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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 21:16

Sorti en 1983, « Subterranean jungle » est le dernier album des Ramones qui manquait à ces chroniques.
Avec sa pochette singeant les clichés du hip-hop encore balbutiant de l’époque, « Subterranean jungle » commence par deux reprises, la première excellente de Coventry band , « Little bit o’soul », idéale pour enflammer les dancefloors new-yorkais des eighties, la seconde de Bobby Dee Waxman, « I need your love » également très accrocheuse avec un bon travail à la guitare de Johnny Ramone et un son de batterie feutrée de Marky Ramone.
Bien moins scintillante, la première composition originale du groupe composée et chantée en duo avec Dee Dee Ramone, « Outsider » se montre néanmoins suffisamment dynamique pour plaire.
Une certaine linéarité s’installe sur « What’d ya do ? » et « Highest trails above » titres rapides mais déroulés en pilotage automatique et on retrouve un groupe bien fatigué sur « Somebody like me ».
Mais les Ramones tels de grands fauves blessés, restent toujours capables de sursauts comme le montre « Psycho therapy » véritable hymne punk-rock de la trempe des meilleurs titres de nos légendes en perfecto.
Les reprises sont une nouvelle appelées à la rescousse, « Time has come today » des Chambers brothers se montrant plutôt poussive malgré son rythme scandé.
Heureusement, la voix si douce et émouvante de Joey sauve la ballade « My mi kind of girl » de l’oubli pour lancer une ultime salve composée d‘un « In the park » soutenu et d’un « Timb bomb » / « Everytime I eat vegetables It makes me think of you » .
 sympathique mais complètement à bout de souffle.
En conclusion, souvent décrié en raison de son esthétique douteuse et de sa batterie assourdie, «  Subterranean jungle » n’est au final pas pire que la plupart des albums des Ramones des années 80 et s’en sort honorablement par « Psycho therapy », deux reprises réussies et un ensemble homogène bien que globalement aussi fatigué que le cuir des vieux perfectos usés des musiciens.

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 22:18

Grand fan d’Iggy Pop je me devais de voir « Gimme danger » de Jim Jarmsuch.
Sorti en France en 2017, « Gimme danger » se veut comme le documentaire testament ultime sur le mythique groupe des Stooges  dont les musiciens sont considérés comme les parrains du punk et du glam rock.
Seul survivant on se demande bien comment de la formation originelle, Iggy Pop raconte calmement du haut de ses presque soixante dix ans son histoire et l’histoire de son groupe.
Tout démarre dans les années 50 à Ann Arbor dans le Michigan, ou James Osterberg mène une vie de bohème, de pauvreté mais aussi de grande liberté dans une caravane avec ses parents.
Très tôt passionné par la musique, il s’essaye à la batterie et rejoint un premier groupe local appelé The Iguanas.
Il découvre la musique noire blues et rock ‘n’ roll au cours d’un voyage à Chicago et décide à son retour de monter un groupe au son novateur permettant aux gens de se défouler au mépris des convenances sociales étriquées de l’époque.
Iggy se rapproche des frères Asheton, Ron (guitare) et Scott (batterie) eux aussi passionnés de musique comme lui et se reconverti en chanteur, un poste plus en conformité avec son envie de briller…
Rejoints par le bassiste Dave Alexander, les jeunes squattent de maison en maison abandonnée dans un Détroit déjà en crise industrielle, expérimentant beaucoup musicalement sur fond de picole et de fumette.
Soutenus par le MC5, groupe précurseur au son explosif de Détroit, les Stooges parviennent à décrocher des premières parties et se font remarquer par le style tout aussi puissant ainsi que par les performances de leur exubérant chanteur.
Repérés par le manager Danny Fields, ils sont signés par Elektra et enregistrent leur premier disque en 1969.
Composé uniquement de morceaux qui deviendront après coup des classiques dont le fameux « I wanna be your dog », « The Stooges » se vend mal mais l’attitude provocatrice et volcanique d’Iggy Pop sur scène (exhibitions, insultes, contorsions, mimiques simiesques) attire du monde lors de concerts houleux.
Malgré sa qualité exceptionnelle et la présence du saxophoniste Steve Mc Kay, leur second album « Fun house » est également un échec commercial pour Elektra qui embarrassée par l’attitude ingérable des musiciens met fin à leur contrat.
Se détachant de l’engagement communiste radical de leurs grands frères du MC5, les Stooges tournent alors dans des clubs avec un second guitariste James Williamson et un nouveau bassiste Jimmy Recca.
De son coté, Iggy Pop qui a réussi à surmonter temporairement avec l’aide de ses parents son addiction à l’héroïne, répond à une invitation de David Bowie pour aller enregistrer un disque à Londres et reforme sur place son groupe.
Le résultat « Raw power » sorti en 1973 est une véritable déflagration sonique mais les Stooges incapables de gérer leur violence et leurs addictions doivent se séparer en 1974 après une succession de concerts ratés, d’incarcération et de bagarres.
Alors que les frères Asheton reviennent chez leurs parents aux Etats-Unis, Iggy et Jame restent à Londres et enregistrent un album ensemble « Kill city ».
Ensuite, Iggy épaulé par Bowie se lance dans la carrière solo qu’on connait tandis que tous les autres membres du groupes se reconvertissent soit dans d’autres formations mineurs ou plus étrangement en ingénieur en électronique en Californie pour Williamson.
Alexander est le premier des Stooges à décéder d’une infection à 27 ans seulement.
Le temps passe et les frères Asheton recommencent à jouer ensemble au début des années 2000.
Séduit Iggy Pop dont la carrière solo contient un creux accepte de les rejoindre et convainc Williamson de revenir pour jouer dans le fameux festival californien de Coachella.
La reformation officielle à lieu en 2003 avec un nouvel album en 2007.
Malheureusement le destin rattrape les musiciens qui meurent ensuite en série, les frères Asheton disparaissant entre 2009 et 2014.
Seul survivant avec Williamson, Iggy reçoit de bien tardives récompenses pour l’ensemble de leur œuvre et rend un vibrant hommage à ses amis disparus.
En conclusion, « Gimme danger » est un documentaire passionnant trouvant l’équilibre parfait entre les images d’archives évoquant la folie inégalée des concerts du début des années 70 et les interviews de rockers vieillis, Iggy Pop certes ridé mais encore en forme dents refaites et bronzage impeccable, mais aussi les frères Asheton, Scott surtout paraissant affaibli et malade, tout comme le saxophoniste Mc Kay.
Iggy encore une fois reste le fil conducteur, la mémoire vive de l’histoire et rend le témoignage poignant avec sa désinvolture apparente habituelle.
Mais le plus important reste la musique, qui du début à la fin est exceptionnelle, exceptionnelle comme les riffs de la paire Asheton/Williamson ou la présence vocale de l’Iguane.
Complètements ignorés ou moqués à leurs débuts, les Stooges ont après leur mort accédé au statut de légendes mais comme dirait Iggy « Music is life and life is not a business ».

