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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 20:34

En 2005, Alice Cooper continue avec une belle régularité de tenir le cap malgré un âge déjà avancé et sort « Dirty diamonds » à la pochette cheap bien similaire à celle de l’album précédent.
Comme d’habitude, l’essentiel du groupe a été remercié à l’exception du guitariste Ryan Roxie épaulé ici par Damon Johnson et Chuck Garric.
On commence fort par « Woman of mass distraction » titre puissant aux refrains entrainants digne par sa stature d’hymne de figurer dans le best of d’Alice puis tombe dans un registre plus doux sur « Perfect » qui puise intelligemment dans les racines du rock ‘n’ roll old school pour lui conférer cette tonalité si agréable à l’oreille.
Lui emboitant le pas, « You make me wanna » fonctionne diablement bien avec toujours cette très bonne vibe rock ‘n’ roll que ne renieraient pas les Rolling Stones.
On passe la vitesse supérieure avec « Dirty diamonds » implacable morceau heavy metal qui écrase tout sur passage de ses riffs dominateurs pour mieux être pris à revers par « The saga of Jesse Jane » magnifique ballade sur fond de musique western.
Difficile en revanche de se passionner pour « Sunset babies » pop rock countrysante ni pour « Pretty ballerina » douce friandise sucrée…
Malgré son titre prometteur, « Run down the devil » est plutôt un mid tempo souple qu’une véritable déflagration tout comme « Steal that car » fait agréablement taper du pied sans renverser de sa chaise.
Une fois n’est pas coutume, Alice se montre plus à son aise sur les deux ballades,
« Six hours » délicate et originale, « Zombie dance » et son harmonica vintage, entrecoupées d’une pincée de hard  ‘n’ roll « Your worst ennemy ».
Enfin, en bonus, au risque de choquer les puristes, la vieille canaille s’acoquine avec le rapper Xzibit pour sortir « Stand » avec un mariage gangsta rap metal plutôt réussi.
En conclusion, « Dirty diamonds » est sans doute un album aussi protéiforme que « The eyes of Alice Cooper » mais le mélange s’avère cette fois beaucoup mieux dosé et réussi.
Plus travaillé et abouti malgré sa prise de risque importante (en effet il fallait oser faire cohabiter rock stonien, heavy, ballades western et gangsta rap dans un seul et même disque !), « Dirty eyes » un album surprenant et de bonne qualité globale, montrant les ressources dont est capable un vieux serpent roublard ! 

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 19:47

Toujours aussi versatile et imprévisible, Alice Cooper délaisse le metal industriel du début des années 2000, sans doute écœuré par son overdose de Ramstein et revient en 2003 à plus de classicisme avec « The eyes of Alice Cooper » à sa pochette façon bandit masqué !
D’entrée, la nouvelle formation à laquelle seusl survivent le guitariste Eric Dover et le batteur Eric Singer, fait preuve d’une certaine efficacité avec « What do you want from me » titre rapide aux refrains enlevés.
Cette approche accrocheuse flirtant avec le hard FM se confirme avec « Between high school and old school » formidablement habile et entrainant.
Alice tire un peu trop sur la ficelle sur « Man of the year » qui sonne comme les groupes punk pop/rock de l’époque et cette orientation radio se confirme sur « Novocaïne » aussi fadasse qu’un café d’un drive in américain.
Un saxophone et des chœurs lourdingues sont appelés en renfort sur « Bye bye baby » bien poussif avant de plonger à pic sur « Be with you a while » une nouvelle ballade dégoulinante de mièvrerie.
Retour à un rock un peu plus pugnace avec « Detroit city » bel hommage festif à cette ville si rock ‘n’ roll puis à un son plus heavy et torturé sur « Spirit rebellions ».
Fidèle à sa réputation, Alice joue sur les ambiances menaçantes de « This house is haunted »  puis revient à la lumière sur « Love should never feel like this » à la pop très lisse avant d’endormir tout le monde sur la berceuse « The song that didn’t rhyme ».
Dans la dernière ligne droite, «  I’m so angry »,  une fusée heavy surgit alors des ténèbres pour venir enfin puncher l’auditoire avant « Backyard brawl » horriblement lourd et maladroit.
En conclusion, « The eyes of Alice Cooper » et un album étrange, véritable fourre tout indigeste d’un chanteur en panne d’inspiration.
Alors que sa première partie laisse à penser une orientation plutôt hard FM inégale, le disque tente brièvement de surfer sur le courant pop/punk avant de mixer heavy et ballades atroces.
Sans queue ni tête, ce disque marquant une nouvelle mue du vieux serpent laisse augurer d’un XXIème siècle augurant bon la décadence ! 

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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 19:29

Toujours aussi impressionnant en terme de productivité, Alice Cooper continue de sortir un album par an à ses débuts, l’année 1971 voyant même deux disques sortir coup sur coup !
Le premier d’entre eux « Love it to death » à la pochette glam au possible, débute avec « Caught in a dream » mid tempo soft qui roule tranquillement sa bosse sans faire de vague et ne permet pas de présager de l’impact  de « I’m eighteenn »
 , fantastique tube transgénérationel entré au panthéon du répertoire d’Alice et de la musique rock en général.
Difficile après un tel choc musical de continuer, pourtant « Long way to go » remplit fort bien son office avec un hard rock solide et compact.
Ensuite, le groupe se montre plus audacieux sur « Black juju » morceau sombre à l’atmosphère ésotérique envoutante débouchant sur un déchainement instrumental paroxysmique.
Après un « It’s my body » combinant chant puissant et riffs de qualité viennent « Hallowed be my name » vif et animé puis « Second coming » qui sonne très opéra rock et lance la power ballade « Ballad of Dwight fry » elle aussi très théâtrale avec un phrasé très varié du chanteur.
Le final « Sun rise » est lui marqué par un bel équilibre entre refrains entrainants et très belles parties de guitares.
En conclusion « Love it to death » est un album carrefour dans la carrière d’Alice Cooper avec une orientation plus hard rock que purement psychédélique même si ce hard est toujours teinté d’un aspect théâtral et baroque très marqué.
Au fait de leur art, les musiciens ne livrent ici que des composition d’un grande qualité et variété, la palme revenant cependant au tube « I’m eighteenn » et à l’impressionnant « Black juju ».
Incontournable donc dans la discographie du maitre, ne serait ce que pour ces deux bombes !

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 15:46

Seulement à peine une année après la sortie de son premier album sort « Easy action » d’Alice Cooper.
Nous sommes en 1971 et l’entrée en matière de « Mr and Mrs Misdemeanor » se fait plutôt timide malgré la voix rauque d’Alice, « Shoe salesman » qui lui emboit le pa versant plutôt dans la pop éthérée.
Plus d’audace, d’agressivité et surtout un son de guitare plus lourd dans « Still no air » puis une ballade psychédélique haute en couleurs du plus bel effet « Below your means » montrant le talent de la paire guitaristique Michael Bruce/Glen Buxton.
L’intensité monte ensuite de plusieurs crans sur « Returns of the spiders » authentique morceau de hard rock avant de redescendre vers la vallée plus calme de « Laughing at me » paisible ballade doucereuse avec toujours des parties de guitares ciselées.
On se régale sur « Refrigerator heaven » vif et inspiré puis retrouve le coté plus pop mélodique de la musique du groupe avec « Beautiful fly away » avant un « Lay down and die, goodbye » aussi délirant que plaisant truffé de bruitages étranges.
En conclusion , « Easy action » est plutôt une bonne surprise compte tenu de son âge vénérable et délivre un rock hard psyché teinté de pop des plus intéressants.
Très inspiré, Alice Cooper lâche la bride à sa créativité et laisse la part belle aux guitares, remarquables de qualité ici sur les parties instrumentales très réussies.
Même si on est loin du hard dark et violent de la suite, ce second album excentrique et brillant se laisse déguster sans modération !

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 08:19

Après avoir surfé non sans opportunisme et talent sur la mode du hard FM au début des années 90, Alice Cooper encaisse la suite avec la montée en puissance du mouvement grunge qui met à mal les vieilles gloires comme lui.
Mais ayant toujours de la ressources, il sort en 1994 « The last temptation » avec un groupe une nouvel fois remanié de fond en comble : Dan Wexler (guitare), Greg Smith (basse), David Vosikkinen (batterie), John Purdell et Derrick Sherinian (claviers).
Avec sa pochette arty plus sombre et chargée signée Neil Gaiman, « The last temptation » débute pas « Slideshow » mid tempo rock ‘n’ roll très Rolling stones qui sonne de manière plutôt agréable.
Ce ton épuré et calme loin de la grosse artillerie des précédents disques se fait sentir sur « Nothing’s free » titre lui aussi fluide, léger et sympathique.
On monte d’un cran avec « Lost in america » véritable hymne aux refrains fracassants, digne par son impact de figurer dans le top 10 des meilleures chansons écrites par Alice Cooper.
La qualité est toujours au rendez-vous sur « Bad place alone » morceau inspiré, sinueux et grungy, cette dernière influence se faisant particulièrement criante sur « You’re my temptation », ressemblant à du Alice in Chains recyclé.
Quitte à basculer dans le Grunge, autant s’entourer des meilleurs, c’est pourquoi faisant jouer son carnet d’adresses, Alice s’attache la présence vocale de Chris Cornell sur « Stolen prayer » ballade de bonne facture sans atteindre des niveaux transcendants puis sur « Unholy war » pourtant bien à la peine.
On traverse « Lullaby » en état de somnambulisme, et encaisse deux ballades plutôt réussies pour finir « It’s me » aux accents Stoogiens et « Cleansed by fire » plus sombre et torturée.

En conclusion, Alice Cooper sera sans doute taxé d’opportuniste et de toujours en retard d’une guerre sur « The last temptation » qui opère un virage à 180° pour délaisser brutalement le hard FM tapageur pour venir braconner sur les terres du Grunge.
Cette cure de sobriété, de simplicité et d’une certaine noirceur fait du bien à Alice qui rend sa musique plus digeste mais passé une première partie de bonne qualité, « The last temptation » révèle ses limites en patinant quelques fois sur place.
Album inégal, le cul entre deux chaises, « The last temptation » n’en contient pas moins des compositions de qualité qui en font une curiosité non déplaisante à découvrir pour les plus aventureux d’entre vous ! Six ans après ce sera une nouvelle mue vers le métal industriel sur « Brutal planet », complètement fou ?

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 22:08

Partie intégrante de la doublette « magique » du début des 90’s, « Hey stoopid » et sa pochette flashy ultra créative voient le jour en 1991.
Avec Steph Burns à la guitare, Hugh Mc Donald à la basse, Mickey Curry à la batterie mais surtout une pléiade de guests pour l‘essentiel des pointures de la guitares comme Joe Satriani/Steve Vai/Slash/Mick Mars,  « Hey stoopid » débute par son titre éponyme, énorme claque de hard-FM propre à déboulonner à l’aide d’un clip magnifique très fête foraine et l‘aide de Satriani, les charts du monde entier.
Si « Love is a loaded gun » se montre enthousiasmant avec ses refrains d’excellente facture, « Snakebite » fait un peu retomber le soufflet malgré sa puissance.
Décidément peu à l’aise dans cet exercice, Alice s’enterre avec une ballade « Burning our bed » surnage dans le médiocre « Dangerous tonight » pourtant coécrit avec un Desmond Child qu’on a connu plus inspiré puis plonge à pic sur l’horrible ballade « Might as well be on Mars ».
Heureusement les copains sont là, Steve Vai surtout pour apporter son groove sur « Feed my Frankenstein » du reste mid tempo aux refrains assez irritants mais ceci ne suffit pas à arracher « Hurricane years » et « Little by little » à un océan d’ennui pour le premier et de nullité pour le second.
Au cas ou on l’auditeur n’en aurait pas reçu assez, une troisième ballade merdique vient le poignarder dans le dos « Die for you ».
Qu’attendre alors de cette fin de disque si ce n’est qu’elle soit rapide ? Malgré ses riffs et son ton dur, « Dirty dreams » ne décolle pas vraiment et le doucereusement pop « Win up toy » berce gentiment.
En conclusion, après la déferlante « Trash », « Hey stoopid » est une sacrée descente à pic, la qualité de la musique d’Alice Cooper bien que soutenu par une tripotée de guitaristes stars sombrant dans des abimes de médiocrité.
Album d’un, deux voir trois titre si on inclut « Feed my Frankenstein », « Hey stoopid » est dont le succès commercial se montre pour moi largement surestimé pour ne pas dire surestimé.
Alice n’ayant pas vu venir la montée du Grunge, la chute n’en sera que plus lourde et on peut considérer ce second disque de hard FM comme la fin de la courte mais lucrative embellie commercial du chanteur-star.

