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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 08:19

Après avoir surfé non sans opportunisme et talent sur la mode du hard FM au début des années 90, Alice Cooper encaisse la suite avec la montée en puissance du mouvement grunge qui met à mal les vieilles gloires comme lui.
Mais ayant toujours de la ressources, il sort en 1994 « The last temptation » avec un groupe une nouvel fois remanié de fond en comble : Dan Wexler (guitare), Greg Smith (basse), David Vosikkinen (batterie), John Purdell et Derrick Sherinian (claviers).
Avec sa pochette arty plus sombre et chargée signée Neil Gaiman, « The last temptation » débute pas « Slideshow » mid tempo rock ‘n’ roll très Rolling stones qui sonne de manière plutôt agréable.
Ce ton épuré et calme loin de la grosse artillerie des précédents disques se fait sentir sur « Nothing’s free » titre lui aussi fluide, léger et sympathique.
On monte d’un cran avec « Lost in america » véritable hymne aux refrains fracassants, digne par son impact de figurer dans le top 10 des meilleures chansons écrites par Alice Cooper.
La qualité est toujours au rendez-vous sur « Bad place alone » morceau inspiré, sinueux et grungy, cette dernière influence se faisant particulièrement criante sur « You’re my temptation », ressemblant à du Alice in Chains recyclé.
Quitte à basculer dans le Grunge, autant s’entourer des meilleurs, c’est pourquoi faisant jouer son carnet d’adresses, Alice s’attache la présence vocale de Chris Cornell sur « Stolen prayer » ballade de bonne facture sans atteindre des niveaux transcendants puis sur « Unholy war » pourtant bien à la peine.
On traverse « Lullaby » en état de somnambulisme, et encaisse deux ballades plutôt réussies pour finir « It’s me » aux accents Stoogiens et « Cleansed by fire » plus sombre et torturée.

En conclusion, Alice Cooper sera sans doute taxé d’opportuniste et de toujours en retard d’une guerre sur « The last temptation » qui opère un virage à 180° pour délaisser brutalement le hard FM tapageur pour venir braconner sur les terres du Grunge.
Cette cure de sobriété, de simplicité et d’une certaine noirceur fait du bien à Alice qui rend sa musique plus digeste mais passé une première partie de bonne qualité, « The last temptation » révèle ses limites en patinant quelques fois sur place.
Album inégal, le cul entre deux chaises, « The last temptation » n’en contient pas moins des compositions de qualité qui en font une curiosité non déplaisante à découvrir pour les plus aventureux d’entre vous ! Six ans après ce sera une nouvelle mue vers le métal industriel sur « Brutal planet », complètement fou ?

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 22:08

Partie intégrante de la doublette « magique » du début des 90’s, « Hey stoopid » et sa pochette flashy ultra créative voient le jour en 1991.
Avec Steph Burns à la guitare, Hugh Mc Donald à la basse, Mickey Curry à la batterie mais surtout une pléiade de guests pour l‘essentiel des pointures de la guitares comme Joe Satriani/Steve Vai/Slash/Mick Mars,  « Hey stoopid » débute par son titre éponyme, énorme claque de hard-FM propre à déboulonner à l’aide d’un clip magnifique très fête foraine et l‘aide de Satriani, les charts du monde entier.
Si « Love is a loaded gun » se montre enthousiasmant avec ses refrains d’excellente facture, « Snakebite » fait un peu retomber le soufflet malgré sa puissance.
Décidément peu à l’aise dans cet exercice, Alice s’enterre avec une ballade « Burning our bed » surnage dans le médiocre « Dangerous tonight » pourtant coécrit avec un Desmond Child qu’on a connu plus inspiré puis plonge à pic sur l’horrible ballade « Might as well be on Mars ».
Heureusement les copains sont là, Steve Vai surtout pour apporter son groove sur « Feed my Frankenstein » du reste mid tempo aux refrains assez irritants mais ceci ne suffit pas à arracher « Hurricane years » et « Little by little » à un océan d’ennui pour le premier et de nullité pour le second.
Au cas ou on l’auditeur n’en aurait pas reçu assez, une troisième ballade merdique vient le poignarder dans le dos « Die for you ».
Qu’attendre alors de cette fin de disque si ce n’est qu’elle soit rapide ? Malgré ses riffs et son ton dur, « Dirty dreams » ne décolle pas vraiment et le doucereusement pop « Win up toy » berce gentiment.
En conclusion, après la déferlante « Trash », « Hey stoopid » est une sacrée descente à pic, la qualité de la musique d’Alice Cooper bien que soutenu par une tripotée de guitaristes stars sombrant dans des abimes de médiocrité.
Album d’un, deux voir trois titre si on inclut « Feed my Frankenstein », « Hey stoopid » est dont le succès commercial se montre pour moi largement surestimé pour ne pas dire surestimé.
Alice n’ayant pas vu venir la montée du Grunge, la chute n’en sera que plus lourde et on peut considérer ce second disque de hard FM comme la fin de la courte mais lucrative embellie commercial du chanteur-star.

