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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 18:16

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Après de tels albums studio, inutile de dire que j’étais des plus intéressés par la découverte du premier live de Blue oyster cult, le désormais fameux « On your feet or on your knees ».

Sorti en 1975 après un triplette d’albums légendaires et une belle tournée américaine, « On your feet or on your knees » produit déjà son petit effet en raison de sa pochette énigmatique représentant une limousine arrêté devant un château lugubre, avec le symbole ésotérique du groupe flottant fièrement sur son aile avant.

On débute par « The subhuman » long morceau tenant en haleine par son ambiance mystérieuse, ses riffs accrocheurs et la splendeur de la voix d’Eric Bloom.

L’Huitre durcît le ton sur « Harvester of eyes » qui augument la puissance des guitares de Bloom et Roeser puis patine avec « Hot rails to hell » aux riffs irritants et à la structure musicale brouillonne.

L’ambiance reste électrique et très hard n’ roll sur « The red and the black » qui fonce bille en tête pour le plus grand bonheur d’une foule hurlante.

Plus intéressant, « 7 screaming diz busters » alterne sur près de neuf minutes les changements de rythme et d’ambiance, et donne lieu à un véritable festival de guitares hard rock.

La cavalcade continue de manière ininterrompue sur l’instrumental « Buck’s boggie » qui vomit ses décibels jusqu’à l’overdose,  avant d’offrir enfin un moment de répit à l’auditeur saturé sur « Then came the last days of May » superbe ballade toute en finesse et subtilité.

La reprise s’effectue de manière plus modérée avec le mid tempo « Cities on flammes with rock n’ roll » qui swingue doucement avant que les musiciens ne s’en donnent à nouveau à cœur joie sur « Me 262 » marqué par un (trop) long instrumental terminal.

Le groove est privilégié sur « Before a kiss, a redcap » avant d’arriver à la fin du concert, composée de deux reprises « Maserati GT (I ain’t got you) » également rock old school de Jimmy Reed et le classique « Born to be wild » des motards de Steppenwolf, ici magnifiquement interprété.

En conclusion, « On your feet or on your knees » est conforme à son titre et délivre une performance hard rock des plus puissantes, ce qui constitue un énorme coup de tonnerre pour l’époque rappelons le encore balbutiantes du rock puissamment électrifié et excessif.

L’enregistrement fait donc la part belle aux guitares qui occupent pesamment l’espace jusqu’à en devenir envahissantes dans des morceaux dépassant la moitié du temps les six minutes.

Ce choix d’un live impressionnant de puissance de feu se fait pour moi au détriment des qualités mélodiques, fondamentales de Blue oyster cult, celles-ci s’exprimant notamment par l’entremise de la voix souvent magique de Bloom.

Avec cet album dur, cru et groovy, Blue oyster cult impressionne plus qu’il ne séduit.

Ceci constitue donc pour moi son principal défaut.

Pour le reste, absolument indispensable pour tout amateur de guitar héros déchainés.

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 15:06

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Suite logique de la triplette des années 80, « Revolution by night » de Blue oyster cult voit le jour en 1983.

Changement mineur mais notable, le clavier Allen Lanier prend cette fois la place de la guitare, Donald Roeser le remplaçant aux claviers.

Pochette sobre mais toujours teintée de mystère et de surnaturel, « Revolution by night » débute par « Take me away » nouveau joyau spatial du répertoire de l’huitre, mélangeant riffs géniaux, refrains scintillants et claviers d’accompagnement judicieusement placés.

L’auditeur, déjà ébloui embraye sans difficulté sur « Eyes on fire » rock mélodique léger et agréable avant de plonger avec « Shooting shark » dans un long morceau duveteux plutôt ennuyeux.

Un peu d’animation surgit avec « Veins » certes plus dynamique mais à qui il manque un léger quelque chose pour pleinement passionner.

Plus original, « Shadow of california » bénéficie d’un son spatial futuriste tandis que l‘hymne « Feel the thunder » emporte tout sur son passage en faisant de nouveau hurler les guitares.

Blue oyster cult gonfle à présent fort ses biceps et se montre particulièrement incisif sur un « Let go » rock ‘n’ roll et festif.

