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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 22:22
Scream dream (Ted Nugent)

En 1980, Ted Nugent ne lève pas le pied de son rythme effréné et sort « Scream dream » à la pochette disons particulièrement … ridicule et affreuse.

La valse des bassistes continue avec l’arrivée de David Kiswiney (basse) à la place encore chaude de Walt Monaghan.

Le début du disque est explosif avec un « Wango tango » excellent tube évoquant le meilleur d’un Ac/Dc braillard, musclé et tatoué.

Lancé par pareil propulseur, « Scream dream » se montre aussi féroce qu’un chat sauvage et c’est armé d’un son heavy metal que « Hard as nails » que Nugent continue son travail destruction massive.

Le bon vieux rock ‘n’ roll n’est pas pour autant remisé au placard comme le prouve les excellent « I gotta move » et « Violent love » simples, directs, instinctifs et terriblement efficace.

Puissance et vélocité des guitares, chant hurlé façon Bon Scott, « Flesh & blood » ne fait à l’image du reste du disque pas de cadeaux.

On ralentit enfin cette cadence infernale pour poser « Spit it out » un mid tempo assez poussif ce qui laisse un peu de temps au guitariste atomique pour reprendre des forces et asséner un « Come and get it » dévastateur.

Pour la fin du disque, Nugent glisse en douceur vers l’ambiance country western de « Terminus eldorado » et retourne à ses premiers amours, le rock ‘n’ roll endiablé de « Don’t cry (I’ll be back before you know baby) ».

En conclusion, « Scream dream » est un excellent album de hard rock sans concession, lorgnant par instant de part sa violence et son intensité vers le heavy metal.

Ted Nugent s’y montre particulièrement en forme, dextre et incisif comme jamais.

Son chant également beaucoup plus agressif et nasillard qu’à l’accoutumé, est lui aussi en importante évolution et peut constituer pour certain un point de faiblesse.

Un album compact et méchant qui comblera de plaisir les amateurs de hard qui décoiffe dont je fais bien évidemment partie !

Scream dream (Ted Nugent)
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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 20:16
Weekend warriors (Ted Nugent)

Après plusieurs années de productivité et de qualité exceptionnelles, 1978 voit Ted Nugent se séparer de son guitariste Derek Saint Holmes et de son bassiste Rob Grange au profit respectivement de Charlie Huhn et John Sauter.

C’est donc fortement remanié que le groupe aborde « Weekend warriors » à la pochette aussi délirante qu’explicite avec le mimétisme entre guitare et arme à feu si chère au guitariste.

Tout débute de belle manière avec un « Need you bad » mid tempo rock ‘n’ roll parfaitement dosé sur lequel Nugent démontre toute son inventivité manche en main.

C’est ensuite du coté du blues que vient puiser « One woman » bien trop classique à mon gout.

On trouve enfin plus de dynamisme et de folie avec « I got the feelin » qui survole les débats de tout son punch et sa virtuosité puis retombe avec « Tight spots » dans un des multiples mid tempo sympathiques mais un brin quelconques du début du disque.

Cadence ralentie et structure sinueuse avec « Venom soup » original à défaut d’être génial, quasi instrumental correct sur « Smokescreen » puis petite poussée d’adrénaline sur « Weekend warriors » un peu plus appuyé.

L’allumé de la sulfateuse se dirige alors vers la sortie avec un « Cruisin » teigneux et véloce, endort tout le monde sur le placide « Good friends and a bottle of wine » avant de ranger définitivement son gun au râtelier sur « Name your poison » rouillé.

En conclusion, avec la gifle que représentait « Cat scratch fever » et un remaniement de personnel conséquent, Ted Nugent accuse sensiblement le coup sur ce « Weekend warriors » dont la pochette offensive et conquérante s’avère en définitif plus que trompeuse.

Sans parler d’effondrement, on perd ici 50% de l’intensité et la démence créatrice de l’album précédent pour se trouver devant un bon album de guitare hard rock sans beaucoup d’éléments saillants.

