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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 20:48

ramones5

 

 

J’ai déjà beaucoup loué les Ramones dans ces chroniques et il est vrai que mon admiration sans borne pour les punk de New York connait assez peu de limites, aussi suis-je ravi de m’attaquer à « We’re outta here » bel album live du dernier concert du groupe enregistré à Los Angeles en 1996.

Avec sa pochette cartoonesque fidèle à l’univers du groupe, « We’re outta here » débute par une introduction empruntée à Enio Morricone (« Le bon, la brute et le truand ») puis par « Durango 95 » court instrumental musclé.

On embraye alors à toute vitesse sur les excellents « Teenage lobotomy » et « Psycho therapy » qui donneraient envie de bouger à un paralytique.

Le son est puissant, mais fluide et d’excellente qualité pour un live.

Les Ramones montent encore d’un niveau (est-ce réellement possible ?) pour atteindre le nirvana du punk avec le tube « Blitzkrieg pop ».

Petit coup dans le rétroviseur du passé avec « Do you remember rock ‘n’ roll radio » également extrêmement puissant voir brutal.

Peut être un peu trop dynamique, « I believe in miracles » expurgé quelque peu de son coté émotionnel, déçoit quelques peu mais le groupe laisse en réalité peu de temps pour les regrets, tant « Gimme gimme shock treatment » déboule à la vitesse d’un dragster.

Les titres s’enchainent, avalés sans même prendre le temps d’une respiration au quelconque (mais énergique) « Rock & roll High school » succède le tube « I wanna be sedated » dans une version accélérée particulièrement intense.

On s’éclate à l’écoute de la reprise rock forcément culte de « Spider-man » avant de subir une invincible pluie de hits capable de défoncer n’importe quel blindage.

Jugez plutôt, « The KKK took my baby away » enchainé du plus lancinant « I just want to have something to do » , puis « Commando » l’un des morceau punk les plus intenses jamais écrits de l’histoire, le tube « Sheena is a punk rocker » et ses refrains fédérateurs.

Rien ne bouge, rien ne vacille, le déferlement continue, « Rockaway beach » à la cadence irrésistible, « Pet semetary » immortel tube doté d’une forte charge émotionnelle.

Mais quelques morceaux les plus récents (et les plus efficaces) ne sont pas pour autant oubliés, aussi vient « The crusher » excellent hymne punk digne de figurer sur un ring de catch ou de boxe, « Love kills » moins percutant malgré la présence de Dee Dee Ramones.

Les Ramones se font géniaux animateurs de bal sur l’hyper entrainant « Do you wanna dance » assaisonné d’un cinglant « Somebody put something in my drink » .

Viennent ensuite des morceaux de seconds plans joués de manière particulièrement convaincante, « I don’t want you » âpre et rauque, « Wart dog » très bourrin, « Cretin hop » un peu plus faible.

Après l’incontournable hymne « R.A.M.O.N.E.S » (chanté avec Lemmy Kilmeister) vient le rugueux « Today your love, tomorrow the world ».

Vitesse encore élevée avec « Pinhead » et grosse présence scénique des collègues punk de Rancid sur « 53 rd & 3 rd ».

« Listen to my heart » est expédié pour faire place à un autre morceau génial issu du répertoire récent « We’re a happy family ».

L’arrivée de Soundgarden rend « Chinese rock » encore plus inoubliable et le disque s’achève sur le tubesque « Beat on the brat » et le plus quelconque « Anyway you want it » pourtant aidé du chanteur de Pearl jam.

En conclusion, « We’re outta here » est une superbe épitaphe pour un groupe culte et tellement attachant.

Aidés de quelques guests de luxe punk et grunge, les Ramones ont tout loisir d’exprimer leur incroyable talent sur les 32 titres magistralement interprétés.

A l’arrivée, un groupe en pleine forme, beaucoup d’énergie, d’intensité et une véritable leçon de punk rock live enregistrée pour la postérité.

Plus que pour son coté live d’exception, je recommande « We’re outta here » comme best of à toutes les personnes désirant découvrir de manière vivante ce groupe incontournable de la rock music.

Aujourd’hui le temps a passé, la quasi-totalité des membres du groupe est morte prématurément et je ne verrais donc jamais les Ramones jouer live, ce qui me laisse de très vifs regrets.

Restent les disques après tout ce qui n'est sans doute déjà pas si mal …

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 20:20

starshooter.jpg3

 

 

Le rock pour moi ne concerne pas que les grosses cylindrées comme les Beatles, Jimi Hendrix ou à un degré moindre Queensryche.