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 09:39
End of the century : the story of the Ramones (Jim Field, Michael Gramaglia)

Le rock n’est jamais loin ici et tout particulièrement une bonne vieille rasade de punk rock des familles avant la fête de Noel, aussi est-ce avec délectation que j’ai visionné « End of the century : the story of the Ramones » de Jim Field et Michael Gramaglia.

Sorti en 2003, après donc la mort de Joey et Dee Dee Ramone, « End of the century : the story of the Ramones » retrace en près de deux heures l’essentiel de la carrière d’un des groupes pionniers les plus fascinants du XX ième siècle et devenu avec le temps et les hommages réellement culte.

Tout commence donc à la fin des années 60 à Forest Hills dans l’état du Queens, non loin de New-York.

Dans une ambiance étudiante hippie, Dee Dee et Johnny ne sentent pas à leur place, préférant le style agressif et violent des Stooges, le groupe pionnier d’Iggy Pop venu de Détroit.

Cette adoration rapprochent ceux considérés comme des marginaux par la norme en vigueur.

Époque oblige, les garçons boivent et fument beaucoup, Dee Dee ayant déjà des tendances très marqués pour les drogues dures, tandis que Johnny verse lui dans la petite délinquance.

Les rejoignent rapidement Tommy et Joey, eux aussi issus du même quartier.

Joey est un échalas de près de 2m, victime de troubles compulsifs.

Hyper introverti, inadapté au système scolaire, il est rapidement en situation d’échec et d’exclusion mais trouve sa voie dans la musique avec ses amis fascinés par la musique violente des Stooges.

Dee Dee et Johnny achètent leur premières basses et guitare et dépourvus de toute la technicité des groupes progressif des années 70, s’essayent à développer un style minimaliste mais extrêmement énergique.

Bien que initialement batteur, Joey se révèle pourtant excellent chanteur, écrivant des textes puissants et émouvants.

Tommy complète le quatuor, bien que ne sachant pas à la base jouer de la batterie.

Il est clairement que le dernier maillon de la chaine créatrice.

Le groupe se rapproche logiquement de New-York pour se produire dans de minuscules clubs et devient un habitué de CBGB, devenu par la suite mythique.

