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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 13:43
Lolita (Adrian Lyne)

Bouclons la boucle avec la version de « Lolita » d’Adrian Lyne.

Sorti en 1997, « Lolita » est une nouvelle adaptation du roman de Nabokov après celle de Kubrick.

La trame narrative est classiquement suivie, Humbert Humbert (Jeremy Irons) un séduisant quadragénaire européen s’établissant en Nouvelle-Angleterre pour écrire un livre sur la littérature française.

Mais l’auteur d’âge mur tombe sous le charme vénéneux de la fille de sa logeuse, Madame Haze (Melanie Griffiths), Dolores alias Lolita (Dominique Swain).

Agée de quatorze ans, Lolita joue un jeu dangereux avec Humbert à base d’attouchements, d’œillades et de provocation le tout dans le torride été américain d’une petite ville.

Séduit, Humbert tombe dans le piège et est d’autant plus triste quand Madame Haze place sa fille dans un camp d’été.

Il accepte par calcul de l’épouser pour rester au plus près de son amour tabou et commet l’erreur de consigner chaque jour ses pensées profondes, sensuelle pour la gamine, méprisante pour la mère, considérée comme une vache.

Après des nuits passés à la droguer et à songer sérieusement à l’éliminer, Humbert a la désagréable surprise de voir Madame Haze découvrir son secret et menacer de le quitter.

Malheureusement ou heureusement, Madame Haze meurt renversée par une voiture en allant poster des lettres de rupture/dénonciation.

Humbert saute alors sur l’occasion pour capter Lolita à la sortie du camp et l’emmener dans une longue ballade en voiture à travers les Etats-Unis.

Il devient son amant, supportant par amour les excentricités et les provocations de sa belle fille.

Mais la jalousie et la paranoïa s’installent également dans son esprit au point de pousser Lolita à arrêter l‘université…

Humbert se pense traqué par un détective ressemblant à son cousin et puis il y a cet homme, le producteur Clare Quilty (Frank Lagella) rencontré dans le hall d’un hôtel.

Lorsque Lolita le quitte brutalement, Humbert perd pied, revient sur ses pas, cherchant et cherchant en vain…

C’est elle qui le contracte, mariée et enceinte pour une grosse demande d’argent.

Humbert la rencontre, paye son du malgré son dégout pour son mari, un modeste mécano.
Il retrouve néanmoins Quilty l’homme qui l’a enlevé à lui pour l’amener à participer à des partouzes avec des adultes et le tue dans son manoir après un pénible dialogue et une douloureuse agonie.

Le film s’achève comme il a commencé, sur la malheureuse dérive du vieil écrivain…

En conclusion, ce « Lolita » colle très bien dans les grandes lignes au roman sulfureux de Nabokov même si Lyne vieillit un peu la gamine et donne à l’homme mur les traits séduisants du sex symbol Jerermy Irons.

Point fort du film, l’éclairage et la grande sensualité des scènes, censées montrer le désir naissant dans une atmosphère chaude et intime d’été américain…

Peu de critiques majeures donc sur l’adaptation classique d’une œuvre majeure et sur la qualité des acteurs, tous très bons dans leurs registres respectifs.

Lolita (Adrian Lyne)
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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 11:54
Club ninja (Blue Oyster Cult)

En plein milieu des années 80, Blue Oyster Cult traverse un cap difficile, se sépare du claviériste Allen Lanier au profit de Tommy Zvoncheck puis embauche un nouveau batteur Jimmy Wilcox.

Cette nouvelle collaboration donne naissance en 1986 à « Club ninja » album au titre et à la pochette ridicules qui peuvent au premier abord laisser augurer du pire.

On débute par « White flags » mid tempo dynamique marqué par les claviers néo-classiques spectaculaires du nouveau venu.

Plus intéressant car plus soigné et mélodique, « Dancing in the ruins » rappelle la grande classe de Blue Osyter Cult même si cette fois Buck Dharma remplace le légendaire Eric Bloom au chant.

C’est dans la même veine que tente de s’inscrire le plus balourd « Make rock not war » qui s’enferre dans du sous-Europe,

La touche mélodique se montre encore plus prononcée sur « Perfect water » et « Spy in the house tonight » qui sonnent très progressifs par leur maniérisme agaçant et leur surabondance d’effets guitaristiques et vocaux.

On retrouve un peu plus de férocité sur « Beat’em up » avec un Bloom qui semble se souvenir des racines hard/heavy de son groupe mais c’est pour mieux replonger dans une informe mélasse pop-clavier sur « When the war comes ».

Inutile de chercher une amélioration avec « Shadow warriors » qui honore bien peu son titre offensif et reste scotché dans son ambiance chargée et pesante malgré la puissance de feu des guitares du trio Bloom-Dharma-Bouchard.

Le BOC termine par « Madness to the method » plus lent mais tout aussi pénible.

En conclusion, « Club ninja » confirme le déclin de cette légende du hard rock américain des années 70 avec un album surchargé manquant d’inspiration, de fraicheur et d’audace.

« Club ninja » sonne aujourd’hui très ancré dans son époque et lorgne vers l’affreuse pop-progressive des années 80 sans avoir plus grand-chose à voir avoir avec son glorieux et audacieux passé.

A déconseiller donc fortement.

Club ninja (Blue Oyster Cult)
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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 22:41
Superman 3 (Richard Lester)

Voyage dans le temps avec « Superman 3 » de Richard Lester.

Sorti en 1983, ce troisième volet montre Superman (Christopher Reeves) toujours impeccable face aux pires catastrophes industrielles, aux prises avec Ross Webster (Richard Vaughn) un richissime industriel utilisant les compétences d’un génie de l’informatique August Gus Gorman (Richard Pryor) qui avait tenté de pirater une de ses sociétés.

Webster force Gus a pénétrer le réseau d’une petite société de Smallville, la ville d’origine de Superman au Kansas, pour prendre le contrôle d’un satellite appelé Vulcain et provoquer des dérèglement climatiques.

Mais lorsque Superman intervient pour protéger la Colombie de représailles de Webster face à une tornade, le génie du mal utilise le satellite pour identifier de la kryptonite, seule matière capable d’altérer les pouvoirs du plus grand super héros de la Terre.

Superman se fait berner par un stratagème grossier de Gus et s’expose au fameux minerais qui modifie son psychisme, le rendant individualiste, méchant et brutal.

Il délaisse ses fonctions et Lana Lang (Annette O’Toole) un ex copine de classe qu’il a retrouvé au cours d’une soirée des anciens à Smallville ainsi que son petit neveu et grand admirateur Ricky (Paul Kaethler).

Il redresse la Tour de Pise, éventre un cargo pour le faire dévier de sa route et a une brève relation avec Lorelei Ambrosa (Pamela Stephenson), la blonde volcanique petite amie de Webster.

Mais alors qu’il sort ivre d’un bar, Ricky lui fait la morale et provoque un conflit intérieur matérialisé par un lutte physique dans une casse entre Clark Kent le « bon Superman » contre le mauvais.

Après un combat spectaculaire, Kent triomphe et Superman reprend ses esprits.

Il se rend dans le Grand Canyon pour arrêter Webster qui a fait construire sur les recommandations de Gus un gigantesque ordinateur capable de contrôler le monde

Luttant contre des missiles et divers pièges destructeurs, Superman approche de l’ordinateur mais est bloqué par un rayon de kryptonite pur.

Gus a alors un sursaut et désactive le rayon.

Superman se reprend, bloque de Vera (Annie Ross) la rigide sœur de Webster qui avait fusionné avec l’ordinateur devenu autonome et finit par détruire l’infernale machine en utilisant des réservoirs d’acides.

Reconnaissant, il emmène Gus avec lui tandis que Ross et son équipe sont appréhendés par les autorités.

Lana refait sa vie hors de Smallville comme secrétaire, Pryor reprend un nouveau départ qu’on espère plus honnête (?) et Superman répare toutes ses erreurs, en penchant à nouveau la Tour de Pise.

En conclusion, « Superman 3 » est un honnête divertissement aux effets spéciaux aujourd’hui un peu has been mais qui plaira aux nostalgiques de la période Christopher Reeves, toujours aussi « armoire à glace » dans ce troisième volet.

Maniant humour avec l’extraverti Pryor mais aussi approche visionnaire des dangers des hackers avec l’informatique de 1983(!), ce troisième volet se montre plutôt léger et rafraichissant.

Un bon moment certes daté à savourer en famille au gré des multiples rediffusions télévisées !

Superman 3 (Richard Lester)
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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 19:45
Before Watchmen, Minutemen, volume 8 (Joe Michael Straczynski, Adam Hughes)

Urban comics continue de refaire l’histoire des Watchmen avec « Before Watchmen, Minutemen volume 8 » sorti en 2014.

Cette fois Joe Michael Straczynski et Adam Hughes s’attaque au plus puissant des Watchmen, Jon Osterman alias le Dr Manhattan en brossant une histoire d’une folle complexité, ou le physicien devenu une créature capable d’influencer le temps, l’espace et la matière en raison des formidables masses d’énergie que son corps recèle, explore les multiples alternatives de son histoire personnelle.

Jon qui a été irradié en 1959, retrouve donc ses premiers émois avec celle qui deviendra sa femme Janey Slater puis revit une terrible scène de ménage pour avoir manipulé le sort afin de patrouiller avec la sexy Spectre soyeux dans les années 60.

La crise de missiles de Cuba en 1962 est vu sous deux angles différents avec des issues diamétralement opposées, puis le temps s’accélère: la mort de Kennedy, la démission de Nixon et la chute du mur de Berlin marquant la fin de la Guerre froide.

Les questions tournoient sur fonde de physique quantique : poursuivi par les nazis lors de la fuite d’Allemagne en 1939 avec le sacrifice de sa mère Inge ? Mort et enterré en 1959 ? Présent sur Mars dans les années 80 en raison de sa dangerosité ou coulant une retraite heureuse avec Janey ?

Le flux temporel converge finalement vers Ozymandias, le riche industriel/aventurier visionnaire qui manipule le désarroi et la souffrance de Manhattan pour le convaincre de lui confier son immense pouvoir afin de faire régner la paix dans le monde.

Laissé de vivre parmi les hommes, celui qui a les pouvoirs d’un dieu s’exile enfin sur Mars pour y recréer de nouvelles conditions de vie…

En conclusion, malgré mon attachement très vif pour le Dr Manhattan en tant que seul réel super héros des Watchmen, je n’ai pas du tout accroché à « Before Watchmen, Minutemen volume 8 » qui constitue un véritable dédale incompréhensible de réalités alternatives superposées.

Straczynski se fait plaisir mais perd complètement le lecteur dans ses délires quantiques…au final de bien peu d’intérêt si ce n’est de comprendre le cheminement ayant mené le Dr maudit à tomber dans le piège tendu par l’habile Ozymandias.

Bien peu de plaisir donc dans l’histoire et dans le style froid et lugubre de Hughes.

Dommage…

Before Watchmen, Minutemen, volume 8 (Joe Michael Straczynski, Adam Hughes)
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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 19:11
Bodybuilder (Roschdy Zem)

Déjà réalisateur depuis 2006, Roschdy Zem sort en 2014 son troisième film « Bodybuilder ».

L’histoire est celle d’Antoine Morel (Vincent Rottiers), un jeune homme de la région parisienne qui après avoir été menacé et pourchassé par une bande de son quartier, est mis en sécurité en province par son frère Fred (Nicolas Duvauchelle).

Antoine débarque dont dans la banlieue de Saint Etienne chez son père Vincent (Yolan François Gauvin) qu’il n’a pas vu depuis la séparation d’avec sa mère Muriel (Dominique Raymond).

Vincent tient une salle de gym et s’entraine comme un forcené pour les championnats de France de bodybuilding.

Peu aimable, il accepte néanmoins de confier des petits boulots à Antoine, perdu et drogué.

Mais la pression de la bande de Luigi (Adel Bencherif) continue de s’exercer même à distance, tout d’abord sur sa mère qui voit son pressing saccagé par deux filles, puis sur son frère qui se fait gifler pour avoir tenter de résoudre le problème par le dialogue.

Fred comprend qu’Antoine a arnaqué la plupart des petits voyous du quartier et a contracté plusieurs milliers d’euros de dettes.

Loin de se ranger chez son père, il vole les clients de la selle de gym pour tenter de se renflouer.

Antoine rejette son père qui l’a abandonné et se montre un peu plus coulant avec sa compagne Léa (Marina Fois).

Après une explication musclée sur les vols, il finit par accepter de l’aide de Vincent qui a reçu l’aide de son coach l’ancien champion Vadim (Roschdy Zem) devenu investisseur et associé principal.

Aidé par Fred, Antoine rembourse un à un ses créanciers mais Luigi n’accepte pas de ne pas recevoir ses intérêts et le fait sévèrement tabasser par ses hommes.

Antoine revient donc très mal en point après le championnat que Vincent perd cette fois nettement eu profit de son vieux rival Gérard.

Lorsque Vincent voit son fils dans cet état, il décide de monter à Paris pour régler le problème définitivement.

Accompagné de tous ses amis gros bras culturistes, il intimide suffisamment Luigi pour arriver à ses fins.

Apaisé, Vincent parvient à trouver un boulot stable et à renouer avec sa famille.

En conclusion, « Bodybuilder » est un film au scénario bien mince et simplet, visant surtout à montrer le monde des pousseurs de fonte et de mangeurs de compléments « alimentaires ».

Bénéficiant de son carnet d’adresse, Zem s’offre une jolie brochette de bons acteurs français et livre un gentil petit film sans grande portée, ni sur le milieu du sport, ni sur celui de la petite délinquance.

Bien superficiel donc comme un téléfilm surgonflé aux stéroïdes low cost.

Bodybuilder (Roschdy Zem)
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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 21:53
Ventos de agosto (Gabriel Mascaro)

Sorti en 2014, « Ventos de agosto » est un film du réalisateur brésilien Gabriel Mascaro.

L’histoire se déroule dans un petit village perdu au fin fond du Nordeste, ou Shirley (Deandra de Morais) une jeune femme de São Paulo s’ennuie ferme à s’occuper de sa grand-mère âgée (Maria Salvino dos Santos).

Pour passer le temps Shirley écoute du punk-métal, couche avec Jeison (Geova Manoel dos Santos) un jeune pêcheur du village, l’accompagne dans ses longues sorties en mer mais aussi dans le rude exercice de la cueillette des noix de coco, source principale de revenus du village.

Le temps s’écoule lentement sous les tropiques jusqu’à ce que Jeison retrouve le corps d’un homme dans la mer.

Très choqué, Jeison ramène le cadavre au village pour tenter de l’identifier et lui accorder un enterrement digne de ce nom.

Malgré le poids des traditions, la présence du corps dans le village finit par incommoder les habitants, embarrassés par une mort violente occasionnée par blessure par balles.

Jeison tient tête avec obstination à son père (Antonio José dos Santos) lui-même pêcheur qui lui reproche de négliger son travail pour s’occuper du corps.

Alors qu’un chercheur (Gabriel Mascaro) sillonne la beauté du littoral pour enregistrer des sons de la mer et du vent, Jeison prend la décision radical de monter dans une barque pour remettre le corps au commissariat de police d’une ville plus grande amène de traiter ce cas embarrassant.

De guerre lasse, Jeison finit par laisser le corps devant le poste de police et revient au village ou il retrouve Shirley pour poursuivre leur contemplation enamourée.

En conclusion, « Ventos do agosto » est l’archétype du film d’auteur lent et contemplatif.

Peu de mots, peu d’actions, des acteurs inconnus travaillant sur l’intériorité pour un ensemble décrivant la vie particulière au bout du monde, dans une zone très reculée ou les gens vivent de peu dans une nature omniprésente.

Malgré une certaine sensibilité, des réflexions pertinentes autour de la vieillesse et de la mort, difficile d’accrocher à un film aussi mou et peu attractif…

Ventos de agosto (Gabriel Mascaro)
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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 15:43
Before Watchmen, Minutemen, volume 7 (Brian Azarello, J.G Jones)

En 2014, Urban comics continue la série des Minutemen avec « Before Watchmen, Minutemen, volume 7 » de Brian Azarello (scénario) et J.G Jones (dessins).

Dans ce septième volume, on découvre la vie d’Eddie Blake alias le Comédien, membre des Watchmen réputé pour son instabilité psychologique et sa grande violence.

Très tôt, Blake apparait comme un proche du clan Kennedy dans les années 60.

Homme de confiance de John Fitzgerald et Jackie Kennedy, il réalise pour eux des missions troubles ou ses capacités de tueurs froid et discret sont mises à contribution.

Mais en pleine mission d’éradication d’une bande criminelle menée par Moloch, le Comédien apprend la mort de son patron assassiné en pleine rue par un tireur isolé.

Le mercenaire gouvernemental change alors d’employeur et travaille pour Bobby Kennedy, qui l’envoie en mission secrète au Vietnam pour faire le sale boulot dans une guerre féroce et très couverte par les médias.

Lâché en pleine jungle, le Comédien étanche ses pulsions de violence face à des adversaires féroces et déshumanisés.

De retour aux États-Unis après un an, le Comédien est écœuré par les mouvements pacifistes et prend plaisir à déstabiliser les révoltes des minorités noires…

Lorsqu’il comprend que Kennedy se dirige à signer une paix contre une guerre qu’il ne peut gagner, il se surpasse dans la violence et la cruauté, au point d’exterminer à lui seul un village entier de civils vietnamiens.

Combinant folie et bravoure, le Comédien extraie de la jungle infestée de Viêt-Congs revanchard son ami William Benway qui meurt malheureusement avant d’avoir été secouru.

Il est ensuite sagement rappelé aux États-Unis pour des missions de lutte contre des bandes criminelles armées, aux cotés des premiers Watchmen (le Hibou et Rorschach).

Gordon, un ami de la CIA, le prévient qu’un faux terroriste palestinien va tenter d’assassiner Bobby Kennedy et le Comédien qui sait que le président lui a demander d’avouer publiquement ses crimes au Viet Nam, saisit alors l’occasion de l’éliminer.

En conclusion, « Before Watchmen, Minutemen, volume 7 » explore le passé d’un des membres les plus borderline des Watchmen, le controversé Comédien, personnage viril et instable, mais finalement assez proche d’un Wolverine ou d’un Punisher.

Solitaire, dangereux et sans état d’âmes, le Comédien n’est finalement qu’un outil d’élimination utilisé par le gouvernement, mais qui peut contrôlable finit par devenir embarrassant.

Peu d’intérêt au final dans cette version proposée par Azarello avec un personnage bien mince, sans passé, ni famille, ni femme et toujours la bonne vieille obsession des Etats-Unis pour le conflit du Viet Nam…

Grosse déception au finale donc que le style froid et assez pauvre de J.G Jones ne saurait atténuer.

Before Watchmen, Minutemen, volume 7 (Brian Azarello, J.G Jones)
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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 10:53
Lolita (Vladimir Nabokov)

L’année dernière quasiment à la même époque j’avais dégusté le « Narcisa » de Sebastian Shaw je me devais logiquement de m’atteler à l’œuvre l’ayant inspiré le fameux « Lolita » de Vladimir Nabokov.

Sorti en 1955 et victime de à juste titre selon moi d’une forte censure, « Lolita » raconte sous la forme d’un récit d’un français nommé Humbert Humbert, la confession d’une folle passion amoureuse d’un écrivain français d’une quarantaine d’années pour une enfant de douze ans, Dolores Haze, surnommé Lolita.

Issu d’un milieu aisé possédant un hôtel de luxe sur la Cote d’Azur, Humbert commence par une pénible justification de ce qui pour lui l’incline à aimer les très jeunes filles, en évoquant une amourette ratée avec une fillette nommée Annabel.

Traumatisé par le souvenir de ce premier amour contrarié, Humbert la suite de sa vie amoureuse comme un pénible cheminement avec des femmes adultes et fait preuve très tôt de son attirance coupable qu’il ne peut étancher qu’avec des jeunes prostituées.

Quitté par sa première femme, Valeria, Humbert saisit l’occasion d’un héritage aux Etats-Unis pour quitter sa vieille Europe natale.

Après quelques aventures ratées, Humbert décide de s’établir en Nouvelle-Angleterre, dans la petite ville de Ramsdale.

Il prend une chambre louée par une certaine Charlotte Haze, divorcée elle aussi qui a une fille nommée Dolores qui le séduit instantanément.

Fasciné par le corps de « nymphette » de la petite, Humbert ne tarde pas à l’épier et entame dans un torride été américain un trouble jeu de séduction qu’il se doit de cacher à sa mère.

Selon ses écrits, la petite répond favorablement à ses taquineries, ses œillades et ses attouchements légers.

L’écrivain prend l’habitude risquée de coucher par écrit ses émois quotidiens, tout en prenant soin d’enfermer le résultat de sa production dans un meuble fermé.

Gamine impertinente et capricieuse, Lolita est souvent en conflit avec sa mère qui finit par la place dans un camp de vacances, au grand désespoir d’Humbert qui perd ce qui est devenu son unique source de plaisir.

Après le départ de Lolita, Charlotte déclare son amour à Humbert qui accepte uniquement par désir de s’attacher davantage à Lolita.

En réalité, cette femme mure et grasse le dégoute car ne correspond pas du tout à ses critères déviants.

Mais quand elle lui apprend qu’à son retour, Lolita va être placée à l’Université de Beardsley ce beau stratagème s’effondre totalement.
Près d’un lac, Humbert se sent alors de pulsions de meurtre qu’il ne peut assouvir par lâcheté.

La destin va prendre pourtant un autre tournant puisque Charlotte découvre le journal malsain de son mari et surtout toute la répugnance qu’elle lui inspire.

Prise d’un accès de folie, elle est renversée par une voiture en allant poster ce qu’on devine être des lettres de divorce et d’accusation de pédophilie.

L’occasion est trop belle pour Humbert, qui récupère Lolita à la sortie du camp, lui fait croire que sa mère est simplement malade et part dans une folle équipée à travers les Etats-Unis.

Le statut de beau père offre une frêle apparence de respectabilité à ce couple hors normes vis-à-vis de quelques questions embarrassantes et Humbert profite de ces longs tête à tête avec l’enfant pour la droguer, la manipuler et asseoir davantage son emprise sur elle.

Ils vivent dans des motels minables comme il en existe des milliers dans les petites villes des Etats-Unis et vont souvent au cinéma pour répondre aux exigences de Lolita, fasciné par le grand écran.

Jaloux et possessif, Humbert exige de tout savoir des expériences sexuelles avec une jeune fille et un jeune garçon au camp de vacances puis finit par lui révéler la vérité sur la mort de sa mère afin d’éradiquer pour de bon toute velléité de rébellion.

Cette cavale dure un an à travers la Nouvelle Angleterre, descend au Sud puis bifurque à l’Ouest jusqu’à atteindre les Rocheuses puis le Pacifique, remonte ensuite vers le Nord avant de revenir au point de départ pour se rendre à l’université de Beardsley dirigée par la rigide Mrs Pratt.

De cet long périple américain, Humbert ne retient que les grands espaces d’une beauté à couper le souffle, sans commune mesure avec la vieille Europe et les scènes de ménage avec sa chère protégée sur laquelle il veille jalousement en établissant des règles strictes visant à la tenir à l’écart des autres tentations éventuelles.

Mais le comportement étrange de ce père rigide va alerter Pratt qui va finir par le convoquer pour le pousser à quelques assouplissements nécessaires selon elle à l’épanouissement de Lolita comme aller à des boums ou participer au club de théâtre.

Puis sur un coup de tête, Lolita fait part à son désir d’arrêter l’université et ce couple atypique se retrouve à nouveau à écumer les routes des Etats-Unis.

La paranoïa de Humbert se traduit par la peur d’être suivi par un détective privé qu’il affuble du nom d’un de ses cousins européen corpulent, Gustav Trapp et dont la traque après la disparition de Lolita, internée à l’hôpital, deviendra obsessionnelle.

Sans Lolita, Humbert tente de trouver des substituts comme Rita, une adulte au physique gracile avec qui il vit quelques temps en couple à New-York puis reçoit finalement en 1952 une lettre de sa chère aimée, lui annonçant s’être mariée et avoir besoin d’argent.

Persévérant et armé d‘un colt, Humbert retrouve la trace de la jeune mariée enceinte comble du comble d’un rustre mécanicien manchot nommé Filler mais ne peut se résoudre à les tuer.

Il remporte sa haine contre Clare Quilty, un producteur de films avec qui il s'est enfuie et le tue dans son ranch après un dialogue houleux et une agonie aussi lente que douloureuse.

Finalement, Humbert se laisse prendre par la police mais meurt peu avant son jugement d’une crise cardiaque…

En conclusion, « Lolita » reste plus de soixante ans après sa sortie une œuvre sulfureuse dont les justifications permanente de l’auteur en puisant des références dans l’Histoire ou même la Géographie sont absolument abjectes.

Difficile de ne pas voir au premier abord une éloge de la pédophilie puisque bien que se reconnaissant malade, Humbert tend à décrire une forme de consentement de sa proie, du reste soigneusement maintenu sous un conditionnement sévère.

Mais en creusant davantage on pénètre l’esprit d’un homme torturé, vivant en esclave de sa dépendance à cet amour obsessionnel.

Délire de pureté ? De fraicheur ? D’innoncence ? Impossible à savoir précisément mais en tout cas très certainement déviance coupable à mon sens compte tenu des effets destructeurs même à retard, non évoqués sur le psychisme de la jeune femme.

Au-delà de son thème scandaleux, « Lolita » est aussi un road movie américain à travers l’Amérique profonde et un roman au style corrosif, unique souvent drôle et cruel.

Une œuvre donc assez inclassable que je ne saurais pour toutes les réticences évoquées plus haut qualifier de chef d’œuvre.

Lolita (Vladimir Nabokov)
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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 22:31
Mirrors (Blue Oyster Cult)

Les années 70 se terminent et en 1979 Blue Oyster Cult sort « Mirrors » à la pochette décidément bien commune et donc décevante pour un groupe qui nous avait habitué à plus d’extravagances.

La formation américaine débute par « Dr Music » un succulent hard rock sensuel et groove porté par la voix magique d’Eric Bloom et quelques chœurs féminins.

La transition immédiate avec l’étrange power ballade biscornue « The great sun jester » coécrit avec l’écrivain de Science fiction John Morrcock a de quoi désarçonner et ce n’est pas le très doucereux et anecdotique « In thee » chanté par Donald Roeser qui vient changer la donne.

Certes, Blue Oyster Cult tente de redresser un peu la barre sur « Mirrors » à grands renforts de chœurs appuyés sur les refrains mais ce titre peine à atteindre le niveau des plus grands standards des américains.

Chanté par Eric Bouchard, « Moon crazy » sonne presque comme un titre des Beatles par son approche légère pop-rock et il est difficile de prendre plaisir à « The vigil » long et étonnamment amorphe malgré des parties de guitares toujours propres, trop sans doute de la paire Roeser/Lanier.

Bloom reprend les choses en main sur « I m the storm » qui malgré son titre aguicheur et son ambiance heavy metal n’a pas au final l’impact escompté.

Dans la dernière ligne droite, le BOC nous surprend avec « You’re not the one (I was looking for) » anecdotique mais frais puis « Lonely teardrops » aux riffs solides et aux harmonies vocales agréables.

En conclusion, « Mirrors » est non pas une plantade, mais sans doute l’album le plus faible de Blue Oyster Cult qu’il m’ait été donné d’écouter.

Doux, lisse, sans génie, force, ni esprit d’aventure, « Mirrors » déçoit franchement en proposant une musique à des années lumières des premiers délires extatiques des américains.

Après six années d’activité et sept albums, Blue Oyster Cult semble fatigué à la fin des années 70 et aborder la prochaine décennie sur la pente du déclin.

Heureusement, les albums suivants viendront invalider ce sombre pronostic, pour le plus grand plaisir des fans dont je fais partie !

Mirrors (Blue Oyster Cult)
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Published by Seth - dans Rock
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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 19:54
Minority report (Steven Spielberg)

En 2002, Steven Spielberg adapte un roman de Philip K Dick « Minority Report ».

L’histoire on s’en doute ultra complexe issue de l’imagination d’un des papes de la Science fiction, montre dans un futur proche (2054) John Enderton (Tom Cruise) un agent travaillant chez Précrime, une société permettant à l’aide de mutants appelés les Précogs, d’arrêter les criminels avant qu’ils ne passent à l’acte et de les plonger dans une sorte de coma éternel à l’aide de disques frontaux.

Travaillant à partir des visions des trois Précogs, plongés dans un liquide amniotique, Anderton démontre la fiabilité de la méthode en réalisant une arrestation spectaculaire, mais est ensuite alerté par une vision transmise directement par Agatha (Samantha Norton) une des Précogs, qui lui montre l’assassinat d’une femme nommée Anne Livey (Jessica Harper).

Faisant part de son étonnement, Anderton est rassuré par son chef Lamar Burgess (Max Von Sydow) qui lui assure que la Précog a été victime d’un effet rebond d’une ancienne prévision.

Il est vrai que Précrime qui n’est encore qu’une entreprise locale de Washington doit subir les investigations de Danny Witver (Colin Farrell) représentant de la Justice, afin de juger de l’extension de l’entreprise à tout le territoire américain.

Surmontant son animosité avec l’arrogant Witver, Anderton se relaxe dans son appartement futuriste au moyen d’hologrammes de son fils disparu.

Le lendemain une autre prévision le montre assassiner un homme nommé Leo Crow (Mike Binder).

Inquiet, Anderton prend la fuite mais est pris en chasse par Fletch (Neal Mc Donough) ses anciens coéquipiers, équipés de propulseurs dorsaux et d’armes non létales.

Avec beaucoup de courage et de capacités physiques, Anderton échappe à ses poursuivants et va trouver Iris Hineman (Lois Smith) la cofondatrice de Précrime.

La vieille femme lui donne des explications sur l’existence des Précogs, issus d’une expérience scientifique ratée et lui confirme que le rêve d’Agatha concernant Lively est probablement un rapport minoritaire qu’il peut retrouver directement dans son cerveau.

Anderton comprend qu’il doit revenir à Précrime mais passe par un trafiquant d’yeux nommé Eddie Solomon (Peter Stormare) qui lui greffe de nouveaux yeux pour échapper aux contrôles policiers.

L’opération est douloureuse et Solomon peu fiable mais Anderton n’a pas le choix et accepte.

Après l’opération, Anderton échappe à des petits robots traqueurs grâce à ce stratagème capture Agatha chez Précrime et parvient à scanner son esprit avec l’aide d’un ami hacker, ce qui confirme qu’il va bien tuer Crow.

Cette prédiction se réalise malheureusement puisque Anderton se retrouve dans l’appartement de Crow et comprend que c’est lui qui a enlevé et tué son fils alors qu’il jouait avec lui à la piscine.

Malgré la présence d’Agatha et sa volonté féroce de ne pas céder aux prémonitions, Anderton tue finalement Crow qui lui révèle avant de mourir avoir été simplement engagé pour jouer un rôle.

Tout prend forme néanmoins après que Agatha lui révèle que Lively était sa mère mais Anderton est ensuite capturé chez sa femme Lara (Kathryn Morris) à qui il rendait visite dans sa folle cavale.

De son coté, Witver qui a également trouvé des éléments falsifiés dans le rêve montrant le meurtre de Lively est froidement abattu par Burgess lui-même.

Lara qui a aussi fini par douter de l’innocence de Burgess, manque de subir le même sort mais il faut attendre une réaction d’un culot monstre de Jad (Steve Harris) un collègue informaticien d’Anderton pour voir divulguer en public l’horreur du crime de Burgess, qui a assassiné Lively pour le fait qu’elle ait chercher à retrouver sa fille.

Dans un dernier face à face avec Anderton, le vieil homme hésite à le tuer puis finit par se suicider.

Le projet Précrime est alors abandonné, les Précogs relâchés et Anderton peut couler des jours heureux avec Lara…

En conclusion « Minority report » est un film à la mesure des ambitions et du gout marqué pour la Science fiction de Spielberg.

Dans un monde futuriste et froid à la « I robot », le réalisateur brosse une histoire paranoïaque et folle dans le plus pur esprit torturé de Dick.

Difficile à comprendre car complexe et tordu, le film se caractérise par une réalisation efficace, d’honnêtes effets spéciaux même si aujourd’hui largement surpassés et par une prestation taillée sur mesure pour Cruise, qui fait ce qu’on attend de lui.

Original donc par son thème mais en aucun révolutionnaire et bouleversant à mon sens.

Minority report (Steven Spielberg)
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