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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 22:33

Dans « Californication, saison 3, épisode 4 », Hank (David Duchovny) s’englue dans une relation multiple, continuant de fricoter avec Felicia Koons (Embeth Davidtz) qui s’était pourtant jurée que leur étreinte fugace lors de la fête de fin d’année n’aurait aucune suite puis de manière identique ne parvient pas à détacher son assistante Jackie (Eva Amurri Martino) de plus en plus dévergondée.

En pleine phase rébellion, Rebecca (Madeline Martin) continue de fréquenter Chelsea (Ellen Davis Woglom) ce qui donne à Hank un prétexte en béton pour voir Felicia.

Mais Hank restant fidèle à lui-même c’est-à-dire instable et coureur, ne peut s’empêcher d’entrainer son vieux compère Charlie (Evan Handler) dont le couple est toujours en perdition dans le club de strip tease ou travaille son ancienne élève Jill Robinson (Diane Farr).

Dans une ambiance de lave en fusion, Hank offre une stripteaseuse nommée Diana (Diana Terranova) à son ami, se gardant la sculpturale Jill pour lui-seul en une scène surréaliste ou il tente de la convaincre sans succès de revenir à son cours de littérature.

Après que Charlie jouisse dans son pantalon au grand damne de sa cavalière siliconée, Marcy (Pamela Adlon) l’appelle pour faire la visite de leur appartement à deux acheteurs potentiels.

Charlie rapplique en urgence mais la visite tourne au fiasco après que Marcy ait laissé un tampon sanguinolent boucher les WC.

Une nouvelle fois Charlie repart du domicile conjugal laissant sa future ex-femme dévastée…

Au sortir de la boite de strip, Hank se fait tabasser (pas trop fort) par des clients de Jill qu’il trouve un peu trop insistants.

Reconnaissante, la jeune femme l’invite chez lui et le convainc de passer la barrière prof-élève ainsi que celle de la différence d’âge pour faire l’amour avec elle.

Hank ressort de cette expérience vaguement culpabilisé et discute par caméras interposées avec Karen (Natascha Mc Elhone) depuis New-York et craque ensuite pendant son cours sous les assauts conjugués de Felicia, Jackie et Jill.

En conclusion, « Californication, saison 3, épisode 4 » sombre pour moi grandement dans la facilité par sa  course ininterrompue à la femelle, avec des situations confinant à l’absurde…

Véritable étalon au sex appeal irrésistible, Hank se laisse aller à ses vieux démons et dérive de seins en vagin, dans une quête aussi vaine que sa personne, son copain Charlie ne valant au fond pas mieux que lui dans son genre plus minable…

Aucun intérêt donc dans ce quatrième épisode plus que décevant : affligeant !

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 08:23

Dans « Californication, saison 3, épisode 3 », Hank (David Duchovny) est invité par  Felicia Koons (Embeth Davidtz) à une fête annuelle des professeurs de littérature.

Se faisant un peu tirer l’oreille, le rebelle finit par venir accompagné de Jackie (Eva Amurri Martino) qui attend désespérément son petit ami.

Fidèle à sa réputation, Hank vagabonde flirtant avec Felicia dans le bureau de Stacy Koontz (Peter Gallagher) ce qui choque Jill Robinson (Diane Farr), invitée elle-même à la fête et elle aussi intéressée par son professeur de littérature.

Alors qu’il se remet à peine d’avoir laissé passer l’occasion de faire l’amour avec une jeune et sexy strip teaseuse, Hank doit consoler Jackie, dévastée par l’absence de son rencard et comme on pouvait s’y attendre finit par avoir une relation sexuelle avec elle sur le bureau de Stacy.

Lorsque celui entre pour chercher une bouteille, il surprend Hank qui donne le change, laissant Jackie cachée sous le bureau…

Après avoir croisé sa fille Rebecca (Madeline Martin) et sa copine Chelsea (Ellen Davis Woglom) revenant d’une ballade nocturne au cours de laquelle elles ont ingéré des champignons hallucinogènes, Hank récupère Jackie qui finalement retrouve son rencart, un brave pompier (Greg Dude) avec une excuse en béton armé.

De son coté, les choses s’accélèrent pour Charlie (Evan Handler) qui choqué de découvrir que Marcy (Pamela Adlon) joue à se faire violer par son petit ami noir (Billy Brown), demande conseil à Sue Collini (Kathleen Turner) et décide de s’introduire de nuit chez son ex femme pour tenter de la violer.

Comme on s’en doute, ceci se conclut par un échec cuisant et par un nouveau rejet de Charlie.

L’agent looser connait toutefois un succès professionnel en signant son premier contrat avec le musicien Rick Springfield (Rick Springfield), mais alors qu’il célèbre ceci avec Sue en cédant enfin à ses avances, Pamela le surprend en pleine action…

Les espoirs de Charlie pour réintégrer le nid conjugal s’effondrent et le conduisent à dormir de nouveau chez Hank.

En conclusion, « Californication, saison 3, épisode 3 » cumule les situations irréalistes mais croustillantes ou Hank met en avant la puissance de son sex appeal masculin avec trois femmes d’âge différent tournant autour de lui dans une même soirée.

