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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 21:40

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La même année (1979 donc) Motorhead comme la plupart des groupes ultra prolifiques des années 70, enchaine sur « Overkill » d’un « Bomber » sorti à seulement six mois d’intervalles.

La pochette reprenant la mascotte du groupe mutée ici en monstrueux bombardier est une nouvelle splendide couverture, et « Dead men tell no lies » débute par un mid tempo souple et ondulant sur lequel la voix de Lemmy Kilmister irrite déjà les oreilles.

Faisant preuve de simplicité et d’efficacité frontale « Lawman » bouge bien, à l’opposé de « Sweet revenge » plus louvoyant avec ses riffs oscillants.

On monte en cadence sur « Sharpshooter » qui manque malgré tout de tranchant et de punch tout en demeurant supérieur au terne « Poison ».

Avec sa ligne de basse nerveuse, ses riffs coups de boutoir et un solo splendide, « Stone dead forever » rehausse le niveau du gang des barbares pour proposer un classique étincelant brillant firmament du hard.

Difficile malgré la faiblesse vocale de Lemmy, de rester insensible à l’électricité et au dynamisme de « All the aces » qui déploie un véritable feu d’artifice de décibels.

On aborde alors passablement rasséréné la dernière partie du disque avec un « Step down » comme son nom l’indique plus lent et un tantinet plus bluesy avec un chant o miracle presque supportable.

Sur la fin du disque, Lemmy et sa bande ne proposent rien de bien folichon sur « Talking head » avant de griller ses dernières cartouches sur un « Bomber » véritable tube sonnant étrangement comme du Ac/Dc.

En conclusion, « Bomber » reste dans la lignée d’un hard rock solide mais sans grand génie.

Servi par deux hits assassins judicieusement placés, ce troisième disque de Motorhead se montre supérieur néanmoins aux deux premiers en raison d’un plus grand équilibre dans les compositions.

L’ensemble fonctionne au final assez bien et permet, malgré les sempiternelles lacunes vocales de Kilmister et un son un peu daté, de passer un moment agréable pour les amateurs de hard bien roulé de la fin des années 70.

Je ne peux m’empêcher néanmoins de penser que le heavy durci et surtout le trash musclé du début des années 80 donneront un grand coup de vieux à cette musique somme toute assez timorée.

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 20:52

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Nous plongeons donc avec un grand plaisir dans les tréfonds du hard n’ roll avec le second album de ces diables de Motorhead, le mythique « Overkill ».

Nous sommes en 1979, et le trio anglais qui rentrera par la suite dans l’histoire se consolide autour de la personnalité du bassiste/chanteur Lemmy Kilmister, avec le recrutement de Eddie Clarke à la guitare et de Phil Taylor à la batterie.

Avec sa superbe pochette ultra agressive mi crane-mi serpent, « Overkill » débute par une claque, une véritable déflagration de speed, le bien nommé « Overkill » qui emporte tout sur son passage par son tempo et ses refrains irrésistibles.

Après ces cinq minutes de pur jouissance, on embraye sur le poussif « Stay clean » ou la voix si rugueuse et éprouvante de Kilmister se rappelle à nos mauvais souvenirs.

Les mid tempo voyou chaloupés de « Pay your price » et « I’ ll be your sister » passent plutôt bien en raison de qualité des riffs de Clarke et de la puissance sourde de la rythmique.

Malgré sa (relative) renommée « Capricorn » sonne de manière plus effacée et les coups de boutoirs de « No class » peinent tels une vieille machine à vapeur à bout de souffle à relancer la dynamique.

Le son s’alourdit davantage sur « Damage case » assez peu ragoutant et « Tear you down » se démarque ensuite par ses parties de guitares particulièrement stimulantes.

Les paupières de l’auditeur se font lourdes sur le mollasson « Metropolis » avant de battre en cadence sur le final « Limb from limb » et sa belle accélération terminale.

En conclusion, un peu à l’instar de « The ace of spades », « Overkill » peut grosso modo être réduit à l’album d’un titre, celui mémorable d’ouverture.

