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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 20:41
Overnight sensation (Motorhead)

On revient aux fondamentaux du hard rock avec les brigands de Motorhead qui dans les années 90 alignaient des albums tonitruants synonymes de renouveau et de seconde voir de troisième jeunesse (!).

Sorti en 1996, « Overnight sensation » et sa pochette étrangement sobre est l’un des premiers disques m’ayant fait découvrir le gang anglais.

Son haut niveau global contribua pour beaucoup dans l'estime que je peux encore aujourd'hui porter au groupe.

Le disque débute par une véritable déclaration de guerre, le redoutable « Civil war » tout en riffs, en vitesse et en agressivité avec un Lemmy Kilmister plus féroce que jamais.

Passablement sonné par le choc initial, l’auditeur titubant se prend en pleine face un « Crazy like a fox » débordant de rock ‘n’ roll sexy, juvénile et festif.

Motorhead surprend ensuite avec le plus calme et mélancolique « I don’t believe a word » qui touche par son charme triste pour mieux prendre à revers l’auditeur par le court et incisif « Eat the gun ».

Le mid tempo « Overnight sensation » passe toute en souplesse et efficacité avec un certain sens de la mélodie et les costauds injectent juste ce qu’il faut de gaz pour rendre le chaloupé « Love can’t buy your money » agréable.

Impossible de résister aux excellents riffs et solo de Phil Campbell qui viennent porter sur « Broken » le chant parfois juste de Lemmy.

Nouvelle déferlante de pur speed tournoyant sur « Them not me » qui vient dynamiter l’ambiance avant un « Murder show » avançant tel un implacable rouleau compresseur pour terminer la tache de démolition.

La fin de l’album se profile enfin et ne déçoit pas avec un « Shake the world » lourd et dense et une ballade acoustique surprenante « Listen to your heart » sur laquelle Lemmy s’en tire plus qu’honorablement.

En conclusion, « Overnight sensation » constitue une belle surprise, séduit par sa grande variété et par la qualité des compositions qui le constituent.

Motorhead apparait donc en grande forme et réussissant tout ce qu’il entreprend, aussi à l’aise sur les mid tempo rock n’ roll groovants que sur les courtes décharges heavy-speed et se payant également le luxe de toucher juste dans les quelques tentatives de ballades.

Assez honteusement méconnu par rapport aux soit disant classiques du groupe pour moi souvent largement surestimés, « Overnight sensation » est un album inspiré, parfaitement équilibré, irréprochable dans sa composition et sa réalisation.

Je ne peux donc que conseiller son écoute aux fans de hard rock de qualité.

Overnight sensation (Motorhead)
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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 18:42
Space ritual (Hawkwind)

Après le modernisme aseptisé d’un Garbage, la richesse lumineuse d’un Robert Plant et l’animale excentricité d’un Screamin Jay Hawkins, voici une autre forme de folie avec « Space ritual » le premier album solo des britanniques de Hawkwind.

Enregistré à Liverpool en 1972 « Space ritual » et sa superbe pochette psychédélique débutent par une courte introduction venue d’un autre monde « Earth calling » et ses bruitages futuristes étranges.

Immédiatement dans l’ambiance, l’auditeur encaisse dans la foulée un « Born to go » long voyage spatial de près de dix minutes ou se côtoient pilonnage puissant, instrumentaux à rallonge avec synthétiseurs et flutes dans un tourbillon de haute intensité.

Aucun répit n’est laissé après l’édification d’un tel monument et « Down through the night » à la mélodie relativement plus accessible vient terminer de propulser l'auditeur définitivement dans une autre galaxie.

A la déclamation dingue de « The awakening » suit « Lord of light » hymne superbe à la mélodie grandiose s’étalant sur plus de sept minutes de délire avec saxophone en prime.

On souffle un peu sur « Black corridor » aussi taré que « The awakening » et réenclenche les moteurs de la navette spatiale sur « Space is deep » à mon sens un peu moins tubesque que les morceaux précédents.

Un bidouillage électronique plus loin « Electronic no 1 » surgit un nouveau monument sonore, « Orgone accumulator » long et large de dix minutes majoritairement instrumentales.

