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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 22:34
Red, white and crue (Motley crue)

A un best of en répond un autre, fini donc le spleen élégant de Type o negative et place à la flamboyance californienne de Motley crue dont le bestof « Red, white and crue » est sorti en 2005.

Légende américaine du hard/glam rock connue pour son extravagance et son gout des petites pépées, le Motley crue pourrait correspondre dans les années 80 à une caricature des Inconnus.

Son bestof à la pochette sexy débute par une grosse gifle heavy metal, « Live wire » idéale pour mettre tout de suite les pendules à l’heure par son train d’enfer.

Prolongement idéal au choc initial, « Piece of your action » déroule un mid tempo aux refrains ultra efficaces malgré la voix nasillarde parfois pénible à supporter de Vince Neil.

On baisse d’un cran sur « Toast of the town » sympathique mais manquant d’éclat, ce que le finalement assez moyen « Too fast for love » parvient à réaliser à l’esbroufe de quelques refrains massifs et bien tournés.

Rien de spécial à signaler sur le poussif « Black widow » qui fait bien pale figure à coté d’un autre mid tempo dévastateur, le gros tube « She looks that kills ».

Motley crue s’échine un peu vainement sur « Too Young too fall in love », reprend le morceau le plus hard des Beatles « Helter skelter » ce qui avec la voix de Neil passe beaucoup moins bien que l’original.

On trouve les Californiens plus à l’aise sur « Shout at the devil » tube aux refrains écrasants tout sur leur passage et au plus groovy mais tout aussi incontournable « Smokin in the boys room ».

Beaucoup de vitesse et de dynamisme sur « Use it or lose it » qui prépare correctement le terrain à deux nouvelles fusées éclairantes le superbe « Girls, girls, girls » qui pourrait être l’hymne du groupe et de bon nombre de chasseurs masculins enchainé de « Wild side » bon gros hard rock des familles instinctif et réjouissant.

Une ballade (il était temps !) fait son apparition, « You’re all I need » aux ficelles bien grosses mais non dénuées d’un certain charme, celui du cœur.

Après l’hommage sympathique au dieu rock ‘n’ roll vient une nouvelle torgnole « Kickstart my heart » dont l’éclatante vitalité permet de considérer comme peut être le meilleur titre du Crue.

Les ballades ont le vent en poupe, aussi a-t-on droit à « Without you » et « Don’t go away mad (just go away)« qui poussent le bouchon de la mièvrerie un peu trop loin avant une fin de disque plus conforme au standard de rock festif du groupe sur « Same Ol Situation » et « Dr Feelgood ».

Le second disque aussi volumineux que le premier commence par la célèbre reprise des Sex pistols « Anarchy in the UK » exécutée avec conviction puis développe un hard simple et puissant à défaut d’être génial sur « Primal scream ».

Derrière leurs motos, leurs tatouages et leurs coupes de cheveux improbables, nos glameux seraient ils en réalité de grands sentimentaux ? En tout cas ils nous refont le coup de la ballade bien proprette avec « Home sweet home ».

Plus de riffs, de hurlements et de testostérone sur le robuste « Hooligan’s Holiday » puis mix assez indigeste entre mélodie et puissance sur le très surchargé « Misunderstood » : difficile de suivre le gang de LA dans ses circonvolutions musicales.

Ce sentiment d’incompréhension se creuse sur « Planet boom » titre violent aux fortes sonorités industrielles qui cède la place à un bel instrumental « Bittersuite » sur lequel Mick Mars fait valoir tout son talent de guitariste.

A vrai dire on ne prête pas vraiment attention à l’énième ballade passe partout « Afraid » ni à l’affreux mid tempo « Beauty » ou encore moins au très terne « Generation swine » qui fait perdre son identité originellement si épicée au groupe.

Difficile malgré des riffs heavy et une belle teinte mélodique de s’enthousiasmer pleinement sur « Bitter pill » et c’est un fauve muselé aux griffes rognées qui fait piteuse impression sur « Enslaved ».

Petit retour sympathique au passé sur « Hell on heels », nouvelle plongée à pic sur deux ballade inutiles « New tatoo » et « If I die tomorrow », cette dernière malgré une sincérité désarmante.

On termine cet éreintant second disque avec « Sick love song » étrangement grungy et une reprise sans intérêt des Rolling Stones « Street fighting man ».

En conclusion, « Red, white and crue » est une compilation des plus déroutantes mais surtout très largement déséquilibrée entre le premier et le second disque.

Dans le premier, Motley Crue apparait sous son meilleur jour, celui de ses cinq albums phares des années 80, ce qui avouons le réserve son lot de classique du hard-glam certes simple, brut de décoffrage mais diablement efficace.

Le second disque montre en revanche clairement toute la décadence des voyous sexy dans les années 90 avec un nombre incalculable d’errements musicaux, une aseptisation globale de leur style et surtout le recours abusif à des ballades bouche trou débitées au kilomètre.

Alors on se dit finalement qu’on aurait préféré que « Red, white and crue » ne se réduise qu’à un seul disque, celui ou malgré toutes ses imperfections et la petite voix de canard irritante de Neil, le Crue donne le meilleur de lui-même dans un hard brut, généreux, naïf et parfois irrésistible.

A trop vouloir en faire parfois …

Red, white and crue (Motley crue)
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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 23:09
The world is yours (Motorhead)

Très déçu par la cuvée Motorhead 2008, en sera-t-il autrement de celle ultérieure de 2010 ?

C’est en effet deux années seulement après un « Motorizer » passablement encrassé que voit le jour « The world is yours » à la pochette on ne peut plus épurée se réduisant à la traditionnelle mascotte du groupe endiamantée sur fond noir.

L’entrée en matière prend l’allure d’un « Born to lose » certes longuet mais traversé par des riffs à la Ac/Dc plutôt enthousiasmants.

Sans être génialement transcendant, « I know how to die » rock furieusement, tandis que « Get back in line » apparait beaucoup plus pale en comparaison.

Rien à dire sur les riffs réellement impeccables de Phil Campbell sur « Devils in my head » si ce n’est qu’ils ne suffisent pas à rendre ce titre palpitant sur ses quatre longues minutes et demi.

On retrouve ensuite o surprise l’influence très nette d’Ac/Dc sur « Rock n’ roll music » qui se montre également globalement plutôt faiblard voir débile dans ses paroles écrites sans doute en cinq minutes sur un coin de bistrot.

Malgré une approche plus moderne, « Waiting for the snake » parait toujours incomplet et un tantinet plombé par le chant limité, monocorde et caverneux de Lemmy Kilmister.

Motorhead se fait particulièrement lourd et menaçant sur « Brotherhood of man » et plus fringuant/flamboyant sur « Outlaw » qu’on aurait toutefois vu plus agressif en raison de son titre taillé sur mesure pour le trio.

La fin de l’album enfin, constituée de « I know what you need » morceau fourre tout aussitôt écouté aussitôt oublié et de « Bye bye bitch bye bye » fluide et agréable.

En conclusion, « The world is yours » est supérieur d’un bon cran à « Motorizer » en raison de sa qualité de composition, de manière générale nettement plus inspirée principalement en raison du jeu de guitare de Campbell.

Attention, « The world is yours » reste globalement moyen et manque cruellement du punch et de la férocité carnassière des meilleurs albums du trio, mais recèle une ambiance de rock n’ roll simple et fluide plus en accord avec le style véhiculé au fil des ans par Motorhead.

Les fans de Lemmy et se bande trouveront sans doute génial ce disque relativement agréable et bien troussé, les amateurs indulgents de rock salueront la remarquable performance de longévité des vétérans, quand aux autres ils passeront leur chemin en constatant d’un haussement d’épaules que Motorhead ne fait rien d’autre que se recycler avec plus ou moins de fraicheur afin de continuer à partir en tournée et exercer son métier.

The world is yours (Motorhead)
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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 19:27
Motorizer (Motorhead)

La magie du numérique nous permet à présent de nous propulser directement en 2008 pour découvrir « Motorizer » énième album de Motorhead, groupe de vétérans du hard rock s’échinant à sortir des albums avec une régularité métronomique tous les deux ans.

Pochette simplette et étonnamment sobre, « Motorizer » débute par « Runaround man » lourd, gras, cafouilleux et « Teach you how to sing the blues » qui lui succède ne fait mieux qu'en raison des efforts du guitariste Phil Campbell.

Plus inquiétant, Lemmy parait à bout de souffle sur le plus mollasson « When the eagles screams » qui peine à passer la vitesse supérieure.

La machine Motorhead lutte pourtant avec rage sur « Rock out » qui perpétue la tradition des titres durs et courts si chèrs au groupe mais la révolte semble de courte durée tant « One short life » s’englue tel un mammouth mortellement coincé dans la tourbe préhistorique.

Malgré de vains efforts, les vieux lions ne parviennent pas à extirper un réel morceau marquant et alignent les mid tempo interchangeables linéaires, peu inspirés et troussés à la va vite tels ce « Buried alive » pétard mouillé ou ce « English rose » avec un Lemmy en panne de viagra.

On notera l‘impressionnant tir de barrage d‘un Campbell déchainé sur « Back on the chain » qui parvient presque à redresser le guidon de la vieille Harley penchant dangereusement avant la chute plutôt lourde de « Heroes » particulièrement long, linéaire et peu inspiré.

La fin du disque se matérialise avec « Time is right » doté de riffs puissants et refrains assez efficaces et « The thousand names of god » d’une platitude absolue.

En conclusion, Motorhead n’avait jusqu’ici jamais frôlé le zéro absolu dans ces chroniques, mais en toute honnêteté mis à part le bien facile « Rock out », je n’ai pas trouvé un seul morceau digne d’intérêt sur ce « Motorizer ».

Aucun hit, aucun titre majeur ne vient en effet frapper l’auditeur et au lieu de cela, les bikers vétérans produisent un hard rock certes toujours puissant mais incroyablement pauvre et répétitif.

Les structures des compositions sont ici sans relief et leur exécution en mode automatique ne fait que mettre en lumière de particulièrement criante la voix rugueuse et fatiguée de Kilmister.

Alors un Motorhead un groupe usé et à bout de souffle à la fin des années 2000 ? On serait amène de le penser au vu de la longévité et de l’intensité des tournées depuis la fin des années 70.

Motorizer (Motorhead)
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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 20:41
Overnight sensation (Motorhead)

On revient aux fondamentaux du hard rock avec les brigands de Motorhead qui dans les années 90 alignaient des albums tonitruants synonymes de renouveau et de seconde voir de troisième jeunesse (!).

Sorti en 1996, « Overnight sensation » et sa pochette étrangement sobre est l’un des premiers disques m’ayant fait découvrir le gang anglais.

Son haut niveau global contribua pour beaucoup dans l'estime que je peux encore aujourd'hui porter au groupe.

Le disque débute par une véritable déclaration de guerre, le redoutable « Civil war » tout en riffs, en vitesse et en agressivité avec un Lemmy Kilmister plus féroce que jamais.

Passablement sonné par le choc initial, l’auditeur titubant se prend en pleine face un « Crazy like a fox » débordant de rock ‘n’ roll sexy, juvénile et festif.

Motorhead surprend ensuite avec le plus calme et mélancolique « I don’t believe a word » qui touche par son charme triste pour mieux prendre à revers l’auditeur par le court et incisif « Eat the gun ».

Le mid tempo « Overnight sensation » passe toute en souplesse et efficacité avec un certain sens de la mélodie et les costauds injectent juste ce qu’il faut de gaz pour rendre le chaloupé « Love can’t buy your money » agréable.

Impossible de résister aux excellents riffs et solo de Phil Campbell qui viennent porter sur « Broken » le chant parfois juste de Lemmy.

Nouvelle déferlante de pur speed tournoyant sur « Them not me » qui vient dynamiter l’ambiance avant un « Murder show » avançant tel un implacable rouleau compresseur pour terminer la tache de démolition.

La fin de l’album se profile enfin et ne déçoit pas avec un « Shake the world » lourd et dense et une ballade acoustique surprenante « Listen to your heart » sur laquelle Lemmy s’en tire plus qu’honorablement.

En conclusion, « Overnight sensation » constitue une belle surprise, séduit par sa grande variété et par la qualité des compositions qui le constituent.

Motorhead apparait donc en grande forme et réussissant tout ce qu’il entreprend, aussi à l’aise sur les mid tempo rock n’ roll groovants que sur les courtes décharges heavy-speed et se payant également le luxe de toucher juste dans les quelques tentatives de ballades.

Assez honteusement méconnu par rapport aux soit disant classiques du groupe pour moi souvent largement surestimés, « Overnight sensation » est un album inspiré, parfaitement équilibré, irréprochable dans sa composition et sa réalisation.

Je ne peux donc que conseiller son écoute aux fans de hard rock de qualité.

Overnight sensation (Motorhead)
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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 18:42
Space ritual (Hawkwind)

Après le modernisme aseptisé d’un Garbage, la richesse lumineuse d’un Robert Plant et l’animale excentricité d’un Screamin Jay Hawkins, voici une autre forme de folie avec « Space ritual » le premier album solo des britanniques de Hawkwind.

Enregistré à Liverpool en 1972 « Space ritual » et sa superbe pochette psychédélique débutent par une courte introduction venue d’un autre monde « Earth calling » et ses bruitages futuristes étranges.

Immédiatement dans l’ambiance, l’auditeur encaisse dans la foulée un « Born to go » long voyage spatial de près de dix minutes ou se côtoient pilonnage puissant, instrumentaux à rallonge avec synthétiseurs et flutes dans un tourbillon de haute intensité.

Aucun répit n’est laissé après l’édification d’un tel monument et « Down through the night » à la mélodie relativement plus accessible vient terminer de propulser l'auditeur définitivement dans une autre galaxie.

A la déclamation dingue de « The awakening » suit « Lord of light » hymne superbe à la mélodie grandiose s’étalant sur plus de sept minutes de délire avec saxophone en prime.

On souffle un peu sur « Black corridor » aussi taré que « The awakening » et réenclenche les moteurs de la navette spatiale sur « Space is deep » à mon sens un peu moins tubesque que les morceaux précédents.

Un bidouillage électronique plus loin « Electronic no 1 » surgit un nouveau monument sonore, « Orgone accumulator » long et large de dix minutes majoritairement instrumentales.

A ce stade, on se demande ou est le public de Liverpool car l’auditeur complètement lessivé par le choc de toutess ces décibels n’a plus beaucoup de ressources mentales pour suivre les musiciens partis dans leurs expérimentations live.

Les courts « Upside down » et le déclamatif « Seconds of forever » passent comme dans un reve et on file sans s’arrêter sur l’ultime coup de grâce « Brainstorm » et ses neufs minutes de pure puissance cosmique.

C’est donc passablement éprouvé que l’on se traine vers le second disque composé de cinq titres qu’on devine aisément du même acabit.

Malgré sa longueur, le premier d’entre eux, « 7 by 7 » passe au final plutôt bien en raison d’un ton relativement apaisé.

Les musiciens délirent copieusement sur « Sonic attack » déclamation verbale assez pénible de près de trois minutes puis repartent dans leur trip intergalactique sur « Time we left this world today » particulièrement bien cadré et maitrisé.

Hawkwind déploie donne une nouvelle fois toute sa puissance sur « Master of the universe » invraisemblable bombardement musical de plus de sept minutes avant de quitter son public sur un ultime discours « Welcome to the future » qui aurait pu tout aussi bien se montrer introductif.


En conclusion , « Space ritual » porte bien son nom et est à l’image d’un groupe de fêlés hors normes construisant une musique ultra puissante faite de démesure permanente et de fascination pour les voyages spatiaux soigneusement alimentée par une consommation massive de psychotropes.

Soyons honnête, je mets au défi quiconque parfaitement clean d’esprit de s’envoyer les dix sept titres de ce live cosmique sans défaillir tant la musique proposée ici se montre puissante, massive et débridée.

Alors certes, Hawkwind impressionne par l’intensité et la qualité de ses titres souvent excellents mais finit également par mettre l’auditeur à l’épreuve et lui promettant une copieuse indigestion de décibels.

Quasiment réduit à zéro sur le plan de l’interactivité avec le public, « Space ritual » apparait également comme un délire personnel de musiciens brillants habités par leur art et leur concept.

Une œuvre brillante donc mais qui pourra lasser par sa froideur, son coté monolithique et replié sur lui-même.

Space ritual (Hawkwind)
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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 11:13

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On reste dans le domaine du gros son qui tache avec « 1916 » qui fut le premier album qui me fit découvrir le gang de Motorhead en 1991.

Attiré par la belle pochette et les drapeaux des belligérants de la guerre de 14-18 à l’exception assez inexcusable des Français, je m’empressais d’écouter le premier titre puissant et chaloupé « The one to sing the blues » qui permet encore maintenant de prendre immédiatement contact avec la voix rugueuse de Lemmy Kilmister.

Après cette mise en bouche façon vieux whisky des familles, vient « I’m so bad (baby I don’t care) » construit selon le même moule de boogie hard n’ roll.

Le premier morceau heavy survient ensuite, « No voices in the sky » avec de véritables riffs de la paire Phil Campbell/Mick Burston, un tempo vif mais un chant malheureusement bien étouffé et faiblard.

On revient aux fondamentaux avec « Going to brazil » qui twiste furieusement dans une ambiance de défonce festive puis glisse vers le premier titre original du disque, le lent et vénéneux « Nigthmare/the dreamtime » qui plonge l’auditeur dans une ambiance ténébreuse et malsaine.

Les motards musclés et bagarreurs poursuivent dans cette voix avec une ballade à leur sauce « Love me forever » très soignée voir poignante sur le plan musical mais beaucoup moins convaincante avec la voix de Kilmister.

Reprise de vitesse à allure modérée sur « Angel city » assez insipide enchainé d’un « Make my day »un peu plus épicé mais malgré tout assez vain.

Motorhead se trouve heureusement plus inspiré en fin de disque pour rendre hommage à leurs copains punk des Ramones avec le supersonique « R.A.M.O.N.E.S », le féroce « Shut you down » qui défonce le buffet à grands coups de santiags et la ballade emplie de dignité « 1916 » rendant hommage aux soldats morts lors de la Première guerre mondiale.

En conclusion, tout le monde conviendra que « 1916 » n’est pas le meilleur album de Motorhead, car sans doute trop convenu, manquant de densité et sans doute d’un peu de mordant.

Tout ceci est exact, mais « 1916 » contient malgré ces critiques des compositions globalement plaisantes, correctement exécutées et parvient même à franchement surprendre dans une registre plus subtil comme le prouvent « 1916 » ou « Nightmare/The dreamtime » parfaitement dignes d’intérêt.

Lorsqu’on ajoute à cela quelques salves bien sentis tels « R.A.M.O.N.E.S » ou « Shut you down » ou des boggies entrainant à l’instar de « Going to Brazil » on obtient un album travaillé, intéressant et parfaitement recommandable.

« 1916 » ne fut donc pas pour votre serviteur le KO ou le coup de foudre parfait, mais contribua à me pousser à vouloir apprivoiser la terrible bête à moteur …

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 08:43

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Il manquait sans doute dans cette abondante collection de disques hard rock, « The spaghetti incident ? » des Guns n’ roses.

Sorti en 1993 après la déferlante des « Use your illusion », cet album de reprises des principales influences des Californiens doté d’une pochette immonde, commence par « Since I don’t have you » superbe ballade surf rock ultra relaxante emprunté à un groupe des années 60 nommé The Skyliners.

Magnifiquement interprétée par un Axl en grande forme, « Since I don’t have you » contraste avec le punk ‘n roll électrique du « New rose » des Damned ou du « Down the farm » des UK subs, pur produit de la scène punk londonienne.

On reste dans le glam-rock US tendance punkoide avec « Human being » des New York dolls, certes rapide mais linéaire et peu passionnant.

Rien à dire sur l’irréprochable concentré de puissance « Raw power » des parrains des Stooges.

Les Guns verse ensuite dans la power ballade sale et vicieuse de « Ain’it fun » des Dead boys puis calme nettement le jeu sur le lancinant et pénible « Buick Makane/Big dumb sex » mélangeant T Rex et Soundgarden.

Hommage est ensuite rendu au hard rock des années 70 avec le peu connu « Hair of the dog » des écossais de Nazareth, d’excellente qualité.

Après le bousculement punk musclé « Attitude » des Misfits vient « Black leather » mid tempo hard rock enivrant assez peu connu attribué aux Professionals.

La fin de l’album se rapproche et on découvre « You can’t put your arms around and memory » plate reprise de Johnny Thunders, « I don’t care about you » directe et violent de Fear avant l’ultime scandale : la ballade du tueur en série Charles Manson, « Look at your game  girl » rendu presque atrocement charmante dans la bouche d’Axl Rose.

En conclusion, compte tenu de sa composition, « The spaghetti incident ? » est forcément un album hétérogène mais globalement de bonne voir très bonne qualité.

Les influences des Guns n’ roses apparaissent ici clairement en provenance directe du punk/glam qu’il soit anglais ou américain avec des grands noms du genre mais aussi des formations plus obscures présentes ici en raison de l’affect particulier des membres du groupe.

Pas grand-chose en revanche sur la scène hard/heavy des années 70, ce que je trouve plutôt regrettable.

Quelques beaux résultats donc, pas mal de déchet également pour un résultat globalement satisfaisant qui permet à des musiciens fatigués par leur succès et déjà minés de l’intérieur de prolonger leur succès avant une explosion et une longue éclipse de quinze ans.

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 23:05

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Les habitués de ces chroniques connaissent mon respect pour Gary Moore, légendaire guitariste de Thin lizzy, décédé prématurément en 2011 après une belle carrière solo de plus de 30 ans.

Enregistré en 2003 à Bonington à l’occasion du célèbre festival Monsters of rock, « Live at monsters of rock » est une belle opportunité pour apprécier le répertoire du guitar hero sur une scène monstrueuse.

C’est flanqué de Simon Barrett (bassiste/batterie) que l’Irlandais entame son concert par « Shapes of thing » gros titre très hard rock dans ses refrains heurtés et bien entendu agrémenté d’un solo particulièrement démonstratif.

Les décibels sont toujours à l’honneur sur « Wishing well » qui sait également faire preuve de plus de variété dans sa construction.

C’est devant un public étonnamment absent que le guitariste donne une leçon de  heavy metal avec « Rectify ».

Après un court mais spectaculaire instrumental « Guitar intro » vient « Stand up » comme les autres morceaux richement doté en riffs puissants sur lequel vient se poser un chant souvent colérique.

Difficile également de se caler la power ballade « Just can’t let you go » tant la voix de Moore peut se montrer irritante dans ses parties hurlées ou touchante dans celles plus douces dans une veine évoquant par instant un Radiohead blusey.

Moore joue enfin davantage avec le public sur le rock n’ roll trop classique « Walking by myself » et sort enfin sa brochette fatale de classiques hérités du grand Thin Lizzy, comme « Don’t believe a word » réinterprété de manière dommageable en version blues avant une accélération terminale bien tardive, le tube magnifique heavy « Out in the fields » en forte interaction avec une foule bien distante et enfin sa plus grande ballade, la célébrissime « Parisienne walkways » étirée sur neuf longues minutes de pur plaisir de guitariste.

En conclusion, « Live at monsters of rock » se révelera sans doute un régal pour tous les amateurs de guitare tant Gary Moore se montre irréprochable dans un répertoire beaucoup plus hard/heavy qu’on aurait pu le penser.

Impressionnant sur la puissance des riffs ou sur la dextérité de solo, Moore l’est moins sur le chant, qui demeure malgré tout d’un niveau tout à fait correct.

Immense guitariste, chanteur honorable, Moore produit un show de belle qualité, peut être un peu trop linéaire et prévisible, avec ses titres majeurs placés à la fin.

Malgré ces quelques défauts « Live at monsters of rock » reste un solide album live de guitar-hero.

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 21:40

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La même année (1979 donc) Motorhead comme la plupart des groupes ultra prolifiques des années 70, enchaine sur « Overkill » d’un « Bomber » sorti à seulement six mois d’intervalles.

La pochette reprenant la mascotte du groupe mutée ici en monstrueux bombardier est une nouvelle splendide couverture, et « Dead men tell no lies » débute par un mid tempo souple et ondulant sur lequel la voix de Lemmy Kilmister irrite déjà les oreilles.

Faisant preuve de simplicité et d’efficacité frontale « Lawman » bouge bien, à l’opposé de « Sweet revenge » plus louvoyant avec ses riffs oscillants.

On monte en cadence sur « Sharpshooter » qui manque malgré tout de tranchant et de punch tout en demeurant supérieur au terne « Poison ».

Avec sa ligne de basse nerveuse, ses riffs coups de boutoir et un solo splendide, « Stone dead forever » rehausse le niveau du gang des barbares pour proposer un classique étincelant brillant firmament du hard.

Difficile malgré la faiblesse vocale de Lemmy, de rester insensible à l’électricité et au dynamisme de « All the aces » qui déploie un véritable feu d’artifice de décibels.

On aborde alors passablement rasséréné la dernière partie du disque avec un « Step down » comme son nom l’indique plus lent et un tantinet plus bluesy avec un chant o miracle presque supportable.

Sur la fin du disque, Lemmy et sa bande ne proposent rien de bien folichon sur « Talking head » avant de griller ses dernières cartouches sur un « Bomber » véritable tube sonnant étrangement comme du Ac/Dc.

En conclusion, « Bomber » reste dans la lignée d’un hard rock solide mais sans grand génie.

Servi par deux hits assassins judicieusement placés, ce troisième disque de Motorhead se montre supérieur néanmoins aux deux premiers en raison d’un plus grand équilibre dans les compositions.

L’ensemble fonctionne au final assez bien et permet, malgré les sempiternelles lacunes vocales de Kilmister et un son un peu daté, de passer un moment agréable pour les amateurs de hard bien roulé de la fin des années 70.

Je ne peux m’empêcher néanmoins de penser que le heavy durci et surtout le trash musclé du début des années 80 donneront un grand coup de vieux à cette musique somme toute assez timorée.

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 20:52

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Nous plongeons donc avec un grand plaisir dans les tréfonds du hard n’ roll avec le second album de ces diables de Motorhead, le mythique « Overkill ».

Nous sommes en 1979, et le trio anglais qui rentrera par la suite dans l’histoire se consolide autour de la personnalité du bassiste/chanteur Lemmy Kilmister, avec le recrutement de Eddie Clarke à la guitare et de Phil Taylor à la batterie.

Avec sa superbe pochette ultra agressive mi crane-mi serpent, « Overkill » débute par une claque, une véritable déflagration de speed, le bien nommé « Overkill » qui emporte tout sur son passage par son tempo et ses refrains irrésistibles.

Après ces cinq minutes de pur jouissance, on embraye sur le poussif « Stay clean » ou la voix si rugueuse et éprouvante de Kilmister se rappelle à nos mauvais souvenirs.

Les mid tempo voyou chaloupés de « Pay your price » et « I’ ll be your sister » passent plutôt bien en raison de qualité des riffs de Clarke et de la puissance sourde de la rythmique.

Malgré sa (relative) renommée « Capricorn » sonne de manière plus effacée et les coups de boutoirs de « No class » peinent tels une vieille machine à vapeur à bout de souffle à relancer la dynamique.

Le son s’alourdit davantage sur « Damage case » assez peu ragoutant et « Tear you down » se démarque ensuite par ses parties de guitares particulièrement stimulantes.

Les paupières de l’auditeur se font lourdes sur le mollasson « Metropolis » avant de battre en cadence sur le final « Limb from limb » et sa belle accélération terminale.

En conclusion, un peu à l’instar de « The ace of spades », « Overkill » peut grosso modo être réduit à l’album d’un titre, celui mémorable d’ouverture.

Pour le reste, Motorhead propose un hard rock viril de bonne facture marqué par un jeu de guitare sympathique et par des rythmiques à la puissance sourde.

Principale limitation, le chant de Kilmister et sa voix de cancéreux en phase terminale, que d’aucun considère comme la marque de fabrique de la tête de moteur mais qui pour ma part me rebute plus que ne me séduit.

Vous l’aurez compris, je ne goute malheureusement que trop modérément ce disque et cette musique manquant pour moi d’audace et de vivacité.

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