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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 11:39
Savage amusement (Scorpions)

Nous sautons quelques années et nous retrouvons à présent en 1988 avec « Savage amusement » des Scorpions.

En 1984, l’album précédent « Love at first sting » a donné un terrible coup d’accélérateur à la carrière des Allemands à la faveur de la ballade ultime « Still loving you » slow qui rapprochait les adolescents du monde entier dans les « boums » de l’époque.

Devenus des popstars interplanétaires, les Scorpions sont maintenant attendus au tournant.

Avec sa pochette sexy-glam, « Savage amusement » commence par le bien nommé « Don’t stop at the top » qui combine habilement les ingrédients du succès des Scorpions avec un mélange de guitares démonstratives et de refrains fédérateurs.

Reconnaissons l’exceptionnelle efficacité de « Rythm of love » tube dont les refrains emportent tout sur leur passage et si « Passion rule the game » ne contient pas le même impact, il n’en demeure pas moins tout à fait correct.

Le hard rock solidement charpenté mais sans réelle originalité de « Media overkill » passe comme une ombre, tandis malgré des refrains fédérateurs « Walking on the edge » peine à tenir la distance.

Les Scorpions appuient donc sur l’accélérateur, laissant les guitares de Michael Schenker/Matthias Jabs durcir le ton sur « We let it rock … you let it roll » au heavy metal lourd et emprunté.

On déroule « Every minute, every day » titre passe partout bien exécuté mais sans aucune surprise ni prise de risques, prend de la vitesse sur « Love on the run » et son heavy metal supersonique qui déboule toutes guitares hurlantes afin de finir par « Believe in love » nouvelle ballade obligatoire, mignonnette mais d’une très grande platitude comparée aux grands standards écrits par le groupe.

En conclusion, sans atteindre l’immense succès de son prédécesseur et proposer une pléiade de tubes, « Savage amusement » fait figure de solide album de hard rock mélodique dans lequel les Scorpions démontrent toute leur maitrise.

Mis à part « Rythm of love », aucun titre majeure ne figure en effet sur ce disque qui ne provoque que peu d’innovations ou de prises de risques.

Frileux, « Savage amusement » se contente de capitaliser prudemment sur le succès du précédent disque.

Il sera sans doute suffisant pour confirmer le succès des Allemands, mais ne parviendra pas à leur faire élargir leur base de fans.

A réserver donc aux inconditionnels du groupe, les autres pourront passer leur chemin en haussant les épaules devant l’intérêt relatif de l’œuvre.

Savage amusement (Scorpions)
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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 10:18
Blackout (Scorpions)

Poursuite de l’exploration de la longue carrière de hard rockers des Scorpions avec « Blackout » l’un de leurs albums phares.

Sorti en 1982, « Blackout » affiche d’entrée une pochette agressive tranchant avec celles des albums précédents.

La tonalité est en effet rapidement donnée sur « Blackout » rapide et tonique avec déjà des riffs de guitare très punchy de la paire Rudolf Schenker/Matthias Jabbs.

On enchaine sans coup férir sur « Can’t live without you » construit sur le même moule mais aux refrains encore légèrement supérieurs avant d’aboutir sur un réel tube, « No one like you » poussant le sens de la mélodie encore plus loin avec la richesse du timbre de Klaus Meine et le superbe feeling des riffs de guitare rappelant le meilleur de Judas priest.

Le ravissement ne cesse pas et la face mélodique des Scorpions prend alors progressivement le dessus sur le très propre « You give me all I need ».

L’électricité du hard ‘n’ roll revient sur « Now ! » vif, teigneux en diable puis « Dynamite » authentique hymne puissant et dynamique sur lequel les guitares se déchainent en toute vélocité.

On revient à plus de calme sur le pépère « Arizona » et le long pseudo atmosphérique « China white » qui se montrent presque transparents en comparaison des flèches incandescentes décochées jusqu’à présent.

L’album se clôt sur une ballade, comme souvent sublime avec les Scorpions au meilleur de leur forme, « When the smoke is going down » avec une importante touche de mélancolie charriée par la voix douce de Meine.

En conclusion, « Blackout » est un excellent album de hard rock lorgnant fortement vers le heavy metal mélodique.

