Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 10:32

Déjà chroniqué ici en tant que film, « American psycho » est au départ le roman phare de Bret Easton Ellis, surdoué du roman contemporain américain.
Sorti en 1992, « American psycho » raconte l’histoire de Patrick Bateman, un jeune cadre de la finance issu de Harvard évoluant dans les années folles du Wall Street des années 80.
La vie de Bateman est rythmée par une obsession de son apparence cultivée à grand renfort de gymnastique dans un club sélect et de soins (bronzage, manucure, massages, crèmes).
L’habillement est également vital pour le yuppie New-Yorkais, les costumes et chemises doivent toutes être de grandes marques et gare à celui qui dans son entourage, comment un « fashion faux pas ».
Le lecteur est donc happé pendant une longue première partie dans le monde des yuppies, leur adoration de Donald Trump, leurs conversations insipides et leur énergie imbécile à entrer dans les meilleurs restaurants et boites de New-York.
Mais peu à peu on comprend que Bateman a en lui une faille…une déviation psychique qui le pousse à s‘intéresser de manière malsaine aux tueurs en série et aux films d‘horreurs les plus tordus…
Puis finalement il finit par céder à ses pulsions et passe à l’acte, tuant un clochard noir dans une ruelle discrète après l’avoir énuclée.
Ce n’est alors que le début d’une longue spirale de démence.
Bateman hait à peu prêt tout ce qui ne lui ressemble pas et en particulier les femmes, les noirs et les homosexuels.
Aidé par la cocaïne et l’argent, il passe à la vitesse supérieure et tue des prostituées de luxe, ou des conquêtes de boite de nuit, qu’il sélectionne pour leur jeunesse et leur physique parfait.
Méticuleux, il aime à duper ses proies, entamer une relation sexuelle classique ou sous l’effet de la drogue pousser à des actes saphiques, avant de passer à l’agression pure et simple.
Les femmes se retrouvent donc droguées, gazées, assommées, ligotées, réduites à l’impuissance sur un lit, puis complaisamment torturées au moyen de perceuse, couteau, fils électriques avant la mise à mort généralement par sectionnement de la jugulaire.
Tueur sadique aimant filmer ses horreurs, Bateman liquide également ses connaissances masculines comme son agaçant rival Paul Owen dont il récupère le luxueux appartement pour commettre plus facilement ses crimes.
Le plus fou dans cette histoire c’est que la société semble complètement ignorer les indices accablants de sa folie : ses amis prenant à la rigolade ce qui s’affirme comme des allusions directes aux meurtres et Evelyn, sa petite-amie officielle s’échinant à vouloir s’engager dans une relation sérieuse avec un homme qui découpe les femmes pendant ses loisirs.
Pendant un bref instant, Donald Kimball un détective privé semble s’intéresser à lui dans le cadre de la disparition d’Owen, mais Bateman l’oriente avec une facilité déconcertante vers la piste d’un départ à Londres.
Encore plus invraisemblable, lorsque Bateman tue des policiers qui l’avaient surpris en train de tuer un musicien de rue…il parvient à s’en sortir comme si son statut de privilégié de riche/jeune/blanc lui conférait une impunité totale.
Après avoir écarté les femmes amoureuses de lui et atteint des sommets dans la perversion de ses meurtres, Bateman se retrouve face à lui-même, entouré du même cercle de petits connards friqués et snobinards.
En conclusion, on comprend sans peine le scandale provoqué par « American psycho » à sa sortie et il faut en réalité une bonne dose de résistance pour lire certaines pages absolument abominables de torture perverse.
Mais l’aspect pornographique et violent du livre ne doit pas faire oublier le style narratif exceptionnel d’Ellis qui peint avec brio la folie d’un homme dans un univers irréel représentant la quintessence de l’arrogance du pouvoir de l’argent tout puissant.
Plus qu’un énième roman trash sur les tueurs en série, « American psycho » est une description corrosive de l’absurdité, de la vacuité, de la superficialité d’un certain mode de vie occidental urbain centré sur un individualisme forcené.
Bateman est certes fou mais que dire de ses « amis », qui obsédés par leur poids, leurs fringues, leurs restos exotiques et leurs boites de nuit branchées qui ne perçoivent pas la réalité du super prédateur qui se tient devant eux chaque jour ?
Génie stylistique donc, Ellis excelle dans les longues descriptions absurdes d’appareils « high tech » des années 80 comme la chaine Hi-Fi, les crèmes de jour ou les carrières musicales de stars de l’époque comme Genesis, Whitney Houston ou Huey Lewis and the News.
C’est donc pour l’ensemble de ces raisons que je fais de « American psycho » est un chef d’œuvre trash de notre époque !