L’éternel papillon qui continue d’appeler occasionnellement sa femme la nuit à NY et connait des difficultés avec l’éducation de sa fille, se voit ici dans une situation qu’il affectionne le plus.

Son meilleur ami, fidèle à lui-même continue sur le même registre du désastre conjugal avec délire scabreux sur le viol et les femmes d’âge mur.

Ce troisième épisode constitue donc un pur cru californien !

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 07:52

Dans « Californication, saison 3, épisode 2 », Hank (David Duchovny) accepte finalement l’offre de Felicia Koons (Embeth Davidtz) pour enseigner la littérature à l’université.

Flanqué de son assistante Jackie (Eva Amurri Martino) une trentenaire célibataire refusant catégoriquement ses avances par peur de souffrir, il impose d’entrée son style négligé et rebelle, fascinant ses élèves notamment Balt (Ed Westwick) un jeune homme amoureux de lui qui lui demande son avis sur la qualité de sa production littéraire.

Désarçonné par cette déclaration, Hank donne brutalement son avis sur la nullité des textes de Balt, des histoires érotico-homo sur des vampires.

Il ne peut cependant pas prévoir que le jeune homme fait ensuite une tentative de suicide.

Hank fait face aux foudres de Dean Stacy Koontz (Peter Gallagher) et évite d’extrême justesse de prendre la porte notamment par le soutien de Felicia (Embeth Davidtz).

Pour se faire pardonner il se rend au chevet du jeune homme et le console en lui réservant une confession homo de Charlie (Evan Handler).

En raccompagnant Jill Robinson (Diane Farr) la colocataire de Balt, il découvre qu’elle est strip teaseuse dans un club branché de LA.

De son coté, Charlie tente pathétiquement de recoller les morceaux avec Marcy (Pamela Adlon) mais découvre qu’elle fréquente un autre homme, un noir athlétique (Billy Brown).

En conclusion, « Californication, saison 3, épisode 2 » a pour principal mérite de montrer les premiers pas à l’université de Hank, comme on s’en doute professeur catastrophique poussant ses élèves à enfreindre les règles.

Abordant de manière détachée l’homosexualité masculine, ce second épisode n’apporte pas grand-chose de plus… versant sa répétition habituelle de scène de drague rentre-dedans et de disputes conjugales.

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 07:35

En 2009 sort « Californication, saison 3, épisode 1 ».

Après le départ de Karen (Natascha Mc Elhone) pour New-York, Hank (David Duchovny) se retrouve seul à Los Angeles avec la responsabilité de l’éducation de Rebecca (Madeleine Martin) logiquement de plus en plus rebelle et émancipée.

Les frictions se multiplient entre le père et la fille et Hank finit par rencontrer Felicia Koons (Embeth Davidtz) la mère de Chelsea (Ellen Woglom) la meilleure amie de Rebecca et accessoirement partenaire de fumette.

Directrice d’une section littérature à l’université, Felicia invite le turbulent Hank à une soirée dans sa maison ou ce dernier fait la connaissance de son mari Dean Stacy (Peter Gallagher) le doyen de l’université.

Les contacts sont rugueux entre les deux hommes sachant que Hank l’a projeté dans un buisson avec sa vieille Porsche alors qu’il faisait du vélo.

Durant cette soirée, Hank fait la connaissance de Richard Bates (Jason Beghe) un écrivain réputé qui perd les pédales après avoir ingurgité de l’alcool et révélé une addiction dormante.

Devenu incontrôlable et bon pour la desintox, Bates fait faux bon à Felicia pour assurer ses cours à l’université, ce qui la pousse à proposer le poste à Hank.

De son coté, Charlie (Evan Hanlder) se débat toujours en plein divorce avec Marcy (Pamela Adlon) mais a réussi a retrouver un emploi d’agent littéraire.

Sous la coupe de sa patronne, Sue Collini (Kathleen Turner) une insatiable cougar, Charlie a bien du mal à résister à ses avances répétées et peine à rentrer des contrats pour son ami, à présent en difficulté financière.

En conclusion, « Californication, saison 3, épisode 1 » semble redémarrer sur de nouvelles bases en montrant un Hank toujours aussi fantasque mais en proie à de nouvelles difficultés d’ordre générationnelles.

Le renouvellement des personnages apporte du sang neuf, tout comme l’entrée potentielle du héros dans le monde de l’enseignement.

Le ton de la série reste lui inchangé : sexe, drogue et rock ‘n’ roll pour un cocktail des plus irrévérencieux !