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 21:15

Sorti en 1989, « Trash » est un peu le « Final Countdown » ou le « Black album » d’Alice Cooper, l’énorme succès commercial qui aux yeux du grand public éclipsera tout le reste, sans nul doute bien à tort quand on connait l’immense variété de la carrière du chanteur.
Ici, Desmond Child célébrissime producteur et véritable « hit maker » prend les manettes, John Mc Curry (guitare), Hugh Mc Donald (basse), Bobby Chouinard (batterie) et Paul Chitten (claviers) renouvelant officiellement la structure du groupe, même si dans les faits d'impressionnants guests sont appelés à la rescousse : Aerosmith, Bon Jovi et Joan Jett.
Dès le début « Trash » place son tube, sa pièce maitresse « Poison » chef d’œuvre de hard-FM dont le clip truffé de top modèles persécutant notre bonne vieille canaille, tournant en boucle sur MTV contribua pour beaucoup au succès commercial de l’album.
A peine remis du choc de « Poison » surgit « Spark in the dark » dont la puissance canalisée et les gros refrains carrés font mouche sans coup férir.
Partant à l’assaut des radios US, Alice sonne comme Bon Jovi sur « House of fire » et cela n’est sans doute pas un mal au vu du résultat, même si « Why trust you » se repose sur une certaine facilité.
Vous avez demandé une ballade ? Elle arrive toute chaude sortie du four, « Only my hart talkin » d’une niaiserie absolue, confirmant le peu de talent d’Alice dans ce domaine..
Fort heureusement, Alice remet les gaz sur « Bed of nails » second grand hit de l’album, à un degré moindre cependant que l’inégalable « Poison ».
Dans son registre également très hard-FM, « This maniac’s in love with you » est un pur bijou et à ses cotés, le très poussif « Trash » fait plutôt pale figure malgré la dextérité guitaristique de Jack Johnson.
Ceci est vite oublié, tant la power ballade « Hell is living without you » écrase tout sur son passage lançant à la perfection « I’m your gun » ultime décharge flamboyante d’un disque majeur.
En conclusion, n’écoutez pas le éternels pisse-froids, grincheux et adeptes du « C’était mieux avant », « Trash » est un excellent album de hard rock/hard FM qui mérite largement sa réputation et ses deux millions de ventes.
Très bien écrit, sans grand défaut si ce n’est l’affreuse ballade de circonstance et le très moyen titre éponyme, « Trash » est un véritable rouleau compresseur écrasant tout sur passage par son homogénéité, sa puissance et sa tripotée de tubes au dessus desquels trônent « Poison » et « Bed of nails ».
Revenu en grâce à l’égal d’Aerosmith ou Bon Jovi, Alice Cooper peut donc attaquer les années 90 gonflé à bloc !

