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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 10:17
L'arme à l'oeil (Ken Follett)

L’Écossais Ken Follett est l’un des plus gros vendeurs de livres contemporains, avec une spécialisation pour les romans historiques.

Sorti en 1978, « L’arme à l’œil » se concentre sur la Seconde guerre mondiale avec en toile de fond le débarquement des troupes alliées sur les cotes françaises.

En prélude à l’affrontement de masses, se déroule en 1944, une véritable guerre d’espions entre le MI-5, services secrets britanniques et l’Abwher, leurs homologues allemands.

L’enjeu pour les Anglais est de tromper les espions allemands présents sur l’ile en leur faisant croire à un débarquement dans le Nord de la France alors qu’il aura lieu sur les cotes de Normandie.

Mais le III ième Reich compte dans ses rangs un atout de taille, Henry Faber alias Die Nadel, l’aiguille, loup solitaire présent en Grande Bretagne et susceptible par ses compétences de découvrir la vérité et d’informer Hitler en personne qui cherche à vérifier par des preuves tangibles son intuition première face à des généraux plutôt enclin à tomber dans le piège tendu par les Anglais.

Détecté par le MI-5 après avoir tué sa logeuse qui l’avait par hasard découvert, Faber est poursuivi par l’inspecteur Fred Bloggs aidé de Percy Godliman un professeur d’histoire.

Les deux hommes tentent de le localiser, mais l’homme est prudent, mobile et surtout déterminé à tuer à l’aide de son arme favorite, un stylet aiguisé qui lui a valu son surnom.

La poursuite prend un tour dramatique lorsque Faber déguisé en observateur d’oiseau finit par découvrir les faux tanks et avions anglais disposés pour leurrer les reconnaissances aériennes et faire pencher la balance vers une attaque dans le Nord.

Redoutable, Faber tue cinq gardes territoriaux et abandonne la péniche qui lui servait de couverture.

Il fuit avec les clichés prouvant le supercherie montée par les Anglais, tentant de rejoindre l’Ecosse ou est sensé venir le chercher un sous marin allemand.

Traqué, Faber tue un nouvel agent anglais dans un train, se fait prendre en stop et gagne Aberdeen.

Malheureusement pour lui une terrible tempête éclate et provoque le naufrage du petit navire qu’il avait volé au port.

Echappant de justesse à la mort, Faber est récupéré blessé et épuisé sur une ile perdue en Ecosse, ou vivent avec leur fils Jo, David et Lucy, un couple perturbé par la guerre et un stupide accident de voiture qui a privé David de l’usage de ses jambes et de sa vocation de pilote de la Royal Air Force.

Considéré comme un naufragé, Faber est plutôt bien traité par le couple et donne habilement le change.
Plutôt bel homme, il séduit Lucy en manque d’amour depuis le changement physique mais surtout psychologique de son mari.

Une relation se noue entre eux mais David finit par se douter de quelque chose, combinant jalousie et suspicion de la qualité d’espion du naufragé.

Une dispute éclate entre eux sur l’ile et un terrible combat s’engage.

Malgré son handicap, David utilise la puissance du haut de son corps, la jeep de l’ile et un fusil de chasse.

Il parvient à blesser Faber et manque même de le tuer avec la jeep, mais l’athlétique Allemand prend finalement le dessus, jetant l’infortuné mari du haut d’une falaise.

De retour et plutôt mal en point chez Lucy, Faber prétexte un accident de voiture mais finit lui aussi par éveiller les soupçons de Lucy qui fuit avec son enfant à l’autre extrémité de l’ile afin d’émettre un SOS.

La lutte à mort reprend mais Lucy tient bon, découvrant en elle des ressources inespérées.

Lucy envoie un SOS capté par une corvette qui met vite le duo Bloggs/Godliman sur la piste de l’espion et finit par tuer l’espion en le faisant lui aussi chuter d’une falaise.

Faber meurt, manquant son rendez vous avec le sous marin et échoue dans sa mission.

Le sort de la guerre est donc scellé.

En guise de gentil épilogue, Lucy épouse Bloggs qui une fois grand père raconte plus tard l’histoire à ses petits enfants.

En conclusion, « L’arme à l’œil » est un classique mais plaisant roman d’espionnage dans lequel Follett déploie tout son savoir faire habituel.

Guerre et histoire ne servent ici que de plaisantes toiles de fond pour bâtir un roman très bien mené dans lequel le personnage principal, voir le héros est bel et bien l’espion Allemand.

Solide, brillant et parfaitement maitrisé, « L’arme à l’œil » séduire donc les fanas d’histoires de Seconde guerre mondiale, sujet pour moi un peu trop rabâché et balisé pour faire du troisième roman de l’Écossais un véritable chef d’œuvre.

L'arme à l'oeil (Ken Follett)
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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 21:56
Lost saison 2, épisodes 5 et 6 (Jeffrey Jacobs Abrams)

On continue dans les séries avec « Lost saison 2, épisodes 5 et 6 ».

