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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 17:47
Conseils à donner aux parents (Donald W Winnicott)

Médecin pédiatre et psychanalyste du XX ième siècle, Donald Woods Winnicott publia beaucoup durant toute sa carrière comme le montre « Conseils aux parents » compilation de conférences radiophoniques dispensées à la BBC entre 1939 et 1962.

Dans celles-ci, Winnicott se veut vulgarisateur et s’adresse principalement à la ménagère qui l’écoute de manière plus ou moins concentrée dans son home sweet home britannique.

Adaptant son discours à ce public plus large, il aborde tout d’abord la difficulté de la relation de l’enfant avec son beau père ou sa belle mère, avec une tendance à idéaliser le parent disparu et rejeter le nouveau parent à qui il fait payer l’abandon du premier.

Puis on passe à l’importance de l’acte de succion chez le nourrisson, qui dépasse pour Winnicott largement le simple besoin de se nourrir, mais constitue une expérience sensorielle très forte et explique pourquoi il recherche ensuite à retrouver des sensations similaires en suçant d’autres objets (poupée, tissus, pouce, tétine…).

Dans les années 60, la question des limites est abordée avec le témoignage de nombreuses auditrices.

Pour le spécialiste, au tout début l’enfant est complètement dépendant de ses parents et la question du « non » ne se pose pas, puis après au bout de 2 ans, il commence à intégrer la notion de limites qu’incarne l’autorité parentale.

Si chacun possède ses propres règles, il faut comprendre que l’enfant prendra plaisir à tester les limites imposées, à les repousser à certaines fois à les violer consciemment.

Winnicott estime que l’apprentissage des règles doit se faire par l’incarnation de modèles parentaux que pourra ensuite reproduire l’enfant.

Dans ces conditions, l’adulte doit à ses yeux être exemplaire afin d’incarner la crédibilité des règles artificielles qu’il a lui-même établies.

Ainsi par le processus d’imitation, l’enfant pourra gagner en confiance et en autonomie développant ainsi un sentiment de sécurité nécessaire à son développement.

Cette question de confiance en soi revient dans plusieurs conférences, les parents devant préserver au mieux leur progéniture du stress environnemental afin de leur permettre de se forger leur première self esteem.

Question difficile si il en est la jalousie des bébés peut également s’avérer problématique surtout vis-à-vis d’autres enfants faisant l’objet d’attention de leur mère.

Mais ces phases ne sont que temporaires et moyennant quelques explications pour le rassurer, peuvent être assez facilement traitées si un fond réel d’injustice n’existe pas entre les enfants.

Survient ensuite la litanie de tout ce qui peut agacer dans les comportements enfantins, outre l’énorme charge de travail des familles nombreuses, une certaine ingratitude vis-à-vis des soins parfois exclusifs dont les enfants font l’objet, au détriment du développement personnel des parents.

La bonne nouvelle étant pour Winnicott que cette phase de possession exclusive n’est que temporaire et tend ensuite à se réduire…

Le cap des cinq ans est décrit comme spécifique dans la mesure ou l’enfant s’est maintenant une base mémorielle de ses premières jeunes années et ou l’environnement extérieur notamment l’école, prend une place importante chez l’enfant avec l’apprentissage de la vie sociale vis-à-vis de ses camardes de classe ce qui peut être délicat à vivre aussi bien pour lui que pour ses parents qui voient leur progéniture leur échapper.

Il peut aussi arriver que les parents se sentent coupables d’avoir « fauté » dans l’éducation de leur enfant ou de leur en vouloir pour avoir fait une croix sur certaines de leurs aspirations personnelles.

En conclusion, « Conseils à donner aux parents » est un ouvrage théoriques d’un intérêt variable analysant ce qui souvent se traite dans l’instant de manière instinctive par les parents.

Winnicott donne la part belle aux témoignages de ces dames qui se soulagèrent sur les ondes de la BBC en de nombreuses anecdotes certes toujours d’actualité en 2016 mais plutôt envahissantes à la lecture du livre.

Au final, que retiendra-t-on des analyses du psy des années 60 ? L’importance du rôle des parents dans les premières années de vie de l’enfant et leur portée bien au delà des plus pur aspects nutritifs, la montée progressive de l’intégration des règles/interdits avec l’importance du modèle parental et surtout la nécessité de prendre en compte les facteurs des changements environnementaux auxquels l’enfant est ultra sensible dans la construction du sentiment de confiance et de sécurité.

Compte tenu des années ou ont eu lieu les conférences de Winnicott, ce n’est sans doute déjà pas si mal !

Conseils à donner aux parents (Donald W Winnicott)
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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 09:34
King Kong (Peter Jackson)

Sorti en 2005, « King Kong » est le remake de Peter Jackson du célèbre film de 1933 qui avait lui-même connue un remake en 1976.

Tout auréolé du succès du « Seigneur des anneaux », Jackson brosse le portrait dans le New York des années 30 de Carl Denham (Jack Black), réalisateur passionné et fou qui malgré l’opposition forcenée de ses producteurs, désire aller tourner un film sur un ile inconnue dite du Crane, perdue au milieu de l’Océan indien.

Dans le même temps, Ann Darrow (Naomi Watts) une danseuse de Broadway se retrouve sans emploi à la suite de la Grande dépression qui frappe les Etats-Unis.

Usant de roublardise et d’un zeste de chance, Denham parvient à convaincre Darrow encore inconnue de rejoindre son équipe ainsi que l’écrivain Jack Driscoll (Adrien Brody) pour embarquer sur un cargo en direction de l’ile imaginaire.

La traversée est longue et pénible dans un navire au confort parfois spartiate pour Driscoll qui doit « loger » dans une cage pour animaux que lui attribue le capitaine revêche Englehorn (Thomas Kretschmann).

Ceci ne l’empêche pas de nouer une relation avec la jolie Ann qui doit partager la vedette du film avec l’acteur Bruce Baxter (Kyle Chandler) bellâtre imbu de lui-même.

Englehorn menace de dévier de route lorsqu’il apprend qu’un mandat d’arrêt a été émis contre Denham mais les choses changent lorsque le navire approche finalement une ile absente de toutes les cartes maritimes.

Manquant de faire naufrage sur les rochers effilés, le cargo s’immobilise.

Denham et son équipe débarquent sur des chaloupes, impatients de découvrir l’ile et de tourner.

La découverte de squelettes humains ne les découragent pas mais ils se font agresser brutalement par un tribu autochtone particulièrement effrayante.

L’intervention d’Englehorn et ses hommes, le second Hayes (Evan Park), le matelot Choy (Lobo Chan) et le jeune mousse Jimmy (Jamie Bell) qui dispersent les sauvages à coups de balles, Ann est enlevée et destinée à un mystérieux sacrifice.

Le temps de comprendre et d’investir le camp adverse retranché derrière une haute forteresse, Ann a été enlevée par un immense gorille du nom de Kong.

Loin de la tuer et de la dévorer comme les autres victimes, Kong semble séduit par Ann et en devient le protecteur.

Les hommes décident cependant de mener une expédition de 24h pour la retrouver à travers une jungle dense et hostile habitées de créatures préhistoriques.

Les aventuriers doivent survivre à une charge d’immenses brontosaures harcelés par des allosaures particulièrement voraces et perdent des hommes dans le piétinement qui en résulte.

Herb (John Sumner) le courageux cameraman de Denham finit dans la gueule des reptiles.

Ils retrouvent Kong mais le gorille furieux contre les hommes qui tirent sur lui, massacre Hays, Choy et les précipite les autres membres de l’équipe du haut d’une falaise.

De son coté, Ann tente de fuir Kong et atterrit en pleine jungle ou elle doit échapper aux crocs d’énormes lézards et autres insectes peu ragoutants.

Mais le pire reste à venir avec deux tyrannosaures qui décident de la croquer pour leur gouter.

Heureusement Kong intervient et après une lutte exceptionnelle, réussit à triompher de trois T-Rex tout en protégeant sa bien aimée.

Les survivants sont attaqués par d’horribles cafards et autres sangsues vivantes.

Une nouvelle fois Englehorn sauve la mise à Denham et Driscoll en fâcheuse posture face à de monstrueuses araignées…

Malgré les pertes énormes, Driscoll refuse de renoncer à Ann et se rend seul sur la montagne de Kong.

Profitant de l’assoupissement de la bête et d’une attaque surprise de chauve souris qui le distraient, il enlève Ann et entreprend de descendre avec elle avec une liane.

Kong réagit mais le duo parvient à s’enfuir en utilisant une chauve souris comme parachute.

Mais l’animal monstrueux s’est à présent entiché de sa belle et se lance à son tour dans une recherche frénétique.

Denham qui a pour projet de le capturer lui lance un filet géant puis des bouteilles de chloroforme avec un succès relatif.

Kong tue encore et est prêt à entrer dans la mer pour arrêter les chaloupes.

Ralenti par un harpon à baleine de Englehorn, il est finalement endormi par Denham.

La dernière partie du film se déroule de nouveau à New-York ou Kong doit être exhibé dans les théâtres de Broadway dans un spectacle de music hall grotesque.

Mais lors de la première, l’animal irrité brise ses lourdes chaines, agresse la foule et sème la panique dans la ville.

Driscoll tente de le distraire, sans succès car il veut seulement retrouver Ann qu’il cherche dans toutes les New-Yorkaises.

Finalement Ann se montre ravie de retrouver son monstre et prend plaisir à glisser avec lui sur le lac gelé de Central Park.
L’intervention de l’armé gâche ses retrouvailles contre nature et l’animal blessé grimpe sur le Baxter building pour y retrouver refuge.

Malgré la présence d’Ann qui tente d’arrêter les soldats, les avions mitraillent sans relâche le monstre qui même si il en détruit quelques uns finit par succomber aux tirs de mitrailleuses lourdes.

Kong lâche finalement prise du haut de la tour, tombant inanimé après un dernier regard pour sa belle.

En conclusion, « King-Kong » est le meilleur film de Jackson, un chef d’œuvre absolu, qui sublime toutes les versions du mythe, y compris celle de l’originale.

Pendant 3h on est emporté dans la grandeur de ce cinéma d’aventures, avec un maestria étonnante dans la réalisation, des scènes d’actions époustouflantes sur l’ile avec combats de dinosaures, insectes monstrueux au milieu duquel trône l’invincible gorille.

Après le combat culte face aux tyrannosaures montrant toute la géniale virtuosité de Jackson, vient la partie urbaine plus classique avec des scènes de catastrophes dans un New-York des années 30 brillamment reconstitué.

