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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 22:47
Une nuit en enfer (Robert Rodriguez)

Au milieu des années 90, Robert Rodriguez est un des réalisateurs les plus branchés d’Hollywood aux cotés d’un Quentin Tarentino.

En 1996 sort « Une nuit en enfer » qui commence tambour battant en montrant un duo de braqueurs criminels les Gecko, Seth (Georges Clooney) et Richard (Quentin Tarentino) fraichement évadés de prison après avoir tué plusieurs policiers chargé de les arrêter.

La dangerosité du duo est mise en avant au cours de la scène d’une station service au cours de laquelle sont tués un policier en patrouille Earl Mc Grow (Michael Parks) et le gérant Pete Bottoms (John Hawks) qui paye cher en étant brulé vif, le fait d’avoir blessé Richard à la main.

Après avoir incendié la station service et trouvé un motel discret permettant de passer relativement inaperçu, le duo comprend qu’il a toute la police du Texas et le FBI aux trousses, et décide de gagner le Mexique ou une bande de narcotrafiquants est sensée les récupérer contre une part de leur butin.

Mais Richard montre des signes inquiétants de démence et tue une otage employée de banque et mère de famille après l’avoir violée.

L’irritation de Seth n’y change pas grand-chose et le duo criminel détourne alors une famille roulant en camping car pour passer au travers des barrages de police et ainsi approcher de la frontière.

Jacob Fuller (Harvey Keitel) ex pasteur et père de famille est obligé de céder à la force pour protéger sa fille Kate (Juliette Lewis) et son fils Scott (Ernest Liu).

Malgré une forte tension lors d’un contrôle de la police mexicaine, le stratagème fonctionne et le petit groupe ainsi constitué se rend au point de ralliement au Mexique, un bar improbable perdu au milieu du désert, le « téton tordu ».

Après avoir forcé le passage en tabassant les videurs, les Gecko et leurs otages pénètrent dans un endroit délirant ou le jeu, l’alcool et les femmes à demi nues sont monnaie courante sur fond de musique rock déjantée.

Lorsque le clou du spectacle arrive, la stripteaseuse Satanica Pandemonium (Salma Hayek) qui évolue lascivement avec comme accessoires un python albinos et une bouteille de whisky, les voix se taisent et les hommes ont le souffle coupé.

Mais le charme est rompu par l’arrivée des gorilles de l’entrée venu chercher leur revanche.

Une fusillade éclate, les videurs sont abattus mais la main de Richard une nouvelle fois blessée au couteau.

Le film bascule alors subitement dans la folie lorsque Satanica révèle sa véritable nature de vampire et tente de mordre Seth.

Si la belle est finalement abattue, les videurs et employés du bar se révèlent être en réalité de véritables vampires se repaissant des routiers de passages qu’ils dépouillent préalablement.

Une lutte confuse éclate alors à laquelle se mêlent deux clients : Sex Machine (Tom Savini) et Frost (Fred Williamson).

Les vampires sont finalement détruits à coups de pieux dans le cœur et de balles dans la tête, leur corps s’auto incinérant mais Richard est finalement mordu, ce qui le conduit immanquablement à devenir lui aussi un vampire et à se faire tué par son propre frère.

Sex Machine est lui aussi mordu au bras, sa transformation est inévitable et fait de lui excellent combattant maniant à merveille le fouet.

Il est finalement lui détruit.

La chaine semble pourtant sans fin puisque Frost et même Jacob se font mordre.

En un sursaut, l’ex pasteur parvient à rejoindre le petit groupe de survivants terrés dans une cave et les aide à se fournir en armes afin d’entamer une lutte ultime contre tous les clients eux aussi transformés en vampires.

Chacun prend alors une arme de fortune, Seth un marteau piqueur capable d’enfoncer des pieux, Kate une arbalète chargée de flèches baignée dans l’eau bénite, Scott avec un fusil à eau bénite + des préservatifs d’eau bénite et enfin une simple croix formé avec un fusil pour Jacob.

La lutte est épique, Scott et Jacob tués, seuls restent Seth et Kate qui sont alors miraculeusement sauvés par l’aube naissante qui brule implacablement les chairs des vampires.

Une fois récupéré par ses alliés narco mexicains, Seth offre à Kate une seconde liberté avec une partie du butin, loin de la nuit infernale vécus ensemble.

En conclusion, fausse série B, « Une nuit en enfer » connu en son temps un succès phénoménal auprès d’un public branché.

Scindé en deux partie, le film débute comme un polar ultra violent et choquant évoquant le pire de Tarentino, avec vulgarité atroce et violence malsaine puis bascule une fois dans le bar vers le fantastique le plus gore, jusqu’à en devenir amusant par son coté grand guignolesque.

Délirant, absurde, parfois agaçant par sa bêtise pure, « Une nuit en enfer » ne vaut le détour que par une unique scène, celle ou Salma Hayek ondule sensuellement son petit corps parfaitement musclé et sexy sur une musique particulièrement hypnotique de Tito & Tarentula.

En dehors de cette unique scène de grâce pure, on laissera ce film régressif et décérébré aux adolescents attardés et aux fans de Tarentino.

Une nuit en enfer (Robert Rodriguez)
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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 10:57
Lost saison 1, épisodes  17 et 18 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 1, épisodes 17 et 18 ».

