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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 23:17

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  who_made_who.jpg

 

Comme je l’ai dit précédemment la période des années 80 n’est vraiment pas fameuse pour Ac/Dc avec une succession d’album honnêtes mais se complaisant déjà dans une certaine routine.

Sorti en 1986, « Who made who » est en réalité une commande de bande originale pour le film d’horreur de Stephen King « Maximum Overdrive ».

Avec sa pochette gréco-romaine sobrissime, l’album débute avec « Who made who » mid tempo au potentiel commercial digne de celui d’un tube tournant en rotation sur les radio généralistes.

On enchaine ensuite sur « You shook me all night long » aussi célèbre qu’inutile, puis sur « DT » un instrumental faisant la part belle aux jolies arabesques de la guitare rock de Angus Young.

Une autre nouvelle composition remplit fort efficacement son office, « Sink the pink » mid tempo aux refrains solides et au groove agréable.

Ac/Dc bouche les trous avec la ballade « Ride on » ou la fantôme de Bon Scott ressurgit de son tombeau le temps d’une chanson, puis « Hells bells » célèbre tube plus que largement entendu.

On ne notera aussi avec quelque intérêt le remarquable « Shake your fondations » nouveau mid tempo puissant et agressif.

La fin de l’album se déroule avec un autre instrumental, le vif et très jouissif « Chase the ace » et le traditionnel « For those about to rock », conclusion évidente à tous les concerts du groupe.

En conclusion, « Who made who » pourrait d’un premier abord se faire écharper tant le remplissage de vieux titres le garnissant parait flagrant (50% des compositions) avec en prime deux instrumentaux sympathiques mais courts.

Mais même si l’exercice reste dans le domaine de la courte portée, Ac/Dc s’acquitte plutôt bien de ses nouvelles compositions en proposant un travail plaisant et de qualité.

Rien d’exceptionnel donc, mais un travail global tout à fait acceptable pour une bande originale de film.

Mention indulgente donc pour ma part.

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 20:04

3 storm bringer

 

 

Sorti en 1974, « Stormbringer » est le troisième album de Deep purple avec David Coverdale au chant après le passage éclair mais o combien remarqué de Ian Gillian, brillant Co-auteur de deux chefs d’œuvres intemporels « In rock » et « Machine head ».

Avec sa pochette fleurant bon le fantastique si cher aux premiers Rainbow du regretté Ronnie James Dio, « Stormbringer » ouvre les hostilités avec une ambiance heavy metal apocalyptique mais terriblement fluide et accrocheuse sur des refrains ou la voix de Coverdale tutoie les anges.

Même encore maintenant, le relativement méconnu, « Stormbringer » reste pour moi un chef d’œuvre, une pièce unique, intense, magistrale, annonçant à l’avance d’autres chefs d’œuvres de groupes comme Judas priest.

La transition avec les très country-blues « Love don’t mean a thing » et « Holy man » est par conséquent rude, même si il faut reconnaitre que Coverdale est également impeccable dans ce registre plus calme.

Le charme véhiculé par ce style plus feutré est tel que « Hold on » aux refrains soul-music pourtant assez éloignés des déchainements hard de Gilian parvient à accrocher l’attention en raison de sa classe.

Avec son tempo plus soutenu et ses quelques éclats, « Lady double dealer » correspond plus aux canons du rock énergique mais l’incursion est de courte durée puisque « You can’t do it right » voit la basse de Glenn Hughes revêtir des aspects funky au demeurant non déplaisants.

Deep purple replombe ensuite sa musique d’acier avec le très bon « High ball shooter » qui déroule un hard fluide et hautement énergétique.

On aborde ensuite la fin du disque avec « The gypsy » sympathique avec ses belles harmonies de guitare, et « Soldier of fortune » très belle ballade blues ou la voix de Coverdale fait des ravages.

En conclusion, malgré son titre ravageur « Stormbringer » est une tromperie.

Mis à part effectivement le titre introductif, impressionnant de puissance et de maitrise, « Stormbringer » s’oriente vers un style beaucoup plus calme agrémenté de blues, soul et funk.

Mais même si on s’écarte donc du hard frontal (mais si foisonnant !) des débuts, la musique pratiqué par Deep purple reste ici incroyablement riche et plaisante.

Sans être Gillian, David Coverdale reste un chanteur d’exception dans son registre particulier élégant et classe.

« Stormbringer » est donc réservé aux mordus des 70’s, aux esthètes, aux âmes sensibles, aux amateurs de bonne musique ouverts d’esprits sur des styles plus larges mais o combien enrichissants pour la sensibilité musicale.

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 19:15

5In_rock.jpg

 

 

Plongée vers les racines du hard rock avec « In rock » de Deep purple.

Sorti en 1970, « In rock » est déjà le troisième album de Deep purple mais constituera en raison de son orientation franchement hard et novatrice, l’une des pierres angulaires du hard rock moderne aux coté du premier Led zeppelin et du premier Black sabbath sortis la même année ou légèrement avant.

Avec « In rock » Deep purple change son line up, se dotant d’un excellent bassiste (Roger Glover) mais surtout avec Ian Gillian d’un chanteur puissant et offensif capable de monter haut dans les aigus.

Ceci va considérablement changer la donne et étoffer le son déjà solide des virtuose Ritchie Blackmore (guitare) , Jon Lord (claviers) et Ian Paice (batterie).

Avec sa superbe pochette évoquant non sans une certaine folie des grandeurs le Mont Rushmore, célèbre montagne à l’effigie des présidents américains détournée pour présenter les visages des musiciens, « In rock » débute en trombe par le redoutable « Speedking » premier titre heavy metal avant l’heure en raison de sa vitesse et de sa violence.

Plus de quarante ans après, l’auditeur est encore secoué par l’impact prodigieux de ce titre et par les hurlements déchainés de Gillian.

La suite bien que moins tonitruante, révèle alors un « Bloodsucker » aux riffs particulièrement trapus émaillés des brutales explosions vocales du chanteur.

On change ensuite de catégorie avec le chef d’œuvre du disque, « Child in time » somptueuse pièce épique et progressive de plus de dix minutes, sur laquelle le groupe fait preuve d’une créativité, d’une sensibilité et d’une intensité dignes des plus grands.

On revient certes à un registre un peu plus traditionnel avec « Fly of the rat » mais exécuté avec une vivacité et un feeling prodigieux sur les formidables parties instrumentales de musiciens géniaux.

La puissance et la conviction sont au rendez vous sur le pesant « Into the fire » et les effets musicaux inventifs de « Living wreck » parviennent à le rendre juste assez prenant pour faire oublier une certaine monotonie.

L’album se termine par un autre mid tempo solidement bâti, « Hard luck man » fortement rehaussé par la puissance de la guitare de Blackmore, par la créativité de l’orgue de Lord et par quelques éruptions vocales de Gilian.

En conclusion, court mais incroyablement intense « In rock » mérite assurément sa réputation d’album culte.

Pourtant il apparait très exigeant musicalement et peu accessible au tout venant.

La qualité de la musique est phénoménale, avec des musiciens au top individuellement et formant un ensemble un tout formidablement créatif.
Les rythmiques lourdes et agressives de la paire Paice/Glover, les riffs et solo puissants de Blackmore constituent l’ossature en or massif de ce nouveau style de musique sur laquelle viennent se greffer un orgue vintage omniprésent (seul Ray Manzareck de The doors peut pour moi rivaliser avec Lord) mais surtout un chanteur d’une révolutionnaire par son style percutant et haut perché à l’égal d’un Robert Plant.

« In rock » est un classique donc, un album fou et génial comme seules les années 70 pouvaient produire.

A consommer sans modération pour tout amateur de rock sauvage et ambitieux.


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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 19:29

3blow_up.jpg

 

 

Comme pour Iron maiden et Black sabbath, je dois avouer avoir mes têtes pour Ac/Dc et grosso modo ne pas aimer grand-chose de la période Brian Johnson.

Aussi « Blow up your video » sorti en 1988 soit en pleine période de creux artistique pour le groupe australien (en réalité ils ne se ressaisiront que fugacement au début des années 90 avant de sombrer dans un lent mais inéluctable déclin), n’avait à la base pas grand-chose pour m’attirer.

Pourtant je me suis efforcé d’écouter sérieusement ce disque à la pochette basique mais énergique et efficace.

L’entrée en matière se présente pourtant bien avec un « Heatseeker » bien agressif et lorgnant vers un heavy metal teigneux et accrocheur.

Sans être génial, « That’s the way I wanna rock n roll » offre un bon gros hard rock calibré pour faire réagir les stades.

Ac/Dc se fait (un peu !) plus fin avec « Meanstreak » mid tempo au groove irrésistible ou Angus Young place des parties de guitares fort réussies.

On assiste alors à une alternance entre titres poussifs comme « Go zone » « Sin for nothin »  « Ruff stuff » répétitifs et peu inspirés  ou Johnson s’escrime sur place et titres nerveux, rapides avec juste ce qu’il faut d’efficacité sur les refrains  comme « Kissin dynamite » ou « Nick of time ».

L’album se termine sur deux belles réussites, « Two’s up » (ode débile à la vie de couple ?) au fort potentiel commercial avec une grosse capacité d’accroche et « This means war » l'un des titres les plus durs et radicaux du disque.

En conclusion, en étant honnête, « Blow up your video » n’est pas un mauvais album et tient fort bien la route dans un registre plutôt violent pour du Ac/Dc.

La lourdeur du son et la vitesse d’exécution des titres font en effet souvent lorgner le hard des australiens vers les frontières du heavy metal.

Mis à part cette énergie et un indéniable savoir faire, « Blow up your video » est limité par une certaine linéarité dans les compositions et par le chant toujours en force de Johnson qui rend son écoute usante sur la durée.

Malgré ces petites critiques, « Blow up your video » tient solidement la route et offre aux fans ce qu’ils désirent, du bon hard musclé et efficace.

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 23:14

5 Powerage.jpg

 

 

Nous restons dans la catégorie des géants du hard rock avec le « Powerage » d’Ac/Dc, a lbum à l'époque plébicité par un ancien copain de Fac, Fabrice que je n'avais pas trop suivi dans son amour immodéré pour les kangourou électriques.

Sorti en 1978, cet album à la pochette des plus comiques avec un Angus Young plus électrique que jamais passe quelques fois un peu inaperçu par rapport à son glorieux successeur l’archi connu « Highway to hell ».

Et pourtant … « Rock ’n’ roll damnation » gavé d’un délicieux groove rock est une entame des plus juteuses confirmant le talent de machine à tubes des frères Young.

Plus subtil et terriblement ancré dans la réalité avec l’angoisse des fins de mois difficiles à boucler question finances, « Down payment blues » dégouline de toute la classe de la Gibson d’Angus et de tout le talent d’interprétation de ce diable de Bon Scott.

La machine est semble t il lancée et Ac/Dc installe son irrésistible sens du groove qui fait taper du pied avec l’efficace « Gimme a bullet ».

Arrivent ensuite deux joyaux du disque, le dynamique et enlevé « Riff raff » teigneux comme une bagarre de fin de soirée à la sortie d’un bar et le tube écrasant tout sur son passage « Sin city » et son ode à la ville du vice, Las Vegas, seyant comme un gant à cette vielle crapule de Scott.

On pense alors à une chute logique d’intensité et d’inspiration bien compréhensible à ce stade du disque mais il n’en est rien temps « What’s next to the moon » s’avère être un titre d’une qualité incroyable avec riffs accrocheurs et refrains soutenus.

Certes « Gone shootin » et « Up to my neck in you » sont quelques crans en dessous mais passent plutôt bien en guise de digestifs tout en douceur avant une ultime ruade de santiags dans les gencives, le cinglant « Kicked in the teeth » et ses incessantes déferlantes de guitares électriques.

En conclusion, bien que à ma grande honte j’ai découvert les attraits de « Powerage » relativement tardivement, je dois reconnaitre que cet album est en réalité un véritable bijou de hard rock, simple, dynamique, vivifiant.

