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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 08:24

Sorti en 1981, « A nous la victoire » est un film assez méconnu de John Huston.
L’histoire se déroule en 1943 ou des prisonniers d’un camps allemand sont mis au défi par un Von Steiner (Max Von Sydow) un officier allemand pour disputer un match de football face à une sélection Allemande.
John Colby (Michael Caine) le capitaine de l’équipe est un ancien joueur anglais qui se charge de recruter onze joueurs de toute origine assez en forme pour disputer le match.
Mais ce match contrarie les plans de l’américain Robert Hatch (Sylvester Stallone) qui a minutieusement construit sa prochaine évasion avec la complicité d’un faussaire du camps.
Lorsque Colby apprend que la haute hiérarchie allemande a décidé de faire de ce match une propagande en faisant se disputer la rencontre à Paris dans le stade olympique de Colombes, il demande à avoir un contingent de joueur de l’Est de l’Europe afin de compléter son maigre effectif ou brille le caporal Luis Fernandez (Pelé).
Hatch fait une partie des entrainements en tant que gardien de but puis met son plan à exécution en fuyant par les conduits d’aération des douches puis les toits.
Mais la hiérarchie anglaise a réussi entre temps à le persuader de passer par Paris pour libérer le reste de l’équipe.
Avec ses faux papiers Hatch rejoint la capitale et est aidé par un réseau de résistants commandé par Claude (Jean-François Stevenin).
Tombant sous le charme de Renée (Carole Laure) Hatch est finalement convaincu de se rendre pour aider ses amis de l’intérieur.
Repris, il participe alors finalement à la rencontre.
A la première mi-temps, les prisonniers se font écraser 4-0 par une équipe allemande plus en forme.
Passant les égouts, les Français ouvrent un passage et proposent aux prisonniers de fuir mais Colby refuse finalement préférant gagner sur le terrain le respect face aux ennemis.
Avec les encouragements croissants de Steiner, les prisonniers remontent au score notamment avec Fernandez, qui bien que blessé aux cotes réalise des miracles.
Ils recollent au score devant une foule en délire ou figure Renée.
Lors de la séance de tirs au but, Hatch fait un exploit en bloquant le tir du meilleur joueur allemand, provoquant la victoire de son équipe.
C’est alors un débordement populaire qui envahit le stade et permet aux prisonniers de fuir en débordant les soldats allemands.
En conclusion, « A nous la victoire » a tout en principe pour me déplaire : football et Seconde guerre mondiale et peut être considéré comme un film de prisonniers de plus.
Scénario basique, personnages grossièrement taillés le tout donnant le beau rôle aux Alliés, « A nous la victoire » ne mérite le détour que par la présence d’un Stallone jeune, en forme mais pas encore bodybuildé et celle plus anecdotique de Pelé réduit à quelques dialogues en plus de ses capacités footballistiques.
Pour le reste, malgré le climat sportif assez prenant de la rencontre, tout est parfaitement oubliable dans ce film plutôt bas du front.

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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 14:39

Complémentaire de mes lectures précédentes dédiées au Tae kwon do, « Cours de combat au Tae kwo do » est un ouvrage de Pil-Won Park sorti en 1998 aux éditions spécialisées De Vecchi.
Impossible d’échapper à un rappel historique des origines de cet art martial coréen devenu sport olympique en 2000 à Sydney avec la précision notable que les règles énoncées ici sont celles de la WTF, l’organisation internationale du Tae kwon do crée en 1975 exit donc les approches Jayu Kyrorougui (self défense) et Yaksok Kyrorougui plus codifiée et statique au profit de Chihap Kyorougui.
Comme dans tout sport de combat, l’art du combat (Kyrorougui) est une affaire de savant dosage de gestion de l’espace, du temps, de ses propres capacités mentales et physiques, tout en jaugeant efficacement celles de son adversaire.
Dans Chihap, les coups en dessous de la ceinture sont interdits, tout comme les coups de poings au visage.
Sport de jambes par excellence, le Tae kwon commence par les techniques de coups de pieds élémentaires : ap (direct), bandal (de trois quarts), naeryo (descendant), yeup (latéral), milo (poussé), dorlyo (fouetté), frou ryo (revers) et le fameux momdorlyo (retourné).
La première constatation est que n’importe lequel de ces coups de pieds avec un déplacement avant (goulo) permet de donner plus d’impact puis le bal bakwo (changement de jambes) de feinter l’adversaire pour déclencher de l’avant ou de l’arrière.
Plus complexes, les coups de pieds sautés : touio ou précédé d’un demi-tour (hoeri).
Les coups de pieds enchainés jambe arrière-jambe avant appelés doubal dangseong nécessitent une coordination exemplaire, ceux ou la même jambe est utilisée tchagui younkyol kisoul, semblant plus accessibles.
Même si moins valorisées, les techniques des bras doivent néanmoins etre passées en revue: Jirougui pour les coups de poings avec de nombreuses variantes suivant la position par rapport à la jambe avancée ou l’axe de frappe (direct ou circulaire), les blocages : aré makgui (bas), montong makgui (moyen) et eulgoul makgui (haut) en utilisant le tranchant (sonnal), la partie extérieur (bakat) ou intérieur (an) de l’avant bras.
On croit encore dans la complexité avec les feintes de déplacement vers l’avant (doubal apuro paggui), l’arrière (doubal duiro mulro pabgui), le changement de garde sur place (apuro pabgui), les rotations (duit) et toutes les variations quasi infinies qui s’ensuivent.
Les conseils stratégiques sont des plus judicieux suivant les style des adversaires rencontrés : faire attention à la jambe avant d’un adversaire de grande taille, bouger face à un adversaire mobile, se protéger face à un expert en contre attaque... Utiliser les feintes et les combinaisons pour attaquer, ne pas reculer mais bloquer/contre attaquer dès que possible.
Le chapitre suivant présent donc l’éventail des combinaisons possibles dans les attaques : avec généralement un premier coup simple d’approche enchainé d’une technique plus puissante et athlétique (fouetté, retourné ou coup de pied au visage).
Tout aussi intéressantes les techniques de contre attaque face aux différents coups de pieds rencontrés avec le déplacement de retrait et généralement une technique simple exécutée le plus rapidement et puissamment possible.
Ici les techniques sont multiples et peuvent dans certains cas se terminer par un coup au visage décisif.
Apprendre aussi à se sortir d’une position de contact en tournant ou en reculant pour décocher un coup puissant au corps, présente également un aspect pratique non négligeable.
Pour finir, quelques règles d’arbitrages, instructions en coréen, dimensions de l’aire de combat, catégorie de poids, système de comptages…avec en prime des techniques de relaxations.
En conclusion, « Cours de combat au Tae kwo do » est un ouvrage didactique extrêmement complet pour s’améliorer dans le but de maitriser l’art difficile du combat.
Mais malgré les explications et les photos, certaines techniques restent pour moi obscures et difficiles d’accès : notamment les multiples possibilités de déplacement pour manœuvrer un adversaire.
Il va également de soi que la maitrise de toutes ses techniques d’attaque/défense nécessite des années d’un entrainement acharné, couplées avec des capacités physiques optimums (souplesse, puissance musculaire, coordination) afin d’etre utilisée à bon escient.
Il va de soi que je suis bien incapable d’en maitriser 50% notamment les coups de pieds sautés ou retournés, toujours très risqués à placer en combat lorsque sa maitrise n’est pas parfaite et que la peur de se blesser nous inhibe.
A prendre donc comme un ouvrage à potasser sur le long cours, en progressant patiemment du plus basique au plus difficile au fil des années…

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29 octobre 2017 7 29 /10 /octobre /2017 20:06

Tae kwon do toujours aussi après la découverte des bases et la préparation physique, les passages de grades avec l’ouvrage de Samantha Bouvery, « Taekwondo, les passages de grades, de la ceinture blanche à la ceinture noire 1ere dan ».
Sorti en 2002, cet ouvrage d’une ancienne championne de France, n’échappe pas à une courte introduction sur l’histoire de cet art martial coréen vieux de 20 000 ans érigé en sport national après l’occupation japonaise de la Seconde guerre mondiale et devenu aujourd’hui un des sports les plus pratiqués au monde avec 50 millions d’adeptes.
Les termes tout d’abord : le dojang équivalent du dojo japonais, club ou s’entrainent les élèves sous l’autorité d’un maitre ou professeur, le dobok, l’uniforme, le salut (tchalyeut puis kyon yé)  et les différents grades ou degrés appelés keup de la ceinture blanche (débutant) à la ceinture noire 1er dan.
Notion très importante pour comprendre les mouvements du Tae kwon do, les différentes parties du corps : joumok pour le poing, sonn pour le tranchant, bathang pour la paume, palkoup pour le coude, ap le bol du pied, duit le talon et bal le dessus du pied, les différentes zones basse (aré), milieu (momtong) et haute (oulgoul) étant également précisées.
Avec quatre positions de base : ap seugi, ap koubi, duit koubi et joum tchoum sougi on complète avec l’essentiel pour débuter sur des fondations solides.
Impossible de parler de progression en Tae kwon do sans parler des poomsé équivalent des katas en karaté, au nombre de 8 jusqu’à la ceinture noire.
Les han bon kyeurougui, attaques-défenses codifiées sont également esquissés sans trop forcer.
Quelques mouvements d’échauffements/renforcements/assouplissements plus loin, on débute par les connaissances à acquérir pour la ceinture jaune : techniques de blocage, de coups de pieds et de coups de poings.
Plus intéressant, quatre exemples de han bon sont présentées adaptés au niveau de la ceinture.
La progression est douce pour la ceinture bleue et la ceinture rouge marque déjà une difficulté supplémentaire avec des techniques de bras plus complexes : pyon son keutsewo jileugi, jebi poom mok tchigui, deung joumok eulgoul ap tchigui, palkoup dolyo tchigui, mejoumok nelyo tchigui, han sonnal eulgoul bitteulo maki ou autant de coup du tranchant, des doigts, du revers ou du coude.
Les deux derniers coups de pieds les plus athlétiques (yeup et dolyo) sont abordés ainsi que pour la première fois des han bon avec clés et projections.
Consécration pour tout pratiquant débutant, le passage de la ceinture noire continue l’acquisition technique avec de nouveaux blocages : eut keulue ale maki, sonnal are maki, momtong hetchi maki, oc santeul maki.
Le coup de pied le plus spectaculaire est abordé: le fameux mom doryo ou coup de pied retourné au milieu d’autres coups de pieds plus simples.
Enfin, les han bon s’inscrivent également dans la continuité de la ceinture rouge avec clés, projections et coups de pieds enchainés.
On termine en donnant le barème du passage de la ceinture noire sur 100, dont 40 points pour les poom sé et 30 pour le kyeurougui, deux combats de deux minutes enchainés avec des conseils pour gérer au mieux cette épreuve.
En conclusion, « Taekwondo, les passages de grades, de la ceinture blanche à la ceinture noire 1ere dan » est un ouvrage simple, bien illustré par une jeune femme au physique plaisant, idéal pour acquérir ou revoir les bases en vue d’un passage de grade.
L’ouvrage laissera cependant sur leur faim, les lecteurs désireux d’approfondir leurs techniques notamment de poomsé, qui sont juste citées ou leur science du combat.
Malgré cela, sa lecture sera profitable pour acquérir rapidement des bases et surtout le vocabulaire des principaux termes : positions, blocage, techniques de mains et pieds.
La simplicité, la clarté : deux qualités largement suffisantes pour justifier la lecture de « Taekwondo, les passages de grades, de la ceinture blanche à la ceinture noire 1ere dan ».

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 20:38

Sport toujours avec « Agua » film argentin de Veronica Chen.
Sorti en 2006, « Agua » raconte le destin croisé de Goyo (Rafael Ferro) ex champion de natation en eau libre revenant à la compétition après s’être caché 8 ans dans le désert après avoir été accusé, à tort selon lui de dopage et Chino (Nicolas Mateo) jeune nageur tentant de se qualifier pour les sélections natationales de 4x100 mètres 4 nages.
Mais souffrant de problèmes psychologiques, Chino échoue dans sa quête au grand désespoir de Luisa (Jimena Anganuzzi), sa petite amie fatiguée de subir les entrainements à rallonge de son compagnon.
Coaché par Roque (Pablo Testa) qui joue un rôle de père spirituel, Chino accepte d’aller soutenir Goyo dans sa nouvelle tentative de nager les 57 kilomètres en rivière entre Santa Fe et Coronda.
Mais lors de cette compétition harassante, Goyo de se désiste et demande à Chino de le remplacer.
Le changement a lieu dans un endroit tranquille perdu dans la campagne argentine.
Chino continue donc la course et finit loin derrière les premiers, quitte à subir l’incompréhension et la honte du public.
Le film se termine sur la naissance de son enfant.
En conclusion, « Agua » est un film d’auteur assez lent et mou du genou, remarquable surtout par son thème original, ses scènes de natation magnifiquement filmées en caméra sous-marine et aérienne.
Pour le reste l’histoire le rythme lent, le peu de charisme des auteurs et la structure du récit assez peu dramatique ne contribuent pas franchement à le faire émerger de la tranquille flaque dans lequel il flotte…

 

