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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 20:35

rainbow_live.jpg3

 

 

Plongeons nous à présent non sans ravissement dans les tréfonds du hard rock des années 70 avec « Live in Munich 1977 » de Rainbow.

Le légendaire groupe de Ronnie James Dio et Ritchie Blackmore a déjà été copieusement honoré en ces colonnes aussi vais-je directement aller à l’essentiel, l’attaque de ce live promotionnel arrivant très peu de temps après la formation du groupe (2 ans).

C’est dans une ambiance bouillonnante, que Rainbow attaque en trombe les hostilités avec un succulent « Kill the king » ultra rapide et très agressif pour l’époque.

Les décibels fusent sur un rythme frénétique, la guitare de Blackmore fait des étincelles tandis que la voix de Dio surplombe les débats.

On change radicalement de vibe avec « Mistreated » lent morceau bluesy trainant un peu en longueur à mon gout.

Sur « Sixteen century greensleeves », la place est laissée au toucher de Blackmore pour une longue introduction mélodique avant une grande poussée de fièvre assez désordonnée s’étalant au final sur plus de huit minutes.

Rainbow tutoie ensuite les anges sur la ballade cosmique « Catch the Rainbow » qui distille son charme éthéré sur plus de dix sept minutes de pur bonheur transcendantal avec un Dio en état de grâce.

L’heure est cependant de revenir aux basiques et le quintet américain place alors un « Long live rock ‘n’ roll » au groove énergique interactif fort à propos pour réveiller la foule teutonique.

La seconde partie du disque démarre avec un classique, le punchy « Man on the silver mountain » joué lui aussi dans une version surallongée à quatorze minutes ou le talent vocal de Dio brille de mille feux.

Vient ensuite un puissant hommage aux Yardbirds sorte de dream team des guitaristes des années 60 (Page, Beck et Clapton) avec une reprise survitaminée de « Still I’m sad » perdant pour moi en émotion ce qu’elle gagne en force, avant la conclusion « Do you close your eyes », clairement en dessous malgré le gros abattage des musiciens.

En conclusion, « Live in Munich 1977 » un bon album live qui montre un jeune groupe de hard rock se reposant sur deux armes maitresses : un chanteur hors classe doté d’une voix très puissante tout en étant mélodique et un guitariste fou, assénant sans relâches ses solos dantesques au point de faire passer à presque tous les titres la barre des dix minutes.

Avec ce live au son impressionnant pour l’époque, Rainbow frappe fort mais manque peut être selon moi d’un grain de finesse ou de subtilité, qui ne s’exprime que dans la cadre génial mais néanmoins trop restrictif de « Catch the Rainbow ».

A réserver donc pour les fans de hard musclé estampillé 70’s.

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 20:30

renegade.jpg4

 

 

Je suis absolument ravi de revenir au bon vieux hard rock avec « Renegade » de Thin lizzy, groupe largement honoré en ces colonnes.

Sorti en 1981, « Renegade » et sa belle pochette révolutionnaire débute par un morceau puissant et épique, « Angel of death » qui déroule une atmosphère d’apocalypse sombre et intense.

La transition avec le plus calme « Renegade » est surprenante mais illustre le talent hors pair de compositeur et de conteur de Phil Lynott.

Malgré sa relative douceur, « Renegade » est un solide morceau de rock ou les guitares se coulent à merveille dans le feeling plus narratif du chanteur.

Dévoré par la curiosité, l’auditeur aborde ensuite « The pressure will blow » qui gâche peut être par ses refrains moyens les excellents riffs hard rock et les solo magiques de la paire Gorham/White.

Thin Lizzy revient à ses racines pour injecter un fort groove de rock ‘n’ roll au très agréable « Leave this town » aux parties de guitares encore une fois fantastiques.

Les Irlandais se font encore plus accrocheurs sur « Hollywood (down on your luck ») véritable tube synthétisant leur puissance hard et leur sens inné de la mélodie.

Sans donner l’impression de forcer son talent, le groupe aligne « No one told him » morceau tonique magnifié par le chant chaud et viril de Lynott et même « Fats » pourtant et son groove plutôt anodin passe relativement bien.

