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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 21:52

trompe_monde.jpg4

 

 

De l’autre coté temporel de la courte carrière discographique des Pixies, figure « Trompe le monde » , quatrième et dernier album du groupe sorti en 1991, juste avant l’explosion de leur fils illégitime, Nirvana.

Avec son titre français et sa pochette bizarroïde vous regardant d’un mauvais œil, « Trompe le monde » débute en souplesse avec « Trompe le monde » qui combine adroitement vocaux mélodiques, riffs appuyés et batterie soutenue.

La suite est ensuite d’un tout autre acabit et bascule progressivement dans le métal le plus explosif avec le bien nommé « Planet of sound » sur lequel Frank Black pousse sa voix au maximum.

On retrouve plus de fluidité mais toujours beaucoup de vitesse sur le plaisant « Alec Eiffel » qui contient pour moi tous les attributs d’un tube rock écrasant avec notamment la petite touche de clavier supplémentaire de Eric Drew Feldman.

Comme son nom l’indique, « Sad punk » commence par un formidable défouloir punk ultra agressif avant de se calmer fortement dans sa seconde partie.

« Head on » reprise de The Jesus and Mary Chain contient également quelques velléités punk habilement canalisées pour produire un rock riche et puissant très agréable à l’écoute.

Le ton (et le niveau) baisse d’un cran sur « U-mass » lourd et emprunté,  reprend du lustre sur « Palace of the Brine » enchainé d’un « Letter to Memphis » qui fait la part belle aux guitares.

Quoi de mieux alors que de déguster un savoureux tube, « Bird dream of the Olympus Mons », sorte de synthèse parfaite de ce qu’un groupe de rock parfaitement inspiré peut produire au sommet de son art ?

« Space (I believe in) » est un morceau assez étrange aux multiples ambiances et aux refrains scandés, tandis que « Subbacultcha » glisse sans trop se faire remarquer.

Les Pixies continuent d’aligner les titres nerveux comme le court et rageur « Distance equals rate time time » ou le véloce « Lovely day »  puis optent finalement pour une conclusion plus douce avec « Motorway to Roswell » et  « The Navajo know » plus intimes et atmosphériques.

En conclusion, pour un épilogue, « Trompe le monde » n’a rien d’un album moribond et fait preuve d’une vigueur exceptionnelle.

Armés d’un son incroyablement puissant et fluide, les Pixies donnent tout ce qu’ils ont et accouchent d’une bombe power rock lorgnant fortement vers le punk et le métal.

La finesse mélodique et l’approche radio en prennent sans doute un coup, mais l’amateur de gros son lui en prend plein les oreilles et se régale de pareille débauche de décibels produites par des guitares aussi aiguisées et aussi bien maniées.

Avec ce « Trompe la mort » puissant et conquérant, les Pixies laissent donc une place encore chaude pour leur successeurs du Grunge, mais également des monceaux de regrets pour leur fan-base, qui leur attribueront par la suite un statut de groupe culte.

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 20:05

surfer_rosa.jpg3

 

 

Rien de tel qu’un peu de musique pour terminer en pente douce une intense semaine de labeur.

Voici donc « Surfer rosa » premier album d’un groupe américain culte de Boston relativement peu connu, Pixies.

Sorti en 1988, « Surfer rosa » et sa superbe pochette sexy représentant une sculpturale danseuse de flamenco dénudée, est le résultat d’efforts du grassouillet Frank Black (guitare/chant) âme créative du groupe, Joey Santiago (guitare), Kim Deal (basse) et David Lovering (batterie).

On débute par « Bone machine » mid tempo trainant doté d’un riff remarquable répété à l’envie.

Le second morceau, « Bone machine » raffinant sa structure en lui ajoutant des aspects mélodiques tout en conservant des riffs toujours prenant est plus réussi.

Pixies révèle ensuite ses influences punk en accélérant la cadence sur le court instrumental « Something against you » beaucoup plus violent.

Le sentiment d’urgence punk est dupliqué sur « Broken face » court et direct puis Black laisse le micro à Deal, le temps d’un « Gigantic » plus cadré.

Avec ses riffs distordus, ses voix masculines et féminines enchevêtrées, son équilibre fragile oscillant entre mélodie et violence, « River euphrates » caractérise parfaitement le style du groupe avant que ne déboule son premier grand tube commercial « Where is my mind ? » titre posé dopé par de grands chœurs emphatiques.

Lui succédant « Cactus » porté par une dynamique sourde se montre plus aride puis laisse la place à un nouvel éclat rock « Tony’s theme » beaucoup plus vivant et offensif dans ses attaques de guitares et dans le chant du duo Black/Deal.

