), Brian Hatler (guitare), Colon Kimberly (basse) et Duncan Scott (batterie) connaitra une carrière éphémère et aurait pu tomber aux oubliettes sans la dévotion leur étant accordé par Metallica, ce qui contribuera à continuer à leur accorder un tantinet d’attention.
Avec sa pochette d’époque assez basique, « Lightning to the nation » s’ouvre par le morceau éponyme, marqué par une énorme puissance de feu mais une construction un peu confuse…
On enchaine ensuite à toute vitesse sur « The prince » qui déchire l’espace par son rythme démentiel et ses parties de guitares (riffs, solos) titanesques sur lesquelles Harris place sa voix aigue.
Mais malgré son punch, « The prince » n’est rien comparé au monument de plus de neuf minutes, « Sucking my love » qui atteint des sommets de perfection : riffs diaboliques, chant impérial suintant le sexe et break central génial aboutissant à une implacable dernière ligne droite.
Par sa structure, son ambition et son délire, « Sucking my love » pourrait appartenir pour moi aux meilleures des années 70 et constitue en tout cas une des merveilles de la musique heavy…
Diamond head ne relâche pas la pression et enquille avec « Am I evil  ?»  un autre chef d’œuvre encore plus vénéneux et puissant, notamment en raison des parties de guitare dingues de Hatler et du chant une nouvelle fois parfait de Harris.
Puisqu’il faut bien souffler un peu, voici « Sweet and innocent » de structure plus simple et accessible mais toujours impressionnant de qualité.
Mais il faut croire que le génie n’est jamais loin avec Diamond head, car « It’s electric » vient de nouveau blaster le cerveau de l’auditeur avec cette fois une vibe rock ‘n’ roll et des refrains fantastiques….
La leçon continue avec « Helpless » nouvelle gifle heavy supersonique, « Shout out the lights » absolument parfait de puissance et de fluidité avec une dimension rock ’n’ roll festive en plus…
C’est avec le cerveau déjà explosé et dispersé aux quatre coins du cosmos qu’on enquille sans ciller « Streets of gold » puis « Waited too long » « Play it loud » toujours vibrant d’énergie vitale, avec un véritable catalogue de riffs et de solos de haute volée.
Dans la dernière ligne droite « Diamond lights » peut être un brin plus convenu face aux autres mastodontes laisse la place « We won’t be back » terrible et « I don’t got » plus lent et massif que ces petits camarades jeux.
En conclusion, ne cherchez pas pourquoi Metallica est devenu fou à l’écoute de ce disque, « Lightning to the nations » n’est pas un titre d’album prétentieux mais bien l’annonce d’un des meilleurs disques de heavy metal de l’histoire.
Quand on réalise l’incroyable potentiel de Diamond head qui avait tout dans son arsenal pour devenir un grand : guitariste génial véritable usine à riffs et à solos assassins, chanteur au timbre puissant et émouvant, compositions dynamiques et géniales, il est difficile de comprendre pourquoi le groupe n’a sorti que deux petits disques avant de sombrer…
Un talent immense donc dans ce premier disque de ce fer de lance de la NWOBHM…avec toutefois au dessus du lot « Sucking my love » et « Am I evil ? »,  « It's electric » titres devenus largement cultes !
Indispensable pour tout fan de heavy rock !

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 19:01

Bon an mal an, Accept continue sa route et sort en 2014 « Blind rage » à la pochette simplissime que ne renierait pas la Vache-qui-rit jurassienne.
De charge aveugle il est bel et bien question avec l’horriblement brouillon « Stamped » qui confond ici largement vitesse et précipitation.
Passablement échaudé, l’auditeur poursuit avec « Dying breed » qui vient à grands renforts de chœurs guerriers tenter de faire oublier son aspect bancal et il faut attendre « Dark side of my heart » pour retrouver le coté accrocheur et souvent imparable du groupe.
Accept retombe dans ses vieux travers (de porc) et force la dose sur « The fall of the empire » d’une lourdeur et d’une répétitivité inouïes, puis met le turbo avec « Trail of tears » aussi rapide que creux.
Les titres s’enchainent, plus mélodique « Wanna be free » ne laisse pas un souvenir très marquant tandis que « 200 years » touche le fond de par son horrible caractère poussif.
En pareilles conditions, il devient difficile de poursuive l’écoute malgré la rugosité des riffs heavy de « Bloodbath mastermind », les chœurs puissants de « From the ashes we rise », le tempo rapide tournant à vide de « The curse » et autres « Final journey ».
En conclusion, « Blind rage » est pour moi un naufrage, une catastrophe et de loin l’un voir le plus mauvais album d’Accept.
Sans aucune inspiration, le groupe aligne ici les titres en recyclant tous les vieux trucs et astuces de son répertoire : riffs heavy, tempos soutenus, vocaux hauts éraillés haut perchés et surtout profusion de grands chœurs souvent à coté de la plaque.
En 2014, l’avenir semble donc s’obscurcir pour les Allemands qui semblent ici franchement entamer un déclin que le départ d’Herman Frank et Stephan Schwarzmann silence de 3 ans sans nouvel album studio semble aujourd’hui confirmer….jusqu’à une éventuelle nouvelle tentative de renaissance ?