Bien entendu Bon Scott et son charme gouailleur y sont pour beaucoup mais il ne faudrait pas non plus oublier ce miracle rythmique Phil Ruud (batterie)/Cliff Williams (basse) qui vient en permanence faire pulser les riffs des frères Young.

Meme si il contient moins de hits immédiatement mémorisables (voir beuglables en stades) qu’un « Highway to hell » ou qu’un « Back in black » , « Powerage » n’en est pas moins un fantastique album de rock ‘n’ roll à conseiller à tous les amateurs de musique dont le but est de faire swinguer.

 

Et encore désolé, vieux Fab, j'aurais du t'écouter plus tot ...

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 19:54

led_zeppelin.jpg5

 

 

Convenons aisément qu’il manquait jusqu’alors dans ce blog la chronique de « Led zeppelin » premier album de Led zeppelin et véritable tournant historique de la musique hard rock, à tel point que beaucoup considère que le groupe anglais formé à Londres en 1968 est le seul et unique représentant du hard rock le plus pur.

Sorti en 1969, « Led zeppelin » est l’œuvre de quatre jeunes musiciens anglais férus de blues, le chanteur Robert Plant, le guitariste Jimmy Page, le bassiste John Paul Jones et le batteur John Bonham.

Cette influence blues se fait certes sentir mais est ici complètement dépassée pour produire un son nouveau, plus agressif et énergique qui donnera naissance au hard rock des origines.

L’entrée en matière de l’album à la pochette ultra impressionnante représentant un dirigeable enflammé, se fait par un tube explosif, « Good times, bad times » au tempo rapide, aux refrains accrocheurs avec cerise sur le gâteau un solo de guitare très démonstratif de Page.

Immédiatement après ce coup de force, Led zeppelin se réoriente vers un rock bluesy à fleur de peau traversé de fulgurances incendiaires semées par la voix si haut perchée et expressive de Plant.

Le blues est ensuite franchement abordé avec le lent et lancinant « You shook me » avant d’être ensuite transcendé pour produire le lourd et malsain « Dazed and confused » se trainant comme un homme agonisant dans une ruelle sombre.

On bascule ensuite vers des choses plus calmes avec « Your time is gonna come » très belle ballade relaxante et le court instrumental acoustique « Black moutain side ».

Puis Led zeppelin sort à nouveau ses griffes en acier avec « Communication breakdown » court morceau surpuissant au chant hurlé qu'on peut considérer comme le véritable précurseur du heavy metal des années 70/80.

Pour se remettre du choc frontal vient un autre blues, « I can’t quit you baby » trop long, trop statique et pas assez original pour moi et le long final « How many more times » au tempo lourd et bien balancé.

En conclusion, pour un coup d‘essai « Led zeppelin » est un véritable coup de maitre, une bijou de hard/blues situé à des années lumières en avance sur son temps.

Le son de la guitare de Page est prodigieux, à la fois puissant, lourd, chaud et fiévreux comme une nuit d’orage.

Le chant de Plant est étincelant, aussi explosif dans les aigus stratosphériques que caressant et émouvant sur les ballades.

Riche, varié, intense, prenant, sans défaut, sans esbroufe ou titre bouche trou, « Led zeppelin » peut pour moi être considéré comme le meilleur album de hard rock de tous les temps.

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 21:18

fly_night.jpg2

 

 

Encouragé par l’excellent feeling de « Vapor trails », j’ai cherché à découvrir de manière quelque peu monomaniaque la carrière de Rush.

Sorti en 1974, « Fly by night » et sa pochette très « chouette » peut être considéré en raison de l’arrivée du futur inamovible batteur Neil Peart en remplacement de John Rutsey comme le premier vrai album des canadiens.

A cette époque, il ne faut pas oublier que nous sommes encore aux balbutiements du hard rock et l’influence des pionniers du genre (Led Zeppelin, Deep Purple) se fait sentir sur « Anthem » marqué par un coté rentre dedans des plus notables au niveau du son de guitare puissant d’Alex Lifeson et du chant assez agressif de Gedy Lee dans un registre à la Bon Scott d’Ac/Dc.

Ce coté rugueux se manifeste également sur « Best I can » mid tempo qui secoue gentiment avant une montée de fièvre sur le dynamique « Beneath, between & behind » qui ne brillent toutefois pas par leur formidable créativité.

Mais le jeune groupe alors débutant semble enfin révéler quelques aspirations plus ambitieuses sur le long « Tor and the snow dog » à la structure complexe émaillée d’interminables parties instrumentales.

On revient à un registre plus classique avec « Fly by night » sonnant comme du Led Zeppelin plus heurté.

Cette influence se fait encore plus fortement sentir sur « Making memories » et les ballade « Rivendell » , « In the end » aux parties acoustiques et mélodiques omni présentes.

En conclusion, « Fly by night » est un album de hard rock des années 70 propre et correctement exécuté mais qui ne se démarque en rien des superbes productions de ténors de l’époque.

Après des débuts musclés lorgnant vers du Ac/Dc bandant ses muscles sans réellement faire peur, l’album se réoriente vers un hard bluesy trop inspiré par Led Zeppelin.

A l’exception de « Tor and the snow dog » il est impossible de sentir le coté progressif qui sera par la suite considérablement développé par les musiciens.

Les musique est certes de qualité mais trop scolaire, trop timorée, ne se démarque pas assez de ses influences pour faire la différence et retenir mon attention.

 

Rien d'indispensable à ce stade donc à mes yeux.

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 20:30

godsmack_IV.jpg3

 

 

Si j’ai pu être un peu dur avec « Godsmack » le premier album des Bostoniens paru à la fin des années 90, ce relatif peu d’enthousiasme ne les pas empêché de se tailler une jolie petite carrière commerciale au fin des ans.

Sorti en 2006, le bien nommé « IV » est le quatrième album de la formation qui a vu Shannon Larkin s’installer au poste de batteur occupé jusqu’alors par Tommy Stewart.

Avec sa pochette sobre vaguement ethnique, « IV » débute par « Livin in sin » excellent mid tempo gavé de puissance et de feeling.

Le groupe revêt ensuite son manteau de rockers durs à cuir avec « Speak »  et « The ennemy » beaucoup plus massifs et rugueux.

Il faut attendre les titres suivants, « Shine down »  mais surtout la superbe ballade planante « Hollow » pour sentir à nouveau une approche mélodique plus accrocheuse grâce notamment à la voix rauque et chaude de Sully Erna.

Sans être exceptionnel, « No rest for the wicked » reprend la marche en avant chaloupée et métallique de Godsmack même si la suite symbolisée par « Bleeding me » se montre particulièrement terne.

Les américains font alors un petit clin d’œil à une des réussites de leur premier album avec « Voodoo too »  qui parvient pratiquement à égaler la magie noire du premier volet.

Sans surprise, « Temptation » donne dans le métal viril efficace mais est surclassé par « Mama » qui combine harmonieusement puissance et mélodie.

L’album se termine assez glorieusement avec « One raining day » superbe ballade de plus de sept minutes suintant le doux spleen.

En conclusion, assurément Godsmack s’est amélioré au fil des ans et a considérablement amélioré.

Sa musique est toujours très puissante et virile mais incorpore davantage d’ingrédients mélodiques pour faire huiler la mécanique et faire passer plus efficacement le couple moteur.

Bien sur, le groupe est parfois encore pataud ou relativement peu inspiré mais sa mixture mi grunge mi métal fonctionne au final avec une réussite tout à fait notable, faisant de Godsmack une valeur sure du métal contemporain.

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 22:29

godsmack.jpg2

 

 

Les années 90 furent décidément très vivaces en terme de hard rock puissant.

Originaire de Boston, Godsmack émergea en 1998 avec son premier album « Godsmack ».

On retrouve dans ce trio poly instrumentiste au look de durs tatoués, Sully Erna (chant, batterie) , Tony Rombola (guitare), Robbie Merrill (basse) avec en supplément le percussionniste Tommy Murdock.

Avec sa pochette assez provocatrice montrant une freak au look de punk percée, « Godsmack » débute par « Moon baby » qui incarne fort bien la musique des bostoniens composée de mid tempo pesant, de riffs lourds mais surtout d’un chant rauque et puissant, assez proche de celui de James Hetfield de Metallica.

