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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 17:26

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Nous revenons au monde de la musique avec Blackfoot, un groupe de hard rock sudiste des années 70-80, typiquement inconnu hors de ses frontières.

Avec un premier album sorti en 1975, Blackfoot construit patiemment son ascension avec un trilogie musicale construite autour de disques ayant pour thème les animaux sauvages (serpent, panthère, aigle).

En 1981, cette trilogie s’achève avec « Marauder » réputé être le chef d’œuvre du groupe de Jacksonville.

Le chanteur-leader du groupe Rickey Medlocke est toujours en place avec son fidèle guitariste Charlie Hargrett, le bassiste-claviériste Greg T Walker et le batteur Jason Spires.

« Good morning» débute à vive allure dans une veine hard rock offensive plus que marquée.

Après ce début surprenant, on revient à des choses plus modérées avec « Payin for it » mid tempo rock basique dont la seule originalité réside dans l’adjonction de chœurs sur les refrains.

Les sudistes glissent alors vers une ballade plutôt séduisante « Diary of a workingman » taillée sur mesure pour le timbre de voix rocailleux et sensuel de Medlocke.

Les choses s’animent un peu plus avec « Too hard to handle » qui s’emmêlent un peu les pinceaux dans ses riffs lourds.

Par la suite, « Fly away » groove gentiment avec des parties de guitares southern rock plutôt sympathiques tandis que « Dry county » fait lui plus preuve d’une belle énergie hard.

Pas grand-chose à dire sur « Fire of the dragon » qui malgré son titre alléchant est plutôt tiède et sage.

On aborde ensuite la fin du disque composée de l’étrange « Rattlesnake rock ‘n’ roller » qui après une introduction sudiste verse effectivement dans un boogie-rock assez irrésistible, et d’une ballade haute en couleurs « Searchin’ ».

En conclusion, « Marauder » est sans doute un chef d’œuvre pour les fans de (hard) rock sudiste, mais ne peut pas être considéré comme tel pour moi.

La musique proposée tient en réalité plutôt bien en place et je comprends qu’on puisse aimer le chant puissant et sensuel de Medlocke mais tout ceci est pour moi beaucoup trop classique.

Au final, « Marauder » n’est pas tellement sudiste, mais sonne plutôt comme un bon disque de classic-rock parsemé de quelques poussées hard.

Respectable sans doute mais pas assez relevé ni aventureux pour moi.

Connu surtout aux USA, Blackfoot s’essouffla rapidement à la fin des années 80 pour disparaitre dans les années 90 après un ultime soubresaut.

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 19:15

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Au sein de la mirifique carrière de Kiss, l’album « Alive ! » tient une place prépondérante et est considéré par beaucoup comme le meilleur album.

Sorti en 1975, « Alive ! » est un double live retraçant le meilleur de la courte carrière des américains mais déjà riche de trois albums en seulement trois années d’activité.

C’est donc dans l’ambiance surchauffée des immenses stadium américains que commence le concert avec « Deuce » tube bien balancé interprété dans une version très festive avec hurlements de Stanley et solo démonstratif de Ace Frehey.

L’enchainement avec « Strutter » autre immense tube de Kiss et certainement l’un de mes morceaux favoris du répertoire est à vrai dire purement divin et l’on se dit alors qu’on tient véritablement un album exceptionnel.

Par contraste « Go to choose » apparait plus indolore et ce constat se poursuit avec « Hotter than hell » et « Firehouse » dont les refrains un peu faciles peinent à masquer les fragiles structures.

On ne peut pas dire que le niveau remonte franchement avec le faiblard « Nothin too loose ».

Heureusement les choses s’arrangent avec « C’mon and love me » simple, direct et efficace à défaut d’être génial puis le plus robuste « Parasite » aux refrains accrocheurs.

Le disque premier s’achève sur le chaloupé et sensuel « She » rallongé de belles parties de guitares.

Le disque second débute en souplesse avec « Watchin you » et « 100 000 years » compensant leur manque de fluidité ou de structure par de longues  plages instrumentales et des jeux interactifs avec le public.

On retrouve enfin un titre phare avec « Black diamond » digne du standing de l’envergure de Kiss et superbement interprété.

Profitant de cette dynamique, « Rock bottom » et « Cold gin » balancent gentiment avant la dernière ligne droite composée du très festif « Rock and roll all nite » hymne imparable pour faire bouger les foules et « Let me go rock ‘n roll » beaucoup moins marquant.

En conclusion, loin de céder une fois de plus à la loi du plus grand nombre, je considère ce « Alive ! » comme une déception.

En 1975, le répertoire de Kiss n’est pas encore assez fourni en tubes, ou tout du moins en morceaux que je considère comme majeurs et sans « Detroit rock city », « I was made for loving you » ou autre « God of thunder », les américains ne sont pas pour moi capables de tenir la distance.

Bien sur certains titres surnagent mais sur les seize titres proposés bien peu demeurent pour moi impérissables.

Une fois déploré le manque de qualité global des compositions, on considérera tout de même la très bonne interprétation du groupe avec de beaux morceaux de bravoure instrumentaux mais surtout une ambiance live très chaude.

Si « Alive ! » fit décoller la carrière de Kiss, ceci s’explique plus pour moi par l’impact de ses énormes shows ultra spectaculaires qui firent la renommée du groupe au niveau mondial.

D’ailleurs encore aujourd’hui, il est admis que Kiss est plus un groupe de scène que de disques.

Ceci se vérifie régulièrement dans les colonnes de ce blog, sans pour l’instant aucun chef d’œuvre  ne soit référencé.

Mais le Diable sait o combien la carrière de Kiss est  longue …

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 13:40

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Vous l’avez constaté j’aime toujours revenir aux bases du rock en écoutant les groupes historiques, dont bien entendu Kiss fait partie.

Sorti en 1992 dans une période difficile pour le monstre de Détroit avec le décès par cancer de son batteur Eric Carr, une succession d’albums plus faibles et commerciaux et enfin un contexte musical en pleine mutation (le mouvement Grunge), « Revenge » possède pourtant pour moi un cachet particulier puisque c’est par cet album musclé que j’ai découvert Kiss.

Embauchant Eric Singer à la batterie, nos quatre héros à présent démaquillés, entament une courageuse remontée de la pente avec un album indiquant clairement leurs intentions :  sobriété, mur d’acier et tenues de cuir 100% heavy metal.

L’entrée en matière se fait en force avec « Unholy », mid tempo basique aux refrains efficaces.

Le son du groupe dense et lourd semble correspondre à la nouvelle orientation souhaitée.

On enquille bille en tête avec le tube « Take it off » largement supérieur par son coté incroyablement fluide, sexy, accrocheur avec suprême cerise sur le gâteau, le petit break mélodique central lançant le final explosif.

La suite est du même acabit,  « Tough love » un peu plus commun, « Spit » faisant preuve d’une belle énergie rock ‘n’ roll avec un vrai solo de guitare héros à la clé.

Vient ensuite une power ballade de grande classe, « God gave rock ‘n’ roll to you » capable assurément de faire chanter d’immenses foules dans des stades.

On revient ensuite à des choses plus acérées avec « Domino » titre hyper rock chanté de manière chaude et féline par un Gene Simmons comme souvent très inspiré pour parler de la gente féminine.

Après la transition « Heart of chrome » sensiblement moins inspiré, vient une nouvelle bombe hard rock « Thou shalt not »  vibrant de toute la puissance et l’irrésistible confiance de Gene Simmons.

Une nouvelle ballade « Every time I look at you » sensiblement plus douce et mièvre vient aérer un peu l‘ensemble avant que Kiss ne reprennent son mode nominal sur la dernière ligne droite du disque composé du laborieux et un peu répétitif « Paralyzed » , du plus festif et énergique « I just wanna » illuminé par Stanley et enfin « Carr jam » court instrumental composé par le batteur décédé mis à la fin de l’album en un bel hommage.
   
