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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 12:22
Here and now (Nickelback)

Un peu de musique à présent avec la grosse cylindrée canadienne Nickelback qui depuis les années 2000 s’inscrit comme un des groupes les plus populaires dans le registre certes étroit du hard rock généraliste.

En 2011, les frères Kroeger Chad (chant/guitare) et Mike (basse) continue de creuser leur sillon avec « Here and now ».

Avec sa pochette assez pauvre, « Here and now » début par « This means war » qui déroule un hard rock efficace tout en restant extrêmement musclé.

C’est avec des riffs lourds, un son épais et la voix rauque/sensuelle de Kroeger que suit « Bottoms up ».

On lève un peu le pied sur « When we stand together » chanson de support aux troupes américaines beaucoup plus douce et accessible mais Nickelback semble bien disposer à en découdre sur cet album comme le montre « Midnight queen » particulièrement robuste et nerveux.

Mid tempo lourd et chaloupé sur « Gotta get some me », power ballade de qualité sur « Lullaby » portée par un excellent Kroeger toujours très juste en pareille occasion.

On poursuit sur le même rythme conquérant avec « Kiss it good bye » mid tempo solide et accrocheur auquel succède une nouvelle power ballade « Trying not to love you » aux ficelles certes bien grosses mais toujours emplie d’une certaine efficacité.

Arrive alors la dernière ligne droite, « Holding on to heaven » le bien gnangnan « Don’t ever let it end » peut être la ballade de trop ou en tout loin d’être indispensable, qui encadre le plus soutenu « Everything I wanna do ».

En conclusion, « Here and now » est un album de hard rock mélodique moderne de facture classique mais de bonne qualité.

Sans surprise, Nickelback reste dans le registre qui fait sa force, du hard rock carré, puissant, servi par une production énorme et par la voix parfaite pour ce style de musique de son blond chanteur.

Le coté mélodique du groupe n’est cependant pas en reste et s’exprime toujours dans ces bonne ballades certes sans grande originalité mais toujours bien réalisées.

Bien que toujours énergique, efficace, Nickelback souffre pour moi de son style trop prévisible, figé, pas assez aventureux ce qui provoque une certaine monotonie ou ennui à l’écoute de ce « Here and now » trop parfaitement calibré pour passionner.

En résumé, un bon album de hard rock mélodique de plus …

Here and now (Nickelback)
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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 19:53
Saints of Los Angeles (Motley crue)

Après avoir abordé un best of de Motley crue assez inégal et décevant sur la période plus moderne des californiens, c’est avec une certaine défiance que j’ai écouté « Saints of Los Angeles » sorti en 2008 soit huit longues années après un « New tatoo » synonyme de plantage artistique et commercial.

Passé le sympathique choc visuel de sa belle pochette sexy-chic, « Saints of Los Angeles » débute par une courte introduction spectaculaire « LAMF » qui lance « Face down in the dirt » titre musclé et entrainant laissant augurer du meilleur.

Sur sa lancée, « What’s it gonna take » balance furieusement et « Down at the whisky » entretient un bel enthousiasme malgré un niveau sensiblement plus faible.

Motley crue ronronne gentiment sur « Saints of Los Angeles » titre central de facture somme toute quelconque malgré des refrains plus appuyés.

C’est bien avec ce style lourd et emprunté que nos vétérans s’échinent sur « Motherfucker of the year » à courir après leur jeunesse et le fait de ralentir le tempo sur « The animal in me » ne change pas beaucoup la donne.

On appuie sur le turbo avec « Welcome to the machine » qui voit Mick Mars durcir les riffs et Tommy Lee s’activer derrière sa batterie mais ceci ne saurait « Just another psycho » instaurer un inéluctable ennui.

Armé d’un gros son bien encombrant, le Crue enchaine les titres passe partout, « Chicks=trouble » peu recherché, « This ain’t love song » bruyant et bordélique et c’est tout benoitement qu’on se retrouve sans même y prêter attention à la fin de l’album composé de deux titres de qualité « White trash circus » et « Goin’ out swingin » car puissants et directs.

En conclusion, « Saints of Los Angeles » n’est pas en dépit de sa grosse production et sa frappe lourde, un album de qualité.

Motley crue tente certes de coller au gout du jour en modernisant le son mais perd en légèreté et en intensité ce qu’il gagne en lourdeur.