Aussi suis-je content d’explorer avec Starshooter l’histoire du punk-rock français.

Formé à Lyon au milieu des années 70, Starshooter est connu pour être le groupe de jeunesse de Kent Hutchinson (guitare/chant) qui connaitra un fort succès en solo dans les années 90/2000, Jello (guitare), Mickey (basse) et Phil Pressing (batterie).

Rempli de fougue et de vigueur comme l‘indique la pochette sautillante prise devant un poids lourd, Starshooter sort son premier album « Starshooter » en 1978.

Ce premier album part sur les chapeaux de roue avec « Quelle crise baby » excellent morceau punk, à la fois vif et entrainant tout en conservant un coté très sombre puisqu’abordant une série de suicides dans l’entourage du chanteur.

La machine est lancée et « Jennie » profite à plein de cette dynamique offensive avec chant brutal et les paroles nihilistes de Kent posés sur des riffs rentre dedans.

Bien sur malgré de louables efforts, « Betsy party » ne dépasse pas le cadre festif basique tandis que « A toute bombe » se révèle être une véritable tornade de voyous punk.

On ne peut pas dire non plus que « Photos » et son chant éraillé, « En chantier » ode nerveuse et incisive à la puissance des engins de chantier, fasse non plus dans la dentelle.

Starshooter rend ensuite hommage au rock ‘n’ roll old school sur le plaisant « Collector » et revient à ses amours des grosses mécaniques avec « 35 tonnes » mid tempo encore plus mémorable que « En chantier ».

Vitesse et punch sur « Accident » sans concession avant de reprendre son souffle sur « Inoxydable » mid tempo rock très bien calé.

Le féminisme en prend pour son grade avec « Macho », idéale pour calmer une horde de chiennes de gardes en furie à coup de tir de barrage de guitares rock.

L’album se termine en beauté avec une incroyable reprise punk du « poinçonneur des Lilas » de Serge Gainsbourg, pour l’occasion sérieusement suralimentée et un « Touche la » très musclé rehaussé par une ambiance live explosive.

En conclusion, avec ce premier album « Starshooter » profite de l’effet de surprise et étourdit son monde.

Bien entendu le style pratiqué est certes assez limité mais fort habilement exécuté avec une belle gouaille et une énergie punk-rock remarquable.

Egalement influencé par le rock ‘n’ roll et le hard, Starshooter sonne également en raison de son rock nerveux parfois comme du Ac/Dc.

Une bonne surprise donc que cet album d’un autre âge dont l’insolence, l'agressvité virile rafraichiront les amateurs de punk-rock à la française.

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 18:05

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Evoluant dans l’underground du punk français depuis le milieu des années 80, Parabellum eut une carrière des plus honorables pendant six années avant de connaitre une longue éclipse et de renaitre de ses cendres au début des années 2000.

L’âme créatrice du groupe est Schultz également chanteur et guitariste, puis viennent le guitariste Sven Pohlhammer, le bassiste Roland Chamallow et le batteur Patrick Lemarchand.

Sorti en 1997, « Post mortem live » et sa pochette évoquant une execution au Luger (symbole du groupe) est un album live rendant après coup hommage à la carrière du groupe.

Le concert débute par « Père Noel » morceau rapide et nerveux, dont on ne comprend certes pas très bien les paroles mais qui donc l’énergie punk-rock suffit en première approche.

Sans perdre de temps, Parabellum enchaine avec « Papa » au tempo entrainant et aux parties de guitares puissantes et délaisse le temps d’une chanson ses guêtres de gros durs pour servir une parodie punk-rock du dessin animé « Saturnin ».

On passera sur les pleurnichards mais plus mélodiques « A St Lazare » « SVP 08.38 » pour déguster avec délectation « Berceau neo caveau » aux riffs inspirés du « I wanna be your dog » des Stooges.

On pense également vaguement aux Sex pistols à l’écoute d’un « Vol de nuit » du reste assez médiocre heureusement contre balancé par un « Anarchie en Chiraquie » bien plus tranchant et « For you » nettement plus dynamique.

Parabellum enfonce ensuite les portes ouvertes en tapant sur les vilains hommes politiques en plaçant un « Le cœur à gauche, la main à droite » enchainé d’un « Ain’t go no moule » rock du bagnard geignard.

Le niveau chute ostensiblement avec « L’amour à 45km/h » débile et grivois mais Parabellum se reprend en détournant l’esprit de Jacques Brel sur un « Ilot d’Amsterdam » particulièrement virulent.