On aborde la fin du disque avec « Dragon lady » titre également vif et soutenu bien que trop linéaire et sans surprise, et la ballade « Lightyears of love » très spatiale mais un tantinet trop mollassonne pour émouvoir.

En conclusion, « The revolution by night » est clairement en dessous des précédentes productions de Blue oyster cult.

Les compositions sont sans doute moins audacieuses, moins puissantes également et le son parait beaucoup plus aseptisé et moins tranchant.

Malgré cela, l’album reste de bonne qualité, Blue oyster cult se montrant capable de toucher juste avec le talent d’efficacité mélodique qu’on lui connait habituellement.

Aussi serait il pour moi mal avisé de juger trop durement « The revolution by night », qui reste agréable, varié et parfois (encore) surprenant.

Sans doute pas le meilleur de l’huitre magique, mais assurément un standard plus haut que 95% de ce que sont capables les autres formations de hard mélodique. Avec ce disque BOC reste donc pour moi quasi intouchable ...

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 20:50

cultosorus.jpg4.gif

 

 

Place maintenant à un groupe de hard/heavy metal relativement méconnu mais réputé culte, j’ai nommé le sulfureux Blue oyster cult, légende des années 70 qui forgea pour beaucoup le heavy metal moderne.

En 1980, les américains déjà solidement établis sur la scène hard grâce à des productions de belle qualité alignées à un rythme frénétique, sortent « Cultosaurus erectus » à la pochette de science fiction absolument démente.

Du coté de la musique, l’auditeur est immédiatement mis dans le bain avec « Black blade » , exceptionnel morceau spatial sur lequel la voix d’Eric Bloom semblable à une invasion extraterrestre domine des riffs dévoreurs d’espace enveloppés d’une nappe de clavier de Allen Lanier.

A peine remis du choc initial et de l’énorme cratère creusé par l’impact, on bascule sur « Monsters » dont la structure perpétuellement mouvante multipliant les cassures rythmiques déroute tout en impressionnant par sa phénoménale intensité.

On calme le jeu avec le long blues « Divine wind » et la ballade soignée « Deadline » par comparaison plutôt rangés et ennuyeux malgré la puissance inchangée de la voix de Bloom.

Blue oyster cult capture ensuite astucieusement une ambiance live pour dynamiser « The Marshall plan » à l’ambiance rock ‘n’ roll enfiévrée.

Vitesse et qualité toujours avec « Hungry boys » qui sonne de manière beaucoup plus accessible avec ses refrains guillerets et entrainants.

On passe sur « Fallen angel » calqué sur le même moule mais moins tubesque pour encaisser un nouveau terrible coup de boutoir avec « Lips in the hill » véritable hymne heavy metal doté de riffs d’acier, de vocaux durs comme le diamant et de refrains conquérants.

Dernier morceau du disque, « Unkown tongue » vient apporter une belle touche de mélodie et de souplesse.

En conclusion, « Cultosaurus erectus » est un album incroyable d’une créativité et d’un dynamisme insensés.

La musique proposée est prodigieuse, chacun des musicien se surpassant à son poste, que ce soit sur la voix dominatrice ou les riffs étincelants de Bloom, la rythmique titanesque des frères Bouchard mais également le support atmosphérique indéniable du clavier de Lanier.

Brillant, unique, original, mystérieux, étrange et  déroutant, tel est ce monstrueux reptile à posséder pour tout amateur de hard mystique des années 70.

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 22:59

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Comme vous le savez j’ai été un fan de la première heure du trio canadien de Danko Jones avant de délaisser quelque peu le groupe après le trop pop-rock à mon gout « Never too loud » en 2008.

Pourtant, l’insatiable Danko continue coute que coute son chemin enflammé sur la route infernale du rock ‘n’ roll et sort en 2010 « Below the belt ».

Couverture imagée, orgueilleuse et mauvais gout, pas de doute, le Danko mauvais garçon est de retour et tient à le faire savoir.

Les Canadiens ouvrent le bal avec « I think bad thoughts » hard ’n’ roll incisif et rythmé laissant présager du meilleur.

Malgré tout l’abatage du chanteur et un solo de guitare méritant, « Active volcanoes » peine à tenir en haleine et il faut attendre le mid tempo « Tonight is fine » ses riffs et refrains irrésistibles made in Ac/Dc pour découvrir le premier véritable tube du disque.