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 09:05

Ayant un objectif sportif l’année prochaine, je me suis intéressé logiquement à la préparation physique en lisant « Cours de préparation physique aux arts martiaux et aux sports de combat » de deux spécialistes en préparation physique : Jack Savoldelli et Christian Witkowski.
Sorti il y a un certain temps à présent (1996), « Cours de préparation physique aux arts martiaux et aux sports de combat » propose un guide complet permettant aux pratiquants de sports de préhension (lutte, judo, catch) et de percussion (boxe, karaté...) d’améliorer leur condition physique dans une recherche de performance.
L’approche passe donc bien entendu par des exercices de musculation générale, spécifique mais aussi de la diététique et du mental.
On commence par une présentation de l’anatomie du corps humain avec les zones les plus exposées aux blessures et chaque groupe musculaire participant aux gestes les plus courants dans les sports de combat.
Evidemment les muscles supérieurs (deltoïdes, biceps, trapèzes) apparaissent sur sollicités mais les muscles dit « charnières » (abdominaux, lombaires) et bas (abducteurs, ischio-jambiers, quadriceps et même fessiers) sont tout aussi essentiels, les premiers pour transmettre l’énergie, les seconds pour stabiliser ou pour frapper.
Une fois ceci posé, on commence à parler d’entrainement avec différentes phases permettant d’arriver le jour de la compétition à son pic de forme.
Scindée en deux partie la période préparatoire générale est la plus longue puisque pouvant courir sur 21 semaines au plus et propose un travail de « foncier » aérobique à base de footing (2 à 3 fois par semaine), de musculation légère à faible intensité tout en ne négligeant pas les fondamentaux techniques et les étirements.
Dans sa seconde partie, les séances de footings commencent à introduire du fractionné, les charges en musculation sont plus élevées et les exercices techniques peuvent être exécutés plus rapidement.
En période de pré-compétition, on recherchera des exercices à haute intensité : course, force maximale ou puissance explosive tout en en diminuant la durée.
La phase de compétition sera elle consacrée à maintenir les acquis des phases précédentes en diminuant le nombre de séances de musculation-course.
Si l’endurance est une donnée de base utile à tous les sportifs, le développement de la résistance et de la puissance explosive (ou force-vitesse) sont elles des caractéristiques spécifiques aux sports de combat.
De manière pédagogique et responsable, les différents écueils à suivre ce type de préparation sont présentés avec des recommandations de suivi médical.
Les chapitres suivants sont consacrés à la prise de masse musculaire, de force avec des exercices de musculation ciblé précisant charges et répétitions pour chaque groupe musculaire suivant le niveau débutant ou confirmé.
On retrouve classiquement les développés-couchés pour les pectoraux, les haltères pour les biceps/épaules, les tirages de poulie pour les dorsaux, les squats ou presse inclinée pour les jambes…
Un chapitre est ensuite consacré à la préparation finalement assez classique pour les sports de préhension et un autre beaucoup plus (trop) complexe pour ceux de percussion avec 7 cycles sur lesquels sont répartis des exercices spécifiques aux noms techniques : concentrique, isométrique, pliométrique, stato-dynamique ou méthode dite « bulgare » !  
Heureusement les tableaux et les schémas illustratifs permettent de s’y retrouver quelque peu et de comprendre que souvent il est questions de  flexions sur une jambe, de sauts et de pompes claquées.
Impossible ensuite d’échapper à la nutrition avec une approche quasi scientifique montrant aboutissant à prôner l’usage de complément alimentaire protéinés, de barres énergétiques, de comprimés de sels minéraux, de l’effort (dextrose), multivaminés, de boissons de l’effort mais aussi d’une bonne hygiène de vie générale pour manger, s’hydrater correctement et bien récupérer après l’entrainement ou la compétition.
Très important dans les sports à catégorie de poids, l’aspect régime est également traité avec apport calorique journalier et repas types pour prise ou perte de poids.
Essentiel dans toutes les compétition, le mental peut également s’améliorer en travaillant chaque jour sur la relaxation (respiratoire, musculaire), la visualisation (images positive, répétitions).
On passe ensuite à la récupération par la nutrition, l’hydrothérapie, les massages, avec quelques techniques complexes à réaliser par des experts et d’autres plus simples à réaliser soi-même.
Après un chapitre prévention et le traitement des blessures les plus courantes, vient l’ultime chapitre dédié à la prévention du dopage avec un passage en revue de toutes les substances utilisables (anabolisant, amphétamines) et des mises en garde sur les risques, très élevés à les utiliser pour sa propre santé.
En conclusion, malgré son âge déjà respectable, « Cours de préparation physique aux arts martiaux et aux sports de combat » contient une foule de bons principes pour structurer une préparation et améliorer tout simplement son hygiène de vie.
Sans doute trop détaillé dans sa partie musculation spécifique avec une foule de tableaux et de cycles complexes destinés à des athlètes de haut niveau, ce livre m’a malgré quelques réserves (psychologiques) sur l’usage de complément alimentaires et sur l’absence d’exercice de gainage proposés, déjà donné plusieurs pistes pour mieux m’entrainer sans risquer de me blesser.
Mais libre à chacun suivant ses limites (âge, génétique) et surtout sa motivation de prendre ce qu’il souhaite dans ce type d’ouvrage car combiner chaque semaine : 2 séances de musculation, 2 à 3 de course, penser à sa nutrition, sa récupération, inclure des séances de relaxation en plus des entrainement techniques à la salle ou au dojo, revêt pour moi du sacerdoce le plus extrême !
A réserver donc aux sportifs aguerris et/ou motivés pour atteindre un objectif bien précis.
Vous donnerais-je mon retour d’expérience au mois de juillet prochain ?

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 18:26

Sujet aujourd’hui surexploité, « Fighting » de Dito Montiel traite du monde des combats clandestins.
Sorti en 2009, « Fighting » retrace le parcours de Shawn Mc Arthur (Channing Tatum) un jeune SDF tentant de survivre à New-York qui après une rixe dans la rue, se fait remarquer par son punch par un vendeur de rue Harvey Boarden (Terrence Howard).
Boarden parvient à convaincre Shawn de participer à un combat clandestin, mais il est vrai que dans la dèche la plus complète, le jeune paumé est facile à convaincre.
A la surprise générale, Shawn malgré son manque de technique, bat son adversaire, un jeune russe plus expérimenté et commence à attirer l’attention.
Boarden le présente à des gens évoluant dans la faune de la nuit….mais le jeune combattant préfère séduire Zulay Valez (Zulay Henao) une serveuse à qui il a tenté de vendre une mauvaise copie d’Harry Potter dans la rue.
Peu à peu, Shawn attiré par l’argent emménage chez Harvey et grimpe les échelons du monde du combat clandestin, se sortant d’extrême justesse d’un match coupe gorge dans le Bronx contre une brute tatouée (Dante Nero) et battant ensuite (Cung Le) un coréen expert en arts martiaux.
Mais sa Némésis semble être Evan Hailey (Brian J White) un lutteur connu qui fait sans cesse référence à son passé douloureux ou il s’est battu contre son père, entraineur de lutte.
Au contact de Zulay, petite serveuse paumée également, Shawn révèle aussi son passé douloureux et sa fuite de son Alabama natale.
Harvey ne peut cependant refuser le combat de sa vie contre Evan en raison de la faramineuse somme en jeu : 500 000 euros.
Mais Shawn refuse de se coucher pour faire plaisir au mafieux Martinez (Luis Guzman) et se dispute avec Zulay qui lui révèle travailler pour Harvey.
Trop fier pour céder, Shawn lutte de toutes ses forces contre Evan sur les toits de New-York et finit par le vaincre devant une foule surexcitée.
Menacé de mort, Harvey a la surprise de se voir proposer par son ex poulain de le suivre en Alabama avec Zulay et sa mère.
Shawn et Zulay ont en effet misé sur une victoire alors que tous donnaient Evan favori.
Devenus riche, le quatuor peut alors prendre la tangente !
En conclusion, « Fighting » est un film sans intérêt usant de toutes les ficelles de ce type de production : un beau gosse blanc musclé mais o combien torturé, une petite copine potiche et un meilleur ami noir, mais pas trop…évoluant dans un scénario usé jusqu’à la corde, prétexte à de sanglantes bagarres, sans aucune technique ni beauté formelle…
Je ne peux donc que conseiller de fuir ce navet surgonflé pour vous orienter vers des films plus réussis et plus authentiques !