A ce stade, on se demande ou est le public de Liverpool car l’auditeur complètement lessivé par le choc de toutess ces décibels n’a plus beaucoup de ressources mentales pour suivre les musiciens partis dans leurs expérimentations live.

Les courts « Upside down » et le déclamatif « Seconds of forever » passent comme dans un reve et on file sans s’arrêter sur l’ultime coup de grâce « Brainstorm » et ses neufs minutes de pure puissance cosmique.

C’est donc passablement éprouvé que l’on se traine vers le second disque composé de cinq titres qu’on devine aisément du même acabit.

Malgré sa longueur, le premier d’entre eux, « 7 by 7 » passe au final plutôt bien en raison d’un ton relativement apaisé.

Les musiciens délirent copieusement sur « Sonic attack » déclamation verbale assez pénible de près de trois minutes puis repartent dans leur trip intergalactique sur « Time we left this world today » particulièrement bien cadré et maitrisé.

Hawkwind déploie donne une nouvelle fois toute sa puissance sur « Master of the universe » invraisemblable bombardement musical de plus de sept minutes avant de quitter son public sur un ultime discours « Welcome to the future » qui aurait pu tout aussi bien se montrer introductif.


En conclusion , « Space ritual » porte bien son nom et est à l’image d’un groupe de fêlés hors normes construisant une musique ultra puissante faite de démesure permanente et de fascination pour les voyages spatiaux soigneusement alimentée par une consommation massive de psychotropes.

Soyons honnête, je mets au défi quiconque parfaitement clean d’esprit de s’envoyer les dix sept titres de ce live cosmique sans défaillir tant la musique proposée ici se montre puissante, massive et débridée.

Alors certes, Hawkwind impressionne par l’intensité et la qualité de ses titres souvent excellents mais finit également par mettre l’auditeur à l’épreuve et lui promettant une copieuse indigestion de décibels.

Quasiment réduit à zéro sur le plan de l’interactivité avec le public, « Space ritual » apparait également comme un délire personnel de musiciens brillants habités par leur art et leur concept.

Une œuvre brillante donc mais qui pourra lasser par sa froideur, son coté monolithique et replié sur lui-même.

Space ritual (Hawkwind)
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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 11:13

1916.jpg

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On reste dans le domaine du gros son qui tache avec « 1916 » qui fut le premier album qui me fit découvrir le gang de Motorhead en 1991.

Attiré par la belle pochette et les drapeaux des belligérants de la guerre de 14-18 à l’exception assez inexcusable des Français, je m’empressais d’écouter le premier titre puissant et chaloupé « The one to sing the blues » qui permet encore maintenant de prendre immédiatement contact avec la voix rugueuse de Lemmy Kilmister.

Après cette mise en bouche façon vieux whisky des familles, vient « I’m so bad (baby I don’t care) » construit selon le même moule de boogie hard n’ roll.

Le premier morceau heavy survient ensuite, « No voices in the sky » avec de véritables riffs de la paire Phil Campbell/Mick Burston, un tempo vif mais un chant malheureusement bien étouffé et faiblard.

On revient aux fondamentaux avec « Going to brazil » qui twiste furieusement dans une ambiance de défonce festive puis glisse vers le premier titre original du disque, le lent et vénéneux « Nigthmare/the dreamtime » qui plonge l’auditeur dans une ambiance ténébreuse et malsaine.

Les motards musclés et bagarreurs poursuivent dans cette voix avec une ballade à leur sauce « Love me forever » très soignée voir poignante sur le plan musical mais beaucoup moins convaincante avec la voix de Kilmister.

Reprise de vitesse à allure modérée sur « Angel city » assez insipide enchainé d’un « Make my day »un peu plus épicé mais malgré tout assez vain.

Motorhead se trouve heureusement plus inspiré en fin de disque pour rendre hommage à leurs copains punk des Ramones avec le supersonique « R.A.M.O.N.E.S », le féroce « Shut you down » qui défonce le buffet à grands coups de santiags et la ballade emplie de dignité « 1916 » rendant hommage aux soldats morts lors de la Première guerre mondiale.

En conclusion, tout le monde conviendra que « 1916 » n’est pas le meilleur album de Motorhead, car sans doute trop convenu, manquant de densité et sans doute d’un peu de mordant.

Tout ceci est exact, mais « 1916 » contient malgré ces critiques des compositions globalement plaisantes, correctement exécutées et parvient même à franchement surprendre dans une registre plus subtil comme le prouvent « 1916 » ou « Nightmare/The dreamtime » parfaitement dignes d’intérêt.

Lorsqu’on ajoute à cela quelques salves bien sentis tels « R.A.M.O.N.E.S » ou « Shut you down » ou des boggies entrainant à l’instar de « Going to Brazil » on obtient un album travaillé, intéressant et parfaitement recommandable.

« 1916 » ne fut donc pas pour votre serviteur le KO ou le coup de foudre parfait, mais contribua à me pousser à vouloir apprivoiser la terrible bête à moteur …

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 08:43

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Il manquait sans doute dans cette abondante collection de disques hard rock, « The spaghetti incident ? » des Guns n’ roses.

Sorti en 1993 après la déferlante des « Use your illusion », cet album de reprises des principales influences des Californiens doté d’une pochette immonde, commence par « Since I don’t have you » superbe ballade surf rock ultra relaxante emprunté à un groupe des années 60 nommé The Skyliners.

Magnifiquement interprétée par un Axl en grande forme, « Since I don’t have you » contraste avec le punk ‘n roll électrique du « New rose » des Damned ou du « Down the farm » des UK subs, pur produit de la scène punk londonienne.

On reste dans le glam-rock US tendance punkoide avec « Human being » des New York dolls, certes rapide mais linéaire et peu passionnant.

Rien à dire sur l’irréprochable concentré de puissance « Raw power » des parrains des Stooges.

Les Guns verse ensuite dans la power ballade sale et vicieuse de « Ain’it fun » des Dead boys puis calme nettement le jeu sur le lancinant et pénible « Buick Makane/Big dumb sex » mélangeant T Rex et Soundgarden.

Hommage est ensuite rendu au hard rock des années 70 avec le peu connu « Hair of the dog » des écossais de Nazareth, d’excellente qualité.

Après le bousculement punk musclé « Attitude » des Misfits vient « Black leather » mid tempo hard rock enivrant assez peu connu attribué aux Professionals.

La fin de l’album se rapproche et on découvre « You can’t put your arms around and memory » plate reprise de Johnny Thunders, « I don’t care about you » directe et violent de Fear avant l’ultime scandale : la ballade du tueur en série Charles Manson, « Look at your game  girl » rendu presque atrocement charmante dans la bouche d’Axl Rose.

En conclusion, compte tenu de sa composition, « The spaghetti incident ? » est forcément un album hétérogène mais globalement de bonne voir très bonne qualité.

Les influences des Guns n’ roses apparaissent ici clairement en provenance directe du punk/glam qu’il soit anglais ou américain avec des grands noms du genre mais aussi des formations plus obscures présentes ici en raison de l’affect particulier des membres du groupe.

Pas grand-chose en revanche sur la scène hard/heavy des années 70, ce que je trouve plutôt regrettable.

Quelques beaux résultats donc, pas mal de déchet également pour un résultat globalement satisfaisant qui permet à des musiciens fatigués par leur succès et déjà minés de l’intérieur de prolonger leur succès avant une explosion et une longue éclipse de quinze ans.

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 23:05

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Les habitués de ces chroniques connaissent mon respect pour Gary Moore, légendaire guitariste de Thin lizzy, décédé prématurément en 2011 après une belle carrière solo de plus de 30 ans.

Enregistré en 2003 à Bonington à l’occasion du célèbre festival Monsters of rock, « Live at monsters of rock » est une belle opportunité pour apprécier le répertoire du guitar hero sur une scène monstrueuse.

C’est flanqué de Simon Barrett (bassiste/batterie) que l’Irlandais entame son concert par « Shapes of thing » gros titre très hard rock dans ses refrains heurtés et bien entendu agrémenté d’un solo particulièrement démonstratif.

Les décibels sont toujours à l’honneur sur « Wishing well » qui sait également faire preuve de plus de variété dans sa construction.

C’est devant un public étonnamment absent que le guitariste donne une leçon de  heavy metal avec « Rectify ».

Après un court mais spectaculaire instrumental « Guitar intro » vient « Stand up » comme les autres morceaux richement doté en riffs puissants sur lequel vient se poser un chant souvent colérique.