L’album se termine avec « Mexican blood » sensiblement plus faible et « It’s getting dangerous » long morceau élégant manquant un peu d’intensité.

En conclusion, injustement boudé en raison de la féroce concurrence anglo-saxonne s’exerçant alors (Iron maiden/Judas priest), « Renegade » est un bon album qui aurait même pu être excellent si sa dernière partie ne contenait pas une légère baisse de régime.

Mais pas de doute, Thin Lizzy est bel et bien présent, avec toujours le superbe jeu de ses guitaristes et le formidable talent de composition/interprétation de Lynott.

Puissant et même violent par instant (« Angel of death ») ,Thin Lizzy sait aussi se faire plus touchant (« Renegade ») tout en restant incroyablement rock sur ses bases (« Leave this town »).

« Renegade » n’est peut être donc pas le chef d’œuvre incontournable du groupe mais en tout cas un album à (re)découvrir avec un très grand plaisir.

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 16:52

eruption.jpg5

 

 

1978 est une date importante voir capitale dans le monde du hard rock puisque c’est au cours de celle-ci que Van Halen sort son premier album sobrement intitulé « Van Halen ».

Formé à Pasadena (Californie), le groupe est alors composé de Dave Lee Roth, chanteur à fort charisme, des deux frères Van Halen, Alex à la batterie et Eddie à la guitare, le plus discret Michael Anthony étant à la basse.

Avec sa pochette sobre mais sentant bon la sueur et le rock, « Van Halen » débute par un mid tempo utltra entrainant « Running with the devil » marqué par d’excellents refrains et par quelques cris suraigus du plus bel effet de Lee Roth.

Puis Eddie Van Halen décide de marquer fort les esprits avec un court mais surpuissant interlude à la guitare intitulé « Eruption ».

L’enchainement avec « You really got me » la reprise d’un vieux titre des Kinks est à vrai dire assez fracassant mais c’est sur une composition personnelle au riff fantastique « Ain’t talkin’ bout love » que Van Halen fait de nouvelles étincelles.

Après un début de disque aussi exceptionnel, on est en droit d’attendre une naturelle baisse de régime.

Celle-ci est très relative sur « I’m the one » très nerveux, sauvage et doté de parties de guitares ahurissantes puis plus marquée sur « Jamie’s cryin » qui lorgne sans réellement s’assumer vers la ballade.

Nouveau chef d’œuvre avec « Atomic punk » qui déverse sur l’auditeur ébahi des riffs en acier trempé sur lesquels s’exprime un Lee Roth particulièrement convaincant au chant.

En comparaison, « Feel your love tonight » fait figure de rengaine irritante malgré la qualité toujours étonnante du jeu de guitare tandis que plus mélodique et équilibrée « Little dreamer » marque le succès de la première ballade du groupe.

L’album se termine par une nouvelle reprise du bluesman John Brim, « Ice cream man » rendue incroyablement vivante par le style groovy de Lee Roth et par « On fire » superbe morceaux aux vocaux haut perchés évoquant du Judas Priest en grande forme.

En conclusion, pour un coup d’essai, « Van Halen » a tout d’un coup de maitre et peut être considéré comme un des meilleurs albums de hard rock de l’histoire.

Une bonne moitié du disque est excellente voir exceptionnelle avec l’établissement d’authentiques références du genre.

Le reste est certes moins percutant ou novateur mais n’est pas à part peut etre deux titres plus faiblards à dédaigner non plus.

« Van Halen » marque la révélation d’un guitariste exceptionnel, Eddie Van Halen dont le jeu rapide et puissant est un véritable régal pour les fans de rock électrique mais ce talent pur, unique ne saurait faire oublier les grandes qualités vocales de Dave Lee Roth, qui évolue ici dans un registre très large, alternant cris suraigus à la Rob Halford avec un chant medium voir plus rocailleux ou mélodique quand les circonstances l’exigent.

« Van Halen » est donc un pur joyaux à posséder pour tout amateur de rock révolutionnaire !

