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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 09:39

En 1975, Alice Cooper fait table rase du passé, changeant tous ces musiciens pour partir sur des basses neuves : aux guitares Steve Hunter, Dick Wagner mais surtout Bob Erzin (également producteur/claviériste), Joseph Chirowski (claviers), deux bassistes Prakash John, Tony Levin et un seul batteur Whitey Glan.
Avec cette formation grand luxe voit le jour « Welcome to my nightmare » l’un des ses albums conceptuels les plus ambitieux à la pochette ouvertement psychédélique.
C’est un avec un groove quasi funky ultra surprenant que « Welcome to my nightmare » vient cueillir l’auditeur pour lui proposer un long et beau voyage musical dans l'esprit d'un jeune homme cherchant à sortir du coma.
Tempo lent, ambiance feutrée, bizarre, hypnotique sur « Devil’s food » habité par le chant rauque d’Alice qui se surpasse ensuite sur « The black widow » déchirante déclamation ténébreuse sur fond de film d’horreur…
On passe ensuite au monde du cabaret sur « Some folks » pour notre plus grand plaisir et surprise.
Pièce maitresse du répertoire du maitre, « Only women bleed » est en réalité une ballade doucereuse trop éthérée à mon gout.
Après un retour hard rock plus classique avec « Department of youth » enchainé de « Cold ethyl » aux riffs plutôt plaisants, Alice renoue avec ses atmosphères dérangeantes sur « Years ago » qui évoque la nostalgie du passé sur fond de de B.O de film d’horreur.
La folie est ensuite à l’honneur avec « Steven » lui aussi grandiose dans son ambiance torturée et malsaine, avec des parties de claviers assez géniales d’Erzin.
Alice continue de distiller son venin avec le très atmosphérique « The awakening » et termine en beauté sur « The escape » au groove plus rock ‘n’ roll plus chaleureux.
En conclusion, « Welcome to my nightmare » est un album unique, inclassable, dépassant de loin le cadre trop étriqué du hard rock.
Œuvre d’art à part entière, « Welcome to my nightmare » déploie une large palette d’ambiances et démontre la créativité exceptionnelle du musicien adepte d’un rock ténébreux, dérangeant et théâtral se nourrissant de multiples influences.
En 1975, Alice Cooper aidé par sa rencontre avec le talentueux producteur Bob Erzin déploie ses ailes de corbeau, montrant qu’il appartient à la race des plus grands artistes.

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 18:07

La fin des années 80 est difficile pour les groupes de heavy-metal traditionnels et Accept touché par le départ de son chanteur historique Udo Dirkschneider n’excepte pas à cette dure règle.
Pourtant en 1989 sort « Eat the heat » avec David Reece au chant, Jorg Fischer ayant également été remplacé par Jim Fischer.
Avec sa pochette glam aujourd’hui bien clichée et ridicule, « Eat the heat » débute par « X-T-C » mid tempo solide permettant de découvrir et d’apprécier le style puissant et nerveux de Reece, finalement assez peu éloigné du modèle original.
Intrigué on enchaine avec « Generation clash » excellent titre  porté par son ambiance ténébreuse et ses refrains imparables sur lequel Reece se montre assez irréprochable.
La suite laisse forcément plus dubitatif, car si « Chain reaction », carré et énergique tient plutôt bien la route, « Love reaction » interminable et poussif puis
« Turn the wheel » usé jusqu’à la corde malgré l’implication de Reece, peinent à masquer leur manque d’inspiration.
Même lorsque Accept bande ses muscles, « Hellhammer » et « Prisoner » sonnent lisse et sans âme, comme composés et exécutés en mode automatique.
Avec son martèlement constant, « I can’t believe in you » donne plutôt envie de partir en courant tout comme la reprise de Rainbow « Mistreated » englue l’auditeur dan un océan de guimauve.
Dans la dernière ligne droite déboulent « Stand 4 what U R » plus accrocheur, « Break the ice » victime des même lourdeurs avant un « D-train » marqué du sceau d’un heavy explosif.
En conclusion, « Eat the Heat » constitue un point d’inflexion majeur dans la carrière jusqu’alors bien tracée d’Accept.
Le remplacement de Dirkschneider par Reece pèse beaucoup sur le style beaucoup trop lissé et américanisé du groupe et lui fait perdre son originalité.
Beaucoup moins inspiré et original, Accept sonne donc à présent comme n’importe quel groupe de hard rock américain des années 80 et signe donc son autodestruction artistique.
Le phénix clouté saura-t-il renaitre de ses cendres ?

