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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 19:20
No exit (Blondie)

Nous passons sans coup férir de l’atroce Rob Zombie à la disco-pop des anglais de Blondie.

A cet égard 1999 est une date charnière pour la formation culte des années 80 puisqu’elle marque le retour de Blondie sur le devant de la scène avec « No exit » et un nouveau batteur Clem Burke autour de la charnière centrale Debbie Harry (chant)-Chris Stein (guitare)-Jimmy Destri (claviers).

Nous sommes à présent à l’orée du XXI ième siècle, le dernier disque de Blondie a près de 20 vingt ans, aussi plus que l’attente infernale des fans se pose la question de la modernité ou de la fidélité aux sources ?

Le début du disque montre de claires influences reggae habitant « Screaming skin » et ses cinq longues minutes trente bien longues à passer.

Passé le choc (répulsif !) initial, on embraye sur « Forgive and forget » plus conventionnel avec ses mélodies soignées sur lesquelles la voix de Harry charme.

Les choses sérieuses semblent commencer avec « Maria » enormissime tube de classe mondiale aux refrains magiques proprement irrésistibles.

Nouvelle surprise sur « No exit » qui pompe allégrement la toccata et fugue en Ré mineur de Beethoven pour lancer un duo avec rappeur aujourd’hui bien poubellisé Coolio.

Le plus fou est que ce mariage improbable classique-rap avec Blondie en sandwich donne un résultat plutôt intéressant !

Pas à grand écart près, Blondie assène ensuite une ballade-saxo mielleuse à souhait « Double take » et remet ensuite un peu de dynamique sur le très correct « Nothing is real but the girl ».

Le mode jazzy feutré est privilégié sur « Boom boom in the zoom zoom zoom » et on plonge ensuite dans le néant absolu de la ballade guimauve « Night wind sent » ou de l’étrangement mollasson « Under the gun » avec un titre plus que mal porté.

Les chœurs et la majesté de « Out in the streets » ne suffisent pas relever le niveau.

Les titres s’enchainent sans aucun charme, « Happy dog » et son encéphalogramme plat, « The dream’s lost on me » au folk celtique assommant, « Divine » qui prend encore une fois le pli du reggae avant l’atmosphérique « Dig up the Congo » et son exotisme de pacotille.

En conclusion, « No exit » est un album catastrophique dont la variété ne saurait masquer la profonde vacuité artistique.

Exit et c’est le cas de le dire la machine à tube power-disco des années 80, place à une pop cosmopolite fadasse et à bout de souffle, tentant tant bien que mal de sauver les meubles à l’aide de titres bouche trou parfaitement irritants.

Avec le recul, « No exit » est l’album d’un tube, « Maria » et aurait du selon moi montrer la porte de la sortie à un groupe de vétérans au bout du rouleau.

No exit (Blondie)

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Published by Seth - dans Pop
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