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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 22:50

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Intéressons nous à présent à une musique plus froide et calme avec la new wave de Depeche mode, groupe majeur révélé au milieu des années 80.

En 1987, pleine année de ma jeunesse, « Music for the masses » et sa pochette simplissime déferlent sur les ondes radio et propulsent le quatuor anglais sur le devant de la scène.

On débute par « Never let me down again » premier tube sur lequel on retrouve le savoir faire du groupe, à savoir ce son sombre, dense, l’omniprésence des synthétiseurs d’Alan Wilder très accrocheurs et la voix belle et triste de Dave Gahan.

L’auditeur peut ensuite se lover confortablement dans la mélancolie hypnotique qui l’enveloppe sur « The things you said » pour encaisser un second hit de rang sur « Strange love » un peu plus dynamique sur ses refrains bien amenés.

L’odyssée dans le grand froid continue sur « Sacred » aux refrains heureusement plus lumineux, avant de subir le lent engourdissement mortel de « Little 15 » et « Behind the Wheel ».

Ce ne sont pas les soupirs et la sensualité douloureuse de « I want you know » qui viendront arracher l’auditeur à sa torpeur qui s’enfonce en réprimant un frisson dans la noirceur ténébreuse de « To have and to hold ».

Depeche mode insuffle enfin un peu de vie sur le très fluide « Nothing » qui glisse avec élégance, enchainé d’un puissant instrumental néoclassique au nom d‘onomatopée de bande dessinée « Pimpf ».

La fin n’en finit pas de finir avec de nouveaux instrumentaux « Agent orange » plus feutré et atmosphérique et un mix complètement électronique de « Never let me down again » idéal par son énergie soutenue pour une soirée techno ou une bande son de jeux vidéo.

On passera sur un « To have and to hold » dont le remix n’a aucun utilité pour se focaliser sur le dernier titre de l’album, « Pleasure, Little treasure » dont le coté électro et entrainant destine à une belle carrière en discothèque.

En conclusion, malgré son succès et quelques hits pop incontournables devenus des standards de la musique pop, « Music for masses » s’écarte grandement du rock voir de la new wave dans sa phase terminale pour s’orienter vers un style flirtant avec la techno ou la dance music et enflammer ainsi les dancefloor des amateurs de musiques plus électroniques.

Avec pareil potentiel commercial, le succès est logiquement au rendez vous mais me laisse pour ma part de marbre.

Si je reconnais un certain savoir faire au groupe, difficile en revanche de me passionner à cette new wave d’une froideur inouïe et d’un très grand statisme dans sa première partie avant une seconde partie basculant dans un tout autre monde que je goute pas vraiment.

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Published by Seth - dans Pop
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