Derrière l’action, Jackson sait faire passer l’émotion avec un contraste parfait entre la puissance brutale/animale du colosse et la douceur/fragilité/pureté de Naomi Watts, parfaite dans le rôle à l’époque…

« King-Kong » est donc un grand film qui ne pourra que séduire les amateurs de ce pour quoi le cinéma a été crée : emporter, émouvoir, faire rêver, distraire !

King Kong (Peter Jackson)
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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 15:10
Contes et légendes du Jura (Gérard Chappez)

A l'honneur le patrimoine français et tout particulièrement de la région dont est originaire ma famille avec « Contes et légendes du Jura » de Gérard Chappez.

Sorti en 2008, ce court ouvrage recense les principales histoires imaginaires autour de cette région boisée et montagneuse finalement assez peu connue du grand public.

Difficile de ne pas parler du Jura et de la légende de la Vouivre, cette créature prenant les traits d’une jolie jeune femme pour se baigner nue dans les étangs, quitte à attiser la convoitise sexuelle mais aussi financière en raison du gros rubis réputé magique qu’elle portait à son front.

Malheureusement la belle se trouve protégée par une garde rapprochée de serpents qui massacrent invariablement tous les intrépides se risquant à l’approcher pour la voler.

Moins connue est relatée une rencontre improbable entre la Vouivre en version monstre ailé et fourchu et le géant Gargantua qui assoiffé avait asséché un de ses cours d’eau, le Drouvenant.

La ou plutôt les vouivres des étangs et lacs sont très présentes dans l’imaginaire jurassien avec le dépôt durant l’hiver 1853 d’un enfant difforme réputée fils de vouivre par deux gentilshommes dans un village reculé de Perseux avec une volonté de s’en débarrasser discrètement contre rétribution auprès d’une paysanne.

La religion chrétienne a également donné naissance à bon nombre de légendes, avec des interventions de diables à qui l’on attribuent entre autres la création du sapin, bien qu’une autre version plus positive existe en rapport à la fête de la Noël.

La région du Val d’amour regorge aussi d’histoires, tel Philippe ce ménestrel épris d’une fille de noble Alicette Rainfroi se noyant dans le lac de Chamblay au cours d’une expédition nocturne ou l’indomptable cheval fantastique de Chauvin qui noyait ses cavaliers.

Plus étrange est l’improbable histoire de Jeanne Lanternier, la fille modeste pignard parti faire fortune en Algérie en 1830, revenue mariée à un sultan marocain après de rocambolesques aventures dignes des mille et une nuits.

Sans surprise, un loup affamé est la cible de fable du Val d’amour et subit bien des persécutions avant de se voir refuser la porte du paradis.

La naissance des lacs du Jura donnent lieu à des histoires de châtiments de nobles opprimant leur peuple (lac du Chalain), de populations hostiles aux mendiants (lac de Narlay) ou de simples catastrophes annoncées (lac du Vernois).

Le lac de Bonlieu est quand à lui associé à la romantique Blandine fille du comte de Chalain à l’aventurier du XVII ième siècle Jean de Watteville ainsi qu’au cheval fantastique Pégase de Foncine.

Outre les vouivres, le bestiaire jurassien évoque les dames blanches des rivières montagneuses, les dames vertes des étangs et prairies ou les petites créatures des bois : fouletots, djinns et follets réputées jouer des tours aux humains.

Impossible de ne pas parler de Cadet Roussel, cet huissier orgeletain à la vie tumultueuse qui au XVIII ième siècle fit l’objet de railleries mises en chanson par ses adversaires pour se moquer de son zèle révolutionnaire, qu’il paya par quelques années de prison et une renommée posthume dont il se serait sans doute bien passée.

Autre personnage historique, Claude Prost dit Lacuson fait l’objet d’un véritable culte dans le Jura pour son courage, son adresse et sa résistance acharnée à l’envahisseur « français » durant la guerre de Dix ans au XVII ième siècle.

La bêtise est châtiée avec l’histoire ridicule de deux amis ivrognes Honoré et Felix refusés du Paradis pour leurs mensonge puis de manière plus cynique par l’arrestation pour meurtre de trois paysans lourdauds s’étant aventurés sans parler un mot de français à une foire de Saint Claude.

L’horreur frappe avec la cruauté du sort réservée aux demoiselles d’Oliferne, jetées u XIV ième siècle dans des tonneaux garnis d’épines pour punir la résistance de leur père à un tyran local Thiébaud de Chaffour qui ne l’emporta pas du reste au paradis.

On termine plus positivement par une histoire d’amour heureuse au Val de Bienne entre un jeune chevalier Edmond de Jeurre et Huguette fille du Comte de Condes, même si dans ce domaine rien n’égale le romantisme absolu de l’histoire de la fée du Val de Sorne, Pétronille amoureuse d’Aymon, un chevalier mort en Croisades sans avoir pu la rejoindre et dont le souvenir la hantera à jamais.

En conclusion, ouvrage sans prétention écrit par un couple de passionnés de leur région, « Contes et légendes du Jura » atteint son but et narre de belles histoires ou se mélangent légendes chrétiennes, récits campagnards et personnages historiques sublimés par les rumeurs populaires.