La concurrence est rude au milieu d’autres groupes aux dents longues comme Blondie, mais les Ramones ont clairement quelque chose en plus qui leur fait se démarquer rapidement.

Les images de l’époque sont impressionnantes, montrant toute l’intensité du groupe sur scène et la qualité des mélodies.

Les Ramones ne tardent pas se faire signer et sortent en 1976 leur premier disque, devant un célèbre mur de pierre.

Pourtant le succès aux États-Unis, ne vient pas, les radios boudant un groupe jugé infréquentable en raison de l’image négative des punks.

Assez paradoxalement ce sera au Royaume-Uni que le punk décollera notamment avec les Sex pistols et les Clash, qui apporteront une dimension de révolte sociale encore plus violente à laquelle les masses laborieuses britanniques ne pouvaient pas rester insensibles.

Bien que pionniers, les Ramones se trouvent à présent surclassés par les groupes anglais et encaissent le choc.

Ils continuent néanmoins à produire d’excellents disques comportant des morceaux devenus des classiques avec une identité visuelle forte comme le montre la vidéo de « Rock ‘n’ roll highschool » en 1979.

Blousons de cuirs, jeans serrés, nom de famille commun, les Ramones ont trouvé leur marque de fabrique.

Johnny apparait comme le leader de la formation, prompt à composer, diriger l’aspect contractuel et financier.

Autoritaire et rigide, il étouffe les autres membres notamment le fragile et timide Joey.

Le turbulent Dee Dee lui se débat en permanence face à son additions aux drogues et s’arrange généralement pour trouver des petites amies aux gouts similaires, ce qui provoque de violentes altercations se résolvant parfois au couteau.

En 1980 les Ramones croisent la route du producteur Phil Spector, réputé être un génie pour son travail avec les Beatles.

L’homme est en réalité un amateur d’armes mégalomane complètement cinglé, qui impose sa folie lors de l’enregistrement de « End of century » qui se voulant une version adoucie de la musique du groupe est un cuisant échec commercial.

Le contre coup est violent, Tommy quitte son poste de batteur pour devenir producteur, métier dans lequel sa fibre créatrice trouve son épanouissement.

Joey se révolte contre la dictature de Johnny, trouvant enfin la force de s’affirmer.

Entre les deux hommes aux tempéraments opposés, germe une querelle sans fin à propos d’une petite amie de Joey volée par Johnny.

Le chanteur, en réalité un romantique idéaliste plaçant sur un piédestal la notion d’amour, vouera une rancœur éternelle au guitariste.

Marky Ramone devient le second batteur du groupe mais au début des années 80, la vague punk s’est brisée, le disco survit encore faiblement et les Ramones connaissent une véritable traversée du désert.

Dee Dee quitte le groupe pour se lancer dans une aventure rap, dont les quelques extraits ici provoquent l’hilarité générale.

Il est remplacé par CJ Ramone sosie du bassiste qui malgré son énergie ne peut faire oublier l’influence créatrice du fêlé de Forrest Hills.

Richie Ramone jouera également brièvement à la place de Marky au poste de batteur.

Malgré la reconnaissance du mouvement Grunge, notamment de Nirvana et Pearl jam, les Ramones ne parviennent pas à remplir les salles, jouant souvent dans des petits clubs miteux avec une constance forçant le respect.

Le seul succès d’envergure est obtenu en Amérique du Sud, continent sur lequel les Ramones se produisent dans d’immenses stades, au Brésil et en Argentine, déclenchant souvent de véritables émeutes sur leur passage.

A la fin des années 90, épuisés et lassés, ils raccrochent après un dernier album « Adios amigos » et une dernière tournée.

Malheureusement la santé du fragile Joey décline et il meurt en 2001 emporté par un cancer.

Les membres du groupes lui rendront hommage en 2002 après avoir été intronisé au Rock ‘n’ roll hall of fame, même le bourru Johnny tenant à confier la tristesse de sa perte.

Malheureusement, le provocateur et excentrique Dee Dee décédera d’une overdose peu après la fin du reportage, rejoint par Johnny en 2004 et Tommy en 2014, ce qui achèvera de décimer le groupe de punk le plus excitant de tous les temps.

En conclusion, « End of the century : the story of the Ramones » est un documentaire passionnant pour tous les fans des Ramones.

Construit à partir d’images d’archives, d’interviews de proches (la mère et le frère de Joey Ramone) , des producteurs et des musiciens eux-mêmes, il retrace la carrière d’un groupe de pionnier inventant un nouveau son, du reste complètement incompris aux Etats Unis et en Europe, même si l’Angleterre s’en inspirera assez habilement.