Le tempo s’assagit avec la pseudo ballade « Vergeltung » mettant en évidence les limites vocales de Schultz avant de retrouver un rythme plus hargneux pour déposer une ultime ruade punk avec « Joyeux Noel » et l’hymne anti police « Cayenne » sans doute le morceau le plus abouti du répertoire de Parabellum avec une montée en puissance soigneusement concoctée.

Trois titres en bonus, « Welcome to paradise » aux brillantes parties de guitare, « La bande (à Bonnot ) » enfin « Osmose 99 » véritables déflagrations punk qui concluent le show en beauté.

En conclusion, on cerne un peu mieux à l’écoute de ce « Post mortem live » le style de Parabellum, certes peu complexe, peu varié et peu technique mais basant tout sur un punk rock efficace et sans fioriture.

Qualité des riffs, voix et présence du chanteur (Schultz) font en réalité l’essentiel de la musique de Parabellum, avec des paroles toutefois sombres anti politique, anti armée, anti police et volontairement aussi géniardes que celles des leurs collègues rappeurs.
Mais même en appréciant moyennement le contenu des paroles de Parabellum, on ne peut que trouver respectable leur musique simple, naïve et généreuse dans l’effort.

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 19:31

live_detroit.jpg4

 

 

Il est toujours plaisant de déguster un dvd live des Stooges, même si « Live in Detroit » d’Iggy and the Stoogesne date pas de l'age d'or des jeunes punks nihilistes mais de 2004, juste après la reformation et la tournée de « The Weirdness » avec en plus d'Iggy Pop, les frères Asheton (Ron/Scott), Steve Mc Kay (batterie) et Mike Watt (basse).

Enregistré dans la ville natale du groupe devant un public forcément chauffé à blanc, « Live in Detroit »  débute par un « Loose » puissant et dévastateur.

Iggy est comme à son habitude vêtu d’un simple jean taille basse et fait gigoter son corps de liane dans tous les sens tandis que Asheton par opposition très statique et renfermé se concentre sur la froide puissance de ses riffs.

Les classiques s’enchainent, « Down in the street » lourd et rampant, « 1969 » lancinant et heurté avant le terrible « I wanna be your dog » interprété de façon magistrale dans une version allongée.

Rien ne semble altérer le plaisir du fan, que ce soit le « TV eye » enlevé, ou le « Dirt » plus lent, froid et sinueux.

Le coté festif d’Iggy reprend le dessus sur « Real cool time » ou l’Iguane fait monter un partie du public sur scène.

L’exercice malgré un coté bon enfant s’avère toujours à haut risque et il est toujours stressant de voir ce petit bonhomme au corps noueux et âgé disparaitre sous une marée humaine de rockers énervés et de groupies éméchées.

Aussi l’enchainement avec le tube rageur « No fun » et le rapide « 1970 » se fait il plutôt difficilement.

Après une telle débauche d’intensité, l’ambiance retombe quelque peu avec « Funhouse » et son sempiternel saxophone jazzy.

L’auditoire a ensuite droit à un court détour autour du répertoire solo du chanteur avec le bien dynamique « Skull ring » .

La fin du concert est plus quelconque, avec des « Not right » ou autres « Little doll » moins tranchants et une nouvelle reprise un peu usée du « I wanna be your dog ».

On passera également assez vite sur les bonus composés de photos des années 70 et d’extraits de concerts en petit comité pour le lancement du nouvel album.

En conclusion, même de la part de musiciens aussi âgés ayant bien entendu un peu perdu de leur rage au fil de âges,  ce« Live in Detroit » reste un grand moment de punk-rock.

Le répertoire est disons le franchement assez inattaquable avec une pluie de classiques intemporels ayant marqué de leur empreinte le rock nerveux des années 70.

Iggy Pop même à plus de 55 ans délivre une performance étonnante, chantant très bien, bougeant son corps décharné en cadence et prenant ses poses sexuellement provocantes dignes de confirmer la légende.

Une Dvd qui comblera donc les fans de la première heure tout émus de revoir leurs idoles encore vaillantes réunies et qui pourra aussi intéresser les plus jeunes en raison de la formidable énergie punk toujours dégagé le phénomène de Motor city.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 14:32

smash.jpg2

 

 

Séquence historico nostalgique avec « Smash » de The offspring.

Sorti en 1994, « Smash » eut un succès incroyable en France après que l’émission pour adolescents « Doc et Difool » de la radio Skyrock ait choisit « Come out and play » comme générique et matraqué le titre sans relâche sur ses ondes.

Je me souviens que sur les campus universitaires, « Smash » rencontrait également un très vif succès.