Avec ses forets profondes, ses multiples lacs et ses montagnes, le Jura se prête il est vrai à merveille à ce types de récits mystérieux et se montre un parfait terrain pour les faire croitre…

Je ne peux que recommander pour les petits et les plus grands ce bel ouvrage parlant d’animaux magiques, fées, chevaliers, princesses et aventuriers de tout poil peuplant le folklore de nos belles campagne ! Car lorsque le rêve ne sera plus…

Contes et légendes du Jura (Gérard Chappez)
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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 08:35
Daredevil, saison 1, épisode 3 (Steven S Deknight, Drew Goddard)

« Daredevil, saison 1, épisode 3 » commence par un meurtre, John Healy (Alexander Morfov) massacrant dans un bowling Prohashka (Peter Claymor) un patron de l’immobilier pourtant gardé par de robustes gardes du corps.

Healy est logiquement arrêté mais James Wesley (Toby Leonard Moore) représentant de Union allied vient démarcher Murdock (Charlie Cox) et Nelson (Elden Henson) pour les embaucher afin de défendre le tueur.

Si Nelson se montre appâté par l’argent, Murdock est plus méfiant et demande plus d’informations sur leur interlocuteur ce qu’il refuse de communiquer.

Le duo d’avocats accepte néanmoins de rencontrer Healy et comprend que l’inculpé n’a rien d’un homme normal s’étant défendu en état de légitime défense.

Pourtant Murdock change de position et accepte d’assurer sa défense, exploitant les failles juridiques comme l’absence de testament des gorilles ou celui plutôt favorable de la réceptionniste du bowling.

Dans le même temps, Karen Page (Deborah Ann Woll) se voit proposé une belle somme de la part de l’avocat d’Union allied pour garder le silence mais au lieu d'accepter temporise.

Après avoir rencontré Jennifer Fisher (Wendy Moniz), la veuve du juriste assassiné, Page comprend qu’elle aussi a été approchée par Union allied et que malgré ses soupçons sur la mort de son mari, a choisi d’accepter l’offre et de déménager pour ses enfants.

Tout en respectant la décision de la veuve, Page se rend voir Ben Urich (Vondie Curtis Hall) journaliste au Daily Bugle, qui se montre toujours intéressé contre l’avis de sa hiérarchie pour révéler les scandales de corruption de New-York.

Daredevil entre de son coté en action pour décourager un gros bras faisant pression sur une des jurés (Kate Grimes) tandis que son alter ego Murdock plaide avec brio à la cour, obtenant un acquittement de son client pour faute de preuves.

Mais Healy se fait méchamment secouer à sa sortie de prison par Daredevil et après un combat acharné, finit par donner le non de son employeur un certain Wilson Fisk (Vincent D‘onofrio).

Terrorisé par cet homme, Healy préfère se donner la mort plutôt que d’attendre d’être traqué et exécuté.

On termine cet épisode par un plan de Fisk rencontrant une belle jeune femme Vanessa Marianna (Ayelet Zurer) à une galerie d’art.

En réalité Fisk et Wesley ont fait assassiner Prohashka pour laisser le champs libre à leur homme de paille Leland Owsley (Bob Gunton) afin de racheter sa société immobilière.


En conclusion, « Daredevil, saison 1, épisode 3 » se montre enfin un peu plus intéressant en développant l’intrigue qui se complexifie avec une trouble histoire de meurtre établissant un lien entre le cabinet d’avocats, l’affaire Page et la sulfureuse Union allied qui semble de plus en plus être une société écran pour blanchiment d’argent sale.

Aussi à l’aise dans les prétoires que dans les ruelles sombres d’Hell’s kitchen, Daredevil commence à comprendre à quel gros morceau il s’attaque !

La suite ? Oui !

Daredevil, saison 1, épisode 3 (Steven S Deknight, Drew Goddard)
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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 17:37
Déjà mort (Olivier Dahan)

Figure sulfureuse du cinéma français, Benoit Magimel s’est pourtant fait remarquer en 1998 dans « Déjà mort » d’Olivier Dahan.

« Déjà mort » se déroule dans la banlieue de Nice, ou Laure (Zoe Félix) une jeune femme paumée accepte de suivre Andrea (Clément Sibony) pour l’accompagner à un casting de photos de charme auprès d’un jeune homme rencontré par hasard lors d’une course de karting.

Issu d’un milieu pauvre, Laure a une envie folle de réussir avec son physique et sa jeunesse, aussi accepte elle sans rechigner de poser pour Romain (Romain Duris) et son associé David (Benoit Magimel).

Le shooting se passe dans un appartement luxueux de Nice appartenant aux parents de David qui est issu de la jeunesse dorée de la ville.

Mais les deux photographes amateurs sont en réalité des individus troubles servant de rabatteurs pour l’industrie du porno.

Laure et Andrea se laissent tourner la tête dans un monde nocturne, ou la drogue et les jolies filles abondent.

Séduite par la beauté de David, Laure accepte de rencontrer Mallo (Carlo Brandt) le producteur de film X dans l’espoir de gagner plus d’argent rapidement.

Cette décision contrarie Andrea qui secrètement amoureux d’elle, souhaite la préserver de ce monde.

Mais aucun des deux n’est assez fort pour résister au charme vénéneux de Mallo qui convainc Laure de tourner pour lui.

Tout aussi perdu, Andrea sombre lui tête la première dans la drogue et développe des relations explosives avec le petit teigneux Romain.

Laure connait le succès et est présenté à des investisseurs étrangers notamment japonais.

Mais Romain et David désirent voler de leurs propres ailes et doubler Malo en faisant tourner Laure pour leur propre compte.