Tournant sans arrêt par passion, délivrant des shows exceptionnels dans des clubs de troisième zone, sortant des classiques incroyables jusqu’au début des années 80, les Ramones furent un groupe fantastique, reconnu à mon sens bien trop tardivement malgré le soutien de pointures mondiales comme U2 ou Metallica.

On appréciera l’authenticité de la démarche, la sincérité des musiciens s’exprimant sur leurs problèmes relationnels et la puissance de la valeur du témoignage après aujourd’hui la disparition de tous les membres du groupe.

Indispensable donc comme mais plus que le souvenir, reste la musique, elle impérissable.

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 13:14
A voté (Parabellum)

Alors que Schultz, le chanteur des légendaires Parabellum vient de nous quitter il y a un mois à peine, il me semblait logique de lui rendre hommage avec « A voté » dernier album en date des parisiens.

Sorti en 2012, « A voté » utilise un artwork simpliste en forme de comic et propose une approche toujours rageuse et anti système.

Le trio de vétérans punk, Olivier Meyrand (basse) et Patrick Lemarchand (batterie) déboule par une simulation d’élections présidentielles dans laquelle Schultz devient président de la république « La victoire ! » avant de basculer avec « Le nouveau président » dans un titre braillard, lourd et vulgaire.

Le punk incisif et alerte revient en force avec « J’en ai rien foutre » décoché comme un uppercut au foie.

Parabelllum fait également forte impression sur « Brasero » mid tempo posé diablement efficace sur lequel la voix puissamment rock de Schultz fait mouche.

Que dire sinon qu’on goute avec plaisir le rock nerveux et viril de « Putain de série B » mais également le plus surprenant « Mayday » et ses quelques passages plus posés.

Après l’interlude surréaliste « Schultz bricole », on arrive à « C’est pas fait pour un mec comme toi » savoureuse joke sur le montage d’un meuble Ikea qui se transforme en enfer pour le chanteur, avec force de riffs étincelants.

Le feu d’artifice punk ‘n’ roll continue sur « Le 13 ième salopard » à l’harmonica flamboyant, enchainé par la reprise énergique de « Stand by your man » interprétée à deux voix.

On cogne à tout va sur « Super brune » ultra cynique sur les rockstars préfabriquées de toutes pièces, « Osmose 2012 » avec un coup de projecteur sur les 25 ans de carrière du groupe pour terminer par « Punky daddy » un peu long sur ses huit minutes.

En conclusion, « A voté » est un vigoureux album de punk rock montrant que les vétérans de Parabellum avaient encore en 2012 gardé quelques cartouches en réserve pour vendre chèrement leur peau face à l’establishment du music business.

Plus durs et féroces que les Wampas, les Parabellum flirtent parfois avec le heavy metal au niveau de leur son, gardant l’esprit irrévérencieux, rebelle et parfois déconneur du punk sur leurs textes souvent de très bonne qualité.

Avec un avenir à présent plus qu’incertain, il est normal de saisir l’occasion de ce dernier album pour rendre hommage à Schutz, sorte de Lemmy Kilmister français dont la voix puissante et rauque, hantera encore pour longtemps les mémoires des amateurs de rock.

A voté (Parabellum)
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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 18:28
Les Wampas sont la preuve que dieu existe (Les Wampas)

Groupe légendaire du punk des années 80, les Wampas connurent un succès inespérée en 2003 à la faveur d’un single humoristique, décalé et bigrement accrocheur « Manu Chao ».

En 2009, six ans après le puissant mais court phénomène, les Wampas continuent leur bonhomme de chemin, loin des provocations faciles comme celle concernant Jacques Chirac sur l’album précédent.

Avec sa pochette débile à tête d‘autruche, « Les Wampas sont la preuve que dieu existe » débute par un glaviot punk « U.N.I.V.E.R.S.A.L » violente charge contre leur maison de disque.

On retrouve donc avec plaisir le coté frondeur, gouailleur mais aussi puissant des Wampas.

En comparaison, « Je me suis noyé » se situe plusieurs crans en dessous malgré sa rage et la voix braillarde de Didier Wampas mais c’est nanti d’une belle énergie que le groupe redresse la barre sur « Mon petit PD » puissant et accrocheur.

On sourira avec indulgence sur « I hate Switzerland » et les traditionnelles approximations vocales du chanteur dans les aigus.

Naif voir culcul, se place ensuite « La plus belle chanson d’amour » médiocre ballade manquant de feeling et de technique.

