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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 22:54
Janis Joplin : the essential (Janis Joplin)

Janis Joplin toujours avec « The essential » double best of sorti en 2003 regroupant la plus grande part des meilleurs morceaux d’une carrière météorique de seulement trois années.

On débute avec le célébrissime « Down on me » interprétée avec force et conviction.

Sur « Coo coo » la guitare tient (tout juste) tête à la puissance sauvage de la chanteuse ce qui n’est pas la cas de « Women is losers » ou le déséquilibre apparait flagrant.

Plus de charme, fluidité et un groove entrainant sur « Bye, bye baby » qui contient bon nombres d’attributs de ce qu’on appelle communément un tube.

Comme souvent compte tenu du tempérament excentrique de Joplin et de son répertoire relativement réduit, un premier live fait son apparition, « Ball and chain » blues énergique sans réelle surprise si ce n’est sa longueur assommante de huit minutes.

Rien à voir sans doute avec « Road block » rapide et échevelé avec son lot de hurlements et « Piece of my heart » autre standard aux refrains entrainants et musclés.

Plus sages, traditionnels et moins épicés sont « Misery’n » et le trop bluesy « I need a man to love » ou les grands éclats éraillés de la chanteuses se montrent irritants.

Gros son de guitare distordu, voix brisée par l’alcool et la cigarette, vient « Summertime » dégoulinant de souffrance.

Viennent ensuite cinq live destinés à combler les vides : « Flower in the sun » blues parsemé de cris, « Farewell song » un tantinet plus adouci et de fait écoutable, l‘hyper intense « Raise your hand » alliant cuivres et cris, « To love somebody » relativement apaisé » avant un ultime « Kozmic blues » trouvant enfin la grâce.

On aborde ensuite le second disque, « Try (just a little bit harder) » puissant et enlevé avec un chant hurlé parfois aux confins du supportable.

L’ambiance se fait plus calme et apaisée sur le classieux « Maybe ».

On croit rêver lorsque la tigresse se fait chatte sur les ballades « One good man », « Little girl blue », « Work me, lord », ce dernier se montrant purement et simplement assommant.

Un live plus loin « Tell Mama » survient « Move over » puissant, accrocheur et prélude au déroulement de quasiment tout l’album « Pearl ».

Beaucoup de ballades bluesy donc, « Cry baby », « A woman left lonely » « My baby » « Me and Bobby Mc Gee » entrecoupés « Half moon » un plus entrainant et groovy.

Après la courte mais divine illumination de « Mercedes Benz » on s’assoupit en douceur avec « Trust me » et « Get it while you can ».

En conclusion, aussi impensable que cela puisse paraitre, « Janis Joplin : the essential » ne m’a pas convaincu.

En cause principalement le style finalement assez classique de la musique, du rock transpirant le blues par tous ses pores, mais de manière plus gênante le style vocal certes explosif de la chanteuse mais par trop excessif et souvent douloureux à l’écoute tant la voix de Joplin charriait énormément de souffrance.

Janis Joplin chanteuse d’exception donc, révolutionnaire par son approche émotionnelle à « cœur ouvert » de la musique, par son excentricité et sa puissance animale mais au final juste une poignée de titres se détachent pleinement de son répertoire qui manque pour moi d’originalité et de consistance dont « Move over », « Mercedes Benz », « Piece of my heart » et autre « Down me ».

Pas d’adoration donc pour la grande icône du rock des 60’s mais juste un respect poli un peu embarrassé.

En tout état de cause, ce double bestof gonflé de live dispensables, s’avère parfaitement indigeste sur la longueur.

Janis Joplin : the essential (Janis Joplin)

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Published by Seth - dans Rock
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