Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 17:01

Comme vous le savez en parallèle de sa carrière d’acteur comique, Ben Stiller sait aussi se lancer dans des projets plus personnels et intimistes allant parfois à contre courant de son image habituelle.

En 2013 il réalise donc «  La vie rêvée de Walter Mitty » ou il se met lui-même en scène en Walter Mitty employé de bureau travaillant au service photo de Life magazine, le célèbre journal New-Yorkais.

Petit chef consciencieux, Mitty fait honnêtement son boulot mais mène une vie de célibataire citadin des plus ennuyeuses.

Inscrit sur un site de rencontre pour draguer Cheryl Melhoff (Kristen Wiig) une collègue de travail qu’il n’ose pas aborder, Mitty rencontre des problèmes techniques sur le site et commence à rêver d’une situation impossible alors qu’il est au téléphone avec Todd (Patton Oswald) de la hotline.

Les absences de Walter sont légendaires et lui valent d’être remarqué défavorablement par Ted Hendricks (Adam Scott) le nouveau patron de Life chargé de dégraisser un maximum les effectifs pour préparer la transition vers un magazine en ligne jugé plus rentable.

Jeune et arrogant, Hendricks charge Walter de faire la dernière une avec un cliché exceptionnel envoyé par Sean O’connell (Sean Penn), un photographe-aventurier connu de longue date.

Mais Walter qui a reçu les photos ainsi qu’un portefeuille en guise de cadeau de remerciement de Sean, ne peut retrouver ledit cliché n°25.

Soumis à la terrible pression d’Hendricks et aux conseils timides de Cheryl, Walter va devoir sortir de son schéma de routine habituelle pour aller à la recherche de Sean, localisé la dernière fois au Groenland (!)

L’épreuve est rude pour cet homme timoré n’étant jamais sorti des Etats-Unis à quarante ans passés mais Walter relève le défi.

Au Groenland, une improbable rencontre dans un bar avec colossal chanteur ivre (Olafur Dari Olafsson) le pousse à embarquer dans son hélicoptère pour trouver Sean sur un bateau.

Prenant tous les risques, Walter surmonte ses peur et se jette dans la mer glacée ou il évite de peu de mourir dévoré par un requin.

Recueilli par les pécheurs, Walter apprend que Sean est en réalité prés du célèbre volcan islandais Eyjafallajokull.

Il se rend donc sur place, gravit les pentes escarpées en vélo, échange un skateboard à un adolescent contre un bonhomme en latex mais rate in extremis Sean.

Echappant de peu à l’éruption du volcan, Walter retourne bredouille aux Etats-Unis pour constater que les licenciements massifs ont déjà touché Cheryl et son collègue Hernando (Adrian Martinez).

Viré également par Hendricks, Walter jette de dépit le portefeuille de Sean dans la poubelle de la maison de sa mère puis a un flash….

Après avoir appelé Cheryl, il comprend que Sean lui a laissé des indices pour le retrouver sur la zone afghane de l’Himalaya ou il tente de photographier des léopards de neiges.

Walter se rend sur place et après un éprouvant périple arrive à plus de 5500 mètres de hauteur, retrouve enfin l’explorateur énigmatique, qui lui révèle placidement avoir laissé le cliché dans son portefeuille.

Effondré mais heureux, Walter quitte son ami après une ultime partie de foot avec les sherpas locaux.

De retour aux Etats-Unis, il est aidé par Todd qui se porte garant de lui face à la police américaine puis dégouté par le fait que Cheryl ait visiblement trouvé un petit ami, lui laisse son skateboard pour son fils.

Lorsqu’il apprend plus tard que sa mère (Shirley Mc Laine) a gardé son portefeuille, Walter retrouve le fameux cliché qu’il donne malgré son licenciement à Hendricks.

Au moment de toucher ses indemnités de licenciement, Walter croise une ultime fois Cheryl qui lui confirme que l’homme aperçu chez elle n’était pas son petit ami.

Devenu un homme nouveau plus sur de lui, Walter lui propose de sortir ensemble…

En chemin le couple constate que la une de O’connell rend en réalité hommage à Walter, symbole de tous les employés qui ont contribué à la grandeur du magazine Life durant toutes ses années…

En conclusion, « Walter Mitty » est un film gentillet utilisant le thème bien connu mais toujours séduisant du voyage initiatique permettant à un employé de bureau timide et emprunté, de se réaliser pleinement en tant qu’homme.

Sujet bateau, scénario invraisemblable inspiré d’un conte de fée moderne, « Walter Mitty » se sauve de la médiocrité par la qualité de ses interprètes, Ben Stiller en tête, toujours parfait dans ce type de rôle de looser-rêveur, par ses beaux paysages montagneux, d'efficaces effets spéciaux et par une petite touche d’humour folie Stillerienne.

Pas inoubliable donc mais sympathique, léger et poétique !

Repost 0
Published by Seth - dans Fantastique
commenter cet article
21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 09:09

En 1977, Jacques Tardi continue sa brillante lancée avec « Adèle Blanc-sec, tome 3, le savant fou ».

Dans le Paris enneigé et glacial de janvier 1912, Adèle Blanc-sec est abordée en pleine rue par le savant Robert Espérandieu qui l’entraine voir une expérience de spiritisme ou il tente de communiquer avec son collègue défunt Boutardieu, afin de percer les secrets permettant de ramener à la vie des espèces préhistoriques.

L’expérience se montre peu concluante, Dieuleveult un des professeurs présents sur place accusant la présence d’Adèle d’avoir fait échouer l’entreprise.

Ménard qui est également partie prenante dans l’entreprise tout comme Dieudonné, intervient et conduit ensuite la petite troupe dans son laboratoire personnel ou à l’aide d’une machine complexe il fait renaitre à la vie un homme préhistorique appelé pithécanthrope qui contre toute attente apparait très délicat et raffiné.

A son retour, la voiture qui conduit Espérandieu et Adèle est attaquée mais Adèle dégaine une arme et riposte, faisant exploser le véhicule adverse.

Blessée superficiellement à la tête, Adèle préfère se terrer chez elle après une nouvelle tentative d’assassinat nocturne.

Mais une lettre parvenue à son domicile lui donne rendez-vous à minuit Place Denfert-Rochereau pour sauver Ménard et Espérandieu enlevés par des malfaiteurs.

A l’heure du rendez-vous, Adèle est agressée par le pithécanthrope grimé en statue de Raspail mais incapable d’aller au bout des choses, l’homme-singe tourne finalement les talons.

L’intrigue se complique lorsque Adèle est assommée par deux hommes qui la relâchent mystérieusement…

Prenant l’initiative, Adèle décide de retourner au laboratoire de Ménard, mais est de nouveau assommée !

Droguée, elle découvre que Espérandieu est en réalité un dangereux psychopathe mégalomane désireux de transformer le pacifique pithécanthrope en machine à tuer, premier modèle d’une armée de super soldats.

Malgré les multiples traitements chimiques, le pithécanthrope ne tue pas Adèle mais l’aide à s’échapper au nez et à la barbe d’Esperandieu dont les deux hommes de main sont neutralisés par les mêmes hommes l’ayant déjà assommée.

Les choses s’éclaircissent enfin lorsque les deux gorilles la conduisent jusqu’à l’inspecteur Caponi, qui furieux d’avoir été relégué à la circulation après l’affaire de la secte de Pazuzu, a quitte la police pour se venger de son ex supérieur, Dugommier.

Heureusement, pithécanthrope veille comme un ange gardien sur Adèle et surgit pour l’arracher aux griffes de l’ex policier.

Après une course poursuite fascinante en voiture dans les rues désertes de Paris enneigé, un monstre mécanique arachnide fait irruption sous le lion de Denfert et traque également l’ultime véhicule dans le quel tout le monde tente de se réfugier.

Comme si cela ne suffisait pas, un automitrailleuse blindée avec à son bord Clara Benhardt déguisée en Pazuzu surgit et percute le véhicule des fuyards.

Mais l’entreprise de vengeance de l’ex actrice tourne au ridicule lorsque son costume de démon prend feu, l’obligeant à prendre la fuite.

Quand Dugommier arrive avec la police, il réintègre Caponi qui stupidement accepte et arrête tout le monde, sauf le pithécanthrope poursuivi à mort par l’araignée mécanique.

Le dénouement a lieu en haut de la cathédrale de Notre-Dame ou s’est réfugié l’homme-singe.

Après une lutte confuse, l’assaillant et la victime chutent et meurent.

Dans son dernier souffle, le pithécanthrope avoue son amour à Adèle tandis que le monstre mécanique révèle la présence d’Espérandieu, obsédé par l’idée de tuer sa création.

Adèle est finalement libérée tandis que les savants retenus prisonniers par Espérandieu continuent leurs agissements.

En conclusion, « Adèle Blanc-sec, tome 3, le savant fou » est sans doute l’aventure la plus émouvante des trois premiers tomes, avec une hallucinante révision des mythes de King-kong ou de Frankenstein dans un Paris du passé splendide de majesté sous la neige.

Tardi continue non seulement à nous faire rêver par ses dessins sublimes dignes d’appartenir au patrimoine national, mais crée l’attachement pour un homme singe préhistorique se transformant en protecteur forcené de l’héroïne.

Ce superbe troisième tome confirme également que Tardi est l’auteur qui vous réapprendra à aimer Paris, magnifié ici sous le trait de l’artiste !

Repost 0
Published by Seth - dans Fantastique
commenter cet article
18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 20:29

Réputé enfant terrible du cinéma français, Gaspard Noé sort « Enter the void » en 2010.

Ce film inclassable raconte selon un procédé de marche arrière déjà employé dans « Irreversible » comment Oscar (Nathaniel Brown) un petit dealer de Tokyo est abattu par la police dans un club appelé le Void après avoir été trahi par Victor (Olly Alexander) un de ses collègues.

Après sa mort dans les toilettes, son âme flotte au dessus de la ville, refusant de mourir en vertu d’une promesse faite à sa sœur Linda (Pas de la Huerta) de ne jamais être séparés.