Repost 0
11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 20:03

Je n’avais jamais vécu à Paris avant 2009 et ai atterri dans le 13ieme arrondissement, quartier auquel je souhaite rentre hommage au moment de le quitter.
M’intéressant à son histoire, j’ai doc lu « Une histoire populaire du 13ieme arrondissement de Paris, mieux vivre ensemble » du sociologue Jean-Louis Favre.
Ce court ouvrage paru en 2013 établit une étude sociologique se focalisant plus particulièrement sur le quartier de Maison Blanche, l’un des quatre de l’arrondissement avec la Gare, Salpêtrière et Croulebarde.
Dans la première partie est exposée l’histoire des classes populaires du 13ieme à partir de 1550, avec comme principal axe naturel la rivière la Bièvre qui coulant du sud au nord, attire bon nombres d’artisans (tanneurs, teinturiers, blanchisseurs) dont les activités finissent par polluer l’endroit.
Au départ composé de champs, vignes et de marécages, le 13ieme est ensuite géographiquement séparé en 1844 de la banlieue par les fortifications de Thiers qui englobent toutefois Ivry et Petit Gentilly.
Cette barrière physique de 300 mètres de large sera ensuite plus communément désignée sous le nom de Zone puis aujourd’hui des boulevards des Maréchaux.
Au XIXième siècle, l’Europe s’industrialise et des raffineries de sucre (Say, de la Jamaïque), verreries (Saget), ateliers de chemin de fer et compagnies de gaz s’établissent dans l’arrondissement administrativement reconnu en tant que tel en 1860.
Une classe ouvrière, populaire et pauvre se développe alors dans les quartiers sud proches des centres industriels et le long de la Bièvre polluée faisant du quartier Mouffetard un cloaque insalubre.
On construit des ponts (Austerlitz, National, Bercy, Tolbiac), élargit des avenues et couvre la Bièvre pour des raisons de santé publique…
Le sud de l’arrondissement regroupe toujours des populations pauvres issues de l’immigration des provinces françaises.
Ces ouvriers peu qualifiés s’entassent dans des taudis, la Zone restant le lieu le plus dangereux ou la criminalité est la plus importante en raison des fameuses bandes appelées les Apaches.
Aux début du XX ième siècle s’établissent quelques uns des plus grands fleurons de l’industrie françaises : les automobiles Panhard Levassor Delahaye, les moteurs d’avions Gnome et Rhône qui deviendront la Snecma et Thomson.
Le 13ième continue donc son industrialisation le long d’une ligne allant de la Seine à la Poterne des Peupliers et sa population ouvrière à 80% continue de croitre.
En 1930 la Zone est remplacée par un programme immobilier d’Habitations Bon Marché qui permet d’améliorer les conditions de vies des ouvriers regroupés en cités ouvrières ou la solidarité se développe notamment par le biais d’associations catholiques, patronales comme la Mie de pain.
L’autre inflexion sociale majeure a lieu en 1960 avec la création de grands ensembles à Olympiades et Italie 2.
Symbole de pauvreté et de violence, la cité Jeanne d’Arc est démantelée.
Mais en 1970 beaucoup industries quittent le 13ieme, comme Say, la Snecma, Panhard, Thomson, Bayard et la Précision mécanique ce qui va progressivement faire chuter la population ouvrière du quartier au profit des employés de bureau, services (SNCF, Poste, Télécommunication, Hôpitaux) et commerces implantés notamment dans les grandes surfaces.
On citera pour terminer les principales évolutions architecturales du quartier : Médiathèque Melville (1989), Grand écran Italie 2 (1991), Bibliothèque François Mitterrand (1990) et Stade Charley (1994) avec un changement important de sa population devenant au fil du temps de moins en moins populaire.
La seconde partie contient l’approche la plus sociale du « mieux vivre ensemble » avec une analyse détaillée de la situation des cités dites « populaires » ou « sensibles » du 13ieme arrondissement comme Brillat-Savarin (Poterne des Peupliers), Amiral Mouchez, Kellerman, Keufer et Paul Bourget (Porte d’Italie).
Malgré les multiples réhabilitations et les actions d‘associations locales subventionnées, les difficultés sociales de ces cités demeurent avec une majorité jeunes noirs africains aujourd’hui massivement issus de l’immigration, mal intégrés dans la société française, un population blanche aujourd’hui minoritaire et vieillissante et des maghrébins qui en comparaison s’en sortent un peu mieux du coté féminin.
Déscolarisés précocement, sans ouverture sur le monde, sans bagage professionnel, les jeunes « tiennent les murs » et tombent souvent dans le trafic de drogue source d’argent facile, le sport et la musique  rap restant sans doute les seuls éléments rassembleurs à leurs yeux.
Certains pourtant ne suivent pas ce chemin, évitent le monde de la rue par peur d’aller en prison, synonyme du début d’un engrenage fatal de plongée hors de la société.
Beaucoup s’engagent dans l’associatif ou trouvent des petits boulots (gardiens de nuit, agent d'entretien, réparateurs).
Une différence sensible est observée avec les filles qui s’en sortent mieux, font des études plus longues et parviennent à sortir de leur précarité sociale.
La police est curieusement représentée comme une force d’oppression, réalisant des descentes visant à brutaliser les populations à coups de gaz lacrymogènes.
En conclusion, « Une histoire populaire du 13ieme arrondissement de Paris, mieux vivre ensemble » m’a surtout intéressé dans sa première partie consacrée à l’histoire puis à l’architecture de mon quartier, moins dans son approche sociale.
On découvre donc les racines populeuses et misérables du 13ieme arrondissement, les vagues d’immigration venant s’entasser dans les taudis de la Zone pour chercher un emploi dans les usines du sud de l’arrondissement, certaines appartenant aux plus grands fleurons le l’histoire de l’industrie française.
Puis la solidarité entre ouvriers, leur générosité, la conscience de classes et le travail des multiples associations (religieuses ou laïques) œuvrant pour une aides aux plus démunis.
Malgré cela, « Une histoire populaire du 13ieme arrondissement de Paris, mieux vivre ensemble » passe complètement à coté de pans entiers de l’histoire du 13ieme, délaissant la particularité sociale de Chinatown et plus généralement du quartier de la Gare ou je réside, pourtant encore largement populaire et métissé, pour se focaliser sur quelques ilots de Maison blanche, reflet des habituelles difficultés (chômage, violence, trafic, communautarisme) de toutes les cités de France, même si pour ma part une immense différence existe entre les cités « parisiennes » plus petites et mieux intégrées et celles de banlieue plus propices à créer des ghettos sociaux, ethniques voir religieux.
La représentation du travail de la police apparait également comme complètement irresponsable et décrédibilise par son approche gauchiste trop marquée, le travail réalisé préalablement.
Je pense donc au final pouvoir trouver beaucoup mieux comme ouvrage sur le 13ieme !

Repost 0
6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 19:34

Enfant terrible et surdoué de la littérature moderne, Bret Easton Ellis sort son premier roman à seulement 23 ans.
Sorti en 1987, « Moins que zéro », raconte l’histoire de Clay un jeune étudiant revenant dans sa ville natale de Los Angeles après avoir passé plusieurs mois dans le New Hampshire.
Appartenant à la classe très aisée de la ville, Clay retrouve sa petite amie Blair et passe la plus grande partie de son temps dans les « parties » organisées par ses nombreuses connaissances.
Sous le chaud soleil californien, les étudiants se divertissent en conversations futiles sur les fringues de marque, les derniers jeux vidéos à la mode mais surtout dans une consommation astronomique de drogues dures.
Clay promène donc son ennui de soirée en soirée, se remémorant fugacement des flashs de son enfance, ses grands-parents et ses virées dans sa belle maison à Palm springs dans le désert californien.
Essentiellement descriptif d’un certain mode de vie désœuvré, le roman bascule finalement dans une intrigue plus construite dans laquelle, Clay qui a prêté de l’argent à un dealer appelé Julian, entre en contact avec un plus gros dealer appelé Finch.
Clay découvre que Finch tient Julian sous sa coupe et l’oblige à se prostituer pour rembourser ses invraisemblables dettes de came.
Finch tente de l’attirer également dans le monde de la prostitution masculine ou de jeunes et beaux garçons blonds, bronzés et minces s’offrent à des clients riches plus âgés.
Poursuivant sa spirale vers le fond du fond, Clay échappe de peu aux griffes de Finch et découvre l’horreur des viols de mineurs pratiqués par des connaissances Rip et Spin, fascinés par les « snuff movies ».
Les choses tournent mal quand Julian tente de s’extraire de l’influence de son mac et finit tué par overdose.
Dégouté de cette vie, Clay reprend un avion vers le New Hampshire après une pénible scène d’adieux avec Blair qui a bien comprit qu’il ne l’aimait plus.
En conclusion, si sur le fond, « Moins que zéro » ne présente aucun attrait particulier et déroule une intrigue transparente sur fond de pop-rock-MTV des années 80 (The eagles, U2, Billy Idol, INXS, Soft machine), son style particulier descriptif si froidement détaché en fait une chronique particulièrement réussie de l’american dream californien et par extension donc du monde moderne occidental : matérialiste, superficiel, vide et centré sur sa propre décadence banalisant le sexe, les jeux vidéos, la drogue et même la mort.
Comme pour Houellebecq, difficile donc de sauter de joie face aux thèmes désenchantés et glauques de Ellis, mais on pourra en revanche saluer son style parfait reflet la jeunesse occidentale à la dérive...

Repost 0
Published by Seth - dans Société
commenter cet article
20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 19:29

Voici enfin la fin de la saison 2  avec « Californication, saison 2, épisode 12 ».

Ici Lew Ashby (Callum Keith Rennie) est finalement mort d’une cause dont tout le monde se fout éperdument.

En guise d’hommage, Hank (David Duchovny) verse du whisky sur sa tombe ce qui est un peu plus civilisé que d’uriner dessus, aux cotés d'une Mia (Madeline Zima) visiblement aussi peu touchée par la mort de son ex amant d’âge mur.

Hank parvient à torcher la biographie du rocker sans au passage en savoir davantage sur le mystère de sa relation avec Janie Jones (Madchen Amick) mais on a bien compris que le producteur-rocker servait surtout d’alibi aux soirées déglingues de nos héros.

Dans un registre plus comique, Sonja (Paula Marshall) accouche vaguement dans une piscine en mettant en pratique un rituel hippie-écolo sous la défaillance de son gourou de compagnon Julian (Angus Mc Fayden), ridicule jusqu’au bout.

Hank jubile en voyant que l’enfant est noir, ce qui ne semble pas troubler pour un sou Julius, décidé à l’élever comme si c’était son propre fils (!).

Reconverti en minable vendeur de voitures, Charlie (Evan Hanlder) connait ses premiers problèmes avec la très instable Daisy (Clara Gallo) qui lui avoue l’avoir trompé avec son partenaire de théatre, un beau jeune homme.

Le couple solde se différent d’une bien curieuse manière par un court coït mais Charlie malheureux vient ensuite pleurer face à Marcy (Pamela Adlon) qui par vengeance lui annonce vouloir récupérer tous ses bénéfices de Vagginatown, film X haut de gamme tourné par Ronny Praeger (Hal Ozsan)

Alors que Karen (Natascha Mc Elhone) annonce à Hank sa décision de quitter Los Angeles pour un meilleur job à New-York, celui-ci saute sur l’occasion pour lui aussi revenir à la ville de ses premiers amours.

Mais au moment de partir, Rebecca (Madeleine Martin) la rockeuse se rabiboche avec Damien (Ezra Miller), ce qui pousse Hank à revenir sur sa décision.

Finalement le père et la fille reste à Venice tandis que Karen s’envole à New-York.

Michelle (Michelle Lombardo) la jolie surfeuse ne tarde pas ressurgir et à faire des avances à Hank plus paumé et volage que jamais…

En conclusion, il était temps ! « Californication, saison 2, épisode 12 » clôt enfin une saison aussi poussive et vide que jamais par un épisode un peu plus relevé dans le registre comique et un peu plus dramatique avec le départ de Karen pour New-York.

Le spectateur comprend donc avec dépit que toute cette histoire de biographie de rocker n’était que du vent et que les scénaristes se sont foutus de lui durant toute la saison !
On ne croit pas non plus un instant à l’histoire d’amour entre Karen et Hank qui se séparent sans émotion ou presque, laissant ce dernier à ses fous vagabondages sexuels…

Boursouflé, vide et prétentieuse, cette saison 2 de Californication a semble-t-il achevé de me détourner pour un long moment d’une œuvre qui me paraissait pourtant bien prometteuse !

Repost 0
Published by Seth - dans Société
commenter cet article
17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 18:56

Dans « Californication, saison 2, épisode 11 », Mia (Madeline Zima) devenue la protégée de Dani California (Rachel Miner), reçoit des couronnes de lauriers pour le roman qu’elle a volé à Hank (David Duchovny) et est interviewée par Annika (Carly Pope) la journaliste de Rolling stones avec qui il a eu une éphémère liaison.

Tandis que Hank rumine sa rage, Mia jubile et profite d’une gigantesque fête organisée par l’excentrique Lew Ashby (Callum Keith Rennie).

Lors de celle-ci, Charlie (Evan Handler) retrouve Marcy (Pamela Adlon) sortie de sa cure de désintoxication mais se décide à finalement à tout lui déballer à propos de sa liaison avec Daisy (Clara Gallo).

La situation se corse puisque l’ex starlette débarque avec le producteur Ronny Praeger (Hal Ozsan) qui est parvenue à lui faire revenir sur sa décision de quitter le milieu du X.

Jaloux en diable, Charlie réagit brutalement, se dispute avec Praeger puis avoue son désir de vivre avec Daisy à Marcy, estomaquée par la nouvelle.

En retrait dans cet épisode, Karen (Natascha Mc Elhone) assiste impuissante à l’immense déception de sa fille Rebecca (Madeline Martin), lorsque son petit amie Damien (Ezra Miller) la trompe ouvertement avec une autre fille.

Ashby est alors forcé d’intervenir pour calmer la jeune fille en lui proposant des places backstage pour le groupe de rock Slipknot.

Mais lorsqu’en pleine partouze cocainée, le producteur apprend que son ex Janie (Madchen Amick) l’attend en bas de chez lui pour le voir, il réagit mal et tombe inanimé, victime de ce qui ressemble à une crise cardiaque.

En conclusion, « Californication, saison 2, épisode 11 » précipite la fin de la saison 2 en accélérant fortement l’intrigue…

On comprend donc que l’écriture de l’autobiographie de Lew Ashby n’est qu’un grossier artifice et que Hank n’en écrira pas une ligne…

Le métier d’écrivain branché apparait finalement que comme un alibi à une succession de scènes de débauche sex, drug et rock ‘n’ roll assez symptomatiques du vide de cette élite snobinarde californienne.

A l’aube du dernier épisode, je m’aperçois donc que quelque chose de profondément répugnant se dégage de « Californication ».

Il est donc temps que tout cela se finisse pour moi !

Repost 0
Published by Seth - dans Société
commenter cet article
11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 08:31

Dans « Californication, saison 2, épisode 10 », Hank (David Duchovny) est accompagné par Karen (Natascha Mc Elhone)  pour faire de examens médicaux sur une grosseur placée au niveau de l’aine.

Tout en le reconnaissant, le médecin (Paul Lieber) évoque plusieurs maladies possibles dont le cancer, ce qui l’inquiète beaucoup.

Dans l’attente des résultats, Hank revit son passé avec Karen, notamment 1994 ou après quelques semaines seulement de liaison, le couple découvre qu’il attend un enfant.

Ces flash backs New-yorkais sur fond de mort de Kurt Cobain révèlent une importance particulière en montrant déjà l’immaturité chronique de Hank et le caractère plus déterminé de se compagne.

Après avoir pensé un instant à se séparer et à laisser Karen s’occuper de l’enfant, le couple décide de continuer ensemble.

Dans le présent, alors que sa femme Marcy (Pamela Adlon) est en pleine desintox, Charlie (Evan Handler) continue de se rapprocher de Daisy (Clara Gallo) à tel point que lorsque celle-ci lui annonce vouloir arrêter le porno pour reprendre une vie d‘aspirante actrice « normale », il se propose de continuer à la suivre, y compris jusque chez elle.

Anxieux dans l’attente des résultats, Hank se bat avec Lew Ashby (Callum Keith Rennie) pour être sorti avec sa femme puis tout rendre dans l’ordre après cette explication virile.

Le couperet médical tombe enfant : ce sera une syphilis qui se soigne par antibiotique ! Hank est en quelque sorte puni par là ou il avait péché !

En conclusion, « Californication, saison 2, épisode 10 » présente enfin une histoire plus construite et personnelle, en délaissant les traditionnelles parties de jambes en l’air pour continuer à explorer la relation entre Hank et Karen sur fond de grunge-rock.

De manière également surprenante, Charlie semble tomber sous le charme de son ancienne protégé Daisy, qui s’avère finalement une jeune femme intègre et courageuse.

L’histoire dira si ce 10ième volet ne sera qu’un feu de paille ou le signe d’une nette remontée en puissance vers la fin de la seconde saison !

Repost 0
Published by Seth - dans Société
commenter cet article
10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 21:43

Dans « Californication, saison 2, épisode 9 », Charlie (Evan Handler) fait le point sur l’escapade de Marcy (Pamela Adlon) qui ne peut se détacher se son addiction à la cocaïne.

Bonne pate, Daisy (Clara Gallo) se rend utile au salon esthétique en l’absence de Marcy en prenant les rendez vous.

Charlie ne semble pas pressé de la voir quitter leur maison et est exaucée lorsqu’elle revient vers lui après un rencart écourté.

Les deux amis passent donc ensemble une inhabituellement chaste soirée devant une vidéo de Dirty dancing, l’un de leurs films favoris.

De son coté, Hank (David Duchovny) accompagne Janie Jones (Madchen Amick) à une exposition de peinture.

Lorsqu’il découvre que l’artiste concerné est Julian (Angus Mc Fadyen), il peine à contenir son humour sarcastique, bien aidé en cela par les délires sexuels new-age de l’écrivain qui propose une partouze avec Sonja (Paula Marshall) enceinte jusqu’aux yeux.

En sortant de l’exposition, Janie fait des avances à Hank et lui propose de finir la nuit chez elle.

Après quelques hésitations, Hank finit par refuser…

Lorsqu’il se rend chez Karen (Natascha Mc Elhone) pour lui conter son exploit, il découvre qu’elle aussi a accepté un rencart très romantique avec Lew Ashby (Callum Keith Rennie).

Au lit pourtant, Karen détecte une grosseur anormale et mal placée chez son ex compagnon.

En conclusion, « Californication, saison 2, épisode 9 » ne relève pas beaucoup le niveau et s’ingénue à brouiller les pistes par d’improbables chassés croisés.

L’histoire piétine, Hank n’ayant pas écrit une ligne sur le producteur de rock et se révélant le plus grand arnaqueur/branleur de Venice.

Avec une saison 2 plongeant en chute libre question scénario, difficile de trouver quelques intérêt à continuer cette série pour le moins surestimée !

Repost 0
Published by Seth - dans Société
commenter cet article
4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 08:33

Dans « Californication, saison 2, épisode 8 », Charlie (Evan Handler) prend la décision radicale d’envoyer Marcy (Pamela Adlon) chez sa mère pour se désintoxiquer.

Il la met lui-même dans un taxi et lui assure vouloir rester chaste en se consacrant à sa nouvelle star en devenir, Daisy (Clara Gallo) pour qui il tente de négocier les meilleurs contrats dans l’industrie du X après le succès de Vaginatown.

Charlie reçoit une proposition intéressante du studio Intense qui demande à Daisy de se refaire les seins, à titre d’investissement professionnel.

Tentée, d’autant plus que l’opération serait financée par Intense, Daisy envisage d’accepter afin de donner un nouvel élan à sa carrière de starlette amateur, mais Charlie se montre plus réservé.

De son coté, Hank (David Duchovny) tente toujours de tirer les vers du nez de Janie Jones (Madchen Amick)  afin d’obtenir des informations intéressantes pour la biographie de Lew Ashby (Callum Keith Rennie).

Une interview dans la luxueuse maison de Janie se solde par un plongeon dans la piscine.

Mal à l’aise devant l’arrivée de Ron (Vincent Angell) le mari, Hank est cachée par Janie et en profite pour faire l’amour avec la bonne Rosario (Paula Turbay).

Apprenant que Ron fait chanter Rosario pour obtenir ses faveurs sexuelles, Hank intervient et menace le mari de tout révéler à sa femme si il continue ou si il la licencie.

Mais Janie qui le raccompagne à la sortie, lui fait comprendre qu’elle est déjà au courant de cette liaison et l’accepte.

Dépité, Hank l’est encore davantage lorsque Rebecca (Madeleine Martin) refuse de passer du temps avec lui et que Karen (Natascha Mc Elhone) lui annonce furieuse être au courant de la liaison entre Ashby et Mia (Madeline Zima).

Choquée par la désinvolture de Hank sur le sujet qui n’a que faiblement essayé de dissuader Ashby de cette liaison avec une mineure, Karen lui plante une banderille en lui avouant avoir embrassé le producteur-rocker, juste pour le rendre jaloux : effet réussi !

Pour finir, les bonnes résolutions de Charlie ne tiennent pas longtemps et il couche avec Daisy, qui lui fait découvrir des techniques pour retarder son éjaculation.

Mais au moment de l’orgasme, Charlie reçoit un coup de fil de la mère de Marcy qui ne l’a pas vu arriver à son domicile ce qui met fin directement à ses ébats !

En conclusion, « Californication, saison 2, épisode 8 » va de dérapage en dérapage jusqu’à oublier de tisser une véritable histoire.
Le sexe prend le pas sur la narration avec des scènes des plus improbables et une liberté sexuelle qui finit par être choquante.

Pas grand-chose à dire autour du vide de ce huitième épisode qui réduit la série à une succession de scène de baise expédiées aussi excitantes en réalité qu’un réfrigérateur.

La coolitude des acteurs et le magique cadre californien ne suffisent pas c’est bien dommage à masquer les carences scénaristiques et un fort penchant vers la facilité.

Si la fin de la saison 2 ne révèle pas le niveau, pas sur que je continue l’aventure « Californication » !

Repost 0
Published by Seth - dans Société
commenter cet article
3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 22:49

Ayant beaucoup apprécié « Sécurité privée, enjeu public » j’ai fort logiquement voulu découvrir d’autres écrits d’Eric Delbecque comme « L’insécurité un scandale français ».

Ouvrage un peu daté (2012) en raison des récentes et rapides évolutions sur le sujet, « L’insécurité un scandale français » est un court ouvrage qui derrière son titre provocateur, cherche à faire bouger les lignes sur le domaine de la sécurité intérieure.

Après une courte préface du criminologue Alain Bauer dont les travaux tout comme ceux de sociologues ou de policiers comme Lucienne Bui Trong servent de références aux idées exposées, Delbecque plante le contexte dans une introduction quelque peu confuse et provocatrice, en pointant du doigt la dimension politique de l’insécurité qui entre une gauche caviar bien pensante niant la réalité des faits et une droite dure les déformant à dessin, empêche de poser un diagnostic rationnel et de dégager des pistes d’amélioration.

Même si le rappelle-t-il les sociétés européennes n’ont cessé de faire baisser leur niveau de violence depuis le Moyen-âge, le nombre d’homicides ni même de délits comptabilisés dans le fichier centralisé de la Police (Etat 4001), ne peuvent servir de seuls indicateurs pour décrire à eux seuls le niveau d’insécurité d'un pays.

Delbecque préfère alors parler des petits délits ou « incivilités » (tapage nocturne, vandalisme, rodéos, cambriolages, vols à l’arraché) qui eux ne sont pas comptabilisés mais participent fortement au sentiment d’insécurité galopant vécu en France.

Pour humaniser son travail et éviter l’écueil d’une approche académique qui serait l’apanage des chercheurs du CNRS, Delbecque propose également de publier des journaux de bord fictifs recueillis auprès d’authentiques policiers déployés dans les quartiers dits « sensibles » de la République.

Les « témoignages » sont assez vite redondants, mettant en exergue l’âge toujours plus jeune des délinquants (12-13 ans), leur refus de toute forme d’autorité autre que la loi de leur groupe au travers duquel s'exprime une hiérarchie de gang.

Il est assez lourdement insisté sur la logique de territoire regroupant les mêmes individus d’une cité ayant grandi ensemble et ce quelle que soit leur origine ethnique et faisant de tout élément extérieur un étranger et une menace potentielle.

La violence qu’elle soit verbale ou physique est ici totalement banalisée car faisant partie du mode d’expression habituel de ce milieu.

Plus rares d’un point de vue statistique, les émeutes soulevant des régions entières sont généralement le fait d’un évènement fort comme la mort d’un jeune tué dans une confrontation avec l'Etat, aboutissant à un statut de martyr et à un puissant désir de vengeance relayé par les réseaux sociaux.

Face des moyens juridiques inadaptés protégeant les mineurs et des tribunaux engorgés comme en Seine-Saint-Denis, les policiers ont l’impression que les criminels bénéficient d’une grande impunité et peuvent commettre un nombre important de larcins sans être véritablement inquiétés par la menace d’un emprisonnement.

Difficile de trouver la motivation de bien faire son travail quand les risques encourus sont bien réels : caillassage, tirs de mortier ou plus rarement à balles réelles mais aussi menaces sur les familles lorsque les policiers filmés par les téléphones portables sont localisés.

Lorsqu’en plus le poids de la hiérarchie paralyse les capacités d’action des policiers par peur de la bavure fatale à leur carrière même en cas d’agression réelle et les asphyxie sous un amoncellement de taches administratives, on comprend que la police est bien souvent démunie pour faire face.

Delbecque précise cependant que les principales victimes de l’insécurité crée par les bandes sont les couches les plus pauvres de la population, celles qui n’ont pas les moyens de se payer les moyens de se protéger et qui subissent la loi d’une minorité dominante.

Aveuglés par leurs idéologies souvent sommaires sur la question et par des chiffres officiels masquant la réalité du terrain, les politiciens se montrent quant à eux incapables de traiter le problème, la plupart d’entre eux étant victimes de l’étrange complexe de l’homme blanc, ex colonisateur et oppresseur, si vite accusé de vieux raciste-fasciste dès qu’il se montre ferme dans ses politiques de répression.

Ce manque de lucidité propagé par certains intellectuels qualifiés de « bien pensants » empêche donc l’établissement d’une réelle politique globale de traitement du problème de l’insécurité et laisse le champs libre aux partis extrémistes ravis de l’aubaine.

En cherchant au niveau des causes, Delbecque liste les pertes de repères des jeunes issus de l’immigration, écartelés entre une double culture, celle traditionnelle et communautaire  de leurs parents et celle individualiste et libertaire de l’Occident avec l’aspect pervers de la société de consommation ajoutant au désarroi de ceux qui ont peu.

Reclus dans leurs ghettos, ces jeunes sans modèles positifs rejettent rapidement toute forme de contrôle social comme celui de leur famille, de leur communauté puis en ensuite des institutions représentées par l’école qui pour Delbecque a renoncé à faire des citoyens responsables, puis de tout ce qui porte un uniforme du postier au flic en passant par le conducteur de bus.

Ainsi la culture de l’excuse et de la victimisation ôtent tout sentiment de responsabilité et autorisent à tous les débordements avec des risques somme toutes minimes lorsqu on est mineur.

Certains plus vulnérables que les autres, trouvent refuge dans l’Islam pour retrouver le sentiment d’appartenir à quelque chose et peuvent se laisser happer par des mouvements radicaux dangereux.