Assez déroutant, Pixies aligne un « Oh my golly ! » bancal et médiocre, puis « Studio interlude » complètement bordélique et difficile à supporter.

L’auditeur se fait donc aspirer par le maelstrom punk-rock expérimental très intense de « Vamos » puis retombe abruptement sur « I’m amazed » et « Brick is red » particulièrement lents et transparents.

Toujours surprenant, lorsqu’on s’y attend le moins, le groupe place quelques coups de griffe bien sentis sur « Caribou » hymne rock ultra intense et les supersoniques punk « Vamos » et « Isla de Encanta » chantés en espagnol.

On calme le jeu avec « Ed is dead » au jeu de guitare planant néanmoins bigrement efficace puis s’envole sur « The Holiday song » irrésistible tube rock soutenu et mélodique.

Pixies tiennent fermement la cadence jusqu’à la fin du disque en poussant un « Nimrod’s son » enlevé, réintroduisent le chant féminin flirtant avec le hip hop sur « I’ve been tired » pour finir d’achever l’auditeur par un « Levitate me » nouveau tube doté de mélodies terriblement accrocheuses.

En conclusion, encensé par la critique rock « Surfer rosa » est une petite bombe de créativité qui fit sensation en son temps.

Bien entendu, impossible de ne pas avoir de déchet sur 21 morceaux comprenant autant de prise de risque mais il parait impossible de ne pas succomber au talent de songwriting de Frank Black et à sa redoutable habileté guitare en main.

En conservant des structures simples, Pixies parvient à engendrer un style musical au carrefour de la pop, du rock et du punk.

L’influence de Pixies sur Nirvana est connue de longue date et l’audacieux « Surfer rosa » confirme la filiation directe entre les deux groupes.

Parfois déroutant, irritant ou peu facile d’accès, « Surfer rosa » continent forcément des chansons qui finiront par toucher n’importe quel amateur de rock.

Plus de vingt cinq ans après, le respect demeure …

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 18:54

gimme_danger.jpg4

 

 

Voila bien longtemps que j’avais envie de découvrir la biographie de l'une de mes idoles musicales Iggy pop, ceci est à présent réalisé avec « Gimme danger » énorme pavé de 500 pages du journaliste Joe Ambrose.

Paru en 2008, « Gimme danger » retrace de manière chronologique toute la vie de l’homme dont le véritable nom est James Ostenberg.

Né en 1947 prêt de Détroit dans l’état du Michigan, James est issu de parents pauvres vivant dans une caravane, mais très soucieux des valeurs de l’instruction.

Son père, un ancien sportif et professeur d’anglais, tient en effet envoyer James dans des écoles bourgeoises afin de lui permettre de faire des études.

Grandissant dans cet environnement marginal, James se distingue très tôt par un tempérament solitaire et mélancolique allant de pair avec une santé asmathique fragile.

Néanmoins très bon élève il parvient à s’inscrire à l’Université de Ann Harbor ou il entame des études d’anthropologie.

Nous sommes dans les années 60, en pleine révolution hippies et au contact de l’immense centre universitaire de Ann Harbor, James va comprendre qu’il est plus attiré par la musique que par les études.

Il commence ainsi comme batteur dans divers groupes locaux de pop/blues comme les Prime movers,

Il fait également la connaissance des frères Asheton (Ron et Scott) eux même déjà en marge des autres étudiants et très portés comme James sur la musique.

Le rapprochement se fait progressivement et les compères décident alors de former un groupe appelé les Stooges et de composer une musique expérimentale, très barrée avec bien souvent l’usage d’instruments fabriqués par leurs soins.

Porté naturellement à attirer la lumière sur lui, Iggy délaisse la batterie pour se positionner comme chanteur avec Ron à la guitare, Scott à la batterie puis plus tard Dave Alexander à la basse.

Leur musique s’oriente alors vers le rock dur, avec comme modèles The doors.

Aidé par leur nouveau manager Jimmy Silver, les Stooges se taillent un succès grandissant dans l’underground, notamment en raison du jeu de scène déjà spectaculaire d’Iggy pop puis côtoient The up et the MC5, les deux autres groupes  tendance rebelle de la scène émergente de Detroit.

Violents et intenses, les Stooges sont soutenus par les magazines spécialisés comme Creem (dans lequel officie l’écrivain rock Lester Bangs).

Iggy attire l’attention par son maquillage gris argenté, ses excentricités, ses provocations au public, ses exhibitions, ses bonds dans la foule et même ses curieux rituels d’ auto mutilation.

Sa vie privée est le reflet de son image scénique, chaotique et intense, avec un nombre impressionnant de conquêtes féminines.