Remontant le temps à rebours de la mort d’Oscar on comprend le cheminement du jeune homme, sa rencontre avec son ami et conseiller Alex (Cyril Roy) qui lui met également le pied à l’étrier dans le trafic de drogue en lui présentant notamment Bruno (Ed Spear), un grossiste violent et pervers.

Une fois dans le trafic, Oscar rencontre Victor et a une aventure avec sa mère Saki (Sara Stockbridge), une belle femme d’âge mur qui le pousse également à rentrer dans ce business pour gagner rapidement de l’argent.

Lorsque l’argent afflue, Oscar fait venir Linda à Tokyo mais le jeune femme au corps de liane sensuelle ne tarde pas à taper dans l’œil d’un patron de club Mario (Masato Tanno) qui lui propose de travailler dans sa boite de strip-tease.

Devenu un consommateur de drogues dures, Oscar finit par laisser de coté ses réticences et capitule devant la volonté de Linda de devenir strip-teaseuse.

On suit donc la dérive nocturne du trio Oscar-Alex-Linda sur fond de philosophie bouddhiste,, entrecoupée des scènes de l’enfance du frère et de la sœur, avec l’horrible mort de leurs parents, tués dans un accident de voiture aux Etats-Unis.

Le film se poursuit dans un délire visuellement éprouvant, montrant comment après la mort d’Oscar trahi par Victor pour avoir couché avec sa mère, Linda avorte d’un enfant conçu avec Mario devenu son amant et unique protecteur à Tokyo.

En conclusion, « Enter the void » se veut comme un film expérimental prenant comme cadre le monde de la nuit dans sa version la plus glauque de la drogue et du sexe pour proposer un univers visuel psychédélique s’étirant sur plus de deux heures dans la capitale japonaise.

Noé instaure un climat pesant, filmant surtout les corps maigres et blafards de toxicomanes, de trafiquants et de stripteaseuses dans un ballet morbide absolument désespérant, à peine sauvé par quelques scènes de tendresse enfantine malheureusement vite réduites à néant.

Pour autant, malgré sa longueur, sa langueur rédhibitoires et ses acteurs défoncés, « Enter the void » contient d’indéniables qualités artistiques que pourront apprécier les spectateurs les plus aguerris.

Repost 0
Published by Seth - dans Fantastique
commenter cet article
15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 19:28

Dans la foulée du premier tome sorti en 1976, Tardi enchaine avec la suite « Adèle Blanc-sec, tome 2, le démon de la Tour Eiffel ».

Dans un Paris frappé par une vague de disparations sur le Pont-neuf, le mystérieux Etienne Flageolet révèle à Adèle Blanc-sec qu’il est chargé de retrouver une statue assyrienne nommée Pazuzu représentant un démon ailé.

L’aventurière fait le lien avec le meurtre du banquier Mignonneau qui possédait une peinture représentant Pazuzu.

Le duo improvisé se rend chez Jules-Emile Peissonier, peintre obsédé par Pazuzu mais l’attitude étrange du peintre de mèche avec Albert blessé au jambe dans l’affaire du ptérodactyle confirme leurs soupçons tout comme le meurtre sur scène de Josef Montevideo acteur dans une pièce dont les décors ont été réalisés par le peintre.

Contactée par un voyou travaillant pour Joseph, Adèle est amenée jusqu’au Pont-neuf ou des inconnus mettent le feu à sa voiture.

Mais Adèle survit et pénètre sous le Pont en empruntant une succession de passages secrets.

Elle y découvre une secte de fanatiques adorateurs de Pazuzu commandés par Albert membre comme Mignonneau de la confrérie.

Fier de lui, Albert exhibe le corps de Joseph et d’un antiquaire après avoir récupéré la statut de Pazuzu volée lors du vol et de l’assassinat de Mignonneau.

Il introduit ensuite le Grand frère, le véritable chef de l’organisation dont les plans délirants consistent à réintroduire la peste dans Paris.

Effrayée, Adèle rebrousse chemin à travers les égouts mais est assommée avant de pouvoir sortir.

A son réveil, l’affreux Albert lui annonce qu’elle va être offerte en sacrifice à Pazuzu.

A l’enterrement de Montevideo, un acteur Antoine Artaud contacte l’inspecteur Caponi pour lui transmettre des informations sur la mort de son ami.

Mais Artaud est assassiné avant de pouvoir parler et Caponi fait une chute sur les toits enneigés de Paris qui le laisse blessé au bras et à la jambe.

Caponi est aidé par Flageolet qui l’aide à faire le lien entre le meurtre de Montevideo et la disparition d’Adèle Blanc-sec.

Méfiant, Caponi finit par le croire après qu’il ait été abattu en présence de son supérieur le commissaire Dugommier.

Caponi file Peissonier qui le conduit jusqu’à la Tour Eiffel ou la secte de Pazuzu doit sacrifier Adèle et répandre la peste sur Paris.
Son intervention fait capoter leurs plans.

Albert chute de la Tour après avoir été infecté par la seringue destinée à Adèle et Caponi arrête la tueuse déguisée en Pazuzu, une actrice membre de la secte appelée Clara Benhardt.