Avec sa pochette cheap et agressive, « Smash » présente d’un premier abord toutes les caractéristiques d’un disque de punk underground de quatre types ramant déjà depuis plus de cinqs ans.

Après « Time to relax » une courte introduction parlée, vient le premier titre « Nitro (youth energy) » qui tout de suite se montre très irritant : les riffs de guitare sont certes puissants mais le tempo est bancal et pire la voix de Dexter Holland est insupportable avec ces gros chœurs façon supporters de foot en soutien.

Plus compact et mieux structuré, « Bad habbit » passe mieux avant le premier vrai tube du groupe, « Gotta get away » doté d'un tempo plus posé et de gros refrains bien efficaces.

The offspring poursuit sur sa lancée avec « Genocide » rapide et soutenu puis semble retomber dans ses vieux travers sur « Something to believe in » particulièrement lourdingue.

Arrive LE tube de l’album, le fameux « Come out and play » rendu extrêmement populaire en raison de sa simplicité accrocheuse et de son riff vaguement oriental très original.

Même si Holland se surpasse dans le registre casserole sur « Self esteem », ce titre médiocre sorti dans le sillage de « Come out and play » eut un succès tout à fait honorable.

The offspring déroule ensuite « It’ll be a long time » plat et linéaire enchainé du plus musclé « Killboy Powerhead » à l’énergie généreuse.

Dans son registre festif certes limité « What happened to you ? » remplit son office.

La fin de l’album envoie un punk rock simple et énergique « So alone » « Not the one »  mais aussi terriblement linéaire et sans surprise.

Seul le final « Smash » semble un tantinet plus original au niveau des riffs.

En conclusion, avec le recul l‘énorme succès de « Smash » parait tenir à un seul titre, le fameux « Come out and play » qui se démarque du lot.

Si « Smash » a pour lui un son puissant, clair et une grande homogénéité, il ne brille pas par la qualité de ses compositions.

La recette de The offspring est cependant ici bien présente avec des titres simples, directs, des  riffs efficaces et enfin des gros refrains soutenus par des chœurs.

Le groupe ne variera pas d’un iota durant les quinze années suivantes, décrochant de francs succès grâce à quelques singles accrocheurs.

Pour ma part, The offspring m’est pénible en raison de l’atroce voix braillarde du chanteur, du suremploi des chœurs et de certains facilités de compositions.

Si ce« Smash » peut être considéré comme le meilleur album de la formation californienne, ceci en dit long sur le niveau de ses autres efforts.

En résumé, si on aime le punk, alors on passera tranquilement son chemin sur The offspring.

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 22:33

from_here.jpg1

 

 

Exploration du punk rock avec après les Sex Pistols, l’autre légende anglaise de ce mouvement The Clash.

Sorti en 1999, « From here to eternity » est une compilation de titres joués entre 1978 et 1982 soit l’âge d’or du groupe.

On peut trouver l’idée curieuse, un brin mercantile mais on peut aussi prendre cela comme une bonne occasion de découvrir l’impact d’un des groupes les plus réputés sur scène de l’histoire du rock.

La compilation commence  avec « Complete control » titre truffé de chœurs plus rock que punk permettant de chauffer la salle en douceur.

Le coté plus agressif, braillard et bordélique du punk vient sur « London’s burning » puis sur le musclé « What’s my name » avec toujours des chœurs en soutien de la voix de cockney de Joe Strummer.

C’est simple, énergique peut être un peu trop pauvre.

Si « Clash city rockers » se montre un morceau aux riffs rock entrainants, la formule commence à lasser avec « Carrer opportunities » vraiment trop balourd.

Pas grand intérêt pour moi avec le reggae « (White man) in hammersmith palais » ni le trop basique « Capital radio » ni « City of dead » aux riffs et aux refrains bien faciles.

Les irréprochables classiques arrivent enfin avec l‘hymne « I fought the law »  puis « London calling » et son atmosphère plus mesurée si particulière.

Je ne peux que décrocher sur le pur reggae « Armagideon time » non pas que le morceau soit mauvais dans l’absolu mais parce que ce style de musique trop planant ne me convient pas.

On passe sur l’insipide « Train in vain »  que ne parvient pas à relever le très surestimé « Guns of Brixton ».

Il faut attendre « The magnificent seven » au rythme funkisant et le plus appuyé « Know your rights » qui malgré un message politique assommant, parviennent à réintroduire plus d’intensité.

Le plus grand tube des Clash « Should I stay of should I go » est asséné avec force avant de conclure par un trop  long « Straight to hell » en forme de pénible monologue.