Le tournage réalisé dans l’amateurisme le plus total aboutit néanmoins à la production d’un petit porno fauché et bancal.

Lorsqu’il apprend la trahison, Mallo devient furieux et menaçant.

David se fait démolir mais la spirale infernale drogue/armes/sexe atteint à présent tout le monde…

Devenu incontrôlable, Andrea braque un commissariat de police pour extraire Romain arrêté simplement pour excès de vitesse.
Les deux garçons doivent alors se cacher…mais Andrea sort menacer Mallo de laisser Laure reprendre sa liberté.

Après une altercation il tue le producteur et se retrouve pourchassé par deux de ses gardes du corps.

Blessé il trouve refuge chez David attirant les tueurs chez lui.

Après un fusillade, Andrea tue les deux hommes ainsi que Romain.

Dépassé par la situation, David poursuit Romain mais se tue en voiture.

Blessé et choqué, le jeune homme essaie de retrouver Laure mais est abattu par la police en bas de chez elle.

En conclusion, « Déjà mort » est un film choc aussi sombre que dégoutant, narrant néanmoins à la perfection la dérive d’une certaine jeunesse dorée du sud de la France, attirée par les paradis artificiels et l’argent facile.

Le monde du porno est ici dépeint de façon malsaine, comme un tremplin pour jeune fille arriviste, désireuse de bruler les étapes pour sortir de leur anonymat ou pauvreté en profitant de leur physique et leur jeunesse, phénomène qu’on retrouve également dans la téléréalité.

Le drogue, les armes, le sexe et les activités criminelles qui gravitent autour ne tardent pas à briser les jeunes trop faibles pour s’extraire de ce milieu aussi vicieux que fascinant.

Porté par des acteurs impeccables dans leurs rôles respectifs, « Déjà mort » est surtout notable pour la performance de Benoit Magimel, parfait en ange blond du mal.

Une curiosité à ne pas mettre devant tous les yeux néanmoins.

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 12:07
Shark ! (Samuel Fuller)

Comme vous le savez les films de requins connaissent actuellement un net regain de popularité, que ce soit « Instinct de survie » actuellement sur nos écrans ou la série parodique des « Sharknnado ».

Mais plus loin de nous, « Shark ! » de Samuel Fuller vit le jour en 1969 soit sept petites années avant la sortie du « Jaws » du maitre Spielberg.

« Shark !» raconte l’histoire de Caine (Burt Reynolds) un trafiquant d’armes en fuite après une transaction ratée au Soudan, qui trouve refuge à Port Soudan proche de la mer rouge.

Viril et bourru, Caine se fait héberger dans un hotel crasseux tenu par un gros patron louche nommé Latalla (Manuel Alvarado).

Cherchant un moyen de prendre la mer pour quitter le pays il est abordé par un couple de scientifiques américains, le professeur Dan Mallare (Barry Sullivan) et Anna (Silvia Pinal) qui cherche un troisième homme pour remplacer leur plongeur, un certain Mohamed dévoré par un requin au cours d’une plongée autour d’un navire appelé le Victoria.

L’aventurier finit par accepter l’offre du couple et demeure séduit par le charme d’Anna qui ne tarde pas par calcul à devenir sa maitresse.

Mais la zone de l’épave est infestée de requins et rend périlleuses les recherches.

Prenant de l’assurance, Caine conteste le leadership de Mallare et se bat avec le couple pour imposer sa vision des choses.

Celui-ci cherche à lui faire payer sa rébellion et par l’intermédiaire de Latalla, fait embaucher plusieurs hommes pour le faire tuer.

Mais Caine se sort miraculeusement du piège en luttant avec les hommes dans un souk soudanais.

Malheureusement son jeune ami voleur Yusef (Francisco Reiguera) qu’il a pris sous son aile est blessé à la tête durant la bagarre.

Désespéré, Caine réquisitionne Doc (Arthur Kennedy), un vieil original vivant chez Latalla, et parvient à le faire sauver le malheureux Yusef.

Le couple, qui sait que Caine est recherché par l’inspecteur Barok (Enrique Lucero) pour ses activités troubles dans la région promet de le livrer à la police une fois la dernière plongée effectuée.

Mais au cours de celle-ci, Anna envoie des morceaux de poisson ensanglantés dans la mer pour déclencher une attaque de requins.

Mallare est dévoré après avoir avec Caine remonté la véritable raison de tous ces efforts : les lingots d’or dans la soute du Victoria.

Furieux, Caine frappe Ana mais découvre Barok, qui lui aussi attiré par le gain facile envisage de récupérer la cargaison à moindres frais.

En un sursaut, Caine prend le dessus et jette le flic à la mer ou il est lui aussi dévoré par les requins.

Mais c’est sans compter sans Ana, qui relègue Caine dans le petit bateau de Barok pour lui avec l’or pour elle seule, en ignorant que son navire est destiné à prendre l’eau avec toutes ses vannes grandes ouvertes…

En conclusion, « Shark ! » aurait pu être un film excitant si il n’était pas plombé par une réalisation bancale et des dialogues proches du débile, notamment ceux de Burt Reynolds encore inconnu à l’époque et monument de machisme primaire.

Malgré ses médiocres acteurs, une réalisation poussive et une musique atrocement ringarde, « Shark » peut se laisser regarder avec une certaine indulgence pour ses scènes sous marines assez impressionnantes dans lesquelles un cascadeur mexicain trouva la mort, dévoré par un requin qui n’avait à l’époque rien de virtuel !