Les Scorpions musclent leur musique et font preuve d’une belle puissant de feu avec une pléiade de titres dynamiques sur lesquels la haute technicité des guitaristes fait figure d’arme maitresse.

A cette force s’ajoute la touche mélodique du groupe, toujours présente et garante d’une plus grande efficacité notamment par l’approche de radios.

Comme fer de lance de cette approche, on retrouve sans surprise Klaus Meine, dont la voix haut perchée si particulière appartient pour toujours à l’identité du groupe.

Rien à jeter donc sur ce « Blackout » qui à vrai dire pourrait tout à fait concourir pour le titre du meilleur disque des Scorpions, avec un excellent compromis puissance/mélodie le tout enrobé d’une efficacité à toute épreuve.

Blackout (Scorpions)
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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 18:26
The best of (Alice Cooper)

On revient à des grosses cylindrées solidement établies dans le monde du (hard) rock, Alice Cooper et un « The best of » sorti en 2007 de quinze titres qu’on estime fortement incontournable.

Sans surprise, « Poison » ouvre le bal portant au plus haut le hard fm musclé aux refrains irrésistibles.

Construit suivant le même moule, « Bed of nails » et « House of fire » déploient la même puissance soigneusement maitrisée explosant dans des refrains ultra entrainants.

L’auditeur ne peut que constater le savoir faire implacable du maitre sur « Love’s a loaded gun » qui balance encore plus fort, mettant en avant la voix rauque et puissante du chanteur.

Après pareille cavalcade, on redescend fugacement de plusieurs crans avec « Feed my Frankenstein » aussi balourd que le monstre du même nom mais comme on pourrait s’en douter le répertoire d’Alice est tel que ceci ne peut raisonnablement durer aussi le fracassant « Lost in america » impérial et directe vient il remettre les pendules à l’heure avec talent.

Un peu de douceur dans ce monde de brutes ? Ceci semble le cas avec « It’s me » ballade acoustique bien mièvre quand on connait les qualités de compositions du chanteur.

Alice ayant gagné son statut de légende du shock-rock au moins autant sinon plus par ses prestations scéniques que par la qualité de sa discographie, le disque offre deux titres live, « Billion dollar babies » un peu saccadé et poussif au niveau de la prise de son, « No more Mr nice guy » qui groove efficacement dans une ambiance chaude et organique.

On revient au répertoire studio avec « Stolen prayer » jolie ballade acoustique de seconde zone, « Snakebite » énergique mais assez éculé et poussif.

Il faut attendre « This maniac’s love in with you » pour retrouver le Alice à la conquête flamboyante dispensant une énergie communicative.

On découvre ensuite le costaud « Thrash » et ses guitares rentre-dedans auquel succède le très pop et insipide « Sideshow ».

Un ultime hit vient clore le disque, « Under my wheels », puissant et nerveux comme le démarrage d’une moto surgonflée.


En conclusion, comme on pourrait s‘en douter « Alice Cooper, the best of » ne peut complètement décevoir mais met surtout en avant dans ses premières et dernières parties les tubes hard fm tonitruants du chanteur et contient dans sa partie centrale un ventre mou assez dispensable avec son lot de ballades médiocres.

Construite sur des riffs durs à cuir, la musique d’Alice Cooper apparait donc puissante, simple, certes limitée voir stéréotypée mais surtout redoutablement entrainante voir festive.

On n’a donc pas l’impression d’écouter un génie du rock mais plutôt un honnête compositeur travaillant avec de bons guitaristes mettant en avant une voix agressive et rauque.

Alice Cooper ou la plus pure expression du hard rock ? Une musique surgonflée, exagérée, pas toujours de bon gout, pas toujours très inspirée, mais ayant connu son heure de gloire dans les années 80 principalement aux Etats-Unis en raison d’un virage plus commercial et calibré pour les radios.

L’artiste des années 70 me semblait pourtant un peu plus subtil, complexe et … à vrai dire intéressant !

Las ! Ce best of demeure tout à fait raccommodable pour les fans de gros son sans fioriture.

The best of (Alice Cooper)
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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 08:24
Kiss of death (Motorhead)

Nous restons dans le domaine des dinosaures du hard rock avec « Kiss of death » de Motorhead.

Sorti en 2006, « Kiss of death » continue d’entretenir la flamme du trio anglais le plus féroce qui soit, capable à 60 ans de produire un album tous les deux ans.

Avec sa pochette bio-organique agressive à la H.R. Giger, « Kiss of death » commence par « Sucker » titre rapide, nerveux aux refrains efficaces.

On rétrograde de vitesse et de punch sur « One night stand » avec un Lemmy Kilmister comme souvent plus à la peine sur ses parties de chant.

Ce brave Lemmy s’échine sur le mid tempo sympathique mais sans éclat « Devil I know » semblable à des centaines de morceaux déjà composé par la tête de moteur qui se fait franchement laborieuse sur le mollasson « Trigger ».

Les roues patinent et s’embourbent sur « Under the gun » aussi faible que les autres et il faut attendre la power belle ballade semi acoustique « God was never on your side » pour trouver un Motorhead plus touchant.

Le son de la guitare de Phil Campbell s’épaissit sur « Living in the past » mais ceci ne suffit pas à dynamiser ce titre trop convenu.

Petit feeling rock ‘n’ roll bien insuffisant et chant catastrophique sur « Christine » avant une timide tentative de montée en régime sur « Sword of glory » enchainé du lourd « Be my baby ».

Le trio finit par conclure ce long album pénible par « Kingdom of the worm » lent, plat, monolithique et « Going down » enfin plus animé.

En conclusion, sous produit et faiblement interprété, « Kiss of death » donne la même impression que son successeur « Motorizer », celle d’un groupe fatigué tentant un peu vainement de souffler sur les braises à demi éteintes de sa flamme d’antan.

Semblant souffrir dans sa mécanique usée, Motorhead délivre une performance atone, sans souffle et inspiration, ce qui logiquement amène la question de la retraite bien légitime après toutes ces années.

Je ne peux donc que recommander de passer sa route sur cet album sans consistance et dénué de tout intérêt.

Kiss of death (Motorhead)
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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 21:30
Alive II (Kiss)

Le moins que l’on puisse dire c’est que Kiss a très tôt compris que en bonne bête de scène il se devait de rentabiliser ses performances live en sortant dès 1977, « Alive II » sorti seulement deux ans après le premier live.

Issu comme on pourrait s’en douter d’une méga tournée américaine mais également japonaise, ce double album débute par l’incontournable « Detroit rock city », fantastique tube prenant encore une dimension supérieure interprété devant une foule chauffée à blanc.

Sur cette belle lancée, on enquille « King of the night time world » et « Ladies room » titres à la base quelconque transcendés par le live et c’est un Kiss déchainé qui pousse le bouchon encore plus loin sur le très ouvertement sexuel « Makin love ».

Devant un public porté à incandescence, on change alors de braquet et enclenche alors la machine à tubes de « Love gun », « Calling Dr Love » et leurs grands chœurs entrainants.

Les performers restent chauds comme la b(r)aise avec le sexy « Christine sixteen » et il faut attendre « Shock me » pour enfin redescendre sur un morceau plus anecdotique.

Une magnifique ballade, « Hard luck woman » plus loin et on arrive sur le dernier titre « Tommorrow and tonight » qui conclut gentiment cette première galette d’exception.

C’est donc le cœur d’envie qu’on se rue sur la seconde, qui débute en fanfare par « I stole your love » à la mécanique parfaitement huilée.

Les briquets sont de sortie sur la ballade « Beth » tout en douceur et en finesse, ce qui contraste avec la violence ténébreuse du mythique « God of thunder ».

Kiss se montre toujours terriblement efficace sur « I want you » et ses refrains ultra convaincants enchainés du très festif « Shout it loud ».

On reste solide à défaut d’être très subtil sur « All american man » et le bien nommé « Rockin in the USA ».

Avouons le, le mollasson « Larger than life » fait grandement chuter l’intensité et malgré les efforts du groovy « Rocket ride » et du festif « Anyway you want it » la fin de l’album s’avère beaucoup plus faible.

En conclusion, contrairement à son prédécesseur « Alive II » fait forte impression et s’inscrit dans la lignée des albums live les plus enthousiasmants qui soient.

Si on excepte l’inexplicable baisse de régime dans la dernière partie du second disque, on pourrait penser tenir un double best of de Kiss avec des titres hard rock simples mais diablement efficaces car sublimés par une ambiance survoltée.

Valeur sure des grands albums scéniques, « Alive II » est un excellent disque montrant un groupe jeune, dynamique, aiguisé et performant à l’aube de sa carrière …

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 20:33
Destroyer (Kiss)

Il était bien évident que je n’allais pas en rester là avec Kiss, voici donc « Destroyer » célébrissime album sorti en 1976.

A cette époque les américains sont en pleine ascension et sortent un voir deux albums par an, une cadence qui laisse aujourd’hui plus que rêveur !

Et on commence par un tube incontournable, « Detroit rock city » et son riff anthologique prompte à faire chavirer des foules entières captivées par l’un des morceaux les plus rock ‘n’ roll jamais écrit.

Après une telle déferlante de bonheur on redescend de plusieurs niveaux sur le plancher des vaches avec « King of the night time world » au rythme beaucoup plus heurté.

Mais Kiss en appelle via son sorcier Gene Simmons aux forces des ténèbres et produit avec « God of thunder » un des titres les plus lourds et menaçant de sa discographie.

La transition avec la très gentillette ballade « Great expectations » est incroyablement abrupte et montre toute la versatilité du groupe naviguant entre gros hard qui tache et rock plus calibré FM.

On reste dans du rock ‘n’ roll léger et efficace sur « Flaming youth » et plus terne sur « Sweet pain » qu’on pourrait qualifier de ventre mou du disque avant de subir la terrible accélération terminale composé de trois grands classiques : « Shout it loud » fantastique tube aux refrains propre à enflammer les stades, « Beth » ultime ballade déchirante interprété à merveille par Stanley avant l’ultime coup de grâce « Do you love me ? » qui derrière une chanson festive et entrainante cache une plaisante réflexion sur la relation groupie-rockstar.

En conclusion, « Destroyer » fait aujourd’hui certes son âge et ne détruirait sans doute pas grand-chose vis-à-vis des standards modernes mais si sa puissance aujourd’hui bien relative prête à sourire, la belle galerie de tubes qu’il recèle, serait pour moi en passe d’en faire le meilleur album de Kiss.

Comme souvent, derrière les tubes, Kiss se fait plus inégal voir quelconque et « Destroyer » contient bien une bonne moitié de titres parfaitement dispensables qui ne pèseront au final pas bien lourd face aux véritables éclairantes de l’autre moitié.

Groovy, rock n’ roll, festif et accrocheur, « Destroyer » sonne en effet comme le meilleur de ce qu’a pu produire Kiss !

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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 10:33
Monster (Kiss)

Malgré le temps qui passe et qui inexorablement érode les esprits et les corps, les vétérans de Kiss continuent à s’échiner à sortir de nouveaux albums tel ce « Monster » fraichement sorti en 2012.

On reprend donc les mêmes ou quasiment que sur le déjà contestable « Sonic boom » et avec une pochette minimaliste embraye sur « Hell or hallelujah » dont les riffs et le rythme échevelé très rock ‘n’ roll s’avèrent idéaux pour réveiller un auditoire.

Kiss semble avoir fait le plein de décibels et « Wall of sound » s’impose par sa puissance brute et même si sa cadence s’avère plus faible, « Freak » ne déroge pas à cette règle de base en faisant la part belle aux gros refrains massifs et aux guitares de Tommy Thayer/Paul Stanley.

Le train de l’enfer continue sa marche en avant à pleine vapeur avec « Back to the stone age » très lourd et efficace à défaut d’être spécialement inspiré.

Un soin particulier semble être apporté à la mélodie de « Show mercy » qui permet enfin à la voix si agréable de Stanley de percer dans ce torrent de sons, tout comme à un degré moindre « Long way down ».

On ne peut pas dire non plus que le très linéaire « Eat your heart out » s’écarte franchement de la facilité et ce n’est pas le très foutraque « The devil is me » qui viendra effacer ce sentiment de pilotage automatique.

Rien à reprocher au juste à « Outta this world » qui trace fermement sa route sans émouvoir ou charmer outre mesure et on trouve le temps bien long sur « All for the love of Rock & roll ».

On en vient donc à souhaiter vivement la fin du disque qui arrive avec « Take me down below » et ses gros sabots lourdingues enchainé de « Last chance » aux refrains plus convainquants.

En conclusion, assez difficile de porter un jugement parfaitement tranché et définitif sur « Monster » car ce disque montre en première approche Kiss sonnant de manière très puissante avec une production impressionnante visant à le doter de la force de frappe d’un porte-avions.

Les guitares sont donc ici très mises en avant et écrasent à vrai dire tout sur leur passage, ne laissant pas grand-chose au reste, notamment les lignes vocales de Stanley qui représentent pour moi une part essentielle du charme de Kiss notamment sur les titres plus mélodiques comme les ballades étrangement absentes ici.

Difficile donc de retenir un hit mémorable de ce disque qui contient toutes les caractéristiques d’un bloc d’acier homogène, lisse et sans aspérité à laquelle se raccrocher.

Alors les fans de Kiss, aveuglés d’amour trouveront sans doute (non sans raison) formidable que leurs idoles continuent à plus de 60 sans à sortir des disques aussi vigoureux et métalliques que « Monster » avec une batterie de nouvelles compositions parfaitement calibrées pour faire danser dans les méga-stades, mais les fans plus mesurés de musique trouveront finalement l’exercice sans doute vain.

Derrière le spectaculaire et la débauche d’effets comme une production titanesque, ce « Monster » sonne finalement pour moi finalement assez creux et tel un athlète vieillissant dopé aux stéroïdes peine à tenir la distance d’un marathon.

Je suis à l’heure actuelle toujours dans l’attente d’un disque culte de Kiss, mais suis loin d’avoir exploré la totalité de sa longue discographie.

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 22:34
Red, white and crue (Motley crue)

A un best of en répond un autre, fini donc le spleen élégant de Type o negative et place à la flamboyance californienne de Motley crue dont le bestof « Red, white and crue » est sorti en 2005.

Légende américaine du hard/glam rock connue pour son extravagance et son gout des petites pépées, le Motley crue pourrait correspondre dans les années 80 à une caricature des Inconnus.

Son bestof à la pochette sexy débute par une grosse gifle heavy metal, « Live wire » idéale pour mettre tout de suite les pendules à l’heure par son train d’enfer.

Prolongement idéal au choc initial, « Piece of your action » déroule un mid tempo aux refrains ultra efficaces malgré la voix nasillarde parfois pénible à supporter de Vince Neil.

On baisse d’un cran sur « Toast of the town » sympathique mais manquant d’éclat, ce que le finalement assez moyen « Too fast for love » parvient à réaliser à l’esbroufe de quelques refrains massifs et bien tournés.

Rien de spécial à signaler sur le poussif « Black widow » qui fait bien pale figure à coté d’un autre mid tempo dévastateur, le gros tube « She looks that kills ».

Motley crue s’échine un peu vainement sur « Too Young too fall in love », reprend le morceau le plus hard des Beatles « Helter skelter » ce qui avec la voix de Neil passe beaucoup moins bien que l’original.

On trouve les Californiens plus à l’aise sur « Shout at the devil » tube aux refrains écrasants tout sur leur passage et au plus groovy mais tout aussi incontournable « Smokin in the boys room ».

Beaucoup de vitesse et de dynamisme sur « Use it or lose it » qui prépare correctement le terrain à deux nouvelles fusées éclairantes le superbe « Girls, girls, girls » qui pourrait être l’hymne du groupe et de bon nombre de chasseurs masculins enchainé de « Wild side » bon gros hard rock des familles instinctif et réjouissant.

Une ballade (il était temps !) fait son apparition, « You’re all I need » aux ficelles bien grosses mais non dénuées d’un certain charme, celui du cœur.

Après l’hommage sympathique au dieu rock ‘n’ roll vient une nouvelle torgnole « Kickstart my heart » dont l’éclatante vitalité permet de considérer comme peut être le meilleur titre du Crue.

Les ballades ont le vent en poupe, aussi a-t-on droit à « Without you » et « Don’t go away mad (just go away)« qui poussent le bouchon de la mièvrerie un peu trop loin avant une fin de disque plus conforme au standard de rock festif du groupe sur « Same Ol Situation » et « Dr Feelgood ».

Le second disque aussi volumineux que le premier commence par la célèbre reprise des Sex pistols « Anarchy in the UK » exécutée avec conviction puis développe un hard simple et puissant à défaut d’être génial sur « Primal scream ».

Derrière leurs motos, leurs tatouages et leurs coupes de cheveux improbables, nos glameux seraient ils en réalité de grands sentimentaux ? En tout cas ils nous refont le coup de la ballade bien proprette avec « Home sweet home ».

Plus de riffs, de hurlements et de testostérone sur le robuste « Hooligan’s Holiday » puis mix assez indigeste entre mélodie et puissance sur le très surchargé « Misunderstood » : difficile de suivre le gang de LA dans ses circonvolutions musicales.

Ce sentiment d’incompréhension se creuse sur « Planet boom » titre violent aux fortes sonorités industrielles qui cède la place à un bel instrumental « Bittersuite » sur lequel Mick Mars fait valoir tout son talent de guitariste.

A vrai dire on ne prête pas vraiment attention à l’énième ballade passe partout « Afraid » ni à l’affreux mid tempo « Beauty » ou encore moins au très terne « Generation swine » qui fait perdre son identité originellement si épicée au groupe.

Difficile malgré des riffs heavy et une belle teinte mélodique de s’enthousiasmer pleinement sur « Bitter pill » et c’est un fauve muselé aux griffes rognées qui fait piteuse impression sur « Enslaved ».

Petit retour sympathique au passé sur « Hell on heels », nouvelle plongée à pic sur deux ballade inutiles « New tatoo » et « If I die tomorrow », cette dernière malgré une sincérité désarmante.

On termine cet éreintant second disque avec « Sick love song » étrangement grungy et une reprise sans intérêt des Rolling Stones « Street fighting man ».

En conclusion, « Red, white and crue » est une compilation des plus déroutantes mais surtout très largement déséquilibrée entre le premier et le second disque.

Dans le premier, Motley Crue apparait sous son meilleur jour, celui de ses cinq albums phares des années 80, ce qui avouons le réserve son lot de classique du hard-glam certes simple, brut de décoffrage mais diablement efficace.

Le second disque montre en revanche clairement toute la décadence des voyous sexy dans les années 90 avec un nombre incalculable d’errements musicaux, une aseptisation globale de leur style et surtout le recours abusif à des ballades bouche trou débitées au kilomètre.

Alors on se dit finalement qu’on aurait préféré que « Red, white and crue » ne se réduise qu’à un seul disque, celui ou malgré toutes ses imperfections et la petite voix de canard irritante de Neil, le Crue donne le meilleur de lui-même dans un hard brut, généreux, naïf et parfois irrésistible.

A trop vouloir en faire parfois …

Red, white and crue (Motley crue)
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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 23:09
The world is yours (Motorhead)

Très déçu par la cuvée Motorhead 2008, en sera-t-il autrement de celle ultérieure de 2010 ?

C’est en effet deux années seulement après un « Motorizer » passablement encrassé que voit le jour « The world is yours » à la pochette on ne peut plus épurée se réduisant à la traditionnelle mascotte du groupe endiamantée sur fond noir.

L’entrée en matière prend l’allure d’un « Born to lose » certes longuet mais traversé par des riffs à la Ac/Dc plutôt enthousiasmants.

Sans être génialement transcendant, « I know how to die » rock furieusement, tandis que « Get back in line » apparait beaucoup plus pale en comparaison.

Rien à dire sur les riffs réellement impeccables de Phil Campbell sur « Devils in my head » si ce n’est qu’ils ne suffisent pas à rendre ce titre palpitant sur ses quatre longues minutes et demi.

On retrouve ensuite o surprise l’influence très nette d’Ac/Dc sur « Rock n’ roll music » qui se montre également globalement plutôt faiblard voir débile dans ses paroles écrites sans doute en cinq minutes sur un coin de bistrot.

Malgré une approche plus moderne, « Waiting for the snake » parait toujours incomplet et un tantinet plombé par le chant limité, monocorde et caverneux de Lemmy Kilmister.

Motorhead se fait particulièrement lourd et menaçant sur « Brotherhood of man » et plus fringuant/flamboyant sur « Outlaw » qu’on aurait toutefois vu plus agressif en raison de son titre taillé sur mesure pour le trio.

La fin de l’album enfin, constituée de « I know what you need » morceau fourre tout aussitôt écouté aussitôt oublié et de « Bye bye bitch bye bye » fluide et agréable.

En conclusion, « The world is yours » est supérieur d’un bon cran à « Motorizer » en raison de sa qualité de composition, de manière générale nettement plus inspirée principalement en raison du jeu de guitare de Campbell.

Attention, « The world is yours » reste globalement moyen et manque cruellement du punch et de la férocité carnassière des meilleurs albums du trio, mais recèle une ambiance de rock n’ roll simple et fluide plus en accord avec le style véhiculé au fil des ans par Motorhead.

Les fans de Lemmy et se bande trouveront sans doute génial ce disque relativement agréable et bien troussé, les amateurs indulgents de rock salueront la remarquable performance de longévité des vétérans, quand aux autres ils passeront leur chemin en constatant d’un haussement d’épaules que Motorhead ne fait rien d’autre que se recycler avec plus ou moins de fraicheur afin de continuer à partir en tournée et exercer son métier.

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 19:27
Motorizer (Motorhead)

La magie du numérique nous permet à présent de nous propulser directement en 2008 pour découvrir « Motorizer » énième album de Motorhead, groupe de vétérans du hard rock s’échinant à sortir des albums avec une régularité métronomique tous les deux ans.

Pochette simplette et étonnamment sobre, « Motorizer » débute par « Runaround man » lourd, gras, cafouilleux et « Teach you how to sing the blues » qui lui succède ne fait mieux qu'en raison des efforts du guitariste Phil Campbell.

Plus inquiétant, Lemmy parait à bout de souffle sur le plus mollasson « When the eagles screams » qui peine à passer la vitesse supérieure.

La machine Motorhead lutte pourtant avec rage sur « Rock out » qui perpétue la tradition des titres durs et courts si chèrs au groupe mais la révolte semble de courte durée tant « One short life » s’englue tel un mammouth mortellement coincé dans la tourbe préhistorique.

Malgré de vains efforts, les vieux lions ne parviennent pas à extirper un réel morceau marquant et alignent les mid tempo interchangeables linéaires, peu inspirés et troussés à la va vite tels ce « Buried alive » pétard mouillé ou ce « English rose » avec un Lemmy en panne de viagra.

On notera l‘impressionnant tir de barrage d‘un Campbell déchainé sur « Back on the chain » qui parvient presque à redresser le guidon de la vieille Harley penchant dangereusement avant la chute plutôt lourde de « Heroes » particulièrement long, linéaire et peu inspiré.

La fin du disque se matérialise avec « Time is right » doté de riffs puissants et refrains assez efficaces et « The thousand names of god » d’une platitude absolue.

En conclusion, Motorhead n’avait jusqu’ici jamais frôlé le zéro absolu dans ces chroniques, mais en toute honnêteté mis à part le bien facile « Rock out », je n’ai pas trouvé un seul morceau digne d’intérêt sur ce « Motorizer ».

Aucun hit, aucun titre majeur ne vient en effet frapper l’auditeur et au lieu de cela, les bikers vétérans produisent un hard rock certes toujours puissant mais incroyablement pauvre et répétitif.

Les structures des compositions sont ici sans relief et leur exécution en mode automatique ne fait que mettre en lumière de particulièrement criante la voix rugueuse et fatiguée de Kilmister.

Alors un Motorhead un groupe usé et à bout de souffle à la fin des années 2000 ? On serait amène de le penser au vu de la longévité et de l’intensité des tournées depuis la fin des années 70.

Motorizer (Motorhead)
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