Difficile également de se caler la power ballade « Just can’t let you go » tant la voix de Moore peut se montrer irritante dans ses parties hurlées ou touchante dans celles plus douces dans une veine évoquant par instant un Radiohead blusey.

Moore joue enfin davantage avec le public sur le rock n’ roll trop classique « Walking by myself » et sort enfin sa brochette fatale de classiques hérités du grand Thin Lizzy, comme « Don’t believe a word » réinterprété de manière dommageable en version blues avant une accélération terminale bien tardive, le tube magnifique heavy « Out in the fields » en forte interaction avec une foule bien distante et enfin sa plus grande ballade, la célébrissime « Parisienne walkways » étirée sur neuf longues minutes de pur plaisir de guitariste.

En conclusion, « Live at monsters of rock » se révelera sans doute un régal pour tous les amateurs de guitare tant Gary Moore se montre irréprochable dans un répertoire beaucoup plus hard/heavy qu’on aurait pu le penser.

Impressionnant sur la puissance des riffs ou sur la dextérité de solo, Moore l’est moins sur le chant, qui demeure malgré tout d’un niveau tout à fait correct.

Immense guitariste, chanteur honorable, Moore produit un show de belle qualité, peut être un peu trop linéaire et prévisible, avec ses titres majeurs placés à la fin.

Malgré ces quelques défauts « Live at monsters of rock » reste un solide album live de guitar-hero.

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 21:40

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La même année (1979 donc) Motorhead comme la plupart des groupes ultra prolifiques des années 70, enchaine sur « Overkill » d’un « Bomber » sorti à seulement six mois d’intervalles.

La pochette reprenant la mascotte du groupe mutée ici en monstrueux bombardier est une nouvelle splendide couverture, et « Dead men tell no lies » débute par un mid tempo souple et ondulant sur lequel la voix de Lemmy Kilmister irrite déjà les oreilles.

Faisant preuve de simplicité et d’efficacité frontale « Lawman » bouge bien, à l’opposé de « Sweet revenge » plus louvoyant avec ses riffs oscillants.

On monte en cadence sur « Sharpshooter » qui manque malgré tout de tranchant et de punch tout en demeurant supérieur au terne « Poison ».

Avec sa ligne de basse nerveuse, ses riffs coups de boutoir et un solo splendide, « Stone dead forever » rehausse le niveau du gang des barbares pour proposer un classique étincelant brillant firmament du hard.

Difficile malgré la faiblesse vocale de Lemmy, de rester insensible à l’électricité et au dynamisme de « All the aces » qui déploie un véritable feu d’artifice de décibels.

On aborde alors passablement rasséréné la dernière partie du disque avec un « Step down » comme son nom l’indique plus lent et un tantinet plus bluesy avec un chant o miracle presque supportable.

Sur la fin du disque, Lemmy et sa bande ne proposent rien de bien folichon sur « Talking head » avant de griller ses dernières cartouches sur un « Bomber » véritable tube sonnant étrangement comme du Ac/Dc.

En conclusion, « Bomber » reste dans la lignée d’un hard rock solide mais sans grand génie.

Servi par deux hits assassins judicieusement placés, ce troisième disque de Motorhead se montre supérieur néanmoins aux deux premiers en raison d’un plus grand équilibre dans les compositions.

L’ensemble fonctionne au final assez bien et permet, malgré les sempiternelles lacunes vocales de Kilmister et un son un peu daté, de passer un moment agréable pour les amateurs de hard bien roulé de la fin des années 70.

Je ne peux m’empêcher néanmoins de penser que le heavy durci et surtout le trash musclé du début des années 80 donneront un grand coup de vieux à cette musique somme toute assez timorée.

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 20:52

overkill.jpg2

 

 

Nous plongeons donc avec un grand plaisir dans les tréfonds du hard n’ roll avec le second album de ces diables de Motorhead, le mythique « Overkill ».

Nous sommes en 1979, et le trio anglais qui rentrera par la suite dans l’histoire se consolide autour de la personnalité du bassiste/chanteur Lemmy Kilmister, avec le recrutement de Eddie Clarke à la guitare et de Phil Taylor à la batterie.

Avec sa superbe pochette ultra agressive mi crane-mi serpent, « Overkill » débute par une claque, une véritable déflagration de speed, le bien nommé « Overkill » qui emporte tout sur son passage par son tempo et ses refrains irrésistibles.

Après ces cinq minutes de pur jouissance, on embraye sur le poussif « Stay clean » ou la voix si rugueuse et éprouvante de Kilmister se rappelle à nos mauvais souvenirs.

Les mid tempo voyou chaloupés de « Pay your price » et « I’ ll be your sister » passent plutôt bien en raison de qualité des riffs de Clarke et de la puissance sourde de la rythmique.

Malgré sa (relative) renommée « Capricorn » sonne de manière plus effacée et les coups de boutoirs de « No class » peinent tels une vieille machine à vapeur à bout de souffle à relancer la dynamique.

Le son s’alourdit davantage sur « Damage case » assez peu ragoutant et « Tear you down » se démarque ensuite par ses parties de guitares particulièrement stimulantes.

Les paupières de l’auditeur se font lourdes sur le mollasson « Metropolis » avant de battre en cadence sur le final « Limb from limb » et sa belle accélération terminale.

En conclusion, un peu à l’instar de « The ace of spades », « Overkill » peut grosso modo être réduit à l’album d’un titre, celui mémorable d’ouverture.

Pour le reste, Motorhead propose un hard rock viril de bonne facture marqué par un jeu de guitare sympathique et par des rythmiques à la puissance sourde.

Principale limitation, le chant de Kilmister et sa voix de cancéreux en phase terminale, que d’aucun considère comme la marque de fabrique de la tête de moteur mais qui pour ma part me rebute plus que ne me séduit.

Vous l’aurez compris, je ne goute malheureusement que trop modérément ce disque et cette musique manquant pour moi d’audace et de vivacité.

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 17:12

balance.jpg2

 

 

Quatre ans après un plutôt réussi « For unlawful knowledge, les vétérans de Van Halen poursuivent leur chemin avec « Balance » à l’énigmatique (voir choquante !) pochette infantile.

Nous sommes en 1995 et l’album débute par « The seventh seal » excellent mid tempo mariant à merveille parties de guitares étincelantes de Eddie Van Halen et vocaux en fusion de Sammy Hagar.

A peine remis de cette délicieuse entrée en matière, l’auditeur se fait percuter par un hit hard FM de haute volée, « Can’t stop loving you » qui confirme le timbre parfait de Hagar pour ce type de morceaux plus commerciaux.

C’est toujours avec le même esprit hard mais mélodique que se présente « Don’t tell me (what love can do) » qui confirme l’efficacité du groupe en la matière.

La machine semblant tourner avec une certaine répétitivé sur « Amsterdam », qui malgré un son puissant patine sur ses refrains poussifs, Van Halen choisit d’appuyer sur l’accélérateur sur « Big fat money » beaucoup plus rapide et percutant.

On récupère avec « Strung out », un court instrumental plutôt bruitage d’ambiance et   une nouvelle ballade au piano, « Not enough » plutôt assommante dans la durée.

Le lumière jaillit de « Aftershock » qui réussit à trouver le bon équilibre entre dynamique, riffs et puissance vocale maitrisés.

Suivent deux instrumentaux « Doin’ time » doté de percussions expérimentales, puis « Baluchitherium » plus traditionnel car entièrement dévolu à la guitare de sa majesté Eddie.

L’album se termine par une nouvelle ballade acoustique, « Take me back (déjà vu) » plutôt agréable dans le registre intimiste et « Feelin » power ballade mélodique beaucoup plus appuyées.

En conclusion, dans la même veine que « For unlawful knowledge » ,
 « Balance » lui est toutefois inférieur, tout particulièrement dans sa seconde partie, franchement faiblarde.

Semblant un peu à court d’inspiration, Van Halen s’oriente vers un hard FM gorgé de ballades sirupeuses entre lesquelles s’intercalent quelques instrumentaux sans intérêt.

Il reste heureusement quelques morceaux plus saillants venant rappeler la qualité intrinsèque des musiciens et leur formidable abattage lorsque tous les paramètres se trouvent correctement configurés.

