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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 21:38

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Faisant suite à un « Permanent waves » largement plus grand public et accessible, « Moving pictures » de Rush voit le jour en 1981.

Avec sa pochette conceptuelle, énigmatique et un brin incompréhensible, « Moving pictures » débute par « Tom Sawyer » qui bien que dénué de toute approche accrocheuse et plombé par de pesants synthétiseurs, réussit à tenir en respect en raison de son intensité.

Son successeur, « Red Barchetta » passe mieux en raison de son coté dynamique, épuré, aérien et fluide.

Les amateurs de belle musique sont ensuite comblés par « XYZ » vivant instrumental démontrant tout le savoir faire des musiciens.

Bien entendu, « Timelight » est agréablement mélodique mais bien gentillet et manquant de punch.

Plus long, complexe et alambiqué, « The camera eye » bénéficie d’une structure progressive intéressante garnie de longues plages instrumentales rappelant par instant certains morceaux d’Iron maiden.

Rush opte ensuite pour un tempo plus calme avec « Witch hunt » qui contient malgré tout une certaine ampleur en raison de ses parties de claviers imposantes.

Le dernier morceau du disque « Vital signs » surprend par son originalité, mélange de tempo lent quasiment reggae et de rock Zeppelien épique.

En conclusion, « Moving pictures » est à n’en pas douter un album tout à fait respectable.

Plus riche que son prédécesseur, il offre une musique vivante, élégante, mélodique et fluide.

Il lui manque cependant pour moi le coté bousculant, rageur et fiévreux des meilleurs groupe de hard rock.

Pour ces raisons, « Moving pictures » est un plaisir à réserver aux esthètes amateurs de sophistication, de beauté et de douceur.

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 18:35

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Alors qu’il s’est forgé une réputation de pionnier du hard progressif dans les années 70, Rush attaque ensuite les années 80 avec « Permanent waves » son déjà septième album studio.

L’inamovible trio Lee/Lifeson/Peart est toujours en place et s’offre une jolie pochette décalée avec une jeune femme très glamour et sexy (Fanny Ardant jeune ?) sur fond de Tsunami avant l’heure.

« Permanent waves » démarre par un titre rock plutôt intense et puissant, « The spirit of radio » doté d’une dynamique soutenue avec juste ce qu’il faut d’effets de synthétiseurs, de guitare, voir meme reggae (!).

Son successeur, « Freewill »  est du même acabit avec une pointe de new wave non déplaisante venant appuyer des refrains solides.

Plus lent, progressif et solennel, « Jacob’s ladder » se démarque par sa structure plus longue, ses superbes envolées guitaristiques mais aussi une longue plage de synthétiseurs sonnant très années 80 aujourd’hui ce qui pour moi ne constitue pas un compliment.

Le titre en français ne suffit pas à rendre le calme et mélodique « Entre nous » réellement prenant.

Assez étrangement, Rush que je trouve d’habitude souvent excellent dans les ballades n’atteint pas des sommets d’émotion sur « Different strings » malgré l’élégance intrinsèque de cette composition.

La fin du disque se déroulera également dans le calme et la douceur avec « Natural science » long titre qui après une première partie atmosphérique planante, grimpe en intensité.

En conclusion, « Permanent waves » marque un tournant dans la carrière de Rush.

A l’orée des années 80, le trio s’adapte et rend sa musique plus accessible en adoptant un format plus court avec des titresaux structures plus classiques.

Bien sur, le style reste encore largement typé progressif avec notamment « Jacob’s ladder » et « Natural science » longs et alambiqués mais les canadiens démontrent qu’ils peuvent également écrire des titres plus compacts amènes de toucher un public plus large.

A ce stade, pour moi, la musique de Rush reste très propre, sophistiquée, élégante mais manque de force et d’émotion.

Même les titres les plus intenses (les deux premiers) ne constituent pas pour moi des tubes imparables et ne sont donc pas à considérer comme des classiques à mon sens.

Peu touché par la lame de fond attendue,  je considère que « Permanent waves » n’est donc  malgré son intéressante mutation qu’un album de plus dans la gigantesque constellation du rock.

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 17:21

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Devenu un groupe à la réputation grandissante depuis son nouveau style hard rock progressif avant gardiste sur « 2112 », Rush enchaine l’années suivante avec « A farewell to kings » sorti en 1977.

Difficile de savoir à quoi s’attendre au vue de la pochette presque engagée montrant un roi pantin désarticulé déchu régnant sur un champs de ruines industrielles.

Le morceau introductif, « A farewell to kings » débute lentement et se montre malgré quelques belles envolées guitaristiques de Alex Lifeson assez plat.

On bascule ensuite avec « Xanadu » dans un titre fleuve de plus de onze minutes dont une bonne première moitié instrumentale ou le son des claviers est franchement horrible.

Epique, varié et très complexe comme la plupart des bons titres progressifs, « Xanadu » évite de lasser par les quelques interventions vocales plus musclées de Geddy Lee.

Habile, Rush propose ensuite un titre court, « Closer to the heart » gentil amuse gueule toute ne musicalité.

Plus intéressant est « Cinderella man » avec ces variations mélodiques touchantes mélangées à un jeu de guitare aussi vivant que fun.

Autre titre à petit format, la ballade « Madrigal » passe poliment avant un grand final très progressif, « Cygnus X-1 » et ses dix minutes de délires instrumentaux futuristes.

En conclusion, sans être foncièrement mauvais, « A farewell to kings » est un album assez déséquilibré qui en dehors de ses deux pavés progressifs (« Xanadu » et « Cygnus X-1 ») n’a pas grand-chose à proposer de bien palpitant.

Les musiciens sont bons mais manquent encore pour moi d’assurance ou de véritable personnalité.

Peu d’intérêt au global donc pour cet album plutôt technique,  sophistiqué et froid.

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 10:26

2112.jpg4

 

 

Nullement découragé par la déception de « Fly by night », j’ai poursuivi ma découverte à rebours de Rush avec « 2112 » leur premier album de hard progressif.

Paru en 1976, « 2112 » est un concept album traitant de science fiction comme en raffole ce style de musique si cérébral.

Ce concept est renforcé par la pochette spatiale et le look des musiciens de l’époque, habillés comme les protagonistes de la série japonaise San Ku Kai.

L’entrée en matière de ce disque est largement inhabituelle et déroutante puisque « 2112 » est un long morceau de plus de vingt minutes découpées en sept parties représentant une phase de l’histoire racontée.

Dans sa première phase, « 2112 » débute par « Overture » une formidable démonstration instrumentale ou les musiciens expriment tout leur talent en créant un ensemble musical riche, vivant et élégant.

Puis après 4 minutes 30, la voix haut perchée de Geddy Lee se fait enfin entendre pendant les deux minutes plutôt nerveuse de « The temples of Syrinx » avant une longue plage calme et relaxante scindée en trois parties (« Discovery », « Presentation », « Oracle : the dream »).

La fin du morceau (« Soliloquy » enchainé de « Grand finale » ) ou la voix de Lee rentre en symbiose avec la guitare de Alex Lifeson, revêt un caractère épique fantastique.

A ma grande surprise, malgré une longueur que je pourrais qualifier de rédhibitoire (voir pour ceci mes commentaires sur les délires progressifs des derniers albums d’Iron maiden) , « 2112 » varié et riche, passe très bien.

Après pareille pièce, retour à des formats plus classiques avec « A passage to Bangkok » et « Lessons » mid tempo hard sans surprise bien que correctement exécutés avant que Rush ne déploie réellement ses ailes de grand oiseau planant avec  « The twilight zone » mais surtout la ballade « Tears » d’une beauté cristalline à vous vriller l‘âme.

On termine en beauté avec le musclé et vivifiant « Something for nothing ».

En conclusion, j’aurais eu je pense bien tort de ne pas persévérer car « 2112 » constitue bel et bien la révélation du premier véritable très bon album de progressif des années 70 que j’ai connu.

Bien sur le morceau « 2112 » est un grand moment de musique qui tire fortement vers le haut le disque mais tout le reste de l’album se montre de très bonne facture avec un groupe inspiré osant peu à peu se démarquer de ses pesantes influences Zeppeliniennes.

La guitare de Lifeson est foncièrement hard rock avec de brillantes démonstrations de solo mais se montre aussi capable de surprenantes passages intimistes tout en douceur et en subtilité ce qui constitue pour moi tout le charme de Rush.

La révélation est également à chercher du coté de Lee, réellement intéressant quand il se détache de son chant haut perché à la Robert Plant pour trouver des intonations plus personnelles dans le registre intimistes.

Brillant, élégant, vivant, émouvant, « 2112 » est à recommander pour tous les amateurs de hard rock des années 70 de haute qualité.

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 20:44

vapor_trials.jpg5

 

 

Parlons un peu de musique à présent avec un groupe protéiforme de rock canadien aussi ancien (premier album en 1974 !) que peu connu : Rush.

Etant peu versé dans le hard rock progressif dont Rush fut en quelque sorte l‘inventeur, j’ai mis fort longtemps à m’intéresser à ce trio composé de Geddy Lee (basse/batterie), Alex Liefson (guitare) et Neil Part (batterie).

Le déclic est en effet venu par hasard, avec l’album « Vapor trails » qui illumina par sa grâce une période difficile de ma vie ou j’étais rongé par une maladie tenace.

Paru en 2002, « Vapor trails » et sa pochette stylisée offrent une entrée matière particulièrement convaincante avec « One little victory », titre assez rapide doté de refrains plaisants ou la voix douce et haut perchée de Lee séduit immédiatement.

Ce coté dynamique mais tout en souplesse et en fluidité se confirme avec « Ceiling unlimited »  avant que Rush n’accède à une autre dimension sur « Ghost rider » magnifique de grâce et de beauté aériennes.

Le groupe semble exceller dans les structures complexes traversées de changements d’ambiances comme le prouve « Peacable kingdom », alternant mélodies subtiles et pesanteurs métallisées.

Nouvelles bulles éthérées sur « The stars look down » mais surtout « How it is » flirtant avec la pop la plus élégante.

Alors que l’auditeur baigne déjà dans un petit nuage de bonheur et de plaisir pur, arrive « Vapor trails » véritable chef d’œuvre mélodique épique qui réussit le tour de force de surclasser tous les autres titres le précédant déjà pourtant à la base excellents.

A ce stade, on croit qu’on va pouvoir souffler, se remettre un peu de ses émotions si puissantes, mais il n’en est rien puisque « Secret touch » fait des ravages avec ses gimmicks accrocheurs et ses splendides transitions puis « Earthsine » vient nous porter au bord des larmes par sa beauté fragile.

Le rythme de croisière est atteint avec « Sweet miracle » toujours fluide, entrainant et plaisant puis sur l’excellent « Nocturne » étourdissant de classe et de maitrise.

Le final se compose « Freeze (Part IV of Fear) », sans doute le titre le moins prenant du disque et « Out of the cradle » à la fois atmosphérique et soutenu.

En conclusion, inutile de bouder son plaisir, « Vapor trails » fut pour une véritable révélation musicale du talent éclatant de Rush.

Ce disque magique combine en effet énergie avec fluidité et grâce aérienne pour produire une extraordinaire bouffée de fraicheur.


Les techniciens pourront parler de parfaite symbiose entre heavy metal et rock progressif, mais on peut tout simplement parler de véritable diamant brut scintillant de tous ses feux une fois libéré de son écrin.


Œuvre émouvante car fragile, humaine et vivante, « Vapor trails » est une pièce maitresse de l’art musical qui change quelque peu ma conception du rock progressif, musique que j’estimais jusqu’alors comme technique, prétentieuse et ennuyeuse.

 

On appelle cela une révélation je crois ....

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