Pour le reste, Motorhead propose un hard rock viril de bonne facture marqué par un jeu de guitare sympathique et par des rythmiques à la puissance sourde.

Principale limitation, le chant de Kilmister et sa voix de cancéreux en phase terminale, que d’aucun considère comme la marque de fabrique de la tête de moteur mais qui pour ma part me rebute plus que ne me séduit.

Vous l’aurez compris, je ne goute malheureusement que trop modérément ce disque et cette musique manquant pour moi d’audace et de vivacité.

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 17:12

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Quatre ans après un plutôt réussi « For unlawful knowledge, les vétérans de Van Halen poursuivent leur chemin avec « Balance » à l’énigmatique (voir choquante !) pochette infantile.

Nous sommes en 1995 et l’album débute par « The seventh seal » excellent mid tempo mariant à merveille parties de guitares étincelantes de Eddie Van Halen et vocaux en fusion de Sammy Hagar.

A peine remis de cette délicieuse entrée en matière, l’auditeur se fait percuter par un hit hard FM de haute volée, « Can’t stop loving you » qui confirme le timbre parfait de Hagar pour ce type de morceaux plus commerciaux.

C’est toujours avec le même esprit hard mais mélodique que se présente « Don’t tell me (what love can do) » qui confirme l’efficacité du groupe en la matière.

La machine semblant tourner avec une certaine répétitivé sur « Amsterdam », qui malgré un son puissant patine sur ses refrains poussifs, Van Halen choisit d’appuyer sur l’accélérateur sur « Big fat money » beaucoup plus rapide et percutant.

On récupère avec « Strung out », un court instrumental plutôt bruitage d’ambiance et   une nouvelle ballade au piano, « Not enough » plutôt assommante dans la durée.

Le lumière jaillit de « Aftershock » qui réussit à trouver le bon équilibre entre dynamique, riffs et puissance vocale maitrisés.

Suivent deux instrumentaux « Doin’ time » doté de percussions expérimentales, puis « Baluchitherium » plus traditionnel car entièrement dévolu à la guitare de sa majesté Eddie.

L’album se termine par une nouvelle ballade acoustique, « Take me back (déjà vu) » plutôt agréable dans le registre intimiste et « Feelin » power ballade mélodique beaucoup plus appuyées.

En conclusion, dans la même veine que « For unlawful knowledge » ,
 « Balance » lui est toutefois inférieur, tout particulièrement dans sa seconde partie, franchement faiblarde.

Semblant un peu à court d’inspiration, Van Halen s’oriente vers un hard FM gorgé de ballades sirupeuses entre lesquelles s’intercalent quelques instrumentaux sans intérêt.

Il reste heureusement quelques morceaux plus saillants venant rappeler la qualité intrinsèque des musiciens et leur formidable abattage lorsque tous les paramètres se trouvent correctement configurés.

« Balance » est aussi le dernier album avec Sammy Hagar derrière le micro, le chanteur n’ayant pour moi aucunement démérité face à son légendaire prédécesseur, et par son timbre puissant et sensuel, pouvant lui aussi revendiquer une place au hall of fame des grands chanteurs de hard rock.

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 23:35

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Rock fort toujours mais dans un registre beaucoup moins violent avec « Women and children first » de Van Halen.

Nous sommes en 1980, les californiens ont déjà marqué de leur empreinte l’histoire du rock par deux premiers albums de haute volée, mettant en exergue les qualités de guitariste hors norme de Eddy Van Halen, aussi ce troisième album est il attendu au tournant par les fans.

On débute par « And the cradle will rock » mid tempo gentillet qui ondule sans forcer puis enchaine avec « Everybody wants some » légèrement plus nerveux.

Le mariage entre la guitare ultra véloce de Eddy et les vocaux explosifs de Dave Lee Roth opère sur « Fools » vif et entrainant.

Le groupe accélère nettement le rythme pour le plus grand plaisir de l’auditeur qui s’éclate sur le puissant « Romeo delight ».