Teigneux et agressif, « Magic snake » passe telle une décharge de chevrotine dans le bassin, laissant la place à « Had enough » nouveau tube rock ‘n’ roll aux refrains balayant tout sur leur passage.

Le bastonnage ne semble pas s’arrêter et le chanteur continue de dispenser son énergie abondante sur « Moderation » au demeurant plus quelconque mais il faut reconnaitre que la recette certes simple et mainte fois éprouvé d’un «  Full of regret » ou d’un « The sore loser » fonctionne de manière toujours de manière efficace.

Pas de philosophie sur « Like dynamite », juste du rock direct, simple, fiévreux et organique.

Sur la fin, Danko force  la cadence sur un « Apology accepted » plutôt poussif et « I wanna break with you » plus cadré qui atteint lui son but de manière plus précise.

En conclusion, « Below the belt » tient toutes ses promesses et frappe effectivement fort en dessous de la ceinture, atteignant non sans quelques déchets les organes vitaux.

Ayant sans doute trouvé ses limites vocales sur le disque précédent, Danko Jones se replace dans un registre ou il se montre plus à son avantage, le rock musclé et rageur fortement inspiré d’Ac/Dc.

« Below the belt » approvisionne donc copieusement l’auditeur de riffs défonceurs et autres tempos rugueux sur lesquels se pose la voix puissante et rageuse du chanteur.

Même si le génie des premiers albums n’est ici pas atteint, on peut que saluer ce retour de Danko Jones sur les rails du bon vieux rock ‘n’ roll mal élevé et la poignée de tubes qui l’accompagne.

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 21:34

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La présence de Bon Jovi dans ces colonnes en surprendra sans doute plus d’un, pourtant rien de tel qu’un best of « Cross road » pour découvrir une des plus grosses cylindrées du hard fm américain, au succès colossal depuis ses débuts au milieu des années 80.

Sorti en 1994, « Cross road » est un best of de dimensions modestes composé de quinze titres.

On débute par deux très grands tubes de la carrière de Bon Jovi, « Livin’ on a prayer »  qui bastonne ses grands refrains plutôt accrocheurs, puis surtout « Keep the faith », d’un niveau transcendant encore supérieur.

Après ces deux fusées éclairantes vient une série de ballades « Someday I’ll be saturday night » bouffie ou la voix de rocker de charme du chanteur irrite tandis qu’elle parvient à émouvoir par sa puissance émotionnelle brute sur « Always ».

Difficile de résister à « Dead or alive » power ballade western à l’atmosphère prenante.

Bon Jovi tente de se faire plus hard rock sur « Lay your hands on me » ou la guitare de Richie Sambora crache des étincelles pour un résultat au final bien balourd.

On lui préfère nettement « You give love a bad name » authentique tube d’une incontestable puissance brute.

Retour ensuite aux ballades avec « Bed of roses » aussi creuse que pompeuse « Blaze of glory » plus modeste et par conséquent supportable.

Hard fm de bon niveau sur « In these arms », plus prévisible et balourd sur « Hard medicine », franchement insupportable sur « I’ll be there for you » grande ballade aux effets usés jusqu’à la trogne, Bon Jovi alterne le pire et le franchement bien tel ce « In and out of love » mid tempo hard rock au martèlement quasi irrésistible.

On arrive enfin à la dernière partie du best of, composée de « Runaway » morceau fluide agrémenté d’un beat de clavier aujourd’hui assez daté et d’une nouvelle ballade assommante, « Never say good bye »

En conclusion, sensé être le meilleur du groupe du New Jersey, « Cross road » permet de se faire une assez bonne idées de ses qualités mais aussi de ses cotés les plus irritants.

Le son de Bon Jovi est écrasant, surproduit et le chanteur doté d’une voix de rocker puissant et mélodique est assurément pour beaucoup dans l’immense succès commercial du groupe.

Si Bon Jovi a effectivement sorti au cours de sa carrière quelques titres majeurs méritant le détour de part leur grande efficacité de composition et d’interprétation, le groupe pêche surtout par son usage immodéré de ballade se démarquant par leur faible inventivité et leur grande lourdeur.