« Moon baby » ne fait pas dans la dentelle mais se montre bigrement efficace.

Certes « Whatever » contient quelques petites pointes de vitesse mais est bien vite rattrapé par sa terrible pesanteur pour un résultat assez gluant.

Le style est inchangé sur « Keep away » et « Time bomb » lassants avec leur coté gros bras virils.

« Bad religion » passe à peine mieux avec ses riffs marteaux piqueurs, son chant rugueux et ses refrains un peu adoucis et « Immune » se montre franchement pénible avec sa linéarité brutale.

Une surprise apparait sur le bel instrumental « Someone in London » sonnant comme du Alice in chains, avant que « Get up, get out » ne pousse encore plus loin la similitude avec l’immense groupe de Seattle avec toutefois plus de rudesse sur les refrains de camionneurs.

Ce regain se fait sentir sur « Now or never » certes toujours lourd mais aux transitions plus réussies.

L’auditeur saoulé de coups peine dans la dernière ligne droite avec « Stress » long, déstructuré et particulièrement répétitif avant d’obtenir un répit inattendu avec « Situation » injectant quelques passages plus planants au milieu de ce tunnel de riffs poids lourds.

L’album se clôt par le meilleur morceau du disque l’inattendu « Voodoo », long titre atmosphérique de plus de neuf minutes sous fond de magie noire, révélant de belles qualités vocales de la part de Erna.

En conclusion, malgré son succès, « Godsmack » ne correspond pas à mes attentes en terme de musique.

Godsmack pratique un hard rock de dur à cuir gras, lourd et épais qui laisse assez peu de place à la finesse ou aux variations.

Le groupe ne se pose pas de question et fonce en ligne droite tel un énorme camion US renversant tout sur son passage.

On pense à Metallica, mais aussi à Pantera avec quelques pincées d’Alice in chains, trop rares à mon gout.

Malgré le timbre de Erna, puissant et chaud comme celui des meilleurs rockers, on ne peut regretter le manque de variété, de dynamique de ce groupe de poids lourds.

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 22:45

pump.jpg1

 

 

En 1989, soit deux ans après l’énorme succès de « Permanent vacation », Aerosmith alors en pleine gloire surenchérit avec « Pump » à la pochette années 60 assez plaisante.

Fidèles à leurs habitudes, les Bostoniens débutent par un morceau vif et enlevé « Young lust » .

Par contraste « F.I.N.E » parait étrangement poussif avec son absence de refrains et ses gros riffs patauds.

Aerosmith abat une de ses cartes maitresses avec « Love in a elevator » gros hit commercial assez irritant qui deviendra un des classiques de son répertoire.

A l’insipide rock teinté de blues « Monkey on my back » succède le bien trop facile « Janie’s got a gun ».

Mais la machine à tubes de MTV semble mise sur orbite et rien ne semble pouvoir arrêter l’horrible « The other side » avec ses cuivres ronflants et ses refrains surgonflés.

On renoue avec un peu plus de punch avec « My girl » rock tendu fort bien troussé avant de replonger dans les tréfonds du blues poisseux sur « Don‘t get mad, get even ».

Aerosmith semble soigner sa sortie avec un « Voodoo medicine man » hard  très inspiré et enlevé ou la voix de Steven Tyler se fait électrisante avant de replanter une grosse ballade mielleuse « What it takes » en guise de dessert trop sucré.

En conclusion, même si « Pump » fut un succès encore plus grand que le respectable « Permanent vacation », il se montre pour moi franchement insupportable avec son coté hard Fm très racoleur.

Mis à part quelques légers frémissements comme sur l’imposture initiale « Young lust » et l’heureux « Voodoo médicine man » , la plupart des titres lisses et surcalibrés radio, ne présentent à vrai dire aucun intérêt.

Après cet album trop commercial et grand public, Aerosmith prendra une direction artistique qui s’éloignera beaucoup de mes gouts.

A part peut être sur ses albums des années 70, Aerosmith a donc peu de chances de trouvers grâce dans ce blog.

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