En une situation extrêmement confuse, Bernhardt est blessée en s’enfuyant tout comme le Grand frère en réalité le commissaire Dugommier.

Un Tarbosaurus est abattu par Caponi puis les professeurs Espérandieu et Ménard surgissent dans les jardins du Champs de Mars, tout comme Saint-Hubert et Zborowsky qualifiés de malade mentaux.

Malheureusement le sympathique inspecteur ne tire pas profit de son spectaculaire coup de filet et est muté à la circulation tandis que Dugommier tire tout crédit du démantèlement de sa propre secte.

En conclusion, « Adèle Blanc-sec, tome 2, le démon de la Tour Eiffel » surpasse de très loin le premier volume, paresseusement adapté au cinéma par Luc Besson.

L’histoire est certes toujours rythmée et pleine de rebondissements mais beaucoup moins embrouillée que dans le premier volume, assez incompréhensible.

Le fantastique règne ici en maitre dans le mystère et le charme du Paris enneigée du début du XXieme siècle…

Mais en réalité en véritable enchanteur, Tardi nous fait rêver à chaque planche ou presque ce qui justifie pour moi à lui-seul la lecture de ce second tome finement ciselé.

Du vrai travail d’orfèvre !

Repost 0
Published by Seth - dans Fantastique
commenter cet article
15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 09:18

Sorti en 1976, « Adèle Blanc-sec, tome 1, Adèle et la bête » est le premier album écrit par Jacques Tardi, grand maitre français de la bande-dessinée.

Dans le Paris de 1911, un évènement inhabituel se produit au Muséum d’histoire naturelle avec l’éclosion d’un œuf de ptérodactyle et de l’arrivée dans la capitale d’un monstre préhistorique.

Face à quelques témoignages, la police reste incrédule jusqu’à ce que la pression exercée par la presse ne pousse les politiques de l’époque à diligenter une enquête qui échoit au commissaire Caponi.

La récompense de 5000 dollars offerte par un journal américain à quiconque photographierait ou capturerait le monstre attise les convoitises et fait monter à Paris, Edith Rabatjoie, qui est suivie par un jeune assistant du Muséum d’histoire naturelle Antoine Zborowsky, tombé amoureux d’elle dans le train.

Antoine suit Edith jusqu’à une maison bourgeoise de Meudon ou elle demeure accompagnée par deux hommes, Joseph et Albert.

Tandis que Ménard, le paléontologue du Muséum fait le lien entre les attaques et l’éclosion d’un œuf, un étudiant parvient à photographier le ptérodactyle mais tombe sur un cadavre sur les toits de Paris.

Envoyé de Lyon par Boutardieu un vieux scientifique en connexion mystique avec l’animal, Espérandieu tente de comprendre pourquoi ces meurtres inexplicables.

Caponi réagit également en fait appel à Justin de Saint-Hubert un chasseur de renommé internationale.

C’est pourtant Adèle Blanc-sec, l’aventurière qui se montre la plus perspicace en prenant la place de la réelle Edith Rabatjoie, dont le père a crée une machine volante tuant à la place du véritable ptérodactyle recrée par Boutardieu.

Sollicitée par Antoine, Adèle accepte un rendez-vous au Jardin des plantes mais évite de peu la mort lorsqu’un homme la jette dans le bassin aux crocodiles.

A son retour à Meudon, Adèle retrouve Albert assommé par Joseph en réalité un traitre venu pour libérer Rabatjoie mais accepte un nouveau rendez-vous d’Antoine qui assure ne rien à voir avec la tentative d’assassinat.

En pleine nuit dans le Jardin des plantes, Adèle et son contact retrouvent Espérandieu et Ménard également sur place ainsi que d’autres hommes armés beaucoup moins amicaux.

Le ptérodactyle surgit, enlevant un des tireurs blessé au bras mais Saint-Hubert l’abat, provoquant la mort à distance de Boutardieu.

Caponi surgit et force les scientifiques à s’expliquer.

L’homme tué est identifié comme Eugène Lobel, un criminel.

Félicité par sa hiérarchie, Caponi rêve de promotion mais déchante lorsque Lucien Ripol, un condamné à mort complice de Lobel dans une affaire de meurtre d‘un banquier, est arraché à la guillotine par une nouvelle attaque du ptérodactyle dans la cour de la prison de la Santé.

L’histoire se complexifie encore lorsqu’Adèle retrouve Ripol qui a caché le butin du meurtre du banquier au Jardin des plantes, mais se fait braquer par Edith et Albert.

Ripol est tué par Albert qui explique ensuite qu’Edith s’est associé à lui pour retrouver l’assassin de son frère sur les toits, en réalité Lobel.

Mais en de nouveaux coups de théâtre, Albert est blessé à l’épaule par Joseph  qui récupère l’argent, et Adèle récupérée par un nouvel inconnu, Simon Flageolet qui lui permet d’échapper à la police.

Edith quant à elle désire toujours récupérer le ptérodactyle mécanique inventé par son père.