En conclusion, vous l’aurez compris en lisant mes commentaires pour le moins contrastés, je n’adhère globalement pas à la musique de The Clash et ce live bien qu’exhaustif n’y changera rien.

Bien entendu j’aime quelques chansons d’eux mais relativement peu.

Je trouve leur punk pas assez instincintif, pas assez sauvage ni acéré, pas assez nihiliste et au final trop métissé avec des ambiances reggae et pop rock que je ne goute pas.

Le coté simpliste des riffs, la voix parfois irritante de Strummer et les refrains téléphonés ne me séduisent pas.

Je ne pense donc pas être la bonne cible pour ce « From here to eternity ».

Peut être me pencher sur leurs meilleurs albums studio changera-t-il l’opinion que j’ai de ce groupe trop mainstream pour moi.

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 13:03

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Très difficile de s’attaquer à un monument comme « Never mind the blollocks, here’s the Sex pistols » des Sex pistols tant l’unique disque studio des britanniques suffirait pour beaucoup à lui seul à résumer un mouvement : le punk des années 70.

Beaucoup de choses ont été dites, écrites et filmées sur le mouvement punk en général et sur les Sex Pistols en particulier dont le look provocant, l’attitude nihiliste « destroy » et l’agressivité contre les autorités ont longtemps fasciné.

Le punk dépasse donc le cadre de la musique pour s’inscrire dans un phénomène plus sociologique avec la révolte de la classe ouvrière blanche à la fin des années 70.

Mais plus qu’un look ou une attitude, qu’en est il de la musique après tout ?

Et bien, en 1977 le gang londonien se compose de Johnny Rotten (de son vrai nom Lydon) au chant, Paul Cook à la batterie Steve Jones à la guitare, ce dernier acceptant de céder le poste de bassiste temporairement à Sid Vicious ou Glen Matlock.

« Never mind the bollocks » débute en trombe avec « Holidays in the sun » morceau rapide et nerveux, aux riffs offensifs particulièrement typiques du son punk.

Le chant nasillard et agressif  de Rotten colle bien aux paroles très colériques et désabusées.

La tornade se poursuit avec « Bodies » aiguisé comme une lame de rasoir et doté de  refrains hurlés aussi puissants qu’une brique envoyée par un prolo dans une vitrine d’un magasin chic de Londres.

Moins d’impact sur « No feelings » et « Liar » même si le coeur y est ...

Le premier grand hit qui fit rentrer les Pistols dans l’histoire de la musique survient avec « God save the queen »  porté par des riffs simples et efficaces mais surtout par des refrains provocateurs contre la monarchie anglaise qui firent beaucoup pour la popularité du groupe.

Assez curieusement, le très énergique et plaisant « Problems » sonne presque heavy metal, ce qui rappelle que Alice Cooper a toujours été l’une des influences des anglais.

On oublie très vite le très médiocre « Seventeen » pour faire face au plus grand tube des Pistols « Anarchy in the U.K » symbole à lui seul de toute la pensée punk avec tout ce que cela implique de rébellion et de chaos.

Très jouissif « Anarchy in the U.K » brille par son intensité phénoménale, ses couplets couperets et ses refrains surgonflés.

Les fauves se font ensuite moins sauvages sur « Submission »  plus calme avec son agréable tempo reggae-rock puis sur « Pretty vacant » qui tient néanmoins solidement la route.


Tels des coureurs de 800m ayant tout donné sur le premier tour de piste, les Pistols marquent le pas avec le médiocre « New York » avant un dernier soubresaut en forme de glaviot vengeur à la face de leur ancienne maison de disque EMI « Emi unicité edition ».

En conclusion, bien construit et cohérent, « Never mind the bollocks, here’s the Sex pistols » est un morceau d’histoire et une véritable curiosité musicale.

Parfait pour ceux qui veulent découvrir le véritable son des fondateurs du mouvement punk, cet album est comme pour beaucoup d’objet culte,  surestimé et ne tient son incroyable popularité que grâce à ces deux formidables hits que sont « God save the queen » et « Anarchy in the U.K ».

Pour le reste ? La musique proposée est relativement peu variée, peu mélodique et très linéaire.

Tout se fait  à la lutte, à l’énergie, avec ce chant si particulier à l’accent anglais si prononcé.

Considérés à tort comme un groupe politique, les Sex pistols exercent la fascination du chaos, de la destruction et de certaines pulsions morbides.

Je leur préfère les Ramones, véritable seigneurs du punk-rock aux talents de song-writers plus étendus.