On trouve le groupe plus à son aise dans l’ambiance bordelico-punk des « Elle est ou ma loge ? » , fou et endiablé sur « Un dimanche à Strasbourg », et aussi amusant que touchant sur la petite bombe « Persistance rétinienne ».

Les ptits gars cognent encore dur sur « Les Wampas sont la preuve que dieu existe » punk méchant et teigneux puis parviennent à dompter leur envie d’en découvre sur l’étrangement calme « Il n’y a que les lâches qui freinent ».

Grosse poilade avec un hommage à Georges Marchais sur « George Marchais », aussi amusant que décalé puis fausse ballade du plus médiocre effet sur « Je n’aime que toi ».

On termine sur « Nevers était si bleu » vibrant et émouvant enchainé de « J’écoutais les Cramps » hommage brouillon qui fait office de conclusion baclée.

En conclusion, « Les Wampas sont la preuve que dieu existe » est un album de plus à mettre au crédit des parisiens, inlassables rebelles et trublions, habité par leur musique, un punk adolescent, tour à tour touchant ou irritant.

Ici rien de bien neuf au niveau de la forme et du fond, les Wampas restent un groupe agité et bruyant, usant de la provocation et étroitement marqué par les limites vocales de son chanteur Didier Wampas, assez incapable de monter dans les aigus sans se prendre les pieds dans le tapis.

Mais forts de leur nouveau statut, les Wampas bénéficient d’une production conséquente qui leur assure une puissance de feu impressionnante et leur permet de souvent faire mouche et de tenir la dragée haute aux groupes plus récents.

On saluera donc la longévité et l’enthousiasme du groupe qui continue ici de tenir fermement le cap des trente ans de carrière.

Les Wampas sont la preuve que dieu existe (Les Wampas)
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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 18:03
Live from axis mundi (Gogol bordello)

Nous changeons complètement de registre pour basculer dans celui de la musique underground de Gogol bordello, groupe américain découvert à l’occasion d’un concert mémorable en première partie de Danko Jones au Trabendo.

Formation inclassable de New-York, mélangeant musique traditionnelle d’Europe de l’est et punk rock, Gogol Bordello est composé d’une dizaine de membres majoritairement issus de Russie comme le chanteur Eugene Hutz, le guitariste Vlad Solovar, le violoniste Sergei Ryabtsev, l’accordéoniste Yuri Lemeshev avec d’autres ingrédients extérieurs comme le bassiste espagnol Karl Alvarez, le guitariste israélien Oren Kaplan, le batteur américain Eliot Ferguson et deux danseuses aux talents divers Susan Donaldson et Pamela Jintana Racine.

Sorti en 2009, « Live from axis mundi » enregistré dans les studio de la BBC à Londres, constitue le support audio et visio idéal pour apprécier l’étendue du talent de ces grands créateurs de bordel musical.

On débute en douceur par « Ultimate » mid tempo bien entrainant déjà marqué par l’apport unique du folklore des pays de l’Est : accordéon, violon et accent à couper à couteau transpercés par quelques fulgurances de guitares et avalanches punk.

Gogol bordello nous emmène dans la folle ronde tournoyante de « Wonderlust king » et « Mishto » irrésistibles tubes tziganes en puissance puis calme le jeu sur « Alcohol » évoquant toute la mélancolie de l’âme slave.

Mais la gaieté et la fête ne sont jamais vraiment loin chez les américano-russes, et l‘énergie communicative de « American wedding » vient apporter du baume au cœur.

Difficile de suivre les neuf minutes décousues et délirantes de « You gave up (Romania )» véritable fourre tout musical marqué par une intensité confinant à la folie.

On quitte les studios de la BBC pour d’autres explorations musicales, « Stivali e colbacco » nouvelle bombe israélite incroyablement festive, « Toubled friends » plus calme, grave et hypnotique.

Deux démos toujours entrainantes et de qualité, « 60 Révolutions » « Immigrant punk » également en version instrumentale viennent compléter le tableau.

Deuxième pièce maitresse de ce disque, le Dvd live de Gogol bordello composé de quatorze titres, montrant toute la folie et l’impact scénique d’un groupe unique capable d’embraser une salle en un ou deux morceaux seulement.

Violon, accordéon, guitares acoustiques ou punk copulent en un tourbillon festif indomptable ne laissant aucun répit au public à chaque morceau asséné.

Le maigrichon moustachu au look so USSR, Eugene Hutz est le showman idéal pour incarner pareil maelstrom musical, tel « Not a crime » et sa transe délirante ou « Dogs were barking » sur lequel les deux danseuses Elisabeth Sun et Pamela Racine font une apparition disons le remarquée.