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 10:14

En 2017, alors que les attentats sanglants continuent de pleuvoir sur le Monde et en particulier l’Europe, Eric Delbecque sort « Le bluff sécuritaire, essai sur l’impuissance française ».
Derrière ce titre choc se cache une analyse approfondie des causes qui permettent au terrorisme de s’enraciner durablement en France mais surtout une liste de mesures qui selon l’auteur pourraient contribuer à lutter plus efficacement contre lui en dépassant le stade de le la mesure "gadget" prise à la va-vite pour rassurer les populations après chaque crise.
Après une introduction ou Delbecque relativise le sentiment d’insécurité ambiant en rappelant que le niveau de violence aujourd’hui dans les grandes capitales européennes n’est en rien comparable avec celui des siècles passés, il souligne depuis la chute du mur de Berlin qui avait pour insigne mérite de simplifier les problèmes de sécurité en désignant le bloc « soviétique » comme adversaire de l’Occident, le morcellement des « ennemis » de la Nation autour de nébuleuses terroristes (Al Qaida et Daech) obéissant plus à des logiques de réseaux réticulaires à l’échelle mondiale qu'à celles d’organisations pyramidales hyper structurées.
Dans ce nouvel ordre mondial, certains pays comme les Etats-Unis et la Chine réagissent par un nationalisme fort n’hésitant pas à renforcer des alliances entre états et société privées comme les puissants GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) pour accroitre leur emprise sur le monde.
A contrario Delbecque voit l’Europe et la France incapables de réagir efficacement car engoncées dans une vision idéologiquement pacifiste du monde avec des ennemis flous (le terrorisme, le fascisme) et le règne du politiquement correct qui paralyse toute tentative de débat rationnel sur les questions de sécurité.
Face aux attentats, le gouvernement français manque donc d’analyse stratégique et n’est que dans la réaction en combinant arsenal législatif et mesures techniques comme l’accroissement de la surveillance numérique des citoyens, ce qui a le don de déchainer la logorrhée d’habituels arguments bobo-gaucho sur la montée en puissance d’un totalitarisme étatique…sans que ces détracteurs ne réalisent le moins du monde que leurs données sont déjà en permanence espionnées par les géants américains du web.
S’ensuit un long passage sur les origines de la société de surveillance avec de nombreuses références littéraires (Bernays, Orwell, Huxley), visant à démontrer l’inefficacité globale d’une surveillance de masse, car à l’instar du programme PRISM mis en place par la NSA, les données se révèlent impossibles à traiter efficacement et n’empêchent nullement des ennemis habiles et rustiques de contourner la technologie pour arriver à leurs fins, réservant son emploi à des fins de propagande ciblée visant à créer des vocations d’éléments isolés capables de passer à l’acte de manière autonome.
Ce discours est l’occasion de battre en brèche le mythe du loup solitaire à la Mohamed Merah, car on s’aperçoit que la plupart de ces terroristes présentées comme solitaires ont à un moment ou un autre été en contact physique avec des recruteurs ou des « maitres spirituels » que ce soit dans des prisons, mosquées radicales ou associations.
C’est pourquoi aucune mesure technologique ne saurait remplacer l’importance du « facteur humain » avec un travail de terrain au contact direct des sources d’information.
L’analyse bascule ensuite dans une tentative d’approfondissement des causes profondes qui poussent certains individus à devenir des criminels, le résultat étant qu’on ne nait que très rarement criminel mais qu’on le devient lorsque plusieurs facteurs se rencontrent, le cas du terrorisme s’apparentant à une dérive sectaire avec phénomènes d’exploitation et d’emprise sur des individus fragilisés en vue de nuire à la société.
Ici l’acte d’attentat rentrerait dans une logique de guerre asymétrique, permettant à des organisations modestement équipées sur le plan militaire d’ébranler par des actes symboliques forts la puissance des états.
La guerre visée par les terroristes est donc en premier lieux une guerre d’information chargée de marquer les esprits d’où l’importance cruciale des médias, jouant un rôle de caisse de résonance pour ces organisations, ce qui implique de ne pas baser la riposte uniquement sur le plan technico-opérationnel mais également sur le plan de la communication.
Du point de vue des dirigeants, Delbecque dénonce le règne du politiquement correct, chaque nouvelle mesure sécuritaire étant vue comme une nouvelle dérive potentielle dérive « fasciste » tandis que l’absence de prise en compte de problèmes communautaires, de difficultés d’intégration et de zones de non droit paupérisées livrés au règne de bandes criminelles en banlieue, empêche une prise en compte sérieuse du phénomène terroriste.
Car la montée en puissance de l’islamisme salafiste contient bel et bien une dimension sociale, combinaison mortelle de perte de sentiment d’appartenance nationale et de marchandisation des individus sous le règne d’un capitalisme souverain supplantant les états et accentuant davantage les inégalités, sources inévitables de conflit.
Largement critiqué pour ces défaillances en cas d‘attentat réussi, le renseignement français n’est pas utilisé de la même manière que les Etats-Unis ou la Chine en combinant approche privée et étatique, à des fins d’amélioration de son efficacité opérationnelle mais également de guerre économique permettant d’accroitre son influence mondiale.