Dans l’épisode 17 écrit par Javier Grillo Marxuach/Leonard Dick et réalisé par Tucker Gates l’action se focalise sur un flashback autour de Jin Soo Kwon(Daniel Dae Kim) en Corée, avec son serment d’allégeance prêté à Mr Paik (Byron Chung) pour qu’il lui concède la main de sa fille Sun (Kim Yoon Jin).

Jin devient donc l’exécuteur des basses œuvres de Paik, qui est derrière une vitrine d’hommes d’affaire, cache un des plus puissants parrains de la mafia coréenne, si puissant qu’il l’envoie menacer Butler (John Shoi), le Ministre de l’environnement qui refuse de le laisser ouvrir une usine ne respectant pas les normes.

Encore tendre et empli de scrupules, Jin se contente transmettre un message exempt de violence et en retour Butler bloque l’ouverture de l’usine, ce qui met Paik dans une fureur noire.

Chargé avec un collègue tueur à gages d’éliminer le ministre récalcitrant, Jin le tabasse à mains nues afin d’épargner se vie de père de famille.

Lorsqu’il revient ensanglanté auprès de Sun qui ignore tout des réelles activités de son père, une dispute éclate.

Ecœuré par ce qu’il est devenu, Jin va prendre conseil auprès de son père Mr Kwon, un modeste pécheur, qui lui recommande de quitter la Corée pour sauver son couple.

Ce sera Los Angeles avec à la clé d’autres difficultés.

Sur l’ile, Jin n’est pas au bout des ses peines, puisque suspecté d’avoir incendié le radeau que fabriquait Michael (Harold Pineau Jr) après que celui-ci soit intervenu pour l’arrêter de battre sa femme, trop dénudée à ses yeux.

Sawyer (Josh Holloway) qui devait participer à l’expédition maritime se charge de le capturer et le livre pies et poings liés à la colère de Michael.

Le coréen échappe de peu au lynchage par l’intervention de Sun, qui est du coup obligée de révéler au groupe qu’elle parle anglais.

Au final, Locke (Terry O‘Quinn), émet l’hypothèse que les autres habitants de l’ile ont probablement incendié le radeau de Michael mais arrache en réalité les aveux de Walt (Malcom David Kelley), qui ne souhaitait pas encore une fois déménager.

Malgré cela le couple coréen ne résiste pas à la tension et se sépare.

Libérée, Sun peut ainsi se baigner en maillot de bain dans l’océan.

Enfin de manière surprenante, une relation intime se crée entre Sayid (Naveed Andrews) et Shannon (Maggie Grace), malgré une froide mise en garde de Boone (Brian Somerhalder).

Dans l’épisode 18 écrit par Brent Fletcher/David Fury et réalisé par Dan Tallias, l’action s’oriente autour de la recherche d’un poste radio pour le radeau qui sera reconstruit avec chose inédite une collaboration entre Michael et Jin finalement réconciliés.

Sayid est mis à contribution pour retourner voir la française folle de la jungle Rousseau (Mira Furlan) mais prétexte ne pas être capable de retrouver le chemin.

Contre toute attente, Hurley (Jorge ), prend l’initiative et se rend seul dans la jungle pour trouver la française et la radio.

Lorsque le groupe s’aperçoit de l’imprudence de son raid solitaire, il envoie Jake (Matthew Fox), Charlie (Dominic Monaghan) et Sayid pour le récupérer.

Le petit groupe s’enfonce dans la jungle et retrouve Hurley en fâcheuse posture face aux pièges mortels placés par la Rousseau.

Cet épisode est l’occasion d’un flashback enfin consacré à Hurley, gagnant au loto de plusieurs centaines de millions de dollars mais victime après coup d’une incroyable série de malédictions aboutissant à la mort ou la blessure de ses proches.

Mal à l’aise, Hurley se rend à l’hôpital psychiatrique ou il rencontre Leonard Simms (Ron Bottita), l’homme qui lui a fourni la combinaison gagnante, mais le malade très agité, le met en garde contre la malédiction associés à ces chiffres et l’oriente vers l’Australie pour en déterminer l’origine.

La boucle se boucle de manière frappante, lorsque Hurley finalement arrivé seul jusqu’à Rousseau, parvient à instaurer un dialogue, gagner sa confiance et comprendre que l’avion de Rousseau s’était écrasé après avoir capté la même combinaison de chiffres qui lui a permis de gagner au loto.

Bonne pate, Rousseau accepte de donner sa radio à Hurley mais on comprend ensuite également que la combinaison fatale figurait également sur le fuselage de l’avion des naufragés.

En conclusion, « Lost saison 1, épisodes 17 et 18 » crée une nouvelle dimension à la série, en plongeant plus profondément dans la passé des différents acteurs, notamment le couple coréen, avec les surprenants tourments intérieurs de Jin, modeste pécheur éduqué autour de valeurs simples, happé par amour dans le monde corrompu et violent de la mafia coréenne.

Le personnage de « bon gros » de Hurley est lui aussi finalement un peu plus développé et introduit une mystérieuse histoire de chiffres, apparemment connectée de manière étroite aux déboires de nos naufragés, ce qui ne peut que rendre que captivante la suite des épisodes !

