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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 15:55

Alors que la sortie du prochain album d’Alice Cooper s’annonce imminente, retour sur le dernier en date à ce jour, « Welcome 2 my nightmare » sorte d’hommage-clin d’œil au disque considéré comme l’un de ses chefs d’œuvre sorti en 1975.
Nous sommes en 2011 et Alice alors en perte de vitesse après un « Along came a spider » bien fatigué renoue avec Bob Erzin le fameux producteur-mentor de l’époque mais également des membres du groupe original : Michael Bruce, Dennis Dunaway, Neal Smith.
Le premier morceau, « I am made of you » est une véritable surprise, totalement différente de tout ce qu’à déjà sorti Alice récemment avec un titre puissant, mélodique et très abouti.
En comparaison, « Caffeine » parait plus poussif avec ses refrains laborieux.
Après l’interlude « The nightmare return » très réussie avec son ambiance de film d’horreur, retour à un rock ‘n’ roll plus direct et sain sur « Runaway train » puis au cabaret de « Last man on earth ».
Alice se fait très tapineur-racoleur sur « The congregation » trop calibré hard-FM et laisse plus que perplexe sur le très soft « I’ll bite your face off ».
Le ton vire à la farce sur « Disco bloodbath boggie fever » parodie grossière de la dance music qu’aurait pu mal prendre la chanteuse Kesha également invitée sur le disque.
Rock ‘n’ roll festif et bon esprit sur « Ghouls gone wild » puis assommante ballade de rigueur sur « Something to remember me by ».
Alice change de ton sur « When hell comes » pour un résultat se voulant ténébreux complètement raté, tente de faire le jeune dans le coup sur « What baby wants » en duo avec la petite Kesha, se vautre dans la pop fadasse sur « I got get outta there » pour finir son vautrage sur un instrumental lourdingue digne du générique de « Champs Elysée », « The underture ».
En conclusion, « Welcome 2 my nightmare » était au départ une tentative maligne de surfer sur la vague de la nostalgie pour rameuter d’anciens fans afin de faire du jeune avec du vieux…
Pour autant, passé l’attrait de la curiosité et un premier morceau très prometteur, le soufflet se dégonfle assez rapidement et n’offre rien ou presque de la magie du disque de 1975 malgré la présence d’Erzin, d’anciens comparses de la star et de quelques jeunes poussses de la musique « jeune ».
Après avoir donc balayé cet été la quasi-totalité de la carrière studio d’Alice Cooper, je me sens donc en mesure d’établir une première partie la plus intéressante comprise entre 1969 et 1975 avec une musique ambitieuse, excentrique, variée et sombre, avant de connaitre un énorme passage à vide marqué par des tentatives assez pitoyables de coller aux modes notamment disco…
Paradoxalement cette carrière studio marquée par plus de bas que de hauts connaitra quelques embellies notables, notamment un virage hard FM (« Trash ») et industriel courageux (le duo « Brutal planet »/ « Draggontown »)…
Mais globalement, Alice Cooper restera pour moi le groupe des classiques des années 70 et des prestations shock-rock live, le reste n’étant largement que foutaises comme ce dernier opus en date, assez pitoyable de la papy-star !

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 19:17

Malgré le poids des ans, Alice Cooper continue sa carrière et réussit à sortir en 2008 un « Along came a spider » à la pochette sombre et minimaliste.
Une nouvelle fois la star fait le ménage dans son groupe, ne gardant que les fidèles Eric Singer et Chuck Garric à la batterie et à la basse, tandis que Jason Hook et Keri Kellie ont pris le manche aux guitares.
« Along came a spider » commence bizarrement par « Prologue/I know where you live », mid tempo linéaire bien faiblard pour une entrée en matière.
Lui emboitant le pas « Vengeance is mine » et « Wake the dead » rattrapent un peu la faiblesse des riffs de ce premier jet mais ne parviennent pas à injecter la puissance nécessaire pour passionner.
Il faut attendre le quatrième morceau « Catch me if you can » pour enfin voir l’album décoller avec un titre rapide et plaisant avant de rentrer dans le rang sur « In touch with your feminine side » sur lequel Alice ne force pas vraiment sur son talent.
Malgré une certaine fluidité , « Wrapped in silk » pêche par les mêmes défauts : tempo léger, production faiblarde et refrains passe partout et il serait bien illusoire d’attendre une quelconque embellie de la ballade « Killed by love » malgré des effets vocaux travaillés assez originaux.
On sombre ensuite dans la médiocrité absolue pour ne pas dire plus, de « I’m hungry » et « The one that got away » titres sans construction ni âme et souhaite ardemment en terminer avec cet exercice bien pénible.
Une power ballade insipide « Salvation » plus loin et on débouche sur cette fin tant attendu « I am the spider/Epilogue » meilleur morceau du disque en raison de son atmosphère puissante et vénéneuse.
En conclusion, ne nous faisons pas d‘illusion, « Along came a spider » est un mauvais album sentant le gros coup de mou voir la maison de retraite pour les moins indulgents.
Alice y parait en effet fatigué, sans énergie ni inspiration et ne parvient pas à rééditer le coup de bluff de « Dirty eyes » qui avait pour lui le mérite de l’audace et de la variété.
Morne, lent et très ennuyeux, « Along came a spider » ne fera pas date dans la carrière du chanteur et pourra rapidement être oublié/effacé.

