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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 21:18

boys_back.jpg4

 

 

Un peu de musique avec un Dvd concert vintage fort appréciable, je veux bien entendu parler de « The boys are back in town, live in Sydney 1978 » de Thin lizzy, tiré d’un mémorable concert à l’opéra de Sydney en 1978.

Ce show, ni vous ni moi n’y était probablement, aussi est-ce un grand plaisir que d’y assister par la magie de la technique plus de 30 ans après.

C’est devant 25000 australiens assemblés sur une grande scène de plein air près de la baie de Sydney et sous un temps couvert que se produit Thin lizzy dans sa formation la plus légendaire, Phil Lynott (voix/basse), Gary Moore/Scott Gorham (guitares) et le moins connu Mark Nauseff à la batterie.

On commence par une des pièces maitresses de Thin lizzy, « Jailbreak » interprété tout en puissance par la groupe pour chauffer l’assistance.

Dans une ambiance estivale de jeunes à cheveux longs, on enchaine avec « Bad reputation » pour constater que Moore et Gorham font également le spectacle derrière Lynott et se donne à 100% physiquement dans des solo électriques hauts en décibels.

L’intensité retombe un tantinet avec « Cowboy song » plate ballade country plus parlée que chantée, avant une nouvelle montée de fièvre sur le second tube mondial du groupe « Boys are back in town » s’appuyant sur des riffs en acier et une grande efficacité couplets/refrains.

Plus félin que jamais, Lynott capture son public et fait quasiment tout passer par son charisme, « Waiting for an alibi » moins marquant que sur disque en raison d’un son approximatif puis le génialement festif « Are you ready » ou le chanteur prend complètement possession de la foule avec laquelle il joue.

On passera rapidement sur le rapide mais un peu trop brouillon « Me and the boys » pour déguster le dernier plat des chefs, « Baby drives me crazy » énorme gifle rock ‘n’ roll ou le public chavire de bonheur sous l’action conjuguée de la guitare folle de Moore et le charme dévastateur de Lynott.

En conclusion, le principal reproche qu’on pourrait adresser à « The boys are back in town, live in Sydney 1978 » c’est qu’il est trop court (47 minutes à peine) et trop pauvre en bonus.

Le packaging un peu à la va vite ne saurait néanmoins entacher la qualité exceptionnelle du concert, véritable condensé du répertoire de Thin lizzy, et montrant surtout un groupe au sommet de sa forme jouant à fond les ballons dans un cadre de rêve.

Difficile aussi de ne pas avoir une pensée ému pour Phil et Gary qui nous ont quitté trop tôt, et que voir en pleine jeunesse à la fin des années 70 provoque un petit pincement au cœur.

Je citerai aujourd’hui comme principal héritier du groove de Thin lizzy, Danko Jones, autre métis électrique, au registre mélodique et épique toutefois moins large.

Je recommande néanmoins ce beau Dvd à tous les amateurs de bon rock qui décoiffe,meme si malheureusement la musique des Irlandais apparait sans doute un peu sous estimée et oubliée en 2013, ce que l'on ne peut que regretter.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 19:13

5150.jpg2

 

 

Dans la continuité de la redécouverte du patrimoine de Van halen, « 5150 » sorti en 1986 est surtout remarquable pour être le premier album des américains sans Dave Lee Roth au chant et avec le flamboyant Sammy Hagar en remplacement.

Au premier abord après l’écrasant succès de « 1984 », la tache semble impossible pour le groupe, pourtant tel l’Atlas ridicule body buildé et huilé soulevant le monde de la pochette, « 5150 » débute pied au plancher avec le rapide, incisif et diablement sexy « Good enough » et sa remarquable synergie guitare/voix.

Le ton s’adoucit un peu et l’apport massif des synthétiseurs fait clairement pencher « Why can’t this be love » du coté du big rock US généraliste pafaitement calibré.

Nouvelle accélération assassine avec « Get up » au jeu de guitare d’Eddy proprement ébouriffant avec un Hagar extrêmement puissant et dominateur puis rebasculement vers la musique pop radio avec le néanmoins excellent « Dreams » porté par un chanteur d’un niveau exceptionnel.

Après pareil début en fanfare, il est bien notable d’observer un fort ralentissement sur « Summer nights » et « Best of two worlds » un tantinet plus poussifs malgré encore une fois un solide son rock et quelques refrains appuyés.

Van Halen verse ensuite dans la ballade langoureuse de « Love walks in » certes bien interprétée mais beaucoup trop guimauve pour être crédible.

L’auditeur sans doute un peu agacé par la tournure que prennent les évènements glisse alors sans grande conviction vers la fin du disque symbolisée par  « 5150 » title track plombé par un manque d’inspiration et d’entrain manifestes et « Inside » pénible car complètement déstructuré.

En conclusion, « 5150 » après un début tout en biceps gonflés, s’écroule comme un soufflet et montre toute la difficulté pour Van Halen de combler le départ d’une personnalité aussi créative et charismatique que Roth.

Hagar est certes un excellent chanteur de hard rock au timbre chaud, puissant et sensuel, mais le problème semble plus général avec un manque global d’inspiration et de vélocité dans la musique proposée notamment au niveau des riffs/solo d’Eddy Van Halen au talent particulièrement étouffé.

Encore sonné par le départ de Roth, on sent le groupe fragile et titubant sur ses bases.

La suite prouvera qu’il sera trouver la bonne carburation avec le moteur Hagar et trouver les ressources pour survivre.

Ceci ne s’entend pas vraiment sur ce « 5150 » qui mis à part sa première partie en fanfare, demeure assez dispensable.

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 22:21

unlawful.jpg3

 

La musique à présent avec « For unlawful carnal knowledge » de Van Halen.

Sorti en 1991, « For unlawful carnal knowledge » est déjà le troisième album des américains avec Sammy Hagar au chant.

Avec sa pochette sobre, « For unlawful carnal knowledge » débute par « Poundcake » solide mid tempo aux sympathiques élancements.

Vient ensuite une tornade hard rock, la fabuleuse décharge d’énergie pure de « Judgment day » avec riffs en acier et grandes envolées dans les aigus de Hagar.

La tension retombe avec « Spanked » qui malgré un titre prometteur, ne fesserait même pas le derrière d’un nouveau né.

Van Halen développe un bon groove sur « Runaround » puis se lance dans une structure plus complexe sur « Pleasure dome » qui s’entortille en de multiples circonvolutions progressives sur prêt de sept minutes.

On revient à plus de simplicité avec « In ‘n’ out » qui traine en longueur et peine toutefois à décoller franchement.

Hagar impose sa puissance sur « Man on mission » qui balance fiévreusement et déroule un boulevard pour ce qu’on pourrait un authentique tube « The dream is over » couplant riffs de haute volée, couplets ultra entrainants et refrains très mélodiques.

L’efficacité est au rendez vous sur « Right now » puis vient la fin du disque, décomposée en un court instrumental atmosphérique « 316 » et  un mid tempo très accrocheur faisant figure d'hymne « Top of the world ».

En conclusion, « For unlawful carnal knowledge » tient malgré quelques passages en dedans, fermement la route en proposant un hard rock généraliste, puissant, chaud et groovant.

On pourra sans doute déplorer le manque de titres franchement rentre dedans et de riffs d‘anthologies et de solo supersonique au profit d‘une musique plus calibrée, mais Van Halen démontre fait preuve ici d’une grande efficacité qui rend son « For unlawful carnal knowledge » réellement plaisant avec une mention spéciale à Sammy Hagar, chanteur de première catégorie.

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 20:30

spinal_tap.jpg2

 

 

Sorti en 1984, « Spinal tap » de Rob Reiner est un film underground réputé culte dans le petit milieu du hard rock.