Dans l’épisode 5 réalisé par Stephen Williams sur un scénario de Damien Lindelhof et Carlton Cuse, la cohabitation entre Sawyer (Josh Holloway) toujours blessé à l’épaule, Jin (Daniel Dae Jim) et Michael (Harrold Pineau Jr) est difficile avec les autres survivants emmenés par Ana Lucia (Michelle Rodriguez).

La patibulaire Latina finit par accepter la supériorité du Coréen dans la pêche au poisson mais se montre très dure avec le rebelle Sawyer.

Soumis à la peur des Autres qui les ont traqués et décimés, les survivants décident de rejoindre le groupe de Jake (Matthew Fox) plus nombreux et mieux organisé.

La progression dans la jungle épaisse et toujours dangereuse s’effectue sous la protection de Eko (Adewale Akinnuoye-Agbaje), imposant pisteur à la peau noire.

Eko accepte finalement de suivre Jin pour retrouver Michael, qui a complètement perdu la tête et se lance éperdument dans la jungle pour retrouver Walt (Malcom David Kelley) qui fait quelques mystérieuses apparitions sur l’ile, hantant notamment Shannon (Maggie Grace).

Du coté des flash backs, Jin et Sun (Yunjin Kim) sont au centre de l’histoire, avec un projet de mariage arrangé de la jeune femme avec Tony Lee (Jae Lee) le fils d’un homme d’affaires qui tourne court, la blessant durement, tandis que Jin, embauché comme simple portier dans l’hôtel de luxe ou a eu lieu la rencontre, se rebiffe contre son employeur et démissionne.

Dans l’épisode 6 réalisé par Adam Davidson sur un scénario de Elisabeth Sarnoff, Eko et Jin parviennent à retrouver puis raisonner Michael, parti seul affronter les redoutables et énigmatiques Autres.

Le père accepte de rejoindre le groupe qui continue d’avancer la peur au ventre dans la jungle.

La blessure de Sawyer s’aggrave et Ana Lucia se montre prête à l’abandonner sur place lorsque des chuchotements se font entendre, avant que Libby (Cynthia Watros) soit elle aussi enlevée.

Sur la plage ou se trouve les autres survivants, la situation est tout aussi étrange, Shannon perdant la tête devant une nouvelle apparition de Walt et se jetant à sa poursuite dans la jungle avec Sayid (Naveen Andrews) à ses trousses.

Malheureusement la belle est abattue par Ania Lucia, qui l’avait prise pour une menace et expire dans les bras de son amant.

Dans un flash back douloureux, Shannon apprend la mort de son père, tué dans l’accident de voiture qui a failli rendre infirme Sarah, la future femme de Jake.

Dévastée par la douleur, Shannon est de surcroit déshéritée par sa belle mère Sabrina (Lindsay Frost), qui lui préfère ostensiblement son fils Boone (Ian Somerhalder).

En conclusion, « Lost saison 2, épisodes 5 et 6 » est clairement pour moi une fournée faible au sein de la série.

L’intensité de l’intrigue chute sensiblement et l’action s’embourbe quelque peu avec une cohabitions sous tension entre survivants toujours soumis aux invisibles Autres dont on se demande si leur dangerosité n’est pas finalement un mythe.

En suspens plane aussi la mort de Shannon, personnage à vrai dire secondaire, dont le coté manipulateur et croqueuse d’hommes à la Sharon Stone n’a pas été pour moi pleinement exploité.

On ne peut donc qu’être déçu du manque d’avancée de la saison 2 et ne peut que penser que les scénaristes jouent la montre en délayant leur talent …

Lost saison 2, épisodes 5 et 6 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 21:13
Green zone (Paul Greengrass)

Comme beaucoup de films américains engagés politiquement, « Green zone » de Paul Greengrass prétend apporter sa pierre à l’édifice constituant la critique de la troisième guerre en Irak.

Sorti en 2010, « Green zone » raconte la quête du commandant Miller (Matt Damon) chargé par l’US army de chercher en Irak les armes de destructions massives ayant conduites à l’engagement militaire américain en 2003.

Homme de terrain, Miller constate assez rapidement que les sites qu’on lui demande de contrôler sont vides et n’accepte pas de risquer la vie de ses hommes sur la base de renseignements erronés.

Lors d’un briefing face à un général, il n’hésite pas à remettre en cause la qualité des renseignements, ce qui provoque la colère de Clark Proudstone (Greg Kinnear), chargé par Washington de piloter les activités de recherche.

Bien que remis à sa place par la hiérarchie, Miller continue de se poser des questions et est approché par Martin Brown (Brendan Gleeson) de la CIA qui partage ses doutes quand à la fiabilité du mystérieux informateur au nom de code Magellan.

Lancé sur une nouvelle opération, Miller dépité par la piètre qualité des informations trouvées, est accosté par un Irakien du noms de Freddy (Khalid Abdalla) qui lui indique que des hauts dignitaire de l’ancien régime de Saddam Hussein, se réunissent actuellement dans le plus grand secret.

Contre l’avis de ses hommes, Miller suit Freddy et lance une opération contre la villa concernée.

Après une courte fusillade, les soldats américains ne peuvent empêcher la fuite du chef de la réunion, le général Al Rawi (Yigal Naor) mais récupèrent un carnet.