Après l’interlude instrumental « Tora ! Tora ! » vient le bien nommé « Lost control » tout en riffs et en vivacité.

Etourdi par autant de versatilité, l’auditeur est dérouté par un « Take your whiskey home » à la structure tortueuse et se fait cueillir par un « Could this be magic » léger et acoustique.

Au final, Van Halen remet le jus pour un ultime tour de piste :  « In a simple rhyme » aux agréables parties mélodiques.

En conclusion, avec « Women and children first » Van Halen ne parvient pas à rééditer l’exploit du premier album et délivre un disque inventif mais plutôt difficile d’accès.

Les musiciens de Van Halen continuent de montrer leur belle dextérité mais ne parviennent pas pour mois à faire plus que faire passer un agréable moment.

Pas de bouleversement ici mais un rock plutôt sage, vif et léger.

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 14:32

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Live toujours avec « Some enchanted evening » du Blue oyster cult également capté lors d’une tournée américaine avec crochet vers l’Angleterre.

Sorti en 1978 seulement trois ans après le copieux « On your feet or on your knees »
, « Some enchanted evening » affiche d’entrée la couleur par sa couverture de faucheuse aussi impressionnante que macabre.

Le concert débute pourtant par un titre rock n’ roll festif « R.U ready to rock » idéal pour chauffer la salle de concert.

Avec « E.T.I » on a affaire à un mid tempo modéré aux refrains doucereux qui fait grandement chuter l’intensité initiale pourtant prometteuse.

Heureusement survient « Astronomy » l’un des nombreux chefs d’œuvres de l’Huitre, avec ce mélange parfait de mélodie épique, de riffs cultes et d’intensité croissante.

Difficile de ne pas succomber aux huit minutes élégantes et majestueuse de ce titre qui vous transporte véritablement dans une autre dimension.

A peine le temps de se remettre du choc créatif de « Astronomy » que surgit « Kick out the jams » reprise musclée du MC5 faisant écho à celle de l’autre grand groupe de rock de l’époque, Steppenwolf.

On reste dans l’excellence avec un nouveau morceau marquant « Godzilla » aux refrains puissamment fédérateurs.

Les tubes s’enchainent avec « Don’t fear the reaper » plus grand succès commercial des américains, en raisons de ses grandes qualités mélodiques avant le final « We gotta get out of his place » qui déploie un rock musclé et entrainant pour clôturer le show.

En conclusion, « Some enchanted evening » est un album assez diamétralement opposé au live « On your feet or on your knees » qui débordaient de titres et de longue parties instrumentales surpuissantes destinées à mettre en valeur le talent brut des musiciens.

Ici, le contenu est plus sobre dans la quantité et la qualité des titres.

Blue osyter cult propose cette fois de vraies compositions, équilibrées et accessibles capables d’enflammer les stades du monde entier.

La seule critique que l’on puisse exprimer est le peu de morceau, moins d’une dizaine, ce qui constitue une limitation majeure pour que l’on puisse qualifier « Some enchanted evening » de live culte ou exceptionnel.

On passe donc un très bon moment mais reste un tantinet sur sa faim …

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 18:16

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Après de tels albums studio, inutile de dire que j’étais des plus intéressés par la découverte du premier live de Blue oyster cult, le désormais fameux « On your feet or on your knees ».

Sorti en 1975 après un triplette d’albums légendaires et une belle tournée américaine, « On your feet or on your knees » produit déjà son petit effet en raison de sa pochette énigmatique représentant une limousine arrêté devant un château lugubre, avec le symbole ésotérique du groupe flottant fièrement sur son aile avant.

On débute par « The subhuman » long morceau tenant en haleine par son ambiance mystérieuse, ses riffs accrocheurs et la splendeur de la voix d’Eric Bloom.

L’Huitre durcît le ton sur « Harvester of eyes » qui augument la puissance des guitares de Bloom et Roeser puis patine avec « Hot rails to hell » aux riffs irritants et à la structure musicale brouillonne.

L’ambiance reste électrique et très hard n’ roll sur « The red and the black » qui fonce bille en tête pour le plus grand bonheur d’une foule hurlante.

Plus intéressant, « 7 screaming diz busters » alterne sur près de neuf minutes les changements de rythme et d’ambiance, et donne lieu à un véritable festival de guitares hard rock.

La cavalcade continue de manière ininterrompue sur l’instrumental « Buck’s boggie » qui vomit ses décibels jusqu’à l’overdose,  avant d’offrir enfin un moment de répit à l’auditeur saturé sur « Then came the last days of May » superbe ballade toute en finesse et subtilité.

La reprise s’effectue de manière plus modérée avec le mid tempo « Cities on flammes with rock n’ roll » qui swingue doucement avant que les musiciens ne s’en donnent à nouveau à cœur joie sur « Me 262 » marqué par un (trop) long instrumental terminal.

Le groove est privilégié sur « Before a kiss, a redcap » avant d’arriver à la fin du concert, composée de deux reprises « Maserati GT (I ain’t got you) » également rock old school de Jimmy Reed et le classique « Born to be wild » des motards de Steppenwolf, ici magnifiquement interprété.

En conclusion, « On your feet or on your knees » est conforme à son titre et délivre une performance hard rock des plus puissantes, ce qui constitue un énorme coup de tonnerre pour l’époque rappelons le encore balbutiantes du rock puissamment électrifié et excessif.

L’enregistrement fait donc la part belle aux guitares qui occupent pesamment l’espace jusqu’à en devenir envahissantes dans des morceaux dépassant la moitié du temps les six minutes.

Ce choix d’un live impressionnant de puissance de feu se fait pour moi au détriment des qualités mélodiques, fondamentales de Blue oyster cult, celles-ci s’exprimant notamment par l’entremise de la voix souvent magique de Bloom.

Avec cet album dur, cru et groovy, Blue oyster cult impressionne plus qu’il ne séduit.

Ceci constitue donc pour moi son principal défaut.

Pour le reste, absolument indispensable pour tout amateur de guitar héros déchainés.

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 15:06

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Suite logique de la triplette des années 80, « Revolution by night » de Blue oyster cult voit le jour en 1983.

Changement mineur mais notable, le clavier Allen Lanier prend cette fois la place de la guitare, Donald Roeser le remplaçant aux claviers.

Pochette sobre mais toujours teintée de mystère et de surnaturel, « Revolution by night » débute par « Take me away » nouveau joyau spatial du répertoire de l’huitre, mélangeant riffs géniaux, refrains scintillants et claviers d’accompagnement judicieusement placés.

L’auditeur, déjà ébloui embraye sans difficulté sur « Eyes on fire » rock mélodique léger et agréable avant de plonger avec « Shooting shark » dans un long morceau duveteux plutôt ennuyeux.

Un peu d’animation surgit avec « Veins » certes plus dynamique mais à qui il manque un léger quelque chose pour pleinement passionner.

Plus original, « Shadow of california » bénéficie d’un son spatial futuriste tandis que l‘hymne « Feel the thunder » emporte tout sur son passage en faisant de nouveau hurler les guitares.

Blue oyster cult gonfle à présent fort ses biceps et se montre particulièrement incisif sur un « Let go » rock ‘n’ roll et festif.

On aborde la fin du disque avec « Dragon lady » titre également vif et soutenu bien que trop linéaire et sans surprise, et la ballade « Lightyears of love » très spatiale mais un tantinet trop mollassonne pour émouvoir.

En conclusion, « The revolution by night » est clairement en dessous des précédentes productions de Blue oyster cult.

Les compositions sont sans doute moins audacieuses, moins puissantes également et le son parait beaucoup plus aseptisé et moins tranchant.

Malgré cela, l’album reste de bonne qualité, Blue oyster cult se montrant capable de toucher juste avec le talent d’efficacité mélodique qu’on lui connait habituellement.

Aussi serait il pour moi mal avisé de juger trop durement « The revolution by night », qui reste agréable, varié et parfois (encore) surprenant.

Sans doute pas le meilleur de l’huitre magique, mais assurément un standard plus haut que 95% de ce que sont capables les autres formations de hard mélodique. Avec ce disque BOC reste donc pour moi quasi intouchable ...

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 20:50

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Place maintenant à un groupe de hard/heavy metal relativement méconnu mais réputé culte, j’ai nommé le sulfureux Blue oyster cult, légende des années 70 qui forgea pour beaucoup le heavy metal moderne.

En 1980, les américains déjà solidement établis sur la scène hard grâce à des productions de belle qualité alignées à un rythme frénétique, sortent « Cultosaurus erectus » à la pochette de science fiction absolument démente.

Du coté de la musique, l’auditeur est immédiatement mis dans le bain avec « Black blade » , exceptionnel morceau spatial sur lequel la voix d’Eric Bloom semblable à une invasion extraterrestre domine des riffs dévoreurs d’espace enveloppés d’une nappe de clavier de Allen Lanier.

A peine remis du choc initial et de l’énorme cratère creusé par l’impact, on bascule sur « Monsters » dont la structure perpétuellement mouvante multipliant les cassures rythmiques déroute tout en impressionnant par sa phénoménale intensité.

On calme le jeu avec le long blues « Divine wind » et la ballade soignée « Deadline » par comparaison plutôt rangés et ennuyeux malgré la puissance inchangée de la voix de Bloom.

Blue oyster cult capture ensuite astucieusement une ambiance live pour dynamiser « The Marshall plan » à l’ambiance rock ‘n’ roll enfiévrée.

Vitesse et qualité toujours avec « Hungry boys » qui sonne de manière beaucoup plus accessible avec ses refrains guillerets et entrainants.

On passe sur « Fallen angel » calqué sur le même moule mais moins tubesque pour encaisser un nouveau terrible coup de boutoir avec « Lips in the hill » véritable hymne heavy metal doté de riffs d’acier, de vocaux durs comme le diamant et de refrains conquérants.

Dernier morceau du disque, « Unkown tongue » vient apporter une belle touche de mélodie et de souplesse.

En conclusion, « Cultosaurus erectus » est un album incroyable d’une créativité et d’un dynamisme insensés.

La musique proposée est prodigieuse, chacun des musicien se surpassant à son poste, que ce soit sur la voix dominatrice ou les riffs étincelants de Bloom, la rythmique titanesque des frères Bouchard mais également le support atmosphérique indéniable du clavier de Lanier.

Brillant, unique, original, mystérieux, étrange et  déroutant, tel est ce monstrueux reptile à posséder pour tout amateur de hard mystique des années 70.

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 22:59

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Comme vous le savez j’ai été un fan de la première heure du trio canadien de Danko Jones avant de délaisser quelque peu le groupe après le trop pop-rock à mon gout « Never too loud » en 2008.

Pourtant, l’insatiable Danko continue coute que coute son chemin enflammé sur la route infernale du rock ‘n’ roll et sort en 2010 « Below the belt ».

Couverture imagée, orgueilleuse et mauvais gout, pas de doute, le Danko mauvais garçon est de retour et tient à le faire savoir.

Les Canadiens ouvrent le bal avec « I think bad thoughts » hard ’n’ roll incisif et rythmé laissant présager du meilleur.

Malgré tout l’abatage du chanteur et un solo de guitare méritant, « Active volcanoes » peine à tenir en haleine et il faut attendre le mid tempo « Tonight is fine » ses riffs et refrains irrésistibles made in Ac/Dc pour découvrir le premier véritable tube du disque.

Teigneux et agressif, « Magic snake » passe telle une décharge de chevrotine dans le bassin, laissant la place à « Had enough » nouveau tube rock ‘n’ roll aux refrains balayant tout sur leur passage.

Le bastonnage ne semble pas s’arrêter et le chanteur continue de dispenser son énergie abondante sur « Moderation » au demeurant plus quelconque mais il faut reconnaitre que la recette certes simple et mainte fois éprouvé d’un «  Full of regret » ou d’un « The sore loser » fonctionne de manière toujours de manière efficace.

Pas de philosophie sur « Like dynamite », juste du rock direct, simple, fiévreux et organique.

Sur la fin, Danko force  la cadence sur un « Apology accepted » plutôt poussif et « I wanna break with you » plus cadré qui atteint lui son but de manière plus précise.

En conclusion, « Below the belt » tient toutes ses promesses et frappe effectivement fort en dessous de la ceinture, atteignant non sans quelques déchets les organes vitaux.

Ayant sans doute trouvé ses limites vocales sur le disque précédent, Danko Jones se replace dans un registre ou il se montre plus à son avantage, le rock musclé et rageur fortement inspiré d’Ac/Dc.

« Below the belt » approvisionne donc copieusement l’auditeur de riffs défonceurs et autres tempos rugueux sur lesquels se pose la voix puissante et rageuse du chanteur.

Même si le génie des premiers albums n’est ici pas atteint, on peut que saluer ce retour de Danko Jones sur les rails du bon vieux rock ‘n’ roll mal élevé et la poignée de tubes qui l’accompagne.

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 21:34

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La présence de Bon Jovi dans ces colonnes en surprendra sans doute plus d’un, pourtant rien de tel qu’un best of « Cross road » pour découvrir une des plus grosses cylindrées du hard fm américain, au succès colossal depuis ses débuts au milieu des années 80.

Sorti en 1994, « Cross road » est un best of de dimensions modestes composé de quinze titres.

On débute par deux très grands tubes de la carrière de Bon Jovi, « Livin’ on a prayer »  qui bastonne ses grands refrains plutôt accrocheurs, puis surtout « Keep the faith », d’un niveau transcendant encore supérieur.

Après ces deux fusées éclairantes vient une série de ballades « Someday I’ll be saturday night » bouffie ou la voix de rocker de charme du chanteur irrite tandis qu’elle parvient à émouvoir par sa puissance émotionnelle brute sur « Always ».

Difficile de résister à « Dead or alive » power ballade western à l’atmosphère prenante.

Bon Jovi tente de se faire plus hard rock sur « Lay your hands on me » ou la guitare de Richie Sambora crache des étincelles pour un résultat au final bien balourd.

On lui préfère nettement « You give love a bad name » authentique tube d’une incontestable puissance brute.

Retour ensuite aux ballades avec « Bed of roses » aussi creuse que pompeuse « Blaze of glory » plus modeste et par conséquent supportable.

Hard fm de bon niveau sur « In these arms », plus prévisible et balourd sur « Hard medicine », franchement insupportable sur « I’ll be there for you » grande ballade aux effets usés jusqu’à la trogne, Bon Jovi alterne le pire et le franchement bien tel ce « In and out of love » mid tempo hard rock au martèlement quasi irrésistible.

On arrive enfin à la dernière partie du best of, composée de « Runaway » morceau fluide agrémenté d’un beat de clavier aujourd’hui assez daté et d’une nouvelle ballade assommante, « Never say good bye »

En conclusion, sensé être le meilleur du groupe du New Jersey, « Cross road » permet de se faire une assez bonne idées de ses qualités mais aussi de ses cotés les plus irritants.

Le son de Bon Jovi est écrasant, surproduit et le chanteur doté d’une voix de rocker puissant et mélodique est assurément pour beaucoup dans l’immense succès commercial du groupe.

Si Bon Jovi a effectivement sorti au cours de sa carrière quelques titres majeurs méritant le détour de part leur grande efficacité de composition et d’interprétation, le groupe pêche surtout par son usage immodéré de ballade se démarquant par leur faible inventivité et leur grande lourdeur.

Tel son grand frère Aerosmith, Bon Jovi tire donc trop souvent sur la corde de l’émotion surjouée ce qui finit par nuire à la fraicheur de sa musique.

On comprend donc à l’écoute de ce simple best of, que cette grosse cylindrée pour stades et radio, ne parviendra jamais à bouleverser son âme et on comprendra que le voyage s’arrête au pas de la porte.

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