Tel son grand frère Aerosmith, Bon Jovi tire donc trop souvent sur la corde de l’émotion surjouée ce qui finit par nuire à la fraicheur de sa musique.

On comprend donc à l’écoute de ce simple best of, que cette grosse cylindrée pour stades et radio, ne parviendra jamais à bouleverser son âme et on comprendra que le voyage s’arrête au pas de la porte.

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 16:53

rock_hard_place.jpg2

 

 

Un peu à la manière des Rolling stones, Aerosmith a déjà eu droit à un joli paquet des chroniques en ces colonnes, le groupe bostonien n’en sortant pas toujours à son avantage.

Pourtant je persiste à vouloir explorer sa période ancienne qui me parait la plus intéressante.

Paru en 1982, « Rock in a hard place » a pour lui au premier abord sa pochette simple mais intrigante évoquant les fameux monolithes de Stonehenge.

Ecrit sans le guitariste historique du groupe Joe Perry et Brad Whitford remplacé par Jimmy Crespo et Rick Dufay, « Rock in hard place » débute par une tornade hard rock, « Jailbait » qui fait figure par son rythme frénétique et déjanté, de véritable morceau culte.

Le second morceau, « Lightining strikes » se montre certes plus conventionnel, mais bénéficie d’une son sec, tranchant et de belles attaques de guitares.

Il est toujours question de rock avec « Bitch’s brew », mais beaucoup moins dense et structuré.

Avec un titre aussi fou que « Bolivian ragamuffin » inutile de s’attendre à autre chose qu’à un délire sonore certes sympathique mais complètement bordélique.

Changement radical d’ambiance avec la reprise blues écorchée de « Cry me a river » de Arthur Hamilton puis la ballade bizarre et torturée « Joannie’s butterfly » introduite par le court « Prelude to Joannie ».

Assez curieusement, les morceaux suivants « Rock in a hard place » et « Jig is up » sonnent de manière heurtée, datée et ne laissent pas de fortes impressions.

Pour clore le disque, Aerosmith nous sort harmonica et piano sur « Push comes to shove » rendu insupportable par le chant particulièrement irritant de Steve Tyler.

En conclusion,  « Rock in a hard place » est un album fortement inégal, qui hormis quelques étincelles éparses, se montre beaucoup trop déstructuré pour séduire.

Même si Aerosmith se montre ici capable de délivrer quelques fusées hard rock et autant de ballades duveteuses, le corps de « Rock in a hard place » reste composé de titres assez peu digestes, desservis par le chant toujours très forcé et parfois pénible de Tyler.

Malgré quelques bons moments, le résultat se montre donc au final décevant et laisse un fort gout d’inachevé.

Il semblerait, que quelque soit l’époque considérée, les stars de Boston me laissent perpétuellement sur ma faim.

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 15:24

monkey_puzzle.jpg2

 

 

Nous restons dans le domaine de la musique mais dans un tout autre genre avec UFO légende du hard rock des années 70 dont je dois avouer n’avoir jamais écouté un seul album.

Au début des années 2000, les vétérans britanniques sortent de leur relative hibernation et reprennent une cadence de production artistique étonnante.

Avec le chanteur d’origine Phil Mogg mais avec le guitariste Vinnie Moore en remplacement du génial guitariste allemand Michael Schenker grandement responsable de l’âge dorée du groupe, UFO remplace également le batteur star John Bonham par Andy Parker et sort en 2006 « The monkey puzzle » à la pochette arty atrocement ringarde.

On débute avec « Hard being me » au feeling hard blues classique mais néanmoins suffisamment efficace pour faire taper du pied.

Le son de la guitare s’épaissit sur « Heavenly body » pour proposer un titre massif et menaçant contrastant avec un « Some other guy » étrangement amorphe.

UFO ralentit encore la cadence sur la ballade « Who’s fooling who » habillée comme toujours d’étincelantes parties de guitare de Moore.

Malgré un riff sympathique, « Black and blue » sonne comme du Robert Plant version carrière solo (et donc assagi) et il ne faut guère plus compter sur le plat et mollasson « Drink too much » pour espérer redynamiser l’ensemble.

Les anglais se font bluesmen sur « World cruise » puis versent dans le rythm’n’ blues avec « Down by the river ».

Une semi ballade ennuyeuse « Good bye you » plus tard, on arrive en soupirant jusqu’à la fin du disque composée de « Rolling man » un poil plus alerte et de « Kingston town » dotée d’une atmosphère plus émouvante.

En conclusion, avec « The monkey puzzle » UFO fait son âge, plus de 35 ans de musique et me fait penser aux productions récentes de Deep purple, Van Halen, Robert Plant voir Iron-maiden, disque de vétérans bien fatigués recroquevillés sur eux-mêmes et déroulant des chansons sans âme au kilomètre.

Bien sur, on a affaire ici à de grands musiciens, la voix blues-rock de Mog reste agréable et Moore gratifie quasiment chaque titre de solo de grande classe, mais tout ceci contient un fort gout de recyclage, avec un groupe connaissant toutes les ficelles et ne prenant aucun risque.

Donc « The monkey puzzle » comblera certainement tous les vieux fans de UFO qui aveuglés par leur nostalgie, seront ravis de gouter à un nouveau disque (sans surprise) de leurs idoles, mais laissera de marbre les curieux comme moi qui préféreront s’orienter plus naturellement vers les disques phares des années 70.

Classic rock certes, mais peut être trop !

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 22:09

darkness.jpg3

 

 

En 2003, The darkness, un groupe anglais quasi inconnu crée la surprise avec son premier album qui réussit un carton inattendu dans les charts.

Surfant sur les vieilles recettes du rock/hard des années 70/80, Queen/Ac/Dc/Thin Lizzy et utilisant un sens inné de la parodie, The darkness parvient à capter un public friand de rock frais, efficace et décalé.

Après quelques turbulences, une séparation et une cure de désintoxication du chanteur Justin Hawkins, le groupe qu’on croyait n'être réduit qu'à un feu de paille parvient à se ressaisir en 2012 et sort son troisième album intitulé « Hot cakes ».

Avec sa belle pochette machiste mais o combien sexy représentant un trio de nymphettes aspergées de sirop dégoulinant, « Hot cakes » débute par « Every inch of you » très bon hymne rock doté refrains simples et accrocheurs.

Les anglais montent ensuite d’un cran voir deux avec « Nothing’s gonna stop us »  véritable tube aux fortes réminiscences Queeniennes.

Tout semble parfaitement bien huilé sur la rythmique solide de « With a woman » sur laquelle Justin Hawkins pousse sa fameuse voix de tête aux moments opportuns.

Avec une forte teneur pop-rock, « Keep me hangin on » glisse avec délice dans les oreilles de l’auditeur, tout comme « Living each day blind » qui fait la part belle aux chœurs grandiloquents et aux solos démonstratifs.

The darkness semble alors en pilotage automatique alignant des titres coulés dans le même moule comme « Everybody have a good time » simple et festif ou « She is just a girl, Eddy » au net manque d’impact.

Il faut attendre la dernière ligne droite pour retrouver plus de talent et de mordant, car « Forbidden love » relève le niveau avec des refrains mélodiques dynamisant et des parties de guitares hautes en couleur tandis que« Concrete » et « Street spirit (fade out) » armés d'un son plus dur et lde lignes vocales excessivement hautes, achèvent l’album sur une teneur hard-heavy du meilleur effet.

En guise de cerise sur le moule-boule en cuir, l’auditeur a droit à « Love is not the answer » power ballade accrocheuse dans le plus pur style du groupe.

En conclusion, « Hot cakes » est un agréable album de rock fort bien servi par un son clair et fluide.

Les fans de la première heure de The darkness ne peuvent qu’être comblés de joie, tant les anglais effectuent un retour au premier plan des plus convaincants.

Simplicité et efficacité mélodique sont ainsi les maitres mots d’un album maitrisé de bout en bout.

Les esprits chagrins pourront reprocher à The darkness de manquer d’inventivité et de faire toujours la même chose, mais force est de constater que les anglais demeurent parfaitement à l’aise dans leur registre de rock mélodique parsemé d’influences hard.

 

« Hot cakes » ou une valeur sure des années 2010.

 

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 21:24

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Poursuite de la découverte des albums à fort impact des Scorpions avec « Animal magnetism » sortie en 1980, soit un après l’excellent « Lovedrive ».

Nous sommes toujours sur la même ligne ave une pochette cette fois franchement machiste tout à la gloire du male cow-boy dominant surplombant la femme mise au même niveau que le chien, à moins qu’un second niveau de lecture plus subtil ne soit venu se greffer dans une lecture cachée de l’illustration.

« Animal magnetism » débute de manière fort convaincante par « Make it real » mid tempo très plaisant et parfaite illustration du grand savoir faire des allemands.

Poursuivant dans la même lignée, « Don’t make no promises » plus rythmé et incisif, surpasse d’une tête son prédécesseur, tandis que « Hold me tight » se trainant de manière plus que poussive sur plus de quatre minutes, déçoit franchement.

La machine semble peiner à la relance, comme sur « Hold me tight » terne mid tempo sans relief ni éclat particulier.

On se replie alors sur une valeur sure, la ballade « Lady starlight » joliment réalisée sans atteindre le même niveau de magie que « Holiday » ou « Always somewhere ».

Mais rien n’y fait « Falling in love » ne décolle pas et ressemble plus à une discussion d’une platitude absolue entre vieux couple usé par le fil des ans.

Heureusement, les Scorpions  retrouvent enfin de leur superbe avec « Only a man » titre à fort éclat aussi bien au niveau des riffs costauds de la paire Schenker/Jabbs que des refrains impeccables chantés par Meine, puis sur « The zoo » morceau en demi teinte alternant accalmie sous tension et envolées parfaitement maitrisées.

L’album se conclut sur les six minutes de « Animal magnetism » titre atmosphérique plutôt complexe et original dont les lentes circonvolutions hypnotisent l’auditeur.

En conclusion, bien que nettement inférieur à son excellent prédécesseur et faiblard dans sa partie centrale, « Animal magnetism » n’en est pas moins un album de bonne  qualité globale.

On pourra sans doute expliquer son relatif manque d’impact par une trop grande proximité vis-à-vis de « Lovedrive », mais « Animal magnetism » reste néanmoins un album de transition efficace contenant une poignée de titres mémorables.

Honnête donc sans être transcendant.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 15:39

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Malgré leur immense réputation de stars du rock, les Scorpions sont assez peu représentés dans ces chroniques.

Sorti en 1979, « Lovedrive » s’inscrit à la fin des années 70, première décennie d’existence ou les Allemands sortirent des albums de hard progressifs techniques assez difficiles d’accès.

Avec sa pochette potache et hilarante jurant par son humour avec celles plus psychédéliques ou choquantes des premiers disques, « Lovedrive » débute par « Loving you on sunday morning » mid tempo léger et aérien porté par le touché subtil des guitares de Rudolf Schenker/ Matthias Jabbs mais surtout par la voix caressante de Klaus Meine.

Surgit ensuite sans crier gare « Another piece of meat » titre incroyablement emballant avec sa fibre hard rock beaucoup plus marquée.

Passant d’un registre à l’autre avec une aisance hors du commun, les Scorpions placent ensuite une ballade de très haut niveau, « Always somewhere » qui glisse toute en émotion suspendue sur près de cinq minutes inoubliables avant d’enchainer sur « Coast to coast » un instrumental classieux mettant évidence le feeling évident des musiciens.

L’intensité redevient électrique sur « Can’t get enough » sur lequel Meine se déchaine dans les aigus puis retombe sur « Is there anybody there » au beat reggae pour le moins déroutant.

Les Allemands sont également à la peine sur« Lovedrive » soutenu mais manquant un peu d’ampleur et de folie mais terminent en beauté par une autre ballade à tomber par terre « Holiday » ou Meine et sa troupe tutoie les anges comme seuls les meilleurs groupes des années 70 pouvaient le faire.

En conclusion, ne vous fiez pas à sa pochette gagesque, « Lovedrive » est un album fantastique mêlant inspiration, dynamiques rock et grâce mélodique absolue.

Malgré un ou deux titres plus faibles, son écoute reste un régal et lui donne toute sa place au panthéon des meilleurs albums de hard rock des années 70.

On pourra déjà apprécier ou reprocher une approche mélodique déjà fort prononcée, mais réalisée ici avec tellement de toucher et de savoir faire, qu’elle ne peut qu’être jugée pour moi favorablement.

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