Iggy se marie par accident à 19 ans avec la fille de bonne famille Wendy Weisberg qui ne supportera pas bien longtemps la vie en communauté dans une grande maison de Ann Harbor ou les Stooges vivent en marginaux sans repères ni lois.

Le groupe signe un contrat chez Elektra et composent à New York dans un état de quasi improvisation leur premier album « The Stooges » en 1969 qui se fait immédiatement remarquer par son originalité et par la virulence de quelques titres phares, « 1969 », « No fun » et « I wanna be your dog ».

Sur place, Iggy découvre New York et se rapproche d’un certain milieux arty-branché dans lequel gravitent Andy Warhol, William Burroughs, David Bowie et une ex chanteuse du Velvet Underground Nico, belle plante vénéneuse qui lui fait découvrir par le biais d’une courte liaison le cunnilingus, les vins français et la consommation de drogues dures comme l’héroïne !

Le coté extraverti et androgyne d’Iggy ainsi que la taille présumée de son énorme sexe, lui attire également l’intérêt du public homosexuel et les Stooges surfent sur cet attraction en se produisant dans des clubs ouvertement gays plus habitués aux spectacles de travestis.

Le bisexualité possible d’Iggy pop est ainsi souvent évoqué par Ambrose au cours du livre, sans que ces soupons ne dépassent le cadre de rumeurs quasi invérifiables.

Après « Fun house » deuxième album assez jazzy sorti en 1970, les Stooges changent de stature, commencent à se produire dans des grandes salles et a gagner de l’argent.

Ils obtiennent alors de grandes facilités pour se procurer de la drogue dans des quantités astronomiques avec notamment le speed (ou STP) mélange de LSD et d’amphétamines aux effets dévastateurs.

Leader du groupe, Iggy vire l’alcoolique Alexander et le remplace par Jimmy Recca, ce qui n’empêche pas leur maison de disques de mettre fin à leur contrat.

Camé jusqu’à la moelle, il se rapproche alors d’un ami d’enfance, le guitariste James Williamson, qui meilleur techniquement que Ron et doté d’un physique plus avantageux, prend alors une place dominante dans le groupe.

Lorsque James et Iggy parviennent à se sortir (temporairement) de l’emprise des drogues, ils se rendent à Londres pour que David Bowie alors superstar du glam rock anglais, les aide à former leur propre groupe.

Sur place, les deux amis ne trouvent pas malgré la richesse du vivier anglais de l’époque les musiciens qu’ils souhaitent et refont appel aux frères Asheton pour sortir en 1974 le troisième album des Stooges, l’exceptionnel « Raw power » produit par Bowie mais mal vendu par leur management, la société Mainman.

A leur retour aux Etats-Unis, les Stooges s’établissent à Los Angeles mais se délitent de l‘intérieur, la dépendance d’Iggy à la drogue le rendant ingérable et la déception des retombées de « Raw power » achevant de miner le moral des musiciens.

Les frasques d’Iggy pop à LA semblent sans fin, avec un délire permanent d’abus alcoolisés, opiacés et sexuels, mais aussi de bagarres et d’accidents graves qui auraient bien pu lui couter la vie.

Après « Metallic KO », un show mémorable à Détroit car mis sous tension en raison de représailles violentes d’un groupe de motards, les Stooges épuisés se séparent.

Le premier bassiste, Alexander meurt de son alcoolisme en 1975, Iggy se rapproche du clavier des Doors, Ray Manzarek puis tente de rebondir avec son ami Williamson pour sortir son premier album solo « Kill city » en 1976, jugé excellent par Ambrose, mais que je trouve pour ma part bien insipide comparé aux fusées des Stooges.

Vivant de manière extrêmement précaire et toujours sous l’emprise de ses addictions, Iggy pop ne doit son salut qu’à son ami David Bowie qu’il va suivre à Berlin dans sa fascination pour l’Allemagne d’avant guerre.

La vie des deux amis à Berlin laisse fortement à penser à une relation homosexuelle, mais donne aussi lieu à une production artistique interessante, « The idiot » et « Lust for life » assurément les deux albums les plus connus d’Iggy pop en solo et contenant ses tubes les plus célèbres : « Lust for life » « The passenger » ou « China girl » qui deviendront des hits planétaires et assurèrent par la suite sa fortune par le biais de juteux contrats publicitaires.

Sans Bowie comme tuteur et Williamson parti se reconvertir avec talent comme ingénieur informatique, la suite est plus délicate, aussi les albums suivants « New values », « Soldier » « Party », sans réel hits et globalement très moyens font plonger lentement Iggy sur le chemin du déclin.

Nous sommes dans les années 80 à présent, la vague punk qui reconnut Iggy comme père spirituel était passée, les gouts du public avaient changé et Iggy soudain trentenaire, se trouva rapidement à nouveau en difficulté et sans maison de disques.

Ambrose profite de cette période pour souligner la surprenante adhésion d’Iggy pop aux valeurs conservatives américaines et son soutien discret mais réel au président républicain Ronald Reagan.

Ces critiques sur ses gouts de droite en apparence aux antipodes de son style de vie déglingué et sans limite seront avec la supposée misogynie du chanteur réputé au cœur froid et dur avec les femmes, seront récurrentes tout au long du livre.

En 1982, Iggy s’établit alors dans le quartier miteux de Brooklyn italien à New York, co-rédige avec Anne Wehrer son autobiographie « I need more » et entame une brève liaison avec la journaliste.

Un concert au Japon durant la tournée « Zombie birdhouse » (autre flop musical retentissant) Iggy rencontre une jeune japonaise Suchi Ran, qui deviendra sa femme et contribuera à l’assagir pendant quelques années.

C’est une nouvelle fois David Bowie, considérablement assagi et ayant opté pour un important virage commercial en réadaptant leur tube commun « China girl » à la sauce MTV, qui vola au secours du vieux chanteur en perte de vitesse pour l’aider à composer et produire un nouvel album.

Bien que détestable artistiquement car horriblement rock-fm, « Blah-blah-blah » relança quelque peu la carrière d’Iggy pop, qui opta pour un nouveau look presque propret, cheveux courts et costumes sobres.

Avec l’argent des royalties du tube de Bowie et le succès de « Blah-blah-blah », Iggy peut à nouveau se permettre de vivre confortablement.

Exit donc le populaire et métissé Brooklyn pour le chic Manhattan et ses immeubles de luxes.

Sous l’influence de Suchi, Iggy change son image, opte pour des gouts de nouveau riche, collectionnant les œuvres d’arts comme des peintures et sculptures vaguement ethniques.

Iggy devenu parfaitement clean et intransigeant sur la consommation de drogues dures, s’acoquine alors avec Andy Mc Coy, l’ancien guitariste de Hanoi Rocks, et sort en 1988 « Instinct » un excellent album de hard mélodique, qui confirme le renouveau de l’icône du rock capable encore de violentes colères face à des sponsors trop omniprésents comme Pespi.

Avec le succès, il est assez aisé de réunir un ensemble de stars (dont Kate Pierson, Slash, Mc Kagan) pour produire un « Brick by brick » inégal, puis un « American caesar » plus cérébral au début des années 90, tout deux étant selon moi bancals.

Meme si « Naugthy little doggie » est un poil meilleur, la carrière d’Iggy connait un creux notable au milieu des années 90 et le fait se tourner malgré la sympathie de Scorcese ou Johnny Depp, sans grand succès vers le cinéma avec des seconds roles peu marquants dans « The crow : city of angels », « Tank girl » ou le peu mémorable « Crocodile dundee III ».

Après son divorce, un disque acoustique « Avenue B » superbement introspectif mais peu compris à l’époque, Iggy pop quitte ses luxueux appartements de Manhattan pour s’installer à Miami dans une demeure plus modeste.

A cinquante ans passés, il y rencontre Nina Alu, sculpturale métisse nigériano-irlandaise de 35 ans qui deviendra sa nouvelle petite amie.

Mais malgré un tonitruant « Beat’em up » ultra métallique sorti en 2002, la carrière d’Iggy peine à reprendre son essor et il est alors devenu de plus en plus fréquent de  le voir cachetonner sans vergogne pour des campagnes publicitaires (Reebook, Pespi, SFR).

Contre toute attente, Iggy se rapprochera de ses anciens compères de Stooges, les frères Asheton, tout d’abord timidement sur quelques morceaux de « Skull ring » moins métallique mais néanmoins excellent album de punk/roll, qui semble a-t-il moins retenu les faveurs de Ambrose, assez critique face à la nouvelle garde pop-punk (Green day, Sum 41) ou électro (Peaches) racolée ici pour l’occasion.

Le livre se conclut donc sur la réunion des Stooges, avec un Iggy sexagénaire, encore en forme physiquement, débarassé de ses addictions et en apparence maitre de sa destinée.

En conclusion, « Gimme danger » est-ce qu’on peut appeler une œuvre fleuve, retraçant sans complaisance et avec une grande minutie l’intégralité de la vie d’Iggy pop, depuis ses origines modestes matériellement mais privilégiées intellectuellement, la conjonction de sa jeunesse avec les années 60 marquées par la liberté, la rébellion, la musique, le sexe libre et la drogue et sa maturité somme toute relativement tardive.

Iggy pop incarne avec la musique avant gardiste des Stooges la parfaite transition entre la fin des années hippies, le folk/pop pschédélique des beatles et l’arrivée d’un nouveau courant musical, plus social, violent et malsain, le punk à la fin des années 70.

Rien que pour ceci et pour son jeu de scène inégalé mélant performance athlétique, souplesse et folie, il mérite d’etre vénéré.

Cependant, la carrière d’Iggy pop se prolonge audelà de ses années de défonce, traversant les décennies, années 80, 90, 2000 et maintenant 2010.

Souvent à terre, seul, ruiné, Iggy s’est à chaque fois redréssé, aidé par des amis influents comme David Bowie ou sa seconde femme Suchi.

Son statut de survivant, de monument vivant du rock, ses excès aussi bien dans la pauvreté que dans la démesure, avec la vie simple dans la banlieue industrielle de Detroit, la folie musicale de Londres, le délire philosophico-amoureux de Berlin, la démesure oppulente ou misérable de New-York et enfin la stabilité métissée de Miami, en fond un homme absolument captivant.

Bien entendu, les esprits chagrins noteront sa dureté envers les femmes, son absence de sens des responsabilités envers son fils, ses convictions politiques un brin réactionnaires, ses pitoyables tentatives pour cacher ses histoires homosexuelles et son gout prononcé pour l’argent, qu’il a utilisé sans aucun sens du paradoxe en vendant son image pour des multi-nationales, mais avouons que en toute honneté ces ciritiques s’avèrent négligeables face au parcours d’un tel homme.

Je recommande donc ce livre aux fans d’Iggy pop, qui comme moi désireront tout connaitre de leur idole et de la folie rock des années 60-70. Rock’n’roll baby !

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 22:58

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Nous sommes toujours dans le registre des albums solo avec celui complètement inespéré de la légende Joey Ramone, « Ya know ? » sorti à titre posthume en 2012 puisque le chanteur est décédé en 2001 d’une leucémie.

Les musiciens crédités sont Richie Stots (guitare), Ed Stasium (guitares, basse, piano), Charley Drayton, Richie Ramone, JP Patterson, Pat Carpenter (batterie) et Mickey Leigh (producteur, multi instrumentiste et ami proche de Joey).

Avec sa pochette bien destroy fleurant bon les glorieuses années passées du mouvement punk rock dont Joey fut l’instigateur, « Ya know ? » débute avec « Rock ‘n’ roll is the answer » très bel hymne rock d’une simplicité et efficacité effarantes.

On déroule ensuite « Going nowhere fast » mid tempo agréable mais assez peu relevé et « New York City » hommage policé à la ville d’origine du chanteur.

Joey se fait déchirant sur « Waiting for that railroad » magnifique ballade acoustique ou il exprime toute sa sensibilité et sa douceur puis revient à ses racines punk sur l’excellent « I couldn’t sleep » sonnant comme du pur Ramones.

Pour être honnête, « Why did I do to deserve you ? » patine allégrement dans la semoule et « Seven days of gloom » manque malgré ses riffs fluides d’originalité.

On passera bien vite sur « Eyes of green » bien trop mollasson mais goutera avec surprise le joli duo avec Joan « I love rock ‘n’ roll » Jett sur « Party line ».

Assez bizarrement surviennent ensuite une reprises de Ramones, « Merry Christmas (I don’t want to fight tonight) » affreusement amolli enchainé d'un « 21 st century girl » rock de niveau standard.

Un terrible sentiment de décousu arrive alors avec « There’s got to be more to life » au groove marquant, enchainé du pénible acoustique « Make me tremble » , avant de vibrer sur l’atmosphère emballante du génialement hypnotique « Cabin fever » assurément le meilleur titre de l’album.

Pour finir, un nouvelle reprise des Ramones, « Life is a gas » superbe ballade acoustique rendue particulièrement émouvante dans le contexte particulier de la maladie et de la mort de Joey …

En conclusion, « Ya know ? » n’est pas plus que « Don’t worry about me » un album impérissable qui apportera grand-chose à la carrière si riche de Joey Ramone.

Quelques jolies choses bien entendu, toujours du domaine du possible avec un chanteur aussi talentueux que Joey mais la plupart des morceaux d’un niveau assez moyen.

Du respect malgré tout donc pour Joey pour cette œuvre tardive qui contribue dix ans après sa mort à entretenir faiblement sa mémoire.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 20:00

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Tous les premiers albums de Skunk anansie étant ici chroniqués avec généralement des avis plus que favorables, il était logique que les album solo de Skin alias Deborah Dyer, y trouvent également leur place.

Sorti en 2006, « Fake chemical state » est déjà le second album solo de la panthère noire, qui à la suite de l’éclatement du clan Skunk au début des années 2000, décida de battre seule la savane à la recherche des nouveaux territoires et de nouvelles proies.

Avec à ses cotés Elliot King, Mark Kulke (guitares), Wayne Riches (batterie) et John Blackburn (batterie), Skin inaugure son second album conformément à la pochette punk à souhait avec « Alone in my room » titre au groove puissant et entrainant.

Ce vent de fraicheur, de jeunesse et d’énergie se poursuit sur « She’s on » doté de gros riffs réjouissants.

Bien qu’un tantinet moins explosif et plus tortueux, « Movin » tient solidement la barre et on sent que Skin prend sur « Just let the sun » le temps de calmer le jeu pour exprimer les superbes capacités de sa voix.

Cette tendance s’affirme sur « Purple » superbe power ballade envoutante et c’est donc passablement sous le charme, que l’auditeur se laisse prendre par la main pour marcher aux cotés de la belle sur « Don’t need a reason » dont les quelques passages chaotiques et destroy contrastent avec l’ambiance générale aérienne et maitrisée.

Arrivé à ce stade, le groupe trouve sa vitesse de croisière, « Nothing but » qui déroule sans surprise un rock efficace mais sans réelle aspérité puis « Take me on » aux riffs plaisants et aux refrains plus musclés.

La fin du disque se présente alors avec « Fooling yourself » sympathique et anodin puis une ultime ballade glissée comme un baiser dans son sommeil « Falling for you ».

En conclusion, « Fake chemical state » est bon album de rock moderne, vivant, bien construit et très bien produit.

Les morceaux sont agréables, puissants mais fluides, contrôlés, sans doute parfois un peu trop, ce qui produit parfois une impression de routine.

On ne pourra que recommander ce disque aux fans de Skin, qui retrouveront ici toute la puissance et la grâce féline dans leur diva.

Les autres passeront un agréable moment sans pour autant crier au génie.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 22:00

goats.jpg2

 

 

Nous complétons la très longue discographie des Rolling stones avec « Goats head soup ».

Sorti en 1973, « Goats head soup » et sa pochette bizarrement sexuelle débutent par « Dancing with mr D » mid tempo blues rock chaloupé un tantinet répétitif à mes oreilles.

Le ton est plus nuancé et subtil avec « 100 years ago » morceau très agréable aussi bien au niveau des lignes de chant de Mick Jagger que des solo  lumineux de Keith Richards.

Les Stones font ensuite sonner la ballade avec « Coming down again » franchement longuette et mollassonne avant de revenir à du rock plus soutenu avec « Doo Doo Doo Doo Doo Heartbreaker » pourtant inutilement rehaussé de chœurs et cuivres.

Heureusement survient « Angie » assurément la plus belle ballade du répertoire des britanniques avec un grand moment d’émotion.

Difficile après coup d’encaisser le country bien bouseux « Silver train ».

Les amateur de blues de régalent avec « Hide your love » et sa structure ultra classique, ceux de ballades avec « Winter », tout deux du reste de bonne facture.

On termine en pente douce avec « Can you hear the music » lent et sensuel et un bon vieux rock ‘n’ roll des familles « Star star » gavé d’une énergie que n’aurait pas reniée Chuck Berry.

En conclusion, le verdict tombe de manière quasi similaire aux autres œuvres de The Rolling stones, « Goats head soup » est un bon album de rock/ballades/blues qui déroule de manière fluide et maitrisé son propos.

Tout ceci demeure cependant globalement pour moi un peu daté, classique et sans grande surprise.

A l‘exception notable de « Angie »  et un ou deux autres bon moments, « Goats head soup » ne laisse donc pas un souvenir impérissable à l’auditeur en quete de frissons.

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 23:08

let_it_bleed.jpg2

 

 

Envie de relâcher la pression après l’éprouvant « Valse avec Bachir » et quoi de mieux pour cela que la musique en général et « Let it bleed » des Rolling stones.

Sorti en 1969 ce qui ne nous rajeunit pas, « Let it bleed » et sa pochette gâteau assez ridicule débute par un gigantesque tube « Gimme shelter » dont la mélodie sublime et le remarquable travail de la choriste Mary Clayton élèvent l’âme et remplissent le cœur d’allégresse.

Après pareil déluge de bonheur, on descend de plusieurs crans avec la ballade countrysante « Love in vain » plutôt ennuyeuse sur la durée.

Ce détestable aspect country est poussé encore plus loin sur l’affreux « Country honk » et son violon pénible.

On revient à du rock avec « Live with me » plus rapide plus vivant avant de trouver un équilibre stable sur le bluesy « Let it bleed ».

Les Rolling stones parviennent à insuffler assez d’intensité voir de génie au blues à l‘harmonica « Midnight rambler » pour le rendre extrêmement prenant.

Après le court acoustique country « You got the silver » on aborde tranquillement la fin de l’album composée de « Monkey man » rock calme mais chaleureux puis le tube final « You can’t always get what you want » rendu surtout marquant par sa mélodie entrainante et ses puissants chœurs gospels en soutien.

En conclusion, « Let it bleed » sonne très années 60 et est encore trop rattaché pour moi à ses racines country, genre musical qui demeurera pour moi sans doute à jamais irritant.

Seul titre mémorable (et génial), « Gimme shelter » digne de figurer au panthéon du rock, ensuite quelques morceaux sympathiques mais pas de quoi s’extasier sans fin sur la qualité intrinsèque de ce disque manquant sans doute trop de tranchant pour moi.

« Let it bleed » demeure donc parfaitement respectable mais ne correspond pas totalement aux gouts de votre serviteur qui aime bien être un peu bousculé musicalement parlant.

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 10:49

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En 2011, soit trois ans après un excellent « Death magnetic » marquant le retour du Metallica musclé et conquérant, les four horsmen surprennent encore leur public en s’acoquinant avec le chanteur Lou Reed, figure légendaire du rock.

Pourtant on se souvient que en 1998, Metallica s’était déjà rapproché le temps d’un duo d’une autre légende du rock avec Marianne Faithfull, preuve de son gout pour les voix rauques cassées par l’alcool et la cigarette.

Le résultat donne « Lulu » curieux album figurant le destin tragique d’une allemande ayant connu les honneurs de la bourgeoisie avant de mourir prostituée dans la déchéance la plus absolue.

« Brandenburg gate » donne tout de suite le ton avec le phrasé de Lou Reed sur les guitares rock lourdes de Metallica, James Hetfield se contenant de quelques chœurs d’accompagnement.

On poursuit la découverte avec « The view » long mid tempo rugueux, sur lequel Metallica dompte sa puissance et laisse par éclipses éclater quelques refrains plus appuyés au milieu des spoken words de Reed.

Plus de sept minutes pour « Pumping blood » sur lesquelles Reed se fait prophète d’une sombre apocalypse sous tendue par la musique menaçante et intense de Metallica.

Le rythme est certes beaucoup plus rapide sur « Mistress dread »  mais beaucoup trop répétitif pour ne pas lasser l’auditeur.

Difficile de se caler avec « Iced honey » qui verse lui plus dans le mid tempo rock certes solide mais sans éclat.

Le premier disque se solde par un autre titre atmosphérique atypique de plus de 11 minutes, « Cheat on me », sur lequel Reed a tout loisir d’exprimer sa verve sur quelques chœurs fantômes de Hetfield.

Passablement intrigué par le résultat proposé jusqu’alors on embraye sans coup férir sur le second disque, restreint à quatre morceaux.

La copie semble être identique avec un « Frustration » très long  et sinueux morceau (plus de huit minutes) avec toujours en toile de fond, les guitares lourdes de Metallica.

Même traitement pour « Little dog » long titre acoustique très plat tenu uniquement par la voix chevrotante de Reed.

On se prend à souhaiter ardemment la fin du disque qui arrive avec « Dragon », nouveau titre léthargique s’éveillant timidement à mi course et « Junior dad » qui vient bercer de manière apaisante l’auditeur sur prêt de vingt longues minutes.

En conclusion, « Lulu » est un ovni musical qui se fit étriller par la critique et tout particulièrement par les fans de Metallica, particulièrement intransigeants avec les écarts expérimentaux de leur groupe fétiche, et semblant préférer voir le groupe cryogénisé dans son thrash poussiéreux des années 80.

D’un point de vue plus objectif, « Lulu » n’est pas un album inaudible ou catastrophique, mais demeure particulièrement difficile à appréhender tout particulièrement dans sa seconde partie, qui manque cruellement de rythme et de punch.

Metallica accepte ici de se mettre au second plan et de laisser le chanteur s’exprimer dans son style narratif si particulier.

Comme les musiciens possèdent de grandes capacités, le résultat ne peut être totalement mauvais et parvient même plusieurs fois à séduire dans la première partie foncièrement plus énergique.

« Lulu » demeure donc une curiosité musicale à réserver aux fans de rock à l’esprit ouvert.

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 12:35

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Après l’immense plaisir éprouvé à l’écoute de « Unkown pleasures », je me suis orienté sur les débuts de Joy division regroupés dans l’album « Substance » couvrant la période 1977-1980, soit juste avant la sortie du premier album.

A cette époque, Ian Curtis (chant), Bernard Albrecht (guitare/synthétiseur), Peter Hook (basse) et Stephen Morris (batteur) sont issus de la scène punk des alentours de Manchester.

Cette influence se ressent sur les premier titres « Warsaw » et « Leaders of men » foncièrement punk dans leur structure et leur dynamique.

Le niveau est brutalement rehaussé sur « Digital », contenant une puissante charge explosive puis le rythme jusqu’alors rapide est alors brutalement cassé avec « Autosuggestion », morceau long, lent et sinistre.

Nouvelle décharge avec le superbe tube « Transmission » cette fois franchement orienté new wave, avec riffs raffinés, claviers entêtants et la belle voix grave de Curtis pour coiffer le tout.

Impossible aussi de ne pas apprécier « She’s lost control », son rythme dur, froid si terriblement puissant.

Un instrumental plaisant « Incubation » plus loin, arrive « Dead souls » qui  sert d’intermède solide avant deux nouveaux chefs d’œuvre « Atmosphere » superbe titre new wave à la grâce planante et « Love will tear us apart » plus grand titre jamais composé par le quatuor anglais.

On continue de se régaler avec « No love lost » qui débute par un génial instrumental avant de virer à du punk plus brut de décoffrage.

Cette tendance se poursuit sur « Failures » direct et rugueux puis « Glass » plus pauvre et linéaire.

Le court « From safety to where ? » glisse tout en souplesse et  le soutenu « Novelty » se fait assez vite oublier.

On arrive alors à la fin de ce copieux disque avec « Komakino » mou et plat et « These days » sympathique mais doté d’une faible puissance de frappe.

En conclusion,  comme toute compilation, « Substance » contient à boire et à manger.

Les plus grands tubes de Joy division y figurent (« Atmosphere », « Love will tear us appart » « Digital ») et constituent à eux seuls une raison pour jeter une oreille sur ce disque.

La différence entre ces chef d’œuvre parfaitement aboutis et les premiers morceaux post punk est par contraste parfaitement flagrante.

Ceux-ci ne sont pas franchement mauvais, sont plutôt plaisants, mais n’atteignent en rien l’exceptionnel équilibre mélodie/énergie de leurs successeurs.

« Substance » constitue un bon complément pour le fan de Joy division, curieux de connaitre les débuts de ce groupe fétiche.

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 22:14

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Il était bien évident que les choses n’allaient pas s’arrêter si rapidement avec un groupe aussi talentueux que Joy division, aussi « Unknown pleasures » aura t il les honneurs de cette chronique.

Sorti en 1979, « Unknown pleasures » et sa pochette esthétiquement nulle, constituent le premier véritable disque du quatuor britannique composé de Ian Curtis (chant), Bernard Sumner (guitare), Peter Hook (bassiste) et Stephen Morris (batteur).

On débute avec « Disorder » qui accroche immédiatement l’auditeur en raison de son ambiance glaciale, de ses riffs hypnotiques et de la voix envoutante de Curtis.

Le groupe  tisse sa toile pour emmailloter l’auditeur sur le plus lent et sinueux « Day of the lords » vibrant comme un volcan contenu sous une calotte glaciaire.

Le tempo se ralentit encore davantage jusqu’à quasiment stagner sur « Candidate » particulièrement lugubre.

Impossible de résister à la voix si émouvante truffée de reverb de Curtis et aux bruitages électro-futuristes qui parsèment l’excellent « Insight ».

Dans le registre plus mélodique et mélancolique de « New dawn fades »
, Joy division fait également mouche et se permet de côtoyer les anges.

Nouvelle merveille avec « She’s lost control » qui déploie une parfaite symbiose de riffs lourds et beat hypnotiques mais pourtant surclassée par le chef d’œuvre scintillant de puissance et beauté froide « Shadowplay » sur lequel les britanniques partent en véritable voyage cosmique.

L’auditeur reprend son souffle avec un « Wilderness » de bonne facture, puis arrive en phase terminale du disque, constituée par l’excellent heavy rock « Interzone » et ses riffs d’acier et « I remember nothing » long titre crépusculaire déroulant les tourments du chanteur sur un rythme aussi lancinant qu’intimiste.

En conclusion, « Unknown pleasures » est la pierre angulaire de la cold wave et un grand chef d’œuvre de la rock music.

On comprend mieux à son écoute le fort impact qu’il eut et l’immense reconnaissance qu’il apporta à Joy division, groupe alors peu connu, construisant ce son magique, sombre et envoutant sur les ruines encore fumantes du punk.

Mais plus que par le son si prenant et enveloppant crée par les britanniques, « Unknown pleasures » est rendu absolument culte par l’interprétation sans faille de Curtis, assurément l’une des voix les plus fascinantes de l’histoire du rock.

« Unknown pleasures » est donc absolument essentiel pour tout amateur de musique sombre et de très haute qualité.

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