Décevant, « Weekend warriors » l’est donc assurément et est le signe du premier net essoufflement de l’américain après trois années à produire et tourner à un rythme hors normes.

Il fallait bien que cela arrive un jour !

Weekend warriors (Ted Nugent)
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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 20:58
Cat scratch fever (Ted Nugent)

Fidèle aux bonnes habitudes des musiciens des années 70, Ted Nugent sort à cette époque un album par an, aussi vient en 1977, « Cat scratch fever » nouvelle déflagration sonore.

Comme le montre le visage ébouriffé et halluciné du guitariste-chanteur sur la pochette, « Cat scratch fever » se pose là pour en découdre et montrer que le bonhomme a encore faim de décibels.

D’entrée cette impression visuelle prend forme tant « Cat scratch fever » contient tous les ingrédients d’un grand tube hard rock bâti sur des riffs en béton armé et des refrains d’une efficacité irrésistible.

Alors qu’on pense sans doute avoir pris le meilleur en pleine face pour débuter, surgit une autre véritable bombe, « Wang dang sweet poontang » encore plus jouissif et débridé que le morceau introductif.

L’état de grâce se poursuit sur « Death by misadventure » nouvelle ode au hard rock flamboyant.

On accepte alors de suivre sans condition le guitariste dans son univers, enchainant sur « Live it up » solide mid tempo terminant de manière paroxysmique, « Home bound » bel instrumental pulsant tout en souplesse avant de plonger avec « Workin hard, playin hard » dans un nouveau bain de jouvence tout à la gloire du rock inspiré et intense.

Complètement comblé à ce stade, l’auditeur encaisse sans même frémir un nouveau tube « Sweet Sally » au groove irrésistible.

Le feu d’artifice finale arrive avec « A thousand knives » plus lent, mais incroyablement fluide et agréable, « Fist fighting son of a gun » 200% rock ‘n’ roll et « Out of control » conclusion tonique administrée sans coup férir.

En conclusion, « Cat scratch fever » n’a en rien usurpé sa réputation de classique du hard rock et est un authentique chef d’œuvre malheureusement relativement méconnu au regard de sa stature d’astre brillant haut dans le ciel.

Impossible en réalité de résister à pareille déferlante de hard rock, à une telle maestria de tubes alliant créativité, vivacité et fraicheur dans l’exécution.

Avec cet album, Ted Nugent intègre à la perfection toues les ingrédients du succès pour élever son swing et son chant au firmament de la musique rock et dépasser toutes les limites séparant le bon voir très bon disque du chef d’œuvre.

M’inclinant fort logiquement devant une telle perfection, je ne peux que recommander vivement « Cat scratch fever », car si vous ne devez écouter qu’un seul album du cinglé de Détroit dans votre vie, cela ne peut être selon moi que celui-ci !

Cat scratch fever (Ted Nugent)
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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 20:00
Free for all (Ted Nugent)

Comme vous avez pu le constater, l'excentrique Ted Nugent n’est pas homme à s’embarrasser de perte de temps ou de demi mesure, aussi est-ce tout naturellement que vient « Free for all » en 1976, soit une année seulement après son premier disque.

Avec la même entourage, le guitariste chanteur débute ce « Free for all » à la pochette ridicule ressemblant à une publicité pour déodorant, par « Free for all » qui se distingue d’entrée par un son beaucoup plus tranchant, des refrains accrocheurs tout en conservant le même classicisme dans l’approche rock hard de la guitare.

Le second titre, « Dog eat dog » est encore plus convaincant par la sourde puissance de refrains irrésistibles avant de laisser la place à « Writing on the wall » long titre sinueux et intense de plus de sept minutes laissant libre court à l’inspiration du maitre.

L’intensité est toujours très haute sur « Turn it up » ébouriffant de punch et même « Street rats » glisse avec fluidité et maitrise.

En bon guitar-héros qui se respecte, Nugent verse ensuite dans la ballade « Together », à vrai dire doté de mélodies magnifiques et d’un chant à tomber à la renverse de beauté.

La fin de l’album se profile alors avec « Light my way » tonique et agréable, « Hammerdown » flirtant par sa puissance indomptable avec le heavy metal et enfin « I love you so I told you a lie » mid tempo incandescent.

En conclusion, après la déception de « Ted Nugent », « Free for all » est une belle surprise redressant quasi immédiatement la première impression que m’avait fait Ted Nugent.

Beaucoup mieux produit, puissant, incisif et enlevé, « Free for all » est impressionnant par sa créativité et donne une vrai leçon de hard rock dynamique porté par une belle maestria et un superbe feeling de guitare.

Nous restons donc certes dans une musique classique mais o combien bien conçue et bien exécutée.

Autre amélioration sensible, le chant du guitariste en forts progrès et tout à fait à sa place dans ce contexte.

« Free for all », est donc un délicieux album de hard rock des années 70 à ranger aux des premiers Ac/Dc et Aerosmith.

Free for all (Ted Nugent)
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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 21:33
Promenade (Regis Jauffret)

Sorti en 2001, « Promenade » de Régis Jauffret précède de sept années « Lacrimosa » que j’avais particulièrement apprécié.

« Promenade » ne déroge pas à l’ambiance souvent sinistre des romans de Jauffret et observe un procédé narratif déroutant avec l’emploi quasi continuel du conditionnel mâtiné d’imparfait, pour décrire les errances continuelles d’une femme décrite par le terme Elle, en proie à un profond mal être.

Jauffret imagine donc son héroïne dans un enchevêtrement continuel et répétitif de situations d’errances au cours desquelles celle-ci rencontre une multitude d’hommes qui l’abordent dans la rue pour le plus souvent coucher avec elle.

Le mal être de cette femme est tel qu’elle accepte le plus souvent ces coucheries pour simplement aider à faire passer le temps, qu’elle trouve douloureusement lancinant.

Car il s’agit bien de supporter le fardeau de l’existence, sa vacuité, son manque de finalité, l’illusion du bonheur et la lente décrépitude conduisant inéluctablement à la fin et au néant.

Quelques fois, Jauffret projette son héroïne dans le conditionnel de relations plus durable et déroule en accéléré le film de la vie avec un mariage tournant rapidement au désastre et une maternité vécue comme une somme grande souffrance.

En effet, la femme semble être dans une logique de rejet des autres personnes même mari et enfants.

Les relations amicales ou familiales sont logées à la même enseigne, et considérées simplement comme des points de chute potentiel, de petits appartements minables en pavillon de banlieue anonymes.

Invariablement la mort conclut chacun de ces micro aventures, avec comme point focal le suicide évalué sous diverses formes la plus courante étant le saut dans le vide d’une fenêtre ou d’un pont.

C’est donc avec un fort sentiment de malaise qu’on parcourt les 300 et quelques pages de « Promenade » avec l’impression de tourner en rond et de vivre par procuration un cauchemar permanent au fur et à mesure de la déchéance d’une femme qui se laisse lentement glisser vers la précarité, la marginalité et la mort.

Foncièrement choquant, incroyablement nihiliste et dépressif, niant tout intérêt envers les relations humaines, « Promenade » produit un sentiment d’étouffement, d’irritation et de révolte.

Je ne peux donc que fortement décommander sa lecture, particulièrement pénible éprouvante et qui n’apportera pas grand-chose au lecteur si ce n’est un dégout profond pour cette femme vivant en attendant de quitter son enveloppe charnelle.

Promenade (Regis Jauffret)
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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 19:57
Ted Nugent (Ted Nugent)

Plongée vers les légendes pas toujours recommandables du hard rock avec « Ted Nugent » premier album du guitare héros Ted Nugent connu pour ses positions politiques de droite dure aux États-Unis et son excentricité scénique.

Flanqué de Derek St Holmes (guitare), Rob Grange (basse) et Cliff Davies (batterie) , Nugent est en réalité ici seul maitre à bord, composant l’essentiel de la musique, réalisant également les parties chantées et les percussions.

Sorti en 1975 dans un climat toujours propice à la création musicale, « Ted Nugent » débute par « Strangehold » titre fleuve de plus de huit minutes majoritairement dédié à la guitare, permettant de prendre la mesure du talent de Nugent avec un fort sens de la finesse mélodique.

On est à vrai dire plutôt surpris de l’impact somme toute restreint d’un « Stormtroopin » par ailleurs remarquable au niveau des riffs et des refrains accrocheurs.

Tout groove de manière conventionnelle sur « Hey baby » enchainé de « Just what the doctor ordered » trop connoté blues pour étonner ou séduire.

Nugent développe en effet un rock agréable, solide mais ultra classique sur « Snakeskin cowboys » puis insuffle un groove sec et dynamique sur « Motor city madhouse ».

L’ambiance est toujours au rock ‘n’ roll sur « Where have you been all my life » avant un relâchement bien marqué sur « You make me feel alright at home » beaucoup plus léger et doux que le reste du répertoire et un « Queen of the forest » plus rythmé et nerveux.

En conclusion, malgré son statut de disque culte, « Ted Nugent » déçoit un peu et mis à part « Strangehold » qui sort nettement du lot par sa structure, sa complexité et son originalité, rien ne se distingue fortement dans ce premier album.

Ted Nugent pratique un rock vif et animé mais beaucoup trop influencé par ses pères, le rock ‘n’ roll voir le rythm’n’ blues pour clairement se démarquer des excellentes productions des années 70 notamment un certain « Van Halen » sorti peu après.

Très bon guitariste conventionnel et chanteur moyen, Nugent n’arrive pas pour moi à exploser ni à insuffler le fluide émotionnel à faire de ce premier effort le classique annoncé.

Ted Nugent (Ted Nugent)
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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 19:12
Rome, saison un, épisodes onze et douze (Bruno Heller, John Milius)

L’heure est donc venue d’aborder les deux derniers épisodes de Rome avec « Rome, saison 1, épisodes 11 à 12 ».

L’épisode 11 réalisé par Mikael Salomon sur un scénario de Bruno Heller, montre un Titus Pullo (Ray Stevenson) en pleine dérive, embauché comme homme de main par le chef de bande Erastes Fulmen (Lorcan Cranitch) pour commettre des assassinats.

Peu discret dans cet exercice, l’ancien légionnaire est arrêté après avoir assassiné un notable opposant à César (Ciaran Hinds) et malgré son pouvoir de magistrat, son ancien ami Lucius Vorenus (Kevin Mc Kidd) ne peut rien pour lui et doit même empêcher les vétérans de Mascius (Michael Nardone) d’intervenir pour sa libération.

Après un procès sommaire, Pullo est condamné à être exécuté dans l’arène par les gladiateurs.

Du coté des intrigues de l’aristocratie, Servillia (Lindsay Duncan) qui rumine sa vengeance contre César, prend sous sa protection Quintus Pompée (Rick Warden), le fils du principal opposant à l’empereur qui avec le sénateur Cassius (Guy Henry) constitue une cellule de comploteurs dont le premier acte est de faire diffuser des propos incendiaires contre César en falsifiant la signature de Brutus (Tobias Menzies).

Ce dernier, mal à l’aise de voir son nom instrumentalisé, va trouver César qui semble croire en sa fidélité.

Il est vrai que l’empereur a d’autre préoccupations, notamment l’immense triomphe organisé en son honneur ou il fait exécuter Vercingétorix, le chef gaulois par étranglement.

Le corps de celui-ci est cependant récupéré par des Gaulois qui lui organisent secrètement des funérailles de chef avec brasier à la clé.

Mais malgré son nouveau statut, Vorenus ne peut se résoudre à voir son ami massacré dans l’arène, et devant la résistance farouche de Pullo face aux gladiateurs, il se rend lui-même sur place pour tuer un géant armé d’une masse d’armes s’apprêtant à l’achever.

Les deux hommes sont acclamés par la foule et finalement gracié par César, qui craint par-dessus tout l’impopularité.

Dans l’épisode 12 de Bruno Heller et Alan Taylor, Vorenus profite de son ascension sociale pour se rendre à une soirée chez César, ou sa femme, Niobé est sournoisement approchée par Atia (Polly Walker) qui a réussi à connaitre le secret qui la liait à son amant Pulchio (Enzo Clienti), assassiné par Pullo et Octave (Max Pirkis).

Tandis que Pullo gravement blessé se remet péniblement de ses lésions chez Vorenus, il finit par se rapprocher peu à peu de Eirene (Chiara Mastalli), qui après avoir tenté de se venger en l’assassinant, semble touchée par la sincère repentance du colosse.

Sous l’impulsion de Servillia, les tueurs passent finalement à l’attaque, distrayant l’attention de Vorenus en lui révélant l’enfant illégitime de sa femme, afin de laisser place nette au Sénat.

Acculé par les conspirateurs, César est finalement poignardé notamment par Cassius, Quintus Pompée, et Brutus qui porte le coup de grâce contre son père.

S’en est donc fini dans le sang du règne de plus connu des empereurs romains.

Une fois son but accompli, Servillia menace cette fois ouvertement de mort sa rivale Atia et son fils Octave.

Chez Vorenus, l’explication avec Niobé tourne mal et la jeune femme préfère se tuer plutôt que d’assumer le déshonneur, laissant seul le magistrat avec l’enfant.

La saison se termine sur une vision de Pullo en pèlerinage avec Eirene à la campagne, avec une liaison naissante entre eux.

En conclusion, « Rome, saison 1, épisodes 11 à 12 » conclut en beauté cette saison par un spectaculaire combat de gladiateurs livrant son lot de violence, de bravoure et de sang.

L’amitié magnifique entre Pullo et Vorenus semble être indestructible, survivant à l’ambition de l’un et à la dérive criminelle de l’autre.

La mort est également présente du coté des hautes sphères du pouvoir avec le dramatique complot contre César et son spectaculaire assassinat dans le centre même du Sénat.

Au fil des épisodes on s’attache de plus en plus aux acteurs, réellement magnifiques que ce soit la noble rigidité de Vorenus ou la générosité maladroite d’un Pullo.

Après la mort de César, une nouvelle ère s’ouvre, laissant la place à une dangereuse instabilité …

On ne peut donc que saluer la fin de cette première saison, portée par des scènes d’une grande puissance émotionnelle (par exemple la mort muette de Vercingétorix déchu), des acteurs charismatiques parvenant à faire oublier un budget par ailleurs limité, ce qui ne peut donner que envie de découvrir la seconde saison !

Rome, saison un, épisodes onze et douze (Bruno Heller, John Milius)
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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 12:52
Rome, saison un, épisodes neuf et dix (Bruno Heller, John Milius)

Il n’est absolument pas question ici de délaisser la saga de la série « Rome », aussi est venu le temps « Rome, saison 1, épisodes 9 à 10 ».

L’épisode 9 réalisé par Jeremy Podeswa sur un scénario de Alexandra Cunningham, voit Caton (Karl Johnson) et Scipion comprendre après la mort de Pompée (Kenneth Cranham) que César (Ciaran Hinds) a gagné la partie, et préférer se suicider en Afrique non sans un certain courage.

Privé d’opposants directs d’envergure militaire, César devient donc le maitre incontesté de Rome et entreprend de se faire organiser pour célébrer sa victoire un long triomphe de plusieurs jours.

Tandis que les préparatifs battent leur plein, les héros d’Egypte, le centurion
Lucius Vorenus (Kevin Mc Kidd) et du légionnaire Titus Pullo (Ray Stevenson) regagnent leur foyer mais Vorenus incapable comme beaucoup de vétérans de s’adapter à la vie civile, s’oppose directement au chef de bande Erastes Fulmen (Lorcan Cranitch) au marché.

Il devient donc la cible du mafieux local qui lui demande sa soumission sous peine de le tuer et de violer toute sa famille.

Tandis que Vorenus et Pullo réfléchissent à la meilleure manière de faire face à cette difficulté imprévue, César se fait élire dictateur pour une durée indéterminée au grand dame du sénateur Cicéron et de ses adversaires mais tous plient devant lui à présent y compris son fils adoptif Brutus (Tobias Menzies) et la vénéneuse Atia (Polly Walker).

Seule, Servillia (Lindsay Duncan), l’ex maitresse délaissée, poursuit son ex amant de sa haine, et cherche via sa jeune amante Octavia (Kerry Condon) à obtenir des information auprès de Octave (Max Pirkis) réputé connaitre un secret concernant la santé de César.

Mais le jeune Octave déjà habile politicien et nommé pontife, ne divulgue rien de compromettant concernant le nouveau maitre de Rome, même si il succombe aux charmes de sa sœur, accomplissant un acte tabou même chez les praticiens.

A la fin de l’épisode, Vorenus et Pullo qui se préparent à une lutte à mort face aux hommes d’Erastes, se voient sauvés par l’arrivée de César en personne, qui se rend chez Vorenus pour lui proposer un poste de magistrat avec salaire et domaine à la campagne à la clé.

Malgré son opposition à la politique du dictateur, Vorenus tiraillé par des problèmes d’argent et de sécurité, finit par se laisser fléchir et accepte la proposition de César, ce qui comble sa femme Niobé (Indira Varma).

Dans l’épisode 10 réalisé par Alan Taylor sur un scénario de Adrian Hodges, Vorenus apprend auprès de Posca (Nicholas Woodeson) difficilement les rudiments du métier de magistrat, devant faire campagne dans les quartiers de Rome afin de se faire élire.

Elu par corruption, il exerce ses fonctions dans la rue, arbitrant des affaires de justice souvent triviales.

A cette occasion il retrouve Mascius (Michael Nardone), un ancien ami de la 13ième légion, qui lui parle du mécontentement des vétérans cherchant à s’établir dans les campagnes romaines.

Tout en gardant ses distances avec Mascius, Vorenus accepte de soumettre leurs revendications à César, qui craignant une rébellion, la laisse négocier des terres éloignées en Pavanie.

Bien que en apparence mécontent, Mascius se laisse finalement acheter par l’argent de Vorenus et accepte de relayer la proposition aux vétérans, ce qui satisfait César.

Du coté des intrigues de femme, Octavia horrifiée par son acte sexuel tabou, décide de s’exiler auprès de prêtres grecs pour expier sa faute.

Ce départ contrarie Atia, qui a du reste compris les manœuvres de Servillia et qui se venge cruellement en demandant à ses gens de l’agresser en plein centre de Rome en tuant ses domestiques, en la déshabillant et lui coupant les cheveux en pleine rue.

Servillia se remet difficilement de l’affront, faisant face à sa rivale qui vient hypocritement la voir pour prendre de ses nouvelles.

De son coté, le déjà mature Octave corrompt les prêtres gardant sa sœur pour la faire revenir de force à Rome et rétablir ainsi la réputation de sa famille.

L’épisode se termine par un drame, Pullo fou amoureux de l’esclave Eirene (Chiara Mastalli), demande à son ami Vorenus de l’affranchir et de se porter garant pour aller s’établir avec elle à la campagne, mais réalise que Eirene aime en réalité un autre esclave, et ivre de rage tue le jeune homme dans la demeure du magistrat.

Cet assassinat brutal oblige Vorenus à chasser son ami Pullo qui avant de partir lui laisse entendre qu’il a vendu son honneur à César contre de l’argent et des terres.

En conclusion, « Rome, saison 1, épisodes 9 à 10 », offre un net regain d’intérêt à une histoire depuis peu quelque peu ronronnante.

Avec l’écroulement de ses derniers ennemis, César peut se reconcentrer sur la maitrise de Rome en s’achetant une respectabilité certes forcée auprès de sénateurs jusqu’alors hostiles mais surtout une sympathie vis-à-vis du peuple, qu’il tente d’amadouer au organisant une gigantesque fête assortie de mesures exceptionnelles.

Les intrigues politiques féroces se nouent alors entre les deux praticiennes rivales Servillia et Atia et dans un domaine plus bas socialement, Vorenus s’élève, perdant quelque peu ses nobles principes face aux réalités de la difficile reconversion de vétéran.

Pullo privé de son ami, perd les pédales et commet un geste fou par amour, ce qui le plonge dans une grande précarité à la merci des bandes armés pullulant dans la ville.
On ne peut donc qu’apprécier ces nouveaux changements majeurs dans la vie des protagonistes de l’histoire, et des tensions qui surgissent, avec une forte envie de se ruer sur les deux derniers épisodes de la fin de la saison !

Rome, saison un, épisodes neuf et dix (Bruno Heller, John Milius)
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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 10:09
Pas de printemps pour Marnie (Alfred Hitchcock)

Difficile de se lasser d’Alfred Hitchcock, aussi voici à présent « Pas de printemps pour Marnie » sorti en 1964, alors que le cinéaste était déjà solidement établi aux Etats-Unis et pouvait employer la crème des acteurs de l’époque.

Adapté d’un roman de Winston Graham, « Pas de printemps pour Marnie » débute par une intrigue classique à la « Psychose », avec le vol par une jeune secrétaire (Tippi Hedren) d’une importante somme d’argent chez la compagnie Strutt dirigée par Sidney (Martin Gabel).

Passée maitre dans l’art de la dissimulation, la jeune femme a semble t il utilisé un faux nom et s’est volatilisée une fois son méfait accompli.

Elle se rend à Baltimore pour faire quelques cadeaux à sa mère Bernice (Louise Latham) qui l’accueille froidement, préférant la compagnie d’une petite voisine à celle de sa fille.

Entre les deux femmes, une vive tension semble s’installer, confirmé par les étranges angoisses de la voleuse à propos de la couleur rouge et de l’orage.

Mark Rutland (Sean Connery) un des principaux clients de Strutt, est témoin de l’embarras de son fournisseur et observe la plus grande prudence lorsque la jeune femme s’arrange pour se faire engager dans sa propre compagnie sous une nouvelle fausse identité Marnie Edgar et apparence.

Rutland laisse Marnie s’installer chez lui et profiter d’un moment ou la surveillance se relâche le week end pour renouveler sa manœuvre et dérober plusieurs milliers de dollars.

Elle comprend trop tard que Mark l’a percée à jour et l’a aisément retrouvée.

Après une explication orageuse ou Marnie finit par avouer un passé de voleuse compulsive passant d’état en état, Mark séduit par sa troublante beauté lui propose de compenser les pertes de sa compagnie et de l’épouser.

Prise au piège, Marnie accepte ce mariage soudain qui déstabilise la très bourgeoise famille Rutland, avec en premier lieu Lil Mainwaring (Diane Baker) la belle sœur de Mark, qui mène discrètement son enquête.

Il est vrai que le comportement de Marnie déroute, notamment lors de l’affreuse lune de miel dans une croisière à Hawaï, ou la jeune femme se refuse à tout rapport physique avec son mari.

Mark qui à ses heures perdues étudie la psychologie, tente de décrypter le mal de sa femme, qu’il aime malgré tout éperdument et décèle en elle une profonde psychose remontant certainement à son passé.

Ceci ne sauve pas la croisière qui se termine par un fiasco.

De retour dans l’état de New York, Mark doit s’employer pour sauver la mise à sa femme, violemment attaquée par Sidney Strutt qui l’a reconnue dans une soirée.

Il use de menaces économiques pour faire reculer son fournisseur, mais a bien du mal à cacher la vérité à la sagace Lil, du reste secrètement amoureuse de lui.

Il demeure impossible de cacher les déviances comportementales de Marnie qui lance son cheval dans un galop frénétique sur la propriété des Rutland, ce qui se termine par une chute et par la nécessité d’abattre au pistolet l’infortuné animal souffrant le martyr.

Sentant que la vie conjugale allait devenir impossible et sincèrement désireux d’aider sa femme, Mark se décide à provoquer une visite chez Bernice pour expliciter le passé douloureux de Marnie.

La confrontation est brutale, Marnie se recroquevillant quasiment à l’état infantile devant la succession de souvenirs douloureux de sa mère, prostituée, luttant avec un marin qui avait touché sa fille avant qu’elle ne doive le tuer à coups de tisonnier un soir d’orage.

Ayant fait le lien avec les phobies de Marnie (le rouge pour le sang, l’orage pour les circonstances et le dégout des hommes par rapport au dégout de sa propre mère), Mark la libère pour espérer reprendre une vie normale, ce que la jeune femme accepte avec soulagement.

En conclusion, sans égaler (loin s’en faut) le machiavélisme de « Psychose » ou des « Oiseaux », « Pas de printemps pour Marnie » est cependant un très bon Hitchcock explorant les tréfonds du psychisme humain à travers les troubles d’une jeune et belle femme, frigide et kleptomane.

Sean Connery incroyablement jeune et séduisant, incarne à merveille le héros masculin hitchcockien type, athlétique, élégant, sympathique et très aisé.

Son tandem avec Tippi Hedren, elle aussi archétype de la blonde perverse, constitue l’ossature principale du film.

Alors certes, certaines scènes notamment d’action, paraitront sans doute un peu surannées ou cheaps, mais ceci en saurait en rien gâcher le plaisir essentiel de ce bon Hitchcock de seconde catégorie.

Pas de printemps pour Marnie (Alfred Hitchcock)
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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 11:31
Reggata de blanc (The police)

Après le best of, l’album phare de The police, je veux bien entendu parler de « Regatta de blanc » sorti en 1979, second effort des anglais et carton international les propulsant au rang de superstars de la musique.

Mettant en évidence les visages encore juvéniles de Sting (chant), Andy Summers (guitare) qui remplace le corse Henry Padovani et Steward Copland (batteur) et, « Regatta de blanc » débute par un tube fracassant, « Message in the bottle » qui donne immédiatement la tonalité de cet album particulièrement remarqué.

Alternant vitesse et refrains aériens, « Message in the bottle » rempli fort bien sa fonction de tube ouvrant la voie du succès.

Suivent le très expérimental et dépouillé « Reggata de blanc » puis le rock solide et efficace « It’s alright for you ».

The police marque clairement ses influences reggae avec « Bring on the night » incroyablement musical et créatif.

Le groove rapide et fluide du groupe porte littéralement « Deathwish » qui introduit le plus grand tube de sa carrière, je veux parler de « Walking on the moon » merveille en lévitation de près de cinq minutes.

Après être allé dans la lune, le retour sur terre est plutôt rude et « On any other day » se montre en comparaison plutôt pauvre et vide.

The police semble marquer ensuite sensiblement le pas avec un « The bed’s too big whitout you », atmosphérique trop long et feutré puis « Contact » lisse et sans éclat.

On termine avec « Does everyone stare » plus original avec son coté cabaret et « Not time this time » ressemblant à une démo chaotique sur laquelle le chant aigu de Sting se montre particulièrement pénible.

En conclusion, même sans être absolument fana du genre reggae-rock pratiqué par les anglais, « Regatta de blanc » tient globalement ses promesses et confirme sa réputation de grand disque de la fin des années 70, constituant avec la new wave la digne continuité du feu de paille du punk, à la portée pourtant immense.

En guise de phares éclairant la nuit de leurs puissants projecteurs, « Message in a bottle » et « Walking on the moon » bien sur, mais derrière une musique compacte, fluide, agréable, intelligente et créative.

Le succès ne peut donc qu’être au rendez vous et pour le coup mérité tant « Regatta de blanc » contient sa propre identité musicale certainement en avance sur son temps.

Reggata de blanc (The police)
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