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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 23:10

Univers fascinant si il en est, la boxe est ici mise à l’honneur avec « Histoire de la boxe » du philosophe Alexis Philonenko.
Sorti en 1991, « Histoire de la boxe » retrace en quatre longues parties toute l’évolution de ce qu’on appelle le noble art.
Au commencement était l’Antiquité, mais les quelques écrits d’Homère, de Virgile ou d’Enée si ils ne permettent que d’entrevoir ce qu’était réellement le pugilat pratiqué lors des Jeux Olympiques, sont néanmoins assez parlants sur la violence de combats pratiqués munis de lanières de cuir déchirant les chairs et pouvant entrainer la mort.
Bien plus tard, il faut se tourner du coté de l’Angleterre pour retrouver les racines de la boxe moderne, avec les bagarreurs comme Jim Figg qui défiait à coups de poings, pied ou canne des hommes pris au hasard dans les amphithéâtres d’Oxford au milieu du XVII ième siècle.
Plus tard, les combats sauvages se trouvent codifiés par  l’édification des London prize ring rules. Le ring apparait tout comme les conditions des KO mais l’absence de règles sur les catégorie de poids et les coups interdits permet encore bien des dérives.
Daniel Mendoza boxeur anglais d’origine espagnole va devenir une superstar du début du XIXième siècle en vainquant malgré son gabarit modeste (1m70 pour 72 kg) des colosses bien plus grands et lourds que lui mais moins véloces et moins techniques.
Les bourgeois se pressent alors pour voir les matchs et les paris des bookmakers confèrent rapidement une aura sulfureuse de tricherie autour de ce sport.
Sans sourciller, Philonenko établit comme « principe Mendoza » le fait que les poids moyens concentrent le parfait compromis entre vitesse et punch, ce qui les rend capables d’abattre des adversaires plus massifs.
Puis la boxe s’exporte aux Etats-Unis, se professionnalise, les boxers tentant de curieux régimes, se mettant au travail au sac, à la gymnastique, au footing et à la corde à sauter.
La plupart sont exploités par des managers sans scrupule et courent le cachet dans des matchs minables ou ils sont bien peu récompensés compte tenu des risques pour leur intégrité physique.
Malgré la forte ségrégation qui règne aux Etats-Unis et barre l’accès au ring pour les boxers noirs, le poids lourd australien Peter Jackson est une exception et put faire jeu égal avec les plus grands champions blancs de son époque, James Corbett dit Gentleman Jim et son compatriote Frank Slavin avec qui il eut une mémorable bagarre dans une Auberge près de Sydney avant de le battre à la régulière sur un ring.
Le Bostonien, John L Sullivan qui ne pesait que 86 kg pour 1m 78 devient le premier poids lourd de l’histoire et livre des combats épiques face à des challengers intelligents et courageux comme Charlie Mitchell qu’il affronta sur une des propriétés du baron de Rothschild.
Mais c’est surtout un poids moyen anglais Robert Fitzimmons qui attire l’attention de l’auteur, en raison de son maitre coup qui assommait à coup sur ses adversaires en un enchainement parfaitement meurtrier au cœur.
Champion des poids moyens, ce champion dur au mal changea de catégories et réalisa l’exploit de vaincre le technicien Corbett, devenant ainsi champion du mondes poids lourds, puis des mi-lourds en triomphant du coriace Tom Sharkey.
On remarquera comme une curiosité le style contre nature du champions des poids légers du début du XX ième siècle Oscar Nielson ce Danois vivant aux Etats-Unis, qui encaissait les coups sans broncher de ses adversaires avant de les frapper une fois épuisés.
En 1910, le poids lourd Jim Jeffries qui a bénéficié du déclin de Fitzimmons et de Corbett, trouve son maitre en la personne de Jack Johnson, premier champion lourd noir, connu pour ces provocations incessantes déstabilisant ses adversaires.
Mais l’Amérique blanche outragée par ce Noir flamboyant et alcoolique, trouve une revanche lorsque le géant lourdaud Jess Willard l’abat en 1915 à la Havane.
Dans ce grand panthéon dominé par les Américains et les Anglais, certains français ressortent du lot comme le petit prodige Georges Carpentier, ex champion de boxe française, qui après avoir conquis le titre de champions du monde mi lourd en 1920, perdit en 1921 contre Jack Dempsey, et surtout le monstre physique Marcel Cerdan, le plus connu d’entre eux, qui croisa les gants avec d’autres légendes : les terribles puncheurs Tony Zale et Jack la Motta et accède au yeux de l’auteur au statut d’âme simple mais noble, rongée par les blessures infligés à ses adversaires.
Philonenko explique ensuite sa fascination pour Gene Tunney, seul boxeur comparable à Mohamed Ali sur le plan du talent pur et de l’intelligence de combat qui accéda au titre en 1926 en prenant le meilleur sur Dempsey et vainquit ensuite Carpentier en un combat mémorable.
Bien évidement, la catégorie se taille la part du lion avec le bon boxeur allemand Max Schmeling, qui récupéré par les nazis, eut un geste d’une grande classe pour l’un des ses anciens adversaires, le géant italien simple et attachant Primero Carnera de 2m05, à qui il évita le peloton d’exécution.
Autre grand champions de la Seconde guerre mondiale, Joe Louis surnommé le Bombardier noir devient le héros symbolique de l’Amérique par sa victoire sur Schmeling en 1938 et Rocky Marciano, sans doute le meilleur poids lourd blanc en raison de son invraisemblable force physique, qui se retira invaincu en 1969 en évitant, chose rare pour la majorité des boxeurs, d’effectuer le combat de trop, pour néanmoins connaitre une fin tragique dans un accident d’avion.
On comprend finalement qu’aucun boxer, mis à part Tunney, ne peut aux yeux de l’auteur être comparé au grand, à l’unique Mohamed Ali, dont le style souple et vif ainsi que la grande intelligence tactique confine au génie qui lui permit de vaincre des de grands techniciens Sugar Ray Robinson, ou des forces de la nature comme Sonny Liston, Joe Frazier ou Georges Foreman, tous curieusement rabaissés.
Lorsqu’en plus Ali, ex Cassius Clay ajoute une dimension politique en devenant un défenseur des droits des Noirs et un objecteur de conscience pendant la Guerre du Viêt-Nam, on comprend que son aura dépasse de beaucoup le petit monde de la boxe.
En conclusion, « Histoire de la boxe » est un ouvrage très détaillé qui ne brille pas par son impartialité, Philonenko avouant de manière très tranchée ses préférences, n’hésitant pas abattre des légendes en les critiquant sur le plan moral mais également sur le plan de leurs facultés intellectuelles pour certains limitées.
Si la multitude d’histoires de boxeurs, souvent tragiques en ce qui concerne l’état de santé déplorable dans lequel la plupart d’entre eux finit, diminués par trop de combats, manipulés par plus malins qu’eux ou ruinés par leur propre inconséquence d’une vie de plaisirs (mondanités, alcool, drogue, femmes) peut parfois lasser par son aspect tristement répétitif, l’aspect technique, tactique et parfois psychologique des grands combats parvient souvent à passionner et à communiquer la passion, assez communicative de l’auteur pour le concept le plus pur du monde : celui de voir deux hommes à demi nus s’affronter avec leurs poings.
Enfin, terminé en 1991, « Histoire de la boxe » occulte volontairement quelques grands champions français (Christophe Tiozzo ? Fabrice Benichou ?) ou internationaux (et Mike Tyson ? Evander Holyfield ?) ce qui pour moi constitue sa faiblesse majeure !

