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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 16:53

rock_hard_place.jpg2

 

 

Un peu à la manière des Rolling stones, Aerosmith a déjà eu droit à un joli paquet des chroniques en ces colonnes, le groupe bostonien n’en sortant pas toujours à son avantage.

Pourtant je persiste à vouloir explorer sa période ancienne qui me parait la plus intéressante.

Paru en 1982, « Rock in a hard place » a pour lui au premier abord sa pochette simple mais intrigante évoquant les fameux monolithes de Stonehenge.

Ecrit sans le guitariste historique du groupe Joe Perry et Brad Whitford remplacé par Jimmy Crespo et Rick Dufay, « Rock in hard place » débute par une tornade hard rock, « Jailbait » qui fait figure par son rythme frénétique et déjanté, de véritable morceau culte.

Le second morceau, « Lightining strikes » se montre certes plus conventionnel, mais bénéficie d’une son sec, tranchant et de belles attaques de guitares.

Il est toujours question de rock avec « Bitch’s brew », mais beaucoup moins dense et structuré.

Avec un titre aussi fou que « Bolivian ragamuffin » inutile de s’attendre à autre chose qu’à un délire sonore certes sympathique mais complètement bordélique.

Changement radical d’ambiance avec la reprise blues écorchée de « Cry me a river » de Arthur Hamilton puis la ballade bizarre et torturée « Joannie’s butterfly » introduite par le court « Prelude to Joannie ».

Assez curieusement, les morceaux suivants « Rock in a hard place » et « Jig is up » sonnent de manière heurtée, datée et ne laissent pas de fortes impressions.

Pour clore le disque, Aerosmith nous sort harmonica et piano sur « Push comes to shove » rendu insupportable par le chant particulièrement irritant de Steve Tyler.

En conclusion,  « Rock in a hard place » est un album fortement inégal, qui hormis quelques étincelles éparses, se montre beaucoup trop déstructuré pour séduire.

Même si Aerosmith se montre ici capable de délivrer quelques fusées hard rock et autant de ballades duveteuses, le corps de « Rock in a hard place » reste composé de titres assez peu digestes, desservis par le chant toujours très forcé et parfois pénible de Tyler.

Malgré quelques bons moments, le résultat se montre donc au final décevant et laisse un fort gout d’inachevé.

Il semblerait, que quelque soit l’époque considérée, les stars de Boston me laissent perpétuellement sur ma faim.

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 15:24

monkey_puzzle.jpg2

 

 

Nous restons dans le domaine de la musique mais dans un tout autre genre avec UFO légende du hard rock des années 70 dont je dois avouer n’avoir jamais écouté un seul album.

Au début des années 2000, les vétérans britanniques sortent de leur relative hibernation et reprennent une cadence de production artistique étonnante.

Avec le chanteur d’origine Phil Mogg mais avec le guitariste Vinnie Moore en remplacement du génial guitariste allemand Michael Schenker grandement responsable de l’âge dorée du groupe, UFO remplace également le batteur star John Bonham par Andy Parker et sort en 2006 « The monkey puzzle » à la pochette arty atrocement ringarde.

On débute avec « Hard being me » au feeling hard blues classique mais néanmoins suffisamment efficace pour faire taper du pied.

Le son de la guitare s’épaissit sur « Heavenly body » pour proposer un titre massif et menaçant contrastant avec un « Some other guy » étrangement amorphe.

UFO ralentit encore la cadence sur la ballade « Who’s fooling who » habillée comme toujours d’étincelantes parties de guitare de Moore.

Malgré un riff sympathique, « Black and blue » sonne comme du Robert Plant version carrière solo (et donc assagi) et il ne faut guère plus compter sur le plat et mollasson « Drink too much » pour espérer redynamiser l’ensemble.

Les anglais se font bluesmen sur « World cruise » puis versent dans le rythm’n’ blues avec « Down by the river ».

Une semi ballade ennuyeuse « Good bye you » plus tard, on arrive en soupirant jusqu’à la fin du disque composée de « Rolling man » un poil plus alerte et de « Kingston town » dotée d’une atmosphère plus émouvante.

En conclusion, avec « The monkey puzzle » UFO fait son âge, plus de 35 ans de musique et me fait penser aux productions récentes de Deep purple, Van Halen, Robert Plant voir Iron-maiden, disque de vétérans bien fatigués recroquevillés sur eux-mêmes et déroulant des chansons sans âme au kilomètre.

Bien sur, on a affaire ici à de grands musiciens, la voix blues-rock de Mog reste agréable et Moore gratifie quasiment chaque titre de solo de grande classe, mais tout ceci contient un fort gout de recyclage, avec un groupe connaissant toutes les ficelles et ne prenant aucun risque.

Donc « The monkey puzzle » comblera certainement tous les vieux fans de UFO qui aveuglés par leur nostalgie, seront ravis de gouter à un nouveau disque (sans surprise) de leurs idoles, mais laissera de marbre les curieux comme moi qui préféreront s’orienter plus naturellement vers les disques phares des années 70.

Classic rock certes, mais peut être trop !

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 22:09

darkness.jpg3

 

 

En 2003, The darkness, un groupe anglais quasi inconnu crée la surprise avec son premier album qui réussit un carton inattendu dans les charts.

Surfant sur les vieilles recettes du rock/hard des années 70/80, Queen/Ac/Dc/Thin Lizzy et utilisant un sens inné de la parodie, The darkness parvient à capter un public friand de rock frais, efficace et décalé.

Après quelques turbulences, une séparation et une cure de désintoxication du chanteur Justin Hawkins, le groupe qu’on croyait n'être réduit qu'à un feu de paille parvient à se ressaisir en 2012 et sort son troisième album intitulé « Hot cakes ».

Avec sa belle pochette machiste mais o combien sexy représentant un trio de nymphettes aspergées de sirop dégoulinant, « Hot cakes » débute par « Every inch of you » très bon hymne rock doté refrains simples et accrocheurs.

Les anglais montent ensuite d’un cran voir deux avec « Nothing’s gonna stop us »  véritable tube aux fortes réminiscences Queeniennes.

Tout semble parfaitement bien huilé sur la rythmique solide de « With a woman » sur laquelle Justin Hawkins pousse sa fameuse voix de tête aux moments opportuns.

Avec une forte teneur pop-rock, « Keep me hangin on » glisse avec délice dans les oreilles de l’auditeur, tout comme « Living each day blind » qui fait la part belle aux chœurs grandiloquents et aux solos démonstratifs.

The darkness semble alors en pilotage automatique alignant des titres coulés dans le même moule comme « Everybody have a good time » simple et festif ou « She is just a girl, Eddy » au net manque d’impact.

Il faut attendre la dernière ligne droite pour retrouver plus de talent et de mordant, car « Forbidden love » relève le niveau avec des refrains mélodiques dynamisant et des parties de guitares hautes en couleur tandis que« Concrete » et « Street spirit (fade out) » armés d'un son plus dur et lde lignes vocales excessivement hautes, achèvent l’album sur une teneur hard-heavy du meilleur effet.

En guise de cerise sur le moule-boule en cuir, l’auditeur a droit à « Love is not the answer » power ballade accrocheuse dans le plus pur style du groupe.

En conclusion, « Hot cakes » est un agréable album de rock fort bien servi par un son clair et fluide.

Les fans de la première heure de The darkness ne peuvent qu’être comblés de joie, tant les anglais effectuent un retour au premier plan des plus convaincants.

Simplicité et efficacité mélodique sont ainsi les maitres mots d’un album maitrisé de bout en bout.

Les esprits chagrins pourront reprocher à The darkness de manquer d’inventivité et de faire toujours la même chose, mais force est de constater que les anglais demeurent parfaitement à l’aise dans leur registre de rock mélodique parsemé d’influences hard.

 

« Hot cakes » ou une valeur sure des années 2010.

 

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 21:24

animal_magnestism.jpg3

 

 

Poursuite de la découverte des albums à fort impact des Scorpions avec « Animal magnetism » sortie en 1980, soit un après l’excellent « Lovedrive ».

Nous sommes toujours sur la même ligne ave une pochette cette fois franchement machiste tout à la gloire du male cow-boy dominant surplombant la femme mise au même niveau que le chien, à moins qu’un second niveau de lecture plus subtil ne soit venu se greffer dans une lecture cachée de l’illustration.