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 10:28

En 2012, Accept se sent revigoré par l’arrivé de son nouveau chanteur Mark Tornillo et enchaine avec un nouvel album « Stalingrad » rappelant si besoin l’accointance des Allemands pour les ambiances slave dures et froides.
L’entame se fait par « Hung, drawed and quarted » morceau dynamique dont les refrains haut perchés font immanquablement mouche puis le très réussi « Stalingrad » vient rappeler la dimension épique indissociable de la musique du groupe avec notamment l’apport de longues et belles parties de guitares de la paire Wolf Hoffman/Herman Frank.
On continue sur cette bonne lancée avec « Hellfire » surtout remarquable par ses solo travaillés mais également ses refrains simples et puissants.
Tornillo pousse sur sa voix dans un style quasi Halfordien sur le très explosif « Flash to the bang time ».
Plus de douceur avec « Shadow soldiers » nouvelle power ballade épique extrêmement séduisante suivie de « Revolution » et « Us against the world » morceaux construits dans le même moule, fluides, rythmés et efficace.
Le niveau s’étiole un peu avec « Twist of fate » qui passe presque inaperçu avec sa douceur mélancolique puis le lourdingue « The galley » entrecoupés de « The quick and the dead » bref sursaut tonique.
En conclusion, « Stalingrad » tient ses promesses et délivre un très bon inespéré second album avec Tornillo au chant dont le timbre se cale à présent quasi parfaitement sur celui du regretté Dirkschneider.
Puissant, dense et de bonne qualité, « Stalingrad » tient fermement la route et peut laisser entrevoir l’avenir d’Accept sous de bon augures : ceux d’un groupe de vétérans en ayant encore sous la pédale avant de remiser les motos et perfectos à la casse !

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 20:19

Plombé commercialement après « Predator », Accept va connaitre une longue éclipse, chacun des musiciens vaquant à ses propres projet solos.
En 2010 pourtant, les vétérans décident à la surprise générale d’une reformation sans le mythique chanteur Udo Dirkschneider mais avec l'américain Mark Tornillo et émergent de l‘oubli avec « Blood of the nations » à la sobre pochette ensanglantée.
L’entame se fait plutôt au premier abord rassurante sur un « Beat the bastards » certes relativement peu original mais musclé et nerveux avec le timbre éraillé de Tornillo finalement assez similaire à celui de Dirkchneider.
Lui succédant, « Teutonic terror » se montre supérieur atteignant par la puissance de ses refrains et chœurs épiques le statut d’authentique hymne heavy-metal.
Gros riffs, ambiances variées plus travaillées et moins bestialement frontales confèrent à « The abyss » un certain cachet même si les hurlements de Tornillo se montrent parfois pénibles à supporter sur près de sept minutes.
On s’ennuie ensuite ferme sur « Blood of nations » très linéaire, lourd et braillard puis enlise les chenilles du Panzer sur « Shades of death » plombé de pesants arrangements néo-classiques sur sept minutes et demi interminables.
Accept fait parler la poudre sur « Locked and loaded » rapide et rageur puis sort les extincteurs avec la ballade « Kill the pain » sur laquelle la prestation de Tornillo se fait agréable à défaut d’atteindre les sommets de l’ère Dirkschneider.
On s’excite un peu sur « Rollin’ thunder » rappelant le meilleur d’un groupe affuté et tranchant puis déroule sans trop forcer « Pandemic » enchainé d’un « New world coming » sombrant dans la facilité.
En guise de bonus, le live « No shelter » un live musclé puis « Bucket full of hate » impressionnant de puissance épique.
En conclusion, il fallait bien qu’Accept tente un jour de redémarrer un jour la machine mais malgré les efforts de Turillo dont le chant éraillé manque de variété et de feeling, « Blood of nations »  demeure d’une grande platitude.
Nous sommes certes en présence d’un authentique album de heavy metal viril et brutal mais sans grande innovation ou prise de risques permettant de passer à la catégorie supérieure et de côtoyer les sommets du groupe dans les années 80.
A réserver donc aux plus inconditionnels du cuirassé allemand qui malgré de louable effort ne saurait faire oublier la perte incommensurable de son nabot mentor…