Mais au lieu de cela Delbecque fustige l’absence de vision des dirigeants européens, leur soumission résignée au libéralisme mondial, leur refus inconscient du conflit issu de l’héritage historique, la frilosité des castes militaires obnubilées par la fonte de leurs moyens mais également paralysées par leur approche carriériste au point de ne pas oser de franches ruptures doctrinales avec les dirigeants auxquels ils sont assujettis, au point entre autre de refuser de considérer l’emploi de Sociétés Militaires Privées pour assurer des missions de surveillance et de logistique afin de préserver les forces vives pour les opérations les plus stratégiques.
Sans volonté de puissance militaire, culturelle ou économique, l’Europe laisse le soin à d’autres nations comme les Etats-Unis, la Russie ou la Chine, de prendre les commandes des relations internationales.
L’auteur puise donc ensuite dans son histoire personnelle mélange d’héritage familial militaire et de références littéraires, pour souligner l’importance de développer le sentiment national chez l’individu.
L’approche sociologique révèle également que par le mélange de la culture de l’excuse et de la haine de soi, l’individu développe une absence totale de son identité propre et du sens des responsabilités…
Un monde ou le respect des règles s’estompe et la sanction n’est généralement pas appliquée ou de manière très allégée, un monde ou exister équivaut à consommer et ou l’image qu’on véhicule notamment dans la sphère virtuelle devient prédominante, ne peut qu’aboutir à une perte de repères, des psychoses et des comportements destructeurs.
Ainsi il est par conséquent relativement aisée pour une idéologie totalitariste comme l’islamisme radical de s’enraciner sur ce terrain et de capter des individus fragilisés en leur proposant une forme de considération et d’appartenance sociale, une grille de lecture fausse mais simplifiée du monde ou l’Autre est à éliminer ou soumettre le tout orchestré par un sentiment de toute puissance exalté par la communication autour du modèle de l’aura virile des guerriers.
Face à cette menace intérieure et protéiforme assez inédite, Delbecque propose de créer de groupes hybrides les GIRRAT (Groupe d’Intervention et de Renssignement Régional Anti Terroriste) multi-compétences mêlant forces de sécurité classiques (police, gendarme, douane) mais aussi agents financiers, professeurs, psychiatres, théologiens, experts techniques ou réservistes afin d’améliorer le triptyque Détection-Prévention-Répression, sans oublier toutefois de préciser qu’il est humainement impossible de deviner à l’avance tous les crimes avant qu’ils ne soient commis.
C’est dans la dernière partie de son ouvrage que l’aspect solution est le plus développé avec un ensemble de propositions multi domaines visant à traiter globalement la menace : renforcement de la coopération entre structures étatiques, de la chaine de détection en formant le monde éducatif (professeurs, éducateurs, surveillant) à la reconnaissance de signes précurseurs, cellules de réflexion composites formées de spécialistes capables d’embrasser toutes les données d’un problème mais aussi mesures plus fermes concernant le contrôle de la radicalisation en prison et l'application réelle des peines prononcées.
Mais de manière plus profonde, c’est le sentiment de cohésion national qu’il faut reconquérir en redonnant aux Français l’amour de leur pays, en commençant par l’approche de l’enseignement de l’Histoire qui doit créer un sentiment de fierté au regard de son pays natal.
Cette question rejoint à mon sens celle de la souveraineté nationale, avec le rôle de l’Etat, qui devrait s’affirmer comme un acteur dominant sur son sol et influent à l’extérieur notamment sur les volets économiques et culturels, et non un pion soumis au libéralisme mondial et à aux fédéralisme européens.
En conclusion, « Le bluff sécuritaire, essai sur l’impuissance française » est un livre fort qui bousculera les idées préconçues que les médias et les politiques véhiculent parfois sur les questions aujourd’hui brulantes concernant le terrorisme.
Très instructif quand il aborde l’histoire du renseignement aux Etats-Unis, de l’origine du terrorisme ou des approches criminologistes, truffé de références (littéraires, cinématographiques, télévisuelles)  classiques ou plus pops, le dernier ouvrage de Delbecque impressionne par son acuité analytique mais également par son courage en abordant les sujets qui dérangent les classes dirigeantes car conférant au malaise national et à la déshérence d’une partie de sa population basculant par manque de perspectives dans les griffes du terrorisme.
Le constat est pourtant relativement évident lorsqu’on se donne la peine de le voir, l’Occident a d’une certaine manière crée le monstre qui l’attaque en favorisant l’émergence d’un libéralisme tout puissant, consolidant son emprise par une culture du profit immédiat, de l’absence de règles morales et au recours valorisé de la force ou de la duperie de nos élites.
Sans autre idéologie que la « liberté », « l’amour » ou « l’égalité » entre les cultures, le modèle vertueux de paix et de prospérité illimités voulue par l’Europe après la Seconde guerre mondiale se fissure sous la dure réalité du Monde…
Refuser de le considérer et continuer à vivre dans son petit écrin de confort en passant que les choses finiront bien par s’arranger toutes seules n’est donc que le signe d’un aveuglément egocentrique assez en phase avec notre époque.
Face aux mouvements totalitaristes caractérisés par une symbolique et des valeurs fortes, il convient donc de lutter en propageant notre modèle et nos valeurs selon le même mode, en oubliant la honte ou le dégout de soi, et en faisant preuve de fermeté/fierté par rapport à ce que nous sommes.
Une fois ce problème de fond résolu, l’ensemble des mesures législatives, techniques et opérationnelles forcément à jamais imparfait, pourra assoir son efficacité de manière plus durable.
Mais le chemin semble bien long avant cette prise de conscience, la plupart d’entre nous ayant déjà à l’esprit ce qu’ils feront de leurs vacances durant les deux prochains mois estivaux, n'est-il pas ?

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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 09:11

Cinéma français avec « La loi du marché » de Stéphane Brizé.
Sorti en 2015, « La loi du marché » raconte les pérégrinations d’un ouvrier quinquagénaire d’Ile de France Thierry (Vincent Lindon) qui au chômage depuis quinze mois se trouve confronter à une accumulation progressive de problèmes.
Balloté de formation en formation, Thierry perd peu à peu pied, son moral s’érodant au fur et à mesure des déconvenues.
Seul la danse rock avec sa femme (Karine de Mirbeck) égaye un peu ses soirées.
Thierry fait face à la pression de la banquière (Catherine Saint Bonnet), qui voit ses comptes fondre mais refuse de vendre son appartement et continue de privilégier les études de son fils handicapé Matthieu (Matthieu Schaller) qui rêve d’étudier la microbiologie en IUT.
Homme de principe, il renonce finalement à brader son bungalow en Normandie après une négociation pénible avec un couple d’acheteurs pressant pour faire descendre le prix.
Mais usé mentalement, il quitte ses camarades syndicalistes décidés à attaquer leur ancien employeur pour toucher des indemnités et finit de guerre lasse par accepter un job de vigile de supermarché.
La il découvre la traque des voleurs à l’étalage avec l’aide puissante des caméras vidéos et la manière de résoudre les petits larcins sans passer par la case police.
Mais un collègue (Rami Kabteni) lui annonce que les caméras servent aussi à traquer les caissières pour débusquer des fautes et ainsi atteindre des objectifs de licenciement fixés par le directeur (Said Aissaoui).
L’affaire tourne au drame, lorsque Madame Anselmi (Françoise Anselmi) une caissière coincée pour avoir conservé des coupons de réduction se suicide après avoir été licenciée.
Ebranlé, Thierry craque et quitte brutalement le magasin lorsqu’une seconde caissière (Sakina Toilibou) est elle aussi coincée pour un motif encore plus dérisoire.
En conclusion, « social » semble avoir été le mot inventé pour caractériser « La loi du marché » film aux allures de documentaire de France 2 ou on suit dans une ambiance de sinistrose prononcée la lente dérive d’un vieil ouvrier progressivement déclassé socialement.
Les acteurs sont plutôt bons, Lindon plus « bonhomme » que jamais ayant même décroché un prix d’interprétation à Cannes de la part d‘une élite désireuse sans doute de s‘acheter une bonne conscience à bon compte, mais cinématographiquement cette « real TV » d’un ennui et d’une laideur sans nom est assez insupportable.
Je recommande donc ce film de looser à tous les Français désireux de s’auto flageller dans l’idée d’un déclin permanent et inéluctable de leur pays !

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 10:32

Déjà chroniqué ici en tant que film, « American psycho » est au départ le roman phare de Bret Easton Ellis, surdoué du roman contemporain américain.
Sorti en 1992, « American psycho » raconte l’histoire de Patrick Bateman, un jeune cadre de la finance issu de Harvard évoluant dans les années folles du Wall Street des années 80.
La vie de Bateman est rythmée par une obsession de son apparence cultivée à grand renfort de gymnastique dans un club sélect et de soins (bronzage, manucure, massages, crèmes).
L’habillement est également vital pour le yuppie New-Yorkais, les costumes et chemises doivent toutes être de grandes marques et gare à celui qui dans son entourage, comment un « fashion faux pas ».
Le lecteur est donc happé pendant une longue première partie dans le monde des yuppies, leur adoration de Donald Trump, leurs conversations insipides et leur énergie imbécile à entrer dans les meilleurs restaurants et boites de New-York.
Mais peu à peu on comprend que Bateman a en lui une faille…une déviation psychique qui le pousse à s‘intéresser de manière malsaine aux tueurs en série et aux films d‘horreurs les plus tordus…
Puis finalement il finit par céder à ses pulsions et passe à l’acte, tuant un clochard noir dans une ruelle discrète après l’avoir énuclée.
Ce n’est alors que le début d’une longue spirale de démence.
Bateman hait à peu prêt tout ce qui ne lui ressemble pas et en particulier les femmes, les noirs et les homosexuels.
Aidé par la cocaïne et l’argent, il passe à la vitesse supérieure et tue des prostituées de luxe, ou des conquêtes de boite de nuit, qu’il sélectionne pour leur jeunesse et leur physique parfait.
Méticuleux, il aime à duper ses proies, entamer une relation sexuelle classique ou sous l’effet de la drogue pousser à des actes saphiques, avant de passer à l’agression pure et simple.
Les femmes se retrouvent donc droguées, gazées, assommées, ligotées, réduites à l’impuissance sur un lit, puis complaisamment torturées au moyen de perceuse, couteau, fils électriques avant la mise à mort généralement par sectionnement de la jugulaire.
Tueur sadique aimant filmer ses horreurs, Bateman liquide également ses connaissances masculines comme son agaçant rival Paul Owen dont il récupère le luxueux appartement pour commettre plus facilement ses crimes.
Le plus fou dans cette histoire c’est que la société semble complètement ignorer les indices accablants de sa folie : ses amis prenant à la rigolade ce qui s’affirme comme des allusions directes aux meurtres et Evelyn, sa petite-amie officielle s’échinant à vouloir s’engager dans une relation sérieuse avec un homme qui découpe les femmes pendant ses loisirs.
Pendant un bref instant, Donald Kimball un détective privé semble s’intéresser à lui dans le cadre de la disparition d’Owen, mais Bateman l’oriente avec une facilité déconcertante vers la piste d’un départ à Londres.
Encore plus invraisemblable, lorsque Bateman tue des policiers qui l’avaient surpris en train de tuer un musicien de rue…il parvient à s’en sortir comme si son statut de privilégié de riche/jeune/blanc lui conférait une impunité totale.
Après avoir écarté les femmes amoureuses de lui et atteint des sommets dans la perversion de ses meurtres, Bateman se retrouve face à lui-même, entouré du même cercle de petits connards friqués et snobinards.
En conclusion, on comprend sans peine le scandale provoqué par « American psycho » à sa sortie et il faut en réalité une bonne dose de résistance pour lire certaines pages absolument abominables de torture perverse.
Mais l’aspect pornographique et violent du livre ne doit pas faire oublier le style narratif exceptionnel d’Ellis qui peint avec brio la folie d’un homme dans un univers irréel représentant la quintessence de l’arrogance du pouvoir de l’argent tout puissant.
Plus qu’un énième roman trash sur les tueurs en série, « American psycho » est une description corrosive de l’absurdité, de la vacuité, de la superficialité d’un certain mode de vie occidental urbain centré sur un individualisme forcené.
Bateman est certes fou mais que dire de ses « amis », qui obsédés par leur poids, leurs fringues, leurs restos exotiques et leurs boites de nuit branchées qui ne perçoivent pas la réalité du super prédateur qui se tient devant eux chaque jour ?
Génie stylistique donc, Ellis excelle dans les longues descriptions absurdes d’appareils « high tech » des années 80 comme la chaine Hi-Fi, les crèmes de jour ou les carrières musicales de stars de l’époque comme Genesis, Whitney Houston ou Huey Lewis and the News.
C’est donc pour l’ensemble de ces raisons que je fais de « American psycho » est un chef d’œuvre trash de notre époque !

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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 20:03