Shark ! (Samuel Fuller)
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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 11:33
Daredevil, saison 1, épisode 2 (Steven S Deknight, Drew Goddard)

Dans « Daredevil, saison 1, épisode 2 » de Steven S Deknight et Drew Goddard, Claire Temple (Rosario Dawson) une habitante hispanique d’un modeste immeuble de Hell’s kitchen, récupère Daredevil (Charlie Cox) très mal en point dans une benne à ordures.

Médecin de formation, elle le recueille et le soigne avec les moyens du bord constatant des entailles profondes et fractures notamment aux cotes.

Reconnaissant, Daredevil refuse de s’étendre sur ses activités pour protéger la médecin et bien lui en prend puisque Semyon (Alex Falberg) un faux policier travaillant pour la mafia russe le recherche dans l’immeuble.

Claire accepte de le couvrir mais Daredevil comprend aux battements du cœur du flic que cela ne suffira pas.

Les deux versions de l’histoire s’affrontent en effet : d’un coté le flic parle d’un cambriolage ayant mal tourné et de l’autre Daredevil avoue s’être fait piégé par l’enlèvement d’un enfant pour l’attirer dans un piège tendu par les Russes afin de le liquider.

Se reprenant, Daredevil assomme le flic en jetant adroitement un extincteur sur lui.

Lorsqu’il reprend ses esprits, il n’hésite pas secondé par Claire masquée, à le torturer pour obtenir des informations.

Le russe finit par avouer sous la pression que le gosse est détenu dans les sous sols d’un restaurant mais se montrant provocateur à l’égal du super héros finit lui aussi jeté dans une benne à ordure.

Daredevil demande à Claire de quitter l’immeuble pour se mettre à l’abri des représailles russes et se lance à la recherche du gosse enlevé.

De son coté, Foggy Nelson (Elden Henson) embarque la jolie Karen Page (Deborah Ann Woll) dans une virée nocturne dans les bars de Hell’s kitchen, notamment le minable Josie's (Susan Varon) ou les deux avocats ont leurs habitudes.

Enivrée, la belle blonde semble céder au charme de l’excentrique avocat mais les deux noctambules préfèrent rentrer sagement chez Matt…pour trouver porte close.

Le justicier masqué est en train en vérité d’affronter de robustes gangsters russes dans les sous sols glauques d’un restaurant et fini même diminué physiquement par les terrasser à main nues pour sauver le gosse.

En d’émouvants flash backs, Murdock jeune revoit le destin tragique de son père Jack (John Patrick Hayden) tué par des mafieux pour avoir refusé par fierté de se coucher dans un combat truqué.

En conclusion, on ne peut pas dire que « Daredevil, saison 1, épisode 2 » élève franchement le niveau par rapport au premier épisode mais assomme plutôt l’intrigue par une très (trop) longue scène ou le héros diminué et fragile se fait soigner par une bonne samaritaine de passage.

Lorsqu’enfin ils émerge de son état comateux, c’est pour livrer un combat franchement poussif face à des gorilles bons à pas grand-chose sinon servir de punching balls humains.

Il y a certes le flash back convenu sur l’histoire tragique du jeune Matt et un début de séduction entre Foggy et Karen, mais tout ceci ne suffit pas à lancer pour moi la série à ce stade…

Daredevil, saison 1, épisode 2 (Steven S Deknight, Drew Goddard)
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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 14:34
Daredevil, saison 1, épisode 1 (Steven S Deknight, Drew Goddard)

Piqué au gout de série, me voici à présent sur « Daredevil, saison 1, épisode 1 » de Steven S Deknight et Drew Goddard .

Sorti en 2015 et diffusé uniquement sur Netflix, « Daredevil, saison 1, épisode 1 » revisite le mythe du célèbre super héros aveugle crée dans les années 60 par la paire Stan Lee-Jack Kirby et qui connaitrait une exploitation au cinéma malheureuse en 2003.

Ici on découvre deux avocats débutants et fauchés, Matt Murdock (Charlie Cox) et Foggy Nelson (Elden Henson) qui faute de ressources s’établissent dans le quartier ravagé par le 11 Septembre de Hell’s kitchen à New-York.

La première affaire du duo d’idéalistes concerne une jeune femme Karen Page (Deborah Ann Woll), accusée du meurtre de Daniel Fischer son collègue au service juridique.

Murdock qui est aveugle après un accident dans sa jeunesse, dispose en réalité d’une exacerbation de ses autres sens qui lui confère des capacités surhumaines comprend assez rapidement que Karen lui ment.

Après qu’elle ait échappé de justesse à une tentative de meurtre dans sa cellule par un policier victime de chantage, Karen est hébergée par les deux avocats qui gagnent progressivement leur confiance.

Karen leur avoue avoir eu accès par erreur à un fichier compromettant dans l’entreprise ou elle travaillait Union allied, qui sous couvert d’une fondation pour reconstruire New-York, blanchissait de l’argent sale.

Après avoir voulu contacter Fischer pour l’avertir du problème, Karen s’est retrouvé droguée et accusée de meurtre.

Mais lorsqu’elle tente de récupérer le clé USB contenant les fichiers compromettant, Karen est agressée par un tueur travaillant pour son employeur, en réalité un homme de paille d’une organisation criminelle dont le bras droit est James Wesley (Toby Leonard Moore).

