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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 10:40

Cinéma brésilien toujours avec « La cité des hommes » de Paulo Morelli.
Adapté de la série éponyme, « La cité des hommes » voit le jour en 2007.
Deux amis d’enfance, Laranjinha (Darlan Cunha) et Acerola (Douglas Silva) sont les principaux protagonistes de l’histoire.
Les deux résident à Sinuca, une des nombreuses favelas de Rio de Janeiro.
Déjà père à 18 ans d’un petit Clayton, Acerola travaille comme portier d’un condominium pour classe aisée tandis que sa compagne Cris (Camila Monteiro), est nourrice.
Laranjinha est quant à lui obsédé par connaitre son père à l’approche de sa majorité.
Hibou (Jonathan Haagsen) le chef des trafiquants est le véritable caïd de Sinuca mais doit faire face à la contestation grandissante de son second Nefasto.
Les deux copains mènent leur enquête d’après de vieilles photos de l’équipe locale de foot et des témoignages et découvrent que le père d’Acerola est probablement Heraldo (Rodrigo do Santos), un ex serveur qui a pris 20 ans de prison pour braquage d’un restaurant.
La première rencontre avec Heraldo est tendu, l’ex braqueur ayant fait 15 ans aspirant à une liberté conditionnelle et n’ayant que peu d’affect pour ce fils presque adulte aujourd’hui.
A la favela la situation devient explosive lorsque Fiel (Luciano Vidigal), commet une erreur qui force Hibou à le punir de mort.
Mais Nefasto l’épargne et lui offre une seconde vie au moro de Allemão, une autre favela de Rio.
Un soir, Acerola surprend l’ex condamné et prévient son ami, proche de sa sœur Camila (Naima Silva).
Mais la nouvelle se répand dans la favela et tout les proches de Nefasto sont alors vu comme des traitres.
L’ex lieutenant de Hibou tente alors un coup de force, prenant d’assaut la favela avec des amis lourdement armés.
Hibou et ses troupes luttent mais sont obligé de quitter les lieux pour sauver leurs vies.
Il trouve asile auprès d’un autre chef trafiquants et prépare sa revanche avec ses fidèles.
Considéré comme une balance par le nouveau maitre des lieux, Acerola doit quitter la favela et trouve refuge après de Hibou et ses hommes qui tentent de le faire intégrer son gang.
A force de persuasion, Laranjinha se fait accepter par Heraldo et obtient la permission de vivre avec lui dans un modeste appartement.
Alors que Cris s’apprête à quitter Sinuca pour un emploi mieux payé à Sao Paulo, Acerola finit par suivre les hommes de Hibou dans leur raid vengeur.
Avant de partir, le chef lui révèle que son père vigile dans un restaurant a été tué par un braqueur il y a quinze ans.
Acerola fait le lien avec Heraldo et part avec la rage au ventre.
A Sinuca c’est la confusion la plus totale alors que les balles pleuvent et les hommes tombent.
Hibou est tué mais Nefasto également…
Laranjinha dont le père a été arrêté pour trafic de carte de crédit et de cartes volées revient à Sinuca et retrouve Acerola déterminé à le tuer.
Mais les deux copains finissent par se calmer et à quitter ensemble la favela avec Clayton, pour trouver une meilleur vie.
En conclusion, « La cité des hommes » est une excellente adaptation de la série, reprenant les principaux personnages pour narrer une trame originale montrant la misère des favelados pris entre engrenage de stupide domination des gangs, recherche d’identité et avenir bouché…
Les acteurs sont fantastiques, l’ambiance moite de Rio de Janeiro parfaitement sensuelle et enveloppante, bref tout concourt pour passer un moment très intense.
Un film à ne pas louper !

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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 19:48

Adapté d’un roman du génial écrivain américain Hubert Shelby Jr, « Requiem for a dream » est un film de Darren Aronofosky.
Sorti en 2000, « Requiem for a dream » raconte la vie de deux jeunes toxicomanes New-yorkais Harry Goldfarb (Jared Leto squelettique) et Tyron C Love (Marlon Wayans) en perpétuelle recherche de cocaïne.
Suivant leur rêves de revente pour amasser suffisamment d’argent pour ne plus avoir de souci d’argent, les deux compères achètent de plus grosses quantités.
Harry fréquente Marianne Silver (Jennifer Connelly) et rêve de lui acheter un magasin pour exposer ses galeries de dessins.
Ensemble les trois amis se défoncent pourtant le plus souvent en écoutant de la musique techno.
Sara (Ellen Burstyn), la mère de Harry est une veuve malheureuse et prématurément vieillie qui se donne comme objectif de perdre beaucoup de poids pour assister à son talk show favori.
Se tournant vers la médecine, Sara ingère des médicaments à hautes doses, maigrissant de manière spectaculaire.
Elle n’écoute pas les mises en garde de son fils qui a décelé la prise d’amphétamines coupe faim et continue à perdre du poids et s’enfonçant chaque jour dans la folie.
Comme on pouvait s’y attendre le plan dope/fortune tourne court et Tyrone qui a voulu fréquenté les gros bonnets blacks de son quartier est serré par la police après un règlement de comptes sanglant.
Harry dépense tout son pécule pour payer la caution de son ami mais réalise qu’il n’a plus rien en réserve ni argent ni drogue.
Les fournisseurs habituels ayant fermé les vannes des circuits d’alimentation, Harry a besoin d’une grosse somme d’argent pour se fournir et pousse Marianne à coucher avec un type vieux et moche pour trouver la somme manquante.
Mais le deal dans un entrepôt tourne court et les revendeurs filent vers la Floride.
Désespérés, Harry et Tyrone prennent leur voiture pour filer vers la Floride laissant Marianne de plus en plus en manque seule…
La jeune femme se tourne alors vers Big Tim (Keith David) un dealer black et couche avec lui pour se payer sa dose.
Dans la dernière ligne droite du film tout s’accélère dans l’horreur et la descente aux enfers : malade après un mauvais shoot, Harry doit aller à l’hôpital et se faire amputer d’un bras, Tyrone termine dans une prison à faire de travaux humiliants, quand à Sarah, devenu squelettique et démente, elle est internée dans un hôpital psychiatrique et subit de violentes lobotomies qui la déshumanisent.
Après des promesses délirantes de Harry, Marianne bascule franchement dans la prostitution en participant aux soirées partouzes de Big Tim.
En conclusion, a écrivain exceptionnel réalisateur exceptionnel, aussi « Requiem for a dream » est l’un des films les plus intenses et les plus durs qu’il m’ait été donné de voir sur la drogue.
Impitoyable, sans échappatoire, il détruit ses protagonistes s’enfermant dans une descente aux enfers sans fin.
Les acteurs tous fantastiques, (mention spéciale à Ellen Burstyn vraimment impressionnante), transcendent le roman pour réaliser une performance cinématographique inoubliable laissant le spectateur passablement amoché par ce rude voyage.

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 21:24

Réalisateur controversé, pour certain génial pour d’autre surestimé, Steven Soderbergh sort en 2009 « Girlfriend experience » sur le sujet sulfureux des escort girls.
Le personnage principal Chelsea (l’ex actrice porno Sasha Grey) est une jeune escort qui évolue dans le monde du luxe à Manhattan.
Obsédée par son apparence et par l’argent, Chelsea court les clients, des hommes d’âge mur évoluant dans le monde de la finance ou des médias.
Elle sort avec eux dans des lieux publics (restaurants, cinémas) puisse passe généralement la nuit avec.
Mais la crise financière qui secoue les Etats-Unis et le monde ébranle cet univers irréel et provoque des remous avec son petit ami Chris (Chris Santos) un coach sportif dont la salle de sport connait elle aussi des difficultés financières.
Chris cherche lui aussi à évoluer professionnellement, tout comme Chelsea, qui cherche à optimiser son placement sur les sites ultra concurrentiels d’escort.
Au fur et à mesure que Chelsea se livre dans des entretiens avec un journaliste (Mark Jacobson), le doute s’insinue en elle : est elle en perte de vitesse par rapport aux nouvelles ? Doit elle accepter des prestations dans des pays étrangers comme Dubaï et passer par le biais d’intermédiaires troubles ? Il y a aussi les critiques parfois incendiaires sur internet de spécialistes influents qui sape sa réputation.
Son couple explose avec Chris quand elle lui annonce le quitter un week-end pour aller rejoindre un client « spécial » à ses yeux mais ce plan foire lamentablement, le micheton éprouvant ensuite des remords vis-à-vis de sa famille.
Restée seule, Chelsea navigue entre les boutiques de luxe (fringues, bijoux) et sa salle de gym…
Le film se termine en queue…de poisson après une ultime passe avec un bijoutier juif.
En conclusion, « Girlfriend experience » surfe sur son sujet en principe vendeur mais se révèle abominablement vide, complaisant et ennuyeux.
Soderbergh n’a rien en fait à raconter dans la vie superficielle de cette jeune femme victime de son temps : culte de l’apparence, de l’e-réputation et poursuite de l’argent aussitôt gagné/aussitôt dépensé en logement, vêtements et accessoires de luxe.
Même le moment ou l’héroïne pourrait vivre une expérience différente avec un client et sortir de sa routine, échoue lamentablement.
Star du porno-degueu, la très plate Sasha Grey se montre plus froide, blasée et hautaine que jamais.
Rien donc à retenir de ce très mauvais film ! 