« Animal magnetism » débute de manière fort convaincante par « Make it real » mid tempo très plaisant et parfaite illustration du grand savoir faire des allemands.

Poursuivant dans la même lignée, « Don’t make no promises » plus rythmé et incisif, surpasse d’une tête son prédécesseur, tandis que « Hold me tight » se trainant de manière plus que poussive sur plus de quatre minutes, déçoit franchement.

La machine semble peiner à la relance, comme sur « Hold me tight » terne mid tempo sans relief ni éclat particulier.

On se replie alors sur une valeur sure, la ballade « Lady starlight » joliment réalisée sans atteindre le même niveau de magie que « Holiday » ou « Always somewhere ».

Mais rien n’y fait « Falling in love » ne décolle pas et ressemble plus à une discussion d’une platitude absolue entre vieux couple usé par le fil des ans.

Heureusement, les Scorpions  retrouvent enfin de leur superbe avec « Only a man » titre à fort éclat aussi bien au niveau des riffs costauds de la paire Schenker/Jabbs que des refrains impeccables chantés par Meine, puis sur « The zoo » morceau en demi teinte alternant accalmie sous tension et envolées parfaitement maitrisées.

L’album se conclut sur les six minutes de « Animal magnetism » titre atmosphérique plutôt complexe et original dont les lentes circonvolutions hypnotisent l’auditeur.

En conclusion, bien que nettement inférieur à son excellent prédécesseur et faiblard dans sa partie centrale, « Animal magnetism » n’en est pas moins un album de bonne  qualité globale.

On pourra sans doute expliquer son relatif manque d’impact par une trop grande proximité vis-à-vis de « Lovedrive », mais « Animal magnetism » reste néanmoins un album de transition efficace contenant une poignée de titres mémorables.

Honnête donc sans être transcendant.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 15:39

lovedrive.jpg4

 

 

Malgré leur immense réputation de stars du rock, les Scorpions sont assez peu représentés dans ces chroniques.

Sorti en 1979, « Lovedrive » s’inscrit à la fin des années 70, première décennie d’existence ou les Allemands sortirent des albums de hard progressifs techniques assez difficiles d’accès.

Avec sa pochette potache et hilarante jurant par son humour avec celles plus psychédéliques ou choquantes des premiers disques, « Lovedrive » débute par « Loving you on sunday morning » mid tempo léger et aérien porté par le touché subtil des guitares de Rudolf Schenker/ Matthias Jabbs mais surtout par la voix caressante de Klaus Meine.

Surgit ensuite sans crier gare « Another piece of meat » titre incroyablement emballant avec sa fibre hard rock beaucoup plus marquée.

Passant d’un registre à l’autre avec une aisance hors du commun, les Scorpions placent ensuite une ballade de très haut niveau, « Always somewhere » qui glisse toute en émotion suspendue sur près de cinq minutes inoubliables avant d’enchainer sur « Coast to coast » un instrumental classieux mettant évidence le feeling évident des musiciens.

L’intensité redevient électrique sur « Can’t get enough » sur lequel Meine se déchaine dans les aigus puis retombe sur « Is there anybody there » au beat reggae pour le moins déroutant.

Les Allemands sont également à la peine sur« Lovedrive » soutenu mais manquant un peu d’ampleur et de folie mais terminent en beauté par une autre ballade à tomber par terre « Holiday » ou Meine et sa troupe tutoie les anges comme seuls les meilleurs groupes des années 70 pouvaient le faire.

En conclusion, ne vous fiez pas à sa pochette gagesque, « Lovedrive » est un album fantastique mêlant inspiration, dynamiques rock et grâce mélodique absolue.

Malgré un ou deux titres plus faibles, son écoute reste un régal et lui donne toute sa place au panthéon des meilleurs albums de hard rock des années 70.

On pourra déjà apprécier ou reprocher une approche mélodique déjà fort prononcée, mais réalisée ici avec tellement de toucher et de savoir faire, qu’elle ne peut qu’être jugée pour moi favorablement.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 15:01

still_dangerous.jpg2

 

 

Dans la série il n’y a pas de mal à se faire du bien, voici « Still dangerous, live at the tower theatre Philadelphia 1977 » sympathique live de Thin Lizzy enregistré comme son nom l’indique à Philadelphie, en pleine tournée américaine.

Avec sa superbe pochette estampillée 200% rock ‘n’ roll ou Phil Lynott empoigne sa basse comme une mitrailleuse,  le disque débute par un morceau étrangement doux, « Soldier of fortune » tiré du dernier album de l’époque, le non indispensable « Bade reputation ».

Certes les parties de guitares sont superbement ciselées mais « Soldier of fortune » manque tout de même d’entrain pour lancer le concert.

Ce rôle est dévolu à « Jailbreak » bien aidé en cela par ses riffs nerveux qui en raison d’un son faiblard peinent toutefois à donner leur plein rendement.

Thin Lizzy surprend encore une fois en alignant « Cowboy song » autre morceau soft rock aux forts relents de country aussitôt contrebalancé par « The boys are back in town » tube plus célèbre du groupe, qui peine lui aussi à relancer la machine.

Après avoir grillé prématurément ses deux meilleurs cartouches, assez mal placées selon moi, Thin Lizzy retourne à sa veine funky avec « Dancing in the moonlight » plombé de son horrible saxophone.

Il faut attendre « Massacre » et « Opium trail » pour enfin revenir à plus d’intensité rock électrique et à un jeu de guitare plus offensif.

Cette fois le fauve semble réveillé pour de bon et Thin Lizzy place « Don’t believe a word » rapide et enlevé avant une belle accélération finale composée du duo « Baby drives me crazy » et du très rock ‘n‘ roll « Me and the boys » ou Phil joue tout à loisir avec le public pour faire monter la température sur un nuage de décibels craché par la paire Gorham/Downey.

En conclusion, une fois passée l’excitation de la découverte de sa pochette, « Still dangerous, live at the tower theatre Philadelphia 1977 » déçoit forcément en raison d’une set list mal structurée, faisant la part belle à des morceaux plus inoffensifs et soporifiques du groupe.

Il faut donc attendre la dernière partie du disque pour entendre les Irlandais se réveiller un peu et produire ce qu’on attend d’eux, à savoir du hard rock flamboyant avec des guitares jumelles donnant le tourni par leur puissance brutale et leur intense vibration mélodique.

Autre ennemi du disque, le son assez faiblard qui atténue l’impact des titres sensés être les plus puissants et ne fait pas forcément honneur à la voix de Lynott plutôt mise sous l’éteignoir.

L’amateur éclairé pourra donc gentiment passer son chemin et se réserver pour d’autres albums live autrement plus excitant de Thin Lizzy.

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 22:05

chinatown.jpg3

 

 

Lentement et patiemment, nous finalisons les chroniques de la brillante discographie du plus méconnu des groupes de hard rock talentueux, les irlandais de Thin Lizzy.

Sorti en 1980, « Chinatown » et sa pochette très Paris 13 ième arrondissement a pour particularité de ne pas contenir le travail de Gary Moore, remplacé ici par Snowy White à al guitare aux cotés de Scott Gorham.

L’album démarre en pente douce avec « We will be strong » mid tempo mélodique doté de refrains accrocheurs.

On enchaine sans coup férir sur « Chinatown » qui passe bien en raison de riffs de guitares nerveux et d’une rythmique soutenue.

Le groupe parait tellement facile sur « Sweetheart » frais et aérien que en comparaison « Sugar blues » se montre beaucoup plus terne et laborieux.

Heureusement tout est rapidement oublié avec « Killer on the loose » fantastique tube hard, puissant, méchant et irrésistiblement entrainant.

Efficace sans être particulièrement marquant, « Having a good time » a tout du titre festif écrit pour être sublimé sur une scène devant une foule reprenant ses paroles à l’unisson.

On déroule sur « Genocide (The killing of the Buffalo) » manquant grandement de punch et de variété, puis explore la face plus douce du groupe sur « Didn’t I » porté par la voix de velours de Lynott et les mélodies caressantes du duo Gorham/White, avant de conclure avec « Hey you » dont la morne torpeur est fugacement illuminée par un étincelant solo de guitare.

En conclusion, « Chinatown » est un album en demi teinte qui fait quelque peu pale figure aux cotés de sommets que sont « Black rose » et « Renegade ».

Tout y est à vrai dire plutôt correct, notamment en raison du jeu des doubles guitares ou de la voix du grand Phil toujours agréables à l’écoute, voir parfois franchement enthousiasmant (« Killer on the loose », « Chinatown » voir à un degré moindre « Didn’t I ») mais la densité de titre de qualité demeure globalement relativement faible.

Thin Lizzy semble ici marquer le pas du départ de son guitariste emblématique et ceci s’en ressent sur les compositions qui manquent de souffle ou tout simplement d’inspiration.

Bien entendu, « Chinatown » s’écoule tout de même plutôt bien et demeure un titre de hard rock tout à fait honorable … sans être génial.

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 17:56

black-rose.jpg4

 

 

Comme vous avez pu le constater Thin Lizzy est rarement longtemps oublié dans ces colonnes, aussi Est-ce avec un immense plaisir que « Black rose » va-t-il etre chroniqué aujourd’hui.

Nous sommes en 1979 et après une décennie éblouissante entachée simplement par un « Bad reputation » en deçà de la qualité habituelle des Irlandais, Thin Lizzy rappelle le légendaire guitariste Gary Moore en remplacement de Brian Robertson.

Avec sa pochette soignée et peu fade, « Black rose » débute par « Do anything you want » mid tempo entrainant remarquable par le jeu de batterie soutenu de Brian Downey et comme souvent par la paire Moore/Gorham et ses riffs aériens.

Les luttes des guitares électriques sont également à l’honneur sur « Thoughest street in town » beaucoup plus durcit encore plus le ton et s’oriente vers un hard rock appuyé.

On change d’ambiance sur « S&M » moins puissant, plus léger et groovy.

Cette relative déception est immédiatement effacé par « Waiting for an alibi » magnifique tube resplendissant de toute la classe mélodique légendaire du groupe.

Vient ensuite « Sarah » une ballade toute en souplesse magnifiée par la sensibilité et la voix feutrée de Lynott puis un autre morceau fracassant, « Got to give it up » puissant et félin autour du thème tragique de la dépendance qui coutat la vie au chanteur bel et bien conscient de sa maladie.

Certes moins étincelant ,« Get out of here »  fait néanmoins preuve d’une belle énergie et envoie son quota de décibels.

Plus subtile et délié, « With love » distille un charme hypnotique du largement au chant enveloppant de Lynott et à la qualité des guitares.

Sans qu’on s’y attende, l’album se clôt par « Roisin dubh (black rose) », longue épopée musicale de plus de sept minutes rappelant le gout marqué pour Thin Lizzy pour les ambiances celtiques.

En conclusion, « Black rose » est un album de grande qualité illustrant le retour en forme d’un des géants du hard rock.

Très dense, inspiré et homogène, « Black rose » contient tous les éléments qui ont contribué à la grandeur de Thin Lizzy, puissance et superbe accroche mélodique des guitares mais également chant de grande classe de Lynott, ici en tout point parfait.

« Black rose » rend ici superbement hommage au rock dans tous ces états et constitue un des meilleurs album des magiciens irlandais.

A recommander à tous les amateurs de rock classieux.

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 23:10

van_halen_III.jpg2

 

 

On saute plusieurs décennies dans la carrière de Van Halen et on se retrouve en 1998 avec la sortie de « III » qui a la particularité notable d’être le premier avec le chanteur Gary Cherone en remplacement de Sammy Hagar qui avait brillamment tenu la baraque depuis le départ au début des années 80 de Roth.

Avec sa belle pochette d’homme encaissant un boulot de canon dans le ventre (!), « III » commence par une placide introduction instrumentale « Neworld » pour lancer le premier véritable morceau « Without you » doté d’une bonne énergie rock et d’une bonne dynamique sur laquelle la voix rauque de Cherone se greffe admirablement bien.

On enchaine sur « One I want » au tempo puissant mais un peu trop heurté.

Les choses se calment ensuite sur « From afar » aux refrains adoucis contrastant avec le timbre particulièrement rugueux du chanteur puis s’améliorent franchement sur « Dirty water dog » ou le bon dosage semble être trouvé entre guitare/synthétiseurs et refrains bien huilés sur lesquels Cherone trouve enfin ses marques.

Van Halen pousse davantage le coté mélodique avec « Once » première authentique ballade du disque, correctement exécutée sans bouleverser outre mesure.

On revient à du plus rugueux sur « Fire in the hole » mid tempo hard rock efficace, avant de repousser encore plus les loin les limites des ballades avec « Josephina » beau morceau acoustique, sur lequel Cherone arrive à faire passer toute l’émotion nécessaire ou « Year of the day » un peu plus difficile à digérer sur ses plus de huit minutes.

Un court instrumental « Primary » pour se remettre et on attaque la dernière ligne droite du disque, décomposée en deux parties, « Ballot or the bullet » musclé mais manquant de cohérence et une énième ballade « How many say I » avec piano mollasson et chant larmoyant.

En conclusion, honni des fans purs et durs du groupe pour des raisons évidentes, « III » n’est pas un album détestable mais un album de hard rock trapu, abusant de ballades à rallonges globalement assez peu convaincantes.

L’intégration de Cherone est en effet plus compliquée que prévu, tant sa voix dure et éraillée se montre encore plus difficile à canaliser au sein de Van Halen que celle de Hagar et pour ne rien arranger, l’inspiration des autres musiciens (ou es tu Eddy ?) ne parait pas être à son meilleur niveau.

Après « III », Van Halen connut une longue éclipse de près de 14 ans, autant dire une plongée dans un gouffre.

Autant dire que cet album pompeux qui connut un grand échec commercial, fit aussi mal aux Californiens qu'un coup de boulet dans le gras du bide ...

Ceci demeure à mon sens certainement exagéré.

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 22:09

van_halen_II.jpg2

 

 

Poursuivant le vieil adage qui veut que les grands groupes des années 70 sortaient un album par an, Van Halen sort en 1979 « II » soit une année après leur son premier album éponyme considéré comme culte dans le monde du (hard) rock.

On prend les même et on recommence alors ou presque avec ce « II » au titre et à la pochette sobrissimes.

Les américains choisissent un début plutôt calme et infusent un savoureux «You’re no good » sur lequel Dave Lee Roth ondoie lascivement sur les traditionnels effets de guitare du surdoué Eddy.

On continue sur le même rythme avec « Dance the night away » très bon morceau de rock aux refrains aériens purement irrésistibles puis « Somebody gives me a doctor » beaucoup plus poussif malgré toujours quelques plaisantes sorties du père Eddy.

Il faut toute la gouaille et l’abattage de Roth pour emballer un « Bottoms up ! » bluesy et canaille, tout comme « Outta love again » titre atypique au tempo déstructuré sur lequel le chanteur fait parler les aigus.

Arrive enfin le premier riff hard rock avec « Light up the sky » qui malgré une belle originalité manque légèrement d’impact pour figurer au rang des classiques.

Après le court (mais réussi) instrumental hispanique « Spanish fly » déboule « DOA » mid tempo remarquable surtout par ses refrains efficaces.

On arrive alors sans trop forcer à la fin du disque composée du très soft « Women in love » trainassant péniblement sur plus de quatre minutes et « Beautiful girls » comme son nom l’indique, léger, groovvy et un tantinet superficiel.

En conclusion, plus sage et moins puissant, « II » est bien loin d’égaler la flamboyante créativité du premier opus.

Pour autant, dans un registre presque plus rock que hard, il n’en demeure pas totalement dénué d’intérêt, et pourra séduire les amateurs d’une musique plus calme mais toujours de bonne qualité.

Si la guitare d’Eddy a un peu oublié sa vigueur et si l’absence de hits mastodontes se fait ici cruellement sentir, le chant de Roth toujours de très bon niveau, avec un registre varié mélangeant mélodie, tons bluesy et cris suraigus, peut suffire à lui-même pour jeter une oreille sur ce disque, mais pas plus selon moi.

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