En conclusion, pour tout amateur de hard basique et festif, « Revenge » tient toutes ses promesses et marque un net retour en force de Kiss avec un partage du monde équilibré entre Stanley et Simmons.

Tout ici n’est que puissance parfaitement canalisée nécessaire pour faire vivre des compositions toujours simples, efficaces mais toujours très accrocheuses commercialement ce qui constitue indéniablement la grande force de Kiss.

Avec « Revenge » , les vétérans américains regonflent à nouveaux leurs biceps et se montrent capable de se faire respecter auprès de la meute de jeunes loups cérébraux et torturés issus de Seattle.

Un des albums les plus solide de la riche discographie des freaks US.

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 22:21

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Je reconnais avoir le plus souvent étrillé les albums d’Aerosmith dans ces colonnes, preuve que ce groupe peine à obtenir mes faveurs.

Voici donc le très réputé « Rocks » classique réputé des années 70 (1976) avec un groupe alors très jeune et en pleine ascension.

Pochette et titre sobre, « Rocks » débute sous les meilleurs augures avec le rapide et puissant « Back in the saddle » véritable tornade hard aussi fraiche et réjouissante.

Après avoir été bousculé de la sorte, l’auditeur reprend ses esprits avec « Last time » au groove lent, chaud et sensuel puis subit une deuxième gifle avec le tonitruant « Rats in the cellar » nouvelle petite bombe hard entrainant tout sur son passage.

Les bostoniens restent très inspirés sur « Combination » rock aux riffs solides (la paire Perry/Whitford) sur lequel se perche un chant plutôt aérien de Steven Tyler puis « Sick as a dog » bénéficiant d’une bonne fluidité et de refrains efficaces.

On revient au hard rock, sexy, sauvage et dangereux avec « Nobody’s fault » qui peut sans problème côtoyer les meilleurs titres du Led Zeppelin de la grande époque.

La suite parait plus calme mais tout aussi plaisante avec « Get the lead out » habité d’un gros feeling rock ‘n’ roll, « Lick and promise » tout aussi entrainant mais beaucoup plus appuyé.

L’album se termine en douceur avec « Home tonight » la ballade de l’album avec guitares classieuses et chœurs aériens.

En conclusion, « Rocks » fait franchement honneur à son titre et peut sans problème être rangé dans la catégorie des beaux classiques du hard rock des années 70.

A l’exception de « Nobody’s fault », rien n’y est franchement exceptionnel mais l’ensemble est d’un haut niveau et surtout formidablement bien exécuté et bien maitrisé.

Le quatrième album d’Aerosmith délivre donc du rock électrique, chaud, sensuel, lourd parfois violent mais toujours habité par une grande fluidité.

Avis aux amateurs de musique de qualité, « Rocks » est à déguster comme une bonne bouteille de vin, en esthète du hard rock vintage.

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 15:34

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On peut donc considérer sans grand risque que la période David Coverdale fut la moins hard rock de la carrière de Deep purple, tant le chanteur insuffla des influences funk/blues au répertoire initialement plus agressif des londoniens.

Après un « Come and taste the band » très éloigné du style qui forgea sa légende, Deep purple explosa franchement et resta muet pendant près de dix ans.

Au milieu des années 80, la résurrection inattendue arriva avec le retour de Ian Gillian et de Ritchie Blackmore à la place de Coverdale et Bolin, certes doués mais assez déphasés par rapport au hard rock originel plus musclé.

Cette renaissance s’illustra par des sorties graduelles d’albums (tous les trois ans) reconstruisant peut à peu la base de fans jadis perdue.

Après un court intermède avec Joe Lynn Turner, le pire bouche trou du hard/heavy des années 80, Ian Gillian rejoint à nouveau le groupe en 1992 pour la préparation d’un nouvel album.