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 20:49

Sur la bonne lancée d’un « Objection overruled » marquant son retour en force, Accept enchaine avec « Death row » en 1994 avec comme changement majeur le départ du batteur historique Stephan Kaufman remplacé par Stephan Schwarzmann.
Avec sa pochette macabre mais profondément réussie, « Death row » s’ouvre par son titre éponyme sale méchant et dur comme on l’aime.
Lui emboitant le pas, « Sodom and Gomora » poursuit dans la même lignée avec un Dirkschneider posant sa voix rageuse et éraillée sur les riffs puissants de Wolf Hoffman, qui gratifie ce titre de plus de six minutes d’un solo de haute volée.
Mais Accept n’est jamais aussi bon que ces mid tempos et le démontre sur un « The beast inside » indestructible enchainé d’un « Dead on » pour le coup trop pataud et bien moins inspiré.
On appuie sur la pédale d’accélérateur du Panzer sur « Guns ’r’ us » beaucoup plus dynamique et digne par son coté hymne de figurer dans le bestof déjà bien fourni du groupe.
Sans pitié, les Allemands continuent de martyriser les tympans de l’auditeur avec « Like a loaded gun » dont les riffs ultra lourds annoncent l’arrivée prochaine d’un Rammstein puis « What else ? » véritable succession de mandales dans la gueule propre à défigurer un George Clooney  ou un Jean Dujardin en manque de café.
Moins frontal mais tout aussi intéressant, s’insinue le rampant et menaçant « Stone evil » avant qu’Accept ne renoue avec ses racines Ac/Dciennes sur « Bad habits » d’une efficacité mortelle.
On garde la ligne sur « Préjudice » lui aussi très Ramstanien les solos de Hoffman en plus, puis joue les prolongations de cette formule éprouvée sur « Bad religion » , un remake de l’excellent « Generation clash II » pour une fois inférieur à l’original chanté par Steve Reece, la magnifique ballade acoustique « Writing on the walls » ou Accept atteint son meilleur niveau avant un final composé deux instrumentaux scintillants « Drifting apart » et « Pomp and circonstance ».
En conclusion, taillé en pièces par la critique on se demande bien pourquoi comme tous les albums d’Accept des années 90, « Death row » si il contient sans doute moins de tubes que les quelques chefs d’œuvres des années 80, tient formidablement la route dans un registre de heavy pur et dur.
Album très long, trop pour certain et chargé jusqu’à la gueule de riffs et de solo, « Death row » tient sur ces quatorze titres sa formidable homogénéité musicale et livre à l’auditeur son lot de classiques comme « Guns ’r’ us », « What else ? » « Bad habits » ou « Writing on the walls ».
Dur, sanglant, puant et sauvage comme un gang de motards, « Death row » mérite pour moi largement mieux que sa réputation de plantage historique !

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 09:25

Le virage hard-US d’Accept entamé sur « Eat the heat » étant un fiasco commercial, le groupe allemand fait ensuite machine arrière, trouve un accord avec Udo Dirkschneider qui revient en 1993 soit quatre années après sur « Objection overruled » à la place du controversé David Reece, l’autre américain, le guitariste Jim Stacey étant lui aussi remercié.
Pochette sobre mais forte sur fond de justice forcément imparfaite comme dirait la doublette du moment Fillon-Le pen, « Objection overruled » débute par son titre éponyme, rapide et musclé.
Seul maitre à bord à la guitare, Wolf Hoffman s’en donne à cœur joie sur le rythme d’enfer impulsé par le batteur Stefan Kaufman.
Le tempo ralentit sur « I don’t wanna be like you » mais pour accroitre encore le pouvoir dévastateur du groupe, qui se fait souvent irrésistible sur ses hymnes métalliques puissamment structurés.
Après avoir accouché d’un nouveau classique à son répertoire, Accept enchaine sur un nouveau titre agressif « Protector of terror » condensé de heavy metal énergique à défaut d’être inventif.
La suite, « Slaves to metal » est une tentative ratée d’approche plus commerciale mais la voix éraillée de Dirkschneider se montre plus à la peine sur ce morceau bancal.
Fort heureusement, « All or nothing » surgit avec lui l’étiquette d’un authentique hymne propre à enflammer les stades.
Mais plus que ce rouleau compresseur, on est séduit par « Bulletproof » mid tempo plus nuancé sublimé par ses refrains puissants qui lance une impressionnante série composée de la magnifique ballade « Amamos la vida » une des plus réussies du répertoire des Allemands qui montre si besoin toute la finesse dont-ils peuvent être capables et de « Sick, dirty and mean » jouissif par son coté heavy méchant sans concession.
La fin de l’album prend des allures d’Ac/Dc période Brian Johnson sur « Donation », d’un instrumetal sympathique « Just by my own » puis « This one’s for you » dernière claque heavy à la dynamique souveraine.
En conclusion, le retour de Dirkschneider change radicalement la donne et fait beaucoup de bien à Accept, véritablement revitalisé avec ce « Objection overruled » d’excellente facture.
Beaucoup de classiques sortent donc de ce qu’on peut considérer comme un nouveau départ pour un groupe qu’on disait à bout de souffle à la fin des années 80.
Puissant, violent, teigneux mais aussi parfois très émouvant, « Objection overruled » confirme qu’on pourra compter à nouveau avec le heavy metal viril d’Accept dans les années 90 !

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