« Balance » est aussi le dernier album avec Sammy Hagar derrière le micro, le chanteur n’ayant pour moi aucunement démérité face à son légendaire prédécesseur, et par son timbre puissant et sensuel, pouvant lui aussi revendiquer une place au hall of fame des grands chanteurs de hard rock.

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 23:35

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Rock fort toujours mais dans un registre beaucoup moins violent avec « Women and children first » de Van Halen.

Nous sommes en 1980, les californiens ont déjà marqué de leur empreinte l’histoire du rock par deux premiers albums de haute volée, mettant en exergue les qualités de guitariste hors norme de Eddy Van Halen, aussi ce troisième album est il attendu au tournant par les fans.

On débute par « And the cradle will rock » mid tempo gentillet qui ondule sans forcer puis enchaine avec « Everybody wants some » légèrement plus nerveux.

Le mariage entre la guitare ultra véloce de Eddy et les vocaux explosifs de Dave Lee Roth opère sur « Fools » vif et entrainant.

Le groupe accélère nettement le rythme pour le plus grand plaisir de l’auditeur qui s’éclate sur le puissant « Romeo delight ».

Après l’interlude instrumental « Tora ! Tora ! » vient le bien nommé « Lost control » tout en riffs et en vivacité.

Etourdi par autant de versatilité, l’auditeur est dérouté par un « Take your whiskey home » à la structure tortueuse et se fait cueillir par un « Could this be magic » léger et acoustique.

Au final, Van Halen remet le jus pour un ultime tour de piste :  « In a simple rhyme » aux agréables parties mélodiques.

En conclusion, avec « Women and children first » Van Halen ne parvient pas à rééditer l’exploit du premier album et délivre un disque inventif mais plutôt difficile d’accès.

Les musiciens de Van Halen continuent de montrer leur belle dextérité mais ne parviennent pas pour mois à faire plus que faire passer un agréable moment.

Pas de bouleversement ici mais un rock plutôt sage, vif et léger.

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 14:32

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Live toujours avec « Some enchanted evening » du Blue oyster cult également capté lors d’une tournée américaine avec crochet vers l’Angleterre.

Sorti en 1978 seulement trois ans après le copieux « On your feet or on your knees »
, « Some enchanted evening » affiche d’entrée la couleur par sa couverture de faucheuse aussi impressionnante que macabre.

Le concert débute pourtant par un titre rock n’ roll festif « R.U ready to rock » idéal pour chauffer la salle de concert.

Avec « E.T.I » on a affaire à un mid tempo modéré aux refrains doucereux qui fait grandement chuter l’intensité initiale pourtant prometteuse.

Heureusement survient « Astronomy » l’un des nombreux chefs d’œuvres de l’Huitre, avec ce mélange parfait de mélodie épique, de riffs cultes et d’intensité croissante.

Difficile de ne pas succomber aux huit minutes élégantes et majestueuse de ce titre qui vous transporte véritablement dans une autre dimension.

A peine le temps de se remettre du choc créatif de « Astronomy » que surgit « Kick out the jams » reprise musclée du MC5 faisant écho à celle de l’autre grand groupe de rock de l’époque, Steppenwolf.

On reste dans l’excellence avec un nouveau morceau marquant « Godzilla » aux refrains puissamment fédérateurs.

Les tubes s’enchainent avec « Don’t fear the reaper » plus grand succès commercial des américains, en raisons de ses grandes qualités mélodiques avant le final « We gotta get out of his place » qui déploie un rock musclé et entrainant pour clôturer le show.

En conclusion, « Some enchanted evening » est un album assez diamétralement opposé au live « On your feet or on your knees » qui débordaient de titres et de longue parties instrumentales surpuissantes destinées à mettre en valeur le talent brut des musiciens.

Ici, le contenu est plus sobre dans la quantité et la qualité des titres.

Blue osyter cult propose cette fois de vraies compositions, équilibrées et accessibles capables d’enflammer les stades du monde entier.

La seule critique que l’on puisse exprimer est le peu de morceau, moins d’une dizaine, ce qui constitue une limitation majeure pour que l’on puisse qualifier « Some enchanted evening » de live culte ou exceptionnel.

On passe donc un très bon moment mais reste un tantinet sur sa faim …

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