Je n’avais jamais vécu à Paris avant 2009 et ai atterri dans le 13ieme arrondissement, quartier auquel je souhaite rentre hommage au moment de le quitter.
M’intéressant à son histoire, j’ai doc lu « Une histoire populaire du 13ieme arrondissement de Paris, mieux vivre ensemble » du sociologue Jean-Louis Favre.
Ce court ouvrage paru en 2013 établit une étude sociologique se focalisant plus particulièrement sur le quartier de Maison Blanche, l’un des quatre de l’arrondissement avec la Gare, Salpêtrière et Croulebarde.
Dans la première partie est exposée l’histoire des classes populaires du 13ieme à partir de 1550, avec comme principal axe naturel la rivière la Bièvre qui coulant du sud au nord, attire bon nombres d’artisans (tanneurs, teinturiers, blanchisseurs) dont les activités finissent par polluer l’endroit.
Au départ composé de champs, vignes et de marécages, le 13ieme est ensuite géographiquement séparé en 1844 de la banlieue par les fortifications de Thiers qui englobent toutefois Ivry et Petit Gentilly.
Cette barrière physique de 300 mètres de large sera ensuite plus communément désignée sous le nom de Zone puis aujourd’hui des boulevards des Maréchaux.
Au XIXième siècle, l’Europe s’industrialise et des raffineries de sucre (Say, de la Jamaïque), verreries (Saget), ateliers de chemin de fer et compagnies de gaz s’établissent dans l’arrondissement administrativement reconnu en tant que tel en 1860.
Une classe ouvrière, populaire et pauvre se développe alors dans les quartiers sud proches des centres industriels et le long de la Bièvre polluée faisant du quartier Mouffetard un cloaque insalubre.
On construit des ponts (Austerlitz, National, Bercy, Tolbiac), élargit des avenues et couvre la Bièvre pour des raisons de santé publique…
Le sud de l’arrondissement regroupe toujours des populations pauvres issues de l’immigration des provinces françaises.
Ces ouvriers peu qualifiés s’entassent dans des taudis, la Zone restant le lieu le plus dangereux ou la criminalité est la plus importante en raison des fameuses bandes appelées les Apaches.
Aux début du XX ième siècle s’établissent quelques uns des plus grands fleurons de l’industrie françaises : les automobiles Panhard Levassor Delahaye, les moteurs d’avions Gnome et Rhône qui deviendront la Snecma et Thomson.
Le 13ième continue donc son industrialisation le long d’une ligne allant de la Seine à la Poterne des Peupliers et sa population ouvrière à 80% continue de croitre.
En 1930 la Zone est remplacée par un programme immobilier d’Habitations Bon Marché qui permet d’améliorer les conditions de vies des ouvriers regroupés en cités ouvrières ou la solidarité se développe notamment par le biais d’associations catholiques, patronales comme la Mie de pain.
L’autre inflexion sociale majeure a lieu en 1960 avec la création de grands ensembles à Olympiades et Italie 2.
Symbole de pauvreté et de violence, la cité Jeanne d’Arc est démantelée.
Mais en 1970 beaucoup industries quittent le 13ieme, comme Say, la Snecma, Panhard, Thomson, Bayard et la Précision mécanique ce qui va progressivement faire chuter la population ouvrière du quartier au profit des employés de bureau, services (SNCF, Poste, Télécommunication, Hôpitaux) et commerces implantés notamment dans les grandes surfaces.
On citera pour terminer les principales évolutions architecturales du quartier : Médiathèque Melville (1989), Grand écran Italie 2 (1991), Bibliothèque François Mitterrand (1990) et Stade Charley (1994) avec un changement important de sa population devenant au fil du temps de moins en moins populaire.
La seconde partie contient l’approche la plus sociale du « mieux vivre ensemble » avec une analyse détaillée de la situation des cités dites « populaires » ou « sensibles » du 13ieme arrondissement comme Brillat-Savarin (Poterne des Peupliers), Amiral Mouchez, Kellerman, Keufer et Paul Bourget (Porte d’Italie).
Malgré les multiples réhabilitations et les actions d‘associations locales subventionnées, les difficultés sociales de ces cités demeurent avec une majorité jeunes noirs africains aujourd’hui massivement issus de l’immigration, mal intégrés dans la société française, un population blanche aujourd’hui minoritaire et vieillissante et des maghrébins qui en comparaison s’en sortent un peu mieux du coté féminin.
Déscolarisés précocement, sans ouverture sur le monde, sans bagage professionnel, les jeunes « tiennent les murs » et tombent souvent dans le trafic de drogue source d’argent facile, le sport et la musique  rap restant sans doute les seuls éléments rassembleurs à leurs yeux.
Certains pourtant ne suivent pas ce chemin, évitent le monde de la rue par peur d’aller en prison, synonyme du début d’un engrenage fatal de plongée hors de la société.
Beaucoup s’engagent dans l’associatif ou trouvent des petits boulots (gardiens de nuit, agent d'entretien, réparateurs).
Une différence sensible est observée avec les filles qui s’en sortent mieux, font des études plus longues et parviennent à sortir de leur précarité sociale.
La police est curieusement représentée comme une force d’oppression, réalisant des descentes visant à brutaliser les populations à coups de gaz lacrymogènes.
En conclusion, « Une histoire populaire du 13ieme arrondissement de Paris, mieux vivre ensemble » m’a surtout intéressé dans sa première partie consacrée à l’histoire puis à l’architecture de mon quartier, moins dans son approche sociale.
On découvre donc les racines populeuses et misérables du 13ieme arrondissement, les vagues d’immigration venant s’entasser dans les taudis de la Zone pour chercher un emploi dans les usines du sud de l’arrondissement, certaines appartenant aux plus grands fleurons le l’histoire de l’industrie française.
Puis la solidarité entre ouvriers, leur générosité, la conscience de classes et le travail des multiples associations (religieuses ou laïques) œuvrant pour une aides aux plus démunis.
Malgré cela, « Une histoire populaire du 13ieme arrondissement de Paris, mieux vivre ensemble » passe complètement à coté de pans entiers de l’histoire du 13ieme, délaissant la particularité sociale de Chinatown et plus généralement du quartier de la Gare ou je réside, pourtant encore largement populaire et métissé, pour se focaliser sur quelques ilots de Maison blanche, reflet des habituelles difficultés (chômage, violence, trafic, communautarisme) de toutes les cités de France, même si pour ma part une immense différence existe entre les cités « parisiennes » plus petites et mieux intégrées et celles de banlieue plus propices à créer des ghettos sociaux, ethniques voir religieux.
La représentation du travail de la police apparait également comme complètement irresponsable et décrédibilise par son approche gauchiste trop marquée, le travail réalisé préalablement.
Je pense donc au final pouvoir trouver beaucoup mieux comme ouvrage sur le 13ieme !

