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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 22:36
Wings of tomorrow (Europe)

Peu de gens le savent mais les Suédois d’Europe avaient bel et bien une carrière avant 1986 et « The final countdown » l’un des plus grand succès de hard rock de tous les temps.
Deux ans auparavant, Europe alors quasi inconnu des médias généralistes sort pourtant son second album « Wings of tomorrow ».
Nous sommes certes en 1984 mais avec sa superbe pochette de science fiction sentant bon les années 70, « Wings of tomorrow » débute par « Stormwind » mid tempo efficace aux refrains aussi musclés qu’entrainants.
Le ton se durcit davantage sur « Scream of anger » qui lorgne vers un heavy metal un peu linéaire malgré le jeu de guitare toujours agréable de Jon Norum.
Connu pour ses ballades dont certaines devenues légendaires, Europe montre sur « Open your heart » déjà de belles qualités en la matière en raison principalement de la voix splendide de Joey Tempest.
Difficile de s’enthousiasmer pour « Treated bad again » certes musclé mais terriblement poussif, fort heureusement instantanément effacé du superbe instrumental « Aphasia » sur lequel Norum nous envoute littéralement pour lancer à merveille « Wings of tomorrow » nouvelle pièce maitresse de l’album, s’appuyant sur des refrains immédiatement mémorisables soutenus par des chœurs.
Les Suédois déroulent sans trop forcer sur un rythme de cavalcade « Wasted time », haussent le ton sur le nerveux « Lyin’ eyes » puis se replient prudemment sur une nouvelle ballade « Dreamer » nettement moins réussie avant de terminer en force sur « Dance the night away » qui rock de manière endiablé.
En conclusion, sans avoir la magie hard-fm de son successeur, « Wings of tomorrow » est un disque de hard rock de bonne qualité globale.
Pour son second album, Europe fait preuve de maturité en produisant un album équilibré mélangeant habilement ballades et titres plus rentre dedans.
Bien entendu quelques fois la sauce ne prend pas totalement et certains titres se montrent plus ternes.
Le véritable virage se fera sans doute deux ans plus tard, avec l’incorporation d’un clavier italien brillant Mic Michaelli, plus d’audace dans les choix artistiques et également une plus grande exploitation de la voix de diamant brute de Tempest aux cotés de l’irréprochable Norum à la guitare.

Wings of tomorrow (Europe)
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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 13:24
Secret treaties (Blue Oyster Cult)

Nul besoin ici de rappeler mon adoration pour les Américains de Blue Oyster Cult, groupe de hard rock des années 70/80 injustement méconnu à mes yeux.

En 1974 sort déjà leur troisième album en seulement trois ans, « Secret treaties » et sa célèbre pochette ou le groupe est dessiné à coté d’un bombardier portant son logo si mystérieux.

L’album s’ouvre avec « Career of evil » parfait morceau d’introduction en raison de ses riffs et refrains très accrocheurs ou suinte l’influence de Patti Smith co-compositeur du titre aux cotés d’Albert Bouchard.

Le coté inquiétant et ténébreux des Américains surgit ensuite sur « Subhumain », qui alterne ambiances doucereuses et refrains plus appuyés, démontrant si il le fallait encore le talent vocal d’Eric Bloom.

On reste dans le hard rock ultra percutant de « Dominance and submission » qui bouscule tout irrésistiblement sur son passage à l’aide de riffs implacables et refrains géniaux.

Le BOC se fait ensuite plus festif avec « ME 262 » festival de feux d’artifice rock ‘n’ roll ou le clavier de Allen Lanier parvient à tirer son épingle du jeu face au mur de guitares de Bloom et Roeser.

L’infernale usine à riffs tourne encore à plein régime sur « Cagey cretins » qui ajoute à son dynamisme électrique les prouesses de la voix de Bloom pour produire une nouvelle bombe explosant aux oreilles charmées de l’auditeur.

On reste dans le trapu et solide avec « Harvester of eyes » enchainé de « Flaming telepaths » sur lequel Lanier se montre plus présent avant de déboucher sur l’ultime titre de l’album « Astronomy », chef d’œuvre de plus de six minutes mélangeant couplets d’une beauté virginale, refrains ultra virils pour terminer dans une dernière ligne droite époque proprement hallucinante.

En conclusion, si vous ne devez écouter qu’un album du Blue Oyster Cult, je vous plaindrais tout d’abord du fond du cœur puis vous conseillerais vivement de vous diriger vers « Secret treaties ».

Certes le son de ce disque fait son âge celui des années 70 mais vous ne pourrez selon quoi que succomber aux huit titres monumentaux le composant, dont une bonne moitié peuvent prétendre sans difficulté aux titres de chefs d’œuvre du hard rock.

Parfait musicalement à la fois agressif et subtil, « Secret treaties » est propre à mettre à genoux tout amateur de rock musclé vintage qui se respecte, demandez plutôt à Metallica qui reprit « Astronomy » à la fin des années 90 ce qu’il en pense !

Pour ma part, je reste définitivement ébloui par le talent des Américains !

Secret treaties (Blue Oyster Cult)
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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 22:34
Tyranny and mutation (Blue Oyster Cult)

Une des raisons pour lesquelles j’adore le rock des années 70, est que à cette époque les groupes donnaient sans compter, sortant un voir plusieurs albums d’une créativité folle par an, chose aujourd’hui impossible dans l’industrie du disque soigneusement formatée à coups d’études marketing.

Ainsi en 1973, un an seulement après leur premier (et déjà) superbe effort, The Blue Osyter Cult sort « Tyranny and mutation » à la pochette toujours aussi ésotérique évoquant une toile de Vazarelli mais au titre déjà nettement plus incisif.

On débute en force par « The red and the black » hard rock musclé efficace mais sans fioriture.

Plus de souplesse et des influences blues marquées sur « O.D’d on life itself » avec toujours ses solos de guitares vous emportant dans une autre dimension.

Rythmique nerveuse des frères Bouchard et riffs d‘acier caractérisent « Hot rails to hell » qui développe encore une fois un hard rock hyper entrainant.

Les Américains laissent ensuite libre court à leur créativité sur « 7 streaming diz busters » aux multiples variations de rythmes et de mélodies s’étalant sur sept minutes dans lesquelles Bloom s’en donne à cœur joie sur ses instruments additionnels (claviers, harmonica).

On revient à plus de concision sur « Baby ice dog » flamboyant mid tempo illuminé par le timbre unique du chanteur, alterne harmonieusement passage aériens et plus vicieux à la Black sabbath sur « Wings wetted down ».

Difficile pour l’auditeur de trouver un point d’appui sur « Teen archer » d’apparence assez décousu et il faut attendre le final, « Mistress of the salmon salt (quicklime girl) » pour achever l’album sur un titre complexe, puissant et alambiqué.

En conclusion, « Tyranny and mutation » s’avère plus difficile d’accès que son prédécesseur qui mariait à merveille hard rock direct et ambiances contrastées avec un remarquable travail sur les mélodies ensorcelantes et mystérieuse.

Il demeure certes toujours puissant dans ces parties dures avec des riffs bien sentis, des rythmiques rapides mais plus prévisible et lorsqu’il s’aventure sur des terrains moins balisés, perd pour moi en cohésion ce qu’il gagne en recherche musicale.

On a donc affaire à un bon album de hard des 70’s mais sans posséder la magie des meilleures créations de l’huitre bleue !

Tyranny and mutation (Blue Oyster Cult)
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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 22:08
Blue Oyster Cult (Blue Oyster Cult)

Eté oblige, puisons à présent dans les vestiges du hard rock avec le méconnu mais culte Blue Oyster Cult créature américaine née dans les années 70 du cerveau fiévreux du génial Eric Bloom (chant/guitare/claviers).

Formé à Long Island, Blue Oyster Cult se compose des frères Bouchard, Albert à la batterie, Joe à la basse soutenant les deux guitaristes Allen Lanier et Donald Roeser.

Sorti en 1972, « Blue Oyster Cult » est le premier disque du groupe et se démarque déjà par son imagerie mystérieuse pour ne pas dire mystique avec une étrange croix qui deviendra le symbole des américains.

Premier morceau et premier tube avec « Transmaniacon MC » sur lequel le timbre chaud, puissant et enveloppant de Bloom se marrie à merveille avec les riffs de guitares musclés du reste de la bande.

Puissant et accrocheur, « Transmaniacon MC » frappe immédiatement les esprits et c’est avec un feeling très rock des années 70 que déboule « I’m on the lamb but I ain’t no sheep ».

La surprise n’en est que plus grande sur « Then came the las days of May », sublime ballade sur laquelle la voix de Bloom se fait incroyablement sensuelle et mélancolique.

Retour au hard rock dévastateur de « Stairway to the stars » nouvelle pièce maitresse de la musique des jeunes loups avant d’aborder le plus classique « Before the kiss, a redcap » qui glisse toute en fluidité et en maitrise dans les oreilles de l’auditeur.

Douceur et puissance s’entremêlent sur « Screams » remarquable par l’inventivité de son atmosphère de cérémonie secrète grandiose et inquiétante.

Le mystère est encore au rendez vous sur l’intime et chaud « She’s Beautiful like a foot » meme si de vous à moi, le pied est sans doute la région du corps que je trouve la moins érotique qui soit !

On monte d’un cran sur « Cities on flamme with rock ‘n’ roll » bien nommé hymne brulant sonnant certes volontairement vieillot mais dont la lourdeur maléfique rappelle Black sabbath, pour atterrir en douceur avec le plus sinueux et terne « Workshop on the telescopes » et le calme « Reedemed » qui conclue le disque par une note country qui ma foi passe fort bien.

En conclusion, comme on pouvait s’en douter, « Blue Oyster Cult » est un album magnifique, une merveille d’intelligence, de créativité et de feeling qui se déguste sans modération lorsqu’on est amateur de rock des années 70.

Dans l’ombre des Led zeppelin, Black sabbath et autres Deep purple, est donc né un quatrième géant du hard rock, Blue Oyster Cult, dont la musique mystérieuse et envoutante ne pourra pas qu’attirer le courageux adeptes des voyages temporels.

Ma recommandation, osez l’expérience du Culte de l’Huitre Bleue et vous serez plongé dans un véritable bain de félicité, celui du rock éternel !

Blue Oyster Cult (Blue Oyster Cult)
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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 19:07
Come out and play (Twisted sister)

Considérant qu’un seul album de Twisted sister chroniqué en ces colonnes était décidément trop peu, voici « Come out and play » quatrième disque des excentriques New-yorkais.

Nous sommes en 1985 et Twisted sister a déjà marqué de son empreinte le hard/heavy américain, dans une époque particulièrement propice à son développement.

Avec une pochette relativement sobre conforme à l‘ambiance baston de rues du disque, « Come out and play » débute par son titre éponyme qui déploie en près de quatre minutes une véritable déclaration de guerre toute en puissance et en agressivité.

Mais la Sœur tordue s’illustre rapidement ensuite par ce qui l’a rendue célèbre dans le monde entier, les hymnes heavy metal irrésistibles comme « Leader of the pack » porté par la voix conquérante de Dee Snider et par de gros refrains savamment troussés.

Le rock ‘n’ roll restant la base, vient ensuite « You want what we got » solidement charpenté à défaut de toucher au génie.

Le fauve reste pourtant toujours aux aguets et rugit une nouvelle fois sur « I believe in rock ‘n’ roll » nouveau tube en forme de déclaration de foi pour la musique qu’il défend avec une férocité sans égal.

On reste dans le très haut niveau avec une power ballade en acier massif, « The fire still burns » puis replonge dans le rock old school des sixties avec « Be chrool to your scuel » sur lequel Mr Alice Cooper en personne vient prêter main forte.

Twisted sister continue de tutoyer l’excellence en enchainant « I believe in you » superbe ballade toute en émotion et en sincérité puis « Out on the Streets » nouvelle formidable power ballade aux refrains larger than life.

A ce stade, l’auditeur déjà plus que conquis, continue de déguster les bonus comme le merveilleux « Lookin’ out for n°1 », mid tempo heavy implacable à tomber à genoux puis « Kill or be killed » flamboyant épilogue au chef d’œuvre déjà entrepris.

En conclusion, tout comme son grand frère « You can’t stop rock ‘n’ roll » sorti deux ans auparavant, « Come out and play » à ne pas confondre avec le hit d’Offspring des années 90, est une nouvelle bombe de hard rock/heavy metal confirmant le statut de leader incontesté de Twisted sister dans les années 80.

Derrière le maquillage outrancier et le mauvais gout vestimentaire destinés à choquer les bourgeois WASP des Etats-Unis, se cachait donc un groupe au talent de composition phénoménal.

Certes, la musique ici proposée n’a rien de complexe ou d’incroyablement novateur mais recèle une force et une efficacité hors du commun.

Véritable machine à broyer la concurrence et à scorer dans les hits parades surtout US, Twisted sister ravagea les années 80 avec son hard rock viril et vulgaire avant de tirer sa révérence en 1987 en laissant une trace indélébile dans l’histoire de cette musique.

