Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 11:04
Suzi Quatro (Suzi Quatro)

Plongée dans le hard rock des origines forcément méconnu avec Suzi quatro, petit bout de femme italo-américaine qui bouleversa les canons du genre en montant un groupe percutant au début des années 70.

En 1973, le chanteuse-bassiste embauche le guitariste Len Tuckey, le batteur Dave Neal et le pianiste Alstair Mc Kenzie tous rencontrés à Londres capitale du rock à cette époque et sort son premier album éponyme.

La pochette forcément vintage montre une caricature de rockers chevelus à l’exception du personnage central, une jeune femme en jeans-blousons de cuir montrant une belle détermination dans le regard.

Dès « 48 crash » le ton est donné avec un hard rock tonique et abrasif sur lequel la chanteuse n’hésite pas à hurler des refrains redoutables.

Hyper entrainant, « 48 crash » lance à merveille « Glycérine queen » mid tempo certes moins puissant mais néanmoins efficace avec son tempo solide.

« Shine my machine » continue sur la même voie en lorgnant encore davantage vers une pop rock plus accessible en laissant une place prépondérante au piano de Mc Kenzie.

Le groupe se montre toujours à son aise sur « Official suburban superman » sur lequel le chant tranchant de Suzi fait mouche mais c’est avec la reprise des Beatles « I wanna be your man » version punk-rock puis le lourd, sensuel et rampant « Primitive love » que Suzi marque avec bonheur sa différence.

Hommage ensuite au rock ‘n’ roll vintage des années 50 avec « All shook up » d’Elvis Presley prolongé de l’excellent groove de « Sticks and stones ».

En plein bonheur, l’auditeur découvre ensuite « Skin tight skin » fausse ballade fiévreuse aux refrains enivrants mais véritable perle musicale.

Passages obligés (mais néanmoins pénibles) sur les blues-rock de « Get back Mama » et « Rock moonbeam » qui permettent néanmoins de mettre en valeur le jeu étendu de Tuckey puis réveil en fanfare avec une nouvelle reprise terrible du « Shakin all over » de Johnny Kid.

Suzi Quatro termine aussi fort qu’elle a commencé avec « Can the can » mid tempo aux refrains en titane sur lequel la belle hurle à s'en décrocher la machoire.

En conclusion, « Suzi Quatro » n'est pas le nom d'une Audi des années 80, ou « Can the can » un précurseur du « Win the yes» de Jean-Pierre Raffarin, mais est un petit bijou qui ne pourra que combler de bonheur les amateurs de rock musclé construit sur des bases rock ‘n’ roll et blues.

Malgré sa jeunesse, le groupe démontre une maitrise impressionnante des standards qu’il adapte avec aplomb à son propre style.

Le talent des musiciens notamment du très bon guitariste rock Tuckey est mis au service de la chanteuse dont la voix stridente et la forte présence crèvent les oreilles par leur évidence.

La carrière de Suzi Quatro en tant que groupe de rock durera moins de dix ans avant que la chanteuse n’aborde d’autres genres plus grand public, comme la comédie musicale (!).

Raison de plus pour apprécier ce petit bijou de hard féminin capable de rendre des points aux Ac/Dc des débuts…vous avez dit "cock rock" ?

Suzi Quatro (Suzi Quatro)
Repost 0
Published by Seth - dans Hard Rock
commenter cet article
29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 15:28
The book of Taliesyn (Deep purple)

Beaucoup moins connu que son prédécesseur, « The book of Taliesyn » est le second premier album de Deep purple.

Sorti en 1968 ce qui équivaut à la Préhistoire aujourd’hui « The book of Taliesyn » s’inscrit dans une période durant laquelle Rod Evans était au chant et Nick Sniper à la basse, en lieu et place des membres les plus emblématiques qui feront la renommée du groupe : Ian Guillian et Roger Glover.

Avec son étrange pochette évoquant les obsessions médiévo-celtiques de Ritchie Blackmore, « The book of Taliesyn » débute par « Listen, learn, read on » qui malgré son tempo rapide et son chant relativement agressif pour l’époque est desservi par une production bien trop faiblarde faisant sonner la batterie de Ian Paice comme une claque de moucheron.

Malgré ces défauts rédhibitoires on remarquera déjà l’originalité du chant d’Evans et les refrains d’une implacable efficacité.

L’instrumental suivant, « Wring that neck » met en avant le fantastique toucher de Ritchie Blackmore à la guitare et lance « Kentucky woman » morceau doté d’un groove fantastique sur lequel Evans démontre qu’il était également un chanteur de très bon niveau.

La gifle se poursuit sur le quatrième morceau « Exposition/We can work out » explosion musicale sur laquelle le génie de Jon Lord communie avec la guitare de Blackmore et le style vocal très typé années 60 d’Evans.

Après plus de sept minute de folle créativité et plaisir, le groupe plus de calme avec le mid tempo agréable « Shield » enchainé de la ballade doucereuse un tantinet ringarde « Anthem » qui permettent de reprendre ses esprits.

Pour clore ce second disque Ovni, Deep purple termine par « River deep, mountain high », incroyable délire de plus de dix minutes sur lequel l’auditeur passe par un multitudes d’univers musicaux emplis de pure magie.

En conclusion, bien que sans aucune comparaison avec « Machine head »,
« The book of Taliesyn » n’en est pas moins un album méconnu et passionnant car totalement débridé et différent sur le plan de la créativité artistique.

Même sans la puissance brutale de Gillian au chant, la musique crée par Blackmore/Lord suffit à ensorceler l’auditeur surtout que Rod Evans remplit plus que largement son office dans son style propre.

Rien à jeter donc sur ce disque des années 60 qui mérite largement d’être exhumé des discothèques réelles ou virtuelles, pour le plus grand plaisir des oreilles.

Talent, ambition, détermination semblaient décidément bien présent dès les premiers pas de Deep purple…

The book of Taliesyn (Deep purple)
Repost 0
Published by Seth - dans Hard Rock
commenter cet article
29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 14:12
Machine head (Deep purple)

Aussi incroyable que cela puisse paraitre, « Machine head » peut être l’album le plus connu de Deep purple n’avait jamais été chroniqué dans ces colonnes, aussi fallait il en ce jour marquant de la mort de la rock star Lemmy Kilmister, rendre cet hommage au rock 'n' roll.

Deux ans seulement après le choc déjà terrible de « In rock », les Anglais sortent cet album à la pochette psyché-métallique aujourd’hui devenu culte.

En guise d’introduction c’est bel et bien « Highway star » qui vient assommer l’auditeur pour l’écriture d’une nouvelle définition du style hard/heavy, avec tempo rapide, riffs durs et chant agressif et poussées vocales éruptives dans les aigus pour produire ce nouveau son révolutionnaire.

Pour se remettre de l'impact initial, on revient à du plus classique avec un blues chaloupé « Maybe I’m a leo » grandement rehaussé par la voix magique de Ian Guillian puis insuffle une belle dynamique au magnifique « Pictures of home » sur lequel on se régale aussi bien du toucher de Ritchie Blackmore que des effets de claviers de Jon Lord.

Le charme continue d’opérer sur « Never before » titre mineur et un peu étrange combinant mélodie et juste ce qu’il faut d’énergie rock pour ne sombrer dans le mièvre.

Puis Deep purple produit ce qui sera son titre le plus connu, « Smoke on the water » entré dans l’histoire en raison de son célébrissime riff de guitare made sorti des aciéries Blackmore and Co.

En pleine créativité débridée, le groupe se fait plaisir sur « Lazy » virevoltant quasi instrumental de plus de sept minutes sur lequel Guillian ne fait qu’une court mais explosive prestation.

Il est alors temps d’aborder la dernière ligne droite du disque composée de « Space truckin » autre bombe hard rock à la puissance irrésistible faisant écho au « Highway star » introductif.

En conclusion, souvent résumé à tort à l‘unique « Smoke on the water », « Machine head » est un album culte et l’un des meilleurs de hard rock des années 70 qui soient.

Court, homogène et doté d’une belle qualité, il peut aisément se laisser écouter en boucle toute une journée durant.

Derrière le talent incroyable du trio Gillian-Blackmore-Glover se crée un son unique, créatif, brillant mais aussi parfois puissant et agressif.

Plus de quarante ans après sa sortie, « Machine head » demeure une référence musicale phare des années 70 et un monument incontournable pour tout amateur de rock music.

Machine head (Deep purple)
Repost 0
Published by Seth - dans Hard Rock
commenter cet article
19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 09:57
Difficult to cure (Rainbow)

Après 1978, Ronnie James Dio quitta Rainbow qui s’engouffra dans une période d’instabilité.

En 1980, les Américains recrutent Joe Lynn Turner à la place de Graham Bonnet au chant, Bob Rondinelli à la place de Cozy Powell, seul le trio Ritchie Blackmore (guitare)- Roger Glover (basse)- Don Airey (claviers) se voulant garant de la légitimité artistique du groupe.

Avec sa pochette médico-comique, « Difficult to cure » débute de manière tonitruante par « I surrender » magnifique tube aux refrains enflammés par le timbre chaud et groovant de Turner.

De groove rock ‘n’ roll des familles il est encore question sur « Spotlight kid » qui sonne parfois comme du Iron maiden période Paul di Anno.

Rainbow continue de se montrer enchanteur sur un « No release » flamboyant et place un autre hit mémorable avec « Magic » ou la voix de Turner se fait incroyablement entrainante.

Place au maitre Blackmore qui caresse son manche tout en douceur sur l’instrumental très agréable « Vielleicht das nachste mal ».

Tout s’enchaine avec une grande fluidité/classe sur « Can’t happen here » et même si « Freedom fighter » se montre un peu moins marquant.

On calme le jeu avec le blues lourd de « Midtown tunnel vision » sur lequel Turner se montre toujours impeccable puis termine par un ultime instrumental néoclassique « Difficult to cure (Beethoven’s ninth) idéal pour laisser Blackmore exprimer son art de la gratte.

En conclusion, « Difficult to cure » est un album superbe, magique, étincelant de mille feux.

Le style de chant si particulier de Turner, expressif et mélodique à la limite du hard FM parfois est ici exploité à bon escient pour se marier avec le talent des autres musiciens pour former un ensemble homogène, fluide, très dynamique et entrainant.

Que des hits ou presque ici ou presque, même si « I surrrender » et « Magic » se détachent nettement du lot contribuent à faire passer un excellent moment.

Je ne peux donc que recommander ce « Difficult to cure » comme cure d'énergie positive rock 'n' roll !

Difficult to cure (Rainbow)
Repost 0
Published by Seth - dans Hard Rock
commenter cet article
10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 21:54
Catacombs of the black Vatican (Black label society)

Saut dans le temps pour arriver en 2014 avec « Catacombs of the black Vatican » de Black label society.

Avec ce nouvel album, Zack Wylde change une nouvelle fois de batteur, embauchant Chad Szeliga à la place de Will Hunt, John Deservio restant seul à la basse.

Derrière un titre et une imagerie assez rebutantes, arrivent « Field of unforgivness » et son clone « My dying time » deux mid tempo lourds, déchirants et enveloppants, sur lesquels la voix grave du chanteur en impose.

Tel un bucheron imperturbable sapant la base d’un chêne à coups de hache, BLS continue sa route avec « Believe » puissant, chaleureux et intense puis aligne la première ballade de haut rang de l’album « Angel of mercy » qui foudroie l’auditeur par sa beauté aérienne.

Retour à la force sur le robuste « Heart of darkness » au groove aussi magnifique qu’inexorable enchainé d’un plus conventionnel « Beyond the down » malgré la prestation toujours à propos à la gratte de Wylde.

« Scars » une nouvelle ballade un peu moins impériale fait ensuite surface et laisse la place à un excellent « Damn the flood » nerveux et entrainant en diable.

A la vitesse cède la lourdeur de « I’ve gone away » lorgnant vers le feeling mélodique d’un Ozzy Osbourne au meilleur de sa forme.

Les durs à cuirs connaissent un coup de mou sur un « Empty promises » bien pale et concluent avec « Shades of gray », ultime ballade d’une grâce splendide.

S’ensuivent deux bonus, le mémorable « Dark side of the sun » sonnant comme le meilleur de Black sabbath et « The nomad » nouvelle ballade acoustique de qualité.

En conclusion, sans être aussi renversant que « Shot to hell », « Catacombs of the black Vatican » est un album globalement agréable contenant quatre titres hors normes, le reste étant de bonne voir de très bonne facture.

Très polyvalent, Black Label Society se montre capable de délivrer aussi bien du heavy trapu et accrocheur que de somptueuses ballades.

Même si parfois quelques petites facilités peuvent apparaitre, difficile pour votre serviteur de ne pas succomber à de pareilles combinaisons.

Catacombs of the black Vatican (Black label society)
Repost 0
Published by Seth - dans Hard Rock
commenter cet article
10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 19:56
Shot to hell (Black label society)

Crée à la fin des années 90, Black label society est un groupe de hard rock américain formé par Zakk Wylde, colossale guitariste blond surtout connu pour avoir jouer avec sa majesté Ozzy Osbourne.

En 2006 sort « Shot to hell » à la pochette hilarante montrant trois bonnes sœurs aux gouts pas vraiment catholiques.

Autour de Wylde, Nick Catenese vient l’épauler à la guitare, John Deservio et Craig Nunemacher venant compléter le brelan d’as à la section rythmique.

L’album débute de fort belle manière avec un « Concrete jungle » empli d’un groove hypnotique sur lequel le chanteur guitariste place un chant à la Axl Rose particulièrement convaincant.

Sur cette bonne lancée le plus effacé et court « Black mass révérends » passe comme un rêve et c’est avec un grand plaisir qu’on déguste « Blacked out the world » aussi remarquable du point de vue des solo du grand Zakk que du chant impeccable notamment sur les refrains ultra léchés.

Le gros dur fait ensuite preuve de sensibilité sur les ballades « The last goodbye » et « Nothing’s the same » entrecoupées d‘un « Give yourself to me » en pilotage automatique.

On ressort la machine à riffs gras sur « Hell is high » bigrement rock ‘n’ roll et toujours impeccable au niveau du chant puis après un longue introduction instrumentale de plus deux minutes découvre « New religion » morceau qui ne décolle jamais vraiment si ce n’est sur quelques habituelles fulgurances du guitar héros.

Wylde se fait de nouveau grandiose sur « Sick of it all » qui égale les meilleures ballades des Guns ’n ‘ roses, puis redensifie le son sur « Faith is blind » sonnant comme du bon Soundgarden époque énervée.

Les titres s’enchainent, fluides et de bonne qualité, tel « Blood is thicker than water » mid tempo mélodique soutenu, « Devil’s dime » court et punchy pour aboutir sur une ultime ballade « Lead me to your door » idéale pour conclure en douceur.

En conclusion, premier album que j’ai écouté de Black label society, « Shot to hell » qui n’est pas réputé être pourtant le meilleur m’a réellement séduit par sa formidable qualité et variété musicales.

Zack Wylde se montre un excellent compositeur, ne cherchant pas à tirer toute la couverture à lui en réalisant de longs et fastidieux numéros de guitar héros mais se fond parfaitement dans la cohésion d’un groupe.

Excellent guitariste au jeu riche et varié, Wylde m’a également surpris par la qualité de son chant et son timbre de voix viril chaud et sensuel.

Extrêmement plaisant, « Shot to hell » m’a fait passer un délicieux moment de rock ‘n’ roll me rappelant avec bonheur par instant Guns’n’roses ou le bon Grunge (Alice in Chains, Soundgarden) et ne peut que donner envie de connaitre davantage la discographie trop méconnue de Black label society.

Shot to hell (Black label society)
Repost 0
Published by Seth - dans Hard Rock
commenter cet article
29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 22:36
Wings of tomorrow (Europe)

Peu de gens le savent mais les Suédois d’Europe avaient bel et bien une carrière avant 1986 et « The final countdown » l’un des plus grand succès de hard rock de tous les temps.
Deux ans auparavant, Europe alors quasi inconnu des médias généralistes sort pourtant son second album « Wings of tomorrow ».
Nous sommes certes en 1984 mais avec sa superbe pochette de science fiction sentant bon les années 70, « Wings of tomorrow » débute par « Stormwind » mid tempo efficace aux refrains aussi musclés qu’entrainants.
Le ton se durcit davantage sur « Scream of anger » qui lorgne vers un heavy metal un peu linéaire malgré le jeu de guitare toujours agréable de Jon Norum.
Connu pour ses ballades dont certaines devenues légendaires, Europe montre sur « Open your heart » déjà de belles qualités en la matière en raison principalement de la voix splendide de Joey Tempest.
Difficile de s’enthousiasmer pour « Treated bad again » certes musclé mais terriblement poussif, fort heureusement instantanément effacé du superbe instrumental « Aphasia » sur lequel Norum nous envoute littéralement pour lancer à merveille « Wings of tomorrow » nouvelle pièce maitresse de l’album, s’appuyant sur des refrains immédiatement mémorisables soutenus par des chœurs.
Les Suédois déroulent sans trop forcer sur un rythme de cavalcade « Wasted time », haussent le ton sur le nerveux « Lyin’ eyes » puis se replient prudemment sur une nouvelle ballade « Dreamer » nettement moins réussie avant de terminer en force sur « Dance the night away » qui rock de manière endiablé.
En conclusion, sans avoir la magie hard-fm de son successeur, « Wings of tomorrow » est un disque de hard rock de bonne qualité globale.
Pour son second album, Europe fait preuve de maturité en produisant un album équilibré mélangeant habilement ballades et titres plus rentre dedans.
Bien entendu quelques fois la sauce ne prend pas totalement et certains titres se montrent plus ternes.
Le véritable virage se fera sans doute deux ans plus tard, avec l’incorporation d’un clavier italien brillant Mic Michaelli, plus d’audace dans les choix artistiques et également une plus grande exploitation de la voix de diamant brute de Tempest aux cotés de l’irréprochable Norum à la guitare.

Wings of tomorrow (Europe)
Repost 0
Published by Seth - dans Hard Rock
commenter cet article
10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 13:24
Secret treaties (Blue Oyster Cult)

Nul besoin ici de rappeler mon adoration pour les Américains de Blue Oyster Cult, groupe de hard rock des années 70/80 injustement méconnu à mes yeux.

En 1974 sort déjà leur troisième album en seulement trois ans, « Secret treaties » et sa célèbre pochette ou le groupe est dessiné à coté d’un bombardier portant son logo si mystérieux.

L’album s’ouvre avec « Career of evil » parfait morceau d’introduction en raison de ses riffs et refrains très accrocheurs ou suinte l’influence de Patti Smith co-compositeur du titre aux cotés d’Albert Bouchard.

Le coté inquiétant et ténébreux des Américains surgit ensuite sur « Subhumain », qui alterne ambiances doucereuses et refrains plus appuyés, démontrant si il le fallait encore le talent vocal d’Eric Bloom.

On reste dans le hard rock ultra percutant de « Dominance and submission » qui bouscule tout irrésistiblement sur son passage à l’aide de riffs implacables et refrains géniaux.

Le BOC se fait ensuite plus festif avec « ME 262 » festival de feux d’artifice rock ‘n’ roll ou le clavier de Allen Lanier parvient à tirer son épingle du jeu face au mur de guitares de Bloom et Roeser.

L’infernale usine à riffs tourne encore à plein régime sur « Cagey cretins » qui ajoute à son dynamisme électrique les prouesses de la voix de Bloom pour produire une nouvelle bombe explosant aux oreilles charmées de l’auditeur.

On reste dans le trapu et solide avec « Harvester of eyes » enchainé de « Flaming telepaths » sur lequel Lanier se montre plus présent avant de déboucher sur l’ultime titre de l’album « Astronomy », chef d’œuvre de plus de six minutes mélangeant couplets d’une beauté virginale, refrains ultra virils pour terminer dans une dernière ligne droite époque proprement hallucinante.

En conclusion, si vous ne devez écouter qu’un album du Blue Oyster Cult, je vous plaindrais tout d’abord du fond du cœur puis vous conseillerais vivement de vous diriger vers « Secret treaties ».

Certes le son de ce disque fait son âge celui des années 70 mais vous ne pourrez selon quoi que succomber aux huit titres monumentaux le composant, dont une bonne moitié peuvent prétendre sans difficulté aux titres de chefs d’œuvre du hard rock.

Parfait musicalement à la fois agressif et subtil, « Secret treaties » est propre à mettre à genoux tout amateur de rock musclé vintage qui se respecte, demandez plutôt à Metallica qui reprit « Astronomy » à la fin des années 90 ce qu’il en pense !

Pour ma part, je reste définitivement ébloui par le talent des Américains !

Secret treaties (Blue Oyster Cult)
Repost 0
Published by Seth - dans Hard Rock
commenter cet article
22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 22:34
Tyranny and mutation (Blue Oyster Cult)

Une des raisons pour lesquelles j’adore le rock des années 70, est que à cette époque les groupes donnaient sans compter, sortant un voir plusieurs albums d’une créativité folle par an, chose aujourd’hui impossible dans l’industrie du disque soigneusement formatée à coups d’études marketing.

Ainsi en 1973, un an seulement après leur premier (et déjà) superbe effort, The Blue Osyter Cult sort « Tyranny and mutation » à la pochette toujours aussi ésotérique évoquant une toile de Vazarelli mais au titre déjà nettement plus incisif.

On débute en force par « The red and the black » hard rock musclé efficace mais sans fioriture.

Plus de souplesse et des influences blues marquées sur « O.D’d on life itself » avec toujours ses solos de guitares vous emportant dans une autre dimension.

Rythmique nerveuse des frères Bouchard et riffs d‘acier caractérisent « Hot rails to hell » qui développe encore une fois un hard rock hyper entrainant.

Les Américains laissent ensuite libre court à leur créativité sur « 7 streaming diz busters » aux multiples variations de rythmes et de mélodies s’étalant sur sept minutes dans lesquelles Bloom s’en donne à cœur joie sur ses instruments additionnels (claviers, harmonica).

On revient à plus de concision sur « Baby ice dog » flamboyant mid tempo illuminé par le timbre unique du chanteur, alterne harmonieusement passage aériens et plus vicieux à la Black sabbath sur « Wings wetted down ».

Difficile pour l’auditeur de trouver un point d’appui sur « Teen archer » d’apparence assez décousu et il faut attendre le final, « Mistress of the salmon salt (quicklime girl) » pour achever l’album sur un titre complexe, puissant et alambiqué.

En conclusion, « Tyranny and mutation » s’avère plus difficile d’accès que son prédécesseur qui mariait à merveille hard rock direct et ambiances contrastées avec un remarquable travail sur les mélodies ensorcelantes et mystérieuse.

Il demeure certes toujours puissant dans ces parties dures avec des riffs bien sentis, des rythmiques rapides mais plus prévisible et lorsqu’il s’aventure sur des terrains moins balisés, perd pour moi en cohésion ce qu’il gagne en recherche musicale.

On a donc affaire à un bon album de hard des 70’s mais sans posséder la magie des meilleures créations de l’huitre bleue !

Tyranny and mutation (Blue Oyster Cult)
Repost 0
Published by Seth - dans Hard Rock
commenter cet article
21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 22:08
Blue Oyster Cult (Blue Oyster Cult)

Eté oblige, puisons à présent dans les vestiges du hard rock avec le méconnu mais culte Blue Oyster Cult créature américaine née dans les années 70 du cerveau fiévreux du génial Eric Bloom (chant/guitare/claviers).

Formé à Long Island, Blue Oyster Cult se compose des frères Bouchard, Albert à la batterie, Joe à la basse soutenant les deux guitaristes Allen Lanier et Donald Roeser.

Sorti en 1972, « Blue Oyster Cult » est le premier disque du groupe et se démarque déjà par son imagerie mystérieuse pour ne pas dire mystique avec une étrange croix qui deviendra le symbole des américains.

Premier morceau et premier tube avec « Transmaniacon MC » sur lequel le timbre chaud, puissant et enveloppant de Bloom se marrie à merveille avec les riffs de guitares musclés du reste de la bande.

Puissant et accrocheur, « Transmaniacon MC » frappe immédiatement les esprits et c’est avec un feeling très rock des années 70 que déboule « I’m on the lamb but I ain’t no sheep ».

La surprise n’en est que plus grande sur « Then came the las days of May », sublime ballade sur laquelle la voix de Bloom se fait incroyablement sensuelle et mélancolique.

Retour au hard rock dévastateur de « Stairway to the stars » nouvelle pièce maitresse de la musique des jeunes loups avant d’aborder le plus classique « Before the kiss, a redcap » qui glisse toute en fluidité et en maitrise dans les oreilles de l’auditeur.

Douceur et puissance s’entremêlent sur « Screams » remarquable par l’inventivité de son atmosphère de cérémonie secrète grandiose et inquiétante.

Le mystère est encore au rendez vous sur l’intime et chaud « She’s Beautiful like a foot » meme si de vous à moi, le pied est sans doute la région du corps que je trouve la moins érotique qui soit !

On monte d’un cran sur « Cities on flamme with rock ‘n’ roll » bien nommé hymne brulant sonnant certes volontairement vieillot mais dont la lourdeur maléfique rappelle Black sabbath, pour atterrir en douceur avec le plus sinueux et terne « Workshop on the telescopes » et le calme « Reedemed » qui conclue le disque par une note country qui ma foi passe fort bien.

En conclusion, comme on pouvait s’en douter, « Blue Oyster Cult » est un album magnifique, une merveille d’intelligence, de créativité et de feeling qui se déguste sans modération lorsqu’on est amateur de rock des années 70.

Dans l’ombre des Led zeppelin, Black sabbath et autres Deep purple, est donc né un quatrième géant du hard rock, Blue Oyster Cult, dont la musique mystérieuse et envoutante ne pourra pas qu’attirer le courageux adeptes des voyages temporels.

Ma recommandation, osez l’expérience du Culte de l’Huitre Bleue et vous serez plongé dans un véritable bain de félicité, celui du rock éternel !

Blue Oyster Cult (Blue Oyster Cult)
Repost 0
Published by Seth - dans Hard Rock
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens