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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 18:47

beck-ola.jpg2

 

 

Nous continuons d’explorer les profondeurs du rock avec « Beck-Ola » second album solo du guitariste des Yardbirds, Jeff Beck.

Sorti en 1969, « Beck-Ola » fait appel comme sur le premier album au légendaire chanteur Rod Stewart, au bassiste Ronnie Wood, au batteur Tony Newman avec Nicky Hopkins au piano.

L’album à la pomme débute par une reprise du King Elvis Presley, « All shook up » dans une ambiance forcément rock ‘n’ roll à l’ancienne avec un Stewart à la voix plus rauque que jamais.

On enchaine avec « Spanish boots » difficile d’approche en raison de son rythme irrégulier donnant une impression de déstructuration sur laquelle les musiciens s‘en donnent à vrai dire à cœur joie.

La tension s’apaise avec l‘instrumental piano « Gril from mill valley » composé et joué par Hopkins avant une nouvelle reprise rock ‘n’ roll enfiévré, le célébrissime « Jailhouse rock ».

Si « Plynth (water down the drain) » est sans doute la première composition originale du groupe à provoquer un réel enthousiasme avec d’excellents riffs et une ambiance endiablée.

Ça balance sur gentiment  sur « The hangmann’s knee » sévèrement distordu avant un « Rice pudding » pour clore ce disque sur instrumental long, varié et plaisant.

En conclusion, « Beck-Ola » est un album sonnant de manière très daté et résolument tourné vers ses racines rock ‘n’ roll.

Jeff Beck et ses musiciens montrent qu’ils aiment et maitrisent bien leurs classiques mais l’exercice n’apporte à vrai dire pas grand-chose sur le plan de la créativité personnelle.

Assez léger au niveau de la consistance avec seulement sept titres dont deux reprises, « Beck-Ola » est à réserver aux mordus de guitares rock ‘n’ roll old school avec chanteur charismatique charriant de la lave en fusion dans son gosier.

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 21:41

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Hommage aux Yardbirds premier supergroupe de rock anglais des années 60 avec une triplette magique de guitaristes de renom : Eric Clapton, Jeff Beck et Jimmy Page autour du chanteur Keith Relf, du guitariste Chris Dreja, du bassiste Paul Samwell Smith et du batteur Jim Mc Carty.

Eteint au début des années 70 après plusieurs albums particulièrement novateurs pour l’époque, les Yardbirds refont parler d’eux en 2003 avec « Birdland » qui autour de Dreja, Mc Carty et Paul Samwell Smith propose quelques nouveautés au milieu des réenregistrements de leurs anciens succès avec John Idan au chant et pléthore de guitaristes de renom.

 On commence par « I’m not talking » parfaite entame vive et sautillante puis enchaine avec « Crying out for love » morceau plus élégant et nuancé, doté de beaux refrains et d’un solo de guitare tout en subtilité.

Jeff Baxter est le premier guitariste de renom (The Doobie brothers, Steely Dan) a prêter ses talents sur le blues rock assez entrainant « The nazz are blue » mais ceci n’est à vrai dire pas grand-chose face au tube scintillant « For your love » magnifique d’élégance aérienne.

Le blues revient vite avec « Please don’t tell me ‘bout the news » rapide, plaisant et enfiévré.

Joe Satriani prend alors le relais pour une nouvelle déflagration rock « Train kept a rollin » tube implacable parfaitement jouissif, enchainé de « Mr Saboteur » titre plus lent mais rendu agréable par une certaine similitude avec le riff de « Satisfaction » des Rolling Stones.

Steve Vai officie sur « Shapes of things » plus terne malgré un solo bien entendu haut en couleur mené par le guitariste-star et Jeff Beck, authentique membre lui des Yardbirds originaux déboule sur un « My blind life » plus dur et lourd.

Le feu d’artifice continue avec Slash dans le registre un tantinet plus celtique de « Over, Under sideways down » , Brian May dans « Mr you’re better man than I » titre doux parsemé de courtes accélérations.

La dernière partie du disque se profile alors avec « Mystery of being » qui derrière ce jolie titre philosophique propose un excellent mid tempo aux riffs orientalisants, « Dream without a dream » aux mélodies divinement aériennes et le très accrocheur « Happening ten years ago » que Steve Luthaker (ex Toto) vient habiter de son talent de guitariste.

On termine en souplesse par « All original man » joli ballade marqué par ses chœurs puissants.

En conclusion, « Birdland » est un très bon album de rock mélangeant classique des Yardbirds revisités par les meilleurs guitaristes de la planète et nouveaux morceaux de haut niveau.

Idéal compris entre best of déguisé et nouvel album, « Birdland » séduit par la très grande qualité de la musique proposée, parfait maillon manquant entre rock à l’ancienne influencé par le blues le hard encore frémissant à cette époque, le tout habité par un très grand sens de la composition et des superbes parties de guitares.

« Birdland » ne peut donc que donner forcément envie de se ruer avec avidité sur toute la discographie des artistes anglais …

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 02:00

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Après un album aussi enthousiasmant que « Cultosaurus erectus », penchons nous à présent sur son successeur, « Fire of unkown origin » du Blue oyster cult marqué par l’abandon du poste de guitariste par Eric Bloom pour le confier à Donald Roaser.

Sorti en 1981, « Fire of unkown origin » et sa pochette volontairement mystique mais également un tantinet infantile, débute en douceur par le morceau éponyme, qui déploie majestueusement ses ailes pour en faire admirer la beauté.

L’enchainement avec le superbe « Burnin’ for you » surprend et donne l’occasion de gouter à un des plus beaux tubes de rock mélodique jamais écrit, et ce avec une simplicité des plus touchantes.

L’auditeur, forcément appâté par la qualité des deux premiers titres, se rue avec avidité sur la suite et découvre une nouvelle merveille, « Veteran of the psychic wars », power ballade épique pulsant sous le beat de Albert Bouchard, qui place encore la barre plus haut.

Les américains continuent leur fascinante marche en avant, et aligne un nouveau tube tout en souplesse et mélodie, « Sole survivor » parfaitement calibré pour renverser les radio FM du monde entier.

On bascule ensuite vers un style plus expressif et flamboyant avec « Heavy metal : the black and silver » sur lequel Bloom lâche davantage la puissance de sa voix.

Retour au mid tempo contrôlé garni d’effets de claviers et de riffs plus rock que hard avec « Vengeance (the pact ) » plus linéaire et terne que les autres, rapidement contrebalancé par la dynamique et la fluidité de « After dark ».

La fin du disque se profile alors avec un nouveau titre de haut niveau, « Joan Crawford », nouveau bijou de rock mélodique épique, enchainé de « Don’t turn your back » en comparaison beaucoup plus mou et effacé.

En conclusion, « Fire of unkown origin » est un album particulièrement surprenant après le très musclé « Cultosaurus erectus » dans la mesure ou il délaisse la puissance brute de la guitare et du chant incandescent pour se replier sur les terres du rock mélodique tendance progressive.

Le résultat est d’une grande qualité et fraicheur avec des compositions inventives, subtiles ou accrocheuses.

A l’orée des années 80, Blue oyster cult prouve une fois de plus l’étendue de son talent et délivre une superbe production, qui ne pourra que charmer les amateurs de rock mélodique de qualité.

Après deux seulement deux albums, je ne suis pas loin de ranger l’Huitre Bleue, parmi les meilleurs groupes de sa génération …

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 14:56

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Requinqué au début des années 2000, Jeff Beck enchaine les albums avec une belle régularité et donne naissance en 2003 à son neuvième album solo sobrement intitulé « Jeff ».

On débute avec « So what » marqué par un son de guitare lourd et puissant puis enchaine avec « Plan B » plus nuancé et reposant sur un riff-gimmick répété un peu trop à l’envie.

Un autre gimmick cette fois vocal est utilisé sr « Pork-U-pine » ou une voix féminine répond de manière brève aux longues évolutions de l’instrument de Beck pour créer une atmosphère étrange et envoutante.

Douceur et fluidité aériennes marquent « Seasons » tandis que « Troubleman » égrène avec une certaine linéarité riffs et effets assez plats.

Beck  insuffle plus de dynamique sur « Grease money » aux bruitages distordus couplés à quelques phrasés emprunté au style urbain.

Des chœurs sont appelés en renfort sur « Hot rod honeymoon » pour un résultat somme toute médiocre.

Retour au calme avec « Line dancing with monkey » et « Jb’s blues » entièrement dévolus aux effets planants si chers au maestro.

On passera rapidement sur le remix « Pay me no mind » parfaitement insipide, pour aborder la dernière partie composée de « My thing » encore une fois beaucoup plus urbain et agressif, contrastant grandement avec l’ambiance néo-classique ultra orchestrée de « Bulgaria » et celle toute en nuances et subtilité de « Why lord oh why ? ».

En conclusion, « Jeff » est un album de guitare de bonne qualité mais qui ne provoque ni beaucoup d’émotions ni beaucoup d’excitation.

Bien entendu, le guitariste maitrise très bien son art et tente d’y incorporer quelques légers éléments hip hop afin de moderniser son art sans le dénaturer.

Inutile de dire que je ne goute guère à ce mélange des genres que je trouve plutôt artificiel.

L’ensemble reste cependant très calme, mélodique, voir soporifique.

Malgré tout le respect qu’on peut donc avoir pour le toucher et la technique de Jeff Beck, « Jeff » ne suffira donc pas encore cette pour me rendre fan de sa musique.

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 13:50

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Assez peu connu du grand public, Cream jouit cependant d’une belle réputation de groupe culte des années 60 ne serait ce que par la présence en son sein du guitariste aujourd’hui légendaire Eric Clapton.

Nous sommes en 1968 et en cette période fièvre éruptive jaillit « Wheels of fire ».

Avec sa pochette certes psychédélique mais tout compte fait finalement assez sobre, « Wheels of fire » débute par « White room » morceau fluide et posé, glissant agréablement en raison du chant aérien de Jack Bruce.

Lui succède « Sitting on the top the world » blues nettement plus trainant, ou les musiciens s’en donnent à cœur joie pour un plaisir avouons le plutôt solitaire.

Plus intéressant « Passing the time » débute comme une ballade avant de gagner en épaisseur et en animation tandis que des cordes additionnelles viennent soutenir le mélancolique acoustique « As you said ».

On reste dans le domaine du contenu avec « Pressed rat and warthog » avec cette fois des cuivres pompeux se superposant maladroitement à un chant parlé.

Plus facile sans doute de se laisser aller au jeu mélodique des guitares sur « Politician » qui groove paisiblement dans les oreilles de l’auditeur.

Cream nous emmène alors tranquillement vers la fin du disque avec « Those were the days » chant aérien sur bruit de cloches enchainé du bluesy trainard « Born Under a bad sign » pour aboutir à « Deserted cities in the heart » à l’atmosphère plus originale et prenante.

En conclusion, « Wheels of fire » est avant tout un album d’esthète qui séduira les amateurs de rock cérébral finement ciselé.

La musique pratiquée est légère, agréable, aussi bien pour le jeu harmonieux et inspiré des guitares que pour le chant doux et aérien de Bruce.

Nous sommes à vrai dire assez loin des excentricités du hard rock du début des années 70 mais « Wheels of fire » mérite pour ses qualités musicales le plus grand respect.

A réserver néanmoins aux curieux et autres découvreurs de rares pépites des pionniers du rock de la fin des années 60.

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 21:53

emotion_commotion.jpg2

 

 

Jeff Beck toujours mais dans un répertoire plus récent et moderne avec « Emotion & commotion ».

Sorti en 2010, sept ans après « Jeff », « Emotion & commotion » et sa pochette hautement clichesque, voient les choses en grand puisque se voient rehaussé de la participation d’un orchestre symphonique complet en plus des musiciens habituels entourant le maitre : Tal Wilkenfeld à la basse, Vinnie Colaiuta à la batterie et Jason Robello aux claviers.

On commence par « Corpus Christi Carol » calme et élégante introduction qui vient éveiller en douceur les sens de l’auditeur, avant le premier vrai démarrage, « Hammerhead » servi par un thème principal accrocheur et un son de guitare  aussi élégant qu’aérien.

Plus de douceur et finesse sur « Never alone » et « Somewhere over the rainbow » très éthérés et planants.

Pour donner un peu de couleur et de vie à sa musique, Beck puise dans le répertoire du rythm’n’ blues et s’adjoint les services de la chanteuse Joss Stone pour reprendre le mythique « I put a spell on you » de Screaming Jay Hawkins.

Difficile de trouver un agreement  à la reprise transparente du « Nessun Dorma » de Puccini et deux nouvelles chanteuses Olivia Safe issu du monde de l‘opéra, est appelée en soutien sur un « Serene » plus que pâlichon, puis à nouveau Joss Stone qui pose sa voix chaude et rauque sur les quelques poussées de fièvre distordues de « There’s no other me ».

« Lilac wine » en impose par son ampleur de bande originale de film et on termine par une nouvelle collaboration avec Olivia Safe, « Elegy for dunkirk », cette fois beaucoup plus envoutante.

En conclusion, « Emotion & commotion » porte fort bien son nom et est un album d’esthète du rock, tout en finesse et en subtilité.

Beck cherche ici à toucher les sens, à élever les âmes de ses auditeurs vers des niveaux supérieurs, et y parvient par l’édification de structures de crystal fragiles et pures.

Tout ici n’est qu’effluve, sensualité, onirisme et apaisement.

Un album à réserver aux amateurs d’un rock doux et léger, ce que vous vous en doutez à présent, je ne suis pas.

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 19:47

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Déjà honoré dans ces colonnes, le guitariste Jeff Beck revient avec « Crazy legs ».

Sorti en 1993 avec l’aide due groupe The big town playboys, « Crazy legs » est comme l’indique fort bien sa superbe pochette 50’s un album de rock ‘n’ roll volontairement rétro reprenant des titres de Gene Vincent.

Beck assure en plus des guitare les parties chantées, en étant soutenu par Mike Sanchez (voix/piano), Adrian Utley (guitare), Ian Jennings (basse) et Clive Deamer (batterie).

On est tout de suite mis dans l’ambiance avec « Race with the devil » qui swingue comme au beau vieux temps de Chuck Berry, Little Richard et autres Elvis Presley.

Le tempo est toujours très appuyé sur « Cruisin » qui envoie férocement au niveau des attaques de guitares et groove à la Berry sur « Crazy legs ».

Cette plongée dans le rock des fifties se poursuit avec « Double talkin baby » presque agressif pour l’époque et si « Woman love » et « Lotta lovin » se montrent légèrement plus souple, on reste tout de même dans un style très stéréotypé.

On ondule souplement sur « Catman » puis continue d’enfiler les clichés avec « Pink thunderbird » sans grand relief et « Baby blue » affreux blues usé aux effets usés jusqu’à la corde.

Le pas redevient léger et sautillant sur « You better believe » et « Who slapped John ? » vifs et enlevés avec de jolis solo de guitar-héros à la clé.

Les vieux trucs du rythm ’n’ blues sont expurgés sur « Say Mama », puis Beck et sa bande continuent sur leur allure de croisière en enfilant les standards « Red blue jeans and a pony tail », « Five feet of lovin » avant le fulgurante poussée rock ‘n’ roll la plus primitive de « B-I-Bickey-Bi, Bo-Bo-go ».

La fin de ce disque interminable se profile alors non sans soulagement, avec un blues de plus « Blues stay away from me », « Pretty pretty baby » particulièrement plat et ennuyeux avant une dernière ruade à santiags « Hold me, hug me, rock me » peut être le morceau le plus violent du disque.

En conclusion, « Crazy legs » est un album de passionné, un grand plaisir personnel voir égoïste que s’est octroyé Jeff Beck, en s’éclatant à reprendre à sa sauce les dix huit titres de Gene Vincent.

Le résultat est exécuté avec talent et maitrise, mais reste trop figé dans un seul style par nature assez peu varié et pouvant rapidement devenir lassant.

Même si elles sont de bonne qualité, les compositions de Vincent soit loin d’égaler le génie de celles de Chuck Berry et finissent selon moi par tourner en rond.

Cet album est donc pour moi plus destiné au dingue de rock des années 50, de bon vieux rockabilly US sentant la gomina, le chewing gum, les juke box et les femmes à jupes courtes et queues de cheval qu’on drague dans sa cadillac décapotable flambant neuve.

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 13:29

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La mort de Ron Asheton en 2009, guitariste historique des Stooges n’empêche pas malgré tout le groupe de continuer son processus de résurrection et James Williamson, l’autre guitariste historique des Stooges, arrive ensuite en renfort pour pallier à l’absence d’Asheton.

Il s’ensuit en 2013, « Ready to die » reconnaissable à la magnifique pochette agressive et très punk montrant un Iggy péroxydé prêt à se faire exploser à coup de dynamite pour en terminer.

Après le contenant, le contenu donc avec « Burn » morceau touffu et dynamique bien habillé par la belle voix grave de Iggy pop.

Bien que moins rentre dedans, « Sex & money » se montre particulièrement plaisant à l’écoute et parvient même à faire accepter la présence d’un saxophone en soutien.

La bonne impression générale se confirme sur « Job » au tempo rock soutenu et puissant.

Sans grand relief et malgré des riffs de guitares nerveux, « Gun » glisse sans laisser d’impressions particulières puis les papys punk éprouvent le besoin de souffler sur une jolie ballade acoustique planante « Unfriendly world » avec un Iggy convaincant en mode crooner.

On reprend un peu de vitesse en souplesse avec « Ready to die », mid tempo fluide et accrocheur d’excellente qualité.

Impossible également de ne pas être séduit par le rythme et les riffs emballants de  « DD’s ».

A l’approche de la fin du disque, on sent un léger fléchissement sur « Dirty deal » poussif et « Beat that guy » ballade trainante au charme émoussé.

Mais Iggy et ses Stooges restent de grands artistes, aussi « The departed » longue ballade acoustique sépulcrale traversée par un Iggy croonant comme jamais, constitue une fin de grande classe.

En conclusion, si « The weirdness » avait grandement déçu mes attentes, « Ready to die » rétablit de belle manière la situation, en proposant une œuvre plus consistante et inspirée.

Nous parlons bien d’ici d’un album de rock garage plutôt rapide doté de riffs tranchants qui a tout pour combler les aspiration des fans de rock.

Le chant de Iggy Pop, très critiqué sur « The weirdness » revient ici à un niveau plus conforme à celui d’une icône punk-rock de sa stature.

Très convaincant sur ses lignes de chant, Iggy rajoute de ci de là sa touche personnelle sur les titres plus calmes et mélodiques on peut sentir l’influence de ses derniers disques solo plus introspectifs.

Bien sur tout n’est pas parfait ou génial, mais compte tenu des circonstances tragique de sa composition en état de deuil, « Ready to die » mérite assurément le plus grand respect pour sa qualité musicale !

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 21:44

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Malgré un sentiment plus que partagé sur les groupes de rock classiques anciens comme Aerosmith et Rolling stones, je persiste à explorer la voix du passé, en m’intéressant cette fois à « Exile on main street » double album studio, réputé appartenir à la meilleure production des rockers britanniques.

Sorti en 1978, « Exile on main street » et sa pochette minimaliste mais sympathique débute par « Rocks off » trainant son rythm ’n’ blues pépère avec cuivres et piano sur plus de quatre minutes trente.

Le tempo s’accélère sur « Rip this joint » plus dynamique mais tout aussi ancré dans le passé des ancêtres du rock ‘n’ roll.

Vient ensuite le tour du blues avec la reprise de Slim Harpo, « Shake your hips » à l’harmonica assez vif puis « Casino boogie » qui se traine abominablement.

Le célèbre « Tumbling dice » ses relents country et ses chœurs gospels produisent une impression tout aussi désagréable qui se prolonge sur les affreusement trainants « Sweet Virginia »  « Torn and frayed ».

En comparaison, « Sweet black angel » passe un peu mieux mais cette légère amélioration est immédiatement réduite à néant avec la ballade « Loving cup ».

A ce stade je sais déjà que probablement aucun morceaux de ce disque « culte » ne me plaira, aussi son écoute se transforme t’ elle en calvaire.

On ingurgite donc en tordant le nez l’abominable mixture country/blues/gospel de  « Happy » et autres « Ventilator blues »  entrecoupé du plus rock ‘n’ roll « Turd on the run ».

Le léger et hypnotique « I just want to see his face » fascine, le ballade chaleureuse « Let it loose » berce avec douceur, avant d’aborder enfin la dernière ligne droite de cet album marathon.

Sans surprise, le blues-rock est rappelé à la rescousse avec « All down the line » et « Stop breaking down » interchangeables et passe partout, le célèbre « Shine a light » et  « Soul survivor » ennuyeux à mourir.

En conclusion, quitte à être vertement tancé par les fans des Rolling stones ou les érudits du rock, « Exile on main street » est un album au style et son préhistorique absolument inécoutable pour moi.

Trop ancrés dans leurs racines majoritairement « noires », les Rolling stones ne proposent que des morceaux assez éloignés des standards du rock des années 70 et présentent une vision passéiste de leur musique qui ne me plait pas du tout.

Lent, poussiéreux, vieillot, boursouflé de musiciens additionnels et d’une longueur interminable, « Exile on main street » est pour moi un calvaire à l’écoute et risque de finir par me détourner pendant une durée certaine des Rolling stones, dont je ne goute au final que quelques titres au regard de l’immensité de leur carrière.

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 22:22

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Vous aurez pu le constater à mes critiques pour le moins mitigées, je ne suis pas un fan passionné des Rolling Stones, aussi accueillerais je « Steel wheels » paru en 1989 avec la plus grand circonspection.

Nanti d’un pochette affreuse et d‘un titre passe partout, « Steel wheels » débute par « Sad, sad, sad » entrée en matière solide sentant bon le rock ‘n’ roll groovant puis enchaine avec un joli tube « Mixed emotions » ou la voix de Mick Jagger donne sa pleine mesure.

Le Stones revêtent alors des habits légèrement plus bluesy pour colorer intelligemment un « Terrifying » aux refrains délicieusement planants avant de rejouer le plomb sur « Hold on to your hat » particulièrement puissant et véloce.

Le plaisir et la qualité sont toujours au rendez vous sur « Hearts for sale » mid tempo bien balancé avant d’émouvoir les cœurs sensibles avec la  délicate ballade « Blinded by love » aux sonorités celtiques.

En comparaison, « Rock and a hard place » bien qu’efficace manque d’originalité et d’impact, tandis que « Can’t be seen » glisse en souplesse sans trop se faire remarquer.

Les Stones jouent de nouveau la carte du tendre avec « Almost hear you sigh » ballade élégante et soignée avant d’emmener l’auditeur vers des voyages plus orientaux sur « Continental drift » au charme mystérieux, épique et envoutant.

A peine le temps de reprendre son souffle et la fin du disque se profile bientôt avec tout d’abord « Break the spell » court et ramassé et enfin « Slipping away » qui endort l’auditeur par son atmosphère cotonneuse.

En conclusion, ne vous fiez pas à sa pochette ne payant pas de mine, « Steel wheels » est un bon disque des Rolling stones, proposant un rock bien calibré, varié et d’une grande efficacité.

En grands professionnels parfaitement rompus à la maitrise de leur art, les Rolling stones touchent juste avec cet album intelligent, plaisant, qui comblera de joie les fans purs et durs ravis de trouver leurs idoles en pleine forme, mais fera également passer à un agréable moment aux autres, simples amateurs de rock dont je fais partie.

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