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 20:52

1984.jpg3

 

 

Ces chroniques ont souvent traité de hard rock, et pourtant aussi bizarre soit il jamais un seul album de Van Halen n’y figurait.

Cet oubli est maintenant réparé avec « 1984 », disque le plus célèbre et le mieux vendu de la longue carrière du groupe en raison des multiples hits qu’il contient.

En 1983, Van Halen fait déjà partie depuis la fin des années 70 des grosses pointures du (hard) rock américain aux cotés de Kiss et Aerosmith et en est déjà a son sixième album.

Malgré des dissensions toujours plus intense entre le guitariste surdoué et ambitieux Eddie Van Halen et le reste du groupe notamment l’excentrique Dave Lee Roth, « 1984 » et sa belle pochette provocante montrant un ange fumeur de cigarettes rappelant le « Heaven and hell » de Black sabbath, voient pourtant le jour en 1983.

A cette époque, poussé par des locomotives comme Judas priest et Iron maiden, le heavy et le hard rock sont au firmament de leurs succès et Van Halen entend bien dans son style plus grand public tirer sa légitime part du gâteau.

Après « 1984 » une courte et agréable introduction planante au synthétiseur, arrive le tube « Jump », dont le riff magique de clavier et le coté incroyablement festif, propulseront au firmament des morceaux rock les plus diffusés au monde, y compris dans les stades de foot ou de basket.

« Jump » est en effet à Van Halen ce que « The final count-down » est aux suédois d’Europe ou ce que « I was made for loving you » aux américains de Kiss.

Mais ce hit inoubliable usé jusqu’à la corde ne saurait faire oublier le très bondissant « Panama » autre tube mémorable porté par des refrains également irrésistibles.

On descend de plusieurs crans avec « Top Jimmy » qui brille surtout par le jeu de guitare hors du commun de Van Halen.

Un peu dans la même veine, « Drop dead legs » est un mid tempo rock sympathique mais un peu mollasson, tenu par le chant étincelant de Lee Roth et par les quelques effets du virtuose.

Le groupe remet le turbo avec « Hot for teacher » , troisième tube fracassant du disque avec des parties de guitares hallucinantes et un groove phénoménalement festif.

Avec son clip hilarant « Hot for teacher » fut pour beaucoup dans la popularité du disque et du groupe.

Van Halen sonne presque Genesis  sur le très pop « I’ll wait » ou le chant mélodique de Lee Roth parvient à faire oublier une nouvelle prédominance des synthétiseurs.

Le disque arrive alors tout doucement à sa fin avec « Girl gone bad » titre surchargé et chaotique et « House of pain » également notable par ses parties de guitares échevelées.

En conclusion, « 1984 » est un très bon disque de hard rock, dont les fulgurances guitarsitiques se marient assez bien avec le coté plus aseptisé et commercial des synthétiseurs si en vogue à cette époque.

Les trois tubes historiques y figurant justifient à eux seuls, l’écoute voir l’achat du disque, pour le reste, même si je trouve la qualité moindre, il paraitrait inconcevable de critiquer le jeu prodigieux du guitariste le plus connu de l’époque qui éclipse pour moi malheureusement le chant quasi parfait dans son registre de Lee Roth.

Mais si vous aimez le hard rock énergique, généreux, talentueux tout en demeurant incroyablement accessible, je vous recommande fortement « 1984 », dont le succès colossal marquera la fin de la collaboration du plus « Hollywood » des chanteurs avec le groupe.

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 23:26

desperado.jpg2

 

 

Besoin à présent d’un peu de testostérone pour se remettre du décevant « Abbey road » des Beatles et exploration logique du passé du hard rock français avec « Desperados » des parisiens de Vulcain.

Formé au début des années 80 par les frères Puzio (Daniel chant/guitare et Vincent basse) aidés du guitariste Didier Lohezic et du batteur Marc Varez, Vulcain sort son troisième album en 1985, à une époque ou le heavy metal est à son apogée au niveau mondial.

Passons rapidement sur la pochette parfaitement sans intérêt pour entamer le disque qui débute de manière très frontale et directe avec « Blueberry blues » morceau rapide et dur, faisant immanquablement en raison du mimétisme vocal entre Daniel Puzio et Lemmy Kilmister penser à du Motorhead à la française.

Transition surprenante avec « Richard » son harmonica et son au tempo beaucoup plus apaisé sur lequel Puzio tente d’insuffler difficilement une dose d’émotion.

De manière assez prévisible, Vulcain revient en mode nominal toutes guitares dehors avec « Sur la route » en revisitant un des plus vieux clichés du rock : les incessantes tournées et la route (de l'enfer ?).

Riffs musclés et refrains hurlés constituent l’ossature de « Comme des chiens », tandis que le poétique « Fuck the polices » grogne sa rage aveugle sur fond de sirènes hurlantes.

Pas de raison de baisser pavillon ni même de changer d’approche, aussi « Sweet Lorraine » et sa quais copie conforme « Un verre de trop » crashent la même énergie brute, avec comme fait notable un étincelant solo de Lohezic.

Nouvelle tentative de pseudo ballade sur « Si tu bas de l’aile » rendu assez pitoyable par la voix atroce et les paroles débilitantes de Puzio.

Vulcain rassemble ses dernières cartouches et décharge ses flingues sur « Pour un soir » et « Soldat », ce dernier se surpassant au niveau de l’intensité.

En conclusion, poussé par un effet de mode bien compréhensible, Vulcain eut en son temps sa petite notoriété hexagonale mais supporte au final assez mal l’épreuve des ans.

La recette proposée sur « Desperados » est simple, des tempo échevelés, des riffs durailles et des solo démonstratifs sur lequel se greffe un chant ultra bestial et souvent peu compréhensible qui annihile pour moi le coté interessant du groupe c'est à dire le brillant jeu de guitare de Lohezic.

Le style est donc très restreint et donne peu de marges de manœuvre.

« Desperados » est donc pour moi à réserver aux amateurs de hard viril et bourrin sentant la bière, la sueur les gros bras tatoués.

Et pour les autres, il y a Radiohead ?

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 17:26

blackfoot.jpg2

 

 

Nous revenons au monde de la musique avec Blackfoot, un groupe de hard rock sudiste des années 70-80, typiquement inconnu hors de ses frontières.

Avec un premier album sorti en 1975, Blackfoot construit patiemment son ascension avec un trilogie musicale construite autour de disques ayant pour thème les animaux sauvages (serpent, panthère, aigle).

En 1981, cette trilogie s’achève avec « Marauder » réputé être le chef d’œuvre du groupe de Jacksonville.

Le chanteur-leader du groupe Rickey Medlocke est toujours en place avec son fidèle guitariste Charlie Hargrett, le bassiste-claviériste Greg T Walker et le batteur Jason Spires.

« Good morning» débute à vive allure dans une veine hard rock offensive plus que marquée.

Après ce début surprenant, on revient à des choses plus modérées avec « Payin for it » mid tempo rock basique dont la seule originalité réside dans l’adjonction de chœurs sur les refrains.

Les sudistes glissent alors vers une ballade plutôt séduisante « Diary of a workingman » taillée sur mesure pour le timbre de voix rocailleux et sensuel de Medlocke.

Les choses s’animent un peu plus avec « Too hard to handle » qui s’emmêlent un peu les pinceaux dans ses riffs lourds.

Par la suite, « Fly away » groove gentiment avec des parties de guitares southern rock plutôt sympathiques tandis que « Dry county » fait lui plus preuve d’une belle énergie hard.

Pas grand-chose à dire sur « Fire of the dragon » qui malgré son titre alléchant est plutôt tiède et sage.

On aborde ensuite la fin du disque composée de l’étrange « Rattlesnake rock ‘n’ roller » qui après une introduction sudiste verse effectivement dans un boogie-rock assez irrésistible, et d’une ballade haute en couleurs « Searchin’ ».