En conclusion, « Adèle Blanc-sec, tome 1, Adèle et la bête » plante le décor fascinant d’un Paris du début du Xxième siècle brillamment reconstitué par un travail de recherche minutieux.

L’histoire est à vrai dire complètement délirante, confuse et quasi incompréhensible avec ses multiples rebondissements improbables mais l’ambiance d’enquête policière nimbée de fantastique suffit à elle seule à tenir en haleine.

D’un point de vue graphique, on se régale avec le style soigné de Tardi, inimitable avec son souci du détail et ses personnages inquiétants.

On inaugure donc avec ce premier tome, le début d’un classique de la bande dessinée française !

Repost 0
Published by Seth - dans Fantastique
commenter cet article
14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 12:51

En 1990 soit six longues années après le succès du premier opus sort « Gremlins 2, la nouvelle génération » toujours de Joe Dante.

Ici on se retrouve dans la Clamp tower, infernal gratte-ciel propriété de Clamp (John Glover), caricature à peine voilée de Donald Trump, représentant un magnat de l’immobilier prêt à tout pour remodeler Chinatown à New-York.

Lors de cette opération pilotée par Forster (Robert Picardo) son chef de la sécurité, Mr Wing (Keye Luke) dernier commerçant du vieux quartier chinois meurt mais Guizmo, le petit Mogwai qu’il possédait éjecté dans la rue puis recueilli par un des scientifiques de Clamp.

Héros du premier film Billy Peltzer (Zach Galligan) a grandi et est employé de Clamp tout comme sa petite amie Kate Beringer (Phoebe Gates) qui évolue dans un univers ou la technologie sert à surveiller et contrôler les gens.

Guizmo est examiné par le Dr Cathéter (Christopher Lee) le directeur d’expérimentations génétiques étranges.

Aspergé d’eau par la maladresse d’un réparateur, Guizmo donne naissance à des doubles, dont le fameux Mogwai à la crête, réplique maléfique de lui-même.

Lorsque Billy découvre que Guizmo est retenu prisonnier par Cathéter, il décide de le faire évader mais la manœuvre échoue.

Kate intervient mais récupère le mauvais Mogwai, une créature désordonnée et méchante qui sème le chaos dans leur maison.

Lorsque Billy s’aperçoit de l’erreur, il est trop tard, Guizmo a été mis à l'écart et les Mogwai se sont déjà répandu dans les centres commerciaux de la Clamp tower et s’étant nourri après minuit, sont transformé Gremlins reptiliens et ultra agressifs.

Intelligents et déterminés, les Gremlins investissent graduellement les étages de l’immeuble, utilisant le laboratoire de Cathéter pour expérimenter d’étranges substances qui provoquent des mutations : Gremlin féminin, capable de voler et de résister aux rayons lumineux, de se changer en électricité pure ou doué d’intellect comme Brain (Tony Randall), qui devient le porte parole de la race en raison de ses dons de parole.

Tandis que Brain pérore à la télévision interviewé par Fred (Robert Prosky), un vieil acteur déguisé en vampire, les autres Gremlins sèment la terreur dans la tour tuant Cathéter et isolant Forster.

Clamp lui-même est agressé et s’en sort miraculeusement en passant son adversaire dans un broyeur.

Mais le magnat cherche à étouffer le scandale vis-à-vis des autorités, ce qui pousse Billy et Kate, aidés par Murray Futterman (Dick Miller ) spécialiste des Gremlins qui a réussi à tuer le Gremlin ailé en le noyant dans le ciment, à intervenir à la place des pompiers qui croyaient à un incendie.

A l’intérieur du building la guerre fait rage…mais Guizmo a réussit à se reprendre en main et s’inspirant de Rambo, se confectionne un armement de fortune avec un arc et une allumette qui lui permet de tuer Crête blanche, horriblement croisé avec une araignée géante qui s’apercevait à dévorer Marla Bloodstone (Haviland Morris), sa collègue carriériste.

Mais Brain dirige alors la meute, qui s’apprête à faire irruption dans New-York pour en prendre le contrôle.

En un pari risqué, Futterman arrose tous les Gremlins qui se multiplient dans une ambiance de folie mais demande ensuite à Billy et Kate d’utiliser le Gremlin électrique pour les électrocuter en série.

La menace écartée, Clamp fait publiquement machine arrière sur ses velléités scientifiques et même immobilières…ce qui ne l’empêche pas de rêver à des projets plus ruraux auxquels il voudrait associer Bill et Kate.

Seul Forster reste coincé dans les étages avec la Gremlin femelle qui le demande en mariage !

En conclusion, « Gremlins 2, la nouvelle génération » est une petite déception perdant la magie et le coté charmant du premier opus, pour accentuer la folie dévastatrice des Gremlins.

Malgré son scénario rachitique, ses acteurs minables et son délire continu, « Gremlins 2, la nouvelle génération » offre des scènes d’anthologie dans lesquelles Dante tourne en dérision les plus gros succès de l’époque au box office américain.

On sourit également avec étonnement en voyant l’attaque frontale contre Donald Trump alors beaucoup moins connu qu’en 2016, mais déjà représenté comme un arriviste sans foi ni loi…

Echec commercial, ce second opus vaut cependant le détour pour sa folie, son humour noir et ses effets spéciaux respectables pour les déjà vieilles années 90.

Repost 0
Published by Seth - dans Fantastique
commenter cet article
18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 20:46

Sorti en 2010, « Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec » est une adaptation des célèbres bandes dessinées de Tardi par Luc Besson.

La trame de base est la résurrection d’un ptérodactyle du Jurassique, qui dans le Paris de 1912 commet un crime spectaculaire en tuant un préfet.

La journaliste et aventurière Adèle Blanc-Sec (Louise Bourgoin), revenue d’une mission périlleuse en Egypte pour récupérer Patmosis (Regis Royer) la momie d’un médecin de Ramsès II pour soigner sa sœur paralysée Agathe (Laure de Clermont Tonnerre), s’intéresse logiquement à l’affaire tout comme l’inspecteur Capponi (Gilles Lellouche) un policier balourd obsédé par la nourriture.

Lorsque Capponi se rend chez l’Egyptologue Marie-Joseph Espérandieu (Jacky Nercessian) qui a établi une curieuse connexion avec l’animal préhistorique, il échappe de peu à une agression et prend conscience de l’étrangeté de l’affaire.

Espérandieu est alors condamné à mort et il est alors fait appel au chasseur africain Justin de Saint Hubert (Jean-Paul Rouve) un incompétent dangereux et pédant pour chasser le ptérodactyle.

Aidée par Zworboski (Nicolas Giraud) l’assistant d’un scientifique du Jardin des Plantes amoureux d‘elle, Adèle retrouve le ptérodactyle et parvient à l’apprivoiser pour sauver d‘Espérandieu, mais de Saint Hubert intervient et blesse mortellement la bête,

Espérandieu mystiquement connecté à l’animal, meurt peu après mais parvient à ranimer Patmosis de la mort.

Se sentant une dette envers Adèle, Patmosis qui n’est que physicien et non médecin la conduit jusqu’au Louvres ou il ranime les momies des Pharaons et de son médecin personnel qui réussit le miracle de soigner Agathe.

Le miracle se poursuit lorsque Zworboski tombe sous le charme d’Agathe qui accepte ses avances contrairement à la revêche Adèle qui s’embarque sur le Titanic sous le regard cruel de son rival en Egypte, le savant Dieuleveult (Mathieu Almaric).

En conclusion, « Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec » est une adaptation se voulant moderne et comique de l’univers étrange, tordu et inquiétant de Tardi.

Besson fait donc du Besson avec un coté enfantin et grand public calqué sur les films d’aventures de Spielberg comme Indiana Jones ce qui dénature à mes yeux l’esprit de l’œuvre originale.

La prestation de Louise Bourgoin se montre également insupportable avec un ton nerveux, agressif et revêche la rendant parfaitement insupportable.

Malgré donc la présence de quelques acteurs par ailleurs respectables et de quelques effets spéciaux dénotant d’un budget conséquent, « Les aventures d’Adèle Blanc-Sec » est un gros plantage que n’aimeront que les plus indécrottables fans du très surestimé enfant terrible du cinéma.

Repost 0
Published by Seth - dans Fantastique
commenter cet article
18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 22:17

En 2009 sort « Ghost machine » un petit film fantastique anglais de Chris Hartwill.

Ici, des spécialistes de la simulation numériques travaillant pour l’armée anglaise, décide de se réunir dans une ancienne prison pour tester un nouveau système de simulation révolutionnaire.

Tom (Sean Harris) le concepteur-leader en charge des simulations met ainsi en réseau Vic (Luke Fort), Benny (Jonathan Harden) expert en informatique et Lain (Sam Corry) le gardien de la prison.

Seule Jess (Rachael Taylor) la seule recrue féminine épinglée pour son manque de réussite aux tests préliminaires reste sur la base et subit la pression du sergent Taggert (Richard Dormer), un homme dur et autoritaire qui voit d’un très mauvais œil la petite escapade des garçons.

Immergé dans un monde de réalité virtuelle tandis que leurs corps sont en sommeil, Benny et Lain tirent sur tout ce qui bouge et tuent des soldats ennemis faisant partie intégrante de la simulation.

Mais quelque chose s’enraye et la présence d’une femme (Halla Vilhalms) trainant une chaine est détectée par Tom le superviseur.

Après une première éjection du système, Tom redescend dans la prison changer un composant tombé en panne, ce qui donne l’occasion au vicieux Benny de coupler la simulation à un programme érotique.

Descendant à nouveau dans la simulation, Benny se fait séduire par des stripteaseuses, mais est ensuite capturé par la femme qui l’attache et commence à l’entailler.

Malgré l’aide des garçons plus Jess qui a finalement rejoint les garçons après avoir échappé aux griffes de Taggert, Benny finit par décéder de ses blessures.

Lain , Jess et Vic descendent ensuite dans le jeu traquer la femme… à l’aide de flingues inhibiteurs mais Lain se fait capturer et étouffer à l’aide d’un chiffon mouillé sur son visage.