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 19:34

Enfant terrible et surdoué de la littérature moderne, Bret Easton Ellis sort son premier roman à seulement 23 ans.
Sorti en 1987, « Moins que zéro », raconte l’histoire de Clay un jeune étudiant revenant dans sa ville natale de Los Angeles après avoir passé plusieurs mois dans le New Hampshire.
Appartenant à la classe très aisée de la ville, Clay retrouve sa petite amie Blair et passe la plus grande partie de son temps dans les « parties » organisées par ses nombreuses connaissances.
Sous le chaud soleil californien, les étudiants se divertissent en conversations futiles sur les fringues de marque, les derniers jeux vidéos à la mode mais surtout dans une consommation astronomique de drogues dures.
Clay promène donc son ennui de soirée en soirée, se remémorant fugacement des flashs de son enfance, ses grands-parents et ses virées dans sa belle maison à Palm springs dans le désert californien.
Essentiellement descriptif d’un certain mode de vie désœuvré, le roman bascule finalement dans une intrigue plus construite dans laquelle, Clay qui a prêté de l’argent à un dealer appelé Julian, entre en contact avec un plus gros dealer appelé Finch.
Clay découvre que Finch tient Julian sous sa coupe et l’oblige à se prostituer pour rembourser ses invraisemblables dettes de came.
Finch tente de l’attirer également dans le monde de la prostitution masculine ou de jeunes et beaux garçons blonds, bronzés et minces s’offrent à des clients riches plus âgés.
Poursuivant sa spirale vers le fond du fond, Clay échappe de peu aux griffes de Finch et découvre l’horreur des viols de mineurs pratiqués par des connaissances Rip et Spin, fascinés par les « snuff movies ».
Les choses tournent mal quand Julian tente de s’extraire de l’influence de son mac et finit tué par overdose.
Dégouté de cette vie, Clay reprend un avion vers le New Hampshire après une pénible scène d’adieux avec Blair qui a bien comprit qu’il ne l’aimait plus.
En conclusion, si sur le fond, « Moins que zéro » ne présente aucun attrait particulier et déroule une intrigue transparente sur fond de pop-rock-MTV des années 80 (The eagles, U2, Billy Idol, INXS, Soft machine), son style particulier descriptif si froidement détaché en fait une chronique particulièrement réussie de l’american dream californien et par extension donc du monde moderne occidental : matérialiste, superficiel, vide et centré sur sa propre décadence banalisant le sexe, les jeux vidéos, la drogue et même la mort.
Comme pour Houellebecq, difficile donc de sauter de joie face aux thèmes désenchantés et glauques de Ellis, mais on pourra en revanche saluer son style parfait reflet la jeunesse occidentale à la dérive...

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 19:29

Voici enfin la fin de la saison 2  avec « Californication, saison 2, épisode 12 ».

Ici Lew Ashby (Callum Keith Rennie) est finalement mort d’une cause dont tout le monde se fout éperdument.

En guise d’hommage, Hank (David Duchovny) verse du whisky sur sa tombe ce qui est un peu plus civilisé que d’uriner dessus, aux cotés d'une Mia (Madeline Zima) visiblement aussi peu touchée par la mort de son ex amant d’âge mur.

Hank parvient à torcher la biographie du rocker sans au passage en savoir davantage sur le mystère de sa relation avec Janie Jones (Madchen Amick) mais on a bien compris que le producteur-rocker servait surtout d’alibi aux soirées déglingues de nos héros.

Dans un registre plus comique, Sonja (Paula Marshall) accouche vaguement dans une piscine en mettant en pratique un rituel hippie-écolo sous la défaillance de son gourou de compagnon Julian (Angus Mc Fayden), ridicule jusqu’au bout.

Hank jubile en voyant que l’enfant est noir, ce qui ne semble pas troubler pour un sou Julius, décidé à l’élever comme si c’était son propre fils (!).

Reconverti en minable vendeur de voitures, Charlie (Evan Hanlder) connait ses premiers problèmes avec la très instable Daisy (Clara Gallo) qui lui avoue l’avoir trompé avec son partenaire de théatre, un beau jeune homme.

Le couple solde se différent d’une bien curieuse manière par un court coït mais Charlie malheureux vient ensuite pleurer face à Marcy (Pamela Adlon) qui par vengeance lui annonce vouloir récupérer tous ses bénéfices de Vagginatown, film X haut de gamme tourné par Ronny Praeger (Hal Ozsan)

Alors que Karen (Natascha Mc Elhone) annonce à Hank sa décision de quitter Los Angeles pour un meilleur job à New-York, celui-ci saute sur l’occasion pour lui aussi revenir à la ville de ses premiers amours.

Mais au moment de partir, Rebecca (Madeleine Martin) la rockeuse se rabiboche avec Damien (Ezra Miller), ce qui pousse Hank à revenir sur sa décision.

Finalement le père et la fille reste à Venice tandis que Karen s’envole à New-York.

Michelle (Michelle Lombardo) la jolie surfeuse ne tarde pas ressurgir et à faire des avances à Hank plus paumé et volage que jamais…

En conclusion, il était temps ! « Californication, saison 2, épisode 12 » clôt enfin une saison aussi poussive et vide que jamais par un épisode un peu plus relevé dans le registre comique et un peu plus dramatique avec le départ de Karen pour New-York.

Le spectateur comprend donc avec dépit que toute cette histoire de biographie de rocker n’était que du vent et que les scénaristes se sont foutus de lui durant toute la saison !
On ne croit pas non plus un instant à l’histoire d’amour entre Karen et Hank qui se séparent sans émotion ou presque, laissant ce dernier à ses fous vagabondages sexuels…

Boursouflé, vide et prétentieuse, cette saison 2 de Californication a semble-t-il achevé de me détourner pour un long moment d’une œuvre qui me paraissait pourtant bien prometteuse !

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