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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 17:12

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Quatre ans après un plutôt réussi « For unlawful knowledge, les vétérans de Van Halen poursuivent leur chemin avec « Balance » à l’énigmatique (voir choquante !) pochette infantile.

Nous sommes en 1995 et l’album débute par « The seventh seal » excellent mid tempo mariant à merveille parties de guitares étincelantes de Eddie Van Halen et vocaux en fusion de Sammy Hagar.

A peine remis de cette délicieuse entrée en matière, l’auditeur se fait percuter par un hit hard FM de haute volée, « Can’t stop loving you » qui confirme le timbre parfait de Hagar pour ce type de morceaux plus commerciaux.

C’est toujours avec le même esprit hard mais mélodique que se présente « Don’t tell me (what love can do) » qui confirme l’efficacité du groupe en la matière.

La machine semblant tourner avec une certaine répétitivé sur « Amsterdam », qui malgré un son puissant patine sur ses refrains poussifs, Van Halen choisit d’appuyer sur l’accélérateur sur « Big fat money » beaucoup plus rapide et percutant.

On récupère avec « Strung out », un court instrumental plutôt bruitage d’ambiance et   une nouvelle ballade au piano, « Not enough » plutôt assommante dans la durée.

Le lumière jaillit de « Aftershock » qui réussit à trouver le bon équilibre entre dynamique, riffs et puissance vocale maitrisés.

Suivent deux instrumentaux « Doin’ time » doté de percussions expérimentales, puis « Baluchitherium » plus traditionnel car entièrement dévolu à la guitare de sa majesté Eddie.

L’album se termine par une nouvelle ballade acoustique, « Take me back (déjà vu) » plutôt agréable dans le registre intimiste et « Feelin » power ballade mélodique beaucoup plus appuyées.

En conclusion, dans la même veine que « For unlawful knowledge » ,
 « Balance » lui est toutefois inférieur, tout particulièrement dans sa seconde partie, franchement faiblarde.

Semblant un peu à court d’inspiration, Van Halen s’oriente vers un hard FM gorgé de ballades sirupeuses entre lesquelles s’intercalent quelques instrumentaux sans intérêt.

Il reste heureusement quelques morceaux plus saillants venant rappeler la qualité intrinsèque des musiciens et leur formidable abattage lorsque tous les paramètres se trouvent correctement configurés.

« Balance » est aussi le dernier album avec Sammy Hagar derrière le micro, le chanteur n’ayant pour moi aucunement démérité face à son légendaire prédécesseur, et par son timbre puissant et sensuel, pouvant lui aussi revendiquer une place au hall of fame des grands chanteurs de hard rock.

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 11:49

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C’est avec une certaine émotion que je vais aborder ce « Titan n°30 » car premier comic book qui tomba entre mes mains d’enfants en 1981.

A cette époque, le phénomène Star wars bâtait son plein, aussi n’est il pas étonnant de retrouver une adaptation en bandes dessinées dans les premiers numéros de Titans.

Ici Mary Jo Duffy (scénario) aidé de Jean Frisano (dessins) prend ses distances avec l’histoire imaginée par George Lucas, pour narrer une aventurette du passé de Obiwan Kenobi, le maitre Jedi, grand père de Luke Skywalker.

Dans celle-ci, l’habile Jedi voyageant sur un croiseur touristique dans l’espace, utilise une ruse tactique pour préserver le vaisseau d’une attaque de pirates de l’espace, les Mersons.

Plus intéressant car réellement original, Iron-fist (alias Danny Rand)  pris en charge par le duo de maitres Chris Claremont (scénario) et John Byrne (dessins) pour conter une magnifique aventure dans laquelle le héros git alité après qu’un rival appelé Serpent d’acier lui ait dérobé son fameux poing de fer, affaiblissant considérablement son énergie vitale.

Fist reçoit l’aide des ses amis, les détectives Colleen Wing et Misty Knight, la belle afro américaine avec qui il semble avoir une relation intime, mais surtout de Spider-man qui apporte une aide précieuse.

On apprend que le Serpent d’acier est en réalité Davos, élève du monastère de Kun-Lun qui n’accepta pas d’être battu par Wendell Rand, le père de Danny dans la conquête du poing de fer et qui cherche à présent à se venger sur son fils.

Investi du poing de fer, Davos se révèle un adversaire redoutable capable de tenir tête à Spider-man et aux deux détectives réunies.

Iron-fist rassemble donc ses dernières forces et affronte son rival dans un combat pour l’honneur.

Mais aveuglé par sa rage, Davos se montre incapable de maitriser l’énergie du poing de fer qui le consume et finit par le détruire, Fist finissant par récupérer son bien et embrassant Misty devant un Spider-man rassuré par cette fin heureuse.

Cela semble impossible mais Captain Marvel scénarisé par Doug Moench et dessiné par Pat Broderick place à la barre encore plus haut (à un niveau exceptionnel donc) ou le héros cosmique aidé de Drax doit faire face à une incarnation maléfique de Isaac, l’ordinateur de Titan, qui flanqué de redoutables créatures  Chaos, Gé, Stellax, a pour but la destruction de Titan.

Après avoir placé ses amis humains Rick Jones et Gertie en sécurité, Marvel peut donc combattre ces féroces adversaires qui se révèlent trop puissants pour lui.

Marvel et ses amis se retrouvent donc dans un vaisseau aux cotés de Mentor, Elysius et Eros pour mener leur dernier combat.
La noblesse d’âme de Marvel qui n’hésite pas à se encaisser une rafale mortelle lui étant destinée, pousse Drax a une réaction de colère et à déchainer suffisamment de puissance pour détruire le dénommé Stellax.

Le terrible effort le met hors combat mais déchaine aussi Marvel qui faisant usage de son pouvoir cosmique défait aisément Gué et Chaos.

Isaac et Marvel restent donc face à face pour un ultime duel et si l’ordinateur semble prendre le dessus et vouloir imposer un monde à son image peuplé de clones robotisés, Marvel réagit en puisant dans les tréfonds de son pouvoir cosmique pour faire ressentir à son adversaire toute la somme des expériences humaines (amour, haine, peur, doute, joie, espoir ..) depuis l’histoire de l’humanité ce qui le rend fou et le déconnecte.

Tandis que les Eternels fêtent la victoire, Drax s’éclipse l’esprit pacifié et nourrissant une estime pour son ancien ennemi Captain Marvel.

On termine par une histoire puisant dans les premiers Marvel de la fin des années 60, dans laquelle Roy Thomas (scénario) et Don Heck (dessins) font tomber les légendaires Envahisseurs (Captain américa, la Torche humaine, le Prince des mers) sous le contrôle télépathique de leur ennemi nazi l’infernal Crane rouge, pour affronter une autre équipe fameuse de super héros, la Légion de la liberté, rassemblée par Bucky Barnes.

Le combat a lieu dans un stade de baseball et revêt un aspect spectaculaire et permet de mettre en lumière des héros aussi méconnus et oublié que Patriot, Whizzer, Diamant Bleu, Jack Frost, Film-man, Corbeau rouge, Miss America.

Une intervention appropriée de Toro permet de détruire la machine infernale de Crane rouge asservissant les Envahisseurs et met fin de fait au combat stérile entre les super héros pour préserver la foule assemblée dans le stade.

En conclusion, loin de moi l’idée de me moquer avec le recul de cet excellent « Titan n°30 ».

Si pour être tout à fait honnête, l’adaptation de Star wars par Marvel n’est pas une franche réussite et à un arrière gout de réchauffé et si l’exhumation de ces bons vieux Envahisseurs ennemis des nazis sonne dans les années 80 un peu dépassée avec le graphisme toujours minimaliste de Heck, les deux autres aventures côtoient le sublime.

Iron-fist impeccablement dessiné par le génial Byrne, tient la route dans un univers d‘art martiaux, de mérite, de spiritualité et de respect, grandement aidé par un scénario excitant concocté par Claremont qui se surcroit permet de lier une belle histoire d’amour entre un beau blond et une belle afro américaine.

Mais le plus incroyable reste cette aventure de Captain Marvel sublimée Broderick avec des ennemis de haut calibre, un puissant souffle épique tournant autour des vertus de l’amitié, de la bonté, de la générosité et du sacrifice désintéressée pour une cause plus haute que soi, ce qui constitue finalement pour moi l’essence du héros.
Je comprends donc avec le recul en constatant la haute qualité de ce Titan, les raisons de ma fascination première pour les comics books.

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 15:57

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Comic books toujours mais dans un tout autre registre avec « Docteur Strange et Docteur Fatalis » de Roger Stern (scénario) et Mike Magnola (dessins), ce dernier étant connu pour être entre autre le créateur du célèbre Hellboy.

Nous sommes ici en 1990 dans la collection Top BD de chez Marvel qui donna lieu à de belles réalisations à l’époque.

Ici le lecteur est immédiatement plongé dans les méditations mystiques de Genghis,  vieux sorcier retranché dans l‘Himalaya, qui s’apprête à convoquer les plus puissants mages de la Terre pour décerner au plus méritant d’entre eux le titre du sorcier suprême.

Avant de lancer sa convocation, Genghis revit une partie de son passé et se souvient de ses rencontres avec le jeune Victor von Doom, qui cherchait à apprendre les arts mystiques et qui n’a pas hésité à le violenter après son refus d’enseigner pour aller se former auprès de maitres plus conciliants qu’il ne tarda pas à dominer en devenant Fatalis.

Entendant l’appel, le Docteur Strange également connu de Genghis pour l’avoir soigné après l’attaque de Fatalis, se rend sur le lieu de la convocation, un temple caché dans une épaisse foret du sud est asiatique.

Outres des sorcier de tous les continents, Fatalis répond à l’appel d’un tournoi patronné par des divinités mystiques fréquemment invoquées : les Vishanti Oshtur, Hoggoth et Agamoto.