Taggert qui a également fait irruption dans la salle de commande se dispute avec Tom qui le neutralise et l’envoie dans le jeu.

En effet, la femme qui se nomme Prisonnière K (Hatla Williams) est en réalité une ancienne terroriste torturée et tuée par Taggert et le recherche pour se venger.

Elle y parvient dans le jeu, tuant le corps de son ancien bourreau mais se fait capturer par les rayons des autres survivants.

Surexcité, Tom révèle avoir tout manigancé pour capturer un fantôme et passer à la postérité.

Cette révélation choque Jess et Vic…mais K se montre plus maligne que ses poursuivants en les piégeant à leur issue dans la simulation et en lançant un reboot système pour les tuer.

Happé dans le néant, Tom n’y survit pas tout comme K.

Restés seuls, Jess et Vic s’inventent une vie rêvée sous les tropiques tandis que les autres soldats commandés par Bragg (Joshua Dallas) investissent les lieux sans pouvoir arrêter la simulation.

En conclusion, « Ghost machine » est un petit film fauché exploitant à fond la carte des jeux vidéos shoot em up… en introduisant une pincée de fantastique-gore auprès de joueurs pris à leur propre piège.

Quelques effets spéciaux et scènes d’actions à se mettre sous la dent, une pincée de sexe en toc, des personnages de geeks et de militaires assez caricaturaux, le tout emballé à la va vite pour un sous produit destiné à un public ciblé.

Rien au final de bien neuf ou stimulant.

Repost 0
Published by Seth - dans Fantastique
commenter cet article
9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 08:46
Furie (Brian de Palma)

Je n’avais jamais vu « Furie » de Brian de Palma aussi ce film bien barré de 1978 éveillait il ma curiosité.

« Furie » débute au Moyen-Orient avec l’attaque au fusil mitrailleur par un commando d’un père américain Peter Sandza (Kirk Douglas) et de son fils Robin (Andrew Stevens) qui étaient paisiblement attablés sur une plage pour discuter de leur avenir.

Par miracle, Peter échappe à l’agression qui fait exploser le petit bateau dans lequel il tentait de fuir et effectue un tir de représailles sur Ben Childress (John Cassavetes) son collègue de la CIA qu’il s’apprêtait à quitter.

Malheureusement Robin qui croit fermement avoir perdu son père est rapatrié aux États-Unis dans un institut spécialisé pour exploiter un mystérieux don qu’il possède, le tout sous la supervision de Childress.

Déterminé à retrouver son fils à Chicago, Peter s’arrange pour aller aux États-Unis.

Il mène une vie d’homme traqué par l’organisation de Childress… doit fuir et se déguiser pour échapper à ses poursuivants.

Toujours à Chicago, une jeune femme appelée Gillian (Amy Irving) est repérée par les hommes de Childress car elle semble comme Robin disposer de pouvoir télépathiques, ce qui lui permet de lire les pensée des gens et les faire saigner à distance le plus souvent involontairement.

Gillian est elle aussi prise en charge par le Dr Jim Keever (Charles Durning) mais ses pouvoirs psychiques lui font prendre conscience de la violence dont a été victime Robin dans ces même lieux.

Le potentiel de Gillian séduit en revanche Childress qui aimerait l’utiliser pour en faire une arme psychique…

L’acharnement de Peter finit par payer puisque Hester (Carrie Snodgress) sa petite amie travaillant dans l’institut pour enfants surdoués, lui confirme la présence de Gillian et le lien étrange qui semble l’unir à Robin.

Avec la complicité de la jeune femme, Gillian s’échappe et est prise en charge par Peter même si sa fuite spectaculaire cause plusieurs accidents et morts.

Peter et Gillian unissent leurs forces pour aller libérer Robin détenu dans une maison ultra sécurisée ou sa médecin particulière, Susan Charles (Fiona Lewis), le maintien sous son influence.

Mais le psychisme perturbé de Robin le rend instable et agressif, aussi bien pour le grand public que pour la doctoresse.

Devenu incontrôlable il torture sa maitresse et la tue après l’avoir mise en lévitation.

Peter pénètre juste à temps dans la maison et tente de raisonner son fils, ne recueillant que la haine de celui-ci.

Gillian intervient pour bloquer les pouvoirs de Robin qui meurt dans une chute malheureuse après avoir voulu frapper une dernière fois son père.

Alors que Childress tente de la récupérer, Gillian se rebelle et fait exploser son bourreau dans une ultime scène spectaculaire…

En conclusion, « Furie » fait partie de ses films un peu datés des années 70 qui tentaient d’explorer le paranormal.

Misant sur quelques scènes d’actions bien ficelées, sur la présence du déjà vieillissant mais toujours en forme Kirk Douglas et sur des effets spéciaux gore aujourd’hui un tantinet ridicules et dépassés, « Furie » se regarde aujourd’hui comme une curiosité d’un autre temps…

A réserver aux fans de fantastique et Brian de Palma , réalisateur pour moi largement surestimé.

Furie (Brian de Palma)
Repost 0
Published by Seth - dans Fantastique
commenter cet article
23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 21:00
Au-delà d’un destin (Jean-Marc Dhainaut)

Fraîchement sorti en 2016 , « Au-delà d’un destin » est le premier roman amateur de Jean-Marc Dhainaut publié chez Edilivre.

