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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 20:00
Free for all (Ted Nugent)

Comme vous avez pu le constater, l'excentrique Ted Nugent n’est pas homme à s’embarrasser de perte de temps ou de demi mesure, aussi est-ce tout naturellement que vient « Free for all » en 1976, soit une année seulement après son premier disque.

Avec la même entourage, le guitariste chanteur débute ce « Free for all » à la pochette ridicule ressemblant à une publicité pour déodorant, par « Free for all » qui se distingue d’entrée par un son beaucoup plus tranchant, des refrains accrocheurs tout en conservant le même classicisme dans l’approche rock hard de la guitare.

Le second titre, « Dog eat dog » est encore plus convaincant par la sourde puissance de refrains irrésistibles avant de laisser la place à « Writing on the wall » long titre sinueux et intense de plus de sept minutes laissant libre court à l’inspiration du maitre.

L’intensité est toujours très haute sur « Turn it up » ébouriffant de punch et même « Street rats » glisse avec fluidité et maitrise.

En bon guitar-héros qui se respecte, Nugent verse ensuite dans la ballade « Together », à vrai dire doté de mélodies magnifiques et d’un chant à tomber à la renverse de beauté.

La fin de l’album se profile alors avec « Light my way » tonique et agréable, « Hammerdown » flirtant par sa puissance indomptable avec le heavy metal et enfin « I love you so I told you a lie » mid tempo incandescent.

En conclusion, après la déception de « Ted Nugent », « Free for all » est une belle surprise redressant quasi immédiatement la première impression que m’avait fait Ted Nugent.

Beaucoup mieux produit, puissant, incisif et enlevé, « Free for all » est impressionnant par sa créativité et donne une vrai leçon de hard rock dynamique porté par une belle maestria et un superbe feeling de guitare.

Nous restons donc certes dans une musique classique mais o combien bien conçue et bien exécutée.

Autre amélioration sensible, le chant du guitariste en forts progrès et tout à fait à sa place dans ce contexte.

« Free for all », est donc un délicieux album de hard rock des années 70 à ranger aux des premiers Ac/Dc et Aerosmith.

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 19:57
Ted Nugent (Ted Nugent)

Plongée vers les légendes pas toujours recommandables du hard rock avec « Ted Nugent » premier album du guitare héros Ted Nugent connu pour ses positions politiques de droite dure aux États-Unis et son excentricité scénique.

Flanqué de Derek St Holmes (guitare), Rob Grange (basse) et Cliff Davies (batterie) , Nugent est en réalité ici seul maitre à bord, composant l’essentiel de la musique, réalisant également les parties chantées et les percussions.

Sorti en 1975 dans un climat toujours propice à la création musicale, « Ted Nugent » débute par « Strangehold » titre fleuve de plus de huit minutes majoritairement dédié à la guitare, permettant de prendre la mesure du talent de Nugent avec un fort sens de la finesse mélodique.

On est à vrai dire plutôt surpris de l’impact somme toute restreint d’un « Stormtroopin » par ailleurs remarquable au niveau des riffs et des refrains accrocheurs.

Tout groove de manière conventionnelle sur « Hey baby » enchainé de « Just what the doctor ordered » trop connoté blues pour étonner ou séduire.

Nugent développe en effet un rock agréable, solide mais ultra classique sur « Snakeskin cowboys » puis insuffle un groove sec et dynamique sur « Motor city madhouse ».

L’ambiance est toujours au rock ‘n’ roll sur « Where have you been all my life » avant un relâchement bien marqué sur « You make me feel alright at home » beaucoup plus léger et doux que le reste du répertoire et un « Queen of the forest » plus rythmé et nerveux.

En conclusion, malgré son statut de disque culte, « Ted Nugent » déçoit un peu et mis à part « Strangehold » qui sort nettement du lot par sa structure, sa complexité et son originalité, rien ne se distingue fortement dans ce premier album.

Ted Nugent pratique un rock vif et animé mais beaucoup trop influencé par ses pères, le rock ‘n’ roll voir le rythm’n’ blues pour clairement se démarquer des excellentes productions des années 70 notamment un certain « Van Halen » sorti peu après.