Le défi d’apparence simple consiste à délivrer Genghis d’une prison de cristal crée par les Vishanti mais se révèle beaucoup plus difficile que prévu, les sortilèges des sorciers ricochant contre sa paroi et les frappant pour faire d’eux des zombies luttant les uns contre les autres.

Fatalis dont l’armure analyse les techniques des sorciers pour les assimiler est le seul avec Strange à survivre, ce dernier remportant finalement le défi en libérant Genghis.

A lui donc le titre de sorcier suprême mais également honorer une faveur embarrassante, exaucer le vœu de l’autre survivant, le très controversé Fatalis.

Surmontant sa répugnance à honorer un ennemi, Strange accepte d’accompagner Fatalis en Enfer pour délivrer l’âme de sa mère Cynthia, possédée par Méphisto avec qui elle avait bien entendu passé un marché de dupe.

On découvre à cette occasion le passé trouble de Fatalis, fils de bohémiens d’Europe de l’Est persécutés par les seigneurs locaux, et dont la mère qu’il adorait fut une sorcière.

Supériement doué intellectuellement et doté d’un farouche esprit de revanche, le jeune Victor reçut une bourse pour faire des études scientifiques aux Etats Unis avant qu’un accident de laboratoire ne le défigure et initie son parcours criminel.

Aujourd’hui en apparence stabilisé comme monarque de Latvérie, petit état d’Europe de l’Est, Fatalis n’en conserve pas moins son obsession de délivrer sa mère.

Combinant technologie et magie, le disparate duo pénètre donc dans le royaume infernal de Méphisto et affronte immédiatement des hordes de démons.

La lutte contre le Seigneur des Enfers omnipotent en son domaine, est comme on pourrait s’en douter particulièrement épique, et Méphisto alliant force et manipulation, s’arrange pour séparer les deux hommes.

Strange doit lutter contre une manipulation mentale qui vise à lui faire revivre un passé lui aussi douloureux ou après un accident de voiture il perd ses facultés de chirurgien et se voit refuser l’entrée des sorciers himalayens l’ayant formé.

De son coté Fatalis qui refuse que Méphisto lui permette d’être le souverain de la Terre, accepte de trahir son allié pour repartir des Enfers avec sa Mère.

Mais Cynthia refuse de céder sa place à Strange condamné à être le prisonnier de Méphisto et renie son propre fils.

Fatalis révèle alors sa duplicité en offrant à Strange un dispositif électronique lui permettant de se libérer pour se joindre à lui afin d’affronter de front Méphisto.

Incapables de vaincre le dieu du mal, Strange et Fatalis se confinent dans une position défensive délicate et seul une idée géniale de Strange, qui libère l’âme rachetée de Cynthia pour écœurer Méphisto, leur permet de gagner le droit à la liberté.

Plus taciturne que jamais, Fatalis avoue ensuite sur Terre à Strange être satisfait du résultat en ayant libéré l’âme de sa mère … même si il a perdu son amour à tout jamais.

En conclusion, dans un genre diamétralement opposé aux X-men, « Docteur Strange et Docteur Fatalis » réussit lui aussi à charmer le lecteur emporté dans un monde enivrant de sorcellerie et de quête passionnée d’un fils maudit pour sa mère également maudite.

Le scénario de Stern est remarquable, son exécution pas moins avec un affrontement dantesque entre deux figures du monde Marvel et le non moins fascinant Dieu du Mal incarné.

Le personnage torturé et charismatique de Fatalis reste pour moi nettement plus fascinant que celui plus lisse de Strange, avec cette symbiose parfaite entre génie scientifique et mystique qui le rendent si fascinant.

Le style simple et économique de Magnola, que je n’aime pas beaucoup dans Hellboy, parvient à se hisser à un niveau supérieur ici avec des dessins infernaux réellement imposants.

Tout concourt donc à faire de cet album une authentique réussite pour les amateurs de magie noire !

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 12:17

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Revenons aux éternels X-men avec un album réputé culte, « X-men : Dieu crée, l’homme détruit ».

Sorti en 1982, peu après la déjà monumentale saga du Phénix noir, « X-men : Dieu crée, l’homme détruit », marque pour Chris Claremont l’opportunité de faire basculer ses chers X-men dans des enjeux beaucoup plus ancrés dans la réalité, avec la question centrale de l’acceptation des mutants par les humains.

Avec Brent Eric Anderson aux dessins, Claremont brosse donc l’histoire de la quête d’un homme, William Stryker, leader d’un mouvement religieux évangélique extrêmement puissant considérant les mutants comme une menace pour l’humanité et entretenant un climat de persécution contre eux.

Habile orateur, Stryker est en réalité un homme à double face, participant d’un coté à des débats télévisés philosophico-scientifiques avec le Professeur X, mais dirigeant en réalité un redoutable milice armée appelé les Purificateurs chargé de traquer et de tuer tous les mutants, aussi jeunes soient ils.

A la sortie d’un débat télévisé, Stryker organise un attentat contre les X-men et tue Xavier, Cyclope et Tornade.

Très affectés par la mort de leurs amis, les X-men (Wolverine, Colossus, Diablo, Shadowcat) restant marquent le coup.

En se rendant sur place, Wolverine détecte avec son odorat quelques anomalies et comprend que ses amis ne sont pas mort.

Mais les X-men sont attaqués par des Purificateurs équipés d’armures de combat et dotées d’une grande puissance de feu.

Ils répliquent et sont aidés par Magneto, forcé par les circonstances de se ranger à leurs cotés en raison de l’importance de la menace anti mutant.

Tandis que Kitty Pride (Shadowcat) utilise ses pouvoirs d’immatérielle pour suivre Anne la chef des Purificateurs, Magnéto use de ses terribles pouvoirs magnétique pour interroger l’un des Purificateurs capturés.

On comprend alors les motivations profondes de Stryker, ex soldat ayant tué sa famille en constatant qu’elle avait été irradiée par une explosion nucléaire, et parti après coup en croisade contre les mutants.

Pour éliminer définitivement les mutants, Stryker use de puissantes machines capables de le faire contrôler le cerveau du professeur Xavier, de le convaincre de le servir pour aider de l’ordinateur Cérébro entrer en contact télépathiques avec tous les mutants de la terre et les tuer.

Il parvient à l’usure à rompre les défenses mentales du professeur et en prend le contrôle pour le forcer à tuer Cyclope et Tornade eux aussi retenus prisonniers.

Dans un monde plus matériel, Kitty se retrouve en plein Bronx, aux prises avec les Purificateurs déterminés à la tuer et à des bandes de voyous sans foi ni loi.

Elle ne doit son salut qu’aux X-men qui soutenus par Magnéto n’ont aucun mal à vaincre les Purificateurs puis à récupérer les corps de Cyclope et Tornade, en réalité épargnés par le Professeur X.

Le dénouement a lieu au beau milieu d’un gigantesque prêche enflammé de Stryker au Madison Square Garden.

Le pasteur use en coulisse des pouvoirs de Xavier pour lancer une attaque télépathique d’échelle mondiale, mettant à genoux les mutants touchés de plein fouet.

Tout à sa lutte sans merci, Stryker n’hésite pas à sacrifier sa fidèle Anne, elle aussi atteinte par les ondes télépathiques de Xavier et se révélant sans le savoir également une mutante.

Tandis que Magnéto focalise l’attention de Stryker sur lui et encaisse de puissantes attaques mentales qui le mettent à mal, Cyclope et Wolverine tentent une manœuvre audacieuse visant à détruire la machine asservissant Xavier.

Une fois libérée, le Professeur reprend ses esprits et le rêve d’anéantissement de Stryker prend fin.

S’ensuit alors un passionnant échange d’opinion devant la foule, avec Stryker aveuglé par sa haine, Cyclope et Kitty, prêchant la tolérance et l’acceptation d’être différents de par leur aspect ou leur aptitudes, mais foncièrement humains et donc dignes d’être considérés comme leurs semblables.

Incapable de se raisonner, Stryker tente d’abattre Kitty mais est lui-même tué par un policier sensible aux arguments des X-men et incapable de supporter le fanatisme du prédicateur.

Les X-men repartent donc libérés et retombent dans leur éternelle divergence avec Magnéto, opposé lui à trouver une médiation avec la race humaine et conforté dans l’idée d’une compétition entre les deux espèces qu’il estime bien distinctes.

En conclusion, il est peu étonnant que Bryan Singer ait suivi sa trame pour le second volet des X-men au cinéma car  « X-men : Dieu crée, l’homme détruit » constitue assurément l’un des comic books les plus aboutis de l’histoire.

On y retrouve le fond de la problématique des X-men avec ce débat philosophique sur l’acceptation de la différence.

Dans le comic, le racisme est clairement évoqué avec un rejet des mutants par rapport à leur aspect physique ou de manière plus profonde par rapport à leurs étonnantes facultés, qui les placent souvent au-delà de l’être humain et en font une menace potentielle.

On comprend donc les mécanismes de fond du racisme basés sur la peur et la méconnaissance de l’autre.

Ce racisme revêt ici la forme d’un fanatisme religieux extrêmement puissant allié à des méthodes paramilitaires fascistes pouvant rappeler la fascination des nazis pour la technologie dans leur guerre d’anéantissement.

Remarquablement puissant sur le fond, « X-men : Dieu crée, l’homme détruit » l’est aussi sur la forme avec une atmosphère sombre et inquiétante due au style si particulier de Anderson.

Seul bémol sans doute, les scènes d’actions relativement faibles, mais ceci reste purement mineur en comparaison de la qualité globale de l’œuvre.

En ces temps troubles marqués par les tensions communautaires et la montée des partis extrémistes, on pourrait recommander la lecture « X-men : Dieu crée, l’homme détruit » comme merveille de réflexion sur la tolérance et l’acceptation de l’autre.

Vous avez dit éducatif ? Cela l'a été pour moi dans mes jeunes années ...

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 19:54

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Je n’avais, je l’avoue jamais entendu parler de « Liaison fatale » d’Adrian Lyne.

Sorti en 1987, « Liaison fatale » est un thriller d’apparence ultra classique dans lequel Dan Gallagher (Michael Douglas), un riche avocat new yorkais père de famille, commet un adultère avec une éditrice rencontrée à une soirée, Alex Forrest (Glenn Close).

Blonde, séductrice et du même âge que lui, Alex se montre trop tentante pour Dan, resté seul à New-York tandis que sa femme Beth (Ann Archer) est allé visiter leur nouvelle maison en banlieue.

Après un week end de pure passion physique, Dan pense en avoir fini avec une aventure qu’il considère comme sans lendemain mais comprend à son grand désarroi que Alex s’est considérablement attachée à lui.

Désemparé face aux réactions violentes de son amante, Dan panique lorsque celle-ci s’ouvre les veines devant lui pour le forcer à rester avec elle.

Le retour à la vie normale se trouve donc plus compliqué que prévu lorsque Alex lui apprend être enceinte de lui, vouloir garder le bébé mais surtout qu’il assume son rôle de père.

Devant le refus de Dan de rentrer dans cette logique infernale, Alex ne tarde pas à prendre une place toujours plus importante dans son existence avec des visites imprévues à son bureau et surtout des appels téléphoniques à son domicile, quelques fois en pleine nuit.

Le passage sur liste rouge ne suffit pas car Alex s’arrange pour rencontrer Beth en prétextant vouloir acheter leur appartement.

Pris au piège, Dan tente de trouver de l’aide auprès d’un ami avocat et de ses contacts dans la police, mais sans réel succès puisque Alex va jusqu’à détériorer son véhicule.

Tremblant pour son ménage, Dan pousse sa famille à déménager plus tôt que prévu en banlieue mais ne peut échapper pour autant à Alex qui tue dans un grand accès de cruauté le lapin de sa fille Ellen (Ellen Hamilton Latzen).

Acculé, Dan n’a d’autres possibilité que d’avouer sa faute à sa femme, ce qui provoque un drame familial et son déménagement forcé.

Malheureusement les révélations à Beth ne suffisent pas à apaiser Alex qui s’en prend à Ellen en l’enlevant à la sortie de l’école.

La mère est tellement paniquée qu’elle a un accident de voiture, heureusement non mortel.

Rendu lui aussi fou par les dégâts occasionnés sur sa femme et sa fille, Dan s’en prend directement à Alex en l’agressant dans son appartement.

La lutte est violente, confuse et pleine de rage.

Dan se retient de l’étrangler et a bien du mal à ne pas prendre un coup de couteau en retour.

Le retour de Beth de l’hôpital à la maison n’est pas pour rassurer la famille car Alex continue son entreprise de destruction aveugle.

L’affrontement final a lieu dans la maison après que Alex tente de tuer Beth à coup de couteau.

Dan surgit dans la salle de bain pour aider sa femme et lutte pied à pied avec la tueuse.

Après avoir été noyée, Alex surgit encore, toujours menaçante et seule une balle dans la poitrine tirée par Beth a raison d’elle.

En conclusion, « Liaison fatale » est thriller dans la veine des « Basic instinct » et autres « Harcèlement » avec ce même Michael Douglas décidément victime idéale pour la gente féminine.

Même si filmé antérieurement et donc forcément un peu daté après 27 ans, « Liaison fatale » recèle un fort gout de déjà vu par sa trame classique et d’une manière prévisible.

Malgré cela, l’intensité du suspens, la violence de certaine scène et la qualité des acteurs, même si la maigrichonne Glenn Close manque singulièrement de sex appeal comparé à Sharon Stone ou Demi Moore, font le spectateur passe un très bon moment.

Sans grande surprise ou originalité donc, mais de bonne facture.

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 23:35

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Rock fort toujours mais dans un registre beaucoup moins violent avec « Women and children first » de Van Halen.

Nous sommes en 1980, les californiens ont déjà marqué de leur empreinte l’histoire du rock par deux premiers albums de haute volée, mettant en exergue les qualités de guitariste hors norme de Eddy Van Halen, aussi ce troisième album est il attendu au tournant par les fans.

On débute par « And the cradle will rock » mid tempo gentillet qui ondule sans forcer puis enchaine avec « Everybody wants some » légèrement plus nerveux.

Le mariage entre la guitare ultra véloce de Eddy et les vocaux explosifs de Dave Lee Roth opère sur « Fools » vif et entrainant.

Le groupe accélère nettement le rythme pour le plus grand plaisir de l’auditeur qui s’éclate sur le puissant « Romeo delight ».

Après l’interlude instrumental « Tora ! Tora ! » vient le bien nommé « Lost control » tout en riffs et en vivacité.

Etourdi par autant de versatilité, l’auditeur est dérouté par un « Take your whiskey home » à la structure tortueuse et se fait cueillir par un « Could this be magic » léger et acoustique.

Au final, Van Halen remet le jus pour un ultime tour de piste :  « In a simple rhyme » aux agréables parties mélodiques.

En conclusion, avec « Women and children first » Van Halen ne parvient pas à rééditer l’exploit du premier album et délivre un disque inventif mais plutôt difficile d’accès.

Les musiciens de Van Halen continuent de montrer leur belle dextérité mais ne parviennent pas pour mois à faire plus que faire passer un agréable moment.

Pas de bouleversement ici mais un rock plutôt sage, vif et léger.

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Published by Seth - dans Hard Rock
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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 20:39

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Après Slayer et The stooges, nous restons dans le domaine du rock qui décoiffe pour aborder « Bastards » de Motorhead.

Déjà traité une fois en ces colonnes pour son mythique « Ace of spades », Motorhead est ici en piste avec un album à la pochette agressive et féroce sorti en 1993.

Les débuts sont conformes à la légende du hard rock britannique et « On your feet or on your knees » déploie un heavy metal rapide, maitrisé et d’une redoutable efficacité.

Les vieux briscards poussent encore plus fort sur la pédale à speed et balancent un « Burner » ultra offensif et d’une grande qualité.

On reste dans du costaud avec « Death or glory » qui soutenu par un remarquable travail du nouveau batteur Mikkey Dee et par un mur de riffs de Wurzel/Campbell, cogne à la manière d’un hell’s angel enivré dans un bar.

Inutile de s’attendre à brusque sursaut de clémence de la part de nos durs à cuirs, aussi surgit un « I am the sword » au cours duquel ce bon vieux Lemmy Kilmister pause sa voix en papier de verre sur encore une fois une excellente paire de riffs estampillés pur heavy.

Impossible de ne pas taper du pied et balancer le bassin sur le groove hard n‘ roll de « Born to raise hell ».

De manière plus que surprenante, Motorhead bascule ensuite avec « Don’t let daddy kiss me » vers une authentique ballade acoustique très réussie ou Kilmister parvient à se montrer crédible dans un registre doux et tendre.

Le rock n’ roll revient dans ses habits de lumière avec un « Bad woman » incandescent enchainé d’un rugueux à défaut d’être génial « Liar ».

On glisse encore une fois vers une power ballade imprévue, « Lost in the ozone » dont l’atmosphère aérienne surprend franchement de les part de nos quatre brutes.

La dernière partie se profile enfin avec « I’m the man », et « We bring the shake » mid tempo un peu fatigués malgré de louables solo centraux pour terminer par un « Devils » puissant, sombre et inquiétant.

En conclusion, « Bastards » est une heureuse surprise et démontre que même au début des années 90 en pleine période grunge, Motorhead est encore capable de faire évoluer son hard ancestral vers un heavy musclé et modernisé tout à fait capable de tenir la distance.

Certes, après une première partie explosive, nos vétérans baissent un peu de rythme mais se montrent très convainquant sur des morceaux plus lents et mélodique ou Kilmister tient malgré ses limitations vocales convenablement son rang.

Rajeuni et dopé par l’apport d’un nouveau batteur et servi par une production de haute volée, ce « Bastards » fait preuve d’une très bonne maitrise de la part de nos vieux pirates et vingt ans après en séduira encore plus d’un(e).

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 22:15

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Continuons d’explorer la face historique et sale du rock ‘n roll avec l’un de mes groupes favoris, les Stooges avec le mythique live « Metallic KO ».

Enregistré sur deux concerts à Detroit en 1973 et 1974 déroulés dans une atmosphère de provocation et de bagarre, « Metallic 2x KO » débute par l’une des bombes du répertoire des Stooges, « Raw power » interprété dans une ambiance de petit club confiné.

Malgré un son faiblard rendant assez peu hommage à la puissance brute des Stooges, le groove hargneux de « Raw power » produit tout de même son effet telle une décharge de chevrotine à bout portant.

La voix nasillarde, éraillée et provocatrice d’Iggy colle parfaitement avec l’ambiance roots de « Head on » qui s’étale sur plus huit minutes de rock expérimental intense.

On pose le tempo sur « Gimme danger » jolie ballade mélancolique sur laquelle Iggy parvient à faire passer le nécessaire frisson émotionnel.

Mais le supersonique « Search and Destroy » vient rappeler quelle terrifiante machine de destruction étaient les Stooges à l’époque.

Les titres s’étalent au gré de l‘inspiration des musiciens et de la gouaille du chanteur, dépassant allégrement les sept minutes.

Si « Heavy liquid » son chant doublé approximatif et ses guitares crachantes, donnent une impression de bruit brut pénible à supporter, Iggy et sa bande adoucissent leur mixture à base de lames de rasoir pour délivrer une nouvelle ballade « Open up and bleed » vibrante d’émotion malgré un son plus que délicat.

Les boys sont également remarquables sur « I got nothing / I got shit » dont la musique douce contraste avec des refrains hauts en couleur.

Sur « Rich bitch », une pincée de piano vient se marier à la guitare d’Asheton et à un Iggy  excellent en mode crooner.

On conclut car il le faut bien par « Cock in my Pocket » sorte de détournement punk n’ roll salement irrévérencieux qui se termine par un long monologue d’Iggy et le classique « Louie Louie » accompagné d’un feeling particulièrement groovy.

En conclusion, « Metallic 2xKO » est un album live totalement sous produit et enregistré dans des conditions de totale improvisation, ce qui ne rend pas du tout hommage à la fantastique qualité des titres ici joués.

Malgré ce handicap (ou plutôt à cause de ?), les Stooges parviennent par la force et la richesse de leur musique à accrocher l’auditeur.

L’impact d’Iggy Pop sur une scène est démentiel et on peut dire que 70% de la réussite du concert repose sur ses maigres mais toniques épaules de sprinter de la défonce et du rock ‘n  roll.

L’Iguane est grandiose dans ses hurlements, ses nombreuses interventions parlées mais se montre aussi capable de vous vriller l’âme dans de splendides ballades acoustiques à cœur ouvert.

« Metallic 2xKO » aurait donc pu être un disque culte autrement que par sa rareté, mais demeure malgré cette production d’amateurisme total, un sacré moment de musique que sauront apprécié les amateurs de rock n’ roll vivant, intense et surtout dépouillé de tout artifice superflu, ce qui demeure en 2014 un rare plaisir …

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Published by Seth - dans Punk Rock
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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 19:50

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En 1968, Sergio Léone estimant sans doute avoir fait le tour de la question des westerns, décide de clôturer le genre avec un encore une fois un chef d’œuvre, « Il était une fois dans l’Ouest ».

Dans cette magnifique fresque de 2h30 habitée par la musique hypnotique d’Enio Morricone, un homme sans nom (Charles Bronson) jouant la même mélodie lancinante à l’harmonica arrive en Californie ou il tue trois hommes venus l’attendre à la gare.

Taiseux et inquiétant, Harmonica traine dans les bars à voyous ou il cherche un homme appelé Frank (Henry Fonda).

Ce Frank est en réalité un redoutable chef de gang responsable du meurtre d’une famille d’honnêtes fermiers, les Mc Brain établis à Sweetwater.

Frank travaille en effet pour le compte d’un riche patron de chemin de fer, Morton (Gabrielle Ferzetti) qui convoite la ferme des Mc Brain.

Habile, Frank laisse sur le lieu du massacre un indice impliquant un autre chef de bande fraichement sorti de prison, Cheyenne (Jason Robards).

C’est celui-ci que croise Harmonica dans un bar et la rencontre entre les deux derniers hommes manque de tourner à l’affrontement direct.

Le malin Cheyenne se défait sans difficulté de ses poursuivants et retombe à la ferme des Mc Brain ou il rencontre Jill (Claudia Cardinale) la nouvelle jeune épouse du père Brett (Frank Wolff) venue de la Nouvelle Orléans pour s’établir auprès de sa nouvelle famille.

Malgré l’hostilité de Jill, Cheyenne parvient à établir assez de dialogue pour lui clamer son innocence dans cette sordide affaire.

C’est ensuite au tour d’Harmonica de débarquer et d’abattre deux tueurs de Frank envoyés pour éliminer Jill.

Déterminé, Harmonica piste un indic de Frank pour retrouver sa cible qui a établi son quartier général dans le wagon de Morton, salement handicapé par un cancer des os.

Mais Frank décèle sa présence, le capture et tue l’indic pour sa négligence.

Harmonica refuse de décliner son identité et tient courageusement tête à Frank, qui se voit fixé comme objectif prioritaire de s’occuper de Jill.

Frank profite de sa position de force pour abuser de Jill, qui cède en apparence au meurtrier de son mari.

Cruel et cynique, Frank révèle le passé de prostituée de Jill et pousse le vice jusqu’à lui proposer de l’épouser.

Du coté du train, Cheyenne s’avère être un allié insoupçonné de Harmonica en tuant ses gardes.

Libérés, les deux hommes reviennent à Sweetwater qu’il trouve vite.

Ils découvrent que avant sa mort, Mc Brain a commandé suffisamment de matériels pour construire une station de train voir une ville autour du tracé du nouveau de chemin de fer aimanté par la ferme en raison de son importante réserve d’eau.

Mc Brain se révèle donc un visionnaire qui croyait en ses rêves de bâtisseur.

De son coté, Frank devient de plus en plus dominant dans son association avec Morton, qu’il menace ouvertement.

Il tente de forcer la malheureuse Jill à vendre la maison à un prix dérisoire en intimidant les acheteurs potentiels, mais une fois encore Harmonica intervient en rachetant pour 5000 dollars le lot, l’argent étant la somme gagnée par la livraison de Cheyenne aux autorités.

Très déterminé, Harmonica tient une nouvelle fois tête à Frank excédé de cette résistance.

Mais décidément imprévisible, Harmonica aide immédiatement Frank a tuer des hommes envoyés par Morton pour l’abattre et se venge en le regardant agoniser dans la boue à la sortie de son wagon.

Vient alors l’heure du duel final entre Frank et Harmonica qui ayant mortellement blessé son adversaire lui révèle finalement son identité en lui collant dans la bouche l’harmonica que lui-même lui avait mis tandis qu’adolescent, il portait son frère pendu à une corde sur ses épaules avant de défaillir.

Après la mort de Frank, Harmonica se trouve apaisé d’avoir exaucé sa vengeance.

Contre toute attente, Cheyenne finalement évadé de prison, n’en veut pas à Harmonica mais ne reste pas sur place.

Les deux hommes abandonnent donc Jill, qui reste elle pour bâtir le rêve de Mc Brain et développer la ville.

Si Cheyenne atteint par une balle traitresse meurt finalement et curieusement, et Harmonica s’en va solitaire, Jill devient donc le pilier du développement de Sweetwater.

En conclusion, « Il était une fois dans l’Ouest » rivalise sans peine avec les trois premiers western de Léone et pourrait même par certains aspects les supplanter au registre de l’excellence.

Construit autour d’un scénario complexe truffé de rebondissements, « Il était une fois dans l’Ouest » instaure une atmosphère excitante et prenante qui aspire le spectateur dans un tourbillon épique.

Mais le film se sublime aussi par sa musique grandiose, ses images somptueuses, ses acteurs en état de grâce, avec un Charles Bronson hiératique au charisme écrasant, un Henry Fonda génial de cruauté, un Jason Robards parfait en voyou ambigu et l’un des meilleurs rôles de Claudia Cardinale, putain magnifique en quête de rédemption par la vie de famille et la construction de quelque chose de plus grand qu’elle.

Avec l’arrivée du train et du développement économique, Léone symbolise la fin de l’Ouest profond avec ses hors la loi et ses sheriffs, pour faire entre l’Amérique dans une ère plus industrielle.

Véritable classique indémodable du western, « Il était une fois dans l’Ouest » est un chef d’œuvre qui émeut aux larmes par sa beauté, sa magnificence et ne peut que faire aimer le 7ième art !

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Published by Seth - dans Western
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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 11:53

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Après les quelques incartades électro/pop de ces dernières semaines j’avais réellement envie de revenir à des musiques plus brutales, aussi « Hell awaits », second album de Slayer sorti en 1985 m’offre-t-il le terrain de jeu idéal pour cela.

Nous sommes au milieu des années 80 et après un premier album dans la plus pure lignée du mouvement thrash metal californien, Slayer récidive avec ce « Hell awaits » à l’infâme pochette satanique, à peine plus élaborée que celle de « Show no Mercy ».

Après quelques borborygmes du plus vilain effet et une introduction de plus trois minutes, « Hell awaits » déboule avec la furie si caractéristique du groupe à l’époque.

La frappe puissante et sèche de Lombardo définit la structure rythmique sur laquelle les guitaristes jettent leurs riffs et Tom Arraya ses vocaux haineux pour former un ensemble violent et chaotique.

On embraye sur la suite, « Kill again » aussi rapide et intense qu’un TGV de l’enfer lancé à pleine bourre, pour encaisser tout essoufflé « At dawn they sleep » au tempo étonnamment plus posé que ses prédécesseurs avant un déferlement de puissance digne des tranchées de 14-18 dans sa partie terminale.

Sortant de cette relative linéarité, l’auditeur se cramponne toujours fermement à son siège et subit de nouvelles rafales de thrash concentré, « Praise of death » qui tabasse tout azimut sans grand discernement pendant plus de cinq minutes puis « Necrophiliac » tout aussi violent mais un poil plus réglé.

L’épreuve sonore est donc bel et bien présente et fidèles à eux même, les Californiens abordent à présent la partie terminale de leur œuvre, sans baisser le pied un instant, en alignant « Crypts of eternity » redoutablement tranchant mais peut être handicapé par sa longueur et enfin « Hardening of arteries » plus intéressant dans sa partie instrumentale terminale.

En conclusion, on comprend mieux à son écoute pourquoi « Hell awaits » ne figure pas dans la top list des albums de Slayer.

On retrouve certes les fantastiques rythmiques du groupe avec le talent sans doute unique du coup de patte de Lombardo, une pluie de riffs et solo explosifs dus au duo infernal Hanneman/King, mais ceci ne suffit pas à masquer les limites de compositions trop linéaires, manquant également de refrains fédérateurs.

Malgré sa pugnacité, le chant uniforme de Arraya peut aussi être vu comme une limitation.

On pourra donc reprocher à « Hell awaits » son coté unidimensionnel et monolithique, il n’en reste pas moins un album de thrash féroce impressionnant par l’intensité et l’engagement de sa musique que l'on peut qualifier d'extrême.

 

 

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Published by Seth - dans Thrash Metal
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