Face au major Briggs (Jason Isaacs) dépêché sur place avec des hélicoptères, Miller tient bon et malgré un affrontement physique, transmet son carnet à Freddy qui s’enfuit dans les ruelles.

Une fois Briggs parti avec un des hommes d‘Al Rawi, Miller retrouve Freddy, le carnet et le transmet à Brown pour une analyse qui révèle un réseau de planques probables pour Al Rawi.

Mais Proudstone veille au grain et utilise son influence au Pentagone pour mettre un terme aux recherches de Miller.

Le faucon obéit en réalité aux directives de Washington pour placer un ancien opposant irakien exilé au pouvoir et en faire leur homme de main à Bagdad.

Miller décide cependant de continuer seul l’enquête et est très surpris de constater que la journaliste Lawrie Dayne (Amy Ryan), qui a relayé la plupart des informations de Magellan ne l’a jamais rencontré et n’a jamais même cherché à vérifier la fiabilité des sources.
Avec force de culot, Miller retrouve le sbire d’Al Rawi qui a été torturé dans une prison ressemblant étrangement à Abou Grahib et lui soutire des informations sur son chef.

En analysant les informations, Miller comprend que Magellan est Al Rawi et parvient à le localiser.

Il est malheureusement capturé et rencontre finalement le mystérieux général qui reconnaissant qu’il est Magellan, dément l’existence des armes de destruction massives.

Al Rawi qui briguait un poste d’influence au sein de la nouvelle Irak, comprend qu’il a été dupé par Proudstone et décide de se venger sur Miller.

Une intervention des forces spéciales américains vient changer la donne et provoque une fusillade.

Miller profite de la confusion mais ne peut empêcher Freddy, désireux d’en finir avec les fantômes du passé, d’abattre Al Rawi.

Pour terminer, Miller dit son fait à Proudstone qui minimise l’importance de ses mensonges vis-à-vis du résultat obtenu, la chute de Saddam Hussein, le renversement du parti Baasiste et l’usage d’un homme de paille.

Allant jusqu’au bout de sa logique, Miller envoie à Dayne et aux principaux journaux américains les preuves du mensonge du gouvernement.

En conclusion, « Green zone » est un film forcément partisan mais intéressant et très prenant à un propos d’un militaire osant remettre en question le fondement de sa mission et cherchant des réponses par lui-même.

Cette situation, hautement improbable dans la réalité, prend ici une saveur particulière dans le contexte si délicat de la guerre en Irak.

On apprécie donc à travers un film d'action efficace et musclé, de suivre l’entêtement de Damon à trouver la vérité, au mépris d’un système œuvrant à tout prix pour falsifier des preuves et ainsi servir des intérêts supérieurs.

Aujourd’hui en 2014 alors que l’Irak est très sérieusement déstabilisée par la poussée de l’Etat Islamique, ce film prend un écho particulier et démontre les limites de la stratégie américaine dans ce pays.

Green zone (Paul Greengrass)
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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 10:03
Boxcar Bertha (Martin Scorcese)

Sorti en 1972, « Boxcar Bertha » est le second film de Martin Scorcese et sans nul doute l’un des plus méconnus.

L’histoire inspirée d’un roman de Ben Reitman prend place dans le Sud des Etats-Unis dans les années 30, en pleine Dépression.

Bertha Thomson (Barbara Hershey) est une jeune femme dont le père pilote d’avion pour le compte d’une compagnie de chemin de fer dirigée par Sartoris (John Carradine), meurt dans un accident.

Révoltée et sans famille, Bertha s’enfuit et passe de train en train, rencontrant finalement Bill Shelly (David Carradine), ouvrier de Sartoris mais surtout syndicaliste virulent.

Plus expérimenté, Shelly initie Bertha au sexe puis la laisse reprendre ses vagabondages

Bertha sympathise avec Rake Brown (Barry Primus) un homme du Nord venu chercher du travail dans le Sud.

Cet homme bien mis n’est pas un ouvrier mais plutôt un joueur/tricheur professionnel qui entraine sa compagne dans ses magouilles.

Pris sur le fait, Rake est menacé au pistolet par un notable arnaqué et dans la confusion, Bertha utilise un pistolet pour protéger son amant.

A présent coupable d’homicide, le duo fuit toujours par les trains, retrouvant Bill qui reprend ses droits sur Bertha.

Coffrés par les policiers, Bill et Rake se retrouvent en prison ou ils font la connaissance de Von Morton (Bernie Casey) un noir imposant, ex mécanicien du père de Bertha.

Morton est molesté par les gardiens en raison de sa couleur de peau, ce qui provoque une vive réaction de Bill et une bagarre générale se soldant par des morts.

Condamnés au travaux forcés, les trois hommes sont finalement secourus par une ruse de Bertha qui séduit un gardien.

Le quatuor verse ensuite dans la criminalité en attaquant et détroussant les trains de Sartoris.

Bill a beaucoup de mal à cacher sa répugnance pour ces actes et verse son butin à son Syndicat qui embarrassé le licencie.

Dès lors le combat entre Sartoris et la bande s’intensifie, et le patron est braqué dans sa propre maison pourtant bien gardée lors d’une soirée mondaine.