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 21:34
Heaven forbid (Blue oyster cult)

Mis complètement KO à la fin des années 80 en raison d’une baisse importante d’inspiration, Blue oyster cult tente en 1998 un retour complètement inattendu avec « Heaven forbid ».

L’écrivain John Shirley est alors embauché pour épauler les musiciens toujours férus de Science fiction et autre bizarreries occultes.

Nanti d’une pochette affreuse…ment ringarde, « Heaven forbid » surprend d‘entrée avec « See you in black » qui sonne comme un morceau de heavy metal compact et enlevé.

Le plus doux Buck Roeser prend ensuite la relève au chant pour un « Harvester moon » aux antipodes du titre précédent de par son approche pop-rock éthérée à souhait.

L’alternance avec Eric Bloom semble de mise puisque le leader de l’huitre bleue reprend les rênes sur « Power underneath despair » qui renoue par instant avec le souffle épique de la grande époque des années 70 par la qualité des riffs et le coté larger than life des refrains.

Difficile de trouver son rythme lorsque « X-ray eyes » funk-rock léger lui succède avec un Roeser toujours aussi pop/guimauve au chant.

Malgré son titre très heavy, de bonnes parties de guitare et la présence de Bloom, « Hammer back » manque légèrement de puissance pour écraser tout sous son impact.

Déroutant jusqu’au bout, le Blue osyter cult retrouve la magie créatrice des 70’s avec « Damaged » fantastique titre faisant la part belle aux claviers de Allen Lanier et aux rythmiques latinas évoquant le Carlos Santana des meilleurs heures.

On calme le jeu sur « Cold ray light of dawn » solide mi tempo illuminé par un Bloom inspiré au chant puis « Real life » à forte connotation country-rock.

Le style aérien de Roeser achève l’album sur un « Still burning » lourd et statique.

En conclusion, « Heaven forbid » constitue une agréable surprise d’un groupe qu’on pensait mort, enterré et remisé au rang des vieilles gloires des années 70.

Avec quelques pépites faisant revivre la magie des temps glorieux et un ensemble homogène à défaut d‘être génial, Blue oyster cult retrouve un peu de son lustre d’antan et livre un album de retour tout à fait honorable.

De quoi redonner du baume au cœur aux fans !

Heaven forbid (Blue oyster cult)
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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 20:36
Imaginos (Blue Oyster Cult)

En 1988, Blue Oyster Cult renoue avec son claviériste Allen Lanier et tente de briser la spirale infernale d’un lent déclin entamé depuis « Fire of unknown origins ».

« Imaginos » et sa pochette dark sont l’œuvre du batteur Albert Bouchard, auteur de la totalité de titres qu’il destinait à son album solo (!).

Faisant fi de tout préjugé et jetons nous sur « I m the one you warned me of » qui heureuse surprise voit un Eric Bloom inspiré poser sa voix de mâle dominant sur un tempo puissamment heavy metal.

On se prend donc à rêver du retour du grand BOC impérial des années 70, mais on revient vite sur terre avec « Les invisibles » qui malgré le jeu de guitare toujours ciselé des musiciens se révèle un mid tempo poussif et sans âme chanté par Buck Dharma.

Heureusement, « In the presence of another world » et ses six longues minutes font mouche dans le registre mélodique, travaillé, mystérieux et inquiétant des américains.

Avec ses refrains poussifs, « Del Rio’s song » tente d’insuffler sans grande réussite un nouvel élan rock ‘n’ roll.

Les influences horrifiques de l’album se font sentir avec « The siege and investiture of Baron Frankenstein’s Castle at Wesseira », qui derrière son titre imprononçable délivre une merveille heavy metal épique à la Dio avec la participation active de Joe Satriani à la guitare et de Joey Cerisano au chant.

Très habilement, le Blue Oyster Cult recycle un de ses plus grands tubes, « Astronomy » dans une version adoucie chantée par Dharma mais la magie s’essouffle sur le très mollasson et peu inspiré « Magna of illusion ».

Dans la fin du disque, « Blue Oyster cult » se fait sensuel et original sous la voix de Dharma tandis que « Imaginos » glisse sans imprégner l’auditeur.

En conclusion, « Imaginos » est une timide tentative de retour aux sources vers hard/heavy rock plus musclé mais le résultat demeure bien trop inégal, comme si le génie de Blue oyster cult s’était évaporé et ne ressurgissait que par éclipses, du reste plutôt agréables.

Mais malgré cette louable tentative, on obtient un résultat en demi teinte qui ne parviendra pas à remettre les américains sur les rails du succès.

Une seconde partie de carrière bien difficile donc

Imaginos (Blue Oyster Cult)
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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 16:46
Agents of fortune (Blue Oyster Cult)

Rien de tel qu’un été longtemps attendu pour enfin s’injecter de large doses de rock ‘n’ roll enflammé des années 70.

Sorti en 1976, « Agents of fortune » de Blue Oyster Cult se voit affublé d’une pochette particulièrement minable évoquant un Freddy Mercury adepte de tours de magie.

Si on parvient à dépasser cette faute de gout assez étonnante de la part d’un groupe aussi sensible à l’évocation d’une esthétique forte et mystérieuse, « This ain’t the summer of love » débute par un court, solide mid tempo doté de parties de guitares puissantes et d’un chant plutôt nasillard d’Eric Bouchard rappelant Alice Cooper.

On passe ensuite dans une ambiance countrysante plus relaxante avec « True confessions » écrit et chanté par le claviériste Eric Lanier qui fait donc la part belle à cet instrument.

Il faut attendre le troisième morceau pour découvrir un des plus grands tubes de Blue Osyter Cult, « Don’t fear the reaper » véritable chef d’œuvre mélodique et parfaite combinaison guitares/voix sortie du cerveau de Donald Roeser.

En contrecoup, la déception à l’écoute du très aérien et surchargé « E.T.I » d’autant plus forte…

Patti Smith vient poser quelques mots sur « The revenge of Vera Gemini » pour un résultat plutôt linéaire et moyen malgré toujours des parties de guitares plaisantes.

On reste dans la cohabitation terne et ennuyeuse avec Helen Wheels mariant sa voix avec le chant quelconque d’Albert Bouchard sur « Sinful love » puis avec celui d’Eric Bloom sur « Tatoo vampire » beaucoup plus musclé et viril.

Assez peu mis en valeur d’habitude, le bassiste Joe Bouchard a droit à son moment de gloire en interprétant « Morning final » plaisant en raison de ses mélodies travaillées puis la soporifique ballade finale « Debbie Denise », entrecoupés d’un « Tenderloin » aux expérimentations jazzy extrêmement originales.

En conclusion, « Agents of fortune » constitue une déception comparée aux merveilles que sont « Secret traities » et « Spectres ».

Partagé en de multiples compositeurs/interprètes du groupe, l’album se montre beaucoup trop timoré et doux, ce qui a pour effet de rogner les ailes de géant qui font le génie de Blue Osyter Cult.

Seul titre vraiment remarquable, « Don’t fear the reaper » permet au disque d’échapper de peu à un relatif anonymat…

« Agents of fortune » a donc toutes les caractéristiques d’un faux pas dans l’ascension sans faille des durs à cuirs américains durant les 70’s.