Dans sa conclusion Delbecque fustige une nouvelle fois l’immobilisme des élites dominantes centrées sur l’idée tenace d’un déclin de la France et de l’Occident (depuis quand ?) et par conséquent incapables de proposer un projet ambitieux porteur d’espérances, de fierté nationale et d’estime de soi et leur propose de dépasser leurs clivages idéologiques dépassés pour aborder une réflexion commune gauche-droite afin de mettre en place les solutions opérationnelles adéquates….

En conclusion, « L’insécurité un scandale français » est un livre assez décevant sur son fond et déroutant par sa forme alliant témoignages de terrain dont il est impossible d’établir précisément ce qui est vrai ou inventé et réflexions sociologiques plus profondes, le tout avec une fâcheuse tendance à la répétition.

Délaissant l’aspect solution opérationnelle à peine évoqué sur deux pages, Delbecque passe à mon sens beaucoup trop de temps à tenter de décrire un problème connu de l’ensemble de la population mais que les politiciens n’ont jamais voulu ou pu régler, faute d’investissements stratégiques, juridiques, humains et matériels.

Tout le monde sait que la loi ne s’applique pas de la même manière dans tous les territoires de la République et qu’il est plus difficile voir impossible de le faire dans certaines banlieues sensibles.

On tente donc de faire porter le chapeau aux professeurs et aux policiers alors que leur rôle n’est pas de pallier aux dysfonctionnement du modèle d’intégration français et de son incapacité à souder ses habitants autour d’une identité, de valeurs et d’un projet de société communs.

Le déclin de la France est donc pour moi très nettement perceptible dans cette campagne présidentielle ou la médiocrité des candidats et l’absence d’idées se montrent particulièrement criantes…

Cet Etat faible hanté par sa grandeur passée et son déclin apparent, ayant honte de lui-même, n’a donc intrinsèquement aucun moyen de reconquérir ses territoires perdus laissés à l’abandon par les forces publiques et dans lesquels la loi du plus fort peut tranquillement se développer.

Si les quelques attentats des années 2015-2016 ont montré un lien entre ces zones de non droit et les plateformes de recrutement/préparation de terroristes, il est peu probable qu’une réelle prise de conscience ou inflexion se produise.

L’évolution de l’insécurité passera donc obligatoirement par une augmentation du phénomène en suivant le modèle des ghettos raciaux américains voir des bidonvilles sud-américains...

Repost 0
Published by Seth - dans Société
commenter cet article
29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 08:56

Dans « Californication, saison 2, épisode 7 » Hank (David Duchovny) a peu de succès lorsqu’il fait jurer à Lew Ashby (Callum Keith Rennie) de ne plus coucher avec la vénéneuse Mia (Madeline Zima) qui a tôt fait de le renvoyer à ses propres égarements.

Cependant pour masquer son embarras, Ashby se sent obligé de lui offrir une guitare ayant appartenu à Kurt Cobain.

Face à la Mrs Patterson (Justine Bateman), la proviseur de Rebecca (Madeleine Martin) également fan de son œuvre, Hank cède encore à ces vieux démons et couche avec elle.

Lorsqu’il termine sa basse besogne, il tombe nez à nez avec Damien (Ezra Miller) le jeune homme qui voulait sortir avec sa fille et qui n’est autre que le fils de Patterson.

Ulcéré, Damien rompt toute relation avec Rebecca qui en souffre et en veut terriblement à son père.

Hank fait néanmoins preuve de persévérance et d’habileté en parvenant à convaincre la très réticente Janie Jones (Madchen Amick) l’ex d’Ashby de le rencontrer dans un restaurant californien avant de s’épancher quelque peu sur le passé de la rockstar.

Il est cependant obligé de négocier avec Damien en promettant de ne plus coucher avec sa mère et en lui cédant la guitare de Kurt Cobain afin de le laisser fréquenter de nouveau Rebecca.

Pour finir, la situation se détériore pour Charlie (Evan Handler) et Marcy (Pamela Adlon)  puisque l’ex agent-maquereau de Daisy (Clara Gallo) débarque chez eux avec un homme de main pour réclamer des dommages et intérêts pour lui avoir « voler » sa protégée.

Menacés et fauchés en raison de la consommation astronomique de drogue de Marcy, le couple est obligé de céder sa belle voiture de sport en guise de réparation.

Charlie fait promettre à Marcy de partir chez sa mère pour se désintoxiquer puis cède pour accueillir ma paumée Daisy dans leur maison/lit.

En conclusion, « Californication, saison 2, épisode 7 » continue sur sa lancée avec un peu moins de folie débridée et une histoire un tantinet plus construite dans laquelle Charlie et Marcy ont affaire à la petite criminalité gravitant dans le monde du porno et Hank se sort d’une situation aussi délicate que plaisante en autorisant sa fille a découvrir l’amour avec un jeune homme bien sous tout rapport.

Du coté de la biographie du producteur de rock, on avance mais pas trop vite…

Repost 0
Published by Seth - dans Société
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens