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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 20:00

fake_chemical_state.jpg3

 

 

Tous les premiers albums de Skunk anansie étant ici chroniqués avec généralement des avis plus que favorables, il était logique que les album solo de Skin alias Deborah Dyer, y trouvent également leur place.

Sorti en 2006, « Fake chemical state » est déjà le second album solo de la panthère noire, qui à la suite de l’éclatement du clan Skunk au début des années 2000, décida de battre seule la savane à la recherche des nouveaux territoires et de nouvelles proies.

Avec à ses cotés Elliot King, Mark Kulke (guitares), Wayne Riches (batterie) et John Blackburn (batterie), Skin inaugure son second album conformément à la pochette punk à souhait avec « Alone in my room » titre au groove puissant et entrainant.

Ce vent de fraicheur, de jeunesse et d’énergie se poursuit sur « She’s on » doté de gros riffs réjouissants.

Bien qu’un tantinet moins explosif et plus tortueux, « Movin » tient solidement la barre et on sent que Skin prend sur « Just let the sun » le temps de calmer le jeu pour exprimer les superbes capacités de sa voix.

Cette tendance s’affirme sur « Purple » superbe power ballade envoutante et c’est donc passablement sous le charme, que l’auditeur se laisse prendre par la main pour marcher aux cotés de la belle sur « Don’t need a reason » dont les quelques passages chaotiques et destroy contrastent avec l’ambiance générale aérienne et maitrisée.

Arrivé à ce stade, le groupe trouve sa vitesse de croisière, « Nothing but » qui déroule sans surprise un rock efficace mais sans réelle aspérité puis « Take me on » aux riffs plaisants et aux refrains plus musclés.

La fin du disque se présente alors avec « Fooling yourself » sympathique et anodin puis une ultime ballade glissée comme un baiser dans son sommeil « Falling for you ».

En conclusion, « Fake chemical state » est bon album de rock moderne, vivant, bien construit et très bien produit.

Les morceaux sont agréables, puissants mais fluides, contrôlés, sans doute parfois un peu trop, ce qui produit parfois une impression de routine.

On ne pourra que recommander ce disque aux fans de Skin, qui retrouveront ici toute la puissance et la grâce féline dans leur diva.

Les autres passeront un agréable moment sans pour autant crier au génie.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 22:00

goats.jpg2

 

 

Nous complétons la très longue discographie des Rolling stones avec « Goats head soup ».

Sorti en 1973, « Goats head soup » et sa pochette bizarrement sexuelle débutent par « Dancing with mr D » mid tempo blues rock chaloupé un tantinet répétitif à mes oreilles.

Le ton est plus nuancé et subtil avec « 100 years ago » morceau très agréable aussi bien au niveau des lignes de chant de Mick Jagger que des solo  lumineux de Keith Richards.

Les Stones font ensuite sonner la ballade avec « Coming down again » franchement longuette et mollassonne avant de revenir à du rock plus soutenu avec « Doo Doo Doo Doo Doo Heartbreaker » pourtant inutilement rehaussé de chœurs et cuivres.

Heureusement survient « Angie » assurément la plus belle ballade du répertoire des britanniques avec un grand moment d’émotion.

Difficile après coup d’encaisser le country bien bouseux « Silver train ».

Les amateur de blues de régalent avec « Hide your love » et sa structure ultra classique, ceux de ballades avec « Winter », tout deux du reste de bonne facture.

On termine en pente douce avec « Can you hear the music » lent et sensuel et un bon vieux rock ‘n’ roll des familles « Star star » gavé d’une énergie que n’aurait pas reniée Chuck Berry.

En conclusion, le verdict tombe de manière quasi similaire aux autres œuvres de The Rolling stones, « Goats head soup » est un bon album de rock/ballades/blues qui déroule de manière fluide et maitrisé son propos.

Tout ceci demeure cependant globalement pour moi un peu daté, classique et sans grande surprise.

A l‘exception notable de « Angie »  et un ou deux autres bon moments, « Goats head soup » ne laisse donc pas un souvenir impérissable à l’auditeur en quete de frissons.

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 23:08

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Envie de relâcher la pression après l’éprouvant « Valse avec Bachir » et quoi de mieux pour cela que la musique en général et « Let it bleed » des Rolling stones.

Sorti en 1969 ce qui ne nous rajeunit pas, « Let it bleed » et sa pochette gâteau assez ridicule débute par un gigantesque tube « Gimme shelter » dont la mélodie sublime et le remarquable travail de la choriste Mary Clayton élèvent l’âme et remplissent le cœur d’allégresse.

Après pareil déluge de bonheur, on descend de plusieurs crans avec la ballade countrysante « Love in vain » plutôt ennuyeuse sur la durée.

Ce détestable aspect country est poussé encore plus loin sur l’affreux « Country honk » et son violon pénible.

On revient à du rock avec « Live with me » plus rapide plus vivant avant de trouver un équilibre stable sur le bluesy « Let it bleed ».

Les Rolling stones parviennent à insuffler assez d’intensité voir de génie au blues à l‘harmonica « Midnight rambler » pour le rendre extrêmement prenant.

Après le court acoustique country « You got the silver » on aborde tranquillement la fin de l’album composée de « Monkey man » rock calme mais chaleureux puis le tube final « You can’t always get what you want » rendu surtout marquant par sa mélodie entrainante et ses puissants chœurs gospels en soutien.

En conclusion, « Let it bleed » sonne très années 60 et est encore trop rattaché pour moi à ses racines country, genre musical qui demeurera pour moi sans doute à jamais irritant.

Seul titre mémorable (et génial), « Gimme shelter » digne de figurer au panthéon du rock, ensuite quelques morceaux sympathiques mais pas de quoi s’extasier sans fin sur la qualité intrinsèque de ce disque manquant sans doute trop de tranchant pour moi.

« Let it bleed » demeure donc parfaitement respectable mais ne correspond pas totalement aux gouts de votre serviteur qui aime bien être un peu bousculé musicalement parlant.

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 10:49

lulu.jpg2

 

 

En 2011, soit trois ans après un excellent « Death magnetic » marquant le retour du Metallica musclé et conquérant, les four horsmen surprennent encore leur public en s’acoquinant avec le chanteur Lou Reed, figure légendaire du rock.

Pourtant on se souvient que en 1998, Metallica s’était déjà rapproché le temps d’un duo d’une autre légende du rock avec Marianne Faithfull, preuve de son gout pour les voix rauques cassées par l’alcool et la cigarette.

Le résultat donne « Lulu » curieux album figurant le destin tragique d’une allemande ayant connu les honneurs de la bourgeoisie avant de mourir prostituée dans la déchéance la plus absolue.

« Brandenburg gate » donne tout de suite le ton avec le phrasé de Lou Reed sur les guitares rock lourdes de Metallica, James Hetfield se contenant de quelques chœurs d’accompagnement.

On poursuit la découverte avec « The view » long mid tempo rugueux, sur lequel Metallica dompte sa puissance et laisse par éclipses éclater quelques refrains plus appuyés au milieu des spoken words de Reed.

Plus de sept minutes pour « Pumping blood » sur lesquelles Reed se fait prophète d’une sombre apocalypse sous tendue par la musique menaçante et intense de Metallica.

Le rythme est certes beaucoup plus rapide sur « Mistress dread »  mais beaucoup trop répétitif pour ne pas lasser l’auditeur.

Difficile de se caler avec « Iced honey » qui verse lui plus dans le mid tempo rock certes solide mais sans éclat.

Le premier disque se solde par un autre titre atmosphérique atypique de plus de 11 minutes, « Cheat on me », sur lequel Reed a tout loisir d’exprimer sa verve sur quelques chœurs fantômes de Hetfield.

Passablement intrigué par le résultat proposé jusqu’alors on embraye sans coup férir sur le second disque, restreint à quatre morceaux.

La copie semble être identique avec un « Frustration » très long  et sinueux morceau (plus de huit minutes) avec toujours en toile de fond, les guitares lourdes de Metallica.

Même traitement pour « Little dog » long titre acoustique très plat tenu uniquement par la voix chevrotante de Reed.

On se prend à souhaiter ardemment la fin du disque qui arrive avec « Dragon », nouveau titre léthargique s’éveillant timidement à mi course et « Junior dad » qui vient bercer de manière apaisante l’auditeur sur prêt de vingt longues minutes.

En conclusion, « Lulu » est un ovni musical qui se fit étriller par la critique et tout particulièrement par les fans de Metallica, particulièrement intransigeants avec les écarts expérimentaux de leur groupe fétiche, et semblant préférer voir le groupe cryogénisé dans son thrash poussiéreux des années 80.

D’un point de vue plus objectif, « Lulu » n’est pas un album inaudible ou catastrophique, mais demeure particulièrement difficile à appréhender tout particulièrement dans sa seconde partie, qui manque cruellement de rythme et de punch.

Metallica accepte ici de se mettre au second plan et de laisser le chanteur s’exprimer dans son style narratif si particulier.

Comme les musiciens possèdent de grandes capacités, le résultat ne peut être totalement mauvais et parvient même plusieurs fois à séduire dans la première partie foncièrement plus énergique.

« Lulu » demeure donc une curiosité musicale à réserver aux fans de rock à l’esprit ouvert.

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 12:35

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Après l’immense plaisir éprouvé à l’écoute de « Unkown pleasures », je me suis orienté sur les débuts de Joy division regroupés dans l’album « Substance » couvrant la période 1977-1980, soit juste avant la sortie du premier album.

A cette époque, Ian Curtis (chant), Bernard Albrecht (guitare/synthétiseur), Peter Hook (basse) et Stephen Morris (batteur) sont issus de la scène punk des alentours de Manchester.

Cette influence se ressent sur les premier titres « Warsaw » et « Leaders of men » foncièrement punk dans leur structure et leur dynamique.

Le niveau est brutalement rehaussé sur « Digital », contenant une puissante charge explosive puis le rythme jusqu’alors rapide est alors brutalement cassé avec « Autosuggestion », morceau long, lent et sinistre.

Nouvelle décharge avec le superbe tube « Transmission » cette fois franchement orienté new wave, avec riffs raffinés, claviers entêtants et la belle voix grave de Curtis pour coiffer le tout.

Impossible aussi de ne pas apprécier « She’s lost control », son rythme dur, froid si terriblement puissant.

Un instrumental plaisant « Incubation » plus loin, arrive « Dead souls » qui  sert d’intermède solide avant deux nouveaux chefs d’œuvre « Atmosphere » superbe titre new wave à la grâce planante et « Love will tear us apart » plus grand titre jamais composé par le quatuor anglais.

On continue de se régaler avec « No love lost » qui débute par un génial instrumental avant de virer à du punk plus brut de décoffrage.

Cette tendance se poursuit sur « Failures » direct et rugueux puis « Glass » plus pauvre et linéaire.

Le court « From safety to where ? » glisse tout en souplesse et  le soutenu « Novelty » se fait assez vite oublier.

On arrive alors à la fin de ce copieux disque avec « Komakino » mou et plat et « These days » sympathique mais doté d’une faible puissance de frappe.

En conclusion,  comme toute compilation, « Substance » contient à boire et à manger.

Les plus grands tubes de Joy division y figurent (« Atmosphere », « Love will tear us appart » « Digital ») et constituent à eux seuls une raison pour jeter une oreille sur ce disque.

La différence entre ces chef d’œuvre parfaitement aboutis et les premiers morceaux post punk est par contraste parfaitement flagrante.

Ceux-ci ne sont pas franchement mauvais, sont plutôt plaisants, mais n’atteignent en rien l’exceptionnel équilibre mélodie/énergie de leurs successeurs.

« Substance » constitue un bon complément pour le fan de Joy division, curieux de connaitre les débuts de ce groupe fétiche.

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 22:14

unkown_pleasure.jpg5

 

 

Il était bien évident que les choses n’allaient pas s’arrêter si rapidement avec un groupe aussi talentueux que Joy division, aussi « Unknown pleasures » aura t il les honneurs de cette chronique.

Sorti en 1979, « Unknown pleasures » et sa pochette esthétiquement nulle, constituent le premier véritable disque du quatuor britannique composé de Ian Curtis (chant), Bernard Sumner (guitare), Peter Hook (bassiste) et Stephen Morris (batteur).

On débute avec « Disorder » qui accroche immédiatement l’auditeur en raison de son ambiance glaciale, de ses riffs hypnotiques et de la voix envoutante de Curtis.

Le groupe  tisse sa toile pour emmailloter l’auditeur sur le plus lent et sinueux « Day of the lords » vibrant comme un volcan contenu sous une calotte glaciaire.

Le tempo se ralentit encore davantage jusqu’à quasiment stagner sur « Candidate » particulièrement lugubre.

Impossible de résister à la voix si émouvante truffée de reverb de Curtis et aux bruitages électro-futuristes qui parsèment l’excellent « Insight ».

Dans le registre plus mélodique et mélancolique de « New dawn fades »
, Joy division fait également mouche et se permet de côtoyer les anges.

Nouvelle merveille avec « She’s lost control » qui déploie une parfaite symbiose de riffs lourds et beat hypnotiques mais pourtant surclassée par le chef d’œuvre scintillant de puissance et beauté froide « Shadowplay » sur lequel les britanniques partent en véritable voyage cosmique.

L’auditeur reprend son souffle avec un « Wilderness » de bonne facture, puis arrive en phase terminale du disque, constituée par l’excellent heavy rock « Interzone » et ses riffs d’acier et « I remember nothing » long titre crépusculaire déroulant les tourments du chanteur sur un rythme aussi lancinant qu’intimiste.

En conclusion, « Unknown pleasures » est la pierre angulaire de la cold wave et un grand chef d’œuvre de la rock music.

On comprend mieux à son écoute le fort impact qu’il eut et l’immense reconnaissance qu’il apporta à Joy division, groupe alors peu connu, construisant ce son magique, sombre et envoutant sur les ruines encore fumantes du punk.

Mais plus que par le son si prenant et enveloppant crée par les britanniques, « Unknown pleasures » est rendu absolument culte par l’interprétation sans faille de Curtis, assurément l’une des voix les plus fascinantes de l’histoire du rock.

« Unknown pleasures » est donc absolument essentiel pour tout amateur de musique sombre et de très haute qualité.

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 11:54

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Coup de projecteur sur la carrière de Buzy chanteuse populaire dans les années 80, mais aujourd’hui fortement tombée dans l’oubli.

Sorti en 1995, ce « Best of » se propose en dix sept titres de revisiter la carrière d’une artiste dont le style évoluait au confluent du rock légèrement punk et de la variété.

On débute par son premier tube, « Adrian » remarquable uniquement en raison de son refrain un tantinet irritant et de ses paroles gentiment rebelles.

La suite s’enchaine avec « Engrenage » lui aussi irritant aussi bien du point de vue des paroles faiblardes que de la voix aigue, vulgaire et elle aussi pénible à supporter.

La jolie brunette a ensuite la bonne idée de s’entourer d’un compositeur et le résultat s’entend sur « Shepard » ballade bluesy beaucoup plus calme et plaisante malgré un coté forcément daté années 80.

On notera avec un certain intérêt l’ouverture vers les Etats-Unis tout comme le tristounet  « Alice » dédié malgré des paroles quasi incompréhensibles à Alice Cooper et aux autres célèbres rockers des années 70.

Arrive ensuite le plus grand tube de la carrière Buzy, l’immortel « Body physical » soutenu par un puissant beat de batterie et des refrains incendiaires estampillés « sex & rock ‘n’ roll ».

Mais l’impact de ce tube musclé ne doit pas faire oublier « Keep cool » glissant de manière sensuelle et fluide dans les oreilles de l’auditeur.

Difficile en revanche en revanche d’apprécier le remix froid et mécanique de « Le ciel est rouge » qui parvient à en altérer la puissance de tube de variété, la ballade gnangnan « Tu m’écris » ou l’hommage trop révérencieux plombé d’affreux synthés à Serge Gainsbourg « Gainsbarre ».

Sans doute touché par l’admiration de la jeunette, Gainsbourg acceptera de la parrainer sur « I love you Lulu »  lui aussi abominable aussi bien au niveau du son que des paroles.

On préférera sans doute Buzy dans le registre pop/punk plus personnel de « Dyslexique » l’un des ses plus grands tubes malgré lui aussi un son très années 80 ou même le tonique « Adrénaline ».

Longue ballade larmoyante au piano, « J' veux pas que tu vieillisses » montre toutes les limites de la chanteuse dans le registre mélodique tout comme « Leslie » dont les miaulements de chatte écorchée font à peine mieux.

La fin du disque se profile alors avec une jolie triplette : « Sweet soul »  et « Baby boum », « La vie c’est comme un hôtel » beaucoup plus rock et conquérants.

En conclusion, écouter « Best of » en entier est une véritable épreuve.

Très ancré dans les années 80, le répertoire de Buzy, sa batterie électronique et ses synthétiseurs passent difficilement le cap des ans.

Trois quarts de variétés, un quart de rock plus une attitude de punkette fragile à la Jeanne Mas composent se cocktail du passé.

On retient une voix particulière : aigue, agressive dans sa version rock, pleurnicharde sur l’aspect ballade, souvent difficile à supporter mais qui ne laisse pas indifférent tant elle recèle de caractère.

Quelques tubes eux aussi datés sortent du lot, tout en ne dépassant pas le cadre succès d’estime, Buzy restant pour moi une rockeuse du Top 50.

Inutile donc de trop s’attarder …

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 09:41

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Les années 80 toujours avec « The head on the door » de The cure.

Sorti en 1985, « The head on the door » est marqué par la valse des batteurs, Boris Williams remplaçant Andy Anderson.

Avec sa belle pochette arty mais également bien compliquée et torturée sans doute bien à l’image de la musique de The cure, « The head on the door » débute par un single assez lisse et insipide mais parfaitement calibré pour les radios, « In between days ».

Plus intéressant est le plus feutré « Kyoto song » et son ambiance japonaise originale rendue par le travail de claviers de Tolhurst et Thomson.

On reste dans l’originalité et la fraicheur avec « The blood » qui verse lui dans une ambiance arabo-andalouse encore plus captivante.

L’enchainement avec « Six different ways » se fait naturellement et ce titre beaucoup plus pop et léger se place dans la lignée des tubes de radio que les anglais maitrisaient avec talent dans les années 80.

Toujours inspiré et surprenant, The cure se surpasse avec « Push » titre magnifique quasi instrumental, doté de riffs magiques.

L’attention de l’auditeur est suffisamment maintenue en éveil par « The baby screams » vif et foisonnant pour arriver sur le plus grand tube du disque et sans doute de la carrière de The cure, « Close to me » son gimmick habile de clavier, son beat de batterie qui suffiront à faire le passer en heavy rotation sur les radios du monde entier.

Après pareil feu d’artifice, on déroule avec « A night like this » correct même si plombé par un saxophone désagréable, « Screw » intéressant avec son mélange de riffs de guitare massif et de sonorités électroniques bizarres pour arriver sur « Sinking » long morceau planant, triste et atmosphérique.

En conclusion, « The head on the door » est un album de très haut niveau et sans doute l’un des meilleurs de toute la discographie de The cure.

Parfaitement équilibré et maitrisé entre tubes pop radio à la mécanique infaillible et morceaux plus inventifs voir géniaux (« Push » par exemple), « The head on the door » impressionne par sa maturité, sa sérénité et sa force tranquille.

En 1985, The cure  semble donc être au firmament de son art, réussissant dans l’art difficile de conjuguer succès populaire et artistique.

Essentiel pour tout fan de rock des années 80.

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 18:27

faith.jpg4

 

 

Nous sommes à présent en 1981 et deux ans seulement après ses débuts, The cure a déjà opéré une mue artistique importante et intéressante.

Réduit à un trio composé de l’inébranlable Robert Smith (chant/guitare), de Laurence Tholurst (batterie) et Simon Gallup (basse), The cure sort « Faith » et sa pochette particulièrement eu attirante.

Le premier morceau « Faith » se montre immédiatement fascinant avec sa ligne de basse hypnotique et son ambiance de new wave froide contrastant avec la voix émouvante de Smith charriant tellement de beauté et de détresse.

L’auditeur déjà ébranlé dans son moi intérieur par pareille découverte, est merveilleusement stimulé par « Primary » morceau rapide, doté d’un son de guitare fantastique.

Le tempo se ralentit ensuite pour nous embarquer vers l’envoutant voyage temporel de « Other voices » avec toujours cette incroyable ambiance musicale, ce jeu de basse si prenant et la voix quasi d’outre monde de Smith surplombant l’ensemble.

Après le long instrumental un peu soporifique « All cats are grey », vient « The funeral party » qui ne fait pas mentir son titre et déroule une ambiance stagnante et glacée.

The cure décide de réveiller à nouveau son auditoire avec « Doubt » titre beaucoup plus rock et appuyé, afin de proposer un atterrissage en douceur avec « The drowning man » au rythme lent et obsédant, puis le long final « Faith » dépressif et linéaire au possible.

En conclusion, après des débuts exceptionnels qui laissent présager un album culte, « Faith » finit par s’étioler lentement passé sa première partie pour sombrer gentiment dans un morne ennui blafard.

Ceci est fort dommageable car « Faith » dispose d’un son venu d’ailleurs, fortement influencé par la vague new wave, sans pour autant dénaturer le style de The cure et surtout l’apport irremplaçable de la voix de Smith.

Beau, glacé, émouvant mais aussi triste à en pleurer toutes les larmes de son corps, « Faith » est un album hautement recommandable qui ne pourra que séduire les amateurs de rock gothique teinté de new wave.

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 17:33

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The cure toujours avec les premiers albums des années 80.

Sorti en 1980, soit un an près le premier disque « Boy’s don’t cry » est en quelque sorte une révision de « Three imaginary boys », en en reprenant plus de la moitié.

Avec sa pochette minimaliste et fauchée, « Boy’s don’t cry » ne paye pas de mine au premier abord mais le quatuor formé de Robert Smith (voix/guitare), Porl Thomson (guitare), Michael Dempsey (basse) et Laurence Tolhurst (batterie) attaque d’entrée avec l’un des plus grands tube du groupe, le simple, frais et terriblement accrocheur « Boy’s don’t cry ».

Difficile de trouver autant d’attraits à « Plastic passion » au rythme plus heurté et saccadé puis à l’étrange « 10 : 15 saturday night » qui se remarque surtout pour son solo de guitare central.

Les titres s’enchainent plats, lisses et linéaire, « Accuracy »  et « So what » un poil moins timide et « Jumping someone else’s train » aux riffs un tantinet plus accrocheurs.

Souple et feutré comme la marche d’un chat dans la nuit, le court  « Subway song » passe comme une rêve et il faut ensuite attendre « Killing an arab » pour découvrir le second tube de The cure qui déploie la classe folle de ses riffs magnétiques et de son tempo nerveux pour emporter l’auditeur vers un hommage aux écrits de Albert Camus et de son Etranger.

On reste dans une ambiance pseudo orientale avec l’emballant « Fire in Cairo » aux mélodies plaisantes puis se laisse entrainer dans le rythme lent et triste de « Another day ».

The cure termine avec « Grinding halt » très rock qu’on pourrait également classer sans difficulté dans la catégorie des tubes et enfin « Three imaginary boys » beaucoup plus morne malgré un solo de guitare appuyé à ses deux tiers.

En conclusion, « Boys don’t cry » a tout d’un premier album d’un jeune groupe de pop/rock se cherchant encore.

Certains titres sont réellement impressionnants mais l’ensemble manque fortement d’assurance et surtout d’une signature musicale forte.

On peut donc considérer « Boys don’t cry » comme une ébauche d’un futur grand groupe qui développera ensuite considérablement son art.

Encourageant donc pour des débuts mais encore un peu frêle et hésitant.

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