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 08:46

Film brésilien toujours avec « Stronger than the world » de Alfonso Poyart.
Sorti en 2016, « Stronger than the world » est un biopic sur le champion balafré de MMA poids plume José Aldo Jr, interprété par José Loreto.
Né à Manaus dans une famille pauvre si ce n’est misérable, José Aldo Jr occupe ses journées à sillonner les rues en voiture avec ses copains en frappant les gens au hasard à l’aide d’une planche de bois et en flirtant avec Luisa (Paloma Berardi) qui travaille avec sa mère dans une pharmacie.
Il pratique également le Jiu-jistu brésilien et après un entrainement musclé, se fait approcher par Fernandinho (Romulo Arantes Neto), qui lui propose d’accompagner son père Seu José (Jackson Antunes) pour travailler sur les chantiers.
José accepte, tout heureux de faire plaisir à son père, un ancien lutteur devenu une épave à cause de l’alcool.
Mais sur le chantier les choses tournent mal, Seu José est viré pour une erreur grossière sous les yeux de son fils.
Humilié, José jure de se venger de Fernandinho qui lui reproche d’avoir flirté avec sa petite amie Luisa.
Le départ de sa mère, fuyant la violence de Seu José, est le détonateur pour José, qui après une violente bagarre avec Fernandinho, décide avec le peu d’argent gagné par son père de chercher une meilleure vie à Rio de Janeiro.
A Rio, José va trouver sous les conseils d’un ami Marcos Loro (Rafina Bastos) l’entraineur Dédé Pederneiras (Milhem Cortaz) qui lui accorde juste un endroit pour dormir en échange de travaux de nettoyage dans son club.
Surmontant sa frustration, José remarque Viviane (Cleo Pires) une jeune femme qui s’entraine dur.
Il tente une approche mais se retrouve sur le ring face à une furie qui ne ménage pas ses coups.
Après une période d’observation, Dédé accepte de lui donner un petit job dans le snack d’un de ses amis.
José courbe l’échine dans ce job ingrat puis affronte trois hommes une nuit pour défendre Viviane victime d’une agression.
Séduit par son courage, Dédé accepte ensuite de l’entrainer et de lui apprendre à canaliser sa rage de bagarreur des rues.
José développe des stratégies et apprend à dominer les techniques de muay-thaï pour placer des coups de pieds dévastateurs sur ses adversaires.
Viviane lui fait connaitre sa favela sur les hauteurs de Rio.
Il y rencontre Rocilene (Claudia Ohana) photographe et remplace ensuite un des lutteurs de Dédé blessé après une partie de football.
José remporte ses combats avec une grande facilité et ne tarde pas à monter dans la hiérarchie du MMA brésilien.
Repoussant poliment une proposition du chef des trafiquants locaux qui lui demande d’être son garde du corps, il devient amant de Viviane, elle aussi victime d’une enfance chahutée.
Mais la santé déclinante de son père l’oblige à rentrer à Manaus en prétextant un combat.
Sur place, il y retrouve ses amis mais aussi ses vieux démons comme Luisa et Fernandinho qui le hante jusqu’à lui faire perdre le match largement à sa main.
De retour à Rio, José se fait sermonner par Dédé mais reprenant l’entrainement de plus belle parvient à reprendre sa série de victoire, ce qui lui permet de combattre à l’étranger (Europe, Etats-Unis).
L’arrivée de Luisa à Rio sème le trouble dans sa relation avec Viviane qui le quitte après les avoir trouvé au lit ensemble.
José parvient à effacer cette déception en la demandant en mariage et affronte un Canadien à Toronto pour le titre mondial des poids légers.
Il triomphe après un match acharné, mais apprend plus tard la mort de son père.
A son retour à Rio, c’est la fête dans la favela avec feux d’artifices et DJ.
En conclusion, malgré sa trame classique du moins que rien désireux de s‘en sortir par ses poings, « Stronger than the world » est un petit film plutôt surprenant par la qualité de sa réalisation, vive et rythmée, tout particulièrement dans les scènes d’action comme une poursuite haletante en voiture dans les rues défoncées des quartiers pauvres de Manaus, les entrainements spectaculaires et des scènes d’extérieur utilisant la beauté du cadre de Rio de Janeiro.
Athlétique et charismatique, José Loreto est parfait dans le rôle d’un champion qu’il sublime, quant aux autres acteurs déjà chevronnés du cinéma brésilien, ils remplissent honnêtement leur rôle.
Sans crier au génie, « Stronger than the world » se regarde avec un certain plaisir, même si il mériterait sans doute un version allégée de ses deux longues heures.