On retrouve donc pèle mêle les classiques, « Ultimate » « Wonderlust king » « Mishto » toujours aussi accrocheurs mélangés à des titres plus mesurés comme « Forces of victory » et « Tribal connection » aux refrains fédérateurs.

Aux furieuses diatribes punk de « 60 révolutions » succède l’explosivité festive de « Start wearing people », « Think locally, fuck globally » avec cymbales et tambour pour atteindre un paroxysme de délire.

Pour la fin de ce show hors norme, le punk est plus directement remis à l’honneur avec le plus conventionnel « Punk rock parranda » avant le chaloupé « Illumination » et le très rythmé « Baro Foro ».

En guise de bonus, on ne saurait que recommander les 4 vidéos supplémentaires avec une tendresse particulière pour le succulent « American wedding ».

En conclusion, si vous êtes ouverts d’esprit et que vous aimez la musique, vous ne pouvez qu’être surpris et séduits par « Live from axis mundi » et par Gogol bordello, inclassable formation sublimant rock, punk et folkore slavo-israélien avec talent, générosité et surtout une passion digne des plus grands groupes.

Ne vous fiez donc pas à la dégaine de roumains du métro parisien de ces musiciens et jetez vous sans crainte dans le brasier ardent de leur melting pot musical pour en ressortir épuisé, bousculé mais régénéré.

Gogol bordello a pour moi tous les attributs d’un groupe underground qui le restera surement mais pour atteindre un statut culte.

Soutenu de manière assez invraisemblable par Madonna dans son film « Obscénité et vertu », Gogol bordello reste pour moi une expérience musicale et visuelle hors normes qui ne pourra que séduire les plus aventureux d’entre vous.

Live from axis mundi (Gogol bordello)
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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 22:00
Americana (The Offspring)

Sorti en 1998, « Americana » marque le franchissement pour The offspring d’un cap supplémentaire pour passer du statut d’outsider à grosse cylindrée du rock.

Derrière cette pochette enfantine un brin ridicule et un après un « Welcome » de façade, « Americana » débute par un « Have you ever » saccadé marqué par les traditionnels chœurs beuglés si cher à la bande.

La formule est répétée quasiment à l’identique sur « Staring at the sun » mais avec beaucoup plus de conviction et d’impact.

Vient ensuite le gros tube pseudo comique « Pretty fly for a white guy » narrant les péripéties d’un petit blanc cherchant à singer la culture hip hop et les durs à cuir blacks et latinos.

Après ce titre plutôt entrainant vient la fusée « The kids aren’t alright » tube imparable mêlant vitesse, fluidité et rythme irrésistible.

Difficile de faire plus punk rock basique que « Feelings » rapide mais particulièrement peu intéressant et on ne peut pas dire que The offspring se montre beaucoup plus inspiré dans le registre plus calme de « She’s got issues ».

Nouvelle prise de vitesse sur l‘explosif « Walla walla » avant un « The end of the line » solide à défaut d’être révolutionnaire.

Les californiens continuent bravement de tailler leur route avec un « No brakes » simple mais dynamique, s’enfoncent avec l’abominable « Why don’t you get a job ? » facile succès commercial reposant sur une mélodie pourrie.

Deux titres pour finir, « Americana » puissant et tonique bien que téléphoné à 100 kilomètres et la surprise « Pay the man » long morceau planant de plus de dix minutes complètement décalé par rapport au reste des compositions.

En conclusion, « Americana » n’est pas dans l’absolu un mauvais album et révèle sans doute le meilleur de ce que peut donner The offspring dans les années 90 dans le registre plutôt limité de son punk rock généraliste.

Les tubes sont effectivement la et prennent de la place, mais l’ensemble du disque reposant certes sur des recettes simples, fait preuve d’une certaine prestance en diffusant une musique puissante et entrainante.

The offspring n’est donc pas un groupe culte quand on a écouté d’autres formations plus talentueuses mais demeure quoi qu’on en dise avec cet « Americana » une référence de son époque.

Americana (The Offspring)
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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 18:36
Greatest hits (The Offspring)

Comme vous le savez, je ne suis pas un grand aficionado des californiens de The offspring mais vais-je toutefois m’atteler à ce « Greatest hits » sorti en 2005 et joliment garni de quinze titres.

Avec sa pochette sombre et sobre, « Greatest hits » vient rappeler les quinze ans de carrière du groupe avec beaucoup de hits radio principalement placés dans les années 90.

