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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 20:40

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Abordons encore une fois l’une de mes déceptions/bêtes noires avec The clash autre groupe anglais cette fois plus rock (punk ?) que Depeche mode.

Sorti en 1985, « Cut the crap » est le dernier album des britanniques qui au milieu des années 80 connaissent comme beaucoup de formations, de grosses difficultés internes.

C’est le duo Vince White/Nick Sheppard aux guitares que Joe Strummer, Paul Simonson et Pete Howard s’attellent donc au successeur de « Combat rock » , album phare de la discographie du groupe.

Avec sa pochette agressive délibérément punk, « Cut the crap » débute par « Dictator » un titre bordélique rendu quasi inaudible par la surcharge de bruits de fond qui noie toute tentative de construction musicale.

C’est en surmontant son aversion que l’auditeur se fait violence pour embrayer sur « Dirty punk » plus classique (et écoutable) dans sa construction punk simple et énergique.

On semble cibler plus précisément le grand tube fédérateur avec « We are The clash » et ses grands refrains ratissant large.

Le résultat obtenu est simplement lourd.

Mais le cœur et la générosité dans l’effort des Clash finissent par arracher une lueur d’intérêt, tel sur ce « Are you red …y » surprenant par son mariage inattendu entre guitare et synthétiseur.

Les anglais continuent de s’employer sur « Cool Under heat » et « Movers and shakers » qui crache sa rage brutale sans toutefois bouleverser l’auditeur.

Nouveau ralentissement de cadence pour une nouvelle tentative (largement avortée) de placer un tube avec « This is England ».

Grand accompagnateur de la musique des Clash, le reggae refait son apparition sur « Three card trick » sans aucun intérêt.

On sourira à l’ambiance jeux vidéo d’arcade assez amusante de « Play to win », sursautera sur l’irruption synthétique de « Fingerpoppin » venant fortement métisser le rock brut et peu finaud des musiciens.

La fin du disque se profile enfin avec « North and south » ballade médiocre aussitôt oubliée, « Life is wild » sympathique mais inutile et l’apothéose de lourdeur reggaeisante « Do it now ».

En conclusion,  malgré son énergie et une certaine bonne volonté, « Cut the crap » est pour moi encore un disque faiblard des Clash.

Médiocres musiciens et chanteur, Th Clash ne parviennent pas à hausser leur niveau sur leur dernier album et offrent une musique rudimentaire, parcourues d’influences mal intégrées qui irritent plus qu’elles n’apportent réellement une plus value.

Comme pour Depeche mode, j’ai peu d’espoir d’apprécier un jour la musique de The Clash, qui a pour elle la particularité de m’irriter assez rapidement.

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 21:58

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En 1977, Blondie sort son second album intitulé « Plastic letters ».

Le duo Deborah Harry (chant)-Chris Stein (guitare) accompagné de Clement Burke (batteur) et James Destri (synthétiseurs) continue d’étrenner ses compositions et l’album débute par « Fan mail » hymne accrocheur et propret.

Puis le plaisant « Denis » présente de fortes réminiscences punk soigneusement édulcorées et « Bermuda triangle blues » ralentit grandement la cadence pour proposer un morceau lent et mélancolique.

Le punk-rock apparait cette fois franchement sur « Youth nabbed as sniper » et « Contact in red square » très bons titres dans la veine des Ramones, frères de sang de Blondie à l’époque.

L’intensité retombe sur « Presence dear » beaucoup plus quelconque puis Blondie réenclenche la punk machine et mitraille sur « I’m on E » et « I didn’t have the nerve to say no ».

On alterne dynamisme sur « Love a the pier » et douceur maitrisée sur « No imagination » avant d’aborder la dernière ligne droit composée de « Kidnapper » groovy , « Detroit 442 » qui sort encore ses griffes et « Caution lip » fin mollassonne avant un beau déchainement terminal de guitare.

En conclusion, « Plastic letters » est un album de rock nerveux influencé par une forte teneur en punk et une légère touche de new wave, mais sonne certes de manière aujourd’hui bien datée.

Desservi par une production faiblarde, Blondie aligne quelques morceaux sympathiques faisant preuve d’une certaine variété mais tout ceci ne suffit pas à faire de ce second disque un incontournable du répertoire du groupe.

Mignon donc mais foncièrement quelconque.

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 20:29

psychedelic.jpg2

 

 

The cramps est l’incarnation du groupe underground connu d’un petit parterre de spécialistes le considérant comme culte.

Cette formation californienne influencée par les films d'horreurs et l'exentricité duglam/punk, commence à sortir des albums de rock garage à la fin des années 70 tel ce « Psychedelic jungle » sorti en 1981.

Ici le guitariste Kid Congo Powers remplace Bryan Gregory membre original, aux cotés de la charnière centrale Lux Interior (chant/guitare), Poison Ivy (guitare/basse) et Nick Knox (batterie).

Avec sa pochette bien sage, « Psychdelic jungle » commence en douceur avec « Greenfuz » morceau calme rendu suffisamment accrocheur par la voix de chaude et rock de Interior.

On sent immédiatement l’influence du rock n’ roll des années 50-60 avec « Goo goo muck » et surtout le très groovant « Rockin bones » qui avec leurs tonalité surf music sonnent de manière très relaxantes.

Un poil plus d’intensité sur « Voodoo idol » avant le retour des rythmes lents et vénéneux sur « Primitive » qui permet d’admirer la pureté du son de guitare du groupe.

The cramps déroule sur « Caveman » lent et pesant comme une marche de zombie et provoque une courte accélération rockabilly sur « The crusher ».

Les titres s’enchainent, courts, atmosphériques et étranges « Don’t eat stuff on the sidewalk », « Can’t find my mind » rampant péniblement sur le sol, « Jungle hop » et son coté animal.

Le ton s’adoucit sur « Natives and restless », « Under the wires » particulièrement mous et monotones et on arrive enfin à la fin du disque avec « Beautiful gardens » beaucoup plus soutenu et un « Green door » beaucoup plus apaisé.

En conclusion, pour une première expérience « Psychdelic jungle » déçoit fortement en se montrant bien loin de la folie et de l’extravagance annoncées d’un groupe prompt à se travestir.

The cramps bénéficient certes d’un excellent son de guitare beau et dépouillé, d’un chanteur au timbre rock n’ roll vintage plaisant, mais les compositions trop sages et timorées, qui finissent par lasser sur la longueur.

Je ne me trouve pas emballé par ce rock vintage minimaliste manquant pour moi par trop d’envergure.

Peut être « Psychdelic jungle » n’est il pas l’album le plus teigneux et représentatif de la musique des cramps ?

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 10:17

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Il me paraissait important de retenter l’aventure de The clash, formation majeure du punk-rock britannique des années 70-80.

Aussi vais-je m’attaquer à « London calling » sorti en 1979 alors que le groupe pris par un sentiment d’urgence sortait un album par an à l’époque.

Avec sa célébrissime pochette incarnant à elle seule la quintessence du punk, « London calling » débute par le morceau éponyme, mid tempo rock plutôt sage devenu un hymne en raison de ses paroles révolutionnaires.

Suit une reprise de Vince Taylor « Brand new cadillac » forcément rock n’ roll avant l’étonnant ralentissement « Jimmy jazz » qui s’éloigne encore davantage du punk pour taquiner le registre du jazz.

On reprend un peu de vitesse sur « Hateful » sautillant et inoffensif, bifurque vers un « Rudie can’t fail » très reggae, avant d’échouer sur un « Spanish bombs » bien gentillet.

L’album continue au rythme d’une promenade pédestre, « The right profile » et ses cuivres assommants allant même jusqu‘à l‘engourdissant « Lost in the supermaket ».

Petits frémissements sur « Clampdown » aux refrains massifs qui lance le meilleur titre de l’album « The guns of Brixton » et son rythme lent hypnotique.

Difficile de se caler lorsque au groovy  « Wrong ’em boyo » aux cuivres particulièrement pénibles succèdent  « Death or glory » et « Koka kola » plus appuyés pour déboucher sur deux ballade assez déroutante, « The card cheat » et « Lover’s rock » insupportablement mièvre.

On attend avec une impatience non dissimulée la fin du disque qui se profile avec « Four horsmen » à des années lumières de l’intensité rageuse du titre de Metallica, le funky « I’m not down » dont on se contrefout comme d’une guigne, « Revolution rock » reggae mollasson et irritant puis « Train in vain » un tantinet plus vif et enlevé.

En conclusion, fort d’une poignée de tubes, le double album « London calling » fit exploser les Clash et les arracha à l’underground punk.

A l’écoute de « London calling » on comprend la logique de cette ascension et constate que ce disque n’a en réalité plus grand-chose à voir avec le punk, mais plus avec un éclectisme pop-rock-reggae faisant figure de fourre tout assez indigeste.

Musiciens moyens voir médiocres comme tout bons punks qui se respectent, les membres de The clash révèlent leurs faiblesses en abandonnant intensité et vitesse d’exécution.

Cette faiblesse est particulièrement visible sur la durée de l’album avec un chanteur aussi faible que Joe Strummer.

On peut donc aimer variété de « London calling », j’en déplore pour ma part la pauvreté, la longueur et le manque d’engagement.

Cet album n’est pour moi ni punk, ni rock, mais autre chose de plus large et foncièrement rebutant.

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 18:47

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Nous continuons d’explorer les profondeurs du rock avec « Beck-Ola » second album solo du guitariste des Yardbirds, Jeff Beck.

Sorti en 1969, « Beck-Ola » fait appel comme sur le premier album au légendaire chanteur Rod Stewart, au bassiste Ronnie Wood, au batteur Tony Newman avec Nicky Hopkins au piano.

L’album à la pomme débute par une reprise du King Elvis Presley, « All shook up » dans une ambiance forcément rock ‘n’ roll à l’ancienne avec un Stewart à la voix plus rauque que jamais.

On enchaine avec « Spanish boots » difficile d’approche en raison de son rythme irrégulier donnant une impression de déstructuration sur laquelle les musiciens s‘en donnent à vrai dire à cœur joie.

La tension s’apaise avec l‘instrumental piano « Gril from mill valley » composé et joué par Hopkins avant une nouvelle reprise rock ‘n’ roll enfiévré, le célébrissime « Jailhouse rock ».

Si « Plynth (water down the drain) » est sans doute la première composition originale du groupe à provoquer un réel enthousiasme avec d’excellents riffs et une ambiance endiablée.

Ça balance sur gentiment  sur « The hangmann’s knee » sévèrement distordu avant un « Rice pudding » pour clore ce disque sur instrumental long, varié et plaisant.

En conclusion, « Beck-Ola » est un album sonnant de manière très daté et résolument tourné vers ses racines rock ‘n’ roll.

Jeff Beck et ses musiciens montrent qu’ils aiment et maitrisent bien leurs classiques mais l’exercice n’apporte à vrai dire pas grand-chose sur le plan de la créativité personnelle.

Assez léger au niveau de la consistance avec seulement sept titres dont deux reprises, « Beck-Ola » est à réserver aux mordus de guitares rock ‘n’ roll old school avec chanteur charismatique charriant de la lave en fusion dans son gosier.

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 21:41

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Hommage aux Yardbirds premier supergroupe de rock anglais des années 60 avec une triplette magique de guitaristes de renom : Eric Clapton, Jeff Beck et Jimmy Page autour du chanteur Keith Relf, du guitariste Chris Dreja, du bassiste Paul Samwell Smith et du batteur Jim Mc Carty.

Eteint au début des années 70 après plusieurs albums particulièrement novateurs pour l’époque, les Yardbirds refont parler d’eux en 2003 avec « Birdland » qui autour de Dreja, Mc Carty et Paul Samwell Smith propose quelques nouveautés au milieu des réenregistrements de leurs anciens succès avec John Idan au chant et pléthore de guitaristes de renom.

 On commence par « I’m not talking » parfaite entame vive et sautillante puis enchaine avec « Crying out for love » morceau plus élégant et nuancé, doté de beaux refrains et d’un solo de guitare tout en subtilité.

Jeff Baxter est le premier guitariste de renom (The Doobie brothers, Steely Dan) a prêter ses talents sur le blues rock assez entrainant « The nazz are blue » mais ceci n’est à vrai dire pas grand-chose face au tube scintillant « For your love » magnifique d’élégance aérienne.

Le blues revient vite avec « Please don’t tell me ‘bout the news » rapide, plaisant et enfiévré.

Joe Satriani prend alors le relais pour une nouvelle déflagration rock « Train kept a rollin » tube implacable parfaitement jouissif, enchainé de « Mr Saboteur » titre plus lent mais rendu agréable par une certaine similitude avec le riff de « Satisfaction » des Rolling Stones.

Steve Vai officie sur « Shapes of things » plus terne malgré un solo bien entendu haut en couleur mené par le guitariste-star et Jeff Beck, authentique membre lui des Yardbirds originaux déboule sur un « My blind life » plus dur et lourd.

Le feu d’artifice continue avec Slash dans le registre un tantinet plus celtique de « Over, Under sideways down » , Brian May dans « Mr you’re better man than I » titre doux parsemé de courtes accélérations.

La dernière partie du disque se profile alors avec « Mystery of being » qui derrière ce jolie titre philosophique propose un excellent mid tempo aux riffs orientalisants, « Dream without a dream » aux mélodies divinement aériennes et le très accrocheur « Happening ten years ago » que Steve Luthaker (ex Toto) vient habiter de son talent de guitariste.

On termine en souplesse par « All original man » joli ballade marqué par ses chœurs puissants.

En conclusion, « Birdland » est un très bon album de rock mélangeant classique des Yardbirds revisités par les meilleurs guitaristes de la planète et nouveaux morceaux de haut niveau.

Idéal compris entre best of déguisé et nouvel album, « Birdland » séduit par la très grande qualité de la musique proposée, parfait maillon manquant entre rock à l’ancienne influencé par le blues le hard encore frémissant à cette époque, le tout habité par un très grand sens de la composition et des superbes parties de guitares.

« Birdland » ne peut donc que donner forcément envie de se ruer avec avidité sur toute la discographie des artistes anglais …

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 02:00

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Après un album aussi enthousiasmant que « Cultosaurus erectus », penchons nous à présent sur son successeur, « Fire of unkown origin » du Blue oyster cult marqué par l’abandon du poste de guitariste par Eric Bloom pour le confier à Donald Roaser.

Sorti en 1981, « Fire of unkown origin » et sa pochette volontairement mystique mais également un tantinet infantile, débute en douceur par le morceau éponyme, qui déploie majestueusement ses ailes pour en faire admirer la beauté.

L’enchainement avec le superbe « Burnin’ for you » surprend et donne l’occasion de gouter à un des plus beaux tubes de rock mélodique jamais écrit, et ce avec une simplicité des plus touchantes.

L’auditeur, forcément appâté par la qualité des deux premiers titres, se rue avec avidité sur la suite et découvre une nouvelle merveille, « Veteran of the psychic wars », power ballade épique pulsant sous le beat de Albert Bouchard, qui place encore la barre plus haut.

Les américains continuent leur fascinante marche en avant, et aligne un nouveau tube tout en souplesse et mélodie, « Sole survivor » parfaitement calibré pour renverser les radio FM du monde entier.

On bascule ensuite vers un style plus expressif et flamboyant avec « Heavy metal : the black and silver » sur lequel Bloom lâche davantage la puissance de sa voix.

Retour au mid tempo contrôlé garni d’effets de claviers et de riffs plus rock que hard avec « Vengeance (the pact ) » plus linéaire et terne que les autres, rapidement contrebalancé par la dynamique et la fluidité de « After dark ».

La fin du disque se profile alors avec un nouveau titre de haut niveau, « Joan Crawford », nouveau bijou de rock mélodique épique, enchainé de « Don’t turn your back » en comparaison beaucoup plus mou et effacé.

En conclusion, « Fire of unkown origin » est un album particulièrement surprenant après le très musclé « Cultosaurus erectus » dans la mesure ou il délaisse la puissance brute de la guitare et du chant incandescent pour se replier sur les terres du rock mélodique tendance progressive.

Le résultat est d’une grande qualité et fraicheur avec des compositions inventives, subtiles ou accrocheuses.

A l’orée des années 80, Blue oyster cult prouve une fois de plus l’étendue de son talent et délivre une superbe production, qui ne pourra que charmer les amateurs de rock mélodique de qualité.

Après deux seulement deux albums, je ne suis pas loin de ranger l’Huitre Bleue, parmi les meilleurs groupes de sa génération …

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 14:56

jeff.jpg2

 

 

Requinqué au début des années 2000, Jeff Beck enchaine les albums avec une belle régularité et donne naissance en 2003 à son neuvième album solo sobrement intitulé « Jeff ».

On débute avec « So what » marqué par un son de guitare lourd et puissant puis enchaine avec « Plan B » plus nuancé et reposant sur un riff-gimmick répété un peu trop à l’envie.

Un autre gimmick cette fois vocal est utilisé sr « Pork-U-pine » ou une voix féminine répond de manière brève aux longues évolutions de l’instrument de Beck pour créer une atmosphère étrange et envoutante.

Douceur et fluidité aériennes marquent « Seasons » tandis que « Troubleman » égrène avec une certaine linéarité riffs et effets assez plats.

Beck  insuffle plus de dynamique sur « Grease money » aux bruitages distordus couplés à quelques phrasés emprunté au style urbain.

Des chœurs sont appelés en renfort sur « Hot rod honeymoon » pour un résultat somme toute médiocre.

Retour au calme avec « Line dancing with monkey » et « Jb’s blues » entièrement dévolus aux effets planants si chers au maestro.

On passera rapidement sur le remix « Pay me no mind » parfaitement insipide, pour aborder la dernière partie composée de « My thing » encore une fois beaucoup plus urbain et agressif, contrastant grandement avec l’ambiance néo-classique ultra orchestrée de « Bulgaria » et celle toute en nuances et subtilité de « Why lord oh why ? ».

En conclusion, « Jeff » est un album de guitare de bonne qualité mais qui ne provoque ni beaucoup d’émotions ni beaucoup d’excitation.

Bien entendu, le guitariste maitrise très bien son art et tente d’y incorporer quelques légers éléments hip hop afin de moderniser son art sans le dénaturer.

Inutile de dire que je ne goute guère à ce mélange des genres que je trouve plutôt artificiel.

L’ensemble reste cependant très calme, mélodique, voir soporifique.

Malgré tout le respect qu’on peut donc avoir pour le toucher et la technique de Jeff Beck, « Jeff » ne suffira donc pas encore cette pour me rendre fan de sa musique.

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 13:50

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Assez peu connu du grand public, Cream jouit cependant d’une belle réputation de groupe culte des années 60 ne serait ce que par la présence en son sein du guitariste aujourd’hui légendaire Eric Clapton.

Nous sommes en 1968 et en cette période fièvre éruptive jaillit « Wheels of fire ».

Avec sa pochette certes psychédélique mais tout compte fait finalement assez sobre, « Wheels of fire » débute par « White room » morceau fluide et posé, glissant agréablement en raison du chant aérien de Jack Bruce.

Lui succède « Sitting on the top the world » blues nettement plus trainant, ou les musiciens s’en donnent à cœur joie pour un plaisir avouons le plutôt solitaire.

Plus intéressant « Passing the time » débute comme une ballade avant de gagner en épaisseur et en animation tandis que des cordes additionnelles viennent soutenir le mélancolique acoustique « As you said ».

On reste dans le domaine du contenu avec « Pressed rat and warthog » avec cette fois des cuivres pompeux se superposant maladroitement à un chant parlé.

Plus facile sans doute de se laisser aller au jeu mélodique des guitares sur « Politician » qui groove paisiblement dans les oreilles de l’auditeur.

Cream nous emmène alors tranquillement vers la fin du disque avec « Those were the days » chant aérien sur bruit de cloches enchainé du bluesy trainard « Born Under a bad sign » pour aboutir à « Deserted cities in the heart » à l’atmosphère plus originale et prenante.

En conclusion, « Wheels of fire » est avant tout un album d’esthète qui séduira les amateurs de rock cérébral finement ciselé.

La musique pratiquée est légère, agréable, aussi bien pour le jeu harmonieux et inspiré des guitares que pour le chant doux et aérien de Bruce.

Nous sommes à vrai dire assez loin des excentricités du hard rock du début des années 70 mais « Wheels of fire » mérite pour ses qualités musicales le plus grand respect.

A réserver néanmoins aux curieux et autres découvreurs de rares pépites des pionniers du rock de la fin des années 60.

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 21:53

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Jeff Beck toujours mais dans un répertoire plus récent et moderne avec « Emotion & commotion ».

Sorti en 2010, sept ans après « Jeff », « Emotion & commotion » et sa pochette hautement clichesque, voient les choses en grand puisque se voient rehaussé de la participation d’un orchestre symphonique complet en plus des musiciens habituels entourant le maitre : Tal Wilkenfeld à la basse, Vinnie Colaiuta à la batterie et Jason Robello aux claviers.

On commence par « Corpus Christi Carol » calme et élégante introduction qui vient éveiller en douceur les sens de l’auditeur, avant le premier vrai démarrage, « Hammerhead » servi par un thème principal accrocheur et un son de guitare  aussi élégant qu’aérien.

Plus de douceur et finesse sur « Never alone » et « Somewhere over the rainbow » très éthérés et planants.

Pour donner un peu de couleur et de vie à sa musique, Beck puise dans le répertoire du rythm’n’ blues et s’adjoint les services de la chanteuse Joss Stone pour reprendre le mythique « I put a spell on you » de Screaming Jay Hawkins.

Difficile de trouver un agreement  à la reprise transparente du « Nessun Dorma » de Puccini et deux nouvelles chanteuses Olivia Safe issu du monde de l‘opéra, est appelée en soutien sur un « Serene » plus que pâlichon, puis à nouveau Joss Stone qui pose sa voix chaude et rauque sur les quelques poussées de fièvre distordues de « There’s no other me ».

« Lilac wine » en impose par son ampleur de bande originale de film et on termine par une nouvelle collaboration avec Olivia Safe, « Elegy for dunkirk », cette fois beaucoup plus envoutante.

En conclusion, « Emotion & commotion » porte fort bien son nom et est un album d’esthète du rock, tout en finesse et en subtilité.

Beck cherche ici à toucher les sens, à élever les âmes de ses auditeurs vers des niveaux supérieurs, et y parvient par l’édification de structures de crystal fragiles et pures.

Tout ici n’est qu’effluve, sensualité, onirisme et apaisement.

Un album à réserver aux amateurs d’un rock doux et léger, ce que vous vous en doutez à présent, je ne suis pas.

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