Come out and play (Twisted sister)
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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 23:09
Run for cover (Gary Moore)

C’est avec un plaisir évident que je vais continuer à explorer la carrière solo de Gary Moore avec « Run for cover » qui en 1985 contribua à sa première percée hors de l’ombre parfois envahissante de Thin Lizzy.

Entouré d’une pléiade de stars du milieu notamment Glenn Hughes de Deep Purple, Bob Daisley ou son compère Phil Lynott à la basse, Neil Carter de UFO en soutien vocal, de Don Airey aux claviers et d’une petite armée de batteurs Charlie Morgan, James Barton et Paul Thomson.

Posant avec fière allure en redingote, Gary Moore débute par un beau « Run for cover » doté de refrains musclées et diablement efficaces.

Alléché par cette entrée en matière, l’auditeur déguste « Reach for the sky » délicieux mid tempo bien ajusté contenant juste ce qu’il faut de clavier vintage des années 80 se mariant fort bien avec le chant plus mélodique du chanteur.

L’apport de Lynott se fait sentir sur le très bon « Military man » sur lequel le bassiste place un chant soutenu contrastant avec le sublime break aérien central.

Le duo renouvèlera l’exploit en le surpassant de toute la classe de « Out in the fields » véritable tube irrésistible chanté à deux voix sur fond de guerre en Irlande du nord.

Entre ses deux titres majeurs, se glisse pourtant une ballade classieuse « Empty room » et « Out my system » mid tempo plus quelconque si on fait abstraction du toucher toujours aussi joli de Moore.

L’Irlandais mène toujours correctement sa barque avec « Nothing to loose » rugueux mais manquant un peu de fluidité, puis passe plus en souplesse à l’aide de « Once in a lifetime » qui lorgne plus vers le rock/hard FM de qualité.

Il est à présent d’aborder la fin de l’album qui se matérialise avec « All messed up » puissant et trapu, avant un « Listen to your heartbeat » également très orienté rock mélodique élégant.

En conclusion, à son écoute on comprend que « Run for cover » permit à la carrière solo de Gary Moore de décoller tant ce disque puissant et emballant est truffé de pépites hard rock ou soft rock.

Très bien entouré et sans trop en faire dans la surenchère guitaristique, Gary Moore bâtit un album intelligent, équilibré et particulièrement plaisant.

Moins orienté blues mélancolique que la suite de la carrière de l’Irlandais, « Run for cover » culmine dans ses deux duos avec Thin Lynott, qui crèvent l’écran, confirmant les résultats impressionnants produits lorsque ses deux génies un peu méconnus de la musique s’associaient.

Je ne peux donc que conseiller cette plongée dans le meilleur des années 80 aux plus férus de rock à guitare(s) d’entre vous !

Run for cover (Gary Moore)
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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 10:47
Marche ou crève (Trust)

Vous l’aurez compris je ne goute que le cinéma et le rock français qu’avec une extrême modération, mais reconnaissons le, Trust fut avec Téléphone le seul groupe français qui rencontra un réel succès au début des années 80 avant d’être comme la plupart des modes avalé et quasiment relégué au musée.

Je fus réellement initié à Trust non par une sempiternelle rediffusion de leur unique tube grand public « Antisocial » qu’on joue encore de temps à autre chez Arthur, mais par mon ami Fabrice qui me fourgua au début des années 2000 quelques cd sur un parking de Vélizy 2, comme si nous effectuions une transition douteuse, grâce lui soit donc rendue.

En 1981 lorsque sort « Marche ou crève » et sa pochette coup de poing au visage, Trust a déjà effectué sa fabuleuse percée l’année précédente et se pose comme leader d’un rock violent et contestataire, à l’image de son chanteur, le brailleur Bernie Bonvoisin, très engagé à l’extrême gauche et musicalement influencé par ses amis d’Ac/Dc.

Avec Nicko Mc Brain, (futur batteur d’Iron maiden) en renfort de la charnière Bonvoisin (chant)-Norbert Krief (guitare) agrémentée de Yves Brusco (basse) et de Moho Chelkha (seconde guitare), « Marche ou crève » débute par « La grande illusion », mid tempo sympathique critiquant l’acte pourtant démocratique de vote.

Malgré un certain feeling, « La grande illusion » ne fait pas le poids face au calibre d‘un hit comme « Antisocial » en guise d’ouverture.

On ne décolle pas vraiment non plus avec « Le sauvage » lent et poussif malgré un joli solo de Krief et « Répression » fait plutôt figure de pétard mouillé lorsqu’on découvre son manque son caractère balourd et répétitif.

Il faudra s’y faire, tout se fait à l’arraché et dans la douleur avec Trust, aussi malgré son manque de fluidité, « La junte » demeure notable par le texte fort et la présence vocale éructante du chanteur.

Le groupe s’en prend ensuite sur « Misère » avec rage à Margaret Thatcher, cible évidente à l’époque déjà victime d’une attaque plus massive du chanteur Renaud.

Musicalement cela reste franchement moyen même si « Les brutes » contient des refrains un peu plus emballants, mais impossible de sortir de se style heurté et maladroit de « Certitude … solitude ».

Alors que l’auditeur désespère d‘un titre réellement intéressant à se mettre dans les oreilles, surviennent dans la dernière partie les meilleurs morceaux de l’album, « Marche ou crève » rapide, acéré, intense, le body buildé « Les templiers » aux refrains surpuissants narrant d’obscurs massacres au Salvador (mais qui s’en souvient ?) et « Ton dernier acte » magnifique ballade bluesy hommage à Bon Scott, disparu l’année précédente.

En conclusion, « Marche ou crève » est à l’image du style du Trust, abrasif et irritant.

Comme Noir désir quelques années après, le groupe se pose en donneurs de leçon, soignant des textes politiques empli de contestation et de rage aveugle, prompts à séduire une jeunesse en mal d’idéaux.

Complètement hermétique à ces pesantes et obscures revendications, je me focalise donc sur la musique, du rock appuyé notamment grâce au talent de Krief mais très classique ne se distinguant que par le chant si particulier de Bonvoisin, grande gueule du hard français au style hurlé sans équivalent dans l’Hexagone.

Dur à encaisser donc comme une série de crochets aux corps de Tyson à l’époque, « March ou crève » ne bénéficie pas d’un hit de la stature d’ « Antisocial » pour se hisser au niveau supérieur, et confirme la portée limitée de Trust à l’époque, tout à fait capable de percer dans notre pays pétri de textes « intelligents » mais incapable de concurrencer des formations internationales musicalement supérieures.

A réserver donc aux fans hardcore dont faisait partie ledit Fabrice du parking de Vélizy 2, les autres préféreront chercher fébrilement l'emplacement du tube d'aspirine.

Marche ou crève (Trust)
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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 22:22
Scream dream (Ted Nugent)

En 1980, Ted Nugent ne lève pas le pied de son rythme effréné et sort « Scream dream » à la pochette disons particulièrement … ridicule et affreuse.

La valse des bassistes continue avec l’arrivée de David Kiswiney (basse) à la place encore chaude de Walt Monaghan.

Le début du disque est explosif avec un « Wango tango » excellent tube évoquant le meilleur d’un Ac/Dc braillard, musclé et tatoué.

Lancé par pareil propulseur, « Scream dream » se montre aussi féroce qu’un chat sauvage et c’est armé d’un son heavy metal que « Hard as nails » que Nugent continue son travail destruction massive.

Le bon vieux rock ‘n’ roll n’est pas pour autant remisé au placard comme le prouve les excellent « I gotta move » et « Violent love » simples, directs, instinctifs et terriblement efficace.

Puissance et vélocité des guitares, chant hurlé façon Bon Scott, « Flesh & blood » ne fait à l’image du reste du disque pas de cadeaux.

On ralentit enfin cette cadence infernale pour poser « Spit it out » un mid tempo assez poussif ce qui laisse un peu de temps au guitariste atomique pour reprendre des forces et asséner un « Come and get it » dévastateur.

Pour la fin du disque, Nugent glisse en douceur vers l’ambiance country western de « Terminus eldorado » et retourne à ses premiers amours, le rock ‘n’ roll endiablé de « Don’t cry (I’ll be back before you know baby) ».

En conclusion, « Scream dream » est un excellent album de hard rock sans concession, lorgnant par instant de part sa violence et son intensité vers le heavy metal.

Ted Nugent s’y montre particulièrement en forme, dextre et incisif comme jamais.

Son chant également beaucoup plus agressif et nasillard qu’à l’accoutumé, est lui aussi en importante évolution et peut constituer pour certain un point de faiblesse.

Un album compact et méchant qui comblera de plaisir les amateurs de hard qui décoiffe dont je fais bien évidemment partie !

Scream dream (Ted Nugent)
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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 20:16
Weekend warriors (Ted Nugent)

Après plusieurs années de productivité et de qualité exceptionnelles, 1978 voit Ted Nugent se séparer de son guitariste Derek Saint Holmes et de son bassiste Rob Grange au profit respectivement de Charlie Huhn et John Sauter.

C’est donc fortement remanié que le groupe aborde « Weekend warriors » à la pochette aussi délirante qu’explicite avec le mimétisme entre guitare et arme à feu si chère au guitariste.

Tout débute de belle manière avec un « Need you bad » mid tempo rock ‘n’ roll parfaitement dosé sur lequel Nugent démontre toute son inventivité manche en main.

C’est ensuite du coté du blues que vient puiser « One woman » bien trop classique à mon gout.

On trouve enfin plus de dynamisme et de folie avec « I got the feelin » qui survole les débats de tout son punch et sa virtuosité puis retombe avec « Tight spots » dans un des multiples mid tempo sympathiques mais un brin quelconques du début du disque.

Cadence ralentie et structure sinueuse avec « Venom soup » original à défaut d’être génial, quasi instrumental correct sur « Smokescreen » puis petite poussée d’adrénaline sur « Weekend warriors » un peu plus appuyé.

L’allumé de la sulfateuse se dirige alors vers la sortie avec un « Cruisin » teigneux et véloce, endort tout le monde sur le placide « Good friends and a bottle of wine » avant de ranger définitivement son gun au râtelier sur « Name your poison » rouillé.

En conclusion, avec la gifle que représentait « Cat scratch fever » et un remaniement de personnel conséquent, Ted Nugent accuse sensiblement le coup sur ce « Weekend warriors » dont la pochette offensive et conquérante s’avère en définitif plus que trompeuse.

Sans parler d’effondrement, on perd ici 50% de l’intensité et la démence créatrice de l’album précédent pour se trouver devant un bon album de guitare hard rock sans beaucoup d’éléments saillants.

Décevant, « Weekend warriors » l’est donc assurément et est le signe du premier net essoufflement de l’américain après trois années à produire et tourner à un rythme hors normes.

Il fallait bien que cela arrive un jour !

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 20:58
Cat scratch fever (Ted Nugent)

Fidèle aux bonnes habitudes des musiciens des années 70, Ted Nugent sort à cette époque un album par an, aussi vient en 1977, « Cat scratch fever » nouvelle déflagration sonore.

Comme le montre le visage ébouriffé et halluciné du guitariste-chanteur sur la pochette, « Cat scratch fever » se pose là pour en découdre et montrer que le bonhomme a encore faim de décibels.

D’entrée cette impression visuelle prend forme tant « Cat scratch fever » contient tous les ingrédients d’un grand tube hard rock bâti sur des riffs en béton armé et des refrains d’une efficacité irrésistible.

Alors qu’on pense sans doute avoir pris le meilleur en pleine face pour débuter, surgit une autre véritable bombe, « Wang dang sweet poontang » encore plus jouissif et débridé que le morceau introductif.

L’état de grâce se poursuit sur « Death by misadventure » nouvelle ode au hard rock flamboyant.

On accepte alors de suivre sans condition le guitariste dans son univers, enchainant sur « Live it up » solide mid tempo terminant de manière paroxysmique, « Home bound » bel instrumental pulsant tout en souplesse avant de plonger avec « Workin hard, playin hard » dans un nouveau bain de jouvence tout à la gloire du rock inspiré et intense.

Complètement comblé à ce stade, l’auditeur encaisse sans même frémir un nouveau tube « Sweet Sally » au groove irrésistible.

Le feu d’artifice finale arrive avec « A thousand knives » plus lent, mais incroyablement fluide et agréable, « Fist fighting son of a gun » 200% rock ‘n’ roll et « Out of control » conclusion tonique administrée sans coup férir.

En conclusion, « Cat scratch fever » n’a en rien usurpé sa réputation de classique du hard rock et est un authentique chef d’œuvre malheureusement relativement méconnu au regard de sa stature d’astre brillant haut dans le ciel.

Impossible en réalité de résister à pareille déferlante de hard rock, à une telle maestria de tubes alliant créativité, vivacité et fraicheur dans l’exécution.

Avec cet album, Ted Nugent intègre à la perfection toues les ingrédients du succès pour élever son swing et son chant au firmament de la musique rock et dépasser toutes les limites séparant le bon voir très bon disque du chef d’œuvre.

M’inclinant fort logiquement devant une telle perfection, je ne peux que recommander vivement « Cat scratch fever », car si vous ne devez écouter qu’un seul album du cinglé de Détroit dans votre vie, cela ne peut être selon moi que celui-ci !

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