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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 20:20

Je suis généralement plutôt ouvert d’esprit mais dois avouer avoir longuement hésité avant de chroniquer « Home défense & protection personnelle » de DiD-ArT.
DiD-ArT n’est ni un écrivain, ni un spécialiste de self défense, juste un passionné publiant des livres sur des sites grand public.
Sorti en 2012, « Home défense & protection personnelle » donne d’entrée un sentiment assez désagréable : le style est affreusement balourd, les fautes d’orthographe ou de mise en page abondent… tout ceci ne sent pas très bon le professionnalisme.
La première partie de l’ouvrage se veut essentiellement historico-juridique et veut prouver que les lois visant à la restriction de la possession et la circulation des armes ne servent en rien à endiguer le flux de crimes violents.
L’Angleterre est prise en exemple comme le pire, la France n’étant pas loin derrière…
Quant aux Etats-Unis, l’auteur affirme en s’appuyant sur les travaux très controversés de l’avocat pro-armes John Lott, que les états ayant légalisé le port d’armes sont ceux ayant le moins d’homicides, ce qui permet par un tour de passe passe de démonter l’argument comme quoi le taux d’homicides est globalement plus élevé la bas qu’en Europe.
Décortiquant le Code pénal français, DiD-ArT affirme que les notions de légitime défense et de réponse proportionnée sont absurdes, car jamais reconnues par les tribunaux, toujours en faveurs des criminels, réputés victimes de la société.
Ceci encore une fois est une affirmation non démontrée et fait penser à une conversation de bar…
On passera rapidement sur quelques références bien choisies de la Bible justifiant le recours au meurtre en cas d’agression, pour DiD-ArT, le simple fait de se faire agresser dans la rue ou à son domicile justifie pour lui de tuer le criminel, seule manière de stopper définitivement la personne et par la même occasion d’éviter des représailles.
En effet, DiD-ArT estime qu’un criminel endurci n’a pas peur de la police ni de l’emprisonnement et continuera dans l’escalade de la violence si la victime tente de lui résister.
Donc pour lui seule la dissuasion d’une arme feu est capable de le faire hésiter et renoncer à ses idées d’agression, car il n’est pas sur dans ce cas de préserver son intégrité physique.
En France, face à plusieurs agresseurs, armés (couteaux, pistolets) une personne seule n’a aucune chance et si elle tue un de ses adversaires avec une arme devra selon l’auteur être emprisonnée, donc avoir sa vie brisée…
C’est pour ceci que DiD-ArT recommande en France de ne pas offrir de résistance à l’exception du home jacking, ou se soumettre à des criminels n’amènera selon lui qu’à des souffrances terribles sur vous ou votre famille (torture, viols d’enfants).
Rien n’est donc épargné dans l’escalade des horreurs de cambrioleurs psychopathes ou drogués pour arriver à l’essentiel : si protéger les accès de son domicile (volets, barreaux, alarmes, chien de garde) est une option, rien ne remplace l’usage d’une arme à feu : Remington  1858 calibre 44, coach gun, 22 Long rifle, carabine sont donc passés au crible avec avantages et inconvénients de chacun d’entre eux.
DiD-ArT précise que la manipulation d’une arme chez soi reste délicate, notamment par l’entreposage des munitions et que l’effet de surprise joue toujours en faveur des cambrioleurs.
Mais lorsque la victime parvient à abattre son agresseur, il prodigue force de conseils pour communiquer intelligemment avec les forces de l’ordre.
En conclusion, « Home défense & protection personnelle » est une très très grosse déception et un très mauvais livre comparé à Protégor, bien plus professionnel et équilibré.
DiD-ArT est un militant pro-armes à feu et cherche à tout prix à justifier son point de vue, l’autorisation de port d’armes pour tout citoyen en vue de son auto-défense.
Sur la forme le livre est horriblement mal écrit, avec force d’anecdotes véhiculant injures, humour vaseux sur fond de racisme et surtout gros climat anxiogène.
Sur le fond, si on résume le point de vue de DiD-ArT, il faut s’entrainer et se préparer au pire en conservant une arme à feu facilement chargeable et manipulable chez soi, mais dans le même temps une bonne prévention permet selon lui d’éviter 99,99% des problèmes : évitement des zones ou situations dangereuses, fuites, bons systèmes de fermeture ou d’alarmes…
Donc sur le 0,01% restant, les techniques de self-défense à mains nues ou les armes dissuasives (gaz, électrique, pistolet d‘alarmes) jugées inutiles de but en blanc, pour arriver jusqu’à la possession d’armes à feu…même si dans les faits :
-dans la rue, une arme à feu n’est pas efficace à courte distance contre des couteaux et surtout interdit au port et à l’usage, donc parfaitement inutile …
-dans la maison leur maniement est complexe et parfois inutile notamment en raison de l’effet de surprise (attaque la nuit), de plus leur dangerosité est à évaluer vis-à-vis des autres membres de la famille (enfants) augmente le nombre de problèmes à gérer…
Ces contre-arguments rendent pour moi trop lourds, inutiles et trop dangereuses les solutions armées de DiD-ArT en France.
Restent le cas délicat des meurtres de masse (tueurs psychopathes à la Brevnik, terroristes) qui posent eux la question de manière plus aigue de la sécurité des citoyens dans la rue.
Mais malheureusement ceci ne fait pas l’objet de ce livre partisan et un peu trop nauséabond à mes yeux.
Je conseille à ceux qui s’intéresse au sujet plus rationnellement la lecture de Protégor, à mon sens plus pertinente pour la France dans la gestion de la sécurité.

 

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 23:50

Sorti en 2007, « Protegor, guide pratique de sécurité personnelle, self-défense & survie urbaine » est un ouvrage coécrit entre Guillaume Morel et Frédéric Bouammache, deux spécialistes de la self-défense.
Ouvrage didactique à vocation pratique, « Protegor, guide pratique de sécurité personnelle, self-défense & survie urbaine » propose des conseils pour améliorer sa sécurité personnelle, sa défense personnelle  et sa survie en milieu urbain vis-à-vis d'agressions, de catastrophes naturelles, d’attentats ou d’accidents.
Après une introduction visant à rappeler le besoin essentiel de l’homme vis-à-vis de la sécurité (située dan la hiérarchie juste après la satisfaction des besoins physiologiques de la pyramide de Maslow) même si les sociétés européennes modernes ont tendance à qualifier de paranoïaques les gens s‘intéressant à ces questions, les auteurs laissent la parole à Jean-Michel Leprêtre, spécialiste de self défense qui évoque les différentes techniques corporelles et verbales pour éviter une agression, leitmotiv qui reviendra tout le long du livre, tant la notion de légitime défense « proportionnée à l’attaque » reste délicate juridiquement parlant en France.
Qui dit prévention dit vigilance symbolisée par 5 niveaux graduels suivant les situations courantes de la vie de tous les jours.
On passe ensuite aux techniques de protection de son domicile avec une approche par zones géographiques culminant par la création d’une zone de sécurité ou « panic room » pouvant permettre de se retrancher pour faire face à des agresseurs déterminés.
La résistance des portes, les communications, les réserves énergétiques, les produits de secours et des armes sont à prendre en considération dans l’ameublement de cette chambre.
De la maison on passe ensuite au véhicule avec encore une fois des conseils et techniques pour prévenir ou faire face à une tentative d’agression dans un parking ou lors d’un « car jacking » en pleine rue.
Encore une fois la vigilance prédomine : lieu de localisation du véhicule, observation de l’environnement, coupure du moteur, clés en main et verrouillage à l’intérieur pour plus de protection.
Suivent ensuite de manière plus désordonnée des conseils face au viol, pickpockets ou faux distributeurs bancaires.
Au niveau de l’équipement un compromis est à trouver pour choisir des vêtements à la fois résistants, confortables et agréables.
Le cas des armes de défense est plus délicat compte tenu de la législation française et sera plus développé dans le second chapitre.
Compte tenu de sa létalité, le choix du couteau se limite à des petites lames de type utilitaire, secouriste pouvant éventuellement servir d’armes défensive.
Des armes plus neutres sont privilégiées : stylo en métal, porte clé, lampe de défense plus acceptables d’un point de vue juridiques que des spectaculaires taser, tonfa, nunchaku ou poing américain.
Pour se soigner, une trousse des premiers secours ressemblant à un arsenal de secouriste que l’on conseille de mettre dans sa voiture…
Cet aspect matériel est renforcé par l’avis du policier Scott Brennan, avec d’importances réserves sur la différence de législation entre Etats-Unis et France.
Suit un long chapitre très technique sur la manière de protéger ses données informatiques avec des conseils sans doute pertinents mais compte tenu de leur rigidité à mon avis inapplicables à 80% des gens compte tenue de leur degré d’addiction aux nouvelles technologies.
On retiendra néanmoins l’aspect bancaire et rencontres sur Internet, plutôt bien vu…
Impossible de ne pas parler de la sécurité en voyage avec des conseils aux voyageurs sur la situation globale du pays, les mœurs, les documents les plus utiles, le matériel (vêtements, médicaments) et la gestion de l’argent.
Un passage sur la communication dissuasive (langage, postures) termine ce chapitre
Le second chapitre traite inévitablement des sports de combat utiles dans la confrontation physique mais notoirement insuffisants dans le cadre d’un combat de rue ou l’aspect psychologique (détermination, stress, peur, dissuasion, ruse) prédominent.
Quelques techniques simples et efficaces illustrent néanmoins cette partie avec comme ligne directrice l’atteinte des points faibles corporels adverses au mépris de toute éthique martiale et la fuite immédiatement après le blocage de l’attaque.
Après la défense à poing nus viennent les armes avec o surprise la préconisation d’objets de tous les jours (papier journal, parapluie, ceintures, étui de carte) aux cotés d’armes plus identifiables (bombe au poivre, matraques jusqu’au très controversé flash ball).
Le dernier chapitre dresse une liste de bonne pratique pour faire face à des inondations, sécheresse, incendie, épidémies, accidents (voiture, avions, bateaux), émeutes, attentats sachant que ces sujets demeurent hautement complexes et qu’une part de chance intervient forcément dans pareils cas de figure.
Indispensables sont également les conseils aux premiers secours (malaise, fracture, brulures, plaies, électrocutions) avec Positon Latérale de Sécurité et massages cardiaques.
On termine sur l’aspect psychologique pour gérer le stress pendant mais surtout après le conflit et par l’aspect juridique très bien expliqué pour aider les victimes d’agression ou de catastrophe.
En conclusion, « Protegor, guide pratique de sécurité personnelle, self-défense & survie urbaine » est un ouvrage intéressant et plutôt bien écrit qui ne remplacera  jamais aucune formation de self défense ou de secourisme.
Néanmoins, si l’aspect arme peut dégouter/effrayer certains, certains conseils de bon sens et de prévention sont je le pense parfaitement applicables et utiles pour le citoyen moyen ayant un sens prononcé des responsabilités.
Ce sont ces aspects qui me sont apparus les plus intéressants, la confrontation directe étant par essence incertaine pour quiconque et surtout traumatique quelle que soit l’issue.
Et si les catastrophes ou les attentats de grande ampleur ne nous laissent souvent que le choix de minimiser les dommages (et de prier !), il en est tout autrement sur les questions de sécurité informatiques et de voyages ou nous sommes souvent plus maitres de nos choix !
A lire donc avec intérêt, quitte ensuite à piocher ce qui vous convient le plus !