Très irrité par une intervention de Daredevil, l’alter ego costumé de Murdock sur les docks pour empêcher le trafic de femmes, Wesley l’est encore plus lorsque celui-ci intervient pour sauver Page de son tueur.

Décidant que la meilleure défense était l’attaque, Murdock convainc le timoré et fantasque Nelson de faire éclater l’affaire de blanchiment d’argent d’Union allied afin de protéger Page d’autres attaques mortelles.

Dans le même temps, Wesley fait liquider les tueurs ayant failli et rend compte à son mystérieux patron d’une situation plus qu’agaçante.

Alors que Murdock va boxer dans le gymnase miteux ou son père Jack (John Patrick Hayden) boxeur minable mais courageux s‘entrainait, on comprend la puissance de l’organisation de Wesley qui contrôle le trafic d’armes, de drogue de la ville et a une position dominante sur les autres gangs de la ville : les Russes, les Japonais de Nobu (Peter Shinkoda) et les Chinois de Madame Gao (Wai Ching Ho).

Mais Page qui a décidé d’intégrer le cabinet miteux de Murdock et Nelson en guise de reconnaissance, vient à présent renforcer cette nouvelle équipe contre le crime !

En conclusion, « Daredevil, saison 1, épisode 1 » pose les personnages en un premier round d’observation.

Les origines de DD sont exposées par petites touches : son accident de jeunesse, son père boxeur, même si l’accent est plus mis sur l’aspect civil du personnage avec son implication comme avocat des causes perdues, contrairement à son copain Foggy, truculent et rondouillard sidekick.

L’aspect super héros n’est ici donc qu’esquissé qu’avec quelques combats contre le crime : gangsters des docks ou tueur professionnel expert au maniement de couteau.

Le choix de Charlie Cox est celle d’un homme de taille moyenne au physique étrangement « banal » sans musculature ou signe distinctif larger than life, évoluant en parfait défenseur des faibles dans un univers sombre ou règne la toute puissante pègre de New-York.

On attend donc de voir la suite de l’histoire se développer pour se forger un avis.

Daredevil, saison 1, épisode 1 (Steven S Deknight, Drew Goddard)
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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 12:43
Doggybags, volume 6 (Céline Tran, Run, Jeremie Gasparutto, Florent Maudoux, Guillaume Singelin)

La franchise Doggybags tourne fort en 2014 avec « Doggybags, volume 6 ».

Cette fois l’originalité est de mise avec une carte blanche offerte à la star du porno Katsuni qui signe plusieurs histoires sous un nom plus civil : Céline Tran.

Associée à l’équipe de Doggybags : Run (scénario), Guillaume Singelin, Florent Maudoux et Jeremie Gasparutto (dessins), Kastuni parle de ce qu’elle connait : l’industrie du porno américaine.

Sous la plume de Gasparutto, deux recruteurs-casteurs abusent sans vergogne des velléités de succès de Sandy une ex paumée de la téléréalité, une blonde tatouée à belle poitrine pour la livrer en pâture à des démons-brutes désireux de se repaitre de son corps et de son sang dans un des multiples petits studios de la porn valley californienne.

Mais en plein calvaire, Celyna, une Némésis guerrière fait alors son apparition sous les traits de la porn star asiatique et massacre les démon à coup de katana.

Après avoir liquidé les monstres, Celyna termine en émasculant le recruteur.

Puis avec Maudoux le récit vire quelque peu à l’autobiographie d’une hardeuse, qui dit avoir plongé dans le milieu après une douloureuse rupture amoureuse.

Agressée par des monstres violeurs suceurs de sang, sa résistance hors du commun lui permet de devenir la favorite d’un démon supérieur qui lui alloue ses pouvoirs de tueuse-vampire.

Devenue Celyna la sépulkre, elle traque elle aussi ses proies hommes ou femmes pour se sustenter en sang frais avant de se rebeller contre ses créateurs et de les assassiner.

Dans la dernière partie, Singelin présente François Donatien un abominable notable très (trop ?) fortement inspiré du personnage de Sade et Dominique Strauss Kahn, pour décrire un monstre pervers aimant torturer des jeunes femmes et se repaitre de sang.

Traqué par Celyna qui n’a aucun mal à se débarrasser de ses gardes du corps, Donatien est finalement exécuté après avoir été forcé d’ingurgiter toute la collection de sang millésimé qui faisait l’objet de sa fierté malsaine.

En conclusion, « Doggybags, volume 6 » varie quelque peu les plaisirs en mixant cette fois les influences gore vampiriques avec le thème de la sexualité, abordé sous l’angle aujourd’hui moderne de l’envahissante pornographie.

La porn star Kastuni trouve dans ce style volontairement régressif l’occasion d’extérioriser d’autres facettes de ses « talents » artistiques produisant des scénarios basiques et autobiographiques ou on devine une certaine brutalité dans les tournages de style « gang bang ».

Pour le reste, les amateurs retrouveront le coté crade et grossier du graphisme des auteurs habituels.
Avec cet apport ponctuel et particulier, ce volume six change un peu la donne, sans bouleverser pour autant par son audace ou son génie.

Doggybags, volume 6 (Céline Tran, Run, Jeremie Gasparutto, Florent Maudoux, Guillaume Singelin)
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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 13:10
Battleship (Peter Berg)

Sorti en 2012, « Battleship » est une adaptation cinématographique de Peter Berg d’un jeux vidéo.

