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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 22:06

Pour ma génération, « The crow » d’Alex Proyas est un film référence sinon culte.
Adapté en 1994 d’une bande dessinée de James O'Barr, « The crow » raconte la quête d’un homme, Eric Draven (Brandon Lee) revenu d’entre les morts pour se venger de sa propre mort et de celle de sa fiancée Shelly Webster (Sofia Shinas), violée et assassinée par une bande de voyous pour s'etre opposée à un vague projet immobilier.
Guidé par un corbeau, Draven qui est un ancien guitariste de rock se maquille le visage et porte des sapes en cuir sombre, pour traquer les criminels dans un monde sombre et ultra violent.
Le premier qu’il attrape est Tin-Tin (Laurence Mason), un Noir expert en couteau qui l’a poignardé.
Trop sur de lui, Tin-Tin accepte de défier celui qu’il prend pour un clown et comprend trop tard les super pouvoirs de Draven : agilité et immortalité.
Le corps transpercé est ensuite retrouvé par le sergent Albrecht (Ernie Hudson) honnête flic de terrain qui a pris sous son aile Sarah (Rochelle Davis) une jeune skateuse proche de Draven.
The crow retrouve ensuite Gidéon (Jon Polito) le receleur qui a écoulé la bague de fiançailles offerte à Shelly et obtient toutes les informations sur la bande ultra violente dirigée par T-bird (David Patrick Kelly).
Brulé dans l’incendie de son magasin, Gidéon avertit néanmoins Top Dollar (Michael Wincott) le parrain du quartier, une sorte de dandy sataniste qui l’égorge après avoir obtenu ses informations.
The crow continue son œuvre, éliminant Funboy (Michael Massee), le toxicomane de la bande qui avait une liaison avec Darla (Anna Levine) la mère de Sarah, puis liquide T-bird en personne après une course poursuite haletante et une spectaculaire explosion.
Il fait ensuite irruption dans une réunion au sommet organisée par Top Dollar et liquide les principaux chefs mafieux dans une sanglante fusillade.
Mais Grange (Tony Todd) le bras droit de Dollar, enlève Sarah pour faire pression sur lui.
Dollar exerce donc son chantage et charge Grange de tuer le corbeau, source de l’immortalité de Draven.
Heureusement l’intervention d’Albrecht permet de tuer Grange et de sauver The crow, blessé à l’épaule et vulnérable à présent.
Albrecht est également sévèrement blessé en faisant face à Myca (Bai Ling) la compagne de Dollar, qui en retour est cruellement défigurée par le corbeau.
Sur le toit d’une vieille église, the crow affronte Dollar et finit par le tuer en lui injectant les 30 heures de son agonie… ce qui suffit à le faire tomber sur un pic qui l’empale en un cruel châtiment.
Délivré de son devoir, Draven qui a mis en sécurité Albrecht et Sarah, peut ensuite aller rejoindre pour l’éternité son amour Shelby…
En conclusion, avec le recul « The crow » mérite le détour en raison de son univers gothique et rock, mais aussi de l’étrangeté morbide autour du destin de Brandon Lee, stupidement tué dans une scène de fusillade…à balles réelles.
Le fils de Bruce Lee, superbe eurasien au physique athlétique, crève littéralement l’écran dans son plus grand et beau rôle, à la manière d’un Heath Ledger bien plus tard.
Au-delà de son atmosphère morbide et enveloppante, « The crow » reste un film au scénario ultra basique et surtout d’une violence extrême, qui reste plus de vingt ans après fortement déconseillé aux moins de 18 ans !

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 12:43
Vision thing (The sisters of mercy)

Beaucoup dernièrement de musique dans ces colonnes avec une variété importante des courants du rock abordés, allant du hard rock classique des Scorpions au rock progressif intello de The Mars volta avec à présent un détour vers le goth-rock des britanniques de The sisters of mercy.

Après « Floodland » déjà chroniqué il y a trois ans, voici à présent le tour de « Vision thing » et sa pochette ésotérique sortis en 1990.

Entrée en matière impressionnante avec « Vision thing » marqué par une rythmique industrielle froide, le mur de guitare de Tim Bricheno/Andrea Bruhm et la voix rauque désincarnée d’Andrew Eldritch.

On pense bien évidemment à une version plus rock que métal de Ministry pour le coté dur mais efficace du style.

L’intensité chute alors sensiblement avec « Ribbons » certes moins puissant et démonstratif mais plus sombre, rampant et torturé.

On trouve un groupe un tantinet plus relax avec « Detonation boulevard » sur lequel la fameuse choriste Maggie Reilly intervient afin d’adoucir un peu la rugosité d’Eldritch et « Something fast » propose un nouveau mariage vocal pour une belle ballade acoustique toute en souplesse et très réussie.

L’exploration sonore se poursuit avec « When you don’t see me » chef d’œuvre synthétisant toute la dimension épique et romantique de Sisters of mercy transpirant derrière ces structures froides et rigides.

Ceci donne le coup d’envoi à un succession de standards, l’accrocheur « Doctor jeep » bâti sur une rythmique intense et nerveuse puis « More » génial bijou noir de l’œuvre de Sœurs qui transporte véritablement l’auditeur dans un voyage musical puissant, sensuel et coloré avec cette fois le synthèse parfaite entre Eldritch et Reilly pour un résultat purement détonnant.

Sans même sans rendre compte, nous sommes déjà arrivé à la fin de l’album et une nouvelle splendide ballade, « I was wrong » vient nous cueillir en douceur pour un sommeil apaisé.

En conclusion, trop méconnu à mon gout surtout par rapport à son encombrant ainé « Floodland », « Vision thing » est un authentique bijoux noir montrant toute la qualité de composition de The sisters of mercy, groupe unique à mi chemin entre métal industriel et rock gothique.

Des hits bien entendus, nombreux composent la moitié de l’album avec en point d’orgue le chef d’œuvre « More » mais moins spectaculaires et tout aussi captivantes sont les magnifiques ballades toutes en émotion et en subtilité.

On se régale donc à son écoute en savourant le coté indéniablement culte de la formation qui fut pour moi une grande référence des années 80/90.

A découvrir ou à redécouvrir donc de toute urgence, avec un plaisir à vrai dire quasi intemporel comme pour tout ce qui concerne les grands chefs d’œuvre.

Vision thing (The sisters of mercy)
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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 00:08
The least worst of (Type o negative)

Comme vous le savez mon respect pour les gothic rockers de Type o negative est important, aussi vais-je chroniquer non sans un plaisir intense leur best of bien entendu intitulé « The least worst of » selon l’humour caractéristique du groupe.

Sorti en 2000, « The least worst of » et ses quatorze titres débute par un gag de 39 secondes, un morceau vide au titre imprononçable « The misinterpretation of silence and its disasstrous conséquences (wombs and tombs mix) ».

Plus sérieusement, le moins pire du groupe débute par « Everyone I love is dead » morceau lent, à l’atmosphère sombre et pesante habité par la voix caverneuse si envoutante de Peter Steele.

Construit suivant le même moule, « Black n°1 » et ses refrains martelés reste cependant un titre aride et plutôt difficile d’accès qui reste à mille lieues d’un tube de radio FM.

L’auditeur a ensuite toute latitude de se perdre à loisir dans les huit minutes tortueuses et parfois bien pénibles de « It’s never enough » disons le clairement pas le meilleur de Type o.

Tout décolle franchement avec « Love you to death » beau, élégant, sensuel et déchirant comme une belle après midi d’automne passée dans la foret.

Les filles filent alors changer de petite culotte pour la première fois et laissent les fans de heavy metal pur et dur gouter au classic « Black sabbath » revisité dans une version infernale étouffante et diaboliquement géniale.

C’est dans le registre doux et caressant que se place « Christian woman » plutôt réussi et à un niveau moindre le plutôt ennuyeux « 12 black rainbows ».

Arrive ensuite le grand tube des New-Yorkais, l’excellent « My girlfriend’s girlfriend » et son atmosphère erotic-pop réjouissante.

Le chanteur se fait plaisir sur « Hey Pete (Pete’s ego trip version) » qui ose une version goth-doom particulièrement audacieuse du classique de Jimi Hendrix.

C’est dans un registre plus classique, lent et dépressif de « Everything dies » qu’on retrouve le groupe heureusement animé un peu plus sur le mélodique et accrocheur « Cinnamon girl ».

L’auditeur manque de tomber à la renverse en étant pris complètement à revers par « Unsuccessfully coping with the natural beauty of infidelity » qui après un tabassage hardcore de plus de deux minutes, naviguent ensuite sur plus de dix longues minutes entre gothique épais et brèves poussées de rage.