Pourtant les gardes de Sartoris retournent la situation, tuant Rake, capturant Morton, Shelly tandis que Bertha parvient à s’enfuir.

Esseulée, la jeune femme ne tarde pas à échouer dans un bordel, mais retrouve par hasard Morton dans un club black qui lui permet de retrouver Shelly qui se cache dans une maison.

Malgré de chaudes retrouvailles, le couple est rattrapé par son passé et sauvagement agressé par les hommes de Sartoris.

Morton intervient, tuant la plupart des hommes de main, mais il est trop tard pour Shelly, cruellement crucifié à un train.

Le film se termine sur Bertha courant désespérément derrière le train et son amant agonisant.

En conclusion, tiré d’une histoire vraie à la Bonnie and Clyde, source de fantasmes de beaucoup d’artistes, « Boxcar Bertha » est un film de cavale type aux influences libertaires et contestataires très marquées par les années 70.

Etant complètement insensible au romantisme des voyous, j’ai eu du mal à adhérer sur le fond et de prendre le parti des laissés pour compte : ouvriers, noirs, femmes seules face aux affreux industriels et policiers forcément inhumains.

Mais « Boxcar Bertha » est également intéressant pour ses acteurs, David Carradine, pas réellement une star (mais pas loin) qui décrocha ici un vrai premier rôle et Hershey, dont la jeunesse et le sex appeal de paysanne séduiront peut être les plus roots d’entre vous.

Daté très années 70 et donc parfois irritant notamment par sa musique country, « Boxcar Bertha » reste une curiosité, une petit film de jeunesse de la part d’un réalisateur qui fera ensuite beaucoup mieux dans des œuvres plus ambitieuses.

Boxcar Bertha (Martin Scorcese)
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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 17:15
Unbreakable (Primal fear)

Ce n’est un secret pour personne, je suis un grand amateur de Primal fear, groupe de heavy metal germanique très (trop ?) fortement inspiré par Judas priest.

En 2012, nos increvables teutons flingueurs ressortent une nouvel album et « Unbreakable » voit le jour avec vous noterez l’originalité, un aigle métallique en couverture sur fond de fin du monde bien entendu !

Petite introduction un brin pompeuse pour commencer « Unbreakable part 1 », puis démarrage du vrai premier morceau avec « Strike » mid tempo martial sur lequel se placent quasiment tout seuls des refrains simples mais redoutablement efficaces.

Immédiatement, Ralf Scheepers occupe l’espace de toute son amplitude vocale, le duo Alex Beyrodt/Magnus Karlsson assurant toujours l’approvisionnement en riffs musclés et solo bien léchés.

Le soufflet retombe un peu sur « Give em hell » et « Bad guys wear black » certes solidement charpentés et correctement exécutés, mais un peu trop linéaires et prévisibles pour séduire.

Difficile de sortir de ce sentiment sur « And there was silence » qui malgré son tempo élevé tourne quelque peu à vide.

Il faut attendre « Metal nation » pour sentir une réelle élévation de niveau avec tout le sens de la mélodie et la puissance émotionnelle dont est capable le groupe.

Après un tel bijou, Primal fear utilise l’arme de la mélodie sur « Where angels die », superbe power ballade de huit minutes, illuminée par le chant hors norme de Scheepers et par le feeling des guitaristes.

Retour à la vitesse avec « Unbreakable part 2 » véritable hymne heavy metal s’étalant sur six minutes très entrainantes avec un Scheepers impérial.

Le plaisir afflue toujours sur « Marching again » certes plus classique avec ses refrains très haut perchés qui lance idéalement une nouvelle ballade symphonique « larger than life » intitulée « Born again ».

La fin du disque se présente ensuite avec une nouvelle déflagration heavy metal « Blaze of glory » parfaitement calibrée et « Conviction » nerveux mais clairement un cran en dessous.

En guise de bonus on appréciera « Night of the jumps » nouvel hymne festif tout à la gloire du heavy metal.

En conclusion, sept ans après avoir écouté le dernier album de Primal fear, force est de constater que « Unbreakable » tient toujours la dragée haute à tous les groupes de heavy metal et achève d’assoir la réputation d’excellence de ces experts forgerons toujours capables de façonner de véritables trésors dans leur style, il est vrai restreint.

Après une première partie sans grand génie qui fait naitre l'inquiétdue, « Unbreakable » élève brutalement son niveau vers les hautes cimes du heavy metal pour ne plus en descendre.

On se régale donc à l’écoute de ces hymnes diablement efficaces rapides et enlevés, mais aussi vibre sur les ballades intenses gonflées d’émotions.

Toujours porté par son chanteur hors classe, Ralf Scheepers, Primal fear ne risque il est vrai pas grand-chose et continue de nous ravir avec son heavy en acier trempé en doublure de luxe de sa Majesté le Priest.

Unbreakable (Primal fear)
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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 12:51
Gilda (Charles Vidor)

Plongée dans l’histoire du cinéma avec « Gilda » vieille pièce de musée en noir et blanc de 1946.

Réalisé par Charles Vidor, « Gilda » raconte en Argentine (même si on ne voit pas une seule image de ce pays), la rencontre entre Johnny Farrell (Glenn Ford) un joueur/tricheur professionnel et Ballin Mundson (George McReady), le propriétaire d’un casino de Buenos Aires.

Pris sur le vif par Mundson en train de tricher, Farell accepte finalement de travailler pour lui et devenir en quelque sorte son associé.

Il côtoie alors la belle Gilda (Rita Hayworth), la femme de son patron qui était en réalité son ancienne fiancée.

Johnny retombe instantanément sous le charme de cette rousse aussi flamboyante que son mari est dur et sinistre.

Cruelle, Gilda va s’ingénier à provoquer Johnny tiraillé entre son désir et la fidélité à son patron.

Ce ballet amoureux passe surtout par la danse, Johnny se montrant férocement jaloux des autres hommes dansant avec la belle et prétextant sa protection pour la mettre sous cloche.

Le spectacle est plutôt pénible pour ce pauvre Johnny, bien malmené par les extravagances d’une femme superbe, bonne danseuse et chanteuse, et que tous les hommes convoitent dans l’ambiance nocturne du casino.

Mais l’ambitieux Mundson nourrit en réalité le désir de prendre le monopole du marché du tungstène et s’associe avec d’autres hommes d’affaires aussi véreux que lui.

Après avoir tué un des envoyés d’un rival visant à l’abattre, Mundson est contraint de disparaitre en se faisant passer pour mort après un crash d’avion.

Johnny saute alors sur l’occasion, prenant la direction de la suite de son ex patron qui l’a nommé du reste exécuteur testamentaire.

Il reprend la casino, tient tête aux associés pour le contrôle du tungstène et épouse Gilda.

Ceci ne suffit pourtant pas à la volage jeune femme dont les formidables prestations au casino continuent de faire tourner les têtes.

Même les multiples hommes de main de Johnny et sa nouvelle puissance, ne suffisent pas à endiguer l’envie d’indépendance et de plaisir de la volage Gilda qui quitte Buenos Aires pour Montevideo afin de suivre un avocat lui faisant la cour.

Johnny est pourtant toujours là et l’avocat travaillant en réalité pour lui, ne fait rien d’autre que la livrer à son patron.
Les scènes se multiplient entre eux mais le mariage résiste.

Le retour impromptu de Mundson change pourtant la donne.

Fou de rage, l’ex patron désire reprendre ses biens, notamment sa femme (!) et menace devant leur résistance de tuer Farrell.

Mundson est finalement abattu par un ami de Gilda, le vieux croupier Pio (Steven Geray) à l’aide de son propre parapluie-couteau.

Les deux amants finissent donc seul en un happy end.

En conclusion, « Gilda » est un cinéma d’un autre âge que d’aucuns considéreraient comme désuet aujourd’hui.

L’histoire de triangle amoureux est classique, les décors extérieurs réduits à néant et tout ou presque repose sur le jeu des acteurs.

Bien entendu, « Gilda » ne serait sans doute rien sans Rita Hayworth, plus belle femme de son époque, au corps et à la chevelure parfaites, dont la sensualité et les numéros de danse feront d’elle LA femme fatale par excellence, le fantasme de tous les hommes et sans doute d’une partie des femmes.

Mis à part le respect qu’on peut avoir pour son âge vénérable, « Gilda » ne vaut le coup d’œil que pour mesurer le sex appeal de l’une des plus belles femmes ayant foulé la Terre.

Gilda (Charles Vidor)
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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 22:24
Flight (Robert Zemeckis)

Sorti en 2012, « Flight » de Robert Zemeckis eut en son temps un joli petit succès du notamment à la présence de la star Denzel Washington.

Dans ce film, Whip Whitaker (Denzel Washington) est un pilote de ligne, ayant une fâcheuse tendance à boire plus que de raison, qui doit embarquer pour un vol intérieur à Atlanta après une nuit blanche en compagnie de l’hôtesse de l’air Katerina Marquez (Nadine Velazquez).

Epuisé, Whip prend de la cocaïne et deux nouvelles fioles de vodka pour tenir le coup et se prépare au décollage en compagnie du commandant en second Ken Evans (Brian Geraghty).

Mais en violent orage éclate et perturbe fortement la manoeuvre.

Contre l’avis de Ken, Whip pousse la manette des gaz à fond pour traverser au plus vite la nappe nuageuse au risque de détériorer l’appareil et de secouer violemment les passagers.

Il y parvient mais en phase d’approche de sa destination, les gouvernes de l’avion se bloquent entrainant un plongeon en piqué vers l’aéroport.

Aidé par Margaret Thomason (Tamara Tunie) une hôtesse expérimentée, Whip tente une nouvelle manœuvre audacieuse et retourne l’avion pour le stabiliser puis parvient à le poser en atterrissage forcé sur un champs.

Il survit au crash et se réveille dans une chambre d’hôpital, est pris en main par Charlie Anderson (Bruce Greenwood) représentant du syndicat des pilotes pour l’aider à répondre à une enquête du NTSB, l’autorité nationale chargée de mener l’enquête sur l’origine du crash et l’indemnisation des six personnes tuées, au nombre desquelles figure Katerina.

Whip comprend qu’il aura besoin des service de l’avocat de Hugh Lang (Don Cheadle) lorsque les analyses toxicologiques révèlent la vérité.

A l’hôpital, il reçoit la visite de son ami et dealer Harling Mays (John Goodman) et sympathise avec Nicole (Kelly Reilly), une toxicomane dont la vie part à la dérive après une overdose.

En sortant de l’hôpital avec une jambe légèrement abimée, Whip se retranche dans une vieille ferme familiale pour échapper à la presse qui le voit toujours comme un héros en raison de son invraisemblable manœuvre d’urgence.

Il reprend contact avec Nicole, l’héberge chez lui et devient son amant.

Mais ceci n’entrave pas son terrible penchant pour l’alcool.

Le procès pourtant approche et le talent de Lang parvient à atténuer l’importance du rapport toxicologique.

Les membres survivants de l’équipage, Evans et Thomason pourtant à la base réticents à témoigner en la faveur du commandant, finissent par se laisser attendrir et accepte de masquer la vérité sur son état au moment de prendre le manche.

Malgré cette démarche encourageante, Whip est pourtant incapable de réfréner ses pulsions et finit par perdre Nicole qui ne supporte plus ses beuveries.

Désespéré et une nouvelle fois ivre, Whip cherche refuge auprès de son ex femme Deana (Garcelle Beauvais) et de son fils mais est violemment repoussé.

Il est alors pris en main par Anderson et Lang, qui le briefent pour le procès et le mettent à jeun et sous bonne garde dans une chambre d’hôtel.

Mais le destin est plus fort et Whip trouve encore un moyen de se saouler à mort.

Remis sur pieds par Mays à grand coups de cocaïne, Whip sauve les apparences devant Ellen Block (Melissa Leo) de la NTSB qui mène le procès.

Alors que tout se dirige vers un problème technique sur l’avion et la confirmation surprise de l’alcoolémie de Katerina, Whip opère un volte face inattendu et avoue au tribunal qu’il était bel et bien ivre et défoncé le jour du crash.

Il écope de quelques années prison mais retrouve son fils et Julie, heureux de sa courageuse décision visant à le délivrer de son addiction à la boisson.

En conclusion, « Flight » est un film original, habile et efficace, remarquable par sa première partie spectaculaire consacrée au crash, et plus cousue de fil blanc par la suite, avec une relation improbable entre un alcoolo black et une toxico rousse.

Tout ou presque est centré sur la star Washington, qui livre un bon numéro d’acteur en alcoolique incurable détruisant toute sa vie avant de se ressaisir dans une ultime ligne droite rédemptrice et moralisatrice.

On ne peut en dire autant de Goodman qui cabotine dans un numéro assez odieux de dealer marrant et excentrique.

Zemeckis démontre encore une fois l’étendue de son savoir faire mais peine sur les plus de deux heures à captiver.

« Flight » se laisse donc regarder comme un honnête film de seconde catégorie.

Flight (Robert Zemeckis)
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Published by Seth - dans Psychologie
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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 12:02
Lost saison 2, épisodes 3 et 4 (Jeffrey Jacobs Abrams)

La suite avec « Lost saison , épisodes 3 et 4 ».

Dans l’épisode 3 réalisé par Jack Bender sur un scénario de Javier Grillo-Marxuach/Craig Wright, l’intervention de Kate (Evangeline Lilly) fuyant sa cellule par les gaines de ventilation permet de surprendre l’étrange Desmond (Henry Ian Cusik) qui semble terrorisé par l’endommagement de son ordinateur vintage.

Sous pression, l’homme révèle à Jake (Matthew Fox), Locke (Terry O’Quinn) et Kate qu’il doit toutes les 108 minutes entrer une combinaison de nombres afin d’empêcher une catastrophe qu’il demeure incapable de décrire précisément.

Malgré son incrédulité, Jake accepte de visionner avec Locke un vieux film ou le Dr Chau (Marvin Candle) un professeur asiatique explique que son entreprise appelée Dharma initiative a crée le bunker dans le but d’une expérience scientifique mais que à la suite d’un problème technique, deux gardiens sont obligés de renter périodiquement le fameux code.

Desmond qui à l’origine souhaitait effectuer un tour du monde à la voile, explique qu’après le naufrage de son navire, est arrivé sur l’ile et a été attiré par son prédécesseur pour le relayer dans sa tache absurde.

Bien que toujours sceptique, Jake qui comprend que l’ile est le siège d’étranges phénomènes magnétiques, laisse Hurley (Hugo Reyes), qui les a rejoint dans le bunker malgré sa peur, chercher Sayid (Naveen Andrews) seul capable de réparer un ordinateur.

Du coté du radeau de fortune, Sawyer est finalement sauvé du requin par Michael qui fait feu sur lui et au petit matin, les deux naufragés découvrent que le courant les a ramenés sur l’ile.