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 09:17

Sorti en automne 2016, « The hurt business » est un documentaire de Vlad Yudin consacré au Mixed Martial Arts, sport de combat en pleine ascension actuellement dans le monde entier.
Narré par Kevin Costner, « The hurt business » fait la part belle aux athlètes, champions ou non, ayant sacrifié toute leur vie pour réussir dans ce sport, quel qu’en soit le prix à payer.
Le cas de Rashad Evans, ex champion des lourds légers frappé par une tenace blessure au genou alors qu’il venait d’essuyer une nette défaite contre son ex protégé Jon Jones, s’avère particulièrement poignant.
On sent Evans en pleine reconstruction en proie au doute concernant son avenir, ayant peur que son âge et son absence médiatique le rangent dans les  rangs des « has been » de ce sport spectacle.
Accusé de trahison par son ex mentor, Jones tient tête et ce surdoué fils de pasteur confie l’important stress généré par son statut de superstar avec toutes les attentes autour de ses performances.
Malgré son calme et un coté père de famille rassurant, Jones révèlera un autre aspect de lui-même lors de sa rivalité avec Daniel Cornier, insultes, bagarres et menaces aboutissant à un combat spectaculaire dans l’octogone.
Les succès de Jones sur le ring ne parviendront pas à masquer une certaine instabilité qui le conduira à sa chute : accident de voiture, délit de fuite, consommation de drogues et pour finir usage de produits dopants.
Derrière des superstars comme Jones, Rhonda Rousey ou Evans, on devine la fragilité de ces champions, soumis à d’importantes pressions de la part de l’organisation UFC dirigée par l’influent businessman Dana White, qui a fait explosé la popularité d’un sport jugé barbare et immoral pour en faire un « entertainement » dépassant tous les autres sports de combat.
Hantés par des séries de défaites ou des blessures, certains comme Michael Guymon dit le Joker, deviennent complètement instables, sombrant dans la dépression et d’inquiétantes spirales autodestructrices.
C’est la force de ce documentaire, d’aller plus loin que l’aspect performance et spectacle, pour s’intéresser à l’envers du décor : les maigres salaires si l’on est pas dans le top 3 d’une catégorie, et surtout les lésions d’après combats, en particulier les commotions cérébrales occasionnées par des KO à répétitions.
Ici l’ancien champion Gary Goodridge victime de pertes de mémoires, d’absences et de troubles du comportement se prête à une série de tests médicaux, financés par l’UFC afin de veiller à améliorer la protection de ses athlètes.
La sécurité est ici le point central du débat, car le MMA des pionniers, celui de la famille Gracié, champions de jiu-jitsu brésiliens qui raflèrent les premiers tournois en 1993 au cours de spectaculaires combats marqués par des oppositions de style et une absence de règle, a du évoluer, se structurer pour proposer une image plus « acceptable » vis-à-vis des grands médias notamment américains.
Ayant contourné les obstacles juridiques et politiques après l’acceptation de New-York, dernier état résistant l’ayant autorisé en 2016, le MMA est devenu une entreprise ultra lucrative créant des superstars médiatiques et intégrant à présent des femmes combattantes…
Le parcours de Sara Mc Mann, ex lutteuse frappée par de tragiques décès (assassinat de son frère, mort de son futur mari) et restée seul avec un jeune enfant, force l’admiration, d’autant plus que les défaites s’accumulent pour la musculeuse championne.
On saluera au passage l’ouverture d’esprit de Tito Ortiz, l’un des rares dans un milieu macho à souhait à encourager les femmes à monter sur l’octogone.
En conclusion, « The hurt business » est un long documentaire parfois difficile à supporter en raison de la violence de certaines images (coups sur des athlètes à terre, visiblement incapables de se défendre, effusion de sang, membres brisés) qui a pour mérite principale d’analyser les ressorts profonds de ce que beaucoup de personnes ne considèrent pas comme un « sport » mais plutôt comme une boucherie.
Le succès du MMA provient sans nul doute du talent des organisateurs américains à générer de spectaculaires combats avec des personnalités charismatiques, mais également de la fascination morbide profonde chez l’être humain de voir une lutte à mort dans une arène, que ce soit dans le Pancrace de la Grèce antique ou dans les combats de gladiateurs de la Rome antique.
En s’intéressant au profil de ses athlètes, on découvre des gens plutôt pauvres et limités, désireux de prendre une revanche sur la vie avec leurs poings, quelles qu’en soient les conséquences.
Malheureusement, bien peu sont dans le cas de Michael Chandler des gestionnaires financiers, et la plupart se montrent incapables de faire fructifier leurs gains au final bien maigres au regard des sacrifices consentis à l’entrainement et des risques encourus vis-à-vis de leur intégrité physique et mentale.
Je conseille donc ce documentaire aux amateurs de ce show mondial en pesant bien le pour et le contre de son implication, le contre l’emportant pour moi…

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 10:32

Pour le 2700ième article de ce blog, voici « Pelé, la naissance d’une légende » film américain de Jeff et Michael Zimbalist.

Film biographique sorti en 2016, « Pelé, la naissance d’une légende » retrace l’enfance du jeune Edson Arantes do Nascimento (Kevin de Paula), enfant pauvre de la ville de Bauru (São Paulo) qui mettant en pratique les conseils de son père Dondinho (Seu Jorge) qui le poussait à travailler sa dextérité avec des mangues, parvint à s’illustrer dans un  tournoi de foot avec sa petite équipe de copains, suffisamment pour se faire remarquer par un recruteur Waldemar de Brito (Milton Gonçalves).

Poussé par son père, celui qu’on surnomme à présent Pelé, va donc quitter son village et sa mère Céleste (Mariana Nunes) pour jouer au club de Santos et s’illustrer par son style unique utilisant la ginga, le sens de l’improvisation et du déplacement si particulier des Brésiliens.

En 1958, alors qu’il n’a que 17 ans, Pelé est sélectionné dans l’équipe nationale pour aller en Suède pour la revanche de la Coupe du monde 1950 que le Brésil avait perdu chez lui face à l’Uruguay.

Il y retrouve José Altafini (Diego Boneta) un bourgeois de Bauru qui le snobait à l’époque mais qui est titulaire dans l’équipe.

Blessé au genou, Pelé ne peut que regarder ses coéquipiers s’extirper avec difficultés des matchs de poules.

Lorsqu’il remplace Altafini en proie au doute contre l’équipe de France puis l‘URSS, le gamin fait des miracles et permet à son équipe d’arracher la victoire en utilisant la ginga, ce style inimitable qui désoriente les équipes européennes habituées à un style plus classique.

La finale aura lieu face à la Suède qui joue chez elle et fait figure d’épouvantail.

Lors de la conférence de presse, George Raynor (Colm Meaney) le coach suédois se montre suffisant et tente de destabiliser Vincente Feola (Vincent D’Onofrio) son homologue brésilien en ironisant sur les handicaps de ses joueurs.

Pelé pourtant réussit de nouveau des miracles et surclasse à lui tout seul l’équipe adverse, offrant la revanche au Brésil et la fierté de son village paulista.

En conclusion, « Pelé, la naissance d’une légende » est un film plein de bon sentiments et aux ficelles énormes, prenant d’importantes liberté avec l’histoire de Pelé pour insuffler un ton mélodramatique qui apparait bien artificiel.

Sur fond de lutte des classes internes et de racisme anti-noirs des pays européens, Pelé est donc celui qui aurait réussi à imposer le style spécifique brésilien, la « ginga » qui lui aurait permis de faire la différence jusqu’en 1970.

L’histoire est belle mais truffée de clichés… et ce ne sont pas les quelques belles scène de matchs qui suffisent à sauver ce film trop facile du rayon « navet » cinématographique.

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 14:31

Pour les gens qui ont suivi le tennis dans les années 80 et 90, le nom de Brad Gilbert est loin d’être inconnu, aussi me suis-je rué sur la traduction française de son best-seller de 1994 « Winning ugly » traduit en 2015 par un « Gagner à tout prix, la guerre psychologique au tennis » beaucoup plus politiquement correct.

Coécrit avec le journaliste américain Steve Jamison, « Gagner à tout prix, la guerre psychologique au tennis » se propose de livrer les secrets de l’ex numéro 4 mondial, vainqueur de vingt tournois ATP , tombeur de beaucoup de grands champions de l’époque dont Boris Becker, sa bête noire puis devenu le gourou mental d’André Agassi pour lui faire connaitre de 1994 à 2002 une seconde partie de carrière exceptionnelle.

Pourtant Gilbert dont le physique évoque un « Starsky passé sous un camion » ne disposait pas au départ de qualités physiques ou tennistiques exceptionnelles qui auraient pu laisser à penser qu’il ferait une carrière de ce niveau ou même simplement qu’il puisse devenir athlète professionnel dans le monde hyper concurrentiel du tennis professionnel.

C’est donc l’approche mentale de son sport qui a permis à Gilbert de compenser non pas des défauts, mais une absence de dons ou de qualité naturels.

En guise d’introduction, Gilbert revient sur l’exploit de son poulain André Agassi en 1999, dont la victoire à Roland Garros constitue un véritable chef d’œuvre de préparation mentale en parvenant à reconstruire sa confiance entamée par une blessure, des défaites prématurées et d’autres plus traumatisantes en finale en 1989 et 1990 alors qu’il était archi-favori.