On termine car il faut bien en passer par là par « Stay out of my dreams » qui mélange à merveilles mélodies doucereuses et puissance sourde.

En conclusion, « The least worst of » porte au final assez bien son nom et rappelle que Type o negative n’a jamais été et ne sera jamais un groupe commercial.

Servi par quelques hits qui se content finalement sur les doigts d’une main, ce best of atypique révèle surtout le caractère incroyablement sombre et torturé de la musique d’une des formations de métal gothique les plus marquantes des années 90.

Titres à rallonges, lenteur calculée, lourdeur des guitares, atmosphères sombre, étouffantes mais aussi sensuelles, la musique de Type o negative ne se livre pas d’elle-même et nécessite un effort d’approche de la part de l’auditeur.

Et au dessus de tout plane pour toujours la voix du géant triste, Peter Steele, véritable âme créatrice du groupe, qui eut pour moi peu de concurrents dans son registre de crooner gothique.

Un disque à recommander donc à tous les amateurs de métal gothique mais également aux curieux désireux découvrir une formation sans doute à jamais tapie dans l’ombre, qui ne laisse découvrir sa beauté que derrière un épais tapis de fumée.

The least worst of (Type o negative)
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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 14:06

bauhaus_vol1.jpg3.gif

 

 

Bauhaus toujours avec la compilation « Best of 1979-1983, volume one » sorti en 1985 soit peu de temps après la fin de carrière météorique du groupe britannique.

L’auditeur est immédiatement plongé dans l’ambiance ténébreuse et torturée des anglais avec « Double dare » lourd et fiévreux.

L’intensité grimpe d’un cran avec « In the flat field » en raison de parties de guitares beaucoup plus agressives de Daniel Ash surplombées par la voix rageuse de Peter Murphy.

L’influence punk se fait sentir sur « Dark entries » lui aussi particulièrement musclé et avec un titre pareil, « Stigmata martyr » s’avère être un titre particulièrement déchiré et pénible à l’écoute.

Suit un morceau de choix, « Bela Lugosi’s dead » interprétée en version live de plus de neuf minutes ou le groupe se lâche sur des instrumentales de toute beauté.

Le soufflet retombe sur « God in an alcôve » chaotique et peu inspiré avant que Bauhaus ne revienne à du rock punk particulièrement convaincant sur « Telegram Sam ».

Après pareille gifle, on goute sans vergogne l’étrange mais nerveux « St Vitus dance », puis reprend sa  respiration sur « A spy in the cab » tout aussi déjanté et distordu mais plus calme.

Les anglais font preuve une fois n’est pas coutume de plus de musicalité sur « Terror couple kill colonel » particulièrement innovant dans son approche mélodique sophistiquée rappelant les premiers album de The cure.

L’auditeur est toujours surpris par cette haute inventivité musicale, qui s’exprime également sur un titre plus court et rythmé comme « Dancing » qui éclipse le plus modeste et statique « Hair of the dog ».

En guise de digestif, viennent deux titres, « The passion of lovers » particulièrement informe et « Mask » morceau expérimental, lent et sinueux.

En conclusion, « Best of 1979-1983, volume one » confirme tout l’interet de la musique de Bauhaus, sorte de synthèse entre The cure, The Sisters of Mercy avec une pincée de Joy Division.

Nous parlons évidemment de rock ici, mais plutôt aventureux dans sa recherche de bruitages originaux et dans son refus des structures mélodiques faciles d’accès à base de couplets/refrains.

Le résultat est donc la construction d’une foret obscure, glacée et profonde, mais dont le charme mystérieux et inquiétant peut arriver à attirer.

Bien entendu, je ne recommande pas l’écoute de Bauhaus tous les jours mais recommande ce groupe britanniques relativement underground à la musique particulièrement soignée.

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 10:43

go_away_white.jpg3.gif

 

 

Changement radical d’univers avec le rock gothique de Bauhaus qui comme son nom ne l’indique pas n’est pas allemand.

Groupe réputé du début des années 80 malgré une carrière plus qu’éphémère, les anglais de Bauhaus se reforment à la surprise générale en 2005 après plus de vingt cinq ans de silence.

Avec Peter Murphy (chant), Daniel Ash (guitare), David J (basse) et Kevin Askins (batterie), Bauhaus sort « Go away white » à la pochette immaculée en 2008.

Le premier morceau trop linéaire « Too much 21st century » peine malgré un riff assez intéressant, telle une petite cylindrée gravissant une cote pentue à passionner l’auditeur.

Plus intéressant est « Adrenalin » qui s’impose par son tempo puissant, sombre, et torturé comme un titre majeur.

Avec « Undone » on bascule dans un univers plus new wave froid et synthétique.

Mais Bauhaus sait aussi se montrer plus organique comme le montre « International bulletproof talent »  et « Endless summer of the damned » morceaux rock puissants et enlevés.

L’allure se ralentit jusqu’à quasiment se figer sur « Saved » long morceau hypnotique mettant formidablement en valeur la voix de Murphy.

Bauhaus poursuit dans cette voie avec « Mirror remains » long et lent morceau atmosphérique aux bruitages étranges et parfois désagréables.

Par contraste, « Black stone heart » se révèle beaucoup plus pop et presque accessible avant de replonger à nouveau dans un long voyage froid et planant sur « The dog’s a vapour ».

On termine avec « Zikir » encore plus dépouillé, froid et sinistre.

En conclusion, « Go away white » constitue une belle découverte d’un groupe singulier et protéiforme capable par instant de délivrer quelques salves post punk appuyées permettant de sortir du sentiment de longue apathie morbide pouvant s’installer avec la succession de morceaux atmosphériques souvent glaciaux.

Equilibré, consistant et assez varié bien que forcément tristounet, « Go away white » force tout de même le respect par son intégrité et sa qualité intrinsèques.

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 08:54

rebecca.jpg3

 

 

Réalisé en 1940, « Rebecca » est le premier film américain toujours en noir et blanc d’Alfred Hitchcock.

Le réalisateur montre déjà son gout marqué pour les romans gothiques de Daphné du Maurier, qu’il adaptera trois fois au cinéma avec notamment le fameux « Les oiseaux ».

Comme souvent avec Hitchcock, « Rebecca » commence par une rencontre amoureuse entre un  riche anglais Maxim de Winter (Laurence Olivier) et une jeune femme (Joan Fontaine) accompagnant sa patronne Madame Van Hooper (Florence Bates) lors d’un séjour à Monte-Carlo.

Le cadre luxueux et la beauté de la Cote d’azur contribuent pour beaucoup à un rapprochement entre de Winter qui est un jeune veuf distingué et viril et la belle jeune femme quelque peu déstabilisée par la soudaineté de la situation.

Déterminé et autoritaire, de Winter arrache son amie aux griffes de sa patronne, une insupportable matrone d’âge mur en lui proposant de l’épouser.

Le mariage se fait à vitesse grand V et le couple part s’établir dans un immense manoir appelé Manderley au sud de l’Angleterre.

La nouvelle Madame de Winter doit alors prendre connaissance de ses obligations aristocratiques et surtout gérer l’imposant personnel qui aide à tenir en ordre l’immense demeure.

Peu à l’aise Madame de Winter est très impressionnée par la gouvernante, Madame Danvers (Judith Anderson), une femme sèche et austère à la limite de l’antipathie.

Très vite, l’atmosphère du manoir devient étouffante car on lui rappelle sans cesse le souvenir de Rebecca de Winter, la première femme de Maxim disparue dans un accident de bateau et dont personne n’a oublié le souvenir.

Jack Favell (George Sanders), le cousin de Rebecca surgit également de nulle part et tient des propos particulièrement déroutants qui contribuent au malaise de Madame de Winter.

Assez curieusement, Maxim n’est pas d’un grand secours pour sa femme qui se débat de plus en plus face au fantôme de la disparue.

La situation continue de s’aggraver lorsque Madame de Winter commet bévues sur bévues, en s’habillant comme Rebecca lors d’une soirée mondaine donnée à Manderley, ce qui provoque le courroux de Maxim.

Un tournant s’opère pourtant lorsqu’un plongeur découvre par mégarde le bateau qui a coulé en emportant Rebecca.

Le bateau est alors renfloué pour une expertise policière et o surprise le corps de la véritable Rebecca est retrouvé à bord.
Les Winter sont alors replongés dans une intense crise conjugale avec le retour du souvenir embarrassant de Rebecca.

Maxim fait alors de surprenantes révélations à sa femme sur les circonstances troubles de la mort de Rebecca, notamment l’inhumation d’une inconnue à la place de sa femme, tuée par accident lors d’une crise de jalousie alors qu’elle venait de lui annoncer qu’elle était enceinte d’un autre homme, vraisemblablement son cousin Favel.

Maxim lui révèle qu’il haïssait sa femme, belle froide, riche et dure, qui lui rendait la vie impossible.

Le voile des conventions se déchire alors mais malgré ces aveux lourds, Madame de Winter soutient son mari contre la pression policière qui ayant déterminé que le bateau a été volontairement coulé, se rapproche inexorablement de Maxim.

Favel revient alors sur le devant de la scène et tente de faire chanter Maxim en le menaçant de révéler à la police qu’il a tué Rebecca.

Mais le mari tient bon et parvient en jouant subtilement avec la police à décrédibiliser son accusateur.

En exploitant un interrogatoire de Madame Danvers, la police se rend à Londres chez le Docteur Baker (Leo G Carroll) qui lui révèle qu’elle était atteinte d’un cancer incurable.

On comprend alors que se sachant condamnée, Rebecca a cherché à se faire tuer par son mari.

Tiré en apparence d’affaire, le couple de Winter subit pourtant en retour la colère aveugle de Madame Danvers, liée avec Favel dans sa volonté de punir Maxim pour le meurtre de Rebecca.

Réduite à des résolutions extrêmes, Madame Danvers met le feu à Manderley et meurt dans les flammes dévorante de sa propre folie.

En conclusion, « Rebecca » est un vieux film rendu particulier par son atmosphère gothique.

Hitchcock exploite à merveille son manoir sinistre, l’usage du noir et blanc et les décors brumeux du sud de l'Angleterre pour créer un ambiance de château hanté.

Le récit est comme souvent chez Hitchcock complexe, psychologique avec le thème du double féminin maléfique venant hanter une jeune femme pure, honnête et dévouée.

Laurence Olivier est l’incarnation du parfait (et irritant !) gentleman britannique torturé, Judith Anderson est fantastique en gouvernante inquiétante mais c’est assurément Joan Fontaine, sublime, fraiche et fragile qui crève l’écran.

Du coté plus critique, « Rebecca » souffre d’une durée longue, d’un rythme lent, d’une musique particulièrement niaise et d’une doublage en français souvent sur affecté qui nuit à l’interprétation des acteurs.

Un film complexe et sombre marqué cependant par son époque, qui reste pour moi destiné aux cinéphiles pointus.

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 19:45

pornography.jpg5

 

 

Le monde de la musique toujours mais plus introspectif, sombre et nuancé de The cure, groupe de rock culte à la fois pop et gothique.

Formé à la fin des années 70, The cure fut une influence majeure des années 80 avec des albums de références alternant morceaux catchy tournant en rotation sur les radios et télévisions grand public et compositions plus intimistes et torturées.

Sorti en 1982, « Pornography » annonce clairement la couleur avec sa pochette sombre et psychédélique représentant le trio de base composé de Robert Smith (guitare/chant), Simon Gallup (basse) et Laurence Tôleurs (batterie).

L’entame se fait avec « One hundred years » long titre de plus de six minutes déroulant une ambiance hypnotique soutenue par des riffs obsédants et par la voix si prenante de Smith.

On poursuit avec « A short term effect » dans le même lignée, lente, torturée et psychédélique mais le groupe parvient toujours par sa créativité et son intensité à tenir l’auditeur en éveil.

The cure se surpasse encore sur « Hanging garden » à l’atmosphère de rêve opiacée toujours aussi captivante mais aux refrains encore plus soutenus.

L’ambiance se refroidit avec « Siamese twins » titre lent portée par une mélodie douce et triste.

On continue de se faire du mal pour se sentir bien avec « The figure heads » qui vous entraine dans un tourbillon enivrant de malaise chloroformé rendu irrésistible par la subtilité des riffs et la voix de Smith.

The cure poursuit sa lente marche en avant triste mais à la splendide beauté glacée sur « A strange day » puis bascule complètement dans la démesure new wave la plus absolue d’un « Cold ».

Ce court et douloureux album se termine sur « Pornography » long morceau déchirant et chaotique jusqu’à en être pénible à l’écoute.

En conclusion, « Pornography » pourra difficilement plaire aux natures enjouées, optimistes et bouillonnantes d’énergie.

Si on se sent en revanche attiré par les atmosphères gothiques, psychédéliques et new wave, on ne pourra qu’en gouter les saveurs multiples raffinées.

« Pornography » est un album sans hit, incroyablement sombre et torturé, et donc peu accessible mais sa créativité, son intensité et la qualité formidable de ses compositions compensent allégrement ce coté peu accrocheur.

La voix unique de Smith, si digne dans sa souffrance produit toujours une très forte impression.

« Pornography » est un chef d’œuvre artistique, un diamant noir, une orchidée aux effluves malsaines mais tellement enivrantes.

A recommander à tous les amateurs de musique sombre et introspective à écouter les soirs de cafards en hiver quand la vie vous semble complètement dénuée de sens.

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 14:12

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Après un « In requiem » marquant un retour aux sources des plus marqués, Paradise lost sort en 2009 « Faith divides us, death unites us » à la superbe pochette évoquant une macabre estampe moyenâgeuse tout à fait en adéquation avec le titre de l'album.

Le seul changement notable de line up est ici le remplacement du batteur Jeff Singer par Peter Damin.

L’entrée en matière se fait avec « As horizon ends » établissant un tempo lent et lourd sur une structure de riffs en acier trempé.

Nick Holmes use ici de son chant si célèbre puissant et rageur puis développe sa dimension plus douce et mélancolique sur la deuxième partie de « I remain » qui reste tout de même sérieusement plombé par la lourdeur des riffs de Greg Mackintosch.

Cette alternance de dureté et de légères accalmies se poursuit sur « First light » .

Paradise lost ne baisse pas la puissance mais accélère grandement la cadence sur « Frailty » rapide, dense et difficile à encaisser.

Même « Fait divides us, death unites us » beaucoup plus calme et mélodique au premier abord, ne peut s’empêcher de faire preuve d’une grosse puissance de feu ce qui à mon sens nuit à son impact émotionnel.

Rien de bien fameux à signaler ensuite sur « The rise of denial », long, lourd et passablement torturé et sur lequel émergent de courtes et timides tentatives d’apaisement.

L‘escalade dans la course à l‘armement se poursuit avec « Living with scars » qui sonne comme du Machine head/Pantera maladroitement travesti en gothique.

Dans cette compétition de body building, seul « Last regret » enfin apaisé parvient à réellement émouvoir au travers de cette fibre mélancolique si propre au groupe.

La fin du disque se profile enfin, avec le poussif « Universal dream » se trainant comme un tank en panne de motricité et « In truth », sombre et ténébreux enterrement s'étirant en longueur.

En conclusion, « Faith divides us, death unites us » est pour moi dans la même lignée que son prédécesseur avec une forte propension au metal gothique matiné de power metal ultra pesant.


La totalité des morceau excède les quatre minutes et Paradise lost déploie un arsenal de riffs hyper lourds enchevêtrés dans des constructions alambiquées ou il est difficile de trouver la porte de sortie.

Jamais sans doute Paradise lost ne fit preuve d’autant de puissance brute, au détriment pour moi de la culture de sa fibre fragile et dépressive qui m’émouvait tant.

Autre grand manque du disque selon moi, l’absence de hit potentiel, de morceaux faciles et accrocheurs sur lesquels construire un disque réellement marquant.

Pas sur que je suive à présent les Anglais dans cette course à rebours dans le temps.

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 17:42

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2

 

J’ai découvert The 69 eyes de manière curieuse, lors d’un voyage de jeunesse aux Etats Unis.

L’ami que je venais visiter était en pleine période gothico-dépressive et  écoutait en boucle ce groupe et en particulier l’album « Devils ».

Nuit et jour, nous avons donc fait quelques centaines de kilomètres au son de ce disque qui a fini par me de devenir familier.

Aussi est-ce avec un parfum de nostalgie que vais je chroniquer ce disque de ce groupe finlandais existant depuis le début des années 90.

Malgré sa pochette hideuse mettant en avant le chanteur de charme du groupe Jyrki 69, le disque commence plutôt bien avec un « Devils » morceau fluide aux refrains rythmés.

Tout de suite la voix de Jyrki frappe avec par sa frappante similarité  avec Elvis Presley dont ce coté chaud et enveloppant qui ne laisse personne de marbre.

Après cet échauffement on attaque « Feel berlin » fonctionnant grâce  à la recette combinant claviers d‘accompagnement, chœurs féminins aux guitares rock de Timo-timo et Bazie pour fusionner au groove sensuel de la voix du chanteur.

Plutôt rock, « Nothing on you » passe sans problème avant que n’arrive subitement un titre fort, « Sister of charity » aux refrains à l’irrésistible sensualité nappée dans une ambiance religieuse très prenante.

The 69 eyes accélère la cadence avec « Lost boys » à la dynamique plaisante.

Ensuite, le soufflet retombe, est trop rapide pour une ballade et trop mou pour un titre de rock « Jimmy » ennuie, « August moon » s’englue dans une solennité superflue.

Même le méritant « Beneath the blue » manque de punch et on s’ennuie à mourir sur le long et trop terne « Christian death ».

On lève un sourcil sur les quelques touches mélodiques de « Devioso »  mais même la languissante ballade « Only you can save me » ne parvient pas à récupérer l’attention initiale.

En conclusion, « Devils » est un sacré coup de bluff et peut réussir en plaçant toutes ses meilleures cartouches dans sa première moitié à faire illusion.

Pour autant après les premiers instants de découverte ou on peut se raisonnablement se demander si on ne va pas devenir complètement fan du groupe, l’enthousiasme descend graduellement pour finir à un niveau assez bas.

Trop long, « Devils » se montre incapable de tenir la distance et sa formule de rock gothique lorgnant vers une pop charmeuse finit assez rapidement par trouver ses limites.
Seul intérêt notable, la voix de Jyrki 69, faisant il est vrai figure de curiosité.

A réserver à ceux qui demeurent inconsolables de la mort de Peter Steele, l’autre gigantesque voix du goth-rock de charme.

Pour le reste, mon voyage aux Etats Unis semble avoir un peu perdu de son charme, comme un canada dry au gout finalement assez éventé.

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 22:51

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2

 

 

Après avoir chroniqué l’excellent best of des Sisters of mercy « A slight case of overbombing » je me devais logiquement de passer au crible leur album maitre, « Floodland » sorti en 1987.

Deuxième album dans la carrière du groupe, « Floodland » voit le tatillon chanteur-guitariste Andrew Eldritch virer l’essentiel de son groupe, engager la sculpturale bassiste Patricia Morrison qui figurera dans la plupart de ses vidéo clips et avoir le génie de s’adjoindre les chœurs la New York Choral Society en renfort.

Seul Doktor Avalanche, la batterie automatique échappe au massacre, mais il faut bien dire que la machine ne contestait pas beaucoup les décisions de son maitre.

Avec sa pochette gothique en diable, « Floodland » débute par « Dominion/Mother Russia » monstrueuse pièce épique de sept minutes ou la voix sépulcrale de Eldritch est formidablement contre balancée par les chœurs aériens et féminins.

Le clip tourné dans les temple de la ville de Petra en Jordanie est un chef d’œuvre visuel à l’atmosphère de mystère exotique et grandiose.

Changement radical d’ambiance avec « Flood 1 » beaucoup plus lent, froid, calme pour ne pas dire ennuyeux.

Mais « Lucretia my reflection » un nouveau missile à tête chercheuse vient ensuite percuter l’auditeur de plein fouet.

La rigidité de la batterie automatique est ici encore une fois soumise au contraste de refrains puissamment enivrants.

L’alternance entre violence et calme se poursuit avec « 1959 » belle ballade à la mélancolie glacée évoquant par instant du Nick Cave enchainé par le colossal « This corrosion » qui développe grâce aux chœurs une puissance épique égale voir supérieure à « Dominion/Mother russia » en raison d’une dynamique purement irrésistible.

On poursuit avec « Flood II » légèrement plus dynamique que son prédécesseur.

L’ennui est en revanche à son comble sur « Driven like the snow » qui manque considérablement d’impact.

On finit par s’endormir complètement avec l’atone « Never land (a fragment ) » lente berceuse au beat hypnotique.

Peu de choses à dire que les morceaux additionnels « Torch » déprimant à souhait, le long requiem électronique « Colours » envoutant et effrayant comme un désert sans fin.

La version longue de « Never land » est un affreux calvaire qui donne des envie de révolte et on ne peut résister à faire avance rapide pour finir malgré les quelques moments de grâce d‘« Emma ».

En conclusion « Floodland » constitue une grande déception.

Les quelques chefs d'oeuvres des Sisters of Mercy masquent en réalité une musique froide, trop linéaire, calme et sombre pour moi.

« Floodland » est en réalité un disque à 80% composé de musique ambiante ou Eldritch se complait dans des univers de pure noirceur gothique.

Globalement trop déprimant, « Floodland » me conforte dans la nécessité de ne posséder que le best of du groupe qui contient une dynamique beaucoup plus importante et convient mieux à mes gouts.

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