Au milieu des années 2000, le gouvernement américain découvre l’existence d’une planète « G » potentiellement similaire à la Terre et établit un programme de communication spatial via l’émission d’un signal sur l’ile de Oahu (Hawai) pour le relayer par un satellite vers « G ».

Sur cette même ile, Alex Hopper (Taylor Kitsch) un turbulent jeune homme de 26 ans se fait arrêter par la police pour avoir voulu voler un burrito afin de séduire Sam (Brooklyn Decker) une jolie jeune femme rencontrée dans un bar.

Alex est alors repris en main par son frère Stone (Alexander Skarsgard), capitaine de frégate dans la Marine américaine qui le pousse à entrer dans la Marine.

Mais alors qu’il noue une relation amoureuse avec Sam, Alex arrive en retard pour le discours de l’amiral Terrance Shane (Liam Neeson) propre père de sa chérie.

Shane achève de lancer une grande parade navale à laquelle va participer le Japon par l’intermédiaire du capitaine de vaisseau Yuki Nagata (Tadanobu Asana) commandant d’un destroyer japonais le Myoko.

Lieutenant de vaisseau spécialisé dans les systèmes d’armes, Alex embarque sur le destroyer John Paul Jones.

Son tempérament explosif lui cause des problèmes, aboutit à une bagarre avec Nagata et à son possible renvoi de la Marine.

Mais une brusque invasion extra-terrestre va changer la donne : des vaisseau surviennent de l’espace et viennent s’enficher près d’Hawai.

Les navires de la parade se rendent sur zone, puis Alex avec le second maitre Cora Raikes (Rihanna) et le maitre d’équipage Ordy (Jesse Plemons) embarquent sur un zodiac pour aller à la rencontre des étranges vaisseaux.

Alex déclenche malgré lui l’attaque des extra terrestres qui envoient une énorme pulse électromagnétique pour paralyser les systèmes de communication des navires et isoler via un champs de force une zone autour d’Oahu, stratégique pour établir un poste de liaison avec le gros de leurs troupes.

Commandant du Samson, un autre destroyer, Stone fait donner du canon contre les aliens mais paye cher son initiative par la destruction de son navire et la mort de son équipage.

La guerre est inévitable et les aliens déploient d’infernales machines rotatives sur terre, capables de détruire une base aéronavale et de paralyser une large part des axes routiers de Los Angeles.


Avec la perte du Myoko et la plupart des officiers supérieurs, Alex devient le chef du dernier destroyer sur zone le John Paul Jones et doit collaborer avec Nagata, seul survivant japonais.

Courageusement, il exploite la découverte d’un aliens retrouvé inconscient et examine la créature vaguement humanoïde qui est finalement secourue par les siens quasi invincibles en raison de leurs exosquelettes de combat.

Le robuste second maitre Beast (John Tui) combat courageusement une des créatures qui voulait détruire le système de propulsion du navire et est aidé par Alex et Raikes.

Mais l’armure de la créature la rend invulnérable aux tirs d’armes automatiques et il faut une courageuse manœuvre d’une pièce d’artillerie par Raikes pour en venir à bout.

Ordy découvre un des points faibles des aliens, une extrême sensibilité à la luminosité, ce qui permet au John Paul Jones grandement aidé par les compétences marines de Nagata de détruire trois vaisseaux aliens à coup de missiles anti navires avant d’être détruit par la férocité des sphères rotatives.

Pour contrer les aliens qui ont investi la station spatiale d’Oahu, Sam qui travaille comme thérapeute avec le lieutenant colonel Mark Canales (Gregory D Gadson), ayant perdu ses deux jambes dans l’explosion d’une mine, lance sa jeep contre leur système de transmission, les perturbant temporairement.

Plein de ressources, Alex fait réarmer le vieux cuirassé le Missouri avec un équipage de 1939-1945 avec propulsion à vapeur et systèmes analogiques pour combattre les aliens.

En un face à face terrible avec le dernier vaisseau mère, le Missouri parvient par une manœuvre audacieuse à le surprendre et à l’endommager gravement en faisant donner à la fois toutes ses armes : canons, missiles, torpilles et même mitrailleuses lourdes.

Se sachant perdu, il tire sa dernière bombe pour détruire la station de communication sur l’ile.

Mais l’US Air Force intervient finalement détruisant les sphères destructrices lâchées sur le vieux cuirassé.

L’invasion alien est repoussée, les décorations pleuvent sur Alex, Stone (à titre posthume), et Canales pour son corps à corps héroïque face aux aliens.

Bourru, Shane consent enfin finalement à ce qu’Alex se marie avec sa fille Sam.

Pourtant en Ecosse, un alien est découvert par des adolescents…

En conclusion, « Battleship » est un film au premier abord basique US navy contre aliens, mais recèle au final une réelle efficacité dans sa réalisation simple, efficace et ses effets spéciaux spectaculaires.

Les personnages sont certes brossés à gros traits mais l’intérêt principal du film est ailleurs : la belle opposition entre des extra-terrestres à l’armement ultra technologique et celui plus primitif mais employé à bon escient de nos frères humains.

On passe donc un très bon moment à son visionnage, découvrant par la même occasion avec plaisir une Rihanna tout à fait à son aise en courageuse sous officière de marine…

Battleship (Peter Berg)
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