On a droit également à une petite aparté surprenante sur les éternels « espoirs » du tennis français avec la palme accordée à Joe Wilfried Tsonga dont la puissance explosive aurait pu l’amener à un titre majeur pour Gilbert si il était capable de maintenir sa régularité.

Gaël Monfils devrait selon lui travailler à plus de sobriété pour gagner en efficacité au détriment de son coté spectaculaire alors que c‘est l‘inverse pour Gilles Simon, maitre tacticien sans punch.

Quand à Richard Gasquet, son le manque de grand coup décisif le barre au plus haut niveau.

En allant au bout de la réactualisation de son analyse, Gilbert relate l’évolution des technologies des raquettes, des surfaces et de la préparation physique des joueurs pour expliquer la révolution du jeu apportées par les Federer, Djokovic, Nadal et Murray.

Plus que le placement du service de Federer, le lift du coup droit de Nadal ou la vitesse de déplacement de Djokovic, Gilbert insiste sur leur engagement mental, leur perfectionnisme, leur poursuite continuelle d’objectifs et les quelques victoires clés de leurs carrières ayant fait office de déclic pour monter vers les sommets.

Reprenant ensuite le corps du texte des années 90, Gilbert explique dans la première partie l’art et la manière de préparer un match pour prendre un avantage pouvant s’avérer décisif dès les premiers points et justifie l’importance de cette approche par les implacables statistiques de l‘ATP ou 90% des joueurs gagnant le premier set remportent le match.

Que ce soit pour le professionnel aguerri ou le modeste joueur de club, rien ne doit donc être négligé : le rituel de préparation du matériel (boissons, nourritures, rechanges, médicaments), les étirements souvent bâclés ou négligés par les joueurs amateurs et l’échauffement parfait pour dégripper ses coups.

Pour lutter contre le stress d’avant match, il est recommandé de penser à respirer fort et à être léger sur ses appuis voir plus étrangement de chanter ou lire les logos publicitaires (!).

De manière plus iconoclaste, Gilbert recommande de ne pas servir en premier car les services des amateurs ne sont pas décisifs et de gérer sa puissance à 65-70% au début d’un match comme le faisait Ivan Lendl avant de monter en régime.

Mais la force principale de Gilbert réside dans l’approche mentale « active » qui consiste à avoir analyser les forces et faiblesses d’un adversaire, son style de jeu, son comportement, de reconnaitre dans un match les opportunités et à en tirer un maximum de profit.

Ces propos sont illustrés par deux tactiques payante contre Connors au Masters et Becker à l’US Open en 1987.

Ainsi, Gilbert avait constaté que Connors n’avait pas un gros service et n’attaquait pas non plus les seconds balles. Dans l’échange, il aimait jouer en rythme et détestait les balles sans consistance, slicés courtes sur son coup droit.

Pour Becker, l’affaire était de tenter de remettre dans le court son terrible service, de se protéger en servant des première-seconde, de le faire bouger sur son coup droit fort pour le faire potentiellement rater et perdre confiance.

L’attaque le long de la ligne sur un revers en mouvement s’avérait également payante, le but étant de frustrer l’Allemand dont le caractère fier et hautain pouvait se retourner contre lui lorsqu’il rencontrait une résistance acharnée.

Dans la seconde partie, Gilbert se concentre davantage sur l’aspect tactique en demandant de garder l’esprit aiguisé pour analyser le déroulé d’un match afin de s’adapter de manière dynamique à la situation, le but principal étant de pousser son adversaire à jouer des coups qu’il n’aime pas.

Après les anecdotes sur Agassi dont la puissance explosive trouvait ses limites dans sa faiblesse psychologique, celles sur Edberg au jeu d’attaque par ailleurs sans faille, dans son coup droit et celle d’Aaron Krickstein dans les balles slicées courtes sur son coup fort, son légendaire coup droit d’attaque, Gilbert passe un par un tous les styles de joueurs et les meilleurs moyens de les contrer.

Le gourou du tennis dévoile ses trucs contre les joueurs de fond de court, qu’il faut agresser au filet ou faire monter au filet, les joueurs rapides qu’il faut priver de vitesse et les serveurs volleyeurs avec retours en douceur, plongeants, croisés, lobés ou droit sur l’homme.

Il explique comment se comporter pour éviter les attaques sur son revers, gérer les services et retour de service, face à des serveurs faibles, forts et des gauchers.

Gilbert termine ce chapitre par la gestion des moments clés d’un match, notamment les points lorsque l’un des deux joueurs est à 30, les tie-breaks, les débuts de second set ou le gagnant se relâche invariablement tandis que le perdant sort les griffes.

Lors des points sous pression, Gilbert recommande de ne pas se précipiter mais d’obliger l’adversaire à sortir des coups risqués pour s’en sortir.

Il développe ses techniques mentales pour garder sa motivation intacte, ne pas perdre le fil conducteur de son jeu, mais également ne pas hésiter à changer de stratégie pour dérégler le jeu d’un joueur qui domine ou pour corriger des défauts dans son propre jeu à l’instar d’un Pete Sampras capable de baisser temporairement sa puissance de service pour retrouver son rythme.

Tout en s’affranchissant de tout conseil technique, Gilbert recommande de s’entrainer pour faire évoluer l’éventail de ses coups.

S’appuyant toujours sur les exemples de grands champions, il cite la prise de balle précoce d’André Agassi, la constance, la force mentale et la propension à jouer sur ses armes maitresses d’Ivan Lendl, le service, les qualités athlétique et la confiance animale de Boris Becker, le sens tactique et la souplesse de John Mc Enroe, le mental guerrier et la qualité de retour de Jimmy Connors, la variété et le courage de Jim Courrier, l’esprit offensif et les capacités d’adaptation de Pete Sampras… avant de laisser Jamison parler de ses propres qualités : régularité, sens de l’observation, propension à jouer sur les faiblesses adverses.

La troisième partie, la plus « Ugly » de toutes évoque les manœuvres psychologiques utilisés par les plus grands professionnels, à commencer par les folies explosives de John Mc Enroe et Jimmy Connors, passés maitres dans l’art d’influencer les foules et les arbitres par leur charisme et semblant se nourrir de leur propre colère provoquées lorsque le match leur est défavorable.

Gilbert reconnait s’être déjà fait battre par les deux champions alors qu’il les tenait au bout de sa raquette, mais avoir su tirer profit de ses enseignements pour trouver des parades et les vaincre ultérieurement avec une revanche savoureuse sur l’affreux Mc Enroe au Masters 1987 qui provoqua des insultes et une retraite de six mois du champion outré d’une défaite aussi cinglante.

Si Gilbert ne mâche pas ses mots contre Mc Enroe dont il semble garder rancune en expliquant l’incroyable clémence des arbitres à son égard jusqu’en 1990, date de son déclin… il reconnait également l’efficacité d’Ivan Lendl, capable lui de figer le jeu en prenant d’interminables pauses pour casser le rythme adverse lorsque nécessaire.

Même si Gilbert reconnait avec humour n’avoir  jamais réussi à battre Lendl, il propose des stratégies de défenses adaptées de manière à résister à la frustration et à retourner le mécanisme de l’attente contre celui qui la provoque (aller jusqu’à la ligne de fond, refaire ses lacets, tendre les cordes de sa raquette etc).

Contrairement à Lendl, Agassi lui imprime un rythme frénétique aux rencontres, auquel il est important de ne pas se laisser entrainer sous peine d’exploser en vol.

Là encore Gilbert recommande de prendre son temps, de boire, de s’assoir afin de ne pas entrer dans le jeu adverse.

La dernière anecdote est la plus violente avec un match d’une violence extrême contre David Wheaton, un ex top 10 américain des années 90 connu pour son jeu d’attaque et son caractère explosif.

Gilbert explique que lors d’un match à la lucrative Coupe du Grand Chelem en 1990, Wheaton a complètement perdu la tête, l’insultant avec son frère dans les tribunes.

Se refusant de céder à l’affrontement physique qui aurait pu dégénérer, Gilbert a préféré tenir son fil conducteur en ciblant le coup droit plus faible son pression de son adversaire et remporter une victoire haletante en cinq sets, ainsi qu’un chèque d’un million de dollars !

Impossible enfin de ne pas conclure cet ouvrage par le témoignage d’André Agassi, leur rencontre en 1994 au tournoi de Key Biscane en Floride alors qu’il était redevenu 32ieme mondiale, en perte de confiance et le début de leur relation à succès en révolutionnant son approche mentale pour la rendre digne d’un champion de son talent et capable de prendre l’ascendant sur ses rivaux majeurs : Courrier, Becker, Chang et Sampras même si ce dernier était à son maximum de toute façon supérieur.

En conclusion, je ne peux que recommander à quiconque désirant un tant soit peu s’améliorer en tennis et en sport la lecture de « Gagner à tout prix, la guerre psychologique au tennis ».

Malgré une construction un peu confuse ou les anecdotes personnelles, certes passionnantes de l’ancien joueur viennent interférer avec les conseils de rationalité dispensés aux joueurs de club, « Gagner à tout prix, la guerre psychologique au tennis » se dévore d’une traite et se montre plus instructif que n’importe quel traité de management.

On pourra reprocher à Gilbert son approche « gagne-petit » sans flamboyance ni génie, mais on pourra aussi y avoir un homme intelligent ayant exploité au mieux son potentiel pour progresser et atteindre son maximum au détriment sans doute de rivaux plus doués mais moins intelligents ou travailleurs, au palmarès plus modeste.

Gilbert représente donc l’exemple inverse du premier de la classe surdoué réussissant tout sans effort, du mythe du génie universel que le monde moderne tend bien souvent à nous vendre mais plutôt l’incarnation des vertus d’une autre forme d’intelligence plus concrète : celle de la facultés d’adaptation.

Je pense donc que suivre les préceptes de Brad Gilbert pourrait donc nous aider à mieux gérer nos vies, à mieux supporter les période de stress, de colère ou de frustration en se forçant à avoir une vision rationnelle, positive et entreprenante des évènements.

 « Gagner à tout prix, la guerre psychologique au tennis », un livre à intégrer donc dans la liste de vos livres de chevet !

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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 17:09

Petite plongée dans le passé avec « Karaté kid » de John G Advilsen, le père immortel du premier « Rocky » qui révéla au monde entier Sylvester Stallone.

Sorti en 1984, « Karaté kid » ressemble fortement à « Rocky » dans sa construction et montre les difficultés d’intégration de Daniel Larusso (Ralph Macchio) un jeune homme obligé de déménager avec sa mère Lucille (Randee Heller) du New-jersey à la Californie pour s'y construire un meilleur avenir.

Vivant dans un appartement minable d’un quartier modeste de Los Angeles, les Larusso tirent en réalité le diable par la queue.

Daniel tape certes dans l’œil d’Ali Mills (Elisabeth Shue) une jeune blonde des quartiers huppés rencontrée sur la plage mais devient également du même coup l’ennemi de Johnny Lawrence (William Zabka) son ex petit ami qui dirige une bande de motards particulièrement agressifs.

Tabassé par Lawrence qui pratique le karaté, Daniel tente de s’inscrire lui aussi à un club mais comprend que l’enseignement centré sur la violence du dojo de John Kreese (Martin Kove) son maitre, n’est pas pour lui.

Au collège si Ali continue d’en pincer pour lui, la situation ne s’arrange pas avec Lawrence et sa bande, qui continuent de le persécuter à moto…

Esseulé et mal dans sa peau, Daniel trouve du réconfort auprès de Kesuke Miagy (Pat Morita) le vieil homme chargé de l’entretien de sa résidence et accessoirement un sage qui lui inculque les vertus de la patience avec la culture des bonzaïs.

Lors d’une fête d’Halloween, Daniel provoque Lawrence en l’aspergeant d’eau aux toilettes mais l’arrogant blondinet rameute ensuite toute sa troupe pour le châtier.

Daniel échappe de justesse à une dangereuse raclée par l’intervention de Miagy qui malgré son jeune âge met KO les cinq durs à cuir en un tour de main.

Miagy tente d’intercéder auprès de Kreese pour mettre fin à l’harcèlement de son protégé mais se heurte à la dureté du maitre qui ne veut pas perdre la face devant ses élèves.

Après un dialogue houleux, Miagy accepte que Daniel combatte les élèves de Kreese au championnat d’arts martiaux en échange d’une trêve de deux mois.

Daniel est donc contraint de suivre les enseignements de Miagy pour être prêt  à lutter.

Mais les débuts sont difficiles et Miagy l’astreint à d’éreintantes corvées : laver ses vieilles voitures, brosser ses meubles et repeindre palissade et maison.

En parallèle, la situation se tend avec Alice dont les parents aisés poussent vers Lawrence, fils de bonne famille.

Daniel tient le coup puis se rebelle, ce qui pousse Miagy à lui révéler le pourquoi de ces exercices dans les mouvements de karaté hérités de son ile d’Okinawa.

L’entrainement se poursuit dans une barque sur un lac puis sur un poteau d’une plage afin d’acquérir l’équilibre, qualité essentielle pour la pratique du karaté.

Dans l’intimité, Miagy se livre un peu plus sur son histoire personnelle délicate avec son héroïsme au combat, les persécutions contre les américains d’origine japonaise durant la guerre de 1939-1945 et la mort tragique de sa femme pour cause de manque de soins !

Le jour du championnat Daniel est prêt et triomphe de ses adversaires.

Agaçé, Kreese demande à Bobby (Ron Thomas) un de ses disciples de casser la jambe de Daniel en demi finale afin d’assurer la victoire à Lawrence.

Bobby accepte à contrecœur mais Daniel est remis d’attaque par les mains expertes de Miagy qui lui permet de reprendre le combat pour le titre.

En finale, il utilise la technique du héron pour surprendre le très athlétique Lawrence et le vaincre en appui sur une jambe.

C’est la consécration pour Daniel sous les yeux enamourés d’Ali !

En conclusion, énorme succès commercial qui fit sans nul doute exploser le nombre de pratiquants de karaté dans le monde, « Karaté kid » est une vieillerie des années 80 d’une naïveté désarmante qui ne pourra plaire qu’aux plus nostalgiques ou plus naïfs d’entre nous.

Si on excepte ses scènes de combat bien tardives et assez peu spectaculaires avec un jeune acteur chétif et peu athlétique, le film contient un coté attachant montrant le mal être adolescent, le manque de repères paternels et les vertus de la patience, du travail visant à l’apprentissage et à la réussite.

Sympathique, désuet et tellement américain ans l’esprit, « Karaté kid » se doit d’être montré aux jeunes gens du monde entier au moins une fois dans leur vie, même si il demeure pour moi à des kilomètres de l’impact d’un « Rocky » !

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 19:11
Bodybuilder (Roschdy Zem)

Déjà réalisateur depuis 2006, Roschdy Zem sort en 2014 son troisième film « Bodybuilder ».

L’histoire est celle d’Antoine Morel (Vincent Rottiers), un jeune homme de la région parisienne qui après avoir été menacé et pourchassé par une bande de son quartier, est mis en sécurité en province par son frère Fred (Nicolas Duvauchelle).

Antoine débarque dont dans la banlieue de Saint Etienne chez son père Vincent (Yolan François Gauvin) qu’il n’a pas vu depuis la séparation d’avec sa mère Muriel (Dominique Raymond).

Vincent tient une salle de gym et s’entraine comme un forcené pour les championnats de France de bodybuilding.

Peu aimable, il accepte néanmoins de confier des petits boulots à Antoine, perdu et drogué.

Mais la pression de la bande de Luigi (Adel Bencherif) continue de s’exercer même à distance, tout d’abord sur sa mère qui voit son pressing saccagé par deux filles, puis sur son frère qui se fait gifler pour avoir tenter de résoudre le problème par le dialogue.

Fred comprend qu’Antoine a arnaqué la plupart des petits voyous du quartier et a contracté plusieurs milliers d’euros de dettes.

Loin de se ranger chez son père, il vole les clients de la selle de gym pour tenter de se renflouer.

Antoine rejette son père qui l’a abandonné et se montre un peu plus coulant avec sa compagne Léa (Marina Fois).

Après une explication musclée sur les vols, il finit par accepter de l’aide de Vincent qui a reçu l’aide de son coach l’ancien champion Vadim (Roschdy Zem) devenu investisseur et associé principal.

Aidé par Fred, Antoine rembourse un à un ses créanciers mais Luigi n’accepte pas de ne pas recevoir ses intérêts et le fait sévèrement tabasser par ses hommes.

Antoine revient donc très mal en point après le championnat que Vincent perd cette fois nettement eu profit de son vieux rival Gérard.

Lorsque Vincent voit son fils dans cet état, il décide de monter à Paris pour régler le problème définitivement.

Accompagné de tous ses amis gros bras culturistes, il intimide suffisamment Luigi pour arriver à ses fins.

Apaisé, Vincent parvient à trouver un boulot stable et à renouer avec sa famille.

En conclusion, « Bodybuilder » est un film au scénario bien mince et simplet, visant surtout à montrer le monde des pousseurs de fonte et de mangeurs de compléments « alimentaires ».

Bénéficiant de son carnet d’adresse, Zem s’offre une jolie brochette de bons acteurs français et livre un gentil petit film sans grande portée, ni sur le milieu du sport, ni sur celui de la petite délinquance.

Bien superficiel donc comme un téléfilm surgonflé aux stéroïdes low cost.

Bodybuilder (Roschdy Zem)
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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 22:17
Le football au Brésil, onze histoires d'une passion (collectif)

En cette veille de l’Euro 2016 difficile de passer à coté du football aussi sans surprise cette chronique sera consacrée à « Le football au Brésil, onze histoires d’une passion » d’un collectif d’artistes brésiliens.

Sorti en 2014, ce recueil de onze courtes nouvelles débute par « Vocation d’attaquant » de Claudia Tajes, qui raconte la singularité d’un carioca détestant le football dans un pays ou il est adulé et les multiples aventures amoureuses que cette position à contre sens lui ont permis de vivre.

« Liberté, égalité, fraternité » de Mario Feijo relate la passion teinté de nostalgie d’un quadragénaire pour les parties de foot pieds nus sur la terre près des fleuves de son enfance dans des matchs sans autre enjeu que le plaisir de vaincre entre amis.

« L’importance relative des choses » de Luis Fernando Verissimo montre que le football peut vite devenir une passion dévorante poussant les hommes de toute condition à délaisser leur femme et leur vie de famille tandis que « Faute » de Toni Marques se fait plus subtil en déroulant l’été à la plage d’un fils de footballeur connu.

Plus anecdotique, « Pochette surprise » Flavio Carneiro raconte la joie d’un défenseur réputé pour sa maladresse de marquer le but de la victoire pour son équipe puis « Déraison » de Flavio Carneiro évoque la nostalgie d’une vieille émission consacrée au football dans les cinémas des années 80 : le canal 100.

Simple et émouvant, « Défaite » de João Anzanello Carrascoza traite de la transmission d’un père à son fils de la passion du football et plus particulièrement de l’équipe de Corinthia.

« Une question de principes » de Cristivão Tezza se fait plus torturé, avec le désir de revanche d’un arbitre envers Robertson un buteur-fraudeur, désir peu avouable exaucé au cours du dernier match de sa carrière.

Plus modestes, « Bonheur suprême » de Luiz Ruffato et « Passion » de Carola Saavedra montre la joie simple d’un intellectuel nul en football d’avoir pu composer un hymne pour supporters ou d’un homme de s’être fait tatoué l’emblème de son club.

On termine en beauté avec « Le fils noir de Dieu » de Rogerio Pereira montrant le déclin d’un grand buteur des années 80 ayant raté sur blessure une participation à la Coupe du monde avec la sélection nationale puis « Onze maillots » de Tatiana Salem Levy.la quête d’un homme du Nordeste misérable pour retrouver son fils albinos enlevé par sa mère pour devenir un bon joueur de foot à Rio de Janeiro dans le club de Flamengo.

En conclusion, « Le football au Brésil, onze histoires d’une passion » est un ouvrage par nature inégal pouvant aller du très léger avec quelques pages anecdotiques effleurant à peine le sujet à des nouvelles plus étoffées ou l’émotion lié à des souvenirs d’enfance, de famille ou d’amitié permet de comprendre l’attachement que peuvent avoir certains adultes à ce sport simple et beau lorsqu’il n’est pas sali par l’argent.

Sortent pour moi au dessus du lot par leur profondeur, les travaux de João Anzanello Carrascoza de Rodrigo Pereira et de Tatiana Salem, ce qui demeure à mon sens un peu juste pour faire de ce recueil un grand moment de littérature !

Le football au Brésil, onze histoires d'une passion (collectif)
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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 20:41
Sexe, drogue et natation, un nageur brise l'omerta (Amaury Leveaux)

Les habitués de ces colonnes connaissent mon gout pour le sport, aussi est-ce avec un grand intérêt que j’ai lu « Sexe, drogue et natation, un nageur brise l’omerta » de l’ancien nageur Amaury Leveaux.

