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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 21:55

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Cette chronique s’attaque à présent à un monument, « The rise and fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars » de David Bowie.

Sorti en 1972, ce disque avec lequel Bowie crée un univers et un alter égo outrancieusement maquillé, est considéré comme l’incarnation du glam-rock personnifié.

Entouré de ses Spider from Mars : Mick Ronson à la guitare, Mick Woodmansey à la batterie et Trevor Bolder à la basse, le chanteur-créateur entame son concept album avec « Five years » morceau assez léché accompagné au piano/cordes mais contenant néanmoins une jolie poussée de fièvre dans sa dernière ligne droite.

On reste dans la même lignée avec « Soul love » pourtant un cran dessous que son prédécesseur et lève une oreille intéressée sur « Moonage daydream » qui impose des refrains charismatiques sur de solides riffs de guitare.

Déjà convaincant sur « Moonage daydream », Bowie enchaine avec un authentique tube « Starman » au refrains encore plus emphatiques.

On reste dans du costaud avec « It ain’t easy » qui compense sa légère influence country par des refrains aériens magnifiques puis on descend de plusieurs niveaux avec « Lady stardust »  trop calme, statique et linéaire.

Bowie injecte ensuite de la dynamique avec « Star » et « Hang on yourself » au groove très rock ‘n’ roll et se surpasse avec « Ziggy stardust » excellent titre dont le rythme et les riffs rappellent quelque peu « Knocking on heaven’s door » de Bob Dylan.

La fin de l’album est également très excitante avec un redoutable « Suffragette city » qui file comme un missile en plein buffet avant une ultime ballade glauque à souhait « Rock ‘n’ roll suicide ».

En conclusion, « The rise and fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars » n’a pas usurpé sa réputation et est musicalement un très bon album de (glam) rock des années 70.

Très inspiré, Bowie frôle la perfection avec des compositions certes aujourd’hui un peu daté mais d’excellente qualité.

Album rock avec ses tempo rapides, ses riffs de guitares puissants, « The rise and fall of Ziggy Stardust end the Spiders from Mars » est également rendu épique par l’utilisation judicieuse de cordes qui produisent un effet phénoménal sur les refrains et par la voix du chanteur capable de transporter un flot intense d’émotion et de fragilité.

Qu’on aime ou on n’aime pas le style du chanteur, « The rise and fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars » est pour moi à écouter pour tout amateur de rock de haut niveau.

Culte ?

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 19:44

2

 

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La légende The cure avec « Kiss me, kiss me, kiss » et sa pochette bouche sortis en 1987, soit en pleine période héroïque du groupe, ou les singles tournaient en heavy rotation sur MTV et consœurs.

L’entrée en matière se veut grandiose avec « The kiss » long quasi instrumental ou le jeu des guitaristes (Robert Smith/Porl Thomson) se marie fort bien avec l’apport toujours crucial des claviéristes (Laurence Tholhurst/Porl Thomson).

Derrière, le court et transparent « Catch me up » passe complètement inaperçu et le pourtant plus consistant « Torture » réussit à peine à faire mieux.

Ambiance reposante et vaguement orientale sur « If only I could sleep with you » assez anesthétisant avant le premier tube du disque le sautillant et enlevé « Why can’t I be you ? » qui déboule avec force trompettes.

Sans être aussi vif, « How beautiful you are » avance tout de même à bonne allure puis The cure ralentit volontairement le tempo pour avec « The snakepit » capturer l’auditeur dans un lent piège hypnotique s’enroulant autour de lui sur prêt de sept minutes.

Retour d’un peu de dynamisme avec « Hey you » doté de cuivres en soutien et second tube de grande envergure avec « Just like heaven » aux riffs purement géniaux.

On maintient le cap avec le solide « All I want », réutilise les trompettes pour dynamiser « Hot, hot, hot » très funky dans l’âme puis bifurque avec « One more time » sur une ballade charriant une grande puissance émotionnelle.

Les titres s’enchainent et l’auditeur voit s’installer en lui une certaine lassitude avec « Like cockatoos » titre atmosphérique, lent et tortueux, « Icing sugar » et son saxophone irritant ou bien « The perfect girl » pop fade sans intérêt.

On en vient à souhaiter ardemment arriver la fin du disque, qui arrive avec le soporifique et bien nommé « A thousand hours », « Shiver and shake » un poil plus agressif et « Fight » aux refrains également relativement plus appuyés.

En conclusion, « Kiss me, kiss me, kiss » reste malgré quelques hits mémorables difficile d’accès.

Mais deux voir trois tubes radio sur dix huit morceaux à l’intérêt plus que contestable ne suffisent pas pour moi à le rendre attractif.

Le style introspectif et atmosphérique de The cure finit invariablement par me lasser sur la longueur et l’ajout de cuivres (trompettes, saxophone) sensés dynamiser les morceaux plus courts glisse sur moi comme la pluie sur un pare brise.

A l’écoute des disques post 1985 du groupe et devant les sentiments plus que mitigés qui s‘imposent à moi, je ne peux m’empêcher de penser que la première période du groupe conviendrait sans doute mieux à mes gouts.

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 11:24

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Nous restons dans le royaume des groupes tristes avec « Disintegration » de The cure.

Sorti en 1989, cet album à la pochette goth-rock montant le visage sur maquillé de Robert Smith, marque la fin des années 80 dites dorée pour le groupe anglais qui bâti l’essentiel de son considérable succès durant (duran) cette période.

L’entame se fait en pente douce avec « Plainsoning » long titre majoritairement instrumental déroulant une ambiance calme et enveloppante.

Plus de sept minutes au compteur pour « Pictures of you » mais de pur charme autour de ce morceau soignée irradiée d’une  belle aura de tristesse lumineuse charriée par la voix toujours magique de Smith.

On reste dans le même type d’ambiance avec « Closedown » ou l’on retient surtout le  doux mélange entre les claviers caressant de Roger O’Donnell/Porl Thomson et les guitares bridées soigneusement de Thomson/Smith

Par la suite, « Love song » contient un coté plus pop année 80 nettement plus marqué et disons le franchement il est difficile de ne pas sentir un lent engourdissement à l’écoute de « Last dance » bien trop statique et mollasson.

The cure se souvient néanmoins qu’il est aussi un groupe de hits et place « Lullaby » dont la mélodie sophistiquée aidée de violons, l’ambiance de cauchemar rampant et le clip hallucinant ou le chanteur se faisait lentement dévorer par une araignée géante, octroyèrent un passage sur les radio et les chaines de télévision dites généralistes.

On revient ensuite au style standard du disque avec « Fascination street » qui après une première partie instrumental longuette, finit par s’animer un peu dans son dernier tiers, « Prayers for rain » long et majestueux atmosphérique tout en infimes nuances avant que le groupe ne se surpasse avec « The same deep water as you » et ses neuf minutes de ténébreux statisme absolu.

L’auditeur un peu usé et anesthésié se prend alors à accélérer pour déboucher sur la fin du disque qui disons le tout de go, tarde à arriver.

En guise de tirade finale, The cure place « Disintegration » long titre à tiroirs s’enroulant sur lui-même sur plus de huit minutes, « Homesick » qui dépasse allégrement les sept minutes dont une majorité instrumentales et comble du comble un titre sans nom qui s’étale malgré tout sur plus de six minutes copieusement pénibles.

En conclusion, malgré quelques jolies pépites placèes dans sa première partie, « Disintegration » est un album sophistiqué jusqu’à la préciosité et rendu pratiquement inécoutable en raison de sa longueur excessive.

La quasi-totalité des titre dépassent les quatre minutes et les trois quart oscillent entre six et neuf minutes au compteur, ce qui compte tenue de leur ambiance cérébrale et intimiste, conduit inévitablement à terme à un puissant sentiment d’endormissement.

The cure se détache de son coté pop/rock accessible et s’enlise dans son rock éthéré, langoureux et mélancolique qui finit par user l’attention d’un auditeur habitué à plus d’énergie et de mouvement.

A réserver aux fans de musique sophistiquée, douce, sombre et instrumentale, les autres pourront allégrement passer leur chemin.

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 09:21

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Déjà honoré dans ce blog, Joy division est de nouveau ici mentionné avec « Closer ».

Paru en 1980, « Closer » n’est pas le titre d’une revue de presse caniveau mais bel et bien le second album du groupe de new wave britannique le plus excitant qui fut.

Comme le montre la belle et sombre pochette évoquant le deuil, la mort, la souffrance mais aussi la dignité, « Closer » installe avec « Atrocity exhibition » un climat de malaise intérieur, douleur contenue, de violence contenue macérant pendant plus de six minutes.

Après un morceau aussi étrange et difficile d’accès vient « Isolation » beaucoup plus fluide et direct, qui réussit fort bien le mariage entre les claviers de Bernard Summer, le beat de batterie Stephen Morris et la belle voix glacée de Ian Curtis.

L’auditeur débouche ensuite sur « Passover » beau, triste, calme, lent et ce n’est pas non plus « Colony » malgré un riff de guitare plus métallique qui viendra inverser cette tendance générale.

Les titres s’enchainent, « A means to an end » assez soutenu mais toujours mélodique, mais surtout hanté par la voix grave, triste et posée de Curtis.

Mais c’est plutôt dans le registre lent et hypnotique que s’exerce le plus l’art de Joy division comme le montrent  « Heart and soul » transformé en longue rêverie planante et « Twenty four hours » alternant courts passages appuyés et vastes plages d’abandon mélancolique.

L’album se termine par deux titres de plus de six minutes, deux belles ballades glaçantes « The eternal » et « Décades » ou toute la subtilité, le mystère et la grâce fragile du groupe s’expriment.

En conclusion, « Closer » illustre pour moi toute l’essence même de ce qu’on appelle la cold wave, cette new wave sombre, dépressive mais illuminée par quelques mélodies hypnotiques distillés par quelques artistes comme Joy division.

« Closer » est l’antithèse de la vulgarité animale des gros bras du hip hop, avec leurs sapes de parvenus, leurs gros cubes et leurs gros culs dénudés mais un album doux, intime, profondément triste à ne pas écouter dans les périodes de spleen sous peine de crises de larme intense, mais à déguster au calme, dans une ambiance de recueillement quasi religieux pour laisser toutes les pores de son âme s’imprégner de sa grâce de cygne blessé.

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 20:47

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The white stripes continue de tenir le cap d’un album tous les deux ans en sort en 2007 « Icky thump » à la sobre pochette pseudo hippie tout de noir et blanc vêtue.

Comme souvent avec le duo de Detroit, l’album démarre par « Icky thump » titre enlevé et convaincant aux riffs de guitares particulièrement percutants.

Passé le choc du premier tube, on guette avec attention la suite des évènements qui arrive avec « You don’t know what love is » habité d’une vibration big rock finalement des plus agréables.

Le ton s’adoucit considérablement avec « 300 mph torrential outpour blues » aux trop rares poussées de guitare, puis verse dans l’originalité sur « Conquest » aux sonorités hispaniques (trompette) très marquées.

Jack White se montre  tout à tour ébouriffant sur le très pêchu « Bone broke » puis très inspiré avec « Prickly thorn, but sweetly worn » évoquant des chants yiddish mais surtout « St Andrews (the battle is in the air) » mélangeant avec une grande réussite cornemuse et guitare offensive.

On reste dans le haut niveau avec « Little cream soda » aux sonorités puissamment métalliques enchainé de l’implacable « Rag and bone » qui déroule un garage rock particulièrement dévastateur que ne renieraient pas les canadiens de Danko Jones.

La cadence ralentit certes mais « I’m slowly turning into you » s’appuie néanmoins sur un mid tempo des plus massifs.

C’est pourtant avec « A martyr for my love with you » que le duo réussit à placer sa plus belle ballade sans pour autant totalement délaisser les guitares musclées.

Comblé à ce stade, l’auditeur se laisse donc prendre à la main pour le digestif avec un « Catch hell blues » blues explosif et un « Effect and cause » titre calme et acoustique pour une conclusion tout en douceur.

En conclusion, après le plantage quasi-total de « Get behind me Satan », « Icky thump » est une heureuse surprise changeant radicalement la donne.

Faisant la part belle au talent hors du commun de Jack White, « Icky thump » est un album inspiré, varié, homogène et agréable qui fera le bonheur des amateurs de guitare électrique haute en couleurs.

On retrouve donc avec plaisir le groupe rock dynamique et créatif du début des années 2000.

Je ne peux donc que recommander aux fans de rock cet album revigorant, puissant et accrocheur.

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 22:23

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En 2005, « Elephant » assoit par la grâce d’un seul hit voir d’un seul riff certes génial de « Seven nation army », en force la renommée de The whites stripes.

Deux ans après le duo frère-sœur, récidive avec « Get behind me Satan » espérant sans doute confirmer le succès précédemment acquis.

Avec son titre provocateur mais sa pochette si sage, « Get behind me Satan » débute par « Blue orchid » titre court, simple, dynamique,  basé sur un riff efficace destiné sans nul doute aux ondes hertziennes.

L’ambiance est déjà moins intense et compacte avec « The nurse » desservi par un rythme décousu et un affreux son de xylophone.

The white stripes retrouve son swing avec « My doorbell », au rythme rock très entrainant puis enchaine sur « Forever for her (is over for me) » un autre morceau lent qui passe tant bien que mal.

Après « Little ghost », une ballade acoustique sans intérêt aucun, survient « The denial twist » agréable sans être bouleversant enchainé d’une nouvelle ballade geignarde au piano bien plombant « White moon ».

On retrouve enfin plus de guitare électrique sur « Instinct blues », passe rapidement sur « Passiv manipulation » court interlude concédé par Jack White à sa sœur Meg pour retomber avec « Take, take, take » sur un titre en demi teinte pénible à l’écoute.

La fin du disque se profile alors avec « As ugly as I seem » nouvelle ballade transparente, « Red rain » alternant courtes poussées de décibels et irritantes accalmies musicales et comme on pourrait s’y attendre « I’m lonely » une énième ballade geignarde avec en prime accompagnement au piano.

En conclusion, contrairement à ce que son titre pourrait laisser espérer « Get behind me Satan » est d’une platitude totale et passé son premier titre idéal pour attrape radio-gogo, déçoit profondément.

La guitare de Jack White est nettement moins tranchante qu’à son habitude et les ballades pullulent ici, se reproduisant à la vitesse de cellules cancérigènes pour infecter l’atmosphère globale du disque.

Peu d’intérêt donc à ce disque absolument dispensable manquant de fraicheur, de punch et de vivacité.

« Get behind me Satan » ou le début d’un embourgeoisement ?

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 20:02

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Poursuite en mode toujours un peu craintif de l’œuvre fleuve de David Bowie avec « Aladdin sane » album sorti comme le montre la pochette à l’esthétique très glam, en 1973.

Le début se fait en pente douce avec « Watch that man » qui déroule placidement son rock ‘n’ roll ultra daté aux chœurs abondants.

Vient ensuite le déroutant « Alladin sane » qui après une entame tout en souplesse glisse vers un délire jazzy à rallonge mélangeant piano, chœurs et saxophone.

Les choses ne s’améliorent guère avec « Drive in saturday » dont les quelques bruitages futuristes ne suffisent pas à masquer la faible intensité et le rythme mollasson.

Bowie et sa troupe relèvent la tête avec « Panic in Detroit » plus engageant en raison de son jeu de percussions assez original et « Cracked actor » aux riffs beaucoup plus rock ‘n’ roll.

Vient ensuite le délire exubérant de « Time » ses multiples cassures rythmiques et ses chœurs grandiloquents.

Après ces légers coups de fièvre, Bowie se fait caressant et aérien avec « The prettiest star »  avant d’injecter un bon groove space and rock ’n’ roll sur la reprise des Rolling Stones « Let’s spend the night together ».

La fin de l’album arrive ensuite avec « The Jean genie » doté lui aussi d’une solide base blues/rock qui ne suffit malheureusement pas à elle seule et « Lady grinning soul » belle ballade subtile et éthérée ou la voix de Bowie fait des merveilles.

En conclusion, « Aladdin sane » est un album au terrible gout de daté.

La production faiblarde offre un son maigrelet qui rend l’impact de ce que je nommerais les inutiles en rock (saxo, piano, chœurs) plus irritants que valorisants.

Difficile dans ses conditions d’apprécier pleinement les délires créatifs du chanteur britanniques et ce ne sont pas les morceaux rock ‘n’ roll vintage également sous produits qui suffisent à relever le gout du plat.

Malgré donc la présence d’une belle ballade finale tout en grâce et en finesse, « Aladdin sane » sans doute trop précieux pour ses oreilles grossières, ne conviendra pas à votre serviteur.

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 14:50

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En 2007, le label Elektra sort un énième best of de The doors mais met cette fois les petits plats dans les grands avec « The doors : the very best of » beau livret contenant en plus de deux Cd copieusement garni, un bonus Dvd permettant de voir Jim et les siens en pleine action dans les années 70.

Le premier disque débute sans surprise par le plus grand smashing hit des américains, « Break on through » rapide, nerveux et bourré d’énergie.

Mais les fans le savent bien, le talent des Doors est multiples, aussi le très envoutant « Strange days » vient il injecter une forte dose de psychédélisme couplée à quelques belles ruades rock ‘n’ roll.

Après le rock dur et le psyché, vient le faussement décalé « Alabama song (whisky bar) » et son rythme titubant comme un homme ivre.

On revient à du solide, du compact avec « Love me two times » ou la parfaite symbiose de la triplette fatale : voix puissante et sensuelle de Morrison, guitare Krieger et claviers de Manzarek.

Passage obligé avec l’autre grand tube incontournable du groupe, « Light my fire » et ses sept minutes au final assez assommantes.

Il faut creuser plus profond pour découvrir les trésors enfouis du répertoire, comme cet exceptionnel « Spanish caravan » illuminé par le jeu de guitare acoustique exceptionnel de Krieger et par le ton prophétique du chanteur.

Ambiance plus douce et nuancée sur « The Crystal ship » et carrément bizarre sur « The unknown soldier » doté de multiples ruptures rythmiques et de bruitages de pelotons d’exécution.

On aborde ensuite un nouveau monument, « The end » et ses onze minutes de mysticisme absolu pour revenir à plus de simplicité sur  « People are Strange » parfaite synthèse du talent incontournable des Doors.

La facette blues est à l’honneur avec la puissante reprise de Willie Dixon « Back door man » avant de céder la place au plus éthéré « Moonlight drive » et à la ballade doucereuse « End of the night ».

Le premier disque s’achève avec un plus rythmé « Five to one » et le long et sinueux « When the music’s over » qui alterne poussées de fièvres et silence pesants.

Le second et volumineux disque débute par une courte prière de Jim « Bird of prey » puis déroule du classique qui met à genoux, « Love her madly » rendu irrésistible par la voix fantastique du chanteur, puis le fantastique « Riders of the storm » et son doux groove sur fond d’apocalypse.

L’ambiance n’est pas beaucoup plus gaie sur le lent, sombre et très bluesy « Orange county suite ».

Le réveil s’effectue avec « Runnin’ blue » aux étranges accents country puis « Hello I love you » soutenu par une rythmique massive et la forte présence du clavier de Manzarek.

L’auditeur n’a alors qu’à se laisser entrainer par l‘excellente qualité musicale de « The WASP » et par le flot plus parlé que chanté de Morrison, qui se prolonge agréablement d‘un court « Stoned immaculate » absolument savoureux.

La magie se poursuit avec « Soul kitchen » avec son orgue groovy puis avec « Peace frog » aux riffs de guitares fantastiques.

The doors place alors un nouveau tube, « LA woman » qui étale sa sereine assurance bluesy sur huit minutes un peu longues.

Rien à dire en revanche sur le très bon « Waiting for the sun » qui alterne passages appuyés et planants.

Si il est difficile de s’enthousiasmer sur le ton crooner et les cuivres superflus de « Touch me » , impossible en revanche de résister à la puissance inexorable de « The changeling ».

Morrison se noie dans la mièvre ballade « Wishful sin » et ses violons ridicules pour retrouver sa verve poétique sur le plus mesuré et charmant « Love street ».

Après ce long parcours l’auditeur est gentiment guidé vers la fin du disque par « Ghost song » contre nature avec son groove funky et la voix atone du chanteur, « Whiskey, mystics and men » original avec son style chanson pour marin et orgue de barbarie et enfin le blues enfiévré « Roadhouse blues », dernier célèbre hit des Doors.

Un mot tout de même sur le Dvd, ne regroupant que cinq titres assez inégaux avec d’un coté l’interminable « Light my fire » qui voit Jim Morrison complètement stone fricoter avec les jeunes femmes enamourées des premiers rangs, « Hello I love you » plus cadré, « Spanichs caravan » toujours aussi élégant et mystérieux et « Unknow soldier » et « Love me two times » interpretés en version standard sans esbrouffe.

En conclusion, malgré un Dvd pour moi assez dispensable, « The doors : the very best of » ne se moque pas du monde et propose un veritable festival de 34 des morceaux les plus marquants de la fastueuse carrière de la météorite de Los Angeles.

Les classiques sont bel et bien présent mais aussi des titres moins connus de qualité souvent exceptionnelle.

On ressort à la sortie de l’écoute de ce double cd forcémment émerveillé et impressionnant par le talent inconmensurable des Doors qui a su parfaitement intégrer ses influences blues et country pour les sublimer.

Cet hommage est aussi l’occasion pour moi de saluer derrière le charismatique frontman Morrison, Bobby Krieger et Ray Manzarek, tous deux indispensable par leur jeu de guitare et de clavier au formidable impact sonore des Doors.

 

A possèder donc pour tout amateur de musique !

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 09:39

miracle.jpg3

 

 

Poursuite de la fin de carrière de Queen avec « The miracle » et sa pochette passe partout assez prise de tete (!).

Sorti en 1989, « The miracle » débute par le court  et enjoué « Party » brillant surtout par le jeu de guitare toujours haut en couleurs de Brian May.

On poursuit dans un registre rock puissant avec « Khashoggi’s ship » et ses riffs sonnant parfois comme du Ac/Dc en sourdine.

Queen adoucit le ton et glisse vers une pop mélodique de qualité avec « The miracle » pour rebasculer sur le hard rock le plus dominateur de « I want it all » qui libère des torrents de décibels de la guitare de May.

Sans baisse de régime, « The invisible man » arrive et vient bousculer l’auditeur par sa vivacité, sa fraicheur et son intensité.

Le groupe poursuit sur son rythme de croisière avec « Breaktrhu » rendu plaisant par la combinaison fatale guitare étincelante de May/chant démonstratif de Mercury.

L’ambiance se ramollit avec « Rain must fall » qui plombé par d’horribles claviers tourne gentiment à vide puis change de sphère avec « Scandal » qui tout en poussant l’ambiance électro encore plus au bout, se montre tout compte fait une belle réussite.

Dans le registre plus sobre et bluesy de « My baby does me », Queen se montre particulièrement inspiré avant de redéployer ses ailes sur le plus exubérant  « Was it all worth it ».

La fin de l’album se profile alors avec « Hang on there » qui ne s’active de manière quelque peu désordonnée que sur les refrains, « Chinese torture » court instrumental mettant en avant la guitare de May et une version électro de « The invisible man » totalement redondante à la première mouture.

En conclusion, « The miracle » n’est sans doute pas le meilleur album de Queen mais demeure toutefois globalement solide.

Les anglais ont en effet le bon gout de placer quelques hits marquants (« I want it all », « Scandal » voir « Invisible man ») pour égayer un tableau peut être un peu trop sage et prévisible.

Bati sur le tandem May/Mercury, « The miracle » produit donc une impression globale favorable et plaisante, même si il ne contient pas la folie incandescente d’un « A night at the opera », la grâce crépusculaire d’un « Innuendo » ou les tubes fracassant d’un « News of the world ».

Hautement respectable toutefois.

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 20:05

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Avec Queen, nous chevauchons le temps et sautons les époques pour nous retrouver en 1991 avec « Innuendo » dernier album en date avant la mort de Freddy Mercury terrassé par le virus du Sida.

Avec sa belle pochette illustrant une ambiance de cirque cosmique, « Innuendo » s’ouvre par le morceau éponyme, longue pièce progressive sombre aux intonations de guitares flamenco et heavy rock surprenantes.

Surmontant tel un astre rougeoyant cet impressionnant édifice, vient le chant toujours formidablement inspiré de Freddy Mercury.

Le ton est toujours mélancolique sur le mid tempo « I’m going slightly mad »  puis plus dynamique avec « Headlong » et ses grosse guitare hard rock.

On passe sans coup férir sur le trop facile « I can’t live with you » puis se recroqueville sur la douce ballade « Don’t try so hard » interprétée tout en douceur.

Mais Queen sait se faire encore flamboyant avec « Ride the wild wind » irrésistible tube heavy rock sur fond de grondement de moteurs et à un degré moindre « All god’s people » aux puissants chœurs permanents.

L’intensité chute fortement sur « These are the days of our lives » doux et mélodique malgré un affreux son de synthétiseur puis « Delilah » qui déroule mollement ses trois minutes trente réglementaires.

Queen redresse ensuite violemment la barre avec les riffs heavy  de « The hitman » l’un des titres les plus hard de leur répertoire.

La fin de l’album arrive ensuite de manière sublime avec « Bijou » morceau élégant et triste marqué par le jeu de guitare prodigieusement lumineux de Brian May et « The show must go on » chant d’adieu déchirant du grand Freddy Mercury au monde terrestre.

En conclusion, commencée timidement voir froidement, la chronique des albums de Queen révèle un groupe au talent protéiforme tout bonnement hors du commun qui n’a en rien volé son immense renommée internationale.

Malgré un son de clavier souvent irritant, « Innuendo » est une œuvre crépusculaire de toute beauté marquée du sceau d’une grande tristesse sans doute due à l’issue tragique de la maladie de Freddy Mercury, partie indissociable du génial binôme formé avec Brian May.

Queen quitte donc définitivement la scène mais en produisant une œuvre rock dont la haute qualité ne pourra pas laisser indifférent l’amateur de belles mélodies, de guitares élégante et vivante et surtout de grande envolées vocales.

Un grand respect donc pour ce groupe dont la fin survint il y a vingt ans déjà.

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