L’histoire est la parodie d’un groupe de hard rock des années 80, Spinal tap, tentant un retour sur le devant de la scène après avoir connu son heure de gloire à la fin des années 60.

Spinal tap est composé de David St Hubbins (Michael Mc Kean), chanteur/guitariste au type nordique évoquant de loin un Robert Plant, Nigel Tufnel (Christopher Guest) le guitariste taciturne sosie de Bruce Dickinson d’Iron maiden, le ridicule bassiste nain Derek Smalls (Harry Shearer), Viv Savage (David Kaff) et un batteur interchangeable comme dans tout bon groupe de rock qui se respecte.

Sous la houlette de leur manager Ian Faith (Tony Hendra), Spinal tap tente de sortir un nouvel album « Smell the groove » sensé les ramener au top de leur popularité et rejouer à nouveau dans des grandes salles.

Mais le groupe doit faire avec de nombreux problèmes, tout d’abord avec la pochette jugée trop provocatrice par la maison de disque, puis répondre aux questions embarrassantes du journaliste rock Marty De Bergi (Rob Reiner lui même) concernant les morts successives et farfelues de tous leurs batteurs précédents, décédés par combustion spontanée ou étouffés dans leur vomi.

Les scènes comiques (prothèse en métal cachée dans le pantalon, décor Stonehenge ridicule, concert devant le 3ième age) succèdent aux extraits musicaux du reste de qualité tout à fait respectable.

Il faut bien reconnaitre cependant que le groupe, passablement abruti, à toutes les peines du monde à renouer avec le succès et l’arrivée de Jeannine (June Chadwick), petite amie de David, comme co manager aux idées fumeuses inspirées d’astrologie ne font qu’accentuer les tensions au sein de Spinal tap.

Finalement, assez classiquement Nigel quitte le groupe mais le rejoint dès l’annonce d’une tournée au Japon assez inespérée sur laquelle se conclut le film.

En conclusion, « Spinal tap » est un film potache, régressif et pour moi largement surestimé.

On sourit quelques fois mais la plupart des gags demeurent assez faibles et surtout réservés à un public d’initiés fans d’Iron maiden, Motorhead, Led zeppelin voir Black sabbath.

Bien que de portée assez limitée, la satire touche néanmoins assez juste en montrant le coté excentrique et ringard des années 80, bas du front et querelleur des rockers de base.

Enfin comme dit précédemment, la musique composée pour l’occasion tient elle plus que correctement la route ce qui rend le film tout à fait regardable si on est un tant soit peu porté sur le sujet.

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 22:09

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Toujours dans le registre du hard rock traditionnel mais avec un groupe légendaire, Van Halen, refaisant parler de lui en 2012 avec « A different kind of truth ».

La raison de ce regain d’intérêt pour Van Halen ? Le retour du chanteur historique, Dave Lee Roth absent depuis 1986 soit vingt six longues années.

Cet évènement suffit à lui seul à faire oublier le départ de Michael Anthony, authentique bassiste du groupe remplacé lui par Wolfgang Van Halen, le propre fils de Eddy, maitre guitariste qui écrivit en lettres de feu la légende de son groupe à la fin des années 70.

Avec sa pochette un brin mystérieuse voir incompréhensible (un télescope ?), « A different kind of truth », commence bien mal avec un « Tatoo » mollasson aux refrains purement horribles.

On retrouve plus de vélocité et la marque de fabrique du groupe notamment ce jeu de guitare vivifiant sur « She’s the woman » qui provoque une légère cure de jouvence fort bienvenue.

Dans le registre plus calme mais tout aussi incandescent de « You and your blues »
, la voix chaude et rauque de Lee Roth fait des étincelles.

Van Halen ne néglige pas non plus la puissance sur « Chinatown » qui envoie allégrement son lot guitares bondissantes et de riffs acérés et si « Blood and fire » semble un peu manquer de souffle malgré les habituelles arabesques du guitare-héros mais les fracassants « Bullethead » et « As is » habités par un Lee Roth déchainé, redressent vigoureusement la barre adressant une éclatante démonstration de santé de la part des papys rockers.

On ne peut pas dire non plus que l‘imprononçable « Honeybabysweetiedoll » fasse dans la dentelle avec sa structure chaotique construite sur des riffs ultra lourds

Les américains continuent de nous régaler avec « The trouble with never », ses riffs atomiques et son break titanesque, replace une belle accélération sur le court mais diablement pugnace « Outta space ».

Dans la dernière ligne droite, Van Halen place un hallucinant blues densifié « Stay frosty », un hard musclé « Big river » avant de nous achever par un « Beats workin » solide bien que trop linéaire.

En conclusion, fortement attendu au tournant, « A different kind of truth » est une divine surprise démontrant l’insolente santé de dinosaures du rock, ayant tous dépassé la cinquantaine.

Si on excepte son premier titre pour moi raté, « A different kind of truth » expose rapidement l’étendue de sa classe avec un jeu de guitare de Eddy Van Halen toujours aussi génial qui illumine chaque morceau, y compris les plus faibles et la voix de grand seigneur de ce diable de Lee Roth.

En 2012, Van Halen avec cet album dense, tonique et puissant donne une véritable leçon de hard rock aux groupes vieillissants et embourgeoisés comme Deep purple.

Avec son hard de grande classe, « A different kind of truth » ne fait donc que renforcer l’immense respect pour cette légende de la musique qu’est pour moi Van Halen.

A écouter d’urgence !

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 20:35

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Plongeons nous à présent non sans ravissement dans les tréfonds du hard rock des années 70 avec « Live in Munich 1977 » de Rainbow.

Le légendaire groupe de Ronnie James Dio et Ritchie Blackmore a déjà été copieusement honoré en ces colonnes aussi vais-je directement aller à l’essentiel, l’attaque de ce live promotionnel arrivant très peu de temps après la formation du groupe (2 ans).

C’est dans une ambiance bouillonnante, que Rainbow attaque en trombe les hostilités avec un succulent « Kill the king » ultra rapide et très agressif pour l’époque.

Les décibels fusent sur un rythme frénétique, la guitare de Blackmore fait des étincelles tandis que la voix de Dio surplombe les débats.

On change radicalement de vibe avec « Mistreated » lent morceau bluesy trainant un peu en longueur à mon gout.

Sur « Sixteen century greensleeves », la place est laissée au toucher de Blackmore pour une longue introduction mélodique avant une grande poussée de fièvre assez désordonnée s’étalant au final sur plus de huit minutes.

Rainbow tutoie ensuite les anges sur la ballade cosmique « Catch the Rainbow » qui distille son charme éthéré sur plus de dix sept minutes de pur bonheur transcendantal avec un Dio en état de grâce.

L’heure est cependant de revenir aux basiques et le quintet américain place alors un « Long live rock ‘n’ roll » au groove énergique interactif fort à propos pour réveiller la foule teutonique.

La seconde partie du disque démarre avec un classique, le punchy « Man on the silver mountain » joué lui aussi dans une version surallongée à quatorze minutes ou le talent vocal de Dio brille de mille feux.

Vient ensuite un puissant hommage aux Yardbirds sorte de dream team des guitaristes des années 60 (Page, Beck et Clapton) avec une reprise survitaminée de « Still I’m sad » perdant pour moi en émotion ce qu’elle gagne en force, avant la conclusion « Do you close your eyes », clairement en dessous malgré le gros abattage des musiciens.

En conclusion, « Live in Munich 1977 » un bon album live qui montre un jeune groupe de hard rock se reposant sur deux armes maitresses : un chanteur hors classe doté d’une voix très puissante tout en étant mélodique et un guitariste fou, assénant sans relâches ses solos dantesques au point de faire passer à presque tous les titres la barre des dix minutes.

Avec ce live au son impressionnant pour l’époque, Rainbow frappe fort mais manque peut être selon moi d’un grain de finesse ou de subtilité, qui ne s’exprime que dans la cadre génial mais néanmoins trop restrictif de « Catch the Rainbow ».

A réserver donc pour les fans de hard musclé estampillé 70’s.

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 20:30

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Je suis absolument ravi de revenir au bon vieux hard rock avec « Renegade » de Thin lizzy, groupe largement honoré en ces colonnes.

Sorti en 1981, « Renegade » et sa belle pochette révolutionnaire débute par un morceau puissant et épique, « Angel of death » qui déroule une atmosphère d’apocalypse sombre et intense.

La transition avec le plus calme « Renegade » est surprenante mais illustre le talent hors pair de compositeur et de conteur de Phil Lynott.

Malgré sa relative douceur, « Renegade » est un solide morceau de rock ou les guitares se coulent à merveille dans le feeling plus narratif du chanteur.

Dévoré par la curiosité, l’auditeur aborde ensuite « The pressure will blow » qui gâche peut être par ses refrains moyens les excellents riffs hard rock et les solo magiques de la paire Gorham/White.

Thin Lizzy revient à ses racines pour injecter un fort groove de rock ‘n’ roll au très agréable « Leave this town » aux parties de guitares encore une fois fantastiques.

Les Irlandais se font encore plus accrocheurs sur « Hollywood (down on your luck ») véritable tube synthétisant leur puissance hard et leur sens inné de la mélodie.

Sans donner l’impression de forcer son talent, le groupe aligne « No one told him » morceau tonique magnifié par le chant chaud et viril de Lynott et même « Fats » pourtant et son groove plutôt anodin passe relativement bien.

L’album se termine avec « Mexican blood » sensiblement plus faible et « It’s getting dangerous » long morceau élégant manquant un peu d’intensité.

En conclusion, injustement boudé en raison de la féroce concurrence anglo-saxonne s’exerçant alors (Iron maiden/Judas priest), « Renegade » est un bon album qui aurait même pu être excellent si sa dernière partie ne contenait pas une légère baisse de régime.

Mais pas de doute, Thin Lizzy est bel et bien présent, avec toujours le superbe jeu de ses guitaristes et le formidable talent de composition/interprétation de Lynott.

Puissant et même violent par instant (« Angel of death ») ,Thin Lizzy sait aussi se faire plus touchant (« Renegade ») tout en restant incroyablement rock sur ses bases (« Leave this town »).

« Renegade » n’est peut être donc pas le chef d’œuvre incontournable du groupe mais en tout cas un album à (re)découvrir avec un très grand plaisir.

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 16:52

eruption.jpg5

 

 

1978 est une date importante voir capitale dans le monde du hard rock puisque c’est au cours de celle-ci que Van Halen sort son premier album sobrement intitulé « Van Halen ».

Formé à Pasadena (Californie), le groupe est alors composé de Dave Lee Roth, chanteur à fort charisme, des deux frères Van Halen, Alex à la batterie et Eddie à la guitare, le plus discret Michael Anthony étant à la basse.

Avec sa pochette sobre mais sentant bon la sueur et le rock, « Van Halen » débute par un mid tempo utltra entrainant « Running with the devil » marqué par d’excellents refrains et par quelques cris suraigus du plus bel effet de Lee Roth.

Puis Eddie Van Halen décide de marquer fort les esprits avec un court mais surpuissant interlude à la guitare intitulé « Eruption ».

L’enchainement avec « You really got me » la reprise d’un vieux titre des Kinks est à vrai dire assez fracassant mais c’est sur une composition personnelle au riff fantastique « Ain’t talkin’ bout love » que Van Halen fait de nouvelles étincelles.

Après un début de disque aussi exceptionnel, on est en droit d’attendre une naturelle baisse de régime.

Celle-ci est très relative sur « I’m the one » très nerveux, sauvage et doté de parties de guitares ahurissantes puis plus marquée sur « Jamie’s cryin » qui lorgne sans réellement s’assumer vers la ballade.

Nouveau chef d’œuvre avec « Atomic punk » qui déverse sur l’auditeur ébahi des riffs en acier trempé sur lesquels s’exprime un Lee Roth particulièrement convaincant au chant.

En comparaison, « Feel your love tonight » fait figure de rengaine irritante malgré la qualité toujours étonnante du jeu de guitare tandis que plus mélodique et équilibrée « Little dreamer » marque le succès de la première ballade du groupe.

L’album se termine par une nouvelle reprise du bluesman John Brim, « Ice cream man » rendue incroyablement vivante par le style groovy de Lee Roth et par « On fire » superbe morceaux aux vocaux haut perchés évoquant du Judas Priest en grande forme.

En conclusion, pour un coup d’essai, « Van Halen » a tout d’un coup de maitre et peut être considéré comme un des meilleurs albums de hard rock de l’histoire.

Une bonne moitié du disque est excellente voir exceptionnelle avec l’établissement d’authentiques références du genre.

Le reste est certes moins percutant ou novateur mais n’est pas à part peut etre deux titres plus faiblards à dédaigner non plus.

« Van Halen » marque la révélation d’un guitariste exceptionnel, Eddie Van Halen dont le jeu rapide et puissant est un véritable régal pour les fans de rock électrique mais ce talent pur, unique ne saurait faire oublier les grandes qualités vocales de Dave Lee Roth, qui évolue ici dans un registre très large, alternant cris suraigus à la Rob Halford avec un chant medium voir plus rocailleux ou mélodique quand les circonstances l’exigent.

« Van Halen » est donc un pur joyaux à posséder pour tout amateur de rock révolutionnaire !

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 20:52

1984.jpg3

 

 

Ces chroniques ont souvent traité de hard rock, et pourtant aussi bizarre soit il jamais un seul album de Van Halen n’y figurait.

Cet oubli est maintenant réparé avec « 1984 », disque le plus célèbre et le mieux vendu de la longue carrière du groupe en raison des multiples hits qu’il contient.

En 1983, Van Halen fait déjà partie depuis la fin des années 70 des grosses pointures du (hard) rock américain aux cotés de Kiss et Aerosmith et en est déjà a son sixième album.

Malgré des dissensions toujours plus intense entre le guitariste surdoué et ambitieux Eddie Van Halen et le reste du groupe notamment l’excentrique Dave Lee Roth, « 1984 » et sa belle pochette provocante montrant un ange fumeur de cigarettes rappelant le « Heaven and hell » de Black sabbath, voient pourtant le jour en 1983.

A cette époque, poussé par des locomotives comme Judas priest et Iron maiden, le heavy et le hard rock sont au firmament de leurs succès et Van Halen entend bien dans son style plus grand public tirer sa légitime part du gâteau.

Après « 1984 » une courte et agréable introduction planante au synthétiseur, arrive le tube « Jump », dont le riff magique de clavier et le coté incroyablement festif, propulseront au firmament des morceaux rock les plus diffusés au monde, y compris dans les stades de foot ou de basket.

« Jump » est en effet à Van Halen ce que « The final count-down » est aux suédois d’Europe ou ce que « I was made for loving you » aux américains de Kiss.

Mais ce hit inoubliable usé jusqu’à la corde ne saurait faire oublier le très bondissant « Panama » autre tube mémorable porté par des refrains également irrésistibles.

On descend de plusieurs crans avec « Top Jimmy » qui brille surtout par le jeu de guitare hors du commun de Van Halen.

Un peu dans la même veine, « Drop dead legs » est un mid tempo rock sympathique mais un peu mollasson, tenu par le chant étincelant de Lee Roth et par les quelques effets du virtuose.

Le groupe remet le turbo avec « Hot for teacher » , troisième tube fracassant du disque avec des parties de guitares hallucinantes et un groove phénoménalement festif.

Avec son clip hilarant « Hot for teacher » fut pour beaucoup dans la popularité du disque et du groupe.

Van Halen sonne presque Genesis  sur le très pop « I’ll wait » ou le chant mélodique de Lee Roth parvient à faire oublier une nouvelle prédominance des synthétiseurs.

Le disque arrive alors tout doucement à sa fin avec « Girl gone bad » titre surchargé et chaotique et « House of pain » également notable par ses parties de guitares échevelées.

En conclusion, « 1984 » est un très bon disque de hard rock, dont les fulgurances guitarsitiques se marient assez bien avec le coté plus aseptisé et commercial des synthétiseurs si en vogue à cette époque.

Les trois tubes historiques y figurant justifient à eux seuls, l’écoute voir l’achat du disque, pour le reste, même si je trouve la qualité moindre, il paraitrait inconcevable de critiquer le jeu prodigieux du guitariste le plus connu de l’époque qui éclipse pour moi malheureusement le chant quasi parfait dans son registre de Lee Roth.

Mais si vous aimez le hard rock énergique, généreux, talentueux tout en demeurant incroyablement accessible, je vous recommande fortement « 1984 », dont le succès colossal marquera la fin de la collaboration du plus « Hollywood » des chanteurs avec le groupe.

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 23:26

desperado.jpg2

 

 

Besoin à présent d’un peu de testostérone pour se remettre du décevant « Abbey road » des Beatles et exploration logique du passé du hard rock français avec « Desperados » des parisiens de Vulcain.

Formé au début des années 80 par les frères Puzio (Daniel chant/guitare et Vincent basse) aidés du guitariste Didier Lohezic et du batteur Marc Varez, Vulcain sort son troisième album en 1985, à une époque ou le heavy metal est à son apogée au niveau mondial.

Passons rapidement sur la pochette parfaitement sans intérêt pour entamer le disque qui débute de manière très frontale et directe avec « Blueberry blues » morceau rapide et dur, faisant immanquablement en raison du mimétisme vocal entre Daniel Puzio et Lemmy Kilmister penser à du Motorhead à la française.

Transition surprenante avec « Richard » son harmonica et son au tempo beaucoup plus apaisé sur lequel Puzio tente d’insuffler difficilement une dose d’émotion.

De manière assez prévisible, Vulcain revient en mode nominal toutes guitares dehors avec « Sur la route » en revisitant un des plus vieux clichés du rock : les incessantes tournées et la route (de l'enfer ?).

Riffs musclés et refrains hurlés constituent l’ossature de « Comme des chiens », tandis que le poétique « Fuck the polices » grogne sa rage aveugle sur fond de sirènes hurlantes.

Pas de raison de baisser pavillon ni même de changer d’approche, aussi « Sweet Lorraine » et sa quais copie conforme « Un verre de trop » crashent la même énergie brute, avec comme fait notable un étincelant solo de Lohezic.

Nouvelle tentative de pseudo ballade sur « Si tu bas de l’aile » rendu assez pitoyable par la voix atroce et les paroles débilitantes de Puzio.

Vulcain rassemble ses dernières cartouches et décharge ses flingues sur « Pour un soir » et « Soldat », ce dernier se surpassant au niveau de l’intensité.

En conclusion, poussé par un effet de mode bien compréhensible, Vulcain eut en son temps sa petite notoriété hexagonale mais supporte au final assez mal l’épreuve des ans.

La recette proposée sur « Desperados » est simple, des tempo échevelés, des riffs durailles et des solo démonstratifs sur lequel se greffe un chant ultra bestial et souvent peu compréhensible qui annihile pour moi le coté interessant du groupe c'est à dire le brillant jeu de guitare de Lohezic.

Le style est donc très restreint et donne peu de marges de manœuvre.

« Desperados » est donc pour moi à réserver aux amateurs de hard viril et bourrin sentant la bière, la sueur les gros bras tatoués.

Et pour les autres, il y a Radiohead ?

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