Retraité des compétitions en 2013, Leveaux dont on se rappelle la grande carcasse et le tempérament gentiment excentrique, sort en 2015 ce livre au titre choc, sinon racoleur.

Écrit de manière simple (pour que cela reste crédible), « Sexe, drogue et natation » débute par ses origines dans une cité de Delle, petite ville de Franche Comté dans laquelle grandit un adolescent dont la mère quittée par son mari assez porté sur la bouteille, enchaine les petits boulots (ménage, serveuse) pour joindre les deux bouts et élever ses trois enfants.

La chance ou le destin sourit au jeune homme lorsqu’un petit boulot à la piscine municipale le fait repérer par Vincent Léchine un entraineur à l’œil avisé.

Mis à l’essai dans ce petit club, Leveaux montre du haut de ses treize ans des prédispositions évidentes pour le sprint (50m, 100m voir 200m) et se rue sur l’occasion de sortir d’un avenir de prolétaire que ses origines et ses médiocres résultats scolaires lui dessinaient.

Il atterrit ensuite à Mulhouse après un court passage à Besançon et rencontre Lionel Horter qui le mènera vers le professionnalisme apprenant au gamin fantasque et occasionnellement bringueur la discipline.

Leveaux décrit l’envers du décor de la vie de nageur de haut niveau, l’extrême rigueur des entrainements consistant à se lever aux aurores pour enchainer des longueurs dans des piscines en plein air ou règne un froid glacial en hiver, sans compter le travail complémentaire de musculation et de footing, la diététique et les siestes de récupération, l’odeur persistante du chlore qui imprègne la peau et les bronches, les envies pressantes soulagées dans les bassins et surtout l’insensé kilométrage que s’infligent ses athlètes dans le but de briller lors des quelques rendez vous internationaux, principalement des championnats (France/Europe/Monde) et surtout les Jeux olympiques tous les 4 ans.

Les relations avec l’autoritaire Horter sont parfois explosives et tout en reconnaissant les mérites de l’entraineur, Leveaux estime clairement s’être fait abusé financièrement par le club qui encaissait tout ou partie de ses primes.

De manière plus générales, même les primes avancées par la Fédération en cas de victoires aussi prestigieuses que des Jeux ou des Championnats du Monde paraissent à vrai dire bien ridicules par rapport aux salaires des meilleurs footballeurs.

Outre les plaintes, à mon sens justifiées de Leveaux pour le manque à gagner des nageurs comparés aux sacrifices consentis, l’ex athlète ayant raflé les plus hautes médailles de sa discipline, apporte une analyse intéressante sur la préparation mentale qui fait selon lui la différence entre les compétiteurs dans le très haut niveau.
Cet aspect délicat car intangible du sport est mis en lumière par l’importance des rituels maniaques d’avant course, la nécessité de s’immerger dans une bulle isolante vis-à-vis du monde extérieur et la visualisation obsessionnelle des compétitions afin de s’auto conditionner vers la victoire.

Mais Leveaux aborde aussi la face sombre du sport, le dopage et si il marche sur des œufs vis-à-vis de son coéquipier le musculeux Fréderic Bousquet, pris pour sombre histoire de produits pour soigner des hémorroïdes (!) se montre plus agressiff vis-à-vis du Brésilien César Cielo, sorti pour lui de nulle part et innocenté malgré un contrôles positif.

Le nageur est en revanche plus bavard sur les excès de soirées festives ou selon lui l’alcool et la cocaïne seraient monnaie courante.

Bon vivant, Leveaux confie ses écarts avec l’image lisse des nageurs beaux, sains et musclés et ne pas avoir réellement d’hygiène de vie alimentaire, aimer l’alcool (rosé, vodka), fumer de manière régulière… et enfin avoir également tâté de la coke même si l’expérience ne l’a pas enchanté.

Ces aveux courageux s’expliquent selon lui par le besoin des nageurs de décompresser par rapport aux attentes qui pèsent sur eux et surtout à l’ascèse des entrainements parfois inhumains.

Le sexe va pour lui de paire avec la notoriété que confère une grande performance aux Jeux olympiques, ce qui outre de nombreuses conquêtes faciles, lui a offert l’accès à un monde de jet setters branchés menant grand train et enfin de juteux contrats auprès de grandes marques comme le géant Lagardère attirés par son image de français qui gagne.

Après avoir été grisé par ce monde qui lui faisait oublier ses origines modestes, Leveaux assure être revenu les pieds sur terre.

Il allume la Fédération responsable selon lui de propager une image veillotte et peu attractive de son sport, monde des médias accusés selon lui de peser sur la logique sportive en inversant l’ordre des relais en finale des JO à Pékin, ce qui selon lui couta la victoire face aux Américains.

Dans le registre privée, sa rancune se dessine contre Yannick Agnel pour lui « faux intello » de la natation, Alain Bernard jugé trop lisse ou les ex petits amis de Laure Manaudou (Fréderic Bousquet, Benjamin Stasilius) dont il avoue être secrètement amoureux depuis des années.

Grande gueule médiatique de la natation française, Philippe Lucas s’en tire plutôt bien malgré des entrainements à la limite de l’inhumain, des multiples altercations parfois physiques entre eux, mais avec d’insoupçonnées qualités de pédagogues pour l’un des gourous du sport français.

Enfin après le succès du relais français aux Jeux de Londres en 2012, Leveaux perd peu à peu sa motivation et le gout des sacrifices quotidiens à l’entrainement.

La décision d’arrêter s’impose logiquement à lui avec une reconversion comme consultant chez Beinsport, en management sportif…

Leveaux n’avoue n’être jamais retourné nager une seule fois et que son sport ne lui manque pas.

On termine le livre sur une note optimiste, avec sa nouvelle relation et la naissance d’un enfant à venir.

En conclusion, « Sexe, drogue et natation, un nageur brise l’omerta » est livre détonant au sein du petit milieu du sport français ou les discours stéréotypés pré formaté par les attachés de presse verrouillent toute volonté de sincérité de peur de briser la sacro sainte « image » du sportif responsable d’une bonne partie de ses revenus.

Les mauvaises langues diront que Leveaux crache dans la soupe mais j’ai pour ma part aimé sa sincérité brut de décoffrage montrant clairement les rivalités entre nageurs, les coups tordus des journalistes, de la fédération, des clubs…

J’ai eu aussi ma ration de description de la dureté des entrainements de natation, l’ascèse demandé par les coach gourous, la souffrance inhumaine supportée par la motivation de réussir à atteindre ses objectifs, chose si exceptionnelles que l’on ne peut que respecter ou admirer.

Les plus punks d’entre vous aimeront aussi les digressions de l’athlète : grand viveur aimant le sexe, l’alcool, la bonne chère et quelques plaisirs interdits…

Sexe, drogue et natation, un nageur brise l'omerta (Amaury Leveaux)
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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 21:48
Noah par Noah (Yannick Noah)

Le sport n’a pas été à l’honneur dans ces colonnes depuis quelques temps.