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 17:56

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2

 

Cela faisait longtemps que je cherchais à écouter les enregistrements du premier groupe de Billy Idol, Generation X.

Formé en 1976, Generation X était un groupe de punk dans la plus pure tradition britannique.

« Anthology » regroupe de manière décousue sur trois disques les principaux morceaux composés par le groupe sur leurs trois uniques albums étalés sur trois petites années de 1978 à 1981.

Outre Billy Idol au chant, on retrouve le batteur Mark Laff, le bassiste Tony James autre principal compositeur, Bob Andrews à la guitare bien que Billy Idol ait également tenu cette place sur certains albums du groupe.

Le premier disque s’ouvre sur « Dancing with myself » tube incroyable repris aujourd’hui par dans une célèbre publicité pour une assurance.

Tout les ingrédients du tube composent ce titre, de la qualité de la mélodie aux  refrains irresistiblement entraînants.

Le choix d’ouvrir l’anthologie par ce tube sorti tardivement (en 1981) n’est certainement pas un hasard pour booster le potentiel commercial de l’objet.

On passe ensuite sur le très pop et anodin « Friday angels » pour embrayer sur les plus nerveux « Your generation » , « Ready, steady go » sur lesquels plane l’esprit estampillé 100% punk des Sex Pistols.

Pourtant la production bien faible handicap le groupe qui a bien du mal à sonner puissamment.

Plus surprenant, « Untouchables » met en avant de belles qualité mélodiques et la voix déjà plaisante de Billy Idol.

L’effet est en revanche moins réussi sur le faiblard « Valley of dolls » qui ne décolle jamais vraiment.

Le punk revient dans une version atténuée avec « Day by day » sonnant comme du Green Day avant l’heure, puis avec « Wild youth » lui aussi plutôt commercial.

Puis Generation X nous gratifie d’une authentique ballade (sans grand intérêt) « Prime of kenny silvers pts 1 et 2 » .

On déroule du punk expérimental avec « Wild dub » aux originaux effets de réverbérations puis le plus classique « One hundred punks » .

Meme si sa portée est bien courte, « King rocker » réalise un plaisant hommage des punks aux rockers comme le fera par la suite de manière encore plus flagrante la reprise du « Rock’n’roll » de Led Zeppelin.

Une mauvaise ballade « Kiss me deadly » lance un mauvais punk « Gimme somme truth » .

Generation X relève la tete un peu avec « New order » aux riffs légèrement plus consistants puis sur « English dream » un rock mieux construit.

Le basique et énergique « Youth, youth, youth » est vite effacé par la surprenante tentative blues de « The hunter ».

Le disque second débute par « Triumph » un mid tempo rock sans grand punch avant la redite inutile de « Dancing with myself » .

Les même défauts que sur le premier disque apparaissent, principalement une production d’une grande faiblesse qui ne permet de mettre en valeur des compositions punk-rock relativement bas de gamme.

Generation X sonne très pop ringard sur « Girls » puis se fait plus convaincant  sur le plus puissant « Modern boys »  ou Billy Idol fait des étincelles au chant.

Mais on sombre à nouveau dans la guimauve la plus répugnante avec la ballade « Cathy come home » puis le mollasson et bien mal nommé « Revenge ».

Le punk le plus rudimentaire ressurgit de nulle part sur « Flash as hell » et le rageur « Psycho beat » entre lesquels s’intercale le très décousu « Anna smiles » .

On termine dans le registre mélodique avec la ballade « Stars looked down ».

Le dernier disque est un live enregistré en 1979 à Osaka lors d’une tournée en Japon.

Generation X y livre un show électrique tout en puissance brute.

Les morceaux ont les meme défauts que sur disque, entre punk énergique sans grande inspiration « Ready steady go », « Wild youth » « Day by day »  « No no no » , « Your generation », « Youth youth youth »  et rock tendance brouillonne « Trying for kicks » «  Anna smiles » « King rocker » .

Différence notable le coté pop mélodique apparaît moins qu’en studio.

Ainsi les ballades sont quasi absentes l’exception des médiocres « Revenge » et de « Kiss me deadly »

Le groupe s’en sort certes par instant mieux sur « English dream » « Triumph », « Night of the cadillac » au son plus musclé sur scéne.

Deux reprises viennent conclure le show, le « Rock’n’roll » de Led Zeppelin et le « Shakin’all over » vieux standard du rock des années 60 repris également par les Who.

En conclusion, si ce copieux et très bordélique (punk ?) « Anthology » permet d’avoir une vision exhaustive de la carrière de Generation X, on ne peut pas dire que le groupe ait volé son relatif manque de succès.