Sorti en 1993 (en pleine période Manga ?), « The battle rages on » annonce fièrement la couleur avec sa superbe pochette en forme de Dragon s’enroulant autour du logo du groupe.

L’entrée en matière ne déçoit pas tant « The battle rages on » délivre un rock puissant et majestueux digne d’authentiques Saigneurs du hard rock.

La suite marque certes un peu le pas avec le plus linéaire et poussif « Lick it up » mais le splendide « Anya » à l’introduction grandiose médiévale-rock vient gonfler d’un puissant souffle épique la musique du groupe.

Deep purple semble avoir ressorti pour notre plus grand plaisir la grosse artillerie, aussi sans etre inoubliables « Talk about love » et « Ramshackle man » s’avèrent etre  de véritables morceaux de bravoure emplis de riffs puissants, de dynamique soutenues et de solos démonstratifs.

Bien sur quelques coups de moins bien subsistent comme « Time to kill » ou « Nasty piece of work » plus à la peine mais il parait bien difficile de ne pas apprécier la dynamique  d'un « A twist in the tale » porté par un Gillian au chant impeccable.

L’album se termine sur deux titres, « Solitaire » un peu mollasson mais doté d’un beau potentiel commercial et le bien lourdingue et répétitif « One man’s meat » sur lequel les hurlements aiguis de Gillian n'apportent pas grand chose.

En conclusion, « The battle rages on » est suffisamment bon pour me faire mentir lorsque je dis que le groupe ne valait plus rien sorti de sa période dorée des années 70.

Marquant le début de la renaissance du groupe, « The battle rages on » lance une impressionnante série (à la qualité au final des plus décroissantes) toujours en cours actuellement avec des albums suffisamment bon pour permettre à Deep purple de se produire dans des grandes salles du monde entier.

Certes après un début en fanfare (les superbes The battle rages on et Anya) , le disque marque un peu le pas comme si les vétérans avaient un peu présumé de leurs forces mais la production fluide et puissante est suffisante pour leur permettre de tenir leur rang de valeures sures du hard rock.

Et puis quoi qu’on en dise, Gillian reste le meilleur chanteur de Deep purple ce qui pèse assurément au final dans la balance.

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 22:25

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Les maitres excentriques de Twisted sister n’ont pas encore eu les honneurs de ces chroniques, ceci se doit donc d’être réparé avec « You can’t stop rock ‘n’ roll ».

Groupe phare du hard rock américain des années 80 avec maquillages outranciers et performances scéniques explosives, Twisted sister ne fait pas pourtant réellement partie en raison d’une courte carrière des légendes du genre.

Sorti en 1983, « You can’t stop rock ‘n’ roll » est le second disque de la formation composée du charismatique Dee Snider (chant), des guitaristes Eddy Ojeda/Jay Jay French, de Mark Mendoza (basse) et de  AJ Pero (batterie).

Une fois n’est pas coutume la pochette du disque brille par sa sobriété, aussi peut on rapidement se concentrer sur la musique qui dès le premier morceau fait forte impression tant « The kids are back » fait figure de parfait tube hard rock, à la fois puissant et accrocheur.

On comprend donc immédiatement le style de Twisted sister, proposant une musique simple, directe, puissante au niveau des riffs et de la voix de Snider, mais également dotée d’un fort potentiel commercial en raison de refrains entrainants.


Par conséquent il est donc très facile de comparer « The kids are back » au « The boys are back in town » de Thin Lizzy, autre grand hit hard du même type.

Et la suite me direz vous ? Et bien si « Like a knife in your back » peine franchement à se hisser au niveau de son prédécesseur en raison d’un style quelque peu saccadé, « Ride to live, live to ride » et surtout « I am, I’m me » contiennent de formidables ingrédients dignes de les faire accéder au rangs d’hymnes dévoués à la liberté et au rock ‘n’ roll le plus sauvage, le plus festif et le plus pur.

La fête continue avec « The power and glory » qui commence de manière posée pour accélérer graduellement pour s'envoler dans l'intensité.

Deux nouveaux tube surgissent avec « We’re gonna make it » hymne ultra dynamique à la conquête fracassante emportant tout sur son passage puis ma chanson préférée de la sœur tordue, l’exceptionnel « I’ve had enough » qui atteint la perfection par la conjonction du tempo nerveux, la qualité des riffs & solo et le chant flamboyant de Snider.

Les américains durcissent le ton avec « I’ll take you alive » jouissif de beauté primale, commettent sans nul doute le seul faux pas du disque avec la ballade très gnangnan « You’re not alone ».

Heureusement le final arrive, explosif avec un nouvel hymne « You can’t stop rock ‘n’ roll » qui reprend toutes les qualités de ses prédécesseurs.

En conclusion, « You can’t stop rock ‘n’ roll » est une formidable gifle envoyée à la face de l’auditeur et sans doute le parfait antidote à toute forme de musique prétentieuse, sophistiquée et se voulant intellectuelle.

Doté de musiciens talentueux excellents dans leur registre, Twisted sister n’a pas autant de prétention mais délivre un message hard rock renouant avec l’instinct, la pureté et le fun originel de cette musique.

Impossible donc de résister à cette perfection musicale truffée d’hymnes mid tempo racés et formidablement jouissifs.

Fort de toutes ces considérations, « You can’t stop rock ‘n’ roll » est pour moi un must digne de figurer dans le Top 10 des meilleurs disques de hard rock de tous les temps.

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 20:28

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Deep purple toujours avec « Who do you think we are » dernier album de la période folle des années 70 avec Ian Gillian au chant et Roger Glover à la basse.

Sorti en 1973 (ce qui ne nous rajeunit pas !) « Who do you think we are » a pour principal défaut d’être placé entre des séries de chef d’œuvres que ce soit avec Gillian ou avec David Coverdale au chant.

On passera rapidement sur la pochette peu inspirée et relativement sans intérêt, pour débuter avec « Woman from Tokyo » solide mid tempo rock dont la monotonie est rompue par un jolie passage mélodique central.

Par la suite, « Mary long » a un coté « Highway star » sous analgésiques assez peu attirant et on ne peut pas dire que le court et bien mollasson « Super trouper » ne vienne franchement dynamiser l’ambiance.

On apprécie toujours les envolées d’orgue de Jon Lord, mais « Smooth dancer » trop alambiqué reste malgré sa relative fougue un peu en dedans.

Deep purple retrouve enfin de la vitesse et de la nervosité sur le virevoltant « Rat bat blue » (super boulot de la section rythmique Paice-Glover !) qui se termine de surcroit en véritable démonstration musicale.

Mais cette dynamique se brise instantanément sur « Place in line » interminable blues à la lenteur exaspérante et ce malgré l’impressionnante maitrise technique des musiciens.

On termine donc ce court album de 7 titres par « Our lady », longue ballade parsemé de chœurs aériens s’étirant paresseusement sur plus de cinq longues minutes.

En conclusion, « Who do you think we are » n’est pas un trésor oublié mais réellement un album mineur de Deep purple.

Les compositions sont sophistiquées mais manquent sérieusement de punch, d’efficacité et de prise de risque.

Avec cet album en pilotage automatique et un Gillian sérieusement amorti, Deep purple fait son premier relatif faux pas après une carrière jusqu’alors époustouflante de créativité, de maestria et d’audace.

Un regain sera obtenu avec l’arrivée de Coverdale qui maintiendra encore quelques années un certain niveau avant une inéluctable érosion vers un pop-rock terne et bien émoussé.

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 14:34

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Il est ici acquis que les premiers albums d’Ac/dc sont les meilleurs jusqu’à l’apothéose « Higthway to hell » et pour se montrer large d’esprit « Back in black » en 1980.

Sorti en 1977, « Let there be rock » n’échappe pas à cette règle assez indérogeable.

Au premier abord, la pochette montrant le groupe jouer sur une scène peut donner la fausse impression d’un live, mais « Let there be rock » est bien un authentique album studio.

On notera encore une fois la mégalomanie d’Angus Young, figurant seul dans la lumière de la gloire tandis que tous les autres membres restent tapis dans une semi pénombre y compris le talentueux Bon Scott.

Entame classique avec un « Go down » gros rock trappu et groovant, jouant idéalement par son coté répétitif son rôle de bélier défonceur de tympans puis bonne mise en pression avec « Dog eat dog » sec, musclé et nerveux comme un corps d’adolescent.

Ac/dc change brutalement de braquet avec l’apocalyptique « Let there be rock » rapide, puissant, intense et parcouru du légendaire solo  final d’Angus Young.

Mais la qualité exceptionnelle du jeu de guitare du nabot grimaçant ne doit pas faire pour autant oublier le chant survolté de Scott qui permet à ce titre d’atteindre une sorte de quintessence rock.

Derrière ce sommet, on reste à des altitudes incroyablement élevées avec « Bad boy boogie » véritable festival de riffs et de rythmiques 100% électriques avec un chanteur en état de grâce.

Comme si on en avait pas encore assez (d’essais), viennent ensuite deux nouvelles bombes hard, le musculeux « Problem child » très imprégné par le charme de voyou de Scott et « Overdose » un poil plus doux et intimiste surfant sur le sujet inépuisable des relations hommes-femmes houleuses.

La fin de l’album arrive alors sans crier gare, avec « Hell ain’t a bad place to be » ronronnant gentiment son hard propret pour lancer idéalement la fusée supersonique « Whole lotta rosie » autre immense classique du répertoire des australiens et régulièrement honoré sur toutes les scènes du monde entier dans une orgie de décibels.

En conclusion, « Let there be rock » est une pure merveille qu’on oublie un peu au profit des « Highway to hell » et autres « Back in black » dont les qualités artistiques sont régulièrement surévaluées en raison de leurs ventes colossales.

Pourtant ce serait oublier un peu vite que un an avant la classique autoroute vers l’enfer, Ac/Dc était parvenu déjà au faite de son art avec cet authentique chef d’œuvre.

Rien a jeter ici, que du pur concentré de hard  n’ roll, des riffs et des solo mythiques, des rythmiques d’enfer et une fluidité hors normes.


N’en déplaise aux défenseurs du rustaud Brian Johnson, l’immense qualité des premiers albums d’Ac/Dc tient pour beaucoup pour moi au charisme, à l’énergie et au timbre de voix si uniques de Bon Scott, étoile filante du rock ‘n’ roll qui trop généreux dans son style de vie, se consuma prématurément engendrant l’une des plus douloureuses pertes de l’histoire de la musique électrique.

Pour tout amateur de rock, « Let there be rock » figure aux cotés du tout aussi génial « High voltage » parmi les grands chef d’œuvres à dépoussiérer d’urgence.

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 19:17

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De Europe, le grand public (et même le moins grand !) connait surtout « The final countdown » gigantesque succès commercial des années 80 mais moins les autres disques des Suédois post ou avant ce monument du hard-fm.

Cinq ans après ce succès international et le départ du guitariste John Norum remplacé par Kee Marcello, Europe continua pourtant son chemin musical malgré des ventes de disques en chute libre et sortit en 1991 le courageux « Prisoners in paradise ».

Avec sa pochette soignée et digne d'un album de rock progressif, « Prisoners in paradise » débute par « All or nothing » hard rock bien balancé mais un peu trop téléphoné à mon gout.

Les efforts d’animations entrepris sur « Halfway to heaven » sont des plus louables mais la voix toujours agréable de Joey Tempest et les bidouillages de clavier de Mic Michaeli, ne suffisent pas à faire réellement décoller ce titre mollasson.

Mais surprise Europe se montre soudain plus à l’aise sur son terrain de prédilection, la bonne ballade bien troussée comme « I’ll cry for you » toujours efficace et relance dans la foulée un agréable « Little bit of lovin » aux chœurs extrêmement entrainants.

Sur cette dynamique, surgissent le solide « Little bit of lovin » et l’excellent « Seventh sign » renouant avec le hard mélodique ultra accrocheur des géants suédois.

Europe confirme toujours boxer dans la catégorie des poids lourds avec le somptueux « Prisoners in paradise ».

Mauvais garçons les gentils rockers ? En tout cas, « Bad  blood » juché sur des riffs et des refrains terribles, prolonge la fantastique impression d’aisance dégagée jusqu’alors.

Et après toutes ces émotions que diriez vous d’une nouvelle ballade ? Aussitôt commandée, aussitôt livrée via Europe-express, avec « Homeland » pour tout dire au finale assez déçevante.


Ceci ne constitue pas pour autant une raison pour se relâcher et les robustes « Got your mind in the gutter » « Till my heart beats down your door » viennent rappeler la grande maitrise des mid tempo bien balancés par les vieux routiers.

On finit ensuite en apothéose avec un immense « Girl from Lebanon » parfait en terme de rapport mélodies/guitares.

En conclusion, ans être au meme niveau phénoménal que l'immortel  « The final countdown »,
« Prisoners in paradise » est un grand disque injustement boudé à son époque il est vrai peu favorable au style hard-fm des suédois.

Beaucoup de morceaux ici, aucun mauvais, une majorité de bons et surtout quelques véritables hits incontournables tournant sans interruption dans le cortex cérébral de l'auditeur.

Même sans la patte et le talent créatif de Norum, Europe démontre sa totale maitrise de son hard fm simple, direct, bien construit et bien équilibré.

Le petit plus reste pour moi la voix toujours magique de Tempest qui insuffle le surplus de chaleur et d’émotion au hard fluide et élégant des Suédois.

De manière assez regrettable, « Prisoners in paradise » sera le chant du cygne d’Europe, qui mettra un terme à une carrière de huit ans avant de renaitre miraculeusement de ses cendres un beau jour de 2004.

Une vrai pièce de choix pour l’amateur de musique de grande classe.

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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 19:57

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Poursuite de la carrière d’Aerosmith dans les années 70 avec « Draw the line » autre album sorti en 1977.

Avec sa jolie pochette représentant des caricatures de musiciens, « Draw the line » débute par son titre éponyme, solide morceau de rock énergique sans éclat particulier.

Bien sur « I wanna know why » groove gentiment mais manque sérieusement de tranchant.

Ce sentiment est accentué avec « Critical mass » avec son piano et son harmonica bluesy sympathiques mais trop omniprésents par rapport aux guitares de Joe Perry et Brad Whitford.

Il faut attendre le quatrième titre « Get it up » pour retrouver une certaine efficacité s’exprimant sur des refrains compacts et nerveux.

De vitesse il est également question avec le court « Bright light fright » tout en rythme et péchant par une certaine linéarité.

Aerosmith fait enfin preuve d’originalité avec la power ballade « Kings and Queens » qui permet de mettre en valeur le joli toucher mélodique des guitaristes.

L’auditeur aborde ensuite la dernière partie du disque avec « The hand that feeds » faible et chaotique malgré les hurlements pas toujours heureux de Steven Tyler, « Sight for sore eyes » nerveux et caréné avant un « Milk cow blues » blues rendu attrayant plus attrayant par sa vitesse d’exécution.

En conclusion, « Draw the line » est album touffu, dense et foutraque que je trouve à vrai dire assez irritant.

Les compositions manquent d’originalité, d’aérations, de mélodies ce que confirme l’absence de tout grand tube digne de ce nom, un comble pour un groupe aussi vendeur qu’Aerosmith.

Tyler chante de surcroit assez mal sur des compositions mornes, éculées, manquant de fraicheur et de punch.

La déception est à la mesure de l’engouement proposé par « Toys in the attic » plus inspiré.

Plus si sur au final que je trouve mon compte dans la période 70’s d’Aerosmith.

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