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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 19:52

Vous serez sans doute surpris de trouver la chronique d’un album de George Michael dans les colonnes de ce blog mais après la mort tragique à 53 ans du chanteur le jour de Noel 2016, je me suis senti obligé de rendre hommage à tout ce pan de mon enfance et de la pop-music des années 80.

A la fin 1987, George Michael, le génie créateur du duo de boys-band avant l’heure Wham ! s’émancipe et sort son premier album solo intitulé « Faith » à la pochette aussi virile que sexy.

Dans le premier titre « Faith », le chanteur effectue un virage à 180° sur son style habituel avec un morceau acoustique inspiré par le rock ‘n’ roll et une image toujours sexy mais beaucoup plus virile avec jean moulant délavé, perfecto, santiags, barbes et lunettes de soleil.

Le message est clair : Michael n’est plus un minet mais un homme dans la force de l’âge désireux de s’affirmer individuellement.

En plein dans les années MTV, « Father figure » soigne son clip comme si il s’agissait d’un mini film ce qui n’empêche pas ce titre sensuel et feutré de figurer parmi ses plus grands tubes.

Survient alors l’objet du scandale, « I want your sex » appuyé par un clip très sexy mais finalement assez chaste dans lequel à l’instar de Madonna, Michael expose ses fantasmes avec comme support la séduisante mannequin asiatique Kathy Jeung.

Frappé de censure dans les médias anglo-saxons, « I want your sex » est avec le recul un morceau très/trop typé années 80 qui ne sort  réellement du lot que par la voix du grand George.

Plus politiquement correct, « One more try » est certes une ballade langoureuse, mais surtout un slow mortel porté par une voix exceptionnelle qui aida beaucoup de teen-agers comme moi à se donner du courage dans les boums des années 80.

Après ces quatre tubes monumentaux qui écrasèrent les hits parades de l’époque, « Hard day » fait figure de petite douceur sucrée particulièrement agréable, « Hand to mouth » est soporifique et sans intérêt.

« Hands to mouth » fait taper du pied par son groove soutenu et ses arrangements soignés pour permettre de retrouver le George Michael conquérants des charts dans « Monkey » titre chaloupé et sexy soutenu par une vidéo bien léchée confirmant son statut d’icône naissante.

Un berceuse langoureuse « Kiss for a fool » plus tard et deux remix viennent gonfler la fin de cet album, celui de « Hard day » absolument massacré et aujourd’hui sonnant affreusement ringard et « A last request » chapitre final d’ « I want your sex » beaucoup plus calme et éthéré.

En conclusion, « Faith » et ses neufs titres réels auront suffi à faire naitre une superstar dans la musique.

Vendu à plus de vingt cinq millions d’exemplaires, « Faith » est le Big bang de George Michael et constitue quoi qu’on dise une référence de la pop culture des années 80 au même titre que « Thriller » de Michael Jackson, « Like a Virgin » de Madonna ou « Purple rain » de Prince.

Artiste majeur ayant connu une seconde partie de carrière beaucoup plus chaotique avec une gestion difficile du succès, des procès à rallonge avec sa maison de disque, des problèmes personnels, des dépressions, des révélations forcées sur son homosexualité mais également des prises de positions et des engagements courageux contre le SIDA, George Michael restera pour moi comme un chanteur exceptionnel à la voix chaude et sensuelle.

En quelque sorte, « Faith » représente un condensé de sa carrière solo, mélange de talent, de provocation, de douceur, de sensibilité et d’une certaine profondeur.

La perte du talentueux et torturé beau George n’en est sans doute que plus douloureuse pour ses innombrables fans.

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 19:11
Eye to eye (Scorpions)

Disons le tout de go les années 90 s’avèrent purement catastrophiques pour les Scorpions en panne de repères et de créativité comme le montre le très décrié « Eye to eye ».

Sorti en 1999 avec James Kottak à la batterie, « Eye to eye » et sa pochette minable débutent par « Mysterious » qui introduit déjà un beat électro des plus artificiels et suspects.

Klaus Meine a beau s’échiner à chanter du mieux qu‘il peut, la sauce ne prend guère en raison du rythme plat et froid et de la mise très en retrait des guitares de la paire Rudolf Schenker/Matthias Jabs.

Les dance floors semblent clairement la cible de « To be n°1 » qui évolue tout en légèreté pop avec toute de même l’appui des guitares sur les refrains.

Les ballades vous manquait déjà ? Voici « Obsession » et « 10 light years away » qui déboulent avec de la guimauve alignée au kilomètre et c’est sur des riffs bien timidement déployés que s’entremêle le laborieux « Mind like a tree ».

Nouveau tartinage de ballades transparentes sur « Eye to eye » et « What U give U gave back » qui viennent vous bercer sur chacune cinq longues minutes environ.

La galère vogue toujours en douceur vers le néant au rythme de « Skywritter » et on lève timidement un sourcil sur « Yellow butterfly » un tantinet plus lourd et intéressant.

Retour des grosses machines électro tournant à vide sur « Freshly squeezed », tentative d’un peu d’animation sur le pop « Priscilla ».

Rien ne nous semble épargner avec du rap (!) sur « Du bist so schmutzig » sans doute idéal pour une fête de la bière à Munich et à vrai dire on est pas fâché d’arriver à la fin de ce douloureux marathon formé de « Aleyah » aux gros riffs paresseux/refrains lourdingues et je vous le donne en mille une énième ballade torchon « A moment in a million »

En conclusion, « Eye to eye » est une catastrophe, un reniement absolu du passé des Scorpions qui évoluait dans les années 70 dans un hard progressif particulièrement ambitieux avant de s’orienter vers un heavy metal mélodique mais viril diablement efficace dans les années 80.

En toute honnêteté on ne sait pas très bien ce que cherchent les Allemands avec ce disque, coller à plus de modernité en incorporant un son plus dance ? Séduire un plus large public en versant dans de la pop doucereuse à outrance ? En tout cas les guitares semblent bien mises sous l’éteignoir, tout comme la fibre créatrice et folle du groupe pour proposer un ersatz d’album boursouflé et sans âme.

C’est donc un vieux groupe fatigué semblant à bout d’idées et se raccrocher à la première mauvaise idée foireuse qui lui tombe sous la main qui semble aborder le début du XXI ième siècle.

Rien à retirer donc de ce disque qui fut un échec monumental bien mérité et mit un vrai coup d’arrêt de cinq ans à la carrière des Scorpions ! Et pan !

Eye to eye (Scorpions)
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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 19:20
No exit (Blondie)

Nous passons sans coup férir de l’atroce Rob Zombie à la disco-pop des anglais de Blondie.

A cet égard 1999 est une date charnière pour la formation culte des années 80 puisqu’elle marque le retour de Blondie sur le devant de la scène avec « No exit » et un nouveau batteur Clem Burke autour de la charnière centrale Debbie Harry (chant)-Chris Stein (guitare)-Jimmy Destri (claviers).

Nous sommes à présent à l’orée du XXI ième siècle, le dernier disque de Blondie a près de 20 vingt ans, aussi plus que l’attente infernale des fans se pose la question de la modernité ou de la fidélité aux sources ?

Le début du disque montre de claires influences reggae habitant « Screaming skin » et ses cinq longues minutes trente bien longues à passer.

Passé le choc (répulsif !) initial, on embraye sur « Forgive and forget » plus conventionnel avec ses mélodies soignées sur lesquelles la voix de Harry charme.

Les choses sérieuses semblent commencer avec « Maria » enormissime tube de classe mondiale aux refrains magiques proprement irrésistibles.

Nouvelle surprise sur « No exit » qui pompe allégrement la toccata et fugue en Ré mineur de Beethoven pour lancer un duo avec rappeur aujourd’hui bien poubellisé Coolio.

Le plus fou est que ce mariage improbable classique-rap avec Blondie en sandwich donne un résultat plutôt intéressant !

Pas à grand écart près, Blondie assène ensuite une ballade-saxo mielleuse à souhait « Double take » et remet ensuite un peu de dynamique sur le très correct « Nothing is real but the girl ».

Le mode jazzy feutré est privilégié sur « Boom boom in the zoom zoom zoom » et on plonge ensuite dans le néant absolu de la ballade guimauve « Night wind sent » ou de l’étrangement mollasson « Under the gun » avec un titre plus que mal porté.

Les chœurs et la majesté de « Out in the streets » ne suffisent pas relever le niveau.

Les titres s’enchainent sans aucun charme, « Happy dog » et son encéphalogramme plat, « The dream’s lost on me » au folk celtique assommant, « Divine » qui prend encore une fois le pli du reggae avant l’atmosphérique « Dig up the Congo » et son exotisme de pacotille.

En conclusion, « No exit » est un album catastrophique dont la variété ne saurait masquer la profonde vacuité artistique.

Exit et c’est le cas de le dire la machine à tube power-disco des années 80, place à une pop cosmopolite fadasse et à bout de souffle, tentant tant bien que mal de sauver les meubles à l’aide de titres bouche trou parfaitement irritants.

Avec le recul, « No exit » est l’album d’un tube, « Maria » et aurait du selon moi montrer la porte de la sortie à un groupe de vétérans au bout du rouleau.

No exit (Blondie)
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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 17:00
Born to die (Lana Del Rey)

Focus sur un style et une chanteuse assez sous représentés ici, la chanteuse Lana Del Rey avec son second album « Born to die ».

Révélée par Internet et soumise à de fortes pressions de la profession sans doute jalouse d’un succès aussi rapide, Lana Del Rey est une jeune artiste américaine évoluant dans une pop élégante et mélancolique.

« Born to die » ouvre l’album dans le style si caractéristique de la rouquine, avec ce mélange de lenteur et de grâce mélancolique porté par une voix douce et grave.

La transition avec « Off the races » et ses légères influences hip hop peut surprendre … pour un résultat plutôt déroutant.

Rien à dire en revanche sur la splendide ballade « Blue jeans » illuminée de surcroit par un clip fantastique avec de sensuels enlacements dans une piscine ensoleillée.

Lui succédant « Video games » est également l’un des plus grands tubes de la chanteuse avec toujours cette douceur, ce charme et cette mélancolie.

Légèrement plus de rythme sur « Diet moutain dew » et des refrains plus soutenus sur « National anthem » qui tentent de groover timidement avec quelques touches plus modernes puis retour à plus de classicisme sur « Dark paradise » aux refrains efficaces.

Toujours beaucoup de douceur sur « Radio » et « Carmen » qui ne tiennent que sur la belle voix sensuelle de Lana.

On arrive alors à la dernière longue ligne droite de l’album composée de « Million dollar man » aux belles sonorités rétro vamp qui aurait tout à fait pu le faire figurer dans la BO d’un James Bond, puis un nouveau tube « Summertime sadness » ballade à tomber par terre en pleurant devant tant de beauté.

On clôt les débats avec « This is what makes us girls » léger et fluide.

En conclusion, « Born to die » est l’album de trois tubes colossaux, trois superbes ballades inscrivant le style rétro et classieux de Lana Del Rey au firmament des chanteuses les plus sensuelles du moment.

Sur la durée, les choses se compliquent un peu mais la chanteuse tient malgré un aspect peut être un peu trop vaporeux et monotone tout à fait correctement la distance.

Intelligent, doux, agréable, élégant, triste et racé, « Born to die » s’écoute avec plaisir et donne franchement envie d’ôter la cuirasse qui nous fait homme pour se laisser aller à plus de retenue et d’intériorité.

Puisse Lana Del Rey ne pat se laisser dévorer par les ogres et harpies du music business et continuer sa voie d’artiste flottant avec une grâce aérienne au dessus des débats.

Born to die (Lana Del Rey)
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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 19:47

101.jpg2

 

 

Disons le franchement la découverte de Depeche mode a été plutôt un échec, et partant du principe que les albums les plus réputés du groupe ne m’ont que faiblement atteints, il ne restait donc qu’a expérimenter le bestof … ou le live pour tenter de sauver la situation !

Sorti en 1989, « 101 » est le premier live d’un groupe alors en pleine explosion commerciale et sans nul doute artistique, ceci se matérialisant par une position dominante dans le monde du pop-rock et des tournées dans des stades, comme celle de Pasadena aux Etats Unis.

On commence par « Black celebration » introduction plutôt planante pour un concert de ce calibre.

Les défenseurs du groupe me rétorqueront que le groupe n’est certes pas connu pour son punch, aussi enchainerai-je sans coup férir sur « Shaking the disease » également feutré mais dont la légère fluidité passe ici comme un charme.

Difficile en revanche de sa passionner pour le plaintif « Nothing ».

Depeche mode passe alors la surmultiplié et fait donner la machine à tubes qu’il était à l’époque.

Se succèdent le facile et sautillant « Pleasure, little treasure », le superbement efficace « People are people » et le dense « A question of time ».

Le tempo se ralentit et permet de placer « Never let me down again » l’une des plus belles réussites mélodique du groupe.

On oubliera rapidement la ballade « A question of lust » insupportable de nullité, pour s’orienter vers les dernières salves du concert, « Master or servant » redoutable dans le style pop-wave si caractéristique du groupe, « Just can’t get enough » premier tube historique et sans doute le plus dance-music de l’histoire des anglais.

En guise de final, surgit « Everything counts » aux plages électro plutôt plaisantes.

En conclusion, « 101 » constitue le bestof idéal pour qui voudrait découvrir Depeche mode.

Malgré sa qualité et sa bonne consistance, il n’est pas parvenu à changer mon opinion sur Depeche mode et à me donner envie de continuer à les suivre.

Ce n’est pas la voix de Steve Gahan, assez agréable dans un style certes un peu linéaire qui est en cause mais bel et bien l’essence même de la musique du groupe qui me déplait.

Le son new-wave surtout celui de la fin des années 80 sonne affreusement cheap pour moi, et je n’apprécie gère les structures pop/dance du groupe, leur reprochant leur facilité de tubes pour discothèques.

Même avec ce live garni jusqu’à la gueule de tubes, Depeche mode ne parvient pas rendre sa musique suffisamment vivant et attirante pour moi.
Trop de froideur, trop de retenue, trop de linéarité ou parfois de facilité sans doute, qui forment au final un cocktail repoussant à mes yeux.

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 22:21

violator.jpg2

 

 

Trois ans après le gros succès de « Music for the masses », vient logiquement en 1990 « Violator » de Depeche mode.

L’album à la rose commence en douceur par « World in my eyes » qui traine sensuellement son beat technoïde sur lequel David Gahan place sa voix douce et froide.

Le ton semble alors donné : celui de l’ennui glacé comme le laisse franchement supposer le monocorde « Sweetest perfection ».

Pourtant les anglais se réveillent subitement pour proposer avec « Personal Jesus » l’un de leur plus grand tube, avec un riff de clavier martelé, un apport judicieux de la guitare de Martin Gore, le tout soigneusement emballé.

L’auditeur se laisse ensuite bercer par la légère fluidité de « Halo » et sombre dans le sommeil eternel de « Waiting for the night » assommante ballade plus de six minutes.

Heureusement, Depeche sort deux nouvelles carte maitresses de son chapeau, « Enjoy the silence » magnifique tube tout en grâce aérienne, peut être sa plus belle réussite, enchainé du racé « Policy of the truth » qui réussit la parfaite symbiose entre riffs de Gore et chant Gahan.

Après ce bref mais intense frémissement, arrive la fin de l’album composée de « Blue dress » nouvelle ballade éthérée et soporifique puis « Clean » aussi lent, étrange et glacé que possible.

En conclusion, pas plus que « Music for the masses », « Violator » ne parvient à me faire gouter à cette new wave pop, beaucoup trop morne, froide et linéaire à mon gout.

Sur le fond, le spleen de Depeche mode ne me touche pas et la quelque poignée d’authentiques tubes (« Personal Jesus » « Policy of the truth » mais surtout « Enjoy the silence ») suffisent à peine à sauver cet album de l’engloutissement complet dans les glaces arctiques.

Depeche mode, ou le parfait groupe d’électro-pop étant parvenu au hold up du siècle à l’aide de quelques hits radio un peu plus rythmés et accessibles à atteindre un grand succès commercial alors que sa musique n’est qu’un gigantesques édifice austère aux parois rigides, coupantes et glacées …

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 22:50

music_masses.jpg2

 

 

Intéressons nous à présent à une musique plus froide et calme avec la new wave de Depeche mode, groupe majeur révélé au milieu des années 80.

En 1987, pleine année de ma jeunesse, « Music for the masses » et sa pochette simplissime déferlent sur les ondes radio et propulsent le quatuor anglais sur le devant de la scène.

On débute par « Never let me down again » premier tube sur lequel on retrouve le savoir faire du groupe, à savoir ce son sombre, dense, l’omniprésence des synthétiseurs d’Alan Wilder très accrocheurs et la voix belle et triste de Dave Gahan.

L’auditeur peut ensuite se lover confortablement dans la mélancolie hypnotique qui l’enveloppe sur « The things you said » pour encaisser un second hit de rang sur « Strange love » un peu plus dynamique sur ses refrains bien amenés.

L’odyssée dans le grand froid continue sur « Sacred » aux refrains heureusement plus lumineux, avant de subir le lent engourdissement mortel de « Little 15 » et « Behind the Wheel ».

Ce ne sont pas les soupirs et la sensualité douloureuse de « I want you know » qui viendront arracher l’auditeur à sa torpeur qui s’enfonce en réprimant un frisson dans la noirceur ténébreuse de « To have and to hold ».

Depeche mode insuffle enfin un peu de vie sur le très fluide « Nothing » qui glisse avec élégance, enchainé d’un puissant instrumental néoclassique au nom d‘onomatopée de bande dessinée « Pimpf ».

La fin n’en finit pas de finir avec de nouveaux instrumentaux « Agent orange » plus feutré et atmosphérique et un mix complètement électronique de « Never let me down again » idéal par son énergie soutenue pour une soirée techno ou une bande son de jeux vidéo.

On passera sur un « To have and to hold » dont le remix n’a aucun utilité pour se focaliser sur le dernier titre de l’album, « Pleasure, Little treasure » dont le coté électro et entrainant destine à une belle carrière en discothèque.

En conclusion, malgré son succès et quelques hits pop incontournables devenus des standards de la musique pop, « Music for masses » s’écarte grandement du rock voir de la new wave dans sa phase terminale pour s’orienter vers un style flirtant avec la techno ou la dance music et enflammer ainsi les dancefloor des amateurs de musiques plus électroniques.

Avec pareil potentiel commercial, le succès est logiquement au rendez vous mais me laisse pour ma part de marbre.

Si je reconnais un certain savoir faire au groupe, difficile en revanche de me passionner à cette new wave d’une froideur inouïe et d’un très grand statisme dans sa première partie avant une seconde partie basculant dans un tout autre monde que je goute pas vraiment.

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 20:22

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Parfait groupe des années 70, Blondie est devenu avec les années une sorte de référence en matière de pop rock avec quelques hits planétaires.

En 1982, alors que les américains ont déjà conquis la planète, Blondie sort son sixième album « The hunter » à la pochette mettant clairement l’excentrique chanteuse Debbie Harry.

On débute en douceur par « Orchid club », étrange morceau long et sinueux peinant quelque peu à attirer l’attention.

Difficile de suivre le groupe dans « Island of lost souls » aux fortes connotations latino-américaines et avec un puissant gout de vacances aux soleil.

Survient le premier titre vraiment intéressant de l’album, « Dragonfly » qui déploie une mélodie élégante sur près de six minutes, enchainé de « For your eyes only » trop calme et planant.

De manière analogue si on apprécie le jolie toucher de guitare de Chris Stein, reconnaissons que « The beast » glisse sans même effleurer le cortex cérébral de l’auditeur et ce n’est pas le plus dynamique « War child » qui va parvenir à sonner le vent de la révolte.

Les cuivres et le rythme reggae de « Little caesar » ainsi que le pop bubble-gum « Danceway » continuent d’enferrer le groupe dans une mare informe de médiocrité.

On trouve alors le temps franchement long, ingurgitant sans coup férir la triplette finale « Find the right words » à encéphalogramme plat, « English boys » et même le racé « The hunter get captured by the game » sur lesquels la jolie voix de Harry ne suffit pas.

En conclusion, à son écoute on comprend pourquoi « The hunter » est le dernier album de Blondie et pourquoi le groupe passera quasiment vingt ans avant de se reformer.

Mis à part « Dragonfly », « The hunter » est un album sans inspiration, sans vie, aussi ennuyeux que pénible sur ses onze titres.

Faisant pale figure aux cotés des albums locomotives précédents, « The hunter » marque de manière brutale la fin d’une certaine époque, ou le punk avait fusionné avec le disco pour donner quelques résultats intéressants.

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 21:56

pretty_woman.jpg2

 

 

Abordons maintenant un registre plus léger, populaire et commercial avec « Pretty woman » de Gary Marshall.

Enorme succès de 1990, « Pretty woman » raconte l’histoire improbable qu’on qualifiera de conte de fée, d’un homme d’affaires new yorkais appelé Edward Lewis (Richard Gere) qui en déplacement à Los Angeles, se trompe de quartier et échoue à Hollywood boulevard, repaire des voyous et prostituées la nuit tombée.

A bord d’une Lotus sport, Edward ne passe pas innaperçu et est abordé par Vivian (Julia Roberts), une prostituée qui doit rembourser une grosse dette d’argent de sa colocataire Kit (Laura San Giacomo).

Edward qui cherche plus un renseignement qu’une passe, négocie avec Vivian qu’elle le guide pour le ramener à son hôtel huppé de Berverly Hills et entre le courant passe plutôt bien entre les deux à tel point qu’il l’invite à passer la nuit avec lui.

En réalité, l’homme d’affaires, divorcé et fraichement célibataire, est en plein désarroi et cherche plus de la compagnie qu’une prestation sexuelle.

Il paye cependant confortablement Vivian et passe la nuit avec elle.

A son réveil, Edward semble sous le charme de Vivian et lui propose de passer la semaine avec lui.

Bien qu’hésitante, la jeune femme accepte et peu à peu, se tisse entre eux une relation intime.

Edward travaille la journée et se confie à elle, notamment sur ses doutes par rapport à l’utilité de son travail, qui consiste à racheter des sociétés en difficultés pour les découper et les revendre en faisant des bénéfices.

De manière assez surprenante, Vivian se révèle avoir plus de valeurs morales que son avocat associé Phil Stuckey (Jason Alexander), qui le pousse à mettre à terre le chantier naval de Jim Morse (Ralph Bellami), en grosses difficultés après le blocage d’un gros contrat avec la Marine américaine.

Tandis que le doute fissure lentement Edward, Vivian profite des largesses financières de son petit ami actuel pour dévaliser les richissimes boutiques de Beverly Hills et prendre une revanche bien méritée sur ces vendeuses qui l’avaient jadis snobé.

Elle est également prise en sympathie par Barney (Hector Elizondo), le directeur de l’hôtel qui finit par accepter ses manières assez peu en accord avec la clientèle huppée de son établissement.

Vivian fait sortir Edward de son obsession pour son travail et ses relations superficielles, tandis que l’homme d’affaires lui permet de découvrir l’opéra dans une belle escapade à San Francisco.

L’homme se montre même héroïque dans lorsque Vivian revient brièvement sur Hollywood bd et la tire des griffes d’un maquereau particulièrement agressif.

L’osmose s’effectue et l’amour finit par poindre, malgré la méfiance croissante de Phil qui perçoit de profonds changements chez son associé.

Lorsque Edward commet l’erreur de lui révéler que la femme qui l’accompagne dans toutes ces soirées huppées est en réalité une prostituée, Phil devient odieux et tente même d’abuser Vivian.

Contre toute attente, Edward épargne Morse et permet au vieil industriel de sauver son entreprise tout en s’associant avec lui.

Hors de lui, Phil agresse Vivian et se fait rosser par Edward.

Mais la semaine s’achève, Vivian refuse d’être une femme entretenue à New-York et pleine d’orgueil, rompt avec son prince charmant.

Elle revient sur les boulevards mais prend la courageuse décision d’arrêter le tapin pour reprendre des études à San Francisco.

Pourtant, pris de remord, Edward rebrousse chemin et revient chercher sa belle …

En conclusion, « Pretty woman » est l’incarnation du film conte de fée, ou la belle fille du trottoir perdue dans son existence vient au secours d’un bel homme d’affaire, également perdu mais sur le plan moral et sentimental.

Les ficelles sont certes énormes, mais le ton résolument positif et la fraicheur de Julia Roberts au physique explosif de jeune et longiligne rousse, qui crève ici l’écran en se révélant très touchante dans un rôle à la base peu évident, finissent par faire passer la pilule de la belle rencontre provoquant la rédemption de deux âmes perdues.

Difficile en revanche de s’enthousiasmer pour l’inutile bellâtre de Richard Gere, au jeu toujours aussi peu expressif mais incarnant sans doute une sorte d’idéal féminin de papier glacé.

Vous l’aurez compris, pas de réel engouement de mon coté pour ce film vintage à l’eau de rose, qui évite par le seul charme léger de Roberts et par quelques seconds rôles sympathiques comme celui de Elonzido, le rejet viscéral et massif.

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 16:10

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Les années 80 sont à présent bien éloignées et A-ha tente tant bien que mal de survivre dans les années 90 pas forcément favorable pour leur style de musique pop-synthétique et leur image assez galvaudée de boys band avant l’heure.

En 1993 sort « Memorial beach » à la très belle pochette encore fois emplie de sobriété.

L’entrée en matière se fait avec « Dark is the night for all » une belle ballade soignée taillée sur mesure pour la voix incomparable de Morten Harket.

Sur le second titre « Move to Memphis » , la guitare de Pal Waaktaar-Savoy se fait plus présente pour tenter de donner un peu d’épaisseur sur les refrains, sans forcément beaucoup de réussite tant ce morceau se traine laborieusement.

A-ha fait plonger l’auditeur dans l’océan ouaté de « Cold as stone » qui s’étire interminablement sur plus de huit minutes avant d’enchainer sur deux mauvaises ballades de plus sous tranxen « Angel in the snow » et « Locust ».

On continue sur le même rythme atone avec « Lie down in darkness » qui ne saurait être sauvé par ses chœurs en soutien ni même « How sweet it was » avec quelques légères poussées un peu plus dynamiques.

A ce stade, l’auditeur passablement saoulé de patauger dans toute cette mélasse a déjà fortement envie d’éjecter le disque de son boitier mais fait pourtant preuve de courage pour aller au bout de son calvaire.

La fin du chemin se profile avec « Lamb to the slaughter » et ses sonorités étranges lorgnant vers l’oriental, l’abominable ballade « Between your mama and yourself » et enfin « Memorial beach » qui part loin dans la stratosphère des innombrables ballades mollassonnes de la carrière du groupe.

En conclusion, énorme plantage commercial et également artistique, « Memorial beach » est un album aux antipodes de la pop accrocheuse qui fit le succès des Norvégiens au milieu des années 80.

Entièrement composé de mornes ballades interchangeables, le catastrophique « Memorial beach » ne contient aucun relief, aucune aspérité ou variation rythmique, capable de le faire décoller ou simplement de l’agrémenter.

A-ha semble donc perdu, à la dérive au milieu des années 90 et cet ultime album testament marquera la fin du groupe, incapable de renouer avec le succès.

Peu importe si A-ha effectuera un retour tardif au début des années 2000, l’album référence du groupe demeurera pour moi pour l’éternité « Hunting High and low ».

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