 

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 20:34

En 2005, Alice Cooper continue avec une belle régularité de tenir le cap malgré un âge déjà avancé et sort « Dirty diamonds » à la pochette cheap bien similaire à celle de l’album précédent.
Comme d’habitude, l’essentiel du groupe a été remercié à l’exception du guitariste Ryan Roxie épaulé ici par Damon Johnson et Chuck Garric.
On commence fort par « Woman of mass distraction » titre puissant aux refrains entrainants digne par sa stature d’hymne de figurer dans le best of d’Alice puis tombe dans un registre plus doux sur « Perfect » qui puise intelligemment dans les racines du rock ‘n’ roll old school pour lui conférer cette tonalité si agréable à l’oreille.
Lui emboitant le pas, « You make me wanna » fonctionne diablement bien avec toujours cette très bonne vibe rock ‘n’ roll que ne renieraient pas les Rolling Stones.
On passe la vitesse supérieure avec « Dirty diamonds » implacable morceau heavy metal qui écrase tout sur passage de ses riffs dominateurs pour mieux être pris à revers par « The saga of Jesse Jane » magnifique ballade sur fond de musique western.
Difficile en revanche de se passionner pour « Sunset babies » pop rock countrysante ni pour « Pretty ballerina » douce friandise sucrée…
Malgré son titre prometteur, « Run down the devil » est plutôt un mid tempo souple qu’une véritable déflagration tout comme « Steal that car » fait agréablement taper du pied sans renverser de sa chaise.
Une fois n’est pas coutume, Alice se montre plus à son aise sur les deux ballades,
« Six hours » délicate et originale, « Zombie dance » et son harmonica vintage, entrecoupées d’une pincée de hard  ‘n’ roll « Your worst ennemy ».
Enfin, en bonus, au risque de choquer les puristes, la vieille canaille s’acoquine avec le rapper Xzibit pour sortir « Stand » avec un mariage gangsta rap metal plutôt réussi.
En conclusion, « Dirty diamonds » est sans doute un album aussi protéiforme que « The eyes of Alice Cooper » mais le mélange s’avère cette fois beaucoup mieux dosé et réussi.
Plus travaillé et abouti malgré sa prise de risque importante (en effet il fallait oser faire cohabiter rock stonien, heavy, ballades western et gangsta rap dans un seul et même disque !), « Dirty eyes » un album surprenant et de bonne qualité globale, montrant les ressources dont est capable un vieux serpent roublard ! 

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 19:47

Toujours aussi versatile et imprévisible, Alice Cooper délaisse le metal industriel du début des années 2000, sans doute écœuré par son overdose de Ramstein et revient en 2003 à plus de classicisme avec « The eyes of Alice Cooper » à sa pochette façon bandit masqué !
D’entrée, la nouvelle formation à laquelle seusl survivent le guitariste Eric Dover et le batteur Eric Singer, fait preuve d’une certaine efficacité avec « What do you want from me » titre rapide aux refrains enlevés.
Cette approche accrocheuse flirtant avec le hard FM se confirme avec « Between high school and old school » formidablement habile et entrainant.
Alice tire un peu trop sur la ficelle sur « Man of the year » qui sonne comme les groupes punk pop/rock de l’époque et cette orientation radio se confirme sur « Novocaïne » aussi fadasse qu’un café d’un drive in américain.
Un saxophone et des chœurs lourdingues sont appelés en renfort sur « Bye bye baby » bien poussif avant de plonger à pic sur « Be with you a while » une nouvelle ballade dégoulinante de mièvrerie.
Retour à un rock un peu plus pugnace avec « Detroit city » bel hommage festif à cette ville si rock ‘n’ roll puis à un son plus heavy et torturé sur « Spirit rebellions ».
Fidèle à sa réputation, Alice joue sur les ambiances menaçantes de « This house is haunted »  puis revient à la lumière sur « Love should never feel like this » à la pop très lisse avant d’endormir tout le monde sur la berceuse « The song that didn’t rhyme ».
Dans la dernière ligne droite, «  I’m so angry »,  une fusée heavy surgit alors des ténèbres pour venir enfin puncher l’auditoire avant « Backyard brawl » horriblement lourd et maladroit.
En conclusion, « The eyes of Alice Cooper » et un album étrange, véritable fourre tout indigeste d’un chanteur en panne d’inspiration.
Alors que sa première partie laisse à penser une orientation plutôt hard FM inégale, le disque tente brièvement de surfer sur le courant pop/punk avant de mixer heavy et ballades atroces.
Sans queue ni tête, ce disque marquant une nouvelle mue du vieux serpent laisse augurer d’un XXIème siècle augurant bon la décadence ! 

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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 19:29

Toujours aussi impressionnant en terme de productivité, Alice Cooper continue de sortir un album par an à ses débuts, l’année 1971 voyant même deux disques sortir coup sur coup !
Le premier d’entre eux « Love it to death » à la pochette glam au possible, débute avec « Caught in a dream » mid tempo soft qui roule tranquillement sa bosse sans faire de vague et ne permet pas de présager de l’impact  de « I’m eighteenn »
 , fantastique tube transgénérationel entré au panthéon du répertoire d’Alice et de la musique rock en général.
Difficile après un tel choc musical de continuer, pourtant « Long way to go » remplit fort bien son office avec un hard rock solide et compact.
Ensuite, le groupe se montre plus audacieux sur « Black juju » morceau sombre à l’atmosphère ésotérique envoutante débouchant sur un déchainement instrumental paroxysmique.
Après un « It’s my body » combinant chant puissant et riffs de qualité viennent « Hallowed be my name » vif et animé puis « Second coming » qui sonne très opéra rock et lance la power ballade « Ballad of Dwight fry » elle aussi très théâtrale avec un phrasé très varié du chanteur.
Le final « Sun rise » est lui marqué par un bel équilibre entre refrains entrainants et très belles parties de guitares.
En conclusion « Love it to death » est un album carrefour dans la carrière d’Alice Cooper avec une orientation plus hard rock que purement psychédélique même si ce hard est toujours teinté d’un aspect théâtral et baroque très marqué.
Au fait de leur art, les musiciens ne livrent ici que des composition d’un grande qualité et variété, la palme revenant cependant au tube « I’m eighteenn » et à l’impressionnant « Black juju ».
Incontournable donc dans la discographie du maitre, ne serait ce que pour ces deux bombes !

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 15:46

Seulement à peine une année après la sortie de son premier album sort « Easy action » d’Alice Cooper.
Nous sommes en 1971 et l’entrée en matière de « Mr and Mrs Misdemeanor » se fait plutôt timide malgré la voix rauque d’Alice, « Shoe salesman » qui lui emboit le pa versant plutôt dans la pop éthérée.
Plus d’audace, d’agressivité et surtout un son de guitare plus lourd dans « Still no air » puis une ballade psychédélique haute en couleurs du plus bel effet « Below your means » montrant le talent de la paire guitaristique Michael Bruce/Glen Buxton.
L’intensité monte ensuite de plusieurs crans sur « Returns of the spiders » authentique morceau de hard rock avant de redescendre vers la vallée plus calme de « Laughing at me » paisible ballade doucereuse avec toujours des parties de guitares ciselées.
On se régale sur « Refrigerator heaven » vif et inspiré puis retrouve le coté plus pop mélodique de la musique du groupe avec « Beautiful fly away » avant un « Lay down and die, goodbye » aussi délirant que plaisant truffé de bruitages étranges.
En conclusion , « Easy action » est plutôt une bonne surprise compte tenu de son âge vénérable et délivre un rock hard psyché teinté de pop des plus intéressants.
Très inspiré, Alice Cooper lâche la bride à sa créativité et laisse la part belle aux guitares, remarquables de qualité ici sur les parties instrumentales très réussies.
Même si on est loin du hard dark et violent de la suite, ce second album excentrique et brillant se laisse déguster sans modération !