On débute par « Can’t replay » qui illustre fort bien la formule la plus utilisée par le groupe à base de riffs immédiatement mémorisables, de couplets soutenus et de refrains fédérateurs et souvent à mon gout braillards.

Arrive ensuite le premier et immense tube du groupe « Come out and play » porté par un riff oriental assez novateur, rythme punk rock musclé et des refrains particulièrement accrocheurs.

Autre tube mais de portée moindre, le puissant « Self esteem » se montre particulièrement irritant par la voix gueularde de Dexter Holland.

Rien à dire en revanche sur « Gotta get away » autre tube fluide et maitrisé.

On retrouve le coté chien fou des débuts sur « All I want » rapide, fougueux et désordonné puis prend le temps de placer un mid tempo plus mélodique et cadré sur « Gone away ».

Coup de génie des Californiens sur le fun et cynique « Pretty fly for a white guy » qui fut un colossal succès commercial tandis que « Why don’t get job » et son rythme atrocement grossier façon fête de la bière de Munich, révulse fortement.

Encore un tube (et oui !), celui-ci parfait, « The kids aren’t alright » rapide, fluide et incroyablement accrocheur.

Rythme chaloupé et ambiance déconne sur « Original prankster » avant une autre poussée de fièvre sur « Want you bad » nouveau tube qui touche sa cible, l’adolescent un tantinet rebelle, mais pas trop.

L’intensité chute fortement sur « Defy you » mid tempo lourd un brin poussif puis tout vire à la déconne entre copains de dortoirs/garage sur « Hit that » et ses petits bruitages de synthétiseurs allié avec des refrains pourtant puissamment rock.

Pour terminer, viennent « Head around you » direct et sans fioritures et un abominable remix de « The kids aren’t alright » absolument dispensable.

En conclusion, « Greatest hits » tient toutes ses promesses et ne ment pas sur la marchandise avec un groupe disons le franchement adepte des hits parades par la production de single punk rock énergiques et efficaces qui malgré leur pauvreté et les limites vocales évidentes du chanteur, trouvèrent leur public composé de jeunes, rebelles.

Bande son idéale pour les fans de sports dit extrêmes à base de glisse (skate, bmx, surf), « Greatest hits » permet de jauger l’efficacité maximum d’un groupe âgé aujourd’hui de 25 ans et aux dernières nouvelles toujours en activité.

Greatest hits (The Offspring)
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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 22:15

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Continuons d’explorer la face historique et sale du rock ‘n roll avec l’un de mes groupes favoris, les Stooges avec le mythique live « Metallic KO ».

Enregistré sur deux concerts à Detroit en 1973 et 1974 déroulés dans une atmosphère de provocation et de bagarre, « Metallic 2x KO » débute par l’une des bombes du répertoire des Stooges, « Raw power » interprété dans une ambiance de petit club confiné.

Malgré un son faiblard rendant assez peu hommage à la puissance brute des Stooges, le groove hargneux de « Raw power » produit tout de même son effet telle une décharge de chevrotine à bout portant.

La voix nasillarde, éraillée et provocatrice d’Iggy colle parfaitement avec l’ambiance roots de « Head on » qui s’étale sur plus huit minutes de rock expérimental intense.

On pose le tempo sur « Gimme danger » jolie ballade mélancolique sur laquelle Iggy parvient à faire passer le nécessaire frisson émotionnel.

Mais le supersonique « Search and Destroy » vient rappeler quelle terrifiante machine de destruction étaient les Stooges à l’époque.

Les titres s’étalent au gré de l‘inspiration des musiciens et de la gouaille du chanteur, dépassant allégrement les sept minutes.

Si « Heavy liquid » son chant doublé approximatif et ses guitares crachantes, donnent une impression de bruit brut pénible à supporter, Iggy et sa bande adoucissent leur mixture à base de lames de rasoir pour délivrer une nouvelle ballade « Open up and bleed » vibrante d’émotion malgré un son plus que délicat.

Les boys sont également remarquables sur « I got nothing / I got shit » dont la musique douce contraste avec des refrains hauts en couleur.

Sur « Rich bitch », une pincée de piano vient se marier à la guitare d’Asheton et à un Iggy  excellent en mode crooner.

On conclut car il le faut bien par « Cock in my Pocket » sorte de détournement punk n’ roll salement irrévérencieux qui se termine par un long monologue d’Iggy et le classique « Louie Louie » accompagné d’un feeling particulièrement groovy.

En conclusion, « Metallic 2xKO » est un album live totalement sous produit et enregistré dans des conditions de totale improvisation, ce qui ne rend pas du tout hommage à la fantastique qualité des titres ici joués.

Malgré ce handicap (ou plutôt à cause de ?), les Stooges parviennent par la force et la richesse de leur musique à accrocher l’auditeur.

L’impact d’Iggy Pop sur une scène est démentiel et on peut dire que 70% de la réussite du concert repose sur ses maigres mais toniques épaules de sprinter de la défonce et du rock ‘n  roll.

L’Iguane est grandiose dans ses hurlements, ses nombreuses interventions parlées mais se montre aussi capable de vous vriller l’âme dans de splendides ballades acoustiques à cœur ouvert.

« Metallic 2xKO » aurait donc pu être un disque culte autrement que par sa rareté, mais demeure malgré cette production d’amateurisme total, un sacré moment de musique que sauront apprécié les amateurs de rock n’ roll vivant, intense et surtout dépouillé de tout artifice superflu, ce qui demeure en 2014 un rare plaisir …

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 09:51

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Rien de tel pour poursuivre l’exploration de luxuriante discographie des Ramones que de se plonger dans « Loco live » un double album live fort bien garni.

Sorti en 1991 alors que le groupe certes finissant avait tout de même de beaux restes, « Loco live » enregistré à Barcelone (Espagne) a le bon gout de débuter par « The good, the bad, the ugly », magnifique introduction-hommage à Enio Morricone, amour du western spaghetti partagé par leurs confrères des Metallica et Motorhead.

S’y superpose une seconde introduction ramonesque, « Durango 95 » avant le premier réel titre du disque « Teenage lobotomy » hymne punk-rock nerveux et incisif, donc idéal pour une mise en jambe.

Les Ramones misent d’entrée sur la vitesse et les tubes s’enchainent, « Psycho therapy » mettant sur orbite le légendaire « Blitzkrieg pop » interprété de manière implacable.

La cadence ralentit à peine pour « Rock and roll radio » savoureux hommage au rock ‘n’ roll vintage racine de la musique du groupe enchainé du plus moderne mais tout aussi tubesque « I believe in miracles » aux refrains entrainants.

Après une nouvelle fusée, « Gimme gimme shock treatment » surgit un nouveau titre vintage « Rock and roll High school » joué avec envie et détermination, puis sans doute le meilleur morceau des Ramones (pour moi), « I wanna be sedated ».

Impossible de résister à pareille déferlante et l’auditeur passablement sonné encaisse sans broncher « The KKK took my baby away » rutilant, le formidablement émouvant « I wanna live ».

Même le moins flamboyant en apparence « Bonzo goes to Bitberg » montre un bel impact scénique, avant que « Too tough to die » ne cloue sur place par sa puissance l’auditeur.

Rien ne semble arrêter la tornade punk et le meilleur parti est donc de se laisser emporter en observant la magnificence des forces de la nature tel « Sheena is a punk rocker »  « Rockaway beach » concentré de punk-rock ultra vitaminé, entrecoupés du plus posé mais tout aussi génial « Pet semetary ».

La qualité et l’énergie sont toujours au rendez vous sur le plus calme « Don’t bust my chops » ou le moins tranchant « Palissades park » et que dire du fulgurant « Mama’s boy » si ce n’est qu’il électrise littéralement chaque molécule de notre corps ?

Puissance primaire sur « Wart dog » puis délire punk ‘n roll invraisemblable sur « Surfin’ bird » et « Cretin hop ».

Lancés à fond de train et sans véritable particularités, « I Don’t wanna walk around with you », « Today the world, tomorrow the world » passent trop vite pour être pleinement appréciés.

On parvient à retrouver des appuis stable pour jouir de l’explosif « Pinhead ».
Devant un public espagnol forcément conquis(tador), les Ramones entament la dernière ligne droite de leur show explosif avec un exceptionnel « Somebody put something in my drink » , un fantastiquement intense « Beat on the brat » , l’ultra punk « Judy is a punk », un solide « Chinese rock » et deux dernières flèches conclusives « Love kills » et « Ignorance is a bliss » finalement anecdotiques après pareil empilement de tubes.

En conclusion, si vous aimez le punk rock ou êtes fan des Ramones, « Loco live » est un objet à posséder d’urgence.

Trente trois des meilleurs morceaux du groupe y sont présents, tous interprétés avec énergie, conviction et rage avec un son live d’une puissance gigantesque.

Impossible de résister à pareille leçon administrée par les parrains du punk, qui démontrent que cinq années avant leur disparition, ils tenaient encore une forme olympique sur scène.

Frais, dynamique et indomptable, « Loco live » est pour moi à l’image des Ramones.

Ce must peut aussi servir de best of, tant il brille par sa qualité irréprochable.

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