Lost saison 1, épisodes  17 et 18 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 17:59
Rock 'n' roll part 9 (Les Wampas)

Le rock français toujours à l’honneur récemment avec « Rock ‘n’ roll part 9 » neuvième album des Wampas, devenus en 2006 après la diffusion large bande de « Manu Chao » des stars quasiment mainstream, statut sans nul doute difficile à assurer pour les punk undergrounds.

Avec sa pochette flamboyante évoquant la fascination pour la musique US, « Rock ‘n’ roll part 9 » débute par « Christine » mid tempo terriblement accrocheur mettant en évidence la voix attachante de Didier Wampas.

La polémique arrive ensuite avec le second titre, « Chirac en prison » qui derrière un titre vicieusement calibré pour les radio, cache une provocation à l’égard d’un ancien président de la République.

Le ton est ensuite étonnamment doucereux sur « Danser sur U2 », ballade apaisée insolite sur lequel la voix de Wampas peine dans les aigus.

On revient avec plaisir au punk dans le plus pur esprit Ramones avec « Quand j’étais psycho » rapide, intense et insoumis.

La guitare de Philippe Almosino hurle encore sur « Saint Rémi » avant un hommage élégant sur fond de surf music au cycliste Marco Pantani sur « Rimini ».

On poursuit toujours en douceur avec « Hélicoptère » ballade mièvre malgré un son de guitare agréable avant de refaire cracher les décibels sur « Patrick » et « Tokyo yaki » excellents titres de punk rock vifs et puissants.

Soufflant le chaud et le froid, les Wampas versent à nouveau dans la ballade gentillette inoffensive avec « Seul en Gaspésie »

Difficile de s’enthousiasmer sur le robuste mais trop prévisible « Boogaloo » et même si « Johnny » prône étonnamment le respect voir la soumission face à l’indéboulonnable idole des ringards de France, le chant haut perche de Wampas la rend pénible à supporter.

On termine avec « Edimbourg » jolie ballade mélancolique emplie de classe.

En conclusion, « Rock ‘n’ roll part 9 » est un album de bonne qualité, confirmant le statut de groupe respectable des Wampas, officiant à mi chemin entre le punk des origines et le pop rock plus mainstream et accessible à un public généraliste.

Penchant un peu plus du coté du rock tendance pop, ce neuvième album s’écoule toujours avec plaisir en appréciant les quelques tubes bien troussés qui y figurent, l’intelligence des textes de Didier Wampas et en reconnaissant toujours les limites aisément identifiables de sa satanée voix.

Sans être un groupe à mes yeux culte ou inoubliable, les Wampas sont de solides artisans méritant assurément e respect.

Rock 'n' roll part 9 (Les Wampas)
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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 20:23
Paris'81 (Téléphone)

Il a déjà été dit en ces colonnes combien Téléphone était un groupe considéré comme marquant dans l’histoire du rock français.

Sorti en 2000, « Paris’81 » est une compilation des concerts du début des années 80 principalement enregistrés à Paris et ses environs (Saint Ouen).

On débute par « Crache ton venin » qui roule sans trop d’effort ni d’éclat, enchainé de « Fait divers » un tantinet plus dynamique et enlevé.

Difficile de s’enthousiasmer sur « Au cœur de la nuit » saccadé et poussif, puis sur l’infantile léger et sans intérêt « Ploum-ploum ».

On glisse quasiment vers la pop de « Fleur de ma ville » qui s’emballe à peine dans sa phase terminale.

Il faut attendre « Argent trop cher » pour enfin retrouver plus de muscle et de nefs chez les Parisiens et poursuivre sur cette bonne lancée avec le vif et frais « Ordinaire ».

Grand classique avec « La bombe humaine » porté par la voix du grand frère idéal de Jean-Louis Aubert qui en jouant sur les émotions et un texte habile, compense la relative platitude du morceau.

Tout se calme sur « Laisse tomber » bien terne et ennuyeux et on est ravi de retrouver la verve rock ‘n’ roll du groupe sur « Seul ».

« Telephomme » se présente ensuite comme une longue ballade mélancolique au premier abord geignarde avant d’accélérer de manière plaisante dans sa seconde partie avec un long solo de Bertignac.

Il était prévisible que Téléphone place son « Hygiaphone », tube rock à la dynamique puissante mais le choix de « Tu vas me manquer », long morceau plutôt déstructuré aux forts relents blues, laisse perplexe.

On termine par « Le silence » longue ballade acoustique folk-blues.

En conclusion, « Paris’81 » est un album live modestement achalandé qui a pour principal tort de se situer dans la tournée précédent les deux meilleurs albums de Téléphone, « Dure limite » mais surtout « Un autre monde ».

Montrant paradoxalement assez peu d’interactivité avec le public et manquant de tubes incontestables, « Paris’81 » n’est pas l’album live ultime qu’on serait en droit d’attendre de Téléphone est n’atteint qu’un niveau tout juste moyen pour peu qu’on ne soit pas un fan pur et dur du groupe.

Paris'81 (Téléphone)
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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 13:14
A voté (Parabellum)

Alors que Schultz, le chanteur des légendaires Parabellum vient de nous quitter il y a un mois à peine, il me semblait logique de lui rendre hommage avec « A voté » dernier album en date des parisiens.

Sorti en 2012, « A voté » utilise un artwork simpliste en forme de comic et propose une approche toujours rageuse et anti système.