Très bon guitariste conventionnel et chanteur moyen, Nugent n’arrive pas pour moi à exploser ni à insuffler le fluide émotionnel à faire de ce premier effort le classique annoncé.

Ted Nugent (Ted Nugent)
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 18:09
Ready an willing (Whitesnake)

Nous sommes à présent en 1980 et Whitesnake va sortir son troisième album intitulé « Ready an’ willing ».

Ian Paice rejoint le groupe à la batterie en remplacement de Dave Dowle, il ne restera pas plus longtemps que son collègue.

Changement d’artwork avec une pochette beaucoup plus sobre loin des extravagances sexoherico fantasy des deux premiers disques.

Les anglais débutent par un de leurs tubes « Fool for your loving » entrainant et rythmé bien que considérablement surestimé selon moi.

On reste sur un rythme élevé avec « Sweet talker » enchainé de « Ready an’ willing » qui surfe sur un groove quasiment funky.

Le tempo se ralentit sur « Carry your load » franchement poussif puis « Blindman » ballade somptueuse portée par la voix toujours chaude et charnelle de David Coverdale.

L’ombre de Robert Plant/Led Zeppelin plane sur l’acoustique et habité « Ain’t gonna cry no more » .

Whitesnake nous saoule copieusement avec « Love man » affreux blues daté évoluant à la vitesse d’un escargot sous anesthésie, et on se dirige pour terminer vers « Black and blue » lui aussi emprunté au vieux rythm’n’ blues avant un « She’s a woman » appartenant lui sans équivoque à la famille du hard rock nerveux à la Ac/Dc.

En conclusion, « Ready an’ willing » confirme l’impression que donnait déjà le best of au sujet de Whitesnake.

Après un début sur les chapeaux de roues (pour l’époque), les anglais dévoilent la facette plus mélodique et ancrée dans le passé de leur musique, à savoir ce rythm’n and blues paraissant quelque peu dépassé dans les années 80.

Difficile donc entre deux ballades souvent ennuyeuses à mourir, de trouver son contentement dans ces influences aussi datées.

Bien sur, « Ready an’ willing » n’est pas exempt de qualités, notamment en raison du tandem made in Deep Purple Coverdale-Lord, mais cette approche très classique et formatée de la musique ne peut me convenir, aussi pense je sincèrement que les trop timorés Whitesnake ne correspondent pas à mes aspirations musicales.

Ready an willing (Whitesnake)
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 17:05
Best of Whitesnake (Whitesnake)

Groupe phare du hard rock des années 80, Whitesnake n’est sans doute aujourd’hui pas le plus connu au niveau de la popularité, éclipsé sans doute par ses modèles comme Deep purple auprès desquels le chanteur David Coverdale et le clavier Jon Lord laissèrent une trace particulièrement marquante.

C’est donc avec une brin de curiosité que nous allons nous attaquer à un « Best of Whitesnake » sorti en 2003 et bien garni de dix sept titres.

On débute par « Fool for your loving », mid tempo utilisant des refrains entrainants un peu trop faciles et répétitifs à mon gout.

Malgré sa qualité de tube en puissance, « Don’t break my heart again » fait dans ce registre à peine mieux que son prédécesseur.

Difficile donc de s’enthousiasmer et c’est pour le moins déçu qu’on enquille « Love ain’t no stranger » bien mollasson puis une affreuse ballade made in the 80’s « Is this love ».

Si le serpent blanc fait preuve de plus de venin sur « Now you’re gone », on ne peut pas dire que le résultat laisse pantois, malgré les immenses qualités vocales de Coverdale et l’abattage des refrains.

Cette tendance à virer hard se confirme avec « Give me all your love » nettement plus puissant au niveau des guitares hurlantes de la paire Mick Moody/John Sykes.

On emboite le pas de « Ready an willing » mid tempo soutenu sans éclat, qui ne peut soutenir la comparaison de « Guilty of love » plus direct, puissant et efficace.

Whitesnake ne se foule pas beaucoup sur « Would I lite to you » aussi répétitif que poussif et « Long way from home » qui se montre incroyablement mauvais pour un groupe de cette réputation.

On ralentit un peu le tempo pour verser une nouvelle fois dans le miévreux « The deeper the love » et il faut attendre « Ain’t no love in the heart of the city » et « Too many tears » pour trouver peut être les premières ballades authentiques mettant en valeur le remarquable grain de voix rocailleux et sensuel de Coverdale.

C’est presque convaincu qu’on se dirige vers « Give me more time » mêlant puissance et fluidité.

Arrive alors la fin du disque, qui aligne « Standing in the shadow » passe partout et inutile, « Here I go again » pour moi plus grand tube de Whitesnake car petit bijou de hard mélodique et entrainant, avant un « Still of the night » autre tube majeur du serpent blanc, qui fit à juste titre le tour du monde par ses excellents riffs heavy metal et son tempo irrésistiblement entrainant.

En conclusion « Best of Whitesnake » constitue assurément une déception majeure tant la plus part des titres ne méritent absolument de figurer en pareil endroit.

Lorgnant beaucoup vers le hard-fm, ce disque contenant une quantité invraisemblable de chanson comportant le mot « love » (sept au total !) montre un groupe assez peu inspiré pratiquant une musique beaucoup trop facile et prévisible pour me séduire.

Whitesnake est sans doute la preuve vivante qu’on peut disposer d’un chanteur voir d’un claviériste de classe mondiale, connaitre un certain succès dans les années 80, sans pour autant être un groupe intéressant.

Heureusement, le Best of évite l’humiliation absolue du zéro pointée en proposant quelques authentiques réussites et tubes, qui en toute honnêteté tiennent sur le doigts d’une main.

Il est donc par conséquent que les Anglais restent sans doute pour toujours un groupe de second plan.

Best of Whitesnake (Whitesnake)
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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 12:22
Here and now (Nickelback)

Un peu de musique à présent avec la grosse cylindrée canadienne Nickelback qui depuis les années 2000 s’inscrit comme un des groupes les plus populaires dans le registre certes étroit du hard rock généraliste.

En 2011, les frères Kroeger Chad (chant/guitare) et Mike (basse) continue de creuser leur sillon avec « Here and now ».

Avec sa pochette assez pauvre, « Here and now » début par « This means war » qui déroule un hard rock efficace tout en restant extrêmement musclé.

C’est avec des riffs lourds, un son épais et la voix rauque/sensuelle de Kroeger que suit « Bottoms up ».

On lève un peu le pied sur « When we stand together » chanson de support aux troupes américaines beaucoup plus douce et accessible mais Nickelback semble bien disposer à en découdre sur cet album comme le montre « Midnight queen » particulièrement robuste et nerveux.

Mid tempo lourd et chaloupé sur « Gotta get some me », power ballade de qualité sur « Lullaby » portée par un excellent Kroeger toujours très juste en pareille occasion.

On poursuit sur le même rythme conquérant avec « Kiss it good bye » mid tempo solide et accrocheur auquel succède une nouvelle power ballade « Trying not to love you » aux ficelles certes bien grosses mais toujours emplie d’une certaine efficacité.

Arrive alors la dernière ligne droite, « Holding on to heaven » le bien gnangnan « Don’t ever let it end » peut être la ballade de trop ou en tout loin d’être indispensable, qui encadre le plus soutenu « Everything I wanna do ».

En conclusion, « Here and now » est un album de hard rock mélodique moderne de facture classique mais de bonne qualité.

Sans surprise, Nickelback reste dans le registre qui fait sa force, du hard rock carré, puissant, servi par une production énorme et par la voix parfaite pour ce style de musique de son blond chanteur.

Le coté mélodique du groupe n’est cependant pas en reste et s’exprime toujours dans ces bonne ballades certes sans grande originalité mais toujours bien réalisées.

Bien que toujours énergique, efficace, Nickelback souffre pour moi de son style trop prévisible, figé, pas assez aventureux ce qui provoque une certaine monotonie ou ennui à l’écoute de ce « Here and now » trop parfaitement calibré pour passionner.

En résumé, un bon album de hard rock mélodique de plus …

Here and now (Nickelback)
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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 19:53
Saints of Los Angeles (Motley crue)

Après avoir abordé un best of de Motley crue assez inégal et décevant sur la période plus moderne des californiens, c’est avec une certaine défiance que j’ai écouté « Saints of Los Angeles » sorti en 2008 soit huit longues années après un « New tatoo » synonyme de plantage artistique et commercial.

Passé le sympathique choc visuel de sa belle pochette sexy-chic, « Saints of Los Angeles » débute par une courte introduction spectaculaire « LAMF » qui lance « Face down in the dirt » titre musclé et entrainant laissant augurer du meilleur.

Sur sa lancée, « What’s it gonna take » balance furieusement et « Down at the whisky » entretient un bel enthousiasme malgré un niveau sensiblement plus faible.

Motley crue ronronne gentiment sur « Saints of Los Angeles » titre central de facture somme toute quelconque malgré des refrains plus appuyés.

C’est bien avec ce style lourd et emprunté que nos vétérans s’échinent sur « Motherfucker of the year » à courir après leur jeunesse et le fait de ralentir le tempo sur « The animal in me » ne change pas beaucoup la donne.

On appuie sur le turbo avec « Welcome to the machine » qui voit Mick Mars durcir les riffs et Tommy Lee s’activer derrière sa batterie mais ceci ne saurait « Just another psycho » instaurer un inéluctable ennui.

Armé d’un gros son bien encombrant, le Crue enchaine les titres passe partout, « Chicks=trouble » peu recherché, « This ain’t love song » bruyant et bordélique et c’est tout benoitement qu’on se retrouve sans même y prêter attention à la fin de l’album composé de deux titres de qualité « White trash circus » et « Goin’ out swingin » car puissants et directs.

En conclusion, « Saints of Los Angeles » n’est pas en dépit de sa grosse production et sa frappe lourde, un album de qualité.

Motley crue tente certes de coller au gout du jour en modernisant le son mais perd en légèreté et en intensité ce qu’il gagne en lourdeur.

Ensemble homogène taillé dans un seul bloc de fer, « Saints of Los Angeles » ne recèle aucun mauvais titre mais au final très peu de titres majeurs.

Formé de quinquagénaires aujourd’hui bien amorti, Motley crue a perdu ce qui faisait son charme : le coté voyou, fêtard et fun qui lui permettait de sortir quelques tubes incontournables propres à enflammer les parties des années 80.

A réserver donc aux fans indécrottable du gang de LA.

Saints of Los Angeles (Motley crue)
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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 12:43
Unbreakable (Scorpions)

Au premier abord, « Unbreakable » apparait mal placé dans une série de disques des Scorpions d’intérêt plus que douteux avec un come back assez pathétique des années 2000 mais sa pochette en apparence blindée laisse le bénéfice du doute et encore assez de curiosité pour aller à sa rencontre.

Avec Pavel Maciwoda (batterie) et Chris Kolonovits (claviers), nos vieux Scorpions à la peau dure entame 2004 avec « New generation » ballade lourdingue pétrie de bons sentiments avec voix d’enfants à l’appui.

Le moins que l’on puisse dire est que le choses commencent mal et après six minutes d’ennui profond, « Lov ‘em or leave ‘em » qui bâti sur des riffs d’une grande lourdeur tente d’insuffler maladroitement un peu de dynamisme.

L’orientation du son de guitares volontairement sous accordées laisse à penser à une approche moderne mais « Deep and dark » parvient à insuffler avec habileté, le flux d’émotion de sensibilité si indispensable au succès des Scorpions.

On ressort les souliers de plombs et se prend les pieds dans le tapis avec « Borderline » avant un nouveau sursaut sur « Blood too hot » qui rock véritablement avec une ambiance sauvage et électrique.

Ballade à piano et grosses ficelles sur « Maybe I maybe you », puis un nouveau titre « Someday is now » certes appuyé mais sans aucun relief ni saveur.

On se dirige vers du rock pop sans consistance, « My city, my town », une nouvelle power ballade « Through my eyes » bien léchée mais sans originalité avant une incursion vers le hard fm le plus éhonté, « Can you feel it » que n’aurait pas renié un Bon Jovi.

C’est donc à la hâte qu’on accélère vers la fin du disque, « This time » dont les riffs lourds ne sauraient masquer le manque de rythme et d’inspiration, « She said » énième ballade kleenex avant un ultime « Remember the good times » exploitant le glorieux passé du groupe ou il était encore capable de composer des hits.

En conclusion, malgré son titre et sa posture, « Unbreakable » voit sa carapace se fissurer assez vite et ne peut en dehors de quelques titres épars, pas faire illusion bien longtemps.

Copieux, surgonflé en production afin de masquer son contenu médiocre, « Unbreakable » ne fait que confirmer la décadence des Scorpions dans les années 2000 et se hisse à peine plus haut que les catastrophiques « Eye to eye » ou autre « Humanity, hour 1 » l’encadrant.

Avec un âge d’or situé dans les années 80, des années 90 pâlichonnes, des années 2000 abominables, restent les années 70 à explorer pour aborder le registre plus progressif et expérimental des Allemands.

Unbreakable (Scorpions)
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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 11:41
Love at first sting (Scorpions)

Il manquait sans doute dans la discographie des Scorpions chroniquée en ces colonnes un énorme chainon manquant avec l’indispensable « Love at first sting ».

Sorti en 1984, « Love at first sting » est une déflagration, que dis je un raz de marée, qui fit des Allemands des supers stars planétaires dominant les charts.

Nous partons donc pour l’ascension du monument illustré par une des pochettes sexy-glam les plus réussies du groupe et découvrons « Bad boys running wild » mid tempo certes un peu cliché mais bien amené et faisant figure de bonne entrée en matière.

Ceci n’est pourtant rien en comparaison de « Rock you like a hurricane » chef d’œuvre de heavy metal, meilleur titre des Scorpions pour moi, combinant superbe harmonie des guitares de Rudolf Schenker et Matthias Jabbs.

L’enchantement se poursuit avec « I’m leaving you » qui glisse tout en fluidité et souplesse puis « Coming home » qui après un début laissant augurer une ballade accélère le tempo pour proposer un titre rapide, sec et parfaitement maitrisé.

« The same thrill » se détache ensuite car plus bruyant et féroce mais est rapidement effacé par l’incroyablement festif et emballant « Big city nights ».

Le plaisir est toujours présent avec « As soon as the good times roll » plus lent mais mettant en avant la voix mélodique de Klaus Meine.

La fin de l’album donc se présente sur la forme d’un duo fantastique, « Crossfire » superbe ballade sur fond d’antimilitarisme certes facile et « Still loving you » phénoménal slow, peut être le plus connu de l’histoire du hard rock, qui fit entrer les Scorpions dans un autre monde, plus grand public et se former les couples du monde entier dans les boums/surprises parties des années 80 !

En conclusion, si « Blackout » m’avait déjà séduit par sa puissance et sa vélocité estampillée heavy metal, « Love at first sting » réussit aussi improbablement que cela puisse paraitre le tour de force de le surclasser.

Incroyablement abouti et maitrisé, « Love at first sting » ne contient que des tubes ou des classiques dans un flot continu mêlant belle présence (prestance !) des guitares, mélodies enivrantes et voix toute en justesse de Meine.

Avec ce disque culte, les Scorpions établissent leur œuvre maitresse, chef d’œuvre impérissable illuminant le monde du rock jusqu’à l’éternité.

Les mauvaises langues pourront ensuite ne voir dans la carrière du groupe qu’une longue dégringolade, ceci est sans doute soumis à discussions, mais toujours est il que jamais plus les Scorpions ne produisent un album d’un tel niveau !

Raison de plus pour l’apprécier …

Love at first sting (Scorpions)
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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 10:25
Humanity-hour 1 (Scorpions)

Après un gros passage à vide dans les années 90, les Scorpions qu’on pensait rangés des bacs à sables le dard bien émoussé, font un come back au milieu des années 2000.

Nous sommes en 2007, le bassiste Pavel Maciwoda a rejoint l’aventure tout comme James Kottak qui a retrouvé son poste à la batterie.

Avec sa pochette apocalyptico-gothique, « Humanity-hour 1 » débute par « Hour 1 », bonne surprise avec sa tonalité heavy metal sombre et puissant.

Le son de guitare imposant de la paire Rudolf Schenker/Matthias Jabs fait également mouche sur « Game of life » avec en prime la délicieuse touche accrocheuse de refrains mélodiques chanté de voix de maitre par Klaus Meine.

Dans une registre tout aussi calme mais plus convenu, « We were born to fly » se déplie avec souplesse.

Les Scorpions jouent alors la carte de la power ballade ambitieuse et chargent « The future never dies » d’une recrudescence d’effets grandiloquents et c’est avec une grande efficacité qu’est mené « You’re loving me to death » aux refrains entrainants.

La lourdeur des riffs continue de surprendre sur « 321 » tentative semi avortée de retrouver un esprit rock ‘n’ roll festif.

L’insatiable machine à ballades revient en force sur « Love will keep us alive again » et la plus appuyée « We will rise again » aussitôt écoutées/aussitôt oubliées.

On touche à vrai dire le fond sur « Your last song » et « Love is war » qui tirent fortement sur la corde à grand coup d’effets guimauve.

La fin du disque se profile enfin avec tentative d’injection de puissance sur « The cross » plutôt poussif et « Humanity » ballade boursouflée et aussi indigeste qu’un cassoulet un jour de canicule.

En conclusion, « Humanity-hour 1 » a tout du soufflet s’écroulant sur lui-même et ne parvient pas réellement à convaincre passer l’effet de surprise et les gros riffs à l’esbroufe à la Black label society.

Les Scorpions finissent assez rapidement par révéler leur véritable visage et déploient inévitablement les même longues ballades usées jusqu’à la corde.

Englués dans leur tentative de metal mélodique (qui a dit Evanescence ?), les Scorpions ne parviennent pas à retrouver leur fraicheur, leur vivacité et le punch des premiers jours et alignent une douzaine de titres plus que laborieux qui ne convainquent personne.

S’il est sans doute moins pire que le catastrophique « Eye to eye », « Humanity-hour 1 » demeure fermement à déconseiller et ne fait que confirmer la difficulté à survivre pour les vieilles gloires du rock des années 70/80.

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 18:07
Face the heat (Scorpions)

Nouveau petit saut dans le temps avec « Face the heat » nouvel album des Scorpions sorti en 1993, période o combien difficile pour les dinosaures du hard rock traditionnel grignotés par la nouvelle vague, certes éphémère du grunge.

Beaucoup de changements au sein même de la formation, avec le remplacement du bassiste de toujours Francis Buschholtz par Ralph Rickermann et l’arrivée du clavier John Webster.

Avec sa pochette passe partout à faible impact, « Face the heat » débute par « Alien nation » mid tempo aux refrains puissants et racés particulièrement incisifs.

Plus de difficultés sur « No pain no gain » autre mid tempo massif mais beaucoup moins inspiré.

Les Scorpions insufflent enfin une bonne dynamique avec « Someone to touch » rapide, frais et fun qui vient réveiller l’auditeur un peu écrasé par la lourdeur des premiers titres.

Vient ensuite le tour d’une énième ballade « Under the same sun » gentillette et emplie de bons sentiments suivie de « Unholy alliance » long morceau tournant carrément à vide.

Première surprise du disque, « Women » excellente ballade sombre et bluesy sur laquelle la voix de Klaus Meine accomplit des miracles.

L’embellie est de courte durée et les allemands paraissent bien à la lutte sur « Hate to be nice » bien heurté, poussif et peu agréable.

On trouve également le temps long sur « Taxman woman » particulièrement plat et peu inventif avant de recommencer à bouger un peu au rythme plu soutenu de « Ship of fools ».

La fin du disque enfin avec « Nightmare avenue » puissant, direct et conquérant et comme on pourrait s’y attendre une ballade destinée à faire pleurer dans les chaumières « Lonely nights », joliment troussée.

En conclusion, sans etre bon à jetter aux orties, « Face the heat » n’est pas un album tout à fait au niveau du standing d’un groupe du calibre des Scorpions et victime d’une concurrence particulièrement rude se fit étriller à sa sortie.

Certes un peu long et guère passionnant avec son orientation plus lente et mélodique, « Face the heat » déroule un hard rock extrêmement balisé sans grande surprise qui plonge l’auditeur dans une longue torpeur.

En dix ans, les Scorpions semblent avoir pris un coup de vieux, et leurs compositions manquent de la folie, de l’inspiration et de la nervosité du début des années 80.

Malgré ce (triste) constat, « Face the heat » contient une petite poignée de titres encore de qualité suffisante pour que artistiquement il ne prenne pas tout à fait l’eau.

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