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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 10:35
Jethro tull : the very best of (Jethro tull)

Formé à la fin des années 60, Jethro tull est une légende du rock progressif britannique encore en activité aujourd’hui autour du chanteur leader Ian Anderson.

Ignorant tout de leur musique reconnaissons le plus pointue que commerciale, j’ai écouté logiquement leur « The very best of » sorti en 2001.

On attaque ce copieux programme de vingt titres avec « Living in the past » aux parties instrumentales légères et fluides particulièrement agréables.

Première surprise avec « Aqualung » qui débute par un riff central puissant foncièrement hard rock avant de basculer sur un titre à tiroirs truffé de changements d’ambiances somptueux.

A ce stade, l’auditeur à déjà pris la mesure de Jethro tull, se trouve aimanté par la voix aérienne et gracieuse de Anderson, les titres finement ciselés et la flute en support.

Dans une registre plus classique l’acoustique « Sweet dream » renforcé par des cordes et des cuivres, frappe très fort.

Les anglais rappellent également leur gout par la musique moyenâgeuse sur « The whistler » qui vient fortement influencer un titre acoustique particulièrement beau et élégant.

En comparaison, « Bungle in the jungle » parait plus conventionnel même si en réalité il demeure habité de multiples sons (flute, cordes) en complément de la guitare de Martin Barre et du clavier.

La mélodie semble règner en maitre sur la calme ballade « The witch’s promise » avant un retour au muscle sur le bien nommé « Locomotive breath » beaucoup plus rock.

Mais c’est bien « Steel monkey » beaucoup plus puissant et moderne avec sa rythmique électronique qui vient provoquer un réel électrochoc, mais il est vrai que son époque (la fin des années 80) le place à part des autres morceaux jusqu’alors entendus.

On retrouve le style plus feutré et mélodique du groupe sur un « Thick as a brick » assez inoffensif puis le bel instrumental « Bourrée » tous deux en provenance directe des années 70.

Malgré son titre alléchant, « Too old to rock ‘n’ roll : too Young to die » est plutôt calme et doté de sophistications néoclassiques à mon sens assez incongrues ici et on retrouve cette même approche à un degré moindre sur « Lige is a long song ».

L’auditeur goute toujours la richesse musicale incroyable de « Songs from the wood » qui combine vitesse et mélodie dans un tourbillon permanent de notes puis se fait écraser par le blues-rock lourd de « A new day yesterday ».

Une nouvelle ballade « Heavy horses » emplie de classe et de dignité plus loin, Jethro tull replace un titre moderne et puissant des années 80, le monumental « Broadsword » illuminé par la voix magique de Anderson et des splendides solo de Barre.

L’envoutement se poursuit avec « Root to branches » élégant et mystérieux et c’est un group décidément surprenant jusqu’au bout qui place un blues old school « A song for Jeffrey ».

On termine ce par deux dernières flèches tirées du carquois, « Minstrel in the gallery » solidement charpenté et « Cheerio » court épilogue gracieux.

En conclusion, « Jethro tull : the very best of » atteint son objectif : permettre de découvrir un groupe de rock progressif assez inclassable et insaisissable car protéiforme.

Construite sur trois décades, la musique de Jethro tull contient assurément des bases rock fortement alimentées par la musique classique, celte et médiévale.

Les cordes, claviers et encore d’avantage la flute de Anderson ne sont donc pas que des instruments d’accompagnement mais tiennent un rôle au moins égal à ceux du traditionnel triptyque guitare-basse-batterie du rock.

Il en résulte une musique riche, inventive, complexe très mélodique et sophistiquée tout particulièrement dans la période des années 70, celle des années 80 étant plus dévolue à celle de la puissance.

Mes lecteurs habituels auront compris que je ne goute pas forcément la sophistication en rock mais il serait stupide de ma part de ne pas reconnaitre le fantastique talent de Jethro tull, capable de faire voyager l’auditeur par l’ambition de compositions stimulantes.

La musique de Jethro tull parait également parfaite pour constituer la BO d’un film d’aventures doté de paysages grandioses comme par exemple « Le seigneur des anneaux ».

Jethro tull : the very best of (Jethro tull)

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Published by Seth - dans Progressif
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