De nouveau sur la terre ferme, leur joie de retrouver Jin (Daniel Dae Kim) est de courte durée car celui-ci est poursuivi par d’autres habitants de l’ile, qui armé de masses, les assomment, les capturent et les jettes dans une fosse dans laquelle les rejoint Ana Lucia (Michelle Rodriguez) une passagère du vol 815, qui avait dragué Jake à l’aéroport.

Cette épisode riche en information adresse son flash back à Locke, toujours en grande détresse après la trahison de ses parents, et inscrit à un groupe de soutien psychologique ou il tombe sous le charme de l’animatrice Helen Norwood (Katey Seagal).

Dans l’épisode 4 réalisé par Alan Taylor sur un scénario de Adam Horowitz/Edward Kitsis, Sayid est parvenu à réparer l’ordinateur de Desmond qui avant de filer apeuré, à accepté de donner le code à Jake.

Locke et Jake entrent in extremis la combinaison de nombres que connait trop bien Hurley puisque c’est celle-ci qui a causé à la fois son bonheur en le faisant gagner au loto mais également son malheur avec la série de catastrophes qui a suivi.

Les voila tranquilles pour 108 minutes et ils organisent des tours de garde avant de poursuivre la tache de Desmond.

Hurley qui s’est vu affecté à la garde de le nourriture, a du mal à résister à l’envie de se goinfrer de sucre, et choisi Rose (L Scott Caldwell) la discrète rescapée ayant perdu son mari dans le crash pour l’accompagner.

Il lui fait découvrir le bunker et les machines à laver installées avec un confort insoupçonné sur une ile sauvage.

Le flash back lui est consacré, avec lors de la découverte de son gain au loto, la dernière journée passée dans son minable job de serveur de fast food avec son meilleur ami Johnny (DJ Qualls) dans une liberté totale.

Du coté de Sawyer, Jin et Michael, la situation est moins reluisante puisqu’ils sont soumis à la brutalité de leurs geôliers.

Pire que cela, Sawyer qui propose d’utiliser l’arme du radeau pour tuer leurs gardiens, est désarma par Ana Lucia, en réalité un des leurs.

Jin et Michael sont extraits, puis plus tard le beau rebelle, qui découvre que leurs ennemis sont en réalité d’autres passagers du vol 815, établis sur une autre partie de l’ile.

Malgré la tension entre Sawyer toujours blessé et la bouillante Ana Lucia, les choses finissent par se normaliser lorsqu’ils découvrent que les autres rescapés ne sont qu’une poignée se cachant dans un abri.

Sawyer et Michael découvrent même Bernard (Sam Anderson), le mari de Rose, auquel elle se raccroche depuis le crash, est encore en vie …

En conclusion, « Lost saison 2 , épisodes 3 et 4 » continue sur l’exploration de l’ile et la découverte de la structure enfouie sous terre mais aussi de nouveaux rescapés qui ne font pas partie des « Autres » tant redoutés par la française Rousseau.

La progression dans l’histoire demeure cependant lente et parfois irritante, notamment avec cette histoire improbable de nombres à entrer périodiquement sur un ordinateur hors d’âge sans trop savoir pourquoi.

On découvre cependant l’existence d’un projet scientifique, peut être nucléaire dans les années 80 qui aurait mal tourné.

Peu d’émotion également dans les flash backs avec l’irritant Locke se débattant dans sa vie familiale dévastée et l’obèse Hurley prenant du bon temps avec son bon ami d’infortune …

On attend donc mieux de la suite de la série …

Lost saison 2, épisodes 3 et 4 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 11:16
Lost saison 2, épisodes 1 et 2 (Jeffrey Jacobs Abrams)

On embraye avec « Lost saison 2, épisodes 1 et 2 ».

Cette seconde saison sortie en 2005 commence par un épisode réalisé par Jack Bender sur un scénario de Damien Lindelof.

Dans celui-ci, après l’explosion à coups de bâtons de dynamite de la fameuse trappe qui tenait en échec les naufragés, Jake (Matthew Fox) décide de reporter sagement la descente au fond d’un tunnel situé à quinze mètres sous terre.

Bien entendu l’énigmatique Locke (Terry O‘Quinn) ne l’entend pas de cette oreille et descend avec Kate (Evangeline Lilly) explorer la galerie.

Kate disparait happée par une étrange lumière et Locke ne tarde pas à la rejoindre.

Jake est donc contraint de revenir dans la jungle pour leur porter secours.

Il descend armé d’un pistolet et d’une lampe torche et découvre une sorte de bunker avec de la lumière et un système d’observation à base de miroirs savamment disposés.

Puis les flash backs se superposent et le chirurgien se revoit opérer Sarah (Julie Bowen) une jeune femme accidentée de la route peu avant son mariage.

Jake semble échouer à réparer sa colonne vertébrale et vit mal ce sentiment.

Après une opération éreintante, il va courir la nuit dans un stade et rencontre un autre jogger, qui le surclasse et discute brièvement avec lui.

L’homme donne son nom, Desmond (Henry Ian Cusik) à Jake avant de le laisser avec une cheville douloureuse et de profonds troubles intérieurs.

Dans le bunker les choses tournent mal et Jake est braqué par un homme qui vit en ermite.

L’homme qui tient en otage Locke et lui met la pression est en réalité par un hasard invraisemblable le même Desmond du stade.