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 21:15

Sorti en 1989, « Trash » est un peu le « Final Countdown » ou le « Black album » d’Alice Cooper, l’énorme succès commercial qui aux yeux du grand public éclipsera tout le reste, sans nul doute bien à tort quand on connait l’immense variété de la carrière du chanteur.
Ici, Desmond Child célébrissime producteur et véritable « hit maker » prend les manettes, John Mc Curry (guitare), Hugh Mc Donald (basse), Bobby Chouinard (batterie) et Paul Chitten (claviers) renouvelant officiellement la structure du groupe, même si dans les faits d'impressionnants guests sont appelés à la rescousse : Aerosmith, Bon Jovi et Joan Jett.
Dès le début « Trash » place son tube, sa pièce maitresse « Poison » chef d’œuvre de hard-FM dont le clip truffé de top modèles persécutant notre bonne vieille canaille, tournant en boucle sur MTV contribua pour beaucoup au succès commercial de l’album.
A peine remis du choc de « Poison » surgit « Spark in the dark » dont la puissance canalisée et les gros refrains carrés font mouche sans coup férir.
Partant à l’assaut des radios US, Alice sonne comme Bon Jovi sur « House of fire » et cela n’est sans doute pas un mal au vu du résultat, même si « Why trust you » se repose sur une certaine facilité.
Vous avez demandé une ballade ? Elle arrive toute chaude sortie du four, « Only my hart talkin » d’une niaiserie absolue, confirmant le peu de talent d’Alice dans ce domaine..
Fort heureusement, Alice remet les gaz sur « Bed of nails » second grand hit de l’album, à un degré moindre cependant que l’inégalable « Poison ».
Dans son registre également très hard-FM, « This maniac’s in love with you » est un pur bijou et à ses cotés, le très poussif « Trash » fait plutôt pale figure malgré la dextérité guitaristique de Jack Johnson.
Ceci est vite oublié, tant la power ballade « Hell is living without you » écrase tout sur son passage lançant à la perfection « I’m your gun » ultime décharge flamboyante d’un disque majeur.
En conclusion, n’écoutez pas le éternels pisse-froids, grincheux et adeptes du « C’était mieux avant », « Trash » est un excellent album de hard rock/hard FM qui mérite largement sa réputation et ses deux millions de ventes.
Très bien écrit, sans grand défaut si ce n’est l’affreuse ballade de circonstance et le très moyen titre éponyme, « Trash » est un véritable rouleau compresseur écrasant tout sur passage par son homogénéité, sa puissance et sa tripotée de tubes au dessus desquels trônent « Poison » et « Bed of nails ».
Revenu en grâce à l’égal d’Aerosmith ou Bon Jovi, Alice Cooper peut donc attaquer les années 90 gonflé à bloc !

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 22:00

Une année après un retour aux muscles avec « Constrictor » Alice Cooper semble vouloir rattraper le temps perdu et enchaine avec la même équipe en 1987 avec « Raise your fist and yell » à la pochette des plus basiques/caricaturales qui devait sans doute séduire les adolescents des années 80.
On débute avec « Freedom » idéal pour ouvrir le disque avec son hard rock nerveux, son solo limpide du body-buildé Kane Roberts et ses refrains fédérateurs.
Après une entrée en matière aussi cinglante, on enchaine avec « Lock me up » énergique à défaut d’être réellement original.
Alice fait feu de tout bois avec « Give the radio back » avec ses gros refrains bien carrés, puis connait moins de réussite sur « Step on you » plutôt ennuyeux et « Not kind of love » lourd et maladroit.
En ralentissant un tantinet le rythme, « Prince of darkness » tente de briser cette dynamique un peu stéréotypée sans se montrer totalement au niveau d’un hit du grand Alice.
On passe ensuite du surgonflé sans intérêt « Time to kill » au franchement mauvais « Chop, chop, chop » et ses refrains débiles avant d’aborder la dernière ligne droite composée de la ballade pleurnicharde de rigueur « Gail » et  d’un « Roses on white lace » superbe par son heavy metal sombre et puissant.
En conclusion, « Raise your fist and yell » est l’album de la continuité entre « Constrictor » et la doublette très controversée mais pourtant à fort succès « Trash »  /« Hey stoopid » qui inaugureront en fanfare les années 90 en replaçant Alice au sommet des hits parades et des diffusions sur MTV.
Disque hard rock puissant sans grand fioriture mais également prise de risque ou originalité, « Raise your fist and yell » est un album surestimé dont seuls 2 ou 3 titres sortent réellement du lot, le reste confinant au pilotage automatique absolu.
A réserver donc aux fans les plus indécrottables de la star, qui à l’orée des années 90 semble toutefois reprendre du poil de la bête !

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 20:03

Après le naufrage du début des années 80, Alice Cooper décide de revenir vers ses premiers amours hard rock avec autour de la star une nouvelle équipe composée du guitariste Keane Roberts (également bassiste/claviériste), Kip Winger (basse), Ken Mary (batterie) et Paul Horowitz (clavier).
Avec sa pochette venimeuse très métal, « Constrictor » débute par « Teenage Frankenstein » mid tempo qui préfigure d’un son heavy metal puissant et carré ou la guitare est remise aux avants postes.
Sur sa lancée on continue avec « Give it up » qui sonne très hard FM avec ses chœurs en soutien puis « Thrill my gorilla » qui emporte tout sur son passage par son dynamisme, ses riffs et la voix puissante du chanteur enfin revenu en forme.
A chaque titre ou presque Alice touche juste, tel ce « Life and death and the party » dont la mélodie fait immanquablement taper du pied et même si « Simple desobedience » connait un fléchissement, celui-ci est rattrapé immédiatement par « The world needs guts » et son heavy metal implacable.
On poursuit sur ce rythme de croisière avec « Trick back » et « Crawlin » « Great american history » tous dotés de gros riffs, d’un rythme soutenu et de refrains efficaces pour finir sur le plus doux « He’s back (the man behind the mask) » ou cette fois les claviers des années 80 se marient très bien avec la voix d’Alice pour créer un authentique tube.
En conclusion, ne nous mentons pas « Constrictor » est loin d’être un chef d’œuvre intemporel de la musique ou même de la carrière d’Alice Cooper mais comme le « Pure instinct » d’Iggy Pop un album de transition permettant à la star quelque peu déchue du début des années 80 de redresser la tête pour proposer un disque d’un bon niveau, proposant une musique enfin redevenue hard, compacte et homogène.
Ravi de vous revoir parmi nous Mr Cooper !

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 20:02

Les années 80 défilent et Alice Cooper enfile les albums comme des perles en avec cette fois un peu plus de stabilité seuls John Nitzinger et Billy Steel déboulant ainsi à la guitare à la place de Dick Wagner.
Ainsi « Zipper catches skin » à la pochette hideuse voit le jour en 1982 et débute de manière bien peu convaincante par le très soft et branlant « Zorro’s ascent ».
On continue sur le même rythme insipide sur « Make that money » vrai titre passe partout sans aucune once d’âme puis « I am the future » semi ballade mollassonne.
Alice semble bel et bien bloqué sur la ligne de départ avec « No balloney homosapiens » et si « Adaptable (anything for you) » relance un peu la machine, il faut attendre « I like girls » pour retrouver du hard rock enfin plus entrainant et digne du standing du maitre.
La suite ?  « Remarkably sincere » et « Tag, you’re it » continuent sur cette dynamique plus soutenue, « I better be good » se montrant réellement plaisant avec ses refrains accrocheurs pour laisser l’auditeur sur sa faim avec « I’m alive » rapide mais sans aspérité.
En conclusion « Zipper catches skin » est un album étrange d’une insigne médiocrité dans sa première partie avant de se réveiller ensuite pour proposer une musique certes très formatée mais beaucoup enlevée et plaisante.
Alice Cooper sauve les meubles et évite donc d’assez peu le naufrage absolu mais à vrai dire le grand manque de folie et de puissance de l’ensemble suffisent à ranger « Zipper catches skin » parmi les très dispensables/oubliés albums des années 80 des stars des 70’s.

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