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 08:19

Après avoir surfé non sans opportunisme et talent sur la mode du hard FM au début des années 90, Alice Cooper encaisse la suite avec la montée en puissance du mouvement grunge qui met à mal les vieilles gloires comme lui.
Mais ayant toujours de la ressources, il sort en 1994 « The last temptation » avec un groupe une nouvel fois remanié de fond en comble : Dan Wexler (guitare), Greg Smith (basse), David Vosikkinen (batterie), John Purdell et Derrick Sherinian (claviers).
Avec sa pochette arty plus sombre et chargée signée Neil Gaiman, « The last temptation » débute pas « Slideshow » mid tempo rock ‘n’ roll très Rolling stones qui sonne de manière plutôt agréable.
Ce ton épuré et calme loin de la grosse artillerie des précédents disques se fait sentir sur « Nothing’s free » titre lui aussi fluide, léger et sympathique.
On monte d’un cran avec « Lost in america » véritable hymne aux refrains fracassants, digne par son impact de figurer dans le top 10 des meilleures chansons écrites par Alice Cooper.
La qualité est toujours au rendez-vous sur « Bad place alone » morceau inspiré, sinueux et grungy, cette dernière influence se faisant particulièrement criante sur « You’re my temptation », ressemblant à du Alice in Chains recyclé.
Quitte à basculer dans le Grunge, autant s’entourer des meilleurs, c’est pourquoi faisant jouer son carnet d’adresses, Alice s’attache la présence vocale de Chris Cornell sur « Stolen prayer » ballade de bonne facture sans atteindre des niveaux transcendants puis sur « Unholy war » pourtant bien à la peine.
On traverse « Lullaby » en état de somnambulisme, et encaisse deux ballades plutôt réussies pour finir « It’s me » aux accents Stoogiens et « Cleansed by fire » plus sombre et torturée.

En conclusion, Alice Cooper sera sans doute taxé d’opportuniste et de toujours en retard d’une guerre sur « The last temptation » qui opère un virage à 180° pour délaisser brutalement le hard FM tapageur pour venir braconner sur les terres du Grunge.
Cette cure de sobriété, de simplicité et d’une certaine noirceur fait du bien à Alice qui rend sa musique plus digeste mais passé une première partie de bonne qualité, « The last temptation » révèle ses limites en patinant quelques fois sur place.
Album inégal, le cul entre deux chaises, « The last temptation » n’en contient pas moins des compositions de qualité qui en font une curiosité non déplaisante à découvrir pour les plus aventureux d’entre vous ! Six ans après ce sera une nouvelle mue vers le métal industriel sur « Brutal planet », complètement fou ?

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 22:08

Partie intégrante de la doublette « magique » du début des 90’s, « Hey stoopid » et sa pochette flashy ultra créative voient le jour en 1991.
Avec Steph Burns à la guitare, Hugh Mc Donald à la basse, Mickey Curry à la batterie mais surtout une pléiade de guests pour l‘essentiel des pointures de la guitares comme Joe Satriani/Steve Vai/Slash/Mick Mars,  « Hey stoopid » débute par son titre éponyme, énorme claque de hard-FM propre à déboulonner à l’aide d’un clip magnifique très fête foraine et l‘aide de Satriani, les charts du monde entier.
Si « Love is a loaded gun » se montre enthousiasmant avec ses refrains d’excellente facture, « Snakebite » fait un peu retomber le soufflet malgré sa puissance.
Décidément peu à l’aise dans cet exercice, Alice s’enterre avec une ballade « Burning our bed » surnage dans le médiocre « Dangerous tonight » pourtant coécrit avec un Desmond Child qu’on a connu plus inspiré puis plonge à pic sur l’horrible ballade « Might as well be on Mars ».
Heureusement les copains sont là, Steve Vai surtout pour apporter son groove sur « Feed my Frankenstein » du reste mid tempo aux refrains assez irritants mais ceci ne suffit pas à arracher « Hurricane years » et « Little by little » à un océan d’ennui pour le premier et de nullité pour le second.
Au cas ou on l’auditeur n’en aurait pas reçu assez, une troisième ballade merdique vient le poignarder dans le dos « Die for you ».
Qu’attendre alors de cette fin de disque si ce n’est qu’elle soit rapide ? Malgré ses riffs et son ton dur, « Dirty dreams » ne décolle pas vraiment et le doucereusement pop « Win up toy » berce gentiment.
En conclusion, après la déferlante « Trash », « Hey stoopid » est une sacrée descente à pic, la qualité de la musique d’Alice Cooper bien que soutenu par une tripotée de guitaristes stars sombrant dans des abimes de médiocrité.
Album d’un, deux voir trois titre si on inclut « Feed my Frankenstein », « Hey stoopid » est dont le succès commercial se montre pour moi largement surestimé pour ne pas dire surestimé.
Alice n’ayant pas vu venir la montée du Grunge, la chute n’en sera que plus lourde et on peut considérer ce second disque de hard FM comme la fin de la courte mais lucrative embellie commercial du chanteur-star.

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 21:15

Sorti en 1989, « Trash » est un peu le « Final Countdown » ou le « Black album » d’Alice Cooper, l’énorme succès commercial qui aux yeux du grand public éclipsera tout le reste, sans nul doute bien à tort quand on connait l’immense variété de la carrière du chanteur.
Ici, Desmond Child célébrissime producteur et véritable « hit maker » prend les manettes, John Mc Curry (guitare), Hugh Mc Donald (basse), Bobby Chouinard (batterie) et Paul Chitten (claviers) renouvelant officiellement la structure du groupe, même si dans les faits d'impressionnants guests sont appelés à la rescousse : Aerosmith, Bon Jovi et Joan Jett.
Dès le début « Trash » place son tube, sa pièce maitresse « Poison » chef d’œuvre de hard-FM dont le clip truffé de top modèles persécutant notre bonne vieille canaille, tournant en boucle sur MTV contribua pour beaucoup au succès commercial de l’album.
A peine remis du choc de « Poison » surgit « Spark in the dark » dont la puissance canalisée et les gros refrains carrés font mouche sans coup férir.
Partant à l’assaut des radios US, Alice sonne comme Bon Jovi sur « House of fire » et cela n’est sans doute pas un mal au vu du résultat, même si « Why trust you » se repose sur une certaine facilité.
Vous avez demandé une ballade ? Elle arrive toute chaude sortie du four, « Only my hart talkin » d’une niaiserie absolue, confirmant le peu de talent d’Alice dans ce domaine..
Fort heureusement, Alice remet les gaz sur « Bed of nails » second grand hit de l’album, à un degré moindre cependant que l’inégalable « Poison ».
Dans son registre également très hard-FM, « This maniac’s in love with you » est un pur bijou et à ses cotés, le très poussif « Trash » fait plutôt pale figure malgré la dextérité guitaristique de Jack Johnson.
Ceci est vite oublié, tant la power ballade « Hell is living without you » écrase tout sur son passage lançant à la perfection « I’m your gun » ultime décharge flamboyante d’un disque majeur.
En conclusion, n’écoutez pas le éternels pisse-froids, grincheux et adeptes du « C’était mieux avant », « Trash » est un excellent album de hard rock/hard FM qui mérite largement sa réputation et ses deux millions de ventes.
Très bien écrit, sans grand défaut si ce n’est l’affreuse ballade de circonstance et le très moyen titre éponyme, « Trash » est un véritable rouleau compresseur écrasant tout sur passage par son homogénéité, sa puissance et sa tripotée de tubes au dessus desquels trônent « Poison » et « Bed of nails ».
Revenu en grâce à l’égal d’Aerosmith ou Bon Jovi, Alice Cooper peut donc attaquer les années 90 gonflé à bloc !

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 22:00

Une année après un retour aux muscles avec « Constrictor » Alice Cooper semble vouloir rattraper le temps perdu et enchaine avec la même équipe en 1987 avec « Raise your fist and yell » à la pochette des plus basiques/caricaturales qui devait sans doute séduire les adolescents des années 80.
On débute avec « Freedom » idéal pour ouvrir le disque avec son hard rock nerveux, son solo limpide du body-buildé Kane Roberts et ses refrains fédérateurs.
Après une entrée en matière aussi cinglante, on enchaine avec « Lock me up » énergique à défaut d’être réellement original.
Alice fait feu de tout bois avec « Give the radio back » avec ses gros refrains bien carrés, puis connait moins de réussite sur « Step on you » plutôt ennuyeux et « Not kind of love » lourd et maladroit.
En ralentissant un tantinet le rythme, « Prince of darkness » tente de briser cette dynamique un peu stéréotypée sans se montrer totalement au niveau d’un hit du grand Alice.
On passe ensuite du surgonflé sans intérêt « Time to kill » au franchement mauvais « Chop, chop, chop » et ses refrains débiles avant d’aborder la dernière ligne droite composée de la ballade pleurnicharde de rigueur « Gail » et  d’un « Roses on white lace » superbe par son heavy metal sombre et puissant.
En conclusion, « Raise your fist and yell » est l’album de la continuité entre « Constrictor » et la doublette très controversée mais pourtant à fort succès « Trash »  /« Hey stoopid » qui inaugureront en fanfare les années 90 en replaçant Alice au sommet des hits parades et des diffusions sur MTV.
Disque hard rock puissant sans grand fioriture mais également prise de risque ou originalité, « Raise your fist and yell » est un album surestimé dont seuls 2 ou 3 titres sortent réellement du lot, le reste confinant au pilotage automatique absolu.
A réserver donc aux fans les plus indécrottables de la star, qui à l’orée des années 90 semble toutefois reprendre du poil de la bête !

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