ATTENTION POTENTIEL SPOILER

L’histoire se déroule en 2013, dans l’Artois (Nord de la France aujourd’hui‘hui), où Maxime Delcote un modeste ouvrier se rendant un matin à son travail est victime d’un terrible accident de voiture qui le catapulte en 1214.

Sous le traits de son ancêtre, un certain Jean, Maxime se retrouve donc dans le village qu’il connait si bien mais en plein Moyen-âge avec la menace d’une double invasion venue d’Angleterre et de Germanie.

Hébété et incapable de réagir aux ordres de sa hiérarchie militaire, Jean pourtant réputé à la base vaillant soldat, est déclaré fou et brutalement éjecté du château du seigneur local messire Guillaume, qu’il était censé garder.

Heureusement pour lui, il est pris en charge par Bertrand et Élise, un couple de modestes fermiers qui va faire preuve à son égard d’une très grande patience en lui laissant le temps de s’acclimater à cette nouvelle vie.

Le lecteur découvre donc avec le héros la vie à la campagne au Moyen-âge avec le réapprentissage des gestes et tâches les plus élémentaires comme manger, se laver, se vêtir ou aller aux toilettes.

Guidé par les apparitions soudaines d’un petit homme mystérieux et protégé par la famille de Bertrand, Maxime se découvre peu à peu amoureux de sa fille Adeline, une jeune femme simple et fraiche qui atténue les déboires de sa vie personnelle d’homme moderne avec l’abandon précoce d’un père polonais inconnue, une séparation conjugale douloureuse et la maladie de sa fille Sophie, que seul un coûteux traitement à l’étranger pourrait sauver mais qu’il n’est malheureusement pas capable de lui payer.

Mais comme chacun le sait la vie au Moyen-âge n’avait rien d’idyllique et les dangers sont donc nombreux entre les loups, les armées ennemies qui menacent le village et William, le chef des gardes, qui en veut personnellement à Jean et a décidé de s’en prendre à Adeline.

Un tournant a lieu lorsque le héros décide d’aller assister à un tournoi de chevaliers dans un autre village situé à une dizaine de kilomètres.

Il y fait la connaissance d’un forgeron appelé Gauthier qui devient son ami après qu’il eût porté secours à Clément d‘Ardenne, un chevalier participant au tournoi, dont il répare in extremis l’armure, le sauvant ainsi d’une blessure qui aurait pu lui être fatale.

Malheureusement le retour chez Bertrand s’avère douloureux avec la découverte du corps inanimé d’Adeline, finalement tuée par William véritable serial killer de son époque.

La perte est alors immense pour Jean qui jure de se venger en tuant William.

Retrouvant finalement la maîtrise des armes et de l’embuscade, Jean obtient sa vengeance et enterre le corps de son ennemi sous un chêne qui deviendra légendaire.

Mais l’Histoire s’accélère et l’invasion ennemie finit par atteindre le village semant la panique parmi les villageois que Guillaume reclus dans son château, refuse de protéger, violant ainsi les devoirs d’un seigneur envers ses serfs.

Guillaume n’arrive pourtant pas à ses fins puisque Clément également présent dans la bataille le tue.

Le tournant décisif a finalement lieu lorsque Clément fait de Gauthier un chevalier.

L’homme mystérieux fait alors son apparition faisant le lien entre l’accident de Jean en 2013 et la raison de son aventure en 1214 conduisant à une issue tout aussi tragique.

Le dénouement arrive donc comme un soulagement pour le jeune ouvrier/soldat avec la résolution de ses difficultés en ayant influé sur la destinée d’un de ses ancêtres.

Le principal est alors obtenu : le sauvetage de Sophie avec en toile de fond le souvenir éternel d’Adeline.

En conclusion, bien que à l’origine peu attiré à la base par les romans historiques, j‘ai été surpris et finalement séduit par « Au-delà d’un destin ».

Si j’ai assez peu goûté les minutieuses descriptions de la vie quotidienne au Moyen-âge et trouvé que l’auteur chargeait plus que de raison la mule d’un point de vue du pathos familial du héros, j’ai en revanche apprécié la construction habile du roman, et son idée centrale particulièrement séduisante consistant à imaginer qu’on pouvait peut être racheter sa vie en modifiant par ses actes le cours de son passé.

Mais plus que par son style, sa thématique, sa construction ou la passion forte de l’auteur pour le médiéval, « Au-delà d’un destin » m’a séduit en raison de la puissance de la charge émotionnelle qu’il délivre en une ultime déflagration en pleine face du lecteur.

Si Jean-Marc Dhainaut est parvenu à séduire un lecteur dont les goûts sont aussi éloignés en apparence de son univers, c’est que son talent d’écrivain est bel et bien réel et qu’une seconde carrière risque de s’ouvrir à lui s’il persévère dans cette voie !

Au-delà d’un destin (Jean-Marc Dhainaut)
Repost 0
Published by Seth - dans Fantastique
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens