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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 22:22
Scream dream (Ted Nugent)

En 1980, Ted Nugent ne lève pas le pied de son rythme effréné et sort « Scream dream » à la pochette disons particulièrement … ridicule et affreuse.

La valse des bassistes continue avec l’arrivée de David Kiswiney (basse) à la place encore chaude de Walt Monaghan.

Le début du disque est explosif avec un « Wango tango » excellent tube évoquant le meilleur d’un Ac/Dc braillard, musclé et tatoué.

Lancé par pareil propulseur, « Scream dream » se montre aussi féroce qu’un chat sauvage et c’est armé d’un son heavy metal que « Hard as nails » que Nugent continue son travail destruction massive.

Le bon vieux rock ‘n’ roll n’est pas pour autant remisé au placard comme le prouve les excellent « I gotta move » et « Violent love » simples, directs, instinctifs et terriblement efficace.

Puissance et vélocité des guitares, chant hurlé façon Bon Scott, « Flesh & blood » ne fait à l’image du reste du disque pas de cadeaux.

On ralentit enfin cette cadence infernale pour poser « Spit it out » un mid tempo assez poussif ce qui laisse un peu de temps au guitariste atomique pour reprendre des forces et asséner un « Come and get it » dévastateur.

Pour la fin du disque, Nugent glisse en douceur vers l’ambiance country western de « Terminus eldorado » et retourne à ses premiers amours, le rock ‘n’ roll endiablé de « Don’t cry (I’ll be back before you know baby) ».

En conclusion, « Scream dream » est un excellent album de hard rock sans concession, lorgnant par instant de part sa violence et son intensité vers le heavy metal.

Ted Nugent s’y montre particulièrement en forme, dextre et incisif comme jamais.

Son chant également beaucoup plus agressif et nasillard qu’à l’accoutumé, est lui aussi en importante évolution et peut constituer pour certain un point de faiblesse.

Un album compact et méchant qui comblera de plaisir les amateurs de hard qui décoiffe dont je fais bien évidemment partie !

Scream dream (Ted Nugent)
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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 20:16
Weekend warriors (Ted Nugent)

Après plusieurs années de productivité et de qualité exceptionnelles, 1978 voit Ted Nugent se séparer de son guitariste Derek Saint Holmes et de son bassiste Rob Grange au profit respectivement de Charlie Huhn et John Sauter.

C’est donc fortement remanié que le groupe aborde « Weekend warriors » à la pochette aussi délirante qu’explicite avec le mimétisme entre guitare et arme à feu si chère au guitariste.

Tout débute de belle manière avec un « Need you bad » mid tempo rock ‘n’ roll parfaitement dosé sur lequel Nugent démontre toute son inventivité manche en main.

C’est ensuite du coté du blues que vient puiser « One woman » bien trop classique à mon gout.

On trouve enfin plus de dynamisme et de folie avec « I got the feelin » qui survole les débats de tout son punch et sa virtuosité puis retombe avec « Tight spots » dans un des multiples mid tempo sympathiques mais un brin quelconques du début du disque.

Cadence ralentie et structure sinueuse avec « Venom soup » original à défaut d’être génial, quasi instrumental correct sur « Smokescreen » puis petite poussée d’adrénaline sur « Weekend warriors » un peu plus appuyé.

L’allumé de la sulfateuse se dirige alors vers la sortie avec un « Cruisin » teigneux et véloce, endort tout le monde sur le placide « Good friends and a bottle of wine » avant de ranger définitivement son gun au râtelier sur « Name your poison » rouillé.

En conclusion, avec la gifle que représentait « Cat scratch fever » et un remaniement de personnel conséquent, Ted Nugent accuse sensiblement le coup sur ce « Weekend warriors » dont la pochette offensive et conquérante s’avère en définitif plus que trompeuse.

Sans parler d’effondrement, on perd ici 50% de l’intensité et la démence créatrice de l’album précédent pour se trouver devant un bon album de guitare hard rock sans beaucoup d’éléments saillants.

Décevant, « Weekend warriors » l’est donc assurément et est le signe du premier net essoufflement de l’américain après trois années à produire et tourner à un rythme hors normes.

Il fallait bien que cela arrive un jour !

Weekend warriors (Ted Nugent)
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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 20:58
Cat scratch fever (Ted Nugent)

Fidèle aux bonnes habitudes des musiciens des années 70, Ted Nugent sort à cette époque un album par an, aussi vient en 1977, « Cat scratch fever » nouvelle déflagration sonore.

Comme le montre le visage ébouriffé et halluciné du guitariste-chanteur sur la pochette, « Cat scratch fever » se pose là pour en découdre et montrer que le bonhomme a encore faim de décibels.

D’entrée cette impression visuelle prend forme tant « Cat scratch fever » contient tous les ingrédients d’un grand tube hard rock bâti sur des riffs en béton armé et des refrains d’une efficacité irrésistible.

Alors qu’on pense sans doute avoir pris le meilleur en pleine face pour débuter, surgit une autre véritable bombe, « Wang dang sweet poontang » encore plus jouissif et débridé que le morceau introductif.

L’état de grâce se poursuit sur « Death by misadventure » nouvelle ode au hard rock flamboyant.

On accepte alors de suivre sans condition le guitariste dans son univers, enchainant sur « Live it up » solide mid tempo terminant de manière paroxysmique, « Home bound » bel instrumental pulsant tout en souplesse avant de plonger avec « Workin hard, playin hard » dans un nouveau bain de jouvence tout à la gloire du rock inspiré et intense.

Complètement comblé à ce stade, l’auditeur encaisse sans même frémir un nouveau tube « Sweet Sally » au groove irrésistible.

Le feu d’artifice finale arrive avec « A thousand knives » plus lent, mais incroyablement fluide et agréable, « Fist fighting son of a gun » 200% rock ‘n’ roll et « Out of control » conclusion tonique administrée sans coup férir.

En conclusion, « Cat scratch fever » n’a en rien usurpé sa réputation de classique du hard rock et est un authentique chef d’œuvre malheureusement relativement méconnu au regard de sa stature d’astre brillant haut dans le ciel.

Impossible en réalité de résister à pareille déferlante de hard rock, à une telle maestria de tubes alliant créativité, vivacité et fraicheur dans l’exécution.

Avec cet album, Ted Nugent intègre à la perfection toues les ingrédients du succès pour élever son swing et son chant au firmament de la musique rock et dépasser toutes les limites séparant le bon voir très bon disque du chef d’œuvre.

M’inclinant fort logiquement devant une telle perfection, je ne peux que recommander vivement « Cat scratch fever », car si vous ne devez écouter qu’un seul album du cinglé de Détroit dans votre vie, cela ne peut être selon moi que celui-ci !

Cat scratch fever (Ted Nugent)
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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 20:00
Free for all (Ted Nugent)

Comme vous avez pu le constater, l'excentrique Ted Nugent n’est pas homme à s’embarrasser de perte de temps ou de demi mesure, aussi est-ce tout naturellement que vient « Free for all » en 1976, soit une année seulement après son premier disque.

Avec la même entourage, le guitariste chanteur débute ce « Free for all » à la pochette ridicule ressemblant à une publicité pour déodorant, par « Free for all » qui se distingue d’entrée par un son beaucoup plus tranchant, des refrains accrocheurs tout en conservant le même classicisme dans l’approche rock hard de la guitare.

Le second titre, « Dog eat dog » est encore plus convaincant par la sourde puissance de refrains irrésistibles avant de laisser la place à « Writing on the wall » long titre sinueux et intense de plus de sept minutes laissant libre court à l’inspiration du maitre.

L’intensité est toujours très haute sur « Turn it up » ébouriffant de punch et même « Street rats » glisse avec fluidité et maitrise.

En bon guitar-héros qui se respecte, Nugent verse ensuite dans la ballade « Together », à vrai dire doté de mélodies magnifiques et d’un chant à tomber à la renverse de beauté.

La fin de l’album se profile alors avec « Light my way » tonique et agréable, « Hammerdown » flirtant par sa puissance indomptable avec le heavy metal et enfin « I love you so I told you a lie » mid tempo incandescent.

En conclusion, après la déception de « Ted Nugent », « Free for all » est une belle surprise redressant quasi immédiatement la première impression que m’avait fait Ted Nugent.

Beaucoup mieux produit, puissant, incisif et enlevé, « Free for all » est impressionnant par sa créativité et donne une vrai leçon de hard rock dynamique porté par une belle maestria et un superbe feeling de guitare.

Nous restons donc certes dans une musique classique mais o combien bien conçue et bien exécutée.

Autre amélioration sensible, le chant du guitariste en forts progrès et tout à fait à sa place dans ce contexte.

« Free for all », est donc un délicieux album de hard rock des années 70 à ranger aux des premiers Ac/Dc et Aerosmith.

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 19:57
Ted Nugent (Ted Nugent)

Plongée vers les légendes pas toujours recommandables du hard rock avec « Ted Nugent » premier album du guitare héros Ted Nugent connu pour ses positions politiques de droite dure aux États-Unis et son excentricité scénique.

Flanqué de Derek St Holmes (guitare), Rob Grange (basse) et Cliff Davies (batterie) , Nugent est en réalité ici seul maitre à bord, composant l’essentiel de la musique, réalisant également les parties chantées et les percussions.

Sorti en 1975 dans un climat toujours propice à la création musicale, « Ted Nugent » débute par « Strangehold » titre fleuve de plus de huit minutes majoritairement dédié à la guitare, permettant de prendre la mesure du talent de Nugent avec un fort sens de la finesse mélodique.

On est à vrai dire plutôt surpris de l’impact somme toute restreint d’un « Stormtroopin » par ailleurs remarquable au niveau des riffs et des refrains accrocheurs.

Tout groove de manière conventionnelle sur « Hey baby » enchainé de « Just what the doctor ordered » trop connoté blues pour étonner ou séduire.

Nugent développe en effet un rock agréable, solide mais ultra classique sur « Snakeskin cowboys » puis insuffle un groove sec et dynamique sur « Motor city madhouse ».

L’ambiance est toujours au rock ‘n’ roll sur « Where have you been all my life » avant un relâchement bien marqué sur « You make me feel alright at home » beaucoup plus léger et doux que le reste du répertoire et un « Queen of the forest » plus rythmé et nerveux.

En conclusion, malgré son statut de disque culte, « Ted Nugent » déçoit un peu et mis à part « Strangehold » qui sort nettement du lot par sa structure, sa complexité et son originalité, rien ne se distingue fortement dans ce premier album.

Ted Nugent pratique un rock vif et animé mais beaucoup trop influencé par ses pères, le rock ‘n’ roll voir le rythm’n’ blues pour clairement se démarquer des excellentes productions des années 70 notamment un certain « Van Halen » sorti peu après.

Très bon guitariste conventionnel et chanteur moyen, Nugent n’arrive pas pour moi à exploser ni à insuffler le fluide émotionnel à faire de ce premier effort le classique annoncé.

Ted Nugent (Ted Nugent)
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 18:09
Ready an willing (Whitesnake)

Nous sommes à présent en 1980 et Whitesnake va sortir son troisième album intitulé « Ready an’ willing ».

Ian Paice rejoint le groupe à la batterie en remplacement de Dave Dowle, il ne restera pas plus longtemps que son collègue.

Changement d’artwork avec une pochette beaucoup plus sobre loin des extravagances sexoherico fantasy des deux premiers disques.

Les anglais débutent par un de leurs tubes « Fool for your loving » entrainant et rythmé bien que considérablement surestimé selon moi.

On reste sur un rythme élevé avec « Sweet talker » enchainé de « Ready an’ willing » qui surfe sur un groove quasiment funky.

Le tempo se ralentit sur « Carry your load » franchement poussif puis « Blindman » ballade somptueuse portée par la voix toujours chaude et charnelle de David Coverdale.

L’ombre de Robert Plant/Led Zeppelin plane sur l’acoustique et habité « Ain’t gonna cry no more » .

Whitesnake nous saoule copieusement avec « Love man » affreux blues daté évoluant à la vitesse d’un escargot sous anesthésie, et on se dirige pour terminer vers « Black and blue » lui aussi emprunté au vieux rythm’n’ blues avant un « She’s a woman » appartenant lui sans équivoque à la famille du hard rock nerveux à la Ac/Dc.

En conclusion, « Ready an’ willing » confirme l’impression que donnait déjà le best of au sujet de Whitesnake.

Après un début sur les chapeaux de roues (pour l’époque), les anglais dévoilent la facette plus mélodique et ancrée dans le passé de leur musique, à savoir ce rythm’n and blues paraissant quelque peu dépassé dans les années 80.

Difficile donc entre deux ballades souvent ennuyeuses à mourir, de trouver son contentement dans ces influences aussi datées.

Bien sur, « Ready an’ willing » n’est pas exempt de qualités, notamment en raison du tandem made in Deep Purple Coverdale-Lord, mais cette approche très classique et formatée de la musique ne peut me convenir, aussi pense je sincèrement que les trop timorés Whitesnake ne correspondent pas à mes aspirations musicales.

Ready an willing (Whitesnake)
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 17:05
Best of Whitesnake (Whitesnake)

Groupe phare du hard rock des années 80, Whitesnake n’est sans doute aujourd’hui pas le plus connu au niveau de la popularité, éclipsé sans doute par ses modèles comme Deep purple auprès desquels le chanteur David Coverdale et le clavier Jon Lord laissèrent une trace particulièrement marquante.

C’est donc avec une brin de curiosité que nous allons nous attaquer à un « Best of Whitesnake » sorti en 2003 et bien garni de dix sept titres.

On débute par « Fool for your loving », mid tempo utilisant des refrains entrainants un peu trop faciles et répétitifs à mon gout.

Malgré sa qualité de tube en puissance, « Don’t break my heart again » fait dans ce registre à peine mieux que son prédécesseur.

Difficile donc de s’enthousiasmer et c’est pour le moins déçu qu’on enquille « Love ain’t no stranger » bien mollasson puis une affreuse ballade made in the 80’s « Is this love ».

Si le serpent blanc fait preuve de plus de venin sur « Now you’re gone », on ne peut pas dire que le résultat laisse pantois, malgré les immenses qualités vocales de Coverdale et l’abattage des refrains.

Cette tendance à virer hard se confirme avec « Give me all your love » nettement plus puissant au niveau des guitares hurlantes de la paire Mick Moody/John Sykes.

On emboite le pas de « Ready an willing » mid tempo soutenu sans éclat, qui ne peut soutenir la comparaison de « Guilty of love » plus direct, puissant et efficace.

Whitesnake ne se foule pas beaucoup sur « Would I lite to you » aussi répétitif que poussif et « Long way from home » qui se montre incroyablement mauvais pour un groupe de cette réputation.

On ralentit un peu le tempo pour verser une nouvelle fois dans le miévreux « The deeper the love » et il faut attendre « Ain’t no love in the heart of the city » et « Too many tears » pour trouver peut être les premières ballades authentiques mettant en valeur le remarquable grain de voix rocailleux et sensuel de Coverdale.

C’est presque convaincu qu’on se dirige vers « Give me more time » mêlant puissance et fluidité.

Arrive alors la fin du disque, qui aligne « Standing in the shadow » passe partout et inutile, « Here I go again » pour moi plus grand tube de Whitesnake car petit bijou de hard mélodique et entrainant, avant un « Still of the night » autre tube majeur du serpent blanc, qui fit à juste titre le tour du monde par ses excellents riffs heavy metal et son tempo irrésistiblement entrainant.

En conclusion « Best of Whitesnake » constitue assurément une déception majeure tant la plus part des titres ne méritent absolument de figurer en pareil endroit.

Lorgnant beaucoup vers le hard-fm, ce disque contenant une quantité invraisemblable de chanson comportant le mot « love » (sept au total !) montre un groupe assez peu inspiré pratiquant une musique beaucoup trop facile et prévisible pour me séduire.

Whitesnake est sans doute la preuve vivante qu’on peut disposer d’un chanteur voir d’un claviériste de classe mondiale, connaitre un certain succès dans les années 80, sans pour autant être un groupe intéressant.

Heureusement, le Best of évite l’humiliation absolue du zéro pointée en proposant quelques authentiques réussites et tubes, qui en toute honnêteté tiennent sur le doigts d’une main.

Il est donc par conséquent que les Anglais restent sans doute pour toujours un groupe de second plan.

Best of Whitesnake (Whitesnake)
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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 12:22
Here and now (Nickelback)

Un peu de musique à présent avec la grosse cylindrée canadienne Nickelback qui depuis les années 2000 s’inscrit comme un des groupes les plus populaires dans le registre certes étroit du hard rock généraliste.

En 2011, les frères Kroeger Chad (chant/guitare) et Mike (basse) continue de creuser leur sillon avec « Here and now ».

Avec sa pochette assez pauvre, « Here and now » début par « This means war » qui déroule un hard rock efficace tout en restant extrêmement musclé.

C’est avec des riffs lourds, un son épais et la voix rauque/sensuelle de Kroeger que suit « Bottoms up ».

On lève un peu le pied sur « When we stand together » chanson de support aux troupes américaines beaucoup plus douce et accessible mais Nickelback semble bien disposer à en découdre sur cet album comme le montre « Midnight queen » particulièrement robuste et nerveux.

Mid tempo lourd et chaloupé sur « Gotta get some me », power ballade de qualité sur « Lullaby » portée par un excellent Kroeger toujours très juste en pareille occasion.

On poursuit sur le même rythme conquérant avec « Kiss it good bye » mid tempo solide et accrocheur auquel succède une nouvelle power ballade « Trying not to love you » aux ficelles certes bien grosses mais toujours emplie d’une certaine efficacité.

Arrive alors la dernière ligne droite, « Holding on to heaven » le bien gnangnan « Don’t ever let it end » peut être la ballade de trop ou en tout loin d’être indispensable, qui encadre le plus soutenu « Everything I wanna do ».

En conclusion, « Here and now » est un album de hard rock mélodique moderne de facture classique mais de bonne qualité.

Sans surprise, Nickelback reste dans le registre qui fait sa force, du hard rock carré, puissant, servi par une production énorme et par la voix parfaite pour ce style de musique de son blond chanteur.

Le coté mélodique du groupe n’est cependant pas en reste et s’exprime toujours dans ces bonne ballades certes sans grande originalité mais toujours bien réalisées.

Bien que toujours énergique, efficace, Nickelback souffre pour moi de son style trop prévisible, figé, pas assez aventureux ce qui provoque une certaine monotonie ou ennui à l’écoute de ce « Here and now » trop parfaitement calibré pour passionner.

En résumé, un bon album de hard rock mélodique de plus …

Here and now (Nickelback)
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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 19:53
Saints of Los Angeles (Motley crue)

Après avoir abordé un best of de Motley crue assez inégal et décevant sur la période plus moderne des californiens, c’est avec une certaine défiance que j’ai écouté « Saints of Los Angeles » sorti en 2008 soit huit longues années après un « New tatoo » synonyme de plantage artistique et commercial.

Passé le sympathique choc visuel de sa belle pochette sexy-chic, « Saints of Los Angeles » débute par une courte introduction spectaculaire « LAMF » qui lance « Face down in the dirt » titre musclé et entrainant laissant augurer du meilleur.

Sur sa lancée, « What’s it gonna take » balance furieusement et « Down at the whisky » entretient un bel enthousiasme malgré un niveau sensiblement plus faible.

Motley crue ronronne gentiment sur « Saints of Los Angeles » titre central de facture somme toute quelconque malgré des refrains plus appuyés.

C’est bien avec ce style lourd et emprunté que nos vétérans s’échinent sur « Motherfucker of the year » à courir après leur jeunesse et le fait de ralentir le tempo sur « The animal in me » ne change pas beaucoup la donne.

On appuie sur le turbo avec « Welcome to the machine » qui voit Mick Mars durcir les riffs et Tommy Lee s’activer derrière sa batterie mais ceci ne saurait « Just another psycho » instaurer un inéluctable ennui.

Armé d’un gros son bien encombrant, le Crue enchaine les titres passe partout, « Chicks=trouble » peu recherché, « This ain’t love song » bruyant et bordélique et c’est tout benoitement qu’on se retrouve sans même y prêter attention à la fin de l’album composé de deux titres de qualité « White trash circus » et « Goin’ out swingin » car puissants et directs.

En conclusion, « Saints of Los Angeles » n’est pas en dépit de sa grosse production et sa frappe lourde, un album de qualité.

Motley crue tente certes de coller au gout du jour en modernisant le son mais perd en légèreté et en intensité ce qu’il gagne en lourdeur.

Ensemble homogène taillé dans un seul bloc de fer, « Saints of Los Angeles » ne recèle aucun mauvais titre mais au final très peu de titres majeurs.

Formé de quinquagénaires aujourd’hui bien amorti, Motley crue a perdu ce qui faisait son charme : le coté voyou, fêtard et fun qui lui permettait de sortir quelques tubes incontournables propres à enflammer les parties des années 80.

A réserver donc aux fans indécrottable du gang de LA.

Saints of Los Angeles (Motley crue)
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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 12:43
Unbreakable (Scorpions)

Au premier abord, « Unbreakable » apparait mal placé dans une série de disques des Scorpions d’intérêt plus que douteux avec un come back assez pathétique des années 2000 mais sa pochette en apparence blindée laisse le bénéfice du doute et encore assez de curiosité pour aller à sa rencontre.

Avec Pavel Maciwoda (batterie) et Chris Kolonovits (claviers), nos vieux Scorpions à la peau dure entame 2004 avec « New generation » ballade lourdingue pétrie de bons sentiments avec voix d’enfants à l’appui.

Le moins que l’on puisse dire est que le choses commencent mal et après six minutes d’ennui profond, « Lov ‘em or leave ‘em » qui bâti sur des riffs d’une grande lourdeur tente d’insuffler maladroitement un peu de dynamisme.

L’orientation du son de guitares volontairement sous accordées laisse à penser à une approche moderne mais « Deep and dark » parvient à insuffler avec habileté, le flux d’émotion de sensibilité si indispensable au succès des Scorpions.

On ressort les souliers de plombs et se prend les pieds dans le tapis avec « Borderline » avant un nouveau sursaut sur « Blood too hot » qui rock véritablement avec une ambiance sauvage et électrique.

Ballade à piano et grosses ficelles sur « Maybe I maybe you », puis un nouveau titre « Someday is now » certes appuyé mais sans aucun relief ni saveur.

On se dirige vers du rock pop sans consistance, « My city, my town », une nouvelle power ballade « Through my eyes » bien léchée mais sans originalité avant une incursion vers le hard fm le plus éhonté, « Can you feel it » que n’aurait pas renié un Bon Jovi.

C’est donc à la hâte qu’on accélère vers la fin du disque, « This time » dont les riffs lourds ne sauraient masquer le manque de rythme et d’inspiration, « She said » énième ballade kleenex avant un ultime « Remember the good times » exploitant le glorieux passé du groupe ou il était encore capable de composer des hits.

En conclusion, malgré son titre et sa posture, « Unbreakable » voit sa carapace se fissurer assez vite et ne peut en dehors de quelques titres épars, pas faire illusion bien longtemps.

Copieux, surgonflé en production afin de masquer son contenu médiocre, « Unbreakable » ne fait que confirmer la décadence des Scorpions dans les années 2000 et se hisse à peine plus haut que les catastrophiques « Eye to eye » ou autre « Humanity, hour 1 » l’encadrant.

Avec un âge d’or situé dans les années 80, des années 90 pâlichonnes, des années 2000 abominables, restent les années 70 à explorer pour aborder le registre plus progressif et expérimental des Allemands.

Unbreakable (Scorpions)
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