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 23:10

Univers fascinant si il en est, la boxe est ici mise à l’honneur avec « Histoire de la boxe » du philosophe Alexis Philonenko.
Sorti en 1991, « Histoire de la boxe » retrace en quatre longues parties toute l’évolution de ce qu’on appelle le noble art.
Au commencement était l’Antiquité, mais les quelques écrits d’Homère, de Virgile ou d’Enée si ils ne permettent que d’entrevoir ce qu’était réellement le pugilat pratiqué lors des Jeux Olympiques, sont néanmoins assez parlants sur la violence de combats pratiqués munis de lanières de cuir déchirant les chairs et pouvant entrainer la mort.
Bien plus tard, il faut se tourner du coté de l’Angleterre pour retrouver les racines de la boxe moderne, avec les bagarreurs comme Jim Figg qui défiait à coups de poings, pied ou canne des hommes pris au hasard dans les amphithéâtres d’Oxford au milieu du XVII ième siècle.
Plus tard, les combats sauvages se trouvent codifiés par  l’édification des London prize ring rules. Le ring apparait tout comme les conditions des KO mais l’absence de règles sur les catégorie de poids et les coups interdits permet encore bien des dérives.
Daniel Mendoza boxeur anglais d’origine espagnole va devenir une superstar du début du XIXième siècle en vainquant malgré son gabarit modeste (1m70 pour 72 kg) des colosses bien plus grands et lourds que lui mais moins véloces et moins techniques.
Les bourgeois se pressent alors pour voir les matchs et les paris des bookmakers confèrent rapidement une aura sulfureuse de tricherie autour de ce sport.
Sans sourciller, Philonenko établit comme « principe Mendoza » le fait que les poids moyens concentrent le parfait compromis entre vitesse et punch, ce qui les rend capables d’abattre des adversaires plus massifs.
Puis la boxe s’exporte aux Etats-Unis, se professionnalise, les boxers tentant de curieux régimes, se mettant au travail au sac, à la gymnastique, au footing et à la corde à sauter.
La plupart sont exploités par des managers sans scrupule et courent le cachet dans des matchs minables ou ils sont bien peu récompensés compte tenu des risques pour leur intégrité physique.
Malgré la forte ségrégation qui règne aux Etats-Unis et barre l’accès au ring pour les boxers noirs, le poids lourd australien Peter Jackson est une exception et put faire jeu égal avec les plus grands champions blancs de son époque, James Corbett dit Gentleman Jim et son compatriote Frank Slavin avec qui il eut une mémorable bagarre dans une Auberge près de Sydney avant de le battre à la régulière sur un ring.
Le Bostonien, John L Sullivan qui ne pesait que 86 kg pour 1m 78 devient le premier poids lourd de l’histoire et livre des combats épiques face à des challengers intelligents et courageux comme Charlie Mitchell qu’il affronta sur une des propriétés du baron de Rothschild.
Mais c’est surtout un poids moyen anglais Robert Fitzimmons qui attire l’attention de l’auteur, en raison de son maitre coup qui assommait à coup sur ses adversaires en un enchainement parfaitement meurtrier au cœur.
Champion des poids moyens, ce champion dur au mal changea de catégories et réalisa l’exploit de vaincre le technicien Corbett, devenant ainsi champion du mondes poids lourds, puis des mi-lourds en triomphant du coriace Tom Sharkey.
On remarquera comme une curiosité le style contre nature du champions des poids légers du début du XX ième siècle Oscar Nielson ce Danois vivant aux Etats-Unis, qui encaissait les coups sans broncher de ses adversaires avant de les frapper une fois épuisés.
En 1910, le poids lourd Jim Jeffries qui a bénéficié du déclin de Fitzimmons et de Corbett, trouve son maitre en la personne de Jack Johnson, premier champion lourd noir, connu pour ces provocations incessantes déstabilisant ses adversaires.
Mais l’Amérique blanche outragée par ce Noir flamboyant et alcoolique, trouve une revanche lorsque le géant lourdaud Jess Willard l’abat en 1915 à la Havane.
Dans ce grand panthéon dominé par les Américains et les Anglais, certains français ressortent du lot comme le petit prodige Georges Carpentier, ex champion de boxe française, qui après avoir conquis le titre de champions du monde mi lourd en 1920, perdit en 1921 contre Jack Dempsey, et surtout le monstre physique Marcel Cerdan, le plus connu d’entre eux, qui croisa les gants avec d’autres légendes : les terribles puncheurs Tony Zale et Jack la Motta et accède au yeux de l’auteur au statut d’âme simple mais noble, rongée par les blessures infligés à ses adversaires.
Philonenko explique ensuite sa fascination pour Gene Tunney, seul boxeur comparable à Mohamed Ali sur le plan du talent pur et de l’intelligence de combat qui accéda au titre en 1926 en prenant le meilleur sur Dempsey et vainquit ensuite Carpentier en un combat mémorable.
Bien évidement, la catégorie se taille la part du lion avec le bon boxeur allemand Max Schmeling, qui récupéré par les nazis, eut un geste d’une grande classe pour l’un des ses anciens adversaires, le géant italien simple et attachant Primero Carnera de 2m05, à qui il évita le peloton d’exécution.
Autre grand champions de la Seconde guerre mondiale, Joe Louis surnommé le Bombardier noir devient le héros symbolique de l’Amérique par sa victoire sur Schmeling en 1938 et Rocky Marciano, sans doute le meilleur poids lourd blanc en raison de son invraisemblable force physique, qui se retira invaincu en 1969 en évitant, chose rare pour la majorité des boxeurs, d’effectuer le combat de trop, pour néanmoins connaitre une fin tragique dans un accident d’avion.
On comprend finalement qu’aucun boxer, mis à part Tunney, ne peut aux yeux de l’auteur être comparé au grand, à l’unique Mohamed Ali, dont le style souple et vif ainsi que la grande intelligence tactique confine au génie qui lui permit de vaincre des de grands techniciens Sugar Ray Robinson, ou des forces de la nature comme Sonny Liston, Joe Frazier ou Georges Foreman, tous curieusement rabaissés.
Lorsqu’en plus Ali, ex Cassius Clay ajoute une dimension politique en devenant un défenseur des droits des Noirs et un objecteur de conscience pendant la Guerre du Viêt-Nam, on comprend que son aura dépasse de beaucoup le petit monde de la boxe.
En conclusion, « Histoire de la boxe » est un ouvrage très détaillé qui ne brille pas par son impartialité, Philonenko avouant de manière très tranchée ses préférences, n’hésitant pas abattre des légendes en les critiquant sur le plan moral mais également sur le plan de leurs facultés intellectuelles pour certains limitées.
Si la multitude d’histoires de boxeurs, souvent tragiques en ce qui concerne l’état de santé déplorable dans lequel la plupart d’entre eux finit, diminués par trop de combats, manipulés par plus malins qu’eux ou ruinés par leur propre inconséquence d’une vie de plaisirs (mondanités, alcool, drogue, femmes) peut parfois lasser par son aspect tristement répétitif, l’aspect technique, tactique et parfois psychologique des grands combats parvient souvent à passionner et à communiquer la passion, assez communicative de l’auteur pour le concept le plus pur du monde : celui de voir deux hommes à demi nus s’affronter avec leurs poings.
Enfin, terminé en 1991, « Histoire de la boxe » occulte volontairement quelques grands champions français (Christophe Tiozzo ? Fabrice Benichou ?) ou internationaux (et Mike Tyson ? Evander Holyfield ?) ce qui pour moi constitue sa faiblesse majeure !

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 08:46

Film brésilien toujours avec « Stronger than the world » de Alfonso Poyart.
Sorti en 2016, « Stronger than the world » est un biopic sur le champion balafré de MMA poids plume José Aldo Jr, interprété par José Loreto.
Né à Manaus dans une famille pauvre si ce n’est misérable, José Aldo Jr occupe ses journées à sillonner les rues en voiture avec ses copains en frappant les gens au hasard à l’aide d’une planche de bois et en flirtant avec Luisa (Paloma Berardi) qui travaille avec sa mère dans une pharmacie.
Il pratique également le Jiu-jistu brésilien et après un entrainement musclé, se fait approcher par Fernandinho (Romulo Arantes Neto), qui lui propose d’accompagner son père Seu José (Jackson Antunes) pour travailler sur les chantiers.
José accepte, tout heureux de faire plaisir à son père, un ancien lutteur devenu une épave à cause de l’alcool.
Mais sur le chantier les choses tournent mal, Seu José est viré pour une erreur grossière sous les yeux de son fils.
Humilié, José jure de se venger de Fernandinho qui lui reproche d’avoir flirté avec sa petite amie Luisa.
Le départ de sa mère, fuyant la violence de Seu José, est le détonateur pour José, qui après une violente bagarre avec Fernandinho, décide avec le peu d’argent gagné par son père de chercher une meilleure vie à Rio de Janeiro.
A Rio, José va trouver sous les conseils d’un ami Marcos Loro (Rafina Bastos) l’entraineur Dédé Pederneiras (Milhem Cortaz) qui lui accorde juste un endroit pour dormir en échange de travaux de nettoyage dans son club.
Surmontant sa frustration, José remarque Viviane (Cleo Pires) une jeune femme qui s’entraine dur.
Il tente une approche mais se retrouve sur le ring face à une furie qui ne ménage pas ses coups.
Après une période d’observation, Dédé accepte de lui donner un petit job dans le snack d’un de ses amis.
José courbe l’échine dans ce job ingrat puis affronte trois hommes une nuit pour défendre Viviane victime d’une agression.
Séduit par son courage, Dédé accepte ensuite de l’entrainer et de lui apprendre à canaliser sa rage de bagarreur des rues.
José développe des stratégies et apprend à dominer les techniques de muay-thaï pour placer des coups de pieds dévastateurs sur ses adversaires.
Viviane lui fait connaitre sa favela sur les hauteurs de Rio.
Il y rencontre Rocilene (Claudia Ohana) photographe et remplace ensuite un des lutteurs de Dédé blessé après une partie de football.
José remporte ses combats avec une grande facilité et ne tarde pas à monter dans la hiérarchie du MMA brésilien.
Repoussant poliment une proposition du chef des trafiquants locaux qui lui demande d’être son garde du corps, il devient amant de Viviane, elle aussi victime d’une enfance chahutée.
Mais la santé déclinante de son père l’oblige à rentrer à Manaus en prétextant un combat.
Sur place, il y retrouve ses amis mais aussi ses vieux démons comme Luisa et Fernandinho qui le hante jusqu’à lui faire perdre le match largement à sa main.
De retour à Rio, José se fait sermonner par Dédé mais reprenant l’entrainement de plus belle parvient à reprendre sa série de victoire, ce qui lui permet de combattre à l’étranger (Europe, Etats-Unis).
L’arrivée de Luisa à Rio sème le trouble dans sa relation avec Viviane qui le quitte après les avoir trouvé au lit ensemble.
José parvient à effacer cette déception en la demandant en mariage et affronte un Canadien à Toronto pour le titre mondial des poids légers.
Il triomphe après un match acharné, mais apprend plus tard la mort de son père.
A son retour à Rio, c’est la fête dans la favela avec feux d’artifices et DJ.
En conclusion, malgré sa trame classique du moins que rien désireux de s‘en sortir par ses poings, « Stronger than the world » est un petit film plutôt surprenant par la qualité de sa réalisation, vive et rythmée, tout particulièrement dans les scènes d’action comme une poursuite haletante en voiture dans les rues défoncées des quartiers pauvres de Manaus, les entrainements spectaculaires et des scènes d’extérieur utilisant la beauté du cadre de Rio de Janeiro.
Athlétique et charismatique, José Loreto est parfait dans le rôle d’un champion qu’il sublime, quant aux autres acteurs déjà chevronnés du cinéma brésilien, ils remplissent honnêtement leur rôle.
Sans crier au génie, « Stronger than the world » se regarde avec un certain plaisir, même si il mériterait sans doute un version allégée de ses deux longues heures.

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 09:17

Sorti en automne 2016, « The hurt business » est un documentaire de Vlad Yudin consacré au Mixed Martial Arts, sport de combat en pleine ascension actuellement dans le monde entier.
Narré par Kevin Costner, « The hurt business » fait la part belle aux athlètes, champions ou non, ayant sacrifié toute leur vie pour réussir dans ce sport, quel qu’en soit le prix à payer.
Le cas de Rashad Evans, ex champion des lourds légers frappé par une tenace blessure au genou alors qu’il venait d’essuyer une nette défaite contre son ex protégé Jon Jones, s’avère particulièrement poignant.
On sent Evans en pleine reconstruction en proie au doute concernant son avenir, ayant peur que son âge et son absence médiatique le rangent dans les  rangs des « has been » de ce sport spectacle.
Accusé de trahison par son ex mentor, Jones tient tête et ce surdoué fils de pasteur confie l’important stress généré par son statut de superstar avec toutes les attentes autour de ses performances.
Malgré son calme et un coté père de famille rassurant, Jones révèlera un autre aspect de lui-même lors de sa rivalité avec Daniel Cornier, insultes, bagarres et menaces aboutissant à un combat spectaculaire dans l’octogone.
Les succès de Jones sur le ring ne parviendront pas à masquer une certaine instabilité qui le conduira à sa chute : accident de voiture, délit de fuite, consommation de drogues et pour finir usage de produits dopants.
Derrière des superstars comme Jones, Rhonda Rousey ou Evans, on devine la fragilité de ces champions, soumis à d’importantes pressions de la part de l’organisation UFC dirigée par l’influent businessman Dana White, qui a fait explosé la popularité d’un sport jugé barbare et immoral pour en faire un « entertainement » dépassant tous les autres sports de combat.
Hantés par des séries de défaites ou des blessures, certains comme Michael Guymon dit le Joker, deviennent complètement instables, sombrant dans la dépression et d’inquiétantes spirales autodestructrices.
C’est la force de ce documentaire, d’aller plus loin que l’aspect performance et spectacle, pour s’intéresser à l’envers du décor : les maigres salaires si l’on est pas dans le top 3 d’une catégorie, et surtout les lésions d’après combats, en particulier les commotions cérébrales occasionnées par des KO à répétitions.
Ici l’ancien champion Gary Goodridge victime de pertes de mémoires, d’absences et de troubles du comportement se prête à une série de tests médicaux, financés par l’UFC afin de veiller à améliorer la protection de ses athlètes.
La sécurité est ici le point central du débat, car le MMA des pionniers, celui de la famille Gracié, champions de jiu-jitsu brésiliens qui raflèrent les premiers tournois en 1993 au cours de spectaculaires combats marqués par des oppositions de style et une absence de règle, a du évoluer, se structurer pour proposer une image plus « acceptable » vis-à-vis des grands médias notamment américains.
Ayant contourné les obstacles juridiques et politiques après l’acceptation de New-York, dernier état résistant l’ayant autorisé en 2016, le MMA est devenu une entreprise ultra lucrative créant des superstars médiatiques et intégrant à présent des femmes combattantes…
Le parcours de Sara Mc Mann, ex lutteuse frappée par de tragiques décès (assassinat de son frère, mort de son futur mari) et restée seul avec un jeune enfant, force l’admiration, d’autant plus que les défaites s’accumulent pour la musculeuse championne.
On saluera au passage l’ouverture d’esprit de Tito Ortiz, l’un des rares dans un milieu macho à souhait à encourager les femmes à monter sur l’octogone.
En conclusion, « The hurt business » est un long documentaire parfois difficile à supporter en raison de la violence de certaines images (coups sur des athlètes à terre, visiblement incapables de se défendre, effusion de sang, membres brisés) qui a pour mérite principale d’analyser les ressorts profonds de ce que beaucoup de personnes ne considèrent pas comme un « sport » mais plutôt comme une boucherie.
Le succès du MMA provient sans nul doute du talent des organisateurs américains à générer de spectaculaires combats avec des personnalités charismatiques, mais également de la fascination morbide profonde chez l’être humain de voir une lutte à mort dans une arène, que ce soit dans le Pancrace de la Grèce antique ou dans les combats de gladiateurs de la Rome antique.
En s’intéressant au profil de ses athlètes, on découvre des gens plutôt pauvres et limités, désireux de prendre une revanche sur la vie avec leurs poings, quelles qu’en soient les conséquences.
Malheureusement, bien peu sont dans le cas de Michael Chandler des gestionnaires financiers, et la plupart se montrent incapables de faire fructifier leurs gains au final bien maigres au regard des sacrifices consentis à l’entrainement et des risques encourus vis-à-vis de leur intégrité physique et mentale.
Je conseille donc ce documentaire aux amateurs de ce show mondial en pesant bien le pour et le contre de son implication, le contre l’emportant pour moi…

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 10:32

Pour le 2700ième article de ce blog, voici « Pelé, la naissance d’une légende » film américain de Jeff et Michael Zimbalist.

Film biographique sorti en 2016, « Pelé, la naissance d’une légende » retrace l’enfance du jeune Edson Arantes do Nascimento (Kevin de Paula), enfant pauvre de la ville de Bauru (São Paulo) qui mettant en pratique les conseils de son père Dondinho (Seu Jorge) qui le poussait à travailler sa dextérité avec des mangues, parvint à s’illustrer dans un  tournoi de foot avec sa petite équipe de copains, suffisamment pour se faire remarquer par un recruteur Waldemar de Brito (Milton Gonçalves).

Poussé par son père, celui qu’on surnomme à présent Pelé, va donc quitter son village et sa mère Céleste (Mariana Nunes) pour jouer au club de Santos et s’illustrer par son style unique utilisant la ginga, le sens de l’improvisation et du déplacement si particulier des Brésiliens.

En 1958, alors qu’il n’a que 17 ans, Pelé est sélectionné dans l’équipe nationale pour aller en Suède pour la revanche de la Coupe du monde 1950 que le Brésil avait perdu chez lui face à l’Uruguay.

Il y retrouve José Altafini (Diego Boneta) un bourgeois de Bauru qui le snobait à l’époque mais qui est titulaire dans l’équipe.

Blessé au genou, Pelé ne peut que regarder ses coéquipiers s’extirper avec difficultés des matchs de poules.

Lorsqu’il remplace Altafini en proie au doute contre l’équipe de France puis l‘URSS, le gamin fait des miracles et permet à son équipe d’arracher la victoire en utilisant la ginga, ce style inimitable qui désoriente les équipes européennes habituées à un style plus classique.

La finale aura lieu face à la Suède qui joue chez elle et fait figure d’épouvantail.

Lors de la conférence de presse, George Raynor (Colm Meaney) le coach suédois se montre suffisant et tente de destabiliser Vincente Feola (Vincent D’Onofrio) son homologue brésilien en ironisant sur les handicaps de ses joueurs.

Pelé pourtant réussit de nouveau des miracles et surclasse à lui tout seul l’équipe adverse, offrant la revanche au Brésil et la fierté de son village paulista.

En conclusion, « Pelé, la naissance d’une légende » est un film plein de bon sentiments et aux ficelles énormes, prenant d’importantes liberté avec l’histoire de Pelé pour insuffler un ton mélodramatique qui apparait bien artificiel.

Sur fond de lutte des classes internes et de racisme anti-noirs des pays européens, Pelé est donc celui qui aurait réussi à imposer le style spécifique brésilien, la « ginga » qui lui aurait permis de faire la différence jusqu’en 1970.

L’histoire est belle mais truffée de clichés… et ce ne sont pas les quelques belles scène de matchs qui suffisent à sauver ce film trop facile du rayon « navet » cinématographique.

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