Sorti en 2005 « Noah par Noah » est un recueil mêlant photos et textes du célèbre tennisman français devenu un chanteur à succès et l’une des personnalités préférées des Français en raison de ses engagements en faveurs de l’enfance défavorisée.

« Noah par Noah » se déroule de manière chronologique, commençant par l’enfance particulière de Yannick Noah, partagée dans les années 60 entre la ville de Kribi au Cameroun et celle de Sedan en France.

Métis d’un père footballeur camerounais vainqueur de Coupe de France en 1961 et d’une mère enseignante et joueuse de tennis de bon niveau national, Noah vit très tôt sa condition de « biculturel » trop blanc ou trop noir selon les pays d’appartenance.

L’influence de ce père compétiteur et travailleur acharné s’avère prégnante pour forger très tôt le mental du petit Yannick qui sera repéré à Yaoundé par le champion noir américain Arthur Ashe.

Malgré la mort prématurée d’Ashe en 1993, Noah s’attarde longtemps sur le rôle de modèle qu’a eu Ashe sur lui, surtout dans l’incarnation du premier grand champion noir.

Ash figurera comme Martin Luther King, Nelson Mandela, Bob Marley, Mohamed Ali et Phil Jackson au rang des modèles « blacks » d’un athlète dénotant par sa personnalité excentrique de showman.

De sa mère, il recueillera le don de soi au travers de son association pour l’aide des enfants défavorisés.

Impossible également de ne pas parler de son grand père tant aimé Simon Papa Tara, mort dans un coup d’état au Cameroun en 1985, à qui il dédiera une chanson plus tard.

Suivent des photos d’adolescence avec des amis tennismen mais aussi footballeur (José Touré) ou musiciens (Louis Bertignac).

Mais c’est la période de l’athlète qui nous intéressent le plus avec d’incroyables clichés montrant toute la rage de vaincre et l’incroyable engagement physique du Noah des années 80.

Pris en charge par son entraineur-mentor Patrice Hagelauer et son préparateur physique Tiburce Daru, Noah développe un mental de gagnant et un physique athlétique lui permettant de jouer un tennis d’attaque mettant la pression sur la plupart des champions de l’époque aux styles beaucoup plus défensifs (Ivan Lendl, Mats Wilander, Guillermo Vilas…)

L’importance du dépassement de soi à l’entrainement est jugée essentielle pour atteindre le haut niveau, afin d’apprendre à gérer les zones rouges ou on est au bord de l’explosion et de se forger un mental permettant de surpasser sa propre douleur, fatigue ou peur pendant les grandes compétitions.

On comprend que les succès sportifs de Noah n’ont pas été du au hasard mais à un processus de conditionnement physique et mental visant à l’amener au sommet.

Le champion parle du plaisir qu’il obtient dans les moments clés des matchs ou les joueurs sont au coude à coude, notamment un fameux duel à Key Biscane en 1987 contre Mats Wilander dans lequel les deux joueurs quasiment en même temps à leur meilleur niveau.

De Wilander il est bien sur question avec cette fameuse victoire à Roland Garros en 1983 qui restera la sommet sportif de sa carrière et tout simplement l’un des sommets du sport français.

Noah parle du tournoi, du tournant du ¼ de finale face à Lendl, son meilleur ennemi qu’il détestait en raison de son coté « politiquement correct », de l’écroulement de son copain Roger Vasselin en ½, avant d’arriver à la finale, du reste de médiocre qualité.

Le plus important reste cependant l’après victoire avec les émotions qui le submergèrent, l’euphorie lors d’une fête gigantesque à 500 personnes dans sa maison de grande banlieue parisienne, puis les lettres étranges reçues, certaines très racistes à propos de ses origines camerounaises ou ses tresses aux cotés de celles des hommes politiques français ou camerounais de premier plan de l’époque.

Pourtant après cette victoire survient une période de dépression avec le tourbillon de mondanités qui s’abattent sur lui, mondanités dont il s’échappe en se lançant dans ses associations « Les enfants de la Terre » et « Fete le mur » afin de rester au contact des « vrais gens ».

Noah s’attarde brièvement sur sa fin de carrière, sur le fait qu’il aurait pu gagner Roland Garros en 1986 sans une stupide blessure à la cheville, mais ne regrette rien avec le sentiment que rien ne sera plus beau que la victoire de 1983.

On passe donc en un clin d’œil à l’aventure du capitanat de Coupe Davis avec les superbes victoires de 1991 et 1996 en ayant su faire se sublimer un collectif composé de ses copains Henri Leconte et Guy Forget avant d’être rejoint plus tard par Arnaud Boetsch et Cédric Pioline meilleur joueur français des années 90.

La célébrité permet à Noah de faire la connaissance de musiciens comme Téléphone, qui représentait le groupe de rock n°1 de l’époque et comptera au nombre des ses amis.

Car Noah va rapidement bifurquer vers son autre passion : la musique qui lui permet d’exaucer son désir de spectacle et de partage émotionnel avec les autres.

Avec son groupe les Zam-zam formé en 1990, il connait depuis 2000 une grande réussite populaire depuis que les Goldman lui composent des chansons.

Les nombreuses tournées donnent l’occasion de diffuser de spectaculaires photos d’un Noah en pleine action/communion avec son public.

La famille est également une autre valeur essentielle pour Noah, qui a cinq enfants nés de trois mariages successifs dont les deux plus connus sont Yelena superbe mannequin et Joakim, le pivot géant des Chicago bulls.

Noah s’épanche sur son coté humanitaire, sa pratique du Yoga pour se ressourcer et son expérience de marathonien à New-York avec un 3h33 des plus honorables compte tenu de son grand gabarit et termine enfin sur son envie non assouvie de revenir à ses racines camerounaises.

En conclusion, « Noah par Noah » est fidèle à ce personnage hors du commun mais n’a que très partiellement rempli mes attentes.

Je dois avouer n’avoir aucun affect pour ses engagements, ne pas aimer chanteur mais nourrir une grande admiration pour l’athlète exceptionnel qu’il était.

Préférant la forme (les jolies photos) au fond, qui reste très superficiel, « Noah par Noah » ne montre pas assez les premières années qui contribuèrent à tout décider dans l’avenir de la future star.

J’aurais aimé à la limite n’avoir qu’un livre sur le passé du tennisman, ses préparations physiques/mentales démentes et ses rivalités avec les champions de l’époque John Mc Enroe, Mats Wilander, Ivan Lendl, Jimmy Connors, Henri Leconte voir Boris Becker ou Stefan Edberg…

Impossible de comprendre ce qui fit gagner Noah en 1983, joueur à la technique limitée tout particulièrement en revers et au retour, mais compensant ses relatives lacunes par son impact physique, mental et ses coups forts dont le service et la volée.

Mis à part Roland Garros et la Coupe Davis, aucune photo ou allusion à l’US open ou à l’Australian open, Wimbledon étant rapidement évacué.

Quel que soit la suite de la vie/carrière de Noah, je ne me souviendrais donc que cela, ce félin plongeant sur chaque balle faisant de chaque match une tragédie nous tenant en haleine ! Mais pas dans ce recueil trop lisse et politiquement correct pour moi.

Noah par Noah (Yannick Noah)
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