Ensemble homogène taillé dans un seul bloc de fer, « Saints of Los Angeles » ne recèle aucun mauvais titre mais au final très peu de titres majeurs.

Formé de quinquagénaires aujourd’hui bien amorti, Motley crue a perdu ce qui faisait son charme : le coté voyou, fêtard et fun qui lui permettait de sortir quelques tubes incontournables propres à enflammer les parties des années 80.

A réserver donc aux fans indécrottable du gang de LA.

Saints of Los Angeles (Motley crue)
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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 12:43
Unbreakable (Scorpions)

Au premier abord, « Unbreakable » apparait mal placé dans une série de disques des Scorpions d’intérêt plus que douteux avec un come back assez pathétique des années 2000 mais sa pochette en apparence blindée laisse le bénéfice du doute et encore assez de curiosité pour aller à sa rencontre.

Avec Pavel Maciwoda (batterie) et Chris Kolonovits (claviers), nos vieux Scorpions à la peau dure entame 2004 avec « New generation » ballade lourdingue pétrie de bons sentiments avec voix d’enfants à l’appui.

Le moins que l’on puisse dire est que le choses commencent mal et après six minutes d’ennui profond, « Lov ‘em or leave ‘em » qui bâti sur des riffs d’une grande lourdeur tente d’insuffler maladroitement un peu de dynamisme.

L’orientation du son de guitares volontairement sous accordées laisse à penser à une approche moderne mais « Deep and dark » parvient à insuffler avec habileté, le flux d’émotion de sensibilité si indispensable au succès des Scorpions.

On ressort les souliers de plombs et se prend les pieds dans le tapis avec « Borderline » avant un nouveau sursaut sur « Blood too hot » qui rock véritablement avec une ambiance sauvage et électrique.

Ballade à piano et grosses ficelles sur « Maybe I maybe you », puis un nouveau titre « Someday is now » certes appuyé mais sans aucun relief ni saveur.

On se dirige vers du rock pop sans consistance, « My city, my town », une nouvelle power ballade « Through my eyes » bien léchée mais sans originalité avant une incursion vers le hard fm le plus éhonté, « Can you feel it » que n’aurait pas renié un Bon Jovi.

C’est donc à la hâte qu’on accélère vers la fin du disque, « This time » dont les riffs lourds ne sauraient masquer le manque de rythme et d’inspiration, « She said » énième ballade kleenex avant un ultime « Remember the good times » exploitant le glorieux passé du groupe ou il était encore capable de composer des hits.

En conclusion, malgré son titre et sa posture, « Unbreakable » voit sa carapace se fissurer assez vite et ne peut en dehors de quelques titres épars, pas faire illusion bien longtemps.

Copieux, surgonflé en production afin de masquer son contenu médiocre, « Unbreakable » ne fait que confirmer la décadence des Scorpions dans les années 2000 et se hisse à peine plus haut que les catastrophiques « Eye to eye » ou autre « Humanity, hour 1 » l’encadrant.

Avec un âge d’or situé dans les années 80, des années 90 pâlichonnes, des années 2000 abominables, restent les années 70 à explorer pour aborder le registre plus progressif et expérimental des Allemands.

Unbreakable (Scorpions)
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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 11:41
Love at first sting (Scorpions)

Il manquait sans doute dans la discographie des Scorpions chroniquée en ces colonnes un énorme chainon manquant avec l’indispensable « Love at first sting ».

Sorti en 1984, « Love at first sting » est une déflagration, que dis je un raz de marée, qui fit des Allemands des supers stars planétaires dominant les charts.

Nous partons donc pour l’ascension du monument illustré par une des pochettes sexy-glam les plus réussies du groupe et découvrons « Bad boys running wild » mid tempo certes un peu cliché mais bien amené et faisant figure de bonne entrée en matière.

Ceci n’est pourtant rien en comparaison de « Rock you like a hurricane » chef d’œuvre de heavy metal, meilleur titre des Scorpions pour moi, combinant superbe harmonie des guitares de Rudolf Schenker et Matthias Jabbs.

L’enchantement se poursuit avec « I’m leaving you » qui glisse tout en fluidité et souplesse puis « Coming home » qui après un début laissant augurer une ballade accélère le tempo pour proposer un titre rapide, sec et parfaitement maitrisé.

« The same thrill » se détache ensuite car plus bruyant et féroce mais est rapidement effacé par l’incroyablement festif et emballant « Big city nights ».

Le plaisir est toujours présent avec « As soon as the good times roll » plus lent mais mettant en avant la voix mélodique de Klaus Meine.

La fin de l’album donc se présente sur la forme d’un duo fantastique, « Crossfire » superbe ballade sur fond d’antimilitarisme certes facile et « Still loving you » phénoménal slow, peut être le plus connu de l’histoire du hard rock, qui fit entrer les Scorpions dans un autre monde, plus grand public et se former les couples du monde entier dans les boums/surprises parties des années 80 !

En conclusion, si « Blackout » m’avait déjà séduit par sa puissance et sa vélocité estampillée heavy metal, « Love at first sting » réussit aussi improbablement que cela puisse paraitre le tour de force de le surclasser.

Incroyablement abouti et maitrisé, « Love at first sting » ne contient que des tubes ou des classiques dans un flot continu mêlant belle présence (prestance !) des guitares, mélodies enivrantes et voix toute en justesse de Meine.

Avec ce disque culte, les Scorpions établissent leur œuvre maitresse, chef d’œuvre impérissable illuminant le monde du rock jusqu’à l’éternité.

Les mauvaises langues pourront ensuite ne voir dans la carrière du groupe qu’une longue dégringolade, ceci est sans doute soumis à discussions, mais toujours est il que jamais plus les Scorpions ne produisent un album d’un tel niveau !

Raison de plus pour l’apprécier …

Love at first sting (Scorpions)
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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 10:25
Humanity-hour 1 (Scorpions)

Après un gros passage à vide dans les années 90, les Scorpions qu’on pensait rangés des bacs à sables le dard bien émoussé, font un come back au milieu des années 2000.

Nous sommes en 2007, le bassiste Pavel Maciwoda a rejoint l’aventure tout comme James Kottak qui a retrouvé son poste à la batterie.

Avec sa pochette apocalyptico-gothique, « Humanity-hour 1 » débute par « Hour 1 », bonne surprise avec sa tonalité heavy metal sombre et puissant.

Le son de guitare imposant de la paire Rudolf Schenker/Matthias Jabs fait également mouche sur « Game of life » avec en prime la délicieuse touche accrocheuse de refrains mélodiques chanté de voix de maitre par Klaus Meine.

Dans une registre tout aussi calme mais plus convenu, « We were born to fly » se déplie avec souplesse.

Les Scorpions jouent alors la carte de la power ballade ambitieuse et chargent « The future never dies » d’une recrudescence d’effets grandiloquents et c’est avec une grande efficacité qu’est mené « You’re loving me to death » aux refrains entrainants.

La lourdeur des riffs continue de surprendre sur « 321 » tentative semi avortée de retrouver un esprit rock ‘n’ roll festif.

L’insatiable machine à ballades revient en force sur « Love will keep us alive again » et la plus appuyée « We will rise again » aussitôt écoutées/aussitôt oubliées.

On touche à vrai dire le fond sur « Your last song » et « Love is war » qui tirent fortement sur la corde à grand coup d’effets guimauve.

La fin du disque se profile enfin avec tentative d’injection de puissance sur « The cross » plutôt poussif et « Humanity » ballade boursouflée et aussi indigeste qu’un cassoulet un jour de canicule.

En conclusion, « Humanity-hour 1 » a tout du soufflet s’écroulant sur lui-même et ne parvient pas réellement à convaincre passer l’effet de surprise et les gros riffs à l’esbroufe à la Black label society.

Les Scorpions finissent assez rapidement par révéler leur véritable visage et déploient inévitablement les même longues ballades usées jusqu’à la corde.

Englués dans leur tentative de metal mélodique (qui a dit Evanescence ?), les Scorpions ne parviennent pas à retrouver leur fraicheur, leur vivacité et le punch des premiers jours et alignent une douzaine de titres plus que laborieux qui ne convainquent personne.

S’il est sans doute moins pire que le catastrophique « Eye to eye », « Humanity-hour 1 » demeure fermement à déconseiller et ne fait que confirmer la difficulté à survivre pour les vieilles gloires du rock des années 70/80.

Humanity-hour 1 (Scorpions)
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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 18:07
Face the heat (Scorpions)

Nouveau petit saut dans le temps avec « Face the heat » nouvel album des Scorpions sorti en 1993, période o combien difficile pour les dinosaures du hard rock traditionnel grignotés par la nouvelle vague, certes éphémère du grunge.

Beaucoup de changements au sein même de la formation, avec le remplacement du bassiste de toujours Francis Buschholtz par Ralph Rickermann et l’arrivée du clavier John Webster.

Avec sa pochette passe partout à faible impact, « Face the heat » débute par « Alien nation » mid tempo aux refrains puissants et racés particulièrement incisifs.

Plus de difficultés sur « No pain no gain » autre mid tempo massif mais beaucoup moins inspiré.

Les Scorpions insufflent enfin une bonne dynamique avec « Someone to touch » rapide, frais et fun qui vient réveiller l’auditeur un peu écrasé par la lourdeur des premiers titres.

Vient ensuite le tour d’une énième ballade « Under the same sun » gentillette et emplie de bons sentiments suivie de « Unholy alliance » long morceau tournant carrément à vide.

Première surprise du disque, « Women » excellente ballade sombre et bluesy sur laquelle la voix de Klaus Meine accomplit des miracles.

L’embellie est de courte durée et les allemands paraissent bien à la lutte sur « Hate to be nice » bien heurté, poussif et peu agréable.

On trouve également le temps long sur « Taxman woman » particulièrement plat et peu inventif avant de recommencer à bouger un peu au rythme plu soutenu de « Ship of fools ».

La fin du disque enfin avec « Nightmare avenue » puissant, direct et conquérant et comme on pourrait s’y attendre une ballade destinée à faire pleurer dans les chaumières « Lonely nights », joliment troussée.

En conclusion, sans etre bon à jetter aux orties, « Face the heat » n’est pas un album tout à fait au niveau du standing d’un groupe du calibre des Scorpions et victime d’une concurrence particulièrement rude se fit étriller à sa sortie.

Certes un peu long et guère passionnant avec son orientation plus lente et mélodique, « Face the heat » déroule un hard rock extrêmement balisé sans grande surprise qui plonge l’auditeur dans une longue torpeur.

En dix ans, les Scorpions semblent avoir pris un coup de vieux, et leurs compositions manquent de la folie, de l’inspiration et de la nervosité du début des années 80.

Malgré ce (triste) constat, « Face the heat » contient une petite poignée de titres encore de qualité suffisante pour que artistiquement il ne prenne pas tout à fait l’eau.

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 11:39
Savage amusement (Scorpions)

Nous sautons quelques années et nous retrouvons à présent en 1988 avec « Savage amusement » des Scorpions.

En 1984, l’album précédent « Love at first sting » a donné un terrible coup d’accélérateur à la carrière des Allemands à la faveur de la ballade ultime « Still loving you » slow qui rapprochait les adolescents du monde entier dans les « boums » de l’époque.

Devenus des popstars interplanétaires, les Scorpions sont maintenant attendus au tournant.

Avec sa pochette sexy-glam, « Savage amusement » commence par le bien nommé « Don’t stop at the top » qui combine habilement les ingrédients du succès des Scorpions avec un mélange de guitares démonstratives et de refrains fédérateurs.

Reconnaissons l’exceptionnelle efficacité de « Rythm of love » tube dont les refrains emportent tout sur leur passage et si « Passion rule the game » ne contient pas le même impact, il n’en demeure pas moins tout à fait correct.

Le hard rock solidement charpenté mais sans réelle originalité de « Media overkill » passe comme une ombre, tandis malgré des refrains fédérateurs « Walking on the edge » peine à tenir la distance.

Les Scorpions appuient donc sur l’accélérateur, laissant les guitares de Michael Schenker/Matthias Jabs durcir le ton sur « We let it rock … you let it roll » au heavy metal lourd et emprunté.

On déroule « Every minute, every day » titre passe partout bien exécuté mais sans aucune surprise ni prise de risques, prend de la vitesse sur « Love on the run » et son heavy metal supersonique qui déboule toutes guitares hurlantes afin de finir par « Believe in love » nouvelle ballade obligatoire, mignonnette mais d’une très grande platitude comparée aux grands standards écrits par le groupe.

En conclusion, sans atteindre l’immense succès de son prédécesseur et proposer une pléiade de tubes, « Savage amusement » fait figure de solide album de hard rock mélodique dans lequel les Scorpions démontrent toute leur maitrise.

Mis à part « Rythm of love », aucun titre majeure ne figure en effet sur ce disque qui ne provoque que peu d’innovations ou de prises de risques.

Frileux, « Savage amusement » se contente de capitaliser prudemment sur le succès du précédent disque.

Il sera sans doute suffisant pour confirmer le succès des Allemands, mais ne parviendra pas à leur faire élargir leur base de fans.

A réserver donc aux inconditionnels du groupe, les autres pourront passer leur chemin en haussant les épaules devant l’intérêt relatif de l’œuvre.

Savage amusement (Scorpions)
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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 10:18
Blackout (Scorpions)

Poursuite de l’exploration de la longue carrière de hard rockers des Scorpions avec « Blackout » l’un de leurs albums phares.

Sorti en 1982, « Blackout » affiche d’entrée une pochette agressive tranchant avec celles des albums précédents.

La tonalité est en effet rapidement donnée sur « Blackout » rapide et tonique avec déjà des riffs de guitare très punchy de la paire Rudolf Schenker/Matthias Jabbs.

On enchaine sans coup férir sur « Can’t live without you » construit sur le même moule mais aux refrains encore légèrement supérieurs avant d’aboutir sur un réel tube, « No one like you » poussant le sens de la mélodie encore plus loin avec la richesse du timbre de Klaus Meine et le superbe feeling des riffs de guitare rappelant le meilleur de Judas priest.

Le ravissement ne cesse pas et la face mélodique des Scorpions prend alors progressivement le dessus sur le très propre « You give me all I need ».

L’électricité du hard ‘n’ roll revient sur « Now ! » vif, teigneux en diable puis « Dynamite » authentique hymne puissant et dynamique sur lequel les guitares se déchainent en toute vélocité.

On revient à plus de calme sur le pépère « Arizona » et le long pseudo atmosphérique « China white » qui se montrent presque transparents en comparaison des flèches incandescentes décochées jusqu’à présent.

L’album se clôt sur une ballade, comme souvent sublime avec les Scorpions au meilleur de leur forme, « When the smoke is going down » avec une importante touche de mélancolie charriée par la voix douce de Meine.

En conclusion, « Blackout » est un excellent album de hard rock lorgnant fortement vers le heavy metal mélodique.

Les Scorpions musclent leur musique et font preuve d’une belle puissant de feu avec une pléiade de titres dynamiques sur lesquels la haute technicité des guitaristes fait figure d’arme maitresse.

A cette force s’ajoute la touche mélodique du groupe, toujours présente et garante d’une plus grande efficacité notamment par l’approche de radios.

Comme fer de lance de cette approche, on retrouve sans surprise Klaus Meine, dont la voix haut perchée si particulière appartient pour toujours à l’identité du groupe.

Rien à jeter donc sur ce « Blackout » qui à vrai dire pourrait tout à fait concourir pour le titre du meilleur disque des Scorpions, avec un excellent compromis puissance/mélodie le tout enrobé d’une efficacité à toute épreuve.

Blackout (Scorpions)
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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 18:26
The best of (Alice Cooper)

On revient à des grosses cylindrées solidement établies dans le monde du (hard) rock, Alice Cooper et un « The best of » sorti en 2007 de quinze titres qu’on estime fortement incontournable.

Sans surprise, « Poison » ouvre le bal portant au plus haut le hard fm musclé aux refrains irrésistibles.

Construit suivant le même moule, « Bed of nails » et « House of fire » déploient la même puissance soigneusement maitrisée explosant dans des refrains ultra entrainants.

L’auditeur ne peut que constater le savoir faire implacable du maitre sur « Love’s a loaded gun » qui balance encore plus fort, mettant en avant la voix rauque et puissante du chanteur.

Après pareille cavalcade, on redescend fugacement de plusieurs crans avec « Feed my Frankenstein » aussi balourd que le monstre du même nom mais comme on pourrait s’en douter le répertoire d’Alice est tel que ceci ne peut raisonnablement durer aussi le fracassant « Lost in america » impérial et directe vient il remettre les pendules à l’heure avec talent.

Un peu de douceur dans ce monde de brutes ? Ceci semble le cas avec « It’s me » ballade acoustique bien mièvre quand on connait les qualités de compositions du chanteur.

Alice ayant gagné son statut de légende du shock-rock au moins autant sinon plus par ses prestations scéniques que par la qualité de sa discographie, le disque offre deux titres live, « Billion dollar babies » un peu saccadé et poussif au niveau de la prise de son, « No more Mr nice guy » qui groove efficacement dans une ambiance chaude et organique.

On revient au répertoire studio avec « Stolen prayer » jolie ballade acoustique de seconde zone, « Snakebite » énergique mais assez éculé et poussif.

Il faut attendre « This maniac’s love in with you » pour retrouver le Alice à la conquête flamboyante dispensant une énergie communicative.

On découvre ensuite le costaud « Thrash » et ses guitares rentre-dedans auquel succède le très pop et insipide « Sideshow ».

Un ultime hit vient clore le disque, « Under my wheels », puissant et nerveux comme le démarrage d’une moto surgonflée.


En conclusion, comme on pourrait s‘en douter « Alice Cooper, the best of » ne peut complètement décevoir mais met surtout en avant dans ses premières et dernières parties les tubes hard fm tonitruants du chanteur et contient dans sa partie centrale un ventre mou assez dispensable avec son lot de ballades médiocres.

Construite sur des riffs durs à cuir, la musique d’Alice Cooper apparait donc puissante, simple, certes limitée voir stéréotypée mais surtout redoutablement entrainante voir festive.

On n’a donc pas l’impression d’écouter un génie du rock mais plutôt un honnête compositeur travaillant avec de bons guitaristes mettant en avant une voix agressive et rauque.

Alice Cooper ou la plus pure expression du hard rock ? Une musique surgonflée, exagérée, pas toujours de bon gout, pas toujours très inspirée, mais ayant connu son heure de gloire dans les années 80 principalement aux Etats-Unis en raison d’un virage plus commercial et calibré pour les radios.

L’artiste des années 70 me semblait pourtant un peu plus subtil, complexe et … à vrai dire intéressant !

Las ! Ce best of demeure tout à fait raccommodable pour les fans de gros son sans fioriture.

The best of (Alice Cooper)
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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 08:24
Kiss of death (Motorhead)

Nous restons dans le domaine des dinosaures du hard rock avec « Kiss of death » de Motorhead.

Sorti en 2006, « Kiss of death » continue d’entretenir la flamme du trio anglais le plus féroce qui soit, capable à 60 ans de produire un album tous les deux ans.

Avec sa pochette bio-organique agressive à la H.R. Giger, « Kiss of death » commence par « Sucker » titre rapide, nerveux aux refrains efficaces.

On rétrograde de vitesse et de punch sur « One night stand » avec un Lemmy Kilmister comme souvent plus à la peine sur ses parties de chant.

Ce brave Lemmy s’échine sur le mid tempo sympathique mais sans éclat « Devil I know » semblable à des centaines de morceaux déjà composé par la tête de moteur qui se fait franchement laborieuse sur le mollasson « Trigger ».

Les roues patinent et s’embourbent sur « Under the gun » aussi faible que les autres et il faut attendre la power belle ballade semi acoustique « God was never on your side » pour trouver un Motorhead plus touchant.

Le son de la guitare de Phil Campbell s’épaissit sur « Living in the past » mais ceci ne suffit pas à dynamiser ce titre trop convenu.

Petit feeling rock ‘n’ roll bien insuffisant et chant catastrophique sur « Christine » avant une timide tentative de montée en régime sur « Sword of glory » enchainé du lourd « Be my baby ».

Le trio finit par conclure ce long album pénible par « Kingdom of the worm » lent, plat, monolithique et « Going down » enfin plus animé.

En conclusion, sous produit et faiblement interprété, « Kiss of death » donne la même impression que son successeur « Motorizer », celle d’un groupe fatigué tentant un peu vainement de souffler sur les braises à demi éteintes de sa flamme d’antan.

Semblant souffrir dans sa mécanique usée, Motorhead délivre une performance atone, sans souffle et inspiration, ce qui logiquement amène la question de la retraite bien légitime après toutes ces années.

Je ne peux donc que recommander de passer sa route sur cet album sans consistance et dénué de tout intérêt.

Kiss of death (Motorhead)
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