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 22:00

Une année après un retour aux muscles avec « Constrictor » Alice Cooper semble vouloir rattraper le temps perdu et enchaine avec la même équipe en 1987 avec « Raise your fist and yell » à la pochette des plus basiques/caricaturales qui devait sans doute séduire les adolescents des années 80.
On débute avec « Freedom » idéal pour ouvrir le disque avec son hard rock nerveux, son solo limpide du body-buildé Kane Roberts et ses refrains fédérateurs.
Après une entrée en matière aussi cinglante, on enchaine avec « Lock me up » énergique à défaut d’être réellement original.
Alice fait feu de tout bois avec « Give the radio back » avec ses gros refrains bien carrés, puis connait moins de réussite sur « Step on you » plutôt ennuyeux et « Not kind of love » lourd et maladroit.
En ralentissant un tantinet le rythme, « Prince of darkness » tente de briser cette dynamique un peu stéréotypée sans se montrer totalement au niveau d’un hit du grand Alice.
On passe ensuite du surgonflé sans intérêt « Time to kill » au franchement mauvais « Chop, chop, chop » et ses refrains débiles avant d’aborder la dernière ligne droite composée de la ballade pleurnicharde de rigueur « Gail » et  d’un « Roses on white lace » superbe par son heavy metal sombre et puissant.
En conclusion, « Raise your fist and yell » est l’album de la continuité entre « Constrictor » et la doublette très controversée mais pourtant à fort succès « Trash »  /« Hey stoopid » qui inaugureront en fanfare les années 90 en replaçant Alice au sommet des hits parades et des diffusions sur MTV.
Disque hard rock puissant sans grand fioriture mais également prise de risque ou originalité, « Raise your fist and yell » est un album surestimé dont seuls 2 ou 3 titres sortent réellement du lot, le reste confinant au pilotage automatique absolu.
A réserver donc aux fans les plus indécrottables de la star, qui à l’orée des années 90 semble toutefois reprendre du poil de la bête !

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 20:03

Après le naufrage du début des années 80, Alice Cooper décide de revenir vers ses premiers amours hard rock avec autour de la star une nouvelle équipe composée du guitariste Keane Roberts (également bassiste/claviériste), Kip Winger (basse), Ken Mary (batterie) et Paul Horowitz (clavier).
Avec sa pochette venimeuse très métal, « Constrictor » débute par « Teenage Frankenstein » mid tempo qui préfigure d’un son heavy metal puissant et carré ou la guitare est remise aux avants postes.
Sur sa lancée on continue avec « Give it up » qui sonne très hard FM avec ses chœurs en soutien puis « Thrill my gorilla » qui emporte tout sur son passage par son dynamisme, ses riffs et la voix puissante du chanteur enfin revenu en forme.
A chaque titre ou presque Alice touche juste, tel ce « Life and death and the party » dont la mélodie fait immanquablement taper du pied et même si « Simple desobedience » connait un fléchissement, celui-ci est rattrapé immédiatement par « The world needs guts » et son heavy metal implacable.
On poursuit sur ce rythme de croisière avec « Trick back » et « Crawlin » « Great american history » tous dotés de gros riffs, d’un rythme soutenu et de refrains efficaces pour finir sur le plus doux « He’s back (the man behind the mask) » ou cette fois les claviers des années 80 se marient très bien avec la voix d’Alice pour créer un authentique tube.
En conclusion, ne nous mentons pas « Constrictor » est loin d’être un chef d’œuvre intemporel de la musique ou même de la carrière d’Alice Cooper mais comme le « Pure instinct » d’Iggy Pop un album de transition permettant à la star quelque peu déchue du début des années 80 de redresser la tête pour proposer un disque d’un bon niveau, proposant une musique enfin redevenue hard, compacte et homogène.
Ravi de vous revoir parmi nous Mr Cooper !

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 20:02

Les années 80 défilent et Alice Cooper enfile les albums comme des perles en avec cette fois un peu plus de stabilité seuls John Nitzinger et Billy Steel déboulant ainsi à la guitare à la place de Dick Wagner.
Ainsi « Zipper catches skin » à la pochette hideuse voit le jour en 1982 et débute de manière bien peu convaincante par le très soft et branlant « Zorro’s ascent ».
On continue sur le même rythme insipide sur « Make that money » vrai titre passe partout sans aucune once d’âme puis « I am the future » semi ballade mollassonne.
Alice semble bel et bien bloqué sur la ligne de départ avec « No balloney homosapiens » et si « Adaptable (anything for you) » relance un peu la machine, il faut attendre « I like girls » pour retrouver du hard rock enfin plus entrainant et digne du standing du maitre.
La suite ?  « Remarkably sincere » et « Tag, you’re it » continuent sur cette dynamique plus soutenue, « I better be good » se montrant réellement plaisant avec ses refrains accrocheurs pour laisser l’auditeur sur sa faim avec « I’m alive » rapide mais sans aspérité.
En conclusion « Zipper catches skin » est un album étrange d’une insigne médiocrité dans sa première partie avant de se réveiller ensuite pour proposer une musique certes très formatée mais beaucoup enlevée et plaisante.
Alice Cooper sauve les meubles et évite donc d’assez peu le naufrage absolu mais à vrai dire le grand manque de folie et de puissance de l’ensemble suffisent à ranger « Zipper catches skin » parmi les très dispensables/oubliés albums des années 80 des stars des 70’s.