Agents of fortune (Blue Oyster Cult)
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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 21:07
Spectres (Blue Oyster Cult)

Quelques peu délaissée depuis quelques mois en ces colonnes, la musique reprend ses droits avec « Spectres » cinquième album des super hard rockers américains de Blue Oyster Cult.

Sorti en 1977, « Spectres » débute par un véritable classique/tube du répertoire « Godzilla » avec des riffs inspirés de Donald Roeser et surtout des refrains irrésistibles soutenus par des chœurs de tout le groupe.

Sa majesté Eric Bloom reprend le micro sur « Golden age of leather » qui bascule au bout de trois minutes d’un morceau plaisant à un morceau d’une puissance épique extraordinaire qui emporte tout sur son passage.

L’efficacité mélodique du Cult fait ses preuves avec « Death valley Kings » manquant sans doute un peu de mordant et de folie mais il est à vrai dire difficile de ne pas plier ensuite face à l’enchantement de « Searching for Celine » dégoulinant de classe.

Le BOC parait à vrai dire intouchable sur « Fireworks » tant le toucher magique de Roeser et la voix aérienne d’Albert Bouchard émeuvent jusqu’aux larmes.

La puissance parle ensuite avec « R.U ready to rock » autre nouveau tube parfaitement calibré avec ses refrains entrainants pour enflammer les stades.

On flirte langoureusement avec le commercial de « Celestial the queen » avec les claviers un tantinet trop présents d’Allen Lanier mais comment résister ensuite à la terrible efficacité de « Goin through the motion » ?

Plus de douceur et de feeling sur « I love the night » jolie petite ballade soyeuse avant « Nosferatu » un final aussi fascinant que mystérieux digne du meilleur du BOC.

En conclusion, « Spectres » est un album de haute volée comme la quasi-totalité des disques de Blue Oyster Cult des années 70.

Pas de faiblesses, une grande homogénéité et qualité sur les 10 titres réglementaires dont une bonne moitié de tubes… difficile de ne pas crier au génie face à des musiciens aussi talentueux et inspirés.

On en redemande bien sur !

Spectres (Blue Oyster Cult)
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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 21:40
Encyclopédie du hard rock des seventies (Denis Protat)

La musique toujours avec « Encyclopédie du hard rock des seventies » de Denis Protat.

Sorti en 2004 cet ouvrage est le résultat d’une passion, que dis je d’une folie comme seuls en sont capables les collectionneurs : recenser toutes les groupes de hard rock des années 70 dans un ouvrage encyclopédique classant les 1200 groupes et quelques 3600 disques associés.

L’exercice est périlleux et forcément soumis à controverse puisque il est particulièrement difficile d’arrêter des frontières temporelles et stylistiques strictes à un genre musical donné.

Mais c’est avec toute l’énergie de sa passion et un sens certain de l’analyse que Denis Protat s’est attelé à cette tache pharaonique.

Ici nous parlerons donc des styles dominants (car né) de l’époque, à savoir le hard rock progressif et ses multiples influences folk/jazz/classique, le hard psychédélique et sa volonté d’expérimentation (y compris au niveau des drogues) , le hard sudiste genre balisé fortement mâtiné de country ce style ultra populaire aux États-Unis et enfin le plus discutable heavy blues-rock traduisant simplement l’influence bluesy indéniable sur les premiers groupes de hard rock.

Ceci a donc l’air simple sur le papier, mais quand certains groupe de heavy metal, de punk-rock ou de hard-FM viennent s’inviter dans ce classement sur des critères finalement assez arbitraires, avouons que tout ceci se complique fortement.

L’encyclopédie se parcourt donc par ordre alphabétique avec le ou les styles abordés, la composition du groupe, la liste de tous les albums et même la cotation de quelques raretés pouvant ce négocier à pus de 1000 euros pièce.