Le trio de vétérans punk, Olivier Meyrand (basse) et Patrick Lemarchand (batterie) déboule par une simulation d’élections présidentielles dans laquelle Schultz devient président de la république « La victoire ! » avant de basculer avec « Le nouveau président » dans un titre braillard, lourd et vulgaire.

Le punk incisif et alerte revient en force avec « J’en ai rien foutre » décoché comme un uppercut au foie.

Parabelllum fait également forte impression sur « Brasero » mid tempo posé diablement efficace sur lequel la voix puissamment rock de Schultz fait mouche.

Que dire sinon qu’on goute avec plaisir le rock nerveux et viril de « Putain de série B » mais également le plus surprenant « Mayday » et ses quelques passages plus posés.

Après l’interlude surréaliste « Schultz bricole », on arrive à « C’est pas fait pour un mec comme toi » savoureuse joke sur le montage d’un meuble Ikea qui se transforme en enfer pour le chanteur, avec force de riffs étincelants.

Le feu d’artifice punk ‘n’ roll continue sur « Le 13 ième salopard » à l’harmonica flamboyant, enchainé par la reprise énergique de « Stand by your man » interprétée à deux voix.

On cogne à tout va sur « Super brune » ultra cynique sur les rockstars préfabriquées de toutes pièces, « Osmose 2012 » avec un coup de projecteur sur les 25 ans de carrière du groupe pour terminer par « Punky daddy » un peu long sur ses huit minutes.

En conclusion, « A voté » est un vigoureux album de punk rock montrant que les vétérans de Parabellum avaient encore en 2012 gardé quelques cartouches en réserve pour vendre chèrement leur peau face à l’establishment du music business.

Plus durs et féroces que les Wampas, les Parabellum flirtent parfois avec le heavy metal au niveau de leur son, gardant l’esprit irrévérencieux, rebelle et parfois déconneur du punk sur leurs textes souvent de très bonne qualité.

Avec un avenir à présent plus qu’incertain, il est normal de saisir l’occasion de ce dernier album pour rendre hommage à Schutz, sorte de Lemmy Kilmister français dont la voix puissante et rauque, hantera encore pour longtemps les mémoires des amateurs de rock.

A voté (Parabellum)
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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 09:01
Lost saison 1, épisodes  15 et 16 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 1, épisodes 15 et 16 ».

Dans l’épisode 15 écrit par Damon Lindelof et réalisé par Kevin Hooks, la découverte de Claire (Emilie de Ravin) par Locke (Terry O ‘Quinn) dans la foret provoque un vent de panique au sein des survivants.

Mais la jeune femme toujours enceinte ne se rappelle de rien.

C’est au tour de Charlie (Dominic Monaghan) de revivre son passé à mesure qu’il subit une nouvelle fois la pression d’Ethan (William Mapother) qui menace de tuer un survivant par jour si il ne lui ramène pas Claire.

Charlie se revoit junky en Grande Bretagne, obligé de séduire Lucy (Sally Strecker), la riche fille d’un homme d’affaires, pour lui dérober un objet de valeur et le revendre pour obtenir sa dose.

Sur l’ile, la résistance s’organise avec l’élaboration d’un système d’alerte sensé prévenir une nouvelle attaque d’Ethan, même si ceci ne l’empêche pas de tuer un naufragé et de laisser sa dépouille prêt du rivage.

Jack Shephard (Matthew Fox) change de stratégie et en accord avec Kate (Evangeline Lilly), déterre la valise contenant 3 pistolets automatiques 9 mm.

Il distribue les armes à Locke et même à Sawyer (Josh Holloway) qui bon prince confie celle qu’il a récupéré sur le corps du marshal à sa chère Kate.

Jack a l’idée d’utiliser Claire comme appât pour attirer Ethan.

La ruse fonctionne et un corps à corps intense s’engage.

Contre toute attente, Jack remporte le combat mais Charlie trop ivre de revanche surgit et tue Ethan.

Dans son flashback, il ne peut aller jusqu’au bout de sa trahison envers Lilly qui lui a de surcroit trouver un job de représentant en photocopieuses et pris sur le vif, ne peut que piteusement s’excuser d’avoir trahi la confiance de la jeune femme.

Dans l’épisode 16 écrit Drew Goddard par et réalisé par Jack Bender, l’histoire se resserre autour de Sawyer, qui se sent victimes d’attaques d’un sanglier.

Hanté par un problème plus complexe lié à son passé, il se lance seul dans une battue pour tuer l’animal qui le persécute.

Kate l’accompagne et une relation plus étroite se lie entre eux autour d’un feu de camps.

On découvre la traque de Sawyer pour retrouver l’escroc qui a séduit sa mère et poussé son père au suicide, et le tuyau que lui fournit le voyou Hibbs (Robert « Terminator II » Patrick), sur la présence de l’homme en Australie sous le nom de Frank Duckett (Jeff Perry).

Aveuglé par son désir de vengeance, Sawyer fait le déplacement, rencontre l’homme qui vend des crevettes, mais ne peut se résoudre à le tuer.

Perdu dans un bar glauque, il croise Christian Shephard ( John Terry), le père de Jack, en déroute en Australie et s’entretient avec lui.

Christian lui confie admirer le courage de son fils, et lui recommande d’aller au bout de son affaire pour se sentir apaisé, tout en ignorant la nature exacte.