Desmond semble vivre seul dans le bunker au milieu de systèmes informatiques des années 80 et d’une installation assez bien aménagée comportant équipements de gymnastique, nourritures, disques vinyles et médicaments.

A la fin du flash back, Jake découvre qu’il a réussi son opération et que Sarah qui deviendra plus tard sa femme remarchera un jour …

Dan l’épisode 2 de Stephen Williams sur un scénario de Leonard Dick et Steven Maeda, un éreintant flash back montre ce qui est arrivé à Locke puis à Kate lors de leur entrée dans le bunker.

Bien que capturée, Kate reçoit de Locke un couteau pour se libérer plus facilement des liens que lui a passé Desmond.
Locke s’entretient avec Desmond qui le tient en respect avec un fusil.

De manière plus intéressante, on prend connaissance du sort de Sawyer (Josh Holloway) et Michael (Harold Pineau Jr) après l’attaque de leur radeau et l’enlèvement de Walt (Malcom David Kelley).

Les deux hommes se disputent sur une épave flottante avec un requin tournant autour d’eux, attiré par la blessure par balle de Sawyer.

Michael est obsédé par la disparition de Walt et revit le difficile combat contre Susan (Tamara Taylor), qui souhaite le garder avec elle et son nouveau mari Porter.

Malgré un accident de voiture et une situation financière critique, il tient bon mais Susan finit par le convaincre sans passer par les avocats de laisser son fils partir avec elle afin d’avoir une meilleure vie.

La situation des deux hommes reste critique, isolés et blessés la nuit en pleine mer.

En conclusion, « Lost saison 2 , épisodes 1 et 2 » ouvre une nouvelle ère dans la découverte de la situation des naufragés.

L’heure est moins à la survie et plus à l’exploration de l’ile à présent, avec la découverte d’une étrange et complexe structure sous terraine semblant héritée des années 80, gardée par un homme seul au psychisme passablement ébranlé.

Du coté des flashs back, on en apprend plus sur la rencontre tragique entre Jake et Sarah avec à la clé beaucoup d’émotions.

Les démêlés familiaux de Michael personnage de second rang à la mentalité de looser, passionnent moins.

Une reprise à petite vitesse donc …

Lost saison 2, épisodes 1 et 2 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 19:07
Come out and play (Twisted sister)

Considérant qu’un seul album de Twisted sister chroniqué en ces colonnes était décidément trop peu, voici « Come out and play » quatrième disque des excentriques New-yorkais.

Nous sommes en 1985 et Twisted sister a déjà marqué de son empreinte le hard/heavy américain, dans une époque particulièrement propice à son développement.

Avec une pochette relativement sobre conforme à l‘ambiance baston de rues du disque, « Come out and play » débute par son titre éponyme qui déploie en près de quatre minutes une véritable déclaration de guerre toute en puissance et en agressivité.

Mais la Sœur tordue s’illustre rapidement ensuite par ce qui l’a rendue célèbre dans le monde entier, les hymnes heavy metal irrésistibles comme « Leader of the pack » porté par la voix conquérante de Dee Snider et par de gros refrains savamment troussés.

Le rock ‘n’ roll restant la base, vient ensuite « You want what we got » solidement charpenté à défaut de toucher au génie.

Le fauve reste pourtant toujours aux aguets et rugit une nouvelle fois sur « I believe in rock ‘n’ roll » nouveau tube en forme de déclaration de foi pour la musique qu’il défend avec une férocité sans égal.

On reste dans le très haut niveau avec une power ballade en acier massif, « The fire still burns » puis replonge dans le rock old school des sixties avec « Be chrool to your scuel » sur lequel Mr Alice Cooper en personne vient prêter main forte.

Twisted sister continue de tutoyer l’excellence en enchainant « I believe in you » superbe ballade toute en émotion et en sincérité puis « Out on the Streets » nouvelle formidable power ballade aux refrains larger than life.

A ce stade, l’auditeur déjà plus que conquis, continue de déguster les bonus comme le merveilleux « Lookin’ out for n°1 », mid tempo heavy implacable à tomber à genoux puis « Kill or be killed » flamboyant épilogue au chef d’œuvre déjà entrepris.

En conclusion, tout comme son grand frère « You can’t stop rock ‘n’ roll » sorti deux ans auparavant, « Come out and play » à ne pas confondre avec le hit d’Offspring des années 90, est une nouvelle bombe de hard rock/heavy metal confirmant le statut de leader incontesté de Twisted sister dans les années 80.

Derrière le maquillage outrancier et le mauvais gout vestimentaire destinés à choquer les bourgeois WASP des Etats-Unis, se cachait donc un groupe au talent de composition phénoménal.

Certes, la musique ici proposée n’a rien de complexe ou d’incroyablement novateur mais recèle une force et une efficacité hors du commun.

Véritable machine à broyer la concurrence et à scorer dans les hits parades surtout US, Twisted sister ravagea les années 80 avec son hard rock viril et vulgaire avant de tirer sa révérence en 1987 en laissant une trace indélébile dans l’histoire de cette musique.

Come out and play (Twisted sister)
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