En conclusion, « Marauder » est sans doute un chef d’œuvre pour les fans de (hard) rock sudiste, mais ne peut pas être considéré comme tel pour moi.

La musique proposée tient en réalité plutôt bien en place et je comprends qu’on puisse aimer le chant puissant et sensuel de Medlocke mais tout ceci est pour moi beaucoup trop classique.

Au final, « Marauder » n’est pas tellement sudiste, mais sonne plutôt comme un bon disque de classic-rock parsemé de quelques poussées hard.

Respectable sans doute mais pas assez relevé ni aventureux pour moi.

Connu surtout aux USA, Blackfoot s’essouffla rapidement à la fin des années 80 pour disparaitre dans les années 90 après un ultime soubresaut.

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 19:15

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Au sein de la mirifique carrière de Kiss, l’album « Alive ! » tient une place prépondérante et est considéré par beaucoup comme le meilleur album.

Sorti en 1975, « Alive ! » est un double live retraçant le meilleur de la courte carrière des américains mais déjà riche de trois albums en seulement trois années d’activité.

C’est donc dans l’ambiance surchauffée des immenses stadium américains que commence le concert avec « Deuce » tube bien balancé interprété dans une version très festive avec hurlements de Stanley et solo démonstratif de Ace Frehey.

L’enchainement avec « Strutter » autre immense tube de Kiss et certainement l’un de mes morceaux favoris du répertoire est à vrai dire purement divin et l’on se dit alors qu’on tient véritablement un album exceptionnel.

Par contraste « Go to choose » apparait plus indolore et ce constat se poursuit avec « Hotter than hell » et « Firehouse » dont les refrains un peu faciles peinent à masquer les fragiles structures.

On ne peut pas dire que le niveau remonte franchement avec le faiblard « Nothin too loose ».

Heureusement les choses s’arrangent avec « C’mon and love me » simple, direct et efficace à défaut d’être génial puis le plus robuste « Parasite » aux refrains accrocheurs.

Le disque premier s’achève sur le chaloupé et sensuel « She » rallongé de belles parties de guitares.

Le disque second débute en souplesse avec « Watchin you » et « 100 000 years » compensant leur manque de fluidité ou de structure par de longues  plages instrumentales et des jeux interactifs avec le public.

On retrouve enfin un titre phare avec « Black diamond » digne du standing de l’envergure de Kiss et superbement interprété.

Profitant de cette dynamique, « Rock bottom » et « Cold gin » balancent gentiment avant la dernière ligne droite composée du très festif « Rock and roll all nite » hymne imparable pour faire bouger les foules et « Let me go rock ‘n roll » beaucoup moins marquant.

En conclusion, loin de céder une fois de plus à la loi du plus grand nombre, je considère ce « Alive ! » comme une déception.

En 1975, le répertoire de Kiss n’est pas encore assez fourni en tubes, ou tout du moins en morceaux que je considère comme majeurs et sans « Detroit rock city », « I was made for loving you » ou autre « God of thunder », les américains ne sont pas pour moi capables de tenir la distance.

Bien sur certains titres surnagent mais sur les seize titres proposés bien peu demeurent pour moi impérissables.

Une fois déploré le manque de qualité global des compositions, on considérera tout de même la très bonne interprétation du groupe avec de beaux morceaux de bravoure instrumentaux mais surtout une ambiance live très chaude.

Si « Alive ! » fit décoller la carrière de Kiss, ceci s’explique plus pour moi par l’impact de ses énormes shows ultra spectaculaires qui firent la renommée du groupe au niveau mondial.

D’ailleurs encore aujourd’hui, il est admis que Kiss est plus un groupe de scène que de disques.

Ceci se vérifie régulièrement dans les colonnes de ce blog, sans pour l’instant aucun chef d’œuvre  ne soit référencé.

Mais le Diable sait o combien la carrière de Kiss est  longue …

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 13:40

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Vous l’avez constaté j’aime toujours revenir aux bases du rock en écoutant les groupes historiques, dont bien entendu Kiss fait partie.