Sawyer revient voir le marchand de crevettes et le tue, mais comprend plus tard qu’il n’était qu’un mauvais payeur dont voulait se débarrasser Hibbs.

Sawyer devient donc comme Charlie hanté, par le sentiment d’avoir tué un homme, même si ce dernier en nie farouchement les impacts sur son psychisme.

Ebranlé, Sawyer écoute les sages conseils de Kate et épargne le sanglier …

En conclusion, « Lost saison 1, épisodes 15 et 16 » continue de susciter l’attention en s’attachant à des personnages intéressants, le rocker sur le déclin Charlie, obligé de profiter de son capital notoriété pour séduire de riches groupies pour satisfaire son addiction à la drogue et Sawyer, charismatique et torturé escroc aux faux airs de Viggo Mortensen.

Ces flash back très sombres collent à merveille avec l’ambiance générale de la série, même si sur l’ile, la situation reste tout aussi mystérieuse et opaque, pour le moment.

Lost saison 1, épisodes  15 et 16 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 18:28
Les Wampas sont la preuve que dieu existe (Les Wampas)

Groupe légendaire du punk des années 80, les Wampas connurent un succès inespérée en 2003 à la faveur d’un single humoristique, décalé et bigrement accrocheur « Manu Chao ».

En 2009, six ans après le puissant mais court phénomène, les Wampas continuent leur bonhomme de chemin, loin des provocations faciles comme celle concernant Jacques Chirac sur l’album précédent.

Avec sa pochette débile à tête d‘autruche, « Les Wampas sont la preuve que dieu existe » débute par un glaviot punk « U.N.I.V.E.R.S.A.L » violente charge contre leur maison de disque.

On retrouve donc avec plaisir le coté frondeur, gouailleur mais aussi puissant des Wampas.

En comparaison, « Je me suis noyé » se situe plusieurs crans en dessous malgré sa rage et la voix braillarde de Didier Wampas mais c’est nanti d’une belle énergie que le groupe redresse la barre sur « Mon petit PD » puissant et accrocheur.

On sourira avec indulgence sur « I hate Switzerland » et les traditionnelles approximations vocales du chanteur dans les aigus.

Naif voir culcul, se place ensuite « La plus belle chanson d’amour » médiocre ballade manquant de feeling et de technique.

On trouve le groupe plus à son aise dans l’ambiance bordelico-punk des « Elle est ou ma loge ? » , fou et endiablé sur « Un dimanche à Strasbourg », et aussi amusant que touchant sur la petite bombe « Persistance rétinienne ».

Les ptits gars cognent encore dur sur « Les Wampas sont la preuve que dieu existe » punk méchant et teigneux puis parviennent à dompter leur envie d’en découvre sur l’étrangement calme « Il n’y a que les lâches qui freinent ».

Grosse poilade avec un hommage à Georges Marchais sur « George Marchais », aussi amusant que décalé puis fausse ballade du plus médiocre effet sur « Je n’aime que toi ».

On termine sur « Nevers était si bleu » vibrant et émouvant enchainé de « J’écoutais les Cramps » hommage brouillon qui fait office de conclusion baclée.

En conclusion, « Les Wampas sont la preuve que dieu existe » est un album de plus à mettre au crédit des parisiens, inlassables rebelles et trublions, habité par leur musique, un punk adolescent, tour à tour touchant ou irritant.

Ici rien de bien neuf au niveau de la forme et du fond, les Wampas restent un groupe agité et bruyant, usant de la provocation et étroitement marqué par les limites vocales de son chanteur Didier Wampas, assez incapable de monter dans les aigus sans se prendre les pieds dans le tapis.

Mais forts de leur nouveau statut, les Wampas bénéficient d’une production conséquente qui leur assure une puissance de feu impressionnante et leur permet de souvent faire mouche et de tenir la dragée haute aux groupes plus récents.

On saluera donc la longévité et l’enthousiasme du groupe qui continue ici de tenir fermement le cap des trente ans de carrière.

Les Wampas sont la preuve que dieu existe (Les Wampas)
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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 17:10
Moonraker (Lewis Gilbert)

Comme vous le savez, j’apprécie les James Bond à petites doses, aussi est-ce après quelques semaines à présent le tour de « Moonraker» de Lewis Gilbert.

Sorti en 1979, « Moonraker » démarre par une classique affaire d’espionnage dans laquelle une navette spatiale américaine portant ce nom est enlevée au nez et à la barbe des services secrets britanniques qui étaient dévolus à sa surveillance.

Bien évidemment compte tenu de la crise politique qui couve, James Bond (Roger Moore) est chargé par le MI-6 d’enquêter sur cette disparition et va naturellement se renseigner auprès du constructeur, Hugo Drax (Michael Lonsdale) un richissime industriel excentrique ayant reconstitué intégralement le château de Vaux-Le-Vicomte dans ses collines californiennes.

Accueilli par Corinne Dufour (Corinne Cléry), une séduisante pilote, Bond est acheminé en hélicoptère jusqu’au château de Drax et découvre un homme poli mais froid et cassant, passionné par la conquête spatiale.

Découvrant une centrifugeuse destinée à entrainer les futurs cosmonautes, Bond est soumis à un piège mortel par Chang (Toshiro Suga), l’homme de main de Drax, qui désactive les sécurités de la machine et la pousse à son maximum.

Usant d’un des meilleurs gadgets de Q, une balle explosive déclenchable par un simple pression du poignet, Bond s’en tire miraculeusement et accepte les excuses du Docteur Goodhead (Lois Chile), séduisante scientifique travaillant pour Drax.

Après avoir séduit Corinne, Bond en profite pour dérober les plans d’un étrange objet situé dans un coffre secret et évite une nouvelle tentative pour l’assassiner, cette fois au cours d’une partie de ball trap dans les luxueux jardins du seigneur local.

Malheureusement Corinne ne survit pas à cet échec et est jetée en pâture aux dobermans de Drax.

Bond ne perd pas un instant et se rend à Venise pour investiguer sur le motif curieux découvert dans la maison de Drax.

Il y rencontre le Docteur Goodhead soit disant sur place pour un séminaire et qui se montre très froide à son égard.

Bond enquête sur la fabrication de vases vénitiens, échappe à une nouvelle tentative de meurtre par des gondoliers armés jusqu’aux dents, et découvre un labo secret dans lequel des scientifiques travaillant pour Drax crée une curieuse substance, toxique pour l’homme.

Fidèle à ses réflexes, Bond dérobe une fiole et doit ensuite faire face à Chang habillé en kendoka dans une lutte à mort au milieu de vases précieux.

Après s’être difficilement débarrassé du redoutable Chang, Bond alerte les autorités anglaises mais découvre que Drax a extrêmement rapidement fait évacué son laboratoire clandestin.
Discrédité, Bond est sommé de prendre des vacances, mais couvert par son supérieur M (Bernard Lee), en profite pour se rendre à Rio de Janeiro, lieu de provenance (ou d’expédition) de caisses trouvées sur place.

Dans le Rio de la fin des années 70, Bond fait la connaissance avec un agent local, la belle Manuela (Emily Bolton) qu’il séduit bien entendu en un tour de main.

Nous sommes en plein carnaval et Bond profite de l’agitation pour aller inspecter les entrepôts d’une filiale de Drax mais doit intervenir pour sauver la vie de Manuela malmenée par Requin (Richard Kiel) le géant aux mâchoires d’acier qui a même réussi à survivre à la chute d’une avion sans parachute dans une scène d’introduction.

Finalement emporté par la foule, Requin qui a été engagé par Drax, ne capitule pas et attaque Bond et le Docteur Holloway, en réalité agent de la CIA et allié du MI-6.

L’attaque sur le téléphérique menant au pain de sucre est extrêmement spectaculaire, le géant sectionnant à l’aide de ses dents un câble d’acier puis descendant sur la cabine de sa cible pour un corps à corps endiablé.

Préférant la fuite, Bond parvient à échapper in extremis au tueur qui vient s’encastrer à pleine vitesse dans le mur de la station et bien entendu survit à l’impact.

Ayant identifié grâce au MI-6 une fleur d’Amazonie à l’origine de la substance toxique dérobée à Venise, se rend sur place et échappe une nouvelle fois à des tueurs le prenant en chasse sur des bateaux rapides.

Il est cependant cette fois capturé par Requin qui l’emmène dans la base secrète de Drax, cachée en plein milieu de la foret amazonienne.

Après avoir tué un anaconda lâché sur lui pour le tuer, Bond contrarie une nouvelle fois Drax et utilise les capacités d’agent secret de Holloway également retenue prisonnière pour prendre la place de cosmonautes et s’embarquer sur une navette semblable au Moonraker afin de filer le savant et ses hommes.

Le duo se retrouve sur une station orbitale et passe quasi inaperçu jusqu’à ce qu’il débranche le système de brouillage de la station.

Découverts, ils sont une nouvelle fois capturés par l’invincible Requin qui a trouvé une petite amie, Dolly (Blanche Ravalec) minuscule blonde au physique de collégienne.

Epris de grandeur, Drax leur explique son plan fou, détruire la race humaine en envoyant des capsules remplies d’un gaz ultra toxique crée à base de la plante amazonienne et ensuite la repeupler à l’aide de son arche de Noé spatiale, ou figurent des couples humains réputés parfaits.

Lorsqu’une navette américaine est envoyée à sa rencontre, Drax tente de la désintégrer à l’aide d’un puissant rayon laser, mais Bond aidé de Requin qui a compris qu’il ne ferait pas parti de la race supérieure, provoque assez de perturbations pour annuler le tir.

Le combat à l’intérieur de la station est aussi intense que celui à l’extérieur, ou les cosmonautes s’affrontent à coups d’armes laser.

Bond triomphe de Drax en lui plantant une fléchette de cyanure dans le torse et l’expédie dans l’espace.

Aidé de Holloway, il détruit la station, les sphères, et utilisant un des Moonrakers, désintègre les sphères déjà larguées.

Il laisse Requin et Dolly, devenus finalement sympathiques, filer le parfait amour dans l’espace.

En conclusion, malgré une intrigue toujours aussi invraisemblable, « Moonraker » ne peut que séduire par sa folie, se démesure et la multiplicité de ses lieux d’action avec les plus beaux lieux de la planète : Vaux le Vicomte, Venise, Rio de Janeiro et au final l’espace.

Ebouriffant ce film l’est par ses scènes d’actions plus qu’audacieuses (le combat en parachute introductif, celui en altitude sur le téléphérique du pain de sucre), mais aussi par son humour cristallisé par les apparitions de Requin, personnage hors de proportions comique malgré lui pour finir par devenir un authentique homme de bien.

Après une première partie de facture classique (Paris/Venise), tout s’emballe ensuite avec Rio, l’Amazonie et de superbes scènes spatiales dans une ambiance de science fiction des plus réussies.

Alors certes Roger Moore avait déjà la quarantaine, une technique de combat des plus approximatives (surtout face à un spécialiste des arts martiaux beaucoup plus alerte que lui ou un gros serpent en plastique), un humour machiste tombant souvent à plat, mais ceci n’enlève rien à se prestance quasi surnaturelle.

Dernier James Bond des années 70 avec Requin, ennemi mythique de Bond malheureusement disparu il y un petit mois à 74 ans, « Moonraker » peut être considéré comme unes des meilleures cuvées de la période Roger Moore voire de toute la saga.

Moonraker (Lewis Gilbert)
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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 10:22
Regards affligés sur la morne et pitoyable existence de Benjamin Tremblay (Pigalle)

Formé au milieu des années 80, le bien nommé Pigalle connait son heure de gloire en 1990 avec son second album au titre imprononçable « Regards affligés sur la morne et pitoyable existence de Benjamin Tremblay, personnage falot mais o combien attachant ».

Pigalle est une version plus rock/chanson française des Garçons Bouchers l’autre groupe punk de François Hadji-Lazaro, auteur compositeur chanteur et multi instrumentiste.

Robert Basarte (guitare), Thierry Svahn (piano/synthétiseurs), Riton Mitsouko (basse) et Joe (batterie) vient compléter la formation atour du gros type au crane rasé.

Avec sa pochette triste et belle dessinée par Tardi, « Regards affligés sur la morne et pitoyable existence de Benjamin Tremblay, personnage falot mais o combien attachant », débute par « Ecris moi » morceau lent et obsédant qui propage un certain malaise diffus.

On appréciera plus « Marie le rouquine », rapide, entrainant, qui met en évidence les textes d’un réalisme puissant de Hadji-Lazaro portée par sa grosse voix.

« Marie la rouquine » raconte durant les années folles, la destinée tragique d’une prostituée bretonne venue chercher fortune à Paris avant de connaitre la déchéance et les bordels pour mineurs de l’Est de la France.

Difficile en revanche de supporter « Une nuit » texte érotico-pornographique peu ragoutant, déclamé d’une voix monotone pendant trois longues minutes plus que pénibles.

Malgré son originalité musicale et une certaine profondeur quasi philosophique « Le tourbillon » lasse par son rythme volontairement décousu.

Le punch du groupe s’exerce sur « Y’a l’aventure » rapide et gouailleur comme un titi d’un Paris qui n’existe plus que dans certains fantasmes.

On calme un peu le jeu sur le court et mélodique « Premières fois » qui laisse cependant un fort gout d’inachevé, avant que ne surgisse « Les lettres de l’autoroute » poignant récit d’un travailleur exilé à sa famille, qui construit dans des conditions épouvantable une autoroute.

Combinant richesse du texte et magnifique mélodie de banjo, « Les lettres de l’autoroute » a pour moi tous les ingrédients d’un authentique chef d’œuvre noir.

Ce morceau magnifique sera pourtant éclipsé pour l’histoire par « Dans la salle du bar tabac de la rue des martyrs » authentique tube à l’entrainant orgue de barbarie qui ne saurait pourtant faire oublier le fond incroyablement sombre et sordide du Pigalle des voyous.

Après ce petit festival vient « Sophie de Nantes » calme et mélancolique, « Eternel salaud » étrange hybride introduisant des claviers pop trop écrasants à mon gout.

On verse dans la nostalgie sur « Chez Pascal et Ronan » en mémoire d’un temps oublié dédié aux soirées de l’underground avec alcool, musique et parfois baston.

Pigalle se fait plus agressif avec « Dans les prisons » qui flirte parfois avec le punk dur et rapide.

Les femmes sont encore à l’honneur sur « Angèle » court hommage finalement assez joli et élégant avant que ne vienne l’un des meilleurs titres de l’album « En haut, en bas » magnifique description d’une fin de journée à Paris vu des tours, ce que en tant qu’habitant du treizième arrondissement je ne peux qu’apprécier.

Voix rauque, ton pesant et triste sur « Le chaland » puis émotion à fleur de peau sur « Un petit paradis » évoquant encore la nostalgie des bars-cabarets des portes de Paris.

Les deux derniers morceaux, « Paris le soir » et « Renaitre » s’étalent ensuite, magnifiques folks beaux et tristes à pleurer.

En conclusion, « Regards affligés sur la morne et pitoyable existence de Benjamin Tremblay, personnage falot mais o combien attachant » est une véritable plongée dans l’univers artistique assez incomparable de Pigalle axée sur le Paris des bas cotés, le monde de la nuit, des bars, des musiciens, des voyous, des camés et des prostituées.

Cette véritable poésie urbaine se construit autour des textes brillants et parfois géniaux de Hadji-Lazaro très inspiré par les légendes de personnages hauts en couleur du bitume parisien.

La musique contient elle plusieurs ingrédients : le rock bien sur mais aussi la chanson française, le folk US tout en émotion à fleur de peau.

Porté par le succès de « Dans la salle tabac de la rue des martyrs« , « Regards affligés sur la morne et pitoyable existence de Benjamin Tremblay, personnage falot mais o combien attachant » permet bien d’appréhender le talent d’un groupe unique et inclassable, sans doute resté trop underground et véritable antidote à David Guetta.

Regards affligés sur la morne et pitoyable existence de Benjamin Tremblay (Pigalle)
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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 21:31
Lost saison 1, épisodes  13 et 14 (Jeffrey Jacobs Abrams)

La série la plus populaire des années 2000 avec « Lost saison 1, épisodes 13 et 14 ».

Dans l’épisode 13 écrit par Javier Grillo-Marxuach/Carlton Cuse et réalisé par Rod Holcomb, un choc a lieu entre Locke (Terry O ‘Quinn) et Boone (Ian Somerhalder) alors que ce dernier allait révéler à sa sœur Shannon l’existence d’une trappe secrète en plein milieu de la foret.

Boone est assommé et ligoté en pleine foret par Locke, qui bon prince lui laisse un couteau pour se détacher.

Le jeune homme vit alors un flashback épuisant ou sa demi sœur Shannon (Maggie Grace) le fait venir en Australie pour lui venir en aide car elle se dit maltraitée par son compagnon le costaud Bryan (Charles Mesure).

Bonne mort à l’hameçon et paye une forte somme à Bryan, 50 000 dollars pour qu’il laisse sa sœur partir mais découvre en réalité la machination du couple, qui souhaitait lui soutirer de l’argent pour que Shannon touche un prétendu héritage dont sa mère l’aurait spolié.

Bonne est tabassé par Bryan mais Shannon revient vite vers lui après que son prétendu petit ami soit parti avec l’argent.

De manière troublante, Shannon fait du charme à son demi frère et a une relation sexuelle avec lui.

Lorsqu’il revient à lui, Boone entend les cris de détresse de sa sœur également attachée à un arbre et parvient sous l’effet de l’adrénaline à se libérer.

Il la trouve attachée mais ne peut empêcher un horrible monstre de la ravir et de la lacérer à mort.

Bonne revient alors au camp et tome sur l’énigmatique Locke, qui avoue l’avoir drogué.

Shannon est en réalité bel et bien vivante et flirte avec Sayid (Naveen Andrews) ce qui exacerbe la jalousie de Boone.

Toujours aussi impénétrable, Locke donne une boussole faussée à Sayid.

Du coté de la plage, Hurley (Jorge Reyes) qui souffre de troubles digestifs lié au manque de protéine réussit à amadouer Jin (Daniel Dae Kim) pour qu’il lui offre un des nombreux poissons qu’il pèche dans la mer.

On bascule dans l’épisode 14 écrit par David Fury et réalisé Greg Yataines, vers un couple jusqu’alors sous exploité, Michael Dawson (Harold Perrineau Jr ) et son fils Walt (Malcom David Kelley).

Michael est un artiste peintre sans le sous, peine à réunir les conditions matérielles de sa famille composée de Susan (Tamara Taylor) et Walt.
Malgré sa bonne volonté, sa femme avocate excédée, finit par le quitter pour aller vivre avec Walt aux Pays bas ou elle noue une relation avec son boss Brian Porter (David Starzyk).

Resté aux Etats-Unis, Michael est impuissant et fou de rage, mais une surprise l’attend lorsque Brian lui rend visite personnellement, en lui annonçant que Susan est morte d’une maladie du sang foudroyante.

Choqué et furieux, Michael rejette Brian qui tente de lui confier Walt mais accepte finalement d’aller le chercher en Australie pour l’élever.

Mais la cohabitation est difficile avec Walt, qui n’a pas connu son père et a été élevé dans le confort bourgeois de Brian et qui doit surmonter le décès de sa mère.

Cette difficulté ressort sur l’ile ou Walt suit ostensiblement les enseignements de Locke, qui le pousse à exploiter son potentiel, tandis que Michael le couve farouchement.

Sous les mise en garde de plus en plus violentes de Michael, Locke laisse finalement Walt tranquille qui se voit happé par son père, dans le projet fou de construire un radeau pour quitter l’ile.

Walt fugue aves son chien mais est attaqué par un ours polaire.

Il s’en sort in extremis, sauvé par l’union de Locke et de son père qui met en fuite l’ours en le poignardant.

Enfin, Charlie (Dominic Monaughan), toujours tourmenté par la disparition de Claire (Emilie de Ravin), lit son journal intime avec affection.

En conclusion, « Lost saison 1, épisodes 13 et 14 » continue sur sa lancée, révélant les facettes de personnages jusqu’alors secondaire, Boone et Shannon dont la trouble relation quasi incestueuse fascine, même si le mince Boone a régulièrement le dessous physiquement lors de ses face à face que ce soit sur l’ile ou dans les flashbacks.

La relation entre Michael et son fils recèle également son lot de complexité avec entre eux la mort tragique et brutale d’une belle femme à qui tout réussissait.

Fort d’un beau suspens, on attend donc la suite avec impatience.

Lost saison 1, épisodes  13 et 14 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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