On retrouve donc des légendes incontournables (dont certaines encore en activité de nos jours) considérées par l’auteur comme des intouchables : Ac/dc, Black sabbath, Deep purple, Judas priest, Led zeppelin, Scorpions, Van Halen, meme si certains d’entre eux comme The doors, The Who, ZZ top ou meme Queen sont plus généralement considérés comme des groupes de rock.

Certaines vieilles gloires recommandées malgré une orientation musicale ultérieure plus commerciale et donc moins intéressante comme : Aerosmith, Alice Cooper, Kiss ou les plus discutables Def leppard.

On retrouve très bien placés dans ce panthéon musical les grands guitar-heroes : Jimy Hendrix en tête pour son génie novateur multi styles, Santana pour son ouverture latino, les très bluesy Gary Moore, Jeff Beck, Johnny Winter et l’énergique Ted Nugent.

Plus critiquable est de trouver Iron-maiden et Saxon purs groupes de heavy metal des années 80 ou meme Motorhead qui incarna pour moi le trait d’union vers le speed-thrash de la décennie suivante.

J’ai été heureux de retrouver pour ma part certains groupes un peu moins connus mais que j’estime de premier plan comme Rainbow, Thin Lizzy, et relativement déçu du traitement reçu par The blue oyster cult ou The stooges, ce dernier étant certes plutôt affilié au mouvement punk.

Mais Protat place au dessus de tout son amour pour le rock sudiste, vouant une admiration sans borne pour Lynrid skynryd, Allman brothers band, Blackfoot, 38 special, Molly hatchet ou les beaucoup mois connus The Outlaws, Point blank, Hydra.

Plus que de se lancer à reculons dans la découverte d’un genre trop country pour mes oreilles, cet ouvrage m’a donné envie de m’intéresser plus en profondeur à des groupes que je connaissais déjà comme Budgie, Hawkwind, Jethro tull, Steppenwolf, Uriah heep, Midnight oil ou que j’ignorais complètement comme Grandfunk railroad, Wishbone ash, Quiet riot voir de redécouvrir les pionniers de talent comme Cream, Free, Yardbirds voir à la limite Bob Seger, Boston, Cactus, Foreigner ou Nazareth.

Les collectionneurs les plus affutés, se délecteront des innombrables formations hard progressives qui derrière Rush, King crimson, Toto, Iron butterly, Gentle giant se cachent pour quelques fois des carrières éclair faute de succès suffisant.

Mis à part Trust et les valeureux bien que trop peu méconnus Shakin street, les français sont les grands absents de cette encyclopédie qui met en lumière la richesse de la scène canadienne, allemande, argentine ou meme japonaise durant les années 70.

En conclusion, « Encyclopédie du hard rock des seventies » est un ouvrage captivant permettant de s’immerger dans la décennie la plus intéressante de toute l’histoire du hard rock, les années 60 pouvant revendiquer d’être celles du rock et de les années 50 du rock ‘n’ roll.

Meme si on peut critiquer une approche trop partiale en faveur du rock sudiste et des ajouts surprenants de groupes de heavy/speed, l’ouvrage demeure cependant une belle référence permettant aux amateurs passionnés de se plonger plus en détail dans les périodes les plus riches des plus grandes formations ou pour les plus courageux, aller traquer les raretés de groupes météorites, se négociant parfois à prix d’or.

A réserver donc aux fous de rock !

Encyclopédie du hard rock des seventies (Denis Protat)
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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 11:04
Suzi Quatro (Suzi Quatro)

Plongée dans le hard rock des origines forcément méconnu avec Suzi quatro, petit bout de femme italo-américaine qui bouleversa les canons du genre en montant un groupe percutant au début des années 70.

En 1973, le chanteuse-bassiste embauche le guitariste Len Tuckey, le batteur Dave Neal et le pianiste Alstair Mc Kenzie tous rencontrés à Londres capitale du rock à cette époque et sort son premier album éponyme.

La pochette forcément vintage montre une caricature de rockers chevelus à l’exception du personnage central, une jeune femme en jeans-blousons de cuir montrant une belle détermination dans le regard.

Dès « 48 crash » le ton est donné avec un hard rock tonique et abrasif sur lequel la chanteuse n’hésite pas à hurler des refrains redoutables.

Hyper entrainant, « 48 crash » lance à merveille « Glycérine queen » mid tempo certes moins puissant mais néanmoins efficace avec son tempo solide.

« Shine my machine » continue sur la même voie en lorgnant encore davantage vers une pop rock plus accessible en laissant une place prépondérante au piano de Mc Kenzie.

Le groupe se montre toujours à son aise sur « Official suburban superman » sur lequel le chant tranchant de Suzi fait mouche mais c’est avec la reprise des Beatles « I wanna be your man » version punk-rock puis le lourd, sensuel et rampant « Primitive love » que Suzi marque avec bonheur sa différence.

Hommage ensuite au rock ‘n’ roll vintage des années 50 avec « All shook up » d’Elvis Presley prolongé de l’excellent groove de « Sticks and stones ».

En plein bonheur, l’auditeur découvre ensuite « Skin tight skin » fausse ballade fiévreuse aux refrains enivrants mais véritable perle musicale.

Passages obligés (mais néanmoins pénibles) sur les blues-rock de « Get back Mama » et « Rock moonbeam » qui permettent néanmoins de mettre en valeur le jeu étendu de Tuckey puis réveil en fanfare avec une nouvelle reprise terrible du « Shakin all over » de Johnny Kid.

Suzi Quatro termine aussi fort qu’elle a commencé avec « Can the can » mid tempo aux refrains en titane sur lequel la belle hurle à s'en décrocher la machoire.

En conclusion, « Suzi Quatro » n'est pas le nom d'une Audi des années 80, ou « Can the can » un précurseur du « Win the yes» de Jean-Pierre Raffarin, mais est un petit bijou qui ne pourra que combler de bonheur les amateurs de rock musclé construit sur des bases rock ‘n’ roll et blues.

Malgré sa jeunesse, le groupe démontre une maitrise impressionnante des standards qu’il adapte avec aplomb à son propre style.

Le talent des musiciens notamment du très bon guitariste rock Tuckey est mis au service de la chanteuse dont la voix stridente et la forte présence crèvent les oreilles par leur évidence.

La carrière de Suzi Quatro en tant que groupe de rock durera moins de dix ans avant que la chanteuse n’aborde d’autres genres plus grand public, comme la comédie musicale (!).

Raison de plus pour apprécier ce petit bijou de hard féminin capable de rendre des points aux Ac/Dc des débuts…vous avez dit "cock rock" ?

Suzi Quatro (Suzi Quatro)
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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 15:28
The book of Taliesyn (Deep purple)

Beaucoup moins connu que son prédécesseur, « The book of Taliesyn » est le second premier album de Deep purple.

Sorti en 1968 ce qui équivaut à la Préhistoire aujourd’hui « The book of Taliesyn » s’inscrit dans une période durant laquelle Rod Evans était au chant et Nick Sniper à la basse, en lieu et place des membres les plus emblématiques qui feront la renommée du groupe : Ian Guillian et Roger Glover.

Avec son étrange pochette évoquant les obsessions médiévo-celtiques de Ritchie Blackmore, « The book of Taliesyn » débute par « Listen, learn, read on » qui malgré son tempo rapide et son chant relativement agressif pour l’époque est desservi par une production bien trop faiblarde faisant sonner la batterie de Ian Paice comme une claque de moucheron.

Malgré ces défauts rédhibitoires on remarquera déjà l’originalité du chant d’Evans et les refrains d’une implacable efficacité.

L’instrumental suivant, « Wring that neck » met en avant le fantastique toucher de Ritchie Blackmore à la guitare et lance « Kentucky woman » morceau doté d’un groove fantastique sur lequel Evans démontre qu’il était également un chanteur de très bon niveau.

La gifle se poursuit sur le quatrième morceau « Exposition/We can work out » explosion musicale sur laquelle le génie de Jon Lord communie avec la guitare de Blackmore et le style vocal très typé années 60 d’Evans.

Après plus de sept minute de folle créativité et plaisir, le groupe plus de calme avec le mid tempo agréable « Shield » enchainé de la ballade doucereuse un tantinet ringarde « Anthem » qui permettent de reprendre ses esprits.

Pour clore ce second disque Ovni, Deep purple termine par « River deep, mountain high », incroyable délire de plus de dix minutes sur lequel l’auditeur passe par un multitudes d’univers musicaux emplis de pure magie.

En conclusion, bien que sans aucune comparaison avec « Machine head »,
« The book of Taliesyn » n’en est pas moins un album méconnu et passionnant car totalement débridé et différent sur le plan de la créativité artistique.

Même sans la puissance brutale de Gillian au chant, la musique crée par Blackmore/Lord suffit à ensorceler l’auditeur surtout que Rod Evans remplit plus que largement son office dans son style propre.

Rien à jeter donc sur ce disque des années 60 qui mérite largement d’être exhumé des discothèques réelles ou virtuelles, pour le plus grand plaisir des oreilles.

Talent, ambition, détermination semblaient décidément bien présent dès les premiers pas de Deep purple…

The book of Taliesyn (Deep purple)
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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 14:12
Machine head (Deep purple)

Aussi incroyable que cela puisse paraitre, « Machine head » peut être l’album le plus connu de Deep purple n’avait jamais été chroniqué dans ces colonnes, aussi fallait il en ce jour marquant de la mort de la rock star Lemmy Kilmister, rendre cet hommage au rock 'n' roll.

Deux ans seulement après le choc déjà terrible de « In rock », les Anglais sortent cet album à la pochette psyché-métallique aujourd’hui devenu culte.

En guise d’introduction c’est bel et bien « Highway star » qui vient assommer l’auditeur pour l’écriture d’une nouvelle définition du style hard/heavy, avec tempo rapide, riffs durs et chant agressif et poussées vocales éruptives dans les aigus pour produire ce nouveau son révolutionnaire.

Pour se remettre de l'impact initial, on revient à du plus classique avec un blues chaloupé « Maybe I’m a leo » grandement rehaussé par la voix magique de Ian Guillian puis insuffle une belle dynamique au magnifique « Pictures of home » sur lequel on se régale aussi bien du toucher de Ritchie Blackmore que des effets de claviers de Jon Lord.

Le charme continue d’opérer sur « Never before » titre mineur et un peu étrange combinant mélodie et juste ce qu’il faut d’énergie rock pour ne sombrer dans le mièvre.

Puis Deep purple produit ce qui sera son titre le plus connu, « Smoke on the water » entré dans l’histoire en raison de son célébrissime riff de guitare made sorti des aciéries Blackmore and Co.

En pleine créativité débridée, le groupe se fait plaisir sur « Lazy » virevoltant quasi instrumental de plus de sept minutes sur lequel Guillian ne fait qu’une court mais explosive prestation.

Il est alors temps d’aborder la dernière ligne droite du disque composée de « Space truckin » autre bombe hard rock à la puissance irrésistible faisant écho au « Highway star » introductif.

En conclusion, souvent résumé à tort à l‘unique « Smoke on the water », « Machine head » est un album culte et l’un des meilleurs de hard rock des années 70 qui soient.

Court, homogène et doté d’une belle qualité, il peut aisément se laisser écouter en boucle toute une journée durant.

Derrière le talent incroyable du trio Gillian-Blackmore-Glover se crée un son unique, créatif, brillant mais aussi parfois puissant et agressif.

Plus de quarante ans après sa sortie, « Machine head » demeure une référence musicale phare des années 70 et un monument incontournable pour tout amateur de rock music.

Machine head (Deep purple)
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