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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 18:41

Scoundrel_Days.jpg2

 

 

On change bien évidemment de registre avec un nouveau flash-back pop music consacré cette fois ci à « Scoundrel days », le second album du groupe norvégien A-ha.

Sorti en 1986, juste après son glorieux prédécesseur et ses tubes en pagaille, « Scoundrel days » et sa pochette à l’image du groupe (sobre et élégante), débutent par le morceau éponyme, qui fait forte impression dans un registre mélodique mettant formidablement en valeur la voix aérienne de Morten Harket.

Le charme opère également sur « Swing of things » , glissant doux et fluide comme la caresse d’une brise nocturne sur un visage endormi et même les gimmicks un peu faciles de « I’ve been losing you » tournent à dire vrai à plein régime.

On s’endort ensuite franchement avec « October » ballade sirupeuse sans âme, et se réveille surpris par les quelques velléités rock de « Manhattan skyline » qui malgré quelques passages de grâce absolue, ne fonctionnent pas totalement.

Arrive peut être le premier morceau calibré tube de l’album, « Cry wolf » aux refrains sans doute un peu trop faciles rapidement enchainé par le rythmé et fadasse « We’re looking for the whales ».

Les synthétiseurs de Magne Furuholmen se déchaient sur « The weight of the world » pour tenter de dynamiser ce morceau un peu lisse puis la fin du disque se profile tranquillement.

L’auditeur déjà un peu assoupi découvre alors « Maybe, maybe » court titre rythmé et efficace avant de plonger dans les méandres mélodiques et mollassons de « Soft rains of april » porté essentiellement par la voix de Harket.

En conclusion, « Scoundrel days » est un album franchement moyen ne disposant pas de tubes aussi étincelants que « Hunting High and low » pour crever l’espace sensoriel des auditeurs.

Sa première partie, assez emballante notamment en raison de « Scoundrel days » ne peut empêcher un affaissement inéluctable que A-ha ne parvient pas à redresser.

Harken chante toujours aussi bien mais ne peut empêcher le sentiment général d’écouter un joli album de pop mélodique sans moment fort ou particulièrement marquant.

Fort de ces considérations, « Scoundrel days » n’est donc pas un album à jeter aux orties, mais ne peut espérer passer la barre d’un grand des disques des années 80.

A ranger pour moi dans la catégorie moyen-médiocre d’élèves appliqués mais manquant par trop de génie.

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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 20:14

lady_gaga.jpg2

 

 

Impossible sauf si vous avez passé les cinq dernières années dans une grotte ou un abri anti atomique de pas passer à coté du phénomène médiatico-musical Lady gaga.

Le succès de Lady gaga provient pour moi de l’usage d’une imagerie visuelle très forte et provocante, mais également de tubes imparables pour faire se trémousser les foules sur les dance floor du monde entier.

Bien que au départ, le style pop-dance de la chanteuse ne corresponde pas à mes gouts propres, j’ai par curiosité jeté une oreille attentive sur « The fame monster » le double album comportant réédition et nouveautés, sorti en 2009.

Le premier disque commence fort avec « Bad romance », peut être le plus grand tube de la chanteuse, synthétisant tous ses points forts : rythme soutenu, sonorités électro, ambiance branchée et surtout formidables mélodies emportant tout sur leur passage.

Changement radical d’ambiance sur « Alejandro » morceau pop plus calme utilisant le thème du retour aux sources aux racines italiennes.

On déroule avec « Monster » qui sonne plus artificiel et désincarné et « Speechlesss »  ballade un tantinet lourdingue.

Lady gaga retrouve un peu de son efficacité mélodique sur « Dance in the dark », certes toujours calme mais beaucoup plus fluide et aux refrains mieux amenés puis place un autre tube avec « Telephone » le duo avec l’autre trigresse à la mode du moment, Beyounce.

Peu d’émotion sur « So happy I could die » sans relief particulier et particulièrement désincarné, avant le final « Teeth » plus spectaculaire avec son ambiance de cabaret.

Après ce premier hors d’œuvre, on bascule sur le second disque, qui débute par un des tubes de la chanteuse, le très efficace « Just dance » qui connut lui aussi un joli succès dans les hits parades internationaux.

Facile et fluide, « Just dance » glisse sans effort apparent tout comme son successeur « Love game » d’un niveau toutefois beaucoup plus faible que malgré sa vidéo sulfureuse et ouvertement sexuelle ne suffira pas à compenser totalement.

Pas grand-chose à dire sur le mollasson « Paparazzi » mais que dire en revanche du tube planétaire « Poker face », hit fracassant qui fit de Lady gaga, une diva altière de la dance-music.

La tension retombe brutalement avec « I like it rough » contrairement à son titre provocateur plutôt mignonnet et sans boulverser un seul instant, ni meme « Eh eh » titre facile jouant également la carte des origines italiennes.

On redescend alors franchement dans les affres de la médiocrité avec « Strarstruck » incroyablement faible malgré la présence de quelques rappeurs poids lourds du moment, « Beautiful, dirty, rich »  et « The fame » fortement aseptisé malgré leurs bruitages futuristes.
On dresse un sourcil avec « Money honey » qui contient une louche de la recette magique de Lady gaga et s’enthousiasme avec « Boys, boys, boys » qui bien que n’ayant rien à voir avec le tube des années 80 de sa cousine poumonnée Sabrina, n’en contient pas moins un coté tubesque assez prononcé.

On arrive alors sur la fin du disque non sans un certain soulagement avec le fadasse « Paper gangster », la ballade « Brown eyes » et « Summer boy» plus sobres, authentiques et touchants.

En conclusion, « The fame monster » est un album hétéroclite, moderne, voir branché, dont seuls une poignée de titres valent le déplacement.

Le premier disque, ajouté après coup est le plus faible des deux et ne contient que « Bad romance » comme titre majeur.

Le second est le plus consistant mais contient également bon nombres de morceaux passe partout sans aucun intérêt.

En résumé, sans le visuel fort et les tubes locomotives, Lady gaga peine à tenir la distance sur un album et a fortiori encore plus sur un double album.

Pour les curieux tentés par l’expérience, je conseille l’achat d’un best of ou le téléchargement des quelques tubes de la chanteuse mais certainement pas de dépenser leur argent pour ce double album parfaitement dispensable.

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 17:14

ofra_haza.jpg2

 

 

Le fait que la chanteuse israélo-yéménite Ofra Haza ait les honneurs de ce blog en surprendra sans doute certains, mais je n’ai pour ma part aucune restriction à m’aventurer dans des espaces à priori moins familiers.

Ayant connu par hasard cette chanteuse à la suite de son superbe duo avec les Sisters of Mercy, j’ai donc pris « Ofra Haza », son dernier album studio puisque malheureusement la belle succomba du sida en 2000.

Star au moyen orient mais révélée sur le plan international au milieu des années 80, Ofra Haza s’installe avec logiquement le succès grandissant aux Etats-Unis ou « Ofra Haza » a été produit en 1997.

Une fois parvenu à détacher son regard de celui de braise de la magnifique brune , on débute le disque avec « Show me » mélangeant plaisant groove moyen oriental avec une pop plus occidentale mais diablement efficace car portée par la voix de sirène d’Ofra.

Charmé par ce son mélodieux, l’auditeur glisse vers « Amore » mièvre ballade enflée d’un beat électronique suffisamment désagréable pour gâcher la portée du talent du chant d’Ofra.

La prise de risques est ensuite minimale sur « Im nin alu 2000 » reprise modernisée du plus célèbre tube de sa carrière, qui reste malgré le peu d’intérêt de la démarche un bijou de mélodies enivrantes.

Tout est très soft et berçant sur « Sixth sense » mais on goute davantage « My ethopian boy » sur lequel la voix magique d’Ofra Haza fait voyager l’auditeur par delà des contrées lointaines et mystérieuses.

Le temps s’étire sur « Ahava »  agréable mais un peu trop long et trop calme, un peu à l’instar de « No time to hate »  et « You got a friend » trop lisses et occidentaux selon moi.

C’est à peine si on sent sur « You » de timides influences orientales et ce sont pas les quelques charmantes phrases prononcées en français qui empêcheront « Give me a sign » de s’arracher de l’étiquette pop US qui lui colle fortement à la peau.

Tout ceci avec un ultra aérien « One day » qui semble faire flotter l’âme d’Ofra à tout jamais dans l’espace.

En conclusion, malgré quelques belles surprises,  « Ofra haza » n’est sans doute pas l’album de très haut niveau que je pouvais attendre de la chanteuse.

Mon reproche principal est le dépouillement progressif des influences moyen orientales, ces influences qui faisaient pour moi le charme incomparable d’Ofra, pour produire cette fusion salutaire entre Occident et Orient.

Amputé de cet apport fondamental, le disque lorgne vers une pop sur arrangée proprette et brin fadasse, uniquement sauvée par la voix exceptionnelle d’Ofra.

Si on retiendra un aspect complètement positif c’est bien la confirmation de la voix de déesse d’Ofra, une voix qui vous invite à vous agenouiller en pleurant, vaincu par autant de beauté pure.

Un pincement également au cœur à l’idée qu’une femme aussi belle, aux longues mains fines et soignées, au cheveux noirs et bouclés, aux grands yeux profonds, aux lèvres sensuelles, fut prématurément détruite par une saloperie de virus …

En espérant que sa musique ne meurent jamais.

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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 13:32

chanteur.jpeg

1

 

Bouclons la boucle de la carrière éphémère de Daniel Balavoine avec « Le chanteur », troisième album solo du chanteur et premier véritable succès d’ampleur.

En 1978, Balavoine travaille avec Patrick Dulphy/Colin Swinburne (guitares), Roger Secco (batterie), Bernard Serré (basse) et Hervé Limeretz (claviers).

Avec sa pochette sobre montrant un chanteur chevelu comme c’était la mode à l’époque, « Le chanteur » débute par la doublette « Les oiseaux » avec une première partie fantastique marquée par la voix haut perchée du chanteur mise en valeur par des chœurs ultra aériens et par un sens aiguisé de la mélodie.

Après une seconde partie encore plus évanescente, vient « France » morceau fadasse aux paroles patriotiques ronflantes puis « C’est un voyou » dont le style lyrico-aérien contraste avec l’apparente dureté du sujet.

Balavoine aligne « Lucie » une ballade geignarde et longuette, vite effacée par « Le chanteur » son premier grand tube, qui réussit l’exploit de combiner efficacité mélodique et réflexion profonde d’une grande lucidité sur le métier de chanteur à succès.

L’ambiance est plus calme et champêtre sur « Si je suis fou » aux refrains enflées de chœurs comme sur la terne ballade « Oiseau de nuit ».

Deux morceaux pour finir, « Le pied par terre » notable uniquement comme exercice vocal du chanteur puis le lamentable « Des gens comme vous » aux refrains insupportables.

En conclusion, on ne peut qu’être surpris à son écoute du succès colossale de « Le chanteur » tant l’album déçoit sur la distance.

Pas encore arrivé à pleine maturité, Daniel Balavoine reste fortement influencé par son passage dans Starmania chante comme Michel Berger.

On constate donc malgré le talent sous jacent un coté maniéré assez irritant et surtout des compositions orientées variétés des années 70 d’une grande médiocrité.

Pas grand-chose à en retenir donc si ce n’est-ce single coup de poing « Le chanteur » qui fit office de propulseur pour le succès de l’album en son temps.

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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 08:45

amour.jpg5

 

 

Abordons maintenant les plus gros succès de Daniel Balavoine parmi lesquels le tonitruant « Sauver l’amour ».

Sorti en 1985, soit quelques mois avant la mort du chanteur dans son fameux accident d’hélicoptère lors du Paris-Dakar.

« Sauver l’amour » et sa pochette pop bien léchée représentent toute une époque, ou le chanteur, très engagé médiatiquement, payait de sa personne dans des associations humanitaires pour aider l’Afrique ou alors auprès des Restos du cœur, lancé la même année par son ami Coluche.

Entouré du guitariste John Woollof, du claviériste Matt Clifford et du batteur Joseph Hammer, Balavoine entame donc ce qui sera son dernier album avec « Aimer est plus fort que d’être aimé » au son new wave froid contrebalancé par le sens inné de la mélodie et la voix toujours émouvante du chanteur.

Rien de comparable pourtant avec « Tous les cris les S.O.S », incroyable ballade mélancolique ou Balavoine transperce l’âme, donne le frisson et  embue les yeux de l’auditeur chaviré par autant de sensibilité.

Texte superbe, voix cristalline, on se dit que Balavoine a ici crée son chef d’œuvre mais pourtant celui-ci arrive juste après « L’Aziza » tube invraisemblable doublé d’un hymne antiraciste pour sa femme marocaine, qui laisse une empreinte indélébile dans le patrimoine français.

Après « Le blues est blanc » curieux hommage variétoche-synthétique-lourdingue au blues, surgit la troisième pierre angulaire de l’édifice « Sauver l’amour » nouveau tube, porté par des refrains irrésistibles ou la voix haut perchée et aigue du chanteur, fait des miracles.

La magie est maintenue avec « Petite Angèle » morceau agréable, habile et gentiment provocateur, puis « Petit homme mort au combat » recelant également une importante force émotionnelle en prenant fait et cause pour les enfants soldats.

On arrive donc lentement mais surement à la fin du disque, avec « Ne parle pas de malheur » qui déroule de manière fluide puis « Un enfant assis attend la pluie » longue ballade tristounette portée uniquement par la voix du chanteur.

En conclusion, même après prêt de 30 ans, « Sauver l’amour » reste un album gigantesque, dont le colossal succès commercial alla de pair avec son aboutissement artistique.

On est bien sur très loin du rock, mais plutôt dans une pop-new wave à la française, illuminée par les textes de qualité et la voix exceptionnelle de Balavoine, chanteur définitivement hors norme au sein du paysage audio français.

Remarquablement homogène et maitrisé, « Sauver l’amour » vaut aussi bien pour son parfum de nostalgie à l’écoute de la voix magique du chanteur humaniste disparu, que par la qualité intrinsèque de sa musique et de ces tubes, d’un niveau pour moi assez inégalé dans l’Hexagone.

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 14:24

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Suite logique de « Un autre monde », « Vendeurs de larmes » de Daniel Balavoine voit le jour en 1982.

Le chanteur se renforce ici de deux claviers Phillipe Patron et Hervé Limeretz, du guitariste Yves Chouard et de Joe Hammer à la batterie même si il reste bien entendu le leader créatif incontesté.

Avec sa pochette étrange évoquant le martyr de Saint Sébastian si cher à Yukio Mishima, « Vendeurs de larmes » débute doucement par « Pour faire disque » courte introduction dont l’unique usage est de servir de rampe de lancement au premier tube du disque, l’exceptionnel « Vivre ou survivre » porté par des refrains d’une puissance émotionnelle insurpassable.

Le son new wave importé de Grande Bretagne marque déjà l’esprit mais plus encore la voix hors du commun pleine de sensibilité et de force du chanteur, transperce le cerveau de l’auditeur de part en part.

On redescend brutalement sur terre avec « Je veux de l’or » à l’intensité nettement plus faible et envahi par un groove synthétique assez médiocre mais également « Dieu que l’amour est triste » ou « C’est fini » plats et geignards à souhait.

Dans un registre analogue mais sans doute plus inspiré, Balavoine fait preuve d’une grande sensualité et qualité mélodique sur « Soulève moi » qui vient se coupler à un ton ouvertement libertaire.

Balavoine retombe ensuite dans la ballade larmoyante et pénible avec « L’amour gardé secret » et « Le fillette de l’étang » ne fait pas tellement mieux avec ses gros sabots synthétiques.

On se surprend alors à attendre activement la fin du disque, qui se déploie avec « Y a pas de bon numéros » couplant  textes nais, guitare soft et synthétiseurs ringards puis le final « Vendeur de larmes » plutôt au dessus de la moyenne du disque que ce soit sur le plan de la musique (rock contenu) et des paroles confirmant le coté grande gueule du chanteur.

En conclusion, « Vendeurs de larmes » est un déception et reste pour moi largement en dessous de son prédécesseur qui était lui un quasi sans faute.

A l’exception notable du fantastique « Vivre ou survivre » , tous les morceaux du disque se révèlent en dessous de « Un autre monde » avec un Daniel Balavoine en perte de vitesse au niveau de l’inspiration musicales et textes.

Si on ajoute un son pop année 80 aujourd’hui devenu parfaitement ringard, on comprendra que « Vendeurs de larmes » n’est au final qu’un médiocre album de variétés de plus qui ne laissera pas un souvenir inoubliable au sein de l’histoire de la musique.

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 10:42

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Le choix de Daniel Balavoine dans ces chroniques va sans doute en étonner plus d’un mais ce chanteur mort prématurément dans les années 80 a bercé mon enfance, aussi est-ce toujours avec un sentiment marqué de respect que vais-je traiter de « Un autre monde » disque paru en 1980.

A cette époque, la carrière solo de Balavoine a déjà décollé depuis deux ans et « Le chanteur », aussi « Un autre monde » et sa pochette particulièrement pourrie viennent ils en terrain sinon conquis du moins favorable.

Le disque débute par un classique du répertoire du chanteur, « Mon fils ma bataille » qui insuffle par la grâce de sa voix cristalline et d’une mélodie étincelante une forte dose d’émotion à une histoire déchirante (mais finalement banale !) de séparation avec un enfant au milieu.

Les caractéristiques principales de Balavoine sont ici présentes : voix haut perchée magnifique, mélodie pop-électro attachante et textes particulièrement forts.

Le lecteur déjà sérieusement accroché découvre la suite peut être moins connue mais néanmoins digne d’intérêt, comme « 10 000 mètres » porté toujours par une mélodie soignée et un texte habile proposant une belle métaphore sur la course à pied.

L’ambiance retombe sur « Bateau toujours » plate ballade parasitée par Michel Berger mais remonte en flèche avec « Lipstick polychrome » aux refrains particulièrement accrocheurs mais surtout l’ultra viril « Je ne suis pas un héros » composé à la base par Johnny Halliday qui après l’avoir dédaigné, le reprendra par la suite à son compte.

Balavoine reste sur le mode rock révolté avec « Détournement » teigneux et un tantinet désordonné puis revient sans doute à son style le plus efficace, la belle ballade gonflée d’émotion avec « La vie ne m’apprend rien ».

Rien à dire sur « Allez hop » morceau rapide et nerveux de bonne qualité mais on notera toutefois la remarquable originalité de « Mort d’un robot » plaisante réflexion sur la domination technologique outrageuse conduisant à la révolte des machines puis à la destruction de l’humanité.

Le temps est ensuite venu d’aborder le dernier titre du disque avec « Un autre monde » curieux instrumental samplant en arrière plan un discours de Mao Zedong.

En conclusion, « Un autre monde » est un très bon disque de variété française ou Daniel Balavoine apporte sa touche toute personnelle composée de mélodies de haute qualité mettant en valeur sa superbe voix haut perchée, de textes intelligents et puissants mais aussi de petite innovations technologiques comme l’usage de synthétiseurs dominant par rapport à un son de guitare rock plus classique.

Peu voir pas de déchets et surtout des tubes entrés dans le patrimoine de la chanson française « Mon fils, ma bataille », « Je ne suis pas un héros » « La vie ne m’apprend rien ») mais également de jolies pépites assez peu connues tout à fait agréable à l’écoute.

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 20:06

Cafeine.jpg3

 

 

Il est probable que la transition entre l‘univers bourrin décérébré de « American history X » et la musique de Christophe Willem vous fasse l’impression de réaliser le grand écart facial tel le Jean-Claude Van Damme conquérant des années 80.

Je revendique pourtant dans ce blog le droit de réaliser ce type de transitions au motif que la vie ne peut être pour moi monochromatique mais doit embrasser une large palette de couleurs quelques fois contrastées.

Révélé en 2006 par une émission télé réalité de M6, Christophe Willem tape dans l’œil des grands noms de la variété française comme Zazie et Philippe Katherine.

Après un premier album couronné de succès, sort « Caféine » son deuxième album en 2009.

Mettant en avant son physique si particulier sans complexe sur la pochette très hivernale, Willem dont j’ai déjà croisé la carcasse bossue au bar d’un TGV dans une indifférence générale, débute après une « Ouverture » timide par « L’homme en noir » morceau lent, sensuel habité par un son très électro.

Après ce premier titre trop statique et assez peu emballant, l’homme tortue se ressaisit habilement sur « Sensitized » sur une base Gainsourgienne en duo avec la très branchée Kylie Minogue.

La voix du chanteur androgyne se marie fort bien avec celle de la petite australienne et le résultat est un titre électro pop rafraichissant comme un yaourt allégé sortant du réfrigérateur.

Arrive ensuite un énorme tube, « Berlin » à la dynamique rapide, enlevée et aux refrains fédérateurs permettant au chanteur d’imposer sa voix haut perchée quasi féminine.

Superbement calibré, « Berlin » est destiné à ravager les dance floors.

Prenant la suite, « La demande » très décousu commence assez mal avant une dernière partie sauvée par une dynamique puissante et la voix si éblouissante du castra.

Le niveau est tout de même sensiblement plus élevé sur « Entre nous et le sol » superbe ballade sensible et envoutante.

Sans être transcendant, « Entre nous » passe assez bien tout en légèreté et fluidité.

L’adjonction d’une voix féminine fortement typée nord américaine apporte un coté frais et branché sur « Coffee » au groove électronique particulièrement réussi.

Lent et intimiste, « Fragile » parait plus ennuyeux et geignard avant que « Trash » montre que la musique du chanteur fonctionne mieux dans un registre ludique, léger et dansant.

Un peu facile et je m’en foutiste sur « Tu te fous de nous » écrit par Jennifer Ayache de Superbus, Willem trouve avec Guy Chambers un compositeur capable de faire briller son talent au firmament sur l’impérial « Heartbox » incroyable machine à tube électro-disco.

L’album finit en douceur avec deux ballades « Yaourt et lavabo » longuette et mollassonne composée par Zazie et « Si je tombais » plus digne de respect faisant part des doutes du chanteur.

En conclusion, bien que en théorie très éloigné de mes gouts musicaux, « Caféine » est un album tout à fait respectable.

Tout le monde convient que ne Christophe Willem ne ressemble certes pas à grand-chose mais en toute objectivité sa voix aigue et mélodique demeure une merveille de la nature.

Assez astucieusement, « Caféine » injecte de fortes doses d’electro pop dans le style de variété française souvent poussiéreux et lourdingue, ce qui provoque un résultat beaucoup plus dynamique, moderne et accrocheur que prévu.

Bien entendu, des ballades pénibles ou des titres faciles ne volant pas bien haut demeurent mais le chanteur dispose ici avec le trio (« Berlin », « Heartbox » « Sensitized » ) d’un arsenal de hits absolument fracassant.

« Caféine » est donc un album grand public, frais, léger, frais, dansant montrant un artiste intelligent exploitant très habilement son potentiel vocal.

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 20:28

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2

 

Pop toujours avec sa représentatrice la plus connue, Madonna et son deuxième album « Like a virgin » paru en 1984.

L’influence de Madonna dans les années 80 a été telle qu’on peut affirmer que ses attitudes provocantes et déterminées ont contribué à libérer la femme occidentale tant Madonna incarna avant l’heure la femme moderne carriériste, assumant pleinement sa sexualité quitte à utiliser ses nombreux partenaires sexuels comme des objets.

Je me rappelle pour ma part avoir eu une cousine complétement obnibulée par la Madonne au point de s’habiller et de se coiffer comme elle.

La pochette de « Like a Virgin » montre une jeune femme au look séduisant et branché.

C’est pour ma part à cette version à cheveux longs et bouclés plus sensuelle et féminine qu’ira ma préférence au regard des innombrables transformations physiques de l’artiste.

L’album commence avec le solide « Material girl » aux refrains entrainants tellement emblématique qu’il deviendra l’un des nombreux surnom de la chanteuse.

Difficile en revanche de supporter l’irritant beat synthetique de « Angel » horriblement daté.

Heureusement le tube le plus génial de la carriére de la chanteuse arrive enfin avec « Like a virgin » morceau d’une sensualité troublante doté de refrains imparables ou la voix de la belle se fait enchanteresse.

Le clip tourné dans une atmosphére élégante de jeu amoureux à Venise contribuera également à l’aura si désirable de la jeune femme.

Difficile de succéder à pareil monstre, pourtant le rythmé « Over and over » remplit à la perfection son role de tube dance music.

Le rythme se ralentit avec « Love don’t live anymore » grande ballade sirupeuse truffée de chœurs et de violons ou la voix de la Madonne finit par imposer le respect.

L’intensité revient avec « Dress you up » aux refrains bien balancés qui introduit cette fois une authentique ballade « Shoo be doo » qui passe glacée sans grande émotion.

Avec son tempo médian et son coté rengaine, « Pretender » ne marque pas franchement les esprits, tandis que le final « Stay » tient uniquement par ses chœurs surgonflés.

En conclusion, « Like a Virgin » n’est pas pour moi un album culte mais un album important dans la mesure ou il marque le début du succés mondial pour Madonna avec deux tube de haut rang « Material girl » et surtout « Like a virgin ».

Si la voix de Madonna est agréable par sa sensualité et sa force, la production sonne toutefois horriblement datée car il faut dire que trois synthétiseurs sont ici mis à contribution dont celui du producteur Nile Rodgers, principal architecte du son du disque.

Mis à part pour son coté historique, « Like a Virgin » n’est donc pas un album formidablement interessant et a bien du mal à traverser les époques sans prendre un sévère coup de vieux.

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 19:29

hunting_high.jpg

3

 

Même si la musique présentée dans ce blog traite souvent de rock et de hard rock, il serait réducteur de penser que votre serviteur n’est réceptif qu’à ces seuls styles.

Ainsi, les trentenaires se rappellent sans doute du groupe de pop A-ha composé de trois bellâtres norvégiens qui connut un immense succès au début des années 80.

Le premier album de A-ha intitulé « Hunting high and low » voit le jour en 1985 et constitue à ce jour le plus grand succès du groupe.

Morten Harket est le chanteur à tête d’ange, le maigrichon Pal Waaktaar le guitariste principal compositeur et  Magne Furuholmen a en charge les claviers au son prédominant à l’époque.

« Hunting high and low » débute par le plus grand succès de la carrière du groupe et assurément l’un des plus grands tubes de l’histoire de la pop music, « Take on me » merveille d’équilibre entre irrésistible gimmick de synthétiseur et splendides mélodies aérienne ou la voix de Harket ne semble plus toucher à terre.

Si vous ajoutez à cela un clip superbe réalisé en papier animé, montrant le chanteur piégé dans un monde parallèle cherchant à rejoindre sa belle, vous obtenez un véritable bijou des années 80.

Porté par cette dynamique vient  l‘anecdotique « Train of thought » reconnaissable surtout à ses refrains aériens puis le deuxième tube de l’album « Hunting high and low » fantastique ballade écologique (avant l’heure)  portée par la voix magique du chanteur.

On continue dans le registre éthéré avec « Blue sky » lumineux et apaisant puis une autre ballade « Living a boy’s adventure tale » qui glisse comme du miel dans la gorge.

Troisième tube de l’album, « The sun always shine on t.v » est pour moi le plus impressionnant de tous avec ses hallucinantes mélodies de synthétiseurs hypnotiques,  ses chœurs enivrants et ce chant fragile de Harket.

Derrière « And you tell me » fait pale figure tandis que « Love is reason » parvient à tenir en éveil par son jeu subtil de synthétiseurs et ses refrains hauts en couleur avant un final somme toute assez cotonneux « Here I stand and face the rain ».

En conclusion, « Hunting high and low »  est un grand album de pop music principalement en raison des trois tubes majeurs qu’il contient.

Ces tubes qui ont marqué de leur empreinte les années 80 et qui dans les années 2010 sont encore régulièrement joués, appartiennent d’une certaine manière à l’histoire de la musique pop.

L’album certes très marqué par son époque et par l’omniprésence des synthétiseurs reléguant la guitare au rang de faire valoir est une vraie réussite en raison des ses mélodies soignées au charme lumineux et apaisant.
Autre atout principal des Norvégiens, la voix de Harket purement divine par sa splendeur fragile et aérienne.

Malgré le physique plutôt avantageux de ses membres, A-ha n’était donc pas un boys band mais un authentique groupe de musiciens talentueux dont le succès populaire fut loin pour moi d’avoir été usurpé.

A réserver aux curieux ou aux nostalgique du son des eighties.

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