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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 20:35
X-men n°122 (Peter Milligan, Salvador Larroca, Clayton Henry, Tony Bedard, Roger Cruz)

On poursuit dans la même lignée avec « X-men n°122 » sorti en 2006.

Ici Peter Milligan (scénario) et Salvador Larroca (dessins) présentent un affrontement désormais classique entre les X-men et Apocalypse, attaqué dans son immense vaisseau spatial, source également de son incroyable technologie.

Apocalypse leur oppose son cavalier Mort en fait Gambit conditionné et une lutte confuse s’engage alors dans un espace confiné qui aboutit à la destruction d’une cuve remplie de liquide destinée à servir d’antidote à un virus que souhaitait répandre le mutant égyptien sur la Terre.

Restés en contre bas de l’immense vaisseau-forteresse, Cyclope, Rockslide, Colossus et Emma Frost se heurtent au puissant Famine, l’un des cavaliers d’Apocalypse, tandis qu’Apocalypse décide de partir jugulant à grand peine les errements de Gambit, hésitant devant son amour Malicia.

L’arrivée de Sunfire, ex cavalier finalement déconditionné, fait pencher la balance du coté des X-men et repousse Famine à coup de feux solaires.

Les autres X-men parviennent à quitter le vaisseau avec la complicité de Ozymandias, le scribe d’Apocalypse et à rejoindre leurs amis, tandis que leur adversaire se rend au siège des Nations Unies pour livrer un ultimatum aux humains, exterminer eux-mêmes 90% de la population ou alors libérer son virus sur la Terre.

Pour faire face, les X-men obtiennent l’utilisation d’utiliser deux robots de combats : Crazy train et War machine.

Clayton Henry prend ensuite la plume pour raconter le processus de conditionnement volontaire de Gambit, s’offrant aux douloureux instruments d’Apocalypse par rancune personne contre les X-men.

Dans la suite, Tony Bedard (scénario) et Roger Cruz (dessins), montrent l’arrivée spectaculaire de l’énigmatique Gardien dans la propriété des X-men (Rocket, Bishop, Rachel, Psylocke, Diablo) et comprennent par Psylocke, que son frère Jamie et trois autres de ses amis, Ned Horrocks, Amina Synge et Godfrey Calthrop partis dans un rallye au Sahara et revenus changés à jamais par le pouvoir d’une entité cosmique appelé l’Ange déchu, sorte de pendant au Phénix noir, cherchant l’immuabilité éternelle.

L’arrivée prochaine du Déchu sur Terre entraine des phénomènes irrationnels, comme l’attaque de monstres reptiliens invulnérables semblant uniquement sensibles au sabre de Psylocke.

Les amis de Jamie se déchainent également, Godfrey montrant des capacités à assembler le métal pour créer un colosse animé, Ned capable de maitriser la foudre, qui prennent par surprise les X-men, les capturent et les entrainent auprès d’Amina, qui invoque un rituel magique afin des les aspirer dans le monde du Déchu.

Les X-men pénètrent dans un monde orientalisant réputé parfait ou le Déchu explique sous la forme d’un ange la pureté des ses intentions pacifiques mais Psylocke trouve la faille de son raisonnement, l’accès à cette perfection à seulement quatre représentant d’une même espèce, le reste étant voué à la destruction.

Découvert puis mis étrangement à mal par les pouvoirs combinés de Psylocke et de Rachel, le Déchu finit par rebrousser chemin, libérant le corps du roi égyptien qu’il occupait.

L’épisode se termine sur un appel au secours de Tornade qui depuis le Kenya est aux prises avec son ennemi le colonel Shetani.

Par la suite, Colossus donne une leçon aux trop tendres Hellion : Rockslide, X-23, Surge, Elixir et Dust tandis que Matthew Risman, obéissant aux ordres du révérend Stryker, réactivant le mouvement religieux anti mutant appelé les Purificateurs, lance une attaque commando et tue Wallflower la petite amie d’Elixir d’une balle dans la tête …

On termine par le spectre de Nimrod, la sentinelle du futur, apparemment réactivé par Stryker pour accomplir sa mission divine.

En conclusion, « X-men n°122 » brille davantage par la qualité du trait des dessinateurs de talents comme Larroca et Cruse, que par l’originalité des scénario.

Des trois épisodes, seul celui avec Apocalypse sort du lot, autant par le style majestueux de Larroca que par l’efficacité du scénario de Milligan.

Malgré la présence du Gardien, d’un être similaire au Phénix ou de la résurrection des Purificateurs, Tony Bedard n’arrive pas à la cheville de son maitre Chris Claremont et peine rendre aussi passionnante cette resucée des années 80.

X-men n°122 (Peter Milligan, Salvador Larroca, Clayton Henry, Tony Bedard, Roger Cruz)
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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 22:11
Astonishing X-men n°46, bébé de guerre (David Swierczynski, Ariel Olivetti,  Craig Kyle, Christopher Yost, Peter David, Pablo Raimondi, Tony Bédard, Paul Pelletier)

Au milieu des années 2000, les émanations des X-men fleurissent, aussi « Astonishing X-men n°46 » sort en 2007 avec une poursuite de la modernisation du mythe crée par Stan Lee et Jack Kirby dans les années 60.

Pour commencer, Duane Swierczynski (scénario) et Ariel Olivetti (dessins) propulsent le lecteur en plein futur apocalyptique dans lequel Cable, mutant fils de Cyclope s’obstine à sauver sur la Terre de 2043, la vie d’un bébé mutant seul survivant de la race après le génocide appelé du jour M.

Cable est agressé par balles par le mutant Bishop, qui comme lui possède un bras robotisé mais parvient à le repousser en lui plantant un couteau dans le torse.

Blessé et mal en point, Cable se voit momentanément sauvé par l’apparition d’hommes armés.

Cet intermède permet de comprendre l’origine de la quête de Bishop, qui s’est greffé son bras robotique après avoir été mordu par un lézard géant, et a ensuite utilisé une machine à remonter le temps crée par Forge pour traquer Cable dans le futur afin d’empêcher que le génocide mutant ne se produise dans le présent.

L’épisode se termine sur Cable acculé par le groupe armé recevant un poids lourd projeté par Bishop pour le tuer.

On retrouve l’univers sombre de Craig Kyle et Christopher Yost avec X-force (Warpath, Wolverine, X-23) qui constituent un commando visant à retrouver et libérer Félina capturée et droguée par Mattew Risman chef des Purificateurs, ennemis historiques des X-men.

En réalité, Risman n’est qu’un homme de main du robot Bastion nouveau chef suprême des Purificateurs, qui a enlevé des leaders anti mutants comme le cyborg Donald Pierce, la Reine Lépreuse, Grayton Creed, Bolivar Trask le créateur des Sentinelles, William Stryker le fondateur du mouvement décédés, pour leur implanter un virus du futur inspiré du puissant techno-organisme Magus et en faire des armes anti mutants.

Ensuite on bascule avec Peter David (scénario) et Pablo Raimondi (dessin) dans un nouveau futur apocalyptique ou une immense grille électrique crée par Arcade menace New-York.

Facteur-X (Guido, Madrox, Cyrène, Rector, Monet) capturent Arcade pour desserrer l’étau mais le génie scientifique parvient à leur échapper en se faisant passer pour l’un de ses robots.

Les mutants utilisent leurs immenses pouvoirs pour secourir la population avant que Rector ne parvienne à pirater in extremis l’ordinateur d’Arcade pour mettre fin à ce piège mortel.

On change de braquet avec Exiles qui dessinés par Paul Pelletier sur un scénario de Tony Bédard, tombent en pleine bataille galactique dans laquelle la garde impériale Shi’ar tente désespérément d’empêcher le Surfer d’argent de détruire un géant de pierre.

Malgré leurs pouvoirs, Starbolt, Neutron, Smasher et même le surpuissant Gladiator ne peuvent vaincre un Surfer déchainant son pouvoir cosmique.

Ils sont tous tués, même Gladiator coupé en deux par la planche du Surfer et seule Manta parvient à échapper au massacre.

Le Surfer est écarté par les étonnants pouvoirs des téléportation de Blink augmentés par le géant de pierre, en réalité une version du futur de Galactus appelée le Restaurateur, usant de ses immenses pouvoirs pour restaurer les mondes périssant sous l’effet d’un virus cosmique.

Mais la victoire des Exilés est de courte durée, car Manta les prévient qu’il leur faut ramener le Restaurateur au sein de l’empire Shi’ar pour le soigner avant que le Surfer ne revienne pour tenter de lui voler son pouvoir pour sauver son propre monde Zenn La.

En conclusion, « Astonishing X-men n°46 » présente un très voir trop vaste panel de l’univers des X-men en ciblant nettement une approche futuriste.

Le graphisme d’Olivetti en impose mais ne parvient pas à combler la faiblesse d’un affrontement entre cyborg body buildés du futur.

Réactiver les Pacificateurs est une idée excitante mais le scénario alambiqué de Kyle et le style pauvre de Yost en gâchent la réalisation.

Difficile de se passionner pour la pauvreté de l’intrigue de Facteur-X et seuls les surprenant Exilés viennent par une combinaison excitante d’un scénario ambitieux/innovant et d’un style flamboyant, ravir le lecteur avec un affrontement culte dans lequel le Surfer tue facilement le pourtant réputé redoutable Gladiator.

Au final, malgré la diversité, un sentiment de vide devant la faiblesse des oeuvres proposées.

Astonishing X-men n°46, bébé de guerre (David Swierczynski, Ariel Olivetti,  Craig Kyle, Christopher Yost, Peter David, Pablo Raimondi, Tony Bédard, Paul Pelletier)
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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 09:46
Lost saison 3, épisodes 1 et 2 (Jeffrey Jacobs Abrams)

Voici après une courte pose technique « Lost saison 3, épisodes 1 et 2 » diffusés aux Etats-Unis en 2006- 2007.

Le premier épisode de la troisième saison est signé des pères fondateurs de la série, J J Abrams, Damon Lindelhof et Carlon Cuse sur une réalisation de Jack Bender.

On y retrouve après le troc scandaleux opéré par Michael (Harrold Perrineau Jr) pour s’enfuir en bateau avec son fils, Jake (Matthew Fox), Kate (Evangeline Lilly) et Sawyer (Josh Holloway) détenus en otage dans trois lieux différents du camps des Autres.

Détenu dans ce qui ressemble à un aquarium avec vitre en plexiglas, Jake réagit mal à sa captivité et se montre très agressif avec Juliet (Elizabeth Mitchell), une nouvelle venue chez les Autres, médecin de formation qui semble en apparence plus douce que ses camarades.

Très torturé, Jake revit par flash backs interposés son passé avec son douloureux divorce avec Sarah (Julie Bowen), qu’il soupçonne à tort d’entretenir une liaison avec son propre père Christian (John Terry)

Face à l’arrogance habituelle de Christian, Jake qui entend fermement contester le divorce à Sarah, le poursuit jusqu’à une réunion d’un groupe de soutien aux alcooliques et se bat avec lui, ce qui le conduit en prison.

Libéré sous caution par Sarah, il se rend à l’évidence : sa femme le quitte pour un autre homme qui n’est pas son père.

Revenant à la réalité, il profite de l’apparente gentillesse de Juliet qui cherche à lui donner à manger pour la prendre en otage et sortir de sa cellule.

Dans le couloir il tombe sur Henry alias Benjamin Linus (Michael Emerson) le leader incontesté des Autres, qui lui conseille de ne pas ouvrir une porte massive.

Enragé, Jake n’écoute pas et des trombes d’eau s’engouffrent alors dans l’espace.

Benjamin s’enfuit laissant Juliet et Jake en danger de mort avant que ce dernier ne parvienne à fermer la porte.

Juliet profite de la confusion pour l’assommer.

De son coté, Kate est forcée de se doucher et de revêtir une robe d’été légère.

Elle finit par retrouver Sawyer détenu lui dans une cage en plein air de dimensions suffisantes pour accueillir un ours et qui croyant profiter de la tentative d’évasion d’un jeune homme appelé Karl (Blake Bashoff), est rapidement stoppé par les gardes qui utilisent des mini taser électriques ultra douloureux.

L’épisode 2 réalisé par Paul Edwards sur un scénario de Jeff Pinkner/Drew Goddard, change de point de vue en revenant sur Sayid (Naveen Andrews), Sun (Yunjin Kim) et Jin (Daniel Dae Kim) qui lassés d’attendre sur le voilier, vont sur l’ile allumer un feux afin d’avertir Jake, Kate et Sawyer de leur présence.

Cette stratégie douteuse est en réalité un piège que tente de tendre Sayid afin d’attirer les autres dans une embuscade.

Maitrisant de mieux en mieux l’anglais, Jin comprend le stratagème et l’accepte tendis que Sun reste en sécurité sur le voilier.

Du coté des otages, Benjamin reprend la direction des opérations, invitant Jake à un déjeuner sur la plage et lui proposant le même marché cornélien qu’à Michael : sa liberté en échange de sa coopération.

Soumis à l’autorité de Pickett (Michael Bowen) le brutal contremaitre, Sawyer et Kate sont obligés à travailler toute la journée dans les champs et à casser avec d’autres prisonnier des cailloux.

Fidèle à lui-même, Sawyer ne supporte pas longtemps ce régime et tente une manœuvre audacieuse qui l’amène à confisquer une arme automatique et à menacer les gardes.

Malheureusement, Kate encore elle est tenue en joue par Juliet et force Sawyer à capituler.

Après avoir été assommé, Sawyer se réveille dans sa cage à ours et trouve la force de plaisanter avec Kate qu’il a embrassé avant sa tentative d’évasion.

Sur le voilier devenu un objet de convoitise pour Benjamin, le choses ne se passent pas comme prévu, un commando des Autres mené par l’athlétique Colleen (Paula Malcomson) contourne le piège de Sayid et attaque Kim restée seule à bord.

La coréenne réplique, tuant Colleen d’une balle au corps mais ne peut empêcher le commando de démarrer les moteurs pour voler le navire.

Paniquée, elle parvient néanmoins avec l’aide de Sayid et Jin revenus en catastrophe à son secours à sauter à la mer et a être récupérée.

Cette épisode insiste lourdement sur la relation adultère de Sun en Corée avec Jae Lee (Tony Lee), la découverte par son père Mr Paik (Byron Chung) et sa réaction de chef mafieux impitoyable conduisant à exiger à Jin de tuer l’amant.

Même si il ignore en réalité la relation de sa femme avec Lee, Jin a beaucoup de mal à exécuter cet ordre et préfère demander au riche héritier de quitter le pays.

Incapable de supporter cet affront, Lee se suicide en se jetant du balcon de son hôtel.

Eplorée, Sun se rend à son enterrement sous le regard désapprobateur de son père.

En conclusion, poursuivant sur la très bonne lancée de la fin de la saison 2, « Lost saison 3, épisodes 1 et 2 » débute de manière réellement excitante avec une situation de captivité angoissante, la découverte d’un mode vie hyper organisé à la fois scientifique et militaire des Autres, l’apparition de nouveaux personnages comme Juliet tout en continuant à creuser sur les relations des personnages les plus intéressants : le torturé Jake puis le couple Jin-Sun qui après des débuts irritants de lenteur, délivre enfin la complexité et l’intérêt de sa relation.

Après ce début sans faute, il me tarde donc d’aborder la suite.

Lost saison 3, épisodes 1 et 2 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 08:50
40 ans, mode d'emploi (Judd Apatow)

Arrivée proche (hélas!) de la quarantaine oblige, j’ai regardé « 40 ans, mode d’emploi » de Judd Apatow.

Sorti en 2012, « 40 ans, mode d’emploi » traite de la bonne vieille crise de la quarantaine avec le couple Pete (Paul Ruud) et Debbie (Leslie Mann), qui à l’approche de leur 40 ans, font le point sur leurs difficultés relationnelles.

Pete est un producteur californien d’artistes rock certes talentueux et reconnus mais vieillissant et en perte de vitesse comme Graham Parker (joué par lui-même).

Malgré sa réelle passion pour la musique, les affaires marchent mal surtout lorsque le dernier disque de Parker fait un flop en terme de ventes, acculant son entreprise au bord de la faillite.

Trop fier pour l’avouer à Debbie, il préfère donner le change …

Pourtant les difficultés du couples sont bien là : absence de vie sexuelle, routine, omni présence de leurs deux filles, dont l’ainée Sadie (Maud Apatow) en pleine crise de puberté ne supporte plus les règles que tente d’imposer Debbie concernant la restriction de l’usage d’internet.

De son coté, Debbie qui fréquente Jason (Jason Segel) un coach sportif se prenant pour un gourou, connait elle aussi des difficultés dans son magasin de vêtements avec la disparition de grosses sommes d’argent.

Lorsqu’en plus Larry (Albert Brooks) le père de Pete, lui emprunte de fortes sommes d’argent pour élever ses trois enfants issus d’une union tardive avec une femme plus jeune, on comprend que la situation ne va pas tarder à exploser.

Endettés et mal dans leur peau, Pete et Debbie envisagent de vendre leur maison et peinent à reconnaitre que leur mariage est un échec.

Seule l’éducation des enfants semble les forcer à rester ensemble, Sadie étant le principal soucis des parents, ce qui les pousse à espionner le compte facebook de leur fille et découvrir des prises de becs avec un garçon de son école.

Debbie se rend sur place, menace le jeune homme de treize ans ce qui en retour voit une grosse empoignade entre Cathy (Melissa McCarthy) la mère de ce dernier et Pete, avant que l’explication face au proviseur de l’établissement ne tourne en leur faveur.

Du coté professionnel, Debbie qui suspecte un instant une de ses serveuses la superbe Desi (Megan Fox) de piquer dans la caisse, découvre lors d’une sortie nocturne avec elle qu’elle ne doit son train de vie qu’à ses prestations d’escort girl.

Elle comprend finalement que la très sage et sérieuse Jodi (Charlyne Yi) est en en réalité une schizophrène responsable des vols et qu’en raison de son état mental, aucun remboursement n’est envisageable.

La fête d’anniversaire de Pete tourne au fiasco lorsque Larry et Oliver (John Lightgow) le père biologique de Debbie qu’elle n’a pas vu depuis sept ans, prennent mal ses reproches et provoquent une dispute générale.

Mais tout n’est pas perdu pour le roublard Jason qui profite de la fête pour emballer Desi en lui promettant une remise en forme complète de son corps du reste déjà parfait.

Lorsque Pete apprend que Debbie est enceinte d’un troisième enfant, c’est l’explosion et il se rend sur son vélo pour pédaler rageusement dans les environs.

Ce qui devait arriver arriva et Pete percute une voiture, puis se fait tabasser par son conducteur une vieux type brutal.

Ramassé par Debbie, il accepte cette nouvelle grossesse et le couple en apparence réconcilié file voir un concert de Parker.

En conclusion, « 40 ans, mode d’emploi » est un film qui déçoit par son traitement, son coté cathartique pénible et son manque évident d’humour/légèreté.

On se lasse assez vite de ses personnages peu sympathiques et de leur problèmes, de leur têtes d’américains stéréotypés, propres sur eux, de leur grosses voitures, de leur énorme baraque et de leurs deux enfants ingérables.

Long, douloureux et aussi peu plaisant qu’une psychothérapie, « 40 ans, mode d’emploi » est un film à éviter de toute urgence, lorsqu’on aborde la quarantaine.

Si vous avez d’autres suggestions ?

40 ans, mode d'emploi (Judd Apatow)
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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 08:01
Le convoyeur (Nicolas Boukhrief)

Sorti en 2004, « Le convoyeur » est un petit film français de Nicolas Boukhrief.

Très originale, l’histoire se déroule dans le milieu fermé des convoyeurs de fond, ces hommes qui pour un salaire de smicards prennent le risque de s’exposer à des attaques armées pour protéger les quelques centaines de milliers d’euros qu’ils transportent.

Alexandre Demarre (Albert Dupontel) est un convoyeur fraichement embauché au sein de la société Vigilante, qui a connu une série noire de plusieurs attaques contre ses fourgons avec à la clé mort d’hommes.

Même si à la veille d’un rachat par un concurrent américain, l’ambiance n’est pas au beau fixe, Alexandre s’intègre sans difficulté dans ce monde étrange au fil des rondes, en côtoyant Jacques (Jean Dujardin), Bernard (François Berléand) ex militaire porté sur les armes, Momie (Philippe Laudenbach), Butagaz (Gilles Gaston Dreyfus) le syndicaliste de l’équipe, le jeune Belette (Julien Boisselier) et Nicole (Claude Perron) seule femme dans ce milieu hyper masculin.

Il découvre les trajets dans des banlieues glauques ou les agressions sont monnaies courantes pour alimenter des petits commerces et les divers trafics réalisés pour arrondir les fins de mois pratiqués par Belette en vendant du hasicsh à des collégiens.

Alexandre joue le jeu, participe aux paris idiots, aux séances de tirs et tire même occasionnellement sur son joint pour faire baisser sa nervosité.

Ses collègues ignore qu’il est infiltré pour découvrir qui est le traitre au sein de la société.

Vivant reclus dans une chambre d’hôtel, Alexandre ment à son épouse, enquête mais ses motivations restent obscures, on devine une tragédie familiale lors d’un braquage de fourgon durant laquelle son fils aurait été tué par accident.

Sa seule compagnie est la femme de chambre de l’hôtel, Isabelle (Aure Atika) avec qui un semblant de relation même si la curiosité dévore la jeune femme devant le comportement mystérieux de son client.

Lors d’un braquage dans une zone de banlieue, Bernard pousse le trio à prendre des risques, se découvrant pour ouvrir le feu sur les assaillants des gosses de cités mal préparés.

Un carnage opère durant lequel, Alexandre touché au thorax mais protégé par son gilet pare balles, tue un adolescent et Dolph (Olivier Loustau), l’athlète de l’équipe est abattu.

Le choc psychologique est terrible pour Alexandre qui pense un instant à quitter la Vigilante avant que le chef du personnel ne le convainc de rester moyennant de conserver sa place lors du rachat par les américains.

L’homme reste et devient alors très respecté tandis que Bernard est rétrogradé en raison de ses pulsions violentes.

Baissant sa garde, Alexandre se fait surprendre par Bernard qui était le traitre de la Viligante, renseignant des braqueurs organisés militairement pour prendre d’assaut le dépôt.

Karim (Sami Zitouni) une jeune recrue est tué lors de l’attaque tandis qu’Alexandre est frappé puis ligoté.

Bernard, tenté par l’appât du gain, fait entrer le commando dans le dépôt tout en tenant en respect Alexandre assis à ses cotés.

Avec l’effet de surprise, les armes automatiques et des grenades aveuglantes, les braqueurs prennent rapidement le dessus sur les convoyeurs qui sont presque tous tués sans avoir le temps de toucher ou riposter face à leurs agresseurs.

Seule Nicole échappe au massacre et parvient à tuer l’un d’eux à coups de banc dans le vestiaire.

Face au danger, Alexandre met la pression à Bernard en plaquant le canon de son pistolet sur son front.

Incapable de le tuer, Bernard perd ses moyens et est assommé à coups de crosse.

Alexandre bascule sous le fourgon et fait feux, tuant par surprise deux membres du commando.

Il progresse dans les locaux, tuant encore un homme après un corps à corps haletant en lui plaquant une grenade dans le dos.

Blessé, choqué et épuisé, il s’affale, repoussant une ultime proposition de Bernard pour fuir ensemble avec l’argent, prend une vieille décapotable d’un des employés pour se rendre sur la route ou son fils a trouvé la mort et se laisser glisser, apaisé vers une mort sereine en pleine foret.

En conclusion, « Le convoyeur » est un film âpre et intense servi par une atmosphère réaliste épurée à l’extrême et par des acteurs excellents.

Mâchoire carrée, cheveux rasés et corps d’athlète, Albert Dupontel domine de la tête et des épaules se rôle difficile et complexe narrant l’envers d’un milieu assez peu représenté à l’écran, celui d’hommes côtoyant un mélange de routine et de risques dans une ambiance difficile.

Le coté mystérieux et suggéré de cette quête de père de famille fascine et confère au film l’originalité nécessaire lui permettant de sortir des scénarios trop prévisibles.

Le meilleur film avec Albert Dupontel ? Peut être bien …

Le convoyeur (Nicolas Boukhrief)
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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 22:33
Le voyage de Chihiro (Hayao Miazaki)

Détour vers un des réalisateurs asiatiques les plus talentueux qui soient, le maitre de l’animation japonais Hayao Miyazaki, avec « Le voyage de Chihiro ».

Sorti en 2001 après le déjà très renommé « Princesse Mononoké », « Le voyage de Chihiro » montre le périple de Chihiro, une jeune fille qui se rendant dans sa nouvelle maison avec ses parents, se retrouve dans une fête foraine désaffectée.

Les parents de Chihiro sont punis de leur goinfrerie en étant changé en cochons dans le monde des esprits et la vie de la jeune fille bascule complètement.

Guidée par Haku, un jeune homme aux mystérieux pouvoirs magiques, Chihiro évolue dans un monde d’êtres étranges ou les humains sont exclus.

Oubliant sa peur, Chihiro suit les conseils de son guide avant qu’il ne disparaisse et s’adresse pour trouver un travail à Kumanji, un vieil esclave à six bras actionnant sans relâche une complexe mécanique alimentant une gigantesque chaudière à vapeur.

L’insistance de Chihiro qui perturbe le travail de petits oursins à pattes acheminant des morceaux de charbons, finit par irriter Kumanji, qui sous les conseils de la jeune employée Lin, lui conseille de s’adresser à la patronne des bains, la puissante Yubaba.

Toute tremblante, Chihiro pénètre dans les appartement de Yubaba, qui est s’avère une affreuse sorcière dotée de redoutables pouvoirs magique.

Dur et méchante, Yubaba change le nom de Chihiro en Sen et l’embauche comme employée dans ses bains.

Malgré l’aide de la sympathique Lin et celle plus froide de Haku, qu’elle retrouve comme bras droit de la sorcière, Chihiro a les plus grandes difficultés à s’intégrer dans le monde sans pitié des bains.

Elle est pourtant aidée dans ses actions par Sans visage, une forme fantomatique masquée qui intervient périodiquement avec bienveillance en sa faveur.

Chihiro s’illustre en prenant en charge un esprit de la rivière souillé par la pollution et aide son énorme corps couvert de boue à se purifier dans un bain d’eau chaude.

Expurgé de tous les déchets contenus dans son lit, l’esprit reconnaissant quitte les bains en remerciant la jeune fille.

Chihiro comprend que ses parents sont gardés comme beaucoup d’humains sous forme de cochons par Yubaba sans espoir de retour.

Toujours attirée par Haku, elle le découvre sous la forme d’un dragon mourant après avoir été attaqué par des origami de papier.

N’écoutant que son grand cœur, Chihiro met tout en œuvre pour sauver Haku qui a été grièvement blessé en s’en prenant sur ordre à Zeniba, la sœur jumelle de Yubaba.

Chihiro s’oppose aux ordres de Yubaba de se débarrasser du corps de Haku et reçoit l’aide de l’étrange Zeniba, magicienne ennemie de sa sœur qui intervertit son fils Bo, un gigantesque bébé obèse et capricieux avec un rapace et les trois têtes domestiquées de sa rivale.

Aidée par Zeniba, Chihiro retrouve le dragon ensanglanté chez Kumanji et lui fait absorber une potion guerrissante qui expurge le mal que lui avait injecté sa maitresse.

Yubaba qui a fort à faire avec Sans visage venu aux bains exiger de voir de Chihiro et dévorant un par un les serviteurs dans son énorme corps.

Seule l’arrivée de Chihiro semble calmer l’étrange créature, qui semble être elle aussi un esprit errant mais lorsque la jeune fille le fuit, une course poursuite s’engage et se termine par la prise d’un train semi aquatique pour se rendre chez Zenaba.

Une nouvelle fois aidée par Haku esprit de la rivière que Chihiro a connu dans son enfance, la jeune fille prend confiance et soutenue par l’ensemble des employés des bains, y compris Bo, finit par convaincre Yubaba de rendre leur forme humaine à ses parents.

Lorsqu’elle se réveille après avoir laissé Haku, Chihiro est de retour avec ses parents qui ne se rappellent de rien dans la fête foraine.

En conclusion, « Le voyage de Chihiro » est un conte moderne, une œuvre poétique rappelant « Alice au pays des merveilles » version asiatique.

Etrange, baroque, d’une grande créativité artistique et richesse visuelle, ce film d’animation puise dans la culture des dieux shintoïstes japonais une esthétique étonnante contrastant avec le monde moderne, irrespectueux et dégradant des forces naturelles élémentaires.

Difficile donc de trouver des références connues dans cet univers féerique ou le merveilleux l’emporte sur un scénario logique.

Même si je goute assez tièdement les films d’animation asiatiques, je ne peux que reconnaitre le caractère unique et émouvant de ce film, qui demeure à ce jour le plus grand succès de Miyazaki.

Le voyage de Chihiro (Hayao Miazaki)
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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 21:36
Mariage à Mendoza (Edouard Deluc)

Plus de légèreté avec « Mariage à Mendoza » d’Edouard Deluc.

Sorti récemment en 2013, ce petit film raconte le périple de deux frères issus de pères différents, Antoine (Nicolas Duvauchelle) et Marcus (Philippe Rebbot) aussi dissemblables physiquement que mentalement qui se rendent en Argentine pour le mariage de leur cousin à Mendoza.

A Buenos Aires, Marcus joue le rôle de l’échalas bout en train, cherchant à égayer son frère mutique et déprimé par une récente rupture d’avec sa femme.

En baragouinant un espagno-franco-anglais de cuisine, le duo sort, discute avec des filles dans un bar, erre dans les rues puis se rend dans un bordel, sans toutefois conclure avec les prostituées présentes.

Marcus sympathise avec Gonzalo (Gustavo Kamentzky) le gérant de l’hôtel qui a lui aussi connu des peines de cœur et qui accepte de leur servir de guide dans le vignoble argentin.

Après avoir loué une vieille Cadillac, le trio s’engage sur les routes poussiéreuses et après quelques haltes dégustatives, échoue chez Emilio (Cesar Bordon), un viticulteur, mais surtout compagnon de l’ex femme de Gonzalo.

Malgré la présence de la sympathique Gabriela (Paloma Contreras) jeune et belle serveuse francophone, la soirée ne tarde pas à dégénérer lorsque Gonzalo assomme son rival et Antoine enfin ranimé lui dérobe quelques bouteilles de vins.

La réaction d’Emilio est terrible et se solde par une salve de chevrotine qui blesse Antoine au ventre et oblige le trio à fuir avec dans la confusion, Gabriela à leurs cotés.

C’est donc à quatre que l’aventure continue, mais la jeune fille bien qu’aimable remet Marcus à sa place dans ses tentatives d’approches.

Finalement Antoine, plus jeune, est le seul à obtenir les grâces de Gabriela.

Après le vol de leur voiture, heureusement récupérée après avoir menacé les gamins l’ayant dérobée, se révèle la maladie de Marcus, dépressif et suivi depuis six mois.

Victime de malaise, l’homme parait fragile et réellement souffrir.

Il est finalement soutenu par ses amis et en particulier Antoine qui profite de cette aventure pour se rapprocher de son frère.

Finalement arrivé à Mendoza, les deux frères retrouvent Xavier (Benjamin Biolay) qui épouse une native du village.

La fête, arrosée de cocaïne, bat son plein et soude les trois hommes …

En conclusion, « Mariage à Mendoza » a tous les attributs du road movie parsemé de rencontres fortuites et d’aventures.
Malgré ce postulat sympathique, le résultat est gâché par le jeu horripilant des acteurs, en particulier Duvauchelle, parfaite tête à claques même si Rebbot, sorte de vieux échalas déplumé est également pathétique dans son rôle de dragueur paumé.

Accumulant les clichés de franchouillards à l’étranger, « Mariage à Mendoza » est un parfait film pour bobos débiles se voulant supérieurement intelligents.

A fuir de toute urgence donc !

Mariage à Mendoza (Edouard Deluc)
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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 12:45
Les guerres d'Afrique (Bernard Lugan)

Il y a bien longtemps que je souhaitais m’intéresser à l’histoire de l’Afrique aussi « Les guerres d’Afrique » de l’historien Bernard Lugan est elle venue à point nommé m’éclairer sur le sujet.

Sorti en 2013, ce volumineux ouvrage en quatre grandes parties se propose de balayer toute les guerres de l’immense continent africain de la préhistoire à nos jours.

On commence donc logiquement par les temps les plus reculés jusqu’à -8000 av JC pour se baser sur les peintures rupestres montrant une variété de populations entre blancs à cheveux lisses, hommes à peau foncée non noirs et Noirs.

Déjà les premières guerres arrivent entre races différentes, les Berbères considérés comme Blancs prenant progressivement à partir de -4500 av JC le dessus dans la région du Sahara.

Dans l’Afrique australe, les agro-pasteurs noirs éliminent l’ethnie des San, peuple de nomades cueilleurs-chasseurs au mode de vie diamétralement opposé.

Avec la montée en puissance des pharaons l’Égypte, les écrits apparaissent et permettent de découvrir les différentes guerres qui furent menées contre les autres peuples pour défendre l’Empire ou acquérir de nouveaux territoires vers la Nubie riche en or, conquise en près d’un siècle entre -2000 et -1000 avant JC.

Civilisation pionnière dont la sophistication ne lasse pas de nous étonner encore aujourd’hui, l’Égypte disposa également d’une importante force militaire avec archers, cavaliers, chars et navires.

Impossible également de ne pas parler des récits de l’Antiquité sans évoquer Carthage qui menaça Rome durant trois guerres puniques étalées sur 300 ans, avant d’être définitivement réduite à néant par sa rivale.

Moins connue, une autre lutte opposa les Berbères aux Arabes entre 644 et 750 et se solda par le conquête des premiers par les seconds en profitant notamment de lourdes erreurs de commandements des chefs Byzantins, incapables d’exploiter leurs positions pourtant stratégiquement supérieures.

Conséquence immédiate de cette défaite et du délitement de l’Empire romain d’Orient, la conversion d’un peuple christianisé à l’Islam, religion de leurs vainqueurs, les généraux Hassan Ibn Numan et Musa ben Nusayr.

Lugan passe ensuite en revue les principaux états guerriers d’Afrique, avec en premier lieu le Maroc, dont l’armée très organisée permit au XVI ième siècle aux sultans de repousser une tentative d’invasion portugaise qui avait sous estimé la résistance adverse puis de dominer l’Empire Songhay.

Dotée d’une marine capable de se projeter jusque dans les mers du Nord de l’Europe, l’armée marocaine incorpora plusieurs ethnies comme des esclaves noirs du sud du Sahara, les abids qui ayant atteint le nombre impressionnant de 150 000 hommes, furent massacrés pour la menace qu’ils finirent par représenter.

Difficile également de ne pas parler des puissants empires noirs, comme le Rwanda, peuplé majoritairement de Hutu (90%) et de Tutsi qui combattant à l’arc et à la lance, massacraient sauvagement leurs adversaires, mais surtout les Zulus, appartenant à l’ethnie des Nguni, qui grâce au chef de guerre Shaka bâtirent au XIX ième siècle un véritable empire s’étalant en Afrique du Sud.

Doté d’une armée féroce, disciplinée, mobile utilisant une tactique de déploiement en cornes pour enserrer ses adversaires, Shaka lança un mouvement de broyage appelé Mfecane qui sema la terreur sur son passage, obligeant la populations Sotho d’Afrique du Sud à fuir dans un mouvement jusqu’au Botswana et à la chaine montagneuse du Drakensberg avec des répercussions jusqu’au Mozambique, Zimbabwe, Zambie et Tanzanie.

Au XIX ième siècle, la conquête musulmane fut également une grande force de bouleversement en Afrique Sahélienne, par le biais de chefs religieux des ethnies des Peuls et Toucouleurs qui lancèrent plusieurs jihad aboutissant à la fondation de régimes islamiques imposés au nord du Nigeria, au Mali aux ethnies Bambara et Touaregs et au Soudan par Al Mahdi, victorieux d’une force coalisée égypto-anglaise.

Viennent ensuite deux cas particuliers notables, les Mamelouks recrutés par les Arabes comme mercenaires parmi les plus robustes des populations esclaves d’Europe de l’Est qui finirent par prendre le pouvoir en Egypte avant d‘être définitivement battus par l’armée de Napoléon, et les Boers, ethnie néerlandaise anglophone rebelle d’Afrique du Sud, qui compensa son infériorité numérique par une technique de combat imparable consistant à former une forteresse de chariots appelée le laager, pour vaincre militairement les Zulus et fonder leur propre royaume le Transvaal et l'Orange au nord ouest de l’Afrique du Sud.

Une fois rappelée donc l’aspect belliqueux des royaumes africains vient logiquement la grande vague de conquête coloniale, dont les motifs aujourd’hui discutables, poussèrent les grandes puissances européennes du XIX ième siècle à se partager l’Afrique.

Lugan explique l’incroyable supériorité militaire européenne plus par la division de leurs adversaires africains, certains devenant même leurs alliés pour se soustraire à de sévères dominations ethniques que par la supériorité technique de l’armement.

En premier vient la colonisation de l’Algérie par l’armée française en 1847 après une guerre de plus de quinze ans au cours de laquelle le général Thomas Robert Bugeaud vient à bout du de l'émir rebelle d’origine berbère Abd El Kader en adaptant ses troupes intelligemment au climat algérien.

La France, profitant de sa présence au Sénégal s’établit après une féroce concurrence au Bénin laissant l’immense Nigéria aux Anglais et prend aussi possession du Tchad après avoir défait le redoutable royaume esclavagiste de Rabah.

Les Anglais ont plus de difficultés avec les Zulus, perdant 1300 hommes lors de la cuisant défaite d’Isandhlwana, avant d’adopter les prudentes techniques de combat des Boers et d’infliger d’immenses pertes à leurs adversaires qui chargeaient à découvert.

Peu peu saignés à blanc dans leurs effectifs, les Zulus furent ainsi vaincu en 1879 et leur territoire annexé.

Le Ghana tomba finalement malgré une résistance acharné du royaume Ashanti puis vint le Nigéria qui fut conquis pacifiquement à l’exception du Nord musulman, qui résista jusqu’en 1903.

Les Anglais trouvèrent sans doute leur adversaire le plus redoutable avec les Boers, qui furent soutenus par des contingents des sympathisants de toute l’Europe et même des Etats-Unis.

Les Boers compensèrent pendant longtemps leur infériorité numérique par leur rapidité, leur connaissance du terrain et surtout leur immense courage, avant de capituler face à la puissance de l’Empire britannique dans une guerre particulièrement meurtrière ou on extermina et déporta des populations civiles dans ce qui annonce la violence des guerres mondiales du XX ième siècle.

L’Allemagne se jeta également dans le processus et connut sa part de difficultés en Namibie avec les révoltes des Herero, ethnie esclavagiste qui paya par son extermination les massacres de civils allemands.

Mal préparés, les Italiens virent leurs ambitions se briser face aux Ethiopiens de Ménélik en 1896 et se rattrapèrent par la conquête d’une partie de la Libye face à l’armée Turque.

La troisième partie du livre traite principalement des grands conflits mondiaux du XX ième siècle qui firent de l’Afrique le siège de violents combats entre les forces européennes dominantes de l’époque.

En 1914, les Allemands furent aisément vaincus par les Anglais ans l’Ouest de l’Afrique (Togo, Cameroun) puis cédèrent malgré la valeur du général Lettow-Vorbeck, pris en tenailles par en Afrique Orientale par un mouvement de blocus maritime et d’invasion anglo-portugo-belge déclenchée depuis le Congo et le Mozambique.

En parallèle de guerre de « Pacification » de l’armée française contre les Algériens et les Marocains dans quelques régions insoumises, se déroula entre 1921 et 1925 la guerre du Rif entre Marocains et Espagnols qui se termina par une intervention massive des forces françaises de Pétain qui fit plier Abd el Krim chef rebelle ayant unifié les tribus du Rif contres les troupes colonialistes.

En 1935, l’Italie commandée par Mussolini prend sa revanche sur l’Ethopie en prenant le contrôle du pays.

La Seconde guerre mondiale concentra en Afrique l’essentiel des combat de haute intensité sur la Libye et l’Egypte durant 1940-1942 avec la défaite du général Rommel face aux Anglais, tandis que les Américains et les Anglais commandés par Patton prirent l’Afrique du Nord défendue par des Français.

Pour l’Afrique, la conséquence de la Seconde guerre mondiale fut un immense mouvement de décolonisation qui se solda par de sanglantes guerres.

Dans la années 50, la révolte des Mau-Mau au Kenya, contraignit les Anglais a accorder l’indépendance au pays, puis vint la terrible guerre d’Algérie, qui fit entre 1954 et 1962 des centaines de milliers de morts sur les deux rives de la Méditerranée.

Face à la disproportion des forces entre l’armée française et les rebelles du FLN, ce dernier misa sur une politique d’attentats et massacres sur le sol algérien et français.

Si la France, appuyée par un important contingent de soldats algériens harkis ou spahis (200 000 personnes), fut victorieuse sur le terrain militaire, le Général de Gaulle préféra prudemment accorder l’indépendance à l’Algérie ce qui donna lieu à un douloureux mouvement de reflux des colons vers la France, la formation de l’OAS et d’horribles massacres des Algériens pro-français.

Le Portugal dut comme la France et l’Angleterre accorder l’indépendance à ses colonies : Angola, Mozambique et Guinée-Bissau mais le processus fut beaucoup plus lent en raison de l’habileté des Portugais à jouer sur les clivages entre ethnies locales pour maintenir leur domination sur place jusqu’en 1975.

La dernière partie de l’ouvrage s’interesse aux conflits contemporains soit jusqu’en 2013.

Lugan explique que la plupart des conflits localisés ont d’importantes bases ethniques résultant de la découpe artificielle de l’Afrique par les colons européens qui obligèrent des ennemis héréditaires à cohabiter sur un même territoire et place au second plan les luttes pour les ressources naturelles (pétrole, minerais).

On trouve donc une poussée de fièvre pour le Sahara entre Algérie et Maroc en 1963, puis entre l’Espagne, le Maroc et la Mauritanie via le mouvement indépendantiste Polisario avec en toile de fond la difficile question de la création d’un état « Sahraoui » censé représenté la mosaique d’ethnies présente dans cette immensité désertique.

Encore aujourd’hui la région du Sahel reste une importante zone de conflit, avec les guerres au Tchad, au Niger et au Mali et au Niger entre ethnies sudistes (Bambara, Malinke, Soninke) et Touaregs du nord, avant la percée islamiste d’Al Qaida de 2012 qui contraignit l’armée française à intervenir pour stabiliser le pays.

Douloureuse fut également la guerre civile algérienne qui ensanglanta le pays durant une décennie (1992-2002) avec la montée du terrorisme islamique du GIA suite à l’éclatement du FIS.

150 000 morts à la clé dont de nombreux civils, des massacres abominables et des attentats jusqu’en France, la destruction du GIA transformé en GSPC, avant l’allégeance à Al Qaida en 2007.


Encore plus près de chez nous, la guerre de Libye en 2011, dans laquelle fut renversée le régime du colonel Kadhafi, qui régnait en maitre depuis 1969, avec l’appui des tribus du Cyrénaïque et de la Tripolitaine.

En 2011, la Cyrénaïque fortement noyautée par les courants islamiques radicaux se soulève et l’intervention internationales orchestrée par la France et les Etats-Unis bouscule l’équilibre des forces, donnant aux insurgés les moyens de vaincre les troupes Libyennes pourtant largement supérieures militairement.

Soumis aux frappes de l’OTAN, Kafadi s’inclina et fut cruellement traqué puis lynché par les rebelles mais cet effondrement entraina le chaos en Libye avec la guerre entre factions berbères, mafieuses, touaregs et islamistes.

Malheureusement la corne de l’Afrique n’est pas non plus épargnée avec la volonté expansionniste des Éthiopiens à majorité chrétienne face aux faibles voisins Érythréens et Somaliens, ces derniers déchirés entre interminables guerres ethniques provoquant l’intervention internationale de 1992 et un cuisant échec militaire pour les USA à la clé.

Depuis 2004, la poussée islamique se fait également sentir en Somalie par l’émergence des Shababs affiliés à Al Qaida, finalement chassé du pouvoir à deux reprises 2007 et 2011 par une force coalisée de l’Union Africaine, meme si la situation reste fragile.

La violence gagne également le Soudan déchiré entre ethnies du Nord (blancs et musulmans) et du Sud (noirs, catholiques et près des puits de pétroles) avec le cas particulier des populations du Darfour, fuyant jusqu’au Tchad les exactions des milices arabes à la solde du pouvoir central de Khartoum contre l’ethnie rebelle Zaghawa.

La Cote d’Ivoire a également droit à un chapitre avec en 2010 l’affrontement entre le président Gbago et Ouattara, ce dernier vainqueur des élections finalement soutenu par l’armée française finissant par renverser son rival, dont les milices s’en prirent aux français présents sur place.

Mais le comble de l’atrocité semble être atteinte avec les guerres civiles, en 1991 au Sierra Leone avec d’abominables massacres commis par le rebelle Foday Sankoh et en 1990-1994 au Rwanda avec le génocide de 800 000 Tutsi par les Hutus, suite à l'attaque des Tutsi qui s’étaient lourdement armés en Ouganda et finirent par prendre le dessus sur les Forces Armées Rwandaises du pouvoir central malgré le soutien de la France.

Lugan pointe clairement la responsabilité du général canadien Dallaire, incapable de bloquer avec ses troupes de l'ONU l’avancée du Front Pour le Rwanda et de stopper la vague de massacres qui en découla.

Poussé par la France, l’ONU réagit enfin en 1994 par la création d’un Zone Humanitaire Sure chargée d’accueillir et protéger les réfugiés.

En conclusion, « Les guerres d’Afrique » est un passionnant ouvrage difficile d’accès pour le novice peu au fait des différents (et complexes) clivages ethniques et religieux d’Afrique.

Très ambitieux il couvre toute l’histoire de l’Afrique, de la préhistoire à nos jours, permettant de comprendre les forces en présence aux différentes époques, depuis l’émergence de puissances militaires dominantes locales en Egypte et Carthage antiques puis zulu, rwandaise, boers et marocaine au XIX ième siècles jusqu’à la situation actuelle soumise à des zones de chaos favorisées par les groupes terroristes islamiques financés par l’étranger en Libye, Mali, Somalie, Nigéria ou Soudan en passant par l’incontournable face de colonisation européenne anglaise, française, portugaise, allemande ou belge détruite par les deux guerres mondiales du XX ième siècle.

On comprend donc que l’Afrique a toujours été un continent régi par des systèmes d’ethnies, tribus ou clans dont l’influence étaient délimitées par des frontières naturelles : déserts, montagnes ou fleuves et que ces ethnies se livraient déjà de cruelles guerres avant l’arrivée des colons blancs qu’on accuse parfois d’avoir provoqué le chaos menant à la situation actuelle.

Difficile donc à la lecture de cet ouvrage orienté conflits, de trouver un pays épargné par de longues années de guerres inextricables rendant impossible toute idée de progression économique et sociale.

On se dit pourtant que l’Afrique recèle un important potentiel et que si l’unité pouvait davantage se faire, elle pourrait jouer son rôle sur l’échiquier mondial …

Les guerres d'Afrique (Bernard Lugan)
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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 09:06
Maitresse (Barbet Schroeder)

Exploration d’un réalisateur franco-suise reconnu mais controversé pour ses films dérangeants, Barbet Schroeder avec « Maitresse ».

Sorti en 1975, « Maitresse » traite d’un thème vieux comme le marquis de Sade (voir l’humanité !) le sadomasochisme, tendance qui avec le succès de « Fifty shades of grey » semble se démocratiser.

Olivier (Gérard Depardieu) débarque à Paris pour avec son ami Mario (André Rouyer) faire de la vente de livres en porte à porte.

En réalité, les deux vendeurs amateurs sont à l’affut de coups tordus et décident de cambrioler un appartement après avoir secouru une jeune femme Ariane (Bulle Ogier) d’un dégât des eaux.

Une fois dans l’appartement, les deux apprentis cambrioleurs tombent sur un étonnant attirail sado-maso et sont pris sur le fait par Ariane qui peut descendre à loisir depuis son logement au moyen d’un escalier rétractile télécommandé.

Tenus en respect par un doberman agressif, les deux hommes sont ligotés.

Olivier est cependant sélectionné par Ariane pour participer à une étrange séance ou revêtue d’une combinaison de cuir moulante, elle maltraite un homme déguisé en femme avec perruque et mini jupe-bustier en cuir.

Olivier est forcé d’uriner sur le malheureux qui y prend visiblement un intense plaisir et se fait de surcroit grassement rémunérer.

Choqué mais attiré par cette expérience, Olivier éconduit son acolyte et invite Ariane à diner.

La maitresse accepte et de retour dans son appartement fait l’amour avec ce jeune voyou viril et rustre.

Le lendemain, le couple part à la campagne en décapotable et Olivier découvre dans une château les activités déviantes de sa compagne qui humilie le propriétaire, un homme d’âge mur déguisé en valet appelé Emile (Tony Taffin) et fouette abondamment une jeune femme complaisamment livrée par son mari.

Inquiet mais excité, Olivier entre dans le jeu pervers et fesses la femme au fessier déjà rougi.

Il déjeune ensuite avec le châtelain dans une ambiance redevenue normale.

La passion amoureuse semble s’installer avec Ariane qui l’installe dans son appartement.

Olivier découvre qu’Ariane gagne sa vie en recevant des hommes et plus rarement des femmes, qu’elle domine et humilie dans l’appartement du dessous transformé en donjon.
Les séance varient suivant les gouts des clients mais recèlent une importante part de mise en scène/scénario.

Les hommes sont grossièrement travestis en prostituées, harnachés, ligotés ou même mis en cage et alimentés par de la pâtée pour chien (!).

Les sévices corporels sont courants, cravache, pinces, chevalet de torture ou aiguilles/clous enfichés dans des parties sensibles du corps (prépuce ou tétons).

Olivier semble accepter le mode de vie d’Ariane mais se braque lorsqu’il découvre qu’elle est sous la coupe d’un puissant proxénète, Gautier (Holger Lowenadler) à qui elle remet d’importantes sommes d’argent dans des terrains vagues.

Incapable de supporter cette domination, Olivier agit par jalousie, pénètre en force dans ses bureaux servant de couverture à un respectable homme d’affaires, le violente et lui extorque sous la menace 10 000 francs.

Après un difficile détour dans un bar et un abattoir chevalin ou il assiste à la mort horrible d’un cheval électrocuté puis vidé encore vivant, Olivier revient à l’appartement en pensant avoir résolu le problème à sa manière, directe et brutale.

Mais la réaction d’Ariane le surprend. Apeurée, elle le met dehors et quitte son appartement sans donner d’explications.

Passé le choc de la surprise, Olivier retire l’argent de leur compte commun à la banque, revient à l’appartement dans l’intention de le donner à Ariane et découvre deux hommes de main de Gautier en train de vider les lieux.

L’altercation est inévitable et Olivier met KO les deux voyous dont l’un pourtant armé de couteau.

Il se rue alors en moto jusqu’au château de Gautier situé à la campagne et découvre Ariane déjeunant paisiblement dans son jardin.

Prise de remords, la jeune femme suit Olivier qui rebrousse chemin après avoir déposé l’argent dans la boite au lettres et les deux amants ont ensuite un accident de voiture après avoir fait l’amour en conduisant.

Superficiellement blessés, ils émergent de la carcasse de la décapotable et marchent ensemble dans la foret, heureux.

En conclusion, « Maitresse » est bien entendu un film sulfureux et parfois dérangeant.

Il correspond à une époque, les années 70 ou la liberté y compris de choquer était très importante, contrairement aux années 2010 ou un repli de façade vers des valeurs morales est observé.

L’univers du sadomasochisme est exploré avec ses codes et son puissant jeu intellectuel consistant à créer des situations de frustration, humiliation ou douleur stimulant le désir.

Ces jeux assimilés par certains à une forme de déviance, sont en réalité réservé à une élite adepte de plaisirs cérébraux plus sophistiqués que le commun des mortels.

Si on peut comprendre que le sentiment de perte de contrôle puisse exciter certains, on ne peut pourtant s’empêcher de trouver pathétiques ces êtres prenant plaisir à être traités comme des larves humaines.

Film choc tourné dans un Paris vieillot aujourd’hui méconnaissable, « Maitresse » brille par l’interprétation magistrale de Depardieu, parfait en petit voyou tombant amoureux d’une femme singulière aux faux airs de Miou-Miou, qui l’initie à un monde sous terrain et secret.

A ne pas mettre devant tous les yeux donc, mais respectable pour les esprits les plus ouverts/curieux.

Maitresse (Barbet Schroeder)
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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 20:34
Bébé, mode d'emploi (Greg Berlanti)

Changement radical de registre avec « Bébé, mode d’emploi » de Greg Berlanti.

Sorti en 2010, « Bébé, mode d’emploi » est pratiquement un copié/collé de « En cloque, mode d’emploi » sorti trois années auparavant.

Dans cette comédie américaine légère, deux trentenaires célibataires que tout oppose ou presque notamment un premier rendez vous arrangé catastrophique, se retrouvent tuteurs d’un bébé Sophie après la mort accidentelle de ses parents, Peter et Alison Novack (Hayes Mc Arthur et Christina Hendricks).

Holly Berenson (Katherine Heigl) est propriétaire d’une boulangerie et courtise un sémillant client docteur Sam (Josh Lucas) tandis que Eric Messer (Josh Duhamel) est un play boy travaillant dans le milieu du basket ball, jouant de son physique avantageux pour multiplier les aventures.

Faisant fi de leur animosité réciproque, les deux célibataires vont emménager dans la maison des Novack et tenter d’élever au mieux Sophie.

L’apprentissage du rôle de parents va être dur et les doutes nombreux pour ce couple mal assorti et mal préparé avec la pression des voisins s’exerçant : un couple homo George (Andy Buckley) et Gary (Bill Brochtrup) , Josh (Will Sasso) un ancien athlète bedonnant et sa femme blonde entre deux âges et enfin une grosse femme Dee Dee (Melissa Mc Carthy) menant la vie dure à Scott (Andrew Dally) un petit homme sans personnalité relégué à changer les gosses.

Contre toute attente, Eric et Holly vont se piquer au jeu et finir par devenir amants sur fond d’excès alcoolisés et drogués.

Malheureusement, Eric va accepter une promotion à Phoenix et laisser Holly seule qui a renoncé à un projet d’agrandissement professionnel pour se consacrer à Sophie.

Lorsque Eric revient pour Thanksgiving, il trouve Sam installé, la luxueuse maison en vente et fait une scène de ménage à Holly qui regrette amèrement son départ.

Poussée par un étrange revirement de l’assistance sociale Sarah Burns (Janine Groff), Holly court après Eric qui s’apprête à prendre un avion de retour pour Phoenix et le manque, pour finalement le retrouver dans la maison.

L’évidence s’impose donc et un véritable couple se forme donc avec un bébé à la clé.

En conclusion, « Bébé, mode d’emploi » marche sur les traces de « En cloque mode d’emploi » et perd donc en effet de surprise ou en saveur, car l’homme est ici doté d’un physique de mannequin tandis que dans le précédent opus on avait affaire à un geek attachant mais plutôt repoussant physiquement.

Les bonnes vieilles recettes sont donc de mise pour ce divertissement léger et bien interprété, avec cependant parfois l’agaçante sensation de politiquement correct qui ressurgit, Berlanti n’étant pas Appatow.

A réserver donc pour un public relativement peu exigeant.

Bébé, mode d'emploi (Greg Berlanti)
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