Sorti en 1992 dans une période difficile pour le monstre de Détroit avec le décès par cancer de son batteur Eric Carr, une succession d’albums plus faibles et commerciaux et enfin un contexte musical en pleine mutation (le mouvement Grunge), « Revenge » possède pourtant pour moi un cachet particulier puisque c’est par cet album musclé que j’ai découvert Kiss.

Embauchant Eric Singer à la batterie, nos quatre héros à présent démaquillés, entament une courageuse remontée de la pente avec un album indiquant clairement leurs intentions :  sobriété, mur d’acier et tenues de cuir 100% heavy metal.

L’entrée en matière se fait en force avec « Unholy », mid tempo basique aux refrains efficaces.

Le son du groupe dense et lourd semble correspondre à la nouvelle orientation souhaitée.

On enquille bille en tête avec le tube « Take it off » largement supérieur par son coté incroyablement fluide, sexy, accrocheur avec suprême cerise sur le gâteau, le petit break mélodique central lançant le final explosif.

La suite est du même acabit,  « Tough love » un peu plus commun, « Spit » faisant preuve d’une belle énergie rock ‘n’ roll avec un vrai solo de guitare héros à la clé.

Vient ensuite une power ballade de grande classe, « God gave rock ‘n’ roll to you » capable assurément de faire chanter d’immenses foules dans des stades.

On revient ensuite à des choses plus acérées avec « Domino » titre hyper rock chanté de manière chaude et féline par un Gene Simmons comme souvent très inspiré pour parler de la gente féminine.

Après la transition « Heart of chrome » sensiblement moins inspiré, vient une nouvelle bombe hard rock « Thou shalt not »  vibrant de toute la puissance et l’irrésistible confiance de Gene Simmons.

Une nouvelle ballade « Every time I look at you » sensiblement plus douce et mièvre vient aérer un peu l‘ensemble avant que Kiss ne reprennent son mode nominal sur la dernière ligne droite du disque composé du laborieux et un peu répétitif « Paralyzed » , du plus festif et énergique « I just wanna » illuminé par Stanley et enfin « Carr jam » court instrumental composé par le batteur décédé mis à la fin de l’album en un bel hommage.
   
En conclusion, pour tout amateur de hard basique et festif, « Revenge » tient toutes ses promesses et marque un net retour en force de Kiss avec un partage du monde équilibré entre Stanley et Simmons.

Tout ici n’est que puissance parfaitement canalisée nécessaire pour faire vivre des compositions toujours simples, efficaces mais toujours très accrocheuses commercialement ce qui constitue indéniablement la grande force de Kiss.

Avec « Revenge » , les vétérans américains regonflent à nouveaux leurs biceps et se montrent capable de se faire respecter auprès de la meute de jeunes loups cérébraux et torturés issus de Seattle.

Un des albums les plus solide de la riche discographie des freaks US.

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 22:21

3

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Je reconnais avoir le plus souvent étrillé les albums d’Aerosmith dans ces colonnes, preuve que ce groupe peine à obtenir mes faveurs.

Voici donc le très réputé « Rocks » classique réputé des années 70 (1976) avec un groupe alors très jeune et en pleine ascension.

Pochette et titre sobre, « Rocks » débute sous les meilleurs augures avec le rapide et puissant « Back in the saddle » véritable tornade hard aussi fraiche et réjouissante.

Après avoir été bousculé de la sorte, l’auditeur reprend ses esprits avec « Last time » au groove lent, chaud et sensuel puis subit une deuxième gifle avec le tonitruant « Rats in the cellar » nouvelle petite bombe hard entrainant tout sur son passage.

Les bostoniens restent très inspirés sur « Combination » rock aux riffs solides (la paire Perry/Whitford) sur lequel se perche un chant plutôt aérien de Steven Tyler puis « Sick as a dog » bénéficiant d’une bonne fluidité et de refrains efficaces.

On revient au hard rock, sexy, sauvage et dangereux avec « Nobody’s fault » qui peut sans problème côtoyer les meilleurs titres du Led Zeppelin de la grande époque.

La suite parait plus calme mais tout aussi plaisante avec « Get the lead out » habité d’un gros feeling rock ‘n’ roll, « Lick and promise » tout aussi entrainant mais beaucoup plus appuyé.

L’album se termine en douceur avec « Home tonight » la ballade de l’album avec guitares classieuses et chœurs aériens.

En conclusion, « Rocks » fait franchement honneur à son titre et peut sans problème être rangé dans la catégorie des beaux classiques du hard rock des années 70.

A l’exception de « Nobody’s fault », rien n’y est franchement exceptionnel mais l’ensemble est d’un haut niveau et surtout formidablement bien exécuté et bien maitrisé.

Le quatrième album d’Aerosmith délivre donc du rock électrique, chaud, sensuel, lourd parfois violent mais toujours habité par une grande fluidité.

Avis aux amateurs de musique de qualité, « Rocks » est à déguster comme une bonne bouteille de vin, en esthète du hard rock vintage.

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 15:34

  3battle_rages_on.jpg

 

 

On peut donc considérer sans grand risque que la période David Coverdale fut la moins hard rock de la carrière de Deep purple, tant le chanteur insuffla des influences funk/blues au répertoire initialement plus agressif des londoniens.

Après un « Come and taste the band » très éloigné du style qui forgea sa légende, Deep purple explosa franchement et resta muet pendant près de dix ans.

Au milieu des années 80, la résurrection inattendue arriva avec le retour de Ian Gillian et de Ritchie Blackmore à la place de Coverdale et Bolin, certes doués mais assez déphasés par rapport au hard rock originel plus musclé.

Cette renaissance s’illustra par des sorties graduelles d’albums (tous les trois ans) reconstruisant peut à peu la base de fans jadis perdue.

Après un court intermède avec Joe Lynn Turner, le pire bouche trou du hard/heavy des années 80, Ian Gillian rejoint à nouveau le groupe en 1992 pour la préparation d’un nouvel album.

Sorti en 1993 (en pleine période Manga ?), « The battle rages on » annonce fièrement la couleur avec sa superbe pochette en forme de Dragon s’enroulant autour du logo du groupe.

L’entrée en matière ne déçoit pas tant « The battle rages on » délivre un rock puissant et majestueux digne d’authentiques Saigneurs du hard rock.

La suite marque certes un peu le pas avec le plus linéaire et poussif « Lick it up » mais le splendide « Anya » à l’introduction grandiose médiévale-rock vient gonfler d’un puissant souffle épique la musique du groupe.

Deep purple semble avoir ressorti pour notre plus grand plaisir la grosse artillerie, aussi sans etre inoubliables « Talk about love » et « Ramshackle man » s’avèrent etre  de véritables morceaux de bravoure emplis de riffs puissants, de dynamique soutenues et de solos démonstratifs.

Bien sur quelques coups de moins bien subsistent comme « Time to kill » ou « Nasty piece of work » plus à la peine mais il parait bien difficile de ne pas apprécier la dynamique  d'un « A twist in the tale » porté par un Gillian au chant impeccable.

L’album se termine sur deux titres, « Solitaire » un peu mollasson mais doté d’un beau potentiel commercial et le bien lourdingue et répétitif « One man’s meat » sur lequel les hurlements aiguis de Gillian n'apportent pas grand chose.

En conclusion, « The battle rages on » est suffisamment bon pour me faire mentir lorsque je dis que le groupe ne valait plus rien sorti de sa période dorée des années 70.

Marquant le début de la renaissance du groupe, « The battle rages on » lance une impressionnante série (à la qualité au final des plus décroissantes) toujours en cours actuellement avec des albums suffisamment bon pour permettre à Deep purple de se produire dans des grandes salles du monde entier.

Certes après un début en fanfare (les superbes The battle rages on et Anya) , le disque marque un peu le pas comme si les vétérans avaient un peu présumé de leurs forces mais la production fluide et puissante est suffisante pour leur permettre de tenir leur rang de valeures sures du hard rock.

Et puis quoi qu’on en dise, Gillian reste le meilleur chanteur de Deep purple ce qui pèse assurément au final dans la balance.

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