Pratiquant un registre large mélangeant un punk sans relief et un rock mélodique peu inspiré, Generation X n’avait pas grand chose pour se distinguer de la meute des autres grands groupes punk de sa génération.

Seul Billy Idol, plus malin et ambitieux que ses collègues sentira le vent tourner en s’acoquinant avec l’excellent un guitariste Steve Jones pour réussir une superbe carrière solo aux Etats Unis.

Mais hormis le succulent tube « Dancing with myself » on pourra donc à moins d’être un amateur forcené de punk des années 70,  largement faire l’impasse sur la musique de ces punks de deuxiéme division.

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 17:05

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5

 

Comme je l’ai dit souvent dans ces colonnes, j’effectue souvent des découvertes au gré du hasard et abordant quelques fois une œuvre par sa fin.

Bien que souvent anarchique, ce mode d’approche me convient bien car il fait place à l’instinct et à un processus naturel souvent prédominant dans l’existence.

Ainsi j’ai découvert en 2003 par hasard le groupe The exploited par leur dernier album au titre évocateur « Fuck the system »  puis me suis après recherche aperçu que The exploited était un authentique groupe culte dans la droite lignée du mouvement punk originel de la fin des années 70.

Faisant figure de survivants au sein d’un mouvement violent mais éphémère, The exploited était, à l’orée des années 2000, composé du chanteur originel Watie Buchan, du guitariste Gogs, du bassiste Mikkie et du batteur Willie Buchan.

Comme l’indique sa pochette et son titre agressifs, « Fuck the system » n’est pas un album commercial ni mélodique mais un jet de bile punk particulièrement corrosif.

Le titre introductif « Fuck the system » débute à ce titre par un long cri de douleur et de rage qui met tout de suite dans l’ambiance haineuse.

Le style chant est typique du punk, avec des vocaux agressifs braillant des textes nihilistes et antisociaux décriant l’horreur du monde capitaliste.

Le son de guitare surprend par sa puissance dévastatrice et sa résonance très métallique à la limite du thrash ce qui tout compte fait n’est pas si  étonnant car les pionniers du punk ont toujours influencé bon nombre de pointures de ce courant du metal dont Slayer, Metallica, Megadeth ou Anthrax.

Le morceau est assez long et bien construit pour un titre punk et les refrains fédérateurs en démultiplient la puissance.

On revient au traditionnel format punk (2 minutes par morceau) et on rentre dedans tête la première sur « Fucking liar » court, rapide, nerveux et rageur puis sur le très cynique « Holiday in the sun » aux rythmiques surpuissantes.

C’est simple, court, direct et très intense.

Pas le temps de gamberger, juste foncer dan la mêlée et se battre jusqu'à la limite de ses forces et au delà.

La révolte prend de l’ampleur sur « You’are fucking bastard » concentré de rage éruptive asséné à coup de marteau pilon.

Détail plaisant à cette époque j’avais quelques conflits dans mon travail et goûtais avec délectation ce message primal mais o combien salutaire dans certaines occasions extrême ou les règles de bienséances ne suffisent plus.

Donc Jean-Sylvaing et ton acceng du sud, sache que cette chanson te sera dédiée pour l’éternité par ton ex exploité préféré.

Comme des puncheurs asphyxiés après un premier round fracassant ou ils se sont beaucoup trop livrés, les Ecossais peinent un peu « Lie to me » et « There is no point » qui ne fonctionnent qu’en vertu de leur cœur énorme.

Mais le second souffle est vite trouvé avec l’hymne punk « Never sell out » aux formidables refrains gonflés en béton armé.

Très cafouilleux et ultra braillard « Noise annoys » heurte les esprits avant que l’incisif« I never changed » et le très métal « Why are you doing this to me »  ne viennent redresser vigoureusement la barre.

La cadence frénétique est tenue sur l’ultra puissant  « Chaos in my life » et le supersonique « Violent society ».

L’album se termine en fanfare avec « Was it me » doté d’une plus grande (relative !) musicalité qui permet d’assoire encore plus le message virulent délivré par le groupe.

En conclusion, vous l’aurez compris, « Fuck the system » n’est pas un disque à réserver aux amateurs de musique complexe et mélodique ni au fans de punk-pop rigolo à la Blink-182, Offspring ou Sum-41.

Il fera fuir tous les amateurs de jazz et de musique classique par sa brutalité primitive plus que par le look rebutant piercings/dreadlocks rouges du chanteur.

Pour ma part je pense que « Fuck the system » est un chef d’œuvre dans son genre et réalise une hybridation parfaite entre l’agressivité du punk et la puissance du metal.

Les Ecossais peuvent donc être  pour moi dans leur registre comparés à Slayer pour la férocité, l’intensité et le refus de compromis.

Certes la musique est simple, peu mélodique, linéaire et tous les morceaux se ressemblent à peu prêt mais en se détachant de la pure technique on trouvera une œuvre d’un engagement inouï.

Malgré l’évolution technologique actuelle, l’homme n’est pas encore une machine parfaite et dans certaines occasions, l’intellect doit passer en second plan, les passions pendre le dessus et c ‘est ce que je ressens à l’écoute de « Fuck the system », une immense œuvre passionnelle écrite avec les tripes de prolétaires écossais simplement révoltés par ce qu’ils voient et vivent au quotidien.

« Fuck the system » peut être considéré comme l’exutoire idéal à écouter lorsque votre copine ou votre boss vous prend la tête, lorsque vous vous sentez à l’étroit ou sans contrôle dans votre vie, quand assister impuissant au déroulement des événements vous rend fou ou quand simplement vous désirez faire le plein d’énergie pure.

Il pourrait également être l’album idéal des populations arabes luttant actuellement contre leurs oppresseurs.

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 21:55

4Leave home

 

Placé en avant dernière position d’un quatuor magique de la fin des années 70, « Leave home » des Ramones et sa pochette ultra minimaliste franchement médiocre ne paye pourtant pas de mine et pourrait apparaître pour cela comme le petit dernier de la période dorée du groupe s’achevant au début des années 80.

Enregistré en 1977 dans la foulée du génial « Rocket to Russia » et peu avant le prémonitoire « Road to ruin » , « Leave home » décolle timidement avec l’ultra basique « Glad to see you » dont l’énergie salvatrice compense un coté répétitif assez lassant.

Après ce petit amuse gueule, on enchaîne avec le supersonique (d'une durée d'à peine plus d’une minute!) « Gimme gimme shock treatment » véritable leçon de punk administrée par les maîtres incontestés du genre.

On comprend alors la prodigieuse efficacité du groupe, simplicité et énergie irrésistibles, puissance pénétrante des riffs de Johnny Ramone, sens de la mélodie et pour couronner le tout la voix magique presque soul de Joey Ramone.

De mélodie soignée et élégante, il en est également question sur « I remember you » truffé de charme et de sensibilité.

Mais les Ramones excellent également quand ils renouent avec leurs racines des années 60 et pondent des hymnes rétro fantastiques comme « Oh Oh I love her so », parfaite déclaration d’amour à adresser à sa dulcinée lorsque on se sent complètement con et amoureux.

En comparaison, « Carbona not glue » n’est peut être pas aussi enlevée, le coté catchy de « Suzy is a headbanger » paraît certes un peu trop facile et « Pinehead » très punk pioche un peu trop laborieusement mais tout ceci passe tellement vite qu’on est déjà embarqué par le frais et sympathique car quasi adolescent « I wanna be a good boy ».

Après ce relatif coup de moins bien, les Ramones remontent la pente à une vitesse vertigineuse, alignant le tubesque ultra mélodique « Swallow my pride » , la splendide ballade gavée d’émotion à fleur de peau « What’s your game » et l’une de leures meilleurs chansons le très festif « California sun » sentant bon les vacances, le soleil, la plage, le surf et la vie facile qu’ils n’avaient pas à l’époque mais à laquelle il est toujours agréable de rêver.

De l’ambiance beach boys de Californie, on passe à celle plus rugueuse des petites frappes new yorkaises avec « Commando » véritable imparable tube punk qui sera honoré par la suite par Metallica.

Speed et énergiques, « You’re gonna kill that girl » et « You should never have openend that door » brillent par un bon feeling rock’n’roll tandis que « Babysitter » termine sans trop d’éclat ce disque pourtant de très bonne qualité.

En conclusion, assez étrangement et conformément à sa pochette plus effacée, « Leave home » est sans doute l’album le moins réussi des quatre premiers disques pourtant cultes des Ramones.

Mais en valeur absolue, « Leave home » est un très bon disque de punk rock comportant quelques uns des plus grands hymnes du genre écrits par les enfants prodiges de la cité de la grande pomme.

Malgré quelques légers coups de moins bien situés dans la partie centrale de l'oeuvre, on se régalera donc globalement à l’écoute de cette troisième production des faux frères les plus célèbres de l’histoire de la musique ou brille tout le génie minimaliste et la touchante fragilité de ce quatuor définitivement hors des normes et des époques.

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