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 23:18

En difficulté voir en perdition dans les années 80, Alice Cooper remanie encore une fois son groupe, reprenant Dick Wagner à la guitare puis ajoutant Mike Pinera (guitare), Eric Scott (basse), Craig Kampf (batterie) et Duane Hitching (claviers).
Avec sa pochette minable, « Special forces » voit le jour en 1981 et débute pourtant de manière prometteuse par « Who do you think we are » un titre compact, rapide et énergique.
On hausse encore le rythme sur « Seven & seven is » qui renoue avec le hard rock sans concession des débuts et « Prettiest cop of the block » même si il n’est pas le plus orignal qui soit s’inscrit dans cette même veine énergique.
Courant le risque d’une certaine linéarité, Alice enchaine avec « Don’t talk old to me » également musclé puis un live « Generation lanslide 80 » intense.
La première inflexion majeure intervient avec « Skeletons in the closet » plus lent et sinueux avec un son new wave aujourd’hui bien daté.
On pousse un peu loin le bouchon des années 80 avec « You want it, you got it » qui vous ramènera illico dans les pires (ou meilleures ?) années du TOP 50.
Fort heureusement, le rock revient sur le devant de la scène avec « You look good in rags » et « Vicious rumors » très bon titres sobres, nerveux et efficaces entrecoupées d’un « You’re a movie » contenant son lot d’originalité en particulier au niveau du chant parlé d’Alice.
En conclusion, « Special forces » est un album de hard rock…tentant de coller à son époque, les années 80, ce qui aboutit à des influences pop/new-wave sonnant aujourd’hui complètement dépassées.
Pour autant, sa grande homogénéité et la qualité de ses titres, énergiques et plutôt inspirés, font que « Special forces » s’écoute plutôt facilement surtout en comparaison des naufrages précédents.
Une heureuse surprise au final donc ?

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 09:39

En 1975, Alice Cooper fait table rase du passé, changeant tous ces musiciens pour partir sur des basses neuves : aux guitares Steve Hunter, Dick Wagner mais surtout Bob Erzin (également producteur/claviériste), Joseph Chirowski (claviers), deux bassistes Prakash John, Tony Levin et un seul batteur Whitey Glan.
Avec cette formation grand luxe voit le jour « Welcome to my nightmare » l’un des ses albums conceptuels les plus ambitieux à la pochette ouvertement psychédélique.
C’est un avec un groove quasi funky ultra surprenant que « Welcome to my nightmare » vient cueillir l’auditeur pour lui proposer un long et beau voyage musical dans l'esprit d'un jeune homme cherchant à sortir du coma.
Tempo lent, ambiance feutrée, bizarre, hypnotique sur « Devil’s food » habité par le chant rauque d’Alice qui se surpasse ensuite sur « The black widow » déchirante déclamation ténébreuse sur fond de film d’horreur…
On passe ensuite au monde du cabaret sur « Some folks » pour notre plus grand plaisir et surprise.
Pièce maitresse du répertoire du maitre, « Only women bleed » est en réalité une ballade doucereuse trop éthérée à mon gout.
Après un retour hard rock plus classique avec « Department of youth » enchainé de « Cold ethyl » aux riffs plutôt plaisants, Alice renoue avec ses atmosphères dérangeantes sur « Years ago » qui évoque la nostalgie du passé sur fond de de B.O de film d’horreur.
La folie est ensuite à l’honneur avec « Steven » lui aussi grandiose dans son ambiance torturée et malsaine, avec des parties de claviers assez géniales d’Erzin.
Alice continue de distiller son venin avec le très atmosphérique « The awakening » et termine en beauté sur « The escape » au groove plus rock ‘n’ roll plus chaleureux.
En conclusion, « Welcome to my nightmare » est un album unique, inclassable, dépassant de loin le cadre trop étriqué du hard rock.
Œuvre d’art à part entière, « Welcome to my nightmare » déploie une large palette d’ambiances et démontre la créativité exceptionnelle du musicien adepte d’un rock ténébreux, dérangeant et théâtral se nourrissant de multiples influences.
En 1975, Alice Cooper aidé par sa rencontre avec le talentueux producteur Bob Erzin déploie ses ailes de corbeau, montrant qu’il appartient à la race des plus grands artistes.

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 18:07

La fin des années 80 est difficile pour les groupes de heavy-metal traditionnels et Accept touché par le départ de son chanteur historique Udo Dirkschneider n’excepte pas à cette dure règle.
Pourtant en 1989 sort « Eat the heat » avec David Reece au chant, Jorg Fischer ayant également été remplacé par Jim Fischer.
Avec sa pochette glam aujourd’hui bien clichée et ridicule, « Eat the heat » débute par « X-T-C » mid tempo solide permettant de découvrir et d’apprécier le style puissant et nerveux de Reece, finalement assez peu éloigné du modèle original.
Intrigué on enchaine avec « Generation clash » excellent titre  porté par son ambiance ténébreuse et ses refrains imparables sur lequel Reece se montre assez irréprochable.
La suite laisse forcément plus dubitatif, car si « Chain reaction », carré et énergique tient plutôt bien la route, « Love reaction » interminable et poussif puis
« Turn the wheel » usé jusqu’à la corde malgré l’implication de Reece, peinent à masquer leur manque d’inspiration.
Même lorsque Accept bande ses muscles, « Hellhammer » et « Prisoner » sonnent lisse et sans âme, comme composés et exécutés en mode automatique.
Avec son martèlement constant, « I can’t believe in you » donne plutôt envie de partir en courant tout comme la reprise de Rainbow « Mistreated » englue l’auditeur dan un océan de guimauve.
Dans la dernière ligne droite déboulent « Stand 4 what U R » plus accrocheur, « Break the ice » victime des même lourdeurs avant un « D-train » marqué du sceau d’un heavy explosif.
En conclusion, « Eat the Heat » constitue un point d’inflexion majeur dans la carrière jusqu’alors bien tracée d’Accept.
Le remplacement de Dirkschneider par Reece pèse beaucoup sur le style beaucoup trop lissé et américanisé du groupe et lui fait perdre son originalité.
Beaucoup moins inspiré et original, Accept sonne donc à présent comme n’importe quel groupe de hard rock américain des années 80 et signe donc son autodestruction artistique.
Le phénix clouté saura-t-il renaitre de ses cendres ?

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 21:34
Heaven forbid (Blue oyster cult)

Mis complètement KO à la fin des années 80 en raison d’une baisse importante d’inspiration, Blue oyster cult tente en 1998 un retour complètement inattendu avec « Heaven forbid ».

L’écrivain John Shirley est alors embauché pour épauler les musiciens toujours férus de Science fiction et autre bizarreries occultes.

Nanti d’une pochette affreuse…ment ringarde, « Heaven forbid » surprend d‘entrée avec « See you in black » qui sonne comme un morceau de heavy metal compact et enlevé.

Le plus doux Buck Roeser prend ensuite la relève au chant pour un « Harvester moon » aux antipodes du titre précédent de par son approche pop-rock éthérée à souhait.

L’alternance avec Eric Bloom semble de mise puisque le leader de l’huitre bleue reprend les rênes sur « Power underneath despair » qui renoue par instant avec le souffle épique de la grande époque des années 70 par la qualité des riffs et le coté larger than life des refrains.

Difficile de trouver son rythme lorsque « X-ray eyes » funk-rock léger lui succède avec un Roeser toujours aussi pop/guimauve au chant.

Malgré son titre très heavy, de bonnes parties de guitare et la présence de Bloom, « Hammer back » manque légèrement de puissance pour écraser tout sous son impact.

Déroutant jusqu’au bout, le Blue osyter cult retrouve la magie créatrice des 70’s avec « Damaged » fantastique titre faisant la part belle aux claviers de Allen Lanier et aux rythmiques latinas évoquant le Carlos Santana des meilleurs heures.

On calme le jeu sur « Cold ray light of dawn » solide mi tempo illuminé par un Bloom inspiré au chant puis « Real life » à forte connotation country-rock.

Le style aérien de Roeser achève l’album sur un « Still burning » lourd et statique.

En conclusion, « Heaven forbid » constitue une agréable surprise d’un groupe qu’on pensait mort, enterré et remisé au rang des vieilles gloires des années 70.

Avec quelques pépites faisant revivre la magie des temps glorieux et un ensemble homogène à défaut d‘être génial, Blue oyster cult retrouve un peu de son lustre d’antan et livre un album de retour tout à fait honorable.

De quoi redonner du baume au cœur aux fans !

Heaven forbid (Blue oyster cult)
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