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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 11:41

Sorti en 2005 « Hooligans » est un film de Lexi Alexander.
Un étudiant américain, Matt Buckner (Elijah Wood) est renvoyé d’Harvard en prenant sur lui une accusation de consommation de drogue à la place de son colocataire, Van Holden (Terence Jay) , qui issu d’une famille bourgeoise, veut éviter un scandale.
Délaissé par son père Carl (Henry Goodman), grand reporter, il part alors sur un coup de tête voir sa sœur Shannon (Claire Forlani), qui vit à Londres mariée à Steve Dunham (Marc Warren)
Sur place, Matt fait la connaissance de Pete (Charlie Hunnam) le frère de Steve qui fréquente ouvertement le milieu hooligan du club de football de West Ham United, le Green Street Elite.
Il suit Pete et fait la connaissance d’autres types tous fanatiques de leur club, mais surtout prompt à se battre avec les bandes rivales essentiellement à coup de poings.
Fasciné, Matt boit et se retrouve dans sa première bagarre de rue.
Il peine à se faire accepter notamment par le hargneux Bovver (Leo Gregory) qui lui reproche ses origines américaines et son physique chétif, mais reçoit le soutien de Pete.
Matt ment à sa sœur et s’illustre face à des gangs rivaux, comprenant ensuite que Millwall commandé par Tommy Hatcher (Geoff Bell) a une rancune particulière contre eux.
Bovver qui jalouse la position de Matt au sein du club, met alors en doute sa sincérité en allant dire à Pete qu’il est un journaliste infiltré.
Ceci manque de se confirmer lorsque le journal de bord de Matt est exhumé de son ordinateur mais le jeune américain s’en sort en niant farouchement.
Furieux, Bovver décide alors de lâcher son gang et vend Steve, l’ex chef des GSE à Tommy qui cherche à se venger de la mort de son fils dans une bagarre de rue.
La descente de Millwall au pub de Greenset se solde par l’incendie du local et une agression à la gorge de Steve par Tommy.
Pétri de remords, Bovver se rétracte alors et vole au secours de Steve qui est emmené en urgence à l’hôpital.
Steve s’en alors miraculeusement, Bovver est exclu et Matt propose à Pete de l’aider à se venger.
Pete refuse et demande à Matt de quitter l’Angleterre mais le jeune américain persiste contre l’avis de Shannon, se rendant à un règlement de comptes entre bandes dans une zone portuaire.
Au cours de la bagarre, Tommy tabasse Pete à l’aide d’une matraque métallique puis l’épargne miraculeusement en voyant arriver Shannon.
Il change alors de cible mais Shannon est sauvée par une réaction de Matt et Bovver qui cherche à se racheter.
Provoqué par Pete, Tommy revient alors à lui et le tue à coup de poings.
La mort de Pete est un électrochoc pour Matt qui rentre alors aux Etats-Unis.
Il piège ensuite Van Holden devenu un yuppie puant en enregistrant ses aveux et en le menaçant physiquement.
Matt peut donc réintégrer Harvard nanti d’une expérience forte, de la rue et de la solidarité au sein d’un gang.
En conclusion, « Hooligans » est un film exploratoire décrivant un milieu défini, celui du hooliganisme anglais composé de types de la classe moyenne-basse, ayant la plupart du temps des boulots « normaux » mais virant voyous une fois le cadre du football posé.
Attiré par les beuveries, l’esprit de clan et la bagarre de rues, ces types « normaux » se transforment en brutes le weekend et les situations finissent inévitablement par déborder, parfois tragiquement.
Le chétif Elijah Wood prête donc sa carrure d’intello pour une plongée dans ce milieu de bourrins et o surprise y prend un plaisir, bestial.
On ne pourra que rester sceptique sur cette semi glorification ou en tout cas fascination pour ce milieu de voyous mais le film outre sa violence primaire, est également l’occasion d’observer Charlie Hunnam, dans un de ses premiers grands rôle de gangster/beau gosse juste avant les Sons of Anarchy. C'est bien à mes yeux le seul interet de ce film bien trop bas du front à mes yeux !

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 16:04

Nous voici donc avec « Californication, saison 3, épisode 12 », dans le dernier épisode de la saison 3.

Alors que Hank (David Duchovny), Karen (Natascha Mc Elhone) et Rebecca (Madeleine Martin) enfin réunis s’apprêtent à revenir pour de bon à New-York, Mia (Madeline Zima) fait son grand retour à Los Angeles.

La jeune femme, toujours provocatrice, invite Hank et Karen à une soirée pour fêter la sortie de son roman volé à Hank en édition de poche.

A contre cœur, Hank s’y rend et y rencontre son nouvel amant et agent, Paul Rider (James Frain).

Contre toute attente, Paul approche Hank pour lui faire part de ses révélations sur l’incapacité totale de Mia pour continuer à écrire ne serait ce que l’adaptation du livre au cinéma.

Allant plus loin, Paul propose à Hank de tout révéler : le vol du manuscrit, la falsification et la récupération des bénéfices pour les deux parties, Mia continuant d’exister par le biais du scandale médiatique.

Mais ceci impliquant le fait de révéler sa liaison avec une mineure, Hank refuse tout de go.

La situation s’envenime entre les deux hommes mais en reste là lorsque les femmes interviennent.

Hank fait ses adieux à Charlie (Evan Handler) qui après avoir été contacté par Collini (Kathleen Turner) pour vendre ses mémoire, se voit à présent père auprès de la toujours revêche Marcy (Pamela Adlon).

Hanté perpétuellement par le souvenir des trois femmes qu’il a connu à LA en l’absence de Karen, Hank dort mal et finit par en venir aux mains avec Paul qui revient toujours à la charge pour sortir d’une situation délicate pour lui et sa cliente.

Après la confrontation, Paul est blessé au visage et menace d’appeler la police.

Se sentant pris, Hank également amoché va trouver Karen et lui avoue tout de sa liaison avec Mia.

Le scandale éclate donc et Hank finit par se faire embarquer après une violente dispute dans la rue avec Karen.

En conclusion, « Californication, saison 3, épisode 12 » est le meilleur épisode d’une saison trois bien trop faible et légère…

Plus construit et aboutit, le scénario prend un tour dramatique en montrant comment les erreurs du passé finissent toujours par nous rattraper.

Hank paye donc le prix fort et voit tous ses projets s’écrouler d’un coup, fin logique à une vie dissolue et hors de tout contrôle.

Une fin en quelque sorte morale pour 3 saisons de débauche pure ?

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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 16:32

Dans « Californication, saison 3, épisode 11 », après une nuit d’amour assez décevante, Karen (Natascha Mc Elhone) décide de se venger franchement des agissement de Hank (David Duchovny) et organise un diner ou sont invitées toutes ses ex conquêtes.

Pris au piège, Hank se retrouve sur le grill subissant les critiques acerbes de Jill (Diane Farr), Felicia (Embeth Davidtz) et Jackie (Eva Amurri Martino).

Mais le pire semble arriver lorsque Richard Bates (Jason Beghe) l’écrivain qu’il a lui-même remplacé à l’université, surgit en avouant avoir été l’amant de Karen lorsqu’elle était elle-même étudiante à New-York.

Hank vit très mal cette affaire surtout que Karen ne cache pas encore sa vive attirance pour son ex professeur.

Le supplice continue donc quand Stacy Koons (Peter Gallagher) bien éméché et habillé en général de la Guerre de Sécession apparait à son tour et le provoque en duel au pistolet pour réparer l’affront du vol de sa femme.

Mal à l’aise, Hank finit par accepter le duel au motif que les pistolets sont chargés à blanc.

Complètement bourré, Stacy finit par se ruer sur Hank et le bourrer de coups après que son pistolet se soit enrayé.

Après une mêlée confuse dans laquelle Stacey, Hank et Richard se battent, Hank finit par s’extirper contusionné et humilié.

Avec une facilité déconcertante, Richard part avec Jill et Jackie sous le bras, tandis que Felicia semble retourner à son cher Stacy.

De son coté, Charlie copule une nouvelle fois sauvagement avec Marcy (Pamela Adlon) alors que leur appartement s’apprête à être vendu et les papiers du divorce sont arrivés.

En conclusion, « Californication, saison 3, épisode 11 » présente enfin un juste retour des choses ou Hank paie un tant soit peu sa conduite irresponsable et se fait humilier par son ex femme qui du reste semble encore une fois passer l’éponge après la leçon administrée.

L’épisode est donc plus original et divertissant que d’habitude avec un Hank qui pour une fois n’a pas le beau rôle…

Quant à son compère Charlie, la plus grande confusion règne dans son esprit avec sa futur-ex femme aussi barrée que lui !

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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 16:11

Dans « Californication, saison 3, épisode 10 », Karen (Natascha Mc Elhone) se montre toujours furieuse contre les folles incartades amoureuses de Hank (David Duchovny) en son absence et lui refuse le lit conjugal.

Alors que Karen rejoint Marcy (Pamela Adlon) et Rebecca (Madeline Martin) pour une soirée entre filles ou elles déversent leur bile sur leurs ex conjoints, Hank noie sa frustration avec son grand copain Charlie (Evan Handler) lui aussi libéré après avoir été effectivement viré par Collini (Kathleen Turner) sur ordre de Springfield.

Les deux potes décident de trainer ensemble, picolent, se font éjecter d’un bar après s’y être battus et volent ensuite le premier livre de Hank ainsi que celui de son rival Julian (Angus Mc Fayden) dans une librairie hippie.

La suite de la virée continue dans une épicerie asiatique qui se fait braquer.

Inconscient, Hank tente de négocier le don du livre de Julian contre le butin des braqueurs et ne s’extraie que de justesse de cette situation critique lorsque Kim (Philippe Tan), le commerçant surgit armé pour mettre en fuite les malfaiteurs.

Choqués malgré tout les deux copains finissent la nuit dans la vieille Porsche de Hank arrêtée sur le bord de mer.

Mais le réveil est pour le moins douloureux : gueule de bois et tatouages ridicules, un papillon dans le bas du dos pour Charlie, une ancre de Marine sur l’omoplate pour Hank avec le nom de leurs femmes et fille.

En conclusion, « Californication, saison 3, épisode 10 » se résume à une virée rock ‘n’ roll entre deux potes à la dérive avec force de débordements destinés à souder une amitié prétendument virile.

Amusant donc même si déjà vu et sans grande portée.

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 17:29

En pleine humeur brésilienne, me voici donc à présenter la chronique de « Manuel pratique de la haine » de Ferrez.
Sorti en 2009 en France toujours chez Anacaona, « Manuel pratique de la haine » s’inscrit dans une veine d’écrivains brésiliens urbains narrant leur quotidien difficile dans les favelas.
Ici, on suit l’évolution dans une favela de Campo limpo (São Paulo) de six jeunes appartenant déjà au monde des gangsters, en quête d’un ultime « gros coup » avant de passer à autre chose.
Régis est assurément le leader de la bande aux cotés de Magicien qui étant déjà un truand établi habite en dehors de la favela et a des contacts dans le monde de la classe moyenne.
Viennent ensuit Lucio, Celso, Neguinho et Aninha, la seule fille de l’équipe ayant fui la misère de l’état de Bahia pour tenter sa chance à São Paulo.
Le plan est simple mais minutieusement préparé, réaliser le braquage d’une banque en se répartissant les rôles.
Si Régis marié à Eliana rêve de monter ensuite une affaire de centrale téléphonique pour détenus, Magicien lui n’aspire qu’à conserver son train de vie tandis que Neguinho qui est tombé follement amoureux d’une jeune fille blanche nommé Eduarda, espère lui se retirer des affaires, acheter une maison et mener une vie familiale normale.
Mais dans la favela tout peut arriver et rien ne se passe jamais comme prévu : les bandes rivales pullulent, celle de Beau-gosse, un gamin aspirant à prendre le contrôle du trafic déclenche une guerre pour un motif en apparence secondaire : l’assassinat d’un de ses amis Gilde, par Neguinho.
Beaux-gosse a pour principal avantage de fournir en drogue le commissaire Mendoza, chef de la police militaire du district, ce qui lui assure de précieux appuis avec les forces de l’ordre corrompues.
Outre les bandes rivales et les policiers, les nettoyeurs sorte de tueurs à gage comme Valdieni dos Santos Silva font également partis des prédateurs de la favela…
Toutes les conditions sont donc réunies pour que la situation parte inévitablement en vrille…
En attendant le gros coup, Ferrez décrit avec talent et précision le quotidien des habitants, jeunes à la gâchette facile obsédés par faire de l’argent rapidement sans prendre conscience des risques mais aussi modestes travailleurs tels les courageux ouvriers métallurgistes Jose Antonio et Paulo féru de littérature ou Dinoithina petit vendeur de roses tentant de rester dans le droit chemin.
Pourtant après le hold-up réussi la situation se détériore et rien ne se passe comme prévu.
Pris dans un étau entre Beaux-gosse et la police, Régis est contraint de jouer double jeu et de faire éliminer ses partenaires.
La guerre entre les deux bandes tourne donc au désavantage des braqueurs qui se font descendre un par un, la mort la plus cruelle étant celle de Magicien, dont le corps est démembré et brulé par ce psychopathe de Beaux-gosse.
Neguinho et Aninha décèlent que quelque chose cloche dans cette affaire, mais seule le jeune femme a la présence d’esprit de s’extraire à temps en prenant la décision radicale de quitter la ville pour retourner à Bahia.
Une fois Neguinho descendu et le butin récupéré, Régis se rend seul à un ultime rendez vous avec Beau-gosse pour récupérer son fils détenu en otage.
Le rendez-vous tourne à la fusillade et les deux truands s’entre-tuent.
Grièvement blessé, Regis retourne chez lui pour ramener son fils à Eliana mais Mendoza demande à son lieutenant Aires d’en finir avec lui pour récupérer le reste du butin.
En conclusion, même si « Manuel pratique de la haine » traite d’une sujet mainte fois rabâché, le talent de conteur de Ferrez fait la différence dans la construction d’une réelle histoire au fort gout de polar avec en toile de fond une description d’une grande précision et d’une grande puissance du quotidien démoralisant de violence et de misère des favelas brésiliennes ou des jeunes sans espoir, ayant grandi dans la société de consommation, tuent pour les motifs les plus dérisoires.
Autre partie importante du roman, l’aspect social ici très marqué, Ferrez lui-même favelado justifiant clairement le point des vue des braqueurs prêts à tout pour sortir de l’humiliation de la pauvreté et atténuant la douleur des victimes de leur violence : entreprises couvertes par l’assurance, vigiles ou policiers corrompus jusqu’à la moelle et classe moyenne coupable de mépris envers les couches les plus défavorisées.
Ce parti-pris qu’on peut sans doute à juste titre contester, n’enlève rien à la puissance de ce roman précis, dur et froid comme un scalpel entaillant la peau !

 

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Published by Seth - dans Société
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