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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 11:54

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Coup de projecteur sur la carrière de Buzy chanteuse populaire dans les années 80, mais aujourd’hui fortement tombée dans l’oubli.

Sorti en 1995, ce « Best of » se propose en dix sept titres de revisiter la carrière d’une artiste dont le style évoluait au confluent du rock légèrement punk et de la variété.

On débute par son premier tube, « Adrian » remarquable uniquement en raison de son refrain un tantinet irritant et de ses paroles gentiment rebelles.

La suite s’enchaine avec « Engrenage » lui aussi irritant aussi bien du point de vue des paroles faiblardes que de la voix aigue, vulgaire et elle aussi pénible à supporter.

La jolie brunette a ensuite la bonne idée de s’entourer d’un compositeur et le résultat s’entend sur « Shepard » ballade bluesy beaucoup plus calme et plaisante malgré un coté forcément daté années 80.

On notera avec un certain intérêt l’ouverture vers les Etats-Unis tout comme le tristounet  « Alice » dédié malgré des paroles quasi incompréhensibles à Alice Cooper et aux autres célèbres rockers des années 70.

Arrive ensuite le plus grand tube de la carrière Buzy, l’immortel « Body physical » soutenu par un puissant beat de batterie et des refrains incendiaires estampillés « sex & rock ‘n’ roll ».

Mais l’impact de ce tube musclé ne doit pas faire oublier « Keep cool » glissant de manière sensuelle et fluide dans les oreilles de l’auditeur.

Difficile en revanche en revanche d’apprécier le remix froid et mécanique de « Le ciel est rouge » qui parvient à en altérer la puissance de tube de variété, la ballade gnangnan « Tu m’écris » ou l’hommage trop révérencieux plombé d’affreux synthés à Serge Gainsbourg « Gainsbarre ».

Sans doute touché par l’admiration de la jeunette, Gainsbourg acceptera de la parrainer sur « I love you Lulu »  lui aussi abominable aussi bien au niveau du son que des paroles.

On préférera sans doute Buzy dans le registre pop/punk plus personnel de « Dyslexique » l’un des ses plus grands tubes malgré lui aussi un son très années 80 ou même le tonique « Adrénaline ».

Longue ballade larmoyante au piano, « J' veux pas que tu vieillisses » montre toutes les limites de la chanteuse dans le registre mélodique tout comme « Leslie » dont les miaulements de chatte écorchée font à peine mieux.

La fin du disque se profile alors avec une jolie triplette : « Sweet soul »  et « Baby boum », « La vie c’est comme un hôtel » beaucoup plus rock et conquérants.

En conclusion, écouter « Best of » en entier est une véritable épreuve.

Très ancré dans les années 80, le répertoire de Buzy, sa batterie électronique et ses synthétiseurs passent difficilement le cap des ans.

Trois quarts de variétés, un quart de rock plus une attitude de punkette fragile à la Jeanne Mas composent se cocktail du passé.

On retient une voix particulière : aigue, agressive dans sa version rock, pleurnicharde sur l’aspect ballade, souvent difficile à supporter mais qui ne laisse pas indifférent tant elle recèle de caractère.

Quelques tubes eux aussi datés sortent du lot, tout en ne dépassant pas le cadre succès d’estime, Buzy restant pour moi une rockeuse du Top 50.

Inutile donc de trop s’attarder …

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 09:41

head_door-copie-1.jpg4

 

 

Les années 80 toujours avec « The head on the door » de The cure.

Sorti en 1985, « The head on the door » est marqué par la valse des batteurs, Boris Williams remplaçant Andy Anderson.

Avec sa belle pochette arty mais également bien compliquée et torturée sans doute bien à l’image de la musique de The cure, « The head on the door » débute par un single assez lisse et insipide mais parfaitement calibré pour les radios, « In between days ».

Plus intéressant est le plus feutré « Kyoto song » et son ambiance japonaise originale rendue par le travail de claviers de Tolhurst et Thomson.

On reste dans l’originalité et la fraicheur avec « The blood » qui verse lui dans une ambiance arabo-andalouse encore plus captivante.

L’enchainement avec « Six different ways » se fait naturellement et ce titre beaucoup plus pop et léger se place dans la lignée des tubes de radio que les anglais maitrisaient avec talent dans les années 80.

Toujours inspiré et surprenant, The cure se surpasse avec « Push » titre magnifique quasi instrumental, doté de riffs magiques.

L’attention de l’auditeur est suffisamment maintenue en éveil par « The baby screams » vif et foisonnant pour arriver sur le plus grand tube du disque et sans doute de la carrière de The cure, « Close to me » son gimmick habile de clavier, son beat de batterie qui suffiront à faire le passer en heavy rotation sur les radios du monde entier.

Après pareil feu d’artifice, on déroule avec « A night like this » correct même si plombé par un saxophone désagréable, « Screw » intéressant avec son mélange de riffs de guitare massif et de sonorités électroniques bizarres pour arriver sur « Sinking » long morceau planant, triste et atmosphérique.

En conclusion, « The head on the door » est un album de très haut niveau et sans doute l’un des meilleurs de toute la discographie de The cure.

Parfaitement équilibré et maitrisé entre tubes pop radio à la mécanique infaillible et morceaux plus inventifs voir géniaux (« Push » par exemple), « The head on the door » impressionne par sa maturité, sa sérénité et sa force tranquille.

En 1985, The cure  semble donc être au firmament de son art, réussissant dans l’art difficile de conjuguer succès populaire et artistique.

Essentiel pour tout fan de rock des années 80.

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 18:27

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Nous sommes à présent en 1981 et deux ans seulement après ses débuts, The cure a déjà opéré une mue artistique importante et intéressante.

Réduit à un trio composé de l’inébranlable Robert Smith (chant/guitare), de Laurence Tholurst (batterie) et Simon Gallup (basse), The cure sort « Faith » et sa pochette particulièrement eu attirante.

Le premier morceau « Faith » se montre immédiatement fascinant avec sa ligne de basse hypnotique et son ambiance de new wave froide contrastant avec la voix émouvante de Smith charriant tellement de beauté et de détresse.

L’auditeur déjà ébranlé dans son moi intérieur par pareille découverte, est merveilleusement stimulé par « Primary » morceau rapide, doté d’un son de guitare fantastique.

Le tempo se ralentit ensuite pour nous embarquer vers l’envoutant voyage temporel de « Other voices » avec toujours cette incroyable ambiance musicale, ce jeu de basse si prenant et la voix quasi d’outre monde de Smith surplombant l’ensemble.

Après le long instrumental un peu soporifique « All cats are grey », vient « The funeral party » qui ne fait pas mentir son titre et déroule une ambiance stagnante et glacée.

The cure décide de réveiller à nouveau son auditoire avec « Doubt » titre beaucoup plus rock et appuyé, afin de proposer un atterrissage en douceur avec « The drowning man » au rythme lent et obsédant, puis le long final « Faith » dépressif et linéaire au possible.

En conclusion, après des débuts exceptionnels qui laissent présager un album culte, « Faith » finit par s’étioler lentement passé sa première partie pour sombrer gentiment dans un morne ennui blafard.

Ceci est fort dommageable car « Faith » dispose d’un son venu d’ailleurs, fortement influencé par la vague new wave, sans pour autant dénaturer le style de The cure et surtout l’apport irremplaçable de la voix de Smith.

Beau, glacé, émouvant mais aussi triste à en pleurer toutes les larmes de son corps, « Faith » est un album hautement recommandable qui ne pourra que séduire les amateurs de rock gothique teinté de new wave.

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 17:33

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The cure toujours avec les premiers albums des années 80.

Sorti en 1980, soit un an près le premier disque « Boy’s don’t cry » est en quelque sorte une révision de « Three imaginary boys », en en reprenant plus de la moitié.

Avec sa pochette minimaliste et fauchée, « Boy’s don’t cry » ne paye pas de mine au premier abord mais le quatuor formé de Robert Smith (voix/guitare), Porl Thomson (guitare), Michael Dempsey (basse) et Laurence Tolhurst (batterie) attaque d’entrée avec l’un des plus grands tube du groupe, le simple, frais et terriblement accrocheur « Boy’s don’t cry ».

Difficile de trouver autant d’attraits à « Plastic passion » au rythme plus heurté et saccadé puis à l’étrange « 10 : 15 saturday night » qui se remarque surtout pour son solo de guitare central.

Les titres s’enchainent plats, lisses et linéaire, « Accuracy »  et « So what » un poil moins timide et « Jumping someone else’s train » aux riffs un tantinet plus accrocheurs.

Souple et feutré comme la marche d’un chat dans la nuit, le court  « Subway song » passe comme une rêve et il faut ensuite attendre « Killing an arab » pour découvrir le second tube de The cure qui déploie la classe folle de ses riffs magnétiques et de son tempo nerveux pour emporter l’auditeur vers un hommage aux écrits de Albert Camus et de son Etranger.

On reste dans une ambiance pseudo orientale avec l’emballant « Fire in Cairo » aux mélodies plaisantes puis se laisse entrainer dans le rythme lent et triste de « Another day ».

The cure termine avec « Grinding halt » très rock qu’on pourrait également classer sans difficulté dans la catégorie des tubes et enfin « Three imaginary boys » beaucoup plus morne malgré un solo de guitare appuyé à ses deux tiers.

En conclusion, « Boys don’t cry » a tout d’un premier album d’un jeune groupe de pop/rock se cherchant encore.

Certains titres sont réellement impressionnants mais l’ensemble manque fortement d’assurance et surtout d’une signature musicale forte.

On peut donc considérer « Boys don’t cry » comme une ébauche d’un futur grand groupe qui développera ensuite considérablement son art.

Encourageant donc pour des débuts mais encore un peu frêle et hésitant.

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 21:55

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Cette chronique s’attaque à présent à un monument, « The rise and fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars » de David Bowie.

Sorti en 1972, ce disque avec lequel Bowie crée un univers et un alter égo outrancieusement maquillé, est considéré comme l’incarnation du glam-rock personnifié.

Entouré de ses Spider from Mars : Mick Ronson à la guitare, Mick Woodmansey à la batterie et Trevor Bolder à la basse, le chanteur-créateur entame son concept album avec « Five years » morceau assez léché accompagné au piano/cordes mais contenant néanmoins une jolie poussée de fièvre dans sa dernière ligne droite.

On reste dans la même lignée avec « Soul love » pourtant un cran dessous que son prédécesseur et lève une oreille intéressée sur « Moonage daydream » qui impose des refrains charismatiques sur de solides riffs de guitare.

Déjà convaincant sur « Moonage daydream », Bowie enchaine avec un authentique tube « Starman » au refrains encore plus emphatiques.

On reste dans du costaud avec « It ain’t easy » qui compense sa légère influence country par des refrains aériens magnifiques puis on descend de plusieurs niveaux avec « Lady stardust »  trop calme, statique et linéaire.

Bowie injecte ensuite de la dynamique avec « Star » et « Hang on yourself » au groove très rock ‘n’ roll et se surpasse avec « Ziggy stardust » excellent titre dont le rythme et les riffs rappellent quelque peu « Knocking on heaven’s door » de Bob Dylan.

La fin de l’album est également très excitante avec un redoutable « Suffragette city » qui file comme un missile en plein buffet avant une ultime ballade glauque à souhait « Rock ‘n’ roll suicide ».

En conclusion, « The rise and fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars » n’a pas usurpé sa réputation et est musicalement un très bon album de (glam) rock des années 70.

Très inspiré, Bowie frôle la perfection avec des compositions certes aujourd’hui un peu daté mais d’excellente qualité.

Album rock avec ses tempo rapides, ses riffs de guitares puissants, « The rise and fall of Ziggy Stardust end the Spiders from Mars » est également rendu épique par l’utilisation judicieuse de cordes qui produisent un effet phénoménal sur les refrains et par la voix du chanteur capable de transporter un flot intense d’émotion et de fragilité.

Qu’on aime ou on n’aime pas le style du chanteur, « The rise and fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars » est pour moi à écouter pour tout amateur de rock de haut niveau.

Culte ?

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 19:44

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La légende The cure avec « Kiss me, kiss me, kiss » et sa pochette bouche sortis en 1987, soit en pleine période héroïque du groupe, ou les singles tournaient en heavy rotation sur MTV et consœurs.

L’entrée en matière se veut grandiose avec « The kiss » long quasi instrumental ou le jeu des guitaristes (Robert Smith/Porl Thomson) se marie fort bien avec l’apport toujours crucial des claviéristes (Laurence Tholhurst/Porl Thomson).

Derrière, le court et transparent « Catch me up » passe complètement inaperçu et le pourtant plus consistant « Torture » réussit à peine à faire mieux.

Ambiance reposante et vaguement orientale sur « If only I could sleep with you » assez anesthétisant avant le premier tube du disque le sautillant et enlevé « Why can’t I be you ? » qui déboule avec force trompettes.

Sans être aussi vif, « How beautiful you are » avance tout de même à bonne allure puis The cure ralentit volontairement le tempo pour avec « The snakepit » capturer l’auditeur dans un lent piège hypnotique s’enroulant autour de lui sur prêt de sept minutes.

Retour d’un peu de dynamisme avec « Hey you » doté de cuivres en soutien et second tube de grande envergure avec « Just like heaven » aux riffs purement géniaux.

On maintient le cap avec le solide « All I want », réutilise les trompettes pour dynamiser « Hot, hot, hot » très funky dans l’âme puis bifurque avec « One more time » sur une ballade charriant une grande puissance émotionnelle.

Les titres s’enchainent et l’auditeur voit s’installer en lui une certaine lassitude avec « Like cockatoos » titre atmosphérique, lent et tortueux, « Icing sugar » et son saxophone irritant ou bien « The perfect girl » pop fade sans intérêt.

On en vient à souhaiter ardemment arriver la fin du disque, qui arrive avec le soporifique et bien nommé « A thousand hours », « Shiver and shake » un poil plus agressif et « Fight » aux refrains également relativement plus appuyés.

En conclusion, « Kiss me, kiss me, kiss » reste malgré quelques hits mémorables difficile d’accès.

Mais deux voir trois tubes radio sur dix huit morceaux à l’intérêt plus que contestable ne suffisent pas pour moi à le rendre attractif.

Le style introspectif et atmosphérique de The cure finit invariablement par me lasser sur la longueur et l’ajout de cuivres (trompettes, saxophone) sensés dynamiser les morceaux plus courts glisse sur moi comme la pluie sur un pare brise.

A l’écoute des disques post 1985 du groupe et devant les sentiments plus que mitigés qui s‘imposent à moi, je ne peux m’empêcher de penser que la première période du groupe conviendrait sans doute mieux à mes gouts.

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 11:24

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Nous restons dans le royaume des groupes tristes avec « Disintegration » de The cure.

Sorti en 1989, cet album à la pochette goth-rock montant le visage sur maquillé de Robert Smith, marque la fin des années 80 dites dorée pour le groupe anglais qui bâti l’essentiel de son considérable succès durant (duran) cette période.

L’entame se fait en pente douce avec « Plainsoning » long titre majoritairement instrumental déroulant une ambiance calme et enveloppante.

Plus de sept minutes au compteur pour « Pictures of you » mais de pur charme autour de ce morceau soignée irradiée d’une  belle aura de tristesse lumineuse charriée par la voix toujours magique de Smith.

On reste dans le même type d’ambiance avec « Closedown » ou l’on retient surtout le  doux mélange entre les claviers caressant de Roger O’Donnell/Porl Thomson et les guitares bridées soigneusement de Thomson/Smith

Par la suite, « Love song » contient un coté plus pop année 80 nettement plus marqué et disons le franchement il est difficile de ne pas sentir un lent engourdissement à l’écoute de « Last dance » bien trop statique et mollasson.

The cure se souvient néanmoins qu’il est aussi un groupe de hits et place « Lullaby » dont la mélodie sophistiquée aidée de violons, l’ambiance de cauchemar rampant et le clip hallucinant ou le chanteur se faisait lentement dévorer par une araignée géante, octroyèrent un passage sur les radio et les chaines de télévision dites généralistes.

On revient ensuite au style standard du disque avec « Fascination street » qui après une première partie instrumental longuette, finit par s’animer un peu dans son dernier tiers, « Prayers for rain » long et majestueux atmosphérique tout en infimes nuances avant que le groupe ne se surpasse avec « The same deep water as you » et ses neuf minutes de ténébreux statisme absolu.

L’auditeur un peu usé et anesthésié se prend alors à accélérer pour déboucher sur la fin du disque qui disons le tout de go, tarde à arriver.

En guise de tirade finale, The cure place « Disintegration » long titre à tiroirs s’enroulant sur lui-même sur plus de huit minutes, « Homesick » qui dépasse allégrement les sept minutes dont une majorité instrumentales et comble du comble un titre sans nom qui s’étale malgré tout sur plus de six minutes copieusement pénibles.

En conclusion, malgré quelques jolies pépites placèes dans sa première partie, « Disintegration » est un album sophistiqué jusqu’à la préciosité et rendu pratiquement inécoutable en raison de sa longueur excessive.

La quasi-totalité des titre dépassent les quatre minutes et les trois quart oscillent entre six et neuf minutes au compteur, ce qui compte tenue de leur ambiance cérébrale et intimiste, conduit inévitablement à terme à un puissant sentiment d’endormissement.

The cure se détache de son coté pop/rock accessible et s’enlise dans son rock éthéré, langoureux et mélancolique qui finit par user l’attention d’un auditeur habitué à plus d’énergie et de mouvement.

A réserver aux fans de musique sophistiquée, douce, sombre et instrumentale, les autres pourront allégrement passer leur chemin.

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 09:21

closer.jpg3

 

 

Déjà honoré dans ce blog, Joy division est de nouveau ici mentionné avec « Closer ».

Paru en 1980, « Closer » n’est pas le titre d’une revue de presse caniveau mais bel et bien le second album du groupe de new wave britannique le plus excitant qui fut.

Comme le montre la belle et sombre pochette évoquant le deuil, la mort, la souffrance mais aussi la dignité, « Closer » installe avec « Atrocity exhibition » un climat de malaise intérieur, douleur contenue, de violence contenue macérant pendant plus de six minutes.

Après un morceau aussi étrange et difficile d’accès vient « Isolation » beaucoup plus fluide et direct, qui réussit fort bien le mariage entre les claviers de Bernard Summer, le beat de batterie Stephen Morris et la belle voix glacée de Ian Curtis.

L’auditeur débouche ensuite sur « Passover » beau, triste, calme, lent et ce n’est pas non plus « Colony » malgré un riff de guitare plus métallique qui viendra inverser cette tendance générale.

Les titres s’enchainent, « A means to an end » assez soutenu mais toujours mélodique, mais surtout hanté par la voix grave, triste et posée de Curtis.

Mais c’est plutôt dans le registre lent et hypnotique que s’exerce le plus l’art de Joy division comme le montrent  « Heart and soul » transformé en longue rêverie planante et « Twenty four hours » alternant courts passages appuyés et vastes plages d’abandon mélancolique.

L’album se termine par deux titres de plus de six minutes, deux belles ballades glaçantes « The eternal » et « Décades » ou toute la subtilité, le mystère et la grâce fragile du groupe s’expriment.

En conclusion, « Closer » illustre pour moi toute l’essence même de ce qu’on appelle la cold wave, cette new wave sombre, dépressive mais illuminée par quelques mélodies hypnotiques distillés par quelques artistes comme Joy division.

« Closer » est l’antithèse de la vulgarité animale des gros bras du hip hop, avec leurs sapes de parvenus, leurs gros cubes et leurs gros culs dénudés mais un album doux, intime, profondément triste à ne pas écouter dans les périodes de spleen sous peine de crises de larme intense, mais à déguster au calme, dans une ambiance de recueillement quasi religieux pour laisser toutes les pores de son âme s’imprégner de sa grâce de cygne blessé.

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 20:47

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The white stripes continue de tenir le cap d’un album tous les deux ans en sort en 2007 « Icky thump » à la sobre pochette pseudo hippie tout de noir et blanc vêtue.

Comme souvent avec le duo de Detroit, l’album démarre par « Icky thump » titre enlevé et convaincant aux riffs de guitares particulièrement percutants.

Passé le choc du premier tube, on guette avec attention la suite des évènements qui arrive avec « You don’t know what love is » habité d’une vibration big rock finalement des plus agréables.

Le ton s’adoucit considérablement avec « 300 mph torrential outpour blues » aux trop rares poussées de guitare, puis verse dans l’originalité sur « Conquest » aux sonorités hispaniques (trompette) très marquées.

Jack White se montre  tout à tour ébouriffant sur le très pêchu « Bone broke » puis très inspiré avec « Prickly thorn, but sweetly worn » évoquant des chants yiddish mais surtout « St Andrews (the battle is in the air) » mélangeant avec une grande réussite cornemuse et guitare offensive.

On reste dans le haut niveau avec « Little cream soda » aux sonorités puissamment métalliques enchainé de l’implacable « Rag and bone » qui déroule un garage rock particulièrement dévastateur que ne renieraient pas les canadiens de Danko Jones.

La cadence ralentit certes mais « I’m slowly turning into you » s’appuie néanmoins sur un mid tempo des plus massifs.

C’est pourtant avec « A martyr for my love with you » que le duo réussit à placer sa plus belle ballade sans pour autant totalement délaisser les guitares musclées.

Comblé à ce stade, l’auditeur se laisse donc prendre à la main pour le digestif avec un « Catch hell blues » blues explosif et un « Effect and cause » titre calme et acoustique pour une conclusion tout en douceur.

En conclusion, après le plantage quasi-total de « Get behind me Satan », « Icky thump » est une heureuse surprise changeant radicalement la donne.

Faisant la part belle au talent hors du commun de Jack White, « Icky thump » est un album inspiré, varié, homogène et agréable qui fera le bonheur des amateurs de guitare électrique haute en couleurs.

On retrouve donc avec plaisir le groupe rock dynamique et créatif du début des années 2000.

Je ne peux donc que recommander aux fans de rock cet album revigorant, puissant et accrocheur.

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 22:23

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En 2005, « Elephant » assoit par la grâce d’un seul hit voir d’un seul riff certes génial de « Seven nation army », en force la renommée de The whites stripes.

Deux ans après le duo frère-sœur, récidive avec « Get behind me Satan » espérant sans doute confirmer le succès précédemment acquis.

Avec son titre provocateur mais sa pochette si sage, « Get behind me Satan » débute par « Blue orchid » titre court, simple, dynamique,  basé sur un riff efficace destiné sans nul doute aux ondes hertziennes.

L’ambiance est déjà moins intense et compacte avec « The nurse » desservi par un rythme décousu et un affreux son de xylophone.

The white stripes retrouve son swing avec « My doorbell », au rythme rock très entrainant puis enchaine sur « Forever for her (is over for me) » un autre morceau lent qui passe tant bien que mal.

Après « Little ghost », une ballade acoustique sans intérêt aucun, survient « The denial twist » agréable sans être bouleversant enchainé d’une nouvelle ballade geignarde au piano bien plombant « White moon ».

On retrouve enfin plus de guitare électrique sur « Instinct blues », passe rapidement sur « Passiv manipulation » court interlude concédé par Jack White à sa sœur Meg pour retomber avec « Take, take, take » sur un titre en demi teinte pénible à l’écoute.

La fin du disque se profile alors avec « As ugly as I seem » nouvelle ballade transparente, « Red rain » alternant courtes poussées de décibels et irritantes accalmies musicales et comme on pourrait s’y attendre « I’m lonely » une énième ballade geignarde avec en prime accompagnement au piano.

En conclusion, contrairement à ce que son titre pourrait laisser espérer « Get behind me Satan » est d’une platitude totale et passé son premier titre idéal pour attrape radio-gogo, déçoit profondément.

La guitare de Jack White est nettement moins tranchante qu’à son habitude et les ballades pullulent ici, se reproduisant à la vitesse de cellules cancérigènes pour infecter l’atmosphère globale du disque.

Peu d’intérêt donc à ce disque absolument dispensable manquant de fraicheur, de punch et de